Vous êtes sur la page 1sur 68

République Tunisienne Université de Sfax

Ministère de l’Enseignement Supérieur Ecole Supérieure de Commerce


de la Recherche Scientifique

Mémoire de Stage Présenté


pour l’obtention du diplôme de
Mastère Professionnel en
Comptabilité

Evaluation des entreprises selon les


méthodes DCF to firm et du Goodwill : Cas
de la société « ABC »

Présenté et soutenu publiquement par : Dirigé par:


Wanis Najd Mr. Ben Amar Anis
Mr. Ben Salah Walid

Année universitaire 2020- 2021


Dédicace

À mon cher père Khaled


Pour son amour et son soutien continu

À ma chère mère Sameh


Que Dieu lui prête une longue vie

C’est à vous deux que je dois, en premier, toute réussite

À mes chers frères


Nour et Nacir
Pour leur amour et leurs encouragements

À tous les membres de ma famille


Pour leurs encouragements

À tous ceux qui me sont chers


Je dédie ce travail

Que Dieu vous accorde sa bénédiction


Remerciements

La première personne que je tiens à remercier est mon encadrant Mr. Ben Amar Anis, pour
l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable sans lequel ce
travail n’aurait pas pu être mené à bon port. Qu’il trouve dans ce travail un hommage vibrant
à sa personne.

Mes vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
mon travail.

Je tiens à remercier mon maitre de stage Mr. Ben Salah Walid pour m'avoir soutenu et guidé
sur le chemin à suivre.

J’exprime toute ma reconnaissance et gratitude aux personnels administratifs et à l’ensemble


du corps enseignant de l’école Supérieure de Commerce de Sfax pour leurs efforts continus
ainsi que pour leurs encadrements sans faille dans l’accomplissement de ce modeste travail.

Mes remerciements s'étendent à tout le cadre administratif et à l'ensemble des professeurs et


enseignants qui m'ont instruit et qui par leurs compétences m'ont soutenu dans la poursuite de
mes études.
Sommaire

Dédicace
Remerciements
Sommaire
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction générale.................................................................................................................1
Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du Goodwill : Un
éclairage théorique.....................................................................................................................3
Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises 3
Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill 11
Conclusion 23

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique.........................................................24


Section 1 : Présentation du lieu de stage 24
Section 2 : Cas pratique 32

Conclusion générale.................................................................................................................46
Bibliographie............................................................................................................................47
Webographie............................................................................................................................47
Table de matières.....................................................................................................................48
Annexes....................................................................................................................................52

Liste des tableaux


Tableau 1:Comparaison des différentes méthodes d’évaluation..............................................10
Tableau 2:Les statistiques sur le calcul du taux d'actualisation...............................................14
Tableau 3:Calcul de bénéfice économique selon les 3 approches...........................................21
Tableau 4:Fiche signalétique du cabinet..................................................................................24
Tableau 5:Des indicateurs financiers de la société ABC.........................................................38
Tableau 6:Les FTD de la période 2014-2018..........................................................................38
Tableau 7:Calcul des fonds propres.........................................................................................38
Tableau 8:Test de sensibilité....................................................................................................39
Tableau 9:La réévaluation des actifs d’exploitation................................................................40
Tableau 10:Détermination de l'ANCR.....................................................................................40
Tableau 11:Les superprofits qui ressortent sur la période 2014-2018.....................................42
Tableau 12:Le Goodwill calculé sur les deux horizons...........................................................42
Tableau 13:La valeur des fonds propres calculée selon la méthode du Goodwill...................42
Tableau 14:Le test de sensibilité..............................................................................................43
Tableau 15:Le choix des pondérations.....................................................................................44
Tableau 16:Valorisation des fonds propres après pondération................................................45

Liste des abréviations


DCF: Discounted cash-flow
CA : Le chiffre d’affaires
EBE : L’excédent brut d’exploitation
REX: Résultat d’exploitation
EBITDA: Earnings before interests, taxes, depreciation and amortization
EBIT: Earnings before interests and taxes
FCFF: Free cash flow to the firm
FCFE: Free cash flow to equity
CMPC : Coût Moyen Pondéré du Capital
WACC: Weighted Average Cost of Capital
FTD: flux de trésoreries disponibles
NOPLAT: Net operating profit less adjusted taxes
ROIC: Return on invested capital
ANCCE : Actif net comptable corrigé d’exploitation
VSB : Valeur substantielle brute
CPNE : Capitaux permanents nécessaires à l’exploitation
GW : Goodwill
BFRE : Besoin en fonds de roulement d’exploitation
TFP : Taxe de formation professionnelle 
TVA : Taxes sur la valeur ajoutée 
IRPP : Impôt sur le revenu des personnes physiques
IS : Impôt sur les sociétés
FOPROLS : Le fonds de promotion du logement pour les salariés 
CNSS : Caisse nationale de sécurité sociale
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Introduction générale

Les contextes d’évaluation de l’entreprise sont nombreux. Nous évaluons au regard d’un
projet de cession de l’entité, d’une augmentation du capital, d’une fusion, d’une offre
publique d’achat ou d’échange, d’un apport partiel d’actif.
La confrontation et la dualité constituent les terrains privilégiés de l’évaluateur. Une partie
souhaite évaluer au plus haut (le cédant), l’autre souhaite évaluer au plus bas (le
cessionnaire).
Ainsi l’évaluateur doit trouver le point d’équilibre tant en fonction des techniques financières
que du rapport de forces ressenti, une certaine empathie est nécessaire pour faire converger
les points de vue.
L’objectif de l’évaluateur est l’aboutissement. Une évaluation est bonne pour autant que
l’opération se réalise, que la propriété de l’actif soit transférée.
L’acheteur considère que le prix est fonction des profits futurs, l’entreprise vaut par ce
qu’elle est susceptible de rapporter, la vision est utilitariste. L’actif vaut par ce que je peux en
attendre, par l’intérêt que j’y associe. Cependant l’acheteur ne souhaite payer qu’une partie
de ce futur, la partie issue de la notoriété acquise, des efforts consentis par le passé et non des
fruits de ses nouvelles initiatives. Les flux futurs sont la conséquence des inerties, de la bonne
renommée, des positions acquises, mais aussi de l’énergie des nouvelles équipes.
Le vendeur souhaite valoriser au mieux le passé de l’entreprise comme l’artisan d’un futur
anticipé.
En valorisant une entreprise nous posons qu’aujourd’hui le cessionnaire doit payer les profits
futurs induits par le passé et non tous les profits futurs. L’exercice est, ainsi, délicat.
L’évaluateur doit être un excellent communicant pour faire passer un double message. Un
premier auprès de l’acheteur selon lequel il paie peu compte tenu des profits futurs dus à la
notoriété acquise, un second auprès du vendeur selon lequel on lui paie aujourd’hui une partie
des efforts futurs de l’acheteur. De façon générale, il est important de valoriser l’entreprise au
regard de sa capacité à surmonter les défis futurs et d’en tirer profit.

Les objectifs de cette recherche sont :


*Avoir une idée sur le concept d’évaluation
*Se référer aux deux méthodes suivants « DCF to firm et la méthode du goodwill »

1
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Mon mémoire se compose en 02 chapitres :

Le premier chapitre se concentre sur présenter un éclairage théorique se rapportant aux


deux méthodes d’évaluation : DCF to firm et celle du goodwill
Le deuxième chapitre sera réservé à nos développement pratique

2
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du Goodwill : Un
éclairage théorique

Ce premier chapitre est consacré à un éclairage théorique se rapportant au concept


d’évaluation des entreprises. Il est subdivisé en deux sections. La première section présente
les principes généraux de l’évaluation des entreprises. La deuxième expose un aperçu sur les
méthodes DCF to firm et du Goodwill.
Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises

1 Evaluation des entreprises

1.1 Notion de valeur et de prix


La plupart des opérations touchant au capital d’une entreprise nécessitent à un moment
donné, l’évaluation de cette dernière.
La détermination de la valeur d’une entreprise est une opération complexe. Cela implique de
rendre compte, en un seul chiffre, de la réalité de cette entreprise, de son fonctionnement et
de son devenir.
L’évaluation n’est pas forcément objective. Quelle que soit la méthode utilisée, il existera
toujours une part de subjectivité selon le point de vue dans lequel on se place.
La notion de valeur est elle-même une notion à large spectre. Valeur de remplacement, valeur
à la casse ou liquidative, valeur vénale, valeur d’usage etc…sont autant de concepts différents
qui renvoient à des préoccupations différentes de l’évaluateur.

Valeur Prix

La résultante d’une négociation


L’expression de la richesse entre « offre » et « demande »
détenue par les propriétaires de c’est-à-dire le résultat d’un
l’entreprise arbitrage dans un marché
supposé libre

3
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le prix peut être inférieur ou supérieur à la valeur de l’entreprise selon le


rapport de force qui peut exister entre l’acheteur et le vendeur d’une
entreprise.

4
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2 Le diagnostic de l’entreprise


Toute mission d’évaluation commence par une prise de connaissance préalable de l’entreprise
et du contexte de l’évaluation, qui vont conditionner le choix des méthodes à retenir pour
procéder à cette évaluation.

1.2.1 Le diagnostic culturel, juridique et fiscal


Ce diagnostic permet :
*La compréhension du passé pour mieux appréhender l’avenir à travers le
comportement de l’entreprise durant les étapes clés de sa vie.
*De bien cerner la culture de l’entreprise en prévision d’opérations
stratégiques.
*De déterminer la forme juridique qui a des conséquences sur le pouvoir et
les responsabilités des propriétaires et des gestionnaires.
*L’analyse des contrats liant l’entreprise à ses actionnaires, clients,
fournisseurs, créanciers et salariés pour mesurer les risques et les facteurs de
flexibilité.
*De déterminer les aspects fiscaux en cas de transmission des parts,
recenser les avantages et inconvénients éventuels.
1.2.2 Le diagnostic financier
Le diagnostic financier est basé sur des informations comptables. C’est un outil d’analyse
dynamique qui prend en compte les performances passées d'une entreprise. Il permet aussi de
déterminer quelles mesures sont à prendre pour optimiser son avenir. Il nous permet de :
*Tirer les enseignements de l'évolution des postes du bilan, du compte de résultat et des
documents annexes.
*Etudier les principaux ratios financiers ainsi que leur évolution.
*Confronter ces ratios avec les indicateurs moyens d’entreprises comparables.

5
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2.3 Le diagnostic économique


Ce diagnostic s’agit d’une analyse de l’environnement qui permet la collecte des informations
concernant le secteur d’activité de l’entreprise (tel que sa nature, place dans l’économie,
taille, risques etc…), son marché (segments, volume, marges, comportement clients, part de
marché, etc…) et ses produits (étendue de la gamme et cohérence aven l’activité et les
concurrents, avantages concurrentiels, produits de substitution, etc…)

6
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2.4 Le diagnostic humain


Il permet de :
*Déterminer le type de management utilisé au sein de l’entreprise.
*Identifier les hommes-clés.
*Analyser la répartition des effectifs au sein des fonctions organiques.
*Analyser les personnels et le climat social.
*Déterminer le type de structure hiérarchique.
*Analyser le fonctionnement de l’entreprise sans le principal manager.
1.2.5 Le diagnostic des moyens et de l’organisation
Ce diagnostic permet de :
*Effectuer un état des lieux pour faire une comparaison avec les outils dont dispose les
concurrents.
*Vérifier l’adéquation des moyens et investissements par rapport à leurs prévisions.
*Vérifier que la situation géographique est cohérente et adaptée avec le rôle actuel et futur de
la société.
*Analyser l’organisation de la production et du contrôle qualité et son impact sur la
productivité et l’efficacité.
1.2.6 Le diagnostic stratégique

Le diagnostic stratégique  est l’une des étapes les plus importantes de la démarche
stratégique. L’analyse SWOT est l’une des méthodes les plus utilisées dans le diagnostic
stratégique. Elle nous apporte les réponses aux interrogations suivantes :
*Quel positionnement dans le secteur sur les plans économique et financier ?
*La stratégie de développement est-elle garante de la pérennité de la société ?
*Quels niveaux de risque par rapport aux entreprises du même secteur ?
*Quels scénarios pour le futur ?
Positif Négatif

Interne Forces Faiblesses

Externe Opportunités Menaces

L’analyse SWOT
7
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.3 Importance de l’évaluation 


Une idée fausse courante parmi les entrepreneurs est l’idée que vous n’avez besoin de
connaître la valeur de votre entreprise qu’une fois que vous êtes prêt à vendre. Mais posez-
vous la question suivante : possédez-vous tout ou partie d’une entreprise ? Voulez-vous
prendre votre retraite un jour ? Envisagez-vous de vous développer ? Si vous avez répondu «
oui » à l’une de ces questions, vous allez certainement apprécier de connaître la valeur de
votre entreprise.
Dans de nombreux cas, cependant, les propriétaires d’entreprise sont trop tard pour se rendre
compte de l’importance d’évaluer leur entreprise. Cela est particulièrement fréquent chez les
petites et moyennes entreprises. L’impression qu’une évaluation est complexe, coûteuse et
très longue est quelques-unes des raisons pour lesquelles les propriétaires d’entreprise ont
tendance à tergiverser pour effectuer une évaluation. Mais, en commençant trop tard, vous
aurez peu ou pas de chance d’augmenter la valeur de votre entreprise avant un moment
décisif. Les moments déterminants peuvent aller de la recherche d’investissement à l’ajout
d’un nouveau propriétaire, en passant par la vente de votre entreprise.

Une évaluation d’entreprise vous donnera une idée assez solide de la situation actuelle de
votre entreprise, mais aussi un aperçu de la direction que vous prenez. Savoir quels domaines
doivent être améliorés afin d’augmenter la valeur est une partie extrêmement précieuse de
l’évaluation des entreprises, mais c’est souvent oublié. Étant donné que de nombreux
propriétaires d’entreprise effectuent une évaluation d’entreprise au moment exact où ils en
ont besoin, cela leur laisse peu ou pas de place pour améliorer réellement les résultats. Une
évaluation de votre entreprise pourrait montrer quels domaines doivent être améliorés, et peut
ainsi servir de base à des décisions stratégiques visant à développer et à améliorer votre
entreprise.
Une évaluation de votre entreprise peut faire la différence entre un bon prix et un bon prix.
Cela pourrait aider à fixer les valeurs plancher et/ou plafond pour la négociation. En vous
donnant suffisamment de temps pour améliorer vos résultats d’évaluation, l’étiquette de prix
au cours d’un processus de vente pourrait changer considérablement. Il convient également
de mentionner qu’une évaluation d’entreprise est une aide incroyable lors d’une négociation,
mais elle ne remplace pas la négociation elle-même. Dans une situation idéale, vous êtes en
mesure de valoriser votre entreprise chaque année pour suivre en permanence l’évolution de
la valeur de votre entreprise. Cela vous permettra de voir les effets de vos actions créatrices

8
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

de valeur. Si vous appréciez votre entreprise, alors vous devriez connaître la valeur de votre
entreprise !

2 Les différentes approches d’évaluation


Nous distinguons entre trois approches d’évaluation :
*Approche de valorisation par les multiples

* Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés

* Approche de valorisation patrimoniale

2.1 Approche de valorisation par les multiples


La première approche d’évaluation d’entreprise que nous allons développer est la méthode
des multiples. Le fondement méthodologique de cette approche est simple et repose sur le
principe de l’arbitrage : deux actifs en tous points similaires doivent être proposés au même
prix. Dans le cas contraire, une possibilité d’arbitrage et donc de gain sans risque est possible.
Ainsi, deux entreprises évoluant dans le même secteur, ayant un niveau de chiffre d’affaires
identique et dont le business model est similaire devraient se voir appliquer un multiple
similaire et ainsi avoir une valorisation proche l’une de l’autre.
Il existe deux types de multiples : les multiples d’entreprises comparables et les multiples liés
aux transactions comparables.
Nous parlerons dans un premier temps des multiples d’entreprises comparables qui
permettent d’évaluer la valeur des titres d’une entreprise non cotée, en comparant ses
agrégats financiers à ceux de sociétés similaires cotées en Bourse.
La valeur d’entreprise peut se rapporter à plusieurs types d’agrégats financiers selon les
spécificités du secteur de l’entreprise :
*Le chiffre d’affaires (CA)
*L’excédent brut d’exploitation (EBE)
*Le résultat d’exploitation (REX)
*La valeur des capitaux propres se rapporte quant à elle, à un agrégat après paiement des
intérêts financiers, typiquement, le Résultat Net. On parle alors de « Price / Earnings ratio ».
Avant de calculer le multiple, il faut dans un premier temps identifier le panel d’entreprises
cotées qui comportent un maximum de similitudes avec celle que l’on souhaite évaluer, afin
de créer un échantillon représentatif. Ces similitudes peuvent porter sur plusieurs aspects de

9
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

l’entreprise comme son activité, son niveau de chiffre d’affaires, son implantation
géographique, son taux de croissance ou encore sa structure financière.
L’évaluation de la société sera d’autant plus pertinente que les sociétés comparables retenues
disposeront de caractéristiques similaires. Une fois l’échantillon d’entreprises comparables
constitué, il convient de rapporter la Valeur d’Entreprise de chaque société sélectionnée à
leurs agrégats respectifs pour déterminer les multiples correspondants. Il s’agit enfin de
calculer la moyenne ou la médiane de ces multiples que l’on appliquera à l’entreprise que
l’on cherche à évaluer.
La deuxième approche comparative correspond aux multiples dits de transactions. Comme
pour les multiples d’entreprises comparables, il est nécessaire de calculer la moyenne ou la
médiane des multiples et de multiplier cette dernière aux agrégats de l’entreprise que l’on
cherche à évaluer.
La principale difficulté de la méthode des multiples réside dans la recherche et le recueil
d’informations sur des transactions impliquant des sociétés présentant des caractéristiques
suffisamment similaires à celle que l’on cherche à valoriser. Ainsi, plus l’évaluateur justifiera
d’une forte expertise sur le secteur d’activité de l’entreprise, et disposera d’informations
fiables sur des opérations récentes et comparables, plus l’évaluation financière en sera
pertinente.

2.2 Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés


Cette approche d’évaluation – dite Discounted Cash-Flow (DCF) – consiste à considérer
qu’une entreprise vaut aujourd’hui l’ensemble des revenus qu’elle génèrera à l’avenir (flux de
trésorerie), extrapolés à l’infini, et actualisés au taux de rendement que pourrait en attendre
un investisseur.
Comme pour les approches précédentes, la méthode DCF vise à évaluer la valeur d’une
entreprise indépendamment de sa structure de financement.
Il convient dans un premier temps de définir, sur la base d’un business plan, les flux de
trésorerie prévisionnels de l’entreprise (FCFF) sur une période allant généralement de 5 à 7
ans, période sur laquelle la visibilité quant aux résultats futurs de l’entreprise est réaliste.
Dans un deuxième temps, l’évaluateur devra actualiser ces flux de trésorerie, en déterminant
au préalable le taux de rendement exigé par des investisseurs potentiels, appelé Coût Moyen
Pondéré du Capital (CMPC) ou Weighted Average Cost of Capital en anglais (WACC).

10
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Il conviendra ensuite de déterminer une valeur terminale pour matérialiser la « pérennité » à


très long terme de l’entreprise. Cette dernière sera également actualisée au coût moyen
pondéré du capital. Ainsi, en additionnant l’ensemble des FCFF actualisés et en y ajoutant la
valeur terminale actualisée, on obtient une valorisation de l’entreprise.
Cette méthode présente plusieurs avantages : d’une part, les informations à collecter pour
calculer les flux de trésorerie sont facilement accessibles rendant la méthode applicable à un
large panel d’entreprises. D’autre part, cette méthode permet de réaliser plusieurs scénarios
en faisant varier les hypothèses retenues, ce qui apporte de la flexibilité à l’analyse financière.
Le DCF présente cependant certains inconvénients car les valeurs et taux de croissance
choisis pour l’établissement des données prévisionnelles ne reflèteront pas nécessairement la
réalité de l’entreprise, rendant l’évaluation d’entreprise moins pertinente voire même
hasardeuse : la grande sensibilité des indicateurs retenus (WACC, taux de croissance infini,
etc…) pouvant faire varier significativement les résultats obtenus. Ainsi par exemple, les
hypothèses de croissance ou de taux de marge retenus pourront avoir un impact significatif
sur la valorisation de l’entreprise. Par ailleurs, une entreprise n’est pas à l’abri d’évènements
exceptionnels pouvant impacter ses opérations à venir ce qui est de nature à invalider le
modèle retenu. Enfin, il est également important de souligner que le DCF n’est pas applicable
à toutes les entreprises. Une entreprise ayant des cash-flows négatifs (entreprise en difficulté)
par exemple, ne pourra pas être évaluée en utilisant la méthode du DCF car la valorisation de
l’entreprise serait alors négative.

2.3 Approche de valorisation patrimoniale


L’approche d’évaluation patrimoniale est une méthode d’évaluation bilancielle et repose donc
sur la photographie du patrimoine et des dettes de l’entreprise à un instant donné. Elle vise à
évaluer une entreprise en évaluant séparément chaque élément de l’actif et du passif présent
au bilan de l’entreprise. Une fois réévalué, le passif est retranché de l’actif, lui aussi
éventuellement réévalué afin d’obtenir l’actif net réévalué, aussi appelé situation nette ou
actif net comptable. De par son approche, la méthode patrimoniale est adaptée aux entreprises
ayant une structure bilancielle importante (industrie, SCI, holding financière) mais peu
recommandée pour les sociétés à faible intensité capitalistique comme les sociétés de services
ou les start-ups par exemple.
La démarche de réévaluation est nécessaire dans la mesure où les valeurs comptables figurant
au bilan d’une entreprise sont inscrites au coût historique. Il conviendra donc de réévaluer les
éléments du bilan selon les valeurs patrimoniales existantes (valeur liquidative, de marché ou

11
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

encore d’usage) afin d’obtenir une valeur plus précise. En plus de la réévaluation, plusieurs
retraitements doivent être effectués comme des réintégrations d’éléments hors-bilan (crédits-
baux, passif social …) ou encore des suppressions d’éléments n’ayant pas une réelle valeur
pour évaluer une entreprise comme les frais d’établissement par exemple.
Le principal avantage de la méthode patrimoniale réside dans sa simplicité d’application. La
valeur de l’entreprise correspond à la somme algébrique des différents éléments de l’actif
auxquels est retranché la valeur réévaluée du passif. Mais comme les autres méthodes
d’évaluation, l’approche patrimoniale présente également certains inconvénients. Parce
qu’elle est basée sur une approche bilancielle, il s’agit d’une approche statique n’intégrant
pas les éléments du compte de résultat, et donc la rentabilité de l’entreprise ou son potentiel
futur.
Le tableau suivant expose une comparaison des différentes méthodes d’évaluation

Tableau 1:Comparaison des différentes méthodes d’évaluation

Méthode Les plus Les moins Usage typique


Patrimoniale Constitue une bonne Méthode statique qui n'intègre Société "moyenne" et
référence pour encadrer pas la notion de rentabilité. stable.
le prix. Evaluation
d'alternatives.

Comparative Simple d'utilisation. Fourchettes larges. Commerce, artisanat.


Nécessité de recourir à d'autres
analyses.

De Economiquement Ne facilite pas la discussion Acquisition nécessitant

rentabilité fondée. entre repreneur et cédant le recours à un emprunt


Permet de définir le (choix de multiple ou de taux remboursé par les
montage approprié. ressenti comme arbitraire). résultats de l'entreprise.

Conclusion
Le travail d’évaluation d’entreprise ne se limite pas simplement à définir la fourchette de
valeur d’une entreprise, elle consiste avant tout à définir un argumentaire robuste pour
justifier la valorisation retenue. Ainsi, à travers ses différents travaux d’analyse, l’évaluateur
doit mettre en relief l’ensemble des éléments tangibles sur lesquels s’appuient son évaluation

12
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

d’entreprise et être capable de l’expliquer et de l’argumenter. Ce processus doit ainsi


nécessairement s’appuyer sur une méthodologie rigoureuse.
L’une des étapes nécessaires pour effectuer une valorisation est le choix de la méthode
d’évaluation. Chaque méthode apporte une vision de l'entreprise, plus ou moins pertinente
selon sa taille, son secteur d’activité, sa situation financière, sa rentabilité, ses perspectives
d'évolution, et le poid de l'équipe et du cédant dans ses performances
Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill

1 La méthode DCF

1.1 Introduction 

La méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponible également désignée sous le terme
discounted cash flows (DCF) est une méthode d’évaluation d’entreprise largement admise, et
très utilisée par les analystes financiers et les cabinets d’audit. Cette méthode est fondée sur
les perspectives de rentabilité de l’entreprise. Le critère de rentabilité étudiée dans ce cas
correspond au montant des flux de trésorerie futurs.
La méthode DCF s’appuie sur le principe selon lequel la valeur d’une entreprise est égale à la
somme de ses flux de trésoreries disponibles (FTD) « Free cash flows » futurs, actualisés à un
taux reflétant l’exigence de rémunération des pourvoyeurs de fond de l’entreprise.
Ce taux correspond au coût moyen pondéré du capital (CMPC)

FTD
V =∑
i=1 (1+ CMPC )i

Cette formule suppose de calculer les flux de trésoreries disponibles futurs pour chaque année
jusqu’à l’infinie ce qui est inapplicable en pratique.
Pour appliquer cette méthode, on décompose l’horizon temporel en deux parties d’abord on
procède à la prévision des flux de trésorerie que l’on actualise pendant un certain nombre
d’années. Cette période est appelée horizon explicite et correspond à la durée du Business
plan.
Elle dépend de la visibilité de l’entreprise et varie selon le secteur. En pratique elle est le plus
souvent comprise entre 5 et 7 ans. Au-delà de cette période on estime une valeur terminale
qui vient borner l’horizon.
n
Fi Vr
La Formule devient alors : V =∑ +
i=1 (1+ t)i (1+t )n

13
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

n : durée de la période explicite


i : année de la prévision de l’année 1 à n.
Fi : Flux de trésorerie prévu de l’année i.
t : taux d’actualisation.
Vr : valeur calculée sur la période dépassant la période des prévisions (valeur terminale)

1.2 Les flux de trésorerie 


1.2.1 Notion :
La comptabilité de l’entreprise a pour objet d’enregistrer les flux économiques entre
l’entreprise et son environnement. Ces flux portent sur l’échange de biens et de services
d’une part, et sur des flux financiers (dettes, créances et mouvements monétaires) d’autre
part.
Ces derniers correspondent à des sommes qui entrent dans la trésorerie de l’entreprise (en
caisse ou en banque). Ils sont constitués des liquidités générées par l’activité d’exploitation
de l’entreprise, après financement des investissements et des besoins en fonds de roulement
nécessaires pour poursuivre la croissance de l’activité.
Le flux de trésorerie disponible correspond à un résultat (positif ou négatif) de l’entreprise.
La méthode des flux de trésorerie enregistre ce résultat année par année.

1.2.2 Le calcul des flux de trésorerie


Les flux de trésorerie disponibles (Free cash flows) se calcule de la façon suivante :

Résultat d’exploitation – impôt sur les sociétés – Variation du besoin en fonds de roulement
+ Dotation aux amortissements et provisions – Investissements = Flux de trésorerie
disponible
Ce qui intéresse l’évaluateur, c’est la trésorerie engrangée par l’activité de l’entreprise, et non
celle qui résulterait d’opérations financières (emprunt, crédit) ou d’opérations exceptionnelles
(cession d’un matériel, etc.).
C’est pourquoi le résultat financier et le résultat exceptionnel sont écartés de l’analyse. Par
ailleurs, il est déduit des résultats d’exploitation un impôt théorique que la société paierait
sans tenir compte de ces deux autres types de résultats.

14
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Certaines charges qui ne font pas l’objet d’un décaissement (amortissements, provisions) sont
ajoutées afin d’annuler leur impact. Les investissements à réaliser se traduisent par des
décaissements, c’est pour cela qu’ils sont déduits du résultat.
Enfin, il convient de tenir compte de l’évolution du besoin en fonds de roulement. Il est
ajouté au montant une baisse du besoin en fonds de roulement (qui se traduit par une
augmentation des liquidités) ou retranché une hausse du besoin de fonds de roulement
(diminution des liquidités).

1.3 Le taux d’actualisation


1.3.1 Notion
Le taux d’actualisation utilisé dans la méthode DCF reflète le degré de risque de l’entreprise.
Les entreprises ayant le niveau de risque élevé ont le taux d’actualisation plus élevé et vice
versa. Ce taux correspond aussi au FT utilisé. Si l’on utilise le FCFE, le coût des capitaux
propres sera utilisé comme le taux d’actualisation. En revanche, si l’on utilise le FCFF, le
coût moyen pondéré du capital (CMPC) sera utilisé. Le coût des capitaux propres est estimé

selon certains modèles dont le MEDAF est le plus populaire.

1.3.2 Calcul
Le coût des capitaux propres se calcule comme suit :

Kcp=Rf +(Rm−Rf )∗β

Dont :
Kcp : Le coût des capitaux propres
Rf : Le rendement de l’actif sans risque
(Rm – Rf) : La prime de risque
β : Le coefficient du risque 
Le CMPC est déterminé par la suite selon la formule ci-dessous :

K cp∗C K d∗( 1−t )∗D


CMPC=
[ ]
( C+ D )
+[
( C+ D )
]

15
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Dont :
CMPC : Le coût moyen pondéré du capital
K cp : Le coût des capitaux propres
C
: La proportion de capitaux propres au passif de l’entreprise
( C+ D )
K d : Le coût de la dette
D
: La proportion de dettes au passif de l’entreprise
( C+ D )
T : Le taux d’imposition 

Le coût des capitaux propres et celui de la dette mesurent la rentabilité exigée par les
actionnaires et les créanciers respectivement. Ils dépendent donc à l’espérance de
l’évaluateur. Bruner, Eades, Harris et Giggins (1998) nous a donné les statistiques sur les
pratiques courantes du calcul du taux d’actualisation comme suit :

Tableau 2:Les statistiques sur le calcul du taux d'actualisation

Paramètre Détail de calcul


Le coût des capitaux *81% utilisent le MEDAF pour estimer le coût des capitaux
propres propres,
*4% utilisent le MEDAF avec ajustements,
*15% utilisent d’autres façons.
Le taux d’intérêt sans *70% utilisent les obligations d’Etat à 10 ans ou plus pour
déterminer le taux sans risque,
risque
*7% utilisent les obligations d’Etat de 3 à 5 ans,
* 4% utilisent les Bons du Trésor.
Le coefficient bêta *52% utilisent des bêtas publiés,
*30% les estiment eux-mêmes.
La prime de risque La prime de risque n’est pas utilisée de manière homogène.
37% les utilisent autour de 5 à 6%. 
Le coût de la dette *52% utilisent la proportion marginale de la dette et le taux
d’imposition marginal,
*37% utilisent la proportion moyenne de la dette et le taux

16
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

d’imposition réel.
La pondération D/C *59% utilisent des pondérations en valeur de marché,
*15% les utilisent en valeur comptable,
*19% ne sont pas sûrs d’utiliser fréquemment une méthode.
 Source: Aswath Damodaran, Finance Investment Valuation, John Wiley & Sons Inc.

1.4 Détermination de la valeur terminale


Au-delà de l’horizon prévisionnel explicite (durée du business plan), on estime que
l’entreprise continuera à fonctionner, mais les projections sont impossibles ; l’entreprise a
alors une valeur résiduelle. L’estimation de la valeur résiduelle peut se faire de plusieurs
façons.

1.4.1 La méthode explicite


Cette méthode consiste à choisir un multiple de solde de gestion et l’appliquer au solde de
l’entreprise pour l’année n.

Valeur Terminale = Solde * multiple

Généralement, il s’agit d’un multiple d’EBIT, EBITDA, ou de chiffre d’affaires. Le calcul de


se multiple se fait à partir d’un échantillon de société comparable tel qu’expliquer dans la
méthode analogique.
1.4.2 La formule de Gordon-Shapiro
Cette méthode est la plus couramment utilisée pour l’estimation de la valeur terminale
puisque les tests de sensibilité sont plus simples à mettre en œuvre. Elle est basée sur
l’approche qui consiste à actualiser au coût moyen pondéré du capital le flux de trésorerie
disponible de la dernière année de prévision en tenant compte d’un taux de croissance (g) à
l’infini.
FCF n (1+ g)
V r=
(t−g)

Avec :
Vr : Valeur résiduelle
FCFn : Flux de trésorerie disponible pour l’année n
t : CMPC

17
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

g : taux de croissance à l’infini


Le taux de croissance perpétuel (g) doit refléter la capacité moyenne de l’entreprise à dégager
de la trésorerie tout en maintenant un certain niveau d’investissement. Généralement, on
prend le taux de croissance de l’économie nationale dans laquelle se trouve l’entreprise, car il
est estimé qu’a l’issue de la durée de son business plans, éventuellement prolongé de
quelques années, l’entreprise sera arrivée à maturité et croitra donc comme le reste de
l’économie.

1.4.3 La méthode de McKinsey


Dans le modèle développé par McKinsey pour l’évaluation des entreprises par la méthode
DCF, il est préconisé de calculer la valeur terminale (aussi appeler valeur continuelle) par la
formule suivante :
g
NOPLAT T +1 (1− )
ROIC I
Valeur continuelle=
WACC −g

NOPLAT T +1 : le niveau normalisé du résultat d’exploitation moins les impôts corrigés de la


première année suivant la période de prévision explicite.
g : le taux de croissance perpétuel attendu pour le NOPLAT
ROIC I : le taux de rentabilité attendue sur tout nouvel investissement net.

WACC : le cout moyen pondéré du capital.


Cette formule est appelée formule des facteurs de création de valeur, car les éléments qu’elle
intègre (croissance, rendement des capitaux investis et WACC) sont les facteurs principaux
générant la valeur.

1.5 Les tests de sensibilité


La méthode DCF utilise de nombreux paramètres, chacun d’entre eux peut avoir un impact
significatif sur la valorisation totale de l’entreprise. En effet, cette valeur est sensible au taux
d’actualisation et à la valeur terminale.
Le poids de cette dernière est d’autant plus important que l’horizon prévisionnel est court. La
valeur de l’entreprise est donc sensible, non seulement au taux d’actualisation, mais

18
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

également, au taux de croissance à l’infinie g. Elle devra donc être analysée au regard de la
sensibilité de ces paramètres.
Pour étudier l’impact d’une faible variation de ces paramètres il convient généralement de
faire une matrice (ou tableau) de sensibilité qui se présente comme suit :

19
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.6 Les avantages et inconvénients de la méthode DCF


1.6.1 Avantages
*Cette méthode permet d’étudier l’achat d’une affaire comme tout investissement. Ainsi, elle
oblige l’investisseur à participer de manière active au processus d’évaluation, au travers de
son jugement, de son expérience et de sa personnalité. Ainsi, elle reflète la perception d’un
individu, ce qui aboutit à une certaine « personnalisation » du prix d’évaluation.
*La contrainte d’un business plan détaillé, d’une étude du marché et de l’environnement de
l’entreprise permet d’identifier les opportunités et les menaces stratégiques futures, les
synergies possibles avec une structure existante, les répercussions futures du nouveau style de
management du repreneur et son bilan de compétence. La méthode joue alors le rôle d’un
outil budgétaire qui peut servir d’étalon pour la performance future du nouveau management.
*Elle favorise l’établissement du plan de financement par le biais des projections des flux
apportés par l’entreprise.

1.6.2 Inconvénients
*La difficulté de la formule est de disposer de prévisions fiables sur une longue période.
Ainsi, si la période est trop courte, la fiabilité des prévisions est meilleure mais la valeur
résiduelle prend trop d’importance, ce qui tend à surévaluer l’entreprise. Au contraire, si la
période est trop longue, la fiabilité et la pérennité des prévisions sont mises en cause.
*Il est impossible de l’appliquer sans un business plan détaillé.
*Il est difficile de déterminer le taux d’actualisation propre à l’entreprise.

20
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1 La méthode hybride (Goodwill)

1.1 La notion du goodwill


L’entreprise peut avoir une valeur supérieure à celle de l’ensemble de ses éléments actif et
passif corrigés (ANCC). Le fait que l’entreprise vaille plus que la somme des éléments qui la
composent est la résultante de différents facteurs :
– le savoir-faire ;
– l’expérience ;
– la clientèle de l’entreprise ;
– l’image de marque ;
– l’avancée technologique ;
– le droit au bail ;
– l’implantation commerciale.

1.2 Calcul du goodwill


Lorsque la valeur d’une entreprise au regard de ses flux de profits est supérieure à la valeur
de son patrimoine, la différence constitue une survaleur communément appelée goodwill.
Nous pouvons donc écrire : P = ANCC + GW. Avec :
– P = prix de l’entreprise au regard des flux de profits ;
– ANCC = actif net comptable corrigé et GW = goodwill.
Le goodwill est toujours fonction d’une prévision tant des bénéfices que des actifs de
l’entreprise. Cette méthode d’évaluation est par nature mixte, elle emprunte aux méthodes
patrimoniales et aux méthodes fondées sur les flux de profits et s’appuie sur des anticipations.
Pour chiffrer le goodwill, il convient de définir une rente et de l’actualiser.

Pour une année donnée N et en posant :


– Bn = le bénéfice anticipé de l’année N ;
– An = l’actif nécessaire à l’obtention du bénéfice ;
– r = le taux de rentabilité exigé ;
– Rn = la rente de goodwill.
Nous obtenons : Rn = Bn – (r × An).

21
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le goodwill devient la valeur actualisée des rentes annuelles de goodwill prévues.


L’actualisation peut porter sur des rentes prévisionnelles d’un nombre d’années limité ou sur
une suite infinie de rentes constantes.
R1 R2 Rn R
Nous obtenons donc : GW = + 2
+…+ n ou
GW =
(1+i) (1+i) (1+i) i

La méthode du goodwill présente de nombreuses variantes selon l’interprétation faite des


paramètres du calcul : actif économique, taux de rentabilité exigé, bénéfice anticipé,
actualisation.

1.3 L’actif économique


L’actif économique correspond souvent à l’actif net comptable corrigé d’exploitation
(ANCCE) ou à la valeur substantielle brute (VSB) ou aux capitaux permanents nécessaires à
l’exploitation (CPNE).
La valeur substantielle brute (VSB) est en quelque sorte l’ensemble de la substance
nécessaire à l’entreprise pour fonctionner, utilisé pour les besoins de l’exploitation, que
l’entreprise en soit propriétaire ou non. Les effets escomptés non échus font partie de la
valeur substantielle brute. Par contre, le fonds commercial, les actifs fictifs, les actifs hors
exploitation, les écarts de conversion n’intègrent pas la VSB sauf s’ils concernent les comptes
d’actifs qui sont remis en valeur brute avant intégration des gains ou pertes de change latents.
En somme, la VSB correspond à l’outil de travail de l’entreprise, son investissement tant dans
la structure que dans le cycle d’exploitation actif indépendamment des financements. Les
éléments de la VSB sont appréciés en valeur d’utilité. Le passif ne doit pas être appréhendé.
Le résultat devra tenir compte des frais sur compléments de substance, par exemple loyers sur
biens mis à disposition.
Les CPNE seront égaux à la VSB minorée des financements générés par l’exploitation (dettes
fournisseurs, dettes fiscales et sociales, autres dettes d’exploitation). On peut aussi dire que
les CPNE sont égaux aux immobilisations corrigées majorées du besoin en fonds de
roulement d’exploitation. A priori, les CPNE et la VSB ne se différencient que par les dettes
non financières. Cependant, la distinction essentielle repose sur le fait que la VSB est fondée
sur l’étude du bilan alors que le concept des CPNE est dynamique ; les immobilisations
nécessaires à l’exploitation, le BFRE font l’objet de prévisions annuelles liées à l’évolution
du chiffre d’affaires. Il convient de calculer pour chacune des années de la rente les
investissements à réaliser et le BFRE selon la méthode normative. Pour simplifier, il est

22
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

possible de considérer que la valeur d’utilité des immobilisations d’exploitation diminue à


hauteur des dotations aux amortissements

1.4 Le taux de rentabilité exigé et le taux d’actualisation


Le taux appliqué au capital engagé et le taux d’actualisation doivent être identiques, il dépend
du capital engagé et donc de sa couverture en termes de ressources.
En approche VSB, il convient d’utiliser le coût du capital élargi, en approche CPNE, le coût
du capital et en approche ANCCE, le coût des fonds propres.

1.5 Le bénéfice économique


La définition du bénéfice économique dépend de capital engagé retenu. Il s’agit d’une mise
en harmonie, d’exprimer le bénéfice généré par le capital engagé.
Si l’actif économique est représenté par l’ANCCE il convient :
– d’éliminer les résultats exceptionnels ;
– de supprimer les dotations aux amortissements issues des postes d’actifs fictifs ;
– de considérer les dotations aux amortissements sur la base de la valeur d’utilité ;
– de supprimer les charges et les produits issus des actifs hors exploitation.
Les charges financières se trouvent donc maintenues dans le bénéfice économique pour
autant qu’elles soient la conséquence d’un endettement finançant des biens d’exploitation.
Si le capital engagé correspond aux CPNE, les mêmes retraitements sont nécessaires en
complétant par :
– la réintégration des intérêts issus des dettes financières ; ces intérêts sont en effet compris
dans la rémunération au taux r des CPNE ;
– l’élimination des redevances de crédit-bail ou de tout autre loyer issu de la location-
financement ;
– la présentation de dotations aux amortissements sur la valeur d’utilité des biens loués, pris
en crédit-bail ou prêtés.
Si le capital engagé est représenté par la VSB, les retraitements nécessaires dans le cadre des
CPNE doivent être repris en y ajoutant la réintégration des intérêts relatifs aux dettes non
financières ; ces intérêts sont compris dans la rémunération de la VSB au taux r.
En somme, toutes les charges financières doivent être réintégrées dans la mesure où toutes les
dettes figurent dans la contrepartie passive de la VSB. Nous remarquons qu’à un
élargissement de l’actif économique correspond un élargissement du bénéfice économique

23
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

associé. Il convient de remarquer que le bénéfice économique est toujours un bénéfice après
impôt, nous devons donc tenir compte de l’incidence fiscale des retraitements.

Le tableau suivant recapitule ce que nous avons vu :

Tableau 3:Calcul de bénéfice économique selon les 3 approches


Résultat net comptable
Résultats exceptionnels +/–
Dotations aux amortissements des actifs fictifs +
Compléments d’amortissements issus des valeurs d’utilité –
Produits et charges sur biens hors exploitation +/–
Bénéfice issu de l’ANCCE =
Redevances de crédit-bail et loyers +
Dotations aux amortissements des biens pris en crédit-bail, –
loués ou prêtés
Intérêts sur dettes financières +
Bénéfice issu des CPNE =
Intérêts sur dettes non financières –
Bénéfice issu de la VSB =
Source : « L’évaluation des entreprises 1ér édition » par Georges Legros

1.6 Les méthodes usuelles


1.6.1 La méthode des Anglo-Saxons
Le goodwill est égal à la capitalisation de la différence entre le bénéfice économique et la
rémunération au taux sans risque de la valeur substantielle brute ou de l’actif net comptable
corrigé. La capitalisation s’effectue au coût du capital.
Nous obtenons :
B−r . VSB B−r . ANCC
GW = Ou GW =
i i

Avec une valeur d’entreprise correspondant à :


B−r .VSB B−r . ANCC
V = ANCC + ouV =ANCC +
i i

24
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.6.2 La méthode des praticiens


La valeur de l’entreprise correspond à la moyenne arithmétique de l’ANCC et de la valeur de
rendement.
B
ANCC+
r
V=
2
En posant V = ANCC + GW, nous en déduisons que :
B−r . ANCC
GW =
2r

1.6.3 L’actualisation d’une suite limitée


Le goodwill est obtenu en actualisant une suite de rentes de goodwill.

( r . ANCC )∗1−(1+i)−n
V = ANCC +B –
i
Ou
( r . VSB )∗1−(1+i)−n
V = ANCC +B –
i
Ou
n
V = ANCC +∑ ( B j −r .CPNE J )∗(1+i)− j
j=1

Nous remarquons qu’en utilisant les CPNE, nous nous efforçons de prévoir la rente
annuellement, alors qu’en utilisant l’ANCC ou la VSB, nous la supposons constante.

1.6.4 La méthode de l’Union européenne des experts comptables économiques et


financiers
Selon cette méthode, l’actif économique à rémunérer comprend le goodwill et la VSB.
( VSB+GW )∗1−(1+ i)−n
GW =B−r .
i

Conclusion

25
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Les méthodes d’évaluation sont nombreuses et diversifiées et c’est le rôle de l’évaluateur


d’assurer une évaluation raisonnable en choisissant la méthode convenable.
La méthode d’évaluation d’entreprise par les discounted cash flows est probablement la plus
universellement connues et la plus utilisée par les spécialistes de l’évaluation. Cette méthode
est tournée vers l’avenir de l’entreprise et repose sur les prévisions disponibles dans le
business plan. Elle est notamment bien adaptée aux entreprises d’une certaine importance qui
élaborent conformément à leurs objectifs stratégiques des prévisions financières. Elle est
utilisée pour l’évaluation d’entreprises souvent déficitaire les premières années d’existences
et peu utilisé pour l’évaluation des TPE et PME.

La méthode d’évaluation par le Goodwill est une méthode d’évaluation


hybride  qui prend à la fois des éléments propres à l’évaluation patrimoniale et des éléments
de la méthode d’évaluation par les rendements. En effet, une entreprise, ce n’est pas juste une
valeur patrimoniale ni des profits futurs mais un ensemble d’éléments pas

toujours identifiables ni chiffrables. Comme l’a dit un jour le grand


Henry Ford « Les deux choses les plus importantes qui n’apparaissent pas au bilan de
l’entreprise : sa réputation et ses hommes. »

26
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique

J’ai effectué un stage pratique durant la période qui s’étale du 06/07/2020 au 05/09/2020 au
sein du cabinet de Mr. « WALID BEN SALAH »
Pour cela mon maitre de stage a mis à ma disposition toutes les informations nécessaires à la
mission d’évaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill.
Le deuxième chapitre est reparti comme suit :
*La première section est réservée à une présentation générale du lieu du stage
*La deuxième section est consacrée à nos développements pratiques

Section 1 : Présentation du lieu de stage 

1 Informations générales
Le cabinet BEN SALAH WALID est un cabinet d’expertise comptable implanté à Sfax. Il est
fondé par monsieur WALID BEN SALAH qui est un expert-comptable membre de l’ordre
des experts comptables de Tunisie depuis 2008. 
Le cabinet se trouve à la route de GREMDA km 0,5, Rue Tahaa houssine immeuble Omar
Sfax. 
 
Dans ce qui suit on va présenter la fiche signalétique du cabinet :  
 
Tableau 4:Fiche signalétique du cabinet

Raison sociale  Cabinet Walid ben Salah 


Date de création  2008 
Forme juridique  Personne physique 

Rte GREMDA km 0,5 rue Tahaa houssine


Adresse 
immeuble Omar Sfax 

Audit, conseil, expertise judiciaire et tenue et


Secteur d’activité 
assistance comptable 

Téléphone  74 400 362 


Effectif  3 employés 
Adresse mail  walid_ben.salah@yahoo.fr 

27
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Nous passons à la présentation du personnel du cabinet tel que le gérant du cabinet Mr


WALID BEN SALAH accompagné par deux employés qui sont : 
 Mme Meriem : comptable (titulaire d’un diplôme en comptabilité). 
 Mme Souhir : comptable (titulaire d’un diplôme en comptabilité). 
 
 Nous présentons, également, la structure du cabinet selon l’organigramme ci-dessous : 

 
 
 Organigramme du Cabinet d’expertise comptable « WALID BEN SALAH »

2 Les tâches effectuées au sein du cabinet 


Tout d’abord, je vais présenter quelques différentes tâches effectuées par le personnel de ce
cabinet dans chaque service puis je vais parler de ce que j’ai réalisé durant la période de mon
stage. 

2.1 Les taches effectuées par le personnel du cabinet 


Le personnel du cabinet exécute plusieurs tâches, par exemple le service comptabilité est tenu
de s’appuyer sur des pièces comptables justificatives qui doivent être classées dans les
chronos par journal (achat, vente, pièces bancaires, pièces de caisse…). Ainsi, il est chargé
d’assurer les missions suivantes : 
 Tenue de comptabilité ; 
 Assistance fiscale ; 
 Assistance juridique.
 
2.1.1 Tenue de comptabilité 
La tenue d’une comptabilité consiste à préparer les états financiers ainsi que l’établissement
des documents comptables. En effet, chaque membre du cabinet est chargé d’un certain
nombre de dossiers pour lesquels il y a lieu réaliser les étapes suivantes : 
28
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 Réception des pièces comptables :  

Les clients apportent périodiquement toutes les pièces comptables nécessaires : d’achat et de


vente, bon de caisse, les relevés bancaires, les extraits de comptes, les chèques, bulletin de
paie et tout autre pièce justificative. 

Classement : 
Après la collecte des pièces comptables délivrés par le client, le membre chargé du   dossier
doit classer ces pièces par référence de date et par nature d’une manière qui facilite aux
différents utilisateurs leur traitement, leur consultation et permet en outre leur saisie… 
 
Les travaux de pointage : 
La société cliente envoie les factures avec un document récapitulatif des montants figurants
dans les factures. Ainsi, la tâche à effectuer au sein du cabinet consiste à vérifier la
successivité de la numérotation des factures, le montant de la TVA et du montant TTC à
payer. 
 
La saisie : 

La saisie comptable est une opération manuelle consistant à mouvementer les comptes
concernés par l’opération. 
 
La saisie des pièces dans les journaux auxiliaires s’effectue sur le logiciel SAARI
SAGE suivant la nature de l’opération et par ordre chronologique.  
 
Les journaux auxiliaires utilisés sont : 
Journal de vente : Permet de constater les opérations de ventes de l’entreprise, la créance
vis-à-vis des clients ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée collecté sur ces ventes. 
 Exemple : journal vente de marchandises 
 
         DATE        
   
411    Client     XXX   
                         
  4372    Droit de timbre     XXX 
  4367    TVA collectée    XXX 
Vente de
  707    marchandises       XXX 

29
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 
Journal d’achat : permet de constater les charges de l’entreprise, la dette vis-à-vis des
fournisseurs et la taxe sur la valeur ajoutée déductible sur les achats. 

Exemple : journal achat de marchandises 


 
         DATE        
 
607    Achat de marchandises                             XXX   
                         
TVA
4366      déductible                             XXX   
6654     Droit de timbre      XXX   

   401     Fournisseur       XXX 


 
Journal de caisse : ce journal permet de constater les règlements et les encaissements en
espèces. La saisie se fait d’un état de caisse fournis par le client. 
 
Journal des banques : ce journal enregistre tous les encaissements et les décaissements
effectuer par virement bancaires. La saisie se fait à l’aide d’un brouillard de banque fourni
par les clients et confronté avec les relevées ainsi que les souches de chèques reçues. 
 
Journal général : Ce journal, coté et paraphé servi par le tribunal, est présenté en cas de
contrôle fiscal ou CNSS ou autres … A défaut de sollicitation par quelque organisme que ce
soit, ce journal est gardé dans l’archive du cabinet.  
 

Les travaux de fin d’année : 



Concernent la détermination de la valeur des stocks, le calcul des amortissements et des
charges non encore constatées. 
 
L’état de rapprochement : 

Cet état de rapprochement est établi au moins une fois par mois et particulièrement, à la
clôture de l’exercice. C’est un état établit pour rapprocher entre le compte banque tenu par
l’entreprise et l’extrait du compte envoyé par la banque. 

30
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

L’état de rapprochement bancaire permet de vérifier la concordance entre le compte banque


tenu par une entreprise et le relevé bancaire adressé périodiquement par la banque. 
L’état de rapprochement est établi sur la base de deux documents fondamentaux à savoir le
relevé bancaire et le journal de banque et/ou le grand livre enregistrant les opérations banque
(compte 532 banque) dans les livres de l’entreprise. 
 
Etablissement des états financiers : 

Les états financiers tels qu’énumérés par la loi 96-122 relative au nouveau système
comptable des entreprises sont : le bilan, état de résultat, l’état de flux de trésorerie et les
notes aux états financiers. 
Les objectifs des états financiers ont été définis par le cadre conceptuel de la comptabilité
financière. Ils consistent notamment à fournir des renseignements utiles à la prise de
décisions économique sur la situation financière, la performance et la manière avec laquelle
l’entreprise a obtenu et dépensé des liquidités. 
 
2.1.2 Assistance fiscale
L’expert-comptable conseille ses clients dans la recherche des meilleures solutions en matière
fiscale. Parmi les travaux d’assistance fiscale qui sont effectués dans le cabinet c’est
l’établissement des déclarations fiscales (Déclarations mensuelle d’impôts, Déclarations des
acomptes provisionnels, Déclarations de l’employeur…) et le conseil des clients pour les
meilleurs choix fiscaux… 
 
Déclarations mensuelles d’impôts : 

 C’est une déclaration qui regroupe tous les impôts, taxes et retenues à déclarer
mensuellement à l’Etat. Elle doit être déposée à la recette des finances selon un modèle établi
par l’administration fiscale et ce dans un délai de 15 jours suivant le mois d’imposition pour
les personnes physiques et un délai de 28 jours suivant le mois d’imposition pour les
personnes morales. Cette déclaration comprend plusieurs types d’impôts dont on peut citer : 
 La retenue à la source 
 Taxe de formation professionnelle « TFP » 
 Le fonds de promotion du logement pour les salariés « FOPROLOS » 
 La taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial
ou professionnel « TCL » 
 Taxes sur la valeur ajoutée « TVA » 
 Taxes assises sur le chiffre d’affaires  
 Taxe unique sur les assurances  

31
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 Déclaration de l’acompte provisionnel : 

L’acompte provisionnel est une somme réglée au service des impôts, permettant de
s’acquitter partiellement de l’impôt sur le revenu. Donc il constitue, par définition, une
avance à valoir sur le montant de l’IRPP ou de l’IS dû, c’est une technique d’anticipation de
paiement de l’impôt. 
Les acomptes provisionnels doivent répondre à un calendrier transmis par l’administration, le
paiement des acomptes provisionnels au titre de l’IRPP ou de l’IS se fait pour la personne
physique les 25 jours du 6ème, 9ème et 12ème mois de chaque exercice et pour les personnes
morales les 28 jours du 6ème, 9ème et 12ème mois de chaque exercice. 
 
2.1.3 Assistance juridique  
En matière juridique, les responsables juridiques dans le cabinet effectuant des missions
juridiques pour le compte d’un client pour lequel ils assurent des missions d’ordre
comptable ou d’accompagnement déclaratif et administratif de caractère permanent ou
habituel ou dans la mesure où lesdits consultations, études, travaux ou avis sont directement
liés aux travaux comptables dont ils sont chargés. La mission juridique est donc l’accessoire
de la mission comptable. 
 
2.2 Les taches effectuées par moi même 
Quant à moi, il m’a été attribué, durant ma période de stage, certaines tâches, qui sont : 
Archivage : 

C’est la première tâche qui m’a été confiée les premiers jours de mon stage, et aussi tout au
long du stage : c’est le classement des documents comptables selon leur nature factures
d’achat, de vente, quittances CNSS, relevés bancaires… 
Et selon un ordre chronologique pour les factures d’achat et un ordre numérique pour les
factures de ventes cette tâche m’a permis la revue et la connaissance de certains documents
comptables. 
 Tâches fiscales : 
 Elaboration des déclarations employeur :

32
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

La première étape consiste à collecter des informations à partir des 12 déclarations


mensuelles et des dossiers fiscal et juridique, pour faire un état récapitulatif qui va
nous servira, par la suite, à remplir les annexes concernées. 
La deuxième étape consiste à remplir le formulaire en écrivant la matricule fiscale
du contribuable, son nom, son siège social et sa profession et cocher les cases des
annexes concernées. 
La troisième étape est le remplissage des annexes sur la base des renseignements
collectés. 
Enfin la déclaration doit être signé par le contribuable et déposé au plus tard le 28
février à l’administration fiscale. 
 Elaboration des déclarations mensuelles :
Avant chaque échéance, je me suis occupé d’élaborer des déclarations d’impôt en
suivant la procédure suivante : 
 Déterminer le montant des recettes réalisées durant le
mois précédent à partir des factures de vente, ou en demandant au
client de nous communiquer le montant de la recette, ainsi que les
pièces comptables nécessaires, à savoir les factures d’achat et les
certificats de retenues à la source s’il y en a, et qui sont relatives au
mois précédent. 
 Elaborer un état récapitulatif de TVA récupérable, et ce à partir
des factures d’achat. 
 Dégager la TVA collectée, à partir de la recette calculée par les
factures de vente ou celle communiquée par le client. 
 Remplir le formulaire de la façon suivante : écrire la matricule
fiscale du contribuable, son nom, son siège social et sa
profession puis cocher les cases qui indiquent à quel type, le
contribuable est-il soumis (retenue à la source, TFP, FOPROLOS,
TVA, TCL…)  
 Remplir par la suite le formulaire, sur la base des
renseignements obtenus suite aux calculs. Ce formulaire soit être
signé par le contribuable et déposé à l’administration fiscale au plus
tard le 15 mois qui suit celui de la déclaration. 

33
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 La tenue comptable : 
 J’ai fait la tenue comptable pour plusieurs personnes physiques et d’autres
morales, j’ai suivi la même démarche afin d’accomplir cette tâche, qui est la
suivante : 
 Classement des documents et pièces comptables du client
concerné. 
 L’imputation comptable de ces pièces dans les différents
journaux auxiliaires selon leurs natures, exemple les factures
d’achat dans le journal des achats, les factures de vente dans le
journal des ventes… 
 Après avoir passé toutes les écritures, on procède à solder les
comptes fournisseurs et clients (qui sont défalqués) à travers la
banque et la caisse selon le mode de paiement des factures. 
 Enfin, on fait un contrôle des comptes pour vérifier s’il y a des
manques ou des fautes pour élaborer par la suite le bilan. 
Revue des documents comptables : 
Cette tâche m’a permis d’observer et de connaitre plusieurs documents comptables et de
différencier entre ceux qui sont juridiques et ceux qui sont fiscal… et d’avoir des exemples
des rapports généraux et spéciaux concernant des sociétés anonymes qui m’ont servi de
comprendre et de mémoriser les nouvelles dispositions. 
Cette tâche peut être s’avérer négligeable ou n’a aucune importance, mais au contraire elle est
très importante pour nous permettre de différencier entre les différents documents et de
prendre une idée dans des plusieurs secteurs par des documents réels qui présentent un
témoignage de ce qui se passe dans la vie pratique. 

34
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Section 2 : Cas pratique

1 Présentation de la société 
La société ABC, société d’impression, est créée le 01 Septembre XXXX. Elle exerce son
activité dans le domaine de l’imprimerie. Elle est régie par le droit commun. Son capital
social s’élève le 31 décembre 2013 à 100.000 dinars tunisien. Son siège social est sis
à XXXX-Km 0,5 Sfax. 

1.1 Principaux agrégats financiers 


La société ABC réalise un chiffre d’affaires s’établissant à 284 milles dinars
(MDT) à fin 2020 contre 168 MDT à fin 2019, enregistrant ainsi une croissance de 69,1%
entre 2019 et 2020. Cette progression reflète la forte croissance de ses ventes, ainsi que
le développement de son réseau de distribution et l’amélioration de son mix produit. 
Son résultat net s’élève à fin 2020 à 70 MDT contre 46 MDT à fin 2019, enregistrant ainsi
une grande croissance entre 2019 et 2020. 
 
1.2 Stratégie de développement 
Afin de répondre au mieux aux attentes de sa clientèle et de poursuivre le développement et
le souci de la qualité, la société ABC a défini une stratégie de développement déclinée autour
des principaux axes suivants : 
 Le développement de son partenariat avec le groupe XYZ
 La mise en place d’une politique commerciale 
 
2 Etude des différentes méthodes
L’évaluation du part de la société ABC a été effectuée par notre cabinet sur la base
des états financiers définitifs au 31/12/2019, des états financiers provisoires au 31/12/2020
et sur la base du business plan 2021-2030 approuvé par l’acquéreur de la société. 
Nous avons choisi d’écarter quelques méthodes et de retenir les méthodes DCF to firm et du
Goodwill.

2.1 Les méthodes écartées 


En raison des spécificités du secteur d’activité de la société ABC, ainsi que de la
pertinence de l’information disponible, nous avons choisi d’écarter les méthodes d’évaluation
suivantes :

35
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 
2.1.1 Méthode des multiples transactionnelles
Cette méthode repose sur l’identification d’un échantillon de transaction récentes
d’entreprises opérant dans le secteur de l’imprimerie et l’édition en Tunisie ou sur des
marchés similaires.
En raison de la non disponibilité d’informations sur des transactions comparables sur le
marché tunisien et nord-africain, nous avons écarté la méthode des multiples transactionnels. 
 
2.1.2 Méthode des multiples boursiers 
La méthode des multiples boursiers est basée sur la constitution d’un échantillon
d’entreprises comparables à la société ABC en termes d’activité et de taille et opérant sur des
marchés similaires. 
Cette méthode est fondée sur trois grands principes, à savoir : 
* L’entreprise est évaluée globalement ; 
* L’entreprise est valorisée par un multiple de sa capacité bénéficiaire ; 
* Les marchés sont à l’équilibre. 
 
Cette approche est globale parce qu’elle n’est pas relative à la valeur des actifs et des
passifs d’exploitation mais plutôt à la rentabilité qui découle de leur utilisation. 
 
Deux grandes familles de multiples peuvent être distinguées : 
  Les multiples de valeur économique : sont des multiples d’agrégats avant
frais financiers. Les multiples les plus communément utilisés par la communauté
financière sont ceux de l’EBIT « VE/EBIT » ou encore
de l’EBITDA « VE/EBITDA »
  Les multiples de valeur des capitaux propres : sont calculés sur des
agrégats après frais financiers. Il s’agit principalement du multiple
du résultat net « Price to Earning » et du multiple des capitaux propres « Price to
Book ». 
 
La méthode des multiples boursiers est une approche analogique, fondée sur la capitalisation
des différents paramètres de rentabilité de l’entreprise. Elle consiste à appliquer aux agrégats
financiers du la société ABC, les multiples boursiers observés sur un échantillon composé de

36
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

sociétés cotées comparables en termes d’activité et de taille et opérant sur des marchés


similaires.
 
En raison de la non disponibilité d’informations concernant l’activité, les résultats et le cours
de bourse des sociétés comparables cotées sur des places financières locales et étrangères,
nous avons écarté la méthode des multiples boursiers. 
 
2.1.3 Méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR) 
Cette méthode consiste à évaluer séparément les différents actifs et engagements de
l’entreprise et à en faire une somme algébrique. 
La méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué est plus particulièrement adaptée aux
sociétés pour lesquels les projections financières agrégées ne peuvent être analysées en tant
que telles ainsi qu’aux entreprises fortement capitalistiques. 
Par ailleurs, l’Actif Net Comptable Réévalué ne prend pas en compte la rentabilité actuelle et
future de l’entreprise et ne valorise pas ses éléments incorporels, à savoir la qualité du
management, le savoir-faire, la concession, etc.

De ce fait, nous avons décidé d’écarter la méthode de l’Actif Net Comptable

Réévalué comme méthode de base de valorisation de la société ABC.

2.2 Les méthodes retenues 


2.2.1 Méthode des Discounted Cash Flows
La méthode des Discounted Cash Flows est communément reconnue
comme étant la méthode d’évaluation fondamentale des entreprises, d’autant plus pour les
entreprises opérant dans le secteur des services et des industries. 
Cette méthode mesure la capacité d’une entreprise à créer de la valeur. La création de
valeur résulte de la différence entre la rentabilité des capitaux investis et l’exigence
de rémunération des actionnaires et des créanciers. 
La méthode des Discounted Cash Flows donne une vision dynamique de la valeur
d’entreprise, puisqu’elle se base sur les projections de résultats et prend en considération les
principaux facteurs qui influent sur l’activité, tels que l’évolution de sa rentabilité,
sa cyclicité, sa structure financière et son risque propre. 

37
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

2.2.2 Méthode du Goodwill 
La méthode du Goodwill est une méthode de valorisation dite mixte qui vise à corriger la
valeur de l’Actif Net Comptable Réévalué, en lui ajoutant la valeur actualisée des
superprofits futurs dégages par l’entreprise appelée Goodwill. 
 

 3 Valorisation de la société ABC 


3.1 Méthode des Discounted Cash Flows (DCF) 
3.1.1 Rappel méthodologique 
La méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponibles
(ou méthode des Discounted Cash Flows) mesure la capacité d’une entreprise à créer de la
valeur. La création de valeur résulte de la différence entre la rentabilité des capitaux investis
et l’exigence de rémunération des actionnaires et des créanciers. 
 Cette méthode d’évaluation donne une vision dynamique de la valeur
d’une activité puisqu’elle se fonde sur des projections de résultats et prend
en considération les principaux facteurs qui influent sur la valeur de l’activité, tels que
l’évolution de sa rentabilité, sa cyclicité, sa structure financière et le risque
propre à l’entreprise. 
Le calcul de la valeur des capitaux propres est effectué selon la formule suivante : 

 
V FP=VE−EN

Où : 
VE = valeur d’entreprise 
EN = endettement net 
 
 La valeur d’entreprise (VE) se calcule comme suit : 
 
n
CF i VT
VE=∑ i
+
i=1 (1+ CMPC) (1+CMPC )n

Où : 
 CF i : Flux de trésorerie disponibles futurs
CMPC: Cout moyen pondéré du capital

38
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

VT : Valeur terminale


n : Durée d’actualisation

3.1.2 Détermination de la période d’actualisation des flux futurs (CFi) 


La période d’actualisation retenue est de 10 ans, soit la période allant de
l’année 2021 à l’année 2030. 
3.1.3 Détermination des flux futurs (CFi) 
Le flux de trésorerie disponible de l’année i est constitué des flux suivants : 
  Flux d’exploitation provenant des encaissements et des décaissements lies au
processus d’exploitation de la société ABC ; 
  Flux d’investissement provenant des opérations d’acquisition et de cession
d’actifs immobilisés ; 
  La variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) provenant
du développement du cycle d’exploitation. 
 
3.1.4 Détermination de la valeur terminale 
La valeur terminale (VT), représentant la valeur de l’entreprise au terme de l’horizon
explicite, est généralement déterminée sur la base de la méthode de Gordon Shapiro par
actualisation à l’infini d’un flux de trésorerie normatif croissant à un taux g : 
 
Flux normatif ∗( 1+ g)
VT =
CMPC −g

Où : 
g : Taux de croissance à l’infini
CMPC : Cout moyen pondéré du capital
 

Le flux normatif retenu pour le calcul de la valeur terminale de la société ABC correspond au


flux de trésorerie disponible relatif à la dernière année de l’horizon implicite du plan
d’affaires, à savoir le cash-flow de l’exercice 2030 s’élevant à 119 milles dinars. 
 

39
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le taux de croissance à l’infini retenu pour le calcul de la valeur terminale de la société


ABC s’établit à 2,0%. 
 

3.1.5 Détermination du taux d’actualisation 


Le coût moyen pondéré du capital (CMPC), correspond à la rentabilité exigée par l’ensemble
des pourvoyeurs de fonds de l’entreprise. Le coût moyen pondéré du capital est ainsi
reconstitué à partir de l’évaluation des différents titres financiers de l’entreprise suivant la
formule suivante : 
K cp∗C K ∗( 1−t )∗D
CMPC =
[ ]
( C+ D )
+[ d
( C+ D )
]

Où : 

 CMPC : Le coût moyen pondéré du capital


K cp : Le coût des capitaux propres
C
: La proportion de capitaux propres au passif de l’entreprise
( C+ D )
K d : Le coût de la dette
D
: La proportion de dettes au passif de l’entreprise
( C+ D )
T : Le taux d’imposition 
Le coût des fonds propres est calculé de la manière suivante :  Kcp=Rf +(Rm−Rf )∗β
 Où : 
 Kcp : Le coût des capitaux propres
Rf : Le rendement de l’actif sans risque
(Rm – Rf) : La prime de risque
β : Le coefficient du risque 

L’endettement net est calculé suivant la formule : 

Endettement net = (Dettes de financement + Trésorerie passif) – (Titres et


  Valeurs de placement + Trésorerie actif)

40
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Il est à préciser que de la société ABC affiche un endettement nul au 31/12/2020. De ce fait,


son coût de la dette demeure nul et par conséquent son coût du capital est égal à celui de ses
fonds propres (CMPC = Kcp). 

Tableau 5:Des indicateurs financiers de la société ABC


Eléments du CMPC   Valeur  Justification  
La société ABC affiche un endettement nul au
Coût de la dette (Kd)   n.a  
31/12/2020            
Le taux d’imposition sur les sociétés en vigueur en
IS   25,00% 
Tunisie  
Le taux sans risque est celui des BTA (bons de trésor
Taux sans risque (Rf)   6,26% 
assimilables) sur une période de 10 ans 
Le bêta désendetté retenu pour la détermination du
Bêta désendetté (βe)   0,9 
CMPC de la société ABC s’établit à 0,90 
Prime de risque actions
7,01%  La prime de risque du marché actions 
(Rm¬Rf)  

Le CMPC retenu pour l’actualisation des cash-flows et de la valeur terminale basé sur les
hypothèses mentionnées ci-après ressort à 12,56%.  
3.1.6 Séquence de Cash Flows prévisionnels relative à la période 2021-2025  
Le plan d’affaires agrégé de la société ABC fait ressortir pour la période 2021-2025, la
séquence de flux de trésorerie disponibles suivante : 

Tableau 6:Les FTD de la période 2021-2025


En DT  2021  2022  2023 2024  2025 
           
Cash-Flow     91 147        96 783        50 458        95 483     107 994    
 
3.1.7 Calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC
Le calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC se présente comme suit :

Tableau 7:Calcul des fonds propres

Agrégats financiers  En DT 


Cash Flows actualisés  536 449 
Valeur Terminale actualisée  352 514 

41
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Valeur d'Entreprise  888 963 


Endettement net  0 
Valeur des Fonds propres   888 963 

La valorisation de la société ABC, issue de la méthode des Discounted Cash Flows, ressort


à 889 MDT.  
3.1.8 Test de sensibilité  
Afin de mesurer la sensibilité de la valeur retenue par rapport aux fluctuations possibles du
marché, nous avons procédé à un test de sensibilité en agissant sur le taux de croissance à
l’infini et le taux d’actualisation.  

Tableau 8:Test de sensibilité


      Taux de croissance à l'infini 
      1,0%  1,5%  2,0%  2,5%  3,0% 
11,56%      917 690        950 505       986 753        1 027 001        1 071 951    
12,06%      874 032       903 351       935 584         971 189        1 010 724    
Taux 12,56%    834 204       860 514       888 963         920 980         955 956    
d'actualisation  13,06%      797 728       821 432       847 280         875 575            906 683    
       834
13,56%      764 202        785 638       808 927            862 123    
323    
 
Le test de sensibilité fait ressortir une fourchette de valeur des fonds propres de la
société ABC allant de 764 MDT à 1 072 MDT. 

3.2 Méthode du Goodwill  
3.2.1 Rappel méthodologique  
La méthode du Goodwill repose sur l’évaluation par l’Actif Net Comptable Réévalué en
apportant des réponses à ses principales limites à savoir :  
 L’exclusion dans le calcul de la valeur des fonds propres de leur rentabilité
actuelle ou future ;  
 La non valorisation des éléments incorporels de l’entreprise (qualité du
management, savoir-faire, image de marque, concession, etc.).  
 

42
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

A ce titre, selon la méthode du Goodwill, la valeur des fonds propres de l’entreprise est
constituée de la valeur réelle de ses actifs tangibles augmentée de la valeur actualisée des
superprofits futurs dégagés par la société ABC appelée Goodwill.  
V = ANCR+GW  
Où : 
ANCR : Actif net comptable réévalué
GW : Goodwill
 
3.2.2 Calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)  
L’Actif Net Comptable Réévalué de l’entreprise se compose d’éléments d’exploitation et
d’éléments hors exploitation. Cette méthode se propose ainsi de déterminer :  
 Les valeurs réelles des actifs et des dettes d’exploitation et d’effectuer les
corrections ou retraitements des comptes ;  
 La valeur de marché des éléments hors exploitation.  
L'utilisation de l'approche patrimoniale se fait fondamentalement sous l'hypothèse de
continuité d'exploitation. De ce fait, aucun effet d'impôt ne devrait être considéré sur les plus-
values dégagées sur les actifs d'exploitation. Par contre, les plus-values éventuellement
dégagées sur les actifs hors exploitation doivent être corrigées des effets d'impôt.  

Tableau 9:La réévaluation des actifs d’exploitation


Plus/Moins-
(En DT)  VCN  Réévaluation 
Value 
Ofset +Platine +Massico  -  38 775  38 775 
Compresseur  -  183  183 
Plastifieuse  625  5 000  4 375 
GTO  90 306  214 500  124 195 
Matériel de transport  -  10 000  10 000 
Installations
-  2 000   2 000
générales, Agts et Amgts divers 
Equipements de bureau  -  2 000  2 000 
Matériel informatique  -  2 000  2 000 
Total  90 931  274 458  183 527 
 
3.2.3 Détermination de l’Actif Net Comptable Réévalué  
Tableau 10:Détermination de l'ANCR
Agrégats financiers  En DT 

43
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Actif Net Comptable  90 931


Retraitements  - 
Réévaluation des actifs  183 527 
Actif Net Comptable Réévalué  274 458 
 
Le calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué a été élaboré sur la base des états financiers
prévisionnels de 2020 et sur le rapport d’expertise élaboré par Mr. X, expert auprès des
tribunaux de Sfax. 
 
3.2.4 Calcul du Goodwill  
Selon cette méthode, le Goodwill est égal à la valeur actualisée des superprofits futurs
dégagés par la société ABC. Ces superprofits sont mesurés par la différence entre les résultats
non récurrents et l’actif net placé au taux sans risque. Le Goodwill est calculé selon la
formule suivante :   

n
Sj
GW =∑
j=1 (1+CMPC ) j

Où :
  S j : Superprofit de l’année j
CMPC : Taux d’actualisation
 
Le superprofit de l’année se calcule selon la formule suivante :  

Où : 

 
 
Taux sans risque (rf) : taux actuariel des bons de trésor à long terme BTA 10 ans, 6,255%. Le
taux utilisé est un taux brut (avant impôt) dans une optique de neutralisation de l'impact de la
fiscalité des investisseurs sur le niveau des superprofits dégagés.  
 

44
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.2.5 Valorisation par la méthode patrimoniale  


Par souci de pertinence, nous avons convenu de considérer une fourchette de valorisation
basée sur deux horizons différents de calcul du Goodwill (5 ans et 10 ans) et de considérer la
valorisation moyenne qui en ressort.  

Tableau 11:Les superprofits qui ressortent sur la période 2021-2025


En DT  2021  2022  2023  2024  2025 
           
Résultat net de l'exercice  51 647  56 883  75 858  89 483  100 994 
Capital à rémunérer  274 458  274 458  274 458  274 458  274 458 
Taux sans risque  6,26%  6,26%  6,26%  6,26%  6,26% 
Rémunération du capital  17 181 17 181 17 181 17 181 17 181
Superprofit  34 466  45 394  58 677  72 302 83 813
Actualisation  1,126  1,267  1,426  1,605  1,807 
Superprofit actualisé  30 609 35 828 41 148 45 048 46 382
 
 
Le capital à rémunérer correspond à l’Actif Net Réévalué d’exploitation et s’élève
à 274 MDT.  
 

Tableau 12:Le Goodwill calculé sur les deux horizons


En DT  5 ans  10 ans 
Goodwill  199 015 407 727 
 

Tableau 13:La valeur des fonds propres calculée selon la méthode du


Goodwill
En DT  5 ans  10 ans 
Goodwill  199 015 407 727 
Actif Net Comptable Réévalué  274 458 274 458 
Valeur des fonds propres  473 473 682 185 
Valeur moyenne  577 829
 

45
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

La valorisation de la société ABC sur la base de la méthode du Goodwill s’élève à


578 MDT.  
 

3.2.6 Test de sensibilité  


Afin de mesurer la sensibilité de la valeur retenue par rapport aux fluctuations possibles du
marché, nous avons procédé à une mesure de la sensibilité de la valeur des fonds propres en
agissant sur le taux d’actualisation.  
 

Tableau 14:Le test de sensibilité


   Horizon de prévision 
     5 ans  10 ans 
11,56%  479 257  688 430
12,06%  476 329 685 304
Taux d'actualisation  12,56%  473 473 682 185 
13,06%  470 685 679 077
13,56%  467 913 675 925
 
Le test de sensibilité fait ressortir une fourchette de valeur des fonds propres de la
société ABC allant de 468 MDT à 688 MDT.  
 
3.3 Synthèse des valorisations de la société ABC
La synthèse des valorisations des fonds propres de la société ABC, issues des deux méthodes
retenues se présente comme suit :  
 

 Synthèse des valorisations des fonds propres de la société ABC (en MDT)  


 

Méthode du Goodwill Méthode DCF

468 688 792 1072

200 400 600 800 1000 1200


46
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.4 Pondération des méthodes de valorisation retenues  


Nous avons utilisé deux méthodes pour approcher la valorisation de la société ABC. Le choix
des pondérations de chacune des méthodes se présente comme suit :  

Tableau 15:Le choix des pondérations


Méthodologie  Pertinence / Limite  Pondération
Discounted Cas  Prend en compte la capacité de la société à 35% 
h Flows 
générer des ressources.
 Permet une vision dynamique de la valeur d'une
entreprise en se basant sur des projections
de résultats.
 Considère les principaux facteurs influant sur la
valeur de l'entreprise tels que l'évolution de sa
rentabilité, sa cyclicité, sa structure financière et
le risque propre.

 Fortement sensible au taux d'actualisation dont la


détermination de manière précise demeure parfois
difficile. 
 Utilisation de certaines hypothèses de
simplification pour le calcul des cash flows.

Goodwill   Généralement utilisée comme point de référence 65% 

aux autres méthodes d'évaluation.
 Plus adéquate à des entreprises
fortement capitalistiques.
 Statique du fait qu'elle ne tient pas compte du
contexte industriel, économique et concurrentiel.  

47
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.5 Valorisation des fonds propres de la société ABC 


La valorisation des fonds propres de la société ABC issue de la pondération
des deux méthodes retenues et proposée par nos soins se présente comme suit :  
 
Tableau 16:Valorisation des fonds propres après pondération
En DT        DCF  Goodwill 
 Valorisation moyenne            888 963   577 829 
Pondération      35,0%  65,0% 
Valorisation des fonds propres de
                                 686 726    
la société ABC 
Nombre de part               10 000    
Prix par part                                           69    
 
3.6 Prix proposé pour le titre ABC  
Les associés cédants des parts de la société ABC, ont décidé d’accorder une décote
de 25% aux nouveaux associés qui vont participer au capital.  
La valeur des fonds propres de la société est alors de 500 MDT. 

 
 

48
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

49
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Conclusion générale

L'évaluation d'une entreprise est subjective et les méthodes d'évaluation d'entreprise sont
nombreuses et variées. Par conséquent, il est intéressant de comparer les différentes valeurs
obtenues pour avoir une vue d'ensemble de l'entreprise étudiée. A partir de ce constat, on peut
examiner quelles méthodes d'évaluation sont les plus appropriées et la pondération à donner à
chaque méthode pour arriver à une valeur définitive ou une fourchette de valeurs.
Il est important de rappeler que les différentes méthodes d’évaluation sont des outils. Il
convient donc que l’évaluateur adapte sa méthodologie d’évaluation en fonction de
l’entreprise évaluée et au regard de sa propre position, c’est-à-dire de ses intérêts ou de ceux
qu’il représente. Ainsi l’évaluation dépendra autant de l’entité évaluée que des contingences
de l’évaluateur. On ne peut pas donc évaluer une entreprise largement bénéficiaire et ayant
une capacité de développement importante de la même manière qu’une entreprise
structurellement en perte.
Bien entendu, en tant qu’évaluateur, nous devons rester prudents quant aux méthodes
utilisées. Nous devons également comprendre que les méthodes d’évaluation d’entreprise ne
sont que des guides qui ne garantissent en aucune sorte un résultat fiable. Beaucoup d’entre
elles émettent des hypothèses, plus ou moins rationnelles. Qui plus est, toute évaluation d’un
bien dépend de qui achète ce bien et des conditions du marché d’échange de ce bien.
Comme son nom l’indique, une évaluation n’est qu’une estimation ou une approche de la
valeur d’un bien. Elle peut varier en fonction :
– des conditions économiques et de l’état du marché concerné (marché en plein boom ou
marché en crise), et donc de l’offre et de la demande sur ce marché ;
– de qui achète : (un concurrent, un financier ou investisseur, un majoritaire …) ;
– des valorisations des éventuelles synergies que peut réaliser l’acquéreur ;
– du risque et donc du taux d’actualisation sélectionné pour actualiser les flux.

50
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Bibliographie

Livres et ouvrages :
*Legros G. ,2011, « L’évaluation des entreprises 1ér édition » Edition Dunod.
*Legros G. ,2015, « L’évaluation des entreprises 2éme édition » Edition Dunod.
*Ben Amor H. ,1998, « Evaluation des entreprises » Revue comptable et financière.
*Ben Amor H. ,2001, « Fusion et scission des sociétés dans le cadre de la nouvelle
législation » Revue comptable et financière.
Cours et formations :
*Ben Amar A. ,2019-2020, Cours « Evaluation et fusions des entreprises » CES Révision
Comptable, ESC Sfax.
*Ben Amor H. ,2019-2020, Cours “Evaluation et fusions » CES Révision Comptable, IHEC
Tunis.
Dobre H. ,2019 « Les méthodes de valorisation d’une PME » Acting Finance
Hergli N. ,2019-2020, Cours « Evaluation et fusions des entreprises » CES Révision
Comptable, IHEC Tunis.

Webographie
www.procomptable.com (visité le 18/05/2021)
www.iasb.org.uk (visité le 22/05/2021)
Discounted cash flows (dcf) : méthode d’actualisation des flux de trésorerie (tifawt.com)
(visité le 25/05/2021)
Evaluation des entreprises non-cotées par le modelé DCF (slideshare.net) (visité le
31/05/2021)
Quelles sont les principales méthodes d'évaluation d'une entreprise ? | Bpifrance
Création (bpifrance-creation.fr)(visité le 07/06/2021)
Évaluation d'entreprise : les différentes méthodes. (auris-finance.fr)(visité le 13/06/2021)
The importance of business valuations in small companies 2019 (bisvalue.com)(visité le
15/06/2021)

51
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Table de matière

52
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Dédicace
Remerciements
Sommaire
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction générale.................................................................................................................1
Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du Goodwill :
Un éclairage théorique...............................................................................................................3
Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises 3
1 Evaluation des entreprises.......................................................................................................3
1.1 Notion de valeur et de prix.......................................................................................3

1.2 Le diagnostic de l’entreprise....................................................................................4

1.2.1 Le diagnostic culturel, juridique et fiscal..........................................................4

1.2.2 Le diagnostic financier......................................................................................4

1.2.3 Le diagnostic économique.................................................................................4

1.2.4 Le diagnostic humain........................................................................................5

1.2.5 Le diagnostic des moyens et de l’organisation.................................................5

1.2.6 Le diagnostic stratégique...................................................................................5

1.3 Importance de l’évaluation.......................................................................................6

2 Les différentes approches d’évaluation...................................................................................7


2.1 Approche de valorisation par les multiples..............................................................7

2.2 Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés......................................8

2.3 Approche de valorisation patrimoniale....................................................................9

Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill 11


1 La méthode DCF...................................................................................................................11
1.1 Introduction............................................................................................................11

1.2 Les flux de trésorerie..............................................................................................12

1.2.1 Notion :............................................................................................................12

1.2.2 Le calcul des flux de trésorerie.......................................................................12

53
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.3 Le taux d’actualisation...........................................................................................13

1.3.1 Notion..............................................................................................................13

1.3.2 Calcul..............................................................................................................13

1.4 Détermination de la valeur terminale.....................................................................15

1.4.1 La méthode explicite.......................................................................................15

1.4.2 La formule de Gordon-Shapiro.......................................................................15

1.4.3 La méthode de McKinsey...............................................................................16

1.5 Les tests de sensibilité............................................................................................16

1.6 Les avantages et inconvénients de la méthode DCF..............................................17

1.6.1 Avantages........................................................................................................17

1.6.2 Inconvénients..................................................................................................17

1 La méthode hybride (Goodwill)............................................................................................18


1.1 La notion du goodwill............................................................................................18

1.2 Calcul du goodwill.................................................................................................18

1.3 L’actif économique................................................................................................19

1.4 Le taux de rentabilité exigé et le taux d’actualisation............................................20

1.5 Le bénéfice économique........................................................................................20

1.6 Les méthodes usuelles............................................................................................21

1.6.1 La méthode des Anglo-Saxons........................................................................21

1.6.2 La méthode des praticiens...............................................................................22

1.6.3 L’actualisation d’une suite limitée..................................................................22

1.6.4 La méthode de l’Union européenne des experts comptables économiques et


financiers..................................................................................................................22

Conclusion 23

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique.........................................................24


Section 1 : Présentation du lieu de stage 24
1 Informations générales..........................................................................................................24
2 Les tâches effectuées au sein du cabinet ..............................................................................25

54
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

2.1 Les taches effectuées par le personnel du cabinet..................................................25

2.1.1 Tenue de comptabilité ....................................................................................25

2.1.2 Assistance fiscale............................................................................................28

2.1.3 Assistance juridique .......................................................................................29

2.2 Les taches effectuées par moi même......................................................................29

Section 2 : Cas pratique 32


1 Présentation de la société......................................................................................................32
1.1 Principaux agrégats financiers...............................................................................32

1.2 Stratégie de développement...................................................................................32

2 Etude des différentes méthodes.............................................................................................32


2.1 Les méthodes écartées............................................................................................32

2.1.1 Méthode des multiples transactionnelles........................................................33

2.1.2 Méthode des multiples boursiers.....................................................................33

2.1.3 Méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)..................................34

2.2 Les méthodes retenues...........................................................................................34

2.2.1 Méthode des Discounted Cash Flows.............................................................34

2.2.2 Méthode du Goodwill.....................................................................................34

3.1 Méthode des Discounted Cash Flows (DCF).........................................................35

3.1.1 Rappel méthodologique..................................................................................35

3.1.2 Détermination de la période d’actualisation des flux futurs (CFi)..................36

3.1.3 Détermination des flux futurs (CFi)................................................................36

3.1.4 Détermination de la valeur terminale..............................................................36

3.1.5 Détermination du taux d’actualisation............................................................37

3.1.6 Séquence de Cash Flows prévisionnels relative à la période 2021-2025........38

3.1.7 Calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC...............................38

3.1.8 Test de sensibilité............................................................................................39

3.2 Méthode du Goodwill............................................................................................39

55
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.2.1 Rappel méthodologique..................................................................................39

3.2.2 Calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)......................................40

3.2.3 Détermination de l’Actif Net Comptable Réévalué........................................40

3.2.4 Calcul du Goodwill.........................................................................................41

3.2.5 Valorisation par la méthode patrimoniale.......................................................41

3.2.6 Test de sensibilité............................................................................................43

3.3 Synthèse des valorisations de la société ABC........................................................43

3.4 Pondération des méthodes de valorisation retenues...............................................44

3.5 Valorisation des fonds propres de la société ABC.................................................45

3.6 Prix proposé pour le titre ABC...............................................................................45

Conclusion générale.................................................................................................................46
Bibliographie............................................................................................................................47
Webographie............................................................................................................................47
Table de matières.....................................................................................................................48
Annexes....................................................................................................................................52

56
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Annexes

Etat de résultat 2016-2019 


 
En DT  2016  2017  2018  2019 
         
Produits d'exploitation         
Revenus  177 931  136 739  120 807  120 899 
Autres produits d'exploitation  -  -  -  - 
         
Total produits d'exploitation  177 931  136 739  120 807  120 899 
         
Charges d'exploitation         
Variation des stocks produits finis et
-  -  -  - 
encours 
Achats de marchandises consommés  99 038  60 163  64 592  70 473 
Achats d'approvisionnements consommés  -  -  4 354  6 381 
Charges de personnel  41 445  33 965  30 566  34 235 
Dotations aux amortissements et aux
27 068  46 205  45 833  45 000 
provisions 
Autres charges d'exploitataion  20 982  26 358  10 185  10 050 
         
Total charges d'exploitation  188 534  166 691  155 529  166 139 
         
Résultat d'exploitation  -   10 603  -   29 952  -   34 723  -   45 240 
         
Charges financiéres nettes  -   17 603  -   11 772  -    4 327  -           0 
Autres gains ordinaires  46  20  22  74 
Autres pertes ordinaires  -         23  -       111  -         42  -         71 
         
Résultat avant impot  -   28 184  -   41 814  -   39 069  -   45 236 
         
Impot sur les bénéfices  -       250  -       350  -       350  -       350 
         
Résultat net de l'exercice  -   28 434  -   42 164  -   39 419  -   45 586 
         
 

57
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 
  Les actifs immobilisés 2016-2019 
 
En DT  2016  2017 2018  2019 
         
Actifs immobilisés         
Immobilisations
876  876  876  876 
incorporelles 
Amortissements  -          876  -          876  -          876  -          876 
Immobilisations
415 596  415 596  415 596  415 596 
corporelles 
Amortissements  -   142 456  -   188 662  -   234 495  -   279 495 
Immobilisations
2 662  1 662  1 662  1 662 
financières 
Provisions  -  -  -  - 
         
Total actifs immobilisés  275 801  228 596  182 763  137 763 
 
 
Détail des immobilisations au 31-12-2020 
 
VCN VCN
(en DT)  Date  VB  AMT 
2019  2020 
Logiciels    876  -         876  -  - 
Matériel industriel    373 733  -   238 403  135 331  90 931 
  Ofset +Platine +Massico  01/01/2006  77 550 -      77 550  -  - 
  Compresseur  01/08/2011  183 -           183  -  - 
  Plastifieuse  04/10/2014  10 000 -        7 875  2 125  625 
  GTO  10/06/2016  286 000  -   152 795  133 206  90 306 
-          
Outillages    442  -  - 
442 
-     19
Matériel de transport    19 500  -  - 
500 
  Express    7 000 -        7 000  -  - 
  Peugeot 206    12 500 -      12 500  -  - 
Installations -        7
  7 221  -  - 
générales,  Agts  et  Amgts  divers  221 
-        6
Equipements de bureau    6 792  770  - 
022 
Matériel informatique    7 906  -        7 -  - 

58
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

906 
Dépots  et cautionnements    1 662  -  1 662  1 662 
Total      418 132  -  280 370  137 763  92 593 
 
 
 
Etat de résultat provisoire 2020 
 
En DT  2020 
   
Produits d'exploitation   
Revenus     236 062    
Ajustement revenus       47 936    
Autres produits d'exploitation              -      
   
Total produits d'exploitation     283 998    
   
Charges d'exploitation   
Variation des stocks produits finis et encours              -      
Achats de marchandises consommés     113 599    
Achats d'approvisionnements consommés              -      
Charges de personnel       35 946    
Dotations aux amortissements et aux provisions       45 000    
Autres charges d'exploitation       15 074    
   
Total charges d'exploitation     209 620    
   
Résultat d'exploitation       74 378    
   
Charges financières nettes  -      3 000    
Autres gains ordinaires              -      
Autres pertes ordinaires              -      
   
Résultat avant impôt       71 378    
   
Impôt sur les bénéfices  -      1 000    
 
Résultat net de l'exercice       70 378    

59
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

 
 
 
 

Les principales hypothèses utilisées pour établir le business plan 2021-


2025  
 
En DT  2021  2022  2023  2024  2025 
           
Matériel industriel / 20%  5 000  5 000  5 000  5 000  5 000 
Matériel de transport /20%      35 000     
            
CA  5%  7%  10%  10%  10% 
Achats de marchandises 40% 40%
40% CA  40% CA  40% CA 
consommés  CA  CA 
Chagres de personnel  5%  5%  5%  5%  5% 
Recrutement/aug sal  2 000  2 000  2 000  2 000  2 000 
            
Loyer  19 200  5%  5%  5%  5% 
Réparation  3 000  3 000  3 000  3 000  3 000 
            
Autres charges d'exploitation  5%  5%  5%  5%  5% 
 
 
 
 
 
 

60
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Business Plan 2021-2025 


 
En DT  2021  2022  2023  2024  2025 
           
Produits d'exploitation           
Revenus  298 198  319 072  350 979  386 077  424 685 
Ajustement revenus           
Autres produits d'exploitation  -  -  -  -  - 
           
Total produits d'exploitation  298 198  319 072  350 979  386 077  424 685 
           
Charges d'exploitation           
Variation des stocks produits
-  -  -  -  - 
finis et encours 
Achats de marchandises
119 279  127 629  140 392  154 431  169 874 
consommés 
Achats d'approvisionnements
-  -  -  -  - 
consommés 
Charges de personnel  39 744  43 731  47 917  52 313  56 929 
Dotations aux amortissements
44 500  44 900  14 600  11 000  12 000 
et aux provisions 
Autres charges d'exploitation  38 028  39 930  41 926  44 022  46 223 
           
Total charges d'exploitation  241 551  256 189  244 835  261 766  285 026 
           
Résultat d'exploitation  56 647  62 883  106 144  124 310  139 658 
           
Charges financières nettes  -       4 000  -           5 000  -           5 000  -    5 000  -    5 000 
Autres gains ordinaires  -  -  -  -  - 
Autres pertes ordinaires  -  -  -  -  - 
           
Résultat avant impôt  52 647  57 883  101 144  119 310  134 658 
           

61
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Impôt sur les bénéfices  -       1 000  -           1 000  -         25 286  -   29 828  -   33 665 
           
Résultat net de l'exercice  51 647  56 883  75 858  89 483  100 994 

62

Vous aimerez peut-être aussi