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« Le travail n’a pas pour but la production des richesses, mais la sustentation de l’homme. » R .

de la Tour du Pin

N° 9 sept 2009 royalismesocial.com


Eh bien ! Messieurs, je ne consentirai pas, quant à moi, à m’asseoir sur le
tombeau de la France !
Nous périssons parce que nous ne voulons pas nous sauver, et que nous sommes
un peuple partagé en deux parts : l’une qui s’endort au lendemain de chaque
tempête, sans souci de la tempête du lendemain, sous la tente qui lui offre un abri
de passage ; l’autre qui use ses forces contre la Révolution, sans point d’appui
suffisant pour la vaincre, et qui roule ainsi sans espoir le rocher sous lequel elle
retombe épuisée.
Messieurs, je parle aux uns et aux autres, mais peut-être à ceux-ci plus encore
qu’aux premiers, et je leur dis : Il n’y a plus d’illusion, plus d’hésitation
Albert de MUN possible! Si nous laissons les générations qui grandissent entre les mains de la
Extrait du discours prononcé à République, elle tuera en elles l’âme de la France. Hâtons-nous !
Vannes, dans une réunion
d’électeurs du département Le temps presse ! Le mal est déjà profond, demain il pourrait être sans remède.
du Morbihan, le 8 mars 1881.

SOMMAIRE
L LE ROI PÈRE DES PAUVRES :
Nos maîtres :
Hyacinthe de Gailhard-Bancel
Ce livre, à la confluence de
P 2, 3 et 4
l’histoire religieuse et de
L’UMP nous vole le dimanche l’histoire politique, propose
Michel FROMENTOUX d’étudier comment la charité,
P 5, 6 et 7 vertu chrétienne, est devenue
aux derniers siècles du Moyen-
Les sénateurs à la lanterne ! Âge une fonction politique : elle
Michel FROMENTOUX recouvre alors toutes les preuves
P 7 et 8 de l’amour que le roi doit porter
à ses sujets, notamment aux
Choisir un modèle plus pauvres d’entre eux. La
d’agriculture figure du roi, père des pauvres,
Guillaume CHATIZEL devient ainsi un des fondements
P 8 et 9
qui légitime le pouvoir
Les cours ne font pas tout
monarchique.
Patrice MALLET
P 10 Grâce à une documentation
riche et variée comme les Miroirs
Il y a dix ans : la crise des princes, les chroniques, les
Alliance-sociale.org comptes, les ordonnances, les
P 11 et 12 testaments ou encore
l’iconographie, l’auteur confronte
Les transporteurs routiers et l’élaboration du discours
l’UE théorique sur la charité avec
Jean-Philippe CHAUVIN l’attitude des rois et des reines
P 13 de France à l’égard des indigents
entre le XIIIè et le XVè siècle.
Les producteurs de fruits
victimes du libéralisme
L’étude met en lumière les
Jean-Philippe CHAUVIN
moyens utilisés par les théoriciens du pouvoir politique – auteurs de Miroirs
P 14
comme théologiens – pour présenter la charité envers les pauvres. Intégrée à
Le G.A.R. en mouvement chaque acte de gouvernement, celle-ci participe de la définition de la royauté
Frédéric WINKLER idéale. L’analyse des temps, des lieux et des modalités d’expression de la charité
P 15, 16 et 17 royale révèle ensuite la grande variété de la pratique des souverains français
envers les indigents (dons en argent ou en nature, soin des malades…).
Base doctrinale :
La division du travail Enfin, l’attention portée aux pauvres est rendue visible et publique par leur
P 18 participation à différents types de cérémonies comme celle du lavement des pieds
des pauvres le Jeudi Saint. Les indigents sont ainsi intégrés aux temps festifs et
Les origines de la législation rituels de la vie du royaume.
sociale en France
P 19 Le Roi, père des pauvres de Priscille Aladjidi aux éditions PUR
Contact :
actionroyaliste@yahoo.fr

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Nos maîtres

Hyacinthe de GAILHARD-BANCEL

Hyacinthe de Gailhard-Bancel était né, le jour de la pratiques dans le cadre de la profession et du terroir ;
Toussaint de l’an de grâce 1848, à Allex, dans cette et, lorsque, trente ans plus tard, la fragilité de sa gorge
partie de la Drôme qui sert de Marche commune à la obligera Albert de Mun à ne plus aborder la tribune que
Provence et au Dauphiné. Le village repose dans un lit pour de rares et brèves interventions, H. de Gailhard-
de la rivière, à mi chemin entre son confluent avec le Bancel, devenu son collègue, prendra le relais du grand
Rhône et la ville de Crest dont le fier donjon commandait parlementaire catholique. Mais nous n’en sommes pas
la porte du Diois. encore là. Brusquement, la mort soudaine du chef de
famille met fin à cet apprentissage providentiel.
C’est dans ce cadre villageois que grandira Hyacinthe Hyacinthe de Gailhard-Bancel dépouille la toge et
; c’est à l’école communale, alors dirigée par des Frères, abandonne la chicane pour venir remplir à Allex la tâche
qu’il apprendra à lire et à écrire. Mais l’enfant inquiète que Dieu avait dévolue aux siens : guider tout un petit
ses parents par une trop grande nervosité qui semble monde rural, le conseiller, l’aider, l’entraîner vers
l’épuiser ; ils se demandent s’il pourra supporter le le mieux, être enfin ce que Frédéric Le Play a défini
régime, alors assez rude, de l’internat pendant ses une « autorité sociale », ne tenant son ascendant
études secondaires. A quel conseiller que des services rendus.
sûr s’adresser autre que le saint
prêtre dont la réputation de Comme il prend dès le début
visionnaire prodigieux attire alors de son nouveau rôle au sérieux, il
véritables foules vers un misérable s’affilie dès ce moment à la
hameau des Dombes ? Société d’Agriculture de France
qui vient d’être reconnue d’utilité
La mère, en compagnie de publique et qui s’applique à
l’enfant trop fluet, prend donc le développer et à répandre dans
chemin d’Ars, et s’en revient tout le pays les meilleures
rassurée. L’abbé Jean-Baptiste méthodes de culture. Mais cette
Vianney a posé sa main sur la jeune action générale, il voudrait la
tête blonde, et a dit simplement : « décentraliser, la faire pénétrer
Madame vous pouvez mettre cet dans les campagnes les plus
enfant au collège. Il guérira et il vous reculées grâce à des associations
donnera beaucoup de consolations.» locales de paysans.
Une fois de plus l’homme de Dieu
aura été bon prophète, Hyacinthe …Mais M. le préfet de la
deviendra exceptionnellement Drôme, en rappelant à M.
robuste ; il vivra longtemps, et ce Gailhard-Bancel que la loi
n’est pas seulement pour sa mère française interdisait les
qu’il sera une source de consolations. associations de plus de vingt
personnes et en lui refusant
Le voilà donc élève à Montgré, l’autorisation demandée, eut tôt
près de Villefranche-sur-Saône, dans le célèbre collège fait de le ramener à une vue plus exacte des possibilités
que la Société de Jésus à créé pour la jeunesse du Sud- que la IIIè République offrait aux chimériques de son
Est. H. de Gailhard-Bancel y fera connaissance avec espèce !
toute l’élite de sa génération et y nouera bien des Par bonheur, le vote de la loi du 21 mars 1884 allait
amitiés qu’il retrouvera plus tard toutes prêtes à faire lui permettre de reprendre espoir.
équipe avec lui. Généreux, ouvert, vif, cordial, incapable Ce n’est pas que les auteurs de cette loi aient eu le
de feindre, intrépide aussi, l’adolescent promet déjà tout moins du monde l’intention de permettre aux paysans de
ce que l’homme fait tiendra. se grouper pour la défense de leurs intérêts
professionnels : lorsque son texte parvint sur le bureau
Après le baccalauréat, c’est la Faculté de Droit de du Luxembourg, aucun député n’avait songé, au cours
Grenoble, puis l’inscription au stage du Barreau de Paris. des longs débats qu’il avait suscités au Palais-Bourbon,
Nous sommes en 1872, à l’heure où La Tour du Pin et d’y insérer une clause qui intéressât les agriculteurs.
Albert de Mun, sous l’impulsion de M. Maignen, décident
de faire de l’œuvre des cercles Catholiques d’Ouvriers Dans l’ouvrage attachant où il a réuni les souvenirs
l’instrument pratique de la doctrine sociale catholique, et de sa vie syndicale et parlementaire. Les Syndicats
ce sera la grande chance de la vie de H. de Gailhard- Agricoles aux champs et au Parlement, M. de Gailhard-
Bancel que sa rencontre avec ces deux hommes dont il Bancel nous conte par quel heureux hasard un modeste
deviendra le disciple, l’ami et le compagnon de luttes. sénateur, qui n’eut pas, au cours de sa vie
C’est la Tour du Pin qui le marquera le plus de son parlementaire, d’autre occasion de passer à la postérité,
influence et qui le poussera vers les réalisations sociales devint le père du syndicalisme agricole :

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« Ce sénateur, M. Oudet, entrait dans la salle des qu’il les mette au service de ses citoyens. »
séances au moment où le Président donnait lecture du Exigeant pour lui, indulgent pour les autres, il n’eût
texte de l’article 3 de la loi, qui était ainsi conçu : « Les jamais songé à imposer à son entourage, comme une
syndicats professionnels ont exclusivement pour objet obligation, ce qui lui était nécessité personnelle. Mais il
l’étude et la défense des intérêts économiques, n’avait pas besoin d’exhorter pour entraîner, il lui
industriels et commerciaux. » suffisait d’obéir à sa règle de vie.
- Et pourquoi pas agricole ? demanda M. Oudet, Ce n’est pas lui qui proposa aux syndiqués de son
dans une interruption. terroir de faire une retraite fermée annuelle, c’est un des
- Pourquoi pas, en effet ? Et le Sénat à l’unanimité membres du syndicat d’Allex qui lui en donna l’idée en
décida que le mot agricole serait introduit dans le texte lui écrivant :
de l’article 3. » « Vous nous avez rendu beaucoup de services matériels
grâce au Syndicat, et nous vous en sommes bien
Il faudra un second hasard, non pas pour que M. de reconnaissants ; mais vous ne nous en rendez pas au
Gailhard-Bancel songe à utiliser ce texte pour créer un point de vue religieux, et pourtant ce serait bien
Syndicat Agricole à Allex, mais pour qu’il s’y décide. Le nécessaire. Pensez-y ; nous sommes quelques-uns qui
jeune maître des Ramières passe ses journées dans les attendons de vous ce service. »
champs à cette époque printanière, et, le soir venu, n’a
guère le loisir de lire ce qui s’est déjà fait ailleurs dans De cette requête devait naître ces retraites
cet ordre d’idées, ni l’envie de jeter sur le
papier des projets de statuts.
Heureusement, la Providence intervient à « Quand le bon Dieu, donne à un
nouveau : un cheval ombrageux et
effarouché, une voiture qui verse dans le
homme de l’influence, de la fortune, de
fossé, un bras gauche cassé…, et voilà
réunies les conditions de quinze jours
la vigueur, des loisirs, ce n’est pas
d’arrêt forcés à la chambre, au bout
desquels la rédaction des statuts du
uniquement pour son profit personnel
Syndicat Agricole d’Allex sera achevée ! Ils
seront déposés le 6 décembre 1884, trois
qu’il les lui donne, c’est pour qu’il les
mois après ceux des Syndicats Agricoles
de Poligny et de Die qui leur ont servi de
mette au service de ses citoyens. »
modèle ; et c’est le moment de prendre
acte que les trois premiers fondateurs de syndicats réservées aux membres des Syndicats et auxquelles la
agricoles : MM. Louis Milcent, de Fontgalland et de Trappe de N.D. d’Aiguebelle offrait son cadre discret et
Gailhard-Bancel sont trois catholiques et royaliste ombragé ; et aussi ces pèlerinages paysans à N.D. de
fervents. l’Osier et à N.D. du Laus où l’exposé du conférencier
agricole succédait au sermon du prédicateur.
Grâce à sa réussite dans le cadre de sa paroisse, il
ne fut pas difficile à M. de Gailhard-Bancel de faire M. de Gailhard-Bancel avait les dons naturels de
proliférer le syndicalisme agricole en Bas-Dauphiné. Dès l’orateur populaire : la voix chaleureuse dont un léger
1885, le village voisin de Grane crée son syndicat; en blèsement ne gâtait nullement le charme, la phrase
1886, toutes les communes appartenant aux deux ample, harmonieuse et bien construite, l’éloquence
cantons de Crest se constituent en sections syndicales simple et imagée, et, par-dessus tout cela, un accent de
du syndicat de Crest. En 1881, la contagion gagne les conviction ardente qui enflammait son auditoire.
cantons voisins, si bien que cette année-là est marquée Rapidement, il devint le conférencier attitré des
par la fondation de l’Union des Syndicats de la Drôme, Congrès cantonaux catholiques où une place était
sous la présidence de M. de Fontgalland. toujours réservée aux problèmes ruraux.

M. de Gailhard-Bancel avait une autre idée de la Le Dauphiné, la Provence, le Velay, le Lyonnais


doctrine sociale chrétienne. Etant partisan, au contraire, faisaient à l’envi appel à lui, et sa renommée devint si
d’une organisation corporative unitaire, il ne lui fût pas grande dans tout le Sud-Est que, lorsque les catholiques
venu à l’esprit d’accoler l’épithète de catholique aux du Haut-Vivarais (où paradoxalement, il n’avait jamais
Syndicats Agricoles qu’il préconisait. Mais, il trouvait été appelé !) cherchèrent, en 1898 un candidat capable
naturel que ces Syndicats, fondés dans n pays où le d’enlever la première circonscription de Tournon à la
catholicisme était la religion très largement dominante, franc-maçonnerie, c’est à M. de Gailhard-Bancel qu’ils
fussent imprégnés de la même atmosphère chrétienne firent appel.
que les villages où ils s’instituaient. Un esprit aussi L’apôtre du syndicalisme agricole s’était toujours
profondément croyant que le sien ne pouvait imaginer défendu d’avoir des visées politiques, afin de garder à
qu’il en fût autrement. C’est dans sa foi que lui-même son action corporative un caractère totalement
trouvait le jaillissement intarissable de son dévouement désintéressé. L’argument du danger grandissant que
envers son prochain ; comment eût-il pu penser qu’il en faisait courir à la France la politique de décatholicisation
fût autrement chez autrui ? : méthodique poursuivie par le gouvernement de la
« Quand le bon Dieu, se plaisait-il à redire, donne à République n’eût pas suffi à le déloger de cette position
un homme de l’influence, de la fortune, de la de principe. Il y fallut les instances pressantes du saint
vigueur, des loisirs, ce n’est pas uniquement pour évêque de Viviers, et, finalement l’ordre formel donné à
son profit personnel qu’il les lui donne, c’est pour sa conscience de fils de l’Eglise par Mgr Bonnet.

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Vainement objecta-t-il : « Mais, Monseigneur, je suis encore chez nous l’écho d’une reconnaissante
royaliste ! » Il s’entendit répondre : « Pas plus que moi, admiration.
cher M. de Gailhard ! Je ne vous demande pas de ne Tel fut le précurseur de l’Action Catholique Rurale.
plus l’être. Je vous demande simplement d’être candidat La Providence devait lui envoyer des épreuves à la
de défense religieuse et d’action sociale dans le cadre mesure de sa grade âme : la Grande Guerre lui prit trois
des institutions que la France s’est donnée. » de ses fils et sa fille unique, religieuse en exil.
Cette formule édulcorée de ralliement est la seule Cependant, la mort miséricordieuse, qui venait le
qu’il accepta jamais ; encore fut-elle pour lui un sacrifice prendre, après quatre-vingt-six ans de vie bien remplie,
méritoire ! le 22mars 1936, épargnerait à ses yeux de chair l’affreux
Sa candidature de 1898 fut un très honorable échec, spectacle de la mort de son fils Henry, ancien officier de
qui eut bientôt sa revanche, à l’occasion d’une élection marine, devenu à son tour le maître des Ramières et
partielle. Le 31 décembre 1899, Hyacinthe de Gailhard- l’animateur des Syndicats de la Drôme, arrêté par les
Bancel était élu député de Tournon. Il devait représenter F.F.I. à la Libération pour le crime majeur d’être syndic
jusqu’en 1924 cette pittoresque région des Boutières, départemental de la Corporation Paysanne, arraché à la
peuplée de montagnards rudes et énergiques que, prison de Valence par un assaut de P.T.P. communistes,
depuis les guerres de religion, le dualisme confessionnel sauvagement abattu sur une place de la ville, avec
fait s’affronter farouchement. défense à quiconque de recueillir le pauvre corps
martyrisé et livré pendant vingt-quatre heures aux
Les catholiques du Haut-Vivarais, qui retrouvaient en outrages de la populace…
lui leur foi intransigeante, l’adoptèrent avec
enthousiasme et lui vouèrent une fidélité dont le temps
n’usa point la ferveur. Chaque année, au premier
dimanche d’août, ils accouraient par milliers sur le haut
sommet où repose le corps de Saint-Jean-François Régis
qui garda leurs ancêtres de l’hérésie huguenote, et,
après la messe, célébrée en plein air dans le site
grandiose de Lalouvesc, ils acclamaient passionnément
leur député exaltant en termes magnifiques leur métier
et leur croyance. C’est là que nos yeux et nos oreilles
d’enfant ont vu et entendu celui dont le nom éveille

La soupe du Roi
Un mercredi sur deux, esplanade de la Gare Montparnasse à Paris nous nous retrouvons : soit devant, entre la
Gare et la Patinoire, selon la place, ou soit entre le Manège et le Kiosque de 19h à 20h30 - 21h.

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gants, chaussettes, chaussures, duvets, couvertures, tout ce dont on a besoin lorsque l’on dort dehors sont les
bienvenus pour nos amis du bitume. Marie-Laure 06 08 80 53 66

Pour assurer ce service à la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ, et par devoir à l'égard des pauvres, nous avons
besoin de votre soutien, de votre aide, de vos adhésions, de vos dons, chèques à nous faire parvenir à :

« Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades »


15 avenue de la Gare 78690 LES ESSARTS LE ROI.
01.34.84.85.45 / 06.82.44.10.83
ou Paul 01 34 86 36 61 / 06 50 29 27 26

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" Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades " vous en seront reconnaissants.
Les dons par chèque ou par virement bénéficient de la réduction d’impôt de 66%. Un reçu fiscal vous sera envoyé
pour votre déclaration d’impôt.
N'hésitez pas à vous engagez dans cette oeuvre charitable à l'égard des pauvres, surtout à une époque ou
l'appauvrissement de la France et le règne de l'argent, contrôlé par une minorité qui impose tout, se fait de plus en
plus ressentir...

Contactez le président de l'association : olivier.kimmel@gmail.com

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L’UMP nous vole le dimanche
Le président de la République s'obstine à tenir l'une des pires promesses de sa campagne
électorale.
Non sans hypocrisie, puisqu'il n'est pas question de remettre en cause le repos dominical, c'est
promis, juré... La généralisation des dérogations annonce pourtant un changement de société.

La bataille du dimanche a été chaude tout au long de la semaine dernière (en juillet) à l'Assemblée nationale. Sur
un sujet qui ne présentait aucune urgence (on sait qu'au moins 55 % des Français se prononcent contre le travail le
dimanche), l'affaire a été menée tambour battant en minutant le temps de parole de chaque groupe politique, comme
la Constitution, réformée l'an dernier, le permet.
Tout est donc prêt depuis le soir du vendredi 11 juillet pour que les députés adoptent ce mercredi 15 la quatrième
mouture du projet de loi de l'UMP Richard Maillé - un texte rendu embrouillé au possible afin de vaincre en douceur
les réticences des plus hostiles pour leur faire prendre les vessies pour des lanternes...

Le cabas de Mme Obama

M. Sarkozy, on le sait, s'accroche à ce projet de travail le


dimanche avec un entêtement quasi démentiel. Il croit mordicus
LE SAVIEZ-VOUS ? que cette atteinte aux mœurs sociales, familiales et religieuses
de la France a été le fleuron de ses promesses électorales,
pratiquement la seule qui vaille la peine d'être tenue... Dans son
élan, il ne rate pas une occasion de dire une ineptie...
Dimanche 1er jour de la semaine. Par exemple, le mardi 30 juin, profitant d'une table ronde sur
le développement du quartier de la Défense, il a demandé : «
Dimanche : Ce mot est issu du latin dies
Dominicus, signifiant «jour du Seigneur»,
Est-ce normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec
devenu plus tard diominicu. En Italien, ses filles visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup
doménica, en Espagnol et en Portugais de téléphone pour les faire ouvrir ? »
domingo et en Français, dimanche. Les Russes Façon d'apprendre à tous qu'il a le bras long et qu'il peut même
appellent le dimanche: le jour de la contourner la loi pour permettre à une grande dame de remplir
résurrection et, en effet, on commémore ce son cabas... sans souci évidemment du sort des caissières
jour là la résurrection de Jésus d'entre les obligées soudainement de faire garder leurs enfants...
morts, événement capital sur lequel se fonde
Non content d'afficher un tel mépris du peuple, le président
la foi des croyants. Ce fut le premier dimanche
de l'histoire…
élève à sa façon le débat : « Quel principe républicain cela
remet-il en cause ? » Républicain ? Nous ne savons pas. Mais
Les Romains associaient ce jour au Soleil (dies nous savons qu'au-dessus de la République et au-dessus de
solis) ; on retrouve encore cette étymologie l'agité du bocal élyséen, il existe des lois non écrites, dictées par
dans les mots anglais Sunday ou allemand l'ordre naturel qui veut que l'homme ne vive pas seulement de
Sonntag. pain et de rentabilité et qu'il puisse disposer chaque semaine
d'un jour pour se délasser, se cultiver, se consacrer à sa famille
Ce jour là n'étant pas chômé, les croyants dont
et prendre soin de son âme.
beaucoup étaient esclaves étaient obligés de
réunir avant de se rendre au travail ou après.
Voilà des préoccupations hors de portée d'un président qui n'a
Dispersés, souvent épiés, les chrétiens jamais le temps de regarder vers le ciel...
éprouvaient le besoin de se retrouver, de se
soutenir mutuellement, de prier ensemble et L'illégalité légalisée
de chanter au Seigneur.
Tout le crime que le romain Pline reconnaît aux
Nul doute que le texte sur le travail le dimanche sera voté ce
chrétiens est «de se réunir à date fixe, avant
le lever su soleil et de chanter des cantiques à
mercredi par la majorité UMP, avant de partir vers le Sénat.
Christ comme à Dieu ! Puis de se réunir tard le Nous en savons déjà les grandes lignes.
même jour pour partager un repas.» D'abord la dose obligatoire d'hypocrisie : il n'est pas question
de remettre en cause le repos dominical, c'est promis, juré par
M. Xavier Darcos, nouveau ministre du Travail, des Relations
sociales, de la Famille et de la Solidarité.
C'est aussi rassurant que la loi Veil affirmant garantir « le
respect de tout être humain dès le commencement de la vie »...
Mgr Aillet, évêque de Bayonne, l'a dit dès le 8 juillet : « Ce n'est
pas la première fois qu'en France, le législateur affirme
solennellement un principe, qu'il vide en fait de son contenu en
autorisant des dérogations qui sont telles que la règle ne tarde
pas à devenir l'exception. » En dépit des protestations
véhémentes de la gauche et de quelques députés UMP encore
courageux (Véronique Besse, Jacques Myard, Lionnel Luca...),

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les dérogations seront de deux sortes.

Les premières toucheront les grandes zones commerciales de


Le dimanche comme jour de repos dans la plus d'un million d'habitants, comme Paris, Lille et Marseille : ici,
culture gréco-latine remonte à un décret de
les autorisations aux établissements de vente au détail seront
l'empereur Constantin Ier, le 7 mars 321: " Au
jour vénérable du soleil, que les magistrats et accordés pour cinq ans dans chaque zone caractérisée par « des
les habitants se reposent et que tous les habitudes de consommation dominicale » et qu'on appellera «
ateliers soient fermés ". Du fait que ce jour est PUCE » (périmètre d'usage de consommation exceptionnelle).
aussi le jour de la résurrection du Christ, Lyon, où tous les élus locaux sont contre, n'en fait pas partie
"Soleil de justice" selon les chrétiens, il comme si les Lyonnais n'avaient pas d'habitudes de
l'imposa aussi aux chrétiens de Rome. Par ce consommation dominicale... ; gageons qu'ils ont la sagesse de
décret, il établissait une conciliation entre les faire leurs courses le samedi ! Dans ces zones à "puces", les
deux principales religions de Rome et de
salariés "volontaires" bénéficieront d'un repos compensateur et
l'empire : c'était bien dans l'esprit de l'Édit de
Milan (313) qui était un véritable édit de d'une rémunération double de celle d'un jour de semaine.
tolérance. En fait le projet revient à une amnistie pour les
contrevenants, puisque, par exemple, Plan de Campagne, sur les
PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE : terres de M. Maillé, se trouve dans l'illégalité depuis quarante
ans chaque dimanche et ne le sera plus !
En France, le calendrier grégorien fut
supprimé, sous la Convention nationale, par
une commission spécialisée. La Révolution
Un changement de société
française mit en place un calendrier
républicain, avec des semaines de dix jours. Le
dimanche était donc supprimé. Cela posa des
problèmes de repos dans les campagnes,
puisqu'on n'avait qu'un jour sur dix pour se
reposer.

Cela causa aussi des difficultés dans les


régions frontalières, pour les échanges
économiques.

On instaura le culte de la Raison et de l'Être


Suprême, ainsi que diverses mesures de
déchristianisation. Les églises étaient fermées
en France, et transformées en entrepôts,
temples de la paix...
Le calendrier grégorien et le dimanche furent
rétablis en 1806.

La France fit ainsi une expérience


relativement unique dans l'Histoire des
civilisations, de tentative de remplacement du
calendrier à sept jours, avec ce qui
correspondait au repos dominical.

RÉTABLISSEMENT DU REPOS
DOMINICAL : Les autres dérogations concerneront les communes
touristiques. On était là dans un tel flou qu'il a fallu inventer une
En 1906, la loi du repos dominical a consacré expression nouvelle. Comme "communes touristiques" désignait
le dimanche comme jour de repos en France. 500 sites selon le code du Travail, et 6 000 selon le code du
Tourisme, on parlera désormais de « communes d'intérêt
touristique » - concept qui deviendra vite élastique...
Dans celles qui obtiendront avec ce label le droit d'ouvrir le
dimanche toute l'année, le texte de loi ne prévoit pas de
contrepartie pour les salariés qui travailleront ce jour-là tout
naturellement : on devra vite dénouer bien des imbroglios entre
patrons et syndicats.
Sur le papier, le volontariat reste de règle, il est même
déclaré « réversible » pour ceux qui voudront cesser de sacrifier
leur dimanche. Mais qui peut croire qu'il sera facile de résister
aux pressions de l'employeur masquées sous des avantages
financiers ou aux moqueries des collègues de travail ? Le cas
d'Oyonnax, où des employés d'un magasin viennent d'être
licenciés pour « insubordination » parce qu'ils ont invoqué des
raisons familiales de rester chez eux le dimanche, n'est qu'un
avant-goût de ce que va engendrer ce texte compliqué quand il
sera livré à l'interprétation de tous les pinailleurs de plus ou
moins bonne foi.

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Et qui ne voit que, même encadrées, ces dérogations, allant bien au-delà du cas des commerces de première
nécessité que tout le monde reconnaît, entament à tout jamais le respect du repos dominical ? M. François Cherèque,
secrétaire général de la CFDT, s'est montré très lucide au Grand Jury RTL le 5 juillet dernier : « Quand vous aurez
cela en région parisienne, en région marseillaise, et dans 500 villes ou plus touristiques, on aura une forme de
généralisation du travail du dimanche sans s'en rendre compte, qui changera la vie de beaucoup de personnes. On
aura créé un changement de société. »
On s'oriente en effet vers une semaine uniforme et blafarde où tous les jours seront les mêmes, voués à faire du
fric, sans jamais un sourire d'en-haut. Pire encore, le jour de loisir de tel employé ne coïncidera plus avec celui de son
conjoint, ni avec celui de ses enfants. Ce texte est une prime intolérable à l'individualisme et à la négation du droit de
la famille.
Toutes ces destructions pour rien, car malgré les délires de M. Darcos, le travail le dimanche n'enrichira ni les
entreprises ni la société et ne créera pas d'emplois : le porte-monnaie des ménages n'est pas extensible et ce qu'ils
auront acheté le dimanche il ne l'achèteront plus le reste de la semaine. On risque seulement de les inciter à se
surendetter...

Une fois de plus, en s'écartant de la sagesse traditionnelle chrétienne, on livre les salariés au totalitarisme du
marché. Il y a un siècle et demi que les catholiques sociaux, le plus souvent royalistes, le disent et le montrent.
Changer la société n'est pas du ressort de l'État. En croyant attacher son nom à la suppression du Jour du Seigneur,
M. Sarkozy risque de rester dans l'Histoire comme l'homme ayant préparé le retour de l'esclavage.

Michel FROMENTOUX AF2000 N°2775

Les sénateurs à la lanterne !


Par six voix de majorité, le Sénat a adopté la loi multipliant les dérogations contre le repos
dominical. Désormais, la balle est dans le camp du Conseil constitutionnel. Retour sur les derniers
épisodes de la bataille parlementaire.

Comme nous pouvions le prévoir avec regret dans notre dernier numéro, les députés ont voté, de justesse, le
mercredi 15 juillet par 282 voix contre 238, la loi sur le travail du dimanche.
On comptait sur la Chambre Haute pour au moins freiner (à un "train de sénateur"...) les ardeurs antichrétiennes des
courtisans de Nicolas Sarkozy. On a même cru un temps que, ce mercredi 22 juillet, au palais du Luxembourg la
gauche parviendrait à faire passer l'un de ses 140 amendements qui eût bloqué la machine en nécessitant une
commission mixte interparlementaire pour rédiger un nouveau texte...

Un peu de finesse

Une fois n'est pas coutume, reconnaissons que les élus


socialistes et communistes ont su trouver les formules
justes. Même Martine Aubry réussit à montrer un peu de
finesse : « Nous demandons le respect du dimanche pour
que chacun, croyant ou non croyant, puisse le consacrer à
son ouverture aux autres, à toutes les activités non
marchandes qui font la grandeur de notre société. »
Plusieurs autres voix se sont élevées pour défendre le
dimanche, ce jour que les Français doivent avoir en commun
pour se donner à la famille, aux amis, aux loisirs, aux
activités culturelles, à la transmission entre générations...
Ce jour-là, la gauche française n'était pas « la plus bête
du monde », tandis qu'à droite, en dépit de l'UMP Marie-
Thérèse Hermange qui a osé crier (citée par le site du Salon
Beige) : « Le dimanche c'est le jour du rendez-vous avec
l'autre, pour les chrétiens, le Christ appelle à un rendez-
vous », peu d'élus du parti du président eurent le courage de résister.

Majorité étriquée

C'est ainsi que dans la nuit du 22 au 23, les sénateurs ont voté la loi sans la moindre modification, à une majorité,
reconnaissons- le, plus étriquée qu'à l'Assemblée nationale. 165 contre 159 : si seulement six élus avaient eu quelque

ASC – royalismesocial.com - 2009 7


chose dans le ventre, le dimanche aurait été sauvé. La démocratie, c'est cela : tout se joue comme sur un coup de
dés...
Là-dessus, députés et sénateurs se sont souhaités bonnes vacances.
Gageons que tous n'iront pas bronzer la conscience tranquille...
Plus que jamais envoyons-les "à la lanterne" !

Une loi inapplicable

Faut-il pour autant baisser les bras ? Point du tout ! Il reste un espoir. Le Conseil constitutionnel est d'ores et déjà
saisi par les parlementaires socialistes, lesquels ont un argument de poids pour attaquer la loi : selon le texte voté,
comme nous le disions dans le dernier numéro, les salariés travaillant le dimanche dans un périmètre déclaré d'usage
de consommation exceptionnelle (PUCE) toucheront une rémunération double, tandis que les autres, ceux des zones
déclarées touristiques et thermales, ne recevront aucune contrepartie obligatoire. Ces derniers seront donc à la merci
du bon vouloir de leurs employeurs, maîtres absolus des jours et des heures, qui pourront les traiter en esclaves...
Cette inégalité entre salariés est absolument contraire au droit du travail.

Le Conseil constitutionnel devra examiner cet argument comme aussi celui du manque de lisibilité d'une loi qui
définit mal quelles communes ont le droit de se déclarer zones touristiques. À tout le moins, apparaissent déjà les
énormes difficultés d'application de la loi ficelée à la va-vite seulement pour ne pas déplaire au capricieux locataire de
l'Élysée qu'anime une maladive frénésie antichrétienne....

Tyrannie

De toute façon, quoi qu'en pense la Conseil constitutionnel, disons-nous bien qu'une loi aussi contraire au bien
commun ne mérite aucun respect et que contraindre quiconque à lui obéir relèverait de la tyrannie. Faire du fric le
dimanche est de l'ordre de la loi écrite qui passe, se reposer l'âme et l'esprit ce jour-là est de l'ordre de la loi non
écrite qui demeure ; Antigone nous montre depuis l'Antiquité que cette dernière vaut tous les sacrifices.

Contre le "temps marchand", contre le primat de l'économique sur l'humain, contre cette volonté d'empêcher les
Français de vivre au rythme de leur famille, un front du refus ne manquera pas de se créer, dans le but d'envoyer
cette loi inique « au placard » selon l'expression de Civitas qui organise déjà la riposte. Une fois de plus, en matière
sociale, les chrétiens, héritiers des catholiques sociaux qui défendirent jadis les ouvriers contre le grand capital,
doivent faire entendre leur voix, une voix qui n'est en rien celle de la "droite"...

Michel FROMENTOUX - AF2000 N° 2776

Choisir un modèle d’agriculture


La crise des producteurs laitiers préfigure celle qui guette l'ensemble de l'agriculture. La
dérégulation et le libéralisme ne permettront pas la survie du modèle paysan de nos exploitations
familiales alors que les grands groupes s'organisent déjà pour industrialiser la production de matières
premières agricoles.

À chaque fois qu'ils se lèvent le matin pour assurer la traite du troupeau, les producteurs laitiers sont assurés de
perdre de l'argent : selon les organisations professionnelles, les charges des exploitations sont estimées au minimum
à 260 euros pour 1 000 litres de lait produit, alors que le lait livré aux coopératives ou aux industriels privés atteint
un niveau historiquement bas, à 210 euros les 1 000 litres.

Dans toute la France, les éleveurs laitiers sont mobilisés pour protester contre un effondrement des cours de 30 %
en un an, et sensibiliser les consommateurs à la question des marges des industriels et des distributeurs.

La dérégulation à l'origine de la crise

C'est un double problème européen et national qui est à l'origine de cet effondrement des cours. Au niveau
européen, l'Union européenne a engagé, depuis 2004, le démantèlement progressif des outils de régulation du
secteur. La taxe à l'importation, les restitutions à l'exportation et les aides à l'incorporation de lait écrémé dans les
poudres animales ont peu à peu été supprimées.

Même si la suppression de ces aides a été accompagnée d'une aide directe laitière sous forme de DPU (droits à
paiement unique), elle n'a pas été intégralement compensée. Et la perspective d'une réforme de la politique agricole

ASC – royalismesocial.com - 2009 8


commune a également été accompagnée d'un assouplissement des quotas laitiers qui augmenteront de 9 % sur huit
ans, avant leur suppression totale prévue en 2015. Bien au delà de la crise française, la question du prix du lait
concerne donc l'ensemble des 100 000 producteurs de lait européens regroupés au sein de l'European milk board.

Organiser les marchés

Et à quelques jours des élections européennes du


7 juin, le problème embarrasse particulièrement
Michel Barnier, qui conserve sa double casquette de
ministre de l'Agriculture et de responsable de la
campagne européenne de l'UMP. D'autant que c'est
au cours de la présidence française de l'Union
européenne qu'a été décidée l'augmentation
progressive des quotas laitiers, même si le ministre
déplore aujourd'hui que le commissaire européen à
l'Agriculture, Mme Mariann Fischer Boel, refuse de
revenir sur le compromis négocié à l'époque et
estime nécessaire de « préserver d'une manière ou
d'une autre » un système de maîtrise du prix du lait.
La crise du lait prend ainsi place au coeur de la
campagne européenne et pour Germinal Peiro,
secrétaire national PS à l'Agriculture, la crise du
secteur laitier est un des « exemples des dérives
libérales de la politique européenne cautionnée par
Nicolas Sarkozy et Michel Barnier ».

Mais pour le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, il serait injuste d'attribuer à l'Union
européenne l'entière responsabilité du problème. Le leader centriste dénonce la « décision désastreuse » de la
direction générale de la concurrence et de la consommation qui, en mai 2008, a enjoint l'interprofession laitière de
cesser toute recommandation d'évolution du prix du lait, jugeant cette pratique anticoncurrentielle.

Avant cette intervention de la DGCCRF, producteurs et industriels se mettaient d'accord pour lisser les effets des
marchés sur douze mois, à la hausse comme à la baisse, pour éviter les à-coups du cours des marchés mondiaux. «
Si l'on veut sauvegarder pas seulement les productions mais les producteurs, pas seulement des volumes de lait mais
les exploitations qui les produisent, il faut que la France défende activement l'idée d'une organisation des marchés.
Je suis pour, à l'échelon européen, le maintien des quotas laitiers et à l'échelon national la reprise du travail
sérieux qui était conduit depuis des décennies et permettait de définir des prix de référence : ils étaient un atout pour
les industriels parce qu'ils effaçaient les prix hauts du marché et un atout pour les producteurs parce qu'ils effaçaient
les prix bas, ce qui a sauvé le métier de producteur laitier, les exploitations » a déclaré François Bayrou.

Seulement des fermes-usines ?

Si une solution n'est pas trouvée, c'est le modèle français des exploitations familiales qui pourrait se trouver
menacé alors que, dans le monde entier, se développent des fermes usines rassemblant plusieurs milliers de bovins.
Face à la hausse du prix du lait « plusieurs leviers peuvent être actionnés et notamment le développement de
fermes géantes » estime le groupe Danone qui, en Arabie Saoudite, a contribué à installer tout près de ses usines la
plus grande ferme du monde, qui compte 30 000 vaches. Reste à savoir si, en France, c'est ce modèle de
développement que souhaitent les citoyens...

Guillaume CHATIZEL

SACR TV la télévision
internet 100 % royaliste:

www.sacr.fr

ASC – royalismesocial.com - 2009 9


Les cours ne font pas tout
La stabilisation des marchés financiers indique-t-elle la fin prochaine de la crise économique ? Rien
n’est moins sûr et la désillusion risque d’être cruelle.
La chute de la production se compare à celle observée après 1929...

L'optimisme, toujours l'optimisme...


S'il y a une chose qui réunit les adeptes du grand marché mondialisé, c'est bien la croyance indéfectible dans le
caractère fondamentalement bienfaisant des mécanismes économiques et financiers laissés à leur libre cours. Pour
ces doctrinaires, il s'agit d'attendre qu'une "main invisible" – directement sortie d'une caricature de la pensée d'Adam
Smith – fasse son office et rééquilibre un système dont la splendeur passée renaîtra de ses cendres après la purge
nécessaire.
Illustration : ils nous affirment que la reprise économique n'est pas loin en relevant ici le petit rebond actuel des
cotations boursières ou là une réduction marquée des écarts des taux d'intérêts entre actifs risqués et moins risqués.

Naïveté coupable

Selon les plus hautes autorités du FMI, la situation serait donc en voie de stabilisation et le retour de la croissance
se profilerait pour 2010. Déjà, des voix se font entendre dans notre pays pour évoquer la gestion de l'après crise
économique, notamment sur les questions des prélèvements obligatoires et de la gestion des déficits publics.
Croire que le pire est derrière nous est faire preuve d'une naïveté bien coupable. Certes, le rythme du déclin
économique ralentit, mais envisager aujourd'hui un redressement semble relever de l'utopie. En effet, aux États-Unis
ou au Japon, la chute de la production manufacturière peut se comparer à celle observée après le krach de 1929. Si la
planète ne connaît pas de dépression comparable à celle des années trente, le mérite en revient à l'intervention des
États et à l'ampleur de leurs plans de relance.
L'effort de la puissance publique est à ce titre considérable.
En effet, le déficit budgétaire réel de la zone OCDE devrait atteindre, l'année prochaine, 8,7 % du produit intérieur
brut pour un déficit structurel de 5,2 %. Ces chiffres s'élèveraient respectivement à 11,9 % et à 8,2 % pour les États-
Unis. Parallèlement, trois des plus grandes banques centrales du monde – Fed, banques centrales du Japon et
d'Angleterre – conduisent des politiques non conventionnelles et ont adopté des taux directeurs proches de zéro pour
tenter de raviver le crédit.
Il est impossible qu'un tel activisme ne donne pas de résultat et que nous n'assistions pas à une normalisation
partielle des marchés financiers.

Faillite du crédit

Mais sur le fond la situation de l'économie mondiale reste inchangée.


Les quelques mesures symboliques, prises au niveau international, sur le contrôle des fonds spéculatifs et des
paradis fiscaux n'auront que peu d'impact. Pire encore, il est malheureux de constater que si la majorité des mesures
permettent d'amoindrir les conséquences de la crise, elles ne constituent nullement une réponse à ses véritables
origines.
En effet, alors que l'attention médiatique était portée sur la spirale descendante des marchés financiers, rares sont
ceux qui ont souligné qu'il s'agissait avant tout d'une faillite du crédit, et notamment du crédit aux ménages.
Avec une dette moyenne de 170 % du revenu disponible brut au Royaume-Uni ou de 140 % aux États-Unis, il
était inévitable que l'insolvabilité des débiteurs éclate au grand jour en balayant tous les artifices financiers et, en
particulier, celui des subprimes. Ainsi, au-delà du fonctionnement erratique des marchés financiers, la principale
difficulté qui doit être surmontée aujourd'hui est une crise de la demande mondiale.

Le spectre de la déflation

Comme nous l'avons vu, le recours au crédit n'a pu apporter qu'une solution temporaire et extrêmement coûteuse
à cette crise de la demande. Le problème reste aujourd'hui entier, car en organisant le transfert de la production
manufacturière vers des territoires toujours moins coûteux, la mondialisation des échanges a mis en place d'énormes
surcapacités de production tout en affaiblissant la demande globale, par la compression de la rémunération du travail
dans tous les pays de la planète. La contraction de plus d'un tiers du volume du commerce international, au cours du
premier trimestre 2009, donne une idée de l'ampleur des ajustements qui sont en train de s'effectuer.
À ce rythme, une autre menace risque de s'abattre sur l'économie mondiale. Il s'agit de la déflation, ce cycle au cours
duquel l'économie est paralysée par l'atonie de la demande et qui rend impossible toute relance par les outils
monétaires. Ce cycle dont le Japon a souffert durant plus de dix ans à la suite de l'éclatement de sa bulle spéculative
en 1991. En bref, les optimistes en seront pour leurs frais.

Patrice MALLET AF 2000 N°2770

ASC – royalismesocial.com - 2009 10


Il y a dix ans : la crise
En octobre 1998, Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie en 1988, publiait 3 longs articles dans « le Figaro » sur
ce que l’on appelait déjà la crise financière mondiale. A l’époque, de gros mouvements sur les monnaies avaient
entraîné l’effondrement des bourses asiatiques et russes. Quelque temps avant, en 1992, les spéculations d’un G.
SOROS avaient obligé la Grande Bretagne à dévaluer la Livre. On constatait aussi des évolutions de cours de bourse
très importantes d’un jour sur l’autre.

1ère remarque de M. Allais : « Les grandes institutions internationales sont bien plus occupées par les pertes des
spéculateurs (indûment qualifiés d’investisseurs) que par le chômage et la misère engendrés par cette spéculation. »

Il accuse en premier lieu le mécanisme de


création monétaire ex nihilo par les banques
d’augmenter les risques financiers. C’est aussi une
constatation faite par l’Alliance Sociale qui préconise
depuis ses débuts l’exclusivité de la création de
monnaie par les banques centrales.

2ème proposition : « L’efficacité de l’économie,


comme l’équité, implique que les engagements
réciproques soient respectés… et que ni les
créanciers ni les débiteurs ne soient spoliés ». A cet
effet, il préconisait l’indexation de tous les
emprunts, « réductrice d’incertitude quant à
l’avenir.»

A propos de la spéculation, il écrivait : « le


monde est devenu un vaste casino où les tables de
jeu sont réparties sur toutes les longitudes et toutes
les latitudes. Le jeu et les enchères, auxquelles
participent des millions de joueurs, ne s’arrêtent
jamais. Aux cotations américaines se succèdent les
cotations à Tokyo et à Hong-Kong, puis à Londres,
Francfort et Paris. Partout, la spéculation est
favorisée par le crédit puisqu’on peut acheter sans
payer et vendre sans détenir. » Comme on peut le
constater en cette fin d’année 2008, la spéculation
aboutit à « une dissociation entre les données de
l’économie réelle et les cours nominaux » engendrés
par ladite spéculation.

« L’économie mondiale tout entière repose


aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de
dettes prenant appui les unes sur les autres dans un
équilibre fragile »… « Toutes les grandes crises du
XIXème et du XXème siècle ont résulté du
développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation. ». M. Allais dénonçait déjà « l’instabilité
potentielle permanente du système bancaire… dans l’incapacité absolue de faire face à des retraits massifs des dépôts
à vue ou des dépôts à terme arrivant à échéance, leurs actifs n’étant disponibles qu’à des termes plus éloignés. »
Autrement dit, les banques utilisent leurs dépôts à vue ou à court terme pour faire des prêts à long terme

Pour sortir de ce « cancer qui ronge irrémédiablement les économies de marché de propriété privée », M. Allais
proposait de revenir au droit régalien des états de battre monnaie, d’interdire donc à toutes les autres institutions
financières d’en faire autant, puis d’empêcher de prêter à long terme de l’argent déposé à vue ou à court terme
(3ème proposition).

Pour diminuer les mouvements erratiques des bourses, il suggérait de supprimer les spéculations sur les indices et
les produits dérivés qui sont des moyens de gagner (ou de perdre) de l’argent virtuel mais monétisable, ces
opérations s’apparentant plus à des jeux de casino qu’à des placements. Quand empêchera-t-on la création de
revenus non gagnés, ne correspondant pas à des services rendus ?

Depuis dix ans, la généralisation d’internet a facilité grandement les mouvements boursiers puisqu’en quelques
«clics» on peut acheter ou vendre tous les produits boursiers offerts depuis chez soi. Si on le désire, on peut faire

ASC – royalismesocial.com - 2009 11


plusieurs dizaines ou même centaines d’opérations tous les jours, d’où l’amplification des écarts de cours d’un jour
voire d’une heure à l’autre. N’oublions pas non plus que la plupart de ces affaires peut se faire à crédit.

M. Allais avait déjà senti que la cotation continue des valeurs était néfaste et il préconisait une seule cotation par
jour sur chaque place. Les coûts seraient dès lors diminués.

Enfin, exhortant nos responsables à tenir compte des enseignements du passé, il réclamait la création «
d’institutions monétaires et financières appropriées, permettant un fonctionnement efficace et équitable d’une
économie de marchés. » (4ème proposition). En conclusion, il dénonçait la « succession de doctrines dogmatiques,
toujours soutenues avec la même assurance, mais tout à fait contradictoires les unes avec les autres, tout aussi
irréalistes et abandonnées les unes après les autres sous la pression des faits. » Réaliste cependant, il constatait « la
tyrannie du statu quo » et craignait à juste titre que l’arrivée de grands malheurs soit nécessaire pour faire les
réformes indispensables.

« Partout se manifeste une régression des valeurs morales, dont


une expérience séculaire a montré l’inestimable et irremplaçable
valeur. Le travail, le courage, l’honnêteté ne sont plus honorés.
La réussite économique, fondée trop souvent sur des revenus
indus, ne tend que trop souvent à devenir le seul critère de la
considération publique. »
M. Allais : « L’Europe face à son destin » (1992)

Voici maintenant les déclarations de G. Soros, qui se vante d’être un spéculateur ;

Dans « Le défi de l’argent »(1996), il reconnaît « qu’il y a quelque chose d’obscène dans le fait qu’on puisse
comme lui, gagner autant d’argent avec de l’argent en comparaison avec le salaire d’un ouvrier ». Il continue ainsi : «
Le culte du succès, ultime critère de valeur aujourd’hui, est devenu une source d’instabilité, car il annihile la capacité
à établir la différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux… L’argent devient valeur ultime… dangereuse absurdité
! … sans valeurs communes et sans équilibre des pouvoirs, notre civilisation va être anéantie. »

Dans « La crise du capitalisme mondial » (1998), il insistait : « l’élévation du profit au rang de principe moral
est une absurdité » et il allait jusqu’à traiter le libéralisme de « darwinisme social », Marx et Freud « d’alchimistes
sociaux» !

Aux critiques qui lui reprochaient des activités en contradiction avec ces déclarations, il rétorquait qu’il avait
toujours été respectueux des lois et que, si les lois permettaient toutes ces transactions financières douteuses, il
fallait s’en prendre aux hommes politiques.

Manifestement, nos sociétés ne sont pas encore soumises au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ…

Alliance-sociale.org

ASC – royalismesocial.com - 2009 12


Les transporteurs routiers et l’UE
Les routiers français sont confrontés à la concurrence de sept nouveaux pays européens. Cela ne
sera pas sans conséquences sociales, voire écologiques. Or, qu'elle soit libérale ou étatiste, ce n'est
pas l'idéologie économique qui doit primer, mais la juste conciliation entre la raison économique et le
coeur social.

La libéralisation des transports voulue et désormais Du coup, un conducteur français coûterait 1 000 à 1
imposée par l’Union Européenne n’est pas toujours une 200 euros plus cher par mois qu’un conducteur d’un
bonne chose, loin s’en faut, sans doute parce qu’elle est autre pays européen. « Les prix des concurrents
faite sans forcément en penser les conséquences européens sont 15 à 20 % moins chers que les nôtres
sociales… Dernières victimes en date : les transporteurs dans un secteur où les marges sont de 1,5 % », explique
routiers français qui, depuis le 1er mai dernier, doivent Jean-Paul Deneuville, délégué général de la FNTR.
faire face à l’ouverture du cabotage routier à 7 nouveaux Conséquence : les entreprises françaises perdent des
pays de l’UE, principalement d’Europe centrale et parts de marché sur leur sol et ne peuvent même pas
orientale. aller caboter à l’étranger puisqu’elles ne sont pas
compétitives. »
Le cabotage consiste à acheminer des marchandises
d’une ville française à l’autre, et cela sur des parcours On voit là le problème que peut poser une législation
souvent mal ou pas desservis par les trains de fret, européenne qui « uniformise sans distinguer », au risque
parfois en raison d’un surcoût d’exploitation trop de revenir sur des « droits sociaux acquis » qui, dans ce
important mais aussi du simple fait que n’existe aucune cas précis, n’ont rien d’injustes ou de choquants quand
ligne de chemin de fer reliant ces deux villes. Ainsi, le on connaît le travail des chauffeurs routiers. En somme,
cabotage permet une « desserte fine » au sein du la législation de l’Union semble niveler les droits
territoire français, et il est particuliers des uns et des
difficile de le remplacer dans autres acquis au sein des Etats
de nombreux cas. Mais cette qui, tous, ont une histoire
libéralisation, déjà existante sociale différente dans le
pour les sociétés de transport temps comme dans les
d’une bonne quinzaine de applications, au seul motif d’un
pays de l’UE depuis quelques libre-échange et d’une libre
années et encore renforcée le concurrence qui ne
1er mai, risque d’avoir un reconnaîtrait plus (ou avec
effet pervers, c’est de rendre mauvaise grâce) de droits
le ferroutage ou le transport collectifs catégoriels.
fluvial financièrement moins
attractifs entre certaines Néanmoins, il n’y a pas de
villes aujourd’hui fatalité à cette situation et la
correctement connectées France peut encore, en arguant
entre elles, et d’encombrer du principe de subsidiarité
encore plus les routes de inscrit dans le traité de
France, déjà surchargées. Maëstricht, légiférer pour protéger ses entreprises et ses
emplois du transport routier, comme le réclament
Mais sur le plan social, la situation est encore plus d’ailleurs les routiers français. Cela peut aussi
inquiétante, car elle risque d’entraîner la mort de s’accompagner d’une stratégie visant à favoriser un
nombreuses entreprises de transports et la destruction meilleur et plus fréquent recours des routiers au
de milliers d’emplois français. Effectivement, les ferroutage, au transport fluvial et au merroutage, en
transporteurs français ne sont pas à égalité avec leurs échange d’un texte législatif protecteur, ce qui aurait
collègues des autres pays européens, pour la bonne l’avantage de diminuer l’impact des activités de transport
(façon de parler…) et simple raison que la législation sur les réseaux routiers et sur l’environnement : d’une
européenne se veut plus « libérale » que la française, et pierre deux coups !
qu’elle privilégie « la liberté du travail » (chère aux
constituants de 1791 dans notre pays) au détriment D’autre part, la France doit aussi savoir dire «
(dans ce cas précis mais aussi dans beaucoup d’autres) non » à la Commission européenne quand celle-ci
des droits de ceux qui travaillent. lui enjoint de libéraliser à tout crin : toute
En effet, comme le rapporte « Le Figaro » (samedi 2- libéralisation n’est pas forcément bonne en soi. Là
dimanche 3 mai 2009), « à la différence des autres pays encore, ce n’est pas l’idéologie économique (dans un
européens, la France a en effet conservé sa législation sens comme dans l’autre d’ailleurs car l’étatisme et
du travail pour les conducteurs de poids lourds. Le droit l’assistanat sont tout aussi néfastes) qui doit primer mais
français comptabilise comme temps de travail « tout le la juste conciliation entre la raison économique et le
temps passé au service de l’employeur », alors que la cœur social.
législation européenne exclut les temps d’attente qui
sont légion dans ce métier. Jean-Philippe CHAUVIN

ASC – royalismesocial.com - 2009 13


Les producteurs français de fruits et légumes
victimes du libéralisme
Le monde agricole est un peu plus inquiet encore, si cela était possible au regard des nombreuses crises qui le
touchent durement depuis quelques temps (crise du lait, problème de l’écoulement des fruits de saison, attitude peu
accommodante des grandes surfaces et centrales d’achat, etc.) : les producteurs de fruits et légumes français sont
mis en cause par la Commission européenne dans une affaire d’aides versées par l’Etat français entre 1992 et 2002.
Ainsi, la Commission de Bruxelles demande le remboursement d’environ 500 millions d’euros, sous peine de
condamner la France à lui payer des astreintes financières lourdes.

Et pour quelle raison l’Union européenne


intervient-elle dans une affaire intérieure ? Une
fois de plus, c'est le principe majeur du
libéralisme qui est mis en avant par la
Commission européenne, c'est-à-dire « la libre
concurrence non faussée » (sic, quand on
connaît la réalité...) inscrite dans le marbre du
droit communautaire de l’UE, pour s'en prendre
aux producteurs français à nouveau montrés
du doigt et fustigés par tous ceux qui s’en
prennent aux « privilégiés » (sic, quand on
connaît là encore la situation de ces
producteurs !).

Soyons clair : ces subventions n'ont pas été


volées, loin de là, et il suffit de voir les
conditions de travail, de revenus et de vie des
agriculteurs pour le constater (à part quelques
"gros" qui, eux, n'ont rien à craindre de
l'UE...). N’oublions pas que ces aides sont intervenues dans un contexte difficile pour les producteurs français qui
devaient faire face à une concurrence fort indélicate des producteurs espagnols et italiens (le coût de la main d’œuvre
n’est pas exactement le même de ce côté-ci des Pyrénées et des Alpes, et cela fausse bien des échanges…) et à la
pression des grandes surfaces pour vendre moins cher et dégager plus de profits !

La Commission européenne qui s'en prend déjà régulièrement aux produits du terroir et a poussé à une
"modernisation" qui a mené au productivisme (il suffit de relire les rapports sur la PAC des années 60-70 pour s’en
convaincre, c'est édifiant !) et à l'élimination sur le terrain de millions d'exploitations en Europe (une chanson de
Gilles Servat le rapportait déjà très bien dans les années 70 !) poursuit son sale boulot de « libéralisation », politique
qui ne favorise que les grands intérêts, cette « fortune anonyme et vagabonde » caractéristique de la globalisation
contemporaine : triste, vraiment triste...

Mais il est aussi triste de voir l’aplatissement du ministre français de l’agriculture devant les oukases de Bruxelles :
où est l’indépendance, la liberté de notre pays et, surtout, son droit de protéger ses fils, paysans ou autres, lorsque
ceux-ci sont dans la difficulté ? Décidément, la France mérite mieux que cette République qui passe son temps à
trahir ses enfants, ses métiers, ses terroirs…

Jean-Philippe CHAUVIN

Louis XVI ressuscitant cent quarante quatre corporations se justifiait, devant


TURGOT, par cet argument : “ En faisant cette création, nous voulons
donner aux ouvriers les moyens de défense, nous voulons qu’ils
puissent jouir en commun de leur intelligence, qui est le bien le
plus précieux de l’homme ”.

ASC – royalismesocial.com - 2009 14


Le G.A.R. en mouvement
Le Groupe d’Action Royaliste n’est pas un mouvement, c’est une structure et un réseau destiné à répandre les
saines solutions royalistes dans notre désordre contemporain, associé à l’Action Sociale Corporative.

Notre but est de chercher à fédérer des volontés différentes vers un travail commun.

Nous ne sommes affiliés à aucun mouvement et sommes parfaitement autonomes. Notre devise est pour cela
significative, « Nous-mêmes » définition du mouvement irlandais le « Sinn Fein » en gaélique.

Lors de la création de notre groupe d’action, nous avons occupés un espace devenu malheureusement vide et sans
but concurrentiel aux autres mouvements. Nous avons fait progresser les
idées. Un énorme travail fut fait dans le développement de la
communication par de multiples outils mis à votre disposition par
internet.

Un portail d’entrée du Groupe d’Action Royaliste, regroupant différents


« blogs » et liens amis avec une boite aux lettres :
actionroyaliste@yahoo.fr. Celui-ci est une vitrine axée sur l’actualité. A
partir de là, personne n’est isolé, où qu’il soit en province où à l’étranger.

- Des informations doctrinales

- Des tracts à télécharger et une bibliothèque virtuelle

- Des dates de réunions et des annonces à travers des visuels de


qualités

- Une Radio-Fréquence-Royaliste animé par l’un d’entre nous et diffusant


des émissions sur la Toile.

- Une télévision « SACR-TV », diffuse des émissions en boucle sur la «


Toile ».Celle-ci est animée par deux d’entre nous.

- Des vidéos « SACR-VIDEOS », diffuse des clips d’actualité ou historiques sur «


YOUTUBE ou DAILYMOTION ». Nous en sommes presque à 40 clips dont certains
eurent plus de 20.000 visites

- Un « Blog » nommé « Royalisme social » ou « Action Sociale Corporative »


diffusant les préoccupations sociales d’hier et d’aujourd’hui des royalistes et le monde
du travail : « Sociaux parce que Royalistes »

- Un « Blog » nommé « Histoire des Camelots du Roi » destiné à regrouper tout ce qui
à trait à cette formation de combat royaliste du XXème siècle et les continuateurs, que
nous essayons d’être d’aujourd’hui à travers les «Camelots et Volontaires du Roi».

Pourquoi les Camelots ? Parce que nous nous situons dans la continuité de ces
hommes, champions de la communication à leur époque.

De même l’esprit de panache tout droit sortit de l’ancienne France,

Des chevaliers aux mousquetaires, des hussards aux compagnies franches de la


marine au Canada, des chouans aux compagnons de Jéhu en passant par les
muscadins. Les camelots issus des jeunesses royalistes de l’avant-garde du début du
XXème siècle, restent notre exemple. Les oublier, serait les enterrer deux fois, ces
hommes qui ont mis leur jeunesse et parfois leur vie pour le Roi.
Nous avons voulu faire à travers le site : www.camelotsduroi.com, une sorte de
musée virtuel et une base de documentation tant par l’image que par des témoignages
des grands anciens.

Nous ne voulons pas refaire, ce qui a existé en dans le passé, mais retrouver une dynamique nouvelle adaptée à
aujourd’hui. Maître Murat, aujourd’hui disparu, comme Guy Steinbach ont vu en nous des continuateurs modernes,
par notre travail dans la rue et dans les médias. Un ami m’a dit : « Tu as ramassé un blason dans la poussière
et tu l’as relevé », merci de cet honneur.

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Notre groupe comprend aussi depuis sa création ce que nous appelons les « Camelots et Volontaires du Roi » qui
sont, comme je viens de le mentionner précédemment des héritiers des Camelots du Roi. Ils maintiennent dans la rue
les traditions de ventes de journaux.

- 3 points de ventes sont tenus dans Paris et plusieurs centaines de journaux furent vendus

- Plusieurs milliers de nos tracts sur la crise furent distribués dans les rues

- Deux de nos vendeurs subirent 4 gardes à vue pour maintenir


notre présence dans la rue

- Des affiches de notre groupe furent collées, de la peinture sur


des murs aussi

- Nous avons fait éditer et avons collé 30.000 autocollants de 5


types différents

- Nous faisons des déjeuners appelés « Banquets Camelots »,


tous les deux mois qui réunissent des royalistes de divers
horizons, qui discutent et chantent, des amitiés se lient et des
groupes de travail se créent.

- Nous avons participés à la « Fête de Jeanne d’Arc » de mai


2009 ou pour célébrer les 100 ans, nous avions prit l’initiative de
déposer notre propre gerbe de fleur ou il y était inscrit: « 100 ans,
souvenir des Camelots du Roi ».Il fallait marquer le coup pour
cette fête imposé par les Camelots du Roi au prix de 10.000 jours de
prisons entre 1909 et 1912.

- Nous avons été les seuls à commémorer en novembre 2008 le


centenaire de la fondation des « Camelots du Roi » avec un banquet
de 40 convives et la création d’une petite carte à cet effet.

- Depuis deux ans nous avons relancé la commémoration de l’entrée


du roi Henri IV dans Paris avec dépôt de fleurs, discours et banquet.

- Nous avons fournis une liste de volontaires à l’occasion du mariage


du Prince Jean sur la demande transmise par le doyen des Camelots du Roi, M. Guy Steinbach, président d’honneur
de l’association « Marius Plateau », vieille association d’AF de 1930. Nous étions une dizaine pour aider à
l’organisation de ce grand jour.

- Nous avons réédité, sur demande de Guy Steinbach, sa brochure « Histoire des Camelots du Roi ».

- Nous avons également édité : « Les Camelots du Roi aux inondations de Paris en 1910 », page oublié de
l’intervention de ceux-ci pour aider les ouvriers sinistrés.

-Nous avons édités : « Le Redressement économique et financier de la France sous Henri IV » de Firmin
Bacconnier, expliquant que de tout temps, les principes de rénovation restent les mêmes.

- Nous publions un trimestriel : « L’Action Sociale


Corporative »

- Nous avons repris l’appellation du « Denier de Jeanne


D’Arc » pour constituer une petite caisse noire et lancé le
réseau Lescure afin de financer nos activités et notre
matériel.

Fidèle au principe d’aider les bonnes initiatives et du « on


entre par où on peut » nous avons soutenu la campagne des
élections de « L’ALLIANCE ROYALE ». Certains d’entre
nous étaient sur les listes. N’est ce pas Maurras qui disait
qu’il serait dommage qu’une de nos voix ait manqué à aider
et que nous devons être citoyens et non des «émigrés de l’intérieur ». Nous sommes parmi les premiers a avoir
relayé et soutenu « Les assises du royalisme » de nos amis de Monarchiste.com

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Enfin tout cela pour dire que notre action n’est pas que virtuelle. Sans parler de notre présence au « Pèlerinage de
Chartres », de la création de bannières pour notre groupe, de la remise d’une plaque de « Chef de Groupe
Camelot» au responsable du GAR par Guy Steinbach en reconnaissance de notre travail effectué. Tout cela en un an.

Nous sommes conscients des réalités d’aujourd’hui. Nous ne


croyons plus, même si cela est regrettable, aux grosses structures
politiques où défilaient des groupes compacts de ligueurs lors des
défilés de Jeanne d’Arc. Le travail doit être fait par de petits
groupes structurés et décidés, se faisant confiance et travaillant
dans la détermination du but à atteindre.

Rappelez-vous « Nous-mêmes ». Nous avons fait une de nos


premières réunions dans un restaurant où autour de la table se
côtoyaient un informaticien, un professeur d’Université, un
étudiant en Droit, un travailleur social, un cheminot et des mères
de famille. D’abord amis de longue date, tous différents de
tempérament et qui, sans le GAR seraient éparpillés ailleurs.
Le but est de travailler en commun et en autonomie, chacun apporte sa pierre pour le Roi.

Je le dis lors des banquets, n’attendez pas des ordres, ni que l’on vous prévienne, ni que l’on donne des consignes.
Vous devez, où que vous soyez, vous prendre en main et agir.

Suivre les informations et nos idées diffusées sur le site et nos blogs. Télécharger les outils que nous vous mettons
à disposition et à vous-mêmes d’entrer en action pour le Roi.

Je vais choquer en disant que les autres tendances royalistes nous importent peu. Nous ne travaillons pas pour
eux. Notre objectif consiste à être à l’écoute de ce qu’il reste du « Pays Réel ». De tenter de se greffer sur le tissu
local et social pour répandre nos solutions aux problèmes du quotidien de tous. Ainsi pour cela, fidèles à notre
détermination, nous aiderons toute bonne initiative d’où qu’elle vienne. Nous travaillons sur la manière de diffuser nos
idées à la majorité de la population française à qui nous avons le devoir de faire connaître l’alternative royaliste.

Le Prince Jean d’Orléans connaît nos activités. Nous lui écrivons et il nous répond par des encouragements, parfois
des regrets de ne pouvoir être parmi nous aux banquets comme lors de la fête d’Henri IV.

Bref il nous faut convaincre, avoir envi d’agir, puis entreprendre, se demander le soir, ce que l’on a fait pour faire
avancer la cause durant la journée, pour le Roi.

Nous avons encore beaucoup de projets pour l’année 2009-2010, nous n’attendons que les volontaires du Roi pour
les mener à terme ! C'est-à-dire avec vous !

Frédéric Winkler

"Personne n'a le droit, quand il a


entrevu une fois la vérité religieuse
ou politique de s'y soustraire sous le
fallacieux prétexte qu'il est difficile
de l'obtenir."

Léon DAUDET

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Base doctrinale :

La division du travail
Adam Smith
C’est en 1776 que parut un ouvrage capital pour l’économie politique : Recherches sur
la nature et les causes de la richesse des nations.
C’était l’oeuvre du fondateur de l’économie politique, l’écossais Adam Smith. Il avait 53
ans à la parution de son grand ouvrage. Libéral comme l’étaient la plupart des
économistes de son temps, il fut un remarquable observateur et eut le mérite de poser
clairement les premiers principes de l’économie politique.
Pour l’exposition des idées d’Adam Smith, je me suis référé à l’ouvrage, paru en 1922 :
Gide et Rist : Histoire des Doctrines Economiques
Le chapitre concernant Adam Smith est le Rist.

Le Travail. Quesnay, économiste français de la même époque, avait écrit :


« L’agriculture est la source de toutes les richesses de l’Etat et de celles de tous ses
citoyens. » Les autres productions en dépendaient. Rist fait remarquer que dès la
première phase de son livre, Adam Smith s’inscrit en faux contre cette idée : « Le travail annuel de chaque nation est
le fonds primitif qui la fournit de tous les objets nécessaires et utiles à la vie, qu’elle consomme chaque année, et qui
consistent toujours soit dans le produit immédiat du travail, soit dans ce que l’on achète avec ce produit aux autres
nations. »
La Fontaine le savait puisqu’il écrit dans la fable du Laboureur et ses Enfants :

« Travaillez, prenez de la peine


C’est le fonds qui manque le moins »

Le fonds est ici synonyme de terre, laquelle a besoin pour porter des fruits d’être travaillée et soignée. D’ailleurs, la
primauté du travail ne signifie nullement dans l’esprit d’Adam Smith que le travail est source unique de richesses.
Mais « il affirme, dit Rist, qu’en définitive c’est l’activité de l’homme qui créé chaque année la masse des biens qu’il
consomme, non les forces naturelles lesquelles, sans sa direction, demeureraient infécondes et inutiles. »
Après cette introduction et des considérations sur la monnaie, Adam Smith passe à la notion fondamentale de son
ouvrage : la division du travail. Alors que dans une société primitive, l’individu pourvoit à la totalité de ses besoins,
dans nos sociétés civilisées, chacun de nus se spécialise et produit en quantité un même article pour l’échanger et
obtenir en contre-partie ce qui lui est nécessaire.
Par la division du travail, les hommes coopèrent. Cette coopération est à l’origine de la formation du produit
national et c’est elle, dit Rist en manière de conclusion « la véritable source du progrès et du bien-être ».

La Spécialisation

Dès la plus haute antiquité, les hommes se sont spécialisés, qui d’une manière, qui d’une autre, dans les activités
sociales. C’est ainsi qu’on a : des charpentiers, des ferronniers, et dans les professions libérales : des médecins, des
avocats, des enseignants. Autant de métiers et des professions différentes.
La spécialisation qui résulte de la division du travail, a deux conséquences :
. Une amélioration de la qualité, d’une part ;
. Un abaissement du coût d’autre part.
En revanche, elle place chacun devant un double problème : produire et vendre (ou échanger), ce qui implique
qu’on produise en fonction de la demande, autrement dit selon les besoins du marché, à des prix aussi bas que
possible. On en connaît les conséquences. Tandis que pour satisfaire ses besoins il suffit à u homme d’être habile et
travailleur, la spécialisation l’assujettit au marché et le place sans cesse devant le risque de la mévente. Situation
dangereuse même pour le meilleur des artisans.

La décomposition du travail

Adam Smith examine aussi une autre forme de la division du travail qu’on a nommé ultérieurement le travail en
série et qui se perfectionna dans les débuts du XXème siècle pour donner naissance au travail à la chaîne.
Je désignerai cette méthode sous le nom de décomposition du travail parce qu’elle décompose la fabrication d’un
objet simple en une suite d’opérations élémentaires. A l’opposé de la division du travail (sous la forme traditionnelle)
elle ne s’est pas constituée spontanément : elle est une conséquence de l’étude rationnelle des gestes et des actes
successifs pas lesquels naît un objet. C’est ainsi qu’Adam Smith cite l’exemple d’une manufacture où la fabrication
d’une épingle nécessite 18 opérations successives, chacune effectuée par un ouvrier spécialisé soit au total 18 O.S.
par épingle. Mais malgré l’accroissement des effectifs, le gain de production se révèle énorme quand on le compare à
la production d’un artisan qui ferait à lui seul chaque épingle de bout en bout.
Cette décomposition du travail qui commençait à se développer au temps d’Adam Smith eut un avenir
extraordinaire et des effets à la fois bons et mauvais. Nous en reparlerons.

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LES ORIGINES DE LA LÉGISLATION SOCIALE EN FRANCE
Relevé chronologique de 1841 à 1922.

DATE NATURE INITIATIVE OBJET

21 Mars 1841 Loi Montalembert Travail des femmes et des enfants dans les manufactures.
22 avril 1850 Loi A. de MUN Logements insalubres.
18 juin 1850 Loi Benoist d’AZY Caisses de retraite.
15 juillet 1850 Loi Benoist d’AZY Sociétés de secoure mutuel.
22 février 1851 Proposition de loi A. de MUN Contrats d’apprentissage.
1874 Loi E. Le KELLER Travail des femmes et des enfants.
4 juillet 1876 Proposition de loi Lockroy Organisation des chambres syndicales.
Mars 1883 Proposition de loi Mgr. FREPPEL Retraites ouvrières.
Juin 1883 Proposition de loi A. de MUN Syndicats mixtes.
2 février 1886 Proposition de loi A. de MUN et Mgr FREPPEL Accidents du travail.
24 février 1886 Proposition de loi A. de MUN Interdiction du travail pour les jeunes avant 13 ans.
Durée du travail limitée à 11 heures par jour.
29 mars 1886 Proposition de loi A. de MUN et Mgr FREPPEL Retraites ouvrières.
Octobre 1886-87 Proposition de loi A. de MUN Maladie et vieillesse.
11 juin 1888 Proposition de loi A. de MUN Repos dominical.
23 novembre 1889 Proposition de loi A. de MUN Salaire minimum légal.
7 décembre 1889 Proposition de loi A. de MUN Journée de travail limitée à 10 heures.
7 décembre 1889 Proposition de loi A. de MUN Conflit du travail et arbitrage.
9 mars 1891 Proposition de loi A. de MUN et Lecour Grandmaison Accident du travail.
7 juillet 1891 Proposition de loi A. de MUN Suppression du travail de nuit pour les femmes et les
enfants.
Décembre 1891 Proposition de loi A. de MUN, F. RAMEL , Caisses de retraites, maladie et vieillesse.
Lecour Grandmaison
1892 Proposition de loi A. de MUN Assurances sociales.
29 octobre 1892 Proposition de loi A. de MUN Limitation de la journée de travail.
27 décembre 1892 Loi A. de MUN Arbitrage temporaire et facultatif dans les conflits du travail.
1893 Proposition de loi A. de MUN Limitation de la saisie-arrêt des salaires.
1893 Proposition de loi A. de MUN Accidents du travail.
1894 Proposition de loi Abbé Le MIRE Insaisissabilité du bien de famille.
1894 Proposition de loi F. RAMEL Extension de l’arbitrage.
12 janvier 1895 Loi A. de MUN Insaisissabilité partielle du salaire.
1895 Proposition de loi Abbé LEMIRE Création d’un ministère du Travail.
1895 Proposition de loi Dessausay Extension de la capacité syndicale.
1895 Proposition de loi A. de MUN Reconnaissance de la capacité de posséder aux syndicats.
1895 Proposition de loi A. de MUN Conciliation et arbitrage.
1898 Proposition de loi Abbé LEMIRE Insaisissabilité du bien de famille.
1898 Proposition de loi Dausette Extension de la capacité syndicale.
1900 Proposition de loi F. RAMEL Retraites des ouvriers mineurs.
1900 Proposition de loi Abbé LEMIRE Assurance obligatoire contre l’invalidité et la vieillesse.
1902 Proposition de loi Dausette Retraites ouvrières.
1905 Proposition de loi GAILLARD-BANCEL Assurances vieillesse par des caisses professionnelles et
régionales.
13 juillet 1906 Loi P. Lerolle Repos dominical.
2 avril 1909 Proposition de loi A. de MUN Salaire minimum légal.
1910 Proposition de loi A. de MUN Retraites ouvrières.
1911 Proposition de loi A. de MUN Réglementation du travail des employés.
Mars 1912 Proposition de loi A. de MUN Semaine Anglaise.
1912 Proposition de loi Abbé LEMIRE Institution du vote familial.
10 juillet 1915 Loi A. de MUN Salaire minimum légal pour les travailleurs à domicile.
19 novembre 1918 Proposition de loi J. Lerolle Obligation de respecter accord conclu entre employeur et
salarié pour une profession ou une région.
25 mars 1919 Loi J. Lerolle Statut des conventions collectives du travail, dans le
cadre de la liberté contractuelle.
28 mars 1919 Loi J. Lerolle Interdiction du travail de nuit dans les boulangeries.
12 mars 1920 Loi J. Lerolle Capacité de posséder reconnue aux syndicats.
5 avril 1920 Loi Accession à la petite propriété.
18 avril 1920 Proposition de loi M. Patureau Mirand Organisation du crédit commercial.
21 décembre 1920 Proposition de loi F. RAMEL Caisses de chômage.
Janvier 1922 Proposition de loi GAILLARD- BANCEL Assurances sociales.
1922 Proposition de loi Roulleaux-Dugage Vote familial.
1922 Proposition de loi De Castelnau Logement des familles nombreuses.
1922 Proposition de loi De Castelnau et GAILLARD- Organisation régionale et professionnelle des caisses
BANCEL d’assurances sociales.

Nous limitons ce relevé aux principales propositions de Loi ou Lois, sans vouloir être exhaustifs
et sans mentionner les interventions au Parlement.
NB : Les personnages cités dans ce document étaient des catholiques sociaux ou royalistes.

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