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Chapitre IV – Comment produire et combien produire?

I- Les facteurs de production.

Pour produire un bien ou un service, une entreprise a besoin de deux


éléments essentiels : les facteurs de production travail et capital.

 Le travail

Si dans le langage courant, les hommes travaillent pour le plaisir ou le


plus souvent pour gagner de l’argent, dans le langage économique ils
travaillent pour produire un grand nombre de biens ou de services que
la nature ne fournit pas tels quels. Le travail est donc un facteur de
production. Fourni par des esclaves dans l’Antiquité, il est aujourd’hui
apporté par des hommes libres et rémunérés, qu’ils oient patrons ou
salariés d’une entreprise. L’ensemble forme la population active.

 Le capital

Le capital technique représente l’autre élément essentiel pour produire


un bien ou un service. Ce facteur de production est fixe ou circulant. Les
bâtiments ou les machines appartiennent au capital fixe, car ils sont
utilisés dans plusieurs cycles de production. Le plastique ou l’encre qui
composent le stylo Bic ou les planches de bois,le plastique et l’aluminium
qui composent une table, une chaise, appartiennent au capital circulant,
car ils ont incorporés á un produit plus élaboré et ne peuvent donc être
utilisés qu’une seule fois.

Pour savoir à quelle catégorie de capital technique un moyen de


production appartient, il suffit de répondre à cette question : sert-il à la
fabrication d’un seul ou de plusieurs produits ?

II- La valeur ajoutée

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À QUOI SERT LA VALEUR AJOUTÉE ?

Source : Nathan seconde -2000

 Les Consommations Intermédiaires.

On ne peut mesurer la production d’une entreprise á artir de ses ventes.


Pour réaliser sa production, elle a utilisé des biens ou des services, qu’on
appelle les consommations intermédiaires. Celles-ci correspondent à
l’ensemble des dépenses réalisées destinées á l’acquisition de capital

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circulant, c’est á dire de biens et de services détruits ou incorporés au
produit final lors du processus de production.-

L’activité productive d’une entreprise correspond non pas à la valeur de sa


production finale, mais à la valeur ajoutée aux consommations
intermédiaires qu’elle a utilisées. On nomme valeur ajoutée le résultat de
cette activité. Elle se mesure en soustrayant à la valeur des ventes (le chiffre
d’affaires) la valeur des consommations intermédiaires. Le produit
intérieur brut (PIB), qui est l’indicateur de la production d’un pays, est
donc obtenu en additionnant les valeurs ajoutées (Plus la TVA et les droits
de douane).

 La répartition de la valeur ajoutée.

La valeur ajoutée créée par l’entreprise rémunère le facteur travail et le


facteur capital. Elle se répartit en salaires (rémunération du facteur de
production travail), en excédent brut d’exploitation (rémunération du
facteur de production capital au sens large, puisqu’on y inclut les
apporteurs de capitaux, qu’ils soient actionnaires ou prêteurs) et en impôts
destinés á financer les services non marchands fournis par l’État.

Au total, une partie de cette valeur ajoutée reste dans l’entreprise, soit pour
financer les investissements nécessaires á son fonctionnement, soit pour
servir de réserves en cas de difficultés futures.

La répartition de cette valeur ajoutée dépend en partie du rapport de force


existant entre les salariés et les propriétaires de l’entreprise. Depuis une
dizaine d’années, c’est la part des salaires dans la valeur ajoutée qui a
baissé.

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 Mesurer et répartir la richesse produite

III. La productivité ou l’efficacité de la combinaison productive.

 La productivité : mesure de l’efficacité productive

L’efficacité de la combinaison productive se mesure par la productivité. On


retient souvent la productivité du travail qui est le rapport entre la
production et les effectifs (productivité par tête) ou le nombre d’heures
travaillées (productivité horaire). Mais cette productivité est qualifiée
d’ « apparente » car elle dépend du capital mis en œuvre. Il est d’ailleurs
possible de calculer également une productivité du capital qui est le rapport
entre la production et la quantité de facteur capital utilisée. Enfin, la

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productivité globale des facteurs est le rapport entre la production et la
quantité de travail et de capital. Notons que la production peut être
présentée sous forme d’unités physiques (productivité physique) ou sous
forme d’unités monétaires comme la valeur ajoutée (productivité en
valeur).

 Les facteurs d’évolution de la productivité

A long terme, la productivité augmente essentiellement sous l’effet du


progrès technique (introduction de nouvelles techniques de production ou
de nouvelles organisations du travail) et de l’investissement en capital
humain (amélioration des connaissances intellectuelles et professionnelles
de l’individu par l’éducation, la formation). Les gains de productivité, c'est-
à-dire l’accroissement de la productivité, sont cependant moins importants
depuis les années 1970.

 Les effets des gains de productivité

Les gains de productivité ont des effets négatifs sur l’emploi à court terme
puisque la même quantité peut être produite avec moins de salariés – effets
négatifs que l’on observe en particulier dans l’agriculture et l’industrie.
Mais, à long terme, ils conduisent à une baisse des prix et à une hausse des
salaires favorables au pouvoir d’achat donc à la demande. La satisfaction
de cette demande passe par une augmentation de la production (c'est-à-dire
de la croissance) et de la création d’emplois. Les gains de productivité
accroissent également les profits des entreprises qui peuvent être distribués
aux actionnaires sous forme de dividendes, soutenant par là même la
demande, ou investis dans de nouveaux équipements permettant de
produire plus avec plus de salariés. Les effets peuvent donc être finalement
positifs à long terme. Mais les emplois créés ne sont pas identiques aux
emplois détruits, ce qui donne toute son importance à l’éducation et à la
formation pour assurer la reconversion du personnel.