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Université Catholique d’Afrique Centrale

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Faculté de Sciences Sociales et de Gestion
Master Gouvernance et Action Publique

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Année académique : 2017 - 2018

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RAPPORT DE STAGE DE RECHERCHE
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Stage effectué du 19 mars au 31 mai 2018
à ALUCAM, Centre Médical des Entreprises de la Sanaga (CMES)
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En vue de l’obtention du Master en Gouvernance et Action Publique

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Rédigé par : BEKOE KONA Yvan-Arnaud

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Encadreur académique : Madame Thérèse Berthe Bisseck Tamnga
Directrice des stages

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Encadreur professionnel : Monsieur BIDJECK Mathias
Assistant Médical et Responsable des

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Université Catholique d’Afrique Centrale
Faculté de Sciences Sociales et de Gestion
Master Gouvernance et Action Publique
Année académique : 2017 - 2018

RAPPORT DE STAGE DE RECHERCHE

Stage effectué du 19 mars au 31 mai 2018


à ALUCAM, Centre Médical des Entreprises de la Sanaga (CMES)
En vue de l’obtention du Master en Gouvernance et Action Publique

Rédigé par : BEKOE KONA Yvan-Arnaud

Encadreur académique : Madame Thérèse Berthe Bisseck Tamnga


Directrice des stages

Encadreur professionnel : Monsieur BIDJECK Mathias


Assistant Médical et Responsable des
Actions Communautaires

Juilletii2018
iii
TABLE DES MATIERES

SIGLES ET ACRONYMES...................................................................vi
INTRODUCTION GENERALE..............................................................7
Section 1 : LA STRUCTURE ET SON SECTEUR D’ACTIVITE.................9
A. PRESENTATION DU GROUPE ALUCAM........................................................................................9
B. PRESENTATION DU CENTRE MEDICAL DES ENTREPRISES DE LA SANAGA (CMES)......................9
Figure 1  : ORGANIGRAMME DU CENTRE MEDICAL DES ENTREPRISES DE LA SANAGA.....................10

Section 2 : ANALYSE DES TÂCHES ACCOMPLIES..........................11


A. LES REUNIONS INFOCENTRES...................................................................................................11
B. L’ELABORATION D’UN PROJET DE PROGRAMME D’ACTIVITES COMMUNAUTAIRES................12
1. PRESENTATION DU PROJET..................................................................................................12
2. L’ELABORATION DU CHRONOGRAMME DU PROJET DE PROGRAMME DE CAMPAGNE.......12
3. LE LANCEMENT DU PROJET..................................................................................................13
Figure 2  : Lancement de la campagne de dépistage du VIH/SIDA et de sensibilisation sur les
maladies cardiovasculaire et le paludisme...................................................................................13
C. LA GESTION D’UNE ENQUÊTE DE SATISFACTION......................................................................14
D. DES ENTRETIENS AVEC CERTAINS RESPONSABLES...................................................................17
1. ENTRETIEN AVEC LE MEDECIN CHEF DE DISTRICT D’EDEA....................................................17
2. ENTRETIEN AVEC MADAME LE RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DU GROUPE
ALUCAM.......................................................................................................................................17

Section 3 : BILAN DES COMPETENCES ACQUISES ETDES


DIFFICULTES RENCONTREES...........................................................18
A. LES COMPETENCES AQUISES....................................................................................................18
1. LA DECOUVERTE D’UNE AUTRE FACADE DU GROUPE ALUCAM...........................................18
2. LA FAMILIARISATION AU MONDE DU TRAVAIL.....................................................................19
3. LES AUTRES COMPETENCES..................................................................................................19
a. Maîtrise du processus d’élaboration et de rédaction du document d’un projet
communautaire............................................................................................................................19
b. La maîtrise d’une technique de management de projet : « Le Lean Six
Sigma ».......................................................................................................................................20
c. La maîtrise de la mise en œuvre d’une politique de santé publique...........................20

iv
B. LES DIFFICULTES RENCONTREES...............................................................................................21

Section 4 : LA CONTRIBUTION DU CMES DANS LA LUTTE CONTRE LES


GRANDES MALADIES A EDEA : cas du VIH/SIDA, du paludisme et de
la tuberculose...............................................................................22
A. Le CMES : Assure un accès aux traitements contre le VIH/SIDA à Edéa...................................22
Graphique 1  : consultations externes et suivi VIH en 2016 (CTA).................................................22
B. Le CMES et la Maîtrise du paludisme........................................................................................23
Graphique 2  : Principales pathologies en consultations externes de janvier à décembre 2015....23
Graphique 3  : Principales pathologies en consultations externes de janvier à décembre 2016....24
C. La Tuberculose au CMES...........................................................................................................24

v
SIGLES ET ACRONYMES

ALUCAM  : Compagnie camerounaise de l’Aluminium

CMES  : Centre Médical des Entreprises de la Sanaga

SOCATRAL  : Société Camerounaise De Transformation De L’aluminium

OMD  : Objectifs du Millénaire pour le Développement

DAGA  : Dames du Groupe ALUCAM

KPI  : Key Performance Indicator

DMAIC  : Définir, Mesurer, Analyser, Innover, Contrôler

ARV  : Antirétroviraux

vi
INTRODUCTION GENERALE

Etudiant en Master 2 Gouvernance et Action Publique à la faculté des Sciences


Sociales et de Gestion de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, j’ai effectué un stage de
trois mois au sein du groupe ALUCAM (Compagnie camerounaise de l’Aluminium), plus
précisément au Centre Médical des Entreprises de la Sanaga (CMES), situé dans la ville
d’Edéa juste après le pont sur la Sanaga, à la « Cité des Palmes »au cours de la période allant
de mars à mai 2018.

Le management du développement local a toujours suscité mon intérêt. Le thème de


mon mémoire portant sur l’évaluation de l’action collective de lutte contre les endémies
dans la ville d’Edéa, le choix de cette entreprise a été encouragé par le fait qu’elle soit la plus
active dans la ville concernant ce domaine.

En effet, les entreprises du groupe ALUCAM, en particulier le CMES, entretiennent


des liens assez étroits avec les populations de la ville d’Edéa. Il existe au sein du groupe une
cellule chargée des actions communautaires pilotée par Mme Catherine MOMHA,
responsable de la communication à l’usine ALUCAM. Dans ce sens, une étude est
régulièrement menée auprès des populations dans l’optique de recenser leurs différents
besoins et par la suite une analyse est faite afin de savoir auxquels de ces besoins le groupe
pourrait éventuellement subvenir. Jusqu’ici, le groupe a déjà effectué de nombreuses
activités communautaires dont les plus récentes sont la dotation en eau potable des
populations. A ce titre, une vingtaine de forage a été installée dans les zones de la ville où
l’accès en eau potable était encore une tâche difficile.

De même, le groupe ALUCAM intervient en ce qui concerne le volet sanitaire par le


biais du CMES. Depuis1998, le Centre Médical des Entreprises de la Sanaga organise chaque
année pour ALUCAM, auprès des salariés de leurs familles et des populations de la ville, des
campagnes de dépistage gratuits du VIH/SIDA et par la même occasion, des campagnes de
sensibilisation sur des maladies telles que le VIH/SIDA, le paludisme, le choléra, les maladies
cardio-vasculaires, etc. Le but premier de ces campagnes est de contribuer au
développement d’une prise de conscience générale chez les familles, de l’intérêt de se faire
dépister et de s’informer sur les moyens de prévention mis à leur disposition pour se
préserver de certaines maladies. Ces activités communautaires contribuent donc largement
à l’éradication de certaines maladies endémiques dans la région ce qui participe ainsi en
grande partie à l’amélioration des conditions de vie des populations de la vile d’Edéa.

En ce qui me concerne, j’ai eu l’opportunité, grâce à cette expérience pratique de


découvrir comment une telle entreprise entretien des liens avec les communautés de la
localité dans laquelle elle est implantée. J’ai eu l’occasion de comprendre en quoi consiste
réellement la tâche d’un responsable d’activité communautaire au sein d’une structure
comme celle-là. Les différentes activités qui m’ont été confiées et auxquelles j’ai participé
m’ont donné l’occasion de comprendre en quoi consiste un projet communautaire, maitriser
les différentes étapes de sa mise en œuvre et surtout, elles m’ont permis de mieux
comprendre comment les organisations peuvent s’imprégner du concept de développement
local.

Toutefois, au-delà d’enrichir mes connaissances, ce stage est un tremplin pour mon
avenir professionnel. En effet, il m’a conforté dans mon choix de parcours professionnel, m’a
permis de découvrir une vocation et m’a fait comprendre toute la pertinence d’un projet de
développement local.

8
Section 1 : LA STRUCTURE ET SON SECTEUR D’ACTIVITE

A. PRESENTATION DU GROUPE ALUCAM


C’est en 1954 que l’histoire commence, avec la création de la compagnie
camerounaise d’aluminium : ALUCAM. Sa création a eu lieu en faveur d’un partenariat entre
la société d’Aluminium Pechiney (France) et le gouvernement camerounais. L’entreprise a
connu une grande évolution entre 1954 et 1981 grâce à l’efficacité d’une politique de
production pertinente et bien élaborée qui lui a permis de voir son taux de production
doubler au fil du temps. Cette explosion de chiffres est en partie due à l’intégration d’une
deuxième unité industrielle, la Société Camerounaise De Transformation De L’aluminium
(SOCATRAL) qui transforme 30% de la production d’ALUCAM en produits finis et semi-finis.
Depuis octobre 2016, SOCATRAL est la première entreprise en Afrique Centrale qui
lance une ligne de laquage. Elle produit des bobines qui servent à la fabrication de tôles de
couverture d’une part, et des disques pour articles de ménage. Elle fournit également des
tôles planes en aluminium à l’usine de fabrication ALUBASSA basée à Douala, qui par la suite
fait une deuxième transformation pour la fabrication d’articles ménagers en aluminium pur.
Créée en 1957, ALUBASSA fabrique également des accessoires de fixation de tôles de
couverture.
De son côté, L’Hostellerie de la Sanaga correspond à l’arrêt idéal entre Douala et
Yaoundé. Il s’agit d’un hôtel 3 étoiles disposant de 30 chambres accueillantes, un restaurant,
une salle de cinéma et des installations sportives (4 cours de tennis, une salle de gym, une
piscine, un terrain de squash…). Concernant le volet santé, le Centre Médical des Entreprises
de la Sanaga (CMES) représente le bras médical du groupe. C’est un outil indispensable à la
santé des agents du groupe, il assure principalement la médecine du travail.

B. PRESENTATION DU CENTRE MEDICAL DES ENTREPRISES DE LA SANAGA (CMES)


Il est d’une importance capitale pour la santé des agents du groupe. Sous la Direction
générale de Mme MODI KOKO, Directeur des Ressources Humaines du groupe ALUCAM, le
centre dispose d’une unité de soins d’urgence et offre divers autres services dont la
médecine générale, la médecine du travail, l’hospitalisation, la chirurgie et la maternité.
Dans ses rapports avec les communautés d’Edéa, le CMES mène depuis longtemps,
de nombreuses activités pour lutter contre les grandes endémies présentent dans la localité.
Dans cette logique, il est généralement organisé au sein du Centre, des campagnes de
sensibilisation sur certaines grandes endémies et surtout le VIH/SIDA dont des séances de
dépistages gratuits sont organisées chaque année. Les actions du CMES ont pour principales
cibles, les agents du groupe et leurs familles, ainsi que les populations environnantes.
Pour ce qui est du VIH/SIDA, les activités du CMES menées en faveurs de la lutte
contre la maladie et du suivi des personnes atteintes de VIH en milieu professionnel font de
lui un pionnier dans ce combat. D’où sa reconnaissance en 2004 comme centre de
traitement agrée pour le VIH/SIDA. Ainsi, il participe activement dans le domaine de la santé,

9
à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement au Cameroun, pour ce qui est
de l’éradication du VIH/SIDA, du paludisme et des autres maladies (OMD n°6).

Figure 1  : ORGANIGRAMME DU CENTRE MEDICAL DES ENTREPRISES DE LA SANAGA

10
Section 2 : ANALYSE DES TÂCHES ACCOMPLIES

Mon stage au Centre Médical des Entreprises de la Sanaga débutait tous les matins à
7h30.Le premier jour, je rencontre M. NONGA Elias le Gestionnaire du centre, et le médecin
chef du centre, le Dr. Georges BEHLE et je suis placé sous la direction de Monsieur Mathias
BIDJECK, Assistant Médical et Responsable des Actions Communautaires du centre. Ce
dernier commence par me faire visiter les lieux. Il me présente au personnel du Centre. Je
rencontre les médecins du centre et leur explique la raison pour laquelle je suis au sein de
leurs locaux. L’accueil a été très chaleureux. M.BIDJECK m’a donné les horaires de travail (de
8h00 à 16h00 tous les jours sauf le week-end).

A. LES REUNIONS INFOCENTRES

Les entreprises du groupe ALUCAM ont pour tradition chaque matin, par service et
par secteur, de réunir chacune son personnel et faire une petite réunion, « L’infocentre ». Ce
fut donc la première activité à laquelle j’ai assisté au CMES. Ces réunions matinales ont pour
but chaque matin de faire le point sur la journée de la veille en 15 minutes. Trois réunions
« infocentre » se tiennent donc chaque matin au CMES. La première à 7h00 pour
l’hospitalisation, la deuxième à 9h00 concerne le bloc accueil - médecine du travail –
laboratoire – radio, et consultation (où se déroulait mon stage) et la troisième à 9h30
concerne la direction du centre médical avec les responsables des différents blocs du centre.
J’ai eu l’honneur d’assister tous les matins aux deux dernières réunions.
Les réunions infocentre commencent généralement par la notation des présences,
puis la phase du « partage sécurité ». Au cours de cette phase, chaque membre fait part aux
autres des situations ou des événements de la vie courante considérés comme
éventuellement dangereux ayant eu lieu à un moment donné et nécessitant l’attention de
tout un chacun. A la fin de chaque partage, une leçon est tirée et chacun est invité à prendre
toutes les dispositions nécessaires si jamais il était confronté à une telle situation. Après les
partages sécurité, on passe au renseignement de la « croix santé ». La croix santé renseigne
sur les événements remarquables (point vert) ou non (point bleu, ou rouge si accident) ayant
eu lieu la veille au sein du CMES. Le nombre de jours sans accident est noté. Après le
renseignement de la croix santé, une revue des statistiques et des activités des différentes
cellules de la médecine du travail (le bloc accueil, les consultations, le laboratoire, la
médecine du travail et la radiologie) est faite. Après cette phase, une évaluation rapide des
tâches à réaliser sur le long et le moyen terme est effectuée. Cette phase renseigne sur
l’évolution des tâches plus ou moins urgentes à effectuer sur une longue ou une courte
durée. Enfin, la dernière articulation de l’infocentre concerne les « succès et priorités du
jour ». C’est la phase au cours de laquelle les succès de la veille et les activités prioritaires de
la journée sont notées. Elle marque la fin de l’infocentre.

11
B. L’ELABORATION D’UN PROJET DE PROGRAMME D’ACTIVITES
COMMUNAUTAIRES

Au cours de mon stage au CMES plusieurs tâches m’ont été assignées. La principale
tâche a été celle de l’appui dans la rédaction du projet de programme de la campagne de
dépistage du VIH/SIDA, et de sensibilisations sur le VIH/sida, des maladies cardio-vasculaires
et du paludisme, pour le compte de l’année 2018, coordonné par mon encadreur lui-même.
Les cibles sont les salariés, et les populations environnantes

1. PRESENTATION DU PROJET
La campagne de sensibilisation et de dépistage des maladies cardio-vasculaires, du
paludisme et du VIH / SIDA est le projet du Centre Médical des Entreprises de la Sanaga
(CMES), mis sur pieds pour lutter efficacement contre ces maladies. Elle est centrée
principalement sur l’élaboration de tests de dépistage du VIH/SIDA, et des sensibilisations
sur la maladie, ainsi que sur les maladies cardiovasculaires et le paludisme.
Le choix des maladies ciblées par la campagne a été encouragé par le nombre de cas
élevé que présente le rapport annuel des soins au CMES pour le compte de l’année 2017. Les
chiffres révélés par ce rapport découlent certainement d’une certaine désinformation des
populations sur la présence réelle de ces maladies et sur l’existence des différents moyens
de les prévenir.
Le problème que le programme se donne pour défi de résoudre est celui du risque
très élevés de morbidité en ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires, le paludisme et
le VIH/SIDA. Il devra également résoudre le problème de sous information des cibles en ce
qui concerne leur sérologie et la prévention contre ces maladies. Dans ce sens, la campagne
avait donc pour objectif global de contribuer au développement d’une prise de conscience
générale chez les familles, de l’intérêt de se faire dépister et de s’informer sur les moyens de
prévention mis à leur disposition contre les maladies ciblées.

2. L’ELABORATION DU CHRONOGRAMME DU PROJET DE PROGRAMME DE


CAMPAGNE
En ce qui concerne le chronogramme des activités, la campagne devrait se dérouler
sur une durée de 8 mois à partir du mois d’avril jusqu’en novembre. M.BIDJECK m’a présenté
les différentes activités qui devront être menées au cours du programme, tel qu’il avait déjà
essayé de les programmer.
Dans l’élaboration du chronogramme du projet de campagne je me suis servi des
informations délivrées par M.BIDJECK. J’ai alors pu noter qu’afin de toucher une grande
partie de la communauté d’Edéa et du personnel ALUCAM, il sera organisé des séances de
sensibilisation qui auront pour rôle d’informer les différentes cibles sur les effets des
maladies concernées, ainsi que sur les différents moyens de prévention possibles. Le CMES
avait préparé des dépliants portant un résumé assez détaillé de tous les conseils prodigués
au cours des conférences.

12
Par la suite, en fonction des dates fournies par M. BIDJECK, j’ai élaboré un
chronogramme des activités de la campagne de sensibilisation et de dépistage. Le
chronogramme proposait alors que la campagne se déroule en trois phases, la première
concernant juste la foire « EDEA EN FETE » qui a eu lieu le 28 avril. La deuxième phase va de
mai en novembre et concerne les salariés du groupe ALUCAM d’abord et ensuite les
communautés d’Edéa 1 d’une part, et celles d’Edéa 2 d’autre part. Une fois le
chronogramme mis sur pied, M. BIDJECK, après avoir vérifié mon travail et après qu’il ait
terminé d’élaboré un budget estimatif pour les activités du projet, a transmis le projet de
programme à l’usine ALUCAM pour validation.

3. LE LANCEMENT DU PROJET
Pour le lancement de la campagne, il était question d’assister M.BIDJECK dans la
préparation du matériel nécessaire pour le déroulement des activités. Dans ce sens, il a été
question de préparer les étiquettes d’anonymat pour le dépistage; de préparer les boites à
images, les dépliants et les préservatifs pour la sensibilisation sur le paludisme, les maladies
cardiovasculaires et le SIDA.
La campagne a été lancée le 28 avril 2018 de 8h à 19hlors de la foire « EDEA EN
FÊTE » organisée par les dames de la DAGA (l’association des Dames du Groupe ALUCAM).
Au cours de la journée de lancement de la campagne, ma tâche consistait à faire enregistrer
les différentes personnes qui passaient se faire dépister et leur attribuer à chacune un code
d’anonymat. Il s’agissait donc d’accueillir les différents patients, leurs attribuer un code par
lequel leurs résultats devraient être attribués. Par la même occasion, j’ai assisté M.BIDJECK
dans supervision de la distribution des préservatifs.

Figure 2 : Lancement de la campagne de dépistage du VIH/SIDA et de sensibilisation


sur les maladies cardiovasculaire et le paludisme.

Stand CMES lors de la foire Edéa en fête 2018. Prise de sang pour dépistage gratuit
du VIH/SIDA.

13
C. LA GESTION D’UNE ENQUÊTE DE SATISFACTION

Après la journée de lancement des activités communautaires du CMES en 2018, en


attendant que la suite du programme soit validée par Mme Catherine MOMHA, il m’a été
confié la gestion d’une enquête de satisfaction instituée auprès des patients du CMES venus
en consultation.
Une enquête de satisfaction est un outil de management indispensable pour une
entreprise car, la mesure de la satisfaction des clients est au cœur de toute démarche qualité
dans toute entreprise. L’écoute des clients sert alors de fil conducteur à la détermination des
actions d’amélioration et à une démarche de progrès continu. Elle vise donc trois principaux
objectifs. D’abord, elle enrichie la connaissance de l’entreprise, en ce qui concerne le profil
des clients ; les motifs d’insatisfaction ; les causes de départ et la qualité de services
attendue et perçue par les clients. Ensuite, elle permet de prendre des décisions d’actions
utiles, c’est-à-dire participe à l’élaboration d’un plan d’action de qualité. Enfin, l’enquête de
satisfaction est un outil efficace de mesure des effets des actions engagées par l’entreprise.
Autrement dit, elle est un outil de vérification d’efficacité et de pertinence des actions mises
en place grâce au renouvellement de l’enquête, et surtout elle est un excellent outil de suivi
de l’évolution de la perception des clients dans le temps.
En effet, au CMES des fiches d’enquête ont été établies et sont distribuées à l’accueil
ou dans le bureau de consultation aux patients venus à cet effet. Ceux-ci la remplissent au
fur et à mesure de leur évolution au sein du centre médical. Le patient après sa consultation
et son passage par la pharmacie, renseignait la fiche avant d’aller en hospitalisation s’il y
avait été envoyé et la déposait à l’accueil. La tâche qui était la mienne consistait donc à
récupérer à la fin de chaque journée de travail, toutes les fiches remplies par les patients, les
enregistrer pour que par la suite, elles soient évaluées. En fin de semaine, une analyse des
résultats de ces fiches est faite par M. BIDJECK et au début de la semaine suivante, le taux de
satisfaction et d’insatisfaction des patients au CMES est communiqué à l’infocentre.

Figure 3 : Fiche d’enquête de satisfaction patient du CMES

14
15
D. DES ENTRETIENS AVEC CERTAINS RESPONSABLES

16
En plus des activités citées plus haut, j’ai pu m’entretenir avec quelques responsables sur
des sujets ayant trait d’abord aux politiques de santé publique en rapport avec mon
mémoire, ensuite sur des sujets traitant de la gestion des projets communautaires. Ainsi
donc, j’ai pu rencontrer monsieur le Médecin chef de district d’Edéa et madame le
responsable des activités communautaires du groupe ALUCAM.

1. ENTRETIEN AVEC LE MEDECIN CHEF DE DISTRICT D’EDEA


Dans le cadre de mon mémoire, Monsieur BIDJECK m’a arrangé un rendez-vous au
District de Santé d’Edéa, afin que là-bas je puisse rencontrer le Médecin Chef de District le
Docteur BISSEMOU BISSEMOU ZACHARI. Celui-ci, après avoir pris connaissance de mon
thème de mémoire, a bien voulu m’inviter à assister à une réunion avec les chefs d’aires de
santé sur le lancement de la campagne de distribution du MECTIZAN dans la ville. L’objectif
de cette invitation était principalement de me permettre de comprendre comment sont
déployées les politiques de santé publique dans la ville, en ce qui concerne la lutte contre
l’onchocercose.
Au cours de ladite réunion, le médecin chef a tenu tout d’abord à faire un bref rappel
sur la maladie, ses causes et ses effets. Par la suite, il a été fait un rapport des activités de
distribution du MECTIZAN au cours de l’année précédente. Le MECTIZAN est ce médicament
qui détruit les microfilaires responsables des signes cliniques observés chez les personnes
infectées. De ce rapport, j’ai pu retenir les difficultés rencontrées par les distributeurs
communautaires au cours de leurs actions, les difficultés des responsables d’aires de santé
en matière de fiabilité des chiffres produits par les distributeurs, en matière de formation
des distributeurs, et aussi les difficultés rencontrées dans la motivation de ceux-ci. A la fin de
la réunion, des solutions ont été proposées par rapports aux différents problèmes que
rencontre la distribution du MECTIZAN.
Après la réunion, j’ai eu la chance de m’entretenir avec monsieur le Chef de Bureau
Santé qui a mis à ma disposition, une panoplie de documents concernant les activités du
District de Santé d’Edéa dans la lutte contre le paludisme et l’onchocercose dans la ville.

2. ENTRETIEN AVEC MADAME LE RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DU GROUPE


ALUCAM
Au cours de mon stage au CMES, j’ai plusieurs fois eu l’occasion d’aller à l’usine
ALUCAM, où j’ai rencontré madame Catherine MOMHA, Responsable de la Communication
et par ailleurs Responsable des Activités Communautaires du Groupe ALUCAM. Celle-ci m’a
fait un débriefing sur les activités du groupe en faveur des communautés. Elle expliquait que
les activités d’ALUCAM pour les communautés ces dix dernières années, tournent autour de
dons dans certains établissements de la place, de la construction de forages et le suivi de
leur entretien ; des campagnes de dépistage gratuit du VIH/SIDA et des campagnes de
sensibilisation de certaines maladies. Parlant de l’élaboration de chaque projet
communautaire, Mme la responsable de la communication, a pris la peine de m’expliquer

17
soigneusement les différentes étapes de planification d’un projet communautaire (les
différents paramètres pris en compte etc.), ainsi que les différentes tâches qui lui sont
assignées en tant que responsable d’activités communautaires.
En effet, le responsable des activités communautaires à ALUCAM c’est celui qui a la
responsabilité des relations avec les communautés. D’abord, il doit définir le programme
communautaire. Il s’agit pour lui dans cette étape de recenser de façon participative, les
besoins des communautés après une étude assez profonde. Il les évalue et priorise les plus
importants, avant d’élaborer un plan d’action périodique et définir un budget.
Ensuite, le responsable communautaire a pour rôle de mettre en œuvre le
programme communautaire. Ici, il s’assure de la faisabilité des actions à mener ; met en
place un mécanisme de pérennisation des ouvrages, s’assure de leur conformité au cahier de
Charges.
Enfin, le responsable communautaire doit faire une évaluation du programme
communautaire. Dans cette dernière phase, des études d’impact des actions sont faites,
ainsi que des enquêtes de satisfaction auprès des bénéficiaires.
Ces différents rôles sont ceux du responsable des activités communautaires du
groupe ALUCAM, afin d’assurer un meilleur niveau de rentabilité et la pérennité du groupe à
travers une croissance soutenue et durable à l’horizon 2020.

Section 3 : BILAN DES COMPETENCES ACQUISES ETDES DIFFICULTES


RENCONTREES

A. LES COMPETENCES AQUISES


Mon stage au CMES a été une expérience assez particulière. Il m’a été d’un très grand
apport, d’abord en ce qui concerne les connaissances générales sur le groupe ALUCAM,
ensuite en ce qui concerne la familiarisation au monde du travail et enfin l’acquisition de
nombreuses compétences dans plusieurs domaines.

1. LA DECOUVERTE D’UNE AUTRE FACADE DU GROUPE ALUCAM


Avant le début de mon stage, le groupe ALUCAM n’était encore pour moi qu’un
groupe d’entreprises de traitement de l’aluminium, dans lequel tout le monde aurait aimé
faire carrière, de part la réputation qui est la leur en matière de chiffre d’affaire et surtout,
par rapport à leur position dans la liste des meilleures entreprises d’Afrique Centrale.
Une fois à l’intérieur du groupe en tant que stagiaire, il a été question de s’entretenir
régulièrement avec certains responsables sur l’organisation, le fonctionnement et plus
précisément sur les missions des entreprises du groupe ALUCAM. La finalité était donc de
s’imprégner du secteur des structures du groupe, mais également de se mettre à la
disposition de celui dans lequel j’ai été affecté afin de lui apporter un appui quelconque.
A la fin de mon stage, fort était mon étonnement car, le constat était qu’au-delà de la
recherche d’un chiffre d’affaire conséquent, le groupe se veut très proche des populations
de la ville d’Edéa. Par conséquent, il participe grandement à l’épanouissement de ceux-ci
en :

18
- mettant à leur disposition et gratuitement des forages afin que chacun puisse
avoir facilement accès à l’eau potable ;
- en leur ouvrant les portes de son Centre Médical où ils peuvent recevoir des soins
de qualité à moindre coût (salariés);
- en leur offrant l’accès à de nombreuses infrastructures sportives à l’HOSTELLERIE
DE LA SANAGA …

2. LA FAMILIARISATION AU MONDE DU TRAVAIL


En général, la transition entre école et vie professionnelle n’est pas chose facile. Pour
cette raison, arrivés en fin de parcours académique, beaucoup de jeunes se retrouvent
perdus dans un monde qu’ils ne maîtrisent pas. Il est donc important de s’y préparer à
l’avance.
Dans cette lancée, mon expérience au CMES m’a été avantageuse car, les missions
qui m’y ont été assignées m’ont amené chaque fois, à travailler avec d’autres personnes. Le
fait de travailler avec d’autres personnes m’a permis de confronter mes idées à celles des
autres et de développer en moi la capacité d’émettre des hypothèses, les tester, les observer
et les expliquer. La résultante a alors été le développement, d’un esprit de travail en groupe,
mais surtout le goût du travail bien fait.
Les trois mois de stage passés au CMES m’ont permis d’acquérir de nombreuses
compétences. En dehors de mon assiduité que j’ai dû améliorer, j’ai pu apprendre à mieux
organiser mon travail, et surtout je suis plus apte maintenant à prendre de bonnes initiatives
et à faire de bonnes suggestions, afin d’apporter des solutions nouvelles à des problèmes
nouveaux. Cependant, à côtés de ces apports j’ai assimilé bien d’autres compétences.

3. LES AUTRES COMPETENCES


En plus des acquis cités plus haut, le stage au CMES a développé chez moi de
nombreuses autres compétences. Il s’agit d’abord de l’acquisition de connaissances en
matière d’élaboration et la rédaction d’un projet communautaire, ensuite la maitrise de
quelques notions de management de projets, enfin la maitrise des étapes de la mise en
œuvre d’une politique de santé publique.

a. Maîtrise du processus d’élaboration et de rédaction du document d’un projet


communautaire
Le document de présentation d’un projet est un document clé qui servira de support
lors de l’instruction d’un dossier, et qui joue un rôle déterminant dans l’acceptation ou le
rejet d’une requête de financement. Au CMES, les projets communautaires sont
généralement financés par l’usine ALUCAM. Après élaboration d’un budget prévisionnel par
le responsable communautaire du centre de santé, le projet de programme d’activités
communautaires est conduit vers l’usine ALUCAM pour validation de financement.
Mon encadreur M. BIDJECK, en tant que chargé d’activités communautaires au CMES,
m’a donné l’occasion de l’assister dans l’élaboration du programme provisoire d’activités
communautaires pour le compte de l’année 2018. Après avoir fait une étude des maladies
ciblées de la campagne de sensibilisation, par rapport aux chiffres révélés par le rapport des
activités de soins au CMES en 2017, le VIH/SIDA, le paludisme et les maladies cardio-
vasculaires ont été retenus. Le principal enseignement qui en ressort, est que lors de
l’élaboration d’un tel programme, il faut toujours prendre en compte l’emploi de temps des
bénéficiaires, et élaborer le programme selon leurs disponibilités. Cela a été l’une des plus

19
grosses difficultés rencontrées dans l’élaboration du programme destiné d’abord aux agents
du groupe ALUCAM. Il n’était vraiment pas aisé d’accorder tous les emplois de temps.
Après cette étape d’estimation de programme et de budget, il convient d’inscrire le
tout dans un document bien élaboré. Au cours de la rédaction du document du projet de
programme, j’ai pu comprendre que, bien que le contenu du dossier prime aux yeux des
bailleurs de fonds, la forme qui lui est donnée pour présenter le projet a une importance
certaine. Pour cette raison, le document se présentait donc principalement sous forme de
schémas et de tableaux assez colorés, ce qui lui donnait un air un peu plus aéré.

b. La maîtrise d’une technique de management de projet :


« Le Lean Six Sigma »
Au cours de mes échanges avec certains membres du bureau chargé des formations à
l’usine ALUCAM, j’ai pu assimiler théoriquement les mécanismes de certaines stratégies de
management de projets, notamment « le Lean Six Sigma ».
En effet, le « Lean six sigma » est un mode de management avec une organisation en
projet où la prise de décision est basée sur des faits, des indicateurs mesurable (KPI). Cette
méthode est celle adoptée dans les entreprises du groupe ALUCAM afin d’assurer un service
efficace. C’est une approche orientée vers le client, déterminée à améliorer les critères tels
les coûts, la qualité, les délais. Elle se base sur l’exploitation statistique des données du
processus car elle vise une amélioration continue des produits et aussi des services.
Elle est basée sur 5 piliers (DMAIC), Définir le projet et ses objectifs, le Mesurer par
un indicateur de performance, l’Analyser, Innover en expérimentant des solutions nouvelles,
et le Contrôler en évaluant ses gains.
Au CMES par exemple, auprès des patients, j’ai assisté chaque semaine mon
encadreur dans l’élaboration d’une enquête de satisfaction. Il s’agissait tous les jours de
distribuer à chaque patient du centre une fiche d’enquête de satisfaction qu’ils devaient
remplir au fur et à mesure de son évolution au sein du centre. A la fin de chaque semaine,
monsieur BIDJECK faisait une synthèse et chaque début de semaine, tous les agents du
centre étaient informés du taux de satisfaction des patients. De même, comme autre
matérialisation du Lean Six Sigma au CMES, le passage en revue des différents indicateurs de
performance effectué chaque matin lors des infocentres, est un exemple idéal de contrôle
comme l’exige cette méthode.

c. La maîtrise de la mise en œuvre d’une politique de santé publique


Les politiques de santé publiques désignent les stratégies misent sur pieds par l’Etat,
dans le but de donner à chacun les moyens de se soigner, et de rester en bonne santé le plus
longtemps possible. L’onchocercose étant l’une des endémies les plus présentes au
Cameroun, la politique publique de lutte effective dans le pays est la distribution gratuite de
MECTIZAN (médicament contre l’onchocercose) chaque année dans les zones affectées. La
ville d’Edéa étant l’une des plus touchées par la maladie, j’ai pu assister au District de santé
d’Edéa, à la réunion de lancement de la campagne de distribution du MECTIZAN, présidée
par le Médecin Chef de District d’Edéa, Dr BISSEMOU BISSEMOU ZACHARI.
Après avoir lu le rapport de la campagne de distribution de l’année 2017, monsieur le
médecin chef de district a bien voulu faire un recensement des difficultés rencontrées, afin
d’y apporter de nouvelles solutions. C’est avec beaucoup d’attention que j’ai suivi la mise en

20
place des différentes stratégies de distribution, qui seront déployées par les différents chefs
d’aires de santé.

B. LES DIFFICULTES RENCONTREES


L’apprentissage au cours de mon stage au CMES n’a pas été chose facile car, j’ai été
confronté à une difficulté particulière, celle de la différence entre mon domaine d’étude
(science politique) et le domaine d’action du CMES qui est purement médical.
En réalité, mon mémoire portant sur une étude de l’action publique de lutte contre
les endémies à Edéa, le CMES cadrait parfaitement avec le style d’organisme pouvant me
produire les informations nécessaires à la rédaction de celui-ci. Seulement, lorsqu’il fallait
sortir un peu du cadre de mon mémoire, et m’attribuer des tâches ayant un rapport direct
avec la formation que je suis actuellement à l’université il se posait parfois un problème
d’inadéquation.
Toutefois, cela n’a réellement pas été un problème majeur au déroulement de mon
stage car, j’avais pour objectif principal de récolter le maximum d’information me
permettant de peaufiner mon document de mémoire. De même, j’avais la possibilité de me
rapprocher de l’usine ALUCAM, pour mieux m’imprégner de certaines notions telle la gestion
des projets de développement local, et faire le lien avec les notions reçues au cours de ma
formation académique.

21
Section 4 : LE CMES DANS LA LUTTE CONTRE LES GRANDES
MALADIES A EDEA : cas du VIH/SIDA, du paludisme et de la
tuberculose
Résorber le VIH/SIDA et les grandes maladies comme le paludisme et la
tuberculose est un combat que mène la communauté internationale depuis des décennies.
C’est dans ce cadre que le CMES à Edéa, lutte pour l’éradication de ces maladies. Au sein du
groupe ALUCAM, la santé des populations de la ville d’Edéa faisant partie de ses priorités, le
CMES est le garant de la santé des différents agents.

A. Le CMES : Assure un accès aux traitements contre le VIH/SIDA à Edéa


La pandémie du VIH/SIDA a connu un net recul depuis 2004 1. Au Cameroun, le taux
de prévalence est passé de 5,5% en 2004 à une estimation de 3% en 2014. Ce taux reste
plutôt élevé dans certaines régions du pays et au sein de certains groupes sociaux. Grace à
l’Etat et à l’intervention de certains partenaires au développement, depuis le début des
années 2000, le coût des antirétroviraux (ARV) a progressivement baissé pour finalement
être gratuit à nos jours, ce qui a permis ainsi de traiter un plus grand nombre de malades.
Dans la ville d’Edéa, le Centre Médical des Entreprises de la Sanaga est l’un des
principaux acteurs de la lutte contre la maladie. En effet ici, un plan d’élimination de la
transmission Mère-enfant est mis en œuvre, en plus du suivi des patients sous
antirétroviraux. En dehors des actions fortes telle que l’organisation régulière des
campagnes de dépistage gratuit avec distribution de préservatifs, d’autres mesures sont
prises par le centre, afin de suivre de façon permanente les personnes porteuses du virus. A
ce titre, le rapport technique d’activités de soins au CMES en 2016 révèle d’ailleurs que,
entre janvier et décembre de la même année, sur 19136 consultations externes effectuées
(sur la base d’ordonnances médicales), 16 nouveaux cas de VIH/SIDA ont été enregistrés, 11
patients ont été inscrits sur la liste d’attente d’ARV et 917 patients sous ARV ont été suivis 2.

Graphique 1  : consultations externes et suivi VIH en 2016 (CTA)


Consultations externes et vih de janv- décembre
2016 total: 944 = 6%

6% 2% 1% VIH Nx CAS= 16

VIH SUIVI PATIENTS en


attente ARV= 11

VIH SUIVI PATIENTS sous


ARV= 917
97%
Total = 944

Source : rapport technique d’activités de soins au CMES en 2016

1
Rapport de l’évaluation des OMD au Cameroun, 2015.
2
Rapport technique d’activités de soins au CMES, 2016.

22
B. Le CMES et la Maîtrise du paludisme
Au Cameroun, la lutte contre le paludisme commence par la moustiquaire. Le
Gouvernement a engagé des actions pour mettre gratuitement à la disposition des couches
vulnérables, des moustiquaires imprégnées d’insecticide.
En 2016, le CMES enregistrait 2115 cas de paludisme 3, contre 2342 en 20154. Ici, des
campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisées dans le but de faire connaitre
d’avantage le paludisme et d’assurer l’effectivité de l’adoption des différents moyens de
prévention sur un maximum de personne.

Graphique 2 : Principales pathologies en consultations externes de janvier à décembre 2015

Principales pathologies en consultations


PALUDISME: 2342
externes de janvier à décembre 2015AFFECTIONS ORL: 2112
AFFECTIONS DIGESTIVES:1230
AFFECTIONS PULMONAIRES: 1040
AFFECTIONS CUTANEES: 1020
1% VIH SUIVI PATIENTS sous ARV:
961
1% PATHO CARDIO VASCULAIRES:
725
1% 13% PATHO RHUMATOLOGIQUE: 708
DIARRHEE AIGUE SYND
2% 1% 14%12% DYSENTERIQUE: 591

2%2% AFFECTIONS DES YEUX: 573


AFFECTIONS NEUROLOGIQUES:
2% 7% 498
3% AFFECTIONS PARASITAIRES: 475
2%3% 6% TRAUMATOLOGIE: 417
6%
2% 3% 4% 4% 5% ABCES/FURONCLES: 404
AFFECTION BUCCO DENTAIRE:
3% 368
PLAIES: 353
AFFECTIONS GENITO URINAIRE:
348
ANEMIE/MALNUTRITION: 345
VIROSES: 176
PATHO GYNECO OBSTETRIQUE:
169
MAL METABOL / ENDOCRINO: 148
SALMONELLOSES: 128
AUTRES CAS: 2367
Source : rapport technique d’activités de soins au CMES en 2015

3
Idem.
4
Rapport technique d’activités de soins au CMES, 2015.

23
Graphique 3 : Principales pathologies en consultations externes de janvier à décembre 2016

Principales pathologies en consultations P ALUDIS ME: 2 115

externes de janvier à Décembre 2016 AFFECTIONS ORL: 1150


2% AFFECTIONS DIGES TIVES : 1380
2% AFFECTIONS P ULMONAIRES : 9 60
2% VIH S UIVI P ATIENTS s o us ARV: 9 17

2% AFFECTIONS P ULMONAIRES

2% AFFECTIONS CUTANEES

2% 7% P ATHO CARDIO VAS CULAIRES


13%
2% P ATHO RHUMATOLOGIQUE: 736
11%
3% VIROS ES : 649

AFFECTIONS DES YEUX: 56 0

3% AFFECTIONS P ARAS ITAIRES : 52 9


8%
3% 6% AFFECTIONS NEUROLOGIQUES : 509
4% 5% 5% 5%
3% 5% DIARRHEE AIGUE S YND DYS ENTERIQUE: 457

4% TRAUMATOLOGIE: 411

AFFECTIONS GENITO URINAIRE: 399

ANEMIE/ MALNUTRITION: 36 8

P ATHO GYNECO OB S TETRIQUE: 366

AFFECTION B UCCO DENTAIRE: 311

P LAIES : 29 6

AB CES / FURONCLES : 2 88

AUTRES CAS : 1253

Source : rapport technique d’activités de soins au CMES en 2016

C. La Tuberculose au CMES
Au Cameroun aujourd’hui, malgré l’augmentation de nouveaux cas chaque année, la
situation des malades reste stable grâce aux régimes thérapeutiques.
Au CMES, la prise en charge de la tuberculose est effective depuis plusieurs années
aujourd’hui. La prise en charge ici renvoie au diagnostic, au traitement, ainsi qu’à
l’hospitalisation, à des coûts relativement bas. De même que dans la tutte contre le
paludisme, des compagnes de sensibilisation sur la tuberculose sont régulièrement
organisées par le centre, afin que les populations prennent conscience de la présence de la
maladie dans la localité.

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