Vous êtes sur la page 1sur 22

FICHE DE

SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Fonctionnement d’un circuit simple : la lampe de poche


lampe
ampoule
interrupteur
filament
culot
fils (borne de contact
électrique)
pile isolant

plot
(borne de contact
électrique)

L’étude d’une lampe de poche permet d’établir les règles de fonctionnement de


tous les circuits électriques.
On constate premièrement qu’elle est constituée d’une source d’énergie, la pile,
que l’on désignera du terme « générateur », et d’un récepteur, la lampe. Les deux
sont reliés par des conducteurs électriques, les fils de connexion.
Pour que la lampe s’allume, il faut :
• qu’une de ses bornes soit reliée à la borne + de la pile ou du générateur et que
l’autre borne soit reliée à la borne - ;
• que l’interrupteur (en position « fermée») soit placé entre la lampe et le générateur ;
• que la lampe ne soit pas cassée et qu’il n’y ait pas de faux contact dans le circuit ;
• que la pile soit chargée ou que le générateur soit en fonction.

Le circuit reproduisant le fonctionnement d’une lampe de poche est le suivant :

Définition
On peut voir sur l’image que le circuit ne comporte qu’un seul
« chemin » qui mène de la borne + à la borne - de la pile. On dit
qu’il s’agit d’un circuit à une boucle.
Electricité FICHE DE
T’est au courant ? SYNTHÈSE

Ce circuit peut être schématisé de la façon suivante :


Page 1
G
G

ou

Page 2

S8-25 ÉLECTRICITÉ G
p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Schématisation des circuits

En électricité, on schématise FICHE


les circuits électriques de la façon
Electricité DE
suivante :
T’est audu
• chaque composant courant
circuit est ?
représenté par un symbole ;
SYNTHÈSE
• les composants sont dessinés soit horizontalement, soit verticalement (jamais
de biais) ;
• seuls les fils de connexion peuvent se trouver dans les angles du schéma.
Page 1
G
G
En respectant les règles de schématisation, on obtient le schéma suivant pour le
circuit d’une lampe alimentée par une
ou pile de 4,5V :

Circuit Schéma
Page 2
  G

Page 3

ou
G
ou

ou

Page 4

A V

Page 5
G
Ω
Ω

composant
objet à tester

Page 6
G
A

S8-726 ÉLECTRICITÉ
Page p.
Page 1
FICHE DE G
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Electricité
T’est au courant ?
Page 2
Tableau présentant les composants, leurs rôles et les symboles utilisés dans la
schématisation des circuits.

Nom Photo(s) du composant Page


Rôle 1
du composant Symbole du composant
G

Page 3 ou
FICHE D
Electricité
lampe fluocompacte
T’estlampe
au courant
sert à?
Lampe

Une SYNTHÈ
G
lampe à filament éclairer.
Page 2

Page 1lampe à LED G


G

ou
Page 4
Pile ou générateur

Pile cylindrique 1,5 V


Page 3
La pile ou le générateur
Page 2 est la source d’énergie G
Electricité FICHE
Page 5
DE
du circuit. G
T’est au courant ?
Générateur SYNTHÈSE G

objet à tester
Page 1
G Page 3
Page 4 G Page 6
Fil de connexion

ou G
ou fils deGconnexion
Les
relient les récepteurs ou
Page 5
électriques à la pile ou
Page 2 au générateur. G
Page 7
ou Ω
G

Page 4 objet à tester A

Page 6 A V
Un interrupteur permetG
interrupteur « ouvert » :
Interrupteur

Page 3 d’ouvrir ou fermer un A


Page 5 circuit.
G ou
G Lorsqu’il est fermé, le interrupteur « fermé » : Ω
courant électrique peut Ω
Page 7 ou
circuler. composant
objet à tester G
A
Page 6 ou
G
A
Page
S8-274 ÉLECTRICITÉ p.
Page 1
FICHE DE G
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?
ou
Page 3

Electricité FICHE
Tableau présentant les composants, leursT’e
rôles 2et courant
st au
Page les symboles
? utilisés dans la G
SYNTH
schématisation des circuits.

Photo(s) du composant Rôle du composant Symbole du composant


Page 1
G
G
Page 4
Résistance

UnePage 3
résistance est un ou
composant qui chauffe
au passage du courant G
Electricitéélectrique. FICHE DE
T’est2 au
Page courant ? Page 5
SYNTHÈSE
G G
Fusible ou Disjoncteur

Le fusible ou
Page 1 Fusible disjoncteur est un objet à tester
G
Page 4 G
limiteur de courant.
Page 6
Page 3 Lorsque le courant
ou G
dépasse une certaine
ou
valeur, le filament fond
Page 5 G
ou le disjoncteur se
Page 2 Disjoncteurs G ou
déclenche.
Ω
GPage 7

objet à tester ou
A
Page 6
Ampèremètre

Page 4
Un ampèremètre G est
un appareil qui mesure A
Page 3 A
l’intensité du courant
ou
G électrique.
Page 5
G 7
Page ou Ω
Ω G
A composan
objet à tester ou

Page 4 Page 6
G Un voltmètre est un
Voltmètre

appareil qui mesureA


A la V
tension aux bornes d’un
composant électrique.
Page 5
G 7
Page Ω
Ω G
A composant
objet à tester

S8-28 ÉLECTRICITÉ p.
Page 6
Electricité FICHE DE
T’est au courantFICHE
? DE SYNTHÈSE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Page 1 Electricité FICH


G
T’est au courant ? G
SYNT
Pouvoir de freinage et résistance : isolants et conducteurs
ou
Electricité FICHE DE
’est au courant Tous
? les composants d’un circuit freinent plus ou moins la circulation des particules
PageSYNTHÈSE
1
électriques circulant dans un circuit. G
Page 2 G

ou G
Les conducteurs sont ceux qui freinent la circulation
G
des particules sans la bloquer (carbone, objets en
métal :
ou cuivre, aluminium, fer,2 plomb, or, etc.).
Page
Page 3 G

ou
G sont ceux qui freinent suffisamment la
Les isolants
circulation des particules pour la bloquer (objets en
G ou
verre, nylon, plastique, etc.).
Page 3

ou ou
G
Page 4d’un composant électrique à freiner
Le pouvoir ou
le courant électrique
ou est appelé résistance du
G A V
composant. On peut savoir si un objet est constitué
d’une matière conductrice ou isolante en effectuant ou
5 ou
Pagesuivant :
le montage
Page 4 G
Ω
Ω
ou A
composant
objet à tester
Page 5
Page 6
La « mesure »Aest toutefois liée à laVsensibilitéGde la lampe. Si on veut effectuer une
Ω
mesure plus précise, onGpeut se servir d’un ohmmètre
A
(symbole : Ω )
On branche l’ohmmètre aux deux bornes d’un récepteur pour mesurer sa résistance :
composa
objet à tester
G
Ω
Ω Page 6
Page 7 G
composant G A
bjet à tester
Interprétation
A
Lorsque l’ohmmètre indique une grande valeur, cela signifie que le composant
freine beaucoup la circulation des particules électriques. Le composant a donc une
A
grande résistance électrique. 
Page 7
G
A

G S8-29 ÉLECTRICITÉ
p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Un peu d’histoire...
Au 6e siècle avant Jésus-Christ, le Grec Thalès de Milet
découvrit les phénomènes électriques. Il constata que
certaines matières comme l’ambre (résine fossilisée),
se dotaient de propriétés extraordinaires lorsqu’elles
étaient frottées avec un tissu de laine ou de la fourrure.
Ces matières pouvaient alors attirer des corps légers
tels que des cheveux, des plumes, des feuilles…
Ambre
Thalès ne disposait pas des informations nécessaires
pour interpréter correctement le phénomène observé,
il affecta à l’ambre un pouvoir divin : « Tout est plein de dieu, l’ambre frotté a une âme puisqu’il
possède une puissance attractive. » affirmait-il.
Le mot grec qui signifie ambre est « elektron », d’où le terme électricité pour décrire ce phénomène.

Les scientifiques firent des progrès importants aux cours des siècles, mais ils ne trouvèrent pas
d’application pratique avant le 17e siècle. L’électricité générée par les machines du 17e et 18e
siècle était de forme « statique » : c’est-à-dire que les particules électriques accumulées restent
immobiles et ne se déplacent que lors de brusques décharges.
Vers 1800, Alessandro Volta inventa la première pile : un
empilement de rondelles de cuivre et de zinc en alternance
avec des rondelles imbibées d’eau salée. Ce fut une révolution,
car c’était la première fois qu’on arrivait à stocker l’électricité
et qu’un phénomène électrique continu pouvait être observé.
L’ère du circuit électrique était née…

Pile Volta
(Photo : musée d’Histoire
des sciences de Genève)
Pile Volta (avec l’aimable autorisation des Éditions Vuibert)

S8-30 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?
Page 3

G
Qu’est-ce qu’un modèle ?
Courant Un modèle décrit de manière simplifiée le fonctionnement d’une réalité.
Du fait de la simplification, le modèle ne prend pas en compte tous les
aspects de la réalité, il a donc un domaine de validité. Il peut être amené à
Lors de l’étude du circuit de la
évoluer à la lumière de nouvelles observations.
lampe de poche, une diode (un Un modèle comporte trois qualités :
composant qui ne laisse passer • il permet de décrire certaines propriétés ou certains comportements
le courant que dans un seul sens) de la réalité qu’il représente ;
Page 4
a permis d’établir que le courant • il permet d’expliquer en mettant en relation diverses observations et
mesures de manière à permettre une interprétation de la réalité qu’il
circule partout dans le même représente ;
sens. On peut donc modéliser • il permet, dans la plupart des cas, de prévoir des évènements
le fonctionnement d’un circuit nouveaux qui pourront Pageensuite 5
être observés.
électrique de la façon suivante. L’action de « modéliser » peut intervenir à n’importe quelle étape de la
G
démarche scientifique.
Modèle circulatoire du courant
• On appelle courant électrique une circulation de particules électriques ;
objet à tester
• Les particules électriques remplissent tout le circuit (fils de connexion, lampe,
pile, etc.) de sorte : Page 6
qu’on ne peut ni en ajouter ni en enlever ; G
A
qu’elles ne s’accumulent nulle part ;
qu’elles circulent et s’arrêtent toutes en même temps;
• Il y a du courant soit partout, soit nulle part ;
Page 7
• Les particules électriques circulent toutes dans le même sens. Le courant
G
électrique est sortant à la borne + de la pile et entrant à la borne –. Dans le
schéma, il suffit donc d’une seule flèche pour indiquer le sens du courant. A

Intensité du courant
Les particules électriques sont le support de l’électricité. Comme elles sont très
petites, on les compte par « paquets » d’environ 6 milliards de milliards de particules
à la fois.
L’intensité du courant est égale au nombre de « paquets » d’environ 6 milliards
de milliards de particules électriques passant chaque seconde en un point du
circuit.
Elle se mesure en ampère (dont l’abréviation est A) à l’aide d’un ampèremètre. On
la désigne de la lettre : I.

Exemple
Une intensité de deux ampères, notée I = 2 A, correspond donc au passage d’environ
12 milliards de milliards de particules électriques chaque seconde à l’endroit où elle
a été mesurée.

S8-31 ÉLECTRICITÉ p.
Page 5 objet à tester
FICHE DE
SYNTHÈSE
T’ES AU COURANT ?
8 G
Page 6 Ω
Ω G
A
composant
objet à tester

Page 6
Comment mesurer l’intensité du courant ?
G Page 7
L’ampèremètre (symbole : A ) mesure l’intensité du
G
courant qui le traverse, c’est pourquoi il doit lui-même être
traversé par le courant dont on veut mesurer l’intensité. A

Il se branche donc dans la boucle dont on veut mesurer


Pagel’intensité
7 du courant comme illustré sur le schéma ci-contre.
On est donc toujours obligé G de déconnecter un fil de connexion du circuit
pour placer l’ampèremètre.
A Un seul fil supplémentaire est nécessaire à la
mesure.

Les fils de connexion doivent être connectés à


l’ampèremètre de sorte que le courant entre dans
l’ampèremètre par la borne de fonction « 10 A » et
qu’il en sorte par la borne COM qui est la borne
COMmune à toutes les mesures effectuées avec
cet appareil. De plus, si on utilise un multimètre,
le bouton doit être placé dans la zone « Ampère »
(sans le signe : ~).

Qu’est-ce qu’un fusible (ou un disjoncteur) et à quoi sert-il ?


Le passage du courant électrique fait chauffer les composants
électriques traversés. S’ils chauffent trop, il y a risque
d’incendie. Les circuits électriques des maisons sont donc
protégés par des limiteurs de courant : les fusibles et les
disjoncteurs.
Un fusible est un fil protégé, en général par de la porcelaine, Fusible
qui fond et interrompt donc le passage du courant, lorsqu’une
certaine intensité est dépassée pendant un certain temps.
Les fusibles des éclairages des appartements interrompent
le courant à partir de 10 A, ceux des machines à laver 16A,
etc.
Un disjoncteur est un fusible électronique qui se déclenche
au-delà d’une valeur limite du courant et ouvre ainsi le circuit.

Disjoncteurs

S8-32 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Court-circuit du générateur
Un court-circuit du générateur est une boucle de courant sans récepteur, c’est-à-
dire sans consommateur d’énergie.
Lorsqu’il y a un court-circuit du générateur, le courant qui s’établit est si grand que
le circuit chauffe dangereusement. Si le générateur est protégé, le fusible saute.
Dans le cas contraire, il y a risque d’incendie.

Il faut toujours éviter de créer un court-circuit du générateur qui peut endommager


l’alimentation et les récepteurs.

Les fils de connexion utilisés en classe sont courts. Leur consommation énergétique
est par conséquent très faible (ce sont de très bons conducteurs électriques) et
peut être considérée comme nulle. Electricité FICHE
Si on relie les deux bornes d’un générateur par DE
T’est au courant ?
un fil, on a donc un court-circuit. SYNTHÈSE
FICHE DE
Electricité
Electricité T’est au courant ? FICHE DE
Exemple SYNTHÈSE
T’est
Dans les deux au courant
circuits ? la fermeture de SYNTHÈSE
ci-dessous,
L1

l’interrupteur
Page 8 entraîne l’apparition d’un court-circuit du L1
générateur. L1 G L2 L1 G
Page 8
Page 8 L1 G L2 G
L1 G L2 G L2
G
L2
G L2 L1
Pour protéger l’alimentation et les récepteurs d’un court-circuit ou d’un courant trop
G
intense, on place un fusible ou un disjoncteur à la sortie du générateur.
L1
L1 L2 L1
Exemple de circuit protégé : G L2 L3
L1 L2
L1 L2 G
Electricité L2 L3 FICHE
G L2 L
T’est au courant ? 3 SYNTH

Page 11 L1
G
Page 11 G
Page 8
Court-circuit du récepteur G
Page 11 L1 L L1 L2
G
Il y a court-circuit 2
d’un récepteur (ou groupe deGrécepteurs)
G lorsqu’un fil relie les
L1
G
G
deux bornes d’un récepteur.
L1 Le récepteur
L2 ne fonctionne alors plus, le courant
passantL1 exclusivement
L2 dans le fil. L2 L1 L2
L1
Page 12
Exemple G G
L2
V
Dans le Page
circuit
12 ci-contre, la L2 LG
1

lampe L1 est éteinte, car un filVde


Page 12 G
connexion relie
V ses deux bornes.
L1 L2 V
Page 13 G L2 L3
G G
V
Page 13 V
PageS8-
1333 ÉLECTRICITÉ G G
L1 p.
Page 8
L1 G L2 FICHE DE G
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?
L2
G
L1
Répartition du courant
dans les circuits à plusieurs récepteurs
L1 L2
G DE L2 L3
Electricité FICHE
Intensité du courant dans les circuits à une boucle
’est au courant ? SYNTHÈSE
On mesure le courant traversant deux lampes montées sur la même boucle et on
constate que le courant est le même partout sur la boucle.
L1
Page 11
G
On obtient donc la règle suivante : IG = I1 = I2
L1 L2 G
G G
L1 L2
L1
L2
G L2
Cette règle est conforme au modèle circulatoire. Les particules électriques mobiles
Page 12 remplissent tout le Lcircuit
1
(fils, lampe, pile, etc.) de sorte : G
− qu’onVne peut ni en ajouter ni en enlever ;
− qu’elles ne s’accumulent nulle part ;
L2
− qu’elles
G circulent
L2 et s’arrêtent
L3 toutes en même temps.
V
Page 13
G
Intensité du courant dans les circuitsGà deux boucles
On mesure le courant traversant deux lampes montées chacune sur leur propre
L1
boucle et on constate que le Lcourant
1 se répartit
L2 entre les deux boucles.
LG2
Page 14 On obtient donc la règle suivante : IStation
G = I1de+ I2
L2
pousseurs
L1
Générateur

G L2
Sens du
G
Cette règle est également conforme au modèle déplacement
circulatoire. Lorsqu’une partie des
des
A Ampèremètre
particules passent dans une boucle, l’autre partiewagonnets
– ni plus, ni moins – passe dans
Compteur
l’autre boucle. de
Zone de wagonnet
V frottement s
Lampe s
G

L1 L2

Station de
pousseurs

Sens du
S8-34 ÉLECTRICITÉ déplacement p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Pour aller plus loin...

L’électricité dans … les nuages


La foudre est un phénomène dû à l’électricité accumulée lors du
frottement d’un nombre gigantesque de molécules « d’air », de
gouttelettes d’eau et de petits glaçons présents dans l‘air. Lorsque
la tension électrique entre un nuage chargé électriquement et un
autre nuage (ou le sol) est suffisamment importante (souvent des
dizaines de millions de volts !), une décharge a lieu : la foudre. Cette
décharge produit également un son : le tonnerre. Le son produit par
le tonnerre circule environ 866 000 fois plus lentement que la lumière
de l’éclair. Cette différence de vitesse explique que l’on voit l’éclair
avant d’entendre le tonnerre.
Pour calculer la distance approximative (en mètre) qui nous sépare de la foudre, il faut compter le
nombre de secondes entre l’éclair et le tonnerre et multiplier par la vitesse du son dans l’air (340 m/s).
Les animaux
Certaines espèces animales marines telles que les raies électriques, les
anguilles électriques et les poissons-chats électriques, possèdent des
organes émetteurs d’électricité. Leurs décharges électriques servent à
paralyser leur proie, à se défendre ou à se diriger. L’anguille électrique qui vit
dans les rivières d’Amérique du Sud, produit suffisamment d’électricité pour
Raie Torpedo californica allumer 12 ampoules de 40 watts (le temps d’une décharge).
Le corps humain
Le système nerveux périphérique est un réseau constitué de nerfs, composés de neurones,
connectés au système nerveux central. Il permet de transmettre des informations dans
le corps grâce aux influx nerveux.
L’influx nerveux est un phénomène de nature électrique qui se propage le long des
prolongements des neurones (axones et dendrites).

Quelles particules sont à l’origine des phénomènes électriques ?


Les particules électriques mobiles qui sont à l’origine des phénomènes électriques peuvent
être de nature différente : dans les métaux, ce sont des électrons, alors que dans les
substances chimiques à l’intérieur des piles et accumulateurs ou dans le corps humain, ce
sont des ions. Les ions sont des atomes ou des molécules qui ont perdu ou reçu un ou
plusieurs électrons. Par exemple, les particules électriques mobiles présentes à l’intérieur
des accumulateurs lithium-ion de nos téléphones et ordinateurs portables sont, pour certaines,
des électrons (dans les parties métalliques) et, pour les autres, des ions (dans les
substances chimiques qui constituent l’accumulateur).

S8-35 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Tension
Définition
La tension électrique entre l’entrée et la sortie d’un récepteur est égale à l’énergie
transférée du générateur vers le récepteur par le passage d’environ 6 milliards de
milliards de particules électriques.

Signification de la tension
On interprète la tension aux bornes du générateur de la manière suivante. Lorsqu’elle
traverse le générateur, une particule électrique acquiert de l’énergie. Puis, chaque
fois qu’elle traverse un récepteur, elle cède une partie de cette énergie au récepteur
de telle sorte qu’il ne lui en reste plus après avoir traversé le dernier récepteur.
On explique ainsi qu’en circulant tout au long d’une boucle à vitesse constante
(intensité du courant identique en tout point) les particules reçoivent de l’énergie
du générateur qu’elles transfèrent ensuite aux récepteurs. Et donc, grâce aux
mouvements des particules électriques, l’énergie passe du générateur vers les
récepteurs.
En suivant l’analogie de la chaîne de wagonnets, tout se passe comme si les
wagonnets faisaient le plein de charbon en traversant la station de pousseurs et le
cédaient ensuite, partie par partie, en traversant les différentes zones de frottements
(les récepteurs) de telle sorte que les wagonnets soient vides après avoir traversé
la dernière zone précédant la station de pousseurs (le générateur).

Remarque
L’énergie nécessaire au passage d’un fil de connexion est négligeable, car la
résistance du fil est extrêmement faible. La tension est donc nulle aux bornes d’un
fil de connexion (court).

S8-36 ÉLECTRICITÉ p.
G
FICHE DE
L1SYNTHÈSE L2 L1
8
T’ES AU COURANT ? G L2

L1 L2
G L2 L3

Mesure de la tension Page 11


G
La tension se mesure en volt (dont l’abréviation est V) à l’aide d’un voltmètre. On
G
la désigne de la lettre : U.
Page 11 L1 L2
Exemple G
G s’écrit : Ulampe = 1 V L1
Une tension d’un volt mesurée aux bornes d’une lampe
L1 L2 L2
Comment mesurer la tension ? L1
Page 12 G
Le voltmètre (symbole : ) mesure
L2 la tension aux bornes
V
d’un récepteur, c’est pourquoi il doit
Page 12 G
être en contact avec chaque borne du
V
récepteur. V
Page
Aucun fil du 13
circuit n’est déconnecté. Deux
G G
fils supplémentaires sont nécessaires au
V
Page 13 branchement du voltmètre.
L1
Les
G fils doivent être connectés G au voltmètre L1 L2
de sorte que le courant entre dans le voltmètre par la borne de
L2
fonction « V » et qu’il enL1sorte par la borne COM. De plus, si on utilise un multimètre,
Page 14 L1 L2 le signe : ~). S
le bouton doit être placé dans la zone « Voltmètre » (sans
p
L2
Générateur
Page 14 Station de
G pousseurs Sens du
Générateur déplacement
des
A Ampèremètre wagonnets
G
Sens du
déplacement
des
A Ampèremètre wagonnets Zone de
frottement
Compteur
Lampe s de
Zone de wagonnet
frottement s
Lampe s

S8-37 ÉLECTRICITÉ p.
Page 8
L1 G L2 FICHE DE G
G SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?
L2
L1 L2
G
L2 L1
Répartition de la tension dans
G les circuits à plusieurs récepteurs
L L2
Tension dans1les circuits à une boucle
G L2 L3
On mesure la tension aux bornes de deux lampes montées sur une seule boucle et on
V
constate que la tension aux bornes du générateur se répartit entre les deux lampes.

G
On obtient donc la règle suivante : UG = U1 + U2
Page 11
G
L1 L2 G

CetteL1 règle est conforme


L2 à l’analogie de la chaîne des wagonnets. A la sortie du
Station L1
dechargées
générateur, les particules électriques sont en énergie qu’elles vont remettre
pousseurs
en partie à la première lampe traversée ; le reste étant remis à la seconde lampe.
L2
Ils reviennent ensuite au générateur « à vide » pour « faire le plein » à nouveau.  
Page 12 G
Sens du
V déplacement
des
A Tension dans les
Ampèremètre circuits à deux
wagonnets
boucles
On mesure la tension aux bornes de deuxCompteur
lampes montées sur leur propre boucle
de
et on constate que la tension est la même partout.
wagonnet
V
Page 13 Zone de
s
G frottement G
s On obtient donc la règle suivante : UG = U1 = U2
L1
L1 L2
L2
Page 14 Station de Lorsqu’une
Cette règle est conforme à l’analogie de la chaîne des wagonnets.
pousseurs
partie des particules électriques passe dans la seule lampe se trouvant dans la
Générateur
boucle dans laquelle elles circulent, elles déposent la totalité de l’énergie qu’elles
G
transportent dans la lampe avant de regagner le générateur pour « faire le plein »
Sens du
d’énergie. déplacement
des
A Ampèremètre wagonnets
Compteur
de
Zone de wagonnet
frottement s
Lampe s

S8-38 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Puissance et énergie
Comment prévoir quelle lampe brille le plus ?
Expérience
Deux lampes de brillance différente sont montées sur une boucle, puis sur deux
boucles. On mesure dans les deux cas les courants qui les traversent, ainsi que les
tensions à leurs bornes. On constate que :

• dans le circuit à une boucle, celle qui brille le plus


est celle qui a la plus grande tension à ses bornes
(le courant étant le même partout). Par ailleurs, la
lampe qui brille le plus est celle dont le filament
résiste le plus au passage du courant, et, par L2
L1
conséquent, aux bornes de laquelle la tension est
la plus élevée ;

• dans le circuit à deux boucles, celle qui brille le


plus est traversée par le plus grand courant (la
tension aux bornes des deux lampes étant la L1
même). Par ailleurs, la lampe qui brille le plus est
celle dont le filament résiste le moins au passage
du courant, et, par conséquent, qui est traversée
L2
par le courant le plus intense.

On en conclut que la seule mesure du courant ne permet pas de prévoir


- indépendamment de la tension - quelle lampe brille le plus et que la mesure
de la tension ne permet également pas de prévoir quelle lampe brille le plus
indépendamment du courant qui traverse la lampe.

Il faut donc une autre grandeur pour expliquer la brillance des lampes :
la puissance électrique.

S8-39 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

La puissance électrique et l’énergie


Par définition, la puissance est l’énergie transférée chaque seconde par les
particules électriques aux récepteurs qu’ils traversent. Elle se mesure en watt dont
l’abréviation est : W.
On la calcule de la façon suivante :

P=U.I

P U I
Puissance électrique Tension Intensité du courant
La puissance électrique La tension quantifie L’intensité du courant
mesure la rapidité avec l’énergie transférée est égale au nombre de
laquelle le transfert au récepteur par « paquets » de
électrique de l’énergie 6 milliards 6 milliards de
s’effectue du générateur de milliards milliards de particules
vers le récepteur. de particules électriques qui
électriques. traversent un récepteur
par seconde.

Signification de la puissance et analogie de la chaîne des wagonnets


L’intensité du courant étant égale au nombre de wagonnets qui traversent un
récepteur chaque seconde et la tension étant la quantité de charbon que chaque
wagonnet cède au récepteur ; le produit U∙I est donc égal à l’énergie totale transférée
chaque seconde par les particules électriques du générateur vers le récepteur. On
l’appelle puissance de fonctionnement du récepteur.

Puissance de fonctionnement et brillance des lampes


Pour des lampes de même type, la brillance des lampes est un indicateur de la
puissance électrique de fonctionnement, quel que soit le type de montage et quel
que soit le circuit électrique dans lequel les lampes se trouvent.
Pour comparer les puissances de fonctionnement des lampes, on peut donc
comparer leurs brillances (si les lampes sont de même type).

S8-40 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
Electricité SYNTHÈSE FICHE DE
8
T’ES AU COURANT ?
T’est au courant ? SYNTHÈSE

Electricité FICHE DE
Conservation de l’énergie
T’est au courant ? Tas dans lequel on
Page 15 SYNTHÈSE
puise le charbon
Principe de conservation de l’énergie appliqué au circuit électrique
Ouvriers
Au cours du transfert électriqueremplisseurs
de l’énergie du générateur vers les lampes, l’énergie
est conservée. En conséquence, l’énergie
Tas dans lequel on cédée par le générateur est égale à la
5
somme des énergies reçues par les récepteurs :
puise le charbon

Ouvriers Egénérateur = Erécepteur 1 + Sens


Erécepteur
du 2 + …
remplisseurs déplacement
Ceci implique donc que l’énergie cédée chaque seconde par le générateur, donc
des wagonnets
la puissance transférée par le générateur, est égale à la somme des énergies par
seconde, donc des puissances, reçues par les récepteurs :
Ouvriers
Sens du videurs
P
déplacementgénérateur
= Précepteur 1 + Précepteur 2 + …
des wagonnets
Les mesures effectuées en classe ont
Tasmontré que
de charbon
transféré
Page 14 Dans un circuit On a les règles de répartition :
Ouvriers
videurs
A une boucle G G IG = I1 = I2
Tas de charbon
transféré
4
L1 L2 UGL1= U1 + U2
G G L2
A deux boucles IG = I1 + I2
L1 L2 L1
UG = U1 = U2
L2

Dans le cas du circuit à deux lampes sur une boucle, on a donc


P =U .I =U .I +U .I
générateur G G 1 1 2 2

UG . I = U1 . I + U2 . I Le courant étant le même partout, on peut l’écrire I.


U . I = (U + U ) . I
G 1 2 On factorise I.
UG = U1 + U2 On divise par I des deux côtés de l’égalité.
On constate donc que la répartition de la tension dans un circuit à une boucle
découle de la conservation de l’énergie.

Dans le cas du circuit à deux boucles et deux lampes, on a donc


Pgénérateur = U . I = U . I + U . I
G G 1 1 2 2
La tension étant la même aux bornes du générateur
U . IG = U . I1 + U . I2 et des deux lampes, on peut l’écrire U.
U . I = (I + I ) . U
G 1 2 On factorise U.
IG = I1 + I2 On divise par U des deux côtés de l’égalité.
On constate donc que la répartition du courant dans un circuit à deux boucles
découle de la conservation de l’énergie.

S8-41 ÉLECTRICITÉ p.
2

Page 12 G
FICHE DE
V
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

V
Page 13
Analogie de la
G chaîne des wagonnets : un outil pour comprendre G
On peut modéliser la circulation du courant électrique par la circulation de wagonnets FICHE DE
Electricité
se déplaçant à la
L1 queue-leu-leu sur des rails. Dans le tableau ci-dessous, les
LT’est
1 au courant
L2 ? SYNTHÈS
éléments équivalents sont mis en correspondance.
L2
Page 14 Le circuit électrique La chaîne des wagonnetsStation de
pousseurs
Station de
Générateur pousseurs
G
Sens du
déplacement

A Sens du des
Ampèremètre wagonnets
déplacement
des Compteur
wagonnets de
Zone de Compteur
wagonnet
frottement de s
Lampe Zones de wagonnets
frottements

Le générateur La station de pousseurs


Le fil de connexion Les rails
La lampe Tas dans lequel on
La zone de frottement
puise le charbon
Le mouvement de la chaîne de
Ouvriers
Le courant électrique remplisseurs wagonnets

L’ampèremètre Le compteur de wagonnets

L’intensité du courant électrique L’intensité du Sens


mouvement
de de la
déplacement
est le résultat de deux actions chaîne de wagonnets
des wagonnets est le résultat
contraires : de deux actions contraires :
• celle du générateur, motrice ; • celle des pousseurs, motrice ;
Ouvriers
• celle de la lampe, résistante. • celle des frottements, résistante.
videurs
Tas de charbon
6 milliards de milliards de transféré
1 wagonnet
particules électriques

L’intensité du courant électrique L’intensité du mouvement de la


= chaîne de wagonnets
le nombre de « paquets » de =
6 milliards de milliards de le nombre de wagonnets passant par
particules électriques passant seconde dans la station de pousseur
par seconde dans l’ampèremètre
(débit des particules électriques) (débit des wagonnets)

S8-42 ÉLECTRICITÉ p.
Station de
pousseurs
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?
Sens du
déplacement
des
wagonnets
Compteur
de
Pour rendre compte des
Zonetransferts
de d’énergie, l’analogie de la
chaîne de wagonnets
wagonnets
est complétée en imaginant qu’on l’utilise pour transporter du charbon de la station
frottements
des pousseurs jusqu’à la zone de frottements :

Tas dans lequel on


puise le charbon
Ouvriers
remplisseurs

Sens de
déplacement
des wagonnets

Ouvriers
videurs
Tas de charbon
transféré

Le circuit électrique La chaîne des wagonnets

L’énergie électrique Le charbon


L’énergie électrique stockée dans Le tas dans lequel on puise le
la pile charbon
L’énergie déstockée dans la
Le tas du charbon transféré
lampe
La tension L’énergie transférée par wagonnet
La puissance de la lampe
Le débit avec lequel le charbon
(Le débit avec lequel l’énergie est
est transféré depuis la station des
transférée depuis le générateur
ouvriers remplisseurs vers celle des
vers la lampe).
ouvriers videurs.

S8-43 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Les dangers de l’électricité

L’électricité est un danger pour l’être humain lorsqu’une


tension électrique existe entre deux points de son corps, un
courant peut alors traverser les organes situés entre ces deux
points. On parle dans ce cas d’électrisation.
La quantité moyenne d’eau contenue dans un être humain
est d’environ 65%. Le corps humain est donc un assez bon
conducteur électrique.

Lorsque le courant a une intensité suffisante pour provoquer la


mort, on parle d’électrocution.
Le passage du courant électrique à l’intérieur du corps modifie, échauffe, voire
brûle gravement les organes traversés. Lorsque le courant passe par le cœur, il
peut provoquer l’arrêt cardiaque en contractant durablement les muscles du cœur
et l’empêchant ainsi de battre.
Le courant qui s’établit dans le corps dépend beaucoup des conditions extérieures :
- de la tension à laquelle le corps humain est soumis ;
- de l’état de la peau (humidité, moiteur, transpiration, etc.) ;
- de l’importance de la pression de contact ;
- de l’aire et de l’état de la surface de contact ;
- du parcours du courant dans le corps ;
- de la nature des organes traversés ;
- de la nature des habits portés (les vêtements, les chaussures, les gants, le sol,
etc.).

On considère qu’une personne est en danger de mort lorsqu’elle se trouve


sous une tension supérieure à 50 volts.

Il faut donc considérer les installations électriques domestiques comme des dangers
potentiels de mort, la tension étant de 230 V.

S8-44 ÉLECTRICITÉ p.
FICHE DE
SYNTHÈSE
8
T’ES AU COURANT ?

Lorsque la tension est de plusieurs milliers de volts - comme c’est le cas pour
les lignes CFF, les lignes dites à « haute tension » ou la foudre - un courant peut
s’établir dans l’air et former un arc électrique !

Foudre Arc électrique entre deux fils Arc électrique entre deux
pylônes d’une centrale électrique
Effets du courant sur le corps humain en fonction de son intensité :
Courant traversant les tissus Effet

0,5 mA Aucune réaction

3 mA Sensation de fourmillement
Tétanie : les muscles sont contractés à
15 mA l’extrême et ne répondent plus aux ordres
du cerveau
plus de 80 mA Brûlures, crise cardiaque, mort

Il faut donc considérer que les fusibles ou les disjoncteurs


des installations domestiques prévus pour « sauter » à 6,
10 ou 15 ampères sont conçus pour protéger l’installation
et non les personnes.
Seul, un interrupteur à courant de défaut (parfois appelé
« 
FI 
») peut protéger les personnes. C’est en fait un
double ampèremètre qui compare le courant sortant
du générateur à celui revenant au générateur. Lorsqu’il
mesure une différence de 30 millièmes d’ampères
(0,03 A) entre les deux courants – il y a donc une « fuite
de courant » hors du circuit - il interrompt la circulation du courant.
Interrupteur
à courant de défaut

Que faire en cas d’accident électrique ?


Si un accident électrique survient, il faut :
a) couper le courant : en retirant la fiche de l’appareil, en
dévissant le fusible, en déclenchant le disjoncteur, etc. ;
b) appeler les secours (téléphone n°144 ou 118) ;
c) pratiquer les premiers secours à la victime.

S8-45 ÉLECTRICITÉ p.
S8-46 ÉLECTRICITÉ p.