Vous êtes sur la page 1sur 12

INTRODUCTION

Le secteur de l’énergie est caractérisé par une offre insuffisante mais des
gisements potentiels de gaz naturel, d’énergie hydroélectriques et d’autres énergies
renouvelables (solaire, biomasse, éolien) importants. Le pétrole quant à lui reste exploité
depuis le début des années 1980, contribuant de significative à la balance commercial (50%
des exportations) et a connu son pic de production en 1985, également la production de
l’électricité se répartissait en 2014 ainsi qui suit 73% d’hydroélectricités, 1% de biomasse et
26% de combustibles fossiles (pétrole 12,8% et gaz naturel de 12,9%). Comment peut-on
qualifié la répartition de l’énergie au Cameroun ? Pour ce faire, nous présenterons notre
devoir en deux grandes parties à savoir dans un premier temps les différentes sources
d’énergie au Cameroun puis dans un second temps nous présenterons les différents réseaux
de transport et de distribution de l’énergie dans notre pays.
I-LES DIFFERENTS SOURCES D’ENERGIE AU
CAMEROUN

Le potentiel énergétique du Cameroun est considérable. Le pays possède en effet une


puissance globale installée de 1292 MW, reparti ainsi qu’il suit : 57% de source hydraulique
et 43% de Centrale Thermique (21% de source Thermique à gaz ,10% de source Thermique à
fioul léger et 13% de source Thermique au fioul lourd).

1-Energie hydroélectrique

Les centrales hydroélectriques du Cameroun totalisent une puissance de 747 MW fin 2018,
soit 54 % de la capacité de production du pays ; elles ont produit 4,97 TWh en 2018. Le
potentiel hydroélectrique du Cameroun est estimé à 23 000 MW, le 3e potentiel énergétique en
Afrique au Sud du Sahara après la République démocratique du Congo et l’Éthiopie, dont
75 % dans le bassin du fleuve Sanaga, au nord du pays ; mais seulement 3 % de ce potentiel
est exploité. Les prévisions officielles estiment qu'en 2023 l'hydroélectricité représentera
75 % du mix électrique ; afin de réduire les pénuries récurrentes dues aux variations des
précipitations et à l'insuffisance des capacités, le gouvernement souhaite porter la part du
solaire et de l'éolien à 25 %. La centrale de Memve’ele est achevée depuis 2017, mais l'état
d'avancement de la ligne la connectant au réseau n'est qu'à 55 % en décembre 2018. Le
réservoir de Lom Pangar, construit en 2016, permet de réguler les variations de débit dans le
bassin de la Sanaga, augmentant de 700 GWh la production annuelle des centrales d'Edéa et
de Song Loulou ; la centrale de Lom Pangar (30 MW) améliorera l'électrification rurale dans
la région orientale après sa mise en service prévue en 2020. Le projet Nachtigal (420 MW), le
plus grand projet hydroélectrique indépendant d'Afrique sub-saharienne, augmentera la
production électrique du pays de plus de 2 900 GWh, soit 30 %, à sa mise en service en 2023.
L'achèvement du projet de Grand Eweng (1 800 MW) est prévu en 2024 ; les projets planifiés
de Kpep (485 MW) et de Makay (365 MW) sont prévus pour 2025.

Les principales centrales hydroélectriques existantes sont :

 Édéa (276 MW), inauguré en 1954 sur la Sanaga ; cette centrale comportait à l’origine
deux groupes de 11 MW ; elle fut complétée par l’équipement de 1955 à 1958 de la
centrale d’Edéa II, puis grâce à l’équipement par étape entre 1966 et 1976 de la centrale
d’Edéa III ;
 Song Loulou (384 MW), inauguré en 1981 sur la Sanaga, à l'amont d'Édéa ; avec une cote
de retenu de 528m .
 Lagdo (72 MW), inauguré en 1982 à 50 km au sud de la ville de Garoua sur la Bénoué.
 Mekin(15 MW), crée en 2019 elle comporte trois groupes turbo- alternateurs et installé
sur le fleuve DJA.

La construction du barrage hydraulique de Lom Pangar à 13 kilomètres en amont du confluent


avec la Sanaga, dont la mise en service est planifiée fin juillet 2016, devrait contribuer à
augmenter de 120 MW la capacité de production des centrales électriques de Song Loulou et
d'Édéa. Selon la Banque africaine de développement, ce projet fera passer la puissance
garantie des deux centrales de 450 MW à 729 MW ; de plus, une centrale hydroélectrique de
30 MW sera construite au pied du barrage et reliée à l’usine thermique de Bertoua par une
ligne de 105 km en 90 KV, qui sera étendue sur 200 km jusqu’aux localités de Batouri et
Abong-Mbang, de manière à fiabiliser la performance des systèmes de transport et de
distribution et à étendre la fourniture de l’énergie à 150 localités de la région de l’Est. La mise
en eau du barrage était presque terminée fin octobre 2016, avec 5 milliards de mètres cubes
sur les 6 prévus.

D'autres barrages réservoirs, de taille inférieure, ont été construits précédemment dans les
années 1970 et 1980 en vue de réguler le débit de la Sanaga et de parer en partie aux
problèmes d'étiage : le barrage de Mbakaou, d'une capacité de 2,6 milliards de m³, celui de la
Mapé (3,2 milliards de m³) et celui de Bamendjing (1,8 milliard de m³).

Concernant le projet de barrage hydroélectrique de Nachtigal-amont, la société NHPC


(Nachtigal Hydro Power Company) est créée en juillet 2016 par un consortium mené par EDF
et l’Etat camerounais dans le but d’exploiter le barrage. La NHPC choisit en août 2018 un
groupement d’entreprises chargées de la construction (le groupe belge BESIX, la société
française NGE et l’entreprise marocaine SGTM). En novembre 2018, EDF, IFC (filiale de la
Banque mondiale) et la République du Cameroun ont signé les accords définitifs pour la
construction du barrage : EDF va concevoir, construire et exploiter pendant 35 ans un barrage
et une usine hydroélectrique de 420 MW sur le fleuve Sanaga au niveau des chutes de
Nachtigal, à 65 km au nord-est de Yaoundé. Le projet comprend aussi la construction d’une
ligne de transport d’électricité de 50 km jusqu’à Nyom. Il est porté par la société NHPC
(Nachtigal Hydro Power Company), constituée par EDF (40 %), IFC (30 %) et l’État du
Cameroun (30 %). Nachtigal couvrira 30 % des besoins énergétiques du pays, avec une
production annuelle de près de 3 TWh.

De nombreux autres projets sont prévus sur le fleuve Sanaga, dont le potentiel dépasse
3 000 MW :

 projet de barrage de Song Mbengue (950 MW) à 15 km en amont de l’actuel barrage


hydro-électrique de Song Loulou ;
 projet de Song Dong (300 MW), en aval de Lom Pangar ;
 Projet de Kikot(630 MW);
 Projet de Grand Eweng (1 200 MW).

Sur le Ntem, le projet de barrage hydroélectrique de Memve'ele d'une puissance de 211 MW


devrait à partir de 2018 venir en relais de Songloulou pour alimenter Yaoundé.
2-Centrale Thermique

Il en existe 39 en 2013. Elles utilisent le gaz (Kribi) ou le fioul. Eneo exploite 6 centrales
thermiques diesel connectées au réseau, dont 3 à l'arrêt, ainsi que 26 centrales isolées
totalisant une puissance de 43 MW.

- La centrale thermique à gaz de Limbé (85 MW) a été mise en service en 2004 à la suite de
délestages importants sur le réseau dans les années 2001 à 2003.

- La centrale thermique de Yassa-Dibamba (86 MW : 8 groupes diesel de 10,76 MW chacun


pouvant fonctionner au fioul lourd ou au gaz), construite en urgence par AES-SONEL pour
pallier un déficit énergétique estimé à environ 120 MW à l’horizon 2012.

- La centrale de Kribi (216 MW : 13 groupes de 16,6 MW fonctionnant à gaz naturel),


construite de 2010 à 2012 à Mpolongwe, localité située à 9 km de la ville de Kribi. Globeleq
projette de porter la puissance de la centrale de Kribi à 330 MW en lui ajoutant 7 groupes
Wärtsilä au gaz.

-La centrale thermique de Dibambam(86MW) est une centrale électrique au fioul lourd
situé dans le quartier Yassa-Douala disposant de 08 Turbines. Elle a été mise en service en
2009 .

3- Solaire, Éolien et Géothermie

-Solaire

Le potentiel de l'énergie solaire varie de 4 kWh/m2/jour dans le sud du pays à 6 kWh/m2/jour


dans le nord. Eneo Cameroun projette de construire des centrales photovoltaïques en relève de
centrales diesel existantes, qui continueraient à fonctionner le soir. Le projet se déroulera en
plusieurs phases, dont la première comprendra des centrales solaires dans les communes de
Djoum, Lomié, Bertoua, Yokadouma et Ngaoundal ; une deuxième phase s'étendrait aux 25
centrales diesel isolées d'Eneo ; cela permettra d'économiser du combustible et d'améliorer la
couverture de la demande ; mais le coût est deux à quatre fois supérieur au tarif moyen de
vente du kWh. Par ailleurs, le ministère de l'eau et de l'énergie développe un programme de
mini-centrales solaires dans 166 localités à moyen terme.

- Éolien

L’exploitation du vent pour la production de l’électricité est encore marginale au


Cameroun .Elle est en phase d’étude avec quelques petites réalisations sur le terrain .Des
études ont été menées dans le pays par l’entreprise espagnole ECOVALEN Energy
Renewable sur la mesure de la vitesse du vent en vue de voir des possibilités d’installation des
champs éoliens. Il ressort de ces études que le département de Bamboutos dans la région de
l’Ouest possède un intéressant potentiel éolien avec une vitesse moyenne de vent de 6,65m/s.
Il semblerait que l’espace disponible dans la zone peut contenir trois champs éoliens de
14MW chacun avec une production électrique estimée à 110,277MW/an.
Le laboratoire des énergies renouvelables de la FASA de l’universités de Dschang, dirigé
par le Dr Tangka Julius Kewir , fait des recherches depuis quelques années sur la production
de l’électricité à partir des éoliennes conçues et fabriquées localement .Quelques travaux ont
étés déjà effectués sur le terrain.

-Géothermie

Des potentiels géothermiques ont été identifiés dans les localités de Meiganga, Tignère,
Ekondo Titi et Nwa.

II-RESEAUX DE TRANSPORT ET DISTRIBUTION


La ligne haute tension (90 KV) Lagdo-Garoua passant au-dessus du village de Mafia
Kilda, l'un des 10 000 villages du Cameroun n'ayant pas accès à l'électricité.

La gestion du transport (acheminement de l’électricité via les lignes à haute tension), a été
renationalisée en avril 2018 : la SONATREL (Société nationale de transport d'électricité) a
été chargée de la mission de transport jusqu'ici gérée par l'entreprise privée ENEO (Energie
du Cameroun). Elle devra moderniser et compléter le réseau et améliorer son efficacité, alors
que les pertes de transport sont estimées à 40 % en 2018.

La distribution est le maillon faible du secteur : le réseau basse et moyenne tensions est
vieillissant et saturé, entraînant des coupures fréquentes et des délestages qui peuvent durer
plusieurs heures à Douala et à Yaoundé. La vétusté entraîne des pertes élevées : au total 30 %
de l’électricité produite, du fait d'un manque d’investissement de l’ex-actionnaire, qui n’a
consacré que 7 % de ses investissements à cette activité ; de plus, les vols d’électricité
représentent jusqu’à 48 % des raccordements dans certains quartiers.

L’énergie est en majoritairement produit par les centrales hydrauliques qui représentent
73, 3% de la production, suivie des centrales thermiques qui représentent 25,6%, le solaire,
suivie de la biomasse qui compte 1%de la production.
Les énergies renouvelables ont une part prépondérante dans le mix électrique puis qu’elles
représentent 74,4% de l’électricité du pays, cette part à diminuer de ces dix dernières
années passant de 96,4%a 74,4% néanmoins la filière hydraulique a été en constante
progression entre 2002 et 2012 avec un taux de croissance de 3,7%puis de 4,6% notamment
à cause des prix élevés des énergies fossiles (pétrole, gaz) qui ont augmenté la rentabilité
des projets hydrauliques.

*s Les centrales hydroélectriques.


IL existe deux réseaux de production hydroélectrique au Cameroun :
-Le réseau interconnecte sud
-Le réseau interconnecte nord

II-1 RESEAU INTERCONNECTE SUD.


Il est constitué des centrales hydroélectriques d’Edéa, Song Loulou, Memve’ele, Mekin.
a) la centrale hydroélectrique d’Edéa
C’est une centrale de basse chute installée sur le fleuve Sanaga, de hauteur de chute
d’environ 22 mètres et une puissance installe d’environ 263MW dont 76% uniquement pour
la société ALLUCAM. Elle est divisée en trois stations.

A) EDEA 1 créer en 1953


Elle comporte trois groupes turbo- alternateurs de type KAPLAN d’une puissance
d’environ de 11,4MW chacun, cette centrale est utilisée pour desservir le secteur
public.

B) EDEA 2 créer en 1958


Elle comporte six groupes turbo-alternateurs de type KAPLAN de puissance 21MW
chacun, elle est uniquement utiliser pour la Société ALUCAM qui débite
généralement sur un jeux de barre.
C) EDEA 3 créer en 1975
Elle comporte cinq groupes turbo-alternateurs de types KAPLAN avec une puissance
de 21, 5MW chacun, elle alimente d’une partie ALUCAM et d’autre part le secteur
public, la tension à la sortie de l’alternateur est environ 5,5KV elle est élevée à 90KV
pour être transporter.

b) la centrale hydroélectrique de song loulou crée en 1981


C’est une centrale de moyenne chute installé sur le fleuve sanaga de hauteur de chute
d’environ 39,2m et comporte huit groupes turbo- alternateurs de type FRANCIS, de
puissance d’environ 48MW chacun soi une puissance installée de 384MW.
La tension en sortie de l’alternateur est de 10,3KV elle est élevé à 225KV pour être
transporter, cette énergie produite est distribué aux principaux centre de consommation
DOUALA, YAOUNDE, EDEA …

c) centrale hydroélectrique de MEMVE’ELE créer 2017


Elle comporte quatre groupes turbo-alternateurs pour une puissance produite
moyenne de 200MW. Sa hauteur de chute est de 35m. Elle est installée sur le fleuve
SANAGA et utilise des turbines de types Francis. Cette énergie est destinée au service public.

d) la centrale hydroélectrique de MEKIN créer 2019


Elle comporte trois groupes turbo- alternateurs pour une puissance produite
moyenne de 15MW.Elle est alimentée par le fleuve DJA. Et destinée à alimenter les
villes de sangmelime et meyomessala.
II-2 RESEAU INTERCONNECTE NORD
a) la centrale hydroélectrique de LAGDO
C’est une centrale de basse chute installé sur la Bénoué avec une hauteur de
chute d’environ 20m et comporte quatre groupes turbo- alternateurs de type
KAPLAN de puissance 18MW chacun soit une puissance installée de 72MW, a tension
à la sortie de l’alternateur est d’environ 10,5KV et est élevé pour 110KV, cette
énergie est destinée au principaux centre de consommation du septentrion.

b) Les centrales thermiques


Les centrales thermiques servent :
- De secours et d’appoint au centrale hydroélectrique
- Exploite de façon optimal les ouvrages hydroélectriques.
Les plus importantes sont :

*Dans la région du SUD :


- Centrale thermique de MEFOU avec une puissance installée de 9,5MW.
- Centrale thermique de KRIBI avec une puissance installée de 216MW.
- Centrale thermique de YASSA avec une puissance installée de 88MW.
- Centrale thermique de BASSA avec une puissance installée de 15MW.
- Centrale thermique de Bafoussam avec une puissance installée de 15MW.
- Centrale thermique de LIMBE avec une puissance installée de 85MW.
*Dans la région du NORD :
- Centrale thermique de NGAOUNDERE avec une puissance installée de 3,6MW.
- LES Centrale thermique de DJAMBOUTOU avec une puissance installée de 20MW.
c- les centrales thermiques autonomes
Ce sont les centrales qui ne sont pas rapporté aux réseaux interconnectés, on
peut citer :
- La centrale thermique de Bertoua (13MW)
- La centrale thermique de Kousserie
- La centrale thermique de MAPE
- La centrale thermique d’ABAM.
CONCLUSION

En fin rendu au terme de notre investigation, il était question pour nous de


présenter de manière claire et explicite la répartition de l’énergie au Cameroun
.Il nous as été donné de constater que la population Camerounaise comme tout
autre à besoins de l’énergie quotidiennement pour satisfaire ses besoins et donc
la répartition de celle si ne saurait être négligée. La situation du réseau de
transport reste préoccupante car la surcharge des postes et des lignes de transport
continue à être un problème important et déjà en 2013, 29% de postes avaient
une surcharge supérieure à 100% à la pointe. Les actions gouvernementales dans
le secteur de l’électricité dans la construction de nouvelles centrales
hydroélectriques ,l’extension de la centrale à gaz de Kribi ,la construction de
nouvelle ligne de transport d’électricité garantirons dans les années à venir, une
stabilité énergétique dans les zones couvertes par le réseau nationale. Il convient
pour les zones rurales de promouvoir la production d’électricité décentralisée à
partir des énergies renouvelables .Ce si permettra d’augmenter le taux de
couverture en zone rurale au Cameroun et favoriser le développement
économique du Cameroun.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 Modeste Nkutchet, L'énergie au Cameroun, L'Harmattan, 2004, 440


p. (ISBN 9782296377882)
 (en) Bobbo Nfor Tansi, An Assessment of Cameroons Wind and Solar Energy
Potential: A Guide for a Sustainable Economic Development, Diplomica
Verlag, 2012, 120 p. (ISBN 9783842870284)
 Gabriel Tchatat/PNUD, « Rapport final - Cameroun - Contribution à la
préparation du rapport national pour la formulation du livre blanc régional
sur l'accès universel aux services énergétiques intégrant le développement
des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique  »,
sur www.se4all.org, 2014, p. 245.
 Mesmer Tchinang, L'énergie pour le développement au Cameroun,
L'Harmattan, 2011, 171 p. (ISBN 9782296137349)
 Cours Enr MDE de Dr Fotsing Isabelle

WEBOGRAPHIE

« https://fr.wikipedia.org/w/index.php?
title=Énergie_au_Cameroun&oldid=180750789 » (consulté le 10/03/2021)
LEXIQUE

* NHPC :Nachtigal Hydro Power Company

* SONATREL : Société nationale de transport d'électricité

*ENEO (Energie du Cameroun)

* FASA : Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles


ANNEXES

Vous aimerez peut-être aussi