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RE P O BLI K AN’ I M AD AG AS I K AR A

Ta ni ndr a z a na – Fa ha fa ha na – Fa ndros oa na
_ _ __ _ __ _ __ __ _ ___ _ __ _ __ _ __ __ _

P RI M AT URE

PROGRAMME NATIONAL
DE DEVELOPPEMENT RURAL

Décembre 2005

1
SOMM AI RE
SIGLES ET ACRONYMES
RESUME EXECUTIF DU PNDR

1 - LE P ROG R AMM E N ATIO N AL DE DEVELOPPE ME NT RUR AL


OU LE « PNDR » 12

1.1 VALEUR, PORTEE ET CHAMP D’APPLICATION 12


1.2 CONTENU 12
1.3 DEMARCHE 13

2 - VISIO N DU MO NDE RUR AL 14

2.1 SITUATION PRESENTE DU MONDE RURAL 14


2.2 DES IMAGES DU MONDE RURAL A TERME 15

3 - CO NTE XTE DE L A P AUV RETE RUR ALE 18

3.1 SITUATION GENERALE DE LA PAUVRETE RURALE 18


3.2 PROBLEMATIQUE DU MONDE RURAL 18
3.3 LES DETERMINANTS DE LA PAUVRETE RURALE 22
3.4. LES REPONSES ACTUELLES 27

4 - PRO SPECTIVE DU DEVELO PPE MENT RUR AL 41

4.1. LES POTENTIALITES 41


4.2. UNE TENDANCE LOURDE : LES DISPARITES TERRITORIALES 42
4.3. UN AVENIR IMAGINABLE : LE RECUL DE LA RURALITE 42
4.4. LA DECENTRALISATION ET LA DECONCENTRATION 43
4.5 LES FAITS PORTEURS D’AVENIR : L'INTEGRATION REGIONALE ET LA MONDIALISATION 44
4.6. UNE TENDANCE PRESSENTIE ET PROBABLE : LE RECUL DES AIDES EXTERIEURES 45
4.7. LES DEFIS 45

5 - LES GR ANDES ORIENT ATIO NS DU DEVELO PPE MENT RUR AL


47

5.1 ORIENTATION N°1 : RENDRE LE CADRE INSTITUTIONNEL DU SECTEUR PLUS EFFICACE 48


5.2 ORIENTATION N°2 : FACILITER L’ACCES AU CAPITAL ET AUX FACTEURS DE PRODUCTION
(foncier, infrastructures, finances rurales, matériel/équipement, énergie…) 54
5.3 ORIENTATION N°3 AMELIORER LA SECURITE ALIMENTAIRE ET AUGMENTER LA
PRODUCTION ET LA TRANSFORMATION AGRICOLES 57
5.4 ORIENTATION N°4 : VALORISER LES RESSOURCES NATURELLES ET PRESERVER LES
FACTEURS NATURELS DE PRODUCTION (eau, fertilité de sols, fonctions écologiques des écosystèmes…).63
5.5. ORIENTATION N°5 : DEVELOPPER LES MARCHES ET ORGANISER LES FILIERES 68
5.6. RECAPITULATION DES GRANDES ORIENTATIONS DU PNDR 72
19 Décembre 2005 2
6 - MISE EN OEUVRE DU PNDR 74

6.1 LE PNDR : un levier pour fédérer, coordonner et harmoniser les forces et les appuis nécessaires 74
6.2 LES ACTEURS 78
6.3 LES STRUCTURES, ROLES ET RESPONSABILITES 81
6.4 FINANCEMENT DU PROGRAMME 86
6.5 SUIVI EVALUATION 86

I. LES PROG R AMM ES ET PROJETS 89

1.1 FINANCEMENT DES PROJETS EN COURS 89


1.2 LES PROGRAMMES ET PROJETS DE PORTEE NATIONALE 91
1.3 LES DISPOSITIFS DE PORTEE REGIONALE 100

II. LISTES NON EXHAUSTIVES DES TYPES D’INTERVENTIONS A


TITRE INDI C ATIF 105

III. SYNTHESE DES I NDI C ATEURS DE SUIVI 109

IV. T ABLE AU D’I NV ESTISSEME NT 110

PRESENTATION SYNOPTIQUE DES ACTIONS Erreur ! Signet non défini.


Projet/programme en cours 110

V. EXEMPLE DE P ARTE N ARI AT I NDUSTRIELS/P AYS ANS 112

5.1 Partenariat avec les grandes entreprises 112


5.2 Les initiatives des micro et petites entreprises 113

VI. DONNEES SOCIO ECONOMIQUES 114

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SIGLES ET ACRONYMES

ACORDS Appui aux Communes et Organisations Rurales pour le Développement du Sud


A.O.C Appellation d’Origine Contrôlée
ACP Afrique, Caraïbe, Pacifique
AES Alimentation en eau dans le Sud
AGOA African Growth and opportunity Act
ANAE Association Nationale d’Actions Environnementales
ANDEA Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement
APE Accords de Partenariat Economique
APSM Association des Professionnels de la Soie Malgache
AUE Association des Usagers de l’Eau
BAMEX Programme d’Expansion du Marché et du Commerce
BVPI Programme Bassins Versants – Périmètres Irrigués
CAB/ICIPE Centre Antiacridien de Betioky
CCD Conseil Communal de Développement
CDMT Cadre de Dépenses à Moyen Terme
CFAMA Centre de Formation Appliquée au Machinisme Agricole
CIO Comité Interministériel d’Orientation
CIOV Comité Interministériel d’Orientation et de Validation
CirDR Circonscription du Développement Rural
CITE Centre d’Information Technique et Economique
CMVV Contrôles des Vaccins et Médicaments Vétérinaires
CNA Centre National Antiacridien
CNC Comité National de Coordination
CNMF Comité National de Micro finance
CNS Conseil National de Secours
COBA Communautés de Base
COI Commission de l’Océan Indien
COMESA Common market of East ad southern africa
COMIPADR Contribution Mise en Œuvre Plan d'Action de Développement Rural
COV Comité d’Orientation et de Validation
CRD Comité Régional de Développement
CSA Centres de Services Agricoles
CSB Centre de Santé de Base
CTD Collectivité Territoriale Décentralisée
CTH Centre Technique Horticole
DDR Direction du Développement Rural
DRDR Direction Régionale du Développement Rural
DSE Direction de la Coordination du Suivi Evaluation des Programmes
DSRP Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté
DSV Direction des Services Vétérinaires
EDS Enquête Démographique et de Santé
EPM Enquête Permanente auprès des Ménages
EPP Equipe Permanente de Pilotage
FANOME Fandraisana Anjara NO Mba Entiko
FAO Food and Agriculture Organisation
FDA Fonds de Développement Agricole
FDL Fonds de Développement Local
FER Fonds d’Entretien Routier
FERHA Fonds d’Entretien des Réseaux Hydro – Agricoles
FID Fonds d’Intervention pour le Développement
FIFAMANOR Fiompiana sy Fambolena Malagasy sy Norvaziana
FIL Fonds d’Intervention Local
FIVMPAMA Fivondronan’ny MpandraharahaMalagasy
FOB Free On Board
FOFIFA Foibe-pirenena momba ny Fikarohana ampiharina amin’ny Fampandrosoana ny
Ambanivohitra (Centre National de la Recherche Appliquée au Développement
Rural)
FRAM Fikambanan’ny RayAmandrenin’ny Mpianatra
GCV Grenier Commun Villageois
GEFM Groupement des Entreprises Franches de Madagascar

4
GEM Groupement des Entreprises de Madagascar
GIE Groupe d’Intérêt Economique
GIRE Gestion Intégrée des Ressources en Eau
GSDM Groupement des Semi Directs de Madagascar
GTC Groupes Thématiques Centraux
GTDR Groupe de Travail de Développement Rural
GVT Gouvernement
HIMO Haute Intensité de Main d’Oeuvre
IEC Information-Education-Communication
IMF Institut de Micro Finances
INSTAT Institut National de la Statistique
ISDH Indicateur Sexo-spécifique de Développement Humain
LP2D La Lettre de Politique pour la Décentralisation et la Déconcentration
LPDR Lettre de Politique de Développement Rural
MAEP Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
MCA Millenium Challenge Account
MDAT Ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire
MEEF Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts
MEFB Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget
MEM Ministère de l’Energie et des Mines
MENRS Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique
MICDSP Ministère de l’Industrie, du Commerce et du Développement du Secteur Privé
MIT Moyens Intermédiaires de Transport
MNT Maladies Non Transmissibles
MP Mini-Projet
MSPF Ministère de la Santé et du Planning Familial,
MTPC Ministère des Télécommunications, de la Poste et de la Communication
MTTP Ministère des Transports et des Travaux Publics
NTIC Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
ODOC Opération Domaniale Concertée
OFMATA Office Malgache des Tabacs
OMC Organisation Mondiale du Commerce
OMN Office Malgache de Nutrition
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONUDI Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel
OP Organisation Paysanne
OPA Organisation Professionnelle Agricole
OPCI Organisme de Coopération Inter Communale
PADANE Projet d’Amélioration et de Développement Agricole dans le Nord Est
PADR Plan d’action du Développement Rural
PAE Plan d'Action Environnemental
PAI Programme d’Appui Intersectoriel
PANSA Le Plan d’Action National pour la Sécurité Alimentaire
PASA Programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire
PCD Plan Communal de Développement
PDC Projet de Développement Communautaire
PE3 Programme Environnemental 3
PEV Programme Elargi de Vaccination
PFRDV Pays à Faible Revenu et à Déficit Vivrier
PGDI Programme de bonne Gouvernance et de Développement Institutionnel
PGE Politique Générale de l’Etat
PHBM Projet du Haut Bassin du Mandrare
PIB Produit Intérieur Brut
PIC Pôles Intégrés de Croissance
PIC Pistes d’Intérêt Communal
PIP Programme d’Investissement Public
PISA Programme Intégré de Sécurité Alimentaire
PLAE Projet de Lutte Anti – Erosive
PLPA Projet de Lutte Préventive Antiacridienne
PME Petites et Moyennes Entreprises
PNBVPI Programme National des Bassins Versants/Périmètres Irrigués
PNC Programme de nutrition communautaire

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PNDD/ PN2D Programme National de Décentralisation et de Déconcentration
PNDR Programme National du Développement Rural
PNF Programme National Foncier
PNS Programme de Nutrition Scolaire
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PO Plan des Opérations
PPP ou 3P Partenariat Public Privé
PPRR Projet de Promotion des Revenus Ruraux
PRBM Projet de Réhabilitation du Bas Mangoky
PRCE Programme de Relance des Cultures d’Exportation
PRD Plan Régional de Développement
PRDR Plan Régional de Développement Rural
PROJER Projet Jeunes Entrepreneurs Ruraux
PROMODIM Société de Promotion et de Distribution de Madagascar
PSDR Programme de Soutien au Développement Rural
PSFH Projet de Structuration de la Filière Horticole
PSSA Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire
PSSA Programme spécial pour la sécurité alimentaire
PST Programme Sectoriel Transport
PTMR Programme de Transport en Milieu Rural
RIP Routes d’Intérêt Provincial
ROR Réseau des Observatoires Ruraux
RUR Redevance d’Usage de la Route
SACIMEM Société Anonyme des Cigarettes Mélia de Madagascar
SADC Southern Africa Development Community
SAHA Sahan’Asa Ho fampandrosoana ny Ambanivohitra
SAP Système d’Alerte Précoce
SAVA Région Sambava, Andapa, Vohemar, Antalaha
SDAGRE Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Ressources en Eau
SEECALINE Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en matière
d’Alimentation et de Nutrition Elargie
SICIAV Système d’Information et de Cartographie sur l’Insécurité Alimentaire et la
Vulnérabilité
SIM Syndiacta des Industriels de Madagascar
SIRSA Système d’Information Rurale et de Sécurité Alimentaire
SIS Société Industrielle de la Soie
SITAM Société Industrielle de Tabac Malgache
SMB Secrétariat Multibailleurs
SNMF Stratégie Nationale de Micro Finance
SOCTAM Société des Tabacs de Madagascar
STA Secrétariat Technique à l’Ajustement
STD Service Technique Déconcentré
TAFA Tany sy Fapandrosoana
Task force Groupe de Travail
TPP Taxe sur les Produits Pétroliers
UE Union Européenne
UICN Union Mondiale pour la Nature anciennement Union Internationale pour la
Conservation de la Nature
UPDR Unité de Politique de Développement Rural
US United States
USAID United States Agency for International Development
VIH/SIDA Virus d’Immunodéficience Humaine/ Syndrome Immuno Déficitaire Acquis

19 Décembre 2005 6
RESUME EXECUTIF DU PNDR

Le contexte
Confirmant sa volonté de réduire le taux de la pauvreté en l’espace de 10 ans, soit
passer du taux actuel de 80% de la population rurale à 40%, et ce à travers un
développement rapide et durable, l’Etat Malagasy a élaboré le DSRP. Il est précisé dans
ce document que la stratégie agricole et rurale est appuyée par un plan d’action pour le
développement rural (PADR) dont le processus d’élaboration a été institutionnalisé par le
Décret 99-022 du 20 janvier 1999.
Le PADR est un cadre de conception, de définition et d’orientation des stratégies et des
programmes de développement rural à Madagascar. Il est basé sur la consultation des
régions et des différents acteurs du développement rural. Il constitue le référentiel unique
de toutes les interventions en matière de développement du monde rural et de lutte
contre la pauvreté.
Compte tenu du contexte actuel (la mondialisation et l’intégration régionale) et des
différentes dispositions prises par l’Etat Malagasy, pour être cohérent avec les autres
documents, le PADR doit être réajusté. Le Programme National pour le Développement
Rural (le PNDR) est alors le document de mis à jour du PADR. Ce document tient
compte des nouvelles orientations du gouvernement et capitalise les différents
documents existant concernant le développement rural (Vision Madagascar
Naturellement, la Politique Générale de l’Etat, les politiques sectorielles ainsi que les
différents documents et rapports des programmes/projets tant publics que privés).
Le développement rural est une des priorités exprimées par Vision Madagascar
Naturellement et la Politique Générale de l’Etat. La Politique Générale de l’Etat 2005 a
confié à la Primature, l’élaboration du PNDR.
Le Document comprend six grandes parties. La première définit le PNDR, la deuxième
présente la vision du monde rural. Le contexte de la pauvreté est traité dans la troisième
partie du document. La quatrième partie présente la prospective du développement rural
tandis que la cinquième évoque les grandes orientations du développement rural ainsi
que les stratégies et tous les programmes y afférents. La sixième et dernière partie,
quant à elle, décrit la mise en œuvre, les acteurs concernés par le développement rural
et la méthode de suivi évaluation du PNDR.
Figurent en annexe, les programmes et projets de portées nationale et régionale, la liste
non exhaustive des types d’interventions à titre indicatif, la synthèse des indicateurs de
suivi, le tableau d’investissement, un exemple de partenariat entre paysans et industriels
(grandes entreprises, micro et petites entreprises).
Analyse et description de la pauvreté en milieu rural
Les résultats des politiques mises en œuvres n’ont pas encore apporté un changement
significatif dans l’amélioration du niveau de revenu et de consommation qui,
respectivement, restent inférieur à 1 dollar US et à 2133 calories par jour pour 80% de la
population rurale.
Les pratiques paysannes actuelles basées sur la loi des erreurs et de l’attentisme, le
système de production tourné vers l’autosubsistance à cause de sa faible taille et du bas
niveau de sa productivité n’apporteront pas la réponse aux volontés de changements
exprimées et pour réagir aux sollicitations de l’intégration régionale et de la
mondialisation.

19 Décembre 2005 7
Le but recherché est la transformation du système de production actuel en un système
orienté vers le marché aussi bien intérieur (relation ville/campagne) qu’extérieur pour
tirer profit des accords et conventions.
L’absence de logistique adéquate (-distribution de facteurs de production, -infrastructure
de marché, de stockage et de transformation) font que les produits n’engendrent que
très peu de valeur ajoutée et sont souvent commercialisés à l’état brut. Ceci pénalise les
paysans.
Les transformations nécessaires pour répondre à la demande du marché impliquent
l’extension des surfaces, l’amélioration des techniques, la diversification des
spéculations, la recherche de la qualité et le respect des normes.
L’agriculture a peu évolué. L’environnement amont et aval, peu incitatif, n’arrive pas à
tirer en avant la productivité locale et l’entrée d’opérateurs dans le secteur, pour
effectuer le passage vers une agriculture moderne et garantir la sécurité alimentaire.
Les problèmes sont d’abord institutionnel et juridique. La répartition des compétences
est peu clairement définie entre l’Etat, les collectivités territoriales et le privé. Les textes
régissant le rural sont soit non appliqués, soit obsolètes, soit inadaptés. Les capacités
sont insuffisantes et mal réparties.
Les problèmes ont aussi trait à l’accès aux capitaux surtout en matière de finances
rurales, fonciers, matériels et intrants. Cette exclusion limite les possibilités
d’amélioration et d’accroissement de la production et de profiter des diverses
opportunités.
A ceci s’ajoutent les effets de l’action humaine dont les conséquences sur
l’environnement handicapent le développement durable en mettant en péril les facteurs
de production et la capacité à produire.
Les solutions apportées visent à augmenter la production pour lutter contre l’insécurité
alimentaire, pour augmenter les revenus paysans et pour relancer la culture de rentes.
La lutte contre la dégradation de l’environnement figure aussi parmi les priorités.
Les actions entreprises mobilisent l’Etat et ses partenaires internationaux et nationaux :
bailleurs, collectivités locales, secteur privé, ONG et associations.
La sécurité alimentaire et l’orientation vers le marché sont les défis. Pour les relever, il
s’agit : - d’améliorer la gestion des affaires publiques, le cadre institutionnel et
l’instauration de la bonne gouvernance et de la décentralisation, - d’adapter et mettre à
niveau l’économie, les infrastructures et équipements ruraux, - de rechercher une place
favorable dans les échanges extérieurs, - de rendre cohérent les politiques de
développement; - de trouver un mécanisme de correction des inégalités et redéfinir le
système d’investissement public – de professionnaliser le monde rural – de diminuer le
clivage ville/campagne – de rendre les zones rurales attractives.
Faire de Madagascar un pays émergent à l’horizon 2020 en est l’aboutissement.
Les objectifs de développement du PNDR
Les objectifs économiques généraux du DSRP avec un taux de croissance de 8 à 10 %,
un taux d’investissement de 20 %, une participation du secteur privé de 12 à 14 % au
taux d’investissement et l’ouverture de l’économie malgache sont insuffisants pour définir
le profil de développement du monde rural à l’horizon 2020 défini par Vision Madagascar
Naturellement qui est l’objectif du PNDR. Ces objectifs sont :

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- au plan social, une pauvreté réduite de 50%, un niveau d’instruction relevé, une
santé améliorée.
- au niveau infrastructure, la mise en place de silos communaux et régionaux, de
marchés centraux, d’agro-cities, de pôles de développement, de terminaux
portuaires et aéroportuaires spécifiques (entrepôts frigorifiques) et de zones
franches spécifiques. Les réseaux hydro agricoles seront réhabilités.
- en ce qui concerne l’environnement de la production, une labellisation de la
production, une flexibilité du système de transaction de crédit aux conditions
locales de production, l’accès au capital et aux facteurs de production facilité, une
fiscalité incitative et modulable pour tous les secteurs, une sécurité rurale,
l’articulation des acteurs en groupes d’intérêts et de conseils.
- concernant le cadre de vie, la réduction voire la suppression du fossé ville –
campagne, la régénération des ressources naturelles.
Quantitativement, ces objectifs seront traduits par une augmentation de la production
agricole de 200%, des exportations agricoles de 150 %, de la production agro-
industrielle alimentaire de 150% et de la production agro-industrielle non-alimentaire de
200 %. Le revenu rural sera multiplié par trois.

Evolution du monde rural


Situation 2004 prévision 2010 prévision 2020
nb % nb % nb %
Population totale (1000)
16584 100 19 573 100,0 25 798 100,0
Population rurale (estimation)
12 819 77,3 14 679 75 18058 70
Population rurale pauvre (1000)
10 256 80 10 276 70 9029 50,0

Compilation de données INSTAT, Vision Madagasacar Naturellement-Masterplan MAEP 2005-2009


Taux de croissance population totale : 2,8% par an
Taux de croissance population rurale : 2,3% par an

En 2010, les objectifs quantitatifs sont : le doublement de la production agricole et des


exportations agricoles, le développement de la production agro-industrielle non
alimentaire de 50%. Les impacts attendus sont : - l’émancipation de 3,5 millions de
ruraux qui auront quitté le seuil de pauvreté et assureront leur sécurité alimentaire; - 1,75
millions de personnes accèderont à une alimentation plus formels, reposant sur le
marché. Ces objectifs auront pour impact le doublement du revenu, En outre, 1 000
entreprises agricoles rentables seront établies et/ou élargies, créant ainsi 10 000
nouveaux emplois et offres d'emplois rémunérés;
Les grandes orientations :
Le développement rural doit être ainsi géré d’une façon dynamique et orienté vers le
marché. C’est pour cela que le PNDR se propose de retenir cinq orientations :
1. Rendre le cadre institutionnel du secteur plus effectif et plus efficace ;
2. Faciliter l’accès au capital et aux facteurs de production ;
3. Améliorer la sécurité alimentaire et augmenter la production et la transformation
agricoles ;
4. Valoriser les ressources naturelles et préserver les facteurs naturels de production ;
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5. Développer les marchés et organiser les filières.
Ces orientations se déclinent en 22 axes stratégiques et 52 programmes :
Orientation n°1 : rendre le cadre institutionnel du secteur plus effectif et plus efficace.
L’objectif principal, en 2 axes stratégiques et 7 programmes, est de rapprocher
l’administration des administrés tout en fournissant un service de qualité.
Orientation n°2 : Faciliter l’accès au capital et a ux facteurs de production. L’objectif est la
relance d’une croissance d’une manière durable et soutenue. Cette orientation se
décline en 5 axes stratégiques et 9 programmes
Orientation n°3 : Améliorer la sécurité alimentaire et augmenter la production et la
transformation agricoles. L’objectif de cette orientation est de permettre à tout malgache
d’accéder à tout moment à une alimentation équilibrée, salubre et accessible à son
pouvoir d’achat ; Cette orientation comprend 5 axes stratégiques et 13 programmes.
Orientation n°4 : Valoriser les ressources naturell es et préserver les facteurs naturels de
production. L’objectif est de mettre en place les conditions du développement durable.
Cette orientation se décline en 5 axes stratégiques et 14 programmes.
Orientation n°5 : Développer les marchés et organis er les filières. La priorité accordée à
cette orientation est de renforcer les capacités et le dynamisme du tissu économique
local et de lui offrir les possibilités de développer et de diversifier la production par
l’intensification des échanges extra locaux et l’exportation. Cette orientation comprend 5
axes stratégiques qui se déclinent en 9 programmes.
La mise en œuvre
Le développement rural appelle la participation de tous les acteurs publics et privés. Le
PNDR assure le cadrage des interventions de façon horizontale, intersectoriel et
verticale aux échelons territoriaux et régionaux.
Ce cadrage s’exerce sur les départements chargés du développement rural et sur ceux
qui doivent apporter leurs concours à la création d’un climat favorable aux acteurs que
sont les organisations paysannes et les opérateurs économiques.
Sur le plan territorial, le PNDR est un outil de mobilisation des régions autour de la
thématique du rural dans une perspective de développement rural de proximité.
Le PNDR oriente les interventions des bailleurs de fonds vers des objectifs de
développement rural. La contribution des partenaires sera fixée par un tableau de
financement, base de mobilisation financière dans le cadre d’une programmation des
interventions à moyen terme. C’est un document de négociation qui permet d’inscrire
l’engagement des partenaires.
Le suivi - évaluation de la mise en oeuvre portent sur l’évolution des principaux indicateurs du
développement rural fournis par les organismes spécialisés (INSTAT, Direction de la Coordination
du Suivi Evaluation des Programmes (DSE) de la Direction Générale du Plan, STA). Il sera focalisé
dans un premier temps, sur une composante-clé de chaque programme ou sur des indicateurs les
plus significatifs en utilisant les bases des données secondaires produites par la DES/DGPlan.
Ultérieurement, le suivi pourra être fait, à partir des informations sur l’intranet gouvernemental. La
mise à jour du PNDR doit être entreprise tous les deux ans, avant celle du DSRP.

19 Décembre 2005 10
INTRODUCTION

L’élaboration du Programme National de


Développement Rural (PNDR) se réfère
fondamentalement à la « Vision
Madagascar Naturellement » et au
« Document de Stratégie pour la
Réduction de la Pauvreté » (DSRP). Elle
s’inscrit dans le cadre de la mise en
œuvre de la « Politique Générale de
l’Etat » (PGE).
En effet, le Développement Rural a été
retenu comme une des priorités de l’Etat
pour 2005. Dans ce cadre, la Primature
a été chargée d’élaborer le Programme
National de Développement Rural qui
doit intégrer toutes les interventions en
cours dans le secteur.
La formulation du Programme National
de Développement Rural (PNDR)
susceptible de concerner l’ensemble de
toutes les interventions en faveur du
secteur rural, consiste à produire un
document de référence qui rappelle et
précise les orientations politiques et
stratégiques en matière de
développement rural, met en exergue la
coordination et la mise en cohérence
des interventions des divers partenaires
techniques et financiers tant au niveau
national qu’international et fournit les
éléments de suivi évaluation stratégique
et opérationnelle.

19 Décembre 2005 11
Le PNDR concerne le monde rural dans
sa globalité. Aussi, ce document
1 - LE PROGRAMME NATIONAL DE s’intéresse t-il aux activités agricoles
DEVELOPPEMENT RURAL OU LE (agriculture, élevage et pêche), aux
« PNDR » activités de conditionnement, de
A l’instar et dans la logique de stockage et de transformation des
l’actualisation du DSRP suite à la produits locaux ainsi qu’aux services, à
publication de la « Vision Madagascar l’habitat et à l’environnement, aux
naturellement », le PNDR peut être équipements socio éducatifs,
considéré comme la mise à jour du commerciaux et touristiques, au
processus PADR. A ce titre, il capitalise domaine forestier...
les acquis de ce dernier tout en
1.2CONTENU
l’actualisant.
Le document intitulé « Programme
Le PNDR est un document d’orientation National de Développement Rural ou
du développement rural, pour garantir la PNDR » répond aux caractéristiques
diffusion des bénéfices de la croissance suivantes :
dans le pays profond. Il est conçu pour
permettre d’harmoniser et de  Le PNDR donne des indications
coordonner les interventions sectorielles sur les orientations en terme de
et régionales. Il est aussi élaboré pour politique et d'organisation
mobiliser les parties prenantes autour de institutionnelle. Il tient compte des
la thématique du développement rural orientations politiques récentes
afin d’obtenir une synergie des du Gouvernement (e.g. la
programmes et des interventions. décentralisation avec la mise en
place des régions et leur rôle en
Le PNDR est un moyen d’intervention de matière de développement, le rôle
l’Etat pour organiser le développement du secteur privé, la concrétisation
rural, pour cadrer et préciser les du Partenariat Public-Privé (3P),
orientations nationales et celles des etc …) ;
régions. Il garantit la cohérence
intersectorielle, l'articulation des  Le PNDR traduit les orientations
démarches et la synergie des fixées dans les documents de
interventions en milieu rural. référence et d’orientation
existants qui s'adressent à toutes
1.1VALEUR, PORTEE ET CHAMP les parties prenantes en matière
D’APPLICATION de développement rural au niveau
C’est un programme national national et au niveau des 22
intersectoriel. C’est aussi un document régions existantes ;
cadre, un référentiel pour tous les  Le PNDR n’est pas un
programmes sectoriels nationaux, un « document de projet » (au sens
guide pour l’action régionale et locale. de document présentant les
Il s’adresse à tous les intervenants détails de la mise en œuvre
publics et privés oeuvrant pour le opérationnelle des interventions),
développement rural : départements mais il indique la nature des
ministériels, collectivités territoriales, interventions, le mode opératoire
opérateurs du service public, opérateurs (comment, à quel niveau, par
de projets, producteurs de tous sous qui…).
secteurs, associations et agences de Eu égard à ce qui précède, le PNDR
développement rural. comprend les points suivants :

19 Décembre 2005 12
 La vision du monde rural qui Ainsi, ce document est le produit d’une
donne l’image finale du monde démarche de collecte et de capitalisation
rural à l’horizon 2020 et la vision des documents de référence et
intermédiaire en 2010 ; d’orientation existants ayant pour objet
le secteur rural (PADR, DSRP,
 Le contexte de la pauvreté rurale
documents de politique sectorielle,
à travers l’analyse de la
documents de projets des différents
problématique et des
programmes nationaux en cours ou en
déterminants de la pauvreté
préparation, différents accords
rurale, avec la situation générale
internationaux…). Les idées de base
de la pauvreté, les réponses
issues de cette approche ont été mises
actuelles au niveau national ;
en cohérence, puis analysées en vue
 Les enjeux et les défis ; d’intégrer les nouvelles dimensions
formulées dans « Vision Madagascar
 Les grandes orientations du
Naturellement », le DSRP révisé, la
développement rural ;
« Politique Générale de l’Etat 2005».
 La mise en œuvre du PNDR. L’inventaire des problèmes en milieu
rural et des déterminants de la pauvreté
1.3DEMARCHE a abouti à l’élaboration de l’arbre des
La méthodologie adoptée pour problèmes. La conjugaison de l’arbre
l’élaboration du PNDR comprend des problèmes et des réponses
essentiellement : actuelles a aidé à l’identification des
défis et à la formulation des enjeux. Les
 Une phase préliminaire relative à réflexions menées par le task force
des activités de collecte et de chargé de l’élaboration du document ont
capitalisation des documents permis de formuler les grandes
existants devant permettre orientations du développement rural, les
l’élaboration de l’orientation axes stratégiques et les programmes y
générale ; afférents.
 Des phases de mise en
cohérence avec les autres grands
programmes nationaux et les
interventions des différents
partenaires techniques et
financiers qui s’inscrivent dans la
politique générale de l’Etat ;
 Une phase d’élaboration
proprement dite avec un système
de restitution / validation au fur et
à mesure de l’avancement, donc
assortie de mise en cohérence
itérative avec les autres exercices
en cours ;
A l’issue de la validation et de la
présentation du document de la
première phase au niveau Conseil des
Ministres, l’élaboration des programmes
détaillés correspondant à la mise en
œuvre particulièrement au niveau des
régions a été poursuivie.
19 Décembre 2005 13
Le système rural est fragmenté et peu
organisé. Les liens essentiels entre la
2 - VISION DU MONDE RURAL production, la transformation et la
commercialisation sont flous. Les
2.1SITUATION PRESENTE DU MONDE
agriculteurs et leurs associations n’ont
RURAL
presque pas la possibilité d’accéder aux
La perception actuelle du monde rural informations techniques, commerciales
met en premier plan l’énorme potentiel et managériales. La logistique est faible
en agriculture, élevage et pêche, mines, en matière d’intrants, d’appui conseil et
bois, avec des paysans travailleurs, d’approvisionnement. En amont, les
facile à former et en face, la pauvreté. points de vente des facteurs de
La majorité de la population rurale vit en production et l’accès au capital aussi
dessous du seuil de pauvreté avec bien financier que foncier font défaut. En
moins de 2133 calories par jour et a un aval les infrastructures de stockage, de
revenu journalier nettement inférieur à 1 conditionnement, de transformation, de
dollar US. L’insécurité alimentaire fait marchés manquent.
partie de leur quotidien et ce, à cause du La permanence de deux types
niveau de leur revenu nettement d’économies, avec d‘une part,
inférieur à la moyenne nationale. Les l’agriculture de subsistance difficilement
données de l’enquête permanente ouverte aux innovations et n’intégrant
auprès des ménages (EPM) permettent pas suffisamment l’économie de
d’estimer que la proportion de la marché, rend difficile la production de
population qui consomme moins de cultures viables, commercialement
2300 calories par jour était de 62% en capables de générer des revenus pour
1999. La récente enquête améliorer les conditions de vie. Cette
démographique et de santé (EDS 2003- situation est à l’origine de l’importation
2004) conclut pour sa part que 45% des des produits alimentaires de base
enfants de moins de trois ans souffrent comme le riz. D‘autre part, l’économie
d’un retard de croissance (malnutrition vivrière marchande émergente aux
chronique) et 22% de malnutrition alentours des grandes agglomérations et
sévère. Par ailleurs, la malnutrition est des sites touristiques alimente les
estimée affecter 42% des femmes besoins du marché notamment les
enceintes et allaitantes, ce qui conduit à grandes surfaces et les grands
la naissance et la croissance d’enfants restaurants. Elle commence à être
eux-mêmes atteints de dénutrition et sollicitée par l’exportation : cas de la
fragiles. Cette situation est aggravée par pomme de terre, du haricot vert, du
l’insuffisance de bonne gouvernance car cornichon et des épices (piments,
les services à la base sont éloignés et le oignons, gingembre). En expansion,
niveau du personnel de terrain cette économie marchande est à
insuffisant. l’origine de la diversification de la
L’économie rurale est fermée et production et du développement des
faiblement intégrée dans l’économie initiatives, en répondant aux problèmes
mondiale. L’esprit de prédation fonciers par une gestion intensive de
(cueillette) et de spéculation est encore l’espace rural. Elle préfigure les
présent chez les ruraux et les transformations à venir de l’ensemble
opérateurs. La transformation des des campagnes.
produits agricoles et miniers reste Le vieillissement et le mauvais entretien
embryonnaire. Les produits sont peu des cultures d’exportation sont à l’origine
compétitifs. de la baisse de la production et de la
mauvaise qualité. Seuls, la vanille et le

19 Décembre 2005 14
litchi, appuyés par les projets bilatéraux produits naturels et sa biodiversité.
ou multilatéraux, connaissent un regain L’homme, acteur principal, est au centre
d’essor avec l’apparition de nouvelles des toutes les délibérations. Le
plantations. Le café souffre de la développement rural est incontournable.
concurrence internationale et de la La diminution du clivage villes/monde
détérioration des termes de l’échange rural sera une réalité.
ainsi que des effets de la nationalisation.
Ces perspectives se traduisent par la
La dégradation de l’environnement due réduction de la pauvreté de 50%, le
aux feux de brousse successifs est à relèvement du niveau d’instruction de la
l’origine de la baisse de la fertilité des population, l’amélioration de la santé
sols, de la régression des parcours dont l’impact sera l’amélioration de la
servant de pâturage et de la capacité de production de chaque
détérioration des réseaux hydro individu et enfin, la réduction sinon la
agricoles. L’envasement des barrages et suppression du fossé qui sépare la ville
des canaux entraîne l’ensablement des et les campagnes.
rizières, la rupture des digues et
Les infrastructures rurales comme les
provoque des inondations…
silos communaux et régionaux, les
Le monde rural reste soumis aux réseaux hydro agricoles, les marchés
catastrophes et fléaux naturels : centraux, les agro-cities, les zones
cyclones, inondations, sécheresse, franches spécifiques et en ce qui
organismes nuisibles et maladies. concerne les aéroports et ports, les
terminaux spécifiques tels que les
Bien que fermé, peu productif tant en
entrepôts frigorifiques seront disponibles
quantité qu’en qualité, faiblement
et accessibles.
valorisé et insuffisamment pourvu de
logistique, faiblement intégré (agro Au plan socio éducatif, l’enseignement
industries alimentaires et non agricole dans les écoles, l’incitation et la
alimentaires, tourisme, industries formation des paysans aux questions
textiles, transformation de produits minières, la création de filières « mines
miniers), ce monde rural est riche en et géologie » dans les lycées
potentiel à tous égards. techniques, la formation professionnelle
(agriculture, textile, pierres, tourisme), le
2.2DES IMAGES DU MONDE RURAL A renforcement de la recherche agricole,
TERME
les chaires universitaires sur la
•2.2.1 Perspectives 2020 production alimentaire, le textile et le
tourisme, les instituts pour la technologie
La « Vision Madagascar Naturellement »
alimentaire, le renforcement de I’École
donne, à l’horizon 2020, une image de
Agronomique, l’opérationnalisation de
pays à vocation agricole doté d’une
tous les établissements agricoles et le
agriculture de marché avec une
transfert de technologie seront effectifs.
agriculture industrielle diversifiée
satisfaisant l’alimentaire et le non L’environnement de la production sera
alimentaire, tournée vers l’exportation et amélioré par - (i) la mise en place d’un
l’économie de services (tourisme, crédit label A.O.C basé sur les normes et
agricole, etc…). qualités définies par les services du
conditionnement et/ou celles
Les paysages, les villes et les villages
demandées par les clients, - (ii)
seront florissants. La nature est
l’accélération de l’enregistrement des
protégée et valorisée par l’homme. La
terrains agricoles, - (iii) la mise en place
population vit et travaille en paix dans
de système de financement et de crédits
des conditions humaines. Le pays est
ruraux, de mesures d’incitation fiscale
reconnu dans le monde pour ses
19 Décembre 2005 15
pour tous les secteurs, de taxes constitué par les représentants des
foncières modulables selon l’utilisation secteurs clés: industries agro-
des terrains, de renforcement de la alimentaires, textile, mines, tourisme,
sécurité rurale, - (iv) l’installation d’un zones franches.
“Conseil économique de Madagascar”

Une Vision pour Madagascar et ses Régions


1

7.Objectifs économiques généraux

a) Passage d’une économie de subsistance à une économie de


marché
b) Prolongement de I’économie rurale vers l’économie industrielle
: agro-industrielle alimentaire et autres (pharmaceutique,
cosmétique, textile, transformation des produits miniers) et
I’économie de services (tourisme, crédit agricole, etc…)
c) Augmentation des exportations

Prolongement de la chaîne des valeurs !

Une Vision pour Madagascar et ses Régions


1

8. Objectifs économiques spécifiques

1. Augmentation de la production agricole (riz,manioc, ...) de 100 % en


5ans et 200% en 10 ans
2. Augmentation des exportations agricoles (vanille, girofle,crevettes, ...) de
100% en 5 ans et 150 % en 10 ans
3. Développement de la production agro-industrielle alimentaire (conserves
de fruits, sucre, rhum ...) de 50% en 5 ans et de 150% en 10 ans
4. Développement de la production agro-industrielle non-alimentaire (huiles
essentielles, matières textiles, ...) de 50% en 5 ans et 200 % en 10 ans
5. L’augmentation de la production de pierres transformées (précieuses et
non précieuses) de 50% en 5 ans et de 200 % en 10 ans
6. L’augmentation de la production textile industrielle de 50% en 5 ans et
de200% en 10 ans
7. L’augmentation du nombre annuel de touristes (2003:160.000) à 400.000
en 5 ans et à 800.000 en 10 ans

•2.2.2 Horizon 2010, vision intermédiaire moitié), ce Plan prévoit une phase de
démarrage rapide et des résultats
Un horizon intermédiaire a été fixé par le
quantifiables précoces. L’objectif du Plan
Plan Directeur Quinquennal pour le
est de fournir une perspective et une
Développement Rural. Conçu pour
stratégie d'action déterminante pour
accélérer la croissance de l'économie
d'autres efforts et plans déjà conçus et
rurale et pour réduire la pauvreté en
qui sont en cours de mise en œuvre. Il
milieu rural de manière marquante (de
offre une approche de gestion des
19 Décembre 2005 16
ressources clairement définie, destinée  Des réseaux de communautés
à maximiser les efforts axés sur le qui créent des opportunités
marché et qui sont cruciaux pour économiques les uns pour les
accélérer le développement rural et de autres et qui développent encore
manière viable. davantage un sens
d'interdépendance et de cohésion
Le Plan prévoit d’aboutir à deux résultats
régionale voire nationale.
marquants:
Ces visions complètent celles exprimées
 700 000 ménages ruraux (3,5
par le DSRP et le PADR.
millions de personnes) vont
quitter le seuil de pauvreté pour
intégrer un milieu alimentaire
garanti; et
 350 000 ménages (1,75 millions
de personnes) vont être engagés
dans des systèmes alimentaires
plus formels, reposant sur le
marché, augmentant de la sorte
le revenu de leur ménage de
100% (doublement des revenus).
Le Plan comprend des objectifs
spécifiques pour générer, encourager et
soutenir l'émergence d'un grand nombre
de producteurs et d’individus ayant un
esprit d'entreprenariat et tournés vers le
marché, dans l'ensemble des régions
rurales de Madagascar, ainsi que la
création d’un environnement favorable
comprenant:
 Des associations et coopératives
volontaristes, sérieuses, durables,
qui sont créées pour des raisons
internes solides et non pas pour
des gratifications ou des
incitations externes;
 Des structures gouvernementales
légères, efficaces et orientées
vers le service, vouées à travailler
pour le développement
communautaire et à alléger les
procédures administratives;
 Des communautés de gens riches
en informations, disponibles à
apprendre et à échanger les
expériences et qui ensemble,
identifient les problèmes, décident
des actions à prendre et mettent
en œuvre des solutions au moyen
de ressources internes;
19 Décembre 2005 17
l’insécurité foncière, le faible accès aux
moyens de production et au crédit en est
3 - CONTEXTE DE LA PAUVRETE la cause.
RURALE
En outre, ils sont vulnérables, car
3.1SITUATION GENERALE DE LA plusieurs facteurs les exposent à
PAUVRETE RURALE l’insécurité alimentaire ou à la sous-
Pour 85%, la population est rurale et alimentation ou les empêchent de faire
73,2% vivent de l’activité agricole alors face à ces situations. Ce sont la
que le monde rural ne représente que dégradation de l’environnement et des
près de 30% du PIB. Son taux facteurs de production, l’insécurité
d’accroissement démographique de foncière et le système de production
2,3% est inférieur à la moyenne basé sur l’agriculture de subsistance.
nationale qui est de 2,8%. En dépit de Le taux d’incidence de la pauvreté varie
cela, le taux d’accroissement fortement selon le milieu. La proportion
démographique reste supérieur au taux des pauvres dans la Capitale est
de croissance de la production agricole, estimée à cinq fois moindre par rapport
1% entre 1985-1999. Cette situation à d’autres zones comme en milieu rural
illustre les difficultés du monde rural en des faritany de Fianarantsoa, de Toliary
général et de son économie en ou de Toamasina.
particulier.
Il faut aussi souligner que la prévalence
Madagascar fait partie des 88 pays de la sous-alimentation est élevée, 37%.
classés dans la catégorie des pays à Ce taux est déterminé par le déficit
faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV), énergétique alimentaire et les besoins
et à insécurité alimentaire chronique énergétiques minimaux moyens.
touchant 59% de la population en 1993
pour passer à 65,4% en 2001, (soit Dans les zones à faible taux de
66,6% de la population rurale et 59,6% pauvreté, force est de constater une
de la population des grands centres taille moyenne des ménages
urbains). Concernant le taux de significativement inférieure à la moyenne
pauvreté, il a été de 80,7% après la crise nationale. De plus, les chefs de
sociale de 2002. La relance de ménages y semblent plus instruits et ont
l’économie en 2003 a fait fléchir ce ratio en terme de proportion, moins d’enfants
à 73,6%. A cause de la dépréciation de de moins de cinq ans. Ainsi on peut dire
la monnaie locale entre 2003 et 2004, le que les facteurs déterminants de la
ratio de pauvreté a augmenté et passé à pauvreté sont : - (i) la taille du ménage, -
74,1%. Cette hausse du ratio de (ii) l’enclavement du fokontany, - (iii) le
pauvreté est plus remarquable en milieu niveau de scolarité du chef de ménage
urbain car ce sont surtout les salariés et, - (iv) la non – existence
(individus à revenus fixes) qui subissent d’infrastructures socio-économiques
les effets néfastes de l’inflation (écoles, centres de santé, adduction
contrairement aux indépendants d’eau potable, électrification….).
(individus à revenus variables).
3.2PROBLEMATIQUE DU MONDE RURAL
Les pauvres du milieu rural sont en Les opportunités comme les contraintes
général de petits exploitants agricoles de ont été traitées en détail par les
type familial. Leur situation continue de réflexions aux niveaux national et
se dégrader. L’insuffisance de régional dans le cadre du processus
l’élargissement des bases productives PADR et PRDR. Les questions
de développement rural comme la d’importance nationale en matière de
faiblesse des rendements agricoles,

19 Décembre 2005 18
développement rural revêtent les lentes par rapport à la politique
dimensions suivantes : volontariste prônée dans la conduite des
réformes institutionnelles devant
•3.2.1Dimensions réformes institutionnelles permettre la création d’un climat
La répartition des compétences favorable au développement des
territoriales, l’inadéquation de l’utilisation initiatives privées.
des ressources et leur mauvaise
3.2.1.4 Insuffisance de capacités et inadéquation
coordination due à une planification
des ressources
insuffisante, au manque d’information et
à l’obsolescence des textes sont les L’insuffisance de capacités et
principales contraintes institutionnelles l’inadéquation des ressources sont
au développement rural. liées :
3.2.1.1 Décentralisation : répartition des  A la faible capacité institutionnelle
compétences et organisationnelle des services
publics et des collectivités pour
La répartition des compétences entre le
assumer les fonctions pérennes
pouvoir central et les collectivités
de l’Etat ;
territoriales décentralisées n’est pas bien
définie. La mise en œuvre de la  Au pléthore de personnel non
décentralisation est un processus qui qualifié, à l’insuffisance de
s’inscrit dans la durée. ressources compétentes, au
vieillissement du personnel dû au
3.2.1.2 Lacune d’information
gel des effectifs, à la mauvaise
La lacune du système d’information pour répartition des moyens financiers,
toutes les parties prenantes (paysans humains et matériels (moyen de
producteurs, privés) ne permet pas aux déplacement, matériels de
territoires ruraux d’accéder aux bureau, budget) conjugué à une
connaissances et aux compétences forte concentration dans les
offertes dans ce domaine. grands centres urbains et les
zones des projets ;
3.2.1.3 Incompréhension et difficultés
d’application des réformes institutionnelles  Au budget alloué au secteur
agricole qui n’est pas en rapport
L’incompréhension et les difficultés
avec la priorité qu’on lui accorde ;
d’application des réformes
institutionnelles sont issues de la faible  A la distorsion entre les missions
internalisation des orientations et des de l’Etat et la qualité de ses
mesures de restructuration par les infrastructures de service public ;
agents des services publics centraux et
 Ainsi qu’à la difficulté pour l’Etat
déconcentrés à propos des nouveaux
d’honorer les fonds de
rôles de l’Etat, du Secteur privé...
contrepartie des projets.
L’hésitation des agents des services
publics est causée par l’insuffisance de 3.2.1.5 Affectation des ressources non planifiée et
vulgarisation du sens et des implications mal coordonnée
des réformes.
L’affectation des ressources n’est pas
Le coût d’assainissement des effectifs planifiée et est mal coordonnée car :
des Administrations publiques est très
 Les fonds d’investissement public
important et les risques de crise sociale
ne sont encore pas répartis selon
réels pour la mise en œuvre des
les orientations réelles d’une
différents plans de réforme (plan social,
politique et d’un plan concerté de
réinsertion, redéploiement
développement ;
géographique). Les actions sont trop
19 Décembre 2005 19
 La coordination des actions de paysannes est embryonnaire d’où
développement rural et de leur manque de dynamisme ;
sécurité alimentaire est
 Les opérateurs privés sont très
insuffisante ;
limités en nombre et souvent en
 La politique de situation de monopole pour la
recherche/vulgarisation reste production et la fourniture
insuffisamment appuyée et d’intrants ainsi que pour la
nécessite une meilleure collecte des produits ;
coordination.
 Les jeunes et les migrants, outre
3.2.1.6 Obsolescence des textes ruraux leur manque d’expérience, ne
disposent pas d’environnement
Les textes et la réglementation sont,
permissif pour favoriser leur
dans certains cas, obsolètes, dans
insertion dans le contexte
d’autres, inadaptés avec les réalités ou
opérationnel ;
les nouvelles orientations ou encore non
assortis des textes d’application idoines.  La promotion ou l’implantation
Les textes en vigueur sous-tendant la des acteurs de la transformation
mise en valeur agricole, voire le des produits de l’agriculture aux
développement rural en général et environs des sites de production
l’exploitation forestière en particulier ne est insuffisante ;
sont ni respectés et ni appliqués dans la
 Les Chambres de Commerce et
majeure partie des cas.
d’Agriculture manquent encore de
•3.2.2 Dimensions acteurs partenaires du dynamisme.
développement rural
3.2.2.3 Faible capacité, peu de transfert de
Les dimensions « acteurs du compétence et de responsabilité
développement rural » mettent en
évidence le faible niveau de Cette situation est causée par :
professionnalisation et de structuration  Le transfert encore très partiel et
du secteur. La capacité des acteurs la faible coordination des
ruraux et les appuis techniques et responsabilités dans le cadre du
financiers sont insuffisants. Tout ceci désengagement de l’Etat ;
n’est pas sans lien avec la déficience de
la connaissance du monde rural.  L’inexistence de politique globale
de plan de formation pour le
3.2.2.1 Faible professionnalisation du monde rural secteur rural dans le sens d’un
Les paysans sont limités en matière plan directeur de développement
d’assimilation des innovations. Ils sont des ressources humaines ;
en grande partie analphabètes,  Le manque d’évaluation
paupérisés, tiraillés entre les traditions et rationnelle des transferts de
la modernisation et dépendent des responsabilités aux acteurs non
organismes d’appui. étatiques et aux collectivités
3.2.2.2 Faible structuration du monde rural et
publiques en ce qui concerne les
tissu économique à peine esquissé
ressources et les capacités ;

Le monde rural est peu structuré et le  L’insuffisance de dialogue entre


tissu économique à peine esquissé car : les OP/OPA et opérateurs
économiques.
 Le développement des
organisations et associations

19 Décembre 2005 20
3.2.2.4 Appuis techniques et financiers non 3.2.3.1 Système d’exploitation, techniques
satisfaisants et mal coordonnés agraires et environnement en inadéquation avec
les politiques publiques
Les appuis techniques et financiers
restent non satisfaisants et mal Les principaux constats sont :
coordonnés à cause :
 Les contraintes naturelles : reliefs
 Des difficultés pour améliorer la accidentés fréquents,
qualité des services et des appuis cataclysmes (cyclones,
de proximité: informations sécheresse, criquets et autres
technico-économiques, ravageurs) ;
vulgarisation des résultats de la
 La baisse de la fertilité des sols
recherche, problèmes fonciers,
(climat, techniques inadaptées,
sécurité des biens et des
érosion...) ;
personnes, accès aux marchés,
infrastructures de production,  La politique de fertilisation, de
crédit rural... ; semences et d’amélioration
génétique qui est peu appuyée
 De la politique de crédit rural
pour permettre l’augmentation
insuffisamment orientée vers le
rapide de la production ;
monde rural pour être efficace ;
 La dégradation de
 L’absence de politique de
l’environnement qui est
financement ad hoc du monde
inquiétante pour le
rural, ni de fiscalité adaptée aux
développement rural ;
opportunités du développement
rural et l’absence d’assurance  La surexploitation et l’exploitation
agricole ; irrationnelle des ressources et
facteurs naturels de production
 La faiblesse de la coordination
qui peuvent entraîner un risque
des diverses interventions de
d’écrémage des ressources
structuration et souvent le
forestières et halieutiques.
saupoudrage sans réel ciblage de
pôles économiques de 3.2.3.2 Difficultés d’accès aux facteurs de
développement. production, logistique déficiente

3.2.2.5 Connaissance insuffisante du monde rural Ces difficultés sont liées aux :
L’insuffisance d’information sur les  Cycle d’obstacles de type
potentialités réelles du développement «mauvaise infrastructure -
rural ne favorise pas l’émergence enclavement -difficultés d’accès
d’initiatives privées. Les statistiques aux marchés, aux intrants et
agricoles non mises à jour et non services» ;
différenciées entretiennent une
 Cycle d’obstacles de type «non-
connaissance insuffisante du monde
disponibilité des produits -
rural.
mauvaise organisation du marché
•3.2.3 Dimension production des intrants agro
pharmaceutiques et vétérinaires -
Les principales difficultés à la production
coûts exorbitants – falsification -
résident dans l’inadéquation des
absence de services de proximité
systèmes de production et des politiques
– absence de contrôle» ;
publiques, l’accès limité aux facteurs de
productions, la faiblesse de la logistique,  Système tarifaire et fiscal souvent
l’adhésion des bénéficiaires et la inadéquat pour la gestion du
capitalisation des acquis. développement rural ;
19 Décembre 2005 21
 Difficultés dans la maîtrise de la actuel de délivrance d’actes stagne
santé animale et végétale : faible autour de 1.000 titres par an.
de capacité des structures Nombreuses demandes d’acquisition
publiques pour jouer leur rôle et demeurent sans suites et la superficie
secteur privé embryonnaire ; des propriétés titrées ne dépasse pas un
quinzième du territoire.
 Insuffisance de la couverture
spatiale en moyens humains du Or, la terre contribue le plus directement
système actuel de vulgarisation à la satisfaction des besoins des
qui n’arrive pas toujours à ménages en zone rurale car 73,2% des
satisfaire les besoins ressentis ménages sont agricoles. Sa répartition
par les régions ; est inégale, les ménages les plus riches
disposent de parcelles trois fois plus
 Persistance des difficultés de
grandes que les ménages les plus
l’accès aux crédits malgré les
pauvres. Cette répartition devient de
efforts déjà fournis.
plus en plus inégalitaire entre 1984 et
3.2.3.3 Faible capitalisation et internalisation 2001.
Les acquis de la recherche sont Le paradoxe entre l’existence de vastes
faiblement capitalisés. De même, les étendues de terre non cultivée et
acquis issus des programmes/projets de l’étroitesse des exploitations montre
développement sont insuffisamment l’existence de difficultés d’accès à la
internalisés. terre. En 1999, plus de 85% des
ménages disposant de moins de 0,2
3.2.3.4 Insécurité en milieu rural
hectares par tête sont pauvres avec une
L’insécurité rurale est entretenue par les intensité élevée.
phénomènes de vol, de rapine …
La procédure d’immatriculation foncière
Elle est principalement due au est longue, complexe et coûteuse. Le
relâchement de l’application de la loi, au coût moyen pour l’obtention d’un titre est
recul de l’autorité publique et un faible estimé à 600 000ar et des délais parfois
maillage du territoire par les forces de supérieurs à une quinzaine d’années.
l’ordre (postes avancés). Les Les opérations cadastrales
conséquences sont l’insécurité des d’immatriculation collective s’élèvent à
biens et personnes entraînant leur 140.000ar / ha (70 US $ / ha).
vulnérabilité.
3.3.1.2 Imprécision du droit foncier

3.3 LES DETERMINANTS DE LA Ces obstacles sont dus à l’imprécision


PAUVRETE RURALE
du droit foncier et à la structure de
•3.3.1 Le foncier l’administration foncière : - (i) sur le plan
social, l’occupation des terres est
Le foncier constitue un des principaux
soumise à des règles coutumières
points de discorde en milieu rural.
complexes, - (ii) sur le plan administratif,
3.3.1.1 Difficultés d’accès à la terre et répartition l’acquisition légale des terres est
foncière inégalitaire assujettie à une démarche
administrative longue et coûteuse, - (iii)
Un demi-million de demandes de
sur le plan culturel, les Malgaches
terrains domaniaux sont déposées
consacrent un attachement viscéral à la
auprès des services fonciers en plus des
terre qui se traduit par une rétention
ménages qui souhaitent obtenir une
foncière rigide.
reconnaissance écrite de leurs droits
fonciers. Seuls 330.000 titres ont été
établis depuis un siècle et le rythme

19 Décembre 2005 22
Ce contexte d’incertitude généralisée La consommation par tête en milieu rural
favorise le développement des conflits est inférieure au seuil de pauvreté et
pour la maîtrise du sol. représente 32.5% en moins par
personne, par rapport à celles de la
En plus les usagers ignorent la loi, car
Capitale. L’indicateur sexo-spécifique de
rares sont les citoyens qui ont accès à
développement humain (ISDH) montre
l’ensemble des textes fonciers. Les
la disparité de développement au
usagers inventent un droit foncier local
détriment de la femme. En milieu rural,
par défaut, fait de « petits papiers » qui
cette disparité est très marquée avec un
accompagnent systématiquement les
bas niveau de ISDH de 0.354 par
transactions sur la terre.
rapport au milieu urbain où il est de
3.3.1.3 Régime foncier et droit de propriété peu 0.596. Au niveau régional, cette disparité
sécurisants se retrouve dans toutes les provinces
autonomes, avec un accent plus marqué
L’insécurité foncière est généralisée
pour les provinces de Fianarantsoa
faute de régulation foncière
(ISDH de 0.333), Toliara (0.360) et
communautaire et en raison de la faible
Mahajanga (0.362).
capacité des services fonciers. Peu de
citoyens sont assurés de leurs droits sur On constate que les produits sont
la terre et nombreux sont ceux qui compétitifs à la ferme à cause de la
craignent d’être spoliés. faible rémunération de la main d’œuvre
familiale et de la faible utilisation des
Cette situation freine les investissements
intrants (semences améliorées,
et l’amélioration de la productivité
engrais…). Au niveau consommateurs et
agricole. Le fait de ne pas détenir des
au niveau FOB pourtant, ces produits
titres fonciers est une barrière à l’accès
perdent leurs compétitivités suite aux
au crédit dans la mesure où les biens
marges d’une série d’intermédiaires
immobiliers constituent les principales
tirant un profit maximal de la
garanties exigées par les banques.
segmentation du marché et au coût de
Aussi, les pauvres ont-ils difficilement
revient du transport.
accès au crédit.
Le métayage est très fréquent, surtout
•3.3.2 Les activités agricoles sur les hautes terres. Le système du
3.3.2.1 Un secteur peu rémunéré partage de la récolte à parité fixe,
quelque que soit le rendement obtenu,
Le milieu rural fourni 70% des activités
n’incite pas les métayers à investir dans
du pays dont le taux d’activité est de
l’amélioration de la productivité de sa
66,5%. Il est démontré qu’être employé
parcelle. Il faut dire pourtant que le
dans le secteur agricole augmente de
métayage est une solution courante à
15% la probabilité d'être pauvre. La
l’inadéquation des facteurs et main
preuve, environ 90% des pauvres
d’œuvre dans la quasi-totalité des
travaillent dans l’agriculture. Les plus
sociétés rurales. D’un côté, ce système
riches travaillent dans le commerce,
offre un moyen de subsistance aux
l’administration ou le transport. Les
personnes sans terre et, de l’autre, des
salariés ruraux gagnent la moitié de ce
moyens de produire un surplus aux
que touchent ceux de la capitale.
propriétaires terriens. Son interdiction
La situation varie d’une région à l’autre semble donc léser les gens sans terre
et selon les groupes socioéconomiques plus qu’elle ne les protège aussi, il faut
et le genre, plus particulièrement pour mettre en place un système qui allie les
les femmes, car, selon la monographie intérêts des métayers et ceux des
du MAEP, la plupart des chefs de famille propriétaires terriens.
ruraux sont des femmes.

19 Décembre 2005 23
3.3.2.2 Un potentiel agricole non exploite 3.3.3.2 L’insécurité dans les zones rurales

Une grande partie du potentiel agricole Dans son ensemble, la sécurité dans les
reste non exploitée. Cette situation est zones rurales s’est quelque peu
liée à la politique agricole et aux améliorée à l’exception de celle de la
obstacles institutionnels. Depuis le région d’Antsiranana. Si les provinces de
milieu des années 70, les politiques Mahajanga, de Toliara ont considéré
entreprises n'ont pas donné de résultats l’insécurité comme étant le problème le
positifs pour le secteur agricole : plus important à résoudre en 2001, ce
nationalisations systématiques, droits n’est plus le cas en 2002.
élevés, surévaluation chronique du taux
3.3.3.3 La santé de base
de change, contrôle généralisé des prix
et des circuits de commercialisation, en L’éloignement ou l’inexistence de
particulier pour les cultures centres de santé, l’insuffisance du
d’exportation. Ces mesures ont personnel médical et la non-disponibilité
maintenu les prix réels aux producteurs des médicaments caractérisent le milieu
à un niveau très bas jusqu’à les rural. 37,2% des lieux de consultation se
décourager. Le taux de croissance de la situent au-delà de 10 Km du lieu de
production agricole entre 1985-1999 ne résidence des villageois (5 Km pour 60%
dépassait pas 1%. de la population). Et pourtant, en milieu
rural, les centres hospitaliers et les
•3.3.3 Les entraves à l’augmentation de la centres de santé de base sont les plus
productivité
fréquentés (61% des malades). Les
3.3.3.1 L’enclavement : éloignement des prestataires du secteur privé
différents services et marchés et réduction du comprennent les ONG, les
rendement de la production confessionnels, les médecins libéraux
Le faible épanouissement économique (26,2% des malades).
du monde rural est dû à l’importance du 3.3.3.4 L’éducation
coût du désenclavement lié à la
morphologie du relief - Madagascar est En 2001, si près de la moitié de la
un pays montagneux - et la faible population est analphabète, 61% sont
densité de population. L’enclavement issus du milieu rural.
actuel n’encourage pas la gestion Ceux qui ne vont pas à l’école ou qui la
durable des terres et des eaux. Il n’incite quittent assez tôt, sont issus en grande
pas les producteurs à réaliser des partie, des couches les plus pauvres, et
investissements productifs. ce phénomène est plus accentué en
Une étude sur l’importance des milieu rural. Seuls 12% des enfants du
transports dans le développement rural milieu rural ont une scolarité complète.
a révélé que 33% des communes n’ont 53.4% de la population n’ont aucun
pas accès à une route nationale et 30% niveau d’instruction et 0.8% a le niveau
à une route provinciale. Quoique le supérieur. Les coûts de la scolarisation
transport par taxi-brousse soit possible et l’éloignement des établissements
dans plusieurs communes au niveau scolaires démotivent les enseignants,
national, les gens dépensent beaucoup les élèves et leurs parents.
de temps (durée moyenne 10 heures) La formation technique et
pour accéder à un arrêt de taxi brousse professionnelle est insuffisante.
ou une gare ferroviaire. Cette durée
concerne notamment les provinces de Les dépenses publiques en matière
Fianarantsoa, Toamasina et Toliara. La d’éducation sont encore faibles. Les
durée peut atteindre 20 heures dans la crédits alloués au secteur non formel et
province de Mahajanga. à la formation professionnelle sont

19 Décembre 2005 24
insignifiants moins de 20% des
dépenses totales et 2% du PIB.
3.3.3.5 L’accès à l’eau potable et assainissement

L’accès à l’eau potable, élément


essentiel de la santé, concerne au plan
national pour l’année 2000, 24,4% des
ménages ou 23,8% de la population
dont 9,85% en milieu rural.
L’accès aux infrastructures d’évacuation
d’excréta, pour 2000, est de 52,2% en
milieu rural (87,3% en milieu urbain).
3.3.3.6 L’environnement

En milieu rural, la population est


fortement dépendante de l’agriculture
pour assurer leur survie. L’impact de la
dégradation des sols, combiné avec les
effets de la fluctuation des prix, induit
une diminution de la productivité
agricole, entraîne une baisse constante
des revenus et accentue encore plus la
paupérisation de la population agricole.
Cet état de pauvreté est à l’origine du
défrichement de nouvelles zones
forestières, occasionnant une
destruction des ressources naturelles.
De telles situations rendent l’économie
rurale vulnérable aux effets du
ralentissement de l’économie globale.
La déforestation, un des principaux
problèmes environnementaux, constitue
une grave menace pour la biodiversité.
L'accélération de la réduction du couvert
forestier est surtout due à la culture
itinérante sur brûlis ("tavy") et à
l’exploitation forestière pour les besoins
en bois d’oeuvre et de construction du
pays. Il est probable que le couvert
forestier disparaît au bout de 25 ans si
les tendances actuelles continuent.

19 Décembre 2005 25
PAUVRETE EN MILIEU RURAL

Insécurité Alimentaire Faible Productivité Faible Revenu

Vulnérabilité Potentiel agricole non exploité Dégradation fertilité du sol Activités Génératrices de Revenu
Limitées/non diversifiées

Dégradation de l’environnement Insécurité foncière Agriculture de Faible accès au Capital/facteurs Prix de produits non
et des facteurs de production subsistance de production incitatifs
naturels

Insécurité
des biens Mauvais soin/état Diminution * Répartition Faible Ressources limitées (cash, Écoulements Distorsion
et de santé couverture foncière inégalitaire professionnalisation/ intrants, savoir-faire) produits non marchés
personnes végétale * Difficulté accès à capacité satisfaisants
la terre

Faible appui Faible niveau Faible appui Logistique


technique d’éducation/taux de financier déficiente
scolarisation

* Relâchement * Eloignement / * Feux de brousse et tavy * Loi foncière * peu de transfert de * Eloignement / * accès difficile au financement * mauvaises routes et pistes
application loi précarité centres de inadaptée compétence précarité bâtiments
santé * surexploitation ressources scolaires * procédure bancaire sélective * absence marchés organisés
* Recul autorité forestières * faible structuration du
publique * Non accès à l’eau monde rural * faible couverture institution * absence magasins de
potable * affectation des ressources micro finance stockage
non planifiée

19 Décembre 2005 26
3.4. LES REPONSES ACTUELLES Les trois axes stratégiques retenus pour
la Stratégie de Réduction de la Pauvreté
Pour faire face à la problématique et aux
doivent contribuer à :
déterminants de la pauvreté dans le
monde rural, le Gouvernement a pris les  Restaurer un état de droit et une
mesures suivantes : société bien gouvernancée
•3.4.1 Au niveau national  Susciter et promouvoir une
3.4.1.1 Les grandes orientations stratégiques
croissance économique a base
La Présidence de la République, dans le sociale très élargie
Document « Vison Madagascar  Susciter et promouvoir des
Naturellement », donne la vision pour systèmes de sécurisation
Madagascar et ses Régions à l’horizon humaine et matérielle et de
2020. protection sociale élargie
Le document définit les grands principes La Politique Générale de l’Etat 2005,
devant régir le développement du déterminée et arrêtée en Conseil des
monde rural. Il vise à affermir des liens Ministres, fixe les grands axes des
plus forts avec le monde rural pour la politiques sectorielles et des
réduction de la pauvreté, car la programmes nationaux de
concentration des investissements aux développement économique et social à
entreprises franches et la privatisation mettre en œuvre et arrête les mesures à
n’ont pas réduit la pauvreté. prendre.
Les plus-values du monde rural Les documents ci-après concrétisent
proviennent : -(i) de l’augmentation de la ces grandes orientations :
productivité, de la quantité et de la 3.4.1.2 Le Plan d’Action pour le Développement
qualité des produits naturels ; -(ii) de Rural (PADR)
l’amélioration de la logistique (stockage, Le PADR est à la fois un cadre
conditionnement, ) ; -(iii) du passage référentiel et un processus.
d’une économie de subsistance à une
Le PADR est un cadre permettant de
économie de marché ; -(iv) du
concevoir, définir et orienter les
prolongement de l’économie rurale vers
stratégies et les programmes de
l’économie industrielle (prolongation de
développement rural. Il est retenu
la chaîne de valeur) : agro industries
comme plan d’action national et sert de
alimentaires et non alimentaires
référentiel à tous les programmes et
(pharmaceutique, transformation des
projets de développement rural.
produits miniers, textile) et de
l’économie de services : tourisme, crédit Le PADR est élaboré suivant un
agricole et, -(v) de l’augmentation des processus participatif d’identification, de
exportations. planification et de mise en priorité des
actions à mener pour le développement
Le document sert de référence pour la
rural. Il vise à mettre en œuvre les
révision du DSRP qui est le fondement
mesures, programmes et projets
de la politique de développement et de
spécifiques initiés par les structures
lutte contre la pauvreté.
administratives, avec la participation du
secteur privé, des groupements paysans

19 Décembre 2005 27
et diverses organisations non du Territoire, Recherche
gouvernementales. Scientifique, Economie Finances
et Budget, Décentralisation) sous
Les principes qui sous-tendent la
la présidence du Premier
démarche PADR sont donc :
Ministre ;
 La recherche du
 L’Equipe Permanente de Pilotage
décloisonnement des sous-
(EPP) composée d’un
secteurs du développement rural,
représentant du Premier Ministre,
et particulièrement de
des Secrétaires Généraux des
l’Administration ;
Ministères ci-dessus cités et de
 L’adhésion de tous les acteurs du Hauts Responsables privés et
développement rural en publics choisis en raison de leur
particulier les Organisations de compétence particulière et
producteurs, le secteur Privé et la désignés par Arrêté du Premier
Société Civile; Ministre. L’EPP est chargée
particulièrement de :
 La priorité accordée à
l’expression des besoins - Recenser, diagnostiquer et
émanant des régions et/ou sous examiner les politiques et
régions ; programmes de développement
rural existants ;
 La volonté de faire évoluer le PIP
dans le sens d’une meilleure - Enregistrer et analyser les
répartition régionale; propositions émanant du secteur
privé, des organisations non
 La proposition de soutenir les
gouvernementales et différents
budgets de fonctionnement d’une
groupements associatifs
Administration recentrée sur ses
paysans ;
fonctions régaliennes ;
- Harmoniser les interventions des
 La mise en cohérence de toutes
différents partenaires au
les interventions visant le
développement régional ou
développement du monde rural.
national ;
Le Décret n°99-022 du 20 janvier 1999
- Appuyer l’intégration des projets
modifié par le décret 2003-905 du 02
d’investissements privés dans le
septembre 2003 définit le cadre
contexte de la programmation de
organisationnel du PADR constitué par :
développement rural ;
 Le Comité Interministériel
- Initier la programmation
d’Orientation et de Validation
participative régionale pour le
(CIOV) composé des Ministres
développement rural.
intervenant dans le
développement rural (Agriculture,  Des Groupes Thématiques
Elevage, Pêche, Ressources Centraux (GTC) qui mènent des
Halieutiques, Eaux et Forêts, réflexions sur des thèmes
Environnement, Transports, spécifiques transversaux. Ils sont
Travaux Publics, Aménagement composés de personnes

19 Décembre 2005 28
ressources compétentes par  La régionalisation de toutes les
rapport au thème et provenant étapes et de toutes les mesures
d'horizons divers aussi bien du requises pour :
secteur public que du secteur
- Formuler un programme régional
privé. Sept thèmes spécifiques
de développement ;
ont été traités :
- Formuler et mettre en œuvre les
- Intensification agricole durable ;
projets et activités composant ces
- Appui à la professionnalisation de programmes régionaux de
l’agriculture ; développement rural pour
insertion éventuelle dans le PIP
- Sécurisation foncière ;
ou mis en œuvre directement par
- Réforme institutionnelle et le secteur privé et les intégrer
décentralisation (thèmes 5 et 6) ; dans la région pour atteindre les
résultats plus efficacement et
- Transport rural ;
éviter les duplications ;
- Irrigation.
- Mobiliser et intégrer tous les
 Des Groupes de Travail de opérateurs non étatiques (secteur
Développement Rural (GTDR) privé, organisations
structures régionales du PADR. professionnelles et de
Madagascar est ainsi découpé en producteurs, collectivités
22 GTDR correspondant aux 22 régionales et locales) pour
régions administratives et agro– participer et jouer leur rôle dans
écologiques, et qui constituent toutes les étapes de gestation
l’épine dorsale de la des plans de développement, des
régionalisation de l’approche programmes et projets ; et dans
PADR. Ils fonctionnent sur une leur exécution.
approche participative faisant
 La réforme du secteur public qui
appel à cinq collèges d’acteurs
comprend des aspects
locaux (OPA, Secteur privé,
organisationnels et financiers :
autorités décentralisées, services
déconcentrés et - Aspects organisationnels
projets/programmes). Leurs comprenant la définition détaillée
attributions, compétences et des fonctions qui relèvent de
fonctionnement sont fixés par l’Etat et du domaine public,
l’arrêté interministériel n° l’attribution de ces fonctions
16527/2003. publiques aux parties centrales et
déconcentrées des ministères et
Sur la base des résultats des travaux
aux collectivités décentralisées.
des GTDR et des GTC et tenant compte
3.4.1.3 Le Plan d’Action National pour la Sécurité
des politiques sectorielles existantes, du Alimentaire (PANSA)
DSRP ainsi que des démarches et Le PANSA est un cadre de référence
programmes sectoriels ayant des pour permettre une meilleure prise en
interactions avec le développement considération de la sécurité alimentaire
rural, trois axes d’intervention sont mis et nutritionnelle dans les politiques et
en exergue : stratégies du gouvernement et pour une

19 Décembre 2005 29
plus grande efficacité des interventions, coordonné de l’impact des interventions,
programmes et projets. programmes et projets, en terme de
sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le PANSA se situe dans une vision à
3.4.1.3 La Lettre de Politique de Développement
moyen terme, horizon 2015. Ses Rural (LPDR)
objectifs sont : - (i) obtenir un taux La Lettre de Politique de
d’auto approvisionnement élevé pour les Développement Rural (LPDR) préconise
denrées de base ; - (ii) concrétiser les une stratégie de développement qui vise
objectifs de régionalisation ; - (iii) réduire notamment à encourager
de 50% l’effectif des personnes l’investissement et garantir l’accès au
vulnérables . foncier, plus particulièrement dans les
Les axes politiques prioritaires sont : - (i) zones agricoles à fortes potentialités.
développer une véritable politique de La LPDR clarifie les rôles et missions
régionalisation de la production institutionnelles entre :
agricole ; - (ii) renforcer les services
d’appui conseils aux producteurs  Les communes et les régions : le
agricoles ; - (iii) promouvoir une politique GTDR joue un rôle central dans
de stabilisation des marchés ; - (iv) la coordination des actions mise
renforcer les capacités humaines à tous en œuvre au niveau régional et
les niveaux ; - (v) garantir l’accès celles au niveau local. Le rôle des
alimentaire aux plus vulnérables ; - (vi) GTDR est de contribuer à la
promouvoir une politique d’information définition des priorités rurales au
et de suivi d’impact sur la sécurité niveau régional, en appuyant les
alimentaire et nutritionnelle ; communes dans la définition de
leur stratégie et en facilitant la
Douze axes de programmation ont été cohérence entre les différents
définis. Il s’agit de : - renforcer les pôles, schémas. De même ils doivent
nationaux et régionaux, des productions contribuer à inscrire ces schémas
rizicoles ; - sécuriser la production des dans la vision des politiques
denrées de base ; - accompagner les publiques. Des ressources
mouvements migratoires ; - promouvoir financières appropriées doivent
des services agricoles durables ; - être mises à la disposition des
assurer la professionnalisation régions et des communes pour
paysanne et celle des services d’appui ; assurer une mise en œuvre
- promouvoir l’éducation nutritionnelle et pragmatique des actions ;
la diversification de l’alimentation ; -
promouvoir la stabilisation de  Les secteurs privés et publics
l’approvisionnement au niveau local ; - doivent s’accorder aux directions
réduire les pertes après récoltes ; - impulsées. Le secteur privé doit
promouvoir une politique claire d’aide être le moteur du développement
alimentaire et nutritionnelle ; - dans les zones rurales, et assurer
promouvoir la diversification des les services d’appui à la
activités rurales et des revenus ; - vulgarisation par la fourniture des
harmoniser et consolider les dispositifs intrants, les services vétérinaires,
de collecte et de traitement de le crédit et l’aval des filières. Le
l’information ; - assurer un suivi secteur public doit contribuer à
garantir au secteur privé un

19 Décembre 2005 30
environnement favorable et une logique d’aménagement spatial
incitatif cohérent avec la logique cohérent et ce, au travers de partenariat
de marché. Il s’agit d’harmoniser étroit entre les CTD et les services
et d’appliquer les textes déconcentrés de l’Etat, les acteurs de la
juridiques et règlements. Il s’agit société civile ainsi que les opérateurs
aussi d’assurer la sécurité et de économiques intervenant au niveau de
fournir des biens publics tels les la collectivité.
infrastructures, l'éducation, la
Cette politique tourne autour de trois
santé et l'information. Le
axes :
développement des partenariats
public privé (3P) devrait  - La consolidation de la
promouvoir les investissements décentralisation dont l’objet vise à
des opérateurs locaux et assurer, dans le respect des
internationaux. Le succès des 3 P principes de la bonne
est lié à l'amélioration des gouvernance, la mise en œuvre
infrastructures, l'application de la effective de la décentralisation en
réglementation et la bonne développant un cadre permettant
gouvernance. à la commune de devenir un
élément moteur du
3.4.1.4 La Lettre de Politique pour la Décentralisation
développement local; il vise à
et la Déconcentration
renforcer la région dans sa
La Lettre de Politique (LP2D) fixe les fonction d’articulation des
grandes orientations et les axes politiques nationales et locales en
stratégiques de la décentralisation et de harmonie avec les besoins locaux
la déconcentration. Elle vise dans une logique
l’amélioration de la gouvernance locale d’aménagement spatial cohérent.
et le rapprochement du pouvoir des
 - Des STD au service des CTD,
citoyens en veillant à assurer un
l’objet est de développer un cadre
renforcement des capacités politique,
stable et favorable permettant
économique, sociale, administrative et
aux STD d’appuyer d’une
technique des gouvernants locaux et de
manière coordonnée et efficace,
la population, et en favorisant le
les CTD ainsi que d’assurer une
développement des acteurs privés au
meilleure intégration spatiale des
niveau des collectivités. Les Régions et
actions sectorielles
les Communes seront ainsi en mesure
de concevoir et de mettre en œuvre un  - La participation citoyenne et le
plan de développement associant développement de partenariats
largement les différents acteurs, ont pour objet d’accroître de
d’assumer la maîtrise d’ouvrage du manière significative la
développement, et d’assurer la contribution des acteurs locaux à
fourniture de services de base aux leur développement, afin
populations. Les collectivités seront d’assurer une assise solide et co-
capables de mobiliser leur population responsabilisée dans la mise en
dans un élan participatif, solidaire et œuvre des actions d’intérêt
citoyen, et les régions aptes à articuler commun local.
les politiques de développement selon

19 Décembre 2005 31
•3.4.2 Les politiques sectorielles halieutiques. Les principaux
3.4.2.1 La politique agricole et alimentaire
objectifs visés s’articulent autour
Dans le cadre de la réalisation des de la gouvernance du secteur, la
missions qui lui sont assignées, le diversification et la transformation
Ministère chargé de l’Agriculture, de des produits en s’appuyant sur
l’Elevage et de la Pêche a élaboré les des partenariats OPA/secteur
grandes lignes de ses actions : privé, l’augmentation de la
productivité et des surfaces
 Le "Master Plan" pour le irriguées, l’accès au capital
Développement Rural (2004- foncier ;
2009) présente une approche
orientée vers le marché. Quatre  La Lettre de politique de
objectifs principaux sont définis: développement rizicole (2003 –
(i) développement de systèmes 2010) propose d’atteindre en
de production agricole, d'élevage 2010 une production de l’ordre de
et de pêche traditionnelle orienté 6 000 000 de tonnes de paddy.
vers le marché; (ii) Les axes stratégiques pour y
investissements dans les parvenir sont l’augmentation de la
domaines de la vulgarisation et superficie irriguée la double
de la recherche appliquée; (iii) culture, la maîtrise de l’eau,
établissement d'un l’augmentation des surfaces en
environnement plus favorable riz pluvial, d’une part et d’autre
pour assurer un développement part, l’augmentation de la
rural rapide et durable; et (iv) productivité (doubler les
création d'alliances pour identifier rendements). L’enjeu de cette
les ressources financières et politique est principalement
promouvoir les opportunités l’amélioration de l’environnement
commerciales ; économique de la filière pour la
rendre incitative pour ses
 Le "Business plan " pour opérateurs ;
l'Agriculture (2005-2007) a été
développé sur la base du DSRP  La stratégie du gouvernement à
et de la Madagascar Vision l’appui du sous-secteur irrigué est
Naturellement, en relation avec de continuer à fournir un cadre
l’organisation définie par la loi de favorable nécessaire pour
Finances 2005. L’axe stratégique l’intensification et pour la
du MAEP est d’accélérer le diversification de l’agriculture
développement rural en irriguée. Les principes et actions
développant les secteurs de proposées par cette stratégie ont
l’agriculture et de l’élevage en officiellement été adoptés. Par
préservant l’environnement, pour ailleurs, le Gouvernement
passer d’une économie de dispose de deux structures
subsistance à une économie de interministérielles permanentes
marché. De même, il s’agira pour intervenir en cas de
d’assurer une gestion catastrophes naturelles : - (i) le
transparente, rationnelle et Conseil National de Secours
durable des ressources (CNS), en charge du

19 Décembre 2005 32
3.4.2.2 La politique environnementale
rétablissement rapide des
conditions matérielles de vie Le gouvernement a opté pour une
sociale et économique. Il approche globale et intégrée des
intervient en urgence sur problèmes environnementaux à partir de
financements locaux 1985. Cette nouvelle politique
exceptionnels ou financements environnementale est traduite dans la
extérieurs ; et - (ii) le Comité Charte de l’Environnement promulguée
National de Coordination (CNC), par la loi 90-033. Elle vise à rétablir un
en charge de réparations équilibre durable et harmonieux entre
durables de dégâts cycloniques, les besoins du développement de
le plus souvent sur financement l’homme et les ressources écologiques.
extérieur spécifique. Les textes Elle comprend cinq grandes
prévoient que ces deux structures orientations:
dérogent aux procédures  Développer les ressources
habituelles de dépenses humaines ;
publiques afin de pouvoir
répondre efficacement à  Promouvoir un développement
l’urgence ; durable, équitable et harmonieux
en gérant au mieux les
 La politique de la mécanisation ressources naturelles ;
repose sur les principes
suivants :  Réhabiliter, conserver et gérer le
patrimoine malgache de
- Développement et intensification biodiversité ;
de l’utilisation de matériels dans
les exploitations agricoles :  Améliorer le cadre de vie des
généralisation de la culture populations rurales et urbaines ;
attelée depuis le travail du sol  Veiller à maintenir l’équilibre
jusqu’à la récolte ; entre croissance de la population
- Petite motorisation pour les et développement des
exploitations agricoles moyennes ressources.
(10 à 2Oha) ; 3.4.2.3 La politique foncière
La Lettre de Politique Foncière est une
- Motorisation conventionnelle étape préalable de la réforme foncière et
(tracteurs) pour les grandes précise les orientations du
exploitations agricoles ; Gouvernement en matière domaniale et
- Utilisation de machines et foncière. C’est une vision d’ensemble
équipements dans les fermes pour l’amélioration de la gestion des
d’élevage ; droits sur le sol, elle fonde une Politique
Foncière, cadre stratégique veillant à la
- Promouvoir le système de cohérence des interventions publiques.
location et de location gérance Ces actions portent sur des
avec les opérateurs privés ; programmes de sécurisation foncière en
- Continuer les Opérations en milieu rural et urbain, sur la préparation
petits matériels (Agriculture, de nouveaux textes adaptés au contexte
Elevage et Pêche) jusqu’en 2006. économique, institutionnel et
technologique actuel et sur un plan

19 Décembre 2005 33
national de formation aux métiers du fokontany), afin de répondre à la
foncier. forte demande en documents
garantissant la sécurité foncière
La Politique Foncière a pour finalité une
de leurs détenteurs
gestion foncière favorable :
(régularisation et gestion foncière
 A l’investissement privé ; décentralisée) ;
 A la production agricole ;  La rénovation de la
réglementation foncière et
 A la gestion, la protection, la
domaniale dont l’objet est
restauration et le renouvellement
l’adaptation des lois au nouveau
des ressources naturelles ;
système domanial et foncier basé
 Au développement des sur un principe de
collectivités territoriales décentralisation, conformément
décentralisées par la mise à aux orientations du
disposition d’outils de gestion Gouvernement. Il est prévu par
territoriale et de fiscalité. ailleurs l’adoption de décrets et
d’arrêtés fixés en perspective
L’objectif principal est de répondre à la
d’une meilleure prise en compte
demande massive en sécurisation
des nouvelles technologies ;
foncière, dans de brefs délais et à des
coûts ajustés au contexte économique,  Le programme national de
par la formalisation des droits fonciers formation aux métiers du foncier
non écrits et par la sauvegarde et la avec la création ou le
régularisation des droits fonciers écrits. renforcement des compétences
nécessaires à la mise en œuvre
Le Programme National Foncier
de la Politique Foncière. Elles
constitue l’organisme d’exécution de la
devront répondre à une demande
Politique foncière. A ce titre, il est
nouvelle et importante en matière
chargé de la mise en œuvre des quatre
de topographie, de système
axes stratégiques de la Politique
d’information, de droit foncier et
Foncière :
de médiation foncière ;
 La restructuration, la
La mise en œuvre de la Politique
modernisation et l’informatisation
Foncière par le Programme National
des conservations foncière et
Foncier comprend trois phases :
topographique dont l’objet est
l’amélioration du service public  Phase préparatoire — La phase
rendu aux détenteurs de titre ; préparatoire qui a pour objet de
déterminer les orientations
 L’amélioration et la
stratégiques de la Politique
décentralisation de la gestion
Foncière et de consulter les
foncière dont l’objet est la mise
représentants des différents
en œuvre d’un dispositif juridique
secteurs économiques et sociaux
et institutionnel local, renforçant
sur les innovations
les capacités des collectivités
institutionnelles proposées.
décentralisées
(intercommunalités, communes,

19 Décembre 2005 34
 Phase de démarrage — La phase ampleur, constitue une menace pour
de démarrage, d’une durée de la pérennité du patrimoine forestier
deux ans, aura pour objet et biologique dont les objectifs
d’élaborer une nouvelle loi et ses consisteront à :
textes d’application. Elle
- appuyer les pratiques
permettra de concevoir les
rurales de substitution
statuts, de déterminer les
budgets et la mise en place des - contribuer à la maîtrise
institutions chargées de la mise des feux de brousse
en œuvre de la Politique
- préserver le patrimoine
Foncière. Elle sera également
forestier et les grands
mise à profit pour tester les
équilibres écologiques
innovations proposées en gestion
foncière décentralisée et en  Mieux gérer les ressources
modernisation des conservations. forestières en recherchant, dans une
Cette phase de démarrage optique de développement durable,
permettra de formaliser les la meilleure adéquation possible
différentes méthodes et entre les ressources et les besoins
approches, de sélectionner les dont les objectifs consisteront à :
équipements les plus adaptés et
- mettre en œuvre des
de former les agents chargés de
plans d’aménagement
la mise en œuvre de la Politique
des ressources
Foncière aux niveaux régional et
forestières
central.
- gérer rationnellement
 Phase d’extension — Cette
l’exploitation des
phase utilisera les méthodes et
ressources forestières
les outils mis au point au cours
de la phase de démarrage pour - réorganiser le système
mettre en œuvre à l’échelle de recettes forestières
nationale les axes stratégiques
- instituer le
de la Politique Foncière, en
professionnalisme
fonction des besoins et de la
forestier
demande des collectivités et des
services fonciers déconcentrés.  Augmenter la superficie et le
3.4.2.4 La politique forestière potentiel forestier pour que la forêt
La politique forestière malagasy puisse mieux remplir sur le long
s’articule autour de quatre grandes terme ses fonctions économique,
orientations. Ces orientations écologique et sociale dont les
déterminent les domaines objectifs consisteront à :
d’interventions à privilégier afin de - instaurer un
remédier aux principaux problèmes environnement favorable
énoncés dans le bilan de la situation aux initiatives en matière
forestière. Celles-ci consistent à : de reboisement
 Enrayer le processus de dégradation
forestière qui compte-tenu de son

19 Décembre 2005 35
- assurer la sécurité de préservation et des besoins de
foncière aux reboiseurs production, de la pression du
court terme et des impératifs du
- orienter les reboisements
long terme ;
en fonction des besoins
régionaux et locaux  un nouveau mode de relation
entre les acteurs, visant à les
- intensifier les actions
impliquer activement dans la
liées à l’aménagement
résolution du problème forestier,
des basins versants
sous l’impulsion de
 Accroître la performance l’Administration forestière ;
économique du secteur forestier
 la réforme de l’Administration
pour qu’il contribue davantage au
forestière, qui sera amenée à se
développement économique du pays
retirer des actions opérationnelles
dont les objectifs consisteront à :
afin de se concentrer sur les
- mieux valoriser les fonctions de conception et
produits de forêt ; d’orientation, d’incitation et de
coordination, de contrôle et
- consolider les structures
d’évaluation ;
de transformation ;
 une gestion décentralisée des
- améliorer le
actions forestière au niveau
fonctionnement de
régional, pour assurer la prise en
circuits de
compte des spécificités
commercialisation ;
régionales ainsi que
- développer l’engagement des différents
l’écotourisme. acteurs concernés dans la mise
en œuvre de la politique
Cette politique forestière repose sur six
forestière ;
principes de base qui constituent à la
fois des critères permanents pour guider  une gestion locale et
l’action et des références pour participatives des ressources
l’évaluation des résultats. Ces principes forestières pour permettre la
s’inscrivent dans la perspective du long responsabilisation des
terme qui caractérise la gestion des collectivités locales ;
ressources forestières.
 l’articulation entre la mise en
La stratégie de mise en œuvre de la œuvre de la politique forestière et
politique forestière malagasy indique celle des autres politiques
dans leurs grandes lignes, les voies et sectorielles, afin d’assurer la
moyens considérés comme les plus cohérence et la synergie
appropriés pour réaliser les objectifs nécessaires à l’efficacité des
fixés. Elle comporte différents éléments actions ;
liés les uns aux autres, à savoir :
La mise en place d’un mécanisme de
 une gestion durable des financement soutenu, afin de garantir la
ressources forestières, tenant nécessaire continuité des actions
compte à la fois de la nécessité forestières sur le moyen et long terme.

19 Décembre 2005 36
3.4.2.5 Le code de l’eau et la politique de gestion de
la ressource en eau
 Evaluer les besoins actuels du
Le Gouvernement malgache accorde secteur de l’eau, réaliser un
une importance très forte à la question inventaire de la ressource et
de la gestion rationnelle des ressources développer un système
en eau. La stratégie relative à la d’information géographique ;
question de l’eau est mise en place en  Coordonner la mise en place des
plusieurs étapes. La loi nº98-029 du 27 Schémas Directeurs
janvier 1999 portant sur le Code de d’Aménagement et de Gestion
l’Eau précise que « L’eau fait partie du des Ressources en Eau
patrimoine commun de la Nation. (SDAGRE) par bassin versant ou
Chaque collectivité en est le garant dans par groupe de bassins ;
le cadre de ses compétences ». Ce
texte fixe un cadre de gestion intégrée  Assurer le développement et la
de la ressource en eau (domanialité protection des ouvrages
publique, gestion – conservation – mise hydrauliques ;
en valeur de la ressource, organisation  Suivre et évaluer l’efficacité des
et financement du secteur,…), et met en mesures d’assainissement et de
place de structures appropriées telles prévention des pollutions des
que l’ANDEA (Décret 2003/192 du 4 ressources en eau ;
mars 2003) qui est un établissement
public à caractère administratif doté de  Contribuer à l’exercice de la
la personnalité morale et de l’autonomie police des eaux, conformément
financière, placé sous les tutelles du aux lois et règlements en
Ministère de l’Energie et des Mines et vigueur ;
du Ministère chargé de l’Economie, des  Mobiliser et gérer un Fonds
Finances et du Budget. L’ANDEA est National pour les Ressources en
chargé d’assurer la Gestion Intégrée Eau …
des Ressources en Eau (GIRE) mais 3.4.2.6 La Stratégie Nationale de Micro Finance
aussi le développement rationnel du (SNMF)
secteur de l’eau et de l’assainissement. La Stratégie Nationale de Micro Finance
Elle joue également un rôle d’animateur (SNMF) constitue un outil
et coordinateur de la Politique de l’Eau. d’accompagnement des politiques
Sa mise en place doit pallier au manque économiques et de lutte contre la
de coordination dans la gestion de la pauvreté. Elle ouvre l’accès aux
ressource, tout en gardant une certaine marchés financiers à un plus grand
autonomie. nombre d’usagers, sur l’ensemble du
territoire, dans un cadre réglementé, qui
Pour ce qui concerne spécifiquement la
s’insère dans le paysage bancaire et
gestion de la ressource en eau à usage
financier. Cette politique reconnaît
agricole, le décret précise que l’ANDEA
également la place de la profession
est chargée de :
dans l’environnement institutionnel.
 Préparer et veiller à l’application
La Stratégie nationale de micro finance
des documents de politique et
est articulée autour de 3 axes :
stratégie relatifs à la gestion
intégrée des ressources en eau ;  L’amélioration du cadre légal et
réglementaire ;

19 Décembre 2005 37
 Amélioration de l’offre de produits d’œuvre pour les labour, l’entretien
et services financiers et extension et la récolte).
des réseaux aux zones non - une amélioration des techniques
couverte ; agraires, de la production et de la
productivité.
 Organisation du cadre - une garantie d’un revenu stable à
institutionnel. travers un débouché sûr.
Une plateforme appelée Comité  Pour les industriels et les micro et
National de Micro Finance (CNMF) est petites entreprises :
mise en place pour assurer une - l’assurance des
coordination efficace du secteur avec approvisionnements normalisés et
les différents acteurs concernés et pour continus, selon des qualités
suivre la SNMF. garanties et des circuits de
•3.4.5 Partenariat Public Privés collectes définis
- la facilitation de la collecte
Plusieurs activités ont été entreprises Ces initiatives méritent d’être
dans le cadre du développement du consolidées par un système de recours
partenariat avec le secteur privé. et d’arbitrage afin de sécuriser le
Deux types de partenariats sont en mécanisme. Les administrations ont leur
cours, d’une part entre les paysans ou rôle à jouer à ce niveau pour que le
groupes de paysans et les industriels et système 3P soit patent.
d’autre part, les initiatives des micro et •3.4.6 Evaluation des solutions actuelles
petites entreprises.
L’évaluation des solutions actuelles
Le partenariat 3P est établi sur un laisse entrevoir la volonté d’agir de l’Etat
contrat formel avec les industriels ou et de ses partenaires au
parfois tacite avec les micro et petites développement.
entreprises. Ce contrat prévoit
généralement l’exclusivité de la vente Parmi les acquis les plus pertinents on
des produits selon des normes et des peut citer :
calendriers pré définis. 3.4.6.1 Au niveau national
 Le réseau routier a connu une
Le système 3 P procure aux partenaires
nette amélioration aussi bien pour
les avantages suivants :
les routes nationales bitumées
 Pour les producteurs, paysans ou
que pour les pistes en terre ce
groupes de paysans :
qui a permis une meilleure
- une assistance et un encadrement circulation de la population et des
technique sur la production. produits ;
L’appui consiste en l’avance des
 L’amélioration des accès aux
facteurs de production par la
fourniture d’intrants (semences, services sociaux ; - C’est ainsi
engrais, produits phytosanitaires), que dans le domaine de la
d’outillage (arrosoir, sarcleuse, scolarisation la réhabilitation de
semoir, calibreuse…) et/ou par un nombreux établissements
préfinancement des travaux (main scolaires et les actions de
distribution de kits scolaires ont

19 Décembre 2005 38
entraîné une nette augmentation  Le lancement de « l’opération
du taux de scolarisation charrue » a permis aux
dépassant les objectifs définis. - agriculteurs d’effectuer une
Pour ce qui est de la santé, les bonne préparation de leur sol et
travaux de construction et de une réduction du temps de travail
réhabilitation des centres de améliorant ainsi leur productivité ;
santé ont permis d’augmenter le
 La présence de techniciens
nombre de CSB publics
vietnamiens dans le cadre de la
opérationnels ainsi que la ratio de
coopération Sud-Sud initiée par
population pour un CSB. Le
la FAO - au sein du Programme
système de participation
Spécial pour la Sécurité
communautaire (FANOME) a
Alimentaire (PSSA) a permis aux
permis l’amélioration de
homologues malgaches
l’accessibilité des médicaments
d’améliorer leurs connaissances
essentiels en faveur de la
dans divers domaines
population et particulièrement,
(agriculture, petit élevage,
des couches défavorisées.
pisciculture, apiculture…). Les
L’objectif fixé en matière de
retombées de leur présence au
Programme Elargi de Vaccination
niveau des paysans –
(PEV) est presque atteint. - Enfin
producteurs se sont traduites par
le pourcentage de la population
une amélioration du niveau de la
ayant un accès durable à une
nutrition et du revenu.
source d’eau potable s’est
3.4.6.2 Au niveau régional
amélioré ;
 Le Projet du Haut Bassin
 L’amélioration de la productivité Mandrare - par ses actions,
des cultures vivrière grâce à notamment dans le domaine
l’application du système rizicole - a participé grandement
VOUCHER qui consiste à mettre à la réduction du déficit vivrier
à disposition des agriculteurs les dans sa zone d’intervention. Le
engrais nécessaires au moment rendement du riz dans la
de la mise en place des cultures commune de Tsivory avoisine les
dont le remboursement se fera à 4 tonnes à l’hectare et devient
la récolte ; ainsi le grenier de la Région de
 La multiplication des caisses l’Anosy. La santé animale de la
mutuelles de crédit a facilité zone s’est aussi améliorée grâce
l’accès de la population au crédit à la présence de couloirs de
aussi bien de faisance – valoir vaccination au niveau des
que d’investissement (achat de villages. Le désenclavement de la
kits pour le traitement de la zone du projet est aussi effectif
vanille à titre d’exemple). Le avec la réhabilitation des pistes et
crédit de type social octroyé par routes d’intérêts provincial.
ces mutuelles a permis aux  Le projet PISA (Programme
paysans bénéficiaires de se Intégré de Sécurité Alimentaire) a
libérer du joug des usuriers et de participé à l’atténuation de
la vente des produits sur pied ;

19 Décembre 2005 39
l’insécurité alimentaire dans la insuffisantes. Une grande disparité
Région de l’Androy territoriale existe dans ce domaine. Un
schéma directeur devrait définir les
 Dans la Région de la SAVA, les
normes minima des services et
actions entreprises par le PRCE
infrastructures de base et enfin, - (iv) les
et PADANE ont abouti à la
usagers de réseaux hydro - agricoles
régénération des plantations de
réhabilités n’ont pas encore pris
vanille et l’extension des
complètement l’entretien de ces
superficies. Pour PADANE, le
infrastructures faute de transfert de
volet piste a permis de
gérance et de formation.
désenclaver des zones à haute
potentialité, notamment dans Un changement est en gestation et
celles où le projet avait entrepris l’identification des axes à soutenir et à
des travaux d’amélioration de la accentuer constitue un véritable enjeu
maîtrise de l’eau. Il en de même dans le cadre de ce programme.
de l’amélioration de l’accès à
l’eau potable grâce aux puits
installés par l’ANAE et PADANE.
 A Morombe, le Projet de
réhabilitation du Bas Mangoky a
permis à la population de cette
zone d’améliorer leur système de
culture (intensification et double
culture de riz par an), améliorant
ainsi la disponibilité en riz de la
province de Toliara
Parmi les points faibles, on constate
que : - (i) les actions en cours ont
souvent un caractère localisé, ne
couvrant qu’une partie du territoire. Les
interventions ont eu un caractère pilote
pour des raisons financières évidentes
selon la logique d’intervention des
partenaires financiers ; - (ii) en outre,
l’adhésion, l’appropriation et
l’internalisation des opérations par les
bénéficiaires des programmes se posent
car dans certains cas, les acteurs sont
plus attirés par les rentes de projets et
les opportunités de financement que par
les actions proprement dites. Cette
attitude nuit souvent à la pérennisation
et à la capitalisation ; - (iii) les politiques
de proximité concernant les services et
infrastructures de base sont

19 Décembre 2005 40
En outre, on rencontre des sols
naturellement riches comme les sols
4 - PROSPECTIVE DU alluvionnaires des embouchures des
DEVELOPPEMENT RURAL grands fleuves (Betsiboka, Mangoky,
Il s’agit d’appuyer la relance du Sambirano) ou volcaniques
développement rural en valorisant au (Vakinankaratra, Itasy).
mieux les potentialités nationales et en 4.1.1.3. Ressources halieutiques

profitant des grandes dynamiques Avec ses 5000 Km de côtes, les eaux
nationales tout en lui donnant pour territoriales de Madagascar abritent une
assises l’intégration régionale et des faune et flore exceptionnelles et
dimensions mondiales afin de voir la regorgent d’une réserve halieutique
concrétisation des bénéfices possibles insoupçonnable, en quantité et en
des institutions, accords et conventions qualité (crevettes, langoustes, thons,
dans lesquels le pays est impliqué (COI, huîtres, coquillages). Les crevettes
SADC,…). Ces institutions offrent un constituent la deuxième ressource en
certain nombre d’opportunités, comme devises.
l’ouverture des frontières et 4.1.1.4. Biologiques (biodiversité)
l’élargissement des marchés, qui La biodiversité est très riche car on y
peuvent être mises à profit pour trouve des espèces uniques au monde.
l’organisation et le développement rural. Le pays dispose 1900 variétés
d’orchidées et de fleurs endémiques. En
4.1. LES POTENTIALITES matière de bois d’œuvre, nos espèces
•4.1.1.Physiques : forestières sont aussi très estimées tel
que le palissandre, l’ébène…
4.1.1.1. Climat
Le climat est très diversifié. Les hautes Madagascar regorge de sites favorables
terres centrales possèdent un climat à l’écotourisme. Grâce à sa géographie
tropical d’altitude avec des saisons bien et ses 146 sites et monuments classés.
différenciées (été chaud et hivers frais, Le développement de ce secteur a fait
pluviométrie entre 800 et 1800 mm), les du tourisme une des principales entrées
régions littorales sont chaudes toute de devises du pays. De nombreuses
l’année. La façade orientale est humide structures d’accueil devront être
toute l’année, les précipitations réalisées dans les années à venir, pour
annuelles y dépassant 2000 mm. La répondre à la demande, et permettre au
partie occidentale est dotée d’un climat pays de disposer d’importantes
tropical à une saison de pluie ressources en devises.
correspondant à la mousson avec au •4.1.2.Economiques
nord-ouest, Nosy be-Sambirano, un
climat tropical humide. Les parties sud- Par ses potentialités physiques,
ouest et sud sont caractérisées, avec Madagascar a la capacité de produire
moins de 380 mm par an, par un climat plusieurs gammes de produits allant des
tropical sec. produits tempérés (céréales : blé,
avoine ; maraîchers : carotte, pomme de
4.1.1.2. Sols
Les sols à vocation agricole sont terre ; arbres fruitiers : pêchers,
estimés à 15 % de la superficie totale et pommiers, poiriers) aux produits
actuellement seuls 30% sont exploités. tropicaux (riz, banane, mangues,
litchi…). Viennent s’y ajouter les cultures

19 Décembre 2005 41
industrielles telles que le tabac, le coton d’Antananarivo qui occupe moins 10%
et la canne à sucre. Les cultures de la superficie du pays abrite 29% de la
d’exportations (vanille, café, girofle) population totale tandis que les
constituent plus du tiers des recettes provinces de Mahajanga et Toliara qui
d’exportations. Malgré, une baisse représentent plus de 53% de la
tendancielle du volume, Madagascar superficie du pays ne regroupent que
détient toujours la première place 26% de la population. 13% du territoire,
mondiale de la vanille. Il occupe le constitué par les Hautes Terres et la
deuxième rang mondial pour façade orientale, concentrent plus de la
l’exportation de girofle. Et les huiles moitié de la population.
essentielles (dont principalement l’ylang
Si les hautes terres centrales et la
ylang, le palmarosa, le géranium)
bande littorale Est sont très peuplées,
présentent une énorme potentialité.
les vastes plaines de l'Ouest, au
L’élevage reste une activité contraire, offrent de vastes potentiels qui
complémentaire de l’agriculture au sein ne sont pratiquement pas mises en
des exploitations traditionnelles. Bien valeur.
qu’en nette progression, l’élevage
industriel reste faible, car il n’a permis 4.3. UN AVENIR IMAGINABLE : LE
RECUL DE LA RURALITE
au pays d’exporter en moyenne que
2000 tonnes de viande entre 1994 et Le rapport entre le rural et l’urbain
1996 sur la possibilité de 8000 tonnes diminue. La population rurale actuelle
que lui offre le marché européen. Les qui est de 85% sera aux alentours de
races productives des autres continents 60% de la population totale à l’horizon
s’adaptent aussi à Madagascar (vaches 2020. Ceci est due à l’infériorité de son
laitières, porc, volailles). taux d’accroissement vis à vis de la
moyenne nationale (2,3% contre 2,8%)
Bien que l’économie ait connu des
et à l’exode rurale qui se fait au profit
crises depuis l’indépendance, les
des villes secondaires, principales
nouvelles orientations de
destinations des migrants ruraux d’après
développement économique suscitent
l’Enquête Permanente auprès des
des espoirs compte tenu du potentiel de
Ménages. Toutefois, ce phénomène ne
développement présenté plus haut.
diminuera pas la pression
4.2. UNE TENDANCE LOURDE : LES démographique sur le sol rural dans la
DISPARITES TERRITORIALES mesure où la population globale aura
doublé par rapport au dernier
Madagascar a une population jeune car
recensement général de 1993. Le
la tranche d’âges 15-45 ans constitue
monde rural sera même plus sollicité
45% de la population. En ce qui
qu’aujourd’hui pour l’approvisionnement
concerne la répartition spatiale de la
d’une population urbaine estimée à 12
population, même si le niveau
millions au lieu des 3 à 4 millions
d’urbanisation a augmenté de 16% en
actuellement. Il ne faut pas sous estimer
1975 à 23% en 1993, la population reste
le rôle des villes car, il existe un lien
majoritairement rurale. La densité de
entre le développement rural,
population est de 21 hab./Km² mais ce
l’organisation du territoire et les villes.
chiffre cache une grande disparité entre
Les centres urbains sont les lieux de
les provinces : la province

19 Décembre 2005 42
diffusion de la croissance économique régions et les communes à réunir les
sur le plan régional et les centres de conditions de leur développement. Une
propagation des opportunités de concurrence va se créer entre les
développement en tant que débouchées collectivités et les plus performantes en
et centres de collecte des produits sortiront grandies. Afin d’éviter le risque
agricoles, lieux de production et de de voir l’écart se creuser entre les
distribution des produits manufacturés, zones, il s’agit de rechercher une
centres de services administratifs et cohérence entre les politiques de
commerciaux. développement, d’étudier les
mécanismes de correction des
Les relations unissant entre elles les
inégalités, de redéfinir le système
différentes parties du territoire national
d’investissement public.
sont extrêmement faibles. En effet, si
localement des flux d'échanges assez La mise en œuvre du PN2D est
importants peuvent exister entre zones échelonnée sur trois grandes étapes, se
voisines, il n'existe presque pas de déroulant de 2006 à 2015 : Une
relations à longue distance du fait première étape de trois ans (2006-2008)
particulièrement des difficultés de consiste en l’ancrage stratégique des
communication. Ce qui entraîne un 2D dans le paysage du développement
territoire atomisé caractérisé par la national. Les bases pour une véritable
juxtaposition et non par l'articulation des décentralisation sont alors campées, et
différents sous-espaces à l'intérieur du la déconcentration est effective, avec
pays. Ce qui interdit le développement des jalons précis fixés et réalisés tout au
des interdépendances et des long de cette période de trois ans.
complémentarités. Cette situation
Une seconde étape de trois ans (2009-
empêche de nombreuses activités
2011) renversera la tendance effective
d'atteindre une échelle suffisante pour
dans la logique de développement au
se développer. Dans ce cadre, seules
profit des régions et communes. Les
les villes peuvent dynamiser le territoire.
besoins de la base, issus des régions et
C’est pour cela que le PNDR intègre des communes, vont infléchir de
une dimension urbaine et régionale manière accrue les décisions politiques
dans sa conception. Si rien n’est fait, le et économiques d’ensemble au plan
manque d'effets d'entraînement entre la national.
ville et la campagne entraîne une
Et, une troisième étape de quatre ans
mauvaise diffusion des innovations : des
(2012-2015) fera prédominer la
zones rurales proches des villes
contribution des régions et des
resteront traditionnelles, autarciques,
communes au développement national.
statiques...
Le développement national est
4.4. LA DECENTRALISATION ET LA fondamentalement propulsé par les
DECONCENTRATION initiatives menées au niveau des régions
et des communes.
Le processus de décentralisation et de
déconcentration va donner plus de
liberté aux acteurs locaux, plus de
développement aux collectivités
territoriales et aux régions. Il incitera les

19 Décembre 2005 43
4.5 LES FAITS PORTEURS D’AVENIR : cas de difficultés économiques ou
L'INTEGRATION REGIONALE ET LA sociales.
MONDIALISATION
Aussi, les conséquences de ces
Madagascar entre dans une nouvelle
nouvelles perspectives sur le
phase de son histoire économique, celle
développement rural imposent le choix
de l’intégration régionale qui va accroître
des programmes à mettre en place
les mouvements des hommes, des
jusqu’à l’horizon 2020.
marchandises et des capitaux. Les
conséquences seront une mise en Le secteur agricole et de la pêche1
concurrence brutale de nos campagnes demeure un secteur majeur pour
avec les territoires du Sud Ouest de l’économie malgache dans les échanges
l’Océan Indien, du Sud de l’Afrique et de commerciaux de Madagascar. C’est
l’Afrique de l’Est pour obtenir une place ainsi que les différents accords auxquels
favorable dans les échanges. Madagascar a adhéré constituent des
L’intégration à ces nouveaux espaces portes ouvertes pour la prospection de
économiques inscrit la production nouveaux marchés d’autant plus que
nationale dans un schéma régional, nos produits ont un avantage comparatif
voire mondial et dans la globalisation par rapport aux autres pays, avantage
financière. Si l’arbitrage entre lieux de comparatif qui se traduit par le fait que:
production, les investissements et les
 La vanille, produit bio par
capitaux étaient majoritairement entre
essence, est très appréciée sur le
les opérateurs nationaux, il sera de plus
marché mondial notamment aux
en plus entre les opérateurs de la
Etats-Unis et en Europe, malgré
région.
la concurrence de l’essence de
Un véritable défi est donc lancé au vanille synthétique ;
monde rural dans la mesure où la valeur
 Le litchi, très prisé en Europe au
compétitive de notre monnaie lui offre
cours des fêtes de fin d’année,
des conditions de concurrence
constitue une opportunité pour
favorable.
notre production. D’autant plus
Toutefois, cette intégration régionale que celle des autres pays n’arrive
comme la globalisation implique une sur le marché international qu’à la
adaptation et une mise à niveau de mi-janvier pour l’Afrique du Sud
notre économie, de nos infrastructures et en juin pour les pays
et de nos grands équipements pour asiatiques ;
répondre aux exigences de cette
 Nos produits horticoles (haricot
ouverture. Car, dans ce cadre, les
vert) sont considérés comme des
contraintes externes pourront peser plus
produits de contre-saison en
que nos arbitrages internes.
Europe ;
L’accroissement des potentialités
commerciales peut spécialiser les Etats,
polariser les offres de services et risque
d’accroître les disparités entre les pays 1
Cf DSRP chap 5, Mise en œuvre de la stratégie :
sans une politique commune. Mais, une Programme développement des secteurs porteurs,
politique commune limitera les objectif global : faire des secteurs porteurs un
possibilités nationales d’ajustement en levier de développement durable au bénéfice
directe de la population.

19 Décembre 2005 44
 La renommée historique de la gestion des affaires publiques, du cadre
qualité des épices de institutionnel et l’instauration de la
Madagascar ; bonne gouvernance.
 L’huile de coco, de par son 4.7. LES DEFIS
caractère bio, est très recherchée
pour la fabrication des produits Si tels sont le futur possible, les
problèmes du monde rural et les
cosmétiques ;
réponses déjà engagées actuellement,
 L’existence de marchés les défis lancés se déclinent autour de 5
régionaux : possibilités grands thèmes, en plus des défis socio
d’exportation sur Maurice de éducatifs pour faire de Madagascar un
l’ordre de 7000t/an de pomme de pays émergent à l’horizon 2020 :
terre et sur les autres pays de
l’Océan Indien (Comores,  Bonne gouvernance
Seychelles, Réunion) ; - l’amélioration de la gestion des
affaires publiques, du cadre
4.6. UNE TENDANCE PRESSENTIE ET institutionnel et l’instauration de la
PROBABLE : LE RECUL DES AIDES
EXTERIEURES
bonne gouvernance, - la
cohérence entre les politiques de
Le recul de l’aide publique au développement; - la correction
développement à destination des pays des inégalités et redéfinition du
en développement s’accentue depuis système d’investissement public
plus d’une décennie. Ce déclin est lié à
la remise en cause de la notion d’état  Accès aux facteurs de
providence dans les pays développés productions
qui se sont engagés dans un vaste effort - l’adaptation et la mise à niveau
de réduction de leurs déficits de l’économie, des infrastructures
budgétaires. et équipements ruraux pour
La restructuration de l’équilibre macro- répondre aux exigences de
économique est devenue une des l’intégration régionale,
conditions d’accès à des financements  Sécurité alimentaire
durables. L’ajustement structurel
conjugué avec l’annulation de la dette et - la sécurité alimentaire est sans
le rétablissement de la santé financière doute le plus grand défi qui s’offre
du pays va de plus réduire sa à Madagascar
dépendance. Or, la faiblesse du revenu  Valorisation du cadre de vie
national, l’inefficacité du système
bancaire, le bas niveau de l’épargne ne - l’amélioration des paysages, des
permettent pas d’appuyer le villes et des villages afin de les
financement du développement sur les rendre florissants et permettre
seules ressources nationales. aux zones rurales de devenir
attractives pour les jeunes en
Les nouvelles modalités de gestion améliorant les services sociaux et
exigent que les flux d’aide se fondent les équipements de loisirs figure
désormais dans le budget de l’Etat. Ce aussi parmi les défis –la
qui implique une amélioration de la

19 Décembre 2005 45
diminution du clivage
villes/monde rural
 Offensive commerciale
L'objectif est de contribuer de manière
- la recherche d’une place notable à la réduction de la pauvreté
favorable dans les échanges parmi la population rurale de
avec les territoires du Sud Ouest Madagascar, grâce à une croissance
de l’Océan Indien, du Sud de économique soutenue et axée sur le
l’Afrique et de l’Afrique de l’Est, - marché.
- la professionnalisation du monde
rural

19 Décembre 2005 46
5 - LES GRANDES ORIENTATIONS
DU DEVELOPPEMENT RURAL
Eu égard à la situation actuelle du
milieu rural et compte tenu des mesures
déjà prises par le pouvoir, la mission
assignée au Programme National de
Développement Rural est de participer
à la mise en œuvre de l’axe stratégique
n°2 du DSRP, revu et actualisé,
notamment à la réalisation de l’objectif
global n°3, à savoir : « accélérer le
développement rural tout en préservant
et valorisant l’environnement » et en
réponse aux défis , le PNDR se propose
de retenir cinq orientations :
i) Rendre le cadre institutionnel
du secteur plus efficace ;
ii) Faciliter l’accès au capital et
aux facteurs de production
(foncier, infrastructures, finances
rurales, matériel/équipement,
énergie…) ;
iii) Améliorer la sécurité
alimentaire et augmenter la
production et la
transformation agricoles ;
iv) Valoriser les ressources
naturelles et préserver les
facteurs naturels de
production (eau, fertilité de
sols, fonctions écologiques des
écosystèmes…) ;
v) Développer les marchés et
organiser les filières ;
Ces orientations se déclinent en 22
axes stratégiques et 52 programmes.

19 Décembre 2005 47
5.1 ORIENTATION N°1 : RENDRE LE CADRE INSTITUTIONNEL DU
SECTEUR PLUS EFFICACE

l
AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES
1.1. Amélioration du cadre -a/ Poursuivre la réforme de l’administration publique
institutionnel et des structures -b/ Renforcer le programme de déconcentration et de
d’accueil du développement rural eu décentralisation
égard à la nécessité de la collaboration-c/ Consolider les plates-formes de concertation et les
et de la responsabilisation des acteurs structures d’appui au niveau régional
et au besoin de promouvoir les -d/ Mettre en place un ou des systèmes d’information
systèmes de partenariat économique fiable
-e/ Renforcer les services de proximités et d’appui aux
producteurs agricoles
1.2. Mise en place d’un environnement -a/ Mettre en adéquation et actualiser le cadre réglementaire
juridique et réglementaire favorable au -b/ Elaborer le Code rural
développement rural

a) Poursuivre la réforme de
l’administration publique.
Cette orientation dont l’objectif principal
L’amélioration de la gestion des affaires
est de rapprocher l’administration des
publiques et l’instauration d’une société
administrés en fournissant un service
bien gouvernancée nécessitent une
de qualité et de coordonner les actions
réforme institutionnelle qui se traduit
des différents intervenants
par : - (i) l’amélioration de
(organisations professionnelles,
l’environnement des secteurs et des
structures d’appui : partenariat
investissements ; - (ii) le transfert d’un
public/privé) nécessite la concrétisation
certain nombre de fonctions au secteur
des axes stratégiques suivants ainsi
privé et aux collectivités territoriales
que la mise en œuvre des programmes
décentralisées ; et - (iii) le recentrage
y afférents.
des activités autour des missions
•5.1.1 Axe stratégique 1.1 : Amélioration régaliennes.
du cadre institutionnel et des structures
d’accueil du développement rural eu égard Cette nouvelle modalité d’intervention
à la nécessité de la collaboration et de la suppose une redéfinition précise des
responsabilisation des acteurs et au besoin missions des administrations
de promouvoir les systèmes de partenariat.
publiques : recentrage sur certaines
La collaboration, la responsabilisation fonctions, déconcentration des services
des acteurs et le développement de pour les rapprocher des opérateurs et
partenariat impliquent comme partenaires, externalisation de la
programmes : fonction de production.

19 Décembre 2005 48
b) Renforcer le programme de Les collectivités locales et régionales
déconcentration et de seront développées et leurs capacités
décentralisation accrues de manière à ce qu’elles
La finalité de la Politique Nationale de puissent assurer une gouvernance
Décentralisation et Déconcentration efficace au service des populations. Il
(PN2D) est de contribuer de manière s’agira alors d’avoir un environnement
générale à la réduction significative de institutionnel, juridique et réglementaire
la pauvreté et au processus de favorable à la mise en œuvre des
développement dans son ensemble et principes de décentralisation et
plus particulièrement à l’amélioration de déconcentration, de développer un
la gouvernance locale et au système de gestion fiscale et financière
rapprochement du pouvoir des citoyens. transparent et efficient au niveau des
CTD afin d’institutionnaliser et
La recherche d’impacts durables au développer des systèmes de
plan social et économique sera ainsi planification, de gestion publique et de
systématiquement au centre des suivi-évaluation de la mise en œuvre
préoccupations, en veillant à assurer le des programmes de décentralisation et
renforcement des capacités politique, déconcentration.
économique, sociale, administrative et
technique des gouvernants locaux et de Aussi, la politique de décentralisation ne
la population, et en favorisant le sera effective qu’avec la mise en place
développement des acteurs privés au d’un processus de déconcentration qui
niveau des collectivités. implique une révision des modes de
travail des administrations pour
La PN2D veillera à permettre accompagner le transfert de
l’amélioration de la gouvernance locale, compétences.
de rapprocher les citoyens de l’exercice
du pouvoir et de permettre à : Les prestations de services
déconcentrés de l’Etat en appui aux
 La commune d’assumer son rôle CTD seront renforcées et améliorées.
d’élément moteur du Pour ce faire, le cadre institutionnel
développement local, qui soit d’appui des STD aux CTD sera clarifié
capable de mobiliser sa et stabilisé, et un exercice efficace de
population dans un élan leurs activités par les STD sera favorisé.
participatif, solidaire et citoyen, et
Le processus de réforme en cours de
 La région, de veiller à l’Etat vise à réorganiser les services
l’articulation des politiques de déconcentrés pour assurer aux niveaux
développement selon une territoriaux le contrôle de légalité, l'appui
logique d’aménagement spatial – conseil. Cela suppose une meilleure
cohérent et ce, au travers de allocation des ressources.
partenariat étroit entre les CTD et
les services déconcentrés de c) Consolider les plates-formes de
l’Etat, les acteurs de la société concertation et les structures d’appui
civile ainsi que les opérateurs au niveau régional (Tranoben’ny
économiques intervenant au Tantsaha, GTDR, Business center,
niveau de la collectivité. Chambre de commerce…)

19 Décembre 2005 49
Les initiatives locales seront libérées l’agriculture et l’amélioration de la
afin d’obtenir une synergie optimale des qualité des services publics.
efforts. Dans ce sens, la participation
Afin de rendre les investissements plus
des citoyens, le partenariat public/privé
efficients, les bénéficiaires ont besoin
seront développés pour la mise en
de disposer d’appui de proximité. Ainsi,
œuvre des projets/programmes de
la mise en relation des demandeurs et
développement local. La culture de la
prestataires de services et de
communication et de l’information sera
conseils/formations est nécessaire.
institutionnalisée entre et au sein des
Pour cela, le regroupement des
CTD.
prestataires publics et privés au sein
Les GTDR constitue - de par son d’un plateforme d’appui garantirait la
caractère global et participatif - le cadre couverture du territoire par ce type
adéquat pour la conception, la définition d’intervention.
et l’orientation des stratégies et des
d) Mettre en place un ou des systèmes
programmes de développement rural au
d’information économique fiable
niveau régional. Leur intégration aux
conseils régionaux est une obligation. La connaissance du marché et de la
demande en produits agricoles allant du
Le partenariat public privé s’articule niveau local au national, voire
autour de : - (i)la reconnaissance international, permet aux producteurs
d’interlocuteurs représentatifs et comme aux opérateurs de réagir, de
légitimes pour débattre des questions rechercher les marchés favorables, de
de politique de développement rural jouer sur les opportunités, de négocier,
(Tranoben’ Ny Tantsaha, d’élaborer une stratégie de vente ou de
interprofession et associations collecte et d’orienter leurs activités.
professionnelles), - (ii) la mise en place Cette connaissance est d’autant plus
de plateformes de concertation nécessaire suite à notre intégration
(plateforme riz, coton etc.), - (iii) la dans les organisations régionales et à
régulation des marchés (système notre adhésion aux accords de
d’information sur les prix, etc.), commerce international. Le marché
négociation d’un cadre réglementaire s’élargit, nos produits doivent y prendre
simple accessible et incitatif pour le place.
secteur (fiscalité, subvention,
environnement juridique…) – (iv) Toutefois, l’information devrait être
l’informations des acteurs sur les commentée et expliquée pour que les
dispositions en vigueur et, - (v) la paysans producteurs puissent en tirer
coopération pour une répartition des profit, par la compréhension des
fruits de la croissance en direction des mécanismes du marché.
couches les plus vulnérables. L’information peut porter sur le prix, sur
Ce partenariat est à étendre sur les les marchés, sur les filières, sur les
infrastructures rurales (routes, hydro ménages, sur l’inflation, sur les
agricoles, stockage et initiatives et sur les expériences. La
commercialisation etc…) et les enjeux promotion de l’information économique
des négociations internationales pour vise à mettre en place un système
permettant de collecter et diffuser
l’information de différentes manières.

19 Décembre 2005 50
Les initiatives de promotion de Les CSA sont un plateforme d’appui
l’information économiques ont été pour l’organisation participative de la
nombreuses au sein des unités de demande en conseil et formation au
projet ou de dispositifs institutionnels niveau des organisations paysannes à
mais la plupart ont cessé avec l’arrêt la base, et assurer l’interface de
des financements. C’est pour cela que proximité capable d’y répondre.
l’information économique mérite d’être
Globalement, les services agricoles
coordonnée au niveau de l’approche et
comprennent :
la collaboration institutionnelle
recherchée, pour lever les obstacles liés  Le renforcement des capacités
au coût de fonctionnement. La collecte des ressources humaines, et
et la diffusion de l’information l’appui à l’organisation des
nécessitent des moyens et des organisations paysannes ;
compétences pour leur fiabilité et pour
 Le conseil agricole à la
leur traitement dans un délais très court
demande, y compris la
pour ne pas compromettre les
Recherche-développement ;
opérations. Les dispositifs de proximité
existants peuvent les héberger  La facilitation de l’accès aux
(Tranoben’ny Tantsaha, CSA, GTDR). services techniques, notamment
par l’appui à l’organisation de la
e) Renforcer les services de proximités
demande en intrants, semences,
et d’appui aux producteurs agricoles
équipements, y compris les
L’accès à de services conseils de haute services financiers y afférents ;
qualité, pluralistes, satisfaisants et
adaptés pour répondre aux besoins du  L’appui technique à la
monde rural est une des conditions de valorisation des produits et à
l’amélioration de la production et de la l’organisation de la
productivité. commercialisation ;
L’objectif des services agricoles est  L’appui technique en appui aux
d’augmenter la productivité par investissements ruraux.
l’intensification et la diversification des Pour faire face à cette nouvelle
systèmes de production, la valorisation orientation, un Centre de Services
des produits et la rentabilité des Agricoles sera mis en place au niveau
exploitations agricole en vue d’améliorer des Districts, en vue :
les conditions de vie de la population
rurale, y compris leur sécurité  D’établir une interface, un lien
alimentaire et nutritionnelle ainsi que efficient dans l’échange et à
l’approvisionnement des marchés. l’accès à l’information/formation
Actuellement un vide institutionnel est  De fournir des services de
constaté à la base. L’engouement des proximité de qualité aux
différents prestataires nécessite un organisations paysannes et aux
cadre pour harmoniser les interventions exploitants agricoles.
afin d’améliorer l’efficience des
investissements.

19 Décembre 2005 51
Le CSA a pour rôles et fonctions de : L’axe stratégique 1.2 comprend les
programmes suivants :
 Promouvoir la recherche–
développement agricole au a) Mettre en adéquation et actualiser le
niveau local en vue de répondre cadre réglementaire
à la demande spécifique du Les textes en vigueurs sont d’une
monde rural manière générale obsolètes. Ils doivent
être mise en adéquation avec le
 Constituer un relais d’information
contexte actuel. Non seulement les
et de services technico-
paysages institutionnels, administratifs
économiques pour les
et territoriaux ont changé, mais les
organisations des agriculteurs en
réalités scientifiques et technologiques
relation directe avec les
ont évolué. Les textes de bases datent
partenaires techniques publics,
de plus d’un demi-siècle et les mesures
privés et ONG,
plus récentes. A défaut de nouveaux
 Assurer la capitalisation des textes, un minimum de toilettage est
acquis techniques et nécessaire.
économiques
Dans le cadre du foncier par exemple,
 Faire la mise en relation avec les le programme a pour objet l’adaptation
autres intervenants et des lois au nouveau système domanial
prestataires de services et foncier basé sur le principe de
décentralisation, conformément aux
 Appuyer le renforcement de la
orientations du Gouvernement. Il est
structuration des organisations
prévu par ailleurs l’adoption de décrets
paysannes à la base ainsi que de
et d’arrêtés fixés en perspective d’une
leurs fédérations par la formation
meilleure prise en compte des nouvelles
de leurs leaders et ce, en vue de
technologies.
promouvoir la
professionnalisation du métier En matière de normes, la traçabilité,
d’« exploitant agricole » l'établissement de normes en matière
de qualité et d'hygiène alimentaire sont
 Diffuser les informations
exigés pour faciliter l'exportation de
techniques et économiques
produits conformément aux normes
•5.1.2 Axe stratégique 1.2 : Mise en place sanitaires et phytosanitaires
d’un environnement juridique et internationales.
réglementaire favorable au développement
rural. L’axe porte aussi sur : la biosécurité ,
Les mesures d'accompagnement du l’accès au marché et les fiscalités,
PNDR incluent des mécanismes de notamment en ce qui concerne les
durabilité économique et financière et facteurs de production (détaxation).
concernent l’environnement juridique b) Elaborer le code rural
(garantie des contrats commerciaux, L’aménagement et le développement
sécurisation des investissements …), la durable de l’espace rural comprennent :
sécurité rurale, les infrastructures, les - l’aménagement, - la mise en valeur et
systèmes financiers durables et le la protection de l’espace agricole,
capital. forestier et aquatique - en prenant en
compte leurs fonctions économiques,

19 Décembre 2005 52
environnementales et sociales. Le code
rural porte sur le développement,
l’aménagement et l’équipement de
l’espace rural. Il s’applique aussi sur les
organismes de développement rural, les
organismes professionnels agricoles,
chambres consulaires, sociétés et
coopératives agricoles, groupement et
associations de producteurs.
Il régie la vocation et l’usage des sols
(pâturage, cultures, reboisement,
pêche, élevage, habitat, service,
équipement, infrastructures,
patrimoines, zones et sites à caractères
particuliers…), les conditions de leur
mise en valeur, l’équipement et les
travaux d’infrastructures ruraux, la
chasse, la pêche, la gestion et la
préservation des ressources piscicoles
et des milieux aquatiques, le
classement des cours d’eaux, canaux et
plans d’eaux.
Il définit les modes et conditions
d’aménagement foncier rural, le
remembrement, les associations
foncières, les sociétés d’aménagement
foncier rurales.
Il régit les investissements, les
exploitations et les activités agricoles,
les fonds agricoles, la
commercialisation (calendrier, normes
…) et les exploitants étrangers.
Il traduit la politique de développement
rural, la politique de migration intérieure,
la politique d’habitat rural ainsi que celle
sur les calamités agricoles. De même, il
donne des orientations sur
l’enseignement, la formation
professionnelle et la recherche
agronomique et vétérinaire.

19 Décembre 2005 53
5.2ORIENTATION N°2 : FACILITER L’ACCES AU CAPITAL ET AUX FACTEURS DE
PRODUCTION (foncier, infrastructures, finances rurales, matériel/équipement,
énergie…)

AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES


2.1 Facilitation de l’accès des -a/ Mettre en œuvre le PNF
producteurs et investisseurs à la terre
2.2 Introduction des mécanismes - a/ Réhabiliter les infrastructures rurales
d’organisation, de gestion et de - b/ Développer des mécanismes durables de
développement des infrastructures financement et de gestion des infrastructures
2.3 Développement et pérennisation - a/ Mettre en œuvre la stratégie nationale de micro
du financement du monde rural finance
- b/ Mettre en place un système de financement pour le
développement rural au niveau des banques primaires
2.4 Facilitation de l’accès à - a/ Entreprendre la formation des artisans ruraux
l’amélioration du matériel et de - b/ Promouvoir la production de matières premières
l’équipement - c/ Développer un programme d’accès aux
équipements amonts et avals
2.5 Promotion de l’électrification rurale - a/ Accélérer la mise en œuvre de l’électrification
rurale

conditions préalables à l’utilisation et à


la gestion durable des ressources
La pauvreté rurale est liée à l’irrégularité
naturelles. Cet accès est tributaire d’un
et la faiblesse des revenus.
régime foncier approprié qui définit
Indépendamment des causes macro-
clairement les droits des propriétaires et
économiques, l’irrégularité et la
des fermiers et qui sécurise l’occupation
faiblesse des revenus ruraux tiennent
et la tenure. Cet axe stratégique sera
aux faibles potentiels de l’exploitation
concrétisé par la mise en œuvre du
agricole. Le contexte de faibles marges
programme relatif à la politique foncière
bénéficiaires, les difficultés pour accéder
et le programme national foncier.
au capital et facteurs de production
constitués par la terre, les a) Mettre en œuvre le PNF
infrastructures, les matériels, le La mise en œuvre de la Politique
financement et l’énergie accentuent la Foncière par le Programme National
situation. L’accès à ces facteurs est Foncier, avec la validation de la Lettre
indispensable pour la relance d’une de Politique Foncière, aura pour objet : -
croissance durable et soutenue. l’élaboration d’une nouvelle loi
accompagnée de ses textes
•5.2.1 Axe stratégique 2.1 : Facilitation de d’application, - et l’innovation de la
l’accès des producteurs et investisseurs à la
terre gestion foncière décentralisée avec les
guichets fonciers communaux, - et la
Un accès large, équitable et sûr aux
modernisation de la conservation aux
ressources naturelles est une des
niveaux régional et central.

19 Décembre 2005 54
La finalité est de rapprocher les services b) développer des mécanismes durables
fonciers des administrés. Ceci se traduit de financement et de gestion des
par une administration foncière de infrastructures
proximité. La gestion foncière La participation des communautés
décentralisée sera la base du bénéficiaires sous différentes formes
développement communal par la (mobilisation d’épargne, crédits
maîtrise foncière et la relance de la individuels, participation en travaux, …),
fiscalité locale en vue du financement l’encouragement à la délégation au
durable des collectivités territoriales secteur privé et au secteur associatif de
la réalisation et de la gestion des
•5.2.2 Axe stratégique 2.2 : Introduction équipements, le cofinancement des
des mécanismes d’organisation, de gestion
et de développement des infrastructures infrastructures par les OPCI,
l’élargissement des procédures du type
a) réhabiliter les infrastructures rurales « Fonds de Développement Local » à
La connaissance de la situation des d’autres partenaires extérieurs afin d’en
infrastructures et services permettra à augmenter l’enveloppe sont les
chaque niveau de collectivité de définir principaux axes d’interventions dans ce
l’effort à consentir pour leur domaine.
réhabilitation et d’identifier les priorités.
Ensuite, l’élaboration de stratégies de •5.2.3 Axe stratégique 2.3 : Développement
financement de la mise à niveau et pérennisation du financement du monde
rural
progressive des infrastructures
manquantes à travers des « contrats de Partant du principe que tout être humain
plan Etat-Région » définissant par a en lui un potentiel d’initiatives pour
période les conditions de financement et assurer son développement, seuls lui
les masses financières que l’Etat manquent les moyens d’exploiter ce
pourrait engager (avec l’aide extérieure), potentiel.
doit être entreprise pour corriger les
a) mettre en œuvre la stratégie nationale
situations actuelles.
de micro finance
Pour couvrir les besoins des
producteurs et des prestataires de
services ruraux en général, l'accent sera
mis sur la mise en œuvre de la stratégie
nationale de micro finance.
b) mettre en place un système de
financement pour le développement
rural au niveau des banques primaires
Le système de transaction de crédit aux
conditions de production de la région
doit être flexible selon les localités. Il est
de deux sortes :
 Transaction de crédit pour les
investissements ;

19 Décembre 2005 55
 Transaction de crédit annuel ou En milieu rural, le métier de la
semestriel, pour les besoins maintenance et de la réparation mérite
d’argent liquide pour l’achat aussi d’être professionnalisé car c’est un
d’intrants (engrais, pesticides,…) métier promu à un grand avenir dans le
pour une saison. cadre de la modernisation des
campagnes.
•5.2.4 Axe stratégique 2.4 : Facilitation de
l’accès à l’amélioration du matériel et de b) Promouvoir la production de matières
l’équipement première
a) Entreprendre la formation des artisans Les matières premières se situent en
ruraux amont de tout le processus productif.
L’artisanat occupe une place importante L’artisanat est une pépinière
par son poids économique, 15% du PIB, d’entreprise qui peut offrir de matières
et le nombre d’emploi généré, 2000000 premières et d’intrants pour l’industrie.
d’actifs. La faiblesse des capacités Un tissu industriel peut naître avec
techniques, managériales et de l’intégration du secteur artisanal dans
négociation d’une part, et la certaines filières industrielles comme le
prédominance du secteur artisanal textile, l’agro alimentaire, la petite
informel d’autre part sont les handicaps métallurgie et le recyclage. L’artisanat
majeurs dans de développement de peut intervenir en sous-traitance auprès
l’artisanat. Le renforcement des des industries dans la fourniture de
capacités et le transfert de technologie certaines commodités. Toutefois le
sont une des conditions de réussite et secteur n’est encore assez développé
de développement du secteur. pour satisfaire les besoins en matières
premières industrielles.
L’usage d’outils modernes nécessite un
minimum de qualifications. Ces outils Par contre, pour satisfaire les besoins
modernes contribuent à l’amélioration du monde rural dans la fabrication de
de la productivité du travail non pièces utiles aux charrues, pompes et
seulement,mais surtout à la qualité du autres matériels agricoles de base, la
produit en élevant le niveau de finition. promotion d’artisanat spécialisé dans la
Ceci permet aux artisans de se chaudronnerie, l’aciérie, la fonte, … est
positionner sur le marché concurrentiel appuyée.
de l’export surtout dans le contexte de c) Développer un programme d’accès
l’intégration régionale. La formation des aux équipements amonts et avals
artisans est primordiale pour l’avenir du Pour combattre la pauvreté, les
secteur. Elle revêt un caractère mécanismes de crédits appropriés
multiforme depuis la formation initiale constituent un levier important pour
jusqu’au stages de perfectionnement et faciliter l’accès des populations rurales
le recyclage. Les programmes et les au capital et aux facteurs de
centres de formations existants sont productions. Les problèmes particuliers
nombreux. L’appui aux dispositifs de à considérer sont liés à l’insuffisance
formation informelle est sollicité pour des informations concernant les
améliorer la qualité des produits guichets financiers et opérateurs de
artisanaux et agro-alimentaires et la financement des petits équipements et
gestion des micro-entreprises. microprojets.

19 Décembre 2005 56
Les principales actions à entreprendre l’élongation du temps de travail. En
sont : - (i) la consultations périodique effet, en plus de leur activité principale
des opérateurs du secteur aux niveaux qu’est l’agriculture, les paysans
régional et national, - (ii) l’appui au pratiquent d’autres activités notamment
développement de l’information locale artisanales. L’artisanat peut et doit être
sur les guichets financiers et les entrepris jusque tard dans la nuit en tant
opérateurs de micro finance, et - (iii) qu’activité complémentaire au départ.
l’appui au développement de
L’électrification n’est pas seulement
procédures harmonisées entre les
familiale mais contribue aussi au
guichets et opérateurs pour faciliter leur
pompage, à la conservation des produits
implantation à proximité des
et à leur transformation (décortiqueur,
populations.
déparcheuse, …) et à la maintenance
•5.2.5 Axe stratégique 2.5 : Promotion de des outils de production en atelier …
l’électrification rurale
Le programme doit s’ouvrir aux énergies
a) Accélérer la mise en œuvre de renouvelable : éolienne, panneaux
l’électrification rurale solaires, microcentrale hydraulique,
L’électrification rurale tient une place …La libération du secteur énergétique
importante dans l’amélioration des en cours ainsi que le schéma directeur
conditions de vie des paysans pour d’électricité le préconise.
plusieurs raisons. Elle participe à la
diversification des activités par
5.3 ORIENTATION N°3 AMELIORER LA SECURITE ALIMENTAIRE ET
AUGMENTER LA PRODUCTION ET LA TRANSFORMATION AGRICOLES

AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES


3.1. Amélioration de la -a/ Renforcer la recherche Agricole
productivité Agricole -b/ Assurer la diffusion de technologies appropriées dont la
mécanisation
-c/ mettre en œuvre le Programme National des Bassins
Versants/Périmètres Irrigués (PNBVPI)
3.2. Diversification de la -a/ Développer les filières et valoriser les produits
production et de -b/ Promouvoir la diversification des produits
l’alimentation -c/ Promouvoir la modification des habitudes alimentaires
3.3. Assurance d’une stabilité -a/ Poursuivre et améliorer le Programme Transport en Milieu Rural
et d’une permanence des -b/ Développer et gérer de façon intégrée les infrastructures de
approvisionnements transport rural, les infrastructures de stockage, silo
alimentaires -c/ Désenclaver effectivement les zones isolées
3.4 Préparation aux urgences -a/ Consolider et développer les systèmes d’alerte et de surveillance
des catastrophes
3.5. Transformation des -a/ Appuyer les acteurs locaux pour développer des formules de
produits coopératives de production et/ou de transformation
-b/ Appuyer les petites entreprises à l’accès aux technologies de
transformation
-c/ Promouvoir la création d’unité de transformation artisanale et
industrielle

19 Décembre 2005 57
Depuis son indépendance, Madagascar la politique qui concerne aussi bien les
a vu sa production alimentaire par zones à haut potentiel (demande agro-
habitant diminuer, si bien que des industrielle, urbaine, diversification et
couches importantes de la population se exportation) que les zones vulnérables
trouvent dans une situation précaire en (sécurité alimentaire). Pour l’axe
matière de sécurité alimentaire et de stratégique 3.1, les programmes
nutrition. Pour renverser cette tendance, suivants seront mis en œuvre :
l’objectif principal de l’orientation n°3 est
de permettre l’accéder à tout moment à
une alimentation équilibrée, salubre et
accessible à son pouvoir d’achat. Les
investissements effectués par les
producteurs sont liés au niveau possible
de rémunération du travail et à la
réduction des incertitudes sur les prix
par conséquent, il faut stimuler la
structuration de services qui améliorent
l’organisation des marchés (dont le
stockage et le désenclavement).
La promotion de la recherche–
a) renforcer la recherche agricole
développement agricole au niveau local
De nouveaux partenariats doivent être
en vue de répondre à la demande
instaurés entre agriculteurs, secteurs
spécifique du monde rural, - la
privés, organisations non
constitution de relais d’information et de
gouvernementales et instituts nationaux
services technico-économiques pour les
et internationaux. Le but est d’apporter
organisations d’agriculteurs en relation
une réponse aux vastes besoins en
directe avec les partenaires techniques
matière de recherche appliquée, de
publics, privés et ONG, - la capitalisation
développement et de transfert de
des acquis techniques et économiques
connaissances étant donné la
ainsi que la mise en relation avec les
complexité de certains systèmes
autres intervenants et prestataires de
intégrés d’utilisation des ressources
services, - sont assurée par le CSA.
naturelles. Un des éléments essentiels
Pour y parvenir les axes stratégiques consiste à renforcer le FOFIFA. L’effort
suivants et les programmes sera surtout axé sur les investissements
correspondants ont été définis : dans le domaine des semences, des
intrants, des matériels agricoles et de la
•5.3.1 Axe stratégique 3.1 : Amélioration de transformation (y compris la
la productivité Agricole
conservation) et ce, par rapport aux
L’amélioration de la productivité rurale régions et filières porteuses ;
est définie autour des aspects de la
production, de l’amélioration de b) assurer la diffusion de technologies
l'efficacité des différents aspects de appropriées dont la mécanisation
l’économie rurale et de l'utilisation Les options d'intensification et de
raisonnée des ressources naturelles. La diversification agricole retenues pour
productivité rurale est une orientation de assurer la sécurité alimentaire ne

19 Décembre 2005 58
Sécurité alimentaire :
« Situation caractérisée par le fait que
doivent pas être réalisées au détriment
toute la population a en tout temps un
de l'équilibre environnemental. Le
accès matériel et socio-économique
potentiel de croissance pour les
garanti à des aliments sans danger et
générations futures doit être préservé.
nutritifs pour couvrir les besoins
Aussi, la diffusion de techniques tendant
physiologiques, répondant à ses
à préserver les facteurs naturels de
préférences alimentaires, et lui
production (eau, sol) constitue la priorité
permettant une vie active et d’être en
des priorités tel que défini à l’axe
bonne santé » (FAO 2000)
stratégique 4.2 ;
PANSA. FAO JUILLET 2005
c) mettre en œuvre le Programme
National des Bassins
Versants/Périmètres Irrigués
(PNBVPI) b) promouvoir la diversification des
La dégradation des bassins versants produits
constitue un handicap envers la La diversification porte sur la promotion
capacité de production des périmètres de produits à haute valeur ajoutée. Ce
irrigués. Les causes sont l’ensablement sont des activités génératrices de
des rizières et la mauvaise maîtrise de revenu surtout pour les zones
l’eau, faute d’entretien et de l’existence périphériques des grands centres
de brèches. Aussi, la mise en œuvre du urbains et touristiques ainsi que les
PNBVPI doit être de règle afin de produits d’exportation.
clarifier les rôles et obligations des
c) promouvoir la modification des
différents partenaires. Ce programme
habitudes alimentaires
fait aussi partie de la réalisation de l’axe
Le progrès nutritionnel implique la
stratégique 4.2.
diversification et l’amélioration de la
•5.3.2 Axe stratégique3.2 : Diversification qualité des aliments. Les habitudes
de la production alimentaires doivent évoluer et ne plus
a) développer les filières et valoriser les se satisfaire du riz comme aliment de
produits base. Des recherches sont à
Madagascar ne doit plus se limiter à la entreprendre en matière d’art culinaire. Il
production de ses filières traditionnelles s’agit de valoriser les autres produits du
aussi bien pour les produits de terroir d’une manière simple et pratique.
consommation locale (riz, manioc, La vulgarisation d’émission culinaire
patate douce…) que pour l’exportation radio télévisée et d’articles à travers la
(vanille, café, pois du cap, poivre, presse écrite est à promouvoir. Le but
girofle….). Les filières porteuses doivent est d’améliorer la nutrition et de
considérer le marché régional, le maïs diminuer la dépendance au riz.
pour La Réunion, la pomme de terre •5.3.3 Axe stratégique 3.3 : Assurance
pour Maurice, et le marché Européen où d’une stabilité et d’une permanence des
nos produits sont considérés de contre- approvisionnements alimentaires
saison tel le haricot vert. Mention Pour améliorer la sécurité alimentaire et
particulière sera faite pour la production permettre à l’agriculture de jouer son
du coprah ou de l’huile de coco qui rôle de promoteur de la croissance tout
entre dans la fabrication des en préservant et améliorant les
cosmétiques.

19 Décembre 2005 59
ressources naturelles, Madagascar doit d’éviter de brader la production à la
faire preuve d’une claire volonté récolte et d’en racheter à un prix
politique et d’une ferme détermination, nettement supérieur au moment de la
et par conséquent, prendre les mesures soudure. Les paysans sont ainsi libérés
appropriées. C’est ainsi que la du spirale de l’endettement. Les
réalisation de cet axe stratégique modèles de dispositifs de stockage
nécessite la mise en œuvre des varient selon le niveau et en fonction
programmes suivants: des populations cibles : - (i)
accroissement progressif du stockage
a) poursuivre et améliorer le
des populations paysannes les plus
Programme Transport en Milieu
vulnérables dans le cadre du système
Rural
« épargne/crédit », - (ii) appui à
Vu le relief accidenté de Madagascar et
l’extension des GCV, - (iii)
l’étendu du pays, les seuls moyens de
développement du
transport classiques (véhicules
stockage/commercialisation par des
motorisés, trains, bateaux et barques,
organisations de producteurs formels et,
avions) et surtout l’état de praticabilité
- (iv) mise en place de silos à différents
des routes rurales dont l’usage est
niveaux (national, régional).
généralement limitée à la saison sèche,
ne permettent pas d’assurer une fluidité c) Désenclaver effectivement les zones
des mouvements des hommes et des isolées
produits. Les transports jouent un rôle
prépondérant dans les échanges
b) Développer et gérer de façon intégrée
intérieurs de biens et de personnes.
les infrastructures de transport rural
Ceci induit l’existence de route et de
et les infrastructures de stockage, silo
véhicules adaptés en expansion pour
Le désenclavement des zones de
desservir les zones de productions
production entraîne la facilitation de
isolées. Les services de transport
l'évacuation des produits agricoles et
doivent être attirés par la montée en
leur transport. Par contre, l'amélioration
puissance de la production liée aux
du stockage et de la conservation
opportunités offertes par l’ouverture des
détermine en grande partie la stabilité et
communications. Les routes et pistes
la permanence des approvisionnements
constituent une des contraintes
alimentaires. Aussi, la régulation des
majeures au développement de
crises alimentaires à tous les niveaux,
l’agriculture. Le désenclavement des
aussi bien national que familial passe
bassins de production, marchés et
par le renforcement et la facilitation des
villages, améliore l’évacuation des
systèmes de stockages. Une importance
produits agricoles vers les zones
particulière est accordée aux systèmes
déficitaires et l’approvisionnement en
gérés par les producteurs et leurs
intrants et produits de base, contribuant
organisations.
ainsi à la réduction des coûts de
L’expérience des GCV a montré que les transaction.
producteurs peuvent mieux valoriser
leur production car – en situation de •5.3.4 Axe stratégique 3.4 : Préparation
aux urgences
surplus- ils peuvent vendre à meilleur
prix. En cas d’équilibre ou de déficit, le Face aux différentes catastrophes
stockage dans les GCV leur permet naturelles auxquelles le pays est

19 Décembre 2005 60
fréquemment soumis, cyclone, améliorant l’accès au crédit bancaire ; -
inondation, sécheresse, invasion (ii) en facilitant l’implantation de sociétés
acridienne…, le programme suivant sera capital à risque, de sociétés de
mis en œuvre : participation (amélioration de
l’environnement fiscal) et du conseil à
a) consolider et développer les systèmes
l’investissement ; - (iii) en favorisant
d’alerte et de surveillance des
l’accès aux titres ou baux fonciers ; - (iv)
catastrophes
en développant un système de normes
L’Etat doit faire face aux différents cas
de qualité adapté au contexte
d’insécurité alimentaire de type
international pour les produits de
saisonnier (période de soudure) ou
l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et
temporaire (cas de cataclysme :
de l’aquaculture et permettant
inondation, sécheresse ; ou attaque de
l’exportation par la mise en place d’un
nuisibles : invasion acridienne, invasion
réseau de laboratoires de certification et
murine, maladies des plantes et/ou des
de contrôle du respect des cahiers des
animaux) en consolidant et en
charges, … ; - (v) en mettant en place
développant les systèmes d’alerte et de
un dispositif d’information sur les
surveillance des catastrophes tel le
aspects normes et qualité et, - (vi) en
système d’alerte précoce (SAP), le
améliorant le cadre juridique des
système d’information et de
entreprises et assouplir le droit du
cartographie sur l’insécurité alimentaire
travail.
et la vulnérabilité (SICIAV) et le système
de veille pour la lutte antiacridienne. Par ailleurs, l’intégration verticale de
l’agriculture avec les industries de
•5.3.5 Axe stratégique 3.5 : Transformation
transformation et l’industrie locale ne
des produits
réussira que sous accompagnement
Nos produits agricoles sont mis sur le d’une infrastructure adéquate (routes,
marché à l’état brut ou n’ayant subi énergie, eau, communication…).
qu’une transformation primaire. Ceci
porte préjudice aux producteurs car non a) appuyer les acteurs locaux pour
seulement les produits sont périssables développer des formules de
mais surtout ils ne bénéficient pas de coopératives de production et / ou de
leur valeur ajoutée potentielle. Aussi, transformation
dans le cadre du prolongement de la Le partenariat entre agro-industries et la
chaîne de valeur, le développement des petite agriculture familiale est
secteurs agro-alimentaire et agro- indispensable pour améliorer les
industriel constitue un atout de poids performances de cette dernière. Des
pour faire progresser l’agriculture et cadres d’interventions appropriés
intégrer l’économie rurale dans (aspects organisationnels, financiers et
l’économie de marché. L’implication des techniques ) devraient être définis pour
opérateurs privés pourra s’opérer selon permettre l’implantation des agro-
différentes formules, variables selon les industries dans le tissu économique
zones et les productions. rural. Pour ce faire, les associations de
producteurs constituent le fondement du
Dans le cadre de cette stratégie, un développement des unités de
certain nombre de contraintes aux transformation en milieu rural. Les
investissements sont à lever : - (i) en associations représentent pour les

19 Décembre 2005 61
producteurs une occasion pour mieux b) Appui aux petites entreprises à l’accès
gérer les ressources et les aux technologies de transformation
infrastructures, pour obtenir des La plupart de nos produits étant
informations essentielles et bénéficier périssables (fruits et légumes, produits
d’appui technique, pour diminuer les de pêches), afin d’éviter à les céder à
coûts de leurs matières premières à l’état frais à des prix non incitatifs, un
travers les centrales d’achat et programme d’appui aux petites
minimiser leurs frais de transformation entreprises de transport, de collecte, de
et de marketing. En outre, l’implantation pré_conditionnement et de
de grands producteurs (grandes transformation sera élaboré et mis en
exploitations agricoles) constitue un œuvre.
autre type d’intervention envisageable
c) Promouvoir la création d’unité de
dans les zones où les conditions
transformation artisanale et
foncières sont propices. Ce type
industrielle
d’implantation permet de générer des
Les produits périssables comme le
effets d’entraînement puissants sur
poisson, les fruits, les légumes se
l’agriculture familiale par le transfert de
détériorent faute de conservation et de
technologie et de savoir-faire. transformation. Afin d’ajouter des
valeurs aux produits agricoles, la
promotion de la création d’unité de
transformation artisanale et industrielle
figure parmi les solutions proposées.

19 Décembre 2005 62
5.4ORIENTATION N°4 : VALORISER LES RESSOURCES NATURELLES ET
PRESERVER LES FACTEURS NATURELS DE PRODUCTION (eau, fertilité de sols,
fonctions écologiques des écosystèmes…).

AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES


4.1. Gestion durable des -a/ Mettre en place et développer le système des aires
écosystèmes et de la biodiversité protégées.
-b/ Développer des programmes d’écotourisme.
4.2. Gestion durable des eaux et -a/ Mettre en œuvre les programmes de gestion des
des sols bassins versants et périmètres irriguées.
-b/ Etendre la mise en œuvre des programmes agro
écologiques
-c/ Lutter contre les feux de végétation
4.3. Gestion durable des -a/ Promouvoir le reboisement
ressources forestières -b/ Valoriser les ressources forestières non ligneuses
(filières huiles essentielles, plantes médicinales et
ornementales…)
-c/ Promouvoir les énergies renouvelables
4.4. Gestion durable des espaces -a/ Développer des schémas d’aménagement et de
ruraux développement durable à différent niveau du territoire
-b/ Faire le zonage et l’aménagement forestier
-c/ Elaborer un schéma national de migration
4.5. Mise en compatibilité des -a/ Développer les mesures environnementales dans les
investissements ruraux avec projets de développement rural en référence au cahier de
l’environnement charges environnemental du PADR
-b/ Promouvoir l’intégration de la dimension
environnementale dans les politiques, programmes et
projets de développement au niveau des secteurs et des
communautés
-c/ Assurer la gestion des plaintes et doléances
environnementales en milieu rural

Madagascar est un pays de mega L'écosystème naturel est normalement


biodiversité avec 80% d’espèces au cœur de la sécurité alimentaire et
endémiques. Son écosystème est aussi énergétique en tant que source de
l’un des plus menacés de la planète. revenu de la majorité des ruraux qui
Des efforts importants ont été déployés représentent 80% de la population et
pour mieux préserver leur intégrité, mais dont 75% vivent en dessous du seuil de
il faut reconnaître que les résultats ne pauvreté. Les Écosystèmes supportent
sont pas encore à la mesure des efforts. surtout la production agricole, ses
Dans la mesure où il est reconnu que la produits sont commercialisés et, ils
pauvreté est la cause de la dégradation procurent aussi un « filet de sécurité »
de l’environnement, il s’agit d’identifier permettant de rendre tolérable la
les facteurs principaux de la relation pauvreté rurale et sans lequel les
pauvreté et écosystème afin de pouvoir populations seraient contraintes à
judicieusement les intégrer au PNDR. émigrer vers les villes pendant les

19 Décembre 2005 63
périodes de difficulté. Les tendances à 6 millions d’ha dans les cinq ans à
actuelles de dégradation des ressources venir. Ce développement du système
de l'écosystème, son anthropisation d’aires protégées à Madagascar utilisera
graduelle et systématique, risque : un éventail d’objectifs de gestion et de
type de gouvernance selon la
(1) d’hypothéquer le développement
classification de l’UICN.
économique futur en dégradant l’outil de
production et la capacité du système à Les grands objectifs de ce système
se régénérer, et d’aires protégées de Madagascar
sont de :
(2) de fragiliser les populations qui ne
bénéficient pas du développement  Conserver l’ensemble de
économiques et de la croissance la biodiversité unique de
Madagascar (écosystèmes,
Les analyses dominantes sur la relation
espèces, variabilité génétique)
Pauvreté - Environnement soutiennent
des changements profonds sur  Conserver le patrimoine
l’approche en donnant la priorité aux culturel malagasy
opportunités, plutôt qu’à la résolution
 Maintenir les services
des problèmes.
écologiques et l’utilisation
Une bonne gestion des services durable des ressources
environnementaux contribue naturelles pour la réduction de la
directement à l’amélioration des pauvreté et le développement
conditions de vie de la population. A durable
cela s’ajoute évidemment la durabilité
b) développer des programmes
de la croissance. La gestion de
d’écotourisme
l’environnement ne peut être traitée
L’écotourisme valorisera durablement
séparément du développement. Elle
cette biodiversité unique de
dépasse le cadre des institutions
Madagascar, patrimoine mondiale, et
responsables de l’environnement par
profitera aux communautés rurales à
une intégration totale dans tous les
travers un partage équitable des
domaines. La gestion durable des
bénéfices (écotourisme
ressources naturelles doit donc se
communautaire).
trouver au cœur du développement du
monde rural. •5.4.2 Axe stratégique 4.2 : Gestion durable
des eaux et des sols
Dans ce contexte, les axes stratégiques
et les programmes afférents à a) mettre en œuvre des programmes de
l’orientation n°4 sont définis comme suit gestion des bassins versants et
: périmètres irrigués
La dégradation des bassins versants
•5.4.1 Axe stratégique 4.1 : Gestion durable constitue l’une des causes de la
des écosystèmes et de la biodiversité diminution de la fertilité de nos sols.
a) mettre en place et développer le Aussi, la protection des bassins
système des aires protégées de versants doit être inscrite dans tout
Madagascar projet d’aménagement hydro agricole et
L’objectif visé est de porter la superficie ce, dans le cadre de la gestion des
des aires protégées de 1.7 millions d’ha terroirs.

19 Décembre 2005 64
b) étendre la mise en œuvre des importante de la population. Dans ce
programmes agro écologique contexte, il est indispensable, pour
La pratique de la culture itinérante sur remédier aux causes profondes de la
brûlis, le tavy, entraîne l’extension du dégradation forestière, de faciliter
défrichement des forêts. Aussi, un effort l’adoption par les populations rurales de
soutenu sera entrepris afin de nouvelles pratiques agricoles, à la fois
sédentariser les zones de production plus productives et moins préjudiciables
des aires périphériques des forêts par la à la forêt. La stratégie forestière devra
continuation et l’extension du donc comporter des mesures
programme agro écologique. correspondantes, en s’articulant
étroitement avec la stratégie de
Les itinéraires techniques développés
développement rural dont dépend
par le Groupement des Semi Directs de
l’évolution des pratiques de production
Madagascar (GSDM) seront vulgarisés
en milieu rural.
pour une agriculture durable et une
solution aux problèmes d’érosion dans a) Promouvoir le reboisement
le pays. La satisfaction des besoins en produits
forestiers ligneux qui sont en croissance
Les pratiques rurales mettront l’accent
permanente ne sera possible que si
sur la mise en valeur des bas-fonds, la
l’extension des surfaces forestières soit
protection et/ou l’amélioration de la
assurée et organisée.
fertilité des sols sur tanety, la diffusion
de protection des sources, b) valoriser les ressources forestières non
l’augmentation des ressources ligneuses
naturelles… L’utilisation des produits secondaires de
la forêt et susceptible de générer des
c) Lutter contre les feux de végétation
revenus supplémentaires pour les
La gravité du phénomène des feux de
populations rurales (miel, plantes
végétation, pratique généralisée et
médicinales, champignons, diverses
répétitives à l’échelle du pays, n’est plus
matières pour l’artisanat, etc. ) sera
à démontrer. Les conséquence néfastes
encouragée tout en veillant à ce que
s’exercent non seulement sur
cela contribue à une prise de
l’environnement mais se répercutent
conscience sur l’intérêt de la
directement sur les conditions de
préservation du patrimoine forestier .
production agricoles : érosion des sols
jusqu’à devenir stérile, tarissement des c) Promouvoir les énergies renouvelables
sources, ensablement des bas-fonds… La promotion des biogaz, éolienne,
Aussi, la maîtrise des feux devient une énergie solaire et toutes autres formes
préoccupation et nécessite la d’énergies renouvelables sera soutenue.
responsabilisation des collectivités
•5.4.4 Axe stratégique 4.4 : Gestion durable
locales à différents niveaux.
des espaces ruraux
•5.4.3 Axe stratégique 4.3 : Gestion durable Il est nécessaire de définir ce que
des ressources forestières devraient être les grands traits de la
Les pressions s’exerçant de longue date structure spatiale du monde rural
sur les ressources forestières se incluant non seulement les aspects
trouvent aujourd’hui aggravées par la techniques des infrastructures de
paupérisation que subit une partie production mais aussi tout

19 Décembre 2005 65
l'environnement de celle-ci
(vulgarisation, encadrement, conditions
c) Elaborer de schéma national de
de vie des ruraux, commercialisations,
migration
distribution...) tout en incluant la
Les pôles de développement sont un
préservation de l’environnement.
puissant moteur du mouvement
Les mesures visant à faciliter l’adoption migratoire. Des mesures sont à prendre
de pratiques rurales durables concernant l’avenir des zones de départ
s’intégreront dans le cadre de et la viabilisation des zones d’accueils.
l’aménagement des espaces ruraux, Par ailleurs, l’orientation des migrants
plus généralement, de la gestion des vers les zones à forte potentialité mais
terroirs villageois. de faible densité de population devrait
permettre d’équilibrer le territoire et
a) développer des schémas
d’éviter les trop grandes disparités. Un
d’aménagement et de développement
schéma national de migration est à
durable à différent niveau du territoire
élaborer pour fixer les orientations
Produire un schéma pour intégrer
générales de la migration et empêcher
physiquement le territoire, zones de
les pratiques spontanées qui risquent
production (agricole, d'élevage,
d’épuiser les réserves foncières ...
artisanales...), infrastructures, habitat et
leurs liaisons avec l’environnement pour •5.4.5 Axe stratégique 4.5 : Mise en
stopper la dégradation des ressources compatibilité des investissements ruraux
naturelles. La collaboration étroite entre avec l’environnement
élus et services techniques est a) Développer les mesures
indispensable pour la localisation des environnementales dans les projets de
différentes actions et investissements développement rural en référence au
afin de leur donner une meilleure cahier de charges environnemental du
rentabilité. PADR.
Tout projet de développement rural
b) Faire le zonage et l’aménagement
susceptible de porter atteinte à
forestier
l’environnement doit faire l’objet d’une
Le zonage forestier est un outil
étude d’impact environnemental et doit
nécessaire pour la gestion durable des
avoir un plan de gestion
ressources forestières du pays. Ce
environnemental pour concilier les
zonage classifiera les massifs forestiers
objectifs de développement et de
selon leurs fonctions et vocations
préservation de l’environnement.
(conservation, régulation, production).
b) Promouvoir l’intégration de la
Pour les forêts de production des
dimension environnementale dans les
schémas d’aménagement seront
politiques, programmes et projets de
élaborés et l’octroi des permis
développement au niveau des secteurs
d’exploitation se fera par voie
et des communautés
d’adjudication par appel d’offre.
Tous les plans et programme de
La certification forestière sera développement rural à quelque niveau
développée. que ce soit doivent intégrer dans leur
démarche la dimension
environnementale.

19 Décembre 2005 66
c) Assurer la gestion des plaintes et des
doléances environnementales en
milieu rural
Les administrations doivent assurer leur
rôle d’arbitrage en ce qui concerne les
plaintes et les doléances.

19 Décembre 2005 67
5.5. ORIENTATION N°5 : DEVELOPPER LES MARCHES ET ORGANISER LES
FILIERES

AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES


5.1. Partenariat Public Privé - a/ Mettre en place et développer les structures
(3P) : articulation des réseaux interprofessionnelles par filière
d’acteurs ruraux
5.2 Entrée d’opérateurs en aval - a/ Appuyer la mise en place de forum économique local
dans le marché - b/ Professionnaliser le monde rural et Rehausser le niveau
d’éducation
5.3 Diversification et - a/ Identifier et développer par anticipation les filières
développement des exportations porteuses
- b/ Créer des pôles de développement, des agri business
center, et des agro technopôles
5.4. Marketing/Communication - a/ Elaborer et mettre en oeuvre une stratégie marketing et
de communication adéquate pour le développement des
filières porteuses
5.5. Elaboration et mise en place - a/ Elaborer et diffuser, contrôler et suivre l’application des
des Normes et Qualités normes de qualité et de conditionnement des produits locaux
et d'exportation
- b/ Promouvoir la qualité
- c/ Mettre en place et opérationnaliser les infrastructures
adéquates à la normalisation et à la qualité (certification,
accréditation...)"

L’irrégularité et la faiblesse des revenus


ruraux tiennent à un environnement non
propice au développement des marchés
/ filières. L’inorganisation des marchés
réduit la capacité des territoires à attirer
des activités de nature à « tirer en
avant » la productivité locale et l’entrée
d’opérateurs en aval.
La priorité est de renforcer les capacités
et le dynamisme du tissu économique
local et de lui offrir les possibilités de
développer et de diversifier les
productions par l’intensification des
échanges extra locaux et l’exportation.
•5.5.1 Axe stratégique 5.1: Partenariat
Public Privé (3P) : articulation des réseaux
d’acteurs ruraux

Il s’agit de mettre en réseau les acteurs


locaux en associant les autorités

19 Décembre 2005 68
publiques et les opérateurs services agricoles de proximité : accès
économiques comme dans les GTDR aux facteurs de production, au crédit, au
avec les dispositifs institutionnel d’appui conseil technico-économique, à la
au développement local. sécurisation foncière, à l’information,
réduction des risques économiques, et
a) mettre en place et développer les
contractualisation avec les opérateurs
structures interprofessionnelles par
aval ; - (ii) la consolidation des instances
filière
de concertation géographiques et
Le regroupement des professionnels
sectorielles, qui permet une meilleure
locaux est encouragé pour servir
adéquation ressources/besoins ; - (ii)
d’interface et dynamiser les chambres
l’amélioration du cadre juridique et
consulaires existantes.
institutionnel des OPA, en particulier sur
•5.5.2 Axe stratégique 5.2 : Entrée la question de leur financement et, - (iv)
d’opérateurs en aval dans le marché le renforcement du dispositif de
Pour accélérer la croissance et la formation aux métiers (formation des
production, la demande doit être jeunes agriculteurs, formation des
stimulée par l’entrée d’opérateurs responsables d’OP…).
capables de relancer les échanges et de Il s’agit en particulier de : - (i)
mobiliser davantage le tissu développer et renforcer le tissus
économique local. d’organisations professionnelles à
a) Appuyer la mise en place de forum vocation économique ou spécialisée
économique local (Association des Usagers de l’Eau :
Pour attirer de nouveaux investisseurs AUE), en particulier autour de la
et promouvoir le développement rural un maîtrise des fonctions commerciales,
dispositif du type “ forum économique techniques, de police, de négociation et
local ”, associant collectivités locales et de gestion, - (ii) promouvoir les
groupements professionnels pour instances de gestion
promouvoir l’économie locale, relancer interprofessionnelles des filières et les
les activités ou exploiter de nouvelles observatoires économiques filière ; - (iii)
activités de développement local doit assurer une représentation effective des
être mis en place. OP aux débats de politique nationaux et
régionaux, en consolidant les bases et
b) professionnaliser le monde rural et les projets de Tranoben’ ny Tantsaha,
rehausser le niveau d’éducation des fédérations régionales et des
La professionnalisation des agriculteurs plateformes syndicales nationales, - (iv)
vise à renforcer leur capacité à agir sur améliorer le taux de pénétration des
leur environnement pour développer les services financiers de proximité et leur
exploitations agricoles, pour améliorer la accessibilité aux agriculteurs, en
qualité et la compétitivité des produits renforçant leur complémentarité avec le
agricoles, tout en optimisant l’utilisation secteur bancaire et les outils de
des ressources naturelles et subvention à l’agriculture, ainsi qu’en
halieutiques, et en assurant une juste créant des conditions incitatives pour
répartition des fruits de la croissance. certains secteurs d’activités à
Cela passe par : - (i) l’organisation des promouvoir (bonification des taux ciblée
ruraux et des filières afin d’accéder aux et limitée, réglementation du crédit) ; -

19 Décembre 2005 69
(v) rendre plus efficace les politiques, des besoins propres aux différents
les interventions et les investissements systèmes de production pour rehausser
en milieu rural en améliorant le ses niveaux de connaissance.
fonctionnement des cadres de leur
Le regroupement en association est
définition (GTDR, GTC, CCD…) ; - (vi)
recommandé pour l’achat, les crédits, la
renforcer le cadre institutionnel et
commercialisation ainsi que pour les
législatif régissant les activités des OPA
thèmes transversaux comme la
en complétant leur cadre juridique
négociation des intérêts communs,
(Chambre d’agriculture,
l’encadrement et le conseil.
interprofessions, groupements à
vocation économique, groupement Le développement des potentiels des
d’intérêt économique, les institutions acteurs locaux est incontournable pour
financières non mutualistes,…). Une l’essor du monde rural, la modernisation
parafiscalité sera instituée pour assurer des activités agricoles. L’initiative privée
une partie du financement des OPA ; - et l’amélioration du savoir faire en sont
(vii) renforcer l’accès des ruraux à les supports. Ceci nécessite l’existence
l’information en développant les de structure d’animation, d’information
programmes radiodiffusés ruraux et les et conseil en matière de technique de
supports d’information écrits et, - (viii) production, de gestion, de norme et
renforcer les programmes de formation qualité.
des jeunes aux métiers, de formation
des responsables d’OP et •5.5.3 Axe stratégique 5.3 : Diversification
et développement des exportations
d’alphabétisation fonctionnelle des
membres des OP. Les options d'intensification et de
diversification agricole retenues ne
La contribution des mouvements pourront s’inscrire dans la durée que si
professionnels et associatifs au elles sont soutenues par les marchés
développement agricole et rural est d’exportation. Il s’agit de s'adapter à un
reconnue et soutenue depuis de environnement sous régional et
nombreuses années par les pouvoirs international ouvert où les ruraux
publics. Ces organisations - outre les risquent de subir les conséquences de
services qu’elles fournissent - la fluctuation des termes de l’échange. A
contribuent à l’implication des cet effet, il faudra développer les
agriculteurs et des ruraux dans la mesures d'incitations et
gestion des terroirs et, par les d'investissements conséquentes
partenariats noués localement avec les permettant aux ruraux de réagir
collectivités locales décentralisées et les rapidement et d’anticiper les
acteurs socio-économiques, favorisent sollicitations du marché.
les démarches participatives de
développement durable. L’agriculteur a) identifier et développer par
est au centre des préoccupations de anticipation des filières porteuses
l'environnement institutionnel mais ses Dans un contexte de globalisation et de
performances, ses niveaux de concurrence internationale, la stratégie
compétence et de formation sont portera sur la diversification des
variables d’une exploitation à l’autre. productions, la spécialisation des zones,
Les services seront adoptés à la nature l'amélioration de la gestion de la qualité,
la multiplication des débouchés. La

19 Décembre 2005 70
recherche de filières qui offrent le plus Mobilisation et organisation des
de perspectives compte tenu de leurs producteurs au sein de systèmes
possibilités de diversification et de leur oeuvrant pour l’identification, la
réponse aux marchés reste un des certification (produits biologiques,
meilleurs moyens pour cela. Le dispositif produits du terroir …), la différenciation
de recherche et de conseil agricole de nos filières.
apportera le paquet technologique
approprié. 5.5. Elaboration et mise en place des
Normes et Qualités
b) créer des pôles de développement, des a) Elaborer et diffuser, contrôler et
agri business center et des agro suivre l’application des normes de
technopôles qualité et de conditionnement des
Pour soutenir l’accélération de la produits locaux et d'exportation
relance économique du monde rural, Pour protéger les consommateurs et
des pôles de développement, des agri pour que nos produits puissent avoir
business center et des agro technopoles leur place sur le marché mondial, les
doivent être mises en place afin de normes et les textes réglementaires
déclencher un processus soutenu de devant régir les produits seront mis à
développement et d’entraînement jour ou élaborés, diffusés et vulgarisés.
économique (trickle-down effects), pour Le suivi et le contrôle de leur application
intégrer progressivement les régions de doivent être effectifs pour éviter tout
croissance, dynamiser et organiser fraude.
l'espace grâce : - aux financements
qu'ils sont appelés à drainer, - aux rôles b) Promouvoir la qualité
et fonctions qu'ils assignent aux Des actions de promotion de la qualité
différents espaces, - à l'attractivité des et de normalisation en vue de la mise en
entreprises et des investissements, - place d’une certification de qualité
aux résultats en termes de création seront entreprises pour les produits, les
d'emploi et de richesse. Par ailleurs, les biens et services.
agro business center facilite la c) Mettre en place et opérationnaliser les
normalisation, le conditionnement le infrastructures adéquates à la
contrôle sanitaire. normalisation et à la qualité
(certification, accréditation...)
•5.5.4 Axe stratégique 5.4 :
Marketing/Communication Mettre en place et promouvoir des
moyens et structures d’intervention :
Pour rester compétitif face à la laboratoires, magasins de stockage,
concurrence sur le marché, une
instruments de mesures.
démarche marketing doit être menée
pour les filières porteuses afin de faire En outre des laboratoires spécialisés
connaître nos produits, notre savoir faire pour l’analyse de métaux lourds (zinc,
et notre spécificité. pesticides) seront aussi installés. Pour
éviter tout embargo de nos produits, les
a) Elaboration et mise en oeuvre d’une
opérateurs sont tenus d’assurer la
stratégie de marketing et de
traçabilité de leurs produits
communication des filières porteuses

19 Décembre 2005 71
5.6. RECAPITULATION DES GRANDES ORIENTATIONS DU PNDR

ORIENTATION N°1 : RENDRE LE CADRE INSTITUTIONNEL DU SECTEUR PLUS EFFICACE


AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES
1.1. Amélioration du cadre -a/ Poursuivre la réforme de l’administration publique
institutionnel et des structures -b/ Renforcer le programme de déconcentration et de décentralisation
d’accueil du développement rural eu -c/ Consolider les plates-formes de concertation et les structures d’appui
égard à la nécessité de la collaboration au niveau régional
et de la responsabilisation des acteurs -d/ Mettre en place un ou des systèmes d’information économique fiable
et au besoin de promouvoir les -e/ Renforcer les services de proximités et d’appui aux producteurs
systèmes de partenariat agricoles
1.2. Mise en place d’un environnement -a/ Mettre en adéquation et actualiser le cadre réglementaire
juridique et réglementaire favorable au -b/ Elaborer le Code rural
développement rural
ORIENTATION N°2 : FACILITER L’ACCES AU CAPITAL ET A UX FACTEURS DE PRODUCTION
2.1 Facilitation de l’accès des -a/ Mettre en œuvre le PNF
producteurs et investisseurs à la terre
2.2 Introduction des mécanismes - a/ Réhabiliter les infrastructures rurales
d’organisation, de gestion et de - b/ Développer des mécanismes durables de financement et de gestion
développement des infrastructures des infrastructures
2.3 Développement et pérennisation - a/ Mettre en œuvre la stratégie nationale de micro finance
du financement du monde rural - b/ Mettre en place un système de financement pour le développement
rural au niveau des banques primaires
2.4 Facilitation de l’accès à - a/ Entreprendre la formation des artisans ruraux
l’amélioration du matériel et de - b/ Promouvoir la production de matières premières
l’équipement - c/ Développer un programme d’accès aux équipements amonts et avals
2.5 Promotion de l’électrification rurale - a/ Accélérer la mise en œuvre de l’électrification rurale
ORIENTATION N°3 : AMELIORER LA SECURITE ALIMENTAIRE ET AUGMENTER LA PRODUCTION ET LA
TRANSFORMATION AGRICOLES
3.1. Amélioration de la productivité -a/ Renforcer la recherche Agricole
Agricole -b/ Assurer la diffusion de technologies appropriées dont la mécanisation
-c/ mettre en œuvre le Programme National des Bassins
Versants/Périmètres Irrigués (PNBVPI)
3.2. Diversification de la production et -a/ Développer les filières et valoriser les produits
de l’alimentation -b/ Promouvoir la diversification des produits
-c/ Promouvoir la modification des habitudes alimentaires
3.3. Assurance d’une stabilité et d’une -a/ Poursuivre et améliorer le Programme Transport en Milieu Rural
permanence des approvisionnements -b/ Développer et gérer de façon intégrée les infrastructures de transport
alimentaires rural, les infrastructures de stockage, silo
-c/ Désenclaver effectivement les zones isolées
3.4 Préparation aux urgences -a/ Consolider et développer les systèmes d’alerte et de surveillance des
catastrophes
3.5. Transformation des produits -a/ Appuyer les acteurs locaux pour développer des formules de
coopératives de production et/ou de transformation
-b/ Appuyer les petites entreprises à l’accès aux technologies de
transformation
-c/ Promouvoir la création d’unité de transformation artisanale et
industrielle

19 Décembre 2005 72
ORIENTATION N°4 : VALORISER LES RESSOURCES NATURELL ES ET PRESERVER LES FACTEURS
NATURELS DE PRODUCTION
AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES
4.1. Gestion durable des écosystèmes -a/ Mettre en place et développer le système des aires protégées.
et de la biodiversité -b/ Développer des programmes d’écotourisme.
4.2. Gestion durable des eaux et des -a/ Mettre en œuvre les programmes de gestion des bassins versants et
sols périmètres irriguées.
-b/ Etendre la mise en œuvre des programmes agro écologiques
-c/ Lutter contre les feux de végétation
4.3. Gestion durable des ressources -a/ Promouvoir le reboisement
forestières -b/ Valoriser les ressources forestières non ligneuses (filières huiles
essentielles, plantes médicinales et ornementales…)
-c/ Promouvoir les énergies renouvelables
4.4. Gestion durable des espaces -a/ Développer des schémas d’aménagement et de développement
ruraux durable à différent niveau du territoire
-b/ Faire le zonage et l’aménagement forestier
-c/ Elaborer un schéma national de migration
4.5. Mise en compatibilité des -a/ Développer les mesures environnementales dans les projets de
investissements ruraux avec développement rural en référence au cahier de charges environnemental
l’environnement du PADR
-b/ Promouvoir l’intégration de la dimension environnementale dans les
politiques, programmes et projets de développement au niveau des
secteurs et des communautés
-c/ Assurer la gestion des plaintes et doléances environnementales en
milieu rural
ORIENTATION N°5 : DEVELOPPER LES MARCHES ET ORGANI SER LES FILIERES
5.1. Partenariat Public Privé (3P) : - a/ Mettre en place et développer les structures interprofessionnelles par
articulation des réseaux d’acteurs filière
ruraux
5.2 Entrée d’opérateurs en aval dans - a/ Appuyer la mise en place de forum économique local
le marché - b/ Professionnaliser le monde rural et Rehausser le niveau d’éducation
5.3 Diversification et développement - a/ Identifier et développer par anticipation les filières porteuses
des exportations - b/ Créer des pôles de développement
5.4. Marketing/Communication - a/ Elaborer et mettre en oeuvre une stratégie marketing et de
communication adéquate pour le développement des filières porteuses
5.5. Elaboration et mise en place des - a/ Elaborer et diffuser, contrôler et suivre l’application des normes de
Normes et Qualités qualité et de conditionnement des produits locaux et d'exportation
- b/ Promouvoir la qualité
- c/ Mettre en place et opérationnaliser les infrastructures adéquates à la
normalisation et à la qualité (certification, accréditation...)"

19 Décembre 2005 73
6.1 LE PNDR : un levier pour fédérer,
coordonner et harmoniser les forces et
6 - MISE EN OEUVRE DU PNDR les appuis nécessaires
Madagascar se propose d’engager une En mettant un lien entre le
vision transformée du monde rural selon développement rural, le développement
une logique de développement inscrite des entreprises, le développement
dans une économie mondialisée. Le durable, la mise en réseau des acteurs,
développement rural a besoin de levier, le marché, la recherche, la
de force et d’appui pour faire évoluer la communication et les reformes de l‘Etat,
situation présente. le PNDR appelle à la cohérence des
politiques publiques et des interventions
Le PNDR est un levier des
des acteurs. Cette fonction de
transformations du monde rural décrites
cohérence s’exerce de façon
dans Vision Madagascar Naturellement
horizontale, au plan intersectoriel, et, de
pour les quinze prochaines années
manière verticale, aux divers échelons
(horizon 2020). Il en fixe les grandes
territoriaux.
orientations. Le PNDR est la
combinaison d’un ensemble de •6.1.1 Relations intersectorielles
mesures (les 5 orientations) formant un
Devant la multiplicité des programmes
tout et organisé de façon logique pour
sectoriels ruraux, le PNDR est destiné à
atteindre l’objectif qu’on lui a assigné.
organiser, à coordonner et à favoriser la
La force nécessaire pour faire évoluer le cohérence des appuis publics
développement rural est fournie par les (institutionnels et financiers, nationaux,
acteurs constitués par les exploitants bi- et multi- latéraux) et des
agricoles, les entrepreneurs industriels interventions de ses partenaires
et artisanaux, les opérateurs de économiques et sociaux. Le PNDR
services (commerce, transport …). Le oriente, accompagne et facilite les
regroupement de ces forces au sein interventions en milieu rural en vue
d’associations (Tranoben’ny tantsaha, d’atteindre l’objectif commun de
organisation paysanne,) et de développement rural.
groupements professionnels
Les fonctions d’orientation,
(organisations professionnelles
d’accompagnement et de facilitation
agricoles, GEM, FIVMPAMA, SIM,
sont possibles dans la mesure où le
GEFM, … et groupements régionaux et
PNDR constitue un référentiel commun.
locaux) doit se faire autour du PNDR
Il traduit les grandes idées formulées
pour plus de synergie.
dans Vision Madagascar Naturellement,
Ce levier et cette synergie, pour être dans la Politique Générale de l'Etat, du
efficace, a besoin de support adéquat DSRP et des orientations stratégiques
pour faire décoller le développement exprimées par les politiques
rural. Ce support est fourni par les sectorielles.
appuis institutionnel et financier des
Le cadrage du PNDR s’exerce, aussi
administrations publiques et territoriales
bien dans les secteurs classiques tels
en collaboration avec ses partenaires
l’agriculture, l’élevage, la pêche,
techniques et financiers.

19 Décembre 2005 74
l’environnement, la forêt, ou vis à vis sous forme de message clair au peuple
d’autres secteurs qui interviennent dans malgache et rassurant pour tous les
le monde rural, citons- les investisseurs, une base pour des
infrastructures: routes, réseaux hydro accords de performance avec les
agricoles, énergie et mines ; - l’agro ministres et leurs staffs. Le DSRP définit
industrie : unités de conditionnement, la stratégie et les objectifs de lutte pour
de stockage, de transformation et de la réduction de la pauvreté par des
commercialisation, - les équipements et actions immédiates et d'urgence, des
services : éducation, santé, transports actions pour le court et moyen termes.
… L’objectif de développement est la
promotion d’un développement rapide
La mise en œuvre du PNDR implique la
et durable pour réduire de moitié le taux
diffusion et la circulation d’information
de pauvreté en 10 ans. Le DSRP
permettant le suivi de la réalisation des
regroupe les orientations stratégiques
orientations entre les secteurs et à
autour de 3 grands axes (- restaurer un
différents niveaux.
Etat de droit et une société bien
•6.1.2 Liens verticaux au plan territorial gouvernancée - susciter et promouvoir
une croissance économique à base
Si les actions régionales cherchent à
sociale très élargie - susciter et
satisfaire les besoins au plus près de la
promouvoir des systèmes de
population dans une perspective de
sécurisation humaine et matérielle de
développement rural de proximité par
protection sociale élargis) et les
l’intégration et la coordination des
mesures politiques sectorielles à mettre
intérêts communs dans la gestion de la
en oeuvre.
vie sociale et économique, le PNDR
sert de guide d’action aux régions dans Le PNDR transcrit le DSRP, la Politique
leur programme de développement. Générale de l’Etat et Vision
C’est un outil de mobilisation et de Madagascar Naturellement à travers
fédération des acteurs autour de la ses orientations, ses axes stratégiques
thématique du rural. et ses programmes. Il consolide les
grands objectifs du développement rural
•6.1.3 Cadre de pilotage et de gestion en apportant le cadrage nécessaire aux
Vision Madagascar Naturellement programmes sectoriels concernés par le
formule la perception du développement rural.
rural en 2020 sous forme d’objectifs à
Les Documents Sectoriels renferment
long terme pour une meilleure
les mesures et les programmations des
organisation du monde rural, pour le
actions de développement rural qui
développement des agro-industries
doivent donc être en cohérence avec le
alimentaires et non alimentaires; et pour
PNDR. Les PRD et PCD sont des
la protection de l’environnement. La
documents de programmation de la
Politique Générale de Etat fixe
politique locale de développement. Ces
l’orientation stratégique et
outils doivent prendre pour cadre, du
opérationnelle partagée par tous les
point de vue du développement rural, le
acteurs, déclinée en objectifs clairs pour
PNDR. Le programme sert de référence
le Gouvernement, pour la cohérence
à la gestion locale du développement
des interventions des bailleurs de fonds
soit directement dans le processus de

19 Décembre 2005 75
programmation et des mesures à Le tableau ci-après schématise le cadre
prendre, soit indirectement à travers les de pilotage et de gestion du PNDR ainsi
interventions sectorielles. que les liens hiérarchiques et
fonctionnels entre les documents
Le Programme d’Appui au
stratégiques et opérationnels depuis
Développement Régional (qui reprend
Vision Madagascar Naturellement, la
le sigle PADR) apporte un appui
Politique Générale de l’Etat, le DSRP,
institutionnel aux GTDR intégrés aux
les Documents Sectoriels jusqu’au PRD
Comités Régionaux. Le PADR est l’outil
et PCD...
de suivi évaluation et de recadrage des
PRDR vis à vis du PNDR.

19 Décembre 2005 76
Cadre de pilotage du PNDR

HIERARCHIE DES DOCUMENTS PORTEE DES DOCUMENTS PILOTAGE MISSION

Formulation
Vision Madagascar Vision vision &
Naturellement PRESIDENCE définition PGE

Politique Générale de Objectifs macro et


l’Etat programmes prioritaires
PRIMATURE
Stratégies et objectifs de
DSRP Programmation
réduction de la pauvreté
& coordination
stratégique de la
Cadrage stratégique mise en oeuvre
PNDR Développement COV/EPP
rural

Documents de Documents de Documents de Documents de Mesures et MINISTERE


politiques politiques politiques politiques programmes
Transversales sectorielles sectorielles sectorielles sectoriels Mise en œuvre :
(Décentralisation MICDSP MEEF MAEP programmation
) & action

Intégration et
Programme d’Appui programmation
Appui institutionnel REGIONS
au Développement Régional développement
GTDR régional
déclinaison PNDR gestion de la vie
sociale et
Mesures/programmes économique
PRDR et actions régionales

Communes & Gestion &


Mesures/programmes et Partenaires programmation
PCD actions de proximité locaux
de proximité

19 Décembre 2005 77
Ces liens hiérarchiques et fonctionnels Depuis le processus PADR, il appartient
entre les documents mettent en en premier lieu à l’Administration
évidence les rôles et responsabilités des d’organiser avec l’EPP, la tenue des
acteurs du programme. La Présidence travaux d’élaboration du programme.
formule la vision et la Politique Générale Elle identifie les différents collèges
de l’Etat ; La Primature fixe les objectifs devant composer aussi bien les GTC
macro et assure une programmation et que les GTDR et interviennent dans
une coordination stratégique à travers l’animation et veille à la représentativité
les stratégies de réduction de la équitable des membres.
pauvreté et consolidées par le PNDR. L’Administration contribue activement à
Le COV et l’EPP appuient le la fourniture et à la collecte des données
gouvernement dans le cadrage qui serviront de base aux travaux
stratégique des interventions d’élaboration du programme. Elle veille
sectorielles du PNDR en tant que à ce que les résultats issus des travaux
référentiel des actions de s’inscrivent dans le cadre de la politique
développement rural dans le cadre des de l’Etat et de ses composantes
programmes sectoriels élaborés par les sectorielles en respectant la philosophie
départements ministériels et des du PIP régionalisé. Elle définit la ou les
programmes de développement structures à mettre en place pour la
territorial conçus au niveau des Régions mise en œuvre du programme validé
et des Communes avec l’appui des par le COV. Elle participe à la
GTDR en concertation avec les formulation des actions qui composent
partenaires locaux publics et privés. le programme et joue un rôle significatif
dans la mise en opération du système
6.2LES ACTEURS de suivi/évaluation à mettre en place et
Le PNDR montre la nécessité de la mise de l’orientation éventuelle des actions
en synergie des opérateurs du compte tenu de l’analyse des résultats
développement rural : - la société civile ; en cours et des impacts. Il lui appartient
- les organismes professionnels d’engager les procédures nécessaires à
agricoles ; - les opérateurs la mobilisation des sources de
économiques, et des appuis financements, tant au niveau national
institutionnels apportés par les (public et privé) qu’international
administrations publiques et territoriales (bailleurs de fonds extérieurs).
et ses partenaires techniques et
6.2.1.1 Les ministères sectoriels
financiers.
Au niveau ministériel, le PNDR fait
•6.2.1 Les administrations publiques et intervenir directement les départements
territoriales
suivants :
L’administration est le Maître d’oeuvre
du développement. Sous la conduite du Le Ministère de l’Industrialisation, du
gouvernement, elle met en oeuvre la Commerce, du Développement du
Politique Générale de l’Etat, coordonne Secteur Privé (MICDSP) est chargé de
les orientations en matière de la conception, de l'élaboration et de la
développement et met en chantier les mise en œuvre de la Politique de l'Etat
programmes nationaux avec l’appui de en matière de Développement du
ses partenaires financiers. Secteur Privé, notamment dans le

19 Décembre 2005 78
domaine de l'Industrie, de l'Artisanat et ressources affectées à la mise en
des Micros Entreprises, ainsi qu'en œuvre de la politique, dans le respect
matière de Commerce des biens et des législations et réglementations en
services. vigueur ; Il anime et assure le suivi et le
contrôle de l’exécution des activités
Il est particulièrement chargé de la mise
arrêtées dans le « business plan » pour
en œuvre de la politique de l'Etat en
atteindre les objectifs suivants :
matière de promotion de
l'investissement privé, du transfert de la  -Augmenter la productivité pour
technologie, de la compétitivité et de atteindre le même niveau que les
l'intégration de Madagascar dans pays asiatiques et augmenter les
l'économie mondiale. superficies irriguées ;
En ce qui concerne le développement  -Promouvoir la diversification et la
rural, il participe à deux niveaux. En transformation des produits
amont de la production, il contribue à agricoles en encourageant les
l’outillage et l’équipement agricole (dont associations villageoises et le
l’artisanat rural et autres intrants), le secteur privé ;
partenariat privé public et, en aval, à la
 -Atteindre les normes
collecte, le conditionnement, le
internationales de qualité pour
stockage, le silo, la chambre froide, le
développer les exportations
magasinage, la transformation, la
agricoles et agro-industrielles ;
commercialisation export et la
consommation domestique, les normes  -Renforcer la collaboration avec
et qualités. Cette sécurisation aval les partenaires techniques et
l’oblige à disposer d’informations sur les financiers pour assurer une
types de marchés, la quantité, la qualité, gestion transparente et
le calendrier de livraison, le rationnelle des ressources
conditionnement, les normes et la halieutiques et assurer leur
demande. pérennité ;
Le Ministère de l’Agriculture, de  -Assurer la bonne gouvernance
l’Elevage et de la Pêche (MAEP)est du secteur.
chargé de la conception, la mise en
Pour la mise en œuvre du PNDR, il
œuvre et la coordination de la politique
promeut la production pour la
de l’Etat dans le domaine de
consommation domestique et l’export. Il
l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
a en charge la production bord champ et
ainsi qu’en matière domaniale et
le pré conditionnement, les
foncière. Il a pour mission d’accélérer le
infrastructures hydro agricoles, le
développement rural pour assurer que
foncier.
les fruits de la croissance soient
partagés par tous. A ce titre, il contribue Le Ministère de l’Environnement, des
à l’établissement des conditions Eaux et Forêts (MEEF) est chargé de la
favorables à la promotion d’un conception, de la mise en œuvre et de
développement économique, social, la coordination de la politique de l’Etat
politique et culturel, rapide et durable ; Il en matière d’environnement et de
suit l’administration et l’utilisation des ressources forestières. Il s’assigne

19 Décembre 2005 79
comme objectif le développement, la la Décentralisation et de l’Aménagement
sauvegarde pour nos enfants de du Territoire (MDAT), de l’Energie et des
l’environnement unique de Madagascar. Mines (MEM), des Transports et des
Il a la charge de développer les Travaux Publics (MTTP), de l’Education
institutions et les cadres réglementaires Nationale et de la Recherche
nécessaires pour la protection de Scientifique (MENRES), de la Santé et
l’environnement et de la nature. ; Il a la du Planning Familial (MSPF), des
charge d’arrêter la déforestation et les Télécommunications, de la Poste et de
feux de brousse ; De promouvoir la la Communication (MTPC).
gestion rationnelle des ressources
Les institutions classiques n’assument
naturelles par les communautés ;
pas la sécurisation des besoins des
D’assurer la pérennité financière du
acteurs amonts et aval dans ces
système des parcs nationaux ;
domaines. L’opérationnalité du PNDR
D’assurer la bonne gouvernance
implique la mise en place d’un système
environnementale et forestière ;
de financement et ou de mécanismes de
D’assumer la protection, la conservation
gestion adéquats sur les questions des
et la valorisation de l’environnement par
services de bases tel l’éducation ou de
des mesures appropriées ; D’établir les
la santé, des infrastructures
conditions environnementales
énergétique, minières, transports,
favorables à un développement rapide
communication.
et durable ; De veiller à la mise en place
d’une organisation rigoureuse et efficace 6.2.1.3 Les Régions
permettant l’amélioration des
Les régions forment une des dimensions
procédures d’application des
majeures du développement aussi, les
réglementations sur la mise en
orientations majeures et les grands
compatibilité des investissements avec
principes de développement de chaque
l’environnement ; promouvoir les
région doivent intégrer le PNDR. Les
principaux outils de mise en œuvre de la
régions constituent le niveau le plus
politique forestière (le Plan Directeur
adéquat des interventions et des
Forestier National et les Plans
investissements territoriaux car leur
Directeurs Forestiers Régionaux);
place permet la gestion de la vie sociale
promouvoir toute action de prévention,
et économique dans toute sa globalité;
de sensibilisation, d’études et de
pour l’articulation des projets locaux et
recherche en matière de lutte contre la
des programmes nationaux.
pollution et de protection de
l’environnement en collaboration avec Sur la base du référentiel régional et du
les organismes privés et associations Programme Régional de
concernés. Développement Rural, les Communes
qui composent la Région élaborent leur
6.2.1.2 Les ministères à actions transversales
plan de développement, mettant ainsi en
D’autres acteurs institutionnels sont exergue leurs priorités. Elles participent
concernés par le PNDR du fait de la aussi à la fourniture des informations
transversalité de leurs actions. nécessaires à l’élaboration des
monographies.
Ce sont les Ministères de l’Economie,
des Finances et du Budget (MEFB), de

19 Décembre 2005 80
•6.2.2 Les bailleurs de fonds et les développement rural au travers de PME
partenaires techniques et financiers
et d’unités industrielles situées en amont
Bailleurs de Fonds et partenaires et ou en aval de la production y compris
techniques et financiers participent à l’encadrement et les services tels que
travers les réunions périodiques tenues les transports, les collectes et le
avec l’EPP, afin de leur permettre de conditionnement et le stockage, la
suivre l’évolution et d’émettre des transformation, la commercialisation, le
observations. Il est primordial à ce que financement ...
la stratégie d’intervention de leurs
6.2.3.3 La Société civile
organismes réponde efficacement aux
orientations définies dans le PNDR. Ils Les ONGs interviennent comme des
contribuent au financement requis par prestataires de service en participant à
les actions à mener et apportent leur la constitution des bases de données
assistance technique. Afin de faciliter sur la région, à l’animation des
leurs travaux de réflexion, les bailleurs consultations participatives des
de fonds ont mis en place le Groupe de communautés et à l’encadrement
Bailleurs de Fonds doté d’un Secrétariat technique et commercial des
Multibailleurs (SMB). bénéficiaires.
•6.2.3 Les opérateurs du développement 6.3 LES STRUCTURES, ROLES ET
rural RESPONSABILITES
6.2.3.1 Les organismes professionnels agricoles Le programme national de
Les Associations paysannes, groupes développement rural met en jeu le rôle
d’intérêts économiques, coopératives, et les responsabilités des différents
Tranoben’ny tantsaha sont les acteurs. L’analyse des compétences en
principaux acteurs du développement matière de développement rural et
rural au niveau des régions. Etant d’actions régionales met en évidence les
membres à part entière d’un des rôles des structures existantes.
collèges, ces organisations paysannes
•6.3.1 Les structures nationales
expriment les contraintes rencontrées
dans leurs activités ainsi que les voies Au niveau national, les structures
et moyens qu’elles jugent efficaces pour existantes sont constituées par celles
les lever. Leur contribution rend plus issues du PADR et par les
réalistes et plus pragmatiques les départements institutionnels.
actions identifiées dans le cadre du 6.3.1.1 Les structures issues de l’ex PADR
PNDR et dont elles sont les principaux
bénéficiaires. Elles participent Le Comité d’Orientation et de Validation
également à la définition des éléments (COV) appui le gouvernement en
nécessaires au suivi-évaluation des matière d’orientation stratégique et
actions engagées et à l’application des opérationnelle et de validation du
directives y afférentes. programme de développement rural
proposé par l’ Equipe Permanente de
6.2.3.2 Les opérateurs économiques Pilotage (EPP) dont il oriente les
En réponse à la politique de activités. L’EPP assure la cohérence
désengagement de l’Etat, les opérateurs des procédures, la coordination, le suivi-
économiques contribuent au évaluation et l’animation de la mise en

19 Décembre 2005 81
oeuvre du PNDR. A cet effet, elle anime, filières significatives (impulsion) par la
facilite et appui les Groupe Thématiques facilitation, la coordination des actions
Centraux (GTC) et les Groupes de de développement, l’incitation, le
Travail de Développement Rural contrôle de légalité, le suivi – évaluation,
Régional (GTDR) et met en cohérence la programmation budgétaire et les
les résultats de leurs travaux avec la procédures réglementaires.
politique de l’Etat et le DSRP; Les
Groupes Thématiques Centraux (GTC) •6.3.2 Les structures régionales

travaillent sur des thèmes spécifiques et Les Régions, maître d’ouvrage du


transversaux du programme. Leur développement local, bénéficient du
fonction de plate-forme de concertation GTDR. Les GTDR ont été constitués
et d’harmonisation des interventions au pour être consultés dans l’intégration, la
plan du développement rural régional coordination, le suivi évaluation et la
est à consolider. mise en oeuvre local du programme
national avec comme outils le référentiel
L’EPP est chargée de l’étude des
régional et le Programme Régional de
politiques et programmes de
Développement Rural. Le rôle de
développement sectoriel, de l’examen
plateforme de concertation régionale
de propositions émanant du secteur
des GTDR doit être consolidé dans la
privé, des ONG et des groupements
fédération des acteurs locaux autour de
paysans, de coordonner les différentes
la thématique du développement local.
interventions de développement,
d’appuyer l’intégration des Les Régions disposent de structures
programmations participatives opératoires constituées par les
régionales pour le développement rural Directions du Développement Rural
dans les programmes d’investissement (DDR) fonctions relayées par le 2ème
public (PIP). adjoint du Chef de District au niveau
district. Elles mettent en œuvre la
Les membres, actuellement constitués
politique régionale de développement
par un représentant du Premier Ministre,
rural
des Secrétaires Généraux de Ministères
concernés, de responsables Les services déconcentrés de l’Etat, au
d’organismes ou programmes de niveau régional, en plus de leur mission
développement rural, de personnalités institutionnelle de mise en œuvre de la
du secteur privé et du public choisies politique nationale sectorielle, sont aussi
pour leur compétence, doivent être investis de missions d’appui conseil aux
composés de responsables de haut collectivités. Ce sont les Directions
niveau disponibles. Régionales du Développement Rural
(DRDR) pour le MAEP. Elles sont
6.3.1.2 Les départements ministériels
relayées au niveau district par les
Dans la mise en œuvre du PNDR, le Circonscription du Développement Rural
rôle des départements ministériels est (CirDR). Il est prévu que les CirDR, dans
d’assurer la cohérence sectorielle le cadre de la mise en place de services
(normalisation, arbitrage), la correction de proximités, seront membres des
des disparités entre les régions Centres de Services Agricoles (CSA) qui
(désenclavement, compensation, assurent l’interface pour harmoniser les
régulation) et la promotion des zones et offres de services et structurer/organiser

19 Décembre 2005 82
la demande. Le CSA serait le socle
permanent et autonome de référence
(formation/information) et d’appui
technique pour les producteurs agricoles.

19 Décembre 2005 83
Compétences et prérogatives dans la mise en œuvre du PNDR
Acteurs Mission attribution Domaine d’intervention Structure d’intervention Type d’intervention
-Présidence Formulation vision et Maître d’ouvrage du Pilotage, coordination et suivi
STRATEGIQUE définition de la PGE développement national évaluation stratégique
-Gouvernement Mise en oeuvre de la Maîtrise d’oeuvre du +Comité d’Orientation et coordination des orientations en
PGE DSRP et du développement national de Validation matière de développement
NIVEAU

PNDR mise en œuvre des programmes


nationaux
+Equipe Permanente de cohérence des procédures,
Pilotage coordination, suivi évaluation
animation de la mise en oeuvre
du PNDR
-Ministères sectoriels Conduite de la Mettre en place les conditions Directions et services Mise en œuvre :
MICDSP, MAEP, MEEF politique sectorielle institutionnelles et centraux -facilitation, coordination
organisationnelles pour la incitation, contrôle, suivi –
- ministères transversaux mise en oeuvre des évaluation, programmation
INTERVENTIONS OPERATIONNELLE

MEFB, MDAT, MEM, orientations sectorielles dans budgétaire, procédures juridiques


MENRES, MINSAMPF, le cadre du PNDR et réglementaires
MTTP, MTPC Organismes rattachés Mise en exécution et réalisation
Structures de projets appui technique/ économique/
organisationnel/ financier/
renforcement de capacité des
acteurs régionaux
Bailleurs de fonds / Financement Développement rural Agences Crédits, dons,subvention,
partenaires techniques et Structures de projets assistance technique
financiers
-Régions maître d’ouvrage du Programmation du GTDR plateforme de concertation
développement local développement rural régional DDR mise en œuvre politique
régionale
Gestion de la vie sociale et -Communes articulation des projets locaux et
économique des programmes nationaux
Services déconcentrés Services DRDR Relais de la mise en œuvre de la
Services de proximité politique sectorielle facilitation,
CirDR / CSA coordination incitation, contrôle,
suivi – évaluation, information
-appui-conseil, formation
-OPA/GIE Associations Identification actions, PRDR GTDR Participation et bénéficiaires
paysannes /Coopératives suivi évaluation
REALISATION

/Tranoben’ny tantsaha Application directives


-Les opérateurs Création de valeur Infrastructures, Equipement, Entreprise et unités de Production, commercialisation,
économiques ajouté Service, Transformation productions transformation
-Société civile mobilisation animation Intermédiaire entre le citoyen ONG prestataires de service
plaidoyer et l’état encadrement éducation civique

19 Décembre 2005 84
6.3.2.1 Les compétences et prérogatives dans la mise en œuvre du PNDR

PNDR transfert de compétence (appui au

développement des régions)

Contrôle de légalité - suivi –


ETAT REGION
évaluation
Facilitation Maître
coordination d’ouvrage du
Incitation développement
Programmation local

Prérogatives étatiques Compétences régionales


Orientation 1 1.1
1.2
Orientation 2 2.1 Orientation 3 3.2
2.2 3.3
2.3 3.4
Orientation 3 3.1 Orientation 4 4.1
4.2
4.3
4.4
4.5
Orientation 5 5.3 Orientation 5 5.1
5.4 5.2
5.5

Secteur Privé,
Organisation Société
Civile, Organisation
Paysanne, Organisation
Professionnelles Agricole
Exécution du PNDR

permettre d’assumer la fonction de


maître d’ouvrage du développement
La mise en œuvre des orientations, axes
local.
et programme du PNDR montre les
prérogatives institutionnelles et les rôles En effet, pour que les régions puissent
des acteurs partenaires selon le schéma tenir pleinement le rôle de gestionnaire
suivant. du développement local et de mener leur
politique de proximité, elles doivent
maîtriser le foncier (orientations 2.1), les
Les compétences relatives aux outils leur permettant d’améliorer la
orientations 3 - 4 et 5 devront être sécurité alimentaire et d’augmenter la
transférées aux régions pour leur production et la transformation agricole
19 Décembre 2005 85
(orientation N°3), de valoriser les Le CDMT est un instrument
ressources naturelles et préserver les d’harmonisation et de mise en cohérence
facteurs naturels de production (eau, de la contribution des partenaires
fertilité de sols, fonctions écologiques techniques et financiers à partir de
des écosystèmes…) (orientation N°4) et l’approche programme. En effet, c’est un
de développer les marchés et organiser tableau synoptique répartissant les
les filières (orientation N°5). programmes, leurs montants et les
sources de financement.
Actuellement partagées, ces
compétences seront des prérogatives C’est un tableau qui a l’avantage de faire
propres aux collectivités à terme dans apparaître le niveau de financement de
leur majorité si on se réfère aux grandes chaque programme, les différents
étapes de la mise en œuvre du PN2D. partenaires aux niveau de chaque
programme et dont la consolidation
6.4 FINANCEMENT DU PROGRAMME permet de déterminer la part de chaque
La réalisation du PNDR nécessite des source de financement aussi bien au
ressources stables notamment niveau global qu’au niveau de chaque
humaines, matérielles et financières. Les programme.
ressources à mobiliser ainsi que les Ce tableau est une base de mobilisation
éventuelles sources de financement, qu’il financière dans le cadre d’une
s’agisse d’investissements ou de programmation des interventions à
dépenses de fonctionnement, pour moyen terme. C’est un document de
rendre opérationnelles les différentes négociation qui permet d’inscrire
structures à tous les niveaux (national et l’engagement des partenaires.
régional) devront être définies.
Le cadre logique du PNDR est un outil 6.5SUIVI EVALUATION
participatif d’orientation du Le système de suivi évaluation est
développement rural. Il constitue, avec nécessaire à la viabilité et à la
52 programmes identifiés, le cadre pérennisation du PNDR. Des indicateurs
d’intervention stratégique pour les d’activités, de résultats et d’impact
années à venir. C’est un document qui doivent être définis et un calendrier
canalise et oriente les interventions des approprié de suivi évaluation sera conçu.
bailleurs de fonds vers des objectifs de
développement rural programmé au 6.5.1 But

niveau national. Le suivi évaluation des actions menées


dans le cadre du PNDR ont pour but de
La contribution des partenaires à la mise
mesurer : i) la réalisation des actions par
en œuvre du PNDR sera fixé par un
rapport aux objectifs ; ii) l’évolution des
tableau de financement qui est un cadre
indicateurs-clés et, ii) l’efficacité de la
de dépenses à moyen terme (CDMT).
stratégie adoptée pour la réduction de la
L’objectif est d'arriver, par une action de
pauvreté à travers l’analyse des résultats
plaidoyer, à obtenir l’engagement des
sur les différents acteurs du
partenaires au développement rural aux
développement rural et des impacts des
appuis techniques et financiers à la
programmes définis sur le niveau de bien
réalisation des programmes inscrits.
être de la population
Il est nécessaire d’identifier les bailleurs
et de regrouper les sources de 6.5.2 Objectif

financement par programme, de faire un L’objectif du suivi évaluation est de


phasage des interventions, d’élaborer le pouvoir disposer en temps réel des
programme 2006 par une table ronde éléments d’information choisis. Le but est
des partenaires. de mesurer la pertinence et l’efficacité
19 Décembre 2005 86
des programmes mis en œuvre et business plan sectoriel et selon les axes
d’apporter les mesures correctrices ou la stratégiques et les plans d’actions
consolidation des acquis. sectoriels.
Le suivi - évaluation de la mise en Ces indicateurs tiennent compte : - (i)
oeuvre du PNDR portent sur le suivi de des objectifs de réduction conséquente
l’évolution des principaux indicateurs du de la pauvreté, et de développement
développement rural fournis par les rapide et durable de l’économie du
organismes spécialisés (INSTAT, secteur monde rural ; - (ii) des objectifs
Direction de la Coordination du Suivi du développement pour le Millénaire
Evaluation des Programmes (DSE) de la auxquels Madagascar a souscrit ; - (iii)
Direction Générale du Plan, STA). Il sera des objectifs des différents partenaires
focalisé dans un premier temps, sur une financiers et enfin, - (iv) des objectifs de
composante-clé de chaque programme coopération et d’intégration régionale,
ou sur des indicateurs les plus d’accords internationaux.
significatifs en utilisant la base des
Des indicateurs intermédiaires identifiés
données secondaires produites par la
au niveau de chaque secteur et/ou sous-
DSE/DGPlan.
secteur devront permettre d’améliorer le
Des visites sur terrain seront menées suivi des réalisations de chaque
pour vérifier les données collectées et les programme.
rapports produits afin d’inciter les régions
et les Communes à remonter des 6.5.3 Articulation du suivi évaluation et
mise à jour
données reflétant la réalité. Par ailleurs,
une revue annuelle avec les Etant donné que le PNDR traduit les
responsables de programmes et les orientations et du DSRP et de la Vision
Ministères sera faite. Une équipe de suivi Madagascar Naturellement, les données
évaluation opérationnel produira de brefs du système du suivi évaluation du PNDR
rapports consignant ses constats, ses en constituent leur input. Aussi,
conclusions et ses recommandations. l’évaluation du PNDR doit être entreprise
avant la mise à jour du DSRP tous les
Ultérieurement, le suivi pourra être fait, à deux ans.
partir et sur la base des informations
issues des responsables, sur l’intranet
gouvernemental.
Pour mesurer l’efficacité du Programme
National pour le Développement Rural
sur le niveau de vie et de revenu du
monde rural, et plus particulièrement sur
les pauvres, les principes directeurs du
suivi évaluation ont trait à : - (i) l’efficacité
du partenariat public privé. Les
partenaires du Gouvernement y seront
associés sous la coordination de l’EPP ; -
(ii) le diagnostic des principaux
indicateurs de suivi retenus qui retracent
au mieux les conditions de vie de la
population rurale devront être
représentatifs de la situation économique
et sociale des ménages ruraux. Ces
indicateurs seront formulés par l’INSTAT
en conformité avec les indicateurs des
19 Décembre 2005 87
ANNEXES

19 Décembre 2005 88
I. LES PROGRAMMES ET PROJETS
1.1 FINANCEMENT DES PROJETS EN COURS

FINANCEMENT PROJET-PROGRAMME
COOPERATION BILATERALE
Agence Française de Développement - Etat Malagasy Réhabilitation des Périmètres Irrigués Manakara/Farafangana
Agence Française de Développement - Etat Malagasy Projet Protection Bassins Versnats LAC ALAOTRA
Agence Française de Développement - Etat Malagasy Appui à la Diffusion des Techniques Agro-écologiques
(GSDM)
Agence Française de Développement - Etat Malagasy Projet Pilote de Protection et Valorisation de la Bioverdiversité
Fonds de Solidarité Prioritaire - Etat Malagasy Contribution Mise en Œuvre Plan d'Action de DR (
COMIPADR)
Fonds de Solidarité Prioritaire - Etat Malagasy Contribution à une Gestion Décentralisée des Ressources
Naturelles

Intercoopération Suisse Le Programme Sahan’Asa Hampandrosoana ny Ambanivohitra


(SAHA)

Japon - Etat Malagasy Le Programme d’alimentation en eau dans le Sud (AES)

NORAD - Etat Malagasy Projet de recherche et d'appui à la filière semences


NORAD - Etat Malagasy FIFAMANOR –ELEVAGE
NORAD - Etat Malagasy FIFAMANOR (Fiompiana sy Fambolena Malagassy sy
Norveziana)

République Fédérale d'Allemagne Le Programme intégré de Sécurité alimentaire (PISA)


République Fédérale d'Allemagne - Etat Malagasy Programme de lutte antiérosive (PLAE)
République Fédérale d'Allemagne - Etat Malagasy Programme de Gestion Durable des Ressources Naturelles

United States of America - Etat Malagasy Milennium Challenge Account


USAID - Etat Malagasy Conservation des écosystèmes forestiers biologiquement divers

COOPERATION MULTILATERALE

Agence Française de Développement - MAE - Union Projet de Gestion Ressource Crevettière


Européenne - Etat Malagasy

Fonds Africain de Développement - Etat Malagasy PROJER


Fonds Africain de Développement - Etat Malagasy Réhabilitation du Périmètre Bas Mangoky
Fonds Africain de Développement - Etat Malagasy Programme d'Appui aux Communautés Pêcheurs du Littoral de
Toliary
Fonds Africain de Développement - Union Européenne - Lutte Antiacridienne
Etat Malagasy

Fonds International pour le Développement Agricole - PADANE


Développement International Desjardin - Etat Malagasy
Fonds International pour le Développement Agricole - Etat Programme de Promotion des Revenus Ruraux (PPRR)
Malagasy
Fonds International pour le Développement Agricole -Etat Mise en valeur du Haut bassin de Mandrare (phase II)
Malagasy

Food and Agricultural Organisation - Etat Malagasy Assistance d'Urgence aux Populations Affectées par la
Sècheresse Sud
19 Décembre 2005 89
Food and Agricultural Organisation - Monaco - France - Etat Le Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire (PSSA)
Malagasy

COI - Etat Malagasy Protection Intégrée des Cultures fruitières et Légumes contre
les Mouches

International Development Agency - Agence Française de Programme de développement des périmètres irrigués et
Développement - Etat Malagasy d’aménagement des bassins versants
International Development Agency - Etat Malagasy Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR)
International Development Agency - Etat Malagasy Le Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR)
International Development Agency - Etat Malagasy Fonds d’Intervention pour le Développement, phase IV (FID IV-
PROJET DE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE : PDC)
International Development Agency - Etat Malagasy Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en
matière d’Alimentation et de Nutrition Elargie (SEECALINE)
International Development Agency - Etat Malagasy Projet Pôles Intégrés de Croissance (PPIC)
International Development Agency - Global Environemental Elaboration Plan d'Action National d'Adaptation au
Fund - Etat Malagasy changement climatique
International Development Agency - Union Eurpéenne - Plan d’Action Environnementale (PAE)
Programme des Nations Unies pour le Développement -
République Fédérale d'Allemagne - USAID - Conservation
Internationale - Global Environnemental Fund -Etat
Malagasy
International Development Agency - Japon - Etat Malagasy Appui à l'Assistance pour la préparation du Programme BV-PI
Programme Alimentaire Mondial - Japon - Etat Malagasy Préparation atténuation effets catastrophes naturelles

UNICEF -Etat Malagasy Nutrition Assise Communautaire ( volet Agri)

Union Européenne - Etat Malagasy PASA (UE) - Périmètres Irrigués


Union Européenne - Etat Malagasy Progr. D'Appui aux Communes et Org° Rurales pour le Dvlpt du
Sud ACORDS
Union Européenne - Etat Malagasy ASDR (Appui budgétaire)
Union Européenne - Etat Malagasy Appui à la Direction des Services Vétérinaires (Appui à la DSV)
Union Européenne - Etat Malagasy Etat de Lieu des Stocks Halieutiques
Union Européenne - Etat Malagasy Surveillance des Pêches du Plateau et du Talus Continental
Zone Sud Ouest
Union Européenne - Etat Malagasy Appui aux Communes et Organisations Rurales pour le
Développement du Sud (ACORDS)
Union Européenne -Etat Malagasy Appui Phytosanitaire à l'Exportation des Fruits et Légumes
Union Européenne -Etat Malagasy - Fonds d'Aide et de Relance des exportations agricoles
Coopération
Union Européenne - Etat Malagasy Développement de l'Elevage dans le Sud Ouest (DELSO)
RESSOURCES PROPRES
Etat Malagasy Assistance Technique à la Statistique Agricole
Etat Malagasy Appui à la DFB/ MAEP
Etat Malagasy Programme d'Appui à la Promotion des Chambres d'Agriculture
Etat Malagasy Opération « petits matériels agricoles »
Etat Malagasy Relance de la production Agricole
Etat Malagasy Programme Spécial Sécurité Alimentaire
Etat Malagasy Crédits d'urgence dégât cycloniques
Etat Malagasy Fonds d'Entretien des Réseaux Hydro agricoles
Etat Malagasy Programme Foncier National (PFN)
Etat Malagasy Cadastre National
Etat Malagasy Relance de la Filière Porcine
Etat Malagasy Développement Laitier à Madagascar
Etat Malagasy Identification des Bovins
19 Décembre 2005 90
Etat Malagasy Appui à la Valorisation et à la Gestion des ressources
Fourragères
Etat Malagasy Contrôles des Vaccins et Médicaments Vétérinaires (CMVV)
Etat Malagasy Appui au Contrôle des Maladies Dominantes à M/car
Etat Malagasy Aménagement des Marchés à Bestiaux
Etat Malagasy Appui au Démarrage des Activités du Laboratoires National de
Diagnostic
Etat Malagasy Appui Promotion du Partenariat dans le Domaine de la Pêche
Etat Malagasy Projet d'Aménagement des Plants d'Eau et de Développement
de la Pisciculture
Etat Malagasy Développement de la Pêche Artisanale à Nosy Be
Etat Malagasy Développement de l'Aquaculture de Crevettes dans la Région
Nord Ouest
Etat Malagasy Appui Technique à la Valorisation Poissons d'accompagnement
Mahajanga
Etat Malagasy Projet d'Appui au Développement Intégré du Pêche
Continentale Zone Sud Ouest
Etat Malagasy Promotion de l'Aquaculture de crevette de Type Artisanale et
Familial
Etat Malagasy Le Fonds d’entretien routier (FER).
Etat Malagasy Appui au Reboisement Communal
Etat Malagasy Lutte contre les feux de Brousse

1.2 LES PROGRAMMES ET PROJETS DE PORTEE NATIONALE

1.2.1 Le Plan d'Action Environnemental (PAE).

La politique, en matière environnementale, se décline en terme opérationnel dans le


cadre du Plan d’Action Environnementale (PAE) et comprend trois phases de 5 ans. Les
objectifs du PAE incluent :
 La protection et la gestion de la biodiversité, avec un accent sur les parcs, les
réserves et les forêts naturelles, conjointement avec un développement durable
dans les régions périphériques;
 L’amélioration des conditions de vie des ruraux à travers la protection et la
gestion des ressources naturelles, avec un accent sur les bassins versants, le
reboisement, l'agro foresterie, la gestion des pollutions et des ressources dans les
régions urbaines;
 L’encouragement de l'éducation environnementale, la formation, et la
communication;
 Le développement des systèmes d'informations géographiques pour la gestion
des ressources et des sols;
 Le développement des capacités de recherche environnementale sur les régions
terrestres, côtières, et marines ; et,
 L’établissement d'un système de gestion et de suivi.
1.2.2 Le Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR)

Le PSDR constitue le projet d’appui à la mise en œuvre du PADR élaboré par le


Gouvernement et financé par la Banque Mondiale. Il s’inscrit dans le cadre de la
stratégie fixée pour le développement, visant, en particulier, à lutter contre la pauvreté
19 Décembre 2005 91
en milieu rural, tout en prenant en compte la mise en œuvre de la politique engagée en
matière de décentralisation. Les objectifs du PSDR sont :
 Accroître la productivité et les revenus des petits agriculteurs de manière durable
dans l’ensemble des 22 régions agro écologiques couvertes par les GTDR ;
 Appuyer le développement des organisations de producteurs et groupes de
communautaires ;
 Réduire la pauvreté en milieu rural tout en préservant les ressources naturelles de
base.
Le PSDR comporte 5 grandes composantes :
 Composante 1 : Investissements productifs comprenant les sous composants
suivants :
o Les petites infrastructures productives (périmètres irrigués, petits ouvrages
de drainage, facilité de stockage, aires de vaccination, petites unités de
transformation….) ;
o Les activités agricoles permettant, pour un grand nombre de communautés
pauvres, de lever des contraintes à la croissance agricole (activités de
transformation de produits, stockage, cultures commerciales, petites unités
de traitement du lait, l’extraction d’huile essentielle …) ;
o Les activités non agricoles permettant aux groupes les plus vulnérables de
développer des activités génératrices de revenus.
 Composante 2 : Services d’appui, cette composante couvre les domaines
suivants :
o Vulgarisation, appui technique et formation ;
o Fonds compétitif de recherche appliqué ;
o Recherche thématique.
 Composante 3 : Appui au développement communautaire. Cette composante
servira à financer les activités générées par la demande pour renforcer les
capacités des communautés rurales et les organisations des producteurs.
 Composante 4 : Renforcement des capacités et formulation de politique : i) appui
au PADR et PRDR ; ii) appui aux politiques de développement rural en étroite
collaboration avec l’UPDR et l’INSTAT ; ii) appui aux systèmes d’informations
(mise en place d’enquêtes de base et de système de collecte, de traitement et de
diffusion périodique de données techniques et statistiques régionales (prix des
produits des marchés) en liaison avec l’INSTAT, l’UPDR et les autres actions déjà
existantes (Réseaux des Observatoires ruraux et, iv) évaluation
environnementale : appui aux cellules environnementales érigées au sein des
différents ministères impliqués dans le développement rural.
 Composante 5 : administration et suivi du projet.

19 Décembre 2005 92
1.2.3 Fonds d’Intervention pour le Développement, phase IV (FID IV-PROJET DE
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE : PDC)

Le projet de développement communautaire (PDC) fait partie de plusieurs programmes


ayant pour objet l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’économie
rurale. Il prévoit de financer les projets prioritaires de toutes les communes hors chefs-
lieux de province et Antsirabe-ville.
La mission du FID a évolué depuis la signature de l’Accord de Crédit en 2001. Celui-ci
prévoyait essentiellement des activités de construction d’infrastructures pour les
communes et communautés et des activités de renforcement liées à ces constructions.
Cette activité a permis de réhabiliter un grand nombre d’infrastructures sociales (Ecoles ;
Centres de santé, hôpitaux), des infrastructures productives (marchés,…) et des
infrastructures de déblocage (pistes, ponts).
Cette mission a subi une première modification avec l’amendement de novembre 2002,
qui a ajouté des activités de protection sociale (travaux HIMO), de manière à atténuer
l’impact des chocs pou les populations vulnérables. Cette activité de protection sociale a
été particulièrement utilisée à la suite de la crise sociopolitique de 2002, puis en 2004 en
réponse aux cyclones Gafilo et Elita. Le monde rural a bénéficié de ce volet par les
travaux de réhabilitation de pistes rurales, d’infrastructures hydro agricoles, et d’autres
infrastructures sociales.
Avec le crédit supplémentaire de 2004, le FID a retrouvé le rôle qu’il avait déjà eu au
cours du FID III à savoir la reconstruction et la réhabilitation à grande échelle des
infrastructures détruites par les cyclones.
La revue à mi-parcours du mois de mars 2004 a mis concernant le développement rural
également l’accent sur : - (i) le soutien à la décentralisation effective et au
développement local par le renforcement de capacité, l’appui et l‘encadrement des
communes, - (ii) la composante Réponse aux chocs qui va de concentrer sur la
prévention des futurs risques et aussi privilégier la protection et le renforcement des
biens productifs et des investissements collectifs, - (iii) Le contrôle des normes et
qualités va présenter un point capital dans l’organisation et la méthode de travail du FID,
- (iv) Suivi Evaluation / Système d’information : mise à la disposition pour sa valorisation
effective de la mémoire institutionnelle du FID par l’adoption d’un standard plus élevé. Le
FID mettra aussi à la disposition de tous les acteurs du développement toute la masse
d’information dont elle dispose concernant le monde rural (monographie, Plans
Communaux de Développement, Planification régionale Stratégique, Gestion de filières
porteuses et pôles de développement...).
1.2.4 Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en matière d’Alimentation et
de Nutrition Elargie (SEECALINE)

Le projet vise principalement à sensibiliser les communautés aux problèmes de la


malnutrition et de l’hygiène, il concerne plus particulièrement les dimensions de la
demande (accessibilité et qualité nutritionnelle). Ses principales composantes sont :
 Le Programme de nutrition communautaire (PNC) ;
 Le Programme de nutrition scolaire (PNS) ;
 Le Programme d’appui intersectoriel (PAI) dans le secteur de la santé et de
l’agriculture ;

19 Décembre 2005 93
 La stratégie IEC (information éducation communication).
1.2.5 Appui aux Communes et Organisations Rurales pour le Développement du Sud
(ACORDS)

Le Programme ACORDS comporte les principes directeurs suivants :


 Intégration et concentration des actions dans une optique de pôles de
croissance ;
 Liaison entre investissements de types développement rural au niveau régional,
et de type renforcement institutionnel infrastructures publiques de base au niveau
local ;
 Action sur une échelle significative, avec une possibilité d’intervention sur les 9
régions du sud et sur environs 200 communes rurales sur 662 ;
 La sélection des investissements est inscrite au sein d’un processus localement
entraîné, liée à la planification locale ;
 Le processus amorcé permet de promouvoir le dialogue et l’action communs des
différentes catégories d’acteurs (particulièrement les populations et les mairies) et
à différents niveaux (local, régional et national).
Les composantes sont :
 Renforcement et élargissement des capacités des acteurs communaux :
o Sur divers thèmes à savoir, réflexion sur le développement local,
planification participative et élaboration de plans d’action trisannuels,
gestion communale, maître d’ouvrage, … ;
o A différents niveaux : - (i) régional et sous régional pour l’élaboration de
stratégie et de la recherche de synergie intercommunale ; - (ii) communal,
pour l’élaboration de plans d’investissement communal et leur mise en
œuvre effective.
 Investissements communaux, grâce à la mise à disposition de fonds dans le
budget de la commune : - (i) type d’investissement communal : toutes
infrastructures publiques : nouvelles construction ou réhabilitation (écoles, centre
de soins, adduction d’eau potable…) retenue et priorisée dans le plan d’action
trisannuel, élaboré avec la plus grande représentation de la population et validée
par les autorités communales ; - (ii) dotation d’une subvention gérée par la
commune pour trois ans, après évaluation et sélection des meilleures propositions
au niveau régional
 Investissements au niveau intercommunal, afin de mettre les communes en
relation intra régionale, régionale et inter régionale : - (i) type d’investissement :
plutôt de type économique d’intérêt commun (piste et routes, marchés régionaux,
aménagement de bassins versants et de périmètre irrigués…), dont la gestion, la
complexité ou l’étendue géographique dépasse les capacités et compétences
d’une seule commune ; - (ii) dotation par région répartie sur plusieurs projets ; -
(iii) le rôle GTDR/CRD : en tant que structure régionale de concertation et de
réflexion sera prépondérant pour l’examen de la pertinence des objectifs
proposés par les grappes de communes

19 Décembre 2005 94
Ce programme intervient dans les communes rurales des 9 régions des Provinces de
Toliara et Fianarantsoa par une convention signée le 15 juillet 2004 entre le
Gouvernement Malagasy et l’Union Européenne.
1.2.6 Le Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire (PSSA)

L’objectif du Programme spécial pour la sécurité alimentaire de la FAO est d’aider les
pays à faible revenu et à déficit vivrier à améliorer leur sécurité alimentaire nationale en
augmentant rapidement leur productivité et leur production vivrière tout en réduisant la
variabilité de la production d’une année sur l’autre et en améliorant l’accès aux vivres
grâce à une démarche multi pluridisciplinaire participative sur une base durable tant du
point de vue économique qu’écologique. L’augmentation des revenus nets des
agriculteurs, l’emploi rural, l’équipement social et le respect de la parité homme-femme
sont au cœur du PSSA.
Stratégie du PSSA
L’exécution du PSSA se fait en deux temps, une phase préparatoire suivie d’une phase
d’expansion. Chaque pays, après avoir demandé de participer au PSSA, s ‘engage à
établir un Plan d’action national pour parvenir à la sécurité alimentaire nationale et un
plan des opérations (PO), qui sera exécuté dans le pays. Ce PO constitue la phase
pilote qui dure en général deux à trois ans.
Phase pilote
La phase pilote est planifiée et exécutée par les gouvernements et les communautés
rurales concernées grâce à la mobilisation et à la formation de personnel local et à la
fourniture de semences, d’outils et de matériels, dans le cadre de la participation
populaire et d’activités respectueuses de la parité homme-femme. L’assistance
technique et financière est fournie par des sources nationales et internationales. Cette
phase comprend quatre éléments, - (i) système simple de collecte de l’eau d'irrigation et
de drainage utilisant les eaux de pluie, les eaux d'écoulement, les ruisseaux, les eaux
souterraines etc.… ; et mise en valeur des terres agricoles pour assurer la production
contre les aléas du climat ; - (ii) intensification des systèmes durables de production
végétale grâce au transfert de technologie adéquate accessible à tous ; -
(iii)diversification de la production, y compris l’aquaculture, pêche artisanale, petit
élevage (volailles, moutons, chèvre, porcs …) et arboriculture ; - (iv) analyse des
obstacles à la sécurité alimentaire. Les obstacles socio-économiques à l’expansion de la
phase pilote, pour les hommes et pour les femmes et selon des groupes spécifiques
sont analysés avec une attention particulière.
Les résultats obtenus, y compris les coûts et bénéfices pour les producteurs, sur chaque
site et pour chaque campagne, sont quantifiés et analysés afin de réorienter les
opérations et fournir une base d’analyse solide pour l’application sur de nouveaux sites
et pour la préparation de la phase d’expansion du Programme.
Phase d’expansion
La phase d’expansion se compose des éléments ci-après : - (i) un ensemble de
politiques concernant la sécurité alimentaire et le secteur agricole, pour lever les
obstacles macro socio-économiques et assurer un environnement favorable à la
production agricole, à la transformation, à la commercialisation, aux échanges et à
l’accès aux vivres ; - (ii) un élément d’investissement agricole de trois ans, à ajuster
chaque année pour surmonter les obstacles matériels, y compris au niveau des
infrastructures, et accroître le financement privé et public des activités et services
19 Décembre 2005 95
agricoles, et la préparation d’études sur des projets susceptibles de bénéficier d’un
financement.
(Union interparlementaire/FAO :
Atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation par une stratégie de
développement durable.
Rome, 29 novembre-02 décembre 1998)
Madagascar a bénéficié d’un financement PSSA en 1997 et le Programme Spécial pour
la Sécurité Alimentaire à Madagascar a démarré en 1998. Le PSSA a bénéficié aussi
d’une assistance de techniciens vietnamiens dans le cadre de la coopération Sud Sud
avec la signature de l’accord tripartite Madagascar-Vietnam-FAO. Les sites
d’intervention du PSSA sont Manjakandrina, Mangamila, Ambohimahasoa, Manakara,
Fenerive Est, Ambatondrazaka, Mahajanga, Marovoay et Tanandava.
1.2.7 FIFAMANOR (Fiompiana sy Fambolena Malagassy sy Norveziana)

Cet établissement se spécialise dans le domaine des plantes à tubercule et de l’élevage


laitier. Il s’oriente plus vers la recherche que la vulgarisation. FIFAMANOR produit
surtout des semences (pomme de terre, patate douce, plantes fourragères). Il a participé
aussi à la diffusion des races laitières améliorées, soit par la vente directe de vaches
laitières, soit par la mie à disposition d’un géniteur (taureau de race) auprès des
communautés villageoises.
1.2.8 Projet Pôles Intégrés de Croissance (PPIC)

La relance de l’économie sera d’autant plus raide qu’il tire le meilleur parti des régions à
fort potentiel de croissance en dynamisant le secteur privé et en développant les
secteurs porteurs. Le projet PIC en sera la concrétisation, basé sur le principe de
partenariat public/privé pour développer les activités économiques stratégiques des
pôles. Les pôles choisis sont: le pôle de Nosy Be, l’axe Antananarivo – Antsirabe, le pôle
Tolagnaro.
Il s’agit d’accélérer le développement économique national en soutenant “l’émergence
de pôles pour tirer le meilleur parti des régions à fort potentiel de croissance” (DSRP),
par le partenariat public / privé pour développer les activités économiques stratégiques
des pôles. Les secteurs priorisés sont le tourisme, les mines, les zones franches
industrielles, l’agroalimentaire, les NTIC, le secteur financier, l’artisanat (en tant que
corollaire du tourisme). Et les axes d’interventions pour le développement local sont
l’amélioration des infrastructures urbaines et économiques, le renforcement des
collectivités territoriales décentralisées, la fourniture d’appuis professionnels aux
entrepreneurs.
Le programme comprend cinq composantes ;
 Améliorer le climat des investissements :
 Encourager la croissance par les exportations à Antananarivo et Antsirabe ;
 Encourager la croissance par le tourisme à Nosy Be ;
 Encourager la croissance par le secteur minier a Tolagnaro ;
 Appuyer l’exécution, l’évaluation et le suivi du projet.

19 Décembre 2005 96
1.2.9 Programme de développement des périmètres irrigués et d’aménagement des bassins
versants

Les expériences antérieures ont révélé qu’il n’est plus possible de considérer
uniquement les aspects relatifs à la gestion de l’eau dans les périmètres irrigués. Il est
en effet impératif de sortir de l’emphase marquée sur les aspects de génie civil du
développement des périmètres irrigués dans une perspective plus large qui intègre les
considérations de production - y compris les aspects relatifs au système foncier – et de
gestion durable, autant des périmètres que des terroirs environnants. Cette approche
devra permettre aussi d’appréhender de manière plus résolue les questions
institutionnelles y compris l’organisation des producteurs et l’interaction avec l’industrie
agro-alimentaire…
Le programme cherche à inverser la tendance à la baisse de production en s’attaquant
au manque d’incitation à la production. Il part des constats suivants : - (i) sur les
versants, l’augmentation de la production passe nécessairement par une utilisation des
sols qui maîtrise mieux l’eau et retient le sol en place freinant ainsi l’érosion sur les
champs de cultures ; - (ii) sur les versants, dans les rizières et dans les périmètres, la
réduction du coût de transport, de transformation et d’arbitrage par les intermédiaires
peut rendre au riz sa compétitivité ; - et (iii) la gestion des rizières et des périmètres
hydro agricoles par les usagers est une condition nécessaire à la lutte anti-érosive sur
leurs pourtours immédiats.
Il s’agit, pour s’y faire d’inciter les producteurs à la plantation d’arbres fruitiers, à la
confection de terrasses et à l’utilisation de pratiques de gestion conservatoire des sols
sur les terrains conquis par le brûlis. Le programme se propose de créer un climat
favorable à ces incitations par : - (i) la construction de sentiers et la remise en état des
pistes, sentiers et ouvrages de franchissement ; - (ii) le renforcement des organisations
paysannes ; - (iii) la promotion de la sécurité des biens et des personnes et de la
sécurité foncière ; - (iv) l’amélioration et la multiplication des opportunités de collecte et
de vente des produits ; - (v) l’appui de l’Etat au recouvrement de la redevance en eau
sur le périmètre irrigué qui alimente le Fonds d’Entretien des Réseaux Hydro agricoles
(FERHA); - (vi) l’abrogation des clauses sur le métayage ; - (vii) la contractualisation des
services d’appui à la production ; - (vii) le montage d’un réseau d’information
mercuriales ; - (viii) et l’extension de la couverture téléphonique mobile aux BV intégrant
des PI.
1.2.10 Le Projet Développement de l’agro écologie

Le projet contribue à stabiliser et accroître la production agricole et notamment vivrière


dans les différentes régions de Madagascar afin d’améliorer la sécurité alimentaire des
ruraux et particulièrement des plus pauvres. La protection des ressources naturelles et la
lutte contre l’érosion constituent l’autre enjeu.
Le projet comprend les volets suivants : - (i) la recherche-développement en vue du
renforcement et de la création des différents sites (de référence, de démonstration et
d’adoption) promus par TAFA et constituant la base de la qualité du dispositif chargé de
la diffusion. Comme mesures d’accompagnements, la restructuration organisationnelle
de TAFA s’impose car il a pour mission d’assurer l’essentiel de la recherche-
développement, de participer à la formation des ingénieurs et techniciens des institutions
de développement et d’assurer l’appui technique à la demande pour la diffusion. D’une
part le projet doit s’assurer que TAFA développe une expertise de plus en plus forte et
propose des itinéraires techniques de mieux en mieux adaptés aux différents
19 Décembre 2005 97
environnements et d’autre part, les opérateurs de développement maîtrisent de mieux en
mieux la technologie et mettent en place des sites de démonstration plus incitatifs à
l’adoption et que leur personnel soit plus à même d’apporter l’appui nécessaire aux
adoptants ; - (ii) la recherche d’accompagnement : le projet facilitera la communication
de résultats issus de la recherche thématique au profit des opérations de diffusion en
cours ou inversement, le projet organisera la remontée de problématiques transversales
vers les organismes pérennes malgaches de recherche agronomique, notamment
FOFIFA et FIFAMANOR ; - (iii) la formation, ce volet repose sur le renforcement du
personnel d’encadrement technique de TAFA, la formation d’ingénieurs dans les
structures partenaires, - (iv) la diffusion et, - (v) l’appui au système de semi-direct,
approvisionnement en intrants et semences.
1.2.11 Le Projet de Lutte Préventive Antiacridienne (PLPA)

Le criquet constitue le ravageur des cultures le plus important par l’ampleur de ses
dégâts. Afin de minimiser les coûts d’intervention de la lutte antiacridienne, seule la lutte
préventive rationnellement conduite peut prévenir ou contenir de manière efficace et
économique les départs d’invasion acridienne en intervenant sur de petites populations
de criquet juste au moment du passage de la phase solitaire à la phase grégaire. La
conduite de l’opération est basée sur des stratégies et technologies qui portent
principalement sur la surveillance acridienne permanente dans les aires de grégarisation
d’une part et d’autre part, des interventions éventuelles au moyen de méthodes de
gestion intégrée des pestes privilégiant la lutte biologique.
Le PLPA vise le renforcement de la sécurité alimentaire par la protection des cultures et
des récoltes
La mise en œuvre du PLPA permettra de prévenir les invasions acridiennes futures en
maintenant la population acridienne en deçà du seuil de grégarisation sur de base
pérenne.
Le PLPA comporte trois composantes : - (i) la surveillance acridienne dont l’objectif est la
détection et le contrôle précoce d’une augmentation précoce de la population acridienne
susceptible de conduire à une invasion. La collecte et l’analyse régulière des données
climatiques, l’observation régulière de la densité de la population acridienne
constitueront les activités principales de prospection acridienne. ; - (ii) la recherche et
formation : cette composante sera mise en œuvre par le FOFIFA avec l’appui technique
du consortium CAB/ICIPE qui dispose de lutte technologique contre le criquet et une
expérience en matière de formation de cadres en entomologie. L’objectif de la recherche
est l’expérimentation et la diffusion de méthode alternative de lutte antiacridienne, en
particulier les biopesticides ; - (iii) la gestion et la coordination du projet : le Centre
National Antiacridien (CNA) sera créé dans l’aire grégarigène à Betioky. Il a pour mission
d’assurer la surveillance et la lutte antiacridienne dans l’aire grégarigène en période de
rémission et la lutte antiacridienne sur toute l’étendue du territoire en période d’invasion.
Du point de vue environnement, en plus des dispositifs de surveillance de
l’environnement qui ont été mis en place lors de la phase curative 1999-2001, un
dispositif permanent de suivi environnemental est créé au sein du CNA.
1.2.12 Routes et pistes

Le Fonds d’entretien routier (FER) est un outil de développement de la culture de


l’entretien routier. Il est financé par la RUR et la TPP. Il assure le financement de
l’entretien conjointement avec les communes.

19 Décembre 2005 98
1.2.13 Autres interventions en cours

 Elaboration et mise en œuvre des politiques transversales : Contribution Mise en


Œuvre Plan d'Action de Développement Rural ( COMIPADR) ;
 Renforcement du système d'information sur le développement rural : Assistance
Technique à la Statistique Agricole ;
 Optimisation de la Gestion des ressources humaines ;
 Etablissement des relations de partenariat entre producteurs et opérateurs :
Programme d'Appui à la Promotion des Chambres d'Agriculture ;
 Vulgarisation des petits matériels agricoles : Opération petits matériels agricoles ;
 Mise en œuvre des plans de lutte contre les maladies phytosanitaires et
animales : Appui Phytosanitaire à l'Exportation des Fruits et Légumes et
Protection Intégrée des Cultures fruitières et Légumes contre les Mouches ;
 Relance de la Production Agricole : Relance des exportations agricoles, Relance
de la production rizicole, Crédits d'urgence dégâts cycloniques, PASA (UE) -
Périmètres Irrigués ;
 Relance la Production Animale : Relance de la Filière Porcine, Développement
Laitier à Madagascar, Identification des Bovins, Appui à la Direction des Services
Vétérinaires (Appui à la DSV), Appui à la Valorisation et à la Gestion des
ressources Fourragères, Contrôles des Vaccins et Médicaments Vétérinaires
(CMVV), Appui au Contrôle des Maladies Dominantes à Madagascar,
Aménagement des Marchés à Bestiaux ;
 Mise en œuvre de la politique responsable et durable de gestion et d'exploitation
des ressources halieutiques : Projet de Gestion Ressource Crevettière, Appui
Promotion du Partenariat dans le Domaine de la Pêche, Etat de Lieu des Stocks
Halieutiques, Projet d'Aménagement des Plants d'Eau et de Développement de la
Pisciculture ;
 Relance de la Production Halieutique : Promotion de l'Aquaculture de crevette de
Type Artisanal et Familial.

19 Décembre 2005 99
1.3 LES DISPOSITIFS DE PORTEE REGIONALE

1.3.1 Le Projet Haut Bassin Mandrare

Le projet intervient dans huit communes rurales du district d’Amboasary (Tsivory lieu
d’implantation du projet, Elonty, Marotsiraka, Mahaly, Ebelo, Maromby, Esira et
Tranomaro) et une commune rurale du district d'Ambovombe (Imanombo).
Les objectifs du projet sont principalement ceux du référentiel national du PADR à
savoir : i) contribuer à la diminution de la pauvreté rurale ; ii) diversifier et accroître, de
manière durable, les revenus des populations rurales, principalement les plus
marginalisés ; iii) améliorer la sécurité alimentaire des ménages ruraux et ; iv) contribuer
à la restauration et à la gestion durable des ressources naturelles.
Objectifs spécifiques sont de :
- renforcer les capacités locales de planification à la base, de gestion du développement
économique et social, de conception et mise en œuvre de projets, et d’absorption de
financements ruraux, en ciblant principalement les organisations paysannes ;
- appuyer les initiatives locales identifiées à la base contribuant à l’augmentation et la
sécurisation des revenus, l’accroissement de la sécurité alimentaire et la gestion durable
des ressources naturelles ;
- promouvoir le développement des systèmes de production agricoles durables, dans le
souci d’une restauration et d’une gestion durable des ressources naturelles ;
- mieux valoriser la production en contribuant à la réduction des coûts de transaction
commerciale par le désenclavement de la zone du projet, un meilleur accès aux
marchés, à l’information commerciale, au service financier, la réduction des pertes
après récolte (amélioration du stockage) et le soutien à la transformation et la
commercialisation de la production ;
- faciliter, de manière durable, l’accès aux services financiers des populations rurales
pauvres en particulier les femmes, les jeunes et les paysans sans terre.
La structure logique du projet est organisée selon cinq composantes :
- renforcement des capacités locales dont l’objectif essentiel est de consolider la
capacité de planification, de gestion et de négociation des principaux acteurs privés
(principalement les organisations paysannes) et publics. La finalité est de parvenir à un
processus de développement durable et soutenable. Les principales sous-composantes
sont la planification participative locale et animation, l’alphabétisation fonctionnelle, le
renforcement des capacités des agents du projet, le renforcement des communautés,
des OP et des structures locales de concertation ;
- appui aux initiatives locales dont l’objectif est de : cofinancer, avec les bénéficiaires, les
mini-projets (MP) prioritaires dont les infrastructures de production ; mettre en place les
mécanismes de sélection, d’approbation et de financement des MP identifiés ; de
sécuriser la mise en œuvre des MP à travers des activités d’accompagnement (études,
recherche, appui à la commercialisation). Pour ce qui est de la stratégie, le PHBM
finance les MP prioritaires identifiés dans les PCD et éligibles au projet sous forme de
dotation en capital et basé sur le principe d’un cofinancement avec les promoteurs de
projets Cette composante finance trois types d’actions : i) financement des initiatives
communautaires : - infrastructures sociales relevant d’une subvention du FID avec
cofinancement des collectivités locales (centres de santé, écoles primaires, écoles

19 Décembre 2005 100


communautaires et réseaux d’eau potable) ; - infrastructures collectives de production au
niveau communal relevant également du FID et participation des collectivités locales les
aires de marché ; magasins des stockage, pistes de desserte… ; - infrastructures et MP
productifs à rentabilité différée relevant d’une subvention FIL (aménagements hydro
agricoles, couloirs de vaccination ; bains détiqueurs ; - actions et MP rentables à court
terme proposés par une OP qui devraient être financés essentiellement à crédit à
travers les Institut de Micro Finances (IMF) ou le secteur bancaire ; ii) activités
transversales et d’accompagnement : le PHBM finance des actions d’accompagnement
qui ne peuvent pas être inscrites dans des PCD par définition limités sur le plan temporel
et géographique. Ces actions d’accompagnement portent sur : - les études (études de
marchés en appui à la diversification des productions agricoles, études préalables pour
les aménagements hydro agricoles) ; - appui à la commercialisation ,notamment par les
structures pouvant jouer un rôle d’intermédiation commerciale entre producteurs de
base, grossistes et exportateurs ainsi que la diffusion des informations commerciales et
autres messages à travers les radios rurales ; - appui au transfert de
technologie appropriées à travers des opérateurs spécialisés pour les thèmes faisant
l’objet d’une demande soutenue par la population ; - recherche-action ; iii) appui à la
réalisation et coordination technique) ;
- Appui aux services financiers. Cette composante a pour objectif de faciliter de manière
durable l’accès des groupes cibles à des services financiers adaptés à leurs besoins
(épargne, crédit, assurance). L’option stratégique principale consiste à promouvoir la
création d’institutions financières villageoises de type caisses d’épargne et de crédit qui
fourniront au groupe cible des produits financiers complémentaires à ceux offerts par les
banques ;
- Désenclavement de la zone du projet dont l’objectif principal est d’améliorer les
conditions de circulation dans la zone du projet, de désenclaver les bassins de
production, marchés et villages, pour améliorer l’évacuation des produits agricoles vers
les zones déficitaires et l’approvisionnement de la zone du projet en intrants et produits
de base, contribuant ainsi à la réduction des coût de transaction. Les actions de cette
composante portent sur la réhabilitation des Routes d’Intérêt Provincial (RIP) 107 et 117
et de Pistes d’Intérêt Communal (PIC) donnant accès aux neuf communes de la zone du
projet.
- Coordination et gestion du projet
1.3.2 Le Projet d’Amélioration et de Développement Agricole dans le Nord – Est (PADANE)

Les composantes du projet sont :


- l’appui aux groupements ruraux : le projet se propose d’appuyer la structuration et le
fonctionnement corrects de groupes et associations bénéficiaires dans quatre
domaines : - (i) Associations des Usagers de l’Eau (AUE) : c’est dans le domaine de la
distribution de l’eau, de l’entretien des réseaux et de leur protection contre les crues et
intempéries que le niveau d’organisation actuels font le plus défaut. Aussi, l’appui à la
structuration de leur organisation vise à ce qu’elles puissent assumer les tâches de
gestion financière consistant à l’élaboration de comptes d’exploitation révisionnels pour
l’entretien et la protection des réseaux en plus des travaux de réparation et d’entretien,
de la répartition de l’eau d’irrigation (police de l’eau) ; - (ii) Greniers Communs Villageois
(GCV). : L’organisation des GCV peut s’avérer efficace dans la réduction des pressions
techniques et financières, par la diminution des pertes et des écarts de cours entre la
période de récolte et la période de soudure du commerce du riz. Aussi, la première

19 Décembre 2005 101


fonction du GCV est de constituer un stock de sécurité pour les membres; - (iii)
préparation et la commercialisation de la vanille : pour réduire la pression sur la terre et
pour mieux sécuriser la couverture des besoins alimentaires par l’achat de riz, il est
indispensable de mettre en place les conditions d’une meilleure répartition de la valeur
ajoutée de la filière vanille. La seule possibilité de défendre un prix de vente
rémunérateur est d’en assurer la préparation puisque la vanille verte ne peut pas se
conserver plus de vingt quatre heures; - (iv) associations de gestion de terroirs : dans la
situation où les populations défrichent de plus en plus de terre, toute action en matière
de stabilisation des zones de brûlis, de fixation des cultures itinérantes et
d’aménagement de zones à forte pente déboisées, correspond à un investissement non
négligeable. Ces investissements, tant au niveau de la défense et de la restauration des
sols, ne seront consentis que si les paysans ont la certitude d’en récupérer les fruits au
travers de la sécurisation de la propriété foncière. Dans ce domaine, le projet a un rôle
de pilotage et de financement capital dans le déroulement de l’opération en assurant :
l’animation, l’appui au niveau de l’information initiale des paysans, l’auto-analyse et
l’auto programmation ; la liaison entre l’opération, la recherche/développement ; la
mobilisation des services des domaines et topographiques ; le suivi technique des
actions entreprises par les membres sur leurs propres parcelles ; et le financement des
actions.
- l’appui à la production agricole : cette composante vise la sécurisation de la situation
alimentaire par une action directe sur la production rizicole et en suite par l’amélioration
des cultures d’exportation, notamment la vanille. Cette composante comprend : - (i) le
renforcement du service de vulgarisation, les activités de conseil seront étroitement liées
à la promotion des organisations paysannes ; - (ii) appuis agronomiques : les
améliorations à caractère productifs seront axés principalement sur la riziculture irriguée
et portent sur l’emploi de semences de qualité et la lutte contre les mauvaises herbes.
Pour la vanille, le projet interviendra par la diffusion à prix coûtant de boutures
sélectionnées issues de la station FOFIFA d’Antalaha. En outre, l’appui portera sur
l’entretien des plantations, la sensibilisation pour une récolte à maturité et le conseil
technique pour la préparation de la vanille en vue de sa transformation de production par
les paysans regroupés en associations ; - (iii) le développement hydro agricole, cette
sous composante regroupe quatre types d’intervention techniques : micro hydraulique,
actions ponctuelles sur les périmètres moyens, aménagement de périmètres et drainage
de bas fonds ; - (iv) stabilisation des cultures sur brûlis, les aspects techniques de la
mise en valeur comprennent : l’identification des projets individuels d’exploitation et leur
analyse ; l’élaboration d’un programme commun d’occupation de terrain avec un plan
prévisionnel de réalisations ; le choix des cultures à mettre en place, les rotations,
l’étendue et la durée des périodes de jachères et, le suivi des cultures, des productions
et l’adaptation des modes de faire valoir en fonction des remarques et observations au
cours des visites organisées car il n’existe pas de modèle-type à promouvoir pour ce
genre d’opération.
- Les infrastructures routières : les routes et pistes constituent une des contraintes
majeures au développement de l’agriculture dans la zone du projet. L’option retenue
consiste en la suppression des points noirs. Les travaux de terrassement seront limités
au remblaiement des zones érodées, à l’enlèvement des éboulements et au reprofilage
de la chaussée et des fossés. Par conte, une attention particulière sera apportée sur les
ouvrages de franchissement.
- Caisses mutuelles d’épargne et de crédit : 17 caisses seront créées dans la zone
du projet
19 Décembre 2005 102
1.3.3 Programme de lutte antiérosive (PLAE)

Le programme concerne la promotion mesures de lutte antiérosive sur les sites sensibles,
des mesures agricoles intégrant la lutte antiérosive, la sécurisation foncière et une
extension progressive au niveau national.
L’objectif du Programme est de soutenir la population dans l’aménagement et la gestion
des sous – bassins versants autour de la plaine de Betsiboka et d’autres sites au niveau
national d’une façon durable afin d’assurer une exploitation pérenne des principaux
périmètres irrigués et de contrôler l’ensablement des périmètres rizicoles pour contribuer à
la conservation de la base agricole de vie des populations plutôt pauvres.
Les régions d’intervention du programme sont : Boeny –Marovoay ; Amoron’i Mania –
Soavina et Atsimo – Andrefana
Les composantes du projets sont : - (i) l’appui à la mise en place d’une organisation de
population pour la mise en œuvre des mesures antiérosives ; - (ii) l’appui à la mise en
place des mesures de protection de l’érosion des bassins versants avec structures
villageoises et, - (iii) diffusion de l’expérience et extension progressive de la lutte
antiérosive au niveau national.
1.3.4 Le Programme de Promotion des Revenus Ruraux (PPRR)

Le PPRR a pour objectif global la réduction de la pauvreté rurale dans la province de


Toamasina par l’accroissement des revenus ruraux et le renforcement des
communautés de base à prendre en charge leur développement.
Les objectifs du PPRR sont : - (i) amélioration de l’accès des producteurs aux marchés
et valorisation des produits dans le cadre de pôles de partenariat ; - (ii) intensification et
diversification de la base productive d’une manière durable et, - (iii) accès à des services
financiers adaptés.
Les composantes du projet sont : - (i) appui au développement des pôles et partenariats
commerciaux ; - (ii) appui à la structuration du monde rural ; - (iii) appui aux services
financiers ruraux et, - (iv) appui aux institutions, politiques et gestion du programme.
1.3.5 Le Projet Réhabilitation du Bas Mangoky (PRBM)

Le PRBM a pour objet principe la réhabilitation du périmètre du Bas Mangoky (ex


SAMANGOKY). Ses composantes sont :
 La réhabilitation du réseau hydro agricole ;
 La structuration du monde rural ;
 La micro finance.
1.3.6 Le Programme Sahan’Asa Hampandrosoana ny Ambanivohitra (SAHA)

Le programme SAHA accompagne les processus de développement des acteurs ruraux


avec une démarche basée sur la responsabilisation et le renforcement de capacité. Il
intervient dans trois zones : l’Imerina (Itasy, Analamanga), le Betsileo (Haute Matsiatra et
Amoron’i Mania) et le Menabe. Il gère un dispositif d’accompagnement. A travers des
appuis de proximité, ponctuels, bien ciblés et basés sur la confiance, des
accompagnateurs travaillent avec les acteurs ruraux pour préciser leur vision de
développement ; pour se mobiliser, mieux s’organiser, planifier ; pour savoir comment
gérer des partenariats et des actions (maîtrise d’ouvrage paysanne) ; pour pouvoir se
faire une place dans le paysage institutionnel, négocier des intérêts communs et
promouvoir des échanges inter paysans.
19 Décembre 2005 103
Le programme oeuvre dans : -i) la sécurité alimentaire (épargne commune, endettement,
foncier, diversification de la production, amélioration de la productivité et transformation),
-ii) les revenus ruraux (accès aux moyens de production, aux marchés et renforcement
des liens entre les acteurs paysan et opérateurs économiques), -iii) les services sociaux
de base (appui à la mobilisation des associations de parents d’élèves -FRAM- ou de
communautés de base -COBA- autour la réalisation d’infrastructures sociales écoles et
eau potable), -iv) l’information et la communication rurale (espace inter paysan,
rencontre entre organisation rurale, appui aux radio rurale et la sensibilisation au VIH
SIDA), -v) la gestion durable des ressources naturelles (disponibilité des ressources en
eau, ODOC), -vi) la gouvernance locale (appui à l’animation des structures de
concertation locale).
1.3.7 Le Programme intégré de Sécurité alimentaire (PISA)

Le projet a pour objet le développement de la sécurité alimentaire à Betioky avec


notamment, la diffusion de la variété améliorée de patate douce à partir des lianes
issues de FIFAMANOR.
1.3.8 Le Programme d’alimentation en eau dans le Sud (AES)

Parmi les actions de l’AES on peut citer : l’adduction d’eau potable, l’approvisionnement
en eau potable à partir des camions – citernes et la construction de puits.

19 Décembre 2005 104


II. LISTES NON EXHAUSTIVES DES TYPES D’INTERVENTIONS A TITRE INDICATIF
ORIENTATION N°1 : RENDRE LE CADRE INSTITUTIONNEL DU SECTEUR PLUS EFFICACE
AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES INTERVENTIONS TYPES
1.1. Amélioration du cadre -a/ Poursuivre la réforme de l’administration publique PADR, PSDR, PGDR, PASA – restructuration
institutionnel et des structures -b/ Renforcer le programme de déconcentration et de décentralisation MAEP, ACORDS, FID, SAHA, SIRSA, Alliance
d’accueil du développement rural eu -c/ Consolider les plates-formes de concertation et les structures d’appui USAID, PSFH (CTH), Contribution mise en œuvre
égard à la nécessité de la collaboration au niveau régional PADR ( COMIPADR), Optimiser la Gestion des
et de la responsabilisation des acteurs -d/ Mettre en place un ou des systèmes d’information économique fiable
et au besoin de promouvoir les -e/ Renforcer les services de proximités et d’appui aux producteurs ressources humaines : ASDR, Programme. d'appui
systèmes de partenariat agricoles aux communes et organisations rurales pour le
développement du Sud, Appui à la Direction des
Services Vétérinaires
1.2. Mise en place d’un environnement -a/ Mettre en adéquation et actualiser le cadre réglementaire PASA, PGDI
juridique et réglementaire favorable au -b/ Elaborer le Code rural
développement rural
ORIENTATION N°2 : FACILITER L’ACCES AU CAPITAL ET A UX FACTEURS DE PRODUCTION
2.1 Facilitation de l’accès des -a/ Mettre en œuvre le PNF PNF, MCA, SAHA
producteurs et investisseurs à la terre
2.2 Introduction des mécanismes - a/ Réhabiliter les infrastructures rurales BVPI, PDC (FID IV), PSDR
d’organisation, de gestion et de - b/ Développer des mécanismes durables de financement et de gestion PLPA, FERHA : BVPI(AUE), FER (AUP)
développement des infrastructures des infrastructures
2.3 Développement et pérennisation - a/ Mettre en œuvre la stratégie nationale de micro finance AGPMF, PSDR, PPRR, MCA
du financement du monde rural - b/ Mettre en place un système de financement pour le développement
rural au niveau des banques primaires
2.4 Facilitation de l’accès à - a/ Entreprendre la formation des artisans ruraux
l’amélioration du matériel et de - b/ Promouvoir la production de matières premières
l’équipement - c/ Développer un programme d’accès aux équipements amonts et
avals
2.5 Promotion de l’électrification rurale - a/ Accélérer la mise en œuvre de l’électrification rurale

19 Décembre 2005 105


ORIENTATION N°3 : AMELIORER LA SECURITE ALIMENTAIRE ET AUGMENTER LA PRODUCTION ET LA TRANSFORMATION AGRICOLES
AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES INTERVENTIONS TYPES
3.1. Amélioration de la productivité -a/ Renforcer la recherche Agricole PSDR, Programme Agro écologie, PHBM, PRBM, PADANE,
Agricole -b/ Assurer la diffusion de technologies appropriées dont la PPRR,BAMEX, MCA CFAMA, Opération petits matériels
mécanisation agricoles, Aménagement des marchés à bestiaux, Projet de gestion
-c/ mettre en œuvre le Programme National des Bassins ressource crevettière, Développement de l'élevage dans le Sud
Versants/Périmètres Irrigués (PNBVPI) Ouest (DELSO)
3.2. Diversification de la production et -a/ Développer les filières et valoriser les produits PSFH, BAMEX, PPRR, MCA, Appui phytosanitaire à
de l’alimentation -b/ Promouvoir la diversification des produits l'exportation des fruits et légumes, et protection intégrée des
-c/ Promouvoir la modification des habitudes alimentaires cultures fruitières et légumes contre les mouches, Relance des
exportations agricoles, Relance de la production rizicole, Crédits
d'urgence dégâts cycloniques, PASA (UE) - Périmètres irrigués,
Relance de la filière porcine, Développement laitier à Madagascar,
Identification des bovins, Appui à la valorisation et à la gestion des
ressources fourragères, Contrôles des vaccins et médicaments
vétérinaires (CMVV), Appui au contrôle des maladies dominantes à
Madagascar, Promotion de l'aquaculture de crevette de type artisanale
et familial, Développement de la Pêche Artisanale à Nosy Be,
Développement de l'Aquaculture de Crevettes dans la Région
Nord Ouest ; Appui Technique à la Valorisation Poissons
d'accompagnement Mahajanga Projet d'Appui au Développement
Intégré du Pêche Continentale Zone Sud Ouest ; Programme
d'Appui aux Communautés Pêcheurs du Littoral de Toliara
3.3. Assurance d’une stabilité et d’une -a/ Poursuivre et améliorer le Programme Transport en PST, PTMR, PADANE, PHBM, PRBM
permanence des approvisionnements Milieu Rural
alimentaires -b/ Développer et gérer de façon intégrée les infrastructures
de transport rural, les infrastructures de stockage, silo
-c/ Désenclaver effectivement les zones isolées
3.4 Préparation aux urgences -a/ Consolider et développer les systèmes d’alerte et de SAP, ROR, SIRSA, SICIAV,
surveillance des catastrophes PLPA, Assistance d'urgence aux populations affectées par la
sécheresse Sud
3.5. Transformation des produits -a/ Appuyer les acteurs locaux pour développer des formules PSDR, PDC (FID IV)
de coopératives de production et/ou de transformation
-b/ Appuyer les petites entreprises à l’accès aux
technologies de transformation
-c/ Promouvoir la création d’unité de transformation
artisanale et industrielle

19 Décembre 2005 106


ORIENTATION N°4 : VALORISER LES RESSOURCES NATURELL ES ET PRESERVER LES FACTEURS NATURELS DE PRODUCTION
AXES STRATEGIQUES PROGRAMMES INTERVENTIONS TYPES
4.1. Gestion durable des écosystèmes -a/ Mettre en place et développer le système des aires protégées. PE3, Alliance USAID, BVPI, Surveillance des
et de la biodiversité -b/ Développer des programmes d’écotourisme. pêches du plateau et du talus continental Zone Sud
Ouest
….
4.2. Gestion durable des eaux et des -a/ Mettre en œuvre les programmes de gestion des bassins versants et PE3, BVPI, PLAE, SAHA, GSDM Réhabilitation
sols périmètres irriguées. des Périmètres Irrigués Manakara et Farafangana,
-b/ Etendre la mise en œuvre des programmes agro écologiques Projet protection Bassins Versants Lac Alaotra, ….
-c/ Lutter contre les feux de végétation
4.3. Gestion durable des ressources -a/ Promouvoir le reboisement PE3
forestières -b/ Valoriser les ressources forestières non ligneuses (filières huiles Alliance USAID (Environment/Rural development
essentielles, plantes médicinales et ornementales…) strategic objective) MCA ….
-c/ Promouvoir les énergies renouvelables
4.4. Gestion durable des espaces -a/ Développer des schémas d’aménagement et de développement PE3, MCA, Alliance USAID, BVPI, SAHA,
ruraux durable à différent niveau du territoire ACORDS
-b/ Faire le zonage et l’aménagement forestier
-c/ Elaborer un schéma national de migration ...
4.5. Mise en compatibilité des -a/ Développer les mesures environnementales dans les projets de PE3, PSDR, MCA, ACORDS
investissements ruraux avec développement rural en référence au cahier de charges …
l’environnement environnemental du PADR
-b/ Promouvoir l’intégration de la dimension environnementale dans les
politiques, programmes et projets de développement au niveau des
secteurs et des communautés
-c/ Assurer la gestion des plaintes et doléances environnementales en
milieu rural
ORIENTATION N°5 : DEVELOPPER LES MARCHES ET ORGANI SER LES FILIERES
5.1. Partenariat Public Privé (3P) : - a/ Mettre en place et développer les structures interprofessionnelles PSFH (CTH), Appui Promotion du Partenariat dans le
articulation des réseaux d’acteurs par filière Domaine de la Pêche
ruraux
5.2 Entrée d’opérateurs en aval dans - a/ Appuyer la mise en place de forum économique local Programme d'Appui à la Promotion des Chambres
le marché - b/ Professionnaliser le monde rural et Rehausser le niveau d’éducation d'Agriculture, PROJER,

5.3 Diversification et développement - a/ Identifier et développer par anticipation les filières porteuses PIC, BAMEX
des exportations - b/ Créer des pôles de développement
19 Décembre 2005 107
5.4. Marketing/Communication - a/ Elaborer et mettre en oeuvre une stratégie marketing et de PIC
communication adéquate pour le développement des filières porteuses
5.5. Elaboration et mise en place des - a/ Elaborer et diffuser, contrôler et suivre l’application des normes de
Normes et Qualités qualité et de conditionnement des produits locaux et d'exportation
- b/ Promouvoir la qualité
- c/ Mettre en place et opérationnaliser les infrastructures adéquates à la
normalisation et à la qualité (certification, accréditation...)"

19 Décembre 2005 108


III. SYNTHESE DES INDICATEURS DE SUIVI
Les indicateurs seront définis de manière concertées avec les responsables concernés.
ORIENTATIONS AXES STRATEGIQUES INDICATEURS
1 : Rendre le 1.1. Amélioration du cadre institutionnel et des
cadre institutionnel structures d’accueil du développement rural eu
du secteur plus égard à la nécessité de la collaboration et de la
efficace responsabilisation des acteurs et au besoin de
promouvoir les systèmes de partenariat
1.2. Mise en place d’un environnement juridique
et réglementaire favorable au développement
rural
2 : Faciliter l’accès 2.1 Facilitation de l’accès des producteurs et
au capital et aux investisseurs à la terre
facteurs de
production
2.2 Introduction des mécanismes d’organisation,
de gestion et de développement des
infrastructures
2.3 Développement et pérennisation du
financement du monde rural
2.4 Facilitation de l’accès à l’amélioration du
matériel et de l’équipement
2.5 Promotion de l’électrification rurale
3 : Améliorer la 3.1. Amélioration de la productivité Agricole
sécurité alimentaire
et augmenter la
production et la
transformation
agricoles
3.2. Diversification de la production et de
l’alimentation
3.3. Assurance d’une stabilité et d’une
permanence des approvisionnements
alimentaires
3.4 Préparation aux urgences
3.5. Transformation des produits
4: Valoriser les 4.1. Gestion durable des écosystèmes et de la
ressources biodiversité
naturelles et
préserver les
facteurs naturels de
production
4.2. Gestion durable des eaux et des sols
4.3. Gestion durable des ressources forestières
4.4. Gestion durable des espaces ruraux
4.5. Mise en compatibilité des investissements
ruraux avec l’environnement
5: Développer 5.1. Partenariat Public Privé (3P) : articulation
les marches et des réseaux d’acteurs ruraux
organiser les filières
5.2 Entrée d’opérateurs en aval dans le marché
5.3 Diversification et développement des
exportations
5.4. Marketing/Communication
5.5. Elaboration et mise en place des Normes et
Qualités
19 Décembre 2005 109
IV. TABLEAU D’INVESTISSEMENT
PRESENTATION SYNOPTIQUE DES ACTIONS
Orientations et Projet/programme
axes PARTENAIRES FINANCEMENTS en cours
locaux externes locaux externes
ORIENTATION AXES
STRATEGIQUES
1 :Rendre le cadre 1.1. Amélioration
institutionnel du du cadre
secteur plus efficace institutionnel et
des structures
d’accueil du
développement
rural eu égard à
la nécessité de la
collaboration et
de la
responsabilisatio
n des acteurs et
au besoin de
promouvoir les
systèmes de
partenariat
1.2. Mise en
place d’un
environnement
juridique et
réglementaire
favorable au
développement
rural
2.1 Facilitation de
2 :Faciliter l’accès au l’accès des
capital et aux facteurs producteurs et
de production investisseurs à la
terre
2.2 Introduction
des mécanismes
d’organisation, de
gestion et de
développement
des
infrastructures
2.3
Développement
et pérennisation
du financement
du monde rural
2.4 Facilitation de
l’accès à
l’amélioration du
matériel et de
l’équipement
2.5 Promotion de
l’électrification
rurale
3 : Améliorer la 3.1. Amélioration
sécurité alimentaire et de la productivité
augmenter la Agricole
production et la
transformation
agricoles
3.2.
Diversification de
la production et
de l’alimentation
3.3. Assurance
d’une stabilité et
d’une
permanence des
approvisionneme

19 Décembre 2005 110


nts alimentaires
3.4 Préparation
aux urgences
3.5.
Transformation
des produits
4: Valoriser les 4.1. Gestion
ressources naturelles durable des
et préserver les écosystèmes et
facteurs naturels de de la biodiversité
production
4.2. Gestion
durable des eaux
et des sols
4.3. Gestion
durable des
ressources
forestières
4.4. Gestion
durable des
espaces ruraux
4.5. Mise en
compatibilité des
investissements
ruraux avec
l’environnement
5: Développer 5.1. Partenariat
les marches et Public Privé
organiser les filières (3P) : articulation
des réseaux
d’acteurs ruraux
5.2 Entrée
d’opérateurs en
aval dans le
marché
5.3 Diversification
et développement
des exportations
5.4.
Marketing/Comm
unication
5.5. Elaboration
et mise en place
des Normes et
Qualités

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V. EXEMPLE DE PARTENARIAT INDUSTRIELS/PAYSANS
5.1 Partenariat avec les grandes entreprises
Les filières suivantes présentent, à titre indicatif, les types et les formes d’intervention :
 - Pour la filière lait, on assiste à la présence de sociétés privées intégrantes
dynamiques (TIKO SA, SOCOLAIT, LATI) en assurant l’encadrement et la
collecte et en fournissant des avances pour les intrants ;
 - Pour la filière foie gras, des sociétés agroalimentaires assurent auprès des
éleveurs, la formation en conduite améliorée de la production et les techniques
d'élevage et de gavage améliorées ;
 - Pour la filière soie, l'APSM (Association des Professionnels de la Soie
Malgache), plate-forme d'échanges et de vulgarisation, créée en 1996, pour
développer et promouvoir la filière auprès des divers intervenants, depuis les
planteurs jusqu'aux divers négociants, stylistes et exportateurs, compte près
d'une centaine de membres (sociétés, associations, individus…), la plupart
concentrés sur les hautes terres centrales, en l'Imerina et au Betsileo. Ils
participent à titre individuel ou au nom de l'APSM à des Salons nationaux et à
l'étranger. Ses trophées : 1 Award, 2 coupes. Actuellement, participation,
individuelle ou en groupe, aux activités de relance de la filière entreprises par le
Programme Intégré de l'ONUDI en partenariat avec SAHA, le CITE et le MICDSP
pour dynamiser la filière séricicole. Il s’agit d’un programme de relance pour
l’intéressement et l’implication de plusieurs opérateurs d’appui et d’élargissement
des zones de production. En aval de cette opération, la SIS ou Société
Industrielle de la Soie, a repris le Centre national séricicole de Mahitsy pour
soutenir l’entretien des races de vers à soie et produire des graines F1 destinées
aux paysans sériciculteurs ;
 - Pour ce qui est de la filière tabac, plusieurs groupes ou sociétés se sont
investies en vue de la relance de la filière dont les plus importants sont :
o Le groupe IMPERIAL TOBACCO regroupe 4 sociétés couvrant les
segments clés de la filière : SOCTAM, SITAM, SACIMEM et PROMODIM.
o La SOCTAM assure l’encadrement direct de la culture du tabac dans des
zones bien définies. Cette convention place l’activité de SOCTAM sous le
contrôle d’OFMATA. Chaque année, SOCTAM doit soumettre son plan de
culture à l’approbation d'OFMATA. Les tabacs produits sont soumis à
agréage conjoint par OFMATA et SOCTAM. OFMATA doit être
systématiquement informé de toute opération d’exportation.
SOCTAM assure l’encadrement, le crédit, la fourniture d'intrants aux paysans encadrés,
et s’assure du respect des normes de production et des dispositions des contrats passés
avec les producteurs. Par ailleurs, les contrats prévoient pour les paysans encadrés
l’obligation de 25 ares de reboisement en eucalyptus pour chaque ha cultivé en tabac,
afin de compenser la consommation de bois utilisé pour le séchage du tabac dit « flue
cured ». En plus de son activité d’encadrement des planteurs, SOCTAM pratique des
plantations en régie

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5.2 Les initiatives des micro et petites entreprises
Ce type de partenariat est pratiqué par les micro et petites entreprises selon un système
domestique :
 pour l’élevage de volailles en vue de la production de poulets de chair, d’oeufs, de
foies gras …
 pour le tissage en vue de la production de tissu en soie, coton tissé, rabane ou de
la broderie ;
 pour les légumes : cornichons, haricots verts ;
 pour le lait.

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VI. DONNEES SOCIO ECONOMIQUES
Evolution du ratio (%) de pauvreté de 1993 à 2004
1993 1997 1999 2001 2002 2003 2004
Madagascar 70,0 73,3 71,3 69,6 80,7 73,6 74,1
Urbain 50,1 63,2 52,1 44,1 61,6 51,8 54,0
Rural 74,5 76,0 76,7 77,1 86,4 80,1 80,0

Source INSTAT/DSM (extrait du DSRP mai 2005)

Répartition de la population pauvre et de la population selon les strates en %

Population pauvre Population


Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble
Total 17,0 83,0 100,0 22,7 77,3 100,0

Source INSTAT/DSM (extrait du DSRP mai 2005)

Données démo économiques 2004


Situation actuelle
Population totale (en millier) 16 584
PIB (milliard Ar) 8 155,5
PIB primaire dont : 2 35,2
PIB agriculture 1 263,75
PIB élevage pêche 585,8
PIB sylviculture 286,41
Investissement public national 817,6

Source INSTAT/DSI

Evolution du monde rural


Situation 2004 prévision 2010 prévision 2020
nb % nb % nb %
Population totale (en millier)
16 584 100 19 573 100,0 25 798 100,0
Population rurale (estimation)
12 819 77,3 14 679 75 18 058 70
Population rurale pauvre (en millier)
10 256 80 10 276 70 9 029 50,0

Compilation de données INSTAT, Vision Madagascar Naturellement-Masterplan MAEP 2005-2009

Taux de croissance population totale : 2,8% par an


Taux de croissance : - population urbaine : 4,8% par an ; - population rurale 2,3% par an

19 Décembre 2005 114


BIBLIOGRAPHIE

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