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2009

Théories de la
Communication
Chapitre 4 :
Communication et espaces
publics
Mineur

FAIVRE-MALFROY Florian
Site plateforme univ-lyon3histgeo.sup.fr
10/11/2009

Théories de la Communication 1
La démocratie est fondée sur une communication libre, tandis que les dictateurs offrent une
communication secrète et censurée.

La première partie du chapitre sera consacré à Habermas. Le mérite de ce livre est d'associer un espace
démocratique à une sphère publique ou espace publics. La construction d'Habermas est historique : il a
commencé à observer ce qui s'est passé au XVIIIème siècle, ou siècle des "Lumières" (mouvement conjoint entre
l'Allemagne, la France, et l'Italie). Il explique plusieurs phénomènes :
Tout commence avec le vieillissement des monarchies : Louis XIV a voulu réduire le pouvoir des ministres, et
s'est entourés d'aristocrates, qui doivent rejoindre la cours de Versailles (ne plus habiter dans leurs provinces).
Cela a pour but de les contrôler plus facilement, et de leur réfléchir sur leurs pouvoirs. Pourtant, dans plusieurs
"Salons" on fait des débats sur la politiques, sur les institutions, où se retrouvent de nombreux penseurs des
Lumières et autres. Ils abordent le sujet de l'élargissement de la sphère politique et les pouvoirs qui lui sont
conférées. Tout d'un coup, le pouvoir ou la notion politique commencent à échapper à Louis XIV, et existe plus
dans ces débats. On a alors l'embryon d'un lieu où l'on discute des meilleurs modes de gouvernement
(émergence de l'envie d'une plus grande démocratie pour ce qui est de la gestion du pouvoir, mais toujours au
sein de l'élite). Ce mouvement va s'amplifier, et va exciter grâce à l'édition des livres de ces auteurs. Cela révèle
les nouveaux outils de communication : publication clandestine ou à l'étranger. L'événement qui va marquer
cette évolution est évidement la Révolution Française.
-> Fondement : la démocratie est dépendante de l'espace public, où des gens bien informés discutent du
gouvernement.

Toute démocratie est fondée sur une communication bien fondée où les populations peuvent donner leurs
avis. Si on prend l'exemple de la France ou de l'Angleterre, on met en place des régimes "autocraties", qui
sonnent le Glas de la fin de ces régimes presque autoritaire. On supprime les taxes sur les journaux, divisant
ainsi son prix, ce qui aboutit à un réel engouement des populations à apprendre à lire [et à écrire] pour pouvoir
lire ces publications devenues abordables (s'en suivent les lois de Jules Ferry, sur l'école pour tous...etc). On
peut aussi prendre l'exemple américain, avec sa république fédérale.
On voit alors apparaitre de nouveaux modèles et nouvelles façons de penser : Marx qui est en train d'écrire "Le
Capitale". Le gout de discuter est pris.

I. Articulation entre l'intérêt personnel/intérêt privé/conscience d'intérêt général :

Habermas analyse, en prenant acte de ce désir de "ne plus être gouverner" mais de "participer au
gouvernement"; désir qui ne touche plus seulement les catégories sociales aristocratiques ou bourgeoises, mais
aussi les classes en-dessous. Les populations on envie d'intégrer cet espace public. Rousseau expliquera dans
"Du contrat social" : "participer à l'espace public ce n’est pas si simple", le citoyen devra prendre un compte un
intérêt général, au dépend de notre intérêt personnel. Il devra mettre de coté son intérêt privé, et discuter des
problèmes publics au nom de l'intérêt général.

Habermas reprendra cette idée et montrera que cette montée [de cet engouement] s'accompagnera de la prise
de conscience de cet espace public, en faisant la différence avec le privée. Avec la régularité des salaires, les
progrès de la médecine etc. La mortalité va fortement reculer, ce qui va développer une sphère privée auquel le
citoyen prête plus intension (meilleurs qualité de vie, moins de mortalité). Sphère qu'il pourra alors plus de
facilité à différencier de la sphère publique.
Pour que s'installe ce modèle, qui consiste donc à vivre avec 2 vies, il faut intégrer certaines conditions. Pour
débattre sur un/plusieurs sujets, il faut être correctement informé. Les gens doivent être au courant de l'intérêt
général. D'où l'importance des moyens de communications : la presse. L'information est nécessaire au bon
fonctionnement de l'espace public (les sondages fait sur toute la population est une aberration, et une
escroquerie terrifiante). L'information impartiale doit être donnée aux citoyens.

Ce modèle a eut des effets pervers :


- dichotomie des 2 sphères mal définie ;
- intérêt privé déborde sur l'intérêt général ;
- la démocratie est peut être le pire des modèles politiques, mais est ce qu'il y a de mieux adapté, et rien
ne peut encore le remplacer.
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Il faut considérer les articulations suivantes :
- Articulation entre l'intérêt personnel/intérêt privé/conscience d'intérêt général.
En UK et US, les gouvernements ont nationalisés les banques pour maintenir l'intérêt général.
Exemple des banques : intérêt général

- Articulation pouvoir-média : les média de la communication est bel et bien le 4ème pouvoir.
Habermas avait un pronostique assez douloureux sur le XXème siècle : l'arrivée de la Radio et de la TV
un effet assez néfaste. Il rapprochait à ces 2 supports une motivation mercantile (on informe si ca paye),
et un reproche d'uniformité (on ne perlera plus que de certaines choses, qui sont exposés sur ces
supports, qui écraseraient les autres médias). Pessimisme d'Habermas sur le devenir des médias.
Internet a t-il casser cette uniformité? (chute des audiences des J.T. ou des lecteurs de magazine).

- Articulation de la communication publique comme fondement nécessaire au fonctionnement démocratique

II. Communication comme fondement au fonctionnement de la démocratie


Tocqueville et Hannah Arendt.
De la démocratie en Amérique, Tocqueville (écrivain français qui s'est expatrié aux Etats-Unis lorsqu'ils ont
commencé à construire une démocratie).
Ce livre est une comparaison des monarchies françaises et les régimes démocratiques qui sont en train d'être
instaurés par les Etatsuniens. Il nous informe sur les dangers qui peuvent menacer la démocratie.
Les symboles de la démocratie étant "Egalité" "Liberté", peuvent toutefois avoir des sens [poussés]
contradictoires. Les gens sont différents, la vision de l'égalité est pas tout a fait réelle, on ne peut idéaliser les
populations dans un ensemble semblable (aux risques de tomber dans le modèle communisme). Le risque de la
liberté est que chacun croit que sa liberté est indépendante de celle des autres. L'intérêt privé prend alors le
dessus sur celui qui est commun. La liberté a donc ses danger : il faut admettre que sa propre liberté doit être
définit avec celle d'autrui. Nos envies enseignement les envies des autres.
Liberté et égalité sont antinomiques.
Le remède c'est d'essayer de faire prendre conscience à chacun de ce qu'est l'intérêt général. Il faut inculquer
dans la vie privée chacun les valeurs des intérêts généraux.
L'atout étatsuniens est qu'ils doivent sans arrêt rendre des comptes à la démocratie (élections de juges, de
sheriffs, des députés...etc.). La morale de TOCQUEVILLE, il faut que chacun s'occupe le plsu possible à ce qui
l'entoure, à sa société.

Hannah Arendt est une philosophe (juive) allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur
l’activité politique, le totalitarisme, la modernité, la Démocraties, et bien sur la « Banalité du mal ».
Mais nous étudierons " Condition de l'homme moderne »

Elle propose une interprétation de la vie politique.


Elle y distingue 3 niveaux de la vie Humaine
- Travail : toutes activités de subsistances, qui est motivé par la survie. Le travail est nécessaire.
- Œuvre : désigne toutes activités de production qui est fait pour durer dans le temps (même s'il s'agit
d'une œuvre du travail)
- Action (politique) : la véritable action c'est la parole. Nous nous insérons dans le monde humain, par
l'action, et entre autres par la parole. L'acte qui n'est pas parole, ne prend sens que par l'agent auquel il
s'identifie. C'est d'une part par la parole que nous participons à al société et d'autre part, c...?
La parole est profondément égalitaire, elle est ce par quoi l'égalité se traduit le mieux : puisque la possibilité de
parler est une possibilité de la communication. En parlant je participe à al vie social, je deviens quelqu’un parmi
les autres, et je me distingue en même temps des autres. Elle est égalitaire car elle est un moyen de s'insérer
dans la vie sociale et d'autre part un moyen de se manifester en tant que personne différentes des autres (dans
sa façon dépenser); il y a là un rapport à la liberté de Tocqueville.
La réalité est ce qui existe et ce tout ce que nous pouvons nous approprier par le langage; ce que existe est ce
qui est dicible.

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L'action politique se définit en plusieurs points : réunion des gens dans un débat politique; débat où des
politiques vont aborder les intérêts généraux; le politique va prendre position, et donc exister en tant
qu'homme politique.
Exemple : figure de Churchill, qui a changé entre les années 30 (où il était favorable aux régimes
totalitarismes d'Italie et d'Allemagne). Ou encore avec les lois dénommés du genre la "loi Deferre", "loi
Veil". On ne doit pas interdire les politiques changer d'avis ou encore de s'exprimer.
Ce niveau d'activité de la parole s'installe avec l'action des paroles.
Toutes paroles politiques est "promesse", elle n'est pas seulement "actions" La parole politique est ce que
conjoint le mieux les actions présente, futures.
La parole politique ne doit pas être dispersée, ne dois pas être gaspillé; les politiciens, et les citoyen doivent
prendre cette activité humaine qui est la plus hautes.

H. Arendt affirme que le niveau d'action le plus élevé est la "parole". Elle distingue 3 niveau d'action, celui du
travail, celui de l'œuvre... Cette parole a un certain nombre de conditions, celle de l'espace public:

1. Dans cet espace, les inégalités les différences soient abolirent :


C'est exactement celle qui fait que chacun d'entre nous demande à être représenté égalitairement
devant la loi, aux élections ; ou encore aux égalités au niveau de l'accès aux soins à l'éducation. Dans
l'espace public, les inégalités est abolie le temps de l'espace publics, le temps que la réunion des
humains se tienne. Chacune présente l'égale d'autrui, et la parole de chacun aura le même poids, il peut
revendiquer la parole de n'importe qu'elle autre. L'injure par excellence est "tais-toi pauvre con"
rabaisse à al parole. La prise de parole comme égalité de principe.
Cette condition est selon H. Arendt est la possibilité pour chacun de pouvoir exprimer pour chacun ce
qu'il est et ce qu'il pense, son point de vue (s'écarte de rousseau, qui privilégie l'intérêt générale à la
pensée personnel). L'intérêt général va être décidé dans l'espace publics une fois que la discussion aura
eut lieu. Cette condition a une autre conséquence, que l'on pourrait nommer "oublie", car chacun
redevient neuf, égale de tous; et quoiqu'il est été auparavant, l'individu redevient un homme égale à
l'autre. L'espace public est un lieu ou le temps va prendre forme, on oublie un moment le passé pour
construire le future. L'oublie est nécessaire pour reconstruire l'avenir. Selon H. Arendt l'oublie est
possible et souvent nécessaire : si on prend l'exemple du traité de Versailles on se rend compte que de
rendre compte et de ne pas oublier le passé, a eut des conséquences terribles : la seconde G.M.

2. Engagement/sensorialité (avec les sociologues anglo-saxons) :


La participation de l'espace public a un engagement moral et éthique. Dans l''espace public nous devons
être absolument rassuré de cette égalité et de la sincérité de nos partenaire, et qu'ils n'aient pas une
stratégie de dénier cette égalité. La parole dans ce cadre doit avoir une valeur d'engagement morale. Il
implique le respect d'autrui en tant qu'égo. Règles éthique.

3. Fonctions de l'espace public :


Pour Habermas, l'espace public est un lieu de débat.
Pour H. Arendt, dans l'espace public il y a une fonction de parole, celui qui parle fait d'abord une
proposition à l'assemblée qui est rassemblé dans cet espace public, et prend un engagement par rapport
à sa propose personne (on oublie ce que l'on ait pour être égalitaire). Ce que nous avons dit devient
alors notre carte d'identité : on va être celui qui a dit ceci. Chaque parole prise dans cet espace là fait
figure de cet engagement. Il y a une naissance de la parole (H. Arendt), celui qui a dit ceci est identifiable
par le parole. Cela se traduit lorsque les lois portent un nom propre "loi Veil", "loi Deferre", comme
manière très forte de montrer cette appartenance de la parole. Il y a là une identité personnelle dans
l'espace public. Cela devient un bien collectif. Ce passage du personnel au collectif.

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Claude Lefort (philosophe français, intellectuel communiste), reprend les théories H. Arendt, et dit que
tout se passe comme si, tout dépendait d'un pouvoir autocratique représenté par une personne qui est
corporée (le roi représentant dans de Dieu dans la monarchie française : "le roi est mort, vive le roi",
montre cette représentation et règne in facto de son successeur). Alors que la démocratie n'a pas cette
représentation avec un corps. Ce régime d'indétermination est sans cesse remis en cause. C. Lefort
propose une démocratie idéale. Car personne n'arrive a être totalement impartiale, à ne pas défendre
ou a avoir une arrière pensée. Les revendications de chacun ne sont pas souvent possible, mais on peut
au moins croire en la force de cette revendication. La revendication, même si elle a aucun pouvoir
directe, peut avoir un pouvoir indirecte, et provoque el débat. Les personnes qui n'ont pas accès au
débat, à l'espace publics se révoltent souvent (exemple des sifflements dans des matchs, les
spectateurs ont attaqués alors les symboles de la France pour montrer l'inégalité qui l'affecte). La
participation de tous à la discisions, à la méditation du bien collectif, nécessite l'accord / la participation.
L'espace public en tant qu'assemblée doit revendiquer le fait que la débat doit être suivi et respecté.

Dans Conditon de l'homme moderne, H. A. témoigne de la peur de ces blocs totalitarismes, de la peur que ceux-
ci prennent le dessus sur la démocratie.
Aujourd'hui il y a d'autres peurs.

III. Fonctionnement contemporaine de l'espace public

D'autres dangers sont apparus :

1. Le premier danger pourrait être l'ouverture extraordinaire que nous vivons actuellement. Ce n'est pas
totalement un danger, mais on assiste aujourd'hui à une forme d’éclatement, du aux nouveaux moyens
de communications, qui produisent une information plus grande mais avec une plus grande censure. On
tente de maitriser l'information disponible. On observe une tentative de contrôle du média (internet,
audiovisuel,...). Il y a une censure par les pouvoirs. La question de l'Histoire en France, est intéressant
car les députés on voulu faire passer une loi qui imposait, dans les programmes, le fait que le
« colonialisme soit une bonne chose » ; la guerre sur l'Histoire est souvent très imprégné dans les
démocraties. Tout ceci est visible dans tous les régimes. Pourtant cette même ouverture des média
apparait par ailleurs comme une solution à ce danger, internet arrive à bousculer cette censure, chacun
tente de s'exprimer de plus en plus : profusion des associations de débat et d'action.
Le théoricien P. Dahlgren explique que nous comme passé d'un ensemble d'espace public à un ensemble
de petites particules d'espace publics, avec un fonctionnement d'interdépendance. Les gens ont au fur
et à mesure de moins en moins confiance au média audiovisuel (un peut moins de la presse) et
préfèrent l'information présente sur internet.
L’enseignement de l’Histoire
doit rester dans le Cursus
L'espace public et les médias : une ère nouvelle ? d’un étudiant, quelque soit
la filière.
DAHLGREN, Peter (1994) :
Pour décrire l'espace public à l'ère des nouveaux médias, l’auteur part
du modèle élaboré par Habermas. La critique de celui-ci consiste d'abord à remettre en cause un
de ses présupposés, celui de l'espace public idéal du XXe siècle. Celui-ci ne relèverait-il pas plutôt
d'une utopie normative ? L'auteur propose ensuite d'enrichir ce modèle par les connaissances
empiriques accumulées depuis les années cinquante. Ainsi, sans faire disparaître totalement les
inquiétudes du philosophe, il sera possible de dépasser l'idée de décadence de l'espace public au
cœur de la théorie de Habermas.

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2. Second danger développé par R. Sennett et C. Lasch qui proposent la théorie qui est celle de la montée
de l'individualisme. Vouloir beaucoup de liberté est en inadéquation avec l'égalité. Pourtant entre la
liberté et l'égalité antagoniste ; et bien c'est la liberté qui a gagnée. Culture de la performance. Règle sur
soi et impossibilité de considérer autrui comme un égal. Définition instinctive de la liberté ne marche
pas. Il faut une définition collective, pourtant la première prendre le pas sur l'autre.
De ce point de vue l'espace public risque gros, car la liberté d'action ou de parole d' l'individu empêche
cette notion d'égalité obligatoire. La définition de la liberté comme "faire ce que je veux" prend le pas
sur celle de "ma liberté commence là ou finit celle des autres". Il y a une évolution, où l'individu aime à
être isolé, à être considéré dans son individualité dans une société. Le gout de la performance s'inscrit
dans cet individualisme, on privilégie l'exploit individuel, tout ce qui est collectif est commun, vulgaire
(soir à tout le monde) est largement moins récompensé et reconnu.
Dans ce cadre il deviendrait difficile à l'espace public de fonctionner si chacun n'accepte pas de l'oublier,
en y entrant. On note d'ailleurs la diminution des espaces publics
Les tyrannies de l’intimité, R. SENNETT [Paris - Seuil] : L’hypothèse d’un déclin de l’espace public du
fait des avancées de l’intime et une amorce d’analyse du « narcissisme » contemporain, par un
sociologue américain
La culture du narcissisme, LASCH [1979] : Un approfondissement de l’analyse du Narcisse
contemporain (qui a besoin des autres pour lui renvoyer une « belle image ») et de ses pathologies
(notamment une anxiété liée aux déceptions quant aux manques d’attention des autres) par un
philosophe et historien américain

3. Troisième danger : Tous régimes (communiste, capitaliste) fonctionne sur le système du marché. IL y a
là un fonctionnement universel du marché. Le poids économique est devenu totalement dominant.
Du point de vue de la question historique : D'où vient ce renversement actuel, ce fonctionnement qui
s'est imposé à la planète? Pourquoi le capitalisme est devenue une denrée universelle quelque soit sa
nature. Mais le capitaliste de Marx est-il le même que le nouveau capitalisme financier présenté comme
aujourd'hui? Capitalisme d'investissement qui se préoccupe de l'intérêt de chacun (exemple de Ford)
est-il le même aujourd'hui. Les motivations capitalismes du culte du profit ont aujourd'hui entrainé de
multiples catastrophes (Exploitation des pays du tiers monde, guerre d'intérêt). Il est bien clair
aujourd'hui que nous soyons face aujourd’hui à qu'est-ce que l''espace public, qu'est ce que sont les
lobbies et leurs poids, devenu principale source de décisions politiques.
On le voie même dans la gestion du service public en France "le Services public doit être rentable". Si
l'hôpital est plus rentable c'est parce qu'il coute moins cher, mais doit il soigner à n'importe quel prix ou
au moindre cout?
Que devient la politique, si le politicien ou les droits n’ont plus le dernier mot
Il faut revenir aux principes : soit on concède que le marché économique peut intervenir dans la gestion
du monde, soit nous revenons aux principes que la démocratie favorise la répression quand il faut avec
une importance de la parole.
Que vaut la parole ? Quelle assemblée aura le pouvoir de revenir sur ce principe. ?

Théorie de la « Doctrine des inégalité » développé par Walzer.


Walzer ne part pas du fait que nous soyons tous égaux, mais plutôt du constat des inégalités. Il fait la liste de
types de biens : il y a des inégalités de l’ordre de la santé, du travail, de la famille… etc. « Refusions qu’un
avantage dans un domaine nous empêche d’avoir l’avantage dans un autre domaine » Les inégalité ne sont pas
contagieux, et ne se mélangent pas entre les domaines. Et on ne doit pas provoquer la « contagions ». Nous
avons des biens différents de chacun. Ce ci compose les règles de M. Walzer.

Quelques notes sur l’espace public :

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L'espace public est une notion très utilisée en sciences humaines et sociales depuis la thèse de Jürgen Habermas
intitulée L'espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise
(1963).

Dans cet ouvrage, Habermas décrit « le processus au cours duquel le public constitué d'individus faisant usage
de leur raison s'approprie la sphère publique contrôlée par l'autorité et la transforme en une sphère où la
critique s'exerce contre le pouvoir de l'État. » Le processus en question est à dater au XVIIIe siècle en Angleterre
(quelque trente années plus tard en France), siècle de développement de l'urbanisation et de l'émergence de la
notion d'espace privé dans la bourgeoisie des villes. Habermas montre comment les réunions de salon et les
cafés ont contribué à la multiplication des discussions et des débats politiques, lesquels jouissent d'une publicité
par l'intermédiaire des médias de l'époque (relations épistolaires, presse naissante).

La notion de « publicité » (au sens de la large diffusion des informations et des sujets de débats via les médias)
est un élément phare de la théorie d'Habermas : celle-ci doit être comprise comme dimension constitutive de
l'espace public et comme principe de contrôle du pouvoir politique.

Pour Habermas, après son essor au XVIIIe siècle, l'espace public « gouverné par la raison » sera en déclin,
puisque la publicité critique laissera peu à peu la place à une publicité « de démonstration et de manipulation »,
au service d'intérêts privés. C'est d'ailleurs aujourd'hui tout l'enjeu de la démocratie délibérative ou
participative, qui doit composer avec la nécessité d'un débat uniquement commandé par l'usage public de la
raison, et non des intérêts particuliers. Habermas a été croisé critiquement en ce qui concerne l'évolution de
l'espace public par l'historienne française Arlette Farge dans Dire et mal dire 1992 où elle montre que l'espace
public n'est pas seulement constitué par une bourgeoisie ou des élites sociales cultivées mais aussi par la grande
masse de la population. Celle-ci forge par elle-même les notions de liberté d'opinion et de souveraineté
populaire. Pour Farge, le peuple tente de se forger une identité en s'émancipant par la discussion politique.
Roger Chartier a également utilisé l'approche d'Habermas dans Les origines culturelles de la révolution française
(1990).

Aujourd'hui l'espace public est au centre de nombreuses problématiques, notamment dans le champ des
sciences de la communication. On citera notamment l'analyse de Bernard Miège (La société conquise par la
communication) qui distingue, dans un retour historique sur les modèles d'espace public, quatre grands
modèles de communication qui organisent un espace public élargi et fragmenté : la presse d'opinion (milieu du
XVIIIe siècle), la presse commerciale (à partir du milieu du XIXe siècle), les médias audiovisuels de masse (depuis
le milieu du XXe siècle) et les relations publiques généralisées (depuis les années 1970).
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