Vous êtes sur la page 1sur 48

PREMIERE PARTIE 

: PRESENTATION DE LA BOA-MALI ET
DEROULEMENT DU STAGE
CHAPITRE I : Présentation de la BOA-Mali
Section 1 : Historique, Objectif et Mission
Section 2 : Organisation et fonctionnement
CHAPITRE II : Déroulement du stage
Section 1 : Présentation du département comptabilité
Section 2 : Tâches effectuées
DEUXIEME PARTIE : LA GESTION ADMINISTRATIVE ET
COMPTABLE DES PRETS ET EMPRUNTS INTERBANCAIRES : CAS
BOA- MALI
Section 1 : Généralités
Section 2 : La réalisation et la matérialisation des opérations interbancaires

CHAPITRE II : Aspect comptable des opérations interbancaires


Section 1 : Gestion des opérations effectuées sur le marché interbancaire
Section 2 : L’effet des opérations interbancaires sur le résultat de la Banque
TROISIEME PARTIE : CRITIQUES ET SUGGESTIONS
CHAPITRE I : LES CRITIQUES
Section 1 : Les faiblesses constatées dans le fonctionnement de la DAC en
général…
Section 2 : Critiques liés aux procédures d’élaboration des opérations
interbancaires…….
CHAPITRE II : SUGGESTIONS
Section 1 : Suggestions dans le fonctionnement de la DAC en général
Section 2 : Suggestions liés aux procédures d’élaboration des opérations
interbancaires
PREMIERE PARTIE 
PRESENTATION DE LA BOA-MALI ET
DEROULEMENT DU STAGE

CHAPITRE I : Présentation de la BOA-Mali

Section 1 : Historique, Objectif et Mission


1- Historique :
Créée le 20 décembre 1982 et ouverte au publique le 19 décembre 1983 soit un an
après, La BANK OF AFRICA Mali était locataire d’un immeuble sis a BAMAKO
COURA, avenue KASSE KEITA

Les promoteurs de cette nouvelle banque avaient lancé l’idée de la création au Mali
d’un établissement dont le capital serait entièrement détenu par des nationaux,
secteur public et secteur privé et qui aura mission de banque d’investissement. En
dépit d’un premier accueil favorable des autorités maliennes ce projet n’a pu
prendre corps, en raison d’un environnement économique peu favorable à l’époque.

Lancer la tête de pont d’un projet de cette envergure au Mali pouvait a priori
paraître peu judicieux : en effet, ce pays soumis périodiquement aux difficultés
climatiques et économiques qui accablent le Sahel, appartient au groupe des pays
les moins avancés, c’est à dire des pays ou le revenu par habitant est le plus bas.

Cependant d’autres facteurs déterminent ce choix :

L’appareil bancaire au Mali était marqué par une banque nationale de


développement et deux banques commerciales, dépendant des banques françaises
étaient les seules composantes d’un système bancaire par ailleurs peu incite, par
l’absence de concurrence, a un grand dynamisme ou a une politique active
d’innovation.

Les opérateurs économiques maliens sont dominés par les commerçants


particulièrement dynamiques et verses dans le commerce international qui se
montre de plus en plus insatisfaits par les contraintes du système bancaire local.
Ces hommes d’affaires étaient près à s’engager massivement dans la création d’une
banque privée véritablement nationale plus a mesure de répondre a leurs intérêts et
a leurs aspirations.

Le 20 décembre une assemblée générale confirme et arrête à 1300millions se


(Franc Malien) à l’époque soit 650millions de franc CFA de nos jour.

Pour la première fois dans l’histoire économique du Mali, des gens de toute origine
ont donc d’eux-mêmes accepte de faire cause commune : cette expérience de la
BANK OF AFRICA apporte un démenti à la réputation que s’est acquis le Malien
de préférer l’initiative individuelle ou familiale à l’union au sein d’efforts
collectifs.
Depuis le 21 mai 1999 elle occupe son nouveau siège qui a ouvert ses portes au
publique le 31 mai courant dont elle est propriétaire.

Le nouveau siège de la BOA Mali est situe au bord du fleuve Niger au 418,
Avenue de la Marne BOZOLA à BAMAKO, à cote de l’hôtel de l’Amitié et de l’O
R T M (office des radios télévision du Mali) et à environ 5à10minutes du centre
commercial de Bamako.

2- Objectifs et missions :

Actuellement la BOA Mali est en phase d’investissement et de développement de


nouveaux produits, conformément au plan triennal de développement 2009-2012,
dans le souci d’améliorer ses services à la clientèle. La BOA Mali dans les années à
venir, a dans ses projets l’ouverture d’autres agences. Le Groupe BANK OF
AFRICA est présent dans quinze (15) pays : Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire,
Madagascar, Sénégal, Tanzanie, Mer Rouge, RDC, Bujumbura, Niger, France,
Mali, Kenya, l’Uganda, et le Ghana en ce jour.

En conclusion, la BOA constitue un réseau qui participe au développement de


l’économie internationale.
Section 2 : Organisation et fonctionnement 
1- Organisation :
La BANK OF AFRICA Mali dispose d’un réseau d’agence reparti comme suit :
- 15 Agences à Bamako dont l’Agence centrale (Siège), Agence Elite, ACI
2000, Hippodrome, Bacodjicoroni, Dibida, Grand Marché, Médine,
Hamdallaye, Badala, Route de l’Aéroport, Faladiè, Sébénicoro, Zone
Industriel et Magnambougou
- 8 Agences régionales qui sont l’agence de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso,
de Ségou, de Koutiala, de Nioro du Sahel, Mopti et Bougouni ;
- 4 Bureaux de proximité tels que le Bureau de Morila, Faso Kanu, Sevaré et
de Sadiola ;
Elle comptait un personnel de plus de 5000 salariés au 31/12/2012
Capital et Actionnariat :
La BANK OF AFRICA-Mali communément appelée BOA-Mali est une société
anonyme ayant un capital de 7.200 000 000f avec 575.112 actions, créée
juridiquement le 20 Décembre 1982 et ouverte au public le 19 Décembre 1983.

La BOA-Mali est la première banque privée malienne aux capitaux africains.

Près de 852 actionnaires, à majorité africains et appartenant au secteur privé ont


souscrit au capital de la banque, faisant de la BOA une véritable banque populaire
et une expérience unique dans le système bancaire africain

Le capital de la BOA Mali est entièrement privé, il est détenu par :

-BOA WEST AFRICA : 58,54%

-Les actionnaires nationaux : 20,13%

-ATTICA S.A. : 2.56%

-Autres actionnaires : 2,95%

-BOA Benin 0,05%

-FMO 15,77%
La BOA a d’autres grands partenaires dont la Banque Marocaine Du Commerce
Extérieur (BMCE), PROPARCO, Société Financière Internationale (SFI - Groupe
Banque Mondiale), Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Société
Financière Néerlandaise pour le Développement (FMO), Société Belge
d’Investissement pour les Pays en voie de développement (BIO) et le fonds
d’investissement AUREOS.
La BOA Mali est organisée comme suite : un conseil d’administration (CA)
composé actuellement de 11 membres ; un PCA (Président du Conseil
d’Administration) qui délègue la gestion de la banque à un Directeur Général qui à
son tour veille au bon fonctionnement de celle-ci.
Les structures (services) rattachées à la Direction Générale sont :
 Secrétariat Générale ;
 Contrôle Général : il veille au respect des opérations suivant les procédures
de la banque ;
 Chargé de Mission : son travail consiste à aider le DG dans le management
de la banque ;
 Ressources Humaines : s’occupe de la gestion du personnel.
 Moyens Généraux : sa mission consiste à l’approvisionnement de la banque
en fourniture administrative, petit équipement, ainsi que la gestion des
archives et immobilisation ;
 Service Contentieux : il s’occupe du traitement des dossiers des clients
insolvables devant les tribunaux ;
 Observation de la Concurrence : veille à l’évolution et la position de la
banque sur les marchés.

2- Fonctionnement et opérations offerts par la BOA :


a- Fonctionnement
En dehors de la direction générale la BOA avec ses Directions fonctionne comme
suit :
 Direction de l’Exploitation Commerciale et Développement :
La DECD, avec sa section commerciale notamment, a été le principal artisan du
développement des ressources clientèles de la BOA Mali avec un taux moyen
annuel de croissance de 11% elle a sous la direction des Petites et Moyennes
Entreprises et des agences (agences de Bamako, des provinces et Paris).
Elle est composée :
D’une Agence Principale : où sont effectués toutes les opérations (les ouvertures de
comptes, les versements, les encaissements, les remises etc.) de la clientèle sans
distinction sous l’autorité d’un chef d’agence. Elle comprend deux (2) services de
guichets et deux (2) services de Gestions :
- Service Guichet Particuliers : il est chargé de la gestion des opérations des
comptes particuliers (personne physique) à savoir : l’endossement des chèques au
porteurs, renouvellement de badges, l’ouverture des comptes ordinaires...
- Service Guichet Entreprises : chargé de la gestion des opérations (l’ouverture et
fermeture des comptes ; la demande, la personnalisation et la remise des
chéquiers…) des gros clients de la banque notamment : les entreprises, les ONG,
l’Etat et ses démembrements.
- Service Gestionnaire des Particuliers : Ce service est chargé de gérer les prêts
particuliers (prêt à la consommation) des comptes ordinaires sous la responsabilité
des gestionnaires qui servent d’intermédiaire entre la banque et ses clients
- Service Gestionnaire des PME : est chargé de gérer les crédits des Petite et
Moyen Entreprise sous la direction des intermédiaires (responsables) entre la
banque et ses clients.
D’une agence « Elite » : elle est réservée à la clientèle « haut de gamme »
(personnel consulaire, ONG, professions libérales, etc.).
Des agences de Bamako et des provinces et Paris
Ces agences fonctionnent avec le siège à travers des comptes de liaison.
 Direction Administrative et Comptable :
La structure actuelle permet avec plus d’efficacité d’assurer le suivi des comptes de
gestions, les comptes internes et de correspondants sécurisant ainsi la banque
contre les effets néfastes des suspens sur la rentabilité.
Elle a trois (3) services sous sa supervision qui sont :
1- Département de la Comptabilité Générale :
Sa mission s’articule autour de la comptabilité générale, et s’occupe de :
- La vérification de l’exactitude des imputations comptables, la gestion
quotidienne du compte suspens informatique, la surveillance quotidienne des
comptes sensibles tels que : comptes de liaison débiteurs et créditeurs,
diverses dispositions télégraphiques, suspens information, comptes Exodus.
- La régularisation mensuelle indispensable et rattachement du mois
écoulé de tous les produits aux charges
- La production mensuelle des documents BCEAO et tous les annexes
- L’établissement mensuel d’un bilan provisoire et du compte de résultat
- L’arrêter du bilan réel annuel écriture et travaux conséquents

2- Service Contrôle de Gestion :


Il se caractérise par :
Préparation et suivi des budgets annuels de fonctionnement et d’investissement ;
Tableau de bord mensuel ;
Suivi de l’évolution des charges et des produits ;
Elaboration des indicateurs clés ;
Rapport trimestriel des réalisations budgétaire ;
Fiscalité applicable à la banque réglementaire des impôts assujettis.
3- Service Trésorerie : il s’occupe de la caisse et veille sur le bon
fonctionnement de la banque pour cela il doit connaitre chaque jour ses avoirs
quotidiennes de ses caisses et dans les autres banques afin de respecter ses
engagements vis-à-vis de sa clientèle, mais aussi à faire face à ses besoins de
fonctionnement quotidien.

 Direction des Opérations :


Crée en 2005 pour un bon suivi des activités de la banque, la DO gère toutes les
opérations du Back-office et du service Etranger, sauf celles du guichet.
 Direction des Services Informatiques et Monétiques :
Le service informatique assure la maintenance du réseau et des outils informatiques
de la BOA. La monétique quant à elle assure la gestion des moyens de paiement
mis à la disposition de la clientèle. Elle comprend :
1- Département Informatique :
Il est chargé du traitement quotidien en temps réel et en différé. Il sert d’assistant
aux utilisateurs et aux agences.
Il tient à jour le tableau de bord des incidents de paiement et des solutions retenues
du paramétrage et de la mise à jour des fichiers de base des développements
spécifiques pour la banque.
2- Département Monétique et de la Gestion des Données :
Il est chargé de l’élaboration des procédures bancaires, du paramétrage de toutes les
opérations de la banque, des modifications de cautions et des effets.
Il s’occupe de l’organisation du menu de chaque service et de sa mise à jour. Une
cellule de digitalisation a été intégrée dont le rôle est de scanner les signatures.
 La direction des Engagements et Risque (DER):
Elle est chargée d’apprécier les opérations faites par les exploitants en fonction de
la crédibilité du client et des grandes orientations de la banque avant d’émettre un
avis.
Afin de mieux exécuter sa mission, la direction est constituée par :
1- Secrétariat des Engagements : qui s’occupe de l’étude et de
l’établissement des propositions de crédits.
2- Département des Engagements :
Il s’occupe de la gestion des prêts et des engagements par signature et
l’établissement du tableau statistique journalière.
Département du Précontentieux : qui fait face au recouvrement, ainsi qu’au suivi
des dossiers irréguliers.
3- Département des Grandes Entreprises et Institutionnels :
DGEI est un département de la DECD, elle s’occupe à des entreprises dont le
chiffre d’affaires est supérieur ou égal à égal à un milliard (1 000 000 000) de
francs CFA et des grands organismes institutionnels nationaux et internationaux.
Elle a pour rôle de fidéliser les gros clients et d’en attirer d’autres.
b- Les produits offerts par la BOA-Mali :
1- Les produits nationaux :
Carte sésame est une carte bancaire à puce qui permet de retirer jusqu’à 200 000 F
CFA par jour, en coupures de 5000 et 10 000f CFA, dans la limite du disponible de
votre compte.
Avec la carte sésame de la BOA Mali vous permet de connaître la situation de votre
compte à tout instant.
Les distributeurs sont disponibles à tout moment.
Prêts scolaire : il est au bénéfice des salariés du secteur privé et les fonctionnaires,
pour le financement des frais de scolarité ou d’étude.
2- les produits internationaux :
Carte Visa Libra et Proxima est une carte de paiement Proxima. Produit phare de
la gamme Visa, elle donne accès à 18 millions de commerçants et à 800 000
distributeurs de billet, dans plus de 200 pays.
Carte Visa prépayée TUCANA est une carte qui offre la possibilité de bénéficier
de tous les avantages d’une carte Visa Electron sans que vous ne soyez titulaire
d’un compte bancaire.
Tout le monde peut donc l’acquérir et l’utiliser.
Carte Visa Classic Libra : est une carte de paiement. Produit privilégié de la
gamme VISA, la carte VISA Classic Libra donne accès à 21 millions de
commerçants et à 800 000 de distributeurs Automatiques de billet, dans plus de 200
pays.
B-WEB : BOA en ligne
Une logique de qualité pour des clients de plus en plus exigeants.
B-WEB : est un outil adapté aux besoins de gestion administrative et financière
dans un environnement d’échange d’information hautement sécurisé. Disponible
24h/24, il répond aux besoins de relations rapides avec la banque.
CHAPITRE II : Déroulement du stage

Section 1 : Présentation du département comptabilité


Le Département de la Comptabilité (DCOM) est un service de la Direction de
l’Organisation Comptable et Informatique (DOCI).Il à un effectif de neuf (9)
personnes :
- Un responsable du département chargé de la supervision du service, il est
chargé de la tenue de l’ensemble des Etats BCEAO; des Etats reportant de la CCIF
du groupe AFH/BOA ; du suivi des comptes de Position de change/Contrevaleur
position de change pour la détermination périodique du résultat de change ; de
l’élaboration du Bilan et Compte de Résultats aux dates d’arrêté.
- Un adjoint du responsable
- Un agent chargé de la comptabilisation et le classement des factures.
- Un agent chargé de l’élaboration des statistiques BCEAO de la justification
des soldes des comptes de charge et des suspens informatiques.
- Un agent chargé du suivi des comptes de liaison 36300100000 et
36300200000 dans toutes les agences.
- Un agent chargé des immobilisations et de la fiscalité (suivi et règlement des
impôts et taxes directs et indirects), c’est également lui qui est chargé des
écritures d’inventaire.
- Un agent chargé du rapprochement bancaire de la BCEAO et des comptes
NOSTRI.
- Un agent chargé de la régularisation des dépenses de fonctionnement dans
toutes les agences ; de l’imputation comptable des factures reçues des
Moyens généraux pour règlement et de leur archivage et de la monétique.
- Un agent chargé du suivi des comptes internes autres que les liaisons et
suspens informatiques.
Section 2 : Tâches effectuées

A notre arrivée, nous avons été accueillis à la BOA Mali par la directrice des
ressources humaines (DRH) qui nous a présenté les valeurs de l’entreprise et elle
nous a confié au chef du département comptable.

Durant le séjour, on a eu à participer à diverses opérations de la DAC (Direction


Administrative et Comptable) telles que :

- Le règlement des factures fournisseurs du siège et la régularisation des dépenses


de fonctionnement des autres agences (pour les agences autres que le siège, toutes
les dépenses sont enregistrées dans le compte « dépenses de fonctionnement
(3791000001-00) » qui seront transférées dans les vrais comptes de charges par les
comptables du siège).

Ainsi, les opérations se passent comme suit :

- Après une vérification des factures par le chef comptable, il nous autorise de
procéder au règlement,
- Après on procède à une autre vérification qui consiste à voir si la facture
comporte le numéro d’identification fiscal (NIF) du fournisseur, le numéro
du registre de commerce et le numéro de la facture,
- Ensuite, les factures seront imputées (mettre sur chaque facture le compte de
charge correspondant)
- Vérification des numéros de compte bancaire BOA de chaque fournisseur,
- Mettre à part les factures dont les fournisseurs n’ont pas de compte à la
BOA qui seront payées par chèques,

Après l’imputation on procède à la saisie de diverses opérations comme suit :

- Débiter le compte de charge de l’agence concernée par le montant TTC,


- Créditer le compte de TVA (3320010000-00) par le montant de la TVA
(18% du hors taxes) pour les factures supportant la TVA,
- Créditer le compte d’IRF si c’est le cas d’une facture de location à titre
professionnel,
- Créditer le compte bancaire du fournisseur par le montant Hors Taxes, le
Hors taxes diminué de l’IRF pour le cas d’une facture de location à titre
professionnel,
- Après la saisie, on édite le lot qui sera ensuite validé par le chef comptable.

Si la facture ne comporte pas un numéro de compte bancaire BOA, le règlement


s’effectuera par chèque :

- établissement des chèques comportant les montants HT


- mentionner le numéro de chèque sur chaque facture
- et apporter les chèques à la signature.

Après le règlement des factures, une copie de chaque facture sera faite pour mettre
dans les journaux

Et archiver les orignaux dans les Chronos par agence et par comptes.

Le lendemain du règlement, le département informatique nous expédie les avis de


crédit des comptes des fournisseurs qui doivent être avisés après établissement des
certificats de retenu de TVA.

Pour mieux suivre l’évolution de la banque, chaque mois la DAC établit les états
provisoires. Ainsi on a eu à participer aux abonnements mensuels qui consistent à
rattacher à chaque mois ses dépenses et ses produits.

Comme la BOA Mali a aussi ses comptes dans d’autres banques, ainsi elle doit
faire quotidiennement le rapprochement bancaire.
Et on a eu à faire le lettrage des comptes qui consiste à faire rapprocher deux
comptes en pointant les opérations effectuées dans les deux comptes. Par exemple
le compte 229990000004-60 (compte chèque à payer) et l’encaissement de ces
chèques ou le compte 37910000001-00 (dépenses de fonctionnement) qui doit
avoir comme solde 0 (zéro) après le passage de ces charges à leurs vrais comptes, si
le solde n’est pas à 0 le compte passe dans les Suspends (comptes à régulariser).
Le lettrage des comptes internes et des suspends informatiques.
DEUXIEME PARTIE 
LA GESTION DES PRETS ET EMPRUNTS
INTERBANCAIRES : CAS BOA- MALI. 
CHAPITRE I : Généralités et gestion des dossiers des opérations
interbancaires

Les opérations interbancaires (Prêts et Emprunts) consistent à placer les excédents


de liquidités ou de prendre les liquidités d’autres institutions financières (banques)
pour le bon fonctionnement de la Banque en cas de besoin de liquidités. Ce sont en
général des engagements remboursables en une seule échéance et dont les intérêts
sont post comptés.

Comme toutes opérations de prêts et d’emprunts, celles interbancaires nécessitent


l’établissement des dossiers et ces dossiers passent par un circuit bien précis, ainsi
dans ce chapitre nous aurons en première position les généralités sur les opérations
sur le marché interbancaire et en un second lieu la gestion des dossiers des
opérations interbancaires.

Section 1 : Généralités


Dans cette section nous aurons en (1) les généralités des opérations interbancaires,
et en (2) l’évolution récentes de ces opérations

1- Généralités des opérations interbancaires

L’activité interbancaire est par nature soumise à des variations amples et rapides.
Les opérations interbancaires se caractérisent, en effet, par des durées très brèves
(la plus part des opérations à moins d’un mois d’échéance.)
Sont considérées comme des opérations interbancaires, les opérations réalisées
entre:

- Les établissements assujettis, c'est-à-dire les établissements ayant obtenu leur


agrément en tant qu'établissements de crédit auprès de la commission
bancaire ;

- la Caisse des Dépôts et Consignations : Cet organisme n'est pas assujetti à la


loi bancaire et n'est pas, à ce titre, considéré comme un établissement de
crédit. Toutefois, pour le classement et l'enregistrement comptable, les
opérations réalisées avec cet organisme sont considérées comme des
opérations interbancaires ;

- les banques centrales et les instituts d'émission : Il s'agit des opérations


réalisées (ou comptes ouverts) dans les livres des Banques centrales du ou
des pays où se trouve implanté l'établissement autres que celles ou ceux qui
représentent des avoirs ou dettes à vue ou pour lesquels une durée ou un
préavis de 24 heures ou d'un jour ouvrable est nécessaire;

- Les autres opérations réalisées avec ces organismes sont inscrites aux
comptes de prêts et d’emprunts, ou aux comptes de valeurs reçues ou
données en pension. Ce sont elles qui sont qualifiées d'opérations
interbancaires. Elles figurent aux postes Créances sur les établissements de
crédit à l'actif pour les uns et de Dettes sur les établissements de crédit pour
les autres.

- Les opérations réalisées avec des banques centrales ou instituts d'émission ou


de chèques postaux de pays où n'est pas implanté l’établissement sont
systématiquement considérées comme des opérations interbancaires et sont
enregistrées aux Comptes ordinaires.

- les organismes bancaires et financiers nationaux et internationaux;

- les entreprises qui à l'étranger, effectuent à titre de profession habituelle des


opérations de banque;

- les succursales d'établissements assujettis.


Le marché interbancaire a trois fonctions :

a- La redistribution entre les banques elles-mêmes de leurs déficits et


excédents de liquidités :

L’échange de liquidité des banques qui ont des excédents de liquidités et celles qui
éprouvent des besoins de liquidités.

b- Les ajustements de trésorerie entre les banques

La fonction d’intermédiaire financier expose structurellement les banques à


certains risques : risque de taux, de change et de liquidité.

Pour limiter ces risques, les banques peuvent procéder entre elles à des opérations
d’échanges éventuellement temporaires d’actifs sur le marché monétaire.

Par exemple, si la banque « A » a distribué un crédit à long terme (à taux fixe) de
100 adossé à une ressource à court terme de 100, elle court un risque de taux (si le
taux à court terme augmente, la banque perd de l’argent).

S’il existe une banque B, au contraire, qui dispose d’un dépôt à long terme à taux
fixe qu’elle a utilisé au financement d’un crédit à court terme à taux variable
(avance de trésorerie à une entreprise), elle court le risque de taux inverse de la
banque A (si le taux à court terme baisse, la banque perd de l’argent).

Les banques peuvent annuler réciproquement ce risque en procédant sur le marché


monétaire à un prêt croisé.

c- La régulation de la liquidité bancaire par la Banque centrale

On a vu qu’à cause de la transformation des dépôts en billets, et à cause des


réserves obligatoires, les banques souffraient chroniquement d’un manque de
liquidités. Il s’agit des banques dans leur ensemble, et compte tenu aussi des
apports du Trésor et de l’extérieur.

C’est le rôle de la banque centrale de régler l’alimentation en liquidités du circuit


bancaire, en fonction de certains objectifs (de prix, de taux d’intérêt, de taux de
change, de chômage…) et avec certains instruments. Elle le fait sur le marché
monétaire, et plus précisément sur le marché interbancaire.
Sur le marché interbancaire, les transactions sont effectuées de gré à gré, le plus
souvent à l'initiative des emprunteurs, du fait de la physionomie globalement
excédentaire des liquidités bancaires. Elles sont de trois types : les transactions
intra-réseau, réalisées entre des unités appartenant aux mêmes groupes bancaires,
les transactions inter-réseaux conclues entre des banques appartenant à des groupes
différents et des opérations impliquant une banque n’appartenant à aucun des
principaux réseaux présents dans l'Union. Les transactions intra-réseau sont
relativement plus importantes que les autres types d'opérations. Aucun cadre
juridique ne régit le fonctionnement du marché interbancaire.

Ces opérations sont contractées pour des échéances variées, allant généralement
d’un (1) jour à douze (12) mois. Les durées ne correspondent pas toujours à des
maturités-standards. Cependant, le marché reste caractérisé par la prédominance
des opérations à un jour et dans un jour et dans une moindre mesure à une semaine
et à un mois. Cette standardisation progressive des opérations paraît un élément
favorable au recyclage de la liquidité du marché et à l’intensification des
transactions.

Les taux d’intérêt sont librement négociés entre les parties. Ils sont généralement
indexés sur les conditions en vigueur sur le marché monétaire par voie
d’adjudication animé par l’institut d’émission, en particulier sur le taux moyen
mensuel, publié par la Banque centrale. Les taux du marché interbancaire sont
d’une manière générale inférieure aux taux appliqués aux refinancements de la
Banque centrale, conférant aux ressources de cette dernière un caractère d’appoint.
Ils sont en général plus intéressants que le taux effectif du marché monétaire, tant
du point de vue des emprunteurs que des prêteurs.

Parmi les opérations interbancaires, on distingue les prêts/emprunts directs


interbancaires (c’est le cas où une banque ayant besoin de la liquidité pour son
fonctionnement, demande auprès d’une autre banque pour équilibrer son compte) et
les prêts/emprunts interbancaires liés à un dossier clientèle (c’est le cas où un client
d’une banque « A » vient soumettre un dossier de projet de montant très élevé,
même si à ce jour sa banque a cette somme dans sa caisse, elle ne peut pas la
débloquer pour un seul client. Dans ce cas, la Banque à la possibilité de faire appel
à d’autres banque soit de son groupe ou de groupe différent pour contribuer à
financer le projet de son client.)

2- Evolutions récentes des opérations interbancaires

Quasi inexistant avant la mise en œuvre du nouveau dispositif de gestion monétaire


en Octobre 1993, le marché interbancaire a connu un développement important
dans ces dernières années.

Sa dynamique est impulsée par plusieurs facteurs notamment :

 L’incertitude qui, du fait de la procédure des appels d’offres, entoure


désormais un retenus sur le marché monétaire, incitant ainsi les
intervenants à rechercher et faire des placements désirés ou
complémentaires sur le compartiment interbancaire ;
 Les capacités propres d’adaptation du marché interbancaire aux besoins
des intervenants, notamment à travers sa flexibilité et les avantages qu’il
procure en termes de coût de refinancement. En effet, l’interbancaire
confère aux intervenants une grande liberté quant au choix des maturités,
des contreparties, des taux et des supports des opérations, c'est-à-dire la
faculté de réaliser des opérations sur mesure. Cette souplesse de
fonctionnement constitue certainement l’un de ses atouts majeurs.

En vue d’appuyer cette dynamique, la Banque centrale publie hebdomadairement


des statistiques sur le volume des transactions par pays et les taux moyens pondérés
par compartiment (un jour, une semaine, deux semaines, un mois, trois mois, six
mois, neuf mois et douze mois.).

Ainsi, en se référant à la statistique de la BCEAO sur les opérations interbancaires


de l’UMOA pour la période du 9 au 14 Mai 201 3 ont été évalués à XOF
52 600 000 000 (cinquante-deux milliards six cent millions Francs CFA), car
dans l’UMOA les uns prêtent aux autres. Donc le total des prêts est fortement égal
aux emprunts. Et cette somme est repartie selon les périodes de contraction. Cette
répartition est la suivante:

 Opérations d’un (1) jour est de 8 500 000 000 (Huit milliards cinq cent
millions de Francs CFA) avec un taux moyen pondéré de 3,85%, un taux
minimum de 3,25% et un taux maximum de 5,00%;
 Opérations d’une (1) semaine est de 21 700 000 000 (Vingt un milliards
sept cent millions de Francs CFA) avec un taux moyen pondéré de 4,21%,
un taux minimum de 3,25% et un taux maximum de 7,00%;
 Opérations de deux (2) semaines est de 11 900 000 000 (Onze milliards
neuf cent millions de Francs CFA) avec un taux moyen pondéré de 5,28%,
un taux minimum de 4,50% et un taux maximum de 6,00% ;
 Opérations d’un (1) mois est de 5 500 000 000 (Cinq milliards cinq cent
millions de Francs CFA) avec un taux moyen pondéré de 5,73%, un taux
minimum de 5,00% et un taux maximum de 6,50%;
 Opérations de trois (3) mois est de 5 000 000 000 (Cinq milliards de Francs
CFA) avec un taux moyen pondéré de 6,00%, un taux minimum de 6,00% et
un taux maximum de 6,00%.

Au total, l’interbancaire connaît un développement satisfaisant. Toutefois, son


potentiel de développement reste important. C'est-à-dire cet effet que la Banque
Centrale continue de travailler à son dynamisme avec l’ensemble des intervenants,
en recherchant en permanence l’amélioration de son mode opératoire.
Section 2 : la réalisation et la matérialisation des opérations interbancaires
Comme toutes autres opérations de prêts et d’emprunts d’une banque, celles
interbancaires nécessitent des dossiers qui passent nécessairement par un circuit
précis. Ainsi cette section comptera en première partie les procédures de montage
des dossiers, et en second lieu la rédaction et la signature de la convention de
prêts/emprunts et de la lettre de garantie (LG).

1- Procédures de montage des dossiers des opérations interbancaires

Les négociations sont menées entre les Directions Générales des Banques, sans
aucune intermédiation, le plus souvent par téléphone. Elles portent sur le montant,
le taux d’intérêt, taux de retard, la date de valeur, l’échéance.

Les demandes émanant des Banques emprunteuses sont reçues par fax, télex testé
ou encore par téléphone (dans ce cas précis, un confirmatif par télex testé sera
exigé avant le déblocage des fonds).

Si la demande de prêt émane d'une entité du Groupe BANK OF AFRICA, la


matérialisation de l'engagement pourra être effectuée, après négociation du
montant, de la durée, du taux, et après accord de la Direction Générale, par un
échange de télex testés. Si la demande de prêt est sollicitée par une Banque hors
Groupe BANK OF AFRICA sur la zone, une note d'engagement, signée par les
Directions Générales des deux Banques, sera établie, reprenant notamment le
montant sollicité, le taux, la durée du prêt, ainsi que la constitution préalable et
d'éventuelles garanties. Dans les cas ci-dessus, après l’engagement des deux
directions le DG informe la DAC (Direction Administrative et Comptable) de la
nature du prêt/emprunt et des conditions convenues pour la constitution des
dossiers. Cette confirmation est écrite.

Après avoir reçu la confirmation du DG, le chef de la DAC informe son trésorier et
cette dernière formule une lettre adressée soit au service Etranger (si l’opération se
passe entre la BOA-Mali et une Banque se trouvant à l’extérieur) et le Service
Back-office si c’est à l’intérieur du Mali. C’est à ces services de procéder à la
réalisation des opérations.

Les règlements s’effectuent généralement par le canal de la banque centrale, au


moyen de bons de virement ou d’ordres de dispositions télégraphiques.
Dans le cas des opérations directes interbancaires, après la négociation au
téléphone, une confirmation envoyée à la banque prêteuse par télex suffit pour la
réalisation de l’opération. Or, celles liées à un dossier clientèle nécessite une étude
de projet par les banques voulant contribuer au financement du projet. Dans ce cas
le service des crédits intervient pour une étude des dossiers.

Une fois les opérations effectuées, le service par lequel l’opération est effectuée
envoi le SWIFT reçu le lendemain de la BCEAO au trésorier qui a son tour procède
à la comptabilisation de l’opération.

Si le PIB est lié à un dossier clientèle, la banque emprunteuse dresse un tableau


d’amortissement pour le montant de prêt accordé à son client et un tableau
d’amortissement pour chaque banque qui ont participé au financement du projet.

CAS D’OPERATIONS REALISEES PAR BANK OF AFRICA


1- Prêts interbancaires (PIB) :
a- Prêts directs interbancaires
Le mois d’Octobre 2014, la BOA-Mali a accordé à la BOA-‘’X ‘’ un PIB d’un
montant de 850 Millions dans les conditions ci-après :
 Durée de remboursement : une (1) semaine, 
 Taux de prêt : 4,75%,
 Taux de retard : augmentation du taux de prêt de 1,25 point de
pourcentage,
 Le prêt est à échéance unique.
Ainsi à l’échéance la BOA-‘’X’’ a remboursé à la BOA-Mali le montant du prêt et
l’intérêt généré en sus.
Les calculs des intérêts s’effectuent comme suit :
Soit « K » le capital prêté, « t » le taux d’intérêt et « n » la durée du prêt :
Alors l’intérêt sera :
K∗t∗n
I=
36000
Pour notre cas, l’intérêt est :
850 000000∗4 , 75∗7
I= =¿ 785 069,444 Francs CFA
36000

Alors montant perçu par la BOA-Mali a été : 850 785 069,44 F CFA


b- PIB liés à un dossier clientèle

La BOA-‘’Y’’ a octroyé à la société ‘’ABC’’ dans une phase de placement, un


crédit à moyen terme (CMT) d’un montant de 37 450 000 000 FCFA (trente-sept
milliards quatre cent cinquante millions de Francs CFA) pour une durée global et
maximum de 6 ans à compter de la date de signature de la convention la période de
grâce et se terminant à la date limite de remboursement. Cependant, comme à cette
date, la BOA-‘’Y’’ ne pouvait pas finance un projet à un tel montant, elle a fait
appel à la contribution d’autres Banques du groupe. Pour ce fait, après l’étude des
dossiers du projet par le service de crédit la BOA-Mali a pu participer à hauteur de
2 000 000 000 (deux milliards) de Francs CFA. Elle s’engage aussi à contribuer
aux risques à hauteur de 2 Milliards de Francs CFA.

Les parties s’étant accordées sur les conditions et modalités de l’octroi par le
préteur à l’emprunteur du PIB, elles sont convenues de conclure la convention de
prêt interbancaire (CPIB) dans les conditions suivantes :

- Montant du prêt : 2 Milliards de Francs CFA


- Echéances : 24 échéances trimestrielles constantes, dont le
remboursement interviendra le dernier jour ouvrable de chaque trimestre.
- Taux du crédit : 6,9% l’an
- Durée : 6ans (24 trimestrialités)
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 1,1 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 1,5%
- Période de différé : 3 mois sans remboursements
- Date de valeur : 1 Janvier 2013
- Date du dernier versement : fin Avril 2019

Voir en ANNEXES, Tableau N°1 pour le tableau d’amortissement du PIB et


Tableau N°2 pour celui de la lettre de garantie.

2- Emprunts interbancaires : les EIB


a- Emprunts directs interbancaires

En Mars 2013, après une campagne de distribution de prêt, la BOA-Mali a eu


durant les deux premières semaines du mois un besoin de liquidité. Elle a fait
recourt à la BOA-‘’Z’’ pour son fonctionnement d’un montant de XOF 1000
000 000 (un milliard de francs CFA) dans les conditions ci-après :
- Durée de remboursement : une (2) semaine,
- Taux de prêt : 5,05%,
- Taux de retard : augmentation du taux de prêt de 1 point de
pourcentage,
- Le prêt est à échéance unique.
Ainsi à l’échéance la BOA-Mali a remboursé a la BOA-‘’Z’’ le montant du prêt de
l’intérêt généré (capital intérêts).
L’intérêt payé par la BOA-Mali est calculé comme suit :
Soit « K » le capital emprunté, « t » le taux d’intérêt et « n » la durée de l’emprunt:
Alors l’intérêt sera
K∗t∗n
I=
36000
Pour notre cas, l’intérêt est :
1000 000000∗5,05∗15
I= =¿2 104 166,67Francs CFA
36000

Alors montant payé par la BOA-Mali a été le XOF 1 002 104 167

b- Emprunts interbancaires liés à un dossier clientèle


La BOA-Mali a accordé à une société Malienne pour l’amélioration de sa
production un crédit à moyen terme (CMT) d’un montant de 18 600 000 000 FCFA
(dix-huit milliards six cent millions de Francs CFA) pour une durée global et
maximum de 4 ans à compter de la date de signature de la convention la période de
grâce et se terminant à la date limite de remboursement. Cependant, comme à cette
date, la BOA-Mali ne pouvait pas financer ce projet qu’à hauteur de (6 Milliards de
francs CFA). C’est ainsi qu’elle a sollicité la contribution des autres Banques du
groupe. A ce jour, le groupe BOA n’a pas pu satisfaire la demande de la BOA-
Mali et c’est une autre banque de la place la Banque ‘’BP’ qui a complété le
montant. Ainsi, ces banques ont participés au financement du projet du client à
hauteur de:
 BOA- B1 :
- Montant de l’emprunt : 4 Milliards de Francs CFA
- Taux : 5% l’an
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 1 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 2%
Voir en le tableau d’amortissement et de la lettre de garantie respectivement en
Tableau N°3 et Tableau N°4 en ANNEXES.
 BOA- B2 :
- Montant de l’emprunt : 3Milliards de Francs CFA
- Taux : 5,25% l’an
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 0,75 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 1,5%
Voir en le tableau d’amortissement et de la lettre de garantie respectivement en
Tableau N°5 et Tableau N°6 en ANNEXES.
 BOA- B3 :
- Montant de l’emprunt : 2 Milliard de Francs CFA
- Taux : 5,25% l’an
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 1,75 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 2%
Voir en le tableau d’amortissement et de la lettre de garantie respectivement en
Tableau N°7 et Tableau N°8 en ANNEXES.
 BOA-B4 :
- Montant de l’emprunt : 2 Milliards 500 millions de Francs CFA
- Taux : 5,65% l’an
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 1 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 2%
Voir en le tableau d’amortissement et de la lettre de garantie respectivement en
Tableau N°9 et Tableau N°10 en ANNEXES.
 Banque ‘’BP’’ :
- Montant de l’emprunt : 1 Milliards 100 Millions de Francs CFA
- Taux : 7,25% l’an
- Taux de retard : taux du crédit augmenté de 0,75 point de pourcentage
- Taux de la lettre de garantie : 1,5%
Voir en le tableau d’amortissement et de la lettre de garantie respectivement en
Tableau N°11 et Tableau N°12 en ANNEXES.

Remarque :
Toutes ces conventions stipulent que les opérations sont à échéances semestrielles
(8 semestrialités) et ses parties s’engagent pour la lettre de garanties à hauteur de la
valeur de l’emprunt. La période de différé pour ces engagements est de six (6)
mois.

2- la rédaction et la signature de la convention et de la lettre de


garantie(LG).
a- Rédaction et la signature de la convention

Les opérations sont essentiellement matérialisées par les échanges de


correspondances entre les parties, surtout pour les prêts de courte durée n’excédant
pas un mois. Pour les prêts d’échéance plus longue, des conventions sont parfois
signées entre les parties.

Les prêts sont en règle générale, effectués en blanc, c'est-à-dire sans aucune
garantie. Les opérations sont a priori basées sur la confiance. La crédibilité et la
solidité de la situation financière de la banque emprunteuse est également prise en
compte.

Cependant, il est relevé quelques cas de garantie accordée par la maison mère de
l’emprunteur, sous la forme notamment de lettre de confort ou d’intention forte. Par
ailleurs, s’agissant les opérations entre banques locales, certains prêteurs exigent
des emprunteurs un bon de virement tiré sur leur compte courant dans les livres de
la BCEAO, en guise de garantie du prêt. D’autres préteurs ont recours à
l’endossement à leur nom de billets à ordre ou réclament le justificatif d’un
placement sur le marché monétaire de l’UMOA ou la détention de titres d’Etats.

En l’absence de garantie tangibles, les prêts sont souvent octroyés à l’intérieur des
mêmes groupes bancaires, à des partenaires de longue date ou à des établissements
bancaires de premier rang.

b- La lettre de garantie (LG)

La lettre de garantie est un engagement par signature délivré en faveur de


l’emprunteur. C’est un engagement de la part de la banque prêteuse qu’en cas de
défaillances dans le déroulement de l’opération, elle s’engage à aider pour une
deuxième fois l’autre partie d’un montant fixé dans la lettre. Et en contrepartie ce
montant sera rémunéré par la Banque emprunteuse à un taux discuté par les deux
parties. Mais ce taux est inférieur aux taux de l’opération interbancaire. Elle sera
aussi signée par les deux parties.
CHAPITRE II : Aspect comptable des opérations interbancaires
Une fois les opérations effectuées par la BCEAO, les opérations interbancaires
nécessitent une comptabilisation et ces opérations ont un impact sur le résultat de la
Banque. Ainsi dans ce chapitre, nous aurons en première section la gestion des
opérations effectuées sur le marché interbancaire et l’effet de ces opérations sur le
résultat de la Banque en section 2.

Section 1 : Gestion des opérations effectuées sur le marché interbancaire


Parlant de la gestion des opérations interbancaires, nous aurons en 1°) la
comptabilisation et le suivi de ces opérations en 2°).

1- Comptabilisation des opérations interbancaires

Comptabilisation, enregistrement chronologique de toutes les opérations qui


modifient le patrimoine. La tenue d'une comptabilité est une obligation légale dont
les modalités sont définies par le droit comptable selon trois objectifs majeurs : un
objectif de régularité et de sincérité des comptes ; un objectif d'image fidèle : les
chiffres doivent traduire une image conforme à la réalité, tant pour le patrimoine
que pour la situation financière de l'entreprise ; un objectif de prudence, c'est-à-dire
qu'entre plusieurs hypothèses la moins favorable doit toujours être retenue.

Ainsi, à la BOA Mali, les opérations interbancaires sont automatiquement


gérées par l’application « DELTA BANK ».

Les opérations du Marché Monétaire et de Prêts Interbancaires remboursables sont


enregistrées dans le module:
Applicatifs bancaires

 Trésorerie interbancaire
 Prêt – Emprunt de Trésorerie
 Saisie opération Prêts – Emprunts de Trésorerie

Cet écran permet d’entrer toutes formes de prêts et emprunts de trésorerie.


L’échéance finale est unique. Les intérêts peuvent être à taux fixe ou indexés,
payables d’avance ou à terme échu, en une seule fois ou à périodicité régulière.

a- Comptabilisation des PIB

Après l'examen de la validité de ces garanties par le Service Juridique et leur


comptabilisation en "garanties reçues" par le Secrétariat des Engagements, le prêt
peut être débloqué.

Un ordre de virement BCEAO en faveur de la Banque emprunteuse, renseigné du


montant brut du prêt, est émis et signé par le Directeur d'Exploitation et son
Adjoint, ou par le Directeur Général.

Le Service Trésorerie procède alors à la saisie du prêt sous DELTA BANK qui
génère les écritures :

Montant du Montant du
Débit Crédit Intitulés
débit Crédit
13310 Prêt interbancaire Montant brut
0
111100 BCEAO compte ord Montant brut

Un avis d'opéré est édité et classé dans la journée comptable pour pointage à J+1
avec l'état des écritures par Service.

Par consultation quotidienne de l'écran d'alerte proposant pour validation les prêts
arrivant à l'échéance quatre jours ouvrés suivant la date de consultation, le Service
Trésorerie peut ainsi prévoir la réintégration des fonds dans sa situation journalière.

A l'échéance, les écritures suivantes sont générées :

Montant Montant du
Débit Crédit Intitulés
du débit Crédit
11110 BCEAO compte ord Brut +
0 intérêt
133100 Prêt interbancaire Brut

114700 Créances rattachées Intérêt

Après réception de l'avis de crédit de la BCEAO, le Service Trésorerie


archive le dossier.

b- Comptabilisation des EIB


Les emprunts intra Groupe BANK OF AFRICA sont généralement conclus par fax
ou téléphone et confirmés par un télex testé. Ils sont négociés par la Direction
Générale de la Banque demandeuse.

Ils sont parfois sollicités auprès de prêteurs hors BANK OF AFRICA dans un cadre
global concernant les différentes unités du Groupe. Ils sont alors négociés par les
plus hautes instances dirigeantes du Groupe et font l'objet de l'établissement d'une
convention d'emprunt.

Les écritures comptabilisées sous DELTA BANK sont les suivantes :

Au départ :

Montant du Montant du
Débit Crédit Intitulés
débit Crédit
11110 BCEAO compte ord Montant brut
0
178100 Emprunt Interbancaire Montant brut

Le Service Trésorerie veillera à la réception sous bonne date de valeur de l'avis de


crédit transmis par la BCEAO.
La venue de l'échéance est comme pour les prêts, affichés quatre jours ouvrés avant
sa tombée sur l'écran d’alerte.
Le Service Trésorerie, avant validation, veillera au bon approvisionnement du
compte ordinaire de la Banque chez la BCEAO (capital + intérêts).
Les écritures générées sont les suivantes :

Débit Crédit Intitulés Montant du


Montant
Crédit
du débit
17810 Emprunt Interbancaire Brut
0
Dettes Rattachées intérêt
17860
111100 BCEAO compte ord Brut + intérêt
0

2- Le suivi des opérations effectuées


A chaque fin de période, le service Trésorerie de la BOA vérifie la bonne
comptabilisation des échéances en capital et en intérêts de l'ensemble des prêts
interbancaires consentis au cours de l'exercice. S'assurer de la constatation en
provisions, des intérêts courus et non échus soit par la chaîne automatisée soit par
la gestion manuelle.
Les provisions constituées doivent être corrélées avec les soldes d'encours de prêts
interbancaires à la même date.
Comme à la BOA-Mali, l’établissement des états provisoires est mensuel, alors
chaque mois à ses charges et ses produits. Les intérêts générés par les prêts
interbancaires sont des produits et les intérêts payés pour les emprunts effectués
sont des charges pour la banque. Pour se faire, la BOA fait chaque mois
l’abonnement qui consiste à rattacher au mois concerné ses charges et ses produits
pour pouvoir dégager le résultat du mois.

Ainsi, à chaque fin de mois, le service Trésorerie établit dans le cadre des
opérations interbancaires quatre tableaux dont :
1. un tableau regroupant l’ensemble des PIB détaillés,
2. un tableau pour lettres de garantie données sur P.I.B,
3. un tableau pour les EIB,
4. et un tableau pour lettres de garantie reçues sur les E.I.B.
A partir de ces tableaux le trésorier passe les écritures suivantes :
 Pour les PIB, le schéma comptable est

Montant du Montant du
Débit Crédit Intitulés
débit Crédit
11470 Créances rattachées Montant
0
701330 Intérêts courus non échus Montant

 Pour les EIB, le schéma comptable sera :

Montant du Montant du
Débit Crédit Intitulés
débit Crédit
60161 Intérêts à payer Montant
0
178600 Dettes Rattachées Montant

Ces tableaux servent à la surveillance permanente des dossiers de PIB et


d’EIB.
Section 2 : L’effet des opérations interbancaires sur le résultat de la Banque
Une banque cherche toujours à minimiser ses charges et augmenter ses produits
pour l’élaboration d’un bon résultat (bénéfice).

Une bonne gestion de trésorerie joue un grand rôle dans le résultat de la banque.
Une banque qui est solide au niveau de sa capacité d’autofinancement se voit en
train d’augmenter ses profits. Ainsi, compte tenu des résultats satisfaisants de la
collecte de ressources, les dettes interbancaires ont considérablement baissé et
selon le rapport annuel 2013 sont passées de 23 784 592 818 F CFA au 31
décembre 2012 à 15 189 590 246F CFA au 31 décembre 2013 et les créances
interbancaires ont passées de 34 042 423 918F CFA au 31 décembre 2012 à 42
471 896 945 F CFA 31 décembre 2013.

La banque fait des redistributions en cas d’existence d’excédents de liquidité et


elle sollicite des fonds auprès des autres banques dans le cas où elle a le besoin de
liquidités pour qu’il n’y ait pas de disfonctionnement dans son exploitation.

Donc, dans les deux cas les opérations interbancaires ont un effet positif pour les
banque car :

 C’est le lieu de placement des excédents de liquidités (production


d’intérêts),
 Et le lieu d’obtention de liquidité pour le fonctionnement d’une banque qui
éprouve le besoin de liquidités.
TROISIEME PARTIE :
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
Au terme de notre analyse, nous avons remarqué certaines faiblesses dans le
fonctionnement de la DAC que nous allons essayer de proposer des solutions
complémentaires. Ainsi nous aurons en chapitre I, les critiques et en chapitre II les
suggestions apportées à ces critiques.

CHAPITRE I : LES CRITIQUES


Dans ce chapitre nous avons en section 1 les faiblesses constatées dans le
fonctionnement de la DAC en général et en section 2 les critiques particuliers liés
aux procédures d’’élaboration des opérations interbancaires.

Section 1 : Les faiblesses constatées dans le fonctionnement de la DAC en


général
Parmi ces faiblesses on peut citer :

 Manque d’espace pour la gestion des chronos des pièces comptables qui peut
provoquer des risques de perte des pièces.
 Gestion manuelle des certificats de retenues de TVA et d’IRF
 Nombre du personnel insuffisant pour gestion des factures par rapport au
volume des factures. Cette insuffisance peut provoquer le retardement du
règlement des fournisseurs

Section 2 : Critiques liés aux procédures d’élaboration des opérations


interbancaires
La gestion de la trésorerie est décentralisée et s’effectue entre la Direction
Administrative et Comptable, et la Direction des Opérations. C’est le Responsable
de la Direction des Opérations et le Chef du Service Etranger qui donnent des
ordres de transferts ou de rapatriements de fonds en devises, et décident aussi des
achats ou les ventes de devises (la négociation sur le marché de change), en un mot,
c’est dans cette Direction que se passe la gestion de la trésorerie devises.
D’autres parts on peut citer des faiblesses telles que :

 Calculs manuels des intérêts à payer et les intérêts courus non échus
 Abonnements mensuels non automatisés

Malgré ces insuffisances, la BOA –Mali s’en sort plutôt bien, surtout du fait qu’elle
est soutenue par une équipe très dynamique et très engagée.

Afin de pallier les problèmes évoqués ci-dessus, nous proposons les suggestions
dans le chapitre qui suit.

CHAPITRE II : SUGGESTIONS

Notre analyse de gestion de trésorerie a décelé quelques faiblesses auxquelles


nous tenterons de remédier à travers les recommandations ci-après. Elles ont pour
but d’améliorer la gestion de la trésorerie et la nécessité d’avoir une vision claire
des problèmes de gestion.

Section 1 : Suggestions dans le fonctionnement de la DAC en général


Pour le fonctionnement interne de la DAC, il est nécessaire de :

 Augmenter l’espace pour mieux gérer les pièces comptables,


 Rendre l’établissement des certificats de retenues automatique par le
Service informatique pour les factures dont la BOA fait la retenue à la
source,
 Augmenter le nombre de personnel compte tenu du volume de travail

Section 2 : Suggestions liés aux procédures d’élaboration des opérations


interbancaires
Pour gérer quotidiennement la trésorerie de la banque, un service de trésorerie
doit être officiellement mis en place sous la responsabilité d’un Trésorier
officiellement nommé, assisté de collaborateurs. Il doit apporter son assistance aux
exploitants et aux Directeurs d’Affaires. Evidemment, dans un souci d’efficacité, la
trésorerie doit être centralisée et les « moyens de paiements » doivent être placés
sous le contrôle du Trésorier. Enfin, il a une activité d’exploitation de marché et
doit saisir toutes les opportunités qui peuvent se présenter pour réaliser un profit. Il
doit représenter la BOA- Mali sur le marché monétaire et les marchés devises.

Et pour une bonne gestion, rendre automatique la gestion des abonnements des
opérations interbancaires car l’homme est par nature imparfait.

Nous osons espérer que ces recommandations permettront à la BOA-Mali de revoir


son système en vue d’améliorer ses performances et d’accroître son activité sur les
divers marchés.

CONCLUSION

Au terme de notre étude, nous pouvons affirmer que les opérations interbancaires
jouent un rôle important pour une Banque, car ces opérations sont susceptibles de
procurer aux établissements de crédits des sources nouvelles de rentabilités.

Le marché interbancaire représente le lieu de placement des excédents de trésorerie


de la banque (quand elle s’y trouve en position de prêteur net) ou celui qui lui
permet de se refinancer et de satisfaire ses besoins en liquidité bancaire (quand elle
est emprunteuse nette). Une position de « prêteur net » sur le marché interbancaire
se traduit par la supériorité des éléments d’actif des comptes de la classe 1 sur les
éléments du passif correspondants, et réciproquement dans le cas d’une situation
d’ « emprunteur net ». C’est donc un des principaux instruments disponibles pour
les banques, leur permettant de satisfaire leurs besoins de trésorerie ou de placer
leurs excédents de ressources.

Au total, l’interbancaire connaît un développement satisfaisant. Toutefois, son


potentiel de développement reste important. C’est à cet effet que la Banque centrale
continue de travailler à son dynamisme avec l’ensemble des intervenants en
recherchant en permanence l’amélioration de son mode opératoire.

Premier contact avec la vie professionnel, ce stage a été un lieu de confronter les
connaissances théoriques acquises à l’école avec la pratique. Il m’a permis de faire
une idée sur la vie professionnelle. Durant ce stage ma vision et mon comportement
ont été positivement changé me permettant d’appréhender ma future carrière
professionnelle.

Comme toute œuvre humaine, notre travail est loin d’être parfait et a donc des
limites. Néanmoins, nous espérons avoir apporté notre modeste contribution à la
gestion des opérations interbancaires de la BOA-Mali.
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES GENERAUX

- PRECIS DE LA COMPTABILITE : PLAN SYSCOA


- Les Rouages De La Comptabilité : Presses universitaires de DAKAR

OUVRAGES SPECIAUX

- RECEUIL DE PROCEDURES
Du GROUPE ‛‛BANK OF AFRICA’’
- PCB (Plan Comptable Bancaire)
- Les opérations bancaires à l’étranger : Guide pratique du
professionnel
Présentation de L’ouvrage Par Monsieur Pierre PRISSERT 3èmeédition

365pages 158x245mm

- Gérer la trésorerie et la relation bancaire : Assurer la liquidité-


Optimiser le résultat financier-Gérer les risques
Collection DUNOD/ 2011, 5ème Edition 368pages 155x244mm

- COLLOQUE 1982 : La gestion d’une banque

Sites Web consultés :

- www.bceao.int
- www.boamali.com
- www.finance-banque.com
- www.actufinance.fr
LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU N°1 : Tableau d’amortissement du PIB (dossier Sté ‘’ABC’’ de la BOA-‘’Y’’)


Remb.
N° Date Périodique Intérêt Capital Taxe Solde compte
24/12/2013 2 000 000 000
Total 2013 0 0 0 0
1 28/01/2014 13 033 333 13 033 333 0 0 2 000 000 000
2 28/04/2014 34 500 000 34 500 000 0 0 2 000 000 000
3 28/07/2014 119 091 547 34 500 000 84 591 547 0 1 915 408 453
4 28/10/2014 119 091 547 33 040 796 86 050 751 0 1 829 357 702
Total 2014 285 716 427 115 074 129 170 642 298 0
5 28/01/2015 119 091 547 31 556 420 87 535 126 0 1 741 822 576
6 28/04/2015 119 091 546 30 046 439 89 045 107 0 1 652 777 469
7 28/07/2015 119 091 546 28 510 411 90 581 135 0 1 562 196 334
8 28/10/2015 119 091 546 26 947 887 92 143 659 0 1 470 052 675
Total 2015 476 366 185 117 061 158 359 305 027 0
9 28/01/2016 119 091 546 25 358 409 93 733 137 0 1 376 319 538
10 28/04/2016 119 091 546 23 741 512 95 350 034 0 1 280 969 504
11 28/07/2016 119 091 545 22 096 724 96 994 822 0 1 183 974 683
12 28/10/2016 119 091 545 20 423 563 98 667 982 0 1 085 306 701
Total 2016 476 366 182 91 620 208 384 745 974 0
13 28/01/2017 119 091 545 18 721 541 100 370 004 0 984 936 696
14 28/04/2017 119 091 545 16 990 158 102 101 387 0 882 835 309
15 28/07/2017 119 091 545 15 228 909 103 862 636 0 778 972 674
16 28/10/2017 119 091 544 13 437 279 105 654 266 0 673 318 408
Total 2017 476 366 179 64 377 886 411 988 293 0
17 28/01/2018 119 091 544 11 614 743 107 476 802 0 565 841 606
18 28/04/2018 119 091 544 9 760 768 109 330 776 0 456 510 830
19 28/07/2018 119 091 544 7 874 812 111 216 732 0 345 294 098
20 28/10/2018 119 091 544 5 956 323 113 135 220 0 232 158 877
Total 2018 476 366 176 35 206 645 441 159 530 0
21 28/01/2019 119 091 543 4 004 741 115 086 803 0 117 072 075
22 28/04/2019 119 091 568 2 019 493 117 072 075 0 0
Total 2019 238 183 112 6 024 234 232 158 878 0
Total global 2 429 364 261 429 364 260 2 000 000 000 0
TABLEAU N°2 : Tableau d’amortissement de la lettre de garantie du PIB (dossier Sté
‘’ABC’’ de la BOA-‘’Y’’)
Remb.
N° Date Intérêt Capital Taxe Solde compte
Périodique
24/12/2013 2 000 000 000
Total 2013 0 0 0 0
1 28/01/2014 2 833 333 2 833 333 0 0 2 000 000 000
2 28/04/2014 7 500 000 7 500 000 0 0 2 000 000 000
3 28/07/2014 103 984 166 7 500 000 96 484 166 0 1 903 515 834
4 28/10/2014 103 984 166 7 138 184 96 845 982 0 1 806 669 852
Total 2014 218 301 666 24 971 518 193 330 148 0
5 28/01/2015 103 984 166 6 775 012 97 209 154 0 1 709 460 698
6 28/04/2015 103 984 166 6 410 478 97 573 689 0 1 611 887 009
7 28/07/2015 103 984 167 6 044 576 97 939 590 0 1 513 947 419
8 28/10/2015 103 984 167 5 677 303 98 306 864 0 1 415 640 555
Total 2015 415 936 666 24 907 369 391 029 297 0
9 28/01/2016 103 984 167 5 308 652 98 675 515 0 1 316 965 039
10 28/04/2016 103 984 168 4 938 619 99 045 549 0 1 217 919 490
11 28/07/2016 103 984 168 4 567 198 99 416 970 0 1 118 502 520
12 28/10/2016 103 984 169 4 194 384 99 789 784 0 1 018 712 736
Total 2016 415 936 672 19 008 854 396 927 819 0
13 28/01/2017 103 984 169 3 820 173 100 163 996 0 918 548 740
14 28/04/2017 103 984 169 3 444 558 100 539 612 0 818 009 128
15 28/07/2017 103 984 170 3 067 534 100 916 636 0 717 092 492
16 28/10/2017 103 984 170 2 689 097 101 295 073 0 615 797 419
Total 2017 415 936 678 13 021 362 402 915 317 0
17 28/01/2018 103 984 171 2 309 240 101 674 930 0 514 122 489
18 28/04/2018 103 984 171 1 927 959 102 056 212 0 412 066 277
19 28/07/2018 103 984 171 1 545 249 102 438 923 0 309 627 354
20 28/10/2018 103 984 172 1 161 103 102 823 069 0 206 804 285
Total 2018 415 936 685 6 943 551 408 993 134 0
21 28/01/2019 103 984 172 775 516 103 208 656 0 103 595 629
22 28/04/2019 103 984 112 388 484 103 595 629 0 0
Total 2019 207 968 285 1 164 000 206 804 285

Total global 2 090 016 652 90 016 652 2 000 000 000 0

TABLEAU N°3 : Tableau d’amortissement de l’emprunt  de BOA-B1


N° Date Remb. Périodique Intérêt Capital Solde compte
01/01/2013 - 0 0 4 000 000 000
1 30/06/2013 100 000 000 100 000 000 0 4 000 000 000
2 31/12/2013 671 428 571 100 000 000 571 428 571 3 428 571 429
TOTAL 2013 771 428 571 200 000 000 571 428 571
3 30/06/2014 657 142 857 85 714 286 571 428 571 2 857 142 857
4 31/12/2014 642 857 143 71 428 571 571 428 571 2 285 714 286
TOTAL 2014 1 300 000 000 157 142 857 1 142 857 143
5 30/06/2015 628 571 429 57 142 857 571 428 571 1 714 285 714
6 31/12/2015 614 285 714 42 857 143 571 428 571 1 142 857 143
TOTAL 2015 1 242 857 143 100 000 000 1 142 857 143
7 30/06/2016 600 000 000 28 571 429 571 428 571 571 428 571
8 31/12/2016 585 714 286 14 285 714 571 428 571 0
TOTAL 2016 1 185 714 286 42 857 143 1 142 857 143
TOTAL GLOBAL 4 500 000 000 500 000 000 4 000 000 000

TABLEAU N°4: Tableau d’amortissement de la lettre de garantie  de BOA-B1


N° Date Remb. Périodique Intérêt Capital Solde compte
01/01/2013 - 0 0 4 000 000 000
1 30/06/2013 40 000 000 40 000 000 0 4 000 000 000
2 31/12/2013 611 428 571 40 000 000 571 428 571 3 428 571 429
TOTAL 2013 651 428 571 80 000 000 571 428 571
3 30/06/2014 605 714 286 34 285 714 571 428 571 2 857 142 857
4 31/12/2014 600 000 000 28 571 429 571 428 571 2 285 714 286
TOTAL 2014 1 205 714 286 62 857 143 1 142 857 143
5 30/06/2015 594 285 714 22 857 143 571 428 571 1 714 285 714
6 31/12/2015 588 571 429 17 142 857 571 428 571 1 142 857 143
TOTAL 2015 1 182 857 143 40 000 000 1 142 857 143
7 30/06/2016 582 857 143 11 428 571 571 428 571 571 428 571
8 31/12/2016 577 142 857 5 714 286 571 428 571 0
TOTAL 2016 1 160 000 000 17 142 857 1 142 857 143
TOTAL GLOBAL 4 200 000 000 200 000 000 4 000 000 000

TABLEAU N°5 : Tableau d’amortissement de l’emprunt  de BOA-B2


N° Date Remb. Périodique Intérêt Capital Solde compte
01/01/2013 - 0 0 3 000 000 000
1 30/06/2013 78 750 000 78 750 000 0 3 000 000 000
2 31/12/2013 507 321 429 78 750 000 428 571 429 2 571 428 571
TOTAL 2013 586 071 429 157 500 000 428 571 429
3 30/06/2014 496 071 429 67 500 000 428 571 429 2 142 857 143
4 31/12/2014 484 821 429 56 250 000 428 571 429 1 714 285 714
TOTAL 2014 980 892 857 123 750 000 857 142 857
5 30/06/2015 473 571 429 45 000 000 428 571 429 1 285 714 286
6 31/12/2015 462 321 429 33 750 000 428 571 429 857 142 857
TOTAL 2015 935 892 857 78 750 000 857 142 857
7 30/06/2016 451 071 429 22 500 000 428 571 429 428 571 429
8 31/12/2016 439 821 429 11 250 000 428 571 429 0
TOTAL 2016 890 892 857 33 750 000 857 142 857
TOTAL GLOBAL 3 393 750 000 393 750 000 3 000 000 000

TABLEAU N°6 : Tableau d’amortissement de la lettre de garantie  de BOA-B2


Remb.
N° Date Périodique Intérêt Capital Solde compte
01/01/2013 - 0 0 3 000 000 000
1 30/06/2013 22 500 000 22 500 000 0 3 000 000 000
2 31/12/2013 451 071 429 22 500 000 428 571 429 2 571 428 571
TOTAL 2013 473 571 429 45 000 000 428 571 429
3 30/06/2014 447 857 143 19 285 714 428 571 429 2 142 857 143
4 31/12/2014 444 642 857 16 071 429 428 571 429 1 714 285 714
TOTAL 2014 892 500 000 35 357 143 857 142 857
5 30/06/2015 441 428 571 12 857 143 428 571 429 1 285 714 286
6 31/12/2015 438 214 286 9 642 857 428 571 429 857 142 857
TOTAL 2015 879 642 857 22 500 000 857 142 857
7 30/06/2016 435 000 000 6 428 571 428 571 429 428 571 429
8 31/12/2016 431 785 714 3 214 286 428 571 429 0
TOTAL 2016 866 785 714 9 642 857 857 142 857
TOTAL GLOBAL 3 112 500 000 112 500 000 3 000 000 000

ANNEXES
Annexe 1 : Organigramme de la BOA-Mali
Annexe 2 : Fiche technique

Raison Social BANK OF AFRICA-MALI

Forme Juridique : Société Anonyme

Siège Social 418, Avenue de la Marne Bozola-

Bamako

Adresse B.P. 2249

Téléphone 20700500

Fax 20700560

Telex 2581

Email: boadg@ boamali.com

Site www.boamali.com

Capital Social 7 200 000 000

Identifiant Fiscal N° 087800049 w

Effectif 5000
Annexe 3 : Etat de trésorerie pour le suivi de la position des PIB
Annexe 4 : Etat de trésorerie pour le suivi de la position des EIB

Vous aimerez peut-être aussi