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M.

Delvaux 1TiF2 Hambersin

Droits d’auteur
Plan EXAMEN LUNDI 4 MAI
1 ECTS
Partie 1 : introduction
Partie 2 : Droit d’auteur
Partie 3 : la marque
Partie 4 : le dessin et modèle
Partie 5 : les logiciels
Partie 6 : les bases de données
Partie 7 : le droit à l’image
Partie 8 : la vie privée
Partie 9 : Internet
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Partie I : Introduction 4
Partie II : Droit d’auteur 4
A. Les sources ...................................................................................................4
1. La convention de Berne .....................................................................................................4
2. Les accords ADPIC ............................................................................................................4
3. Les directives européennes ...............................................................................................4
4. La Loi Belge (30 juin 1994).................................................................................................4
B. Conditions de protection ...............................................................................4
C. Preuves..........................................................................................................5
D. Titulaires des droits .......................................................................................5
E. Durée de protection ......................................................................................5
F. Droit ...............................................................................................................6
1. Droits patrimoniaux .............................................................................................................6
A. Droits d’exploitation.......................................................................................................................6
B. Exceptions aux droits d’exploitation .............................................................................................6
C. Droits à rémunération ....................................................................................................................6
2. Droits moraux .....................................................................................................................6
G. Sociétés d’auteurs .........................................................................................7
H. Cession des droits d’auteur ..........................................................................7
A. Contrat de travail ................................................................................................................7
B. Contrat de commande........................................................................................................7
I. Règles particulières ......................................................................................8
J. Droits voisins .................................................................................................8
Partie III : La marque 9
A. Différents types de marques .........................................................................9
B. Conditions de protection ...............................................................................9
1. Conditions de forme ...........................................................................................................9
2. Conditions de fond .............................................................................................................9
C. Durée de protection ......................................................................................9
D. Différents droits .............................................................................................9
E. Sanctions .....................................................................................................10
Partie IV : Le dessin et modèle 11
A. Conditions de protection .............................................................................11
1. Conditions de forme .........................................................................................................11
2. Conditions de fond ...........................................................................................................11
B. Conditions de protection .............................................................................11
C. Titulaire des droits .......................................................................................11
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D. Sanctions .....................................................................................................11
Partie V : Les logiciels 12
A. Conditions de protection .............................................................................12
B. Exceptions au droit d’auteur .......................................................................12
C. Logiciels libres ............................................................................................12
Partie VI : Les bases de données 14
A. Conditions de protection .............................................................................14
B. Exceptions au droit d’auteur .......................................................................14
Partie VII : Le droit à l’image 15
A. Conditions de protection .............................................................................15
B. Exceptions au droit à l’image ......................................................................15
Partie VIII : Le droit à la vie privée 16
Partie IX : Internet 17
A. Le spam ......................................................................................................17
B. Nom de domaine .........................................................................................17
C. Site, blog, application web ..........................................................................17
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Partie I : Introduction
On peut protéger une création par plusieurs modes de protection. Il y a plusieurs points communs
entre ces modes de protection :
- ils sont tous créés par la Loi
- ils donnent des droits exclusifs
- ils portent sur un territoire
- ils peuvent être cédés

Partie II : Droit d’auteur


A. Les sources

1. La convention de Berne
Elle a pour but d’harmoniser les relations entre les auteurs.
Il y a trois principes dans cette convention :
- règles minimales de protection
- traitement national (quelle que soit la nationalité, on a tous les même droits)
- pas de formalité supplémentaire en fonction de la nationalité

2. Les accords ADPIC


Ils ont pour but d’harmoniser les relations entre les auteurs et les commerçants.
Il y a quatre principes :
- règles minimales de protection
- traitement national
- traitement de la nation la plus favorisée (si un état donne des droits plus avantageux à ses
membres, on va les appliquer pour tout le monde)
- en cas de contestation entre deux états sur l’interprétation des accords ADPIC, c’est l’OMC qui
va trancher

3. Les directives européennes

4. La Loi Belge (30 juin 1994)

B. Conditions de protection
Le dépôt ou l’enregistrement ne sont pas une condition de protection.
La nouveauté n’est pas une condition de protection car on ne crée rien à partir de rien, on a tous
un patrimoine artistique en nous.
Les conditions de protection sont :
1) l’originalité : on va toujours considérer que toutes les créations sont toujours originales.

Il y a un cas où on va contester l’originalité de nos créations : le plagiat.

Il ne faut pas confondre la contrefaçon et le plagiat. La contrefaçon c’est la reproduction
identique d’une création. Le plagiat c’est la reprise d’un élément ou une partie d’une création et
l’intégrer dans sa propre création.

En cas de contestation de l’originalité ou en cas de plagiat, le Juge va apprécier seul et
subjectivement en comparant les différences. On ne lui demande pas de se mettre à la place
d’un critique artistique, on lui demande de se mettre à la place du public, de la personne qui ne
connaît rien, donc c’est totalement subjectif. Il y a des décisions contradictoires car on dépend
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de l’appréciation du Juge. Le Juge peut toujours être aidé par un expert.



On ne peut jamais protéger une idée.
2) la mise en forme / la concrétisation : un début de mise en forme suffit. Un croquis, un
schéma, un plan, un synopsis suffisent.

C. Preuves
Est considéré comme auteur la personne qui prétend l’être, sauf preuve du contraire. Pour pouvoir
prouver qu’on est auteur, il faut un écrit qui a une date certaine.
- le courrier recommandé à soi-même
- un simple dépôt auprès d’une société d’auteur
- i-depot
- acte notarié
- enregistrement fiscal

D. Titulaires des droits


Est considéré comme auteur la personne qui prétend l’être sauf preuve du contraire. Il y a des cas
particuliers :
1) les oeuvres de collaboration indivisible : c’est une oeuvre où il y a plusieurs auteurs. C’est
une oeuvre dans laquelle on ne peut pas diviser, séparer, la part de chaque auteur. Il faut
l’accord de tous les auteurs pour chaque exploitation, sauf en cas de contrefaçon. Dans ce
cas, chaque auteur peut demander des dommages et intérêts pour sa seule part.

Exemple : une application web : il est impossible de séparer la part de chaque auteur. Il faut
donc obligatoirement l’accord de tout le monde. Mais on peut réclamer des dommages et
intérêts pour sa seule part (ex: téléchargement illégal).
2) les oeuvres de collaboration divisible : ce sont des oeuvres dans lesquelles on peut séparer
la part de chaque auteur. Chaque auteur peut exploiter seul sa part à condition :
a. de ne pas l’intégrer dans une autre oeuvre de collaboration
b. de ne pas nuire aux intérêts de l’oeuvre commune
Exemple : une BD (scénariste et dessinateur)
3) les oeuvres anonymes : ce sont des oeuvres qui ne sont pas signées. C’est à l’éditeur qu’on
va demander les autorisations.
4) les oeuvres sous pseudonyme : ce sont des oeuvres qui sont signées avec un pseudonyme.
On demande à l’éditeur les autorisations.
5) les oeuvres posthumes : une oeuvre posthume est une oeuvre publiée pour la première fois
après la durée légale de protection. On va demander les autorisations aux héritiers.

E. Durée de protection
Ca commence à partir de la mise en forme jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur. Il y a des cas
particuliers :
1) concernant les oeuvres de collaboration : le délai de 70 ans commence à partir de la mort
du dernier co-auteur.
2) concernant les oeuvres anonymes et sous pseudo : le délai de 70 ans commence à partir
de la publication.
3) concernant les oeuvres posthumes : le délai est de 25 ans à partir de la publication.
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F. Droit

1. Droits patrimoniaux

A. Droits d’exploitation
Ils portent sur les exploitations des créations. Avant d’exploiter une création, il faut toujours
demander l’autorisation avant, et payer les droits avant, sinon on commet automatiquement
une contrefaçon.

I. Droit de reproduction au public : le fait d’autoriser de faire des copies à partir de


l’original. Il y a la copie analogique (CD, livre, etc.) (matériel) et numérique (téléchargement
légal) (immatériel)
II. Droit d’adaptation : quand on passe d’un genre artistique à un autre (livre -> cinéma)
III. Droit de traduction : le fait d’autoriser les traductions
IV. Droit de communication au public : ce droit est dû dès qu’on rend une oeuvre accessible
au public. Il y a la communication analogique (télé, radio, etc.) et numérique (streaming)
V. Droit de location : il faut que cela soit payant
VI. Droit de prêt : on prête gratuitement
VII. Droit aux dérivés : à la fois les produits dérivés et les créations dérivées

B. Exceptions aux droits d’exploitation


Il y a des cas où il ne faut pas demander l’autorisation ni payer des droits :
I. Copie privée dans le cercle de famille
II. Communication privée dans le cercle de famille
III. Citation littéraire : on peut faire une courte citation d’une oeuvre littéraire aux conditions
suivantes :
1) la citation doit être courte
2) l’oeuvre citée doit être légalement publiée
3) dans un but de critique, de polémique
4) on ne peut pas citer l’intégralité d’une oeuvre
5) il faut toujours mentionner le nom de l’oeuvre, de l’auteur et de l’éditeur
IV. Caricature et parodie : on peut faire une caricature d’une oeuvre protégée par le droit
d’auteur sans autorisation et sans payer de droits aux conditions suivantes :
1) il faut un effort, une originalité humoristique
2) pas de caricature raciste ou d’incitation à la haine
3) pas de caricature pornographique

C. Droits à rémunération
Ce sont des droits qu’on perçoit directement, sans exploitation. On les perçoit grace aux
sociétés d’auteurs.

I. Rémunération pour copie privée

2. Droits moraux

Ce sont des droits qui ne rapportent pas de revenus. Ce sont des droits de personnalité. On ne
peut pas les céder :
I. Droit moral de paternité : l’auteur peut imposer qu’on mentionne son nom d’auteur ou son
pseudo lors de chaque exploitation
II. Droit moral de divulgation : l’auteur décide de la première divulgation
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III. Droit moral au respect de l’oeuvre : l’auteur a le droit de s’opposer à ce qu’on modifie ou
mutile une création. En cas de contestation entre la caricature et le droit moral au respect de
l’oeuvre, le Juge va faire une balance des intérêts et va trancher la plupart du temps pour la
caricature

G. Sociétés d’auteurs
Le but des sociétés est :
- de récolter les droits d’auteur
- de répartir les droits entre les membres
Pour être membre, il faut signer un mandat de gestion fiduciaire (on leur demande de gérer tous
les droits).
Avantages
- elles font certaines démarches pour les auteurs
- grâce à elles, on touche les droits de rémunération
- elles ont plus de poids dans les négociations
Inconvénients
- elles perçoivent un gros pourcentage
- on perd la gestion des autorisations

H. Cession des droits d’auteur


On a décidé de sûr-protéger les auteurs en prévoyant des règles impératives en matière de
cession des droits d’auteurs. Si on signe un contrat dans lequel une close de cession de droits ne
respecte pas une des règles impératives, la close est nulle.
Les règles impératives sont :
I. Toute cession de droits d’auteur doit se faire par écrit.
II. En cas de doute sur l’interprétation d’une close de cession de droits, le Juge peut l’annuler.
III. Chaque fois que l’on cède un droit, il faut mentionner :
- quel droit on cède
- quel territoire
- pendant combien de temps
- la rémunération pour le droit qu’on cède
IV. On peut céder les droits sur une création future.
V. On peut céder les droits inconnus au jour du contrat à condition de prévoir une
rémunération équitable.

Il y a deux cas où les règles impératives ne s’appliquent pas :

A. Contrat de travail
L’employeur peut avoir tous les droits sur les créations de ses employés aux conditions suivantes :
1) il faut avoir été engagé pour le faire
2) il faut que les créations aient été réalisées pendant les heures de travail
3) il faut que la close de cession de droits soit marquée dans le contrat de travail

B. Contrat de commande
Pour les contrats de commande on peut céder globalement tous les droits aux conditions
suivantes :
1) il faut qu’il s’agisse d’une réelle commande
2) il faut que la close de cession de droits soit marquée dans le contrat de commande
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3) la personne qui vous fait la commande ne peut pas être dans le milieu culturel

I. Règles particulières
I. En cas de vente d’un tableau, il y a deux obligations :
1) l’auteur ne peut pas faire des copies identiques
2) le propriétaire ne peut l’exposer qu’à titre privé dans le cercle de famille
II. Pour les portraits : ni l’auteur, ni le propriétaire ne peuvent reproduire ou diffuser le portrait
sans l’accord de la personne représentée jusqu’à 20 ans après la mort de la personne
représentée
III. Pour les oeuvres audiovisuelles : certaines personnes sont toujours considérées comme
auteur :
1) le réalisateur
2) le scénariste
3) le producteur
4) le compositeur de la bande originale
5) l’auteur des séquences animées
IV. Pour les remakes : sont toujours considérés comme auteurs :
1) les auteurs du remake
2) les auteurs du film d’origine, sauf s’ils sont morts depuis plus de 70 ans
V. Pour les oeuvres audiovisuelles, seuls le producteur et le réalisateur ont le droit moral de
divulgation
VI. Pour les oeuvres audiovisuelles, le producteur est considéré comme cessionnaire de tous les
droits sur l’oeuvre. C’est à lui qu’il faut demander toutes les autorisations. À charge pour lui de
rémunérer tous les autres auteurs.

J. Droits voisins
Les droits voisins sont pour les artistes interprètes (comédiens, musiciens). Ils portent sur les
exploitations des prestations des artistes interprètes. C’est le même régime juridique que le droit
d’auteur, sauf deux exceptions :
1) il n’y a pas de droit moral de divulgation
2) la durée n’est que de 50 ans à partir du premier janvier qui suit l’année de la captation

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Partie III : La marque


A. Différents types de marques
La marque a pour but de permettre au public de distinguer, de reconnaitre, les services et produits
d’une société. Il y a différent types de marques :
1) la marque verbale (celle que l’on entend)
2) la marque figurative (celle que l’on voit) (sans le nom)
3) la marque complexe (à la fois verbale et figurative) (le nom et le logo)
4) la marque de forme
5) la marque sonore (jingle, bruit, son) (sans le nom)

B. Conditions de protection

1. Conditions de forme
I. Contrairement au droit d’auteur, il faut un dépôt pour protéger la marque.

2. Conditions de fond
I. La marque doit être distinctive : elle doit permettre au public de distinguer, de reconnaitre, les
services et produit d’une société. Ne sont jamais considérés comme suffisamment distinctifs :
a) une marque banale (ex: une simple ligne, un simple rectangle)
b) une marque générique (c’est une marque qui était protégée mais qui au fil du temps a
perdu son pouvoir distinctif et est devenu banale)
II. La marque doit être légale. Pour être légale, elle doit respecter trois conditions :
a) elle ne peut pas être contraire à l’ordre public et aux bonnes moeurs
b) elle ne peut pas être trompeuse : une marque trompe lorsqu’elle trompe le public sur la
nature, la composition, les qualités ou l’origine du produit
c) on ne peut pas reprendre dans les logos les drapeaux et les emblèmes des États
III. La marque doit être disponible : elle ne doit pas déjà être déposée ou en cours de dépôt

C. Durée de protection
La durée de la marque est de 10 ans, renouvelable par 10 ans, à l’infini. Le nom est déposé à
différentes échelles (pays, Benelux, continent).

D. Différents droits
Exemple : on a les droits sur une marque qui s’appelle Coca-Cola pour un produit qui est la
substance de cola.
Ier droit : on peut s’opposer, dans la vie des affaires, à une marque identique (Coca-Cola) pour un
produit identique (substance de cola). C’est un simple plagiat de marque.
IIe droit : on peut s’opposer, dans la vie des affaires, à :
a) une marque identique (Coca-Cola) pour un produit similaire (de l’orangeade)
b) une marque similaire (Cola-Colo) pour un produit identique (substance de cola)
c) une marque similaire (Cola-Colo) pour un produit similaire (de l’orangeade)
à condition qu’il y ai un risque de confusion dans l’esprit du public.

• Comment savoir si deux produits sont similaires ?


On va comparer les produits sur deux critères : la nature du produit et le public visé.
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• Comment savoir si deux marques sont similaires ?


Contrairement aux droits d’auteur où on comparait les différences, on compare les
ressemblances.
Il y a 3 types de ressemblances :
- la ressemblance verbale (celle qu’on entend)
- la ressemblance figurative (qu’on voit)
- la ressemblance conceptuelle (le même concept)

• Quand y a-t-il un risque de confusion pour le public ?


Cela dépend de quatre critères :
- la connaissance de la marque sur le marché
- le risque d’association entre les marques
- le degré de ressemblance entre les produits
- le degré de ressemblance entre les marques

IIIe droit : on peut s’opposer, dans la vie des affaires, à une marque similaire et renommée pour
des produits non-similaires (qui n’ont rien à voir) à condition que la partie adverse profite de la
renommée de la marque.

E. Sanctions
En cas de violation des droits sur la marque, on peut obtenir :
1) la cessation de la violation des droits
2) des dommages et intérêts
3) la saisie des contrefaçons

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Partie IV : Le dessin et modèle


A. Conditions de protection
Le dessin et modèle ne porte pas sur les dessins artistiques mais sur les dessins industriels.

1. Conditions de forme
I. Contrairement au droit d’auteur et comme pour la marque, il faut un dépôt pour protéger le
dessin et modèle.

2. Conditions de fond
I. Le dessin et modèle doit être nouveau. Pour être nouveau, il doit respecter deux types
d’antériorité :
a) l’antériorité par le dépôt. On ne peut pas déposer un dessin et modèle qui a déjà été
déposé.
b) l’antériorité par la notoriété. On ne peut pas déposer un dessin et modèle qui n’a pas été
déposé mais qui est connu notoirement dans l’Union Européenne.
II. Le dessin et modèle ne peut pas être contraire à l’ordre public et aux bonnes moeurs.
III. Il ne peut pas y avoir une impression de déjà vu.

B. Conditions de protection
Le dessin et modèle est valable pour une durée de 5 ans, renouvelable par 5 ans, pendant 25 ans
maximum.

C. Titulaire des droits


C’est celui qui a fait le dépôt qui a les droits sur le dessin et modèle. Si le déposant n’est pas le
créateur, le créateur peut introduire une action en revendication auprès de l’office de dépôt dans
un délai de 5 ans à partir de la publication du dépôt.

D. Sanctions
En cas de violation des droits sur le dessin et modèle, on peut obtenir :
a) la cessation de la violation des droits
b) des dommage et intérêts
c) la saisie des contrefaçons

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Partie V : Les logiciels


A. Conditions de protection
On ne peut pas protéger le logiciel par un brevet, il est protégé par le droit d’auteur avec des
règles particulières. Pour être protégé, le logiciel doit être original. L’élément clé du logiciel à
analyser est le code source. Le code source est l’ensemble des instructions écrites dans un
langage de programmation informatique qui crée le logiciel. Il faut toujours conserver tous les
documents préparatoires (les fichiers sources, les fichiers temps, les contrats et les compte-rendu
des réunions).

Éléments de logiciels qui ne sont jamais protégés par le droit d’auteur car ce sont de simples
éléments informatiques :
- le langage de programmation
- les simples interfaces
- les simples fonctionnalités
- l’algorithme

Éléments de logiciels qui peuvent être protégés par le droit d’auteur s’ils sont suffisamment
originaux :
- le code source
- l’architecture du logiciel
- le code objet
- les différentes versions
- les écrans et modalités d’interactivité
- les documents préparatoires

B. Exceptions au droit d’auteur


I. Contrairement au droit d’auteur, pour les contrats de travail, l’employeur possède
automatiquement tous les droits sur les créations de ses employés. Il ne doit pas le mettre
dans le contrat. Au contraire, si l’auteur veut garder les droits, c’est à lui de le mettre dans le
contrat.
II. Il n’y a pas de droit moral de divulgation.
III. On peut céder les droits moraux.
IV. On a prévu quatre droits pour les utilisateurs légaux :
a) il peut étudier le fonctionnement du logiciel
b) il peut faire une copie de sauvegarde sauf si l’auteur lui en remet une directement
c) il peut corriger les erreurs du logiciel sauf si l’auteur le fait directement
d) il peut faire les copies du logiciel qui sont nécessaires à son utilisation ou pour le rendre
compatible avec d’autres logiciels

C. Logiciels libres
Le logiciel libre est un logiciel disponible sous forme de code source dont l’architecture interne est
diffusée et partagée librement (sans autorisation) et gratuitement (sans rémunération) à
condition de respecter les mêmes conditions de partage (libre et gratuit). Le logiciel libre donne
quatre libertés :
1) liberté d’utiliser le logiciel
2) liberté d’étudier le fonctionnement du logiciel
3) liberté de faire des copies
4) liberté de modifier le logiciel à condition de respecter les mêmes conditions de partage
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Il y a aussi des faux logiciels libres où il faut demander les autorisations et payer les droits. On les
appelle les logiciels propriétaires. Il y a également des Creative Commons qui permettent aux
utilisateurs de savoir ce qu’ils peuvent faire et ne pas faire grâce à des logos :
- (by) : l’oeuvre peut être utilisée librement à condition de mentionner à chaque fois le nom

de l’auteur
- : l’oeuvre ne peut être utilisée qu’à des fins non-commerciales
- : l’oeuvre ne peut pas être modifiée sans l’accord de l’auteur
- : l’oeuvre peut être utilisée et modifiée librement à condition de respecter les mêmes
conditions de partage

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Partie VI : Les bases de données


A. Conditions de protection
La base de données est un recueil de données. Elle est protégée par le droit d’auteur avec des
règles particulières. Pour être protégée, elle doit être originale. Ce n’est pas le contenu qui va être
protégé, mais la structure, l’architecture, la sélection des données.

B. Exceptions au droit d’auteur


I. Contrairement au droit d’auteur et comme pour les logiciels, pour les contrats de travail,
l’employeur possède automatiquement tous les droits sur les créations de ses employés. Il
ne doit pas le mettre dans le contrat. Au contraire, si l’auteur veut garder les droits, c’est à lui
de le mettre dans le contrat.
II. On a prévu deux droits pour les utilisateurs :
a) ils peuvent faire les actes nécessaires pour avoir accès à la base de données
b) ils peuvent reprendre une petite partie sans en reprendre la structure
III. On a prévu un droit sui generis pour le producteur :
a) il peut interdire l’extraction d’une partie importante de la base de données
b) il peut interdire l’extraction ou la réutilisation de petites parties de la base de données qui
excèdent son utilisation normale
c) il peut interdire l’accès au public à une partie ou à toute la base de données

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Partie VII : Le droit à l’image


A. Conditions de protection
Il n’y a pas de loi sur le droit à l’image, on applique des principes. Grace au droit à l’image, toute
personne peut s’opposer à ce qu’on exploite son image sans son autorisation. Il y a deux parties
au droit à l’image :
a) la vie privée
b) le droit pour une personne d’exploiter commercialement son image
Pour exploiter l’image d’une personne, il faut deux autorisations :
1) l’autorisation sur la prise de vue
2) l’autorisation sur chaque mode d’exploitation
L’autorisation de prise de vue n’entraine pas automatiquement l’autorisation sur les exploitations.
En cas de violation du droit à l’image, et pour obtenir des dommages et intérêts, il faut que l’Article
1382 du Code Civil s’applique. Pour qu’il s’applique, il y a 3 conditions :
1) il faut une faute
2) il faut un dommage, un préjudice
3) il faut un lien de causalité entre la faute et le dommage (il faut que la faute entraîne
directement tout le dommage)
Pour que le droit à l’image s’applique, il faut que la personne soit identifiable ou reconnaissable.
Pour exploiter l’image d’une personne mineure, il faut l’autorisation des parents.
Pour exploiter l’image d’une personne décédée, il faut l’autorisation des héritiers.

B. Exceptions au droit à l’image


Il y a trois cas où il ne faut pas demander les autorisations :
I. On peut exploiter librement l’image d’une personne publique dans sa vie publique à condition
que l’exploitation de l’image ne soit pas commerciale, publicitaire, politique, ou dégradante. Les
médias d’information ne sont pas considérés comme commerciaux.
II. On peut exploiter librement l’image d’une personne qui se rattache directement à un
événement d’actualité à condition que l’exploitation de l’image ne soit pas commerciale,
publicitaire, politique ou dégradante.
III. On peut exploiter librement l’image d’une personne dans un lieu public à condition que
l’exploitation de l’image ne soit pas commerciale, publicitaire, politique ou dégradante. Un lieu
public est un lieu accessible à tous sans conditions (exemple : une rue, un parc, …), à ne pas
confondre avec le lieu accessible au public, qui l’est avec des conditions (exemple: hôtel,
salle, boite de nuits), et à ne pas confondre avec le lieu privé, qui est le domicile privé.

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Partie VIII : Le droit à la vie privée


On a tous le droit à une vie privée. Les éléments protégés de la vie privée sont les suivants :
1) les relations sexuelles
2) les croyances
3) les questions sur le patrimoine
4) les opinions politiques
5) les relations familiales
6) les activités professionnelles
7) les questions de santé

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Partie IX : Internet
A. Le spam
Un spam est un mail publicitaire non-autorisé. Il est interdit d’envoyer un spam sans l’accord du
destinataire. Il y a des exceptions :
1) si on est client de la société pour les mêmes services
2) si on envoie le spam à une société sur son adresse email générale
3) on ne peut pas collecter ou céder les données personnelles d’une personne sans son accord
4) on doit toujours laisser le droit à l’utilisateur de modifier, de rectifier, ses données personnelles

B. Nom de domaine
Tout le monde peut enregistrer un nom de domaine à condition qu’il ne soit pas déjà enregistré.
Cependant, il y a deux règles à respecter :
1) on ne peut pas enregistrer un nom de domaine qui se rapporte à une activité ou une
organisation protégée (exemple : avocat.be, exemple.gov, etc…)
2) on ne peut pas enregistrer un nom de domaine qui entraîne confusion avec une marque
déposée

C. Site, blog, application web


Quand on crée un site, un blog, une application web, il y a des mentions légales à mettre :
a) l’identité et l’adresse légale de l’éditeur responsable
b) mettre les mentions légales et minimales de droit d’auteur et de vie privée
c) les droits et obligations de chaque parties

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Comparaisons
Droit d’auteur Marque Dessin et modèle

Pas de dépôt Dépôt Dépôt

Original Distinctive Nouveau

Mise en forme Légale Pas contraire à ordre public et


bonne moeurs

Disponible Pas de déjà vu

Droit Oeuvre
d’auteur anonyme
Logiciel Oeuvre de et sous Oeuvre Droits Dessin et
BDD collaborat° pseudo posthume Portraits voisins La marque modèle

70 ans 70 ans 70 ans 25 ans 20 ans 50 ans 10 ans 5 ans


Après la mort À partir de la À partir de la À partir de la À partir de la À partir du Renouvelable Renouvelable
de l’auteur mort du publication publication mort de la 01/01 qui suit par 10 ans, à par 5 ans,
dernier co- personne l’année de la l’infinie pendant 25
auteur représentée captation ans
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Notes