Vous êtes sur la page 1sur 16

Année académique 2020-2021

COURS DE GEOCHIMIE DE SURFACE

Enseignant : Dr Noël WATHA NDOUDY


Editeur : Stéphane MONGO Anderson
Année académique 2020-2021
Contenu
I. Généralité............................................................................................................................................. 2
1. Historique ......................................................................................................................................... 2
2. Objet de géochimie............................................................................................................................ 2
3. Méthode de la géochimie .................................................................................................................. 3
4. Composition chimique de l’écorce terrestre ..................................................................................... 4
5. Distribution et affinité d’éléments chimiques dans l’écorce terrestre............................................. 5
II. Les géochimies des sols et d’altérations ........................................................................................... 5
1. Géochimie de l’écorce terrestre : ...................................................................................................... 5
2. Les critères d’interprétations du comportement géochimique ........................................................ 7
2.1. Le rayon ionique ....................................................................................................................... 7
2.2. Le potentiel chimique ................................................................................................................... 8
2.3. Le potentiel d’ionisation ............................................................................................................ 8
2.4 L’indice de coordination............................................................................................................. 9
III. Géochimie des eaux ........................................................................................................................ 10
1. Géochimie des eaux souterraine .................................................................................................... 10
2. La typologie des eaux ..................................................................................................................... 10
3. Géochimie des eaux d’une mine ..................................................................................................... 11
4. Interprétation ................................................................................................................................. 11
5. Interaction entre l’eau et la roche .................................................................................................. 12
5.1 Interaction eau-roche encaissante hors de la zone minéralisé .................................................. 12
a. Interaction eau-basalte ............................................................................................................... 12
b. Interaction eau-serpentinite ....................................................................................................... 12
Equation d’hydrolyse entre olivine et la serpentine.......................................................................... 13
5.2 Interaction eau-roches dans la zone minéralisé ......................................................................... 13
IV. En résumer ..................................................................................................................................... 14
1. Les principaux facteurs qui influencent le comportement des ions dans l’eau : ........................... 14
2. Hydrolyse des silicates se fait en trois étapes principales à savoir............................................... 15

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 1


I. Généralité

1. Historique
La géochimie est une discipline relativement jeune dont le terme a été utilisé pour la première fois par le chimiste
suisse Friendrich SCHÖNBEM qui a vécu de 1799 à 1868 et a utilisé se terme en 1838. Cet auteur a souligné que
l’étude des propriétés chimiques de la terre était aussi importante que celle de l’âge des strates et des fossiles
qu’elles contiennent.

La naissance de la géochimie moderne est probablement liée à la publication en 1847 à 1931 sur «les données de la
géochimie » l’école Russe a ensuite eu une contribution majeure aux géochimistes avec les travaux de Vladmir
VERDENSKY (1863-1945) et Freschman (1883-1945). VERDENSKY publie en 1624 l’ouvrage du docteur Chabou sur le
cours de « géochimie fondamentale » et « biosphère » en 1926. C’est le premier qui définit la notion de biosphère
Freschman quant à lui a publié entre 1934 et 1945 quatre volumes de Geochimistry mais ces travaux rédigés en Russe
n’ont eu qu’un faible impacte international celui qui est considéré comme le fondateur de la géochimie avec
VERDENSKY c’est le chimiste Goldschmidt qui vécut de 1888 à 1947 ce dernier établit une classification géochimique
des éléments et développe les bases théoriques expliquant les affinités des éléments chimiques avec les différentes
unités de la terre. Il établit ainsi les lois régissant la distribution des éléments chimiques dans les minéraux et les
roches et étudia en géochimie des terres rares. Il montra l’importance des rayons et charges ioniques ainsi que celle
des liaisons chimiques dès la formation des minéraux. De 1928 à 1938 il a publié une série d’ouvrage en huit (8)
volumes intitulé ‘’loi géochimique de la distribution des éléments ‘’. C’est en 1933 qu’il donna la définition suivante à
la géochimie « la tâche principale de la géochimie est d’étudiée la composition de la terre dans son ensemble et de
ces différentes composantes et de découvrir les lois qui régissent la distribution des différents éléments ».

Pour résoudre ces problèmes le géochimiste a besoin des données analytiques des différents matériaux terrestres
c’est-à-dire les roches, ces causes et l’atmosphère. En outre il utilise et étudie des données géophysiques sur la
nature de l’intérieur de la terre beaucoup d’informations utilisées sont également obtenues de la synthèse des
minéraux en laboratoire et en observation de leur mode de formation et de leur domaine de stabilité.

2. Objet de géochimie
C’est grâce à VERDENSKY ; Freschman et Clark mais aussi à Goldschmidt que la géochimie a connu son essor. En effet,
la géochimie aurait pu rester une science descriptive si ces chercheurs n’avaient liés les problèmes géochimiques à
ceux de la structure des atomes et s’ils n’avaient formulés un principe essentiel de la géochimie selon lequel : la
structure des atomes des éléments détermine leur comportement dans la nature. La géochimie se fixe comme
objectif principal l’étude des teneurs et surtout du comportement d’éléments chimiques dans les différentes sphères
du globe terrestre. Ces sphères sont le noyau, le manteau, l’écorce ou lithosphère, la pédosphère ou sol,
l’hydrosphère, la biosphère et l’atmosphère.

Ainsi la géochimie précise les causes et les modalités de la dynamique et de concentration d’éléments chimiques
dans ces différentes géosphères. En géologie, on s’intéresse particulièrement à la géologie de l’écorce terrestre où à
la lithosphère car c’est le domaine des roches et minéraux, en effet la connaissance de la composition chimique des
minéraux et des roches aussi bien en éléments majeurs qu’en éléments traces est indispensable pour la
compréhension des différents processus géologiques. Cette connaissance a aussi des implications pratiques
notamment dans la recherche minière et environnementale. Ainsi par exemple la présence de certains isotopes
permetent de connaitre l’origine de certains magmas de même que la valeur du rapport Si/Al dans les sols permet de
caractérisé l’intensité des altérations. Ainsi en sciences de la terre la géochimie est abordée suivant deux (02)
approches :

La géochimie interne : s’intéresse au milieu profond de la lithosphère (au milieu endogène) ceci dans le cadre
du magmatisme et du métamorphisme.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 2


En revanche la géochimie de surface ou externe : étudie le comportement des éléments chimiques dans le
milieu superficiel de l’écorce terrestre encore appelé milieu hypergène ou milieu supergène dans lequel
s’exerce l’altération météorite dit weathering.

Actuellement la géochimie ne se limite plus au seul globe terrestre en effet grâce aux satellites et vaisseaux spatiaux
qui ont apportés depuis 1960 des échantillons lunaires et d’autres planètes comme mars, la géochimie a élargie son
champ d’action aux autres planètes du système solaire et de l’univers.

Selon ces rapports avec l’environnement on peut dire que la géochimie est la science de la terre qui traite de
l’abondance, la distribution et la migration des éléments chimiques dans la géosphère, elle consiste à établissement
de la loi relative aux comportements des éléments au cours des phénomènes géologiques, elle combine plusieurs
aspect varié de la géologie : la minéralogie, l’hydrogéologie et diverse branche de la chimie. La géochimie présente
(03) aspect principaux

La géochimie descriptive : qui étudie le comportement des éléments dans la nature.


La géologie historique : qui est l’application des différentes lois aux milieux naturels.
La géochimie appliqué : ou prospection géochimique qui peut servir à la mise en évidence de la pollution
autant que des minéralisations.

3. Méthode de la géochimie
Les méthodes géochimiques sont avent tous calqués sur celle de la chimie. C’est à cette discipline que la chimie
emprunte le maximum des moyens qu’elle met en œuvre pour atteindre les objectifs qu’elle se propose en effet une
grande partie des données utilisées en géochimie sont issus de l’analyse des différents minéraux, minerais ou roches
qui ont été recueillies sur le terrain, ces données sont ensuite interprétées en forme de diagramme thermodynamique
binaire, ternaire… ou en utilisant le coefficient de discrimination. Elle a pour but l’étude de l’ensemble des éléments
chimiques qui constituent le globe terrestre, elle a également l’ambition d’embrassée les ondes aussi bien profondes
que superficiel mais il est évident que les moyens dont elle propose différent énormément selon la zone de la terre ou
elle s’adresse. Effet on peut ramasser facilement les matériaux qui affleures à la zone superficiel, mais cela est
difficile au fur et à mesure que l’on veut s’adressé aux zones de plus en plus profonde. En fait seul sont considéré
comme bien connue à cause de leur facilité d’accès seul les 25km les plus superficiels par-ce-que nous atteignons de
façons actives pour nos travaux de tranchés à mine et sondage mais aussi parce que les agents dynamiques internes
ont mis à jours les zones qui correspondent à des zones un peu plus profondes.

En réalité la majeure partie du globe terrestre à l’exception d’une mince pellicule périphérique échappe à nos
recherche directes, les renseignements que nous pouvons tirés des parties interne sont souvent obtenue par des
moyens indirectes, notamment l’étude des météorites qui sont des objets extraterrestres tombés à la surface de la
terre, la plus part de ces objets sont d’ailleurs de taille très fines mais il existe aussi des corps de météorite
gigantesques, ils proviennent d’anciennes planètes du cortège solaire qui ont éclaté et se sont détruites, ces restes
sont donc d’excellentes échantillons de ce qui était au point de vue constituant une planète tant dans ses parties
corticales que dans ses partie profondes on peut donc raisonnablement admettre que cette planète avait une
structure et une composition semblable à celle de la terre. Ainsi l’analyse de ces météorites va nous permettre de
pénétrer de façon indirecte dans les zones de la terre qui nous sont inaccessibles. Toutes les météorites qui ont été
ramassés et recueillis ont fait l’objet d’études chimiques qui ont permis de les classés en trois (3) catégories à savoir :

La première (a) est celle des sidérites ou météorites métallique


La seconde (b) est celle des météorites semi-métalliques
La troisième(c) est celle des aérolites ou météorites pierreuses
 Le premier type (a)se caractérise par la présence à peu près excessive de métaux dans leur composition (Fe
90%, Nickel 8%, Cobalt 0,5%, les autres éléments représentés sont le phosphore, soufre et carbone pour
environs 1% une telle composition correspondrait à celle du noyau terrestre.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 3


 Le deuxième type (b) est caractérisé par une composition chimique qui rappelle certains minéraux de roches
notamment les péridotite ou les pyroxènes SiO3(Fe,Mg). Les éléments les plus caractéristiques sont le
silicium, oxygène, fer et magnésium il y’a en principe peu d’aluminium et très peu d’élément alcalin (Na et K)
le Ca étant également très rare. Cette composition fait correspondre ce deuxième type de météorite à la
composition du manteau terrestre.
 Le troisième (c) correspond à la lithosphère (Si, Al).

4. Composition chimique de l’écorce terrestre


La composition chimique de la croûte terrestre est donnée par la succession d’élément suivant :

Oxygène (O) 47 à 48% Aluminium (Al) 8% Calcium (Ca) 3,5% Potassium (K) 2,5%
Silicium (Si) 27,8% Fer (Fe) 4,6% Sodium (Na) 2,4% Magnésium (Mg) 2,2%
Ces valeurs sont déduites d’une part des analyses de tous les types de roches et d’autre part de l’estimation de leur
fréquence. Les résultats sont donnés en % pondérés d’élément et arrondis à 0,1% près ces résultats ont été donnés
par Clark en 1916, Goldschmidt 1937 et Wedepole en 1955 bien que déjà anciennement publier depuis 1916 par
Clark, la composition déterminé par cet auteur parait à de très faibles divergences près réuni à des faibles différences
l’accord général ; c’est cette composition qui est prise comme référence. Les données qui ont été fournies par
Goldschmidt en 1937 correspondent à la lithosphère compte tenu de la présence des roches sédimentaire dont
l’importance au point de vue volume est faible même à la simple échelle de la lithosphère, cette composition est en
fait une moyenne générale des roches magmatiques ou ignées. Les données qui ont été données par les trois (03)
auteurs apparaissent plus récentes et ont été obtenues uniquement dans la croûte supérieure (continentale).

En fonction de leur teneur moyenne dans l’écorce terrestre appelé Clark, on distingue trois (3) types d’éléments
chimiques, on a des éléments majeurs, les éléments mineurs et les éléments en traces.

Les éléments majeurs sont des éléments chimique dont le Clark est supérieur à 0,1% ; ils sont au nombre de
12 et nous avons l’oxygène, le silicium, l’aluminium, le fer, le calcium, le sodium, le potassium, le magnésium,
le coltan, l’hydrogène, le phosphore et le manganèse (Mn).

Les éléments mineurs ou traces sont des éléments dont le Clark est inférieur à 0,1% la plus part ont une
teneur de 0,01%, ils peuvent être des métaux comme le Cadmium (Cd), le cuivre (Cu), le Chrome (Cr), le nickel
(Ni), le plomb (Pb), des métalloïdes ou semi-métaux comme l’arsenic (As), le cobalt (Co), le sélénium (Se) et
les non métaux comme l’azote (N), le fluor (F), le chlore (Cl) et le brome (Br) ; on compte également parmi ces
éléments ceux qui comportent des isotopes actifs d’origine naturel comme l’uranium (U) l’autorium ( ), le
Radon (Rn).
L’expression métaux lourd est souvent employée pour désigner les éléments traces, cette expression ne
restreint des éléments métalliques. Pour certains auteurs les métaux lourds sont ceux qui ont la masse
volumique supérieure à 5 ou 6 g/cm3 ou encore des éléments de masse atomique élevés donnons des sulfures
denses et peu solubles or certains éléments traces toxiques ne sont pas des métaux c’est le cas de l’arsenic
(As) de sélénium (Se) et d’autre présentent une masse inférieur à 6g/cm3.
C’est pourquoi il vaut mieux utiliser le nom des éléments traces métalliques (ETM) lorsqu’il s’agit
effectivement des métaux ou des éléments traces métalliques. Dans le domaine du vivant, on distingue : les
macro et microéléments sur la base des teneurs suivantes lesquelles on rencontre habituellement dans le
règne animal ou végétal, le seuil est fixé à 0,01% de matière sèche. Certain microélément sont nécessaires
au déroulement du processus biologique ils sont appelés oligoéléments et ne sont pas forcément les mêmes
selon que l’on s’adresse au règne animal ou au règne végétal.
Tous ces éléments traces qu’ils soient indispensables ou non à la vie peuvent devenir toxique à certaine
concentration excessives rien ne distingue le comportement d’un élément majeur à celui d’un élément trace
ils obéissent tous aux mêmes lois physicochimiques qui détermine l’état dissout ou solide.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 4


5. Distribution et affinité d’éléments chimiques dans l’écorce terrestre
Goldschmidt en 1937 a conçu une classification donnant un aperçu sur la distribution et les affinités des éléments
chimiques dans le globe terrestre, selon lui trois (03) grandes classes d’éléments coexistent, on a des éléments
sidérophiles, les chlacophiles et les lithophiles outre la possibilité pour certains on peut ajouter deux classes, à ces
trois (3) classes ce sont : La classe des éléments atmophiles et la classe des éléments biophiles

Les éléments sidérophiles caractérisent le noyau de la terre, ce sont des métaux parmi lesquels on peut citer :
le Fer (Fe), le cobalt (Co) le nickel (Ni) le platine (Pt) et l’étain (Sn).
Les éléments chalcophiles sont typiques des minéraux sulfureux on cite : le cuivre (Cu) le zinc (Zn) l’argent
(Ag) le plomb (Pb) le mercure (Hg) le soufre (S) l’arsénique (As) l’antimoine (Sb) le sélénium (Se) et tellure
(Te).
Les éléments lithophiles ont une forte affinité pour l’oxygène, ce sont donc des éléments oxyphiles, ils sont
concentrés dans la lithosphère, il s’agit de métaux alcalins et alcalino-terreux, du silicium, magnésium de
l’aluminium du chrome, le manganèse du titane du zirconium et les halogènes.
Les éléments biophiles sont ceux qui participent activement à la structure de la matière vivante dans son
cycle on cite : l’oxygène, l’hydrogène, le carbone, l’azote, le phosphore, le soufre, le chlore parmi les métaux
on cite le sodium le potassium, le calcium mais l’iode(I) et le bore (B) peuvent s’attachés à ce groupe.
Les éléments atmophiles sont ceux qui constitue l’atmosphère et les régions élevées de la stratosphère on
cite : l’oxygène, l’azote, l’hydrogène, les gaz rares « hélium (He), l’argon (Ar), krypton (Kr), xénon (Xe), radon
(Rn) » et le carbone (C).

Les minéraux résultants de diverse association à partir des éléments ci-dessus cités. Ce sont des édifices
structuraux d’atomes et d’ion dans lesquels interviennent de façon prépondérante mais également les
dimensions propres des atomes et des ions.

II. Les géochimies des sols et d’altérations


La géochimie d’altération et des sols concerne la chimie des éléments que l’écorce terrestre place en surface. Dans un
premier temps on décrit les éléments et dans un deuxième temps les propriétés essentielles ainsi on traitera leur
réaction au contact de l’eau, de l’enveloppe d’eau, de gaz d’organisme vivant que constitue, la biosphère ensuite
seront esquissés (définies) les différentes évolutions géochimique du contacte lithosphère-biosphère avant d’analysé
l’évolution des altérations et des sols.

1. Géochimie de l’écorce terrestre :


Dans les prospectives de la géochimie de surface, l’écorce terrestre est intéressante à considérer non seulement dans
la limite que nous donne la géophysique. Mais surtout dans sa partie la plus superficiel. Il importe donc de connaitre
la composition des roches soumis à l’altération, le géochimiste doit aussi considérer les problèmes le phénomène à
l’échelle de l’atome, de la maille cristalline s’il veut expliquer les éléments et leur agencement en espèce minéral.

Les connaissances géochimiques actuelle sont données par les travaux des quelques noms célèbres nous retiendrons
souvent leurs ouvrages que l’on consulte actuellement sont des rééditions révisés et complétés par des travaux déjà
anciens on peut citer ‘’The data of geocomestry’’ de F.W. Clark (1959) « Geocomestry » de G.W. Goldschmidt en
1932 ‘’The nature of comecal band’’ de Pauling (1960).

Les travaux de AERHENS et KRAUSKOPF sont également Dumont cité dans ‘’Introduction of geocomestry’’ en 1967.

La composition de la croûte continentale, c’est à Washington et à Clark que l’on doit la première évaluation de
l’écorce terrestre. En effet ils ont collectionnés et publier entre 1903 et 1924 une masse considérable d’analyse des
roches sélectionnées de façon à ce que seul les analyses comparables et leurs méthodes soit retenus et de façon à ce
qu’elle représente d’une façons équitable l’ensemble des terres émergés c’est à partir de ces chiffres que Clark en
1924 a défini une norme pour les roches ignées seul la méthode employé est simple Clark a établi la moyenne de

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 5


plusieurs milliers d’analyses dont il disposait. Cette méthode peut paraitre incorrecte puisqu’elle ne tient pas compte
de la répartition des différentes roches, il n’est pas sûr qu’en effet la littérature cite les analyses en proportion des
abondances de chaque roche et il est même probable que les roches de caractère exceptionnel soit étudier plus
souvent que les roches banal ainsi Goldschmidt as-t ’il chercher un autre moyen d’échantillonnage, le bouclier
Scandinave peut être considéré comme un corps du magma cristallin de la croûte terrestre les glaciers l’ont érodé de
façon régulière sans tenir compte de la nature des roches, les sédiments glacières ont dus réalisés selon Goldschmidt
un mélange suffisamment proche (équitable) et par l’analyse de ces dépôts Goldschmidt obtient des chiffres
suffisamment proche de ceux de Clark pour que l’on puisse considéré que ces deux méthodes se confirme
mutuellement.

Les compositions respectives des roches sédimentaires peuvent être exprimés aussi par des jeux de moyennes ainsi
connaissant la composition des roches ignées, Clark en déduit quelle doit être la proportion des principaux sédiments
grès, calcaire, argile en admettons qu’après la libération, les roches ignées, le quartz abouti dans les grès et le
calcaire reste pour moitié dans le sédiment détritique et pour moitié composé de calcaire.

La masse totale des sédiments contenus dans l’écorce terrestre est plus difficile à évacuer. Clark tente par le
raisonnement suivant : le sodium(Na) est le plus mobile de tous les éléments chimiques, il on existe qu’en faible
quantité dans les sédiments, la masse de sodium contenue dans les océans correspond donc strictement aux sodiums
appartenant aux roches ignées dont la destruction a donné les roches sédimentaires. Connaissant la teneur moyenne
des roches ignées en sodium, la quantité de cette éléments accumulé dans les eaux océanique, il devient facile à
calculer la masse totale de cette élément à partir de ces hypothèses et raisonnement, Clark est arrivé à donner à la
croûte terrestre jusqu’à une profondeur arbitraire de 16km une composition de 95% de roche ignées et 5% de roches
sédimentaires.

Les roches sédimentaires seraient à 80% des argiles et des schistes à 15% des grès et 5% des calcaires. Pour les
mêmes catégories de sédiment Van BISE en 1904 avait retenu les pourcentages de 65% argiles et schistes, 30% de
grès et 5% des calcaires.

Peu abondante en pourcentage de la masse de l’écorce terrestre les roches sédimentaires sont essentiellement les
roches de surface. On sait que la surface des continents est occupé à 75% des roches sédimentaires et à 25% des
roches ignées ces derniers chiffres attribué à Von TILLO en 1924 paraissent encore admit actuellement. Les résultats
obtenu par Clark conserve leurs valeur et ont le mérite d’être à la base nous retiendrons parmi les publications les
plus récente : celle de Goldschmidt (1954) de VDTOGRADOV (1962), KRAUSKOPF (1967) qui donne les compositions
d’écorce terrestre non seulement, les valeurs des composants principaux comme c’était le cas dans le travail de Clark,
Goldschmidt et KRAUSKOPF indique une composition très complète fessant même figure des éléments qui ne
constituent que de faible traces lorsque l’on considère l’écorce terrestre dans son ensemble .

Il faut retenir ici les éléments majeurs, mais aussi les éléments moins abondants qui sont mentionnés et qui joue
parfois un rôle dans les formations ferralitiques et ce dont les caractères permettent d’éclairés les comportements
géochimique des éléments. Ainsi il est intéressant de considérer les éléments de faible numéro atomiques qui montre
bien l’influence des configurations électroniques. Certains éléments peu apparentés à celui des éléments majeurs
des comparaisons entre eux sont en effet très instructives enfin, il en existe d’autres éléments qui sont utilisés dans la
synthèse et les transformations expérimentales des argiles, ce sont souvent retenus pour des raisons diverses.

Les résultats obtenus par Clark, Goldschmidt et KRAUSKOPF sont comparables et il faut également signaler les
travaux de VINOGRADOV (1962) qui donne les compositions détaillées des principales catégories des roche avec tous
les éléments traces ainsi pour la composition de l’ensemble de l’écorce terrestre il semble à VINOGRADOV que
l’évolution des compositions ou pourcentages des différent roches restes encore incertaines c’est pourquoi il a admis
une composition théorique ⁄ de roche basique pour ⁄ des roches acide ce mélange arbitraire donne d’ailleurs
des résultats très proches de ceux des autres précédant, la très forte dominance de l’oxygène apparait

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 6


immédiatement et l’on verra plus loin quel rôle joue l’oxygène dans l’agencement structural de tous les minéraux.
Les neuf (09) premiers éléments totalisent environs 99% de l’écorce terrestre par ordre d’abondance décroissante on
cite : l’oxygène, le silicium, l’aluminium, le fer, le calcium, le sodium, le magnésium, le potassium et le Titanium.
Suivant les estimations le magnésium et le potassium peuvent être placés en ordre inverse (soit K et Mg) il est
intéressant de souligner que certains éléments peu abondant peuvent être fortement concentré dans des formations
d’origine pédologique c’est le cas du Titane qui ne représente que 6% de l’écorce terrestre et suivant les estimations
des éléments encore moins abondant que lui peuvent être associés dans ces concentrations c’est le cas du
manganèse, du chrome et du nickel.

2. Les critères d’interprétations du comportement géochimique


La composition de l’écorce terrestre a dévoilé la liste des éléments qui compose les roches et qui sont les acteurs de la
pédogenèse, pour connaitre les caractères et les rôles qu’ils peuvent jouer, il faut les considère à l’échelle de l’atome
ou de l’ion.

2.1. Le rayon ionique


Les atomes s’unissent entre eux suivant plusieurs types de liaisons qui peuvent être ioniques, covalentes ou
métalliques ces derniers types de liaisons n’ont pas d’importance dans la lithosphère ou sauf cas exceptionnel, les
liaisons se font par l’intermédiaire de l’oxygène ces liaisons sont donc ioniques ou covalentes en réalité les liaisons
ont le plus souvent un caractère intermédiaire entre les liaisons ioniques ou covalentes pures. Cependant pour
comprendre l’architecture des cristaux sous le simple aspect géométrique de l’empilement des atomes comme pour
expliquer le comportement des ions en solutions, il faut tenir compte des rayons ioniques. En effet, dans les cristaux
les distances entre deux atomes sont pratiquement égale à la somme des rayons ioniques ce qui n’est pas le cas des
liaisons franchement covalente des molécules organiques. Un ion se forme à partir d’un atome par perte ou gain
d’électrons.

Par gain d’électron : ils se forment un anion qui a un rayon plus grand que celui de l’atome, ainsi l’atome
d’oxygène a un rayon de 0,74 à l’inverse,
Par perte d’électron : on obtient un cation qui résulte d’un départ d’électron et est en générale plus petit que
l’atome c’est le cas de Na+ qui a un rayon de 0,98 alors que l’atome de Na a un rayon de 1,57 .

Par rapport à l’atome dont il provient, l’ion a une configuration électronique mieux ordonnée en ce sens que
l’ionisation tend à éliminer en donnant un cation ou a complété en donnant un anion les couches d’électrons
périphérique incomplète ainsi à leur valence normale la plus part des cations acquièrent une configuration à deux ou
trois couches périphérique saturées.

Les différents méthodes ne mesure des de molécules d’atomes et d’ions ont des précisions très différentes si l’on peut
arriver à 1/1000 dans le cas des molécules diatomiques que gazeuses, les déterminations faites pour les cristaux
sont beaucoup plus approximative, cela est encore aggravé par des ions qui occupent des volumes sensiblement
différent suivants leurs environnement ainsi on peut souligner que le fer trivalent (Fe3+) a des rayons ioniques compris
entre 0,53 et 0,67 .

Le cas de l’oxygène est particulièrement important ce sont des dimensions des cavités formées par les différents
assemblages d’oxygène qui détermines quel site peut occuper chaque cation Goldschmidt à attribuer un rayon de
1,32 à l’ion O- , Pauling lui a donné une dimension de 1,45 , ARHENS qui a fait la critique des différentes mesures
donne 1,40 pour cet ion, c’est aussi la valeur qui a été adopter par KRAUSKOPF ; il faut cependant tenir compte que
même dans les structures ioniques le rayon O- peut diminuer de 0,05 à 0,15 suivant l’élément auquel il est lié .
Goldschmidt a déterminé les rayons ioniques par mesure des distances réticulaires dans des cristaux ioniques bien
que ces résultats soient aujourd’hui à réviser surtout pour l’oxygène, Aluminium et Silicium ils sont encore utilises
dans les publications restantes des géochimistes. La méthode utilisée par Pauling était plus complexe puisqu’elle
faisait appel à des déterminations expérimental pour les alcalins et a des cellules théoriques pour la plus part des

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 7


autres éléments, les valeurs trouvés par Goldschmidt et Pauling paraissent devoir être retenus par AHRENS en 1952
et ont été corrigé en 1964 et il faut toutefois penser que ces valeurs ne sont pas définitive et les travaux modernes
viendrons probablement les modifier.

2.2. Le potentiel chimique


Le comportement des éléments simples peut être explicité déjà largement par une relation simple celle de la charge
de l’ion divisé par son rayon c’est-à-dire PI= { qui a été défini par Goldschmidt comme le
potentiel chimique.

La charge et le rayon des ions varient en sens inverse, il faut donc s’attendre à trouver des fortes contrastes dans
l’expression des potentiels ioniques les valeurs numériques de Z/r ont été déterminé à la représentation graphique qui
a été établi suivant le model donné par Goldschmidt, le potentiel ionique donne une première mesure du pouvoir de
polarisation dont dépend le comportement des cations dans l’eau des éléments peuvent se grouper en trois (3)
grandes catégories.

Un faible pouvoir de polarisation c’est-à-dire un potentiel ionique faible est du à une faible charge correspondant
souvent à un cation mono ou divalent associée à un rayon élevé l’attraction exercé sur les hydroxydes est faibles les
cations restent ionisés et libres de mêmes que les ions OH- qui donne à la solution un caractère alcalin.

Avec un rayon plus faible et une charge plus forte, les cations ont un pouvoir de polarisation élevé cation OH-
s’unissent en neutralisant leur charge c’est le domaine des hydroxydes de fer et d’Aluminium. Lorsque le rayon est
plus petit et la charge plus forte pour des potentiel ioniques supérieur à sept ( 7) la polarisation qui s’exerce sur les
oxygène est plus forte et très puissante la solution contient des anions complexes comme ou et des ions
H+ libres responsables de l’acidité de la solution.

Le potentiel ionique défini par Goldschmidt est une bonne valeur d’explication généralement il traduit par exemple :
très bien la parenté entre les éléments comme le Fe, Ni, Co et leur passage suivant la valence d’un état soluble a un
domaine d’insolubilité, il faut cependant considérer trop sommaire ce rapport qui est en réalité complexe deux ions
peuvent avoir la même charge approximativement le même rayon et cependant des configurations électroniques
très différentes qui détermine des comportements particuliers. Plusieurs auteurs ont essayé de tenir compte de ces
arrangements électroniques qui font écran autour du noyau et modifie plus ou moins son influence par la périphérie
de l’ion c’est ce que AHRENS et Pauling ont cherché à définir par « l’efficacité protectrice » ou « charge nucléaire » il
s’agit là des considérations qui s’intéressent plus les physiciens que les géochimistes.

2.3. Le potentiel d’ionisation


Une meilleur expression du pouvoir polarisant ont été trouvé dans le potentiel d’ionisation qui se définit comme
l’énergie nécessaires pour qu’un électron quitte son orbite autour du noyau à un atome de n électron
correspondent évidement n potentiel, le premier potentiel est celui qui libère le premier électron et forme un cation
à une seul charge, le deuxième potentiel donne un cation à deux charges et ainsi de suite jusqu’à n on peut
exprimer le potentiel d’ionisation en électron volt (eV) ou en K/cal/mol on ne mesure en pratique que les quatre ou
cinq premier potentiel d’ionisation et il n’est réellement intéressant que de considérer le potentiels correspondant aux
valences habituelles prises par chaque éléments c’est-à-dire un pour les alcalins, un pour les alcalino-terreux, un pour
les métaux trivalents, un pour les métaux et les métalloïdes.

Le potentiel d’ionisation donne d’excellent caractérisation des cations mais ils importent aussi d’appréhender leurs
réactions avec les anions et de caractère ionique ou covalent des liaisons qui s’établissent entre eux c’est pourquoi
Pauling a définit l’électronégativité comme le pouvoir qui a un atome d’attirer à lui un électron, on peut imaginer
que chaque atome soit caractérisé par un certain coefficient d’électronégativité dans une liaison entre deux atomes,
la différence entre les deux (2) coefficient d’électronégativité donnera une mesure du captage + ou – complètement

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 8


réalisé des électrons de liaison par atome le plus électronégatif c’est-à-dire une mesure du degré d’ionisation ou de
covalence.

En réalité on ne détermine que des valeurs relatives et l’échelle d’électronégativité est établie par rapport à
l’hydrogène auquel est affecté un coefficient d’électronégativité arbitraire de 2,1 les chiffres de l’échelle
d’électronégativité s’étale entre 0,7 pour le césium et 4 pour le fluor, on doit considérer comme les métaux pour les
éléments qui ont une électronégativité ne dépassant pas 2. Après avoir définie cette échelle d’électronégativité
Pauling a tenté d’établir une relation mathématique entre le caractère ionique d’une liaison et la différence des
électronégativités des deux constituants de la liaison et à considérer surtout les liaisons avec l’oxygène. Ainsi la
détermination des coefficients de l’électronégativité et plus encore l’appréciation ionique des liaisons n’est pas
parfaitement rigoureuse, si cette expression chiffrée du caractère ionique des liaisons parait incertaine, on peut
simplement retenir que pour des cations de même taille liée à l’oxygène plus la liaison n’est covalente et pour des
rayons identiques, une charge plus forte donne aussi un caractère plus covalent. Le potentiel ionique, potentiel
d’ionisation et échelle électronégativité sont des expressions différentes d’une même réalité et font apparaitre plus
ou moins bien les éléments apparentés qui ont des comportements géochimiques similaires.

Les premières relations à apparaitre sont celles concernant le comportement en milieux aqueux, trois (3) groupes se
différencient dans le milieu aqueux réunissant les éléments très peu solubles et ceux qui se maintiennent en solution
soit sous former de cation soit sous forme d’anion complexe, le problème des solubilités interviennent également.

Dans les roches apparaissent certaines associations d’éléments simples qui appartiennent au même minéraux et se
trouve dans les roches différentes suivants les proportions relatives régulière, leur sort sont liées et cela s’explique par
les similitudes qu’ils présentent dans les caractères examinés précédemment (potentiel d’ionisation, potentiel
ionique) les principales de ces potentiels sont :

Potassium et rubidium
Aluminium et galium
Silicium et germanium
Fer du nickel et cobalt
Fer divalent (Fe2+) et magnésium
Fer trivalent et chrome trivalent (Cr3+)
Calcium et du cadmium (Cd2+)
Magnésium et zinc (Mg-Zn)

Ces associations trouvées dans les roches se maintiennent le plus souvent dans les altérations et les sols, il on est
aussi qui disparaissent ainsi le fer étant essentiellement sous forme divalent dans les roches est apparenté au
magnésium; ils s’en séparent en oxydant dans les sols.

2.4 L’indice de coordination


Dans tous les réseaux cristallins, chaque ion est entouré d’un nombre constant d’ion de signe opposé disposé d’un
certain degré de symétrie, ce nombre définit l’indice de coordination des ions positives par rapport aux ions à charges
négatives qui dans les silicates des roches sont essentielle O- et OH- on peut assimilé ces ions (O- et OH-) à des sphères
de même rayon 1,4 dont l’empilement laisse une cavité centrale dans laquelle chaque cation doit trouver sa place
suivant le motif de l’empilement, la cavité est plus ou moins grande et peut accueillir ou non les cations en fonction
de leur dimension.

Pour la commodité de l’expression, on représente l’assemblage des ions oxygénés ou hydroxyde (O- et OH-) par une
figure géométrique dessiné par les lignes qui unissent leur centre, les assemblages des oxygènes sont en nombre
réduite mais le plus commun et le plus stable est le tétraèdre à quatre (04) oxygène, on rencontre également dans les
minéraux et des cubo-tétraèdres.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 9


Les cations qui se trouvent au centre de ces motifs ont respectivement des coordinances 4; 6 ; 8 ; 10 et 12
correspondant aux nombres d’oxygènes les entourant. En admettant que les ions connaissant ces assemblages se
comportent comme des sphères rigides, on peut préciser quelles sont les combinaisons théoriquement possibles, les
cations de grands rayons ne peuvent se loger que dans les figures composés d’un grand nombre d’oxygène, leur
indice de coordination est élevé en revanche les cations de petit rayon ont un indice de coordination faible ainsi pour
chaque indice de coordination ou pour chaque motif structural tétraèdre, octaèdre, cube… Goldsmith a calculé les
limites théoriques du rapport des rayons du cation et de l’oxygène ( ) il apparait un très bon accord général entre
les résultats théoriques et les coordinations réellement observées pour les cations de différents rayons et cette
comparaison n’est valable que dans la mesure où la détermination des cations sont bonnes un même élément
peut avoir deux coordinances et son rayon ionique changeant suivit de la coordinance, cette coordinance peut-être
affecter de deux (02) valences légèrement différentes. Comme exemple beaucoup d’auteurs ont insistés sur la
difficulté de placé l’aluminium dans le tétraèdre, cela se produit sans doute du fait qu’ils ont admis les premiers
rayons ioniques trouvés par Goldsmith qui donnaient une valeur trop forte pour l’aluminium et trop faible à
l’oxygène avec des nouvelles valeurs trouvées par ARHENS, aluminium semble bien adapté à la géométrie des
tétraèdres et il parait au contraire avoir un rayon un peu faible pour les octaèdres qui l’occupe pourtant
fréquemment comme l’aluminium qui se place dans les tétraèdre et les octaèdres beaucoup de cations peuvent être
diversement coordonnés c’est le cas des cations de grand rayon comme le potassium (K) par exemple qui prend les
coordinations 8 ; 10 et 12 selon les cas. Si l’on ne considère que ces éléments majeurs et les états de coordinations les
plus stables, il apparait que les sites tétraédriques sont réservés au silicium (Si) et à l’aluminium (Al) les sites
octaédriques à l’aluminium (Al), le magnésium (Mg), fer (Fe), le titane (Ti) et que les cations alcalins et alcalino-
terreux autre que le Mg n’accepte que les coordinations élevé, on peut ajouter les édifices les plus stables sont ceux à
faibles coordinations, ces observations expliquent largement la structure des silicates.

III. Géochimie des eaux

1. Géochimie des eaux souterraine


Toute au long de son cycle l’eau a subit des processus successive qui modifie sa composition chimique et affecte sa
qualité les processus hydrogéochimiques sont généralement contrôlés ou influencé par les facteurs suivants :

 La dissolution de certains minéraux présents dans les roches et sols ;


 L’infiltration et l’écoulement de l’eau dans l’aquifère ;
 Les interactions entre les minéraux dissouts et la matière organique
 La salinisation des eaux, lorsque l’eau souterraine est en contact prolongé avec des argiles d’origines marine.
Plus le temps de résidence dans un aquifère est long et plus elle atteint les couches profonde plus elle sera
chargé en minéraux dissouts. Selon les processus auxquels elle est soumise l’eau souterraine acquière une
signature géochimique particulière qui dépendra du milieu dans lequel elle se trouve et qu’elle aura traversé.
Ces signatures peuvent permettre de retracé l’histoire de leurs interaction avec leur milieu et leur parcours
ainsi que leur âge.

2. La typologie des eaux


Les types d’eau sont des indicateurs d’origine des eaux souterraines de type Bicarbonaté Calcique (Ca-HCO3) sont
liées à la dissolution des carbonates par les eaux météoriques elles sont les plus fréquente dans les régions
carbonaté ; elle se situe surtout dans la zones préférentielle de recharge car les aquifères à nappe libre referme les
eaux moins âgées et moins minéralisé que les aquifère à nappe captive.

A l’inverse les eaux plus ancienne et profonde sont souvent de type Chloruré-Sodique (Na-Cl) car leur long temps de
résidence leur confère une salinité élevé qui est caractéristique des saumures ou des eaux d’origines marines, les
échantillons d’eaux d’origines marine proviennent entre autre des nappes captives des plaines argileuses des terre.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 10


Les chlorures peuvent aussi tirer leur origine des activités anthropiques tel que l’épandage des sels des glaçons et
peuvent donc se retrouvé aussi dans les eaux de recharge des nappes récentes.

Les eaux de type Sulfaté-Sodique (Na-SO4) ont une évolution intermédiaire entre les types bicarbonaté calcique et
chloruré sodique, elles résultent des processus d’échanges cationique entre le Ca et Na et la dissolution des minéraux
contenant du soufre communément présent dans la roche tel que la pyrite, l’eau chemine ensuite pour se mélangé
aux eaux salines.

3. Géochimie des eaux d’une mine


La géochimie des eaux d’une mine illustre les phénomènes qui se déroulent à l’interface entre la lithosphère et
l’hydrosphère en prenant comme exemple la mine de LIBIOLA en Ligurie. Cette mine se situe dans les basaltes ;
péridotites serpentines de la série ophiolitique de Braco. La minéralisation de type Fe-Cu-Zn est composés
principalement de sulfure (pyrite et chalcopyrite).

Les eaux qui ont été prélevé à l’entrée de la mine :

 La première est légèrement acide PH=6,4 avec une conduction de 3200 relativement aux autres eaux
du bassin cette eau est enrichie en cuivre cobalt, nickel et aluminium. Cette eau dépose sur son parcours un
précipité bleu clair composé d’hydroxyde d’aluminium (AlOOH), Gibbsite (Al(OH)3) , d’hydroxy sulfate
d’aluminium « basalumine », de silice amorphe (SiO2) et de Gypsite.

 La seconde est fortement acide avec un PH=2,7 une conductivité électrique proche de 6000 et très
riche en sulfate. Les concentrations en métaux dans cette eau sont extrêmement élevés : Al=150mg/l ,
Cu=130mg/l , Fe=300mg/l et Mn, Co, Ni, Zn, Cu > 1000mg/l de cette eau précipite un dépôt rouge orangé.
Cette couleur rouge orangé est caractéristique du drainage minier acide (DMA) et s’appelle le garçon jaune.
Ce précipité est composé de silice amorphe, d’hydroxyde de fer, d’un hydrosulfate d’aluminium « jurbanite »
d’epsomite et de gypse.

Les compositions chimiques de ces eaux de mines, ont été comparées à celle des eaux de source située à la même
lithologie mais hors de la minéralisation. Ces eaux de source sont basique avec un PH variant entre 8 et 8,3 ont une
conductivité électrique faible de 200 à 300 , parmi ces eaux celles qui ont circulé dans les basaltes ont pour
faciès hydrogéochimique Ca-Mg-HCO3 et celle sortant des serpentinites un faciès Mg-Ca-HCO3.

Les eaux de source et de mine de la région de LIBIOLA illustre différents influences possibles de la dissolution des
minéraux

 Premièrement : dissolution des minéraux silicaté formant les roches encaissantes qui tend à augmenter le PH
des eaux on consommant des protons.

 Deuxièmement : la dissolution des sulfures contenue dans la minéralisation qui provoque l’acidification des
eaux et conséquemment une forte mise en solution des éléments métalliques.

Les compositions chimiques des environs de la mine de LIBIOLA résultant ainsi de la conséquence entre les deux
processus.

4. Interprétation
Les analyses de la région de LIBIOLA montrent la présence de deux (2) types d’eau :

 Premièrement des eaux basiques qui ont circulé à travers la roche encaissante hors de la zone minière.
 Deuxièmement des eaux acides qui ont traversés la minéralisation des sulfures.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 11


Avant de présenté les processus qui permettent d’expliqués les observations réalisés, il faut rappeler le sens donné
aux termes acide et basique lorsqu’il s’implique à l’eau et à la roche.

En géologie l’acidité d’une roche silicaté se réfère à son contenue en silice, une roche est dite acide lorsque SiO2>65%
du poids, dite intermédiaire quand 53%< SiO2<65%, basique lorsque 45%< SiO2 <53%, ultrabasique quand SiO2 <45%.

Le PH est utilisé pour caractérisé l’acidité d’une eau, pour les eaux naturel le PH<3 l’eau est extrêmement acide, pour
le PH compris entre 3 et 4,2 on a un PH fortement acide, pour un PH compris entre 4,3 et 6,8 on a une eau
modérément acide pour un PH compris entre 6,8 et 7,3 on a une eau neutre pour un PH compris entre 8,3 et 9,5 on a
une eau fortement basique pour un PH>9,5 l’eau est extrêmement basique.

Il n’y a pas de relation directe entre l’acidité d’une roche et l’acidité d’une eau en contact avec cette roche.
Lorsqu’une pluie acide de PH=4,5 circule dans une roche de type granitique elle tend à devenir neutre à basique.
Certains auteurs ont présenté plus de détail les concepts d’acidité et de basicité telle qu’ils sont utilisés en chimie des
eaux naturelles, en pédologie et en géologie. En réalité les eaux ainsi observés sont le résultat de plusieurs
interactions.

5. Interaction entre l’eau et la roche

5.1 Interaction eau-roche encaissante hors de la zone minéralisé


Les roches de la région minéralisé sont des roches silicatés basique et ultrabasique, hors de la zone minéralisé elle ne
contient que très peu ou pas de sulfures le principale processus chimique qui intervient lors de l’interaction eau –
roche est la dissolution des minéraux de ces roches notamment les silicates mais aussi les carbonates et les
hydroxydes.

a. Interaction eau-basalte
Les principaux minéraux constituants les basaltes sont l’amphibole, le chlorite, l’albite et la calcite. Les réactions de dissolution
+
de ces minéraux peuvent être exprimé de façon à mettre en évidence la consommation ou la production d’ion H les constantes
2 2
cinétique de dissolution, sont indiqué en mol de minéral dissout par m de surface de réaction et par second (mol/m /s) ces
constantes ont été déterminés expérimentalement dans des solutions fortement sous saturés par rapport à la phase minérale

considéré à une T=25 C et un pH=5 elles sont représentés ici que pour fixer les ordres de grandeurs de quelques processus de
dissolution. Les réactions obtenus mettent en évidence les consommations des protons lors de la dissolution de ces minéraux, les
principales sources de calcium sont les amphiboles qui apparaissent très abondantes dans ces roches les amphiboles et la calcite
est présente en très faible quantité dans les basaltes généralement moins de 3% mais sa vitesse de dissolution est élevé à celle
des silicates ainsi même en faible quantité dans la roche, la calcite va être rapidement dissoute jusqu’à ce qu’elle soit en
équilibre avec cette eau fournissant ainsi du calcium à la solution. La composition des eaux de source des roches basaltiques du
bassin versant résulte de ce type d’interaction, elle donne un faciès hydrochimique Ca-Mg-HCO3 et un PH proche de 8.

b. Interaction eau-serpentinite
Les péridotites serpentinisé ou serpentinite sont composés principalement des minéraux suivant : serpentine, olivine,
diopside, magnésite, talc et brucite. Les réactions d’interactions aux conditions de surface peuvent-être rédigées pour
ces minéraux finalement ces réactions mettent en évidence les deux caractéristique de l’interaction d’une eau avec
une roche ultrabasique.

La première caractérisée par la consommation des ions H+


La deuxième par la mise en solution du magnésium Mg2+ lors de la dissolution de minéraux.

Les vitesses de dissolution des minéraux formant les serpentinites sont généralement supérieur aux vitesses de
dissolutions des silicates de basaltes en particulier la brucite. Ces réactions permettent d’expliquer les
caractéristiques chimiques des eaux ayant circulé à travers les serpentinites riches en magnésium et basique. Ces
caractéristiques s’observent aussi dans les eaux de source de LIBIOLA, elle présente en effet un faciès hydrochimique
Mg-Ca-HCO3 et un PH médian de 8,3.

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 12


Equation d’hydrolyse entre olivine et la serpentine :
⏟ +⏟ ⏟ + ⏟ +⏟

Olivine Eau Serpentine Quartz Oxyde de fer

5.2 Interaction eau-roches dans la zone minéralisé


La minéralisation étudier est composé principalement de sulfure de fer (FeS) et de cuivre (CuS) notamment la pyrite
(FeS2) et la chalcopyrite (CuFeS2). La pyrite peut être utilisé pour illustré l’influence de la dissolution des sulfures sur la
composition des eaux naturel, la chalcopyrite semble plus nettement résistant à l’altération dans le milieu oxydant
(super gène). Les réactions à écrire pour la chalcopyrite dissolution de la pyrite doit se faire en présence d’oxygène, la
pyrite par l’oxydation se transforme en sulfate dissoute cette oxydation libère dans la solution du fer ferreux et des
ions H+ qui augmente l’acidité du milieu, le fer ferreux (Fe2+) est ensuite en fer ferrique (Fe3+), il se peut alors soit
précipité sous forme d’hydroxyde soit participé à l’oxydation de la pyrite en formant un complexe de surface.

Ces trois réactions mettent en évidence la production des protons au cours d’oxydation et la dissolution de la pyrite
provoquant ainsi une acidification de l’eau.

La réaction cinétiquement limitant de la dissolution de la pyrite est l’oxydation de Fe2+ en Fe3+ la constante cinétique
d’oxydation de la pyrite par l’oxygène dissout est d’environs 109mol/m2/s un PH=6, pour un PH=3 et en présence
d’ion ferrique (Fe3+) cette vitesse est de 10 à 100 fois plus élevé de plus la réaction d’oxydation du fer (II) en fer (III)
est fréquemment catalysé par la présence de bactérie. La dissolution de la pyrite on est encore accéléré souvent de
plusieurs ordres de grandeur. La présence de tels bactéries n’a pas été testé dans cette étude la vitesse indiquer est
donc une vitesse minimale pour la dissolution de la pyrite dans les eaux naturel.

En définitive il apparait que la pyrite est susceptible d’acidifier rapidement une eau lorsqu’elle est en contact avec
celle-ci, cette acidification rentre alors en concurrence avec la tendance à la neutralisation provoqué par la
dissolution des minéraux de la roche. Néanmoins pour obtenir une eau extrêmement acide de PH<3 et riche en
métaux dissouts plusieurs condition restes nécessaire :

Il faut que la surface de la pyrite susceptible de réagir soit suffisamment grande.


Dans un basalte il suffit que la pyrite représente 1% de la surface réactive pour provoquer une acidification
des eaux jusqu’à un PH<3
L’oxydation de la pyrite consomme de l’oxygène l’absence d’oxygène peut être un facteur fortement limitant
de cette réaction d’oxydation.
L’acidification par dissolution des sulfures peut être contrebalancée par la dissolution des carbonates. Les
carbonates comme la calcite et la dolomie ont des solubilités et les vitesses de dissolution relativement élevé
leur dissolution consomme des protons produit par la dissolution de la pyrite c’est d’ailleurs le principe
fréquemment utilisé pour la neutralisation des eaux de mine acides.

Dans le cas de LIBIOLA toute les conditions pour emmener à une acidification extrême des eaux sont réunis, la roche
est riche en sulfure des déblais varie entre 1 et 2% du poids, dans la zone minéralisé toute les roches sont
intensément fracturé ce qui permet à l’eau météorique de s’infiltré facilement assurant ainsi une grande surface
potentiel de réaction et la présence d’oxygène atmosphérique de plus la présence des carbonates n’a pas été détecté
dans ces roches ces conditions étant réunis il n’est pas étonnant que les eaux sortie de galerie soit extrêmement acide
avec un PH de 2,5.

La très forte acidité de ces eaux à deux conséquences sur le comportement des métaux en solution elle augmente la
solubilité des oxydes et hydroxyde métallique ce qui réduit ou empêche leur précipitation, elle provoque la dispersion
(arrache) les cations métallique des surfaces, en effet les principale s processus de régulation des métaux dans les
eaux naturels neutre à basique est l’absorption de ceci sur la surface des particules en solution, ainsi dans les eaux
fortement acide, les hydroxydes de fer peuvent continuer à précipiter mais les cations métalliques ne sont plus

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 13


absorbés sur leurs surface mais demeurent sous formes de complexes en solution ce-qui permet d’expliqué les
concentrations en métaux très élevé dans ces milieux.

IV. En résumer
La géochimie est la science qui étudie le comportement des éléments chimiques dans les différentes géosphères.

Importance : elle permet de connaitre les modalités de la mise en place d’une roche et donc la compréhension des phénomènes
de sa mise en place.

Objectif : elle a pour objectifs principale l’étude des lois et des modalités de la migration des éléments chimiques dans le
processus géologiques de la terre et en particulier de l’écorce terrestre. Ainsi elle précise les causes de la concentration et de la
dissémination de ces éléments chimiques.

La géochimie se subdivise en deux

La géochimie de surface est celle qui étudie la dynamique et la concentration des éléments chimiques dans le milieu superficiel de
l’écorce terrestre (ou supergène ou hypergène)

La géochimie interne : étudie la migration et la concentration des éléments chimiques dans le cadre des formations des processus
d’origine profonde dans la lithosphère (milieu endogène ou hypogène) en rapport avec le magmatisme et métamorphisme.

Importance de la géochimie interne: elle consiste à la mise en évidence de certaines concentrations métallifères (Al, Fe, Ni, Co …)
dans la prospection sous forme d’anomalies géochimiques et éventuellement d’un rapport import dans la compréhension
d’altération des mécanismes de pédogenèse.

1. Les principaux facteurs qui influencent le comportement des ions dans l’eau :
Goldschmidt énonça une hypothèse sur le potentiel ionique qui lui permit de dresser un graphique subdivisant les éléments
chimiques en trois (03) groupes

Cations solubles (groupe I) ce groupe est constitué des ions à faible potentiel ionique (Q<3) ici les cations se maintiennent avec
+ 2+ 2+ +
une large gamme de PH (4<PH<10) les éléments de ce groupe (Na , Ca , Mg , K ) sont facilement entrainé hors du complexe
d’altération par les eaux courantes et souterraines pour se déposé dans les bassins sédimentaire donnant ainsi les roches
sédimentaires d’origine physico-chimique (Dolomie, Evaporite, Calcaires…)

Cations précipitant ou hydrolysats (groupe II) ce groupe est constitué à potentiel ionique moyen c’est-à-dire Q ] ]et pour
3+ 3+ 4+
une large gamme de PH ou (4<PH<10) ces ions (Al , Fe , Ti ) ont tendance à précipiter sur le lieu de l’altération sous forme
d’oxydes et hydroxydes qui s’accumulent pour former la phase résiduel ensuite ces ions vont s’accumuler dans le profil
d’altération (sol). Les roches formées sont : La bauxite, latérite et l’argile résiduelle.

Oxyanions ou anions solubles (groupe III) ce groupe est constitué des ions à fort potentiel ionique (Q>10) et forme par
combinaison avec l’oxygène des oxyanion (anions solubles)les plus solubles vont s’accompagner en solution avec les cations
+ + 2+ 2+
(Na , k , Mg , Ca ) et précipite entre autres sous forme de carbonates (CaCO3 ,(Ca,Mg)(CO3)2) ou sous forme de sulfates
4+ 5+ 6+ 2- 3-
(CaSO4). Alors (C , P , S ) constituent les principaux ions de ce groupe qui forme les combinaison des oxyanions (CO3 , PO4
2-
,SO4 )

Eléments (-solubles) Eléments (+solubles)

Al --------- Fe ---------- Si Mg – Ca K - Na

Al(OH)3 Fe2O3 (Si + Al) (Mg,Ca) (CO3)2 KCl ou NaCl

Gibbsite (minéral) Hématite (minéral) Argile (minéral) Dolomie (Minérale) Evaporite (roche)

Bauxite (roche) Latérite (roche) Argilite (roche) Dolomite (roche)

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 14


2. Hydrolyse des silicates se fait en trois étapes principales à savoir
L’hydratation : l’interaction entre l’eau et le minérale conduit à l’exposition des valeurs négatives de l’oxygène sans
qu’elle soit entièrement neutralisé ainsi, l’eau va se mouler comme un filon autour du cristal entrainant ainsi les pôles
+
(+) des molécules (H ) à saturer la surface (-) offert au contact. Ensuite les pôles (-) de l’eau vont se tourner vers
l’extérieur où ils vont attirer les pôles (+) de la couche suivante et ainsi de suite.
Echange des cations entre eau et cristal: la surface du silicate étant hydraté, l’altération vas s’amorcé sous l’effet des
+
ions H qui ont un diamètre minuscule pour une charge monovalente ce ci du fait que deux milieu soient en contact
+
avec une composition chimique parfois différente. Ainsi pour des raisons de potentiel ionique les ions H vont donc
+ 2+
chasser les ions Na ou Ca qui vont se trouver libéré et le réseau du silicate sera mécaniquement déformé à sa surface
+ 2+
entrainant l’accentuation de la migration des ions Na et Ca en solution. L’altération est beaucoup plus puissante en
pays chauds qu’en pays froids, une élévation de 10°C entrainera la dissociation de l’eau et donc la vitesse de réaction
+ 2+ + 2+
sont approximativement doublées les ions (Na , Ca , K , Mg ) seront les premiers à être libérés en raison de leur faible
potentiel ionique dont l’acidité des solutions en facilite le mécanisme.
L’attaque de la charpente silicatée : tous les silicates ne s’altère nt pas avec la même rapidité car ce fait d’observation
date de très longtemps et a été par la suite confirmé par l’usage du microscope polarisant, microscope électronique et
de la microsonde. Ainsi pour les feldspaths il ne suffit pas seulement de libéré les cations alcalins ou alcalino-terreux
4+ 3+
mais aussi procéder par l’attaque des tétraèdres qui contiennent les ions (Si et Al ) cette attaque est beaucoup plus
abondant avec les liaisons Si-O-Al plus fragile qu’avec les liaisons SI-O-Si.

Double séquence d’altérabilité définit par Goldschmidt (en 1938)

UMNG_FST_L3-Géologie_cours_Géochimie de surface_Stephane ANDERSON_Année 2020-2021 15

Vous aimerez peut-être aussi