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Cours de sécurité et Environnement.

Première partie :
La prévention des accidents de travail
1 Définitions
2 Ce que représentent les accidents de travail
Sur le plan national
Pour les accidentés
Pour l’Entreprise
3 Sur quoi doit agir la prévention des accidents ?
4 Comment se repartissent les accidents ?
5 Comment réduire le nombre des accidents ?
6 Les comités d’hygiène et de sécurité.
7 Exemple d’organisation de la prévention.
8 Les accidents de trajet.
9 Les Dangers présentés par les Hydrocarbures.
10 Les Dangers présentés par certains produits rencontrés dans
l’Industrie Pétrolière.
11 Les Equipements de protection.
12 Le travail dans un récipient ayant contenu des hydrocarbures.
13 Le transport des hydrocarbures.
14 Quelques règles de sécurité.
15 Sécurité dans les Laboratoires.

1. Introduction : Dans le développement d’une Industrie il y a


quelque siècles, l’objectif poursuivi par l’industriel était de
mettre à la disposition du marché un produit ou un service ;
toutes les autres considérations passant au second plan. La place
prise par l’homme au travail était encore modeste, aussi n’était-il
guère question de sécurité du personnel et pourtant, le nombre
des accidents était déjà si important. Ce n’est que vers les années
1890 qu’une loi vient assurer dans une certaine mesure la
réparation des accidents de travail. Ce n’est donc que plus d’un
siècle après le début du développement industriel que la
prévention a fait ses débuts dans les textes légaux. La prévention
est donc une notion récente.
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Définitions :
- Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit
la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du
travail, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour
un ou plusieurs employeurs ou chefs d’Entreprises.
- Est également considéré comme accident du travail,
l’accident survenu à un travailleur pendant le trajet d’aller
et retour, entre sa résidence principale et le lieu de travail.
- L’accident du travail est légalement caractérisé par l’action
violente et soudaine d’une cause extérieure provoquant, au
cours du travail, une lésion de l’organisme humain.
- Les travailleurs sont exposés à contracter certaines
maladies résultant directement de l’exercice de leur
profession et dites pour cela maladies professionnelles. Ce
sont des manifestations morbides d’intoxication aigues et
chroniques présentées par les travailleurs exposés d’une
façon habituelle à l’action de certains agents nocifs.
- Quelques agents succeptibles de causer ces maladies
professionnelles : le plomb, le mercure, les substances
radioactives naturelles ou artificielles, les rayons X, les
ciments, les acides, l’air comprimé, les lubrifiants, les
bruits qui provoquent la surdité etc ….
NB : Remarquons qu’au fur et à mesure que se développe la
pétroléochimie, les risques d’exposition des travailleurs aux
maladies professionnelles deviennent plus nombreux, ce qui
exige une attention redoublée pour la prévention de ces
maladies.
2. Que représente les accidents du travail ?
2.1 Sur le plan national :
Le Service de la sécurité sociale établit les Statistiques de tous
les accidents survenus dans l’industrie au niveau du pays pour faire
ressortir le fardeau que subit l’Industrie du fait des accidents du
travail.
Ces Statistiques reprennent le nombre :
Des accidents ayant entraîné un arrêt de travail dont les accidents
graves càd avec incapacité permanente, des accidents mortels, des
accidents de trajet et des maladies professionnelles.
2.2 Pour les accidentés :
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La perte de ressources entraînée par l’accident du travail.


Car – Aucune rente ne peut compenser, pour la veuve et
Les orphelins, la perte de l’époux ou du père.
- Aucune rente ne peut compenser, pour la victime, la perte de
la vue ou d’un membre.
- Aucune indemnité ne peut compenser la souffrance
consécutive à un accident.

2.3 Pour l’Entreprise :


Les charges résultant de la réparation des accidents du travail ne
peuvent pas ne pas être incorporées aux prix de revient.
3. Sur quoi doit agir la prévention des accidents.
L’ampleur du véritable fléau que constituent les accidents du travail
amène donc à se demander s’il est possible d’en réduire le nombre.
Toutes les entreprises qui ont cherché à réduire le nombre des
accidents du travail ont toutes obtenu des résultats substantiels.
L’effort doit en effet être soutenu non seulement à des installations
matérielles qui sont par ailleurs en constante évolution, mais aussi à
des réactions humaines.
Pour réduire le nombre des accidents, il faut en rechercher les
causes afin de les supprimer. Il faut donc commencer par
rechercher ces causes.
Toute activité présente un certain nombre de risques et les causes
d’accidents varient suivant les Industries.
Les accidents les plus fréquents sont provoqués par :
- des manutentions (manuelles ou mécaniques).
- Des chutes de personnes.
- Des chutes d’objets.
- Des maladresses.
- Des manques d’attention.
- Des imprudences.
- Des ignorances.

Exemples :
a) Un jeune ouvrier met en route une perceuse, mais en
oubliant de retirer la clé du mandrin porte-foret. La clé est
projetée au loin, blesse l’ouvrier ou un de ses compagnons.
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L’accident est bien survenu à l’occasion de l’utilisation d’une


machine, mais est dû en réalité à la négligence ou à l’ignorance.
b) Un ouvrier, pour voir si une ligne 110 V est sous tension, la
touche du doigt. Par malheur, son autre main est en contact
avec une tuyauterie métallique constituant un excellent
conducteur de retour à la terre. L’ouvrier est électrocuté.
L’accident est bien dû à l’électricité, mais il a été provoqué par
une imprudence.
c) Un mécanicien, pour réparer un tour parallèle, enlève le
protecteur des engrainages de la tête de cheval. La
réparation terminée, il omet de remettre le protecteur en
place. Pendant qu’il essaie la machine, le manœuvre chargé
d’approvisionner des pièces passe à proximité du tour et se
fait happer un doigt.
Là aussi, si l’accident s’est produit à l’occasion de l’utilisation
de la machine, il est le résultat d’une négligence grave.

Un accident n’a jamais une seule cause, il a toujours des causes


multiples. La plupart de celles-ci sont des causes virtuelles, ce
sont des possibilités d’accident ? Pour que l’accident se
produise, il faut qu’un certain jour, à une certaine heure, toutes
ces causes soient réalisées, de façon à permettre à la cause
efficiente d’entrer en jeu et de transformer toutes ces possibilités
en réalisation.

En conclusion, la prévention doit porter tout à la fois sur une


protection matérielle à l’égard des risques possibles et sur le
développement de l’autodéfense du travailleur.

4. Comment se répartissent les accidents ?


Dans les Statistiques présentées par l’Entreprise, les accidents sont
regroupés par catégories et exprimés en pourcentage par rapport au
nombre total des accidents.
Ex :- Chutes, faux pas………………34%
- Manutentions de fardeaux……..18%
- Chocs, heurts, piqûres……………14%
- Outils à main…………………......5%
- Circulation routière……………...12%
5

- Accidents causés par corps chauds et produits


chimiques………………………..9%
- Divers……………………………5%
- Chutes d’objets…………………...3%
NB : Il faut noter que 80% des accidents sont dus au facteur
humain ; et aussi que ce sont les nouveaux embauchés, peu
familiarisés encore avec les conditions de leur nouveau travail,
qui ont le plus fort pourcentage d’accidents.
5. Comment réduire le nombre des accidents.
Lors de l’établissement d’un projet de bâtiment, d’unité, d’appareil,
de machine etc …, tenir compte de toutes les exigences de la
sécurité (et non pas seulement en ce qui les dangers graves).
5.1Des équipements ou des installations parfaitement conçus du
point de vue purement technique peuvent présenter des risques
pour les travailleurs qui les utilisent, par suite de l’omission de
certains détails jugés, bien à tort, comme secondaires :
-Eclairage, aération ou ventilations, installations sanitaires.
- Passage et accès divers bien dégagés et commodes.
- Mains courantes, garde corps etc. le long des passerelles,
escaliers, trémies, etc …
-Protection des organes de machines pouvant présenter un risque
(pratiquement tous les organes en mouvement).
- Protection contre les contacts avec des produits nocifs ou
chauds.
- Accessoires de commande pouvant être manœuvrer depuis les
planchers par un homme de taille normale (commandes à
distance si nécessaire) etc..
- Respect de toutes les prescriptions légales concernant les
risques particuliers : appareil sous pression, chaudières,
électricité, appareil de levage, etc..
5.2 Maintenir tous les appareillages, machines, bâtiments, etc…
en parfait état d’entretien (l’ordre et la propreté, facteurs
importants de la sécurité, font partie du bon entretien).
5.3 Vérifier très fréquemment :
- Le petit outillage.
- Les appareils de levage et de manutention.
- Les installations électriques.
- Les installations de compression de fluide divers.
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- Les installations vapeur.


- Les Echelles mobiles, etc…
- Tous les appareils de contrôle et de sécurité (manomètres,
thermomètre, soupapes de sécurité, ets…).
5.4 Veiller à l’utilisation rationnelle des équipements de
protection (EPI, PPE) :
-Lunettes individuelles.
-Chaussures spéciales.

-Gants.
-Tabliers, combinaisons spéciales.
-Cagoules.
-Masques, écrans spéciaux.
-Masques respiratoires.
-Ceintures de sécurité pour le travail sur échafaudage, etc…

5.5 Assurer le respect de certaines consignes de travail qui


doivent être absolument impératives :
-Défense de nettoyer une machine en marche
-Défense de remonter les courroies en marche
-Défense d’utiliser une machine dont les protecteurs ne sont pas
en place
-Défense de travailler sur les lignes électriques sous tension
-Défense de resserrer des joints sur des appareils ou des
tuyauteries sous pression, etc.

5.6. Chaque fois q’un travail fait l’objet d’un planning


On ne se contentera pas de prévoir l’ordre d’intervention et
les moyens d’intervention des diverses équipes, mais il faudra penser
également à la sécurité de chaque poste.

5.7. Les manutentions sont à l’origine d’une proportion très


importante des accidents, aussi est-il judicieux chaque fois que cela
est possible de remplacer les manutentions manuelles par des moyens
mécaniques.

B) Sélection médicale et psychotechnique du personnel


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Enfin, et ce n’est pas le moins important des facteurs de


réduction du nombre des accidents, il faut ne confier à chaque
travailleur que des tâches que ses aptitudes, tant physiques que
psychiques, lui permettent de remplir sans danger pour lui et pour ses
camarades.

Il n’est pas besoin de dire qu’il ne faut pas confier des travaux de
manutention lourde à un gringalet, mais il ne faut pas non plu les
confier à un homme d’apparence robuste mais ayant une faiblesse de
la paroi inguinale, ou ayant une maladie de cœur,etc.

C’est dire assez l’importance de la sélection médicale et


psychotechnique qui est absolument nécessaire pour tous les travaux
mettant en jeu une source d’énergie.

5.8. Pour développer l’esprit de sécurité, de nombreux moyens


peuvent être mis en œuvre :

a. Les affiches illustrées

b. Les panneaux d’affichage des résultats

c. Les articles dans le journal d’entreprise

d. Les films

e. Les causeries de sécurité


Ces causeries devront être faites par des personnes connaissant
parfaitement le travail effectué par l’équipe.

6.2 Les statistiques d’accidents du travail


Taux de fréquence

Le taux de fréquence est le nombre d’accidents ayant entraîné un arrêt


de travail
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Tf=Nombre d’accidents avec arrêt x 100000


Nombre d’heures du personnel

Taux de gravité
Le taux de gravité est le nombre de journées perdues par 1000
heures de travail effectuées dans l’entreprise durant la période
considérée.

Tg=Nombre de journées perdues x 1000


Nombre d’heures du personnel

VII. Organisation de la prévention


Quatre principes essentiels ont présidé à l’organisation de la
sécurité :

1.- Il n’y a pas d’accident sans cause. Lorsqu’on


étudie un assez grand nombre de cas d’accidents du travail, on perçoit
que la plupart ont eu des causes déterminantes qui étaient bien
prévisibles.
Le premier principe à appliquer en matière de prévention est qu’il faut
absolument – et c’est relativement facile – rechercher toutes les causes
prévisibles d’accidents et supprimer avant qu’elles aient agi.

2.- Les modifications matérielles reconnues nécessaires pour


améliorer la sécurité doivent être exécutées sans délai.

3.- Chaque chef d’établissement reste entièrement responsable de la


sécurité dans la ou les installations dont i la charge, au même titre
qu’il est responsable de l’exploitation, de l’administration.

4.- Etant donné les répercussions sur le plan humain de tout accident
du travail et, par voie conséquence, de toute action visant à en réduire
le nombre, étant donné également qu’une part très important des
accidents est due à l’imperfection de la nature humaine.
Les facteurs psychologiques revêtent une importance primordiale en
matière de prévention.
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5.Suivant l’importance de l’installation qu’il dirige, le chef


d’établissement est secondé en matière de prévention par un ingénieur,
un contremaître, des agents spécialisés qui peuvent, soit s’occuper
uniquement de questions de sécurités, soit s’occuper de ces questions
tout en assurent un autre service.
S’assurent que les installations, les machines sont maintenues en bon
état d’entretien.
Veillent à ce que soient appliquées toutes les prescriptions générales
de sécurités.
Etablissent les règles et consignes particulières de sécurité pouvant
être nécessaires pour leur établissement.
Veillent à la conservation en bon état et bon état et à l’utilisation
rationnelle des appareils et équipements de protection individuels ou
collectifs.

6. S’assurent que chaque chef travaillant dans l’établissement, assure


en toutes circonstances, la sécurité de ses subordonnés.

7. Font personnellement une enquête sur tous les accidents


Corporels ayant entraîné un arrêt du travail.

8. Reçoivent, étudient toutes les suggestions du personnel visant à


améliorer la sécurité.

9. Contrôlent que chaque chef éduque ses subordonnés pour


développer l’esprit de sécurité.

10. Veillent, en accord avec les services médicaux, à ce que les


affectations du personnel soient en rapport avec ses aptitudes physique
et psychiques.

11. Assurent les relations avec les organismes officiels locaux


s’occupent de prévention.
-Inspection du travail.
-Service des mines.
-Contrôleurs appartenant à la branche accidents du travail de la
sécurité sociale, etc.
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VI. Comités d’hygiène et de sécurité

L’institution obligatoire de comités de sécurité dans les


établissements industriels et commerciaux.

La composition et les attributions des comités d’hygiène et de


sécurité.

Les comités d’hygiène et de sécurité sont obligatoires :

a) Dans les entreprises commerciales

b) Dans les entreprises industrielles

Le comité d’hygiène et de sécurité comprend :

- Le chef d’établissement ou son représentant, Président


- Le chef du service de sécurité ou l’agent de sécurité, à défaut
un chef de service ou un ingénieur désigné par l’employeur, secrétaire
- Le médecin de l’établissement ou du service interentreprises
- 3 représentants du personnel, travailleurs

Les membres du comité d’hygiène et de sécurité sont désignés


pour un an, leur mandat est renouvelable.

Le comité d’hygiène et de sécurité a pour mission :

- De procéder ou faire procéder par un de ses membres à une


enquête à l’occasion de chaque accident ou maladie professionnelle
grave, c’est-à-dire, ayant entraîné mort d’homme.
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- De procéder à l’inspection de l’établissement en vue de


s’assurer de l’application des prescriptions législatives ou
réglementaires et des consignes en matière d’hygiène et de sécurité.

- D’organiser l’instruction des équipes d’incendie et de


sauvetage.

- De développer par tous les moyens efficaces le sens du risque


professionnel.

Le comité donne son avis sur toutes les mesures se rattachant


à l’objet de sa mission : règlements et consignes de sécurité.

Le comité d’hygiène et de sécurité doit se réunir au moins une


fois par trimestre.

L’ordre du jour du comité se rapproche en général du suivant :

1.- Lecture du compte rendu de la précédente réunion (ceci ne


procède pas d’un vain formalisme, mais a pour but de rappeler l’état
d’avancement de certaines questions aux membres temporaires qui
n’assistaient pas à ma précédente réunion).

2.- Etude des différents documents de prévention émanant du


Service central de sécurité : résultats obtenus, bulletins sécurité, sans
oublier les suggestions et réalisations faites par les comités de sécurité
d’autres établissements de la société ou extérieurs à celle-ci.

3.- Etude de tous les cas d’accidents du travail, même bénins,


survenus depuis la dernière réunion, mesures de préventions tant
matérielles que psychologiques suggérées par ces accidents.

4.- Prévention de l’incendie, commentaires de la dernière


manœuvre.
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5.- Etat d’avancement des travaux de sécurité en cours.

6.- Etude des suggestions intéressant la sécurité ou l’hygiène.

7.- Travaux à entreprendre, programme de sécurité à développer.


VIII.- Accidents de trajet
On a vu plus haut que les accidents de trajet sont réparés dans les
mêmes conditions que les accidents du travail ; leur nombre est passé,
pour l’ensemble des affiliés aux caisses, 65800 en 1951 à 150900 en
1954 pour atteindre 199105 en 1964.
Ces chiffres reflètent le désir de chaque travailleur d’utiliser un mode
de transport personnel.
Nouveaux risques les routes sont plus encombrées.
Une mention spéciale doit être faite à ace propos sur l’influence de
l’alcool sur la maîtrise que devrait avoir un usager de la route et son
temps de réaction.
Or, le temps de réaction est influencé par la quantité d’alcool ingérée.
Dans le but de forcer les usagers de la route à une sobriété
raisonnable, prises de sang seront faites sur les conducteurs ayant subi
la nécessité de faire les prises de sang.
IX –Dangers présentés par les hydrocarbures
Les hydrocarbures ont différentes propriétés physiologiques qu’il
importe de connaître dans leurs grandes lignes.
L’action des toxiques peut résulter :
1.- De l’inhalation des vapeurs et, dans ce cas, les plus volatils auront
à avoir l’action la plus énergique
2.- Par le contact avec la peau : les meilleurs solvants seront les plus
actifs
3.- Autres corps chimiques : par réaction chimique (acide sulfurique).
1 Hydrocarbures paraffiniques

a) Les plus légers, méthane, éthane, propane, butane ; ont des


propriétés anesthésiques.
500 parties par million
D’hydrocarbures.
b) Les paraffiniques plus lourds, pentane, hexane, heptane, octane,
nonane, décane, ont un effet anesthésique et irritant.
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Ils provoquent une légère incoordination motrice, des troubles de


l’émotivité comparables à ceux observés lors de l’ivresse éthylique.
Les fortes concentrations peuvent causer l’asphyxie par arrêt de la
respiration et des convulsions tétaniques ; des concentrations de 5000
parties par million sont toxiques pour des expositions de 10 mn.
Hydrocarbures oléfiniques

L’éthylène est employé comme anesthésique en chirurgie il faut


atteindre des concentrations de 950000 parties par million pour qu’une
exposition de 5 à 10 soit mortelle.
Butène
Produit une certaine irritation des muqueuses.
L’hexène, l’heptène
3. Hydrocarbures dioléfiniques

Propadiène
Butadiène
Isoprène
Ces hydrocarbures ont une action anesthésique une action sur les
organes rate, moelle ils entraînent l’anémie par exposition prolongée.
Le cyclopentadiène la concentration maximale de 35 à 100 ppm.
4. Hydrocarbures cycloparaffiniques

Cyclopropane, méthylclopropane, cyclobutane, méthyl,


propylcyclopentane, cyclohexane 6 fois plus puissant que l’éthylène.
A une action destructrice sur les globules
Rouges.

5. Hydrocarbures aromatique
Benzène

Cet hydrocarbure est très toxique.


Le benzène a une action dissolvante des lipides du sang. Le benzène
est d’autant plus dangereux que son odeur est agréable et qu’à
concentrations il s’agit insidieusement.

Etiquetage
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X.- Dangers présentés par certains produits rencontres dans l’industrie


du pétrole

On trouvera ci-dessous, pour un nombre très limité de ces corps,


quelques indications très succinctes.
Hydrogène sulfuré

Les pétroles bruts contiennent plus ou moins de soufre.


Ceux du Proche-Orient en contiennent des proportions assez élevées.
Au cours des diverses opérations de raffinage il est donc produit de
l’H2 S qui se dégage dans les réservoirs de stockage du brut ou des
produits intermédiaires.
L’hydrogène sulfuré est également employé dans les laboratoires pour
certaines réactions.
L’H2 S est décelable à l’odorat.
Toutefois, lorsque les concentrations atteignent 100 à 150 parties par
million, le sens de l’odorat est rapidement paralysé.
La détection est impossible quand la concentration augmente
lentement (seuil variable avec les individus) :
À 50 p.p.m. On risque l’empoisonnement subaigu par contact
journalier.
À 100 p.p.m. Irritation des yeux et des voies respirations au bout
d’une heure.
À 200 p.p.m. Irritation sérieuse des yeux en une dizaine de minutes.
Dangereux au bout d’une heure.
À 500 p.p.m. Dangereux en moins d’une demi-heure. Irritation des
yeux semblable à celle produite par l’arc de soudure électrique. Risque
d’affection pulmonaire grave et même mortelle.
À 600 p.p.m. Evanouissement immédiat et sans symptôme précurseur
(Coup de plomb des vidangeurs). Empoisonnement aigu. Arrêt du
cœur et de la respiration.

Un intoxiqué par l’ H2S ramené à la vie et ranimé ne présente en


général pas de séquelles graves. Il faut cependant que les secours
soient immédiats pour que la réanimation ait des chances de succès.

Pour une exposition de longue durée à l’H2S, il ne faut jamais


dépasser des concentrations de 15 à 20 p.p.m.
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Plomb tétra éthyle

L’Ethyl fluide est additionné aux carburants pour relever leur indice
d’octane. Il se compose de plomb tétraéthyle (environ 60 %) auquel
on ajoute du dibromure d’éthylène et un colorant lorsqu’il est destiné
à l’essence aviation ; on l’addition également de dichlorure d’éthylène
pour le carburant automobile. C’est un poison violent. Il peut pénétrer
dans l’organisme, soit par les voies respiratoire, soit par absorption
cutanée.

Il n’est pas recommandé de nettoyer des pièces, vêtement ou de se


laver les mains à l’essence éthylée ou non.

Plomb, litharge, céruse, plombite de soude, etc.

Le plomb est utilesé comme revêtement de certains récipients.


La litharge est utilisée pour la fabrication de certaines graisses.
La céruse est utilisée pour la réalisation de certains joints.
Le plombite de soude est utilisé pour le raffinage des essences.
Tous les produits plombifères sont dangereux par leur poussière ou
par simple contact avec la peau.

Oxyde de carbone (CO)

Ce gaz de densité 1,250 est un poison du sang ; se fixant sur


l’hémoglobine il forme un composé stables et empêche l’oxygène de
s’y fixer.
Il se rencontre particulièrement dans les régénérateurs de crac-King ou
la combustion a pu être incomplète. Il ne faut donc entrer dans les
régénérateurs qu’après s’être assuré que la ventilation a été suffisante
pour faire disparaître toute trace de CO.

La concentration acceptable de ce gaz est de 100 p.p.m. ; 200


p.p.m. donnent déjà des maux de tête en 2 ou 3 heures, 400 p.p.m.
donnent des nausées ou des maux de tête en 1ou 2 heures. A des
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concentrations plus fortes, la mort est relativement rapide.

XII.- Travail dans les récipients ayant contenu


Hydrocarbures

1. Assèchement

Un réservoir qui doit être nettoyé doit être vidé complètement de


l’hydrocarbure qu’il contient.

Lorsque le niveau du liquide est plus bas que l’extrémité


intérieure du tuyau de purge, envoyer de l’eau dans le récipient. Les
hydrocarbures surnagent et peuvent être ainsi pompés. Poursuivre
l’assèchement avec un plongeur flexible et une pompe.

Avant d’entrer dans un réservoir ayant contenu des produits


volatils (il faut présumer que l’atmosphère peut être explosive), il faut
le dégazer. Suivant les dimensions du réservoir et les produits qui y
ont été stockés, le dégazage peut se faire par le déplacement à l’eau,
par ventilation forcée (au moyen d’éjecteurs à air comprimé ou à
vapeur montés sur les trous d’homme du toit par exemple) ou par
ventilation naturelle obtenue en laissant le réservoir ouvert pendant 5
ou 6 jours environ.

Démonter les manchettes de tuyauteries ou isoler par joints


pleins les tuyauteries du réservoir. Ouvrir les trous d’homme
inférieurs et supérieurs. Si le réservoir contenait des produits lourds,
on enverra de la vapeur à l’intérieur du récipient pour réchauffer les
parois et fluidifier les résidus. Il sera, en général, nécessaire de
pénétrer à l’intérieur pour réaliser l’assèchement complet.

2. Equipement di personnel à l’intérieur du réservoir


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Combinaison étanches ou vêtements cirés, gants et bottes de


caoutchouc, coiffure.

Le travail ne doit se faire qu’à la lumière du jour.

Ce n’est que si on ne décèle aucune trace de vapeur


combustible avec un indicateur de gaz que l’on peut effectuer un
travail à chaud, à condition que le réservoir ait été préalablement
nettoyé de tous résidus et boues et que les parois aient été essuyées.

XIII.- Transport des hydrocarbures

1° Transport par fer

Les produits pétroliers doivent satisfaire au Règlement pour le


transport par chemin de fer des matières dangereuses.

Ce Règlement classe les produits suivant la nature des risques


qu’ils présentent (gaz comprimés, liquéfiés ou dissous sous pression :
matières qui, au contact de l’eau, dégagent des gaz inflammables :
liquides inflammables : matières toxiques).

Assurer la sécurité du personnel et la prévention de l’incendie


durant le transport des matières dangereuses par chemin de fer.Il
contient en appendice
-Les précautions à prendre contre le feu,
-Les règles pour la construction des wagons,
-Les règles pour la manutention des hydrocarbures et combustibles
liquide.
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Une citerne qui est soumise à des variations de température ne doit


jamais être remplie entièrement pour éviter les débordements.
2° Voie d’eau

Classification des produits transportés suivant leur point éclair.


Les citernes des bateaux doivent porter une marque à 98,5% de leur
capacité.
3° Transport par route

Les camions citernes, comme les autres camions dont le poids dépasse
10 tonnes, doivent être soumis à une visite annuelle par le service des
mines.
Les camions citernes doivent être pourvus de deux extincteurs et ne
doivent pas emprunter les passages souterrains.
A l’arrière du véhicule un panneau rigide en lettres rouges sur fond
jaune : < LIQUIDES
INFLAMMABLES >.
Toujours dans un parfait état d’entretien et qu’il soit confié à des
chauffeurs sérieux et disciplinés.
Règles générales

Pour les trois modes de transport (fer, route et eau), il est nécessaire
que les capots de fermeture des citernes soient étanches.
Il faut que ces capots soient fermés pendant toutes les manœuvres.
Le remplissage doit se faire soit par le fond de la citerne <en source>,
soit par un tube plongeur arrivant jusqu’au fond de la citerne.
Les flexibles utilisés pour les connexions doivent pas être éprouvés
périodiquement et ne doivent pas être utilisés à une pression
supérieure aux 2 /3 de la pression d’épreuve.
Cette pression doit être gravée sur une plaque fixée au flexibles.
4° Transport par pipe-lines

XIV.- Quelques règles de sécurité

Il est impossible de passer en revue toutes les règles de sécurité qu’il


faut respecter dans une raffinerie, un dépôt d’hydrocarbures ou lors du
transport de ces produits.
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Dans ce qui suit, on se bornera à donner quelques indications très


générales sur des points qui, comme l’expérience le montre, sont
souvent négligés et qui ont trait aussi bien à l’hygiène qu’à la sécurité.
Accès et circulation dans les établissements

Il est indispensable de maintenir dégagées de tout obstacle les


avenues, rues, pistes de circulation à l’intérieur des installations.
Prévoir si possible des trottoirs s’il y a en même temps circulation de
véhicules et de piétons.
Eclairage il faut un bon éclairage.
On peindra les murs avec des couleurs claires, ayant un bon pouvoir
réfléchissant.
La ventilation
Dans les locaux affectés au travail, le volume d’air sera au minimum
de 7m3 par personne (10m3 dans les laboratoires).
Eau potable
Il est indispensable de mettre de l’eau de boisson de bonne qualité à la
disposition des personnes.
Bruit
Les études faites sur le bruit ont montré qu’il y avait là une source de
fatigue donc d’inconfort.
Vestiaire, lavabos, douches, w.c.
Il faut compter un w.c. et un urinoir pour 25 hommes.
Les vestiaires et lavabos seront installés dans des locaux séparés des
ateliers.
Chaque personne devra disposer d’une armoire vestiaire individuelle.
Des douches seront mises à la disposition des travailleurs effectuant
des travaux salissants ou insalubres.
Consignes de travail
Il doit être strictement interdit au personnel de mettre en marche,
manœuvrer ou utiliser une machine, un engin, un appareil, des vannes,
etc… dont il n’est pas chargé.
Outillage, machines-outils
Au cours de tout travail, il faut n’utiliser que des outils en bon état et
appropriés au travail à effectuer.
L’oxygène
Ne jamais graisser les pièces, raccords, etc… en contact avec
l’oxygène comprimé.
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Les quelques recommandations qui précèdent peuvent sembler bien


élémentaires.
On constate cependant tous les jours que ouvriers pourtant
expérimentés les ignorent ou les oublient.
Ascenseurs, monte-charge, appareils de levage.
Les chaudières
XV.- Sécurité dans les laboratoires

Comme chaque activité, le travail dans les laboratoires de sécurité qui


ne sauraient être complète ou se substituer aux consignes particulières
à certains laboratoires ou à certains produits utilisés.
Les accidents sont souvent nombreux et parfois même graves en
raison de la manipulation dans des récipients fragiles de produits qui
sont souvent toxiques et inflammables.
Il est bon que tous ceux qui travaillent d’une façon régulière dans un
laboratoire sachent manipuler les extincteurs, que ceux-ci soient
placés d’une façon judicieuse et qu’ils permettent l’extinction des feux
tant d’origine électrique que d’hydrocarbures.
Ne pas oublier que l’ordre et la propreté sont des facteurs de sécurité.
Les passages doivent être dégagés.
Une attention particulière sera donnée débris de verre.
Des précautions très sérieuses doivent être prises dans les
manipulations de produits toxiques.
Faire attention à ne pas les respirer et porter l’équipement nécessaire
en cas de besoin (gants, lunettes), faire usage des hottes et s’assurer du
bon fonctionnement de la ventilation.

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