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Introduction:

La dynamique est une discipline de la mécanique classique qui étudie les corps en mouvement sous l'influence des actions
mécaniques qui leur sont appliquées. Elle combine la statique qui étudie l'équilibre des corps au repos, et la cinématique qui
étudie le mouvement.
les 3 lois suivantes ne sont vérifiées que dans un référentiel galiléen. Exemple de référentiel Galiléen:
- référentiel terrestre, lié à la surface de la Terre, (table, quai d'un train etc.) utilisé pour étudier les mouvements des
solides au voisinage proche de la Terre
- référentiel géocentrique, lié au centre de la Terre, utilisé pour étudier les mouvements des satellites de la Terre ainsi
que celui de la Lun
- référentiel héliocentrique, lié au centre de la Terre, pour étudier les mouvements des planètes autour du soleil.

1) première loi de Newton ou principe d'inertie


Animation: table à coussin d’air (Ostralo.net)

Lorsqu'un système matériel est pseudo isolé (soumis à des forces qui se compensent) ou isolé (soumis à aucune force) par
rapport à un référentiel galiléen alors soit :
- il est au repos
- le mouvement de son centre d'inertie est rectiligne uniforme. Son vecteur vitesse est alors constant.
La réciproque est vraie.
  
 F ext = O  vG est constant

2) deuxième loi de Newton ou principe fondamental de la dynamique


Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées à un système matériel est égale à la
dérivée par rapport au temps de sa quantité de mouvement:
  
dp d(m.v )
 F ext = =
dt dt

Dans le cas particulier ou le système conserve une masse constante, la seconde loi devient:
   
dp d(m.v ) d(.v ) 
 F ext = = = m. = m.a
dt dt dt

Exemple: dans le cas d'une chute libre sans frottement, la seule force s'exerçant sur une masse constante est son poids. La
seconde loi devient:
  
 dp 
 F ext = P = m.g = = m.a
dt
 
g=a

L'accélération de l'objet vaut a = 9,8 m.s -2=9,8 N.kg-1. Une 1 seconde la vitesse du solide augmente de 9,8 m.s -1.

3) troisième loi de Newton ou principe des actions réciproques



Lorsqu'un système matériel A exerce une force FA / B sur un système matériel B alors celui-ci exerce sur le système matériel

A une force opposée FB / A . Ces 2 vecteurs forces sont opposés (même direction et norme mais sens opposé et points
d'application différents):
 
FA / B = −FB / A

Exemple: un solide exerce sur le sol une force de valeur Fsolide / sol alors le sol exerce sur le solide est force de valeur Fsol / solide
opposée tel que:
 
Fsoli de / sol = −Fsol / soli de
Comment traiter un problème à l’aide du PFD. Exemples

La méthodologie est toujours la même. Ecrire le problème physique puis le résoudre.

1. Choisir un référentiel galiléen.


2. Choisir un système de coordonnées adaptés au problème.
3. Connaître l’expression de l’accélération dans ce système
4. Faire le bilan des forces sans en oublier et sans en inventer
5. Projeter ces forces (ou les exprimer) dans le système de coordonnées
6. Ecrire le PFD

La physique s’arrête là. Après, ce sont des mathématiques (résolution d’équations différentielles par exemple).
Si le problème physique est mal posé, les mathématiques ne vous sauveront pas.

Remarque : Parmi les forces que l’on invente il y a, Dieu seul sait peut-être pourquoi, la « force due à la
vitesse ». Cette expression est particulièrement stupide, et je pèse mes mots, car elle n’a aucun sens.

Un exemple

On considère un pendule simple constitué d’une masse m fixée au bout d’un fil de masse négligeable et de
longueur R. Le pendule oscille dans le champ de pesanteur (plan vertical). Quelle est la tension du fil ?

• Choix d’un référentiel : le laboratoire, supposé Galiléen.


• Choix d’une origine : le point de fixation O
• Coordonnées polaires. On suppose que le pendule (figure) remonte vers la droite.

D’où le
système de vecteurs de base.

• Bilan des forces : Le poids et la tension du fil. Rien d’autre.

• Projection des forces sur les axes :


  
 P = mg cos  ur − mg sin   u
  
 T = T  ur

• Accélération en coordonnées polaires :

 = (r − r 2 )ur + (2r + r)u


  

• PFD :
  
P + T = m
Soit en identifiant :

mg cos + T = m(r − r 2 )


  
 − mg sin  = m(2r + r )
Le rayon est constant égal à R

mg cos + T = −mR 2


 
 − mg sin  = mR

La partie « physique »est terminée. On résout en fonction de ce que l’on cherche mais c’est un problème de
résolution d’équation différentielle. Par exemple, on multiplie la seconde équation par la vitesse angulaire et on
intègre :

1
− mg sin  = mR  C + mg cos = mR 2  R 2 = K + 2 g cos
2
Où K est une constante arbitraire dépendant des conditions initiales.

Exemple de condition initiale : on suppose la vitesse nulle quand le pendule est horizontal (=90 degrés).
Dans ce cas :


0 = K + 2 g cos  K = 0  R 2 = 2 g cos
2
On reporte dans la première équation ce qui donne :

mg cos + T = −mR  2 = −2mg cos  T = −3mg cos

T est toujours négatif, ce qui est logique, et il est maximal en position basse. Dans ce cas, en bas, la tension
du fil est de 3 fois le poids.