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République Tunisienne Université de Sfax

Ministère de l’Enseignement Supérieur Ecole Supérieure de Commerce


de la Recherche Scientifique

Mémoire de Stage Présenté


pour l’obtention du diplôme de
Mastère Professionnel en
Comptabilité

Présenté et soutenu publiquement par : Dirigé par:


Wanis Najd Mr. Ben Amar Anis
Mr. Ben Salah Walid

Année universitaire 2020- 2021


Dédicace

À mon cher père Khaled


Pour son amour et son soutien continu

À ma chère mère Sameh


Que Dieu lui prête une longue vie

C’est à vous deux que je dois, en premier, toute réussite

À mes chers frères


Nour et Nacir
Pour leur amour et leurs encouragements

À tous les membres de ma famille


Pour leurs encouragements

À tous ceux qui me sont chers


Je dédie ce travail

Que Dieu vous accorde sa bénédiction


Remerciements

La première personne que je tiens à remercier est mon encadrant Mr. Ben Amar Anis, pour
l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable sans lequel ce
travail n’aurait pas pu être mené à bon port. Qu’il trouve dans ce travail un hommage vibrant
à sa personne.

Mes vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
mon travail.

Je tiens à remercier mon maitre de stage Mr. Ben Salah Walid pour m'avoir soutenu et guidé
sur le chemin à suivre.

J’exprime toute ma reconnaissance et gratitude aux personnels administratifs et à l’ensemble


du corps enseignant de l’école Supérieure de Commerce de Sfax pour leurs efforts continus
ainsi que pour leurs encadrements sans faille dans l’accomplissement de ce modeste travail.

Mes remerciements s'étendent à tout le cadre administratif et à l'ensemble des professeurs et


enseignants qui m'ont instruit et qui par leurs compétences m'ont soutenu dans la poursuite de
mes études.
Sommaire

Dédicace

Remerciements

Sommaire

Liste des tableaux

Liste des abréviations

Introduction générale ................................................................................................................. 1

Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du Goodwill : Un
éclairage théorique ..................................................................................................................... 3

Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises ............................................. 3

Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill ............................ 11

Conclusion ........................................................................................................................... 23

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique ......................................................... 24

Section 1 : Présentation du lieu de stage .............................................................................. 24

Section 2 : Cas pratique ....................................................................................................... 32

Conclusion générale ................................................................................................................. 46

Bibliographie............................................................................................................................ 47

Webographie ............................................................................................................................ 47

Table de matières ..................................................................................................................... 48

Annexes.................................................................................................................................... 52
Liste des tableaux

Tableau 1:Comparaison des différentes méthodes d’évaluation ....................................... 10


Tableau 2:Les statistiques sur le calcul du taux d'actualisation........................................ 14
Tableau 3:Calcul de bénéfice économique selon les 3 approches ...................................... 21
Tableau 4:Fiche signalétique du cabinet.............................................................................. 24
Tableau 5:Des indicateurs financiers de la société ABC .................................................... 38
Tableau 6:Les FTD de la période 2014-2018 ....................................................................... 38
Tableau 7:Calcul des fonds propres ..................................................................................... 38
Tableau 8:Test de sensibilité ................................................................................................. 39
Tableau 9:La réévaluation des actifs d’exploitation ........................................................... 40
Tableau 10:Détermination de l'ANCR................................................................................. 40
Tableau 11:Les superprofits qui ressortent sur la période 2014-2018 .............................. 42
Tableau 12:Le Goodwill calculé sur les deux horizons....................................................... 42
Tableau 13:La valeur des fonds propres calculée selon la méthode du Goodwill ........... 42
Tableau 14:Le test de sensibilité ........................................................................................... 43
Tableau 15:Le choix des pondérations................................................................................. 44
Tableau 16:Valorisation des fonds propres après pondération ......................................... 45
Liste des abréviations

DCF: Discounted cash-flow


CA : Le chiffre d’affaires
EBE : L’excédent brut d’exploitation
REX: Résultat d’exploitation
EBITDA: Earnings before interests, taxes, depreciation and amortization
EBIT: Earnings before interests and taxes
FCFF: Free cash flow to the firm
FCFE: Free cash flow to equity
CMPC : Coût Moyen Pondéré du Capital
WACC: Weighted Average Cost of Capital
FTD: flux de trésoreries disponibles
NOPLAT: Net operating profit less adjusted taxes
ROIC: Return on invested capital
ANCCE : Actif net comptable corrigé d’exploitation
VSB : Valeur substantielle brute
CPNE : Capitaux permanents nécessaires à l’exploitation
GW : Goodwill
BFRE : Besoin en fonds de roulement d’exploitation
TFP : Taxe de formation professionnelle
TVA : Taxes sur la valeur ajoutée
IRPP : Impôt sur le revenu des personnes physiques
IS : Impôt sur les sociétés
FOPROLS : Le fonds de promotion du logement pour les salariés
CNSS : Caisse nationale de sécurité sociale
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Introduction générale

Les contextes d’évaluation de l’entreprise sont nombreux. Nous évaluons au regard d’un projet
de cession de l’entité, d’une augmentation du capital, d’une fusion, d’une offre publique
d’achat ou d’échange, d’un apport partiel d’actif.
La confrontation et la dualité constituent les terrains privilégiés de l’évaluateur. Une partie
souhaite évaluer au plus haut (le cédant), l’autre souhaite évaluer au plus bas (le cessionnaire).
Ainsi l’évaluateur doit trouver le point d’équilibre tant en fonction des techniques financières
que du rapport de forces ressenti, une certaine empathie est nécessaire pour faire converger les
points de vue.
L’objectif de l’évaluateur est l’aboutissement. Une évaluation est bonne pour autant que
l’opération se réalise, que la propriété de l’actif soit transférée.
L’acheteur considère que le prix est fonction des profits futurs, l’entreprise vaut par ce qu’elle
est susceptible de rapporter, la vision est utilitariste. L’actif vaut par ce que je peux en attendre,
par l’intérêt que j’y associe. Cependant l’acheteur ne souhaite payer qu’une partie de ce futur,
la partie issue de la notoriété acquise, des efforts consentis par le passé et non des fruits de ses
nouvelles initiatives. Les flux futurs sont la conséquence des inerties, de la bonne renommée,
des positions acquises, mais aussi de l’énergie des nouvelles équipes.
Le vendeur souhaite valoriser au mieux le passé de l’entreprise comme l’artisan d’un futur
anticipé.
En valorisant une entreprise nous posons qu’aujourd’hui le cessionnaire doit payer les profits
futurs induits par le passé et non tous les profits futurs. L’exercice est, ainsi, délicat.
L’évaluateur doit être un excellent communicant pour faire passer un double message. Un
premier auprès de l’acheteur selon lequel il paie peu compte tenu des profits futurs dus à la
notoriété acquise, un second auprès du vendeur selon lequel on lui paie aujourd’hui une partie
des efforts futurs de l’acheteur. De façon générale, il est important de valoriser l’entreprise au
regard de sa capacité à surmonter les défis futurs et d’en tirer profit.

Les objectifs de cette recherche sont :


*Avoir une idée sur le concept d’évaluation
*Se référer aux deux méthodes suivants « DCF to firm et la méthode du goodwill »

1
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Mon mémoire se compose en 02 chapitres :

Le premier chapitre se concentre sur présenter un éclairage théorique se rapportant aux deux
méthodes d’évaluation : DCF to firm et celle du goodwill
Le deuxième chapitre sera réservé à nos développement pratique

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et


du Goodwill : Un éclairage théorique

Ce premier chapitre est consacré à un éclairage théorique se rapportant au concept d’évaluation


des entreprises. Il est subdivisé en deux sections. La première section présente les principes
généraux de l’évaluation des entreprises. La deuxième expose un aperçu sur les méthodes DCF
to firm et du Goodwill.

Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises


1 Evaluation des entreprises
1.1 Notion de valeur et de prix
La plupart des opérations touchant au capital d’une entreprise nécessitent à un moment donné,
l’évaluation de cette dernière.
La détermination de la valeur d’une entreprise est une opération complexe. Cela implique de
rendre compte, en un seul chiffre, de la réalité de cette entreprise, de son fonctionnement et de
son devenir.
L’évaluation n’est pas forcément objective. Quelle que soit la méthode utilisée, il existera
toujours une part de subjectivité selon le point de vue dans lequel on se place.
La notion de valeur est elle-même une notion à large spectre. Valeur de remplacement, valeur
à la casse ou liquidative, valeur vénale, valeur d’usage etc…sont autant de concepts différents
qui renvoient à des préoccupations différentes de l’évaluateur.

Valeur Prix

La résultante d’une négociation


L’expression de la richesse entre « offre » et « demande »
détenue par les propriétaires de c’est-à-dire le résultat d’un
l’entreprise arbitrage dans un marché
supposé libre

Le prix peut être inférieur ou supérieur à la valeur de l’entreprise selon le rapport de force qui
peut exister entre l’acheteur et le vendeur d’une entreprise.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2 Le diagnostic de l’entreprise


Toute mission d’évaluation commence par une prise de connaissance préalable de l’entreprise
et du contexte de l’évaluation, qui vont conditionner le choix des méthodes à retenir pour
procéder à cette évaluation.
1.2.1 Le diagnostic culturel, juridique et fiscal
Ce diagnostic permet :
*La compréhension du passé pour mieux appréhender l’avenir à travers le comportement de
l’entreprise durant les étapes clés de sa vie.
*De bien cerner la culture de l’entreprise en prévision d’opérations stratégiques.
*De déterminer la forme juridique qui a des conséquences sur le pouvoir et les responsabilités
des propriétaires et des gestionnaires.
*L’analyse des contrats liant l’entreprise à ses actionnaires, clients, fournisseurs, créanciers et
salariés pour mesurer les risques et les facteurs de flexibilité.
*De déterminer les aspects fiscaux en cas de transmission des parts, recenser les avantages et
inconvénients éventuels.
1.2.2 Le diagnostic financier
Le diagnostic financier est basé sur des informations comptables. C’est un outil d’analyse
dynamique qui prend en compte les performances passées d'une entreprise. Il permet aussi de
déterminer quelles mesures sont à prendre pour optimiser son avenir. Il nous permet de :
*Tirer les enseignements de l'évolution des postes du bilan, du compte de résultat et des
documents annexes.
*Etudier les principaux ratios financiers ainsi que leur évolution.
*Confronter ces ratios avec les indicateurs moyens d’entreprises comparables.
1.2.3 Le diagnostic économique
Ce diagnostic s’agit d’une analyse de l’environnement qui permet la collecte des informations
concernant le secteur d’activité de l’entreprise (tel que sa nature, place dans l’économie, taille,
risques etc…), son marché (segments, volume, marges, comportement clients, part de marché,
etc…) et ses produits (étendue de la gamme et cohérence aven l’activité et les concurrents,
avantages concurrentiels, produits de substitution, etc…)

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2.4 Le diagnostic humain


Il permet de :
*Déterminer le type de management utilisé au sein de l’entreprise.
*Identifier les hommes-clés.
*Analyser la répartition des effectifs au sein des fonctions organiques.
*Analyser les personnels et le climat social.
*Déterminer le type de structure hiérarchique.
*Analyser le fonctionnement de l’entreprise sans le principal manager.
1.2.5 Le diagnostic des moyens et de l’organisation
Ce diagnostic permet de :
*Effectuer un état des lieux pour faire une comparaison avec les outils dont dispose les
concurrents.
*Vérifier l’adéquation des moyens et investissements par rapport à leurs prévisions.
*Vérifier que la situation géographique est cohérente et adaptée avec le rôle actuel et futur de
la société.
*Analyser l’organisation de la production et du contrôle qualité et son impact sur la
productivité et l’efficacité.
1.2.6 Le diagnostic stratégique
Le diagnostic stratégique est l’une des étapes les plus importantes de la démarche stratégique.
L’analyse SWOT est l’une des méthodes les plus utilisées dans le diagnostic stratégique. Elle
nous apporte les réponses aux interrogations suivantes :
*Quel positionnement dans le secteur sur les plans économique et financier ?
*La stratégie de développement est-elle garante de la pérennité de la société ?
*Quels niveaux de risque par rapport aux entreprises du même secteur ?
*Quels scénarios pour le futur ?
Positif Négatif

Interne Forces Faiblesses

Externe Opportunités Menaces

L’analyse SWOT
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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.3 Importance de l’évaluation


Une idée fausse courante parmi les entrepreneurs est l’idée que vous n’avez besoin de connaître
la valeur de votre entreprise qu’une fois que vous êtes prêt à vendre. Mais posez-vous la
question suivante : possédez-vous tout ou partie d’une entreprise ? Voulez-vous prendre votre
retraite un jour ? Envisagez-vous de vous développer ? Si vous avez répondu « oui » à l’une de
ces questions, vous allez certainement apprécier de connaître la valeur de votre entreprise.
Dans de nombreux cas, cependant, les propriétaires d’entreprise sont trop tard pour se rendre
compte de l’importance d’évaluer leur entreprise. Cela est particulièrement fréquent chez les
petites et moyennes entreprises. L’impression qu’une évaluation est complexe, coûteuse et très
longue est quelques-unes des raisons pour lesquelles les propriétaires d’entreprise ont tendance
à tergiverser pour effectuer une évaluation. Mais, en commençant trop tard, vous aurez peu ou
pas de chance d’augmenter la valeur de votre entreprise avant un moment décisif. Les moments
déterminants peuvent aller de la recherche d’investissement à l’ajout d’un nouveau
propriétaire, en passant par la vente de votre entreprise.

Une évaluation d’entreprise vous donnera une idée assez solide de la situation actuelle de votre
entreprise, mais aussi un aperçu de la direction que vous prenez. Savoir quels domaines doivent
être améliorés afin d’augmenter la valeur est une partie extrêmement précieuse de l’évaluation
des entreprises, mais c’est souvent oublié. Étant donné que de nombreux propriétaires
d’entreprise effectuent une évaluation d’entreprise au moment exact où ils en ont besoin, cela
leur laisse peu ou pas de place pour améliorer réellement les résultats. Une évaluation de votre
entreprise pourrait montrer quels domaines doivent être améliorés, et peut ainsi servir de base
à des décisions stratégiques visant à développer et à améliorer votre entreprise.
Une évaluation de votre entreprise peut faire la différence entre un bon prix et un bon prix.
Cela pourrait aider à fixer les valeurs plancher et/ou plafond pour la négociation. En vous
donnant suffisamment de temps pour améliorer vos résultats d’évaluation, l’étiquette de prix
au cours d’un processus de vente pourrait changer considérablement. Il convient également de
mentionner qu’une évaluation d’entreprise est une aide incroyable lors d’une négociation, mais
elle ne remplace pas la négociation elle-même. Dans une situation idéale, vous êtes en mesure
de valoriser votre entreprise chaque année pour suivre en permanence l’évolution de la valeur
de votre entreprise. Cela vous permettra de voir les effets de vos actions créatrices de valeur.
Si vous appréciez votre entreprise, alors vous devriez connaître la valeur de votre entreprise !

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

2 Les différentes approches d’évaluation


Nous distinguons entre trois approches d’évaluation :
*Approche de valorisation par les multiples
* Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés
* Approche de valorisation patrimoniale
2.1 Approche de valorisation par les multiples
La première approche d’évaluation d’entreprise que nous allons développer est la méthode des
multiples. Le fondement méthodologique de cette approche est simple et repose sur le principe
de l’arbitrage : deux actifs en tous points similaires doivent être proposés au même prix. Dans
le cas contraire, une possibilité d’arbitrage et donc de gain sans risque est possible. Ainsi, deux
entreprises évoluant dans le même secteur, ayant un niveau de chiffre d’affaires identique et
dont le business model est similaire devraient se voir appliquer un multiple similaire et ainsi
avoir une valorisation proche l’une de l’autre.
Il existe deux types de multiples : les multiples d’entreprises comparables et les multiples liés
aux transactions comparables.
Nous parlerons dans un premier temps des multiples d’entreprises comparables qui permettent
d’évaluer la valeur des titres d’une entreprise non cotée, en comparant ses agrégats financiers
à ceux de sociétés similaires cotées en Bourse.
La valeur d’entreprise peut se rapporter à plusieurs types d’agrégats financiers selon les
spécificités du secteur de l’entreprise :
*Le chiffre d’affaires (CA)
*L’excédent brut d’exploitation (EBE)
*Le résultat d’exploitation (REX)
*La valeur des capitaux propres se rapporte quant à elle, à un agrégat après paiement des
intérêts financiers, typiquement, le Résultat Net. On parle alors de « Price / Earnings ratio ».
Avant de calculer le multiple, il faut dans un premier temps identifier le panel d’entreprises
cotées qui comportent un maximum de similitudes avec celle que l’on souhaite évaluer, afin de
créer un échantillon représentatif. Ces similitudes peuvent porter sur plusieurs aspects de
l’entreprise comme son activité, son niveau de chiffre d’affaires, son implantation
géographique, son taux de croissance ou encore sa structure financière.
L’évaluation de la société sera d’autant plus pertinente que les sociétés comparables retenues
disposeront de caractéristiques similaires. Une fois l’échantillon d’entreprises comparables

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

constitué, il convient de rapporter la Valeur d’Entreprise de chaque société sélectionnée à leurs


agrégats respectifs pour déterminer les multiples correspondants. Il s’agit enfin de calculer la
moyenne ou la médiane de ces multiples que l’on appliquera à l’entreprise que l’on cherche à
évaluer.
La deuxième approche comparative correspond aux multiples dits de transactions. Comme
pour les multiples d’entreprises comparables, il est nécessaire de calculer la moyenne ou la
médiane des multiples et de multiplier cette dernière aux agrégats de l’entreprise que l’on
cherche à évaluer.
La principale difficulté de la méthode des multiples réside dans la recherche et le recueil
d’informations sur des transactions impliquant des sociétés présentant des caractéristiques
suffisamment similaires à celle que l’on cherche à valoriser. Ainsi, plus l’évaluateur justifiera
d’une forte expertise sur le secteur d’activité de l’entreprise, et disposera d’informations fiables
sur des opérations récentes et comparables, plus l’évaluation financière en sera pertinente.
2.2 Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés
Cette approche d’évaluation – dite Discounted Cash-Flow (DCF) – consiste à considérer
qu’une entreprise vaut aujourd’hui l’ensemble des revenus qu’elle génèrera à l’avenir (flux de
trésorerie), extrapolés à l’infini, et actualisés au taux de rendement que pourrait en attendre un
investisseur.
Comme pour les approches précédentes, la méthode DCF vise à évaluer la valeur d’une
entreprise indépendamment de sa structure de financement.
Il convient dans un premier temps de définir, sur la base d’un business plan, les flux de
trésorerie prévisionnels de l’entreprise (FCFF) sur une période allant généralement de 5 à 7
ans, période sur laquelle la visibilité quant aux résultats futurs de l’entreprise est réaliste.
Dans un deuxième temps, l’évaluateur devra actualiser ces flux de trésorerie, en déterminant
au préalable le taux de rendement exigé par des investisseurs potentiels, appelé Coût Moyen
Pondéré du Capital (CMPC) ou Weighted Average Cost of Capital en anglais (WACC).
Il conviendra ensuite de déterminer une valeur terminale pour matérialiser la « pérennité » à
très long terme de l’entreprise. Cette dernière sera également actualisée au coût moyen pondéré
du capital. Ainsi, en additionnant l’ensemble des FCFF actualisés et en y ajoutant la valeur
terminale actualisée, on obtient une valorisation de l’entreprise.
Cette méthode présente plusieurs avantages : d’une part, les informations à collecter pour
calculer les flux de trésorerie sont facilement accessibles rendant la méthode applicable à un

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

large panel d’entreprises. D’autre part, cette méthode permet de réaliser plusieurs scénarios en
faisant varier les hypothèses retenues, ce qui apporte de la flexibilité à l’analyse financière.
Le DCF présente cependant certains inconvénients car les valeurs et taux de croissance choisis
pour l’établissement des données prévisionnelles ne reflèteront pas nécessairement la réalité de
l’entreprise, rendant l’évaluation d’entreprise moins pertinente voire même hasardeuse : la
grande sensibilité des indicateurs retenus (WACC, taux de croissance infini, etc…) pouvant
faire varier significativement les résultats obtenus. Ainsi par exemple, les hypothèses de
croissance ou de taux de marge retenus pourront avoir un impact significatif sur la valorisation
de l’entreprise. Par ailleurs, une entreprise n’est pas à l’abri d’évènements exceptionnels
pouvant impacter ses opérations à venir ce qui est de nature à invalider le modèle retenu. Enfin,
il est également important de souligner que le DCF n’est pas applicable à toutes les entreprises.
Une entreprise ayant des cash-flows négatifs (entreprise en difficulté) par exemple, ne pourra
pas être évaluée en utilisant la méthode du DCF car la valorisation de l’entreprise serait alors
négative.
2.3 Approche de valorisation patrimoniale
L’approche d’évaluation patrimoniale est une méthode d’évaluation bilancielle et repose donc
sur la photographie du patrimoine et des dettes de l’entreprise à un instant donné. Elle vise à
évaluer une entreprise en évaluant séparément chaque élément de l’actif et du passif présent au
bilan de l’entreprise. Une fois réévalué, le passif est retranché de l’actif, lui aussi
éventuellement réévalué afin d’obtenir l’actif net réévalué, aussi appelé situation nette ou actif
net comptable. De par son approche, la méthode patrimoniale est adaptée aux entreprises ayant
une structure bilancielle importante (industrie, SCI, holding financière) mais peu recommandée
pour les sociétés à faible intensité capitalistique comme les sociétés de services ou les start-ups
par exemple.
La démarche de réévaluation est nécessaire dans la mesure où les valeurs comptables figurant
au bilan d’une entreprise sont inscrites au coût historique. Il conviendra donc de réévaluer les
éléments du bilan selon les valeurs patrimoniales existantes (valeur liquidative, de marché ou
encore d’usage) afin d’obtenir une valeur plus précise. En plus de la réévaluation, plusieurs
retraitements doivent être effectués comme des réintégrations d’éléments hors-bilan (crédits-
baux, passif social …) ou encore des suppressions d’éléments n’ayant pas une réelle valeur
pour évaluer une entreprise comme les frais d’établissement par exemple.
Le principal avantage de la méthode patrimoniale réside dans sa simplicité d’application. La
valeur de l’entreprise correspond à la somme algébrique des différents éléments de l’actif

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

auxquels est retranché la valeur réévaluée du passif. Mais comme les autres méthodes
d’évaluation, l’approche patrimoniale présente également certains inconvénients. Parce qu’elle
est basée sur une approche bilancielle, il s’agit d’une approche statique n’intégrant pas les
éléments du compte de résultat, et donc la rentabilité de l’entreprise ou son potentiel futur.
Le tableau suivant expose une comparaison des différentes méthodes d’évaluation

Tableau 1:Comparaison des différentes méthodes d’évaluation


Méthode Les plus Les moins Usage typique

Patrimoniale Constitue une bonne Méthode statique qui n'intègre Société "moyenne" et
référence pour encadrer pas la notion de rentabilité. stable.
le prix. Evaluation d'alternatives.

Comparative Simple d'utilisation. Fourchettes larges. Commerce, artisanat.


Nécessité de recourir à d'autres
analyses.

De rentabilité Economiquement Ne facilite pas la discussion entre Acquisition nécessitant le


fondée. repreneur et cédant (choix de recours à un emprunt
Permet de définir le multiple ou de taux ressenti remboursé par les
montage approprié. comme arbitraire). résultats de l'entreprise.

Conclusion
Le travail d’évaluation d’entreprise ne se limite pas simplement à définir la fourchette de valeur
d’une entreprise, elle consiste avant tout à définir un argumentaire robuste pour justifier la
valorisation retenue. Ainsi, à travers ses différents travaux d’analyse, l’évaluateur doit mettre
en relief l’ensemble des éléments tangibles sur lesquels s’appuient son évaluation d’entreprise
et être capable de l’expliquer et de l’argumenter. Ce processus doit ainsi nécessairement
s’appuyer sur une méthodologie rigoureuse.
L’une des étapes nécessaires pour effectuer une valorisation est le choix de la méthode
d’évaluation. Chaque méthode apporte une vision de l'entreprise, plus ou moins pertinente
selon sa taille, son secteur d’activité, sa situation financière, sa rentabilité, ses perspectives
d'évolution, et le poid de l'équipe et du cédant dans ses performances

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill


1 La méthode DCF
1.1 Introduction
La méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponible également désignée sous le terme
discounted cash flows (DCF) est une méthode d’évaluation d’entreprise largement admise, et
très utilisée par les analystes financiers et les cabinets d’audit. Cette méthode est fondée sur les
perspectives de rentabilité de l’entreprise. Le critère de rentabilité étudiée dans ce cas
correspond au montant des flux de trésorerie futurs.
La méthode DCF s’appuie sur le principe selon lequel la valeur d’une entreprise est égale à la
somme de ses flux de trésoreries disponibles (FTD) « Free cash flows » futurs, actualisés à un
taux reflétant l’exigence de rémunération des pourvoyeurs de fond de l’entreprise.
Ce taux correspond au coût moyen pondéré du capital (CMPC)

𝐹𝑇𝐷
𝑉=∑
(1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑖
𝑖=1

Cette formule suppose de calculer les flux de trésoreries disponibles futurs pour chaque année
jusqu’à l’infinie ce qui est inapplicable en pratique.
Pour appliquer cette méthode, on décompose l’horizon temporel en deux parties d’abord on
procède à la prévision des flux de trésorerie que l’on actualise pendant un certain nombre
d’années. Cette période est appelée horizon explicite et correspond à la durée du Business plan.
Elle dépend de la visibilité de l’entreprise et varie selon le secteur. En pratique elle est le plus
souvent comprise entre 5 et 7 ans. Au-delà de cette période on estime une valeur terminale qui
vient borner l’horizon.
La Formule devient alors :
𝑛
𝐹𝑖 𝑉𝑟
𝑉=∑ 𝑖
+
(1 + 𝑡) (1 + 𝑡)𝑛
𝑖=1

n : durée de la période explicite


i : année de la prévision de l’année 1 à n.
Fi : Flux de trésorerie prévu de l’année i.
t : taux d’actualisation.
Vr : valeur calculée sur la période dépassant la période des prévisions (valeur terminale)

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2 Les flux de trésorerie


1.2.1 Notion :
La comptabilité de l’entreprise a pour objet d’enregistrer les flux économiques entre
l’entreprise et son environnement. Ces flux portent sur l’échange de biens et de services d’une
part, et sur des flux financiers (dettes, créances et mouvements monétaires) d’autre part.
Ces derniers correspondent à des sommes qui entrent dans la trésorerie de l’entreprise (en
caisse ou en banque). Ils sont constitués des liquidités générées par l’activité d’exploitation de
l’entreprise, après financement des investissements et des besoins en fonds de roulement
nécessaires pour poursuivre la croissance de l’activité.
Le flux de trésorerie disponible correspond à un résultat (positif ou négatif) de l’entreprise. La
méthode des flux de trésorerie enregistre ce résultat année par année.

1.2.2 Le calcul des flux de trésorerie


Les flux de trésorerie disponibles (Free cash flows) se calcule de la façon suivante :

Résultat d’exploitation – impôt sur les sociétés – Variation du besoin en fonds de roulement +
Dotation aux amortissements et provisions – Investissements = Flux de trésorerie disponible

Ce qui intéresse l’évaluateur, c’est la trésorerie engrangée par l’activité de l’entreprise, et non
celle qui résulterait d’opérations financières (emprunt, crédit) ou d’opérations exceptionnelles
(cession d’un matériel, etc.).
C’est pourquoi le résultat financier et le résultat exceptionnel sont écartés de l’analyse. Par
ailleurs, il est déduit des résultats d’exploitation un impôt théorique que la société paierait sans
tenir compte de ces deux autres types de résultats.
Certaines charges qui ne font pas l’objet d’un décaissement (amortissements, provisions) sont
ajoutées afin d’annuler leur impact. Les investissements à réaliser se traduisent par des
décaissements, c’est pour cela qu’ils sont déduits du résultat.
Enfin, il convient de tenir compte de l’évolution du besoin en fonds de roulement. Il est ajouté
au montant une baisse du besoin en fonds de roulement (qui se traduit par une augmentation
des liquidités) ou retranché une hausse du besoin de fonds de roulement (diminution des
liquidités).

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.3 Le taux d’actualisation


1.3.1 Notion
Le taux d’actualisation utilisé dans la méthode DCF reflète le degré de risque de l’entreprise.
Les entreprises ayant le niveau de risque élevé ont le taux d’actualisation plus élevé et vice
versa. Ce taux correspond aussi au FT utilisé. Si l’on utilise le FCFE, le coût des capitaux
propres sera utilisé comme le taux d’actualisation. En revanche, si l’on utilise le FCFF, le coût
moyen pondéré du capital (CMPC) sera utilisé. Le coût des capitaux propres est estimé selon
certains modèles dont le MEDAF est le plus populaire.
1.3.2 Calcul
Le coût des capitaux propres se calcule comme suit :

𝐾𝑐𝑝 = 𝑅𝑓 + (𝑅𝑚 − 𝑅𝑓) ∗ 𝛽

Dont :
Kcp : Le coût des capitaux propres
Rf : Le rendement de l’actif sans risque
(Rm – Rf) : La prime de risque
β : Le coefficient du risque
Le CMPC est déterminé par la suite selon la formule ci-dessous :

𝐶 𝐷
𝐶𝑀𝑃𝐶 = [𝐾𝑐𝑝 ∗ ] + [𝐾𝑑 ∗ (1 − 𝑡) ∗ ]
(𝐶 + 𝐷) (𝐶 + 𝐷)

Dont :
CMPC : Le coût moyen pondéré du capital
𝐾𝑐𝑝 : Le coût des capitaux propres
C
(C+D)
: La proportion de capitaux propres au passif de l’entreprise

𝐾𝑑 : Le coût de la dette
𝐷
(𝐶+𝐷)
: La proportion de dettes au passif de l’entreprise

T : Le taux d’imposition
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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le coût des capitaux propres et celui de la dette mesurent la rentabilité exigée par les
actionnaires et les créanciers respectivement. Ils dépendent donc à l’espérance de l’évaluateur.
Bruner, Eades, Harris et Giggins (1998) nous a donné les statistiques sur les pratiques courantes
du calcul du taux d’actualisation comme suit :

Tableau 2:Les statistiques sur le calcul du taux d'actualisation

Paramètre Détail de calcul

Le coût des capitaux *81% utilisent le MEDAF pour estimer le coût des capitaux
propres propres,
*4% utilisent le MEDAF avec ajustements,
*15% utilisent d’autres façons.

Le taux d’intérêt sans risque *70% utilisent les obligations d’Etat à 10 ans ou plus pour
déterminer le taux sans risque,
*7% utilisent les obligations d’Etat de 3 à 5 ans,
* 4% utilisent les Bons du Trésor.

Le coefficient bêta *52% utilisent des bêtas publiés,


*30% les estiment eux-mêmes.

La prime de risque La prime de risque n’est pas utilisée de manière homogène. 37%
les utilisent autour de 5 à 6%.

Le coût de la dette *52% utilisent la proportion marginale de la dette et le taux


d’imposition marginal,
*37% utilisent la proportion moyenne de la dette et le taux
d’imposition réel.

La pondération D/C *59% utilisent des pondérations en valeur de marché,


*15% les utilisent en valeur comptable,
*19% ne sont pas sûrs d’utiliser fréquemment une méthode.

Source: Aswath Damodaran, Finance Investment Valuation, John Wiley & Sons Inc.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.4 Détermination de la valeur terminale


Au-delà de l’horizon prévisionnel explicite (durée du business plan), on estime que l’entreprise
continuera à fonctionner, mais les projections sont impossibles ; l’entreprise a alors une valeur
résiduelle. L’estimation de la valeur résiduelle peut se faire de plusieurs façons.

1.4.1 La méthode explicite


Cette méthode consiste à choisir un multiple de solde de gestion et l’appliquer au solde de
l’entreprise pour l’année n.

Valeur Terminale = Solde * multiple

Généralement, il s’agit d’un multiple d’EBIT, EBITDA, ou de chiffre d’affaires. Le calcul de


se multiple se fait à partir d’un échantillon de société comparable tel qu’expliquer dans la
méthode analogique.
1.4.2 La formule de Gordon-Shapiro
Cette méthode est la plus couramment utilisée pour l’estimation de la valeur terminale puisque
les tests de sensibilité sont plus simples à mettre en œuvre. Elle est basée sur l’approche qui
consiste à actualiser au coût moyen pondéré du capital le flux de trésorerie disponible de la
dernière année de prévision en tenant compte d’un taux de croissance (g) à l’infini.
𝐹𝐶𝐹𝑛 (1 + 𝑔)
𝑉𝑟 =
(𝑡 − 𝑔)

Avec :
Vr : Valeur résiduelle
FCFn : Flux de trésorerie disponible pour l’année n
t : CMPC
g : taux de croissance à l’infini
Le taux de croissance perpétuel (g) doit refléter la capacité moyenne de l’entreprise à dégager
de la trésorerie tout en maintenant un certain niveau d’investissement. Généralement, on prend
le taux de croissance de l’économie nationale dans laquelle se trouve l’entreprise, car il est
estimé qu’a l’issue de la durée de son business plans, éventuellement prolongé de quelques
années, l’entreprise sera arrivée à maturité et croitra donc comme le reste de l’économie.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.4.3 La méthode de McKinsey


Dans le modèle développé par McKinsey pour l’évaluation des entreprises par la méthode
DCF, il est préconisé de calculer la valeur terminale (aussi appeler valeur continuelle) par la
formule suivante :
𝑔
𝑁𝑂𝑃𝐿𝐴𝑇𝑇+1 (1 − 𝑅𝑂𝐼𝐶 )
𝐼
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 =
𝑊𝐴𝐶𝐶 − 𝑔

𝑁𝑂𝑃𝐿𝐴𝑇𝑇+1 : le niveau normalisé du résultat d’exploitation moins les impôts corrigés de la


première année suivant la période de prévision explicite.
g : le taux de croissance perpétuel attendu pour le NOPLAT
𝑅𝑂𝐼𝐶𝐼 : le taux de rentabilité attendue sur tout nouvel investissement net.
WACC : le cout moyen pondéré du capital.
Cette formule est appelée formule des facteurs de création de valeur, car les éléments qu’elle
intègre (croissance, rendement des capitaux investis et WACC) sont les facteurs principaux
générant la valeur.
1.5 Les tests de sensibilité
La méthode DCF utilise de nombreux paramètres, chacun d’entre eux peut avoir un impact
significatif sur la valorisation totale de l’entreprise. En effet, cette valeur est sensible au taux
d’actualisation et à la valeur terminale.
Le poids de cette dernière est d’autant plus important que l’horizon prévisionnel est court. La
valeur de l’entreprise est donc sensible, non seulement au taux d’actualisation, mais également,
au taux de croissance à l’infinie g. Elle devra donc être analysée au regard de la sensibilité de
ces paramètres.
Pour étudier l’impact d’une faible variation de ces paramètres il convient généralement de faire
une matrice (ou tableau) de sensibilité qui se présente comme suit :

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.6 Les avantages et inconvénients de la méthode DCF


1.6.1 Avantages
*Cette méthode permet d’étudier l’achat d’une affaire comme tout investissement. Ainsi, elle
oblige l’investisseur à participer de manière active au processus d’évaluation, au travers de son
jugement, de son expérience et de sa personnalité. Ainsi, elle reflète la perception d’un
individu, ce qui aboutit à une certaine « personnalisation » du prix d’évaluation.
*La contrainte d’un business plan détaillé, d’une étude du marché et de l’environnement de
l’entreprise permet d’identifier les opportunités et les menaces stratégiques futures, les
synergies possibles avec une structure existante, les répercussions futures du nouveau style de
management du repreneur et son bilan de compétence. La méthode joue alors le rôle d’un outil
budgétaire qui peut servir d’étalon pour la performance future du nouveau management.
*Elle favorise l’établissement du plan de financement par le biais des projections des flux
apportés par l’entreprise.

1.6.2 Inconvénients
*La difficulté de la formule est de disposer de prévisions fiables sur une longue période. Ainsi,
si la période est trop courte, la fiabilité des prévisions est meilleure mais la valeur résiduelle
prend trop d’importance, ce qui tend à surévaluer l’entreprise. Au contraire, si la période est
trop longue, la fiabilité et la pérennité des prévisions sont mises en cause.
*Il est impossible de l’appliquer sans un business plan détaillé.
*Il est difficile de déterminer le taux d’actualisation propre à l’entreprise.

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1 La méthode hybride (Goodwill)


1.1 La notion du goodwill
L’entreprise peut avoir une valeur supérieure à celle de l’ensemble de ses éléments actif et
passif corrigés (ANCC). Le fait que l’entreprise vaille plus que la somme des éléments qui la
composent est la résultante de différents facteurs :
– le savoir-faire ;
– l’expérience ;
– la clientèle de l’entreprise ;
– l’image de marque ;
– l’avancée technologique ;
– le droit au bail ;
– l’implantation commerciale.

1.2 Calcul du goodwill


Lorsque la valeur d’une entreprise au regard de ses flux de profits est supérieure à la valeur de
son patrimoine, la différence constitue une survaleur communément appelée goodwill.
Nous pouvons donc écrire : P = ANCC + GW. Avec :
– P = prix de l’entreprise au regard des flux de profits ;
– ANCC = actif net comptable corrigé et GW = goodwill.
Le goodwill est toujours fonction d’une prévision tant des bénéfices que des actifs de
l’entreprise. Cette méthode d’évaluation est par nature mixte, elle emprunte aux méthodes
patrimoniales et aux méthodes fondées sur les flux de profits et s’appuie sur des anticipations.
Pour chiffrer le goodwill, il convient de définir une rente et de l’actualiser.

Pour une année donnée N et en posant :


– Bn = le bénéfice anticipé de l’année N ;
– An = l’actif nécessaire à l’obtention du bénéfice ;
– r = le taux de rentabilité exigé ;
– Rn = la rente de goodwill.
Nous obtenons : Rn = Bn – (r × An).

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le goodwill devient la valeur actualisée des rentes annuelles de goodwill prévues.


L’actualisation peut porter sur des rentes prévisionnelles d’un nombre d’années limité ou sur
une suite infinie de rentes constantes.
1 𝑅 2𝑅 𝑛𝑅 𝑅
Nous obtenons donc : 𝐺𝑊 = (1+𝑖) + (1+𝑖) 2 + ⋯ + (1+𝑖)𝑛 ou 𝐺𝑊 = 𝑖

La méthode du goodwill présente de nombreuses variantes selon l’interprétation faite des


paramètres du calcul : actif économique, taux de rentabilité exigé, bénéfice anticipé,
actualisation.
1.3 L’actif économique
L’actif économique correspond souvent à l’actif net comptable corrigé d’exploitation
(ANCCE) ou à la valeur substantielle brute (VSB) ou aux capitaux permanents nécessaires à
l’exploitation (CPNE).
La valeur substantielle brute (VSB) est en quelque sorte l’ensemble de la substance nécessaire
à l’entreprise pour fonctionner, utilisé pour les besoins de l’exploitation, que l’entreprise en
soit propriétaire ou non. Les effets escomptés non échus font partie de la valeur substantielle
brute. Par contre, le fonds commercial, les actifs fictifs, les actifs hors exploitation, les écarts
de conversion n’intègrent pas la VSB sauf s’ils concernent les comptes d’actifs qui sont remis
en valeur brute avant intégration des gains ou pertes de change latents. En somme, la VSB
correspond à l’outil de travail de l’entreprise, son investissement tant dans la structure que dans
le cycle d’exploitation actif indépendamment des financements. Les éléments de la VSB sont
appréciés en valeur d’utilité. Le passif ne doit pas être appréhendé. Le résultat devra tenir
compte des frais sur compléments de substance, par exemple loyers sur biens mis à disposition.
Les CPNE seront égaux à la VSB minorée des financements générés par l’exploitation (dettes
fournisseurs, dettes fiscales et sociales, autres dettes d’exploitation). On peut aussi dire que les
CPNE sont égaux aux immobilisations corrigées majorées du besoin en fonds de roulement
d’exploitation. A priori, les CPNE et la VSB ne se différencient que par les dettes non
financières. Cependant, la distinction essentielle repose sur le fait que la VSB est fondée sur
l’étude du bilan alors que le concept des CPNE est dynamique ; les immobilisations nécessaires
à l’exploitation, le BFRE font l’objet de prévisions annuelles liées à l’évolution du chiffre
d’affaires. Il convient de calculer pour chacune des années de la rente les investissements à
réaliser et le BFRE selon la méthode normative. Pour simplifier, il est possible de considérer
que la valeur d’utilité des immobilisations d’exploitation diminue à hauteur des dotations aux
amortissements

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.4 Le taux de rentabilité exigé et le taux d’actualisation


Le taux appliqué au capital engagé et le taux d’actualisation doivent être identiques, il dépend
du capital engagé et donc de sa couverture en termes de ressources.
En approche VSB, il convient d’utiliser le coût du capital élargi, en approche CPNE, le coût
du capital et en approche ANCCE, le coût des fonds propres.
1.5 Le bénéfice économique
La définition du bénéfice économique dépend de capital engagé retenu. Il s’agit d’une mise en
harmonie, d’exprimer le bénéfice généré par le capital engagé.
Si l’actif économique est représenté par l’ANCCE il convient :
– d’éliminer les résultats exceptionnels ;
– de supprimer les dotations aux amortissements issues des postes d’actifs fictifs ;
– de considérer les dotations aux amortissements sur la base de la valeur d’utilité ;
– de supprimer les charges et les produits issus des actifs hors exploitation.
Les charges financières se trouvent donc maintenues dans le bénéfice économique pour autant
qu’elles soient la conséquence d’un endettement finançant des biens d’exploitation.
Si le capital engagé correspond aux CPNE, les mêmes retraitements sont nécessaires en
complétant par :
– la réintégration des intérêts issus des dettes financières ; ces intérêts sont en effet compris
dans la rémunération au taux r des CPNE ;
– l’élimination des redevances de crédit-bail ou de tout autre loyer issu de la location-
financement ;
– la présentation de dotations aux amortissements sur la valeur d’utilité des biens loués, pris en
crédit-bail ou prêtés.
Si le capital engagé est représenté par la VSB, les retraitements nécessaires dans le cadre des
CPNE doivent être repris en y ajoutant la réintégration des intérêts relatifs aux dettes non
financières ; ces intérêts sont compris dans la rémunération de la VSB au taux r.
En somme, toutes les charges financières doivent être réintégrées dans la mesure où toutes les
dettes figurent dans la contrepartie passive de la VSB. Nous remarquons qu’à un élargissement
de l’actif économique correspond un élargissement du bénéfice économique associé. Il
convient de remarquer que le bénéfice économique est toujours un bénéfice après impôt, nous
devons donc tenir compte de l’incidence fiscale des retraitements.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Le tableau suivant recapitule ce que nous avons vu :

Tableau 3:Calcul de bénéfice économique selon les 3 approches


Résultat net comptable

Résultats exceptionnels +/–

Dotations aux amortissements des actifs fictifs +

Compléments d’amortissements issus des valeurs d’utilité –

Produits et charges sur biens hors exploitation +/–

Bénéfice issu de l’ANCCE =

Redevances de crédit-bail et loyers +

Dotations aux amortissements des biens pris en crédit-bail, –


loués ou prêtés

Intérêts sur dettes financières +

Bénéfice issu des CPNE =

Intérêts sur dettes non financières –

Bénéfice issu de la VSB =

Source : « L’évaluation des entreprises 1ér édition » par Georges Legros

1.6 Les méthodes usuelles


1.6.1 La méthode des Anglo-Saxons
Le goodwill est égal à la capitalisation de la différence entre le bénéfice économique et la
rémunération au taux sans risque de la valeur substantielle brute ou de l’actif net comptable
corrigé. La capitalisation s’effectue au coût du capital.
Nous obtenons :
𝐵−𝑟.𝑉𝑆𝐵 𝐵−𝑟.𝐴𝑁𝐶𝐶
𝐺𝑊 = Ou 𝐺𝑊 =
𝑖 𝑖

Avec une valeur d’entreprise correspondant à :


𝐵 − 𝑟. 𝑉𝑆𝐵 𝐵 − 𝑟. 𝐴𝑁𝐶𝐶
𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 + 𝑜𝑢 𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 +
𝑖 𝑖

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.6.2 La méthode des praticiens


La valeur de l’entreprise correspond à la moyenne arithmétique de l’ANCC et de la valeur de
rendement.
𝐵
𝐴𝑁𝐶𝐶 + 𝑟
𝑉=
2
En posant V = ANCC + GW, nous en déduisons que :
𝐵 − 𝑟. 𝐴𝑁𝐶𝐶
𝐺𝑊 =
2𝑟

1.6.3 L’actualisation d’une suite limitée


Le goodwill est obtenu en actualisant une suite de rentes de goodwill.

1 − (1 + 𝑖)−𝑛
𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 + 𝐵 – (𝑟. 𝐴𝑁𝐶𝐶) ∗
𝑖
Ou
1 − (1 + 𝑖)−𝑛
𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 + 𝐵 – (𝑟. 𝑉𝑆𝐵) ∗
𝑖
Ou
𝑛

𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 + ∑(𝐵𝑗 − 𝑟. 𝐶𝑃𝑁𝐸𝐽 ) ∗ (1 + 𝑖)−𝑗


𝑗=1

Nous remarquons qu’en utilisant les CPNE, nous nous efforçons de prévoir la rente
annuellement, alors qu’en utilisant l’ANCC ou la VSB, nous la supposons constante.

1.6.4 La méthode de l’Union européenne des experts comptables économiques et


financiers
Selon cette méthode, l’actif économique à rémunérer comprend le goodwill et la VSB.
1 − (1 + 𝑖)−𝑛
𝐺𝑊 = 𝐵 − 𝑟. (𝑉𝑆𝐵 + 𝐺𝑊) ∗
𝑖

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Conclusion
Les méthodes d’évaluation sont nombreuses et diversifiées et c’est le rôle de l’évaluateur
d’assurer une évaluation raisonnable en choisissant la méthode convenable.
La méthode d’évaluation d’entreprise par les discounted cash flows est probablement la plus
universellement connues et la plus utilisée par les spécialistes de l’évaluation. Cette méthode
est tournée vers l’avenir de l’entreprise et repose sur les prévisions disponibles dans le business
plan. Elle est notamment bien adaptée aux entreprises d’une certaine importance qui élaborent
conformément à leurs objectifs stratégiques des prévisions financières. Elle est utilisée pour
l’évaluation d’entreprises souvent déficitaire les premières années d’existences et peu utilisé
pour l’évaluation des TPE et PME.
La méthode d’évaluation par le Goodwill est une méthode d’évaluation hybride qui prend à
la fois des éléments propres à l’évaluation patrimoniale et des éléments de la méthode
d’évaluation par les rendements. En effet, une entreprise, ce n’est pas juste une valeur
patrimoniale ni des profits futurs mais un ensemble d’éléments pas toujours identifiables ni
chiffrables. Comme l’a dit un jour le grand Henry Ford « Les deux choses les plus importantes
qui n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes. »

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique

J’ai effectué un stage pratique durant la période qui s’étale du 06/07/2020 au 05/09/2020 au
sein du cabinet de Mr. « WALID BEN SALAH »
Pour cela mon maitre de stage a mis à ma disposition toutes les informations nécessaires à la
mission d’évaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill.
Le deuxième chapitre est reparti comme suit :
*La première section est réservée à une présentation générale du lieu du stage
*La deuxième section est consacrée à nos développements pratiques

Section 1 : Présentation du lieu de stage


1 Informations générales
Le cabinet BEN SALAH WALID est un cabinet d’expertise comptable implanté à Sfax. Il est
fondé par monsieur WALID BEN SALAH qui est un expert-comptable membre de l’ordre des
experts comptables de Tunisie depuis 2008.
Le cabinet se trouve à la route de GREMDA km 0,5, Rue Tahaa houssine immeuble Omar
Sfax.

Dans ce qui suit on va présenter la fiche signalétique du cabinet :

Tableau 4:Fiche signalétique du cabinet

Raison sociale Cabinet Walid ben Salah


Date de création 2008
Forme juridique Personne physique

Rte GREMDA km 0,5 rue Tahaa houssine


Adresse
immeuble Omar Sfax

Audit, conseil, expertise judiciaire et tenue et


Secteur d’activité
assistance comptable

Téléphone 74 400 362


Effectif 3 employés
Adresse mail walid_ben.salah@yahoo.fr

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Nous passons à la présentation du personnel du cabinet tel que le gérant du cabinet Mr WALID
BEN SALAH accompagné par deux employés qui sont :
• Mme Meriem : comptable (titulaire d’un diplôme en comptabilité).
• Mme Souhir : comptable (titulaire d’un diplôme en comptabilité).

Nous présentons, également, la structure du cabinet selon l’organigramme ci-dessous :

Organigramme du Cabinet d’expertise comptable « WALID BEN SALAH »

2 Les tâches effectuées au sein du cabinet 


Tout d’abord, je vais présenter quelques différentes tâches effectuées par le personnel de ce
cabinet dans chaque service puis je vais parler de ce que j’ai réalisé durant la période de mon
stage.
2.1 Les taches effectuées par le personnel du cabinet
Le personnel du cabinet exécute plusieurs tâches, par exemple le service comptabilité est tenu
de s’appuyer sur des pièces comptables justificatives qui doivent être classées dans les chronos
par journal (achat, vente, pièces bancaires, pièces de caisse…). Ainsi, il est chargé d’assurer
les missions suivantes :
• Tenue de comptabilité ;
• Assistance fiscale ;
• Assistance juridique.

2.1.1 Tenue de comptabilité 


La tenue d’une comptabilité consiste à préparer les états financiers ainsi que l’établissement
des documents comptables. En effet, chaque membre du cabinet est chargé d’un certain nombre
de dossiers pour lesquels il y a lieu réaliser les étapes suivantes :

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

• Réception des pièces comptables :

Les clients apportent périodiquement toutes les pièces comptables nécessaires : d’achat et de
vente, bon de caisse, les relevés bancaires, les extraits de comptes, les chèques, bulletin de paie
et tout autre pièce justificative.

•Classement :
Après la collecte des pièces comptables délivrés par le client, le membre chargé du dossier
doit classer ces pièces par référence de date et par nature d’une manière qui facilite aux
différents utilisateurs leur traitement, leur consultation et permet en outre leur saisie…

•Les travaux de pointage :


La société cliente envoie les factures avec un document récapitulatif des montants figurants
dans les factures. Ainsi, la tâche à effectuer au sein du cabinet consiste à vérifier la successivité
de la numérotation des factures, le montant de la TVA et du montant TTC à payer.

La saisie :

La saisie comptable est une opération manuelle consistant à mouvementer les comptes
concernés par l’opération.

La saisie des pièces dans les journaux auxiliaires s’effectue sur le logiciel SAARI
SAGE suivant la nature de l’opération et par ordre chronologique.

Les journaux auxiliaires utilisés sont :


Journal de vente : Permet de constater les opérations de ventes de l’entreprise, la créance vis-
à-vis des clients ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée collecté sur ces ventes.
Exemple : journal vente de marchandises

     DATE  

411 Client   XXX



4372 Droit de timbre  XXX
4367 TVA collectée XXX
Vente de
707 marchandises   XXX

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Journal d’achat : permet de constater les charges de l’entreprise, la dette vis-à-vis des
fournisseurs et la taxe sur la valeur ajoutée déductible sur les achats.

Exemple : journal achat de marchandises

     DATE  

607 Achat de marchandises   XXX



TVA
4366    déductible   XXX
6654  Droit de timbre   XXX

 401 Fournisseur   XXX

Journal de caisse : ce journal permet de constater les règlements et les encaissements en


espèces. La saisie se fait d’un état de caisse fournis par le client.

Journal des banques : ce journal enregistre tous les encaissements et les décaissements
effectuer par virement bancaires. La saisie se fait à l’aide d’un brouillard de banque fourni par
les clients et confronté avec les relevées ainsi que les souches de chèques reçues.

Journal général : Ce journal, coté et paraphé servi par le tribunal, est présenté en cas de
contrôle fiscal ou CNSS ou autres … A défaut de sollicitation par quelque organisme que ce
soit, ce journal est gardé dans l’archive du cabinet.

Les travaux de fin d’année :



Concernent la détermination de la valeur des stocks, le calcul des amortissements et des charges
non encore constatées.

•L’état de rapprochement :
Cet état de rapprochement est établi au moins une fois par mois et particulièrement, à la clôture
de l’exercice. C’est un état établit pour rapprocher entre le compte banque tenu par l’entreprise
et l’extrait du compte envoyé par la banque.
L’état de rapprochement bancaire permet de vérifier la concordance entre le compte banque
tenu par une entreprise et le relevé bancaire adressé périodiquement par la banque.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

L’état de rapprochement est établi sur la base de deux documents fondamentaux à savoir le
relevé bancaire et le journal de banque et/ou le grand livre enregistrant les opérations banque
(compte 532 banque) dans les livres de l’entreprise.


Etablissement des états financiers :
Les états financiers tels qu’énumérés par la loi 96-122 relative au nouveau système
comptable des entreprises sont : le bilan, état de résultat, l’état de flux de trésorerie et les notes
aux états financiers.
Les objectifs des états financiers ont été définis par le cadre conceptuel de la comptabilité
financière. Ils consistent notamment à fournir des renseignements utiles à la prise de décisions
économique sur la situation financière, la performance et la manière avec laquelle l’entreprise
a obtenu et dépensé des liquidités.

2.1.2 Assistance fiscale


L’expert-comptable conseille ses clients dans la recherche des meilleures solutions en matière
fiscale. Parmi les travaux d’assistance fiscale qui sont effectués dans le cabinet c’est
l’établissement des déclarations fiscales (Déclarations mensuelle d’impôts, Déclarations des
acomptes provisionnels, Déclarations de l’employeur…) et le conseil des clients pour les
meilleurs choix fiscaux…

Déclarations mensuelles d’impôts :



C’est une déclaration qui regroupe tous les impôts, taxes et retenues à déclarer mensuellement
à l’Etat. Elle doit être déposée à la recette des finances selon un modèle établi par
l’administration fiscale et ce dans un délai de 15 jours suivant le mois d’imposition pour les
personnes physiques et un délai de 28 jours suivant le mois d’imposition pour les personnes
morales. Cette déclaration comprend plusieurs types d’impôts dont on peut citer :
• La retenue à la source
• Taxe de formation professionnelle « TFP »
• Le fonds de promotion du logement pour les salariés « FOPROLOS »
• La taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial
ou professionnel « TCL »
• Taxes sur la valeur ajoutée « TVA »
• Taxes assises sur le chiffre d’affaires
• Taxe unique sur les assurances

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

• Déclaration de l’acompte provisionnel :

L’acompte provisionnel est une somme réglée au service des impôts, permettant de s’acquitter
partiellement de l’impôt sur le revenu. Donc il constitue, par définition, une avance à valoir sur
le montant de l’IRPP ou de l’IS dû, c’est une technique d’anticipation de paiement de l’impôt.
Les acomptes provisionnels doivent répondre à un calendrier transmis par l’administration, le
paiement des acomptes provisionnels au titre de l’IRPP ou de l’IS se fait pour la personne
physique les 25 jours du 6ème, 9ème et 12ème mois de chaque exercice et pour les personnes
morales les 28 jours du 6ème, 9ème et 12ème mois de chaque exercice.

2.1.3 Assistance juridique 


En matière juridique, les responsables juridiques dans le cabinet effectuant des missions
juridiques pour le compte d’un client pour lequel ils assurent des missions d’ordre
comptable ou d’accompagnement déclaratif et administratif de caractère permanent ou habituel
ou dans la mesure où lesdits consultations, études, travaux ou avis sont directement liés aux
travaux comptables dont ils sont chargés. La mission juridique est donc l’accessoire de la
mission comptable.

2.2 Les taches effectuées par moi même


Quant à moi, il m’a été attribué, durant ma période de stage, certaines tâches, qui sont :
Archivage :

C’est la première tâche qui m’a été confiée les premiers jours de mon stage, et aussi tout au
long du stage : c’est le classement des documents comptables selon leur nature factures d’achat,
de vente, quittances CNSS, relevés bancaires…
Et selon un ordre chronologique pour les factures d’achat et un ordre numérique pour les
factures de ventes cette tâche m’a permis la revue et la connaissance de certains documents
comptables.
• Tâches fiscales :
• Elaboration des déclarations employeur :

La première étape consiste à collecter des informations à partir des 12 déclarations


mensuelles et des dossiers fiscal et juridique, pour faire un état récapitulatif qui va
nous servira, par la suite, à remplir les annexes concernées.

29
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

La deuxième étape consiste à remplir le formulaire en écrivant la matricule fiscale


du contribuable, son nom, son siège social et sa profession et cocher les cases des
annexes concernées.
La troisième étape est le remplissage des annexes sur la base des renseignements
collectés.
Enfin la déclaration doit être signé par le contribuable et déposé au plus tard le 28
février à l’administration fiscale.
• Elaboration des déclarations mensuelles :
Avant chaque échéance, je me suis occupé d’élaborer des déclarations d’impôt en
suivant la procédure suivante :
• Déterminer le montant des recettes réalisées durant le
mois précédent à partir des factures de vente, ou en demandant au
client de nous communiquer le montant de la recette, ainsi que les
pièces comptables nécessaires, à savoir les factures d’achat et les
certificats de retenues à la source s’il y en a, et qui sont relatives au
mois précédent.
• Elaborer un état récapitulatif de TVA récupérable, et ce à partir
des factures d’achat.
• Dégager la TVA collectée, à partir de la recette calculée par les
factures de vente ou celle communiquée par le client.
• Remplir le formulaire de la façon suivante : écrire la matricule
fiscale du contribuable, son nom, son siège social et sa
profession puis cocher les cases qui indiquent à quel type, le
contribuable est-il soumis (retenue à la source, TFP, FOPROLOS,
TVA, TCL…)
• Remplir par la suite le formulaire, sur la base des renseignements
obtenus suite aux calculs. Ce formulaire soit être signé par le
contribuable et déposé à l’administration fiscale au plus tard le 15
mois qui suit celui de la déclaration.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

• La tenue comptable :
• J’ai fait la tenue comptable pour plusieurs personnes physiques et d’autres
morales, j’ai suivi la même démarche afin d’accomplir cette tâche, qui est la
suivante :
• Classement des documents et pièces comptables du client
concerné.
• L’imputation comptable de ces pièces dans les différents
journaux auxiliaires selon leurs natures, exemple les factures d’achat
dans le journal des achats, les factures de vente dans le journal
des ventes…
• Après avoir passé toutes les écritures, on procède à solder les
comptes fournisseurs et clients (qui sont défalqués) à travers la
banque et la caisse selon le mode de paiement des factures.
• Enfin, on fait un contrôle des comptes pour vérifier s’il y a des
manques ou des fautes pour élaborer par la suite le bilan.
•Revue des documents comptables :
Cette tâche m’a permis d’observer et de connaitre plusieurs documents comptables et de
différencier entre ceux qui sont juridiques et ceux qui sont fiscal… et d’avoir des exemples des
rapports généraux et spéciaux concernant des sociétés anonymes qui m’ont servi de
comprendre et de mémoriser les nouvelles dispositions.
Cette tâche peut être s’avérer négligeable ou n’a aucune importance, mais au contraire elle est
très importante pour nous permettre de différencier entre les différents documents et de prendre
une idée dans des plusieurs secteurs par des documents réels qui présentent un témoignage de
ce qui se passe dans la vie pratique.

31
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Section 2 : Cas pratique


1 Présentation de la société
La société ABC, société d’impression, est créée le 01 Septembre XXXX. Elle exerce son
activité dans le domaine de l’imprimerie. Elle est régie par le droit commun. Son capital social
s’élève le 31 décembre 2013 à 100.000 dinars tunisien. Son siège social est sis à XXXX-Km
0,5 Sfax.

1.1 Principaux agrégats financiers


La société ABC réalise un chiffre d’affaires s’établissant à 284 milles dinars
(MDT) à fin 2020 contre 168 MDT à fin 2019, enregistrant ainsi une croissance de 69,1%
entre 2019 et 2020. Cette progression reflète la forte croissance de ses ventes, ainsi que
le développement de son réseau de distribution et l’amélioration de son mix produit.
Son résultat net s’élève à fin 2020 à 70 MDT contre 46 MDT à fin 2019, enregistrant ainsi
une grande croissance entre 2019 et 2020.

1.2 Stratégie de développement


Afin de répondre au mieux aux attentes de sa clientèle et de poursuivre le développement et le
souci de la qualité, la société ABC a défini une stratégie de développement déclinée autour des
principaux axes suivants :
• Le développement de son partenariat avec le groupe XYZ
• La mise en place d’une politique commerciale

2 Etude des différentes méthodes


L’évaluation du part de la société ABC a été effectuée par notre cabinet sur la base
des états financiers définitifs au 31/12/2019, des états financiers provisoires au 31/12/2020
et sur la base du business plan 2021-2030 approuvé par l’acquéreur de la société.
Nous avons choisi d’écarter quelques méthodes et de retenir les méthodes DCF to firm et du
Goodwill.
2.1 Les méthodes écartées
En raison des spécificités du secteur d’activité de la société ABC, ainsi que de la pertinence de
l’information disponible, nous avons choisi d’écarter les méthodes d’évaluation suivantes :

32
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

2.1.1 Méthode des multiples transactionnelles


Cette méthode repose sur l’identification d’un échantillon de transaction récentes d’entreprises
opérant dans le secteur de l’imprimerie et l’édition en Tunisie ou sur des marchés similaires.
En raison de la non disponibilité d’informations sur des transactions comparables sur le
marché tunisien et nord-africain, nous avons écarté la méthode des multiples transactionnels.

2.1.2 Méthode des multiples boursiers


La méthode des multiples boursiers est basée sur la constitution d’un échantillon
d’entreprises comparables à la société ABC en termes d’activité et de taille et opérant sur des
marchés similaires.
Cette méthode est fondée sur trois grands principes, à savoir :
* L’entreprise est évaluée globalement ;
* L’entreprise est valorisée par un multiple de sa capacité bénéficiaire ;
* Les marchés sont à l’équilibre.

Cette approche est globale parce qu’elle n’est pas relative à la valeur des actifs et des
passifs d’exploitation mais plutôt à la rentabilité qui découle de leur utilisation.

Deux grandes familles de multiples peuvent être distinguées :


• Les multiples de valeur économique : sont des multiples d’agrégats avant
frais financiers. Les multiples les plus communément utilisés par la communauté
financière sont ceux de l’EBIT « VE/EBIT » ou encore
de l’EBITDA « VE/EBITDA »
• Les multiples de valeur des capitaux propres : sont calculés sur des agrégats
après frais financiers. Il s’agit principalement du multiple du résultat net « Price
to Earning » et du multiple des capitaux propres « Price to Book ».

La méthode des multiples boursiers est une approche analogique, fondée sur la capitalisation
des différents paramètres de rentabilité de l’entreprise. Elle consiste à appliquer aux agrégats
financiers du la société ABC, les multiples boursiers observés sur un échantillon composé de
sociétés cotées comparables en termes d’activité et de taille et opérant sur des marchés
similaires.

33
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

En raison de la non disponibilité d’informations concernant l’activité, les résultats et le cours


de bourse des sociétés comparables cotées sur des places financières locales et étrangères, nous
avons écarté la méthode des multiples boursiers.

2.1.3 Méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)


Cette méthode consiste à évaluer séparément les différents actifs et engagements de
l’entreprise et à en faire une somme algébrique.
La méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué est plus particulièrement adaptée aux sociétés
pour lesquels les projections financières agrégées ne peuvent être analysées en tant que telles
ainsi qu’aux entreprises fortement capitalistiques.
Par ailleurs, l’Actif Net Comptable Réévalué ne prend pas en compte la rentabilité actuelle et
future de l’entreprise et ne valorise pas ses éléments incorporels, à savoir la qualité du
management, le savoir-faire, la concession, etc.
De ce fait, nous avons décidé d’écarter la méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué comme
méthode de base de valorisation de la société ABC.
2.2 Les méthodes retenues
2.2.1 Méthode des Discounted Cash Flows
La méthode des Discounted Cash Flows est communément reconnue
comme étant la méthode d’évaluation fondamentale des entreprises, d’autant plus pour les
entreprises opérant dans le secteur des services et des industries.
Cette méthode mesure la capacité d’une entreprise à créer de la valeur. La création de
valeur résulte de la différence entre la rentabilité des capitaux investis et l’exigence
de rémunération des actionnaires et des créanciers.
La méthode des Discounted Cash Flows donne une vision dynamique de la valeur
d’entreprise, puisqu’elle se base sur les projections de résultats et prend en considération les
principaux facteurs qui influent sur l’activité, tels que l’évolution de sa rentabilité, sa cyclicité,
sa structure financière et son risque propre.
2.2.2 Méthode du Goodwill
La méthode du Goodwill est une méthode de valorisation dite mixte qui vise à corriger la
valeur de l’Actif Net Comptable Réévalué, en lui ajoutant la valeur actualisée des superprofits
futurs dégages par l’entreprise appelée Goodwill.

34
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3 Valorisation de la société ABC


3.1 Méthode des Discounted Cash Flows (DCF)
3.1.1 Rappel méthodologique
La méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponibles
(ou méthode des Discounted Cash Flows) mesure la capacité d’une entreprise à créer de la
valeur. La création de valeur résulte de la différence entre la rentabilité des capitaux investis et
l’exigence de rémunération des actionnaires et des créanciers.
Cette méthode d’évaluation donne une vision dynamique de la valeur
d’une activité puisqu’elle se fonde sur des projections de résultats et prend
en considération les principaux facteurs qui influent sur la valeur de l’activité, tels que
l’évolution de sa rentabilité, sa cyclicité, sa structure financière et le risque
propre à l’entreprise.
Le calcul de la valeur des capitaux propres est effectué selon la formule suivante :

𝑉𝐹𝑃 = 𝑉𝐸 − 𝐸𝑁

Où :
VE = valeur d’entreprise
EN = endettement net

La valeur d’entreprise (VE) se calcule comme suit :

𝑛
𝐶𝐹𝑖 𝑉𝑇
𝑉𝐸 = ∑ +
(1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑖 (1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑛
𝑖=1

Où :
𝐶𝐹𝑖 : Flux de trésorerie disponibles futurs
𝐶𝑀𝑃𝐶 : Cout moyen pondéré du capital
VT : Valeur terminale
n : Durée d’actualisation

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.1.2 Détermination de la période d’actualisation des flux futurs (CFi)


La période d’actualisation retenue est de 10 ans, soit la période allant de
l’année 2021 à l’année 2030.
3.1.3 Détermination des flux futurs (CFi)
Le flux de trésorerie disponible de l’année i est constitué des flux suivants :
• Flux d’exploitation provenant des encaissements et des décaissements lies au
processus d’exploitation de la société ABC ;
• Flux d’investissement provenant des opérations d’acquisition et de cession
d’actifs immobilisés ;
• La variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) provenant
du développement du cycle d’exploitation.

3.1.4 Détermination de la valeur terminale


La valeur terminale (VT), représentant la valeur de l’entreprise au terme de l’horizon explicite,
est généralement déterminée sur la base de la méthode de Gordon Shapiro par
actualisation à l’infini d’un flux de trésorerie normatif croissant à un taux g :

𝐹𝑙𝑢𝑥 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑓 ∗ (1 + 𝑔)
𝑉𝑇 =
𝐶𝑀𝑃𝐶 − 𝑔

Où :
𝑔 : Taux de croissance à l’infini
𝐶𝑀𝑃𝐶 : Cout moyen pondéré du capital

Le flux normatif retenu pour le calcul de la valeur terminale de la société ABC correspond au
flux de trésorerie disponible relatif à la dernière année de l’horizon implicite du plan
d’affaires, à savoir le cash-flow de l’exercice 2030 s’élevant à 119 milles dinars.

Le taux de croissance à l’infini retenu pour le calcul de la valeur terminale de la société


ABC s’établit à 2,0%.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.1.5 Détermination du taux d’actualisation


Le coût moyen pondéré du capital (CMPC), correspond à la rentabilité exigée par l’ensemble
des pourvoyeurs de fonds de l’entreprise. Le coût moyen pondéré du capital est ainsi
reconstitué à partir de l’évaluation des différents titres financiers de l’entreprise suivant la
formule suivante :
𝐶 𝐷
𝐶𝑀𝑃𝐶 = [𝐾𝑐𝑝 ∗ ] + [𝐾𝑑 ∗ (1 − 𝑡) ∗ ]
(𝐶 + 𝐷) (𝐶 + 𝐷)
Où :

CMPC : Le coût moyen pondéré du capital


𝐾𝑐𝑝 : Le coût des capitaux propres
C
(C+D)
: La proportion de capitaux propres au passif de l’entreprise

𝐾𝑑 : Le coût de la dette
𝐷
(𝐶+𝐷)
: La proportion de dettes au passif de l’entreprise

T : Le taux d’imposition
Le coût des fonds propres est calculé de la manière suivante :
𝐾𝑐𝑝 = 𝑅𝑓 + (𝑅𝑚 − 𝑅𝑓) ∗ 𝛽
Où :
Kcp : Le coût des capitaux propres
Rf : Le rendement de l’actif sans risque
(Rm – Rf) : La prime de risque
β : Le coefficient du risque

L’endettement net est calculé suivant la formule :

Endettement net = (Dettes de financement + Trésorerie passif) – (Titres et


Valeurs de placement + Trésorerie actif)

Il est à préciser que de la société ABC affiche un endettement nul au 31/12/2020. De ce fait,
son coût de la dette demeure nul et par conséquent son coût du capital est égal à celui de ses
fonds propres (CMPC = Kcp).

37
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Tableau 5:Des indicateurs financiers de la société ABC

Eléments du CMPC Valeur Justification


La société ABC affiche un endettement nul au
Coût de la dette (Kd) n.a
31/12/2020
Le taux d’imposition sur les sociétés en vigueur en
IS 25,00%
Tunisie
Le taux sans risque est celui des BTA (bons de trésor
Taux sans risque (Rf) 6,26%
assimilables) sur une période de 10 ans
Le bêta désendetté retenu pour la détermination du
Bêta désendetté (βe) 0,9
CMPC de la société ABC s’établit à 0,90
Prime de risque actions
7,01% La prime de risque du marché actions
(Rm¬Rf)

Le CMPC retenu pour l’actualisation des cash-flows et de la valeur terminale basé sur les
hypothèses mentionnées ci-après ressort à 12,56%.
3.1.6 Séquence de Cash Flows prévisionnels relative à la période 2021-2025
Le plan d’affaires agrégé de la société ABC fait ressortir pour la période 2021-2025, la
séquence de flux de trésorerie disponibles suivante :

Tableau 6:Les FTD de la période 2021-2025


En DT 2021 2022 2023 2024 2025

Cash-Flow 91 147 96 783 50 458 95 483 107 994

3.1.7 Calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC


Le calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC se présente comme suit :

Tableau 7:Calcul des fonds propres

Agrégats financiers En DT
Cash Flows actualisés 536 449
Valeur Terminale actualisée 352 514
Valeur d'Entreprise 888 963
Endettement net 0
Valeur des Fonds propres 888 963

La valorisation de la société ABC, issue de la méthode des Discounted Cash Flows, ressort
à 889 MDT.
38
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.1.8 Test de sensibilité


Afin de mesurer la sensibilité de la valeur retenue par rapport aux fluctuations possibles du
marché, nous avons procédé à un test de sensibilité en agissant sur le taux de croissance à
l’infini et le taux d’actualisation.

Tableau 8:Test de sensibilité


    Taux de croissance à l'infini
    1,0% 1,5% 2,0% 2,5% 3,0%
11,56% 917 690 950 505 986 753 1 027 001 1 071 951
12,06% 874 032 903 351 935 584 971 189 1 010 724
Taux 12,56% 834 204 860 514 888 963 920 980 955 956
d'actualisation 13,06% 797 728 821 432 847 280 875 575 906 683
834
13,56% 764 202 785 638 808 927 862 123
323

Le test de sensibilité fait ressortir une fourchette de valeur des fonds propres de la
société ABC allant de 764 MDT à 1 072 MDT.
3.2 Méthode du Goodwill
3.2.1 Rappel méthodologique
La méthode du Goodwill repose sur l’évaluation par l’Actif Net Comptable Réévalué en
apportant des réponses à ses principales limites à savoir :
• L’exclusion dans le calcul de la valeur des fonds propres de leur rentabilité
actuelle ou future ;
• La non valorisation des éléments incorporels de l’entreprise (qualité du
management, savoir-faire, image de marque, concession, etc.).

A ce titre, selon la méthode du Goodwill, la valeur des fonds propres de l’entreprise est
constituée de la valeur réelle de ses actifs tangibles augmentée de la valeur actualisée des
superprofits futurs dégagés par la société ABC appelée Goodwill.
𝑉 = 𝐴𝑁𝐶𝑅 + 𝐺𝑊
Où :
ANCR : Actif net comptable réévalué
GW : Goodwill

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.2.2 Calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)


L’Actif Net Comptable Réévalué de l’entreprise se compose d’éléments d’exploitation et
d’éléments hors exploitation. Cette méthode se propose ainsi de déterminer :
• Les valeurs réelles des actifs et des dettes d’exploitation et d’effectuer les
corrections ou retraitements des comptes ;
• La valeur de marché des éléments hors exploitation.
L'utilisation de l'approche patrimoniale se fait fondamentalement sous l'hypothèse de
continuité d'exploitation. De ce fait, aucun effet d'impôt ne devrait être considéré sur les plus-
values dégagées sur les actifs d'exploitation. Par contre, les plus-values éventuellement
dégagées sur les actifs hors exploitation doivent être corrigées des effets d'impôt.

Tableau 9:La réévaluation des actifs d’exploitation


Plus/Moins-
(En DT) VCN Réévaluation
Value
Ofset +Platine +Massico - 38 775 38 775
Compresseur - 183 183
Plastifieuse 625 5 000 4 375
GTO 90 306 214 500 124 195
Matériel de transport - 10 000 10 000
Installations
- 2 000 2 000
générales, Agts et Amgts divers
Equipements de bureau - 2 000 2 000
Matériel informatique - 2 000 2 000
Total 90 931 274 458 183 527

3.2.3 Détermination de l’Actif Net Comptable Réévalué


Tableau 10:Détermination de l'ANCR
Agrégats financiers En DT
Actif Net Comptable 90 931
Retraitements -
Réévaluation des actifs 183 527
Actif Net Comptable Réévalué 274 458

Le calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué a été élaboré sur la base des états financiers
prévisionnels de 2020 et sur le rapport d’expertise élaboré par Mr. X, expert auprès des
tribunaux de Sfax.

40
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.2.4 Calcul du Goodwill


Selon cette méthode, le Goodwill est égal à la valeur actualisée des superprofits futurs dégagés
par la société ABC. Ces superprofits sont mesurés par la différence entre les résultats non
récurrents et l’actif net placé au taux sans risque. Le Goodwill est calculé selon la formule
suivante :

𝑛
𝑆𝑗
𝐺𝑊 = ∑
(1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑗
𝑗=1

Où :
𝑆𝑗 : Superprofit de l’année j

CMPC : Taux d’actualisation

Le superprofit de l’année se calcule selon la formule suivante :

Où :

Taux sans risque (rf) : taux actuariel des bons de trésor à long terme BTA 10 ans, 6,255%. Le
taux utilisé est un taux brut (avant impôt) dans une optique de neutralisation de l'impact de la
fiscalité des investisseurs sur le niveau des superprofits dégagés.

3.2.5 Valorisation par la méthode patrimoniale


Par souci de pertinence, nous avons convenu de considérer une fourchette de valorisation basée
sur deux horizons différents de calcul du Goodwill (5 ans et 10 ans) et de considérer la
valorisation moyenne qui en ressort.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Tableau 11:Les superprofits qui ressortent sur la période 2021-2025


En DT 2021 2022 2023 2024 2025

Résultat net de l'exercice 51 647 56 883 75 858 89 483 100 994


Capital à rémunérer 274 458 274 458 274 458 274 458 274 458
Taux sans risque 6,26% 6,26% 6,26% 6,26% 6,26%
Rémunération du capital 17 181 17 181 17 181 17 181 17 181
Superprofit 34 466 45 394 58 677 72 302 83 813
Actualisation 1,126 1,267 1,426 1,605 1,807
Superprofit actualisé 30 609 35 828 41 148 45 048 46 382

Le capital à rémunérer correspond à l’Actif Net Réévalué d’exploitation et s’élève


à 274 MDT.

Tableau 12:Le Goodwill calculé sur les deux horizons


En DT 5 ans 10 ans
Goodwill 199 015 407 727

Tableau 13:La valeur des fonds propres calculée selon la méthode du


Goodwill
En DT 5 ans 10 ans
Goodwill 199 015 407 727
Actif Net Comptable Réévalué 274 458 274 458
Valeur des fonds propres 473 473 682 185
Valeur moyenne 577 829

La valorisation de la société ABC sur la base de la méthode du Goodwill s’élève à


578 MDT.

42
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.2.6 Test de sensibilité


Afin de mesurer la sensibilité de la valeur retenue par rapport aux fluctuations possibles du
marché, nous avons procédé à une mesure de la sensibilité de la valeur des fonds propres en
agissant sur le taux d’actualisation.

Tableau 14:Le test de sensibilité


  Horizon de prévision
  5 ans 10 ans
11,56% 479 257 688 430
12,06% 476 329 685 304
Taux d'actualisation 12,56% 473 473 682 185
13,06% 470 685 679 077
13,56% 467 913 675 925

Le test de sensibilité fait ressortir une fourchette de valeur des fonds propres de la société ABC
allant de 468 MDT à 688 MDT.

3.3 Synthèse des valorisations de la société ABC


La synthèse des valorisations des fonds propres de la société ABC, issues des deux méthodes
retenues se présente comme suit :

Synthèse des valorisations des fonds propres de la société ABC (en MDT)

Méthode du Goodwill Méthode DCF

468 688 792 1072

200 400 600 800 1000 1200

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.4 Pondération des méthodes de valorisation retenues


Nous avons utilisé deux méthodes pour approcher la valorisation de la société ABC. Le choix
des pondérations de chacune des méthodes se présente comme suit :

Tableau 15:Le choix des pondérations

Méthodologie Pertinence / Limite Pondération


Discounted Cash ✓ Prend en compte la capacité de la société à générer 35%
Flows
des ressources.
✓ Permet une vision dynamique de la valeur d'une
entreprise en se basant sur des projections
de résultats.
✓ Considère les principaux facteurs influant sur la
valeur de l'entreprise tels que l'évolution de sa
rentabilité, sa cyclicité, sa structure financière et le
risque propre.

 Fortement sensible au taux d'actualisation dont la


détermination de manière précise demeure parfois
difficile.
 Utilisation de certaines hypothèses de
simplification pour le calcul des cash flows.

Goodwill  Généralement utilisée comme point de référence 65%

aux autres méthodes d'évaluation.


 Plus adéquate à des entreprises
fortement capitalistiques.
 Statique du fait qu'elle ne tient pas compte du
contexte industriel, économique et concurrentiel.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.5 Valorisation des fonds propres de la société ABC


La valorisation des fonds propres de la société ABC issue de la pondération des deux méthodes
retenues et proposée par nos soins se présente comme suit :

Tableau 16:Valorisation des fonds propres après pondération


En DT     DCF Goodwill
Valorisation moyenne 888 963 577 829
Pondération 35,0% 65,0%
Valorisation des fonds propres de
    686 726
la société ABC
Nombre de part       10 000
Prix par part     69

3.6 Prix proposé pour le titre ABC


Les associés cédants des parts de la société ABC, ont décidé d’accorder une décote
de 25% aux nouveaux associés qui vont participer au capital.
La valeur des fonds propres de la société est alors de 500 MDT.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Conclusion générale

L'évaluation d'une entreprise est subjective et les méthodes d'évaluation d'entreprise sont
nombreuses et variées. Par conséquent, il est intéressant de comparer les différentes valeurs
obtenues pour avoir une vue d'ensemble de l'entreprise étudiée. A partir de ce constat, on peut
examiner quelles méthodes d'évaluation sont les plus appropriées et la pondération à donner à
chaque méthode pour arriver à une valeur définitive ou une fourchette de valeurs.
Il est important de rappeler que les différentes méthodes d’évaluation sont des outils. Il
convient donc que l’évaluateur adapte sa méthodologie d’évaluation en fonction de l’entreprise
évaluée et au regard de sa propre position, c’est-à-dire de ses intérêts ou de ceux qu’il
représente. Ainsi l’évaluation dépendra autant de l’entité évaluée que des contingences de
l’évaluateur. On ne peut pas donc évaluer une entreprise largement bénéficiaire et ayant une
capacité de développement importante de la même manière qu’une entreprise structurellement
en perte.
Bien entendu, en tant qu’évaluateur, nous devons rester prudents quant aux méthodes utilisées.
Nous devons également comprendre que les méthodes d’évaluation d’entreprise ne sont que
des guides qui ne garantissent en aucune sorte un résultat fiable. Beaucoup d’entre elles
émettent des hypothèses, plus ou moins rationnelles. Qui plus est, toute évaluation d’un bien
dépend de qui achète ce bien et des conditions du marché d’échange de ce bien.
Comme son nom l’indique, une évaluation n’est qu’une estimation ou une approche de la valeur
d’un bien. Elle peut varier en fonction :
– des conditions économiques et de l’état du marché concerné (marché en plein boom ou
marché en crise), et donc de l’offre et de la demande sur ce marché ;
– de qui achète : (un concurrent, un financier ou investisseur, un majoritaire …) ;
– des valorisations des éventuelles synergies que peut réaliser l’acquéreur ;
– du risque et donc du taux d’actualisation sélectionné pour actualiser les flux.

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Bibliographie

Livres et ouvrages :
*Legros G. ,2011, « L’évaluation des entreprises 1ér édition » Edition Dunod.
*Legros G. ,2015, « L’évaluation des entreprises 2éme édition » Edition Dunod.
*Ben Amor H. ,1998, « Evaluation des entreprises » Revue comptable et financière.
*Ben Amor H. ,2001, « Fusion et scission des sociétés dans le cadre de la nouvelle législation »
Revue comptable et financière.
Cours et formations :
*Ben Amar A. ,2019-2020, Cours « Evaluation et fusions des entreprises » CES Révision
Comptable, ESC Sfax.
*Ben Amor H. ,2019-2020, Cours “Evaluation et fusions » CES Révision Comptable, IHEC
Tunis.
Dobre H. ,2019 « Les méthodes de valorisation d’une PME » Acting Finance
Hergli N. ,2019-2020, Cours « Evaluation et fusions des entreprises » CES Révision
Comptable, IHEC Tunis.

Webographie
www.procomptable.com (visité le 18/05/2021)
www.iasb.org.uk (visité le 22/05/2021)
Discounted cash flows (dcf) : méthode d’actualisation des flux de trésorerie (tifawt.com) (visité
le 25/05/2021)
Evaluation des entreprises non-cotées par le modelé DCF (slideshare.net) (visité le 31/05/2021)
Quelles sont les principales méthodes d'évaluation d'une entreprise ? | Bpifrance Création
(bpifrance-creation.fr)(visité le 07/06/2021)
Évaluation d'entreprise : les différentes méthodes. (auris-finance.fr)(visité le 13/06/2021)
The importance of business valuations in small companies 2019 (bisvalue.com)(visité le
15/06/2021)

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Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Table de matières
Dédicace

Remerciements

Sommaire

Liste des tableaux

Liste des abréviations

Introduction générale ................................................................................................................. 1

Chapitre 1 : Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du Goodwill :
Un éclairage théorique ............................................................................................................... 3

Section 1 : Principes généraux de l’évaluation des entreprises ............................................. 3

1 Evaluation des entreprises............................................................................................... 3

1.1 Notion de valeur et de prix....................................................................................... 3

1.2 Le diagnostic de l’entreprise .................................................................................... 4

1.2.1 Le diagnostic culturel, juridique et fiscal .......................................................... 4

1.2.2 Le diagnostic financier ...................................................................................... 4

1.2.3 Le diagnostic économique ................................................................................ 4

1.2.4 Le diagnostic humain ........................................................................................ 5

1.2.5 Le diagnostic des moyens et de l’organisation ................................................. 5

1.2.6 Le diagnostic stratégique .................................................................................. 5

1.3 Importance de l’évaluation ...................................................................................... 6

2 Les différentes approches d’évaluation .......................................................................... 7

2.1 Approche de valorisation par les multiples .............................................................. 7

2.2 Approche de valorisation par flux de trésorerie actualisés ...................................... 8

2.3 Approche de valorisation patrimoniale .................................................................... 9

Section 2 : Evaluation des entreprises par la méthode DCF et Goodwill ............................ 11

1 La méthode DCF ........................................................................................................... 11

1.1 Introduction ............................................................................................................ 11

1.2 Les flux de trésorerie ............................................................................................. 12


48
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

1.2.1 Notion : ........................................................................................................... 12

1.2.2 Le calcul des flux de trésorerie ....................................................................... 12

1.3 Le taux d’actualisation ........................................................................................... 13

1.3.1 Notion ............................................................................................................. 13

1.3.2 Calcul .............................................................................................................. 13

1.4 Détermination de la valeur terminale ..................................................................... 15

1.4.1 La méthode explicite ....................................................................................... 15

1.4.2 La formule de Gordon-Shapiro ....................................................................... 15

1.4.3 La méthode de McKinsey ............................................................................... 16

1.5 Les tests de sensibilité ............................................................................................ 16

1.6 Les avantages et inconvénients de la méthode DCF .............................................. 17

1.6.1 Avantages ........................................................................................................ 17

1.6.2 Inconvénients .................................................................................................. 17

1 La méthode hybride (Goodwill).................................................................................... 18

1.1 La notion du goodwill ............................................................................................ 18

1.2 Calcul du goodwill ................................................................................................. 18

1.3 L’actif économique ................................................................................................ 19

1.4 Le taux de rentabilité exigé et le taux d’actualisation............................................ 20

1.5 Le bénéfice économique ........................................................................................ 20

1.6 Les méthodes usuelles............................................................................................ 21

1.6.1 La méthode des Anglo-Saxons ....................................................................... 21

1.6.2 La méthode des praticiens ............................................................................... 22

1.6.3 L’actualisation d’une suite limitée .................................................................. 22

1.6.4 La méthode de l’Union européenne des experts comptables économiques et


financiers .................................................................................................................. 22

Conclusion ........................................................................................................................... 23

Chapitre 2 : Description du lieu de stage et cas pratique ......................................................... 24

49
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Section 1 : Présentation du lieu de stage .............................................................................. 24

1 Informations générales .................................................................................................. 24

2 Les tâches effectuées au sein du cabinet  ...................................................................... 25

2.1 Les taches effectuées par le personnel du cabinet ................................................. 25

2.1.1 Tenue de comptabilité  .................................................................................... 25

2.1.2 Assistance fiscale ............................................................................................ 28

2.1.3 Assistance juridique  ....................................................................................... 29

2.2 Les taches effectuées par moi même ..................................................................... 29

Section 2 : Cas pratique ....................................................................................................... 32

1 Présentation de la société .............................................................................................. 32

1.1 Principaux agrégats financiers ............................................................................... 32

1.2 Stratégie de développement ................................................................................... 32

2 Etude des différentes méthodes .................................................................................... 32

2.1 Les méthodes écartées............................................................................................ 32

2.1.1 Méthode des multiples transactionnelles ........................................................ 33

2.1.2 Méthode des multiples boursiers .................................................................... 33

2.1.3 Méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR) .................................. 34

2.2 Les méthodes retenues ........................................................................................... 34

2.2.1 Méthode des Discounted Cash Flows ............................................................. 34

2.2.2 Méthode du Goodwill ..................................................................................... 34

3.1 Méthode des Discounted Cash Flows (DCF)......................................................... 35

3.1.1 Rappel méthodologique .................................................................................. 35

3.1.2 Détermination de la période d’actualisation des flux futurs (CFi) ................. 36

3.1.3 Détermination des flux futurs (CFi) ................................................................ 36

3.1.4 Détermination de la valeur terminale .............................................................. 36

3.1.5 Détermination du taux d’actualisation ............................................................ 37

3.1.6 Séquence de Cash Flows prévisionnels relative à la période 2021-2025 ....... 38

50
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

3.1.7 Calcul de la valeur des fonds propres de la société ABC ............................... 38

3.1.8 Test de sensibilité ............................................................................................ 39

3.2 Méthode du Goodwill ............................................................................................ 39

3.2.1 Rappel méthodologique .................................................................................. 39

3.2.2 Calcul de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR) ...................................... 40

3.2.3 Détermination de l’Actif Net Comptable Réévalué ........................................ 40

3.2.4 Calcul du Goodwill ......................................................................................... 41

3.2.5 Valorisation par la méthode patrimoniale ....................................................... 41

3.2.6 Test de sensibilité ............................................................................................ 43

3.3 Synthèse des valorisations de la société ABC ....................................................... 43

3.4 Pondération des méthodes de valorisation retenues............................................... 44

3.5 Valorisation des fonds propres de la société ABC................................................. 45

3.6 Prix proposé pour le titre ABC .............................................................................. 45

Conclusion générale ................................................................................................................. 46

Bibliographie............................................................................................................................ 47

Webographie ............................................................................................................................ 47

Table de matières ..................................................................................................................... 48

Annexes.................................................................................................................................... 52

51
Evaluation des entreprises selon les méthodes DCF to firm et du goodwill : Cas de la société ABC

Annexes

Etat de résultat 2016-2019

En DT 2016 2017 2018 2019

Produits d'exploitation
Revenus 177 931 136 739 120 807 120 899
Autres produits d'exploitation - - - -

Total produits d'exploitation 177 931 136 739 120 807 120 899

Charges d'exploitation
Variation des stocks produits finis et encours - - - -
Achats de marchandises consommés 99 038 60 163 64 592 70 473
Achats d'approvisionnements consommés - - 4 354 6 381
Charges de personnel 41 445 33 965 30 566 34 235
Dotations aux amortissements et aux
27 068 46 205 45 833 45 000
provisions
Autres charges d'exploitataion 20 982 26 358 10 185 10 050

Total charges d'exploitation 188 534 166 691 155 529 166 139

Résultat d'exploitation - 10 603 - 29 952 - 34 723 - 45 240

Charges financiéres nettes - 17 603 - 11 772 - 4 327 - 0


Autres gains ordinaires 46 20 22 74
Autres pertes ordinaires - 23 - 111 - 42 - 71

Résultat avant impot - 28 184 - 41 814 - 39 069 - 45 236

Impot sur les bénéfices - 250 - 350 - 350 - 350

Résultat net de l'exercice - 28 434 - 42 164 - 39 419 - 45 586

52
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Les actifs immobilisés 2016-2019

En DT 2016 2017 2018 2019

Actifs immobilisés
Immobilisations
876 876 876 876
incorporelles
Amortissements - 876 - 876 - 876 - 876
Immobilisations
415 596 415 596 415 596 415 596
corporelles
Amortissements - 142 456 - 188 662 - 234 495 - 279 495
Immobilisations financières 2 662 1 662 1 662 1 662
Provisions - - - -

Total actifs immobilisés 275 801 228 596 182 763 137 763

Détail des immobilisations au 31-12-2020

VCN VCN
(en DT) Date VB AMT
2019 2020
Logiciels 876 - 876 - -
Matériel industriel 373 733 - 238 403 135 331 90 931
Ofset +Platine +Massico 01/01/2006 77 550 - 77 550 - -
Compresseur 01/08/2011 183 - 183 - -
Plastifieuse 04/10/2014 10 000 - 7 875 2 125 625
GTO 10/06/2016 286 000 - 152 795 133 206 90 306
Outillages 442 - 442 - -
Matériel de transport 19 500 - 19 500 - -
Express 7 000 - 7 000 - -
Peugeot 206 12 500 - 12 500 - -
Installations
7 221 - 7 221 - -
générales, Agts et Amgts divers
Equipements de bureau 6 792 - 6 022 770 -
Matériel informatique 7 906 - 7 906 - -
Dépots et cautionnements 1 662 - 1 662 1 662
Total 418 132 - 280 370 137 763 92 593

53
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Etat de résultat provisoire 2020

En DT 2020

Produits d'exploitation
Revenus 236 062
Ajustement revenus 47 936
Autres produits d'exploitation -

Total produits d'exploitation 283 998

Charges d'exploitation
Variation des stocks produits finis et encours -
Achats de marchandises consommés 113 599
Achats d'approvisionnements consommés -
Charges de personnel 35 946
Dotations aux amortissements et aux provisions 45 000
Autres charges d'exploitation 15 074

Total charges d'exploitation 209 620

Résultat d'exploitation 74 378

Charges financières nettes - 3 000


Autres gains ordinaires -
Autres pertes ordinaires -

Résultat avant impôt 71 378

Impôt sur les bénéfices - 1 000

Résultat net de l'exercice 70 378

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Les principales hypothèses utilisées pour établir le business plan 2021-2025

En DT 2021 2022 2023 2024 2025

Matériel industriel / 20% 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000


Matériel de transport /20% 35 000

CA 5% 7% 10% 10% 10%
Achats de marchandises 40% 40%
40% CA 40% CA 40% CA
consommés CA CA
Chagres de personnel 5% 5% 5% 5% 5%
Recrutement/aug sal 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000

Loyer 19 200 5% 5% 5% 5%
Réparation 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000

Autres charges d'exploitation 5% 5% 5% 5% 5%

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Business Plan 2021-2025

En DT 2021 2022 2023 2024 2025

Produits d'exploitation
Revenus 298 198 319 072 350 979 386 077 424 685
Ajustement revenus
Autres produits d'exploitation - - - - -

Total produits d'exploitation 298 198 319 072 350 979 386 077 424 685

Charges d'exploitation
Variation des stocks produits
- - - - -
finis et encours
Achats de marchandises
119 279 127 629 140 392 154 431 169 874
consommés
Achats d'approvisionnements
- - - - -
consommés
Charges de personnel 39 744 43 731 47 917 52 313 56 929
Dotations aux amortissements
44 500 44 900 14 600 11 000 12 000
et aux provisions
Autres charges d'exploitation 38 028 39 930 41 926 44 022 46 223

Total charges d'exploitation 241 551 256 189 244 835 261 766 285 026

Résultat d'exploitation 56 647 62 883 106 144 124 310 139 658

Charges financières nettes - 4 000 - 5 000 - 5 000 - 5 000 - 5 000


Autres gains ordinaires - - - - -
Autres pertes ordinaires - - - - -

Résultat avant impôt 52 647 57 883 101 144 119 310 134 658

Impôt sur les bénéfices - 1 000 - 1 000 - 25 286 - 29 828 - 33 665

Résultat net de l'exercice 51 647 56 883 75 858 89 483 100 994

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