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Les principes comptables généraux

Ils sont au nombre de quatre :

Image fidèle, comparabilité, continuité de l’activité

Régularité, sincérité

Prudence

Permanence des méthodes

Image fidèle, comparabilité, continuité de l’activité

La comptabilité doit saisir, classer, enregistrer des données et présenter des états reflétant une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entité à la date de clôture. La
comptabilité doit aussi permettre d'effectuer des comparaisons périodiques et d'apprécier
l'évolution de l'entité dans une perspective de continuité d'activité.

Les commissaires aux comptes vont donc vérifier que la comptabilité donne une image fidèle de la
situation de l'entreprise, de son patrimoine et de sa situation financière tels qu'ils sont. Ils vont écrire
dans leur rapport s'ils considèrent ou non que cette image est fidèle !

Régularité, sincérité

La comptabilité est conforme aux règles et procédures en vigueur qui sont appliquées avec sincérité
afin de traduire la connaissance que les responsables de l'établissement des comptes ont de la réalité
et de l'importance relative des événements enregistrés.

Dans le cas exceptionnel où l’application d’une règle comptable ne permet pas de donner une image
fidèle, il y a une dérogation. La justification et les conséquences de la dérogation doivent être
mentionnées dans l’annexe, que nous verrons dans la dernière partie de ce cours.

Les comptes doivent donc être réguliers, c'est-à-dire ne pas comprendre d'erreurs, et avoir été
établis de bonne foi, sans intention frauduleuse. Le commissaire aux comptes va également vérifier
ce point et le noter dans son rapport.

Prudence
Ce principe est propre aux normes françaises. Il consiste à imposer que la comptabilité soit établie
sur la base d’appréciations prudentes, pour éviter le risque de transfert, sur des périodes à venir,
d’incertitudes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l’entité.

On va donc retenir les charges probables, c'est-à-dire les coûts probables que devra supporter
l'entreprise, mais pas les produits probables, c'est-à-dire les gains probables qu'elle pourrait avoir.

Prenons un exemple. Vous travaillez dans un magasin de prêt-à-porter. Vous avez des stocks
invendus depuis 2 ans. Il est probable que ces marchandises se vendront difficilement, voire pas du
tout. Par application du principe de prudence, vous allez constater que ces stocks ont perdu de la
valeur, et enregistrerez une "dépréciation".

Permanence des méthodes

La cohérence des informations comptables au cours des périodes implique la permanence dans
l’application des règles et procédures.

Donc quand vous avez choisi une méthode de comptabilisation, vous devez la garder tous les ans.
Vous ne pouvez pas changer de méthode entre deux périodes pour garder celle qui vous arrange !

Par exemple, en 2017, vous avez décidé, en vertu du principe de prudence, de déprécier vos stocks
quand ils sont invendus depuis 2 ans ou plus. Le principe de permanence des méthodes fait que vous
devez, en 2018, continuer avec cette logique de dépréciation et ne pas en changer : ainsi, fin 2017
vous devrez déprécier vos stocks non vendus en 2016 ou 2015.

Les principes comptables utiles pour la saisie

À quatre principes généraux, édictés au Livre 1 du Plan Comptable Général, s’ajoutent des principes
de comptabilité que vous devez connaître, car ils sont les fondements des écritures et de la logique
comptables.

Coût historique

Ce principe concerne principalement les actifs, c'est-à-dire les biens détenus par la société et qui
figurent au bilan. L'idée est ici que l'on ne modifie pas les valeurs des biens et que l'on conserve leur
valeur d'origine aussi appelée "valeur historique", même si leur valeur réelle a augmenté ou diminué
depuis l’achat.

Par exemple, votre société a acheté un immeuble en 1990 pour 500 000 euros. Vous savez que ce
bien a pris de la valeur depuis sa date d'acquisition. Mais, en application du principe des coûts
historiques, vous ne pouvez pas, sauf exception, modifier la valeur de ce bien, qui restera donc à 500
000 euros (sa valeur historique).

Non-compensation

Ce principe implique que vous ne pouvez pas compenser des créances avec des dettes, ou des
produits avec des charges. Les créances restent en créances, les dettes en dettes, et idem pour les
charges et produits.

Par exemple, votre société a eu un dégât des eaux et a payé une facture de réparation de 5 000
euros. L'assurance rembourse à hauteur de 4 000 euros. Vous ne pouvez pas comptabiliser les 5 000
euros de charges et les 4 000 euros de produits dans un seul compte qui aurait un solde de 1 000
euros. Vous devez enregistrer les 5 000 euros dans un compte de charges et les 4 000 euros dans un
compte de produit. Le montant "net" n'apparaîtra pas en lecture directe.

Indépendance des exercices

Les comptes d'une entité sont établis pour une période (souvent l'année) que l'on appelle exercice.
Le principe d'indépendance des exercices implique qu'il faut attacher à un exercice toutes les charges
et tous les produits qui le concernent, mais seulement les charges et les produits de cet exercice (en
différant ceux qui sont relatifs à l'exercice suivant).

Par exemple, votre société est locataire. Elle reçoit le 01/11/2017 son loyer pour la période du
01/11/2017 au 31/01/2018 pour un montant de 9 000 euros (pour les 3 mois). Or votre exercice
correspond à l'année civile et s'arrête au 31/12/2017. Au titre de cet exercice, vous ne devez donc
retenir que 2/3 du loyer reçu (soit les mois de novembre et décembre), puisque le 3e tiers (janvier)
comptera pour le prochain exercice.

Sachez enfin qu’il existe d’autres principes comptables (intangibilité du bilan d’ouverture, importance
relative, continuité d’exploitation), mais que leur importance est plus secondaire que ceux présentés
ci-dessus.

Vous avez donc compris que la comptabilité, pour assurer ses 3 fonctions, repose sur un cadre
conceptuel et sur des principes généraux qui sont le socle de toute la logique comptable. Vérifiez que
vous avez assimilé ces notions et passons ensuite à la logique comptable !