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MISE EN POSITION ISOSTATIQUE

Introduction
La symbolisation des prises de pièces sur les dessins de définition est fixée par
la norme NF E 04-13, septembre 1978. L’usinage d’une surface élémentaire
sur une machine-outil dans le respect de la cotation fonctionnelle impose :
Le positionnement de la pièce par rapport à son support et l’outil,
Le maintien en position de la pièce pendant l’usinage.
Le dispositif de maintien doit assurer, en permanence le contact de la pièce
avec les surfaces du montage assurant sa mise en position, ceci malgré les
actions dues aux efforts de coupe.
En aucun cas il ne doit engendrer à la pièce des déformations supérieures à
0,5 fois la tolérance à respecter.
Le degré de liberté :
La pièce hors support, considérée comme libre dans l’espace a la possibilité
de mouvement dans trois directions (trois axes orthogonaux Ox, Oy, Oz). Ces
trois mouvements sont : 3 translations Tx, Ty et Tz ;3 rotations Rx, Ry et Rz .

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Ces trois translations et trois rotations que possède la pièce hors support
constituent ses six degrés de liberté.
Isostatisme :
C'est l'ensemble des composants qui concourent à la liaison de la pièce et du
porte pièce en permettant l'élimination des degrés de liberté (maximum 6). 
L'ensemble de ces composants doit permettre une remise en position
identique après un nouveau montage pour assurer une bonne précision à
l'usinage.
  Règles d'Isostatisme :
Les symboles sont toujours placés du côté libre de la matière, normalement à
la surface
Chaque symbole précise la suppression d'un degré de liberté.
Chaque pièce possède 6 degrés de liberté. La mise en position d'une pièce
nécessitera au maximum 6 symboles de base. 
Chaque surface concernée par la mise en position doit être à l'origine d'une
cote de fabrication.
  La 1ère partie de la norme (NF)
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Elle concerne les symboles de base utilisés dans la définition d'une mise en
position géométrique d'une pièce. Elle ne permet pas de connaître les
technologies utilisées pour la mise en position.
Elle concerne les symboles de base utilisés dans la définition d'une mise en
position géométrique d'une pièce. Elle ne permet pas de connaître les
technologies utilisées pour la mise en position.
Elle s'applique lors de la réalisation d’APEF (Avant-Projet d’Etude de
Fabrication).
Symboles de base :
Les liaisons élémentaires :
En fonction du nombre de normales de mise en position placées sur une
surface on distingue trois types de liaisons élémentaires.
Liaison ponctuelle ou appui ponctuel :
En considérant une sphère qui repose sur un plan, on constate que le contact
se fait en un point. La liaison entre la sphère et le plan se matérialise par une
normale : C’est une liaison ponctuelle. Une liaison ponctuelle supprime un
degré de liberté (une translation).

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Liaison linéaire ou appui linéaire :
Considérons un cylindre reposant sur un plan ; le contact se fait le long de la
génératrice du cylindre. Cette liaison est dite linéaire et se matérialise par
deux normales et supprime deux degrés de liberté.

Liaison plane ou appui plan :


En Considérant un parallélépipède reposant sur un plan, la liaison est dite
4 supprimant trois degrés de liberté.
plane et se matérialise par trois normales
On dit qu’on a réalisé un appui plan.
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Mise en position des solides de base 

Cas d’un parallélépipède :

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Cas des solides de révolution :
Le cylindre long : L≥2D

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La rotation autour de l’axe de symétrie subsiste :


Le cône long :

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La rotation autour de l’axe de symétrie subsiste.


Le cylindre court :

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La rotation autour de l’axe de symétrie subsiste.


Mise en position des pièces cotées :
Dispositions particulières :
Le choix des surfaces de mise en position (surface de référence) sera
fonction de spécifications dimensionnelles et géométriques portées
sur le dessin de définition.
La répartition des normales tiendra compte de la nature de la
surface de référence et des tolérances à respecter.
Règles fondamentales :
Règle N°1
Entre deux surfaces de mise en position, plus l’IT est petit,
plus il faut prévoir le maximum de normales ;
On met le plus grand nombre de normales pour respecter le
plus petit IT.
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Règle N°2
A IT égal on placera le plus grand nombre de normales sur la
plus grande surface.
Premier exemple :

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Plus petit IT=0.02 symétrie par rapport à A (cylindre long)


implique centrage long sur A
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Appui ponctuel (butée par 5) pour respect de la cote de
10(IT=0.2)

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