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LE GNT

I- PRINCIPE et EQUIPEMENTS :

C’est un détecteur de neutrons thermiques et de rayons gamma de capture


de haute énergie. C’est un compteur Geiger avec un revêtement de bore. Il peut
être enregistré en trou ouvert ou tubé.
Plusieurs espacements sont disponibles dont 2 principaux : 15’’1/2 et
19’’1/2. L'espacement est choisi en fonction des conditions de trou, du profil
d’invasion et de la porosité moyenne. En général, l’outil est excentré pour
diminuer les effets de trou. Les diamètres disponibles sont 3’’5/8, 2’’5/8 et
1’’11/16.
La résolution verticale et le rayon d’investigation sont fonction de
l'espacement.

II- PRESENTATION DE L’ENREGISTREMENT :

Les enregistrements sont faits en échelle linéaire et en unité API.

Type d’outils Espacement Unité

GNT (F, G, H) 15’’1/2 1.55


GNT(F, H) 19’’1/2 5.5
GNT (G) 19’’ 5.7
GNT (J, K) 16’’ 2.7

III- CORRECTIONS :

C’est un outil influencé par différents paramètres :


- Densités des matrices.
- Diamètre de trou.
- Type et densité de la boue.
- Salinité.
- Température.
Les réponses du Neutron-GNT ont été définies en laboratoire pour
différentes conditions de trou (selon la relation empirique IH=...)
Pour ces conditions standard de laboratoire, un certain nombre d’abaques
ont été élaboré pour faire les corrections nécessaires et obtenir la porosité pour
une matrice calcaire.
Si la matrice de la formation est constituée de grès ou de dolomie, on fait
une correction en utilisant la relation

fN grès = fN calcaire + 3%
fN dolomie = fN calcaire - 3%
Parfois, l’enregistrement est fait dans des conditions différentes de celles
prévues par les abaques. Dans ce cas, on fait une calibration dans le puits
comme suit :
Sachant que fN.GNT pour l’argile est d’environ 50%.
On choisira une formation propre, si possible aquifère, de lithologie connue et de
porosité connue (à partir du sonic par exemple).
Sur un graphique d’ordonnée f en échelle logarithmique, et en abscisse
les lectures en API en échelle linéaire, on trace la droite de calibration.

La détermination de la porosité à partir du GNT est compliquée à cause


des différentes corrections manuelles qu’il faut faire. Pour cela, cet outil est de
moins en moins utilisé et d’autres outils mois influencés par les conditions de
trou sont développés.

LE SNP

I- INTRODUCTION :

C’est un outil basé sur la détection de neutrons épithermiques. Pour


diminuer les effets de trou, la source et le détecteur sont montés sur un patin qui
s’applique contre la paroi. Le détecteur est un compteur à scintillations avec des
cristaux de fluorure (de bore ou de lithium) qui n’est sensible qu’aux neutrons
épithermiques (énergie comprise entre 0.025ev et 100ev). C’est un outil utilisé
en trou ouvert non tubé, avec un espacement de 16’’ et de résolution verticale de
même ordre.

II- PRESENTATION DE L’ENREGISTREMENT :

Avec cet outil, l’enregistrement est fait directement en unité de porosité.


Les corrections pour la densité de la boue, la salinité, la température et le
diamètre de trou sont faites automatiquement dans le panel de surface.

Le CNL.

1- Principe :

C’est un outil à 2 détecteurs développé pour la détermination de la


porosité en trou ouvert ou tubé.
Il mesure la vitesse de décroissement du nombre de neutrons thermiques
en fonction de la distance à partir de la source. Cette vitesse dépendra
principalement de la porosité.
Les légères fluctuations de la porosité engendrées par les variations
statistiques sont diminuées par l’utilisation de source de forte énergie ayant un
grand flux de neutrons. La base de la mesure est le rapport des comptes :
détecteur proche, détecteur éloigné.
Le panel de surface convertit ce rapport en porosité qui sera enregistré en
échelle linéaire sur le log CNL pour une matrice donnée.
Le rayon d’investigation sera plus profond que le SNP. L’effet de l’argile
est légèrement plus fort sur les réponses du CNL que sur celles du SNP
(CNL>SNP ~ 4 unités de porosité).

2- Les calibrations :

La calibration primaire standard pour les outils se fait à Houston.


Pour l’outil GNT, dans un calcaire aquifère de 19% de porosité dont la réponse
est de 100 API. Les étalons secondaires servent pour la calibration sur chantier.
La calibration du SNP et du CNL est basée sur de nombreuses lectures en face
de formations propres et de porosités bien déterminées, notamment des
calcaires.

3- Réponses des outils :

La réponse des outils est fonction principalement du pourcentage


d’hydrogène dans la formation. Les outils répondent pour tout l’hydrogène
présent dans la formation y compris celui combiné chimiquement à certains
minéraux ou aux argiles. C’est pour cela qu’on parle d’indice d’hydrogène.
L’indice d’hydrogène est proportionnel à la quantité d’hydrogène par
unité de volume.
Comme référence, on définit l’IH de l’eau douce aux conditions de
surface égal à 1.

a- L’IH de l’eau salée :


L’effet de NaCl dissous ou des ions en général, est d’occuper une certaine
place dans le volume du fluide, et donc réduit son IH.
Les formations sont généralement envahies, on considère donc la salinité
du filtrat. Pour les trous tubés, la zone envahie disparaît avec le filtrat. On devra
donc considérer la salinité de l’eau de formation lors des corrections.

b- L’IH des hydrocarbures :


En général, l’eau et l’huile ont un IH équivalent. Par contre le gaz a un IH
très faible (variable en fonction de la température et de la pression). Donc, quand
le gaz est présent dans la zone investiguée, le neutron lit une porosité apparente
très faible. Cette caractéristique est à l’origine de l’utilisation de ces outils pour
la détermination des zones à gaz.
Une combinaison Neutron-Densité sera le meilleur moyen pour la
détection des zones à gaz, et c’est la méthode couramment utilisée pour
déterminer le plan gaz-huile.

c- Effet des argiles :


Les outils neutrons sont affectés par toute l’eau présente dans la formation
y compris les eaux constitutives. De ce fait, les argiles ont une porosité neutron
élevée. Donc dans le cas de formations argileuses, la porosité dérivée du neutron
doit être corrigée pour le Vsh.

d- Effet de la lithologie :
Le neutron enregistre même les eaux de cristallisation. C’est pour cette
raison que pour des roches non poreuses comme le gypse on a des porosités
apparentes élevées.

4- Conclusions :

La première application des outils neutrons est la détermination de la


porosité. Certaines corrections pour la lithologie et les conditions de trou sont
parfois nécessaires.
Le SNP est le moins affecté par les conditions de trou, c’est le plus précis
en trou ouvert.
Le CNL possède l’avantage de pouvoir être enregistré simultanément avec
d’autres outils en trou ouvert. La compensation réduit sensiblement les effets de
trou. Il est moins sensible au mud-cake et à la rugosité du trou. Il est efficace
pour la détection du gaz.
Le GNT est utilisé en trou ouvert et tubé, il sert à la détection du gaz.

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