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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

DÉDICACES
Je dédie ce modeste travail
A mes très chers parents
Pour leur amour, leur affection, leur soutien et leurs prières
A mes chers frères
A ma chère sœur
A toute ma famille
A tous mes amis
A tous ceux qui ont contribué au succès de ce travail
ZLAYJI AHMED

A l’être le plus cher dans ma vie


A mon père qui sans lui je n’aurais pas été l’homme que je suis
A ma petite sœur que j’aime trop
A mon frère grâce à qui j’ai
j’ai appris à aimer la vie
A toute ma famille
A mon cher binôme
A tous les rajaouis du monde
A tous mes amis de l’EHTP et tous ceux qui ont contribué a la réussite de ce travail

TABITI REDA

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

REMERCIEMENTS

Au terme de notre travail de fin d’études, nous tenons à exprimer


exprimer nos vifs remerciements à

tous ceux qui ont contribué, de loin ou de près, à la réussite de notre projet de fin d’études.

On remercie d’abord Mr. ERROUAITI,


ERROUA TI, Directeur du CSTC(LPEE) qui
qu a accepté de nous

offrir ce projet.

Un remerciement tout spécial à notre


n encadrant interne Mr A.CHERRABI professeur-
professeur

chercheur à l’EHTP, qui a accepté de nous honorer par son encadrement et qui a donné à notre

travail un sens de motivation,


ation, de responsabilité et de productivité.

Nos vifs remerciements s’adressent également à notre encadrant externe Mr. FELLAHI,

Ingénieur au CSTC(LPEE), nous le remercions pour nous avoir encadrés de très prés et pour tous

les efforts qu’il a consentis


nsentis et ses conseils précieux.

Nous tenons à remercier aussi tous les membres du jury pour leur bienveillance à vouloir

évaluer notre travail.

Nous adressons également nos remerciements au corps enseignant pour la formation

académique qu’ils nous ont fourni pendant les trois années et à tout le personnel de l’EHTP pour

avoir veillé à notre confort durant cette période.

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

RÉSUMÉ
L’évaluation de la capacité portante des ponts anciens est un souci permanent des gestionnaires
des parcs d’ouvrage d’art. C’est une tâche qui fait intervenir plusieurs paramètres dont certains
sont généralement non maîtrisables (évolution du trafic, vieillissement
lissement des matériaux constitutifs.).
Cette évaluation vise la sauvegarde de la sécurité et le maintien du niveau
iveau de service offert aux
usagers.

L’objet de ce travail de fin d’étude est le diagnostic et l’évaluation du comportement d’un


d’u ouvrage
d’art existant
xistant et l’évaluation de sa capacité portante pour juger de la nécessité ou non de subir un
renforcement.

La première partie de ce mémoire, sera consacrée à l’étude bibliographique concernant la


pathologie des ouvrages d’art en citant les principales origines des désordres dans les ponts ainsi
ain
que les différentes techniques
echniques d’auscultation des ouvrages d’art en béton armé.
rmé. Elle traite aussi le
comportement du béton armé à l’état limite de service selon les différents
férents règlements à savoir le
BAEL, l’EUROCODE 2 et les méthodes de calcul des flèches surtout la méthode des courbures et
puis tous les formules dont on aura besoin dans nos calculs.

La deuxième partie porte sur l’ouvrage à étudier qui est l’ouvrage d’art franchissant Oued Tassaoute et

traite les différents aspects de ce pont (caractéristiques géométriques, pathologie de l’ouvrage) pour

établir un diagnostic
iagnostic sur sa structure et évaluer son comportement sous l’effet des charges

réglementaires. On a commencé par le calcul manuel des sollicitations


sollicitations par la méthode des entretoises

rigides ; on a procédé après au calcul éléments finis par Robobat. Les deux méthodes de calcul on

donné des écarts qu’il fallait justifier avant de passer au calcul de sa capacité portante.
portante Le tour était

venu pour le calcul des flèches ; nous avons fait le calcul par différents méthodes qui se basent tous sur

la méthode des courbures, seuls l’estimation du moment d’inertie et la modélisation de la fissuration

différait. Les méthodes utilisées sont la méthode générale,


générale, la méthode de l’inertie fictive, la méthode

issue de l’EUROCODE 2 et finalement la méthode Américaine.

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

TABLE DES MATIÈRES

................................................................................................
DÉDICACES................................................................ .....................................................1

REMERCIEMENTS ................................................................................................................................
................................ ..........................................2

RÉSUMÉ ................................................................
................................................................................................
..........................................................3

TABLE DES MATIÈRES................................................................................................


................................ .................................................................4

LISTE DES FIGURES ................................................................................................................................


................................ ......................................9

LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................


................................ .............................................................. 11

INTRODUCTION ................................................................................................................................
................................ ............................................ 12

PARTIE I : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ................................................................................................


................................... 14

CHAPITRE 1 : PATHOLOGIE DES OUVRAGES D’ART ................................................................


............................................ 15
1. Les principales causes de désordres affectant les ponts : ................................................................
................................ 15
1.1. La dégradation des matériaux : ................................................................
................................................................ 15
1.1.1. Les altérations du béton : ................................................................
................................................................. 15
1.1.2. La corrosion de l’acier : ................................................................................................
..................................... 18
1.2. Les effets des actions naturelles : ................................................................
............................................................. 18
1.3. Les effets du trafic routier ou ferroviaire :................................................................
................................................ 19
1.4. Les effets des actions à caractère accidentel : ................................................................
......................................... 19
1.5. Erreurs de conception : ................................................................................................
............................................. 20
1.5.1. Défauts de résistance vis-à-vis
vis vis de la flexion et de l’effort tranchant : ............................. 20
1.5.2. Quelques autres causes de fissuration : ................................................................
........................................... 21
1.5.3. Fatigue :................................................................................................
................................ ............................................................. 21
1.6. Erreurs d’exécution : ................................................................................................
................................ ................................................. 21
2. Les différentes Techniques d’auscultation des ouvrages d’art en Béton Armé : ............................. 22
2.1. Appréciation de la qualité des matériaux : ................................................................
............................................... 22
2.1.1. Études sur prélèvements : ................................................................
................................................................ 22
2.1.2. Examen du matériau en place : ................................................................
........................................................ 23
2.2. Le mode de fonctionnement réel de la structure : ................................................................
................................... 27
2.2.1. Fonctionnement
ent à vide : ................................................................................................
................................... 27
2.2.2. Fonctionnement sous charges : ................................................................
........................................................ 28
3. Méthodologie d’évaluation des ouvrages existants : ................................................................
....................................... 30
3.1. Étapes de l’évaluation : ................................................................................................
............................................. 30

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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

3.2. Conduite du recalcul d’un pont en état pathologique :............................................................


................................ 32
3.2.1. Évaluation de l’état de l’ouvrage à vide : ................................................................
.......................................... 32
3.2.2. Calcul de l’ouvrage sous charges d’exploitation : .............................................................
................................ 32
CHAPITRE 2 : ÉTAT LIMITE DE SERVICE DE DÉFORMATION ..............................................................
................................ 33
1. Comportement du béton armé à l’état limite de service selon le BAEL : .........................................
................................ 33
1.1. Généralités
és sur le béton armé : ................................................................
................................................................ 33
1.1.1. Résistance caractéristique en compression du béton: .....................................................
................................ 33
1.1.2. Déformations longitudinales :................................................................
........................................................... 34
1.1.3. Déformations transversales: Coefficient de Poisson. .......................................................
................................ 35
1.1.4. La loi contrainte – déformation du béton :................................................................
....................................... 35
1.1.5. Acier : ................................................................................................
................................ ................................................................ 35
1.2. Comportement du béton armé à l’état fissuré : ................................................................
....................................... 36
2. Comportement du béton armé à l’état limite de service selon l’Eurocode 2 : ................................ 39
2.1. Généralités sur le béton armé
ar : ................................................................
................................................................ 39
2.1.1. La résistance à la compression :................................................................
........................................................ 39
2.1.2. La résistance à la traction : ................................................................
............................................................... 39
2.1.3. Module sécant de déformation instantanée : .................................................................
................................ 39
2.1.4. Diagramme contraintes-déformations
contraintes : ................................................................
........................................... 40
2.1.5. Influence de la fissuration sur la flèche : ................................................................
.......................................... 41
2.1.6. Influence de la durée d’application des charges sur la déformée : .................................. 42
2.1.7. Influence de l’inertie sur la flèche :................................................................
................................................... 42
3. Calcul de la flèche : ................................................................................................
................................ .......................................................... 43
3.1. Méthode des courbures : ................................................................................................
.......................................... 43
3.2. Estimation des courbures par les différents règlements de calcul : .........................................
................................ 46
3.2.1. Détermination des courbures par la méthode générale : ................................................
................................ 46
3.2.2. Détermination des courbures
cou par la méthode de l’inertie fictive: ...................................
................................ 49
3.2.3. Détermination de la rigidité par le code ACI (American Concrete Institute) :.................. 50
3.2.4. Détermination des courbures selon l’EUROCODE 2 : .......................................................
................................ 51
PARTIE II : ETUDE DE L’OUVRAGE ................................................................................................
.......................................... 54

CHAPITRE 3 : PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE ................................................................


..................................................... 55
1. Situation de l’ouvrage : ................................................................................................
................................ ..................................................... 55
2. Description de l’ouvrage : ................................................................................................
................................ ................................................. 55
2.1. Les caractéristiques géométriques : ................................................................
......................................................... 55
2.1.1. Coupe transversale sur pile :................................................................
............................................................. 56

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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

2.2. Les caractéristiques mécaniques des matériaux : ................................................................


.................................... 56
2.2.1. Béton : ................................................................................................
................................ ............................................................... 56
2.2.2. Acier : ................................................................................................
................................ ................................................................ 56
3. Pathologie de l’ouvrage : ................................................................................................
................................ .................................................. 57
3.1. Dégradations apparaissant sur l’ouvrage : ................................................................
............................................... 57
3.1.1. Tablier : ................................................................................................
................................ ............................................................. 57
3.1.2. Appuis : ................................................................................................
................................ ............................................................. 57
3.1.3. Equipements : ................................................................................................
................................ ................................................... 58
3.1.4. Protection,
ction, voisinage et accès :................................................................
......................................................... 59
3.2. Jugement sur l’état de l’ouvrage: ................................................................
............................................................. 60
3.3. Jugement sur la sécurité résiduelle de l'ouvrage :................................................................
.................................... 61
3.3.1. Qualité mécanique des bétons : ................................................................
....................................................... 61
3.3.2. Conservation des bétons : ................................................................
................................................................ 61
3.3.3. Affouillement au droit des appuis : ................................................................
.................................................. 62
3.3.4. Estimation de la capacité portante du tablier : ................................................................
................................ 62
........................................ 63
CHAPITRE 4 : CALCUL MANUEL DES SOLLICITATIONS................................................................
SOLLICITATIONS
1. La méthode des entretoises rigides : ................................................................
................................................................ 63
1.1. Exposé de la méthode : ................................................................................................
............................................. 63
1.2. Détermination des lignes d’influences transversales des poutres : .........................................
................................ 65
2. Définition des charges :................................
................................................................................................
..................................................... 66
2.1. Charges permanentes : ................................................................................................
............................................. 66
2.1.1. Poids propre : ................................................................................................
................................ .................................................... 66
2.1.2. Superstructures : ................................................................................................
............................................... 66
2.2. Charges
rges routières réglementaires :................................................................
........................................................... 67
2.2.1. Les caractéristiques réglementaires du pont selon le Fascicule 61-
61-II :............................. 67
2.2.2. Système A(L) :................................
................................................................................................
.................................................... 69
2.2.3. Système  : ................................................................................................
................................ ..................................................... 70
2.2.4. Système Mc120 : ................................................................................................
............................................... 71
2.2.5. Les charges sur les trottoirs : ................................................................
............................................................ 72
3. Calcul des coefficients de répartition: ................................................................
.............................................................. 73
4. Détermination des sollicitations moyennes : ................................................................
................................................... 74
4.1. Rappel sur les lignes d’influences d’une poutre sur appui simple : ..........................................
................................ 74
4.2. Détermination des sollicitations dans la poutre N° 2 : .............................................................
................................ 75
4.2.1. Charges permanentes : ................................................................................................
..................................... 75

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

4.2.2. Système  : ................................................................................................


................................ ................................................... 77
4.2.3. Charge du trottoir : ................................................................................................
........................................... 78
4.2.4. Système  : ................................................................................................
................................ ..................................................... 79

4.2.5. Le système 
: ................................................................................................
......................................... 80
4.3. Détermination des sollicitations maximales : ................................................................
........................................... 82
4.4. Détermination des sections d’acier à l’ELU et à l’ELS : .............................................................
................................ 83
5. Calcul des sollicitations dues à l’essai de chargement : ..................................................................
................................ 83
5.1. Description de l’essai : ................................................................................................
.............................................. 83
5.1.1. Positions transversales des charges : ................................................................
............................................... 83
5.1.2. Positions longitudinal des charges : ................................................................
.................................................. 83
5.1.3. Les flèches mesurées : ................................................................................................
...................................... 84
5.2. Coefficients de répartition de la charge d’essai :................................................................
..................................... 85
5.3. Calcul des moments longitudinaux : ................................................................
......................................................... 85
CHAPITRE 5 : CALCUL DES SOLLICITATIONS PAR LES ÉLÉMENTS FINIS (ROBOBAT)
(ROBOBAT .................. 86
1. Modélisation de la structure en éléments finis par ROBOT Millenium : ..........................................
................................ 86
1.1. Saisie des données : ................................................................................................
................................ .................................................. 86
1.1.1. La structure : ................................................................................................
................................ ..................................................... 86
1.1.2. Les appuis : ................................................................................................
................................ ........................................................ 87
1.1.3. Les charges : ................................................................................................
................................ ...................................................... 87
1.2. Maillage et calcul : ................................................................................................
................................ .................................................... 88
1.2.1. Maillage : ................................................................................................
................................ ........................................................... 88
1.2.2. Calcul : ................................................................................................
................................ ............................................................... 88
2. Exploitation des résultats: ................................................................................................
................................................ 88
2.1. Charges permanentes : ................................................................................................
............................................. 88
2.2. Système  : ................................................................................................
................................ ........................................................... 89
2.3. Charge du trottoir : ................................................................................................
................................ ................................................... 90

2.4. Système  : ................................................................................................


................................ ............................................................. 91

2.5. Système 
: ................................................................................................
................................ ..................................................... 91
2.6. ELU: ................................................................................................................................
................................ ........................................... 92
2.7. ELS: ................................................................................................................................
................................ ............................................ 93
3. Justification de l’écart ................................................................................................
................................ ....................................................... 94
3.1. Réduction du module d’Young de l’hourdis :................................................................
............................................ 94
3.2. L’influence de la disposition de la charge sur l’écart entre les deux méthodes : ..................... 98

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

4. Calcul des sollicitations dues à l’essai de chargement : ................................................................


................................ 100
CHAPITRE 6 : CALCUL DE LA CAPACITÉ PORTANTE DE L’OUVRAGE ..........................................
................................ 101
1. Choix de la section de poutre : ................................................................................................
....................................... 101
2. Evaluation des moments résistants : ................................................................
.............................................................. 101
2.1. Données de calcul : ................................................................................................
................................ ................................................. 101
2.2. Calcul à l’état limite ultime (ELU) : ................................................................
.......................................................... 102
2.3. Calcul à l’état limite de service (ELS) :................................................................
..................................................... 103
3. Comparaison de la capacité portante aux sollicitations réglementaires :......................................
................................ 104
CHAPITRE 7 : CALCUL DES FLÈCHES : ................................................................................................
................................. 105
1. Comparaison des flèches théoriques aux flèches expérimentales : ...............................................
................................ 105
1.1. APPLICATION DE LA METHODE GENERALE : ................................................................
........................................... 105
1.2. APPLICATION DE LA METHODE de l’inertie fictive : ................................................................
................................ 106
1.3. APPLICATION DE LA METHODE DE l’EUROCODE 2 : ...............................................................
................................ 107
1.4. APPLICATION DE LA METHODE de l’ACI : ................................................................
................................................ 108
2. Interprétation des résultats : ................................................................................................
.......................................... 109
CONCLUSION ................................................................................................................................
................................ .............................................. 110

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................................


...................................... 111

Travail de Fin D’Etudes Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

LISTE DES FIGURES


Figure 1: Principe de la formation de la carbonatation ................................................................
................................................ 16
Figure 2: Auscultation du béton par le scléromètre ................................................................
..................................................... 24
Figure 3: Auscultation dynamique du béton ................................................................
................................................................ 25
Figure 4: Principe général de la radiographie ................................................................
............................................................... 26
Figure 5: la partie fixée au sol d’un fleximètre ................................................................
............................................................. 30
Figure 6: Diagramme contrainte (σ) – déformation (ε) instantanée ée et différée du béton........................... 35
Figure 7: Diagramme conventionnel contraintes-déformations
contraintes des armatures ..........................................
................................ 36
Figure 8: Poutre d’essai ; la charge q varie progressivement ................................................................
....................................... 36
Figure 9 : Courbe charge -flèche
flèche d’une structure en béton armé ................................................................
................................ 37
Figure 10 : Phase non fissurée ; la section du béton travaille entièrement ...............................................
................................ 37
Figure 11: Phase fissurée ; difficulté d’attribuer une valeur à l’inertie. .......................................................
................................ 38
Figure 12 : Allure du diagramme contrainte-déformation
contrainte déformation du béton pour l’analyse structurale. ................ 41
Figure 13 : Allure du diagramme contrainte-déformation
contrainte déformation du béton pour l’étude des sections. ................. 41
Figure 14 : influence de la fissuration sur la flèche réelle. ................................................................
........................................... 42
Figure 15 : influence de la durée d’application des charges sur la déformée. .............................................
................................ 42
Figure 16: Découpage de la travée en 2 tronçons égaux.................................................................
............................................. 44
Figure 17: Découpage de la travée en 4 tronçons égaux.................................................................
............................................. 44
Figure 18: Découpage de la travée en 6 tronçons égaux.................................................................
............................................. 44
Figure 19: Découpage de la travée en 8 tronçons égaux.................................................................
............................................. 45
Figure 20: Découpage de la travée en 10 tronçons égaux.................................................................
égaux. ........................................... 45
Figure 21: La déformée d’une poutre sous l’effet d’un moment fléchissant. ..............................................
................................ 47
Figure 22: Situation de l’ouvrage. ................................................................................................
................................ ................................................. 55
Figure 23: Structure du tablier ................................................................................................
................................ ...................................................... 56
Figure 24: coupe transversale du tablier sur pile ................................................................
......................................................... 56
Figure 25: Décollement localisé des bétons des poutres au droit d’un joint entre travées......................... 57
Figure 26: fosse d’affouillement à l’amont de la pile. ................................................................
.................................................. 58
Figure 27: joint de trottoir non étanche. ................................................................................................
...................................... 59
Figure 28: Gargouilles courtes laissant les eaux couler sur les faces extérieures des poutres, ................... 59
Figure 29: Ravinements des remblais d’accès par les eaux de la chaussée. ................................................
................................ 60
Figure 30: Constitution du béton des poutres à base de granulats roulés de l'oued. .................................. 61
Figure 31: charge concentrée sur une entretoise intermédiaire..................................................................
................................ 63

Figure 33 : Le système de charge  ................................................................................................


Figure 32: Ligne d'influence transversale de la poutre n° 2 ................................................................
......................................... 66

Tableau 5 : Valeurs de ................................................................................................


............................................ 71
................................ ............................................................. 71
Figure 34 : Système Mc120 ................................................................................................
................................ ........................................................... 72
Tableau 6 : Valeurs de CRT.................................
................................................................................................
........................................................... 74
Figure 35 : Lignes d'influence pour une poutre sur appui simple ................................................................
................................ 74
Figure 36 : Diagramme du moment fléchissant sous l’effet de la charge permanente ............................... 76
Figure 37 : Diagramme de l’effort tranchant sous l’effet de la charge permanente.................................... ................................ 76

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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Tableau 7 : Sollicitations dues à la charge permanente. ................................................................


.............................................. 77
Figure 38 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge A (L)................................................
................................ 77
Tableau 8 : Sollicitations dues au système A(l) ................................................................
............................................................. 78

Figure 39 : Détermination des moments fléchissant sous la charge ................................


Tableau 9 : Sollicitations dues à la charge du trottoir ................................................................
.................................................. 79

Figure 40 : Effort tranchant dans la section x sous l'effet de  ..................................................................


....................................................... 79

Figure 41 : Détermination des moments fléchissant sous la charge 


...............................................
................................ 80

x sous la charge 
..........................................................
................................ 81
Figure 42 : Effort tranchant dans la section s ................................ 81
Figure 43 : la position transversale du camion ................................................................
............................................................. 83
Figure 44 : les dimensions du camion ................................................................................................
........................................... 84
Figure 45 : la position longitudinale des charges................................................................
.......................................................... 84
Figure 46 : la position de la mesure de la flèche F................................................................
........................................................ 84
Figure 47 : la saisie du tablier sur ROBOBAT................................................................
ROBOBAT ................................................................. 86
Figure 48 : la saisie d’une charge roulante sur ROBOBAT ................................................................
............................................ 87
Figure 49 : la configuration des options de maillage sur ROBOBAT. ROB ................................
............................................................ 88
Figure 50 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(charge permanente) ................................................................................................................................
................................ .................................... 89
Figure 51 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(Système A(l)) ................................................................................................................................
................................ ................................................ 90
Figure 52 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(charge du trottoir) ................................................................................................................................
................................ ....................................... 90
Figure 53 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(Système Bc)................................................................
................................................................................................
.................................................. 91
Figure 54 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(Système Mc120). ................................................................................................................................
................................ ......................................... 92
Figure 55 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(combinaison à l’ELU)................................
................................................................................................................................
.................................... 92
Figure 56 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat
(combinaison à l’ELS) ................................................................................................................................
................................ .................................... 93
Figure 57 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après
la réduction de E (Système Bc)................................
................................................................................................
..................................................... 95
Figure 58 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après
la réduction de E (Système Mc120) ................................................................................................
............................................. 96
Figure 59 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après
la réduction de E (ELU) ................................................................................................
................................ ................................................................. 97
Figure 60 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après
la réduction de E (ELS) ................................................................................................
................................ ................................................................. 97
Figure 61 : la disposition de la charge q sur l’entretoise. ................................................................
............................................. 98
Figure 62 : la disposition de la charge q entre deux entretoises. .................................................................
................................ 99
Figure 63 : la disposition des es charges de l’essai sur le tablier. ................................................................
................................... 100

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1: les charges des équipements du tablier (superstructures).........................................................
................................ 67
Tableau 2 : Valeurs des coefficients de majoration dynamique. ..................................................................
................................ 69
Tableau 3 : Valeurs de a1................................................................................................
................................ ............................................................... 70

Tableau 5 : Valeurs de ................................................................................................


Tableau 4 : Valeurs de V0 ................................................................................................
................................ .............................................................. 70
................................ ............................................................. 71
Tableau 6 : Valeurs de CRT.................................
................................................................................................
........................................................... 74
Tableau 7 : Sollicitations dues à la charge permanente. ................................................................
.............................................. 77
Tableau 8 : Sollicitations dues au système A(l) ................................................................
............................................................. 78

Tableau 10 : Sollicitations dues au système  ................................................................


Tableau 9 : Sollicitations dues à la charge du trottoir ................................................................
.................................................. 79

Tableau 11 : Sollicitations dues au système 


................................................................
............................................................ 80
.................................................... 82
Tableau 12 : Sollicitations totales dans la poutre N° 2. ................................................................
................................................ 82
Tableau 13 : sections d’acier à l’ELU et à l’ELS pour la poutre N° 2..............................................................
................................ 83
Tableau 14 : Moments dues à la charge cha d’essai ................................................................
........................................................... 85
Tableau 15 : moments fléchissants, dues à la charge permanente, calculés avec Robobat ........................ 89
Tableau 16 : moments fléchissants, dues au système A(l), calculés avec Robobat...................................... ................................ 89
Tableau 17 : moments fléchissants, dues à la charge du trottoir, calculés avec Robobat ........................... 90
Tableau 18 : moments fléchissants, dues au système Bc, calculés avec Robobat ....................................... ................................ 91
Tableau 19 : moments fléchissants, dues au système Mc120, calculés avec Robobat. ............................... 91
Tableau 20 : moments ts fléchissants calculés avec Robobat à l’ELU. .............................................................
................................ 92
Tableau 21 : moments fléchissants calculés avec Robobat à l’ELS. ..............................................................
................................ 93
Tableau 22 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (système
Bc) ................................................................
................................................................................................
................................................................. 95
Tableau 23 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (système
Mc120). ................................................................
................................................................................................
......................................................... 95
Tableau 24 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (ELU). 96
Tableau 25 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (ELS). . 97
Tableau 26 : moments dues à la charge d’essai calculés avec Robobat. ....................................................
................................ 100

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


11
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

INTRODUCTION
Les ponts sont des ouvrages qui vieillissent et se dégradent dans le temps sous plusieurs actions
extérieures. La détermination de leur capacité portante nécessite la connaissance de plusieurs
paramètres caractérisant la géométrie, les matériaux constituants et les charges d’exploitation lors
des trois phases : de conception, de réalisation et de l’exploitation.

Le souci des maîtress d’ouvrages est de mieux connaître


connaître le domaine d’utilisation de leurs ouvrages
d’une part pour des raisons simples liées à l’accroissement du trafic, mais aussi pour rendre les
limitations de charges mises en place plus réalistes et ainsi d’employer au mieux les ouvrages
existants. L’expertise
ertise sur un ouvrage intervient souvent à la suite de comportement curieux de la
structure, ou après découverte de dégradation plus ou moins importante sur certains éléments.

Les principales missions d’une étude de comportement et l’évaluation de la capacité portante d’un
pont sont :

’ouvrage à supporter le trafic réel actuel


L’étude des possibilités de l’ouvrag

La définition des travaux de renforcement à réaliser

La limitation des charges à maintenir ou à mettre en place

La méthode appliquée généralement pour l’évaluation de la capacité portante d’un pont se résume
en ces trois étapes :

Recherche et analyse des archives de l’ouvrage :

C’est une étape longue et fastidieuse et constitue la clé de réussite de l’étude. Sans dossier
d’archives, il est difficile de d’aboutir à un résultat final satisfaisant. La connaissance du
ferraillage
llage mis en place et des schémas de construction est nécessaire pour la détermination de la
capacité portante de l’ouvrage. Malheureusement il existe plusieurs ouvrages dont on dispose de
peu d’informations sur les conditions de conception, de réalisation et d’entretien. Les informations
disponibles sont à prendre avec précaution car elles sont souvent sources d’erreur et ne reflètent
pas nécessairement la réalité.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


12
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Détermination de l’état réel de l’ouvrage existant :

Pour cerner le problème on procède à une inspection de toutes les parties de la structure (tablier,
piles et culées, fondations) dont le but est de relever les dégradations et les désordres. Cette étude
pathologique permet d’évaluer l’état réel de la santé de l’ouvrage. Le programme des
investigations doit être bien conçu afin d’aboutir a des résultats représentatifs. Ces données seront
ensuite exploitées pour recaler les résultats du calcul théorique de l’ouvrage.

Recherche de la capacité portante de l’ouvrage :

L’évaluation de la capacité portante de l’ouvrage


l’ouvrage permet d’évaluer l’état réel de déformation dans
les différents éléments structuraux ainsi que la stabilité globale de l’ouvrage réel pour une
intensité de trafic donnée. La capacité portante de l’ouvrage permet au maitre d’ouvrage
d’effectuer
effectuer le choix entre les différentes solutions de renforcement ou de limitation de charges.

L’objet de notre travail de fin d’étude est le diagnostic et l’évaluation du comportement d’un
d’u
ouvrage d’art existant et l’évaluation de sa capacité portante pour juger de la nécessité ou non de
subir un renforcement ainsi qu’une éventuelle limitation de charges.

La première partie de ce mémoire, est une étude bibliographique des origines des désordres dans
les ponts
onts ainsi que les différentes techniques
techniques d’auscultation des ouvrages d’art en béton armé. Elle
traite aussi le comportement du béton armé à l’état limite de service selon les différents règlements
à savoir le BAEL, l’EUROCODE

La deuxième partie consiste en une étude détaillée de l’ouvrage


age franchissant Oued Tassaoute qui
permet d’établir un diagnostic sur sa structure et d’évaluer son comportement sous l’effet des
charges réglementaires et déterminer ainsi sa capacité portante. Le calcul des efforts dans la
structure de l’ouvrage a été fait de deux manières différentes : premièrement avec la méthode
manuelle (méthode des entretoises rigides) ensuite par en modélisant la structure dans Robobat.
Robobat

Les résultats obtenus nous ont permis de calculer les flèches par les différentes méthodes de calcul
c
(méthode générale, méthode de l’inertie fictive, Eurocode 2, méthode ACI) pour la comparer à la
flèche expérimentale et avoir des déductions quant au comportement de notre ouvrage.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


13
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

PARTIE I

Étude bibliographique

Dans cette partie nous nous intéresserons à l’étude bibliographique des origines des
désordres dans les ponts ainsi que les différentes Techniques d’auscultation des
ouvrages d’art en Béton Armé.
Armé. Nous traiterons aussi le comportement du béton
armé à l’état limite de service

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


14
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 1 : PATHOLOGIE DES OUVRAGES D’ART

1. Les principales causes de désordres affectant les ponts :

Les ponts peuvent être affectés par des désordres de gravité très variable sous plusieurs actions
extérieures naturelles ou artificielles. Les principales origines des désordres sont les suivantes:

1.1.La dégradation des matériaux :


1.1.1. Les altérations du béton :

Le béton subit de nombreuses agressions physiques, physico-chimiques


physico chimiques et chimiques
chimiq qui altèrent
ses qualités s’ils peuvent pénétrer et réagir avec les hydrates du ciment en formant des composés
expansifs ou solubles.
 La carbonatation :

La carbonatation est un phénomène chimique présent dans l’épiderme du béton tout au long de sa
vie. Elle correspond à la transformation progressive d'essentiellement un des composés du béton
durci, la portlandite en calcite, au contact du dioxyde de carbone contenu dans l'air et en présence
d'humidité. Cette transformation s'accompagne d'une diminution
diminut du pH.

Une des conséquences principales de la carbonatation est de favoriser la corrosion des armatures,
lorsque le front de carbonatation les atteint. En effet, les armatures, passivées dans le béton sain de
fort pH, ne sont plus protégées dans le béton carbonaté. Quand le processus de dégradation est
fort, la rouille provoque l’éclatement du béton d’enrobage et laisse apparaître, à partir
d’épaufrures, les armatures oxydées.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


15
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 1: Principe de la formation de la carbonatation

A partir d'une distance de 25 à 30 mm à l'intérieur du béton, il n'y a plus d'échange gazeux grâce
aux dépôts de calcaire de la pâte du ciment. Le pH reste stable à une valeur d'environ 11. La
corrosion ne se manifeste pas.

 L’action des ions sulfates :

Les solutions aqueuses de sels sulfatés présentes dans certains sols et eaux souterraines attaquent
le béton à base de ciment Portland. La rapidité et la gravité de l'attaque dépendent de la quantité de
sulfate (soluble) disponible, de la présence d'eau, de la composition du ciment, et de certaines
caractéristiques du béton telles que la perméabilité. À mesure que progresse cette attaque, la pâte
de ciment durcie perd progressivement de sa résistance. Le processus se termine par la
désagrégation du béton.
L’attaque du béton par les sulfates résulte d'une réaction chimique qui se produit en présence d'eau
entre l'ion sulfate et l'aluminate de calcium hydraté, et/ou les éléments constitutifs de l'hydrate de
calcium de la pâte de ciment durcie. Les produits qui résultent de ces réactions sont l'hydrate de
sulfoaluminate de calcium communément appelé ettringite et l'hydrate de sulfate de calcium
mieux connu sous le nom de gypse. Les volumes de ces solides sont beaucoup plus grands que
ceux des corps
rps qui leur ont donné naissance; il en résulte des contraintes qui peuvent détériorer la
pâte et finalement désintégrer le béton.

 L’action des chlorures :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


16
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Les deux principales sources de chlorures susceptibles de contaminer


ntaminer le béton sont les sels
antivergals et l’eau de mer. Les ions chlorures pénètrent dans le béton par diffusion et réagissent
avec les aluminates de calcium pour former le chloroaluminate, produit stable et qui se forme sans
expansion susceptible de provoquer la dégradation du matériau. Les problèmes apparaissent, en
fait, lorsque les ions chlorures non fixés atteignent les armatures, ce qui peut se produire assez
facilement dans un tablier de pont.
L’action de l’eau de mer est complexe : elle agit principalement par l’intermédiaire
l’intermédi du sulfate et
du chlorure de magnésium qu’elle contient, parfois par l’intermédiaire du sulfure d’hydrogène.
d’hydrogène Le
sulfate de magnésium, sel acide, réagit avec l’hydroxyde de calcium pour former du sulfate de
calcium et de l’hydroxyde de magnésium. Le sulfate
sulfate de calcium peut conduire à la précipitation
d’ettringite secondaire. Le chlorure de magnésium est, comme le sulfate de magnésium, un sel
acide susceptible de former, avec l’hydroxyde de calcium, du chlorure de calcium, très soluble,
qui peut ensuite réagir avec les aluminates de calcium pour donner le choroaluminate.
Ce dernier, en présence d’ions sulfates, se transforme en ettringite expansive.
Ce sont les parties de structure situées dans la zone de marnage qui sont les plus exposées à ces
réactions chimiques, indépendamment de l’action mécanique des vagues.

 L’alcali-réaction :

Les mécanismes des alcali-réactions


réactions se développent au sein des structures de façon généralement
hétérogène. Ils résultent, dans leur principe, d’une réaction entre la phase liquide interstitielle,
contenant des alcalins en quantité importante, et les particules réactives contenues dans les
granulats (silice amorphe ou cryptocristalline) ; la chaux et l’humidité créent un environnement
propice.
Parmi les trois réactions actuellement
actuel connues, à savoir les réactions alcali-silice,
alcali alcali-silicate
(proche de la précédente) et alcali-carbonate,
alcali carbonate, la plus fréquente est la première : les alcalins, qui
proviennent essentiellement du ciment mais aussi, dans certains cas, de l’altération des granulats
en milieu basique (tels les granulats contenant des feldspaths, des micas ou des argiles),
commencent par migrer au sein de la solution interstitielle présente dans les pores du béton et
entrent en contact avec les particules de silice réactive
réacti présentes à la surface ou dans les fissures
des granulats. Il se forme alors un gel de silicate alcalin. Ensuite, ce gel de silicate alcalin se
combine avec le calcium provenant de la pâte du liant (Ca(OH)2) pour former un gel silico-calco-
silico
alcalin. Ce gel
el peut absorber une grande quantité d’eau et possède la propriété d’être gonflant. Il

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


17
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

peut alors provoquer une expansion du béton, une tension dans les armatures passives, voire une
surtension dans les armatures actives.

1.1.2. La corrosion de l’acier :

La corrosion avec formation de rouille des armatures dans les bétons comporte deux phases. Dans
une première phase (ou stade), les éléments agressifs, tels que le dioxyde de carbone (CO2) ou les
chlorures (Cl-),
), présents dans le milieu environnant, pénètrent dans le béton. C'est le stade
d'incubation (1). La seconde phase (2) est celle dite de propagation qui commence lorsque ces
corps agressifs se trouvent à des concentrations assez fortes au niveau des armatures. Elle
correspond à la croissance de la rouille,
rouille, qui peut ensuite faire éclater le béton d'enrobage (3).

Ces étapes se décrivent de la façon suivante :


Une
ne première étape concerne le transport des agents agressifs (principalement le gaz carbonique et
les chlorures), de l’eau et de l’oxygène, conduisant
conduisant à l'amorçage de la corrosion (dépassivation des
armatures),
Une étape de croissance, qui conduit à l’endommagement du béton, et à la formation d’éclats,
épaufrures, ruptures, etc. Elle commence lorsque ces corps agressifs se trouvent à des
concentrationss suffisamment élevées au niveau des armatures.

Dans une structure en béton précontraint, le béton est préalablement soumis à une compression, à
l’aide d’armatures de précontrainte en acier, de sorte qu’une traction ultérieure, en service, donne
une contrainte
ainte de traction très basse dans le matériau.
Les armatures de précontrainte peuvent se corroder selon le processus habituel, comprenant une
dissolution et une formation de rouille, ou par fissuration, quand elles sont tendues (corrosion sous
contrainte). Dans le premier cas, des fissures sont amorcées aux racines de petites piqûres. Dans le
deuxième cas, les fissures sont dues à la fragilisation d'hydrogène, la plupart du temps sans
dissolution visible ni rouille. Après amorçage, une fissure se développe lentement jusqu'à ce que
l’armature se casse. La durée de vie dépend de divers paramètres : nuance d’acier, type
d'environnement, niveau de contrainte appliquée. Ainsi, seules les armatures de précontrainte des
tendons durables sont choisies pour des
de structures
tures réelles, après essais adéquats de corrosion sous
contrainte.

1.2.Les effets des actions naturelles :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


18
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Les différents mécanismes à la source des dégradations sont très souvent fonction des conditions
climatiques et du type d'exposition du béton :

 Climat tempéré froid :


 Cycles de gel dégel et taux d'humidité élevé.
 Fissuration interne due au gel dégel.
 Corrosion des armatures.
 Réactions alcalis granulats.

 Climat tempéré chaud et humide :


 Attaque par les eaux agressives.
 Réactions alcalis granulats.

 Climat sec :
 Carbonatation.

1.3.Les effets du trafic routier ou ferroviaire :

La circulation des véhicules sur les ponts agit d’abord comme une charge verticale à laquelle le
pont doit résister sans trop se déformer.

Au fil des années, et avec le développement des systèmes de transport routier, les véhicules sont
devenus de plus en plus lourds et le trafic de plus en plus dense. Avec cette extension des réseaux
et le développement du trafic, les règlements se sont succédés, apportant un nouveau convoi
co de
calcul, sensiblement plus lourd que le précédent. Et par conséquent quand une structure subit un
chargement au-delà
delà de sa charge de dimensionnement, des fissures de flexion et de cisaillement se
produisent, conduisant à une accélération de la corrosion
corrosion des aciers et à d’autres types de
dommages.

1.4.Les effets des actions à caractère accidentel :

 Action due à l’eau :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


19
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

L’action mécanique de l’eau sur les structures recouvre principalement les phénomènes
d’affouillement et d’abrasion.

L’affouillement autour des piles de ponts consiste en un creusement du lit de la rivière qui tend à
en déchausser les fondations .Il fut la principale cause da la destruction des ponts. Aujourd’hui, les
techniques d’exécution des fondations sont parfaitement maîtrisées et bien exécutées, alors les
conséquences accidentelles d’affouillements ne sont plus à craindre pour des ouvrages neufs
correctement fondés. Par contre, elles le sont toujours pour les ouvrages anciens et même récents
qui ne sont pas suffisamment fondés.

 Actions
ctions dues aux séismes :

Un séisme est un déplacement imposé induisant, dans les diverses parties d’un pont, des efforts
dont l’intensité est d’autant plus élevée que les parties en question sont lourdes et rigides. D’après
l’expérience, les effondrements
ments les plus spectaculaires résultent le plus souvent d’une insuffisance
d’armatures transversales et/ou d’un excès d’armatures longitudinales mal maintenues dans les
zones travaillant en dehors du domaine élastique.

 Chocs des véhicules :

Les chocs
cs des véhicules sur les piles ou sur les tabliers des ponts sont des accidents relativement
fréquents. Surtout les chocs dus aux véhicules lourds ; les détériorations vont de simples
épaufrures à des véritables fractures selon la nature des marchandises transportées et les
dimensions de la structure.

1.5.Erreurs de conception :
1.5.1. Défauts de résistance vis-à-vis
vis vis de la flexion et de l’effort tranchant :

Les ponts connaissent des désordres plus ou moins graves par suite d’une insuffisance manifeste
de résistance à la flexion. Les causes les plus courantes de cette insuffisance étaient l’oubli des
actions thermiques, la méconnaissance des effets des déformations différées gênées dans les

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

ouvrages construits par phases (redistributions d’efforts par fluage) et une évaluation optimiste de
l’effort de précontrainte ou des effets de dénivellations d’appuis.
Des défauts de résistance vis-à-vis
vis de l’effort tranchant ont souvent accompagné les défauts de
résistance en flexion. Cela se traduisait généralement par une allure particulière de la fissuration
de certains ouvrages. Ces défauts trouvaient leur origine dans une évaluation erronée des
contraintes tangentes conduisant à une épaisseur insuffisante des âmes des poutres, ou dans une
prise en compte abusive des réductions d’effort tranchant par la précontrainte.

1.5.2. Quelques autres causes de fissuration :

Certains désordres furent imputables à des erreurs de conception du ferraillage


aillage de pièces en béton
armé :
Armatures en feuillets sans liaison transversale (pouvant conduire, par exemple, à un éclatement
du béton dans les nœuds de portiques très sollicités),
sollici ancrages et/ou recouvrements trop courts,
absence ou insuffisance d’armatures de peau ou de répartition, poussées au vide (entraînant
également des éclatements du béton) des barres tendues ou comprimées, appareils d’appui placés
trop près du bord de certaines pièces, etc., et surtout enrobages insuffisants conduisant à un aspect
dégradé dû à la corrosion totale de certaines armatures quelques années seulement après la
construction.

1.5.3. Fatigue :

Les ponts en béton peuvent subir un endommagement par fatigue


ue : il se traduit par une
dégradation de l’adhérence entre le béton et les armatures entraînant l’apparition d’une fissuration
pouvant affecter la durée de vie de l’ouvrage, voire des déformations irréversibles sous l’effet des
charges de service. Le degréé d’endommagement dépend de nombreux facteurs comme le nombre
et l’intensité des cycles de chargement, la variabilité des charges appliquées et le degré de
fissuration entraînant une modification des propriétés du béton.

1.6.Erreurs d’exécution :

Les erreurs d’exécution sont dues à une insuffisance des documents d’exécution, entraînant des
improvisations aux conséquences souvent graves, ou bien à des déficiences dans l’organisation ou
le contrôle de la qualité, ou encore au non-respect
non de certaines règles de l’art.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


21
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Les exemples typiques de mauvaise exécution comprennent :

 Enrobage des aciers insuffisant.


 Nids de cailloux : parties poreuses où de gros agrégats sont concentrés à cause de
ségrégation ou d’insuffisance de compacité lors de la mise en place du béton. Ces
zones augmentent la pénétration du dioxyde de carbone et de l’eau, et entraînent une
corrosion précoce des aciers, s’ils sont présents ;
 Joint sec : c’est une discontinuité formée dans le béton lorsqu’une première couche de
béton est mise en place
place puis une autre couche au contact de la précédente après une
période de temps excessive. Le béton est fragile tout au long du joint sec entraînant
une dégradation significative de la résistance, de la durabilité et de l’étanchéité des
structures ; injection
ion des gaines : Une injection incomplète et l’existence d’une cavité
dans la gaine peut éventuellement entraîner l’infiltration d’eau et finalement la
corrosion et la perte des aciers de précontrainte.

2. Les différentes Techniques d’auscultation des ouvrages


ouvrage d’art en Béton
Armé :

Les techniques d’auscultation diffèrent suivant la nature des désordres constatés, mais les choix
sont guidés par l’idée que l’on peut se faire des causes probables de la pathologie constatée. Une
auscultation efficace doit permettre d’apprécier la qualité du (ou des) matériau(x) en place et de
caractériser le mode de fonctionnement actuel de la structure.

2.1.Appréciation de la qualité des matériaux :

L’évaluation des matériaux s’appuie à la fois sur des études et analyses sur prélèvements et sur des
méthodes physiques d’examen en place.

2.1.1. Études sur prélèvements :

Les prélèvements, échantillons dont on limite la taille et le nombre pour ne pas aggraver
l’endommagement potentiel de la structure, sont pratiqués dans les zones les
le moins vitales. Les
résultats des mesures effectuées sur ces prélèvements ne sont pas forcément représentatifs de

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


22
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

l’ensemble de l’ouvrage : on les utilise plutôt comme référence d’étalonnage ou comme point de
comparaison, pour compléter les informations que l’on tire d’essais non destructifs.

 Essais mécaniques :

Il s’agit des essais classiques de compression et de traction.


La difficulté est que les essais sont généralement effectués sur des carottes les plus petites
possibles et en nombre limité dont la forme et la dimension diffèrent notablement de la forme et
de la dimension des éprouvettes normalisées.
C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’établir une correspondance entre les résultats
qu’on trouve sur une éprouvette normalisée (16×32)
(16 32) et sur ce que l’on peut trouver sur une
carotte, de quelques centimètres de diamètre, extraite à l’occasion d’une auscultation.

 Essais physiques :
Il s’agit principalement de mesure de densité, mais aussi de porosité, de teneur en eau, etc. On
peut
eut notamment utiliser, pour ces mesures, des appareils de gamma densimétrie par transparence.
transparence

 Essais chimiques :
Les méthodes d’essais chimiques et physico-chimiques
physico chimiques sont relativement développées, elles ont
l’avantage de ne nécessiter que de petits échantillons
éc ; par ailleurs, la nature des renseignements
qu’elles fournissent rend le caractère ponctuel du prélèvement moins gênant que pour les mesures
précédemment évoquées.

2.1.2. Examen du matériau en place :

L’examen du matériau en place vise à contrôler de façon non destructive l'homogénéité d'un béton
à l'échelle d'un ouvrage ou d'un élément de structure.
L'analyse des résultats permet de déterminer la qualité des matériaux et de rechercher des
hétérogénéités pouvant correspondre à des fissures, des
es vides, des zones altérées ou
décomprimées, notamment à la suite d'agressions externes telles que le gel ou l'incendie.
Les méthodes non destructives ne permettent pas, jusqu'à nos jours, de fournir des données assez
précises pour remplacer totalement
otalement les méthodes destructives.
Les méthodes utilisées sont :

 Auscultation des bétons : Le scléromètre :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


23
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Les mesures au scléromètre sont destinées à caractériser la dureté de surface d'un béton. Le
principe de la méthode est basé sur la hauteur de rebond
rebond d'une bille d'acier projetée contre le
parement en béton par un ressort de tarage connu : la hauteur du rebond sera d'autant plus grande
que le béton est résistant (en surface).

Figure 2: Auscultation du béton par le scléromètre

 Auscultation dynamique des bétons :


La méthode qui consiste à mesurer la vitesse de propagation des impulsions ultrasoniques est
actuellement la seule du genre qui permette d'effectuer des essais de résistance sur le béton coulé
sur place. Cette méthode permet
ermet de mesurer le temps de propagation d'une impulsion ultrasonique
traversant le béton. Les principales caractéristiques de tous les appareils disponibles sur le marché
sont très semblables. Ces appareils comprennent un générateur d'impulsions et un récepteur
réc
d'impulsions. Les impulsions sont produites par des cristaux piézo-électriques
piézo électriques à excitation par
choc. Des cristaux semblables sont utilisés dans le récepteur3. Le temps de propagation de
l'impulsion dans le béton est mesuré par des circuits de mesure
mesure électroniques.
Les essais consistant à mesurer la vitesse de propagation des impulsions peuvent être effectués sur
des éprouvettes de laboratoire comme sur des ouvrages en béton terminés. Certains facteurs
influent toutefois sur la prise de mesures:

 La surface sur laquelle l'essai est effectué doit épouser parfaitement la forme de l'appareil
qui lui est appliqué, et une substance de contact telle une mince couche d'huile est
indispensable.
 Le parcours doit être préférablement d'au moins 12 po (30 cm) de façon à prévenir toute
erreur occasionnée par l'hétérogénéité du béton.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


24
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 Une augmentation de la vitesse des impulsions se produit à des températures sous le point
de congélation à cause du gel de l'eau; entre 5 et 30°C (41 et 86°F), la vitesse des
impulsionss n'est pas subordonnée à la température.
 La présence d'acier d'armature dans le béton a un effet appréciable sur la vitesse des
impulsions. Il est par conséquent souhaitable et souvent indispensable de choisir des
parcours d'impulsions qui ne sont pas influencés
influencés par la présence d'acier d'armature ou
d'effectuer des corrections si de l'acier se trouve sur le parcours de l'impulsion.

Les mesures de vitesse de propagation du son (ondes soniques ou ultrasoniques) à travers un


matériau ont pour objet d'évaluer la qualité dynamique (densité, module dynamique) d'un béton.
Une diminution de la vitesse de propagation des ondes longitudinales indique la présence d’un
défaut (fissure, matériau peu cohérent, ...).

Figure 3: Auscultation dynamique du béton

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25
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 l’auscultation par radiographie (ou gammagraphie):


On place une source S de rayonnement γ ou X d’un côté
ôté de la paroi à examiner et le flux de
rayonnement, après avoir traversé la paroi, vient impressionner un film photographique.
photographique
Le film photographique est impressionné différemment suivant l’intensité reçue :
 la présence d’un corps plus dense que le béton (un acier, par exemple) se
matérialise par une trace plus claire (moins d’intensité émergente) ;
 la présence d’un vide (manque de coulis d’injection, par exemple) a pour effet
un noircissement plus important du film (plus d’intensité émergente).

Figure 4: Principe général de la radiographie

 Diagnostic de l’état du béton armé :


Détection de la corrosion des armatures :
Moyennant le respect de certaines conditions de nature électrique, une méthode basée sur la
mesure du potentiel électrochimique permet de repérer, à la surface d’un tablier ou d’une surface
de béton, les zones de corrosion des aciers, y compris dans le cas de structures
structures situées dans l’eau.
Cette détermination se pratique en déplaçant, le long du tracé des armatures et à la surface du
béton, une électrode de référence en cuivre – sulfate de cuivre saturé (ou parfois en argent
– chlorure d’argent). Cette électrode est reliée à un millivoltmètre qui, lui-même,
même, est relié au
ferraillage.
L’application de cette méthode n’est pas suffisante pour définir avec précision l’état de corrosion
des armatures.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


26
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Le contrôle de la profondeur de carbonatation :


Ce contrôle est effectué à l’aide d’un indicateur coloré, la phénolphtaléine, après avoir réalisé des
encoches de diverses profondeurs dans le béton. Le réactif colore en rose les parties de béton non
carbonatées et dont le pH est supérieur à 9.
L’analyse de la teneur en chlorures
chlorure :

Cette analyse se pratique sur la poudre obtenue en perçant le béton à différentes profondeurs.
L’analyse est ensuite réalisée en laboratoire. Il est ainsi possible d’accéder au gradient de teneur
en chlorures existant dans l’épaisseur du béton et, en particulier,
articulier, dans la zone d’enrobage des
aciers.
La mesure de la perméabilité de surface :
Cette mesure se pratique sur ouvrage par une méthode non destructive qui consiste à plaquer un
appareil en forme de cloche contre le parement, à faire le vide à l’intérieur
l’in de cette cloche, et à
mesurer le temps de rétablissement de la pression atmosphérique. Ce temps est fonction des
caractéristiques de perméabilité du support.

2.2.Le mode de fonctionnement réel de la structure :

On distingue deux types de fonctionnement : Fonctionnement à vide et Fonctionnement sous


charges.

2.2.1. Fonctionnement
ent à vide :

L’examen de ce comportement permet de déterminer l’influence de certains phénomènes tels


que le fluage, le retrait, etc.…sur la variation des flèches de la structure à vide.

 Suivi topographique:
En amont de l’auscultation, il est nécessaire au stage de la surveillance courante d’un ouvrage de
suivre sa géométrie générale, et notamment son nivellement.

 Fondations et appuis :
Lorsque des désordres se produisent
produisent dans les fondations d’un ouvrage, ils se manifestent souvent
par des mouvements des appuis. Le suivi d’un ouvrage doit comporter la vérification périodique
de la stabilité (au sens topographique) des appuis.

 Tablier :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


27
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Lors d’une visite courante, il n’est pas en général nécessaire de procéder à un nivellement de
haute précision du tablier. En effet, toute déformation anormale du tablier sera immédiatement
visible au niveau de la lisse supérieure du garde-corps
garde corps (puisqu’il est fixé assez rigidement au
tablier).

2.2.2. Fonctionnement sous charges :

 L’essai de charge :

Les ouvrages sont généralement soumis à des épreuves de chargement de réception avant mise
en service

Pour les ouvrages défectueux, on a recours aux mesures de flèches pour étudier leur
comportement sous les charges de l’essai. Il est à noter que si l’ouvrage présente des désordres
susceptibles d’affecter sa force portante, on peut avoir intérêt à procéder à une mise en charge
progressive ; une bonne méthode consiste alors à charger l’ouvrage avec des citernes vides, que
l’on remplit d’eau à la demande ; on peut ainsi arrêter la mise en charge dès que la réponse de
l’ouvrage devient anormale

But de l’essai :

Les essais de charge doivent permettre de contrôler le comportement réel de l’ouvrage sous
charges. Les essais servent en particulier à vérifier les points suivants:

• La concordance du calcul statique avec les résultats d'essais. Cela est réalisé par la
comparaison des valeurs des déformations calculées par l'auteur du projet avec celles
obtenues lors des essais;

• l'état de fissuration par une inspection visuelle de l'ouvrage


l'ouvrage et, le cas échéant, la mesure de
la variation de l'ouverture des fissures sous charge;

• l'élasticité de l'ouvrage par l'observation de la réversibilité des déformations;

• le bon fonctionnement des équipements du pont, à savoir des appuis et éventuellement


éventuel des
joints de dilatation;

• la flèche admissible ainsi que la capacité de l'ouvrage à subir une charge statique
importante sans dégât;

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


28
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

• la détection des défaillances éventuelles de la structure assez tôt dans la vie de l'ouvrage.
Ainsi, le programme de surveillance peut être modifié à temps pour tenir compte des
défaillances observées et pour suivre leur évolution.

L'essai de charge sert également comme point de référence pour le programme de maintenance.

Méthode de mise en charge :

La mise en chargement
gement de l’ouvrage s’effectue en général au moyen de véhicules de poids
connu (exemple : camions).

Les dispositions typiques des camions sont :

 Symétrique par rapport à la mi-travée


mi : pour vérifier le comportement en
flexion positive maximale.

 Le long d’un côté de l’ouvrage : pour vérifier le comportement à la torsion.

 De part et d’autre d’un appui intermédiaire : pour vérifier le comportement en


flexion négative maximale

L’évolution des déformations résiduelles dans le temps est suivie par des mesures de référence
(lecture à zéro) effectuées régulièrement sur l’ouvrage non chargé. Afin d’améliorer la qualité des
mesures, la déformation de la structure sous charge est calculée comme la différence entre la
mesure sous charge et la mesure à zéro.

 Méthodes de mesure des déformations :


En règle générale, les déformations du pont sont mesurées à mi-portée
mi portée et aux quarts de chaque
travée, ainsi que sur appuis pour les travées chargées lors de l'essai.

Chaque cas de charge est répété trois fois pour augmenter la précision des mesures.

Les déformations sont mesurées par:

 Nivellement topographique :

Cette méthode a l’inconvénient d’être longue et de nécessiter un personnel hautement qualifié.

 fleximètres (ou comparateurs) :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


29
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Le type le plus ancien est le fleximètre mécanique qui


est constitué d’un fil métallique tendu verticalement entre
le tablier et un point d’ancrage au sol. Un stylet situé à
l’autre extrémité de ce levier permet un enregistrement sur
un tambour.
Cette méthode
éthode a l’inconvénient de nécessiter un point
d’ancrage fixe sous l’ouvrage, qu’il n’est pas toujours
possible de réaliser. Le vent est considéré comme un
facteur perturbateur qui fausse les mesures.

Figure 5: la partie
ie fixée au sol d’un fleximètre

 Le flexigraphe Laser :

Il constitue un appareillage complémentaire plutôt que concurrent des fleximètres traditionnels.


Son domaine préférentiel d’emploi est le cas où les appareils traditionnels ne peuvent être utilisés,
soit faute de pouvoir disposer d’un point fixe sous la travée (cas du fleximètre mécanique), soit
parce que le délai de lecture est trop important (nivellement topographique).

3. Méthodologie d’évaluation des ouvrages existants :

L’évaluation d’un ouvrage existant consiste à en apprécier l’état physique et mécanique.


méca Elle est
nécessaire lorsqu’il est envisagé de modifier ses conditions d’exploitation (par exemple,
augmentation du nombre de voies de circulation) ou de remédier à certains désordres révélateurs
d’une pathologie (affectant la structure et/ou les matériaux) naissante ou avancée. L’une des
composantes de l’évaluation est l’estimation de la fiabilité structurale de l’ouvrage considéré. Il
s’agit d’une notion complexe mettant en jeu à la fois :
• des données déterminées et des données aléatoires ;
• la connaissance
nnaissance plus ou moins précise de ces données ;
• la fiabilité de cette connaissance.

3.1.Étapes de l’évaluation :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


30
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

En règle générale, l’évaluation d’un ouvrage comporte deux phases successives : le diagnostic
préliminaire et le recalcul.

préliminaire, on ne s’intéresse généralement qu’aux éléments


Au cours de la phase de diagnostic préliminaire,
porteurs principaux afin de définir et de prendre les éventuelles mesures d’urgence qui s’imposent
si la sécurité physique du public est en cause (par exemple, une limitation, voire interdiction
complète de la circulation sur un pont-route,
pont route, mise sur cintre dans les cas exceptionnels). Il s’agit
donc d’une évaluation sommaire basée sur l’examen des documents existants et sur un constat de
l’état de l’ouvrage examiné.

Il peut arriver, dans certaines circonstances exceptionnelles, qu’il soit nécessaire de procéder à un
essai de chargement statique pour évaluer l’étendue du domaine de comportement élastique et
réversible de la structure potentiellement endommagée. Un tel essai doit être conduit avec une
charge d’intensité progressive que l’on applique par paliers en déchargeant l’ouvrage à chaque
étape.

Dans les cas usuels, le diagnostic préliminaire débouche sur l’élaboration d’un programme
d’investigations qui seront nécessaires pour aboutir, au cours de la phase suivante, à un diagnostic
précis et à une évaluation quantitative fiable de la sécurité structurale, et pour permettre
l’élaboration du projet de renforcement ou de réparation. Ces investigations peuvent comprendre
comp :

• un certain nombre d’essais effectués et interprétés par un laboratoire ou une


entreprise spécialisée;

• une actualisation du relevé dimensionnel de l’ouvrage ;

• une évaluation aussi précise que possible des propriétés des matériaux (béton et
acier).

Ces investigations permettent d’entreprendre, en deuxième phase, le recalcul proprement dit de


l’ouvrage, qui est un élément essentiel de l’évaluation de sa fiabilité structurale. Les deux
principaux objectifs du recalcul sont les suivants :

• une estimation aussi précise que possible de l’état de contrainte probable de la


structure, compte tenu, le cas échéant, des désordres constatés ;

• une évaluation des marges de sécurité vis-à-vis


vis vis du dépassement de certains états
limites irréversibles ou de rupture.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


31
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

3.2.Conduite
ite du recalcul d’un pont en état pathologique :

Qu’il s’agisse du recalcul ou de la justification du projet de réparation ou de renforcement d’un


pont en béton, les calculs doivent se référer principalement aux états limites de service.
service

3.2.1. Évaluation de l’état


l’é de l’ouvrage à vide :

C’est le calcul de l’ouvrage « à vide » qui permet d’établir et de valider le modèle qui sera utilisé
d’une part pour interpréter les désordres constatés et d’autre part pour établir le projet de
réparation.
Évaluer l’état d’un ouvrage « à vide » consiste à en apprécier l’état de contrainte sous une
combinaison de type « quasi permanente », c’est-à-dire comprenant :
• les charges permanentes, mais avec leur valeur moyenne (ou probable), si possible
mesurée ;
• l’effort éventuel de précontrainte
pr ;
• une action thermique dont on cale la valeur représentative en fonction d’une période
de retour que l’on choisit en fonction de certains objectifs.

3.2.2. Calcul de l’ouvrage sous charges d’exploitation :

Après avoir calé le modèle de l’ouvrage par un calcul sous combinaison de type quasi permanente,
il est nécessaire de procéder à un calcul tenant compte des charges d’exploitation. Son objectif est:
• d’affiner le diagnostic et d’aboutir à une interprétation sûre et quantifiée des désordres
constatés ;
• d’estimer, avant l’établissement de tout projet de réparation, la capacité portante en
déterminant le trafic admissible à ne pas dépasser. Cela s’effectue moyennant la
détermination du ferraillage, permettant de calculer les moments et efforts tranchants
résistants que développe le pont. Toutefois, l’absence des plans du béton armée et des
notes de calcul
cul pour les anciens ponts, constitue un handicap majeur. Dans un tel cas,
on procède à un essai de chargement en vue de déduire une flèche expérimentale,
qu’on égalise à une flèche théorique. Ce qui permet de trouver l’inertie de la poutre
(respectivement la dalle) et, par la suite de déterminer le ferraillage.

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32
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 2 : ÉTAT LIMITE DE SERVICE DE DÉFORMATION

1. Comportement du béton armé à l’état limite de service selon le

BAEL :
1.1.Généralités sur le béton armé :

1.1.1. Résistance caractéristique en compression du béton:

La résistance caractéristique est déterminée à partir d'essais effectués sur des éprouvettes
cylindriques de diamètre φ=16
=16 cm et de hauteur h=32 cm. Les éprouvettes sont conformes à la
norme NFP18-400.
L'exploitation des essais pour évaluer la résistance caractéristique  est définie dans l'instruction
technique relative au contrôle de la qualité des bétons (15 janvier 1979). Dans les cas les plus
courants, cette instruction se résume de la façon suivante:
Soient n: le nombre de prélèvements (la valeur pour un prélèvement étant la moyenne de trois
éprouvettes);
 : La plus faible valeur trouvée pour les n prélèvements;
 : Valeur moyenne des n prélèvements;
La règle de conformité est la suivante:
•    2.7;  % 3& '()
Si  3, alors   

Si   15,, on calcule l'écart type " * + /014 /0


3
∑-. 1. 2 
• et

    1.2";  % 3& '()

Pour des calculs en phase de réalisation, on adopte les valeurs à j jours, définies à partir de fc28,
par:

• Pour des résistances f c 28 ≤ 40 MPa :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


33
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

j
f cj = f c 28 Si j < 60 jours
4.76 + 0.83 j

f cj = 1.1 f c 28 Si j > 60 jours

• Pour des résistances f c 28 > 40 MPa :


j
f cj = f c 28 Si j < 28 jours
1.40 + 0.95 j

f cj = f c 28 Si j > 28 jours

La résistance caractéristique à la traction du béton à j jours, notée f tj , est conventionnellement

définie par les relations :

f tj = 0.6 + 0.06 f cj Si f c 28 ≤ 60MPa

2/3
f tj = 0.275 f cj Si f c 28 > 60MPa

1.1.2. Déformations longitudinales :

Dans sa déformation longitudinale, le béton ne suit pas la loi de Hooke.


Hooke
Sous des contraintes normales d’une durée d’application inférieure à 24 h, on admet, à défaut de
mesures directes, qu’à l’âge de j jours le module de déformation longitudinale instantanée du
béton Eij est égal à :
567 * . ;9: 7 Avec 567 <= : 7 <> ?@
Sous des contraintes de longue durée d’application, les déformations longitudinales
complémentaires dues au fluage du béton sont doubles de celles dues aux mêmes contraintes
supposées de courte durée et appliquées au même âge. La déformation totale du béton sous charge
de longue durée est donc triple de la déformation instantanée sous même contrainte ; il y
correspond un module de déformation Evj donné par la formule :
587 * ;A . ;9: 7 Avec 587 <= : 7 <> ?@

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


34
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.1.3. Déformations transversales: Coefficient de Poisson.

Le coefficient de Poisson est pris égal à 0 pour le calcul des sollicitations et à 0,2 pour le calcul
des déformations.

1.1.4. La loi contrainte – déformation du béton :

Le diagramme contrainte (σ) – déformation (ε)


( instantanée et différée du béton est :

Figure 6:: Diagramme contrainte (σ) – déformation (ε) instantanée


ée et différée du béton

 Sous charge instantanée :

L’allure du diagramme σ-εε ne nous permet pas d’admettre une valeur constante du module
d’élasticité au-delà de 0.5fcj.

 Sous charge de longue durée :

La déformation du béton tend à devenir en première approximation, trois fois plus importante
que la déformation
éformation d’origine, ce qui correspond en conséquence à un module d’élasticité Ei/3.

1.1.5. Acier :

Le diagramme contraintes (σs) - déformations (εs) à considérer dans les vérifications des sections
est conventionnellement défini par la figure 7 :

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35
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 7:: Diagramme conventionnel contraintes-déformations


contraintes déformations des armatures

Il se compose :
— de la droite de Hooke, de pente
Es= 200 000 MPa, indépendante de la nuance de l’acier ;
— d’un palier horizontal d’ordonnée fe, limité à εs = 10 ‰.

1.2. Comportement du béton armé à l’état fissuré :


Soit une structure en béton armé, sollicitée par une charge q :

Figure 8: Poutre d’essai ; la charge q varie progressivement

Pour cette poutre en béton armé on distingue quatre phases caractéristiques :

 Phase non fissurée : phase élastique ;


 Phase de fissuration : phase de formation de fissures et phase de fissuration stabilisée ;
 Plastification des armatures ;
 Rupture de la structure.

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36
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 9 : Courbe charge -flèche


flèche d’une structure en béton armé

• Phase non fissurée :

Lorsque le niveau de charge q est faible la structure se comporte d’une manière élastique
linéaire. On dit généralement qu’elle est en stade I. la rigidité en flexion est donnée par : B=Eb.I
où Eb est le module d’élasticité du béton et I le moment d’inertie de la section totale
homogénéisée.

Dans cette première étape les déformations répondent sensiblement aux lois de la résistance des
matériaux.

Figure 10 : Phase non fissurée ; la section du béton travaille entièrement

• Phase de fissuration :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


37
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

C’est une phase relativement complexe dans le comportement d’une structure en béton armé. Le
niveau de charge q ayant augmenté, les fissures apparaissent dans les
les zones tendues lorsque la
valeur de la résistance à l’attraction du béton est dépassée.
dépassée. Il s’en suit une réduction progressive de
la rigidité dans différentes zones de la structure. La phase de fissuration peut être divisée en deux :
phase de formation des
es fissures et phase de fissuration stabilisée.

qII > qI

Figure 11:: Phase fissurée ; difficulté d’attribuer une valeur à l’inertie.

On peut encore considérer que la poutre se comporte élastiquement, mais il est difficile
d’attribuer une valeur au facteur de rigidité B.

D’une part parce que le module Eb varie avec le temps (il y a lieu de distinguer entre charges
permanentes et charges instantanées).

• Les deux phases restantes :

Ce sont celle de la plastification des armatures et celle de la rupture. Ces phases interviennent à
des niveaux de charge élevés qui sont supérieurs aux charges de service normales et donc, par
conséquent, en dehors du domaine de l’aptitude au service auquel on s’intéresse. Par contre,
l’étude de ces deux phases est très importante pour tout ce qui concerne les états limites ultimes.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


38
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

2. Comportement du béton armé à l’état limite de service selon l’E


Eurocode 2:
2.1.Généralités sur le béton armé :
2.1.1. La résistance à la compression :

L’eurocode 2 définit la résistance caractéristique à la compression du béton comme la valeur au-


au
dessous de laquelle on peut s’attendre à rencontrer seulement 5 % de l’ensemble des résultats
d’essais de résistance possible du béton spécifié. L’eurocode 2 définit deux types de résistance : la
résistance mesurée sur cylindres et la résistance mesurée sur cubes.
La nouvelle désignation des bétons C25/30 est à comprendre de la façon suivante : 25 MPa est la
résistance caractéristique à la compression sur cylindre, et 30 MPa la résistance à la compression
sur cube.
La résistance caractéristique du béton en compression, notée fck, est définie à 28 jours d’âge. À
titre d’exemple, fck = 25 MPa pour la classe C25/30.
Pour les ponts, l’eurocode 2 recommande de retenir les classes de résistance des bétons entre une
valeur minimum Cmin = C30/37 et une valeur maximum Cmax = C70/85.
La résistance moyenne à la compression du béton  M à un âge t quelconque en jours, peut être
déduite de la résistance à 28 jours par la relation :

BC D * E DBC E D * GHI JK L   D  ,P QR et BC * BU % N



N
Avec

2.1.2. La résistance à la traction :

Pour des bétons de classes


lasses au plus égales à C50/60 âgés d’au moins 28 jours, la résistance
moyenne à la traction axiale peut être prise égale à :

BDC * , ;BU  GW XY



V
;

La résistance moyenne à la traction du béton F M à un âge t quelconque en jours, peut être
déduite de la résistanceF à 28 jours par la relation :
BDC D * -E D2 BDC
Z

E D * GHI JJK LL   D  ,P QR GD Z * K[ D \ 28^ ; _ * ; K[ D 


N`

N

Avec

2.1.3. Module sécant de déformation instantanée :

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39
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Pour une contrainte de courte durée d’application (t < 24 h) et au plus égale à 0,4 , on adopte
dans les calculs un ‹‹module
module sécant››
sécant ou ‹‹ module de déformation instantanée››
instantanée égal à :
BC ,;
aC *

e f <> ?@

La variation du module d’élasticité en fonction du temps t (en jours) s’écrit :


BC D ,;
aC D * aC e f <> ?@
BC

2.1.4. Diagramme contraintes-déformations


contraintes :

On distingue deux sortes de diagrammes : l’un


l utilisé pour l’analyse structurale et l’autre
l pour la
vérification
rification des sections transversales.

 Diagramme pour l’analyse structurale :

Dans le cas d’analyses non linéaires (calcul des flèches, des rotules plastiques, etc.), l’eurocode 2
prend le diagramme contrainte déformation σc défini par l’équation de la loi σc en fonction de la

déformation relative η = ε/εc1 et de fcm :

Uh  h

g * B
% U 
h C

Avec U * , aC
|c |
BC

BC  ,;
GD c * ,, A ijkl BU \ 50 '().
'()

nN  BC o
cd *
, N %
A. e f ijkl BU  P ?@.
?@

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40
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 12 : Allure du diagramme contrainte-déformation


contrainte déformation du béton pour l’analyse structurale.
structurale

 Diagramme pour l’étude des sections :

L’eurocode 2 retient pour l’étude des sections, soumises à la flexion, des diagrammes plus
simples, du type parabolique ou bilinéaire.

Figure 13 : Allure du diagramme contrainte-déformation


contrainte du béton pour l’étude des sections.
sections

2.1.5. Influence de la fissuration sur la flèche :

Avant fissuration, le béton armé se comporte comme un matériau homogène.


Après fissuration, en négligeant le béton tendu, nous obtenons un matériau hétérogène.
Les sollicitations provoquant la fissuration  l ; q l  correspondent à l’atteinte de la contrainte
de traction limite sur la fibre de béton la plus tendue dans la section homogène non fissurée (c’est-
(c’est
dire à l’apparition de la première fissure). Cette contrainte limite est, en générale, égale à : =r .
à-dire
La flèche réelle − y − est, par conséquent, intermédiaire entre :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


41
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

• la flèche correspondant à la condition non fissurée, état dans lequel l’acier et le béton
agissent ensemble de manière élastique en traction
tr et en compression ;
• la flèche associée à la condition entièrement fissurée, état dans lequel l’influence du béton
tendu est négligée.

Figure 14
1 : influence de la fissuration sur la flèche réelle.

2.1.6. Influence de la durée d’application des charges sur la déformée :

Les déformations sous charges de longue durée d’application étant plus importantes que celles
obtenues pour des charges de courte durée d’action, il faut envisager deux courbes de déformation.
En tenant compte :
• de la nature du matériau (fissuré ou non) ;
• de la durée d’application des charges ;
Nous avons :

Figure 15 : influence de la durée d’application des charges sur la déformée.

2.1.7. Influence de l’inertie sur la flèche :

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42
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

En béton armé, l’inertie n’est pas constante le long des travées des poutres du fait :
• des arrêts de barres et de la hauteur de la zone comprimée des sections droites ;
• de la prise en compte ou non du béton tendu suivant que  \  l ou non.
Donc, les formules de la RdM ne sont pas directement applicables.

3. Calcul de la flèche :

3.1.Méthode des courbures :


a. Théorie :

La flèche w(a) dans une section quelconque d’abscisse a d’une poutre de portée L soumise à un
moment de flexion M(x) est égale en négligeant en première approximation l’influence de l’effort
tranchant, à (par le théorème de Mohr) :
a L
L−a M a M
w((a) = ∫
L 0 EI
xdx + ∫ ( L − x)dx
L a EI

Ou encore en fonction de la courbure :


a L
L−a 1 a 1
w(a) = ∫
L 0r
xdx + ∫ ( L − x)dx
Lar

Cette méthode permet de s’affranchir de la double intégration de la courbure 1/r.


Elle suppose que, sur la base d’un découpage de la poutre en un nombre pair de tronçons, la
variation de la courbure est linéaire sur chaque tronçon et, par suite, que l’équation correspondante
de la flèche sur chacun des tronçons est un polynôme du troisième degré.
La flèche est obtenue parr la formule :
‰
l„ 1
yƒ * † K ƒ,ˆ
N rˆ
ˆŠ4

 * indice de la section où l′on calcule la Œlèche,


Où s ^ * indice de la section dont on connaît la courbure,
 * nombre impair de sections du découpage.
Les valeurs de q €M 6,7 étant données ci-après.
ci

 Découpage en 2 tronçons :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


43
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 16:
1 Découpage de la travée en 2 tronçons égaux.

• * 48 ; ‘4 * 0 ; ‘’ * 0

1⁄™4
‘„ * –1 4 1— ˜1⁄™„ ›
1⁄™’

 Découpage en 4 tronçons :

Figure 17:
1 Découpage de la travée en 4 tronçons égaux.

• * 384 ; ‘4 * 0 ; ‘œ * 0

1⁄™
  4£
‘„ 3 14 12 6 1 Ÿ1⁄™„ ¢
‘
 ’ ” * 2 12 20 12 2” Ÿ1⁄™’ ¢
‘“ 1 6 12 14 3 Ÿ1⁄™“ ¢
ž1⁄™œ ¡

 Découpage en 6 tronçons :

Figure 18:
1 Découpage de la travée en 6 tronçons égaux.

• * 1296 ; ‘4 * 0 ; ‘¥ * 0

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


44
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1⁄™
  4£
‘„ 5 24 24 18 12 6 1 Ÿ1⁄™„ ¢
 ‘’ £  4 24 42 36 24 12 2£¢ Ÿ1⁄™’ ¢
Ÿ ‘ ¢ * Ÿ3 18 36 48 36 18 3¢ Ÿ1⁄™“ ¢
Ÿ “¢ Ÿ
Ÿ‘œ ¢ Ÿ2 12 24 36 42 24 4¢ Ÿ1⁄™œ ¢
ž‘¦ ¡ ž1 Ÿ ¢
6 12 18 24 24 5¡ Ÿ1⁄™¦ ¢
ž1⁄™¥ ¡

 Découpage en 8 tronçons :

Figure 19:
1 Découpage de la travée en 8 tronçons égaux.

• * 3072 ; ‘4 * 0 ; ‘¨ * 0

1⁄™
  4£
‘„ 30 24 18 1⁄™
7 34 36 12 6 1 Ÿ „¢
 ‘’ £  6 36 64 60 48 36 24 12
£
2 Ÿ1⁄™’ ¢
Ÿ‘“ ¢ Ÿ5 30 60 82 72 54 36 18
¢
3¢ Ÿ1⁄™“ ¢
Ÿ‘ ¢ Ÿ
Ÿ œ ¢ * Ÿ4 24 48 72 88 72 48 24 4¢ Ÿ1⁄™œ ¢
Ÿ‘¦ ¢ Ÿ3 18 36 54 72 82 60 30 5¢ Ÿ1⁄™¦ ¢
Ÿ‘¥ ¢ Ÿ2 12 24 36 48 60 64 36 6¢ Ÿ1⁄™¥ ¢
ž‘§ ¡ ž1 Ÿ ¢
6 12 18 24 30 36 34 7¡ Ÿ1⁄™§ ¢
ž1⁄™¨ ¡

 Découpage en 10 tronçons :

Figure 20:
20 Découpage de la travée en 10 tronçons égaux.

• * 6000 ; ‘4 * 0 ; ‘44 * 0

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


45
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1⁄™4
  £
1 ⁄ ™
‘„ 9 44 48 42 36 30 24 18 12 6 1 Ÿ „ ¢
  ‘’ £ 8  48 86 84 72 60 48 36 24 12 £
2 Ÿ 1 ⁄ ™’¢
Ÿ ‘“ ¢ Ÿ7 42 84 116 108 90 72 54 36 18 3¢ Ÿ 1⁄™“ ¢
Ÿ ‘ ¢ Ÿ6 ¢
4 Ÿ 1⁄™œ ¢
Ÿ ‘œ ¢ Ÿ ¢
36 72 108 134 120 96 72 48 24

Ÿ ¦ ¢ * Ÿ5 30 60 90 120 140 120 90 60 30 5¢ Ÿ 1⁄™¦ ¢


Ÿ ‘¥ ¢ Ÿ4 24 48 72 96 120 134 108 72 36 6¢ Ÿ 1⁄™¥ ¢
Ÿ ‘§ ¢ Ÿ3 18 36 54 72 90 108 116 84 42 7 ¢ Ÿ 1⁄™ ¢
Ÿ ‘¨ ¢ Ÿ2 12 24 36 48 60 72 84 86 48
Ÿ
8 ¢ 1⁄™
§¢

ž‘4© ¡ ž1 Ÿ ¨¢
9¡ ⁄
Ÿ1 ™4© ¢
6 12 18 24 30 36 42 48 44

ž1⁄™44 ¡
La précision du résultat est très largement suffisante pour les calculs envisagés.
Par exemple, dans le cas d’une poutre isostatique, de rigidité EI constante, soumise à une charge
répartie uniforme p :
5 pL4
Le calcul par intégration en élasticité donne une flèche au centre : f =
384 EI

4.75 pL4
L’application de la discrétisation avec 4 tronçons donne, au centre : f =
384 EI

L’erreur ainsi obtenue est de (4.75-5)/5=-5%,


(4.75 5%, ce qui est parfaitement compatible avec
l’hypothèse permettant ce calcul (linéarité de la courbure entre deux sections successives).

3.2.Estimation des courbures par les différents règlements de calcul :

3.2.1. Détermination des courbures par la méthode générale :

Pour deux sections droites (Σ1) et (Σ2)


( distantes de dξ et soumises à l’action d’un moment
fléchissant M :

La section (Σ2) subit, vis-à-vis


vis de la section (Σ1),
( une rotation dθ sous l’effet du moment
fléchissant M.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


46
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 21:: La déformée d’une poutre sous l’effet d’un moment fléchissant.

En désignant par r le rayon de courbure de la ligne moyenne, on a : dξ = r.dθ

D’autre part, le diagramme des déformations de la section (Σ2)


( donne :
c % cK
ª« * ª¬
ª

ª« * * ª¬
ª¬ c ·cK
­ ª
D’où :

c % cK
Ce qui donne l’équation de la courbure :

*
­ ª
ε¯4 : L’allongement de l’acier.

ε° : Le raccourcissent du béton sur la fibre la plus comprimée.

d : La hauteur utile.

Or ε° * et ε¯4 *
±²/ ±´
³² ³´

ε¯4 Doit être calculée compte tenu de l’effort exercé


e par l’adhérence du béton tendu, ainsi ε¯4 sera

¯ avec ∆ε¯4 * à condition que ρ¸ 


¸¹º ¸¹º
remplacée par : εµ¯4 * ε¯4  ∆ε¯4
„»¼ .½¾ ±´

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


47
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Avec : ρ¸ * ; C© * maxÆ0.3d;
max 2dÇÇÈ
À¼
ÁÂ ÃÂ

b© : Largeur de la nervure. b : Largeur de la table de compression.

Le déroulement du calcul est le suivant :


 On découpe la travée en n tronçons égaux, ce qui détermine n+1 sections de calcul.
 Pour chaque section, les données sont : les dimensions b, b0, h, d, d’ et d’’ = h - d, la section
d’acier, et le moment de service Mser.

 pour chaque section on calcule :

 la position de l’axe neutre y solution de :

b0 y 2 h
S gg ' = + (b − b0 ) h0 ( y − 0 ) − 15 As1 ( d − y ) = 0
2 2
(Moment statique nul par rapport à l’axe neutre)

 le moment d’inertie :
1
I =
3
[ ]
by 3 − ( b − b0 )( y − h0 ) 3 + 15 As1 ( d − y ) 2

 les contraintes :
M ser 15 M ser
σ bc = y Et
σs = (d − y )
I I

 les déformations :
σ σs
εc = bc
Et
ε s1 =
Ei 15 E i

 ρ¸ puis εµ¯4

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


48
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 la courbure :

1 ε s*1 + ε c
= × signe( M ser )
r d

 On calcule la flèche par la formule : yƒ * ∑‰ˆŠ4 K ƒ,ˆ


Ð3 4
Ñ Òº

3.2.2. Détermination des courbures par la méthode de l’inertie fictive:


fictive

Pour tenir compte de l'existence éventuelle de fissures dans les zones tendues, on substitue dans
les calculs, au moment d'inertie Io de la section totale rendue homogène, un moment d'inertie fictif
If évalué empiriquement par la formule suivante :
É
ÉB * .
% ÓÔ

Io désigne le moment d'inertie de la section totale rendue homogène calculé avec n = 15 ;



É * –ÊË ;  Ê
  Ê Ë  Õ ; % Ê Õ  Ë; — % P K ª
ª  Ë

;
La position de l’axe neutre peut être obtenue en écrivant le moment statique par rapport à l’axe
neutre de la section fictive constituée par le béton comprimé et par les armatures amplifiées 15
fois, est nul, donc :

b0 y 2 h0
S = + (b − b0 ) h0 ( y − ) − 15 A s (d − y )= 0
gg ′ 2 2

0 . 05 f t 28
λ = λi= pour les déformations instantanées ;
ρ ( 2 + 3 b0 )
b

λ = λ v = 2 λi pour les déformations à long terme.


5

Ì * r@Í Î . APBD
N 

oÏgK % BD
N

BD
N La résistance caractéristique du béton à la traction exprimée en MPa (ou N/mm²) ;

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


49
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

gK La contrainte de traction effective de l'armature correspondant au cas de charge considéré ;


Ï Le « pourcentage » ou rapport de l'aire A de la section de l'armature tendue à l'aire de la section

utile de la nervure. Ï *
Ö×
Ø

sont évaluées en prenant en compte respectivement les moments d'inertie ÉB[



­[ ­Ù
Les courbures et

et ÉBÙ correspondant à Ó[ et à ÓÙ et les modules de déformation longitudinale correspondants.


correspondants

* * avec aÙ *
  a[
­[ a[ ÉB[ ­Ù aÙ ÉBÙ ;
Et

Et M : le moment fléchissant qui sollicite la section considérée.


considérée

3.2.3. Détermination de la rigidité par le code ACI (American Concrete Institute) :

L’American
American Concrete Institute (A.C.I) propose par des formules empiriques, un zonage de la
poutre en terme de l’inertie effective Ie, selon le degré de fissuration.

Ie = Ig M a ≤1
si M cr (Zone I)

M 
3
  M 3 
Ie = I g  cr  + I cr 1 −  cr   si 1≤ M a ≤3 (Zone II)
 Ma    M a   M cr

Ie = I cr si
M a ≥ 3 (Zone III)
M cr
Avec :

Ig : Moment d’inertie de la section brute (en négligeant la section des armatures tendues).
Ma : Moment sollicitant la poutre.
Mcr : Moment de flexion qui correspond à l’apparition des premières fissures.

M cr = fr I g
v'
fr : Résistance à la traction telle que : f r = 0.623 f c 28

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


50
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

v ' : Distance de l’axe neutre à la fibre la plus tendue.


Icr : Moment d’inertie de la section fissurée.

Le moment d’inertie effectif Ie de la poutre sera plus proche de Ig lorsque les fissures viennent
juste d’apparaître, et tendra à se rapprocher de Icr quand le chargement augmente.

3.2.4. Détermination des courbures selon l’EUROCODE 2 :

L’eurocode 2 propose d’évaluer la courbure en supposant la poutre non fissurée, puis en la


supposant entièrement fissurée. Il faut mener deux calculs, l’un en section non fissurée et l’autre

*Û %   Û

l lÚÚ lÚ
en section fissurée, et ensuite interpoler en utilisant la formule :

Avec
* La courbure totale.

l

* La courbure dans la condition non fissurée,



* La courbure dans la condition entièrement fissurée,



lÚÚ

 l

ß àL Q á KGD[âW B[KKd­éG


Ý 

Û*  coefficient de distribution
Þ
Ý
=

Ü á KGD[âW WâW B[KKd­éG


B[KKd­
Où :
ÕY­äG ªG âd­DG ªd­éG,
à*㠏

, P ÕY­äGCGWD à âWä DG­CG âd B­éædGCCGWD ­éIéDé

 * Moment agissant ;  l * moment provoquant la fissuration.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


51
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

a. Courbure dans l’état fissuré :

La position de l’axe neutre est fournie par l’équation des moments statiques..

çè . é4 „ ì. „
% ê-çë..  çè 2ì. % _ë ïð4 % ïð„ ñé4  ò-çë..  çè 2 % _ë ï
ïð4 . ó % ïð„ . óÇø * 0
2 2

D’où X1.

Le moment d’inertie est obtenu par la formule :

çë.. . é4 ’ -é4  ì. 2
’

Ú : *  -çë..  çè 2 % _ë . ïð„ . é4  ó ô „ % _ë . ïð4 . ó  é4 „


3 3
La courbure est donnée par :

×<l
*
lÚÚ 5 ,<:: . Ú :

b. Courbure dans l’état non fissuré :

A°î * bõ h % bö¸¸  bõ h¸ % αö A¯4 % A¯„ 

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


52
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

bõ . h„ h„
% bö¸¸  bõ  ¸ % αö A¯4 . d % A¯„ . dÇ
vô * 2 2
A°î

Le moment d’inertie de la section homogène non fissurée est obtenu par la formule :

bõ . h’ h¸ ’
ÉÕ * % b
 ö¸¸  bõ  % αö A¯„ . dô % A¯4 . d„   A°î . v ô
„ „
3 3
La courbure est donnée par :

×<l
*
lÚ 5 ,<:: . Ú ú

c. Calcul de la flèche :

Pour calculer la flèche on opère comme suit :

• On découpe la travée en n tronçons égaux, ce qui détermine n+1 sections de calcul.


• Pour chaque section :
- On calcule la courbure en supposant la poutre non fissurée ;
- On calcule la courbure en supposant la poutre fissurée ;
- On détermine la courbure totale par la relation Ò * ξ Ò % 1  ξ Ò
4 4 4

∑‰ˆŠ4 K ƒ,ˆ
üü ü

• On calcule la flèche par la formule : yƒ *


Ð3 4
Ñ Òº

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


53
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

PARTIE II

Étude de l’ouvrage

Dans ce chapitre nous nous intéresserons à l’étude du pont à poutres en béton armé
sur Oued TASSAOUTE

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


54
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 3 : PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

1. Situation de l’ouvrage :

L’ouvrage permet à la route nationale 8 de franchir Oued Tassaoute au niveau du PK 351+500.

Cet ouvrage est situé dans le tronçon


tron reliant les villes de Beni Mellal et d’EL Kelâa des Sraghnas.

Figure 22: Situation de l’ouvrage.

2. Description de l’ouvrage :
2.1.Les caractéristiques géométriques :

L’ouvrage sur Oued Tassaoute est un pont routier à grillage poutres-entretoises


entretoises en béton armé,
surmonté par un hourdis. Il se constitue de 5 travées indépendantes et identiques,
identiques d’une portée de
21,7m chacune et d’une longueur totale de 118m.
La plateforme supérieure est constituée d’une chaussée de 7m à 2 voies
oies ; Les trottoirs, étant de 1m
de largeurs.
Le tablier est de type pont à deux poutres sous chaussée avec un longeron central. Sa rigidité
transversale est assurée par des entretoises au nombre de 8 par travée dont deux aux abouts.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


55
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 23: Structure du tablier

Les diverses caractéristiques géométriques du pont sont décrites ci-après


ci :

2.1.1. Coupe transversale sur pile :

Figure 24: coupe transversale du tablier sur pile

2.2.Les caractéristiques mécaniques des matériaux :

2.2.1. Béton :

Des essais d’auscultation effectués sur le béton ont permis d’évaluer la résistance à la compression
des poutres à 34 MPa et ceux des piles à 41 MPa.

2.2.2. Acier :

Les essais réalisés sur une barre d’acier, extraite d’une poutre, ont permis de trouver une limite
limi
élastique de 240MPa.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


56
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

3. Pathologie de l’ouvrage :
3.1.Dégradations apparaissant sur l’ouvrage :

L’investigation menée par le laboratoire LPEE a reflété que le pont souffre de plusieurs
dégradations. Ces dernières sont énumérées ci-après
ci :

3.1.1. Tablier :

 Décollements ponctuels des bétons et oxydation superficielle des armatures des


surfaces en encorbellements,

Figure 25: Décollement localisé des bétons des poutres au droit d’un joint entre travées

 Fissurations fines d'allure verticale sur les poutres principales.

 Défauts d'enrobage des bétons des poutres avec des armatures apparentes localement sur
les surfaces latérales (âmes des poutres principales). Il s'agit principalement des barres
formant les cadres extérieurs,

 Infiltrations des eaux sur les surfaces latérales du tablier et les surfaces en
encorbellement,

3.1.2. Appuis :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


57
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 Traces de ruissellement d'eau sur les têtes des piles et des culées,

 Présence de dépôts et de la boue avec prolifération de la végétation sur les têtes des
appuis (piles et culées),

 Ségrégations ponctuelles des bétons des piles,

 Fissurations fines sur les piles centrales,

 Traces d'affouillement
fouillement des piles centrales.

Figure 26: fosse d’affouillement à l’amont de la pile.

3.1.3. Equipements :

 Dépôts de saleté sur la chaussée et obturation des gargouilles,

 Défauts d'alignements et ruptures ponctuelles des garde-corps


garde corps (béton et acier),

 Décollements des cornières de protection des trottoirs,

 Absence de joints des trottoirs avec le défaut d'étanchéité qui en découle,

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


58
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 27: joint de trottoir non étanche.

 Gargouilles très courtes laissant les eaux couler sur les faces extérieures des poutres,

Figure 28: Gargouilles courtes laissant les eaux couler sur les faces extérieures des poutres,

3.1.4. Protection, voisinage et accès :

 Ravinements des remblais aux accès de l'ouvrage. Ils sont remarquables sur les cotés
amont et aval de la culée.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


59
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 29: Ravinements des remblais d’accès


d’ par les eaux de la chaussée.

 Dégradations des jointoiements des perrés maçonnés.

 Prolifération de la végétation sur les perrés.

3.2.Jugement sur l’état de l’ouvrage:


l’ouvrage

Les observations faites sur l'ouvrage et l'analyse des dégradations relevées font état de ce qui suit:

 Les surfaces extérieures des poutres et celles en sou-face


face des trottoirs ont subi des
altérations superficielles des bétons. Ces altérations sont liées à l'exposition de ces surfaces
à l'action des eaux de chaussée et de pluie. Sur des points particuliers qui coïncident avec
les joints de trottoirs et le passage des gargouilles, ces altérations se sont traduites par des
décollements superficiels de béton d'enrobage. Des barres d'aciers apparentes montrent que
l'enrobage initial au niveau des poutres est ponctuellement insuffisant.
insuffisant
 Les fissures relevées sur les poutres peuvent être associées à des dépassements des
contraintes de traction dans les aciers. Ce dépassement est accentué par l'effet de la
dilatation thermique du tablier ; effet associé au blocage du mouvement longitudinal de ce
dernier compte tenu de l'état des appareils d'appui existants. Les fissures des poutres ne

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


60
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

posent pas de problème de durabilité compte tenu du climat non propice à la corrosion des
aciers.
 Les affouillements relevés au niveau des deux piles centrales (piles 3 et 4) restent modestes
m
à l'état actuel des choses compte tenu de la profondeur d'ancrage des massifs de fondation.
fondation
 Les dégradations relevées sur les équipements restent normales.

3.3.Jugement sur la sécurité résiduelle de l'ouvrage :

3.3.1. Qualité mécanique des bétons :

Les bétons
tons des poutres sont confectionnés à partir de granulats de l'oued ;

Figure 30: Constitution


ution du béton des poutres à base de granulats
nulats roulés de l'oued.

Des essais d'auscultation effectués sur la poutre et les piles ont montré que les bétons sont d'une
bonne qualité mécanique.

Ainsi, sous l'hypothèse d'une bonne homogénéité des bétons de l'ouvrage, on peut évaluer la
résistance à la compression des poutres à 34 MPa et ceux des piles à 41MPa.

3.3.2. Conservation des bétons :

Des essais de carbonatation sur quelques points de la structure de l'ouvrage ont montré que ces
derniers sont carbonatés à hauteur de 2cm; soit au niveau de la totalité de l'enrobage. Toutefois, les

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


61
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

aciers de peau sont bien conservés et même les barres d'acier apparents ne sont oxydées
oxydé que
superficiellement.

3.3.3. Affouillement au droit des appuis :

L'examen des appuis de l'ouvrage font ressortir


• une ancienne fosse d'affouillement autour de la pile 4. Cette fosse relève de l'époque où le
lit mineur était situé au niveau de la dernière travée coté Fès,
• des fosses en plein lit mineur actuel autours des piles 2 et 3. La profondeur de ces fosses
est estimée à 1,6m par rapport au niveau courant du lit actuel.

3.3.4. Estimation de la capacité portante du tablier :

Sur la base des résultats des relevés


relevés et mesures effectués, on va effectuer une vérification par le
calcul sur les poutres du tablier
ablier sous les charges réglementaires du fascicule 61 titre II et qui sera
l’objet des chapitres suivants.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


62
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 4 : CALCUL MANUEL DES SOLLICITATIONS

1. La méthode des entretoises rigides :

1.1.Exposé de la méthode :

Cette méthode due à J. COURBON, consiste en premier lieu à déterminer les sollicitations
globales comme si le tablier était une poutre sans dimensions transversales, et à répartir ces
sollicitations sur l’ensemble des éléments porteurs en fonction de leurs inerties et de leurs
excentricités respectives.

On considère un tablier à poutres sous chaussée assimilé à un ensemble de poutres parallèles de


même portée, aux appuis alignés perpendiculairement aux poutres, dont les inerties suivent la
même loi de variation
ation à un facteur de proportionnalité près en fonction de l’abscisse longitudinale,
et solidarisées par des entretoises qui leurs sont disposées normalement.

On commence par étudier les effets d’une charge verticale P concentrée sur une entretoise
intermédiaire
édiaire dont l’excentricité algébrique est notée d.

Figure 31: charge concentrée sur une entretoise intermédiaire.


intermédiaire.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


63
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Sous l’effet de la charge P, les points homologues (de même abscisse longitudinale) des
différentes poutres restent alignés en raison
raison de la proportionnalité des lois d’inertie, puisqu’ils le
sont au droit de l’entretoise chargée. Ceci entraîne que les entretoises autres que celle chargée
n’interagissent pas avec les poutres.
Soient ‘ et ý l’abscisse transversale et l’inertie de la poutre n° i, et appelons R ƒ l’action verticale
de l’entretoise chargée sur cette poutre. Dans la mesure où l’on néglige l’inertie de torsion des
poutres, nous pouvons écrire :
 * ý ) % ç‘ 

Où a et b sont deux constantes indépendantes de la poutre considérée. Exprimons alors que


l’entretoise est en équilibre sous l’effet de P et des réactions R ƒ :

- équilibre en projection suivant Oz :


( * ) † ý % ç † ‘ ý
 
- équilibre en moments par rapport à Ox :
(ó * ) † ‘ ý % ç † ‘ „ ý
 

Choisissons alors comme repère Oyz de la section un repère tel que :

† ‘ ý * 0


De sorte que l’on puisse écrire :

þ6 * ∑ ∆6 Avec ∆6 * % ∑ 6 Ø
?ÚÚ6 ∑6 Ú 6
6 Ú6

Ú
6 6 6

∆ : Le coefficient d’excentricité relatif à la poutre n° i et à l’excentricité d de la charge.

Dans le cas où la structure se compose de n poutres égales au même espacement b, l’axe Oz est
l’axe de symétrie de la section et l’on montre que, pour n pair ou impair,
im

 % 1  2 ó
∆ * 1 % 6
„  1 ç

A condition que les poutres soient numérotées de 1 à n à partir du côté où d est positif.

Pour une charge disposée sur une entretoise, les moments fléchissants dans les différentes poutres
sont proportionnels aux réactions  . Si la charge n’est pas disposée sur une entretoise, mais si les
entretoises sont suffisamment rapprochées, on admet que l’on ne commet qu’une erreur minime

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


64
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

sur les moments fléchissants en supposant qu’ils sont proportionnels aux mêmes quantités  ,
comme
omme si le tablier était doté d’une infinité d’entretoises rigides très rapprochées.

Après avoir déterminé le moment fléchissant longitudinal ' à l’abscisse x (modèle poutre), on
répartit ce moment sur les différentes poutres selon la loi :

Ú6
6 *  ∆
∑6 Ú 6 6

Et si les poutres sont identiques :


6 * ∆
> 6

1.2.Détermination des lignes d’influences transversales des poutres :

Les coefficients de répartition transversale (CRT) sont donnés par la formule suivante:
suivante

∑ ý
∆ ó * 1 % ‘ ó
∑ ý ‘ „ 

Où :

∆ƒ : Coefficient de répartition transversale, appelé aussi coefficient d’excentrement de la poutre


numéro i ;

Iƒ : Inertie de la poutre numéro i ;

yƒ : Position de la poutre numéro i ;

d : Excentrement de la charge ponctuelle.

Notre ouvrage est


st constitué d’un tablier à deux poutres symétriques par rapport à l’axe du tablier
que l’on prend comme axe (oz) du repère, on aura donc les mêmes inerties ainsi que ‘4„ * ‘„„
d’où :

1
∆4 d * 1 % d ∆4 d * 1  0.2907  ª
y4

1
∆„ d * 1 % d ∆„ d * 1 % 0.2907  ª

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


65
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

A raison de symétrie, on va s’intéresser


s’intéresser seulement à la poutre n° 2 (Y=3.44)

L’équation de la ligne d’influence est de la poutre N° 2 est : ∆„ ó * 1 % 0,2907


0  ó ó €
.
Sa courbe est présentée sur le graphe suivant :

Ligne d'influence transversale de la poutre n°


n 2
y = 0,2907x + 1
2,5

2,0

1,5
Vleur de ∆2

1,0

0,5

0,0

-0,5
-6 -4 -2 0 2 4 6

Figure 32:
32 Ligne d'influence transversale de la poutre n° 2

2. Définition des charges :


2.1.Charges permanentes :

2.1.1. Poids propre :

Les valeurs des poids propres pour une travée sont comme suit :

: 226,712 M
: 49,44 M
 Poids propre de l’ensemble des poutres
 Poids propre des entretoises
 Poids propre total : 276,152 t

Poids/ml de la travée :
,

A; =/r

2.1.2. Superstructures :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


66
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Equipement Nombre Poids unitaire (t/ml) Poids total (t/ml)


Trottoir
garde-corps 2 0,025 0,050
corniche Préfa 2 0,480 0,960
contre corniche 2 0,090 0,180
Dalle trottoir 2 0,258 0,57
total trottoir 1,76
Chaussée
chape d'étanchéité 1 0,545 0,545
revêtement 1 0,977 0,977
total chaussée 1,522
Total 3,282
Total sur toute la travée (t) 71,22
Tableau 1: les charges des équipements du tablier (superstructures).

Le poids propre et le poids de la superstructure donnent les charges permanentes appliquées au


tablier.

 Charges permanentes (t) : 347.372t

 Charges
es permanentes (t/ml) : 16.01 t/ml

2.2.Charges routières réglementaires :

Les charges d’exploitation prises en compte pour notre ouvrage sont les systèmes A(l), Bc, Mc120
et Les charges sur les trottoirs.

Avant de procéder à l’étude de ces chargements, on définit tout d’abord certaines notions qui
seront utiles par la suite.

2.2.1. Les caractéristiques réglementaires du pont selon le Fascicule 61-II


61 :

 La largeur roulable LR :

C’est la largeur de tablier comprise entre les dispositifs de retenue, s’il y en a, ou les bordures. Elle
comprend donc la chaussée proprement dite et les sur-largeurs
sur largeurs éventuelles telles que les bandes
d’arrêt d’urgence, bandes dérasées, etc.

*  )M€
 )M ™
€  2  )™€™ ó ′  M™MM™

La largeur roulable calculée est donc :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


67
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

* 9  2  1 * 7

 Classe du pont :
Les ponts sont rangés en trois classes suivant leur largeur roulable, LR, et leur destination :

Pont de la 1èÒö classe á L  7 m ou exceptions

2èö classe á 5,5 m \ L \ 7 m

3èö classe á L  5,5 m

Ainsi, notre pont est de :

1èÒö classe

 La largeur chargeable :
Elle est définie par la formule suivante :

 *    0,5

Avec,

: Largeur roulable en (m) ;

 retenue  2.
: Nombre de dispositifs de retenue

Dans notre cas, il n’y aura pas de dispositifs de retenue, donc :

 * 0   * 7,0

 Le nombre de voies :
Par convention, le nombre de voies de circulation des chaussées est :

7
• *  e f * e f * 2

3 3
 La largeur d’une voie :

Par convention, la largeur d’une voie de circulation est donnée par :

 7
* * * 3,5

• 2

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


68
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 Les coefficients de majoration dynamiques :


Les charges du système B et le système M°4„© sont des surcharges roulantes et par conséquent
doivent être multipliées par un coefficient de majoration pour effet dynamique. Il est déterminé à
partir de la formule :

0.4 0.6
δ = 1+ +
(1 + 0.2 L)  4G 
1 + 
 S 
Avec,

G : Poids total d’une travée (poids des entretoises intermédiaires non inclus) :

 * 226,712 % 12,36 * 239.072 M

S : charge Bc, MC120 qu’on peut disposer.

Ainsi on obtient les résultats suivants :

Type de chargement La valeur de S en (t) Valeur du coefficient δ


 une file
 deux files
60 1,110
1,



120 1,
1,142
110 1,
1,137
Tableau 2 : Valeurs des coefficients de majoration dynamique.
dynamique

2.2.2. Système A(L) :

Ce système se compose des charges uniformément réparties d’intensité variable suivant la


longueur surchargée et qui correspondent à une ou plusieurs files de véhicules à l’arrêt sur le pont.
Elles représentent un embouteillage ou un stationnement, ou bien tout simplement une circulation
continue à une vitesse à peu prés uniforme d’un flot de véhicules composé de voitures légères et
de poids lourds. A(L) est donnée par la formule suivante:

36 0,2
ï * max e0,23 % ; 0,4  f € M⁄
²
% 12 1000
La valeur obtenue sera par la suite multipliée par les coefficients a1 et a2 puis par la largeur d’une
voie ou des deux voies, selon que une seule une voie est chargée ou les deux le sont, pour obtenir
une force/ml.

Les coefficients a1 et a2 dépendent de la classe du pont et du nombre de voies chargées.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


69
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Les valeurs d’a1 sont regroupées dans le tableau suivant :

Valeurs de @ Nombre de voies chargées 1 2 3 4 P


Classe du pont 1ère 1 1 0,9 0,75 0,7
2ème 1 0,9 - - -
3ème 0,9 0,8 - - -
Tableau 3 : Valeurs de a1

Les valeurs de a2 sont définies par la formule suivante :

)„ *


Avec  largeur d’une voie.

Les valeurs de © sont données dans le tableau ci-dessous


ci :

Classe du pont 1ère 3,5


2ème 3
3ème 2,75
Tableau 4 : Valeurs de V0

Pour  * 21,7
on obtient les valeurs suivantes de ï :

 Cas d’une seule voie chargée, on


o a : a1 = 1 ; a2 = 1 ; V = 3,5 m, d’où :

ï  * 4,544 M⁄


 Cas de deux voies chargées, on


o a : a1 = 1 ; a2 = 1 ; V = 7 m, d’où :

ï  * 9,088 M⁄


2.2.3. Système  :

Le convoi Bc se compose d’un ou au maximum de 2 camions types par file. Dans le sens
transversal le nombre de files est inférieur ou égale au nombre de voies. Les caractéristiques du
convoi Bc sont présentées dans la figure ci-après.
ci

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


70
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 33 : Le système de charge 

Suivant la classe du pont et le nombre de files de camions considérées, les valeurs des charges du
système Bc à prendre en compte sont multipliées par un coefficient bc dont les valeurs sont
indiquées dans le tableau suivant :

Nombre de files de camions 1 2 3 4 P


Classe du pont 1ère 1,2 1,1 0,95 0,8 0,7
2ème 1 1 - - -

Tableau 5 : Valeurs de
3ème 1 0,8 - - -

2.2.4. Système Mc120 :

Le système M°4„© se compose de véhicules type à chenilles. Il comporte deux chenilles et le


rectangle d’impact de chacune d’elles est supposé uniformément chargé. La pression répartie au
mètre linéaire, appliquée par le convoi est :

110
(* * 18,03 M⁄

6,1

iques du système M°4„©sont représentées dans la figure ci-dessous


Les caractéristiques dessous :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


71
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 34 : Système Mc120

2.2.5. Les charges sur les trottoirs :

Le règlement prévoit deux systèmes de charges : un système local destiné à la justification des
éléments de couverture du tablier (hourdis, entretoises) et un système général pour le calcul des
poutres principales. Les diverses charges de trottoir ne sont pas majorées pour les effets
dynamiques.

 Les charges locales :


Le système local comprend une charge uniformément répartie d’intensité q !Ò de valeur :

q !Ò * 450 kg⁄m²

Cette charge est placée pour produire l’effet le plus défavorable. Ses effets peuvent
éventuellement se cumuler avec ceux de B et des charges militaires.

De plus, le système local comprend une roue de 6 t dont la surface d’impact est un carré de 0,25 m
de côté à disposer sur les trottoirs en bordure d’une chaussée.

 Les charges générales :


Le système général comprend une charge uniformément répartie d’intensité
d’inten #F$ de valeur :

#F$ * 150 %⁄


²

Cette charge est à disposer sur les trottoirs bordant une chaussée.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


72
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Ce système répond aux règles d’application suivantes :

• Dans le sens longitudinal, on dispose cette charge pour qu’elle produise l’effet le plus
défavorable ;
• Dans le sens transversal, toute la largeur du trottoir est chargée, mais on peut considérer
soit qu’un seul trottoir est chargé, soit que les deux le sont, de manière à obtenir l’effet le
plus défavorable ;
• Cette charge est cumulable avec la charge A(l) et Bc si elle peut donner un effet plus
défavorable.

De plus, le système général comprend une charge de densité uniforme mais qui ne concerne que
les ouvrages ne supportant qu’une circulation de piétons ou de cyclistes (passerelles).

3. Calcul dess coefficients de répartition:

 Système A(l) :

Selon l’allure de la ligne d’influence transversale, on devra charger les deux voies par A(l) pour avoir
l’effet maximal sur la file de poutres étudiée.

 Le système Bc :

Transversalement, le nombre des files Bc est au plus égal au nombre de voies. Ce dernier étant de
deux, alors on disposera deux files Bc sur notre tablier.

En respectant la distance réglementaire de 0,25 mètres depuis la bordure, la position transversale des files
Bc donnant l’effet maximal sur la poutre N°2 est, donc :

 Le système Mc120 :

Dans le sens transversal, le fascicule 62 indique qu’on ne peut circuler qu’un seul convoi Mc120 sur
le pont quelle que soit sa largeur.
largeur. L’emplacement produisant l’effet le plus défavorable est
schématisé ci-après :

Le tableau suivant regroupe les valeurs obtenues à l’aide des lignes d’influence tracées précédemment et
qui correspondent aux différentes surcharges pour la poutre N° 2 :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


73
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Système de charge Valeur du CRT ∆

Poutre Nombre de charges

Système Ö 
N°2

Système 
1 2 voies

Système 

1,3 2 files
1,404 1 char
Charges sur les trottoirs 2,167 1 trottoir
Superstructures (trottoirs) 1 ------
Superstructures (chaussée) 1 ------

Tableau 6 : Valeurs de CRT.

4. Détermination des sollicitations moyennes :

4.1.Rappel sur les lignes d’influences d’une poutre sur appui simple :

Les lignes d’influences des moments fléchissant et des efforts tranchants pour une poutre sur
appui simple sont présentées sur la figure suivante :

Figure 35 : Lignes d'influence pour une poutre sur appui simple

• Pour une charge concentrée ( :

' * (  ‘

‘ : ordonnée de ( correspondant sur la  ' .

& * (  ‘

‘ : Ordonnée de ( correspondant sur la  & .

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


74
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Dans le cas de  charges( , il suffit de sommer les différents termes :

 

' * † (  ‘ €M & * † (  ‘
Š4 Š4

• Pour une charge d’intensité q répartie sur une longueur de 4 à „ :

La somme ou bien l’intégrale devient une surface, c’est à dire :

' * ( #  ‘ ó‘ * #  '
3

)

' : Aire sur la  '  entre 4 et „

& * ( #  ‘ ó‘ * #  '
3

)

' : Aire sur la  &  entre 4 et „

A la limite, pour plusieurs charges réparties # :

' * † # ' €M & * † # '

4.2.Détermination des sollicitations dans la poutre N° 2 :

4.2.1. Charges permanentes :

 Moment fléchissant:

La charge permanente est répartie sur toute la poutre. Pour déterminer les sollicitations dues à
cette charge, on n’a pas besoin d’utiliser le principe des lignes d’influences. Le problème se réduit
à déterminer les sollicitations d’une charge répartie sur toute une poutre sur appui simple.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


75
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Figure 36 : Diagramme du moment fléchissant sous l’effet de la charge permanente


permanen

On a alors :

'* * (.   *
*
2
Les coefficients de répartitions des charges de superstructures valent 1, ils ont donc les mêmes
équations du moment et de l’effort tranchant que les charges de poids propre.

Alors, La charge permanente vaut :

( * 16.01⁄2 * 8,005 M⁄


 Effort tranchant:

De même pour les efforts tranchants, on utilise le diagramme des efforts tranchants d’une charge
répartie sur une poutre simple:

Figure 37 : Diagramme de l’effort tranchant sous l’effet de la charge permanente

L’effort tranchant est ainsi donné par :

&* * ( e  *f

2
Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


76
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

x/lc M(x) en t.m T(x) en t


0 0,00 86,85
0.1 169,63 69,48
0.2 301,56 52,11
0.3 395,79 34,74
0.4 452,34 17,37
0.5 471,18 0,00
Tableau 7 : Sollicitations dues à la charge permanente.

4.2.2. Système  :

 Moment fléchissant:

Dans ce cas aussi, l’utilisation de la ligne d’influence peut être remplacée par le diagramme des
moments, puisque le cas le plus défavorable revient à charger toute la longueur de la poutre l° . Et
en tenant compte de la répartition transversale des charges, les moments sont donnés par la
formule suivante :

1
'
'* * . ∆„ ï. ï .   *
*
2 2

Avec, et puisque le cas le plus défavorable revient à charger deux voies :

   * 9,088 M⁄

ï ∆„ ï * 1

 Effort tranchant:

Les efforts tranchants se calculent à l’aide de leur ligne d’influence en tenant compte de la
longueur chargée.

Figure 38 : Effort tranchant dans la section x sous l’effet de la charge


charg A (L)

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Ils sont donnés par la formule suivante :

1
&* * . ∆ ï. #. '+,
2 „
Avec :

1   *„
* . e1  f .   * *
*
2 2
'+,


# * )4 . )„ . ï  *. 

Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus :

x/lc M(x) en t.m T(x) en t


0 0,00 49,30
0.1 96,29 42,20
0.2 171,18 35,39
0.3 224,67 28,92
0.4 256,77 22,81
0.5 267,47 17,14
Tableau 8 : Sollicitations dues au système A(l)

4.2.3. Charge du trottoir :

Le calcul se fait de manière analogue à celui d’A(l).

1
 Moment fléchissant:
'* * . ∆„ &™. #F$ .   *
*
2 2
Avec :

1
#F$ * 0,15 F$ * 0,1425 M/
 €M . ∆ &™ * 1,0835
0835
2 „
 Effort tranchant:

Ici, la charge q !Ò est constante. Elle est placée de la manière la plus défavorable.

1   *„
'F$ * . e1  f .   * *
*
2  2

1
&* * . ∆„ ï. #F$ . 'F$
2

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus :

x/lc M(x) en t.m T(x) en t


0 0,00 1,68
0.1 3,27 1,36
0.2 5,82 1,07
0.3 7,63 0,82
0.4 8,72 0,60
0.5 9,09 0,42
Tableau 9 : Sollicitations dues à la charge du trottoir

4.2.4. Système  :

 Moment fléchissant:

Ces moments sont calculés à l’aide de leurs lignes d’influences Lƒ  dans la section considérée en
plaçant la charge B° dans le sens longitudinal de la manière la plus défavorable (deux files dans le
sens transversal).

La ligne d’influence des moments est une ligne brisée formée de segments de droites. Il en résulte
que la position la plus défavorable du convoi comporte toujours
toujours la présence d’un essieu au droit de
la section considérée.

Les moments fléchissant


Figure 39sont donnés pardes
: Détermination la formule fléchissant: sous la charge 
moments suivante 

1
' / * . ∆ 1 . 3 . ç . † ( ‘
2 „ 2 0 
0

Avec : δ/ 1,142 et b° * 1,1 pour deux Œiles

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


79
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 Effort tranchant:

Dans ce cas, la position la plus défavorable est évidente.

Figure 40 : Effort tranchant dans la section x sous l'effet de 

Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante :

1
T5 6 * . ∆ 1 . δ . b . † Pƒ yƒ
2 „ 2 / °
/

Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

x/lc M(x) en t.m T(x) en t


0 0,00 66,24
0.1 122,28 56,44
0.2 202,04 46,61
0.3 253,97 37,40
0.4 271,14 28,50

Tableau 10 : Sollicitations dues au système 


0.5 274,35 20,72

4.2.5. Le système 
:

La charge militaire M°4„© étant une charge répartie, et en utilisant les lignes d’influences, on
détermine les sollicitations en multipliant la charge par l’aire correspondante ω. Pour avoir l’effet
le plus défavorable, on cherche l’aire maximale de la ligne d’influence placée sous la charge.

 Moment fléchissant :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Pour avoir l’effet le plus défavorable, on place La charge à une distance t de l’appui gauche de
telle façon à avoir ωmax : t = (lc-6,1)×(x/lc).

Figure 41 : Détermination des moments fléchissant sous la charge 


Le moment fléchissant est donné par la formule suivante :

1
Mx * . ∆„ '24„© . δ8° . q. ω
2
Avec : δ8° * 1,137

q * 18,03 T/ml La charge répartie correspondant à M°4„©

 Effort tranchant:

La recherche du cas le plus défavorable pour les efforts tranchants est plus simplifiée car il suffit
de positionner un char adjacent au sommet de la ligne d’influence.

Figure 42 : Effort tranchant dans la section x sous la charge 


Les efforts tranchants sont donnés par la formule suivante :

1
T58° * . ∆ ' . δ . q. ω
2 „ 24„© 8°

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


81
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus:


obtenus

x/lc M(x) en t.m T(x) en t


0 0,00 75,55
0.1 147,36 66,72
0.2 261,92 58,07
0.3 343,80 49,29
0.4 392,88 40,58

Tableau 11 : Sollicitations dues au système 



0.5 409,28 31,66

4.3.Détermination des sollicitations maximales :

La combinaison des actions pour les moments fléchissant et les efforts tranchants est :

A l’ELU :
: 
' * 1.35'9ë$ % 1.605'F$ % ')*1.605')*' +, ; '0 ; 1.35'
1

35& : 
& * 1.35& 9ë$ % 1.605& F$ % ')*1.605')*& +, ; & 0 ; 1.35

A l’ELS :

' * '9ë$ % 1.2'F$ % ')*1.2')*' +, ; '0 ; ': 

& * & 9ë$ % 1.2& F$ % ')*1.2')*& +, ; & 0 ; & : 

Finalement, les sollicitations maximales de calcul pour la poutre N° 2 sont :

Section d'abscisse ELU ELS


x M (t.m) T(t) M (t.m) T(t)
0LL 0 226,25 0,00 168,35
0,1L 433,19 186,56 320,92 138,84
0,2L 770,03 150,46 570,46 111,47
Poutre N° 2
0,3L 1010,71 114,76 748,76 85,02
0,4
0,4L 1155,04 79,21 855,68 58,68
0,5
0,5L 1203,22 43,41 891,37 32,16
Tableau 12 : Sollicitations totales dans la poutre N° 2.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


82
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

4.4.Détermination des sections d’acier à l’ELU et à l’ELS :

Section ELU ELS


d'abscisse x M (t.m) 2
Ast (cm ) M (t.m) Ast (cm2)
0L 0 161,4 0 161,4
0,1L 433,19 161,4 320,92 161,4
0,2L 770,03 196,65 570,46 161,4
0,3L 1010,71 259,15 748,76 182,14
0,4L 1155,04 296,88 855,68 208,15
0,5L 1203,22 309,51 891,37 216,83
Tableau 13 : sections d’acier à l’ELU et à l’ELS pour la poutre N° 2.

5. Calcul des sollicitations dues à l’essai de chargement :

5.1.Description de l’essai :

5.1.1. Positions transversales des charges :

Figure 43 : la position transversale du camion

5.1.2. Positions longitudinal des charges :

 Le Type du camion et charges :

le camion est un semi-remorque


remorque de 44T de poids total .

Camion Essieu 1 Essieu 2 Essieu 3 Essieu 4


Poids en t 6.6 15.4 11 11

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


83
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 Les Dimensions du camion :

Figure 44 : les dimensions du camion

Camion L1(m) L2(m) L3(m) L4(m) E


3.45 3.45 3 1.4 1.85

 Position longitudinale des charges :

Figure 45 : la position longitudinale des charges

5.1.3. Les flèches mesurées :

Figure 46 : la position de la mesure de la flèche F

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


84
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Flèche en mm Fe Fr FT Fr/Fe
1.9 0.0 1.9 0.0

Fe = FT – Fr, Fe : Flèche élastique. FT : Flèche totale. Fr : flèche résiduelle.

5.2.Coefficients de répartition de la charge d’essai :

En utilisant la courbe de la ligne d’influence transversale de la poutre N° 2, on trouve que la

valeur du coefficient de répartition de la charge d’essai vaut ∆


* . ;;

5.3.Calcul des moments longitudinaux :

Le moment longitudinal dans la poutre N° 2 est donné par la formule suivante :

1
' * . ∆ . † ( ‘
2 „
Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

x/lc M(x) en t.m


0 0,00
0.1 40,85
0.2 78,73
0.3 109,05
0.4 118,5
0.5 121,16
0,6 123,82
0,7 108,736
0,8 72,49
0,9 36,24
1 0
Tableau 14 : Moments dues à la charge d’essai

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


85
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 5 : CALCUL DES SOLLICITATIONS PAR LES ÉLÉMENTS FINIS

(ROBOBAT)

1. Modélisation de la structure en éléments finis par ROBOT Millenium :

1.1.Saisie des données :

1.1.1. La structure :

 Définition des éléments structuraux :


Après avoir défini les diverses sections des poutres et d’entretoises que l’on va utiliser, on les
insère suivant les lignes de construction déjà réalisées. A ceci doit se rajouter la rentrée d’un
hourdis supérieur d’une épaisseur de 18 cm qu’on
qu’ n rentre après avoir défini son contour.
 Définition de l’excentrement :
Du fait que l’hourdis et le grillage on été saisi
saisi dans le même plan XY, un excentrement des
éléments de ce dernier a été nécessaire. A noter que cette dernière ne s’applique qu’aux éléments
de type « Barre ».

Figure 47 : la saisie du tablier sur ROBOBAT

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


86
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.1.2. Les appuis :


Les poutres sont considérées comme un élément barre, elles sont appuis sur un appui simple de
coté et d’autre coté sur un appui double.
double

1.1.3. Les charges :

 Les charges permanentes :

Le poids propre de la structure est généré automatiquement par le logiciel. Quitte à rajouter les
autres charges permanentes telles qu’elles étaient définies dans le paragraphe 2.1.2 du chapitre
précédant.
 Les charges d’exploitation :
Les valeurs et les dispositions
spositions transversales des convois réglementaires ont été définies dans le
chapitre précédant. A titre d’illustration, on prendra le cas de la modélisation de deux files Bc
constituées de deux camions chacune.

Figure 48 : la saisie d’une charge roulante sur ROBOBAT

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


87
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.2.Maillage et calcul :
1.2.1. Maillage :

La définition manuelle des paramètres du maillage comprend le choix de :


• La méthode du maillage :
• La taille des éléments finis ;
• Le type d’élément en EF.

Figure 49 : la configuration des options de maillage sur ROBOBAT.

1.2.2. Calcul :
Après avoir saisi la structure et figé le maillage, on lance le calcul de la structure sous les
différents cas de charge.

2. Exploitation des résultats:


2.1.Charges permanentes :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


88
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Le tableau ci-après regroupe


groupe les résultats des moments fléchissants calculés par Robobat

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 167,24
0.2 298,37
0.3 393,62
0.4 448,77
0.5 466,66
Tableau 15 : moments fléchissants,
fléchissants dues à la charge permanente, calculés avec Robobat

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

0 2 4 6 8 10 12
0
50
100
150
Moment (t.m)

200 PERM_MAN
250
PERM_ROBOT
300
350
400
450
500
abscisse x

Figure 50 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (charge permanente)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 1,41%.

2.2.Système  :

Le tableau ci-après regroupe les résultats des moments fléchissants calculés par Robobat

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 95,71
0.2 171,15
0.3 227,1
0.4 257,85
0.5 267,58
Tableau 16 : moments fléchissants,
fléchissants dues au système A(l), calculés avec Robobat

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


89
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0

50
A(l)_MANUEL
Moment (t.m)

100
A(l)_ROBOT
150

200

250

300

Figure 51 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (Système A(l))

La différence maximale constatée dans ce cas est de 1,08%.

2.3.Charge du trottoir :

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 3,01
0.2 5,33
0.3 6,95
0.4 7,98
0.5 8,32
Tableau 17 : moments fléchissants,
fléchissants dues à la charge du trottoir, calculés avec Robobat

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
1
2
Tr_MANUEL
Moment (t.m)

3
4 Tr_ROBOT
5
6
7
8
9
10

Figure 52 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (charge du trottoir)

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


90
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

La différence maximale constatée dans ce cas est de 8,91%.

2.4.Système  :

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 111,4
0.2 190,39
0.3 237,27
0.4 254,24
0.5 258,54
Tableau 18 : moments fléchissants,
fléchissants dues au système Bc, calculés avec Robobat

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0

50

Bc_MANUEL
Moment (t.m)

100
Bc_ROBOT
150

200

250

300

Figure 53 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (Système Bc)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 8,9%.

2.5.Système 
:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 139,86
0.2 247,5
0.3 324,59
0.4 367,44
0.5 380,3
Tableau 19 : moments fléchissants,
fléchissants dues au système Mc120, calculés avec Robobat.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


91
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
50
100
Mc
Mc120_MANUEL
Moment (t.m)

150
200 Mc
Mc120_ROBOT
250
300
350
400
450

Figure 54 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (Système Mc120).
Mc120)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 7,08%.

2.6.ELU:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 419,42
0.2 745,48
0.3 980,73
0.4 1114,69
0.5 1156,75
Tableau 20 : moments fléchissants calculés avec Robobat à l’ELU.

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
200
ELU_MANUEL
Moment (t.m)

400
600 ELU_ROBOT

800
1000
1200
1400

Figure 55 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (combinaison à l’ELU)

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


92
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

La différence maximale constatée dans ce cas est de 3,86%.

2.7.ELS:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 310,71
0.2 552,26
0.3 726,56
0.4 825,78
0.5 856,95
Tableau 21 : moments fléchissants calculés avec Robobat à l’ELS.

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
100
200
300 ELS_MANUEL
Moment (t.m)

400 ELS_ROBOT
500
600
700
800
900
1000

Figure 56 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat (combinaison à l’ELS)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 3,86%.

Commentaires :
Puisque la dispersion des résultats des deux méthodes de calcul ne dépasse pas les 10%, on peut
dire que les deux méthodes sont valides.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


93
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

3. Justification de l’écart

L’écart constaté entre les résultats issus des deux méthodes est dû en fait à la manière avec
laquelle chaque méthode répartit les charges. En effet :

• La méthode des entretoises rigides néglige complètement le rôle de la dalle dans la


transmission des efforts. Elle ne permet pas de calculer les répartitions des charges
entre les poutres dans le cas sans entretoise.
• A partir d'un chargement fixé au préalable, la méthode des entretoises rigides
détermine les réactions d'appuis exercées par les poutres principales sur l'entretoise.
D'une part, l’entretoise infiniment rigide se déplacera dans
ans son ensemble sans fléchir.
flé
D'autre part, il repose sur n appuis
appuis élastiques au niveau des liaisons avec
a les poutres
principales. Cela signifie qu'aux nœuds les réactions d'appuis verticales  exercées
par l'appui i sur l’entretoise sont proportionnelles à son abaissement au droit de
l'appui.
sposée sur une entretoise, les moments fléchissants dans les
• Pour une charge disposée
différentes poutres sont proportionnels aux réactions  . Si la charge n’est pas
disposée sur une entretoise, mais si les entretoises sont suffisamment rapprochées, on
admet que l’on ne commet qu’une erreur minime sur les moments fléchissants en
supposant qu’ils sont proportionnels aux mêmes quantités  , comme si le tablier était
doté d’une infinité d’entretoises rigides très rapprochées.
• Pour la méthode des éléments finis, une force concentrée est répartie uniquement sur
les nœuds avoisinants suivant des proportions bien définies.

3.1.Réduction du module d’Young de l’hourdis :

Pour s’approcher de l’hypothèse de la méthode des entretoises rigides qui néglige le rôle de
l’hourdis dans
ns la transmission des efforts,
efforts, on va réduire le module d’Young de l‘hourdis avec
Robobat pour voir l’influence de cette démarche sur les résultats obtenus par Robobat.
On va prendre E=3600 MPa au lieu de E=36000MPa.
E=36000MPa
Les résultats obtenus sont donnés ci-après
ci :

Système  :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


94
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 116,94
0.2 199,18
0.3 248,51
0.4 266,89
0.5 272,52
Tableau 22 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (système Bc)

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0

50

Bc_MAN
Moment (t.m)

100
Bc_ROBOT
150

200

250

300

Figure 57 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après la réduction de E (Système Bc)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 4,37%.

Système 
:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 145,37
0.2 258,86
0.3 341,69
0.4 388,47
0.5 403,57
Tableau 23 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (système Mc120).

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


95
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
50
100
Mc120_MAN
Moment (t.m)

150
200 Mc120_ROBOT

250
300
350
400
450

Figure 58 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après la réduction de E (Système Mc120)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 1,4%.

ELU:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 429,13
0.2 764,45
0.3 1009,01
0.4 1148,35
0.5 1193,5
Tableau 24 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (ELU).

Comparaison avec les résultats du calcul manuel :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


96
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0

200

400 ELU_MAN
Moment (t.m)

600 ELU_ROBOT

800

1000

1200

1400

Figure 59 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après la réduction de E (ELU)

La différence maximale constatée dans ce cas est de 0,94%.


ELS:

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 317,91
0.2 566,32
0.3 747,5
0.4 850,72
0.5 884,17
Tableau 25 : moments fléchissants calculés avec Robobat après la réduction du module d’Young (ELS).

abscisse x
0 2 4 6 8 10 12
0
100
200
300 ELS_MAN
Moment (t.m)

400 ELS_ROBOT
500
600
700
800
900
1000

Figure 60 : la comparaison entre les moments calculés manuellement et ceux calculés avec Robobat après la réduction de E (ELS)

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


97
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

La différence maximale constatée dans ce cas est de 0,94%.


Commentaires :
On voit que l’écart entre les deux méthodes a considérablement diminué après la réduction du
module d’Young de l’hourdis ce qui justifie l’influence de l’hypothèse de la méthode des
entretoises rigides, qui néglige le rôle de l’hourdis dans la transmission des efforts,
efforts sur les résultats
obtenus.

3.2. L’influence de la disposition de la charge sur l’écart entre les deux méthodes :

La méthode des entretoises rigides considère que sii la charge n’est pas disposée sur une entretoise,
mais si les entretoises sont suffisamment rapprochées, on admet que l’on ne commet qu’une erreur
minime sur les moments fléchissants en supposant qu’ils sont proportionnels aux mêmes
réactions  , comme si le tablier était doté d’une infinité d’entretoises rigides très rapprochées.

Donc on va comparer les résultats issus de deux cas de charge, l’une est appliquée sur l’entretoise
et l’autre est appliquée entre deux entretoises.

Charge appliquée sur l’entretoise :

On considère une charge concentrée # * 30M , appliquée sur une entretoise, représenté sur la
figure ci-après :

Figure 61 : la disposition de la charge q sur l’entretoise.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


98
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

On calcule le moment maximal dans la poutre qui est obtenu en * * 9,3


par les deux méthodes

(Robobat et Entretoises Rigides). On trouve :

Moment calculé avec


Moment manuel (t.m) différence (t.m) Ecart (%)
Robobat (t.m)
74,69 79,5 4,81 6,05

Charge appliquée entre deux entretoises :

On considère une charge concentrée # * 30M , appliquée entre deux entretoises, représenté sur la
figure ci-après :

Figure 62 : la disposition de la charge q entre deux entretoises..

On calcule le moment maximal dans la poutre qui est obtenu en * * 11


par les deux méthodes

(Robobat et Entretoises Rigides). On trouve :

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


99
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

Moment calculé avec


Moment manuel (t.m) différence (t.m) Ecart (%)
Robobat (t.m)
113,16 128,35 15,19 11,83

Commentaires :
On constate que l’écart est très important dans le deuxième cas,
cas, en effet la méthode des
entretoises rigides suppose que les charges sont appliquées sur les entretoises ce qui justifie la
différence entre les moments, dues aux charges roulantes, issus des deux méthodes.

4. Calcul des sollicitations dues à l’essai de chargement :

Figure 63 : la disposition des charges de l’essai sur le tablier.

Le tableau suivant, rassemble les résultats obtenus :

x/lc M(x) en t.m


0 0
0.1 38,83
0.2 72,83
0.3 100,48
0.4 108,05
0.5 109,65
0,6 113,03
0,7 100,18
0,8 66,36
0,9 33,48
1 0
Tableau 26 : moments dues à la charge d’essai calculés avec Robobat.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


100
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 6 : CALCUL DE LA CAPACITÉ PORTANTE DE L’OUVRAGE

1. Choix de la section de poutre :

Le problème qui se pose pour le choix de la section, est l’éventuelle participation de la table de
compression (hourdis) avec les âmes pour reprendre les moments de flexion négatifs.

Si on cherche dans la conception ancienne du ferraillage des ponts en béton armée, on s’aperçoit
que le ferraillage de l’hourdis est lié aux armatures de l’âme de la poutre ; d’où notre choix pour
une section en forme de Té.

Celle-ci
ci sera dans notre cas, choisie
choisie de façon à être géométriquement équivalente à la section
transversale en justifiant cela par le fait qu’une
qu’ seule donnéee de ferraillage est disponible.

L’équivalence géométriquee donne une section dont les dimensions sont :

- largeur de la table de compression


com b * 4,5m ;
- lô épaisseur de la table de compression h© * 0,18m ;
- lô epaisseur lô ame b© * 70cm ;
- la hauteur totale h * 1,93m.

2. Evaluation des moments résistants :

On va faire une évaluation des moments résistants au niveau de la mi-travée.


mi travée.

2.1.Données de calcul :

 Le module d’élasticité de l’acier :  * 200000 '() ;


 Limite d’élasticité de l’acier : € * 240 '() ;
 <= * 1,15 dans le cas d′ une situation durable acier ;

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


101
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

 < * 1,5 situation dans le cas d′ une situation durable béton


ton ;
 La résistance caractéristique du béton vaut donc :  * 34'()
'() ;
 La résistance caractéristique du béton à la traction : F * 0,6 % 0,06  2 * 2,64 '();
 85  2 ⁄<= * 19,27 '();
La contrainte maximale de compression du béton : "A * 0,85
 ó * 1,9

 ç * 4,5

 ì© * 0,18

 ç© * 0,7

 ï=2 * 0
„
 ï=F * 251,2 >
„

2.2.Calcul à l’état limite ultime (ELU) :

- L’équilibre des moments donne :

'$? * 0,8  ç  ‘  "02  ó  0,4  ‘

Avec '$? le moment résistant de la section à l’ELU :

Notons :
'0@ * Le moment fléchissant équilibré par la table de compression supposée entièrement
comprimée ;

Le calcul du moment équilibré par l’hourdis est donné par :


'0@ * ç  ì©  ó  ì© ⁄2  "02
Avec

ç La largeur de la table de compression ;

ó La hauteur utile de la poutre ;


ì© L’épaisseur de la table de compression ;

"A Contrainte admissible du béton en compression ;

'0@ * 28,24 '•.

On a donc :

On suppose que la table est entièrement comprimée, ce qui revient à dire que : '$?  '0@
- L’équilibre des forces dans la section donne :

ïðF  "=F * 0,8  ‘  ç  "A ‘*


+´B ±CB
A±²/ ©,§
Donc

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


102
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

‘ étant la distance de l’axe neutre à la fibre la plus comprimée.


De plus, on suppose que : "=F * ë ⁄<= * 208,7 '()
D’où: ‘ * 7,56 >
 18>
Donc, la fibre neutre est située effectivement dans la table de
compression
- L’équilibre des moments donne :
'$? * 0,8  ç  ‘  "02  ó  0,4  ‘

D’où lk * n, N q

2.3.Calcul à l’état limite de service (ELS) :

La position de l’axe neutre par rapport à la table de compression est donnée par application des
formules suivantes :

ïð  ì©  ó’  30ïðF  ó  ì©  * 1,01


D1 * ç쩄 % 30ï 01 \ 0

Donc l’axe neutre se trouve dans la nervure.

E * A  –
–ç  ç© ì© % 15ïð % ïðF — * 1.52

4
On pose :
Â

 * A  –
–ç  ç© 쩄 % 30ïð  ó ô % ïðF  ó— * 2.22

4

„
Â

La position de l’axe neutre par rapport à la fibre supérieure est donnée par :

‘4 * E % 9E„ %  * 0.608

Par ailleurs le moment d’inertie par rapport à la fibre neutre est donné par :

–ç‘4’  ç  ç© ‘4  ì© ’ —


ý* % 15–ïð ‘4  ó ô „ % ïðF ó  ‘4 „ —
3
Soit : ý * 0.866
“

F*
±´
avec : "= * σ
4œG1H4
Et on a : JO

Or : Js * fö (fissuration non préjudiciable)


σ

D’où : F * 12,38

Par conséquent, le moment résistant à l’ELS est :

l× *   Ú *
. ;N  . N;; * . A
q. r

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


103
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

3. Comparaison de la capacité portante aux sollicitations réglementaires :

La comparaison des moments résistants aux moments agissants permettra d’une part de juger si le
pont est l’objet
bjet d’un renforcement et d’autre
d’autre part, d’avoir une idée sur les charges que l’ouvrage
puisse supporter dans son état actuel.
Moment résistant
Cettee comparaison se fera en matière de ratio : Xâd­GWDYäG ­GI­[K *
Moment sollicitant
D’abord on définit les cas de charge pour lesquels on calcul le ratio

Notation Comb
Combinaison de calcul Combinaison de calcul
de la combinaison A l’ELS A l’ELU
PIâ[ªK I­âI­G Q ;P  Q
,
P Q % ,
  % R­ , ;P  Q % , ;   % R­
PP Q % ,
 P % R­ , ;P  Q % , ;  P % R­
P
Q % 
% R­ , ;P  Q%
%
 % , ;R­

Cas Pourcentage repris (%)


de charge ELU ELS
A(l) 91 % 133 %
BC 90 % 132 %
Mc120 82 % 120 %

- Les ratios à l’ELS sont nettement supérieurs à ceux à l’ELU. En effet, la capacité portante à
l’ELS est calculée
ulée avec l’hypothèse de fissurations « peu préjudiciables ».

- La totalité des ratios à l’ELS sont supérieurs à l’unité, l’ouvrage ne nécessitera pas une solution
de renforcement (Précontrainte additionnelle, tôles collées…)

- Une limitation
tion de poids des véhicules lourds est nécessaire:: le poids maximal de camion autorisé
à passer est calculé comme suit : 0,9x30
0, =27 Tonnes.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


104
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CHAPITRE 7 : CALCUL DES FLÈCHES :

1. Comparaison des flèches théoriques aux flèches expérimentales :


1.1.APPLICATION DE LA METHODE GENERALE :
Le tableau suivant rassemble les étapes de calcul de la flèche par la méthode générale pour la poutre N°2 :

Section 0L 0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L 0,9L L
Abscisse (m) 0 2,17 4,34 6,51 8,68 10,85 13,02 15,19 17,36 19,53 21,7
As (cm2) 48,25 96,51 144,76 193,02 251,2 251,2 251,2 193,02 144,8 96,51 48,25
h 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93
h0 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18
b 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5
b0 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
d 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
d" 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03
0,6101
y (m) 0,2378 0,3535 0,4482 0,52836 0,61072 0,6107 0,52836 0,4482 0,3535 0,237
2
4
I (m ) 0,2199 0,4059 0,5683 0,7124 0,8668 0,8668 0,8668 0,71242 0,5683 0,4059 0,22
Mser (MN.m) 0 0,3883 0,7283 1,0048 1,0805 1,0965 1,1303 1,0018 0,6636 0,3348 0
σbc (MPa) 0 0,33820 0,5744 0,7452 0,76129 0,7718 0,7964 0,74298 0,5234 0,2916 0
σs (Mpa) 0 22,19293 27,9086 29,0184 24,1071 24,476 25,218 28,9318 25,429 19,135 0
fc28 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34
Eb 35635,73 35635,73 35635,7 35635,7 35635,7 35636 35636 35635,7 35636 35636 35636
εbc 0 9,49E-06 1,6E
1,6E-05 2,1E-05 2,1E-05 2E-05 2E-05 2,1E
2,1E-05 1E-05 8E-06 0
Es 534535,9 534535,9 534536 534536 534536 534536 534536 534536 534536 534536 5E+05
εs 0 4,15E-05 5,2E
5,2E-05 5,4E-05 4,5E-05 5E-05 5E-05 5,4E
5,4E-05 5E-05 4E-05 0
ft28 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64
C0 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57
ρf 0,012093 0,024188 0,03628 0,04838 0,06296 0,063 0,063 0,04838 0,0363 0,0242 0,012
σs
ftj/σ 0,118957 0,09459 0,09098 0,10951 0,107 0,1047 0,09125 0,1038 0,138
∆εs 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
εs* 0 4,15E-05 5,2E
5,2E-05 5,4E-05 4,5E-05 5E-05 5E-05 5,4E
5,4E-05 5E-05 4E-05 0
1/ri 0 2,68E-05 3,6E
3,6E-05 4E-05 3,5E-05 4E-05 4E-05 3,9E
3,9E-05 3E-05 2E-05 0
kj 1 6 12 18 24 28 24 18 12 6 1
kj*1/ri 0 0,0002 0,00043 0,00071 0,00084 0,00099 0,0009 0,00071 0,0004 0,0001 0
f th (mm) 2,06
Fexp (mm) 1,9

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


105
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.2.APPLICATION DE LA METHODE de l’inertie fictive :

Le tableau suivant rassemble les étapes de calcul de la flèche par la méthode de l’inertie fictive
pour la poutre N°2 :

Section 0L 0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L 0,9L L
Abscisse (m) 0 2,17 4,34 6,51 8,68 10,85 13,02 15,19 17,36 19,53 21,7
As (cm2) 48,25 96,51 144,76 193,02 251,2 251,2 251,2 193,02 144,8 96,51 48,25
h 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93
h0 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18
b 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5
b0 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
d (m) 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
d" 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03
y 0,2378 0,3537 0,4482 0,5281 0,6104 0,6105 0,6104 0,5281 0,4482 0,3537 0,2378
I0 1,3507 1,3197 1,3274 1,3553 1,4030 1,4028 1,403 1,3553 1,3274 1,3197 1,35
fc28 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34
ft28 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64
ρ 0,0036 0,0073 0,0109 0,0145 0,0189 0,0189 0,0189 0,01451 0,0109 0,0073 0,004
λi 14,75087523 7,374673399 4,91662 3,68734 2,83332 2,8333 2,8333 3,68734 4,9166 7,3747 14,75
Mser (MN.m) 0 0,3883 0,7283 1,0048 1,0805 1,0965 1,1303 1,0018 0,6636 0,3348 0
σs (Mpa) 0 6,824368612 11,9478 15,2567 14,8978 15,119 15,584 15,2112 10,886 5,8841 0
µ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
If 1,48582005 1,451698981 1,46019 1,4908 1,54327 1,5431 1,5433 1,4908 1,4602 1,4517 1,486
Eb 35635,72981 35635,72981 35635,7 35635,7 35635,7 35636 35636 35635,7 35636 35636 35636
1/r 0 7,50594E-06 1,4E-05
1,4E 1,9E-05 2E-05 2E-05 2E-05 1,9E-05 1E-05 6E-06 0
kj 1 6 12 18 24 28 24 18 12 6 1
kj*1/r 0 4,50356E-05 0,00017 0,00034 0,00047 0,0006 0,0005 0,00034 0,0002 4E-05 0
f th (mm) 1,02
fexp
(mm)
1,9

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


106
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.3.APPLICATION DE LA METHODE DE l’EUROCODE 2 :

Le tableau suivant rassemble les étapes de calcul de la flèche par la méthode de l’EUROCODE 2
pour la poutre N°2 :

Section 0L 0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L 0,9L L
Abscisse
(m) 0 2,17 4,34 6,51 8,68 10,85 13,02 15,19 17,36 19,53 21,7
As (cm2) 48,25 96,51 144,76 193,02 251,2 251,2 251,2 193,02 144,76 96,51 48,25
h 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93
h0 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18
b 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5
b0 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
d 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
d" 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03
fc28 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34
fcm 42 42 42 42 42 42 42 42 42 42 42
Ecm=Ec,eff 29423,8 29423,86 29423,8 29423,8 29423,86 29423,86 29423,86 29423,86 29423,86 29423,86 29423,86
Es 200000 200000 200000 200000 200000 200000 200000 200000 200000 200000 200000
αe 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972 6,7972
Ach 2,0678 2,1006 2,1334 2,1662 2,2057 2,2057 2,2057 2,1662 2,1334 2,1006 2,0678
v' (m) 0,6904 0,7093 0,7276 0,7453 0,7660 0,7660 0,7660 0,7453 0,7276 0,7093 0,6904
4
Ich (m ) 0,8176 0,8649 0,9107 0,9551 1,0069 1,0069 1,0069 0,9551 0,9107 0,8649 0,8176
x1 0,1512 0,2089 0,2604 0,3073 0,3585 0,3585 0,3585 0,3073 0,2604 0,2089 0,1512
4
Icf (m ) 0,1055 0,2012 0,2903 0,3737 0,4676
0,4676 0,4676 0,3737 0,2903 0,2012 0,1055
Mser (MN.m) 0 0,3883 0,7283 1,0048 1,0805 1,0965 1,1303 1,0018 0,6636 0,3348 0
v (m) 1,2396 1,2207 1,2024 1,1847 1,1640 1,1640 1,1640 1,1847 1,2024 1,2207 1,2396
fctm 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485 3,1485
Mcr (MN.m) 2,0767 2,2307 2,3846 2,5383 2,7236 2,7236 2,7236 2,5383 2,3846 2,2307 2,0767
2,72E- 3,58E-
1/ri 0,0000 1,53E-05 3,65E-05 3,7E-05 3,82E-05 3,56E-05
05 2,48E-05 1,32E-05 0,0000
05 05
8,53E- 9,14E-
1/rii 0,0000 6,56E-05 7,85E-05 7,97E-05 8,21E-05 9,11E-05
05 7,77E-05 5,65E-05 0,0000
05 05
ζ 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000
2,72E- 3,58E-
1/r 0,0000 1,53E-05 3,65E-05 3,7E-05 3,82E-05 3,56E-05
05 2,48E-05 1,32E-05 0,0000
05 05
kj 1 6 12 18 24 28 24 18 12 6 1
kj*1/ri 0,0000 9,16E-05 0,00032 0,00064 0,000875 0,001036 0,000916 0,000642 0,000297 7,89E-05 0,0000
f th (mm) 1,93
fexp (mm) 1,9

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


107
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

1.4.APPLICATION DE LA METHODE de l’ACI :

Le tableau suivant rassemble les étapes de calcul de la flèche par la méthode de l’ACI pour la
poutre N°2 :

N°section 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
abscisse 0 2,17 4,34 6,51 8,68 10,85 13,02 15,19 17,36 19,53 21,7
2
As (cm ) 48,25 96,51 144,76 193,02 251,2 251,2 251,2 193,02 144,8 96,51 48,25
h 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93 1,93
h0 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18 0,18
b 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5
b0 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
d (m) 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
Ig(m4) 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643
Ma(MN.m) 0 0,4085 0,7873 1,0905 1,185 1,2116 1,185 1,0905 0,7873 0,4085 0
fc28(Mpa) 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34
fr(Mpa) 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221 3,7221
y 0,2196 0,3251 0,4126 0,4870 0,56453 0,5645 0,5645 0,4870 0,4126 0,3251 0,2196
d'' 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03 0,03
v' 1,6804 1,5749 1,4874 1,4130 1,3355 1,3355 1,3355 1,4130 1,4874 1,5749 1,6804
Mcr 3,0218 3,2243 3,41402 3,59367 3,80228 3,80228 3,8023 3,59367 3,414 3,2243 3,022
Ec 15323,36382 15323,36382 15323,4 15323,4 15323,4 15323,4 15323 15323,4 15323 15323 15323
Icr 0,192925725 0,3588573 0,50576 0,63759 0,78026 0,78026 0,7803 0,63759 0,5058 0,3589 0,193
If 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643 1,3643
Coeff 1 6 12 18 24 28 24 18 12 6 1
M/EIf 0 1,95408E-05 3,8E-05
3,8E 5,2E-05 5,7E-05 5,8E-05 6E-05 5,2E
5,2E-05 4E-05 2E-05 0
Coeff*M / If 0 0,000117245 0,00045 0,00094 0,00136 0,00162 0,0014 0,00094 0,0005 0,0001 0
f th (mm) 2,89
f exp (mm) 1,9

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


108
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

2. Interprétation des résultats :

On remarque que la méthode générale ainsi que l’Eurocode donnent des résultats proches de la
valeur de la flèche expérimentale. Par contre la méthode ACI surestime la flèche. La méthode de
l’inertie fictive pour sa part donne une petite valeur.

La flèche expérimentale reste critiquable et ce pour des raisons liées à l’instrumentation utilisée et
qui peutt compliquer l’interprétation des résultats lors de l’analyse. La difficulté au niveau de
l’analyse semble provenir de l’efficacité et de la précision de certains appareils de mesure des
flèches. En principe, Chaque cas de charge doit être répété trois fois pour augmenter la précision
et la fiabilité des mesures.

En ce qui concerne les déformations calculées, elles comprennent principalement deux sources
d’erreurs : la valeur effective du module d’élasticité du béton et l’inertie effective de la
superstructure.

Les quatre méthodes de calcul proposent une relation entre le module d’élasticité du béton et sa
résistance. La méthode générale et l’eurocode optent pour des modules d’élasticité proches, les
valeurs des flèches ne sont pas loin l’une par rapport à l’autre.. La méthode de l’inertie fictive
propose le même module d’élasticité que la méthode générale pourtant elle donne une très faible
valeur, ceci est principalement dû a la
la valeur de l’inertie de la section totale. La méthode ACI opte
pour un module d’Young plus petit ce qui donne une flèche plus grande. Il est à noter que pour un
calcul précis des déformations, il est nécessaire d’intégrer dans l’inertie effective les éléments
suivants :

 Revêtement ;
 Parapets ou bordures
La prise en compte de la fissuration dans les différentes
différentes méthodes constitue aussi un élément qui
fait diverger les résultats, et l’eurocode est le plus minutieux sur cet aspect d’où la fiabilité du
résultat donné la méthode.

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


109
Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

CONCLUSION
L’évaluation de la capacité portante des ponts anciens est une des
des préoccupations des gestionnaires des
réseaux d’infrastructures de transport. Il s’agit d’un outil nécessaire pour une programmation efficace
des interventions en matière d’entretien, de renforcement ou de limitation de charges. Par conséquent,
elle permet
met d’assurer la sécurité et le niveau de service offert aux usagers.

Evaluer la capacité portante d’un pont ancien revient à déterminer la section résistante de ses éléments
porteurs en tenant compte de l’état réel de l’ouvrage. Pour un grand nombre d’ouvrages anciens, on ne
dispose ni de notes de calcul ni de plans de ferraillage. Dans ce cas là, la détermination de la section
résistante n’est pas évidente.

L’objet de ce mémoire est le diagnostic et l’évaluation du comportement d’un


d’u ouvrage d’art
existant et l’évaluation de sa capacité portante pour juger de la nécessité ou non de subir un
renforcement.. Le travail a du passer par le recensement les différentes dégradations qui ont
affecté l’ouvrage ainsi que les causes de ces dégradation et les moyens d’auscultation utilisés
pour les identifier. On a commencé d’abord par le calcul des sollicitations dues aux charges
réglementaires par la méthode manuelle (méthode des entretoises rigides) qui s’adapte le mieux à
notre cas. Ensuite
ite on a procédé au calcul par éléments finis par le logiciel Robobat. Les résultats
obtenus présentaient un écart relatif ne dépassant guère les 10% ce qui reste acceptable vu la
particularité de l’ouvrage étudié.
étudié Pour justifier cet écart on a vu l’impact de la réduction du
module d’Young de l’hourdis sur les résultats ainsi que l’influence de l’emplacement des charges
charge
par rapport aux entretoises. Ceci nous a permis de s’approcher des hypothèses de la méthode
manuelle. Le calcul ensuite a porté sur les sollicitations
sollicitations issues de l’essai de chargement puis des
moments résistants qui nous ont permis d’évaluer la capacité portante de l’ouvrage. Le calcul a
montré qu’il faudrait limiter le tonnage des véhicules à 27t.

Le calcul théorique des flèches dues à l’essai de chargement a été fait par différentes méthodes.
Les valeurs obtenues on été ensuite comparées à la flèche expérimentale. La méthode générale et
celle de l’EUROCODE ont donné des résultats fiables, la méthode de l’inertie fictive a sous-
sous
estimé la flèche, quant à la méthode américaine
amér elle l’a surestimée.

Ce travail nous a été bénéfique car il nous a permis de cerner les aspects structuraux des ponts a
poutres ainsi qu’il nous a donné l’opportunité d’enrichir nos connaissances en matière de
pathologie des ouvrages d’art.

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Pathologie et évaluation du comportement d’un pont à poutres en béton armé

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 Cours de Mr CHERRABI, Plaques et coques, Calcul en éléments finis, Calcul sismique


CHERRABI «Plaques

d’habitation ».

 Cours de Mr FELLAHI, « L’auscultation et l’entretien des ouvrages d’art ».

 J.A.CALGARO et M.VIRLOGEUX,
M.VIRLOG « Projet et construction des ponts ».

 FASCICULE N° 61 TITRE II du SETRA « Programmes de charges et épreuves des ponts - routes ».

 A.FUENTES, « Béton armé après fissuration ».

 Jean Armand CALGARO et Roger Lacroix « Maintenance et Réparation des ponts ».

 J.ROUX et J.PERCHAT, « Pratique du BAEL 91 ».

 Jean Roux, « Maîtrise de l’Eurocode 2 ».

Travail de Fin D’Etudes Page Juin 2010


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