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Red Hat Cloud Foundations:

Cloud 101

Sommaire
2 Résumé
3 Introduction
3 Le cloud computing d'aujourd'hui et de demain
5 Classification du cloud computing
7 Quelques idées fausses au sujet du cloud computing
7 Pourquoi franchir le pas du cloud computing ?
8 Qui crée les clouds et qui les utilise ?
9 Et non, la taille unique ne convient pas à tous
10 Points à prendre en compte lors de l'adoption
11 Franchir le pas

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Résumé
• Le cloud computing, littéralement l'informatique en nuage, constitue un nouveau moyen de créer des
infrastructures informatiques à partir de pools dynamiques de ressources virtualisées exploitées en
tant que services à faible interaction sur le Web.

• En termes de concept, le cloud computing peut se définir comme la création d'une couche d'abstraction
de ressources et de contrôle bâtie sur la couche d'abstraction matérielle que fournit la virtualisation.

• La plupart des infrastructures de cloud seront amenées à évoluer tant au niveau de leur périmêtre
que de leur complexité. À mesure que les environnements gagneront en maturité et deviendront
entièrement opérationnels, ils se doteront de nouvelles fonctionnalités, telles que le provisioning flexi-
ble, le suivi de la consommation et le libre-service.

• Le cloud computing permet d'offrir des services à partir de différents niveaux de la pile logicielle. La
classification la plus courante est la suivante : Infrastructure-as-a-Service (par exemple, le calcul et le
stockage), Platform-as-a-Service (par exemple, le middleware et l'automatisation de l'infrastructure)
et Software-as-a-Service (les applications). Ces niveaux peuvent se superposer ou coexister
indépendamment les uns des autres.

• Une infrastructure de cloud computing peut être établie au sein d'une entreprise (cloud privé), hors
d'une entreprise en tant que ressource partagée et mutualisée (cloudpublic) ou dans une combinaison
des deux (cloud hybride).

• Le cloud computing n'est pas un synonyme de virtualisation. Il repose sur la virtualisation, et, pour de
nombreuses entreprises, la mise en place d'une infrastructure virtualisée est la première étape de la
création d'un cloud.

• Un cloud privé augmente l'efficacité de l'entreprise, l'aide à économiser de l'argent et améliore les
niveaux de service par rapport aux infrastructures informatiques moins flexibles et dynamiques.

• Les clouds publics offrent un modèle de tarification à l'utilisation des ressources de calcul que les
utilisateurs n'ont pas besoin de posséder ou d'exécuter eux-mêmes.

• Les cloudssont de formes variables, car les besoins des clients, voire des divisions et des applications,
peuvent différer au sein d'une entreprise. Dans le cas du cloud computing, la taille unique n'est pas une
solution.

• L'infrastructure cloud doit prendre en charge l'interopérabilité et les normes ouvertes et être capable
d'exécuter des applications dans des environnements variés dans des types de clouds variés.

• Les clouds doivent apporter de la flexibilité à une organisation et ne pas la verrouiller auprès d'un seul
fournisseur de solutions.

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Introduction
En très peu de temps, le cloud computing s'est imposé comme une évolution de première importance dans
la manière dont les entreprises et les particuliers consomment et utilisent l'informatique. Cette nouvelle
technologie représente tout d'abord une évolution fondamentale du modèle d'exploitation selon lequel
les applications sont installées sur du matériel spécifique . Les ressources sont désormais déployées de
manière plus souple qu'auparavant. Le cloud computing représente également une évolution fondamentale
du modèle de développement et de consommation des applications. Les connexions câblées propriétaires
entre composants logiciels et les consommateurs de ces composants sont remplacées par des services
Web légers disponibles via une connexion Internet.

En bref, le cloud computing est la convergence de technologies et de tendances qui rendent les
infrastructures informatiques et les applications plus dynamiques, plus modulaires et plus accessibles.
Ce changement majeur touche quasiment tous les aspects de l'informatique.

Pour les clients finals, le cloud computing permet de déployer de nouveaux services ou de réaffecter
des ressources informatiques rapidement, en fonction des besoins et de l'activité. Ils ont la possibilité
d'exécuter une application sur site ou hors site (ou une combinaison des deux) en fonction de facteurs,
tels que le coût et les besoins en capacité. Pour les éditeurs de logiciels, le cloud computing offre un
nouveau moyen de fournir des applications tout en réduisant les frictions suscitées par l'installation
de mises à jour ou de modules additionnels.

Toutefois, maîtriser exactement les tenants et les aboutissants de la toute nouvelle technologie qu'est
le cloud computing et ses orientations peut s'avérer complexe. La chose la plus difficile à appréhender
est que bien qu'il soit possible de décrire brièvement le cloud computing au niveau de son concept et de
sa technologie, ses modes d'application sont très variés et il n'est pas toujours évident de comprendre
comment ils sont reliés entre eux.

En outre, les avantages que présente le cloud computing ne sont pas nécessairement les mêmes pour des
opérateurs de centre de données, des développeurs ou des utilisateurs finals. Ainsi, le degré de pertinence
du cloud computing dépend en fait d'où vous vous situez dans l'entreprise et de votre rôle. En plus, le cloud
computing est une technologie récente et son développement se poursuit autour de nombreux axes.

Ce livre blanc a pour but d'expliquer le cloud computing à toute personne encore non impliquée de près
ou de loin dans cette technologie. Il décrit les caractéristiques d'une infrastructure de cloud computing
et contrecarre certaines idées fausses. Enfin, il décrit les diverses formes que le cloud computing peut
prendre et explique la relation entre les divers types de fournisseurs et de consommateurs de cette
technologie.

Le cloud computing d'aujourd'hui et de demain


Le National Institute of Standards and Technology (NIST) définit le cloud computing comme « un modèle
qui permet l'accès au réseau à la demande. Les ressources sont partagées et la puissance de calcul est
configurable en fonction des besoins. Le client peut bénéficier d’une flexibilité importante avec un effort
minimal de gestion ». Cette définition, ainsi que les modèles de service et de déploiement associés,
décrivent de manière consensuelle la nature du cloud computing ainsi que ses orientations.
(http://csrc.nist.gov/groups/SNS/cloud-computing/)

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Les caractéristiques, dont certaines sont présentées ci-dessous, deviendront la norme à mesure que
les implémentations de cloud gagneront en maturité. Toutefois, elles ne seront pas nécessairement
présentes dans les premières implémentations ni n'auront de valeur pour tous les clients. Ainsi, bien que
le cloud computing soit souvent associé aux applications de facturation à l'usage, certaines entreprises
dotées de clouds internes peuvent ne pas être intéressées par un système de facturation hautement
granulaire. Plus qu'une définition immuable et abstraite, le cloud computing est en fait un ensemble de
fonctionnalités dont le but est de résoudre les problèmes du client ou de fournir une valeur commerciale.

Abstraction et mutualisation des ressources

Les ressources informatiques mutualisées, tant virtuelles que matérielles, servent à plusieurs organisations
clientes (qu'il s'agisse de plusieurs groupes internes à une même entreprise ou de plusieurs organisations
partageant une ressource publique). Elles sont allouées et réallouées de manière dynamique en fonction
de la demande. Le contrôle et les connaissances que le consommateur a sur l'emplacement exact des
ressources fournies sont souvent limités. Il peut néanmoins spécifier un emplacement à un niveau
d'abstraction plus élevé, par exemple, créer des domaines hautement disponibles ou satisfaire les exigences
réglementaires en matière de localisation des données. Parmi les exemples de ressources mutualisées, on
peut citer le stockage, le traitement, la mémoire, la bande passante du réseau et les ordinateurs virtuels.

Prépondérance du réseau

Qu'il soit mis en œuvre au sein d'une seule organisation ou par un fournisseur de clouds publics, le
cloud computing est avant tout centré sur le réseau. Les services sont mis à disposition sur Internet et
des mécanismes standards, généralement des protocoles Web légers permettent d'y accéder.

Allocation rapide et simple des ressources

Une des façons dont le cloud computing améliore l'agilité des infrastructures informatiques est qu'il
permet de mettre en ligne rapidement de nouvelles ressources. Ces ressources seront à terme disponibles
avec un certain niveau de libre-service, à savoir que l'utilisateur pourra moduler les ressources, telles que
la puissance de traitement et le stockage, en fonction de ses besoins et ce, sans nécessiter d'interaction
humaine. (Typiquement, des limites seront imposées aux ressources disponibles en libre-service au moyen
de règles.)

Elasticité et rapidité de la disponibilité des ressources

Dans un environnement de cloud, les ressources peuvent être augmentées rapidement et de manière
flexible, et dans certains cas, automatiquement, en fonction de règles préétablies et de la demande des
applications. De même, les ressources peuvent être diminuées rapidement lorsqu'elles ne sont plus
utilisées, ce qui élimine tout risque de se trouver en présence de serveurs inactifs une fois la tâche pour
laquelle ils ont été achetés terminée.

Suivi de la consommation

Le cloud computing est généralement associé à la facturation à l'usage, bien qu'à l'heure actuelle, ce
modèle soit largement l'apanage des fournisseurs de clouds publics. Le suivi de la consommation à un
niveau d'abstraction approprié au type de service (tel que le stockage, l'utilisation de la puissance de
calcul, la bande passante ou le nombre de comptes utilisateur actifs) deviendra de plus en plus répandu
à mesure que les organisations auront une meilleure connaissance des types de données qui leur sont le
plus utiles. Même si ces informations de suivi n'entrent pas directement dans la facturation, elles peuvent
être utilisées pour planifier la capacité, entre autres.

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Classification du cloud computing

Figure 1

clouds Public clouds hybrides clouds privés

Détenus et gérés par des Combinaison Privés et gérés avec un


prestataires. interopérable de clouds accès restreint
Accès via Internet, privés et publics. (hébergement externe
généralement avec possible).
facturation à l'usage.

SaaS – Software as a Service


(applications, processus et informations)

Types de
IaaS – Infrastructure as a Service
services
(serveurs virtualisés, stockage, réseaux)
de cloud

PaaS – Platform as a Service


(middleware optimisé pour la virtualisation)

Figure 1 : La figure ci-dessus illustre la représentation généralement acceptée des types d'infrastructures
de cloud computing. Elle montre les différents types de services et de déploiements de cloud.

Infrastructure-as-a-Service
(Exemples de clouds publics : Amazon Web Services, IBM Cloud)

IaaS permet aux utilisateurs ou au créateur du service d'allouer des ressources de traitement, de
stockage et de réseau, entre autres, qui leur permettront d'exécuter leurs systèmes d'exploitation et
applications. Celui qui déploie le service ne contrôle ni ne gère l'infrastructure informatique sous-jacente,
à l'exception de quelques personnalisations réseau ou de l'emplacement géographique approximatif des
ressources. En revanche, il est responsable de la configuration et de la maintenance de ses propres
systèmes d'exploitations et logiciels, et dans une grande mesure, d'adapter l'application à la demande et
de mettre en œuvre tous les services requis pour l'exécuter.

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Platform-as-a-Service
(Exemples de nuages publics : Google App Engine, Force.com)

PaaS représente en général un niveau supplémentaire de services qui vient s'ajouter à la base qu'est
IaaS. Ces services fournissent un niveau supplémentaire d'abstraction, et réalisent des tâches pour le
compte d'un développeur ou d'un opérateur. Parmi les exemples de middleware courants, on peut citer
les serveurs applicatifs et les bases de données qui devraient autrement être ajoutés à l'infrastructure
de base au cas par cas. Le middleware de grid computing peut servir à automatiser des tâches courantes,
comme la montée en charge des applications. La limite qui sépare une plate-forme, une infrastructure et
un logiciel hébergé destiné à l'utilisateur est parfois ténue. Toutefois, les plates-formes se situent
généralement à niveau d'abstraction plus élevé que l'infrastructure sans être une application, à savoir
un élément en interaction directe par un utilisateur de l'entreprise.

Software-as-a-Service
(Exemples de nuages publics : Salesforce.com, Intuit QuickBooks Online)

SaaS est peut-être l'aspect le plus connu du cloud computing, car il porte sur la consommation
directe d'une ressource de cloud, à savoir une application, par les utilisateurs finals plutôt que par les
développeurs ou les opérateurs. Il n'existe aucune relation inhérente entre l'application hébergée et la
nature de l'infrastructure sur laquelle elle s'exécute. Toutefois, les applications SaaS sont capables de
s'exécuter sur une infrastructure de cloud et un logiciel middleware, et elles le font la plupart du temps.
Après tout, les avantages que procure le cloud computing, la flexibilité et l'efficacité, servent au bout du
compte aux applications. Bien qu'un SaaS n'implique pas forcément une infrastructure IaaS ou une
plate-forme PaaS, l'infrastructure sous-jacente a une incidence directe sur l'efficacité de l'application et
sur l'expérience utilisateur.

Le cloud computing peut prendre d'autres formes.

Avec les clouds publics, l'infrastructure ou la plate-forme de cloud est mise à la disposition du public
ou d'une grande entreprise et appartient à un prestataire de services de cloud. (Pour être absolument
en adéquation avec la description d'infrastructure donnée, toute application SaaS hébergée est
techniquement un cloud public, mais en pratique le terme est généralement réservé aux offres
d'infrastructure et de plate-forme.)

Un cloud privé est au contraire exploité par une seule organisation, soit derrière un pare-feu interne, soit
par un prestataire pour le compte exclusif de cette organisation. Il peut être géré par l'organisation ou un
tiers et peut être localisé sur site ou hors site. (En d'autres termes, cette définition se réfère généralement
aux limites du contrôle et de la confiance plutôt que ceux qui emploient les opérateurs de l'infrastructure
ou sont propriétaires de l'équipement.)

Un cloud hybride est une combinaison des modèles de nuage privé et public. Il suppose un niveau
d'interopérabilité entre un cloud privé et un cloud public. Cette approche peut être intéressante pour
une entreprise désireuse de posséder et d'exploiter une infrastructure de cloud adaptée à des charges
spécifiques tout en gardant la possibilité de louer de la capacité supplémentaire facturée à l'utilisation
pour traiter ces pics de charge.

Il existe des variantes de ces approches de base, telles que les clouds communautaires, c'est-à-dire des
clouds partagés par plusieurs organisations qui prennent en charge les exigences spécifiques d'une
communauté, comme la sécurité, la conformité ou des propres à un secteur d'activité.

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Quelques idées fausses au sujet du


cloud computing
Avant de présenter les avantages du cloud computing, il est utile de rétablir quelques vérités au sujet de
cette technologie.

Le cloud computing n'est pas synonyme de virtualisation ni de grid computing

Le cloud computing abstrait les ressources et fournit des composants de self-service et d'automatisation
permettant de contrôler l'allocation des ressources. Cela signifie-t-il que la virtualisation et le grid
computing ne concernent pas le cloud computing ? Difficilement. L'abstraction matérielle est une des
bases du cloud computing et, en fait, la virtualisation/consolidation est la première étape logique d'un
projet d'implémentation d'infrastructure de cloud. La virtualisation signifie également qu'il existe un
chemin d'évolution vers le cloud.

Le cloud computing ne se résume pas à l'utilisation de ressources externes

Des publications ont popularisé le cloud computing et l'ont décrit comme une révolution informatique,
à l'instar du grid computing. Les clouds publics et hybrides permettent de traiter des charges de travail
imprévisibles et de mettre en service et de préparer la montée en charge des applications sans dépenses
d'investissement ni cycles d'approvisionnement du matériel souvent fastidieux. Toutefois, pour des
besoins réglementaires et de conformité, entre autres, de nombreuses entreprises hésitent à faire le pas
et à confier leurs applications à un prestataire de clouds publics. Pour ces entreprises, les avantages que
confèrent les infrastructures de cloud privé sont équivalents à ceux des clouds publics, avec le contrôle
en plus.

Le cloud computing n'est pas un buzz word de plus

Comme tout nouveau développement technologique important, le cloud computing suscite sa part de
battage médiatique. Mais de nombreux aspects du cloud computing ne sont pas franchement des
nouveautés. L'accès aux applications via un réseau est similaire à ce que proposent les prestataires de
services applicatifs et les fournisseurs de stockage à distance. La tarification à l'usage des ressources
de calcul louées peut être associée au partage du temps. Toutefois, collectivement, les technologies qui
entrent en jeu dans le cloud computing sont associées à l'abstraction, l'élasticité, l'automatisation et la
gestion en direct computing alors que l'informatique traditionnelle est plutôt associée à des termes, tels
que fixe, statique, manuel.

Pourquoi franchir le pas du cloud computing?


Un environnement de cloud computing est capable de réagir rapidement, et dans certains cas,
automatiquement aux fluctuations de la demande de traitement des tâches. Les applications peuvent
être mises en service beaucoup plus rapidement et facilement que dans des infrastructures informatiques
traditionnelles.

Toute infrastructure de cloud computing implémentée en interne améliore l'efficacité des organisations
et les aide à limiter les coûts par rapport aux infrastructures informatiques moins flexibles. De meilleurs
processus de dimensionnement permettent de récupérer les serveurs non utilisés. Les clouds privés
constituent généralement une évolution d'une infrastructure virtualisée plus dynamique et automatisée.

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Les prestataires de clouds publics mettent à disposition des moyens d'acheter de la capacité de
traitement supplémentaire si besoin est, ce qui permet de réaliser des économies, tout particulièrement
si l'alternative consiste à suréquiper une entreprise pour faire face aux pics ou à des besoins plus grands
qu'anticipés. De nombreuses infrastructures de cloud public reposent sur Linux et d'autres logiciels open
source contribuent également à minimiser les coûts. Elles permettent également aux entreprises de traiter
les dépenses liées à l'informatique comme des dépenses de fonctionnement plutôt que des dépenses
de capital.

Qui crée les clouds et qui les utilise?


Nous avons vu qu'il existait plusieurs types de clouds et de modèles commerciaux. Nous allons à présent
nous arrêter sur qui vend et qui achète.

Les éditeurs, tels que Red Hat, vendent les produits nécessaires à la création de clouds à des entreprises
utilisatrices et à des prestataires de clouds publics, tels qu'Amazon. Ils peuvent également vendre des
services permettant d'accompagner ces entreprises dans la mise en œuvre de leur infrastructure de clouds
et certifier des prestataires de clouds. Par exemple, Red Hat a travaillé avec son réseau de prestataires de
clouds certifiés pour développer un programme de certification et de test de pointe, destiné à rendre la
transition des applications internes vers des clouds publics, simple, sûr et rentable.

Notez cependant que les fournisseurs d'infrastructures informatiques n'exploitent pas eux-mêmes leurs
clouds publics. (IBM est une exception dans la mesure où la société vend des solutions matérielles et
logicielles pour créer des clouds et exploite un cloud destiné à ses clients finals.)

Les prestataires de clouds publics sont susceptibles de développer des services qu'ils proposent à
leurs clients pour superviser, gérer et exécuter leur implémentation. Toutefois, outre ces très grands
prestataires de clouds publics, qui disposent généralement de services importants de développement
en interne, les prestataires de service sont principalement des consommateurs de matériel et de logiciels
d'infrastructure informatique.

Les éditeurs/développeurs d'applications peuvent eux-mêmes proposer leurs logiciels sous la forme
de service (SaaS). Dans ce cas, ils utilisent du matériel et des logiciels d'infrastructure développés par
d'autres, ou peuvent utiliser un cloud tiers ou un autre prestataire de service. Ils ont alors recours au
PaaS ou SaaS ou bien encore à une autre forme d'hébergement.

Les utilisateurs finals, qu'il s'agisse du grand public ou d'entreprises, n'ont recours qu'au SaaS, en tant
qu'application métier hébergée en interne ou sur Internet, c'est pourquoi Saas est souvent associé aux
logiciels fournis via Internet.

Ceux qui exploitent les infrastructures IT achètent l'infrastructure nécessaire pour créer des clouds privés
ainsi que des services d'infrastructure auprès de prestataires de cloud externes.

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Et non, la taille unique ne convient pas à tous


Il existe de nombreux types de clouds et de modèles commerciaux pour la simple raison que tous les
clients ne se ressemblent pas. Certains doivent satisfaire des exigences en matière de sécurité et de
conformité, parfois par obligation légale. D'autres adaptent les clouds à leurs compétences en
informatique. Une application donnée peut être plus ou moins essentielle à une entreprise. Et les clients
ne sont pas tous de même taille. Certaines entreprises peuvent être dotées d'un service informatique
important alors que dans d'autres, le service informatique se limite à une personne à temps partiel.

Prenons l'exemple

D'une entreprise de fabrication de taille moyenne qui met en œuvre un nouveau système de gestion de la
relation client (CRM). Ce système est bien évidemment essentiel à l'entreprise, mais il ne représente pas un
atout concurrentiel. Il est un bon candidat à la migration vers une application SaaS fournie par un éditeur
tiers. A contrario, si sa mise en œuvre requiert une intégration étroite aux applications de planification des
ressources existante, l'entreprise peut choisir de mettre en œuvre le système CRM en interne au sein d'un
environnement virtualisé ou dans le cadre d'une implémentation de cloud privé plus large.

Une grande société de courtage de Wall Street doit satisfaire davantage de contraintes pour ce qui est de
son application de trading. De nombreuses obligations règlementaires et légales rendent difficile, voire
impossible, son transfert vers un tiers. En outre, une telle application est au cœur de l'activité de la société
et toute interruption ou même une baisse des performances peut s'avérer très coûteuse. Pour ces raisons,
les applications de ce type doivent être gardées en interne, sous étroite supervision.

Étant donné le potentiel de croissance rapide et le besoin constant de mettre en ligne de nouvelles
applications rapidement, les clouds privés ont de beaux jours devant eux.

Ainsi, une startup de développement de logiciels, dispose de peu de capital et souhaite être capable de
réagir rapidement et de ne payer que lorsqu'elle gagne des utilisateurs de l'application en ligne qu'elle
envisage de proposer. Elle n'a aucune idée du nombre d'utilisateurs qu'elle va toucher ni quand. Voici
un cas idéal de recours à une plate-forme de cloud public dont le modèle de facturation à l'usage et
l'évolutivité illimitée sont particulièrement adaptés. À mesure qu'elle se développe, la startup peut
s'apercevoir qu'il est moins cher d'exécuter une partie de son infrastructure de calcul en interne, et de
mettre en œuvre une plate-forme applicative entre les environnements de clouds privé et public. De ce
fait, Linux et l'open source, qui sont la base de la majorité des clouds publics du monde entier, sont
logiquement le socle des clouds privés.

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Points à prendre en compte lors de l'adoption


Les cas types que nous venons de présenter donnent un aperçu des facteurs influant sur la façon dont un
environnement de cloud computing est déployé. Certains d'entre eux peuvent être considérés comme des
freins à l'adoption des clouds. En réalité, il vaut mieux les considérer comme des conditions qui permettent
de favoriser une approche plutôt qu'une autre.

La sécurité et la conformité forment un ensemble de conditions. Certains secteurs d'activités, tels


l'industrie pharmaceutique et la finance, doivent se plier à des réglementations concernant la
confidentialité, la sécurité et la conformité. En conséquence, ces entreprises auront tendance à opter pour
des clouds privés plutôt que des clouds publics. Le problème n'est pas de savoir si les clouds publics sont
sécurisés. Ils le sont. Il existe néanmoins des spécifications précises en matière de séparation des données,
de conditions d'audit, etc. qui ne peuvent pas être satisfaites par un cloud public. Certaines entreprises
doivent pouvoir être en mesure d'accéder aux serveurs sur lesquels leurs applications sont exécutées ou
aux disques sur lesquels leurs données sont stockées.

Bien évidemment, à l'instar de toute application métier, un cloud se doit de reposer sur une base
sécurisée, d'autant plus qu'une infrastructure de cloud est une infrastructure partagée. C'est pourquoi
la virtualisation Red Hat basée sur le module KVM, s'appuie sur SELinux pour appliquer la sécurité MAC
(contrôle d'accès obligatoire) à toutes les machines virtuelles invitées et éliminer tout risque d'attaques
entre systèmes d'exploitation invités et du système hôte. SELinux, développé en partenariat avec le
gouvernement fédéral américain, est capable de répondre aux environnements les plus contraignants
en matière de sécurité, notamment les environnements de cloud computing partagés.

L'idée que véhiculent des publications et des articles de magazine ainsi que la stratégie de certains
éditeurs consistent à affirmer que le cloud computing nécessite une approche ex-nihilo. Rien de tel pour
faire fuir les clients potentiels ! Il est vrai qu'une implémentation d'infrastructure de cloud computing
complète représente un énorme changement par rapport à une infrastructure informatique traditionnelle
dans laquelle les applications sont étroitement liées à des serveurs physiques.

Toutefois, le cloud computing n'est pas manichéen. Les clouds publics permettent, voire encouragent,
l'expérimentation de nouvelles applications en développement. Les clouds privés, quant à eux, peuvent
s'étoffer de manière incrémentielle ; la virtualisation étant une bonne rampe de lancement du cloud
computing et une première étape logique. En fonction de l'entreprise, des applications et du stade auquel
l'application se trouve dans son cycle de vie (prototype ou production, par exemple), il peut être préférable
de l'exécuter dans un cloud privé, un cloud privé ou une dans une combinaison des deux. Il est donc
important que les clients s'assurent que leur prestataire de technologie de cloud permet l'interopérabilité
entre clouds.

En général, le manque de contrôle et de confiance sur le respect des clauses de niveau de service
contractuelles, si toutefois elles sont expressément stipulées, effraie quelque peu les entreprises. Cela met
en exergue l'obligation de vigilance et de mitigation des risques nécessaires lorsqu'un processus ou une
tâche de l'entreprise est externalisée.

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En ce sens, le cloud computing ne diffère pas beaucoup de l'utilisation d'un service hébergé quelconque, et
par conséquent, de l'externalisation d'une fonction quelconque de l'entreprise. Ainsi, vous devez prendre
en compte la stabilité et la maturité du prestataire, ses conditions d'assistance et ses garanties et évaluer
si sa plate-forme vous permet de transférer vos charges de travail vers un autre prestataire ou un cloud
privé. Vous devez également prendre connaissance de ses garanties en matière de récupération et de
sauvegarde ainsi que des conditions contractuelles et niveaux de service proposés. Et pour les applications
cœur de métier soumises à des SLA exigeants, il se peut que la seule option possible soit de les exécuter
sur un cloud privé, non pas parce qu'une infrastructure IT est meilleure que celle exploitée par un
prestataire, mais parce qu'elle plus visible. Cela peut être le facteur qui fera pencher la balance en
faveur d'un cloud privé si l'application est extrêmement importante à l'entreprise.

Franchir le pas
Les exemples et les caractéristiques de cloud computing que nous avons exposés ici ont des antécédents.
SaaS est associé aux prestataires de services applicatifs (ASP) et à d'autres formes d'applications
externalisées, aussi établies que des fournisseurs de services de paie. Le stockage dans un cloud public est
comparable à des fournisseurs de services de stockage. Qu'est-ce que l'externalisation si ce n'est payer un
tiers pour assurer le fonctionnement de vos ressources informatiques ? L'hébergement et l'exploitation
partagée représentent d'autres formes de location à l'utilisation d'équipements de tiers. La virtualisation,
bien qu'elle ne soit pas synonyme de cloud computing, joue un rôle important dans l'élaboration des
infrastructures informatiques qui offrent la flexibilité et la résilience que le cloud computing exige.

Le cloud computing repose sur de nombreux antécédents et s'appuie sur des technologies et des
approches nouvelles. C'est pourquoi le cloud computing est une évolution plutôt qu'une révolution.
Cependant, le cloud computing constitue une avancée majeure dans la manière dont les ordinateurs sont
exploités, car il permet de mettre en lien des éléments jusque-là déconnectés ou manquant de maturité.
Les réseaux sont plus rapides et les applications sont plus modulaires et plus adaptées à Internet. La
virtualisation de serveurs est un aspect essentiel du cloud computing et un catalyseur majeur du
changement dans la façon dont l'abstraction (dont le cloud computing n'est qu'un autre type) est perçue.
La mobilité accrue des employés et la prolifération des modes de fonctionnement des entreprises rendent
les applications traditionnelles de plus en plus démodées. Et rien que l'étendue grandissante des
infrastructures informatiques exige un grand changement. Et ce changement a un nom : le cloud
computing.

De nombreuses entreprises sont prêtes à franchir le pas. Une analyse des problèmes informatiques et
métiers qu'elles tentent de résoudre permettra de déterminer le chemin à suivre. Pour certaines, une
adoption rapide et une facturation à l'usage de services de cloud public pourront résoudre les problèmes.
Pour d'autres, un cloud privé reposant sur une infrastructure virtualisée s'imposera comme le choix
stratégique qui favorisa le développement de nouveaux services commerciaux. Quelle que soit l'approche,
elle ne doit en aucun cas provoquer de gêne et doit pouvoir s'établir de manière incrémentielle sur des
investissements et processus existants.

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À propos de Red Hat
La société Red Hat a été fondée 1993 et son siège social est situé à Raleigh, dans l'état de Caroline
du Nord, aux États-Unis. Avec plus de 60 sites dans le monde, Red Hat est la plus grande société
technologique cotée en bourse dédiée à l'open source. Nos clients, tout comme nous, bénéficions des
fruits de nos efforts. Nous avons su démontrer la valeur des logiciels open source et établi un modèle
commercial viable. Red Hat Red Hat fournit une technologie abordable de qualité aux entreprises. Nos
solutions sont disponibles par souscription, qu'il s'agisse de systèmes d'exploitation ou de plateformes,
tels que Red Hat Enterprise Linux et JBoss Enterprise Middleware, que d'applications ou d'outils de
gestion et de services de conseil, de formation et de support.

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