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AVANT-PROPOS

L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) est né par


le Décret 96-678 du 04 septembre 1996, de la restructuration de l’Ecole Nationale
Supérieure d’Agronomie (ENSA), l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux
Publics (ENSTP), l’Institut Agricole de Bouaké (IAB) et l’Institut National
Supérieur de l’Enseignement Technique (INSET). Aujourd’hui, l'INP-HB compte
en son sein six (06) grandes écoles que sont : 
 L’Ecole de Formation Continue et de Perfectionnement des Cadres
(EFCPC) ; 
 L’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) ; 

 L’Ecole Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises


(ESCAE) ; 
 L’Ecole Supérieure d’Industrie (ESI) ; 

 L’Ecole Supérieure des Mines et de Géologie (ESMG) ; 

 L’Ecole Supérieure des Travaux Publics (ESTP). L’INP-HB possède en


outre : 
 Des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) ; 

 Et une Ecole Doctorale Polytechnique (EDP).

C’est au sein de l’Ecole Supérieure d’industrie (ESI) que nous suivons, sur trois
(03) ans, notre formation d’ingénieur STGI. Un ingénieur STGI (Science et
Technologie du génie industrielle) est un étudiant qui reçoit une formation qui Lui
permet d’intégrer les différentes spécialités MIP, PGE et EAI. L’ESI forme
Également des STIC ainsi que des STGP.
Dans le souci de dispenser une formation complète à ses étudiants en classe
D’ING STGI 1A, l’ESI a initié un cours de base de l’informatique (introduction
au Systèmes d’informations) qui a pour objectif d’aider les élèves à avoir les
Connaissances requises sur les systèmes d’informations et de gestion
D’entreprise. C’est dans ce cadre que nous avons été amenés à faire des Exposés.
La préparation de notre exposé et sa présentation se sont déroulés Sous la
supervision de M. KOFFI, enseignant à L’INPHB. Le thème de celui-ci étant «
les processus d’affaire ».

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SOMMAIRE
AVANT PROPOS……………………………………………………………….1

INTRODUCTION. ……………………………………………………………...3

I-GÉNÉRALITÉ…………………………………………………………………3

1-Historique……………………………………………………………….3

2-Définition……………………………………………………………….5

II-Description et analyse des processus d’affaires………………………………..5

III-Classification des processus d’affaires……………………………………….5

IV-Modélisation des processus d’affaire…………………………………………6

V-Technique et méthodes D’application des processus d’affaire………………...7

 BPMN…………………………………………………………………..8
 UML
…………………………………………………………………….8

 Chaines de processus événementielles (EPC) …………………………8

 Cartographie des chaines de valeur (VSM) ……………………………9

 Logigramme …………………………………………………………..9

 Application des processus d’affaire……………………………………9

CONCLUSION……………………..………………………………………….10

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUE…………...11

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INTRODUCTION
Les progrès techniques et les enjeux économiques actuels nous incitent
à réaliser des systèmes de plus en plus complexes. La concurrence
accrue impose aux entreprises une réaction rapide suite à l'évolution des
marchés. La prise de décision pertinente, dans ce contexte, n'est plus
possible sans avoir accès aux informations significatives relatives au
problème traité. L'accroissement des quantités d'informations requises
par les décideurs en rend l'identification et l'accès de plus en plus
difficiles. L'information est devenue une des ressources stratégiques de
l'entreprise. L’apport des nouvelles technologies de l’information
(système d’information) permet aujourd’hui donc, selon les besoins et
les intentions exprimés, d’accompagner, d’automatiser et de
dématérialiser quasiment toutes les opérations incluses dans les
activités. C’est dans ce cadre que la notion de processus d’affaires
s’insère dans le fonctionnement des activités économiques des
entreprises avec le monde extérieur dans le but de booster et mieux
organiser Les taches de production de valeur de celles-ci.
Dans l’exposition de notre travail, nous lèverons donc, les ambiguïtés
relatives aux concepts de processus d’affaires.

I-GÉNÉRALITÉ
1-Historique
 Morcellement des métiers en activités (du XVIIIe au XXe siècle)
L'idée du processus émerge au XVIIIe siècle, sans être nommée, en relation avec
le concept de métier. En effet, en 1751 parait le premier tome de
l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des
métiers de Diderot et d'Alembert, un ouvrage de référence qui décrit
minutieusement de nombreux métiers. À cette époque-là, on ne parle alors pas
encore de processus. Le terme procédé est, lui, déjà utilisé dans
l'Encyclopédie pour décrire des techniques employées pour certaines étapes
(exemple : procédés métallurgiques, ou différents procédés d’émaillage).
En 1776, l'économiste écossais Adam Smith publie Recherche sur la nature et
les causes de la richesse des nations, ouvrage dans lequel il élabore sur la base
d'un exemple très similaire, le principe de la division du travail source de

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productivité. L'industrialisation se développe en suivant ce modèle économique
basé sur le principe de spécialisation.
Vers 1880, l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor approfondit ce
principe de spécialisation avec l'organisation scientifique du travail sur laquelle
se base le taylorisme. Les processus et les activités ultraspécialisées deviennent
la norme des industries de production de masse. En conséquence, les entreprises
se structurent par fonction; ainsi, dès 1916, l'ingénieur français Henri
Fayol identifie 6 grands groupes de fonctions, dont les fonctions techniques,
commerciales, et financières.
 Recomposition des activités en processus d'affaires (depuis 1950)
Dans les années 1950, l'ingénieur japonais Taiichi Ōno cherche à fluidifier les
processus de production de Toyota, et met au point les principes du juste-à-
temps basé sur la réduction des délais et les inefficacités engendrés par un trop
grand morcellement de l'activité et par un manque d'implication du personnel. A
la même époque, l'américain Edwards Deming commence à propager sa théorie
sur la qualité. Néanmoins, ces deux théories vont à l'encontre du taylorisme
toujours en vogue. Ce ne sera donc que vers la fin des années 1970 que se
popularisent les principes du management par la qualité totale (TQM) et la
vision plus complète que celle-ci requiert sur les activités.
Les années 1980 voient alors renaître un intérêt managérial pour les processus vus
dans leur globalité, que ce soit du point de vue de la stratégie, des finances ou des
opérations. En 1985, l'économiste Michael Porter développe ainsi dans son
ouvrage Competitive Advantage la notion de chaine de création de la valeur.
Celle-ci s'articule autour d'« activités » transverses de l'entreprise et de
combinaisons d'activités au travers de plusieurs entreprises. Son analyse ne
s'intéresse alors pas aux aspects opérationnels ou organisationnels, mais aux
avantages concurrentiels qu'offre une bonne combinaison de segments
stratégiques avec des synergies entre processus. En 1986, le Consortium for
Advanced Manufacturing International (CAM-I) publie de son côté Cost
Management in Today's Advanced Manufacturing Environment: The CAM-I
Conceptual Design, qui définit l'analyse de coûts par activité (ABC), et son
corolaire, une analyse financière des processus. Enfin, en 1987, l'Organisation
Internationale de Normalisation (ISO) adopte la norme de management de la
qualité ISO 9001, qui se base sur une approche par processus.
Les processus d'affaires confortent ainsi leur place dans la boite à outils du
management pour planifier, gérer et optimiser la conduite des affaires.

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2-Définition
Un processus d’affaire est une activité ou un ensemble d’activité visant à atteindre
u objectif particulier d’une entreprise. Il peut être structuré en procédés d’affaires.
C’est-à-dire un ou plusieurs ensembles définis d’activités qui représentent les
étapes nécessaires pour atteindre des objectifs, y compris les flux et utilisations
d’informations et de ressources.

II-Description et analyse des processus d’affaires


On nomme les processus d’affaire pour une bonne mise en œuvre et pour que les
différents acteurs puissent se retrouver. Pour se faire voici les différents critères à
respecter :
 On nomme soit par le début et la fin de l'activité, dans le cas de processus
complexes, afin d'éviter la confusion avec le nom d'une direction (par
exemple : « concept à prototype » au lieu de développement produit ou
« prospect à commande » au lieu de ventes)
 soit à l'aide d'un verbe, pour éviter la confusion avec le résultat du processus
(par exemple : « payer les factures », « traiter les commands cliets » et
« transmettre les suggestions »
Pour chaque processus on peut clarifier les limites avec les autres processus,
décrire les objectifs et les activités, et identifier les entrées (par exemple matières,
finances, travail, informations) qui seront consommées par le processus, les
sorties (c'est-à-dire les produits, matériels, financiers, ou services intangibles) qui
seront produites, les entités organisationnelles ou acteurs impliqués, ainsi que les
fournisseurs et clients internes ou externes.

III-Classification des processus d’affaires


La classification décrit une propriété d'un concept ou sa relation avec d'autres
concepts afin d'établir le regroupement sous forme de classes (par exemple,
UN/CEFACT, 2005). En général, elle permet une organisation de différentes
entités sous forme de classes reliées. La classification de processus d'affaires
permet, notamment, de faciliter l’identification et la recherche d'un processus
d'affaires parmi un ensemble de processus. Notre objectif est de fournir une
classification qui offre un support simple et structuré permettant de sélectionner
les modèles de processus les plus proches de ce que nous voulons réutiliser.

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IV-Modélisation des processus d’affaire
La modélisation de processus (en anglais, business process modeling ou BPM)
consiste à structurer et à représenter les activités d'une organisation, généralement
en utilisant une notation graphique pour représenter visuellement l'enchaînement
des activités. La modélisation peut s'appuyer sur des méthodes et outils
spécialisés, et mettre en œuvre des cadres de références de processus.
La modélisation des processus d’affaire peut répondre aux objectifs suivants :

 documentation des activités de l'entreprise et de ses processus d'affaires


 analyse et réingénierie des processus
 gestion des processus et pilotage des activités de l'entreprise
 gestion des risques
 gestion de la qualité des processus
 urbanisation du système d'information
 exécution des processus ("gestion de workflows")
Tout de même, il faut noter que Les processus peuvent être représentés par
exemple sous forme :

 arborescente, pour montrer la décomposition ;


 de liste hiérarchique avec une numérotation décimale pour montrer les
différents niveaux de décomposition ;
 de chaîne de valeur ou de chaîne de processus schématisant la succession
d'activités ;
 d'un organigramme avec ou sans répartition des étapes par entité
organisationnelle ou par chronologie ;
 d'un modèle de processus d'affaire en suivant la notation de la
norme ISO/CEI 19510.
Au-delà de la simple représentation textuelle ou graphique des processus
d'affaires à des fins de partage de connaissances, les différentes techniques
de modélisation de processus peuvent être appliqués aux processus d'affaires, à
des fins d'analyse, de simulation, de conception ou de mise en œuvre.

Processus commande à facture sous forme de chaine

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V-Technique et méthodes d’application des processus
d’affaire
La principale application des processus d'affaires est la conduite des
affaires. En effet, selon Hammer et Champy, « Les processus n'ont pas
été inventés pour que l'on écrive à leur sujet. Chaque entreprise sur la
planète est constituée de processus. Les processus sont ce que les
entreprises font ». L'analyse de l'entreprise sous l'angle de ses processus
d'affaires et la modélisation de ceux-ci ont de nombreuses applications,
et en particulier :

 Le management des processus d'affaires, pour gérer


l'exécution des activités et suivre les performances ;

 Le management de la qualité, pour définir améliorer la


qualité de l'exécution des processus industriels et de leurs
produits

 L'optimisation de processus, pour améliorer les


déroulements des processus et la création de la valeur ;

 La réingénierie des processus d'affaires, pour repenser


radicalement les activités de l'entreprise, y inclus sa stratégie ;

 Dans les études d'impacts, par exemple pour anticiper les


effets d'opérations de fusions/acquisitions ou
de partenariats ;

 Dans la méthode des coûts par activité, qui analyse la


formation des coûts par activité et mesure la performance des
processus transverses.

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 BPMN
Business Process Model and Notation (BPMN en anglais), c'est-à-
dire « modèle de procédé d'affaire et notation », est une méthode
de modélisation de processus d'affaires pour décrire les chaînes de
valeur et les activités métier d'une organisation sous forme d'une
représentation graphique.

Exemple de schéma BPMN pour un processus

 UML

Le Langage de Modélisation Unifié, de l'anglais Unified Modeling


Language (UML), est un langage de modélisation graphique à base
de pictogrammes conçu pour fournir une méthode normalisée pour
visualiser la conception d'un système. Il est couramment utilisé
en développement logiciel et en conception orientée objet.

 Chaines de processus événementielles (EPC)


La méthode des chaines de processus événementielles (CPE), ou
"Event Driven Process Chain" (EPC en anglais) est une méthode
de modélisation de processus métiers qui a pour but de représenter
graphiquement l’enchaînement des événements et des activités
(fonctions) qui forment les processus métier d'une entreprise

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 Cartographie des chaines de valeur (VSM)
Le value stream mapping ou VSM est un outil regroupant toutes les
actions (à valeur ajoutée et à non-valeur ajoutée) qui amènent un produit
d'un état initial à un état final. Cet outil s'attache à travailler sur un
ensemble et non une partie : sur une ligne de production, le VSM ne
s'attaque pas à une machine de la ligne en particulier mais à l'ensemble
de celles-ci.

 Logigramme
Un logigramme est un outil utilisé en Qualité qui permet de visualiser
de façon séquentielle et logique les actions à mener et les décisions à
prendre pour atteindre un objectif défini. Il permet de décrire
complètement une activité. Il est ainsi possible de mettre en évidence
les éventuels gaspillages ou non-valeur ajoutée, dans une démarche
d'amélioration continue.

 Application des processus d’affaire


La principale application des processus d'affaires est la conduite des
affaires. En effet, selon Hammer et Champy, « Les processus n'ont pas
été inventés pour que l'on écrive à leur sujet. Chaque entreprise sur la
planète est constituée de processus. Les processus sont ce que les
entreprises font ». L'analyse de l'entreprise sous l'angle de ses processus
d'affaires et la modélisation de ceux-ci ont de nombreuses applications,
et en particulier :

 le management des processus d'affaires, pour gérer l'exécution des


activités et suivre les performances ;
 le management de la qualité, pour définir améliorer la qualité de
l'exécution des processus industriels et de leurs produits ;
 l'optimisation de processus, pour améliorer les déroulements des
processus et la création de la valeur ;
 la réingénierie des processus d'affaires, pour repenser radicalement
les activités de l'entreprise, y inclus sa stratégie ;
~9~
 dans les études d'impacts, par exemple pour anticiper les effets
d'opérations de fusions/acquisitions ou de partenariats ;
 dans la méthode des coûts par activité, qui analyse la formation des
coûts par activité et mesure la performance des processus
transverses.

Conclusion
Le processus d’affaire est devenu un sujet incontournable au cœur des
préoccupations des SI dans leur impact positif sur la performance de l’entreprise.
Accompagnée des processus d’affaire, elles offrent une approche avec beaucoup
de promesses, notamment dans sa capacité à accroitre de manière spectaculaire la
performance des organisations et de tirer pleinement avantage des nouvelles
technologies de l’information.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET
WEBOGRAPHIQUES

[1]https://www.c2enterprise.com/fr/automatisation-service-efficacite-affaires

[2]http://deptinfo.cnam.fr/Enseignement/CycleSpecialisation/IAB/Docs/Systeme
s_Experts12.pdf

[3]https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_traitement_transactionnel
consulté le 03 octobre 2018 [4] Document du cours : « Introduction des systèmes
d’information »

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