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Généralités en Auriculothérapie

CENTRE DE FORMATION MÉDICALE CONTINUE


SÉMINAIRE 1 D’AURICULOTHÉRAPIE. ORAN

INTRODUCTION
 Méthode médicale d’origine française découverte et développée par
le Dr Paul NOGIER (1908-1996). Basée sur les propriétés réactives
du pavillon de l’oreille.
 Connue aussi sous le nom d’acupuncture d’oreille.
 Repose sur des connaissances originales et des procédures codifiées,
cette méthode utilise des propriétés spéciales de zones et de points
répartis sur la surface auriculaire selon une cartographie précise.
 Aujourd’hui , ses indications sont principalement la douleur, les
troubles fonctionnels, les troubles psychiatriques mineurs et les
addictions.
L’auriculothérapie est aujourd’hui répertoriée par l’OMS qui a organisé
plusieurs réunions internationales à son sujet.
Qu’est-ce que l’auriculothérapie ?
« L'auriculothérapie est l'utilisation du pavillon auriculaire à des fins
thérapeutiques". Dr Paul Nogier
« L’auriculothérapie est une méthode de modulation de la plasticité cérébrale à
partir du pavillon de l’oreille ». Dr Marignan

Mais comment est-il possible de soigner une maladie du corps entier sur le
pavillon de l’oreille ?

Histoire
 Dans les temps anciens, autour du bassin méditerranéen, les médecins
utilisaient beaucoup les saignées et les cautérisations (largement
pratiquées en Europe).
 Hippocrate (460-380 AJC) : «Les maladies qui ne sont pas curables par la
médecine le sont par le scalpel, celles qui ne sont pas curables par le
scalpel le sont par le feu; celles qui ne sont pas curables par le feu ne le
sont pas du tout»
 les cautérisations étaient indiquées pour : Hémostase, Nettoyage des
plaies, Abcès; Douleurs (cautérisations loco dolenti)

 Cautérisations pour la sciatique loco dolenti:Paul d’Egine VIIè siècle :


cautérisation au dessus de la malléole externe
 Albucassis XIè : 4 zones à cautériser autour le la hanche

Les douleurs fixées opiniâtrement sur une partie, lorsqu’elles avaient résisté à
tous les autres moyens curatifs, exigeaient la cautérisation.
 Hippocrate conseille de brûler du lin cru dans l’affection sciatique sur le
lieu où la douleur se fait sentir.
 Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers 1772 Volume 39
page 578
 Les cautérisations de l’oreille loco dolenti Réservées aux douleurs
dentaires, migraines, névralgies faciales :
 Valsalva (1717). Cautérisations rétro –auriculaires pour les odontalgies.
 P.F Percy : Pyrotechnie chirurgicale pratique. 1811 Cautérisation du tragus
dans les odontalgies
 Cautérisations auriculaires pour les sciatiques ? Curiosité ? Exception ?
 1682 : Bonetus relate des traitements de sciatique par cautérisation de
l’hélix
 Mai 1850, le docteur Luciana relate la pratique des maréchaux-ferrands
corses pour le traitement de la sciatique
 Finco : Gazette de Lombardie1860 : 48 cas de sciatiques traités par
cautérisation auriculaire
o 30 cas de succès total
o 10 cas d’amélioration partielle
o 8 cas d’échec
 Le Pr Duchenne de Boulogne (1806-1875) s’insurge contre les articles sur
les cautérisations de l’oreille et hurle au charlatanisme
 Plus personne n’entendra parler du traitement dela sciatique par l’oreille
pendant près de 100 ans…
 100 ans plus tard Paul NOGIER (1908-1996).
o Éducation scientifique, Thèse en 1938
o Étudie l’homéopathie, l’acupuncture, la médecine manuelle
o Exerce à Lyon comme médecin généraliste
 En 1951, Paul Nogier examine deux patients porteurs d’une cicatrice sur la
racine inférieure de l’anthélix.
Les deux patients expliquent qu’ils ont été traités par une guérisseuse à
Marseille. La sciatique a disparu après la cautérisation
Paul Nogier essaye de traiter toutes les douleurs avec le point Barrin. Il
s’aperçoit que seule la sciatique est soulagée. Point Barrin = L5-S1 ?
 1951-1963 : recherche des points douloureux sur l’oreille :
 Etude des correspondances entre périphérie du corps et oreille ;
stimulation de la périphérie et observation des réactions au niveau de la
sensibilité des points auriculaires
 Etude des points :
 par leur sensibilité à la douleur principalement ainsi qu’au chaud et froid
 Par utilisation d’un palpeur à ressort à 250 gr (palpeur bleu) et testing de
la pression à mi-course donc à 125 gr. (Une douleur périphérique est
représentée sur l’oreille par un point douloureux. )
Hypothèse :
o Somatotopie sur l’oreille ?
o Colonne vertébrale sur l’anthélix ?
 Première publication en 1956 —> foetus inversé
 Première cartographie en 1957
o 1ère traduction Allemande de la publication
o 2ème traduction en chinois —> acupuncture
auriculaire
 Depuis 1958, les Chinois ont développé une carte basée sur les travaux de
Paul Nogier
 1959: Clermont-Ferrand, IVèmes Journées Internationales d’Acupuncture
1. Vessie
2. Rein
3. Pancréas
4. 4-Foie
5. Estomac
6. Vésicule biliaire
7. Intestin
17- thyroïde
18- hypophyse
19- para-thyroïde
 1963 Niboyet découvre les propriétés électriques des points d’acupuncture
: Le point d’acupuncture peut être trouvé par la mesure de l’impédance
cutanée. C’est un point de moindre REC. (Niboyet).
Paul Nogier applique cette méthode de détection sur l’oreille. Il trouve sur
l’oreille des points de moindre REC (2ème Etape : recherche électrique des
points)
 les points d’oreille peuvent être recherchés soit par des mesures
électriques soit par la douleur. Il utilise la détection électrique pour
confirmer les localisations sur l’oreille.
 1966 Lyon, VIèmes Journées Internationales d’Acupuncture
 1969 : traité d’auriculothérapie

Principales donnees scientifiques pouvant expliquer


l’auriculothérapie:
La neuro-anatomie de l’oreille :
 1970 : Jean Bossy neuroanatomiste à la Faculté de médecine Montpellier
- Nîmes:
o Décrit l’innervation sensitive de l’oreille,
o reconnut l’existence de fréquentes variations anatomiques
individuelles,
o admit la possibilité d’innervation par le nerf intermédiaire VII bis et
par le glosso-pharyngien IX (fig. 7 du chapitre écrit par Jean Bossy).
o A publié un travail sur l’innervation de l’oreille:
 Innervation de l’oreille et tissus embryologiques
 Trijumeau= Mésoderme
 Vague= Endoderme
 Plexus cervical C2, C3, C1 ? = Ectoderme
o Le pavillon de l’oreille est le seul lieu du corps disposant d’une
innervation aussi complexe, essentiellement une triple innervation :
le nerf auriculo-temporal, branche du trijumeau V 3, orthosympathique,
pour le pavillon (support des représentations musculo-squelettiques) et la
branche montante de l’helix ;
o Un rameau auriculaire du pneumogastrique X,
parasympathique, pour la conque (support de
la représentation des viscères)
o Le grand nerf auriculaire (nerfs cervicaux
C1-C2-C3), orthosympathique, pour le lobule
(support des localisations ectodermiques) et
la queue de l’hélix.
o De plus, le pourtour du conduit auriculaire
est innerve par le VII bis (nerf intermédiaire),
et le tragus par le IX (Glosso-pharyngien).
o sept 1971. Journal Lyon Méditerranée Médical,
Paul Nogier affine les localisations:
Vague = endoderme
Trijumeau = mésoderme
plexus cervical superficiel = ectoderme
1975-1976 Nogier Descrit: 7 zones au niveau de l’oreille avec 7 fréquences
Chaque zone et point peuvent être traités par des fréquences

Auriculothérapie et OMS : Seoul 1987: 1er séminaire Franco-chinois sur les


points d’oreille; L’organisation mondiale de la sante (OMS) reconnait
l’Auriculothérapie aux cotés de l’acupuncture somatique.
Genève 1989: regroupement scientifique pour la standardisation de la
nomenclature des points auriculaires
Lyon 1990: groupe de travail pour la tandardisation de la nomenclature des
points auriculaires
2014 : Rapport INSERM : Rapport demandé par le gouvernement
INSERM : U669 : Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’auriculothérapie.
224 pages. (Juliette Gueguen, Caroline Barry, Valérie Seegers, Bruno Falissard)
42 essais:
 Europe : 14 essais.
• Allemagne =5 ;
• Autriche=3 ;
• Royaume Uni=2 ;
• Italie=2;
• Suède=1;
 France=1 (berceau de l’auriculothérapie)
• Asie : 15 essais
• Amérique du Nord : 11 essais
• Australie : 1 essai

40 essais randomisés ont été publiés pour évaluer l’auriculothérapie :


• Addictions : résultats difficiles d’appréciation
• Douleurs peropératoires : 3 études montrent un effet positif contre
placebo.
• Anxiété pré-opératoire : 3 études montrent un effet bénéfique
contre placebo
• Autres indications : résultats contradictoires.

Travaux en neurophysiologie
Les travaux du Pr J. Bossy 1970
Ont montré le mécanisme de convergence sur La formation réticulaire entre
ces points auriculaires et le faisceau spinothalamique (qui véhicule toutes les
informations nociceptives de l’organisme).
La formation réticulaire = Partie centrale de la substance grise du tronc
cérébral en continuité: En bas avec la zone intermédiaire de la substance grise
médullaire ; En haut avec les noyaux du Thalamus et l’Hypothalamus
Les dendrites des neurones de la FR sont perpendiculaires à l’axe du TC alors
que les axones sont //.
La formation réticulaire est une sorte de toile d’araignée reliant entre eux
directement les centres hypothalamiques, rhinencéphaliques et le tronc
cérébral.
Les nerfs du pavillon de l’oreille sont impliqués, l’oreille étant une sorte de
dérivation par rapport aux voies nerveuses.
Les travaux du Pr J. Bossy 1970 ont précisé et détaillé le rôle fondamental de
cette structure nerveuse particulière du tronc cérébral et du sous-cortex.
Elle a des fonctions diverses :
o Régulation des états de vigilance, dont ceux de veille et de sommeil.
o Action facilitatrice et inhibitrice sur la motricité.
o Fonction de convergence (informations sensitives et sensorielles).
o Participation à l’élaboration de réactions viscérales, émotionnelles et
comportementales.
o Contrôle cardio-vasculaire et respiratoire

Les travaux du Dr Claudie Térral dans le cadre de l’analgésie reflexe.


(Sous la direction du Pr Pierre Rabischong qui a dirigé l’unité 103 de l’Inserm à
Montpellier, de 1972 a 1992.)
La stimulation par l’électricité d’aiguilles posées sur les oreilles d’un lapin a
permis l’analgésie de la patte postérieure droite de ce lapin.
Les premiers signes de cette analgésie apparaissaient en 20 minutes pour être
manifestes en 30 minutes. L’animal ne présente pas de signes de paralysie ni
de troubles de la vigilance. Cependant, la réponse motrice est réduite, en cas
de stimulation mécanique du mollet.
Dans un second temps, du plasma prélève chez ce lapin « donneur» ≫ a été
injecte a un autre lapin.
Ce lapin « receveur » a présenté une analgésie à la même patte postérieure
droite ! Le fait que cette analgésie apparaissait dans le même temps et
persistait quelques heures à quelques jours, fit penser à un phénomène neuro-
sécrètoire.
La conclusion était qu’il devait exister des neurotransmetteurs type
enképhaline d’origine métamérique capables de contrôler la douleur dans les
différents métamères
Elle a établi un protocole pour mettre en évidence des points cutanés dont la
surface est inférieure à 1 mm2 ayant des propriétés physiologiques
particulières. Elle a méthodiquement étudiée ces points en courant continu
puis en courant alternatif sinusoïdal.
Ses travaux ont abouti à la représentation d’un modèle électrique équivalent
de la peau (analyse des effets des champs de l’électrode).
Elle conclut :
Les circuits électriques équivalents enregistrés à partir des points spécifiques
d’acupuncture sont comparables aux circuits électriques des neurones (elle
avait sélectionné des points capables d’induire une analgésie chez le lapin).
Ce qui revient à dire que les courbes et leurs circuits électriques captés à la
surface, signalent un sous sol équipé en fibres nerveuses et va révéler une
structure neuro-vasculaire en profondeur.
Ses travaux ont concerné les points d’acupuncture et d’auriculothérapie
Etude histologique des points cutanés de moindre résistance
électrique et Analyse de leurs implications possibles dans la mise en
jeux des phénomènes acupuncturaux. (Thèse de médecine.
Montpellier 1984).
La Démonstration de l’identification électrique des points spécifiques de la
peau et leur permanence territoriale a conduit au développement d’une
recherche anatomo-histologique à l’INSERM de Montpellier réalisée sur les
points d’acupuncture et les points d’auriculothérapie.
Description du complexe Neuro-Vasculaire (CNV) situé sous le disque dermo-
épidermique où les fibres de collagènes sont moins denses constituant le pont
de moindre résistance électrique.
Ce CNV est constitué d’un réseau artériel accompagné de deux systèmes
veineux et lymphatique associé et de nombreuses fibres nerveuses
myéliniques et amyéliniques.
Dans la paroi des artérioles et des veinules se trouvent des coussinets
« véritables glomis (= petites formations vasculo-nerveuses), pouvant réaliser
des shunts microcirculatoires ».
NB : la corrélation entre identification électrique des points, présence d’un
CNV et douleur à la pression n’a pas été faite.
Suite à ces travaux, il y a donc sur l’oreille :
Des points ou zones cutanées qui deviennent douloureuse à la pression en
cas de douleur périphérique, mis en évidence par Paul Nogier.
Ces points disparaissent si la douleur périphérique disparait. Ce sont des
points lésionnels. On les dits « points réflexes » =
Des points détectables ou pas par leur faible impédance, toujours présents
car correspondant à des structures anatomiques non amovibles. Ce sont des
points fonctionnels, On les dits « points neuro-vasculaires »
Cela est confirmé par la double innervation de la sensibilité.
Les travaux neurophysiologiques de Durinyan
Ce neurophysiologiste russe explique que l’oreille est une zone réflexogène
unique, en raison de son innervation complexe qui fait intervenir des nerfs
crâniens (V, VII, IX, X) et des nerfs cervicaux (C1, C2, C3). Qui expliquerait
que la réflexothérapie auriculaire serait plus efficace que la seule
réflexothérapie somatique. Durinyan a insiste sur les liaisons de l’auricule avec
la substance grise périaqueducale (SGPA) « l’une des principales formations
anti nociceptives du cerveau »
Les voies nerveuses sont des voies à double sens, qui vont informer l’oreille à
partir du système nerveux central, et dont les stimulations vont être
transmises au système nerveux central, puis au système nerveux périphérique.
D’où l’importance de la projection des nerfs sensitifs auriculaires sur les
formations centrales du cerveau, et sur la formation réticulaire du tronc
cérébral
Il a étudié l’effet cérébral des stimulations auriculaires, chez le chat anesthésié
à l’éther et mis sous respiration artificielle, en mesurant les potentiels évoqués
(PE).
Les travaux de Michel Marignan en télé thermographie dynamique
Dans le cadre du Centre national de recherche scientifique (CNRS) de
Marseille. Il a mis au point les bancs de mesure et utilise une camera de
thermo vision expérimentale, et prévu l’enregistrement en continu du flux
numérique. il a décrit les phénomènes suivants (qu’il a exposé au Symposium
de 1994 a Lyon, puis au Congres de Bornéo en 1996.)
 À la fermeture des yeux, modification de la thermogenèse:
Elévation de température en bord d’oreille moyenne et basse (2 a 3 °C )
Elévation de température sur l’helix (1 a 2 °C) ;
Baisse de température dans l’hemi-conque inferieure.
• À l’ouverture des yeux, modification de
la thermogenèse:
o Elévation de température en bord d’oreille
moyenne et haute (2 a 3°C)
o Elévation de temperature sur le tragus (1 a 2°c)
o Baisse de température dans l’hemi-conque
superieure (2 a 3°c).
Éclairage de l’oreille par une lampe flash après ce
choc thermique direct :
o les cheveux montent en température ; la majorité
de l’oreille monte légèrement en température
(régulation thermique) ;
o paradoxalement, certains points baissent en
température, (ce phénomène de régulation
thermique active restant inexpliqué)
En conclusion, Michel Marignan a bien montré un certain nombre de
phénomènes :
o Le pavillon de l’oreille est l’écho de changements de rythme cérébral,
de modifications physiologiques
o L’oreille est un lieu privilégié de la réactivité de l’organisme au plan
thermique.
o L’oreille pourrait avoir un rôle thermorégulateur sur les organes.
Qui règle la T° à chaque étage ?
Les Travaux de David Alimi en imagerie par résonance magnétique
fonctionnelle
Alimi signale chez neuf sujets, que :
« La corrélation constamment retrouvée, entre la localisation somatotopique
du pouce sur l’aire somato sensorielle rolandique S1, et sa représentation à
l’oreille ».
Les Travaux de Khidder en obstétrique:
Selon lui, les enregistrements des contractions utérines et des battements
Cardiaques fœtaux sont une évidence. L’auriculothérapie permet : des
contractions cliniques et à l’enregistrement la possibilité de déclenchement du
travail, l’absence de souffrance fœtale pendant le travail , la délivrance
spontanée dans les 3 minutes et sans hémorragie.
En conclusion:
– L’oreille dispose d’une innervation complexe, à la fois ortho et
parasympathique
– Il existe des contacts directs entre l’oreille et le système nerveux central
– Il existe sur l’oreille une représentation reflexe, en miroir, des organes. (Il
s’agit d’une cartographie)
– En auriculothérapie, le diagnostic et la thérapeutique utilisent les voies
nerveuse et vasculaire.
– l’oreille a un rôle dans la régulation thermique.
– l’auriculothérapie a montre son efficacité, en particulier dans la douleur.
2012 : Raphael Nogier montre que sur 207 points étudiés chez 24 patients
54% des points de moindre résistance électrique cutanée ne sont pas
douloureux; Il semble exister sur l’oreille 2 types de points fondamentalement
différents :
o Des points douloureux reposant sur le système
spino-thalamique (Les points réflexes. Ils dépendent des
connexions du système nerveux).
o Des points de moindre résistance cutanée qui
ne dépendent pas du système spinothalamique car
non douloureux.(Les points neuro-vasculaires. Ils
dépendent d’un système neuro-humoral).
Les points réflexes:
Particularités cliniques:
o Le point d’oreille correspondant à la douleur
est douloureux à la pression
o Le point douloureux est contemporain de
l’affection
o Le point auriculaire n’est pas constant
o Le point n’agit pas toujours de façon comparable
Modifications cutanées observables à l’œil nu pouvant accompagner
le point :
Cas aigus : Erythème et turgescence
Cas chroniques :
o Papules blanches en creux
o Tumeurs : Petite verrue ou coloration grise /
o Dermatoses : Desquamations.
o Cicatrices : Stries blanches ou grises.
Points Neuro-Vasculaires : Point REC
Le traitement du point aura pour but de perturber le complexe neuro-
vasculaire, afin de modifier le fonctionnement de l’organe correspondant et
déterminer des effets divers :
o Stimulation importante des éléments nerveux neurovégétatifs péri
vasculaires
o Action sur les canaux sodium, potassium, calcium, voltages-
dépendants, donc sur la circulation de l’influx nerveux
o Information du système immunitaire (cellules de Langerhans, fentes
lymphatiques).
o La recherche de ce point est électrique (AGISCOP DT)
Points réflexes Points CNV

Détection: Douleur Electrique

Action: Immédiate Retardée


(après quelques
Jours) lumière

Indication: Douleur Désordres


fonctionnels

Traitement: Aiguille, ASP, infra rouge,


cautérisation, massage Lumière colorée,
Aiguilles

Indications de l’auriculothérapie
• Gastro-entérologie :
Spasmes, douleurs coliques, constipation, Diarrhée motrices,
• Gynécologie : hypofertilité, méno-métrorragies, Troubles du cycle
• O.R.L : acouphènes, vertiges
• Pédiatrie : hyperactivité, troubles de l’apprentissage,Troubles de
posture:
• Rhumatologie :
Douleurs sciatiques, NCB, douleurs épaule, genou, articulations en général,
Algodystrophies, Contractures
• Neuro :
Migraines, addictions tabac, alcool, Parkinson, SEP, anxiété, dépression
réactionnelle, troubles de Latéralité, troubles de l’attention et de la mémoire
• Pneumo : Asthme

Comment rechercher le point ?


Tout point douloureux = (point baro-sensible ou point REC en baisse
d’impédance), est recherché sur trois territoires supportant a la fois une
innervation et une localisation particulière :
o Mésoderme (appareil locomoteur) pour le V
o Endoderme (viscères) pour le X
o Ectoderme (système nerveux) pour les nerfs cervicaux
Le point n’ayant pas une topographie exacte, est à rechercher dans un
territoire, dans une zone de probabilité préférentielle
En cas de pathologie unilatérale, on recherche en priorité à l’oreille
homolatérale (l’oreille droite pour le genou droit).
o Trois fois sur quatre, le point pathologique est homolatéral.
o Une fois sur quatre, il est controlatéral
En cas de pathologie non latéralisée, on fera d’abord la recherche du point à
l’oreille du côté de la latéralité (l’oreille droite pour le rachis chez un droitier).
En cas de pathologie unilatérale chez un droitier, on recherche en priorité à
l’oreille homolatérale (l’oreille droite pour le genou droit) Quatre fois sur cinq,
le point pathologique est homolatéral.
Le point d’oreille n’est pas constant, il apparait comme lié aux lésions
périphériques.
Le point d’oreille traduit un trouble physiopathologique
Le point d’auriculothérapie traduit une hypoxie tissulaire ou une lésion sur ce
territoire.
L’hypoxie crée des radicaux libres, lesquels entrainent une ischémie. Puis,
l’acidose tissulaire s’installe et évolue.
Tout se passe donc comme si le traitement du point auriculaire avait une
action réflexe:
o Anti radicalaire,
o Anti-hypoxique
o Anti-ischémique
La recherche du point dans une zone reflexe probable.
Paul Nogier avait décrit douze rayons (a 30° les uns des autres) partant du
point zéro et qui est relié au dermatome
Le médecin Italien Marco Romoli, enseignant toscan propose le sectogramme
= un ensemble de quarante secteurs de 9°.
Les diverses possibilités de détection du point d’oreille
o Le point détecté est en contraste avec son environnement:
En pratique, nous rechercherons des informations liées à ce point : douleur à
la pression, variation de résistance électrique, variation du pouls du sujet
examiné.
o La détection clinique
L’inspection est toujours utile, mais elle peut renseigner chez des malades
chroniques.
o La détection électrique
On examine point à point la zone choisie. On pourra comparer les résultats
avec la détection des points baro-sensibles ou non baro-sensibles.

Les variations d’amplitude du pouls du malade:


1960 Paul Nogier a observé que le pouls radial superficiel peut se modifier
après la stimulation du revêtement dermique, en particulier l’oreille.
Cette réaction autonome circulatoire a été nommée RAC (VAS en anglais).
Le RAC est perçu comme une brève augmentation de l’amplitude du pouls
radial survenant aussitôt après stimulation d’un sujet
Les stimulations pouvant déclencher le RAC, peuvent être multiples :
les pressions manuelles ou calibrées sur le corps ou à l’oreille, les projections
électromagnétiques sur la peau (lumière, lumière colorée, lumières rythmées)

MODES D’ACTION DE L’AURICULOTHERAPIE


L’aiguille crée une micro-inflammation dont l’effet est transmis par les
systèmes nerveux cérébro-spinal et végétatif ; ces actions sont modulées par
le système limbique.
Concernant le système nerveux, l’action des aiguilles se comprend à plusieurs
niveaux :
o Modulation des neuromédiateurs et neurotransmetteurs pour
améliorer les fonctions synaptiques
o Restauration des circuits d’information, vasorégulation par le
neurovégétatif pour normaliser l’oxygénation des organes
Action sur le contrôle de la douleur par une sécrétion appropriée
d’endorphines. Les effets biochimiques sont corrélés aux systèmes nerveux.
Ces effets pourront se manifester:
o sur les viscères, organes et vaisseaux,
o sur le feedback hormonal,
o sur l’adaptation au stress,
o sur les états d’ame et l’humeur.

Pour bien pratiquer l’auriculotherapie:

1) Pas de recette thérapeutique


2) Avant tout traitement, approcher le diagnostic clinique
3) Tenter de translater le diagnostic clinique en diagnostic
neurophysiopathologique
4) Bien établir toutes les circonstances du déclenchement et d’entretien des
mécanismes de la pathologie
5) Bien établir ancienneté et historique de la pathologie
6) Aucune incompatibilité entre les traitements pharmacologiques et
l’auriculothérapie.
Au contraire, l’auriculothérapie peut permettre de baisser la posologie des
médicaments, voire le sevrage.
La seule contre-indication est les neuroleptiques, surtout le sulpiride.
Parfois, elle permet de démultiplier l’action thérapeutique des médicaments
7) Il faut rester homogène dans sa thérapeutique.
Ne pas traiter plusieurs pathologies à la fois.
Rechercher une hiérarchie des besoins du patient
8) Il faut faire une détection électrique des points, et ne traiter que ceux qui
sonnent.
Si la détection des points recherchés est négative, on peut relancer la
communication inter hémisphérique en piquant les commissures puis refaire la
détection.
Quand on pique des points qui ne s’affichent pas, c’est pour instituer une
thérapeutique de contrainte, c’est pour contraindre le cerveau à réagir au-delà
de ses besoins.
Les points spontanément douloureux sont des points sentinelles, à ne pas
traiter
9) Désinfecter correctement les auriculas avant les ponctures.
Alcool à 60° est plus antiseptique que celle à 90° (il faut 1 mn au moins)
Peroxyde d’hydrogène à 10 volumes (3%), Mettre des gants stériles
Après la poncture (donneur d’électrons ►►réactivation du champ électrique).
10) Suivant le neurotype du patient : dans 25% des cas, il peut y avoir, dans
les 24 à 96 h après la thérapeutique, une réactivation de la pathologie, avant
de constater, dans les jours qui suivent, une disparition brutale de cette
pathologie ►►►prévenir le patient
11) Quand toute cette procédure a été bien respectée, et selon l’intelligence et
l’expérience du médecin, on peut compter 80 à 95% de réussite.
Certains échecs sont dûs à des micros anomalies structurelles et fonctionnelles
inhérentes au patient

12) Ne jamais s’écarter du raisonnement neurophysiologique


13) Ne jamais toucher en 1ère consultation (cela pourrait « réveiller des vieux
démons »)
▪ L’amygdale
▪ L’hippocampe
▪ Un point ω piqué seul
▪ La ligne des sons
Avant de faire la ligne des Omégas, vérifier que le patient n’est pas atteint
d’une pathologie psychiatrique ou une angoisse mal étiquetée.
A part cela, on peut faire cette ligne quand on ne sait plus quoi faire.

Les non-indications :

▪ Les pathologies psychiatriques vraies ne sont pas de bonnes


indications car il y a une forte perturbation du système limbique
▪ Le cancer sur le plan biologique et génétique
▪ Les anticoagulants si TP < 40%

Attention !
Toucher l’oreille d’un patient provoque un phénomène d’inféodation,
d’asujetissement du patient à la personne du thérapeute

Quand on pique en acupuncture auriculaire, on fait libérer de la Met-


enképhaline (en acupuncture somatique, c’est de la Leu-enképhaline).
Le point d’auriculothérapie ferait partie de circuits primordiaux du cerveau
chargés de l’homéostasie de notre organisme donc de lutter contre
l’entropie= transformationà laquelle le corps est inexorablement soumis.
Ces points d’oreille correspondant à une pathologie fonctionnelle
peuvent etre le siège d’une particularité visible sous forme de
LESION CUTANE REMARQUABLE = LCR

Les points de représentation somatique sont des sites, zones


tridimensionnelles avec dans leur sous-sol des complexes neuro-
vasculaires qui sont des voxels neurophysiologiques unitaires,
reliés en réseaux dont la forme évolue constamment en
fonction :
o Homéostasies segmentaires élémentaires et
générales
o De la ou des pathologies supportées
o En gardant toujours la même valeur volumique

TOPOGNOSIE DES ^points neuro reflexes auriculaires


= capacité en physiologie à localiser les sensations perçues à la
surface de la peau

En l’absence de pathologie les points reçoivent via la formation


réticulée les volées afférentes des potentiels d’action physiologiques :
 Qui sont les voies de passage obligatoire, avant de se
diriger vers le cerveau
 Qui font relai dans les points correspondant à
l’assignation somatotopique
 Dits « muets quand il n’y a pas de DDP d’un point à
l’autre du site somatotopique
En présence d’une pathologie les Potentiels d’action en provenance
de zones malades
 Se déposent dans les points correspondant à l’assignation
somatotopique (toujours via la formation réticulaire)
impliquant une DDP pathologique d’un point à l’autre du
circuit,
 Ces DDP restent en grandes partie piégées dans leurs
correspondances somatotopique de l’oreille, subissant au
niveau de la formation réticulaire un premier filtrage
(première tentative de contrôle par les fibres corticofuges)
 Ces PA « travaillés » issus de la réticulée viennent se
déposer dans leur dévolutions somatotopiques auriculaires
 Ces points sont donc le témoin anatomique
neurosomatotopique et fonctionnel d’une dysrythmie
périphérique :
o D’un organe
o D’un viscère
o D’une fonction
Cet affichage suit fidèlement :
o L’histoire clinique
o Sémiologique
o Fonctionnelle
o Etiopathogénique du symptôme ou
syndrome représenté

Affichage du point au niveau de l’oreille sera fonction de l’origine neuro-


embryologique du ou des tissus qui abritent (supportent) le ou les points de
départ de la pathologie :

85% voire plus : affichage de la configuration somatotopique


organo-viscérale = myelo-réticulo-corticale S1= celle captée
par les récepteurs viscéro-somatiques, véhiculée par la filerie
neurovégétative et somesthésique, puis déposée dans la réticulée,
thalamus et aire somesthésique primaire corticale
Ce type d’affichage nécessite l’integrité des voies du 1 er 2ème et 3
ème NEURONE

15% affichage d’une autre somatotopie :


 Si trouble de la communication périphérique vers la
formation réticulaire = (Neurone 1) : affichage de
l’homonculus moteur par les faisceaux pyramidaux et croisés

 Si trouble de la communication formation réticulaire vers
thalamus) = (Neurone 2) : affichage de l’homonculus réticulé
structurel alimenté par les afférences périphériques
(homonculus tête en bas)

 Si trouble de la communication thalamus vers S1 (les aires
somesthésiques et cortex)= (Neurone 3) : affichage de la
somatotopie S2 (fœtus tète en haut) et Motrice

Cet affichage sera d’autant + intense, plus durable et plus


extinguible (=qui éteint ou s’éteint) que la pathologie sera :

o Plus importante ou non


o Significative ou non
o Durable ou non
L’affichage sera par ordre de poids décroissant :

Affections à forte coloration limbique, affective, émotionnelle


(message fort au début, devenant faible en fonction des degrés
d’intégration physique et psycho-comportementale chez le malade.

Affections somatiques et viscérales, ressenties douloureuses


quelle que soit leurs intensités (surtout en phase aigüe, puis en phase
chronique après débordement des processus de contrôle.

Affections perturbant l’équilibre moteur postural ou musculaire


(surtout en cas de réajustement homéostatique énergétique et / ou
métabolique)

Le message affiché finira par se désactiver, s’éteindre par baisse d’intensité


progressivement soit subitement si

o Perte de signification de l’affection en cause pour les systèmes de


gestion homéostasique, considérée alors comme résidente
o Affection combattue et Guérie

Electrophysiologiquement il s’agirait d’un processus de protection et de


pérennisation des montages histo-embryo-génétiques des systèmes
topiques exprimant :
o Affaiblissement progressif des PA par habituation / Adaptation /
compensation
o Mécanisme d’économie des points topiques réflexes (la
pathologie devenue chronique et s’affichant toujours ferait perdre
aux systèmes topiques leur réactivité
Si ce processus chronique affaibli ou désactivé venait à subir une
réactivation pathologique signifiante, son affichage auriculaire serait ré
allumé proportionnellement à sa nature/ son intensité / la durée du
processus agressif. Ces points ré allumés subiront à leur tour les mêmes
lois de régression electrophysiologiques

CIRCONSTANCES D’APPARITION DES POINTS :

 En l’absence de pathologie les sites auriculaires reçoivent via la


réticulée des volées afférentes de Potentiels d’ondes de
dépolarisation physiologiques ne laissant aucune DDP d’un point
à l’autre du site = ce point est dit « MUET »
 En cas de pathologie les volées afférentes de Potentiels d’ondes
de dépolarisation arrivent en provenance de zones ou régions
malades et se déposent sur le volutome que représente le point
y laissant une charge électrostatique (PDA = Potentiel dermo
auriculaire) comme s’ils étaient piégés dans leur correspondances
somatotopiques auriculaires

SIGNIFICATION SEMIOLOGIQUE :

Il existe des

Points électriquement détectable et douloureux à la palpation


correspondant aux points de représentation somatotopique organo-
viscérale correspondant à l’aire S1 (Point de phase 1 et IV de P. Nogier)

Points électriquement détectable et non douloureux à la palpation


correspondant aux points de représentation somatotopique thalamique ou
somesthésiques S2 (en général à ne pas traiter)

Points spontanément douloureux et détectables électriquement (parfois en


hausse d’impédance, parfois non détectables) correspondant à une
réaction d’adaptation de l’organisme qui tente une autoréparation. (A ne
pas traiter)

LOCALISATION AURICULAIRE EN REGLE GENERALE

Face externe de l’oreille : pathologies exclusivement sensitives


Face médiale de l’oreille : pathologies exclusivement motrices
Face externe et sur face médiale (avec prédominance externe) :
pathologies sensitives à composante motrice
Face médiale et face externe de l’oreille (avec prédominance médiale) :
pathologies motrices à composante sensitive

TRAITEMENT DES POINTS :

Une pathologie nait, tente de s’installer, allume les points auriculaires et les
zones cérébrales correspondantes (qui engagent tous les processus de
réparation de premier niveau, sans démunir les autres vigilances régionales)

2 cas de figures :

La pathologie est maitrisée, les sites auriculaires et les aires cérébrales


correspondantes s’éteignent. Le patient ne se sent pas malade
Pathologie partiellement ou non traitée, persistance des affichages
auriculaires proportionnels
Le traitement des points interrompt partiellement ou totalement 70% des
afférences cérébrales en provenance des auricules provoquent une puissante
réaction homéostasique (dite de consigne) qui va mobiliser d’avantage de
moyens (ressourcés) pour tenter de rééquilibrer dans la dernière bonne
configuration connue.

LOCALISATION DES POINTS

L'organisation du système nerveux périphérique est métamérique ; Il faut donc


raisonner sur le plan diagnostique et thérapeutique en métamères.
L’organisation des points au niveau auriculaire est également calquée sur
l’organisation métamérique.

Les représentations des dérivés mésodermiques, ectodermiques et


endodermiques nous sont données par les innervations de l’oreille.
= pavillon médian innervé par le nerf auriculo-temporal, issu du V3

Dérivés endodermiques = conque innervée par rameau auriculaire du vague

Dérivés ectodermiques = Aire Hélico-lobulaire innervée par grand nerf


auriculaire issu du plexus cervical superficiel (C1. C2. C3)

MESODERME

Endoderme

Ectoderme
Indications

Ce sont toutes celles correspondant aux processus pathologiques qui peuvent


être ou qui sont soustendus par une gestion neurophysiologique centrale ou
périphérique, de tout ou partie de leurs symptomatologies ( tableau 14.1 ).
Dès lors qu’il y a gestion neurophysiologique, il y a bouclage neuro-
somatotopique histoembryonnaire aux oreilles des circuits correspondants,
homothétiques aux projections cérébrales, ce qui permet alors un repérage
diagnostic et un pianotage thérapeutique sur les écrans-claviers auriculaires.

Contre-indications

Ce sont toutes les pathologies dont le diagnostic n’est pas fait ou, au moins,
subodoré. Il est illogique et relativement dangereux de traiter un ou des points
affichés et/ou détectés aux oreilles sans avoir une idée de la physiopathologie,
car on peut méconnaître le risque évolutif et participer à une catastrophe.
Par exemple, dans le cas d’une tumeur du corps calleux responsable de
céphalées, si le diagnostic n’a pas été fait, le traitement risque, au début,
d’être efficace et faussement rassurant, en laissant évoluer la tumeur ! Ainsi,
des douleurs, un prurit et un saignement anal, s’ils sont traités sans diagnostic
documenté, peuvent être soulagés au début, mais en laissant évoluer un
cancer anal ou rectal ! Des douleurs rachidiennes lombaires peuvent être, au
début, soulagées par un traitement auriculaire, mais la métastase
correspondante responsable évoluera tranquillement vers un point de non-
retour, etc.
D’où la règle d’or : ne jamais traiter sans approche diagnostique
minimale.