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Leçon 1 : Bases fondamentales,

fonctionnement et vocabulaire du trading


forex
Sous ce terme barbare se cache l’abréviation de «Foreign exchange» (For-Ex), qui
désigne le marché des changes, ou la «bourse des devises» pour faire plus simple.

On a tous eu affaire au Forex de manière détournée lors de voyages à l’étranger, en


échangeant des devises, et on a également tous remarqué que les taux de change
fluctuent.

Ce sont justement ces variations que les traders sur le forex mettent à profit.

La Forex est donc le lieu d’échange virtuel des devises, dont la valeur fluctue sans
cesse, 5 jours sur 7 et 24 heures sur 24 (le forex est en effet le seul marché ouvert
24 heures sur 24, et il est donc possible de faire des opérations de trading la nuit).

Avant d’aborder le trading sur le forex à proprement parler, et les techniques qui
vous permettront de mener des opérations fructueuses, il faut comprendre le
fonctionnement général de ce marché, ses spécificités, et se familiariser avec le
vocabulaire utilisé.

Nous allons donc passer ici en revue les principaux termes utilisés par les traders
forex, en vous expliquant en détail les notions indispensables dans le trading de
devises.

Particularité 1 : Les devises sont cotées par « paires »


Contrairement aux autres actifs financiers, les devises sont cotées par paires. Il
s’agit toujours de la valeur d’une devise exprimée dans une autre devise.

Par conséquent que l’on achète ou qu’on vende une paire de devises, on en revient
à parier sur la hausse d’une devise, mais également simultanément sur la baisse de
l’autre devise.

Exemple

Lorsqu’on achète de l’EUR/USD, on parie sur la hausse de l’Euro par rapport au


Dollar, ce qui signifie que l’on parie également sur la baisse du dollar par rapport à
l’euro. Les motivations pour acheter de l’EUR/USD peuvent donc résulter soit d’un
avis haussier sur l’Euro, soit d’un avis baissier sur le Dollar.
A l’inverse, quand on vend de l’EUR/USD, on parie sur une baisse de l’euro face
au dollar, ce qui sous-entend que l’on parie également sur la hausse du dollar face à
l’euro. Les motivations pour vendre EUR/USD peuvent donc résulter soit d’un avis
baissier sur l’euro, soit d’un avis haussier sur le dollar.

Particularité 2 : On peut miser sur la baisse d’une paire de


devises aussi facilement que sur la hausse
Nous venons de parler de « vendre » de l’EUR/USD, ce qui sous-entend peut-
être pour vous qu’il faut en avoir préalablement acheté. Ce n’est cependant pas le
cas. Sur le forex, il est possible de prendre une position vendeuse sur une paire de
devises, sans avoir « en stock » cette paire de devises.

Ce mécanisme est connu sur les marchés actions sous le nom de « vente à
découvert ». Il s’agit en réalité d’un « jeu d’engagement ». En prenant une position
vendeuse, vous vous engagez à « fournir » une paire de devise au cours du moment
de votre prise de position, au moment où vous voudrez clôturer la position.

Par conséquent, si vous prenez une position vendeuse sur EUR/USD à 1,20, et que
vous la clôturez à 1,10, cela revient à acheter à 1,10 ce que vous vous êtes
préalablement engagé à vendre à 1,20, la différence constituant votre bénéfice.

Cependant, sur les plateformes de trading, parier à la baisse se résume à


cliquer sur “vente” au lieu de “achat”, c’est tout aussi simple que cela!

Particularité 3 : Les performances sont comptées en pips et


les quantités en lots
Les traders forex calculent les variations en « pips », et non en pourcentages, et les
devises s’achètent par « lots ».

1 pip équivaut à la dernière décimale de cotation d’une devise :

Exemple

EUR/USD passe de 1,2750 à 1,2800, ont dit qu’il a gagné « 50 pips »

Cette méthode de calcul des variations est en effet privilégiée sur le forex car en
pourcentages, les variations des devises sont difficilement lisibles en raison de leur
faible volatilité nominale.

Par exemple, lorsque l’euro passe de 1,2545 à 1,2565, la variation n’est que de
0,16% (hausse de 20 pips).
Il faut également savoir que les devises s’achètent par lots. La plupart des brokers
proposent des lots de différentes tailles, allant de 1000 (micro lot) à 100 000 unités
(lot standard).

Il est également plus facile de calculer les pertes et profits avec les pips, car on
connait la valeur de 1 pip en fonction de la taille du lot sur lequel on effectue des
opérations de trading.

Exemple : EUR/USD

-Lot de 1000 unités : 1 pip = 0,1 USD


-Lot de 10000 unités : 1 pip = 1 USD
-Lot de 100000 unités : 1 pip = 10 USD

Ainsi, quand on a gagné 20 pips en ayant tradé un lot de 1000 unités, on a gagné 2
dollars, 20 dollars avec un lot de 10000 unités, et 200 dollars avec un lot de 100000
unités.

Particularité 4 : On peut miser sur des montants bien


supérieurs à son capital grâce à l’effet de levier
Nous venons de voir que les lots minimums sur le forex sont des lots de 1000
unités, soit 1000 dollars en ce qui concerne l’EUR/USD, mais cela ne veut pas dire
que vous devez avoir ce montant sur votre compte pour prendre la position.

C’est en effet là qu’intervient le fameux « effet de levier », un des principaux


avantages du trading forex.

Pour faire simple, l’effet de levier vous permet de disposer de plus d’argent
pour investir sur le forex que vous n’en avez sur votre compte.

Par exemple, un effet de levier de 100 signifie que vous pouvez investir sur des
montants 100 fois supérieurs à ce que vous avez déposé sur votre compte de
trading.

Avec 1000 dollars, vous pouvez donc investir sur un montant de 100.000 dollars, si
vous disposez d’un effet de levier de 100.

C’est en effet là que se situe l’un des principaux avantages du Forex, et c’est grâce
à l’effet de levier que le Forex est un marché qui peut (sur le papier) vous rendre
riche du jour au lendemain, même avec une mise de départ minime (extrêmement
rare dans la réalité, mais théoriquement possible).
C’est aussi en raison de l’effet de levier très important que propose le forex que
celui-ci est considéré comme un marché ultra spéculatif et très risqué pour les non-
initiés.

Exemple

Avec un compte crédité de 1000 dollars et un effet de levier de 100 (les brokers
proposent généralement de 50 à 500), on peut investir sur un montant de 100.000
dollars (1000 dollars X levier 100).

Particularité 5 : Le trading sur marge


La marge désigne le montant à « mobiliser » pour réaliser une opération. En gros, il
s’agit du montant de votre lot, divisé par l’effet de levier.

Lorsque vous achetez un lot de 1000 dollars avec un effet de levier de 100, vous ne
mobilisez que 10 dollars. En d’autres termes, vous ne mobilisez que le centième de
la taille de votre opération (100 dollars / levier 100). Ces 10 dollars utilisés sont
appelés la « marge ».

Un petit calcul sera plus parlant :


– Achat d’un lot de 10000 unités lorsque EUR/USD est à 1,3000
– Effet de levier de 100
– Capital mobilisé : 10000/100 = 100 dollars (vous devez avoir au minimum 100
dollars sur votre compte pour prendre cette position).
– Si EUR/USD passe de 1,3000 à 1,3100 (variation courante en une journée), le
gain est de 100 pips
– 100 pips X 1 dollar (valeur de 1 pip sur un lot de 10000 unités EUR/USD) = 100
dollars
En ayant réellement investi 100 dollars, le gain final est donc de 100 dollars, ce qui
représente une performance de +100% par rapport à votre investissement réel (la
marge mobilisée).

Sachant que le Forex est un marché très volatile, et qu’il est courant de constater
des variations journalières de plus de 100 pips, on comprend vite que les gains
peuvent s’amonceler à une vitesse extraordinaire (tout comme les pertes
d’ailleurs…).

Particularité 6 : Le spread au lieu des frais de transaction


La cotation (le cours, le prix) d’une paire de devises à un moment précis diffère en
fonction du sens de l’opération : Achat ou vente.

La différence entre le prix d’achat (Ask) et le prix de vente (Bid) est appelée
Spread.
Dans cet exemple, on dit donc que le spread de la paire EUR/USD est de 1 pip.

Dans la pratique, cela signifie que si vous passez un achat, puis clôturez cette
position immédiatement sans que le cou n’ait bougé, vous perdez 1 pip, de même
que si vous passez une vente et la clôturez immédiatement.

Cela veut également dire que dans le cadre d’un achat, votre position commence à
être bénéficiaire après une hausse de 1 pip (et après une baisse de 1 pip si vous avez
décidé de vendre).

Cette différence, que l’on nomme spread, constitue la rémunération de votre broker.

Chez FXCM par exemple, le spread sur EUR/USD passe régulièrement sous les 1
pips. Mais attention, certains brokers n’hésitent pas à appliquer un spread de 3 pips!
N’oubliez pas, plus le spread est faible, mieux c’est!

Au final, un marché particulier, mais qui offre de


nombreux avantages

Même si certaines de ces notions se retrouvent sur d’autres marchés, on comprend


bien que le Forex a ses spécificités, qui sont autant d’avantages.

Cela peut impressionner les néophytes, mais on s’y fait très vite, et si tous les
apprentis traders ne deviennent pas forcément de bons traders, tous parviennent très
rapidement à comprendre et maitriser ces notions, ce vocabulaire et ce
fonctionnement, pour pouvoir commencer à rentrer dans le vif du sujet et se mettre
au trading en ligne sur un compte réel.
Leçon 2 : Savoir lire les graphiques des
paires de devises
Il existe différents types de graphiques : Graphiques en lignes, graphiques en bar
chart, graphiques en points, etc…

Cependant, il existe un type de graphique qui fait l’unanimité. Les graphiques


en « chandeliers japonais » ou « candlesticks », que nous allons vous présenter
dans cette leçon.

Les graphiques en chandeliers japonais sont constitués de


« bougies »
Bougie haussière et bougie baissière
Avec la méthode des chandeliers japonais, le graphique est donc constitué d’une
succession de « bougies », chaque « bougie » (voir ci-dessus) représentant une
période. Sur un graphique M5, chaque bougie représente une période de 5 minutes.
Sur un graphique H1, chaque bougie représente une période de 1 heures, et ainsi de
suite.

Lorsque le cours de début de période est inférieur au cours de fin de période, cela
signifie que les cours ont augmenté et la bougie est verte (ou autre en fonction de
votre plateforme, l’important étant que les bougies baissières et haussières soient de
couleurs différentes).

Dans ce cas, le bas de la bougie représente le cours de début de période, tandis que
le haut représente le cours au terme de la période. La « mèche » supérieure
représente le cours le plus haut atteint au cours de la période, inversement pour la
mèche basse.

L’intérêt de ce type de graphique est donc de fournir un maximum


d’informations.

C’est sans conteste la méthode à privilégier, ne serait-ce que parce que 99,9% des
traders n’utilisent QUE ce type de graphiques.

L’autre intérêt des graphiques en chandeliers japonais est la possibilité d’analyser


directement les différents types de bougies qui peuvent apparaitre sur les
graphiques.

Vous retrouverez à ce propos quelques exemples ci-dessous :


Ce type de bougie apparaît lorsque le cours de début de la
période est égal au cours de fin de la période, et que les cours n’ont pas évolué au
cours de la période.
Interprétation : Calme plat

Cette bougie particulière (appelée « doji ») signifie que les


cours ont évolué à la hausse et à la baisse au cours de la période, mais terminent la
période au même cours qu’ils l’ont commencé.
Interprétation : Hésitation, possibilité de retournement.

Cette bougie signifie que le cours de fin de période est le


même que le cours de début de période, mais que les cours ont « tenté de baisser »
au cours de la période.
Interprétation : Possibilité de retournement haussier

Inversement, ici les cours ont « tenté de grimper », mais


terminent au même niveau à la fin de la période.
Interprétation : Possibilité de retournement baissier
Leçon 3 : Les Avantages du trading Forex
par rapport aux autres marchés financiers
Le Forex est le plus grand marché du monde, et rencontre
depuis plusieurs années un succès incontestable auprès des
traders particuliers, les traders qui mènent leur carrière en
toute indépendance depuis chez eux avec leur compte
personnel.
Et s’ils sont si nombreux à se tourner vers le forex, c’est que les avantages du
marché des devises sont nombreux et majeurs, surtout pour les traders qui ne sont
pas embauchés par des banques dans des salles de marché.

 Le forex est ouvert 24 heures sur 24


Contrairement au marché des actions, le forex est un marché ouvert 24h sur 24, du
dimanche soir au vendredi soir (heures françaises).

Cela signifie que vous pouvez trader absolument quand vous le voulez, ce qui se
révèle très pratique si votre emploi du temps est chargé.

C’est en effet un avantage majeur, puisque vous pouvez ainsi commencer à


acquérir de l’expérience sur le forex tout en continuant à mener une activité
professionnelle classique, pour peut-être passer au trading à plein temps lorsque
vous serez prêt.

 Le forex est un marché sans frais


Les opérations sur le forex sont quasiment gratuites. Les brokers ne facturent en
général aucun frais.

Sur le forex, il n’existe pas de frais de courtage, de droits de garde, de frais de


gestion de compte ou quoi que ce soit.

La rémunération du broker provient du « spread », la différence entre le prix de


vente et le prix d’achat d’une devise à l’instant T.

Certains brokers facturent toutefois des commissions sur le volume de vos


opérations, mais ce genre de broker propose des spreads très bas, voir nuls, ce qui
revient au même si on fait le calcul (voire se révèle plus intéressant).
 Le forex est un marché aux nombreuses opportunités
Il y a toujours une bonne opportunité de trading sur le forex. En effet, l’effet de
levier proposé par les brokers permet de gagner beaucoup d’argent sur de très
petites variations, ce qui multiplie les possibilités de gains.

Par ailleurs, il est assez rare qu’une paire de devise évolue sans tendance pendant
une période prolongée, surtout en ce qui concerne l’EUR/USD.

Et si vous tradez d’autres paires de devises que l’EUR/USD, vous serez assuré
d’avoir à chaque jour et à chaque heure des opportunités intéressantes.

 Le forex est un marché à l’abri des manipulations


Le forex est également le plus gros marché du monde. Plus de 4000 milliards de
dollars sont en effets échangés chaque jour sur le forex.

Avec un tel volume, il devient donc difficile de manipuler les cours, même avec des
positions de plusieurs millions de dollars, contrairement aux marchés des actions,
qui sont souvent manipulés par les professionnels.

Les seuls acteurs économiques capables de réellement influencer le Forex sont les
banques Centrales, et les traders de salle de marché qui travaillent pour les banques
ne sont pas plus informés que le trader lambda qui travaille chez lui en ce qui
concerne l’action des banques centrales, contrairement à ce qui se passe sur les
marchés actions, où la réussite dépend souvent de votre capacité à avoir les bons
contacts, et les bonnes informations privilégiées…

 Le forex est un marché « sans pièges »


Souvent, lorsque l’on pratique le trading sur des actions, on se rend compte qu’une
bonne analyse a été invalidée par des propos d’un dirigeant, ou par la signature de
tel ou tel contrat, qui impacte le cours de l’action à laquelle on s’intéresse.

Sur le forex, il existe un planning précis et prévu à l’avance des publications et


déclarations qui pourraient influencer les devises (les calendriers économiques).
Vous pouvez donc grâce aux calendriers économiques savoir quand une statistique
importante va être publiée, et ainsi éviter les mauvaises surprises.

A noter également que les résultats des statistiques sont disponibles au même
moment, pour tout le monde, professionnels ou particuliers. Il suffit d’avoir une
bonne source d’information, telle que l’Accès Premium ProfesseurForex.com.
On n’est certes pas à l’abri de déclarations surprises et influentes d’un patron de
banque centrale, ou d’un homme politique, mais là encore, en étant rapidement
informé, les dégâts peuvent être évités.

 Le forex permet de gagner sur les hausses aussi


facilement que sur les baisses
Le forex permet en effet de miser sur la hausse ou sur la baisse d’une devise. Il est
certes également possible de la faire sur le marché des actions, mais pas sur toutes
les actions, et parfois uniquement via d’obscurs « produits dérivés ».

Par ailleurs, dans les périodes de crise, la vente à découvert est souvent interdite sur
les actions.

Sur le forex, la seule différence entre miser sur une baisse et miser sur une hausse
réside dans le fait que vous devez cliquer sur vendre au lieu de acheter, et que
vous gagnez si cela baisse, au lieu de gagner si cela monte.
Leçon 4 : Les différents types d’analyse du
Forex
Lorsque l’on parle d’analyse du Forex, il faut apprendre à différencier les différents
types d’analyses, et comprendre leurs particularités et leurs complémentarités.

Il existe 3 principaux types d’analyse du Forex :

*L’Analyse technique, qui se base essentiellement sur l’étude des graphiques


*L’Analyse fondamentale, qui étudie le contexte macroéconomique et les
statistiques
*L’Analyse du sentiment, qui s’intéresse à l’analyse de la psychologie de marché

 L’analyse Technique
L’analyse technique est le pain quotidien du trader. Certains traders y ont recours
plus que d’autres, mais cela reste un élément indispensable du travail de tout
investisseurs à court terme.

L’analyse technique part du postulat que les comportements passés sont


susceptibles de se reproduire.

Plus concrètement, l’analyse technique regroupe un ensemble de méthodes qui


permettent d’analyser les graphiques et d’en tirer des conclusions.

Il existe deux grands domaines au sein de l’analyse technique, avec d’un côté
l’analyse graphique, qui s’intéresse directement aux mouvements des prix bruts, et
de l’autre les indicateurs, qui se basent sur l’évolution des prix retraités via des
formules mathématiques, et présentés sous forme de courbes indépendantes des
cours sur les plateforme de trading.

Pour les débutants, l’analyse technique peut paraître rebutante et compliquée. Il est
vrai que ce domaine a son propre jargon, et que les méthodes et indicateurs se
comptent par centaines, mais comme vous pourrez le voir plus loin dans cette
formation, il s’agit de connaissances facilement assimilable. Par ailleurs, il n’est en
aucun cas nécessaire de tout savoir !

Maitriser quelques indicateurs et techniques est largement suffisant, comme nous


l’expliquons et l’enseignons dans notre formation en vidéo Université du Forex.

Il faut aussi comprendre que l’analyse technique est soumise au phénomène de


« l’auto réalisation » : Si tous les traders utilisent les mêmes techniques et
indicateurs, tout le monde voit les mêmes signaux, et donc tout le monde prend les
mêmes positions, et le marché va ainsi dans le sens décrit par l’analyse…

Il faut donc fuir l’originalité en terme d’analyse technique, et s’intéresser plutôt aux
techniques et indicateurs anciens et largement répandus.

 L’analyse fondamentale
L’analyse fondamentale étudie donc le contexte macroéconomique pour prévoir
l’évolution d’une paire de devise. Par exemple, pour l’EUR/USD, on étudiera la
situation économie en Europe et aux Etats-Unis.

Pour faire simple, une économie US solide devrait profiter au dollar, et une
économie européenne solide devrait profiter à l’Euro, mais dans le cadre des paires
de devises, c’est une étude comparative qu’il faudra réaliser.

Dans le cas de EUR/USD, la question à se poser est donc : Qui de l’économie US


ou de l’économie européenne est en meilleure santé ?

Si l’économie européenne est COMPARATIVEMENT en meilleure santé que


l’économie US, EUR/USD devrait progresser, et inversement si l’économie US est
en meilleure santé que l’économie européenne.

Et pour « mesurer » les économies, il existe une foule d’indicateurs économiques à


surveiller chaque jour : Taux de chômage, PIB, indices de confiance, indices
manufacturiers, etc… Tous ces indicateurs et leurs horaires de publication sont
répertoriés dans les nombreux calendriers économiques disponibles, dont vous
retrouverez les meilleurs ICI.

Il faut aussi savoir différencier l’analyse fondamentale de court terme, qui concerne
surtout les réaction « à chaud » des paires de devises aux statistiques, et l’analyse
fondamentale de moyen-long terme, qui s’attache à dépeindre un contexte de fond
qui permet de tirer des conclusions à plus long terme.

On pourrait donc croire qu’il est nécessaire d’avoir de solides notions d’économie
et de finance pour maitriser l’analyse fondamentale, mais ce n’est pas le cas. En
tant que trader, vous n’avez pas à maitriser l’ensemble des concepts
macroéconomique, mais simplement savoir quels types de nouvelles sont
susceptibles d’impact le marché à quel moment.

Et pour cela, il suffit de lire la presse spécialisée, comme ProfesseurForex.com,


pour obtenir des analyses qui vous indiquent quels sont les « sujets du moment » à
surveiller, en vue d’un potentiel impact sur le forex.
Comment conjuguer l’analyse technique et l’analyse
fondamentale ?
Dans la pratique quotidienne, un trader se sert surtout de l’analyse technique.
L’analyse fondamentale intervient cependant à plusieurs niveaux :

*Pour connaître le sentiment général de fond : Contexte macroéconomique de


fond baissier, haussier ou neutre ? Si le contexte macroéconomique de fond est
haussier, il sera préférable de rechercher des opportunités haussières, et des
opportunités baissières si le contexte de fond est baissier.

*Pour savoir quand seront publiées les news à risques, et être prêt en cas de
mouvements violents. On peut ainsi choisir de tenter de profiter de potentiels forts
mouvements, ou au contraire veiller à sortir du marché pendant les périodes à
risque.
Leçon 5 : Introduction à l’analyse technique
du forex
L’analyse technique désigne un ensemble de règles, de
techniques et de principes très variés. On peut distinguer deux
sous-disciplines dans l’analyse technique : le chartisme et
l’analyse « mathématique », qui concerne les indicateurs.
Le chartisme (ou analyse graphique)
Le chartisme concerne les techniques qui étudient directement les graphiques, en
traçant par exemples des droites (supports, résistances, lignes de tendance…) ou en
tentant de repérer des « configurations graphiques » qui se répètent.

L’analyse chartiste constitue le cœur et les origines de l’analyse technique. Les


traders expérimentés considèrent que le chartisme est souvent plus fiable, plus
efficace et plus utile que les indicateurs.

Le principal avantage du chartisme est sa simplicité : Il est en effet très facile de


maitriser les rudiments de l’analyse graphique, et ensuite tout est affaire
d’expérience.

Selon les experts, la valeur de l’analyse chartiste réside dans le fait qu’elle
s’intéresse à la « matière brute », c’est à dire directement à l’évolution des prix sur
les graphiques, contrairement aux indicateurs, qui passent cette information brute
dans des « moulinettes mathématiques », comme pour les raffiner afin d’en tirer
des informations supplémentaires.

En effet, il ne faut pas oublier un vieil adage boursier qui stipule que « toute
l’information nécessaire se trouve dans les prix »…

Plusieurs leçons concernent l’analyse graphique dans le programme que vous êtes
en train de lire, et nous vous invitons à les consulter :

Etude de tendance et théorie de Dow


Les supports et les résistances
Les lignes et canaux de tendance
Les figures graphiques
Les indicateurs et signaux de trading
Les indicateurs regroupent quant à eux des techniques de retraitement
mathématique des cours, avec la plupart du temps une courbe qui vient se placer
sous le graphique des cours de la devise, et de laquelle vous pouvez extraire des «
signaux » vous invitant à acheter ou vendre à un moment précis.

Généralement, lorsqu’un débutant se forme à l’analyse technique, il a l’impression


d’avoir trouvé le Graal du trading: Un ensemble de techniques à appliquer pour
savoir quoi faire et quand!

Mais tout n’est pas aussi simple, car il faut savoir interpréter correctement les
signaux, il faut savoir éliminer les « faux signaux », sans compter le fait que
l’analyse technique n’est pas une science exacte et que la meilleure analyse du
monde n’aura jamais raison à 100%.

Selon nous, l’analyse technique vise en effet plutôt à «mettre les probabilités dans
son camp», en évaluant dans quelle direction la paire de devises a le plus de chance
d’évoluer.

A ce stade il est en effet primordial de bien comprendre que le trading comporte


des risques, et que rien, absolument rien n’est jamais sûr à 100% lorsque l’on parle
d’analyse technique.

Pourquoi et comment l’analyse technique fonctionne?


Même si l’analyse technique ne fonctionne pas toujours aussi bien qu’on le
souhaiterait, force est de constater que les résultats sont souvent là… Mais
pourquoi cela fonctionne?

La réponse est selon nous l’autoréalisation.

L’analyse technique et les indicateurs sont en effet connus de TOUS les traders.
Beaucoup de traders utilisent donc en même temps les mêmes techniques, et par
conséquent voient les mêmes signaux aux mêmes moments.

Si bien que beaucoup de traders passent les mêmes opérations au même instant, et
font ainsi eux-mêmes bouger le marché (via la loi d’offre et de la demande) dans la
direction donnée par les signaux.

C’est en effet principalement pour cette raison que l’analyse technique fonctionne,
lorsqu’elle fonctionne.

On va donc pouvoir tirer de précieuses conclusions de ce constat, et s’en aider pour


savoir pratiquer correctement l’analyse technique.
En effet, si l’analyse technique fonctionne par auto-réalisation, il faut que les
outils que l’on utilise soient très répandus chez les traders. On évitera donc
soigneusement les derniers indicateurs à la mode, au calcul parfois obscur si ce
n’est complètement farfelu.

C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures, et cela se confirme
également en analyse technique et dans le trading.

Il est donc également inutile de s’évertuer à trouver des signaux peu visibles, qui ne
seront repérés que par quelques traders (qui peut être eux même ne les suivront pas
puisqu’ils sauront que peu de monde va les suivre).

Trois principes doivent donc être retenus avant de


commencer à étudier l’analyse technique:
 Toujours utiliser les techniques les plus répandues
(donc les plus simples et les plus anciennes)

 Toujours privilégier les signaux et les constatations


évidentes

 Etre conscient que derrière l’analyse technique on


retrouve la nature humaine, par essence imprévisible,
donc rien n’est jamais sûr à 100%
Leçon 6 : Les Meilleurs Moments pour
trader le forex
COMMENT trader le Forex ou QUELLE paire de devise trader sont des
questions qui reviennent souvent, mais il est également important de
savoir QUAND trader…

En effet, le Forex est un marché ouvert 24 heures sur 24, mais toutes les périodes
ne se valent pas quand il s’agit de pratiquer le trading. Il existe en effet des périodes
plus actives que d’autres, et moins le marché est actif, moins les opportunités sont
nombreuses.

Les différentes “sessions” du Forex


Une journée sur le forex peut être découpée en 3 sessions, en fonction de
l’ouverture des principales places financière autour de la planète. Ces sessions ne
sont ni officielles, ni clairement définies, puisque le Forex est un marché ouvert 24
heures sur 24, mais il s’agit de points de repères intéressants pour savoir quoi trader
et surtout à quel moment.

On peut donc repérer la session de Tokyo, la session de Londres et la session de


New-York, et retenir leurs “horaires” approximatives :

*Session de Tokyo : Minuit – 9h


*Session de Londres : 8h – 17h
*Session de New York : 13h-22h
Quels sont les meilleurs moments de la journée pour
trader le Forex?

La première chose à remarquer est donc que des séances se chevauchent parfois :

*La session de Londres et la session de Tokyo se chevauchent de 8h à 9h


*La session de Londres et de New-York se chevauchent de 13h à 17h

Ces périodes sont donc les périodes auxquelles les volumes sont censés être au
maximum, puisqu’il y a alors les traders de plusieurs places différentes qui sont
actifs sur le marché au même moment.

Intéressons-nous désormais à la volatilité moyenne des principales paires de


devises pour chacune des trois sessions du Forex :
Volatilité moyenne des paires de devises pas session

On remarque donc que la volatilité moyenne est au maximum pendant la session de


Londres sur toutes les paires de devises les plus importantes, ce qui s’explique par
le fait que sur les 9 heures de la session de Londres, 5 heures (de 8h à 9h et de 13h
à 17h) correspondent à des périodes où deux sessions se chevauchent.

Quels sont les meilleurs jours de la semaine pour trader le


Forex ?
L’étude de la volatilité des principales paires de devises et le tableau ci-dessous
permettent de conclure que les jours de la semaine les plus actifs, en moyenne, sont
le mardi, mercredi et jeudi :
Cela ne veut pas dire que le trading est à proscrire le lundi et le vendredi, mais les
opportunités seront moins nombreuses. Par ailleurs, les lundi et vendredi sont
souvent plus délicats à trader, en raison des ajustements de portefeuilles de début
de semaine, et des prises de bénéfices de fin de semaine.

A retenir
 Il faut savoir bien choisir les paires de devises à trader
en fonction de la session (pour plus de détail, voir
votre étude sur la volatilité des différentes paires de
devises).
 Les moments les plus actifs de la journée sont entre 8h
et 9h, et entre 13h et 17h (chevauchement de sessions).
 Les jours de la semaine les plus actifs sont les mardi,
mercredi et jeudi
Leçon 7 : Les différentes paires de devises
du Forex et leur volatilité
Dans cette leçon, nous allons donc nous intéresser aux différentes paires de devises
du Forex et à leurs spécificités.

Premièrement, le marché du forex est partagé en deux principaux groupes, avec les
paires de devises majeures et les paires mineures.

 Les paires de devises majeures


Les paires majeures sont les paires qui mesurent une devise face au dollar (une
paire qui contient USD) :

EUR/USD (Euro Dollar)


USD/JPY (Dollar Yen)
GBP/USD (Livre Dollar)
USD/CHF (Dollar Franc Suisse)
USD/CAD (Dollar US Dollar Canadien)
AUD/USD (Dollar Australie Dollar US)
NZD/USD (Dollar Neo Zélandais Dollar US)

 Les paires de devises mineures


Les paires de devises mineures sont les paires de devises qui impliquent entre elles
les devises qui font face au dollar sur les paires majeures (EUR, JPY, GBP, CHF,
CAD, AUD et NZD) :

EUR/CHF
EUR/GBP
EUR/JPY
EUR/CAD
EUR/AUD
EUR/NZD
GBP/JPY
CHF/JPY
CAD/JPY
AUD/JPY
NZD/JPY
AUD/NZD
GBP/CHF
 Les autres paires de devises
Il existe beaucoup d’autres paires de devises dites « exotiques », mais elles
comportent souvent des inconvénients, notamment des spreads élevés, des
variations erratiques etc., et nous recommandons aux débutant de se concentrer sur
les paires de devises majeures. Quant aux traders expérimentés les paires majeures
et mineures sont bien assez nombreuses pour éviter les paires trop exotiques !

 Toutes les paires de devises ne sont pas égales face au


spread et au volume
Les spreads pratiqués par les brokers varient en fonction des paires de devises, et
généralement, moins la paire de devise est traitée sur le forex, plus son spread est
élevé.

Et en ce qui concerne la part de chaque paire de devises dans le total des 4000
milliards de dollars de transactions quotidiens du forex, les inégalités sont énormes,
et 3 paires de devises se démarquent : EUR/USD, USD/JPY et GBP/USD :

EUR/USD : Environ 30-35% du volume du Forex


USD/JPY : Environ 15-20% du volume du Forex
GBP/USD : Environ 10-15% du volume du forex

Au total, trois paires de devises représentent donc environ 55-70% des


transactions sur le forex, et ce sont réellement les devises les plus intéressantes à
trader, celles pour lesquelles l’actualité est la plus dense, et pour lesquelles la
liquidité est la plus grande.

En dehors de ces 3 paires les plus traitées, toutes les autres paires ne représentent
guère plus de 5% du volume des transactions du forex, à part peut-être parfois pour
USD/CHF et AUD/USD.

 Toutes les devises ne sont pas égales face à la volatilité


La volatilité est l’amplitude moyenne de variation d’une paire de devise. Plus la
volatilité est élevés, plus cela bouge, et plus le potentiel de gains et de perte est
important.

Or, toutes les devises ne sont pas sur le même pied d’égalité à ce niveau. Vous
pourrez donc consulter ci-dessous la volatilité journalière moyenne sur 2 ans des
principales paires de devises (donnés à fin 2014).

*La volatilité des paires majeures :


EUR/USD : 81,5 pips
USD/JPY : 84,5 pips
GBP/USD : 95 pips
USD/CHF : 65 pips
USD/CAD : 60 pips
AUD/USD : 79,5 pips
NZD/USD : 78 pips

*Top 5 paires de devise les plus volatiles du forex :

1/ USD/MXN : 1070 pips


2/ EUR/NOK : 520 pips
3/ USD/NOK : 515 pips
4/ USD/PLN : 265 pips
5/ EUR/TRY : 180 pips

*Top 5 des paires de devises les moins volatiles du Forex :

1/ USD/HKD : 15 pips
2/ EUR/CHF : 40 pips
3/ USD/INR : 47 pips
4/ EUR/GBP : 48 pips
5/ USD/CAD : 60 pips

Plus de détails sur les paires de devises majeures et leur


volatilité
EUR/USD
*Heures de la journée les plus volatiles : 13h-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mercredi
*Tendance à long terme de la volatilité : Baissière

USD/JPY
*Heures de la journée les plus volatiles : 13h-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mercredi
*Tendance à long terme de la volatilité : Haussière

GBP/USD
*Heures de la journée les plus volatiles : 9-10h et 13-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mardi
*Tendance à long terme de la volatilité : Neutre

USD/CHF
*Heures de la journée les plus volatiles : 13h-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mercredi
*Tendance à long terme de la volatilité : Baissière

USD/CAD
*Heures de la journée les plus volatiles : 13-14h et 15-16h
*Jour de la semaine le plus volatile : jeudi
*Tendance à long terme de la volatilité : Neutre

AUD/USD
*Heures de la journée les plus volatiles : 2-3h et 13-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mercredi
*Tendance à long terme de la volatilité : Baissière

NZD/USD
*Heures de la journée les plus volatiles : 13h-15h
*Jour de la semaine le plus volatile : mercredi
*Tendance à long terme de la volatilité : Neutre
Leçon 8 : Les différents intervenants sur le
marché du Forex
Il est de notoriété publique le forex représente un volume de transaction de «
plus de 4000 milliards de dollars » par jour, mais quels sont les différents
intervenants ? Quelles sont leurs « parts » respectives dans ce volume journalier
de 4000 milliards de dollar ?

Classement des différents types d’acteurs du marché du forex :

Banques commerciales : 43%


Investisseurs institutionnels : 30%
Entreprises multinationales : 17%
Banques Centrales : 8%
Investisseurs particuliers (vous et nous) : 2%

Maintenant que nous connaissons les différents intervenants du Forex, il


convient de s’intéresser à leurs spécificités, et aux particularités de leurs
interventions sur le Forex :

 Les banques commerciales


Les banques commerciales peuvent avoir plusieurs raisons d’intervenir sur le
Forex. Elles peuvent effectuer des opérations de spéculation pour leur propre
compte ou le compte de leur clients, ou elles peuvent également participer à des
opérations de fusions acquisition nécessitant la conversion de montants très
élevés (rachat d’entreprises, OPA internationales, etc). Les banques
commerciales sont par ailleurs très actives dans l’analyse du marché du Forex, et
vous pouvez d’ailleurs retrouver sur PFX Premium le portefeuille de leurs
recommandations de trading.

 Les Investisseurs institutionnels


Il s’agit ici des fonds de pensions, hedge funds, ou encore compagnies
d’assurance. Certains interviennent sur le forex par spéculation, ou pour des
opérations de couverture contre le risque de change, dans le cas des compagnies
d’assurance. Les investisseurs institutionnels représentent une proportion de plus
en plus élevée des intervenants du Forex.
 Les banques centrales
Les banques centrales interviennent donc assez peu sur le forex. En effet, il est
assez rare qu’une banque centrale achète directement des devises sur le marché.
Certaines banques centrales le font plus que d’autres, comme notamment la BNS
qui n’a parfois que cette option pour défendre le plancher EUR/CHF de 1,20.
Mais les interventions limitées des banques centrales ne les empêchent pas
d’avoir une influence considérable sur le marché du forex, puisque ce sont elles
qui dirigent la politique monétaire, et parfois davantage.

Apprenez tout sur les banques centrales et leur fonctionnement dans notre centre
de formation à l’analyse fondamentale !

 Les traders particuliers indépendants


Enfin, ce sont les investisseurs particuliers, comme vous et nous, qui
représentent le groupe le plus restreint d’investisseurs sur le Forex. Cependant,
de plus en plus de particuliers s’intéressent au trading forex, et leur nombre est
en pleine croissance, notamment en raison des nombreux avantages que présente
ce marché pour les particuliers. Certains particuliers pratiquent le trading en «
loisir » et en tirent des compléments de revenus, tandis que d’autres parviennent
à en faire une activité professionnelle.

Ce qu’il faut souligner, c’est que le fait que les particuliers représentent le plus
petit groupe des intervenants sur le Forex ne veut en aucun cas dire qu’ils sont
moins bien placés pour réussir ! L’information influente sur le forex est
accessible à tous au même moment.
Leçon 9 : Les différents types d’ordres dans
le trading forex
Les différents types d’ordres sur le forex ne se résument pas à « acheter » ou
« vendre ». Il existe en effet plusieurs types d’ordres que vous pouvez utiliser en
fonction de vos stratégies de trading ou des besoins de votre organisation. Vous
retrouverez donc dans cette leçon un panorama exhaustif des différents types
d’ordres que l’on peut utiliser dans le cadre du trading forex :

 L’ordre au marché
L’ordre au marché autrement appelé le « Market Order » en anglais consiste à
acheter ou vendre une paire de devise au cours actuel.

 Le « TakeProfit »
Cet ordre vous sert à planifier un seuil de sortie en bénéfice de votre position, il
indique à la plateforme que vous prendrez des bénéfices sur le niveau que vous
souhaitez.

 Le « Stoploss »
Cet ordre vous sert à planifier un seuil de sortie en perte de votre position, il
indique à la plateforme que vous souhaitez couper automatiquement votre position
si elle atteint le niveau que vous souhaitez. L’utilisation de « stoploss » et de
« takeprofit » est réellement indispensable au bon fonctionnement d’un plan de
trading, cela vous permet de planifier vos potentielles pertes comme vos potentiels
gains.

 Les Ordres Conditionnels


Sur votre plateforme de trading vous pouvez également planifier des « ordres
conditionnels ».
Ces ordres sont donc « à déclenchement » et on distingue 2 principaux types
d’ordres conditionnels.

 Les Ordres « Limit »


Les Ordres « Limit » vous permettent de planifier un achat en-dessous du cours
actuel ou une vente au-dessus du cours actuel.

Exemple :
*L’USD/CHF oscille actuellement sur les 0,9625, je souhaite planifier un achat en-
dessous du cours actuel sur les 0,9600, je place donc un « Buy Limit » sur les
0,9600.
*L’USD/CHF oscille actuellement sur les 0,9625, je souhaite planifier une vente
au-dessus du cours actuel sur les 0,9650, je place donc un « Sell Limit » sur les
0,9650.

 Les Ordres « Stop »


Les Ordres « Stop » vous permettent de planifier un achat au-dessus du cours actuel
ou une vente en-dessous du cours actuel.

Exemple :

*L’USD/CHF oscille actuellement sur les 0,9625, je souhaite planifier un achat au-
dessus du cours actuel sur les 0,9645, je place donc un « Buy Stop » sur les 0,9645.
*L’USD/CHF oscille actuellement sur les 0,9625, je souhaite planifier une vente
en-dessous du cours actuel sur les 0,9610, je place donc un « Sell Stop » sur les
0,9610
Leçon 10 : Théorie de Dow et application au
trading forex
La théorie de Dow constitue la base de l’analyse graphique.
Tous les principes et techniques de l’analyse graphique (ou
chartisme) ne sont au final que des évolutions, des
applications et des cas particuliers de la théorie de Dow.
Élaborée pour l’analyse des marchés action à la fin du 19ème siècle, tout les
éléments de cette théorie ne sont pas forcément directement applicables au
Forex.

Plutôt que de se contenter d’exposer la théorie originelle de Dow, nous allons


présenter dans cette leçon les principes et techniques directement applicables au
trading sur le marché des devises.

La définition d’une tendance selon la théorie de Dow


Avant de définir les tendances selon la théorie de Dow, il convient de faire le
point sur les notions de « pics » et de « creux », qui servent de base à la
définition et à l’analyse des tendances.

Quelle que soit l’échelle de temps, les paires de devises évoluent rarement
longtemps en ligne droite. Les évolutions des devises sont ainsi constituées de
petits mouvements haussiers et de petits mouvements baissiers, qui mis bout à
bout constituent des tendances.

Les pics et les creux, également appelés « plus hauts » et « plus bas » sont donc
les points de retournements des « petits mouvements » qui constituent les
tendances.
La définition des tendances selon la théorie de Dow se base donc sur l’étude de
ces pics et creux successifs :

Dans le cadre d’une tendance haussière, chaque nouveau «plus haut » doit être
plus haut que le précédent, et chaque nouveau « plus bas » doit être plus haut
que le précédent.
Dans une tendance baissière, chaque nouveau « plus bas » doit être plus bas que
le précédent, et chaque nouveau «plus haut» doit être plus bas que le précédent.
Charles Dow, qui a comme son nom l’indique jeté les bases de la théorie de
Dow, utilisait une métaphore très intelligente pour expliquer ce principe, en
comparant l’évolution des cours à la marée.
En effet, lorsque les vagues avancent successivement de plus en plus loin sur la
plage, la marée est montante. A l’inverse, quand les vagues successives
s’éloignent de plus en plus de la plage, la marée est descendante.

Il en va de même avec les tendances graphiques, si les sommets sont toujours


plus élevés, la tendance générale est haussière, si les creux sont de plus en plus
profonds, la tendance générale est baissière.

Comment utiliser ce principe dans les faits ?


Premièrement, une tendance respectant ces règles aura plus de probabilités de se
poursuivre. Une tendance qui ne respecte pas ces règles envoie par conséquent
des signaux avancés de fin de tendance, ou d’affaiblissement

Si on a le choix entre deux opérations, on préférera donc suivre une tendance «


saine », qui respecte cette règle.

Ensuite, si on a pris position sur une tendance saine, qui ensuite respecte de
moins en moins les principes évoqués plus haut, il peut être judicieux de sortir
de la position, avant que les choses se corsent.

Le concept des « poupées russes », ou comment les


tendances de termes différents s’imbriquent les unes dans
les autres
Le concept de base de Dow

Dans sa théorie, Dow disait que « le marché a trois tendances », et qu’une


tendance se décompose en trois parties : la tendance primaire, la tendance
secondaire et la tendance mineure.

Pour reprendre la métaphore de la marée, on peut considérer que la tendance


primaire est le mouvement de la marée, les tendances secondaires sont les
vagues, et les tendances mineures sont les clapotis qui se forment au-dessus des
vagues.

L’application au Forex

Cependant, le forex est un marché où tout se passe très vite, et qui plus est qui
n’existait pas lors de la formulation de la théorie de Dow, et cette vision de
l’étude de tendance n’est pas très adaptée au trading sur le marché des devises.
Il est en effet plus pertinent de considérer les mouvements des paires de devises
en faisant une comparaison avec les poupées russes, ces statues de différentes
tailles qui s’imbriquent les unes dans les autres.

Par exemple, lorsque vous repérez une tendance haussière sur un graphique
journalier, vous pourrez constater en « zoomant » sur le graphique 4h ou 1h que
la tendance générale haussière que vous aviez repéré est constituée de hausses et
de baisses successives.

Si vous isolez une de ces petites hausses ou petites baisse et que vous « zoomez
» avec un graphique 15 min ou 5 minutes, vous constaterez que ce mouvement
est lui-même composé de petites hausses et de petites baisses, et ainsi de suite.

Il existe donc des tendances de plus ou moins long terme sur le forex. Certaines
tendances de fond peuvent durer pendant des années sur les graphiques de très
long terme, tandis que les plus courtes tendances sur les plus petits graphiques
peuvent ne durer que quelques minutes.

Il est donc intéressant de savoir dans quel contexte on s’inscrit lorsque l’on fait
du trading à court terme : La tendance de fond est-elle haussière ou baissière?

Vous devez en effet répondre à cette question avant même de chercher à vous
positionner sur le marché, car comme vous l’avez certainement déjà entendu, IL
EST PRÉFÉRABLE DE TRADER DANS LE SENS DE LA TENDANCE.

Pourquoi? Parce que si vous vous trompez, si vous entrez en position trop tôt ou
trop tard, la tendance générale jouera en votre faveur si vous vous êtes
positionné dans son sens, tandis qu’elle ne fera que creuser vos pertes si vous
avez navigué à contre-courant…

Il ne faut cependant pas prendre trop de recul. En effet, si vous tradez par
exemple sur des graphiques en 1 minute, il est peu utile de repérer la tendance
générale visible sur le graphique journalier.

L’idée est de repérer la tendance dans laquelle s’imbrique la tendance que vous
souhaitez suivre, la tendance de « terme directement supérieur ».
Leçon 11 : Supports et résistances sur le
forex
Les supports et les résistances sont sans conteste les outils d’analyse graphique les plus
répandus, les plus connus, et les plus utilisés. Aucun trader, même les plus « puristes » ne se
passe des supports et des résistances.

Cependant, beaucoup de traders débutants utilisent mal ou de façon incomplète les supports et
les résistances, et nous allons donc entrer ici dans le détail de leur utilisation.

Définitions de base des supports et des résistances en


analyse graphique
Support

Un support est un niveau de cours (représenté par une ligne horizontale sur les
graphiques) sur lequel les prix ont tendance à buter à la baisse. C’est à dire que
dans une baisse, si les cours rencontrent un support, ils auront tendance à
stopper leur baisse et à rebondir à la hausse. Si les cours franchissent ce support,
on dit qu’ils le « cassent », ce qui est annonciateur d’une accélération de la
baisse.

Résistance

A l’inverse, une résistance est un niveau de cours sur lequel les prix ont
tendance à buter à la hausse. C’est à dire que dans une hausse, si les cours
rencontrent une résistance, ils auront tendance à stopper leur hausse et à repartir
à la baisse. Si les cours franchissent cette résistance, on peut s’attendre à une
accélération de la hausse.
Le lien avec la théorie de Dow
Comme nous l’avons précisé dans la leçon précédente, l’intégralité des principes
et techniques de l’analyse graphique se repose de près ou de loin sur la théorie
de Dow.

Nous avons eu l’occasion de présenter le concept de « plus hauts » (pics) et de «


plus bas » (creux), et c’est grâce à ce concept que nous pouvons repérer les
supports et les résistances :

→ Un support est donc une ligne horizontale qui passe par plusieurs creux de
même niveau.
→ Une résistance est donc une ligne horizontale qui passe par plusieurs pics de
même niveau.

Pour tracer des supports et des résistances, vous n’avez


donc qu’à :
1 / Repérer les pics et les creux les plus significatifs
2 / Repérer des pics et des creux de même niveau
Vous remarquerez donc que les supports et les résistances ne sont que des « cas particuliers »
de la règle des plus hauts / plus bas : Au lieu d’être croissants (hausse) ou décroissants
(baisse), ceux-ci sont de même niveau.

Les supports et les résistances dans la pratique


Il existe deux utilisations principales des supports et des résistances : On peut
s’en servir pour positionner des objectifs, ou comme outil de décision de trading.

Utiliser les Supports et les Résistances pour définir ses objectifs.

Si vous repérez un signal de vente, et que vous pouvez également identifier un


support, il peut être intéressant de placer un objectif juste avant le support,
puisque les cours auront tendance à repartir à la hausse après leur contact avec le
support.

A l’inverse, si vous repérez une opportunité d’achat et également une résistance,


il pourra être judicieux de placer un objectif juste avant la résistance puisque les
cours auront tendance à stopper leur hausse dans la zone de la résistance.

Utiliser les supports et les résistances pour faire des opérations de trading.

Puisque les cours ont un comportement particulier à l’approche d’un support ou


d’une résistance, il est possible d’utiliser ce comportement pour faire des
opérations de trading.
Le cas du comportement normal des supports et
résistances : Achat sur support et vente sur résistance
On pourra ainsi prendre position à l’achat à l’approche d’un support, puisque
l’on sait que les cours ont de bonnes chances de repartir à la hausse après avoir
touché le support.

A l’inverse, on pourra placer un ordre de vente si les cours approchent d’une


résistance, puisque ceux-ci auront à priori tendance à repartir à la baisse après
avoir touché la résistance.
Le cas des cassures de supports et de résistances
Les supports et les résistances ne sont pas éternels, et arrive donc un moment où
ils sont cassés, ce qui peut également donner lieu à des opportunités de trading.

En effet, lorsqu’une devise franchit une résistance, on assiste souvent à un


mouvement violent, comme si les cours « relâchaient la pression » accumulée
en étant bridés par la résistance. Il peut donc être opportun de se positionner à
l’achat sur un franchissement de résistances.
L’inverse est également vrai pour les supports, dont la cassure peut offrir des
opportunités de vente.
Les limites et les difficultés dans la pratique des supports
et des résistances
Dans la réalité, les principes théoriques des supports et des résistances sont
malheureusement parfois difficiles à appliquer… Les supports et les résistances
sont en effet rarement des niveaux précis, mais plus des « zones ».

Il peut donc être difficile de repérer les vraies cassures et franchissements si on


manque d’expérience, d’autant plus que les cours « testent » régulièrement les
supports et les résistances pour ensuite immédiatement les respecter de
nouveau…

Il existe différentes techniques visant à confirmer ou infirmer ces cassures et


franchissements, qui pour la plupart relèvent tout simplement du bon sens. Pour
en savoir plus, nous vous conseillons de vous renseigner sur notre programme
en vidéo l’Université du Forex, qui comporte des précisions très intéressantes,
ainsi que des exemples concrets sur la mise en pratique des supports et des
résistances.
Leçon 12 : Mettre en lumière les tendances
du forex avec les lignes et canaux de
tendances
Les lignes de tendances sont en quelque sorte des supports et des résistances «
obliques » ou « mobiles ».

Les règles de traçage

Une ligne de tendance haussière se trace en reliant des plus bas (creux) croissants et
alignés à la hausse.

Une ligne de tendance baissière se trace en reliant des plus hauts (sommets) à
décroissants et alignés à la baisse.
Lien avec le théorie de Dow
Rappel : Selon la théorie de Dow, une tendance haussière est constituée de pics et
de creux croissants, et à l’inverse, une tendance baissière est composée de pics et de
creux décroissants.

Par conséquent, une ligne de tendance haussière met en lumière le respect d’une
partie de cette règle « version hausse » (avec des plus bas croissants), et une ligne
de tendance baissière met en lumière le respect d’une partie de cette règle « version
baisse » (avec des plus hauts décroissants)

Utilisation en trading
Comme nous l’avons vu ci-dessus, une ligne de tendance haussière est une ligne
qui soutient la hausse des cours (en stoppant les « petites baisses »
intermédiaires).

A l’inverse, une ligne de tendance baissière est une ligne qui pousse les cours à la
baisse (en bloquant les « petites hausses » intermédiaires).

La première utilité des lignes de tendance est donc de permettre de mettre en


lumière des tendances.
Acheter sur une ligne de tendance haussière et vendre sur
une ligne de tendance baissière
Puisque les « petites baisses » des tendances haussières sont stoppées par les lignes
de tendances haussières, il peut être intéressant de se positionner à l’achat lorsque
les cours approchent ou touchent cette ligne de tendance.

A l’inverse, il peut être judicieux de se positionner à la vente lorsque les cours


approchent une ligne de tendance baissière.
Jouer les cassures de lignes de tendances
Il est également possible, comme pour les supports et les résistances de profiter des
cassures et des franchissements de lignes de tendances.

Une ligne de tendance haussière qui est cassée met en lumière un retournement de
tendance à la baisse. Il peut donc dans ce cas être opportun de se positionner à la
vente.

A l’inverse, si une ligne de tendance baissière est franchie, cela veut dire que les
cours se retournent à la hausse et qu’il pourrait donc être intéressant de se
positionner à l’achat.
Précision sur les règles de traçage

Nous avons évoqué plus haut les règles qui régissent le traçage des supports et des
résistances. Maintenant que nous avons vu comment utiliser ces outils, il est
possible d’expliquer les raisons de ces règles.

En effet, si on traçait une ligne de tendance baissière en reliant des pics, celle-ci ne
pourrait être utilisée que pour se positionner à l’achat, et donc dans le sens inverse
de la tendance mise en lumière par la ligne.
A l’inverse, si on traçait une ligne de tendance haussière en reliant des plus hauts,
celle-ci ne pourrait nous fournir que des signaux de vente, nous incitant à nous
positionner contre la tendance.

Les canaux de tendance


Les canaux de tendances sont constitués de deux lignes
parallèles encadrant l’évolution des cours, une ligne reliant des
plus hauts (des pics) pendant que l’autre relie des plus bas
(creux).
Comme les tendances elles-mêmes, les canaux peuvent donc
être haussiers, baissiers ou horizontaux.
Lien avec la théorie de Dow
Le canal haussier met en lumière un respect parfait de la théorie de Dow (règle des
plus hauts et des plus bas), version hausse, puisque non seulement les pics et le
creux sont croissants, mais également parfaitement alignés. A noter ici qu’on peut
également considérer qu’on se trouve devant une « évolution » de la ligne de
tendance haussière. En effet, le canal haussier est tout simplement composé d’une
ligne de tendance haussière, et de sa parallèle.

Le canal baissier met en lumière un respect parfait de la théorie de Dow (règle des
plus hauts et des plus bas), version baisse, puisque non seulement les pics et le
creux sont décroissants, mais également parfaitement alignés. A noter ici qu’on
peut également considérer qu’on se trouve devant une « évolution » de la ligne de
tendance baissière. En effet, le canal baissier est tout simplement composé d’une
ligne de tendance baissière, et de sa parallèle.

Enfin, le canal de consolidation constitue un « cas particulier » de la règle des


plus hauts et des plus bas, puisque l’on ne peut appliquer ni la règle des plus hauts
et plus bas haussière, ni la baissière. On pourra ici relever que finalement, le canal
de consolidation est composé d’un support et d’une résistance qui apparaissent
simultanément.
Utilisation en trading
Pour tous les canaux, on peut effectuer des « allers-retours » au sein du canal, en
vendant près de la borne haute, pour acheter près de la borne basse.

Par conséquent, on se retrouve parfois à se positionner dans le sens inverse de la


tendance, et il faudra donc rester particulièrement vigilant dans les positions
baissières prises au sein des canaux haussiers, et dans les positions haussières
prises dans le cadre des canaux baissiers.
Leçon 13 : Principales figures graphiques
utiles pour trader le forex
Il existe des dizaines de figures graphiques, mais on en revient toujours à étudier
les plus hauts et les plus bas via la théorie de Dow, et à conclure en conséquence
soit à un avis haussier, soit à un avis baissier, soit à un avis neutre.

Le principe de “décodage” des figures graphiques restant le même pour toutes les
figures, nous vous proposons ici de nous intéresser aux principales figures
graphiques et à leur interprétation.

Les Triangles
Le triangle représente une configuration indécise du cours, il est assimilé à une
phase de consolidation psychologique de la part des investisseurs.

On distingue principalement 3 types de triangles :

*Les triangles ascendants


*Les triangles descendant
*Les triangles symétriques

Généralement, un triangle ascendant apparait suite à un mouvement haussier et


inversement pour le triangle descendant. Quant au triangle symétrique, il peut
apparaitre dans tout type de configuration. L’un des points communs de ces 3
triangles est que l’oscillation du cours diminue entre les deux bornes de la figure.

Le Triangle ascendant :
Le triangle ascendant est représenté par une ligne de tendance haussière reliant les
précédents points bas du cours à la hausse, cette droite fait office de support
dynamique.

La borne haute du triangle est représentée par une résistance reliant les points hauts
de même niveau. Cette figure est considérée comme étant une phase de
consolidation au sein d’un mouvement haussier, la pression reste donc haussière au
sein de cette figure étant donné que la paire arrive à aligner une succession de
points bas à la hausse.

Le Triangle descendant :

Le triangle descendant est représenté par une ligne de tendance baissière reliant les
précédents points hauts du cours à la baisse, cette droite fait office de résistance
dynamique.

La borne basse du triangle est un support reliant les précédents points bas du cours
au même niveau.

Ce triangle est considéré comme une phase de consolidation au sein d’un


mouvement baissier, la pression reste donc baissière étant donné que le cours aligne
une succession de points hauts à la baisse.
Le Triangle symétrique :

Le triangle symétrique est également une figure de consolidation et d’indécision


cependant il est difficile d’établir le biais psychologique des investisseurs au sein
de la figure étant donné que le cours aligne une succession de points hauts à la
baisse et une succession de points bas à la hausse.

Il est tout de même considéré que le cours a plus de probabilité de sortir de ce


triangle dans le sens où il y est entré.

Autrement dit, si le mouvement était baissier avant la formation de ce triangle, le


cours aura plus de chance de sortir de cette figure par le bas.

Comment trader les Triangles ?


La première chose à rappeler est qu’en matière de trading le plus opportun est de se
positionner dans le sens de la tendance dans le cadre d’une configuration saine et
directionnelle.

La théorie de dow consiste à évaluer la « crédibilité » d’une tendance à l’instant T.

Si le cours aligne une succession de points hauts et bas à la hausse, la tendance


est haussière et « saine » selon la théorie de dow.
Si le cours aligne une succession de points hauts et bas à la baisse, la tendance
est baissière et « saine » selon la théorie de dow.
En référence à cette théorie on remarque qu’aucune configuration n’est « saine »
selon la théorie de dow dans le cas d’un triangle étant donné que le cours n’aligne
pas les points hauts & bas dans le même sens.

La situation la moins risquée consiste donc à attendre la sortie du triangle pour se


positionner dans le sens de la sortie. Il est important de savoir qu’une sortie d’un
triangle engendre très souvent de la volatilité et il est donc opportun de se
positionner dans ce cas de figure.

L’espérance de votre take-profit sur ce type de scénario peut atteindre l’amplitude


relevée entre les points hauts et bas les plus éloignés du triangle.

Après avoir relevé une sortie de triangle il est également judicieux d’anticiper un
correctif en retour sur la précédente borne haute ou basse du triangle afin de
planifier un potentiel « pullback/throwback » sur cette résistance devenue support
ou sur ce support devenu résistance.

L’Epaule-Tête-Epaule (ETE)
L’Epaule-Tête-Epaule est une figure chartiste très connue, elle est très souvent
significative de retournement de tendance.

Cette figure sera différente selon la configuration de la tendance, en cas de


tendance haussière nous évoquerons l’’Epaule-Tête-Epaule « classique » (ETE)
alors qu’au sein d’une tendance baissière nous parlerons d’Epaule-Tête-Epaule «
inversée » (ETEI).

Epaule-Tête-Epaule « classique » (ETE) :


Epaule-Tête-Epaule « inversée » (ETEI) :

L’ETE est une figure chartiste qui se forme la plupart du temps en fin de tendance,
elle offre alors une forte probabilité d’inverser la tendance qui a précédé sa
formation.

Mise en garde

Il reste néanmoins possible de trouver une ETE au sein d’un mouvement baissier
comme il est également possible de constater une ETEI au sein d’un mouvement
haussier.

Ces cas sont véritablement très rares mais il est important de le savoir étant donné
que la signification est tout autre. Dans ces deux cas la figure sera interprétée
comme étant une figure continuation de tendance et non pas de retournement.

L’ETE se compose de trois sommets successifs.

Le deuxième sommet est appelé la « Tête » et il doit toujours être plus haut que les
deux autres sommets correspondants aux « Epaules ».

Les « Epaules » de la figure doivent dans l’idéal atteindre le même niveau


cependant si la seconde épaule (celle de droite) est de hauteur inférieur à la
première, la figure reste valide.
A contrario, si la seconde épaule a une amplitude supérieure à la première il est
souhaitable de prendre ses précautions.

En effet, admettons que nous relevions une ETE dans une configuration haussière,
si la hauteur de l’épaule droite est égale ou moins importante que celle de l’épaule
gauche cela signifie que les traders éprouvent des difficultés à poursuivre leurs
achats au cours actuel et cela renforce donc la crédibilité de la figure.

Comment Trader une ETE ou une ETEI ?


Dans le cas d’une ETE, les points bas atteints entre les sommets permettent de
matérialiser un support horizontal nommé « Ligne de cou ».

La cassure de cette « Ligne de cou » fera office d’alerte de vente, l’objectif est
déterminé en reportant la hauteur de la tête à partir de la ligne de cou.

Notons que les retours sur cassure et franchissement sont assez fréquents (Pullback
pour l’ETE et Throwback pour l’ETEI). L’investisseur pourra en profiter pour
renforcer sa position.

Le délai de réalisation de l’objectif correspond généralement à la moitié de la durée


de formation de la figure.

Le Double Top / Triple Top


Le double top est une figure graphique de retournement de tendance qui intervient à
la fin d’un mouvement haussier.

Cette configuration graphique illustre une invalidation de la tendance haussière


étant donné que le cours aligne désormais ses précédents points hauts au même
niveau sur une zone de résistance.

Psychologiquement cette figure montre que le biais s’inverse puisque les haussiers
ne parviennent plus à poursuivre leurs achats au niveau du dernier sommet atteint.

L’incapacité que rencontre le cours à franchir le dernier point haut traduit une
faiblesse générale des acheteurs et cela indique un potentiel retournement baissier à
venir.
Le Double Top est représenté par 2 sommets à peu près identiques en termes de
durée et d’amplitude. Il est judicieux de noter que Le 2e sommet peut être
légèrement moins haut que le premier. Cette nuance renforce la crédibilité de la
figure étant donné que le deuxième sommet nous dévoile un indice supplémentaire
à propos de la faiblesse des acheteurs au cours actuel.

Le point bas atteint entre les « 2 tops » permet de représenter une zone de support
nommée « Ligne de Cou ». La cassure de cette Ligne de Cou dévoilera la formation
de cette figure et le « Pullback » sur cette Ligne de Cou confirmera le retournement
de tendance.

L’étude du volume sur la figure :

Le volume diminue généralement sur l’ensemble de la figure. Les périodes de


baisse sont souvent soutenues par un volume plus important que les périodes de
hausse.
Les sommets de la figure sont souvent représentés par des « pics de volume » et le
2e sommet est habituellement moins soutenu par les volumes que le 1er.
La cassure de la Ligne de Cou est souvent accompagnée d’un volume important.
La variante : Le Triple Top

Le Triple Top est plus rare, cette figure est un dérivé du double top avec un sommet
en plus. Son interprétation psychologique et graphique est exactement identique à
celle du double-top. L’analyse des volumes est également similaire à celle du
Double-Top.
Application en Trading & Représentation Graphique du
Double-Top
Méthode :

1/ Attendre la cassure de la ligne de cou de la figure


2/ Anticiper un Pullback sur cette ligne de cou
3/ Se positionner à la vente après formation du Pullback
4/ Ajuster son stoploss au-dessus du dernier point haut
5/ Ajuster son takeprofit selon la méthode de « la balançoire » en
comptabilisant l’écart en pips entre les sommets et la ligne de cou.

Le V-Top
Le « V » top est une représentation graphique que l’on constate à terme d’un
mouvement haussier sur un sommet. Cette configuration traduit une accélération de
la tendance haussière amenant les investisseurs à finalement poursuivre des achats
sur des niveaux qui ne sont plus justifiés.

Les traders ont été pris par l’engouement de la hausse et « l’effet moutonnier »
permet au marché d’atteindre des niveaux importants qu’il va s’empresser de
corriger.

La formation de cette figure résulte donc de la cupidité des intervenants qui se


traduit par une frénésie acheteuse sur le marché.

Les volumes sont généralement en forte hausse lors de cette configuration, il peut
être judicieux de les surveiller pour confirmer la formation de cette figure.

Représentation graphique :
Comment trader le V-Top ?
La prise de position la plus prudente consiste à attendre la formation du « pullback
» pour confirmer la figure.

L’entrée en position se fait donc sur le rebond, le trader utilisera la méthode de la «


balançoire » pour déterminer son objectif.

Il faudra donc comptabiliser le nombre de pips entre la ligne de cou et le sommet


pour ensuite positionner votre takeprofit en fonction de ce chiffre.

Le stoploss peut être placé légèrement au-dessus de la ligne de cou, cette


opportunité vous offrira souvent un ratio « risk/reward » intéressant.
Lecon 14 : Utiliser les moyennes mobiles
pour confirmer les tendances et trouver des
signaux
Les moyennes mobiles sont également un des outils les plus
répandus dans l’analyse technique.
Concrètement, ce sont des courbes découlant de calculs de moyennes glissantes de
cours. Par exemple, pour calculer une Moyenne Mobile 20 périodes, on calcule la
moyenne pondérée des 20 derniers cours de clôture de chaque période, ce qui nous
donne un cours.

Pour calculer le cours suivant, on refait cette moyenne en intégrant le cours de


clôture de la dernière bougie apparue (la 21 ème) et on exclue le cours de la

C’est peut-être un peu flou pour les non matheux, mais intéressons-nous surtout à
la pratique! Car il est évident que vous n’aurez jamais à calculer ces moyennes
mobiles vous-même, tous les logiciels d’analyse et les plateformes de trading les
proposent.

Les moyennes mobiles ont trois grandes utilités : Elles permettent de confirmer les
tendances, dans certains cas de prévoir les retournements (signaux), et de repérer
des niveaux de support ou de résistance. Intéressons-nous d’abord aux moyennes
mobiles comme outil de confirmation de tendance.

Un outil de confirmation de tendance


Avec une moyenne mobile longue
Cette image présente un graphique horaire de l’ EUR/USD, auquel on a ajouté en
bleu une moyenne mobile à 100 périodes (MM100).

Les règles d’analyse sont très simples :

Lorsque les cours évoluent en dessous de leur moyenne mobile et que la moyenne
mobile est orientée à la baisse, la tendance baissière est confirmée.
Lorsque les cours évoluent au-dessus de leur moyenne mobile et que la moyenne
mobile est orientée à la hausse, la tendance haussière est confirmée.
Lorsque les cours passent alternativement au-dessus et en dessous de leur moyenne
mobile, il n’y a pas de tendance forte, et un retournement est à envisager. Il faudra
donc être particulièrement vigilant dans ce cas.

Avec deux moyennes mobiles (moyenne et courte)

Un autre manière de confirmer les tendances est d’étudier les positions relatives de
deux moyennes mobiles de périodes différentes, par exemple une MM20 (rouge) et
une MM50 (verte), comme sur le graphique ci-dessous :
Règles d’interprétation

Lorsque la moyenne mobile courte (ici la MM20 en rouge) est au-dessus de la


moyenne mobile longue (ici la MM50 en vert), et que leur espacement s’accroit, la
tendance haussière est confirmée.
Lorsque la moyenne mobile longue (MM50 en vert) est au-dessus de la moyenne
mobile courte (MM20 en rouge), et que leur espacement s’accroit, on est en
présence d’une tendance baissière.

Un outil pour prévoir les retournements et obtenir des


signaux de trading
Il est utile de disposer d’un outil permettant de confirmer les tendances repérées,
mais c’est encore mieux si cet outil permet également de prendre de réelles
décisions d’investissement, en prévoyant les retournements, et donc en fournissant
des signaux de trading. C’est ce que nous allons voir ici.

En effet, l’étude des croisements de moyennes mobiles longues et courtes peut


permettre de déceler des « signaux de trading », c’est-à-dire de repérer les moments
où il faut acheter et les moments où il faut vendre.

Règles d’interprétation

Lorsque la moyenne mobile courte (ici la MM20 en rouge) passe au dessus de la


moyenne mobile longue (ici MM50 en vert), il s’agit d’un signal d’achat. C’est-à-
dire qu’après un tel croisement, il est probable que les cours entament une phase
haussière.
Lorsque la moyenne mobile longue (ici la MM50 en vert) passe au-dessus de la
moyenne mobile courte (ici la MM20 en rouge), il s’agit d’un signal de vente. Il
faudra donc se positionner à la vente après un tel croisement.

On voit bien avec la pratique que ces signaux sont très efficaces. Ils ne permettent
certes pas de se positionner au début de la tendance (c’est pourquoi on dit que les
croisements de signaux de moyennes mobiles sont des signaux «retardés»), mais ils
restent très pertinents.

Une petite astuce pour valider la force du signal est de regarder l’angle de
croisement des moyennes mobiles. Généralement, plus l’angle de croisement est
important, plus le signal est valable.

Un outil pour identifier des niveaux de support et de


résistance et des objectifs
Les moyennes mobiles peuvent également être utilisées comme des supports et des
résistances, ou plutôt comme des lignes de tendance.

En effet, on constate que certaines moyennes mobiles jouent réellement avec


précision ce rôle, et dans ce cas, leur utilisation en trading est similaire aux
supports et aux résistances.

Par ailleurs, les moyennes mobiles longues sont parfois difficiles à franchir, et on
peut donc s’en servir pour positionner des objectifs :

Si on est en position, et qu’une moyenne mobile longue se trouve sur le chemin, les
cours auront de bonnes chances de rencontrer un « point de friction » au contact
de la MM, qui peut donc servir d’objectif de sortie

Les moyennes mobiles : Des outils complets avec plusieurs


applications
Les moyennes mobiles sont donc des outils particulièrement complets, qui, bien
utilisés, peuvent couvrir tous les aspects d’une opération de trading : Etude de
tendance, prise de position et définition des objectifs. Nous vous invitons donc avec
insistance à en faire usage !

Il est également important de noter que les « réglages » efficaces de moyennes


mobiles varient d’une période à l’autre, et d’une paire de devises à une autre et la
seule méthode efficace pour trouver ce qui fonctionne à un moment donné est le
tâtonnement.
Leçon 15 : Les différents types
d’indicateurs pour l’analyse technique du
Forex
Nous avons déjà fait la distinction entre l’analyse graphique (chartisme) et les
indicateurs. Dans cette leçon, nous allons préciser cette classification en vous
présentant les différents types d’indicateurs techniques que l’on peut utiliser
dans le cadre du trading forex.

 Les oscillateurs
Il faut avant tout comprendre l’interprétation psychologique de ces indicateurs.

Le principe de base des oscillateurs est de partir du principe qu’il existe un point
équilibre à chaque instant et que lorsque les cours vont avoir tendance à trop
s’en éloigner, ils vont avoir de forte chance de venir s’en rapprocher. On peut
considérer que ce « point d’équilibre » est comme le centre de gravité du cours.

L’oscillateur est un indicateur borné qui évolue entre deux seuils distincts. En
effet, on peut y définir des zones dites de « surachats » et des zones dites
de « surventes ».

Lorsque le cours sera représenté dans la zone de sur-achat d’un oscillateur, c’est
que selon l’indicateur, le cours est trop éloigné à la hausse de son point
d’équilibre.

On aura coutume à dire que généralement, les représentations en zone de


survente vont inciter l’investisseur à se positionner à l’achat, et à contrario,
lorsque l’indicateur représente le cours en zone de surachats, les traders vont
être encouragés à se positionner à la vente.

Exemple d’oscillateurs : CCI, RSI

 Les indicateurs de suivi de tendance


Ces indicateurs vont vous livrer des informations sur l’état de la tendance
actuelle, vous allez pouvoir la déterminer mais vous allez également pouvoir
évaluer la force du mouvement en cours. En toute logique, ils servent
généralement à filtrer les bruits sur les cours afin d’en tirer un mouvement clair.
Il est coutume de les jumeler eux même avec un autre filtre afin d’obtenir un
signal d’entrée.
Le plus connu des indicateurs de suivi de tendance reste la moyenne mobile.

Cet indicateur s’applique directement sur les cours et permet de tirer de


nombreuses informations. Les moyennes mobiles peuvent vous servir à
déterminer de potentiels points hauts et bas du cours, elles peuvent également
aider à l’anticipation des essoufflements de tendance.

 Les indicateurs de volatilité


Ces indicateurs vont vous aider à anticiper des accélérations ou à tout
simplement déterminer que le marché est trop « calme » pour pouvoir se
positionner.

Il est important de retenir une chose fondamentale : Ne pas trader, c’est


également trader.

L’idée est claire, sans volatilité vous pouvez passer sur un autre graphique, les
signaux constatés sur d’autres indicateurs n’auront que très peu d’impact sur le
cours étant donné que sans volatilité, le cours n’oscillera pas assez pour vous
permettre de réaliser des profits.

Exemple d’indicateur de volatilité : Les Bandes de Bollinger

 Les indicateurs de volume


Ces indicateurs vont vous permettre d’évaluer la force du mouvement en cours
de par son volume de transactions. Plus on constate de volume lors d’une
oscillation, plus le mouvement en cours sera « fort » et donc difficile à
détourner.
Leçon 16 : L’indicateur RSI (Relative
Strenght Index)
Développé par J. Welles Wilder et introduit dans son livre «New Concept in
Technical Trading Systems » en 1978, Le RSI est désormais l’un des indicateurs
les plus utilisés sur les marchés financiers en général et le forex en particulier.

Cet indicateur permet de mesurer la dynamique du marché en comparant les gains


et les pertes sur une période définie. Le RSI est indicateur faisant partie de la
famille des oscillateurs, avec une zone de surachat et une zone de survente.

J. Welles Wilder recommande l’utilisation du RSI avec une période de 14


cependant la période 21 respecte bien plus les zones de sur-achat et de survente.
Les périodes 9 et 5 sont également pertinentes à court terme.

Les bornes du RSI

Sur-achat : 70
Survente : 30
Zone de neutralité : 50
Méthodologie de prise de position avec le RSI
1/ Définir la tendance sur le timeframe
2/ Interpréter le RSI selon la tendance constaté sur le même timeframe

Etant donné que nous allons nous fier à la tendance pour interpréter le RSI, il va
alors exister 3 principales utilisations du RSI, comme il existe 3 types de tendances.

Utilisation du RSI en tendance haussière


En configuration de tendance haussière saine selon la théorie de dow, nous nous
intéressons soit à la sortie du RSI de sa zone de survente, soit à un rebond sur
l’entrée de sa zone de survente ou encore au franchissement ou rebond sur sa zone
de neutralité.

Signaux d’achat dans le cas d’une tendance haussière


*Sortie de zone de sur-achat
*Rebond sur l’entrée en zone de sur-achat
*Franchissement de sa zone de neutralité
*Rebond haussier sur sa zone de neutralité

Utilisation du RSI en tendance baissière


En configuration de tendance baissière saine selon la théorie de dow, nous nous
intéressons soit à la sortie du RSI de sa zone de sur-achat, soit à un rebond sur
l’entrée de sa zone de sur-achat ou encore à la cassure ou rebond sur sa zone de
neutralité.

Signaux de vente dans le cadre d’une tendance baissière


*Sortie de zone de survente
*Rebond sur l’entrée en zone de survente
*Cassure de sa zone de neutralité
*Rebond baissier sur sa zone de neutralité

Utilisation du RSI en tendance neutre


En configuration de tendance « neutre », nous pouvons nous concentrer sur toutes
les indications, l’idée est de retrouver des arguments acheteurs sur le RSI lorsque le
cours est sur un support ou des arguments vendeurs sur le RSI lorsque le cours est
sur une résistance.

Signaux pour acheter et/ou vendre en cas de tendance neutre


*L’ensemble des arguments précédents corrélé à un support ou une résistance
Nous verrons par la suite que les divergences vont venir complémenter et corréler
ces utilisations pour nous donner davantage d’informations.
Leçon 17 : L’indicateur Stochastique
Le stochastique est un indicateur des plus populaires de nos jours, il a fait son
apparition sur les marchés financiers dans les années 50 par l’intermédiaire de
Georges Lane et est très utilisé sur tout type de marché : actions, futures, CFD,
forex etc.

Le stochastique est donc composé de deux courbes et de deux bornes (80 et 20). La
courbe rouge n’est qu’une simple moyenne mobile servant de courbe de signal, on
l’appelle le %D. La courbe bleue représente le calcul essentiel de l’indicateur. On
l’appelle le %K.

Il va donc falloir s’intéresser à deux facteurs :


*Les croisements entre les lignes %D et %R
*Les passages en surachat et sur vente

Comment repérer des signaux de trading stochastiques?


Signal acheteur : Lorsque la ligne %K passe au-dessus de la ligne %D DANS LA
ZONE DE SURVENTE
Signal vendeur : Lorsque la ligne %K passe en dessous de la ligne %D DANS LA
ZONE DE SURACHAT

Exemples de signaux stochastiques


Leçon 18 : L’indicateur CCI (Commodity
Channel Index)
Le Commodity Channel Index est un indicateur technique de la famille des
oscillateurs développé par Donald Lambert.

À son origine, cet indicateur a été conçu pour identifier les retournements cycliques
sur les matières premières cependant son utilisation a été étendue aux marchés
action puis aux autres tels que le forex par la suite.

Le CCI mesure la variation des cours autour de la moyenne des prix « typiques ».
Cet indicateur estime que le cours évolue en cycle avec des hauts et des bas qui
apparaissent à des intervalles réguliers.

Donald Lambert recommande d’utiliser pour la période de calcul du CCI 1/3 de


cycle complet. Plus la période du CCI sera courte, plus l’indicateur sera nerveux et
volatil.

Enfin, notons que le CCI se compose d’une courbe et de deux bornes (+100 et -
100).

Les signaux de trading du CCI


Comme pour la plupart des indicateurs à bornes, les principaux signaux de CCI
vont concerner les surachats et les surventes.

Signal d’achat : Lorsque le CCI casse sous la borne des -100, puis repasse au-
dessus. Le signal acheteur est validé au moment où le CCI repasse au-dessus de la
borne des -100.

Signal de vente : Lorsque le CCI passe au-dessus de la borne des +100, puis
repasse au-dessous. Le signal vendeur est validé au moment où le CCI repasse au-
dessous de la borne des +100.

Exemples de signaux de CCI


Leçon 19 : L’indicateur MACD (Moving
Average Convergence Divergence)
Le MACD est un indicateur dont le calcul découle du principe des moyennes
mobiles. Il est constitué de deux courbes qui se croisent périodiquement : La ligne
de MACD et la ligne de signal.

Ce sont donc ces croisements que nous allons étudier pour obtenir des signaux
d’achat ou de vente.

Trouver les signaux de trading du MACD


Signal de vente : Lorsque la ligne de MACD passe sous la ligne de signal.

Signal d’achat : Lorsque la ligne de MACD passe au-dessus de la ligne de signal.

Exemples de signaux de trading de MACD


On remarque donc que certains signaux fonctionnent mieux que d’autres, mais que
globalement, le MACD permet effectivement d’effectuer des opérations
judicieuses.

Plusieurs principes vous permettent d’ailleurs de faire le tri entre faux signaux et
signaux que l’on peut suivre en toute confiance, un thème largement abordé dans
notre formation professionnelle Université du Forex.
Leçon 20 : Trouver des signaux de
divergence sur tous les indicateurs
Les divergences sont des signaux de trading que l’on peut repérer sur la plupart des
indicateurs. Une fois que vous savez repérer les divergences sur 1 indicateur, vous
savez le faire pour tous les indicateurs.

L’idée générale est de repérer des « différences de comportement » entre le


graphique et son indicateur.

Lorsque vous voyez que le cours aligne une succession de points hauts alignés à la
hausse et que ces mêmes points hauts sont alignés à la baisse sur l’indicateur, il
s’agit alors d’une divergence.

L’interprétation de cette divergence varie en fonction de la tendance en cours. Il est


donc essentiel de ne pas se tromper sur son analyse graphique pour correctement
interpréter les divergences.

Il existe 2 principales catégories de divergences, les divergences de continuation de


tendance et les divergences d’essoufflement.

Les divergences de continuation de tendance

Divergence de continuation de tendance haussière


En tendance haussière, lorsque le cours marque des points bas de plus en plus haut
et que l’oscillateur aligne ces mêmes points bas à la baisse : Signal d’achat
(continuation de tendance)
Divergence de continuation de tendance baissière

En tendance baissière, lorsque le cours marque des points hauts de plus en plus bas
et que l’oscillateur aligne ces mêmes points hauts à la hausse : Signal de vente
(continuation de tendance)

Les divergences d’essoufflement de tendance


Divergence d’essoufflement de tendance haussière
En tendance haussière, lorsque le cours marque des points hauts de plus en plus
haut et que l’oscillateur aligne ces mêmes points hauts à la baisse : Signal
d’essoufflement du mouvement haussier

Divergence d’essoufflement de tendance baissière


En tendance baissière, lorsque le cours marque des points bas de plus en plus bas et
que l’oscillateur aligne ces mêmes points bas à la hausse : Signal d’essoufflement
du mouvement baissier

Attention! Les divergences d’essoufflement de tendance ne sont pas des signaux


d’achat ou de vente à contre tendance, ce ne sont que des signaux d’essoufflement
devant servir à solder vos positions sur des niveaux d’indécision.
Leçon 21 : Identifier les seuils importants et
choisir ses objectifs
Il est certes très important de savoir étudier des tendances et obtenir des signaux de
trading, mais il peut être également primordial de savoir positionner ses objectifs.

Pour cela, il peut être très utile de pouvoir « baliser » vos graphiques avec des
seuils potentiellement importants, qui sont autant de points de retournement ou de
friction (pause) possibles.

Identifier les niveaux importants est en effet le préalable indispensable au


positionnement des objectifs, et c’est donc une compétence dont un trader digne de
ce nom ne peut se passer.

Il existe diverses techniques pour repérer les niveaux importants, et vous


connaissez d’ailleurs déjà les deux premières : Les supports et les résistances et les
moyennes mobiles.

Comme nous l’avons vu, ces outils peuvent entre autres servir à définir des
objectifs, mais nous allons résumer ici les principes déjà vus, que nous
compléterons par deux outils également très utiles pour repérer les seuils
importants : Les retracements de Fibonacci et les points pivots.

Les supports et les résistances


Puisque les supports et les résistances ont tendance à arrêter ou ralentir des
mouvements, ils peuvent selon toute logique être de bons outils pour positionner
ses objectifs.

-Si on suit une position acheteuse et qu’une résistance se trouve sur notre chemin, il
peut être judicieux de placer sa limite (son objectif) juste avant la résistance.

-A l’inverse, si on suit une position vendeuse et qu’un support se trouve en ligne de


mire, on pourra placer l’objectif juste avant ce support, pour éviter d’entamer les
gains en cas de rebond depuis le support.

Les moyennes mobiles


Tout comme les supports et les résistances, les moyennes mobiles peuvent
constituer des « points de friction », et peuvent donc par conséquent être aussi
utilisées pour positionner des objectifs.
-Lorsque l’on suit une position et qu’une moyenne mobile importante se trouve sur
notre chemin, il peut être judicieux de placer sa limite (son objectif) juste avant la
moyenne mobile.

Les retracements de Fibonacci


Les retracements de Fibonacci découlent de la suite de Fibonacci, célèbre suite
numérique élaborée par un mathématicien italien du 13 ème siècle.

Souvent appliquée dans les sciences et notamment dans la biologie, des techniques
de trading se basant sur cette suite ont également été élaborées.

Peu importe les sous-jacent mathématiques de cette méthode, l’important est que
beaucoup de traders l’utilisent, et que les niveaux qu’elle permet de repérer seront
par conséquent significatifs pour beaucoup de monde.

Concrètement, il s’agit de « découper » une tendance terminée, afin d’en déduire


des niveaux importants pour la tendance qui suit la tendance terminée.

Dans la pratique, vous n’avez presque rien à faire, si ce n’est glisser votre souris du
point le plus haut au point le plus bas si vous retracez une tendance baissière, et du
bas vers le haut si vous retracez une tendance haussière.

Comme on peut le constater sur cet exemple, les niveaux de Fibonnacci


correspondent souvent à des points de retournement, et servent parfois de supports
ou de résistances. Cela ne fonctionne pas à tous les coups, ni avec une extrême
précision mais on pourra confirmer les niveaux repérés avec les supports ou
résistances, ou avec les points pivots, technique que nous allons étudier ci-dessous.

Les points pivots


La technique des points pivots permet de repérer 9 niveaux importants (1 point
pivot, et 4 supports et 4 résistances) automatiquement calculés par les plateformes
de trading. Encore une fois, nous ferons l’impasse sur le calcul, qui n’a aucun
intérêt, pour se concentrer sur l’utilisation en trading.

Parmi les 9 niveaux calculés, le plus important est le Point Pivot (celui du milieu).

La règle d’utilisation est très simple :

Globalement, si les cours évoluent au-dessus du point pivot, on considérera que la


tendance est positive. A l’inverse, si les cours évoluent au-dessous du point pivot,
on analysera la tendance comme baissière.

Si on mise sur une baisse, on pourra donc se servir des niveaux inférieurs au point
pivot central comme objectifs.

A l’inverse, dans le cadre d’une opération d’achat, on pourra viser les niveaux
supérieurs au point pivot central comme objectifs.

Les derniers pics et creux majeurs


Les derniers pics et creux majeurs sont également à considérer comme des seuils
importants. Il peut s’agir des derniers pics et creux d’une tendance, des bornes d’un
canal (seuils graphiques), ou des cours maximum atteints sur une période donnée
(seuils numéraires), par exemple :

*Plus haut / Plus bas sur 52 semaines (1 an)


*Plus haut / Plus bas annuels, mensuels, hebdomadaires, journaliers

Les seuils psychologiques


Les seuils psychologiques sont les seuils importants et potentiels objectifs les plus
faciles à repérer. Il s’agit essentiellement des seuils ronds, et à ce niveau, il y a une
règle immuable : Plus il y a de « zéros », plus le seuil est psychologique !

Plus il y a de « zéros », mieux c’est !

Le seuil rond par excellence est donc la parité, que une devise a une valeur
également à la devise face à laquelle elle est cotée, c’est à dire que le cours est égal
à 1,0000.
En dehors des parités, il y a les seuils psychologiques à « trois zéros », 0,8000,
0,9000, 1,2000, 1,3000, 1,4000 sont quelques exemples. Comme vous l’aurez
compris, on retrouve donc ces seuils psychologiques majeurs tous les 1000 pips.

Il y a ensuite les seuils psychologique à « deux zéros », tous les 100 pips donc, et
on peut descendre plus bas, avec les cours terminant à 20, 50 et 80, qui sont
également souvent des seuils psychologiques utiles à court terme

Méthode de positionnement des objectifs


Vous avez donc à votre disposition différents outils pour repérer des seuils
importants grâce à diverses techniques et principes. Comme souvent dans le trading
forex, la suite du travail consiste donc à trouver des confirmations.

En effet, si plusieurs techniques différentes pointent vers le même seuil important


(ou à peu près), l’importance de ce seuil en sera renforcée.

L’idéal est donc de prendre le temps de repérer TOUS les seuils importants sur vos
graphiques, pour au final ne garder que les plus confirmés.

Et pour positionner vos objectifs, il suffira ensuite de de « piocher » votre stop et


votre limite parmi les seuils importants de vos graphiques, en prenant garde de tenir
compte des notions de gestion du risque !
Leçon 22 : Introduction à la Gestion du
Risque sur le forex
Nous attaquons ici la première leçon de ce que nous appelons « le travail du
trader », c’est à dire tout ce qui ne concerne pas à proprement parler
l’analyse… Si vous vous demandez ce que le trading peut bien demander
comme compétence à part l’analyse, vous êtes donc au bon endroit.

Qu’est-ce que la gestion du risque ?


La gestion du risque, également appelée money management, désigne un
ensemble de règles et de principes qui vous permettront de maximiser l’efficacité
de vos opérations, et d’éviter de prendre trop de risques, ou tout du moins des
risques non maitrisés.

Pour certaines personnes, ces principes sembleront évidents. Cependant, il faut


garder en tête que lorsqu’on investit réellement son argent, on ne réfléchit plus
aussi lucidement. On est gagné par le stress, la peur, et l’espoir, ce qui peut
parfois « polluer » notre capacité à prendre des décisions rationnelles et efficaces.

C’est donc là que la que la gestion du risque intervient.

En effet, en se fixant à l’avance des règles strictes, on parvient à s’affranchir des


difficultés causées par les émotions telles que la peur ou l’espoir, deux de vos plus
grands ennemis lorsqu’il s’agit de trader sur le Forex.

La gestion du risque étant un concept quelque peu fourre-tout, nous allons vous
inculquer ici les notions les plus indispensables, celles dont vous aurez directement
besoin au début de votre carrière de trader

La gestion de votre capital


Première règle : ne pas utiliser une part trop importante de votre capital

Ici, la notion de marge disponible est primordiale. Pour rappel, la marge disponible
est le montant sur lequel vous pouvez intervenir, en tenant compte de l’effet de
levier. Par exemple, si vous avez effectué un dépôt de 1000 dollars sur votre
compte et que vous utilisez un effet de levier de 100, votre marge disponible est de
100 000 dollars.

Cependant, il ne faut jamais utiliser une part trop importante de votre marge
disponible, il faut se méfier de l’effet de levier autorisé.
Par exemple, dans le cas précédent, si vous prenez une grosse position au regard de
votre capital, par exemple sur 50000 unités, chaque variation de 1 pip représentera
5 dollars.

Ainsi, avec une évolution de 100 pips dans le sens inverse de votre prise de
position, vous perdez déjà 500 dollars, soit la moitié de votre capital.

Et une fois arrivé à 200 pips perdus, votre capital s’est envolé, et vous subissez ce
qu’on appelle un « appel de marge », ce qui signifie que le broker coupe
automatiquement votre position et que votre compte est à zéro…

Il n’y a pas de règles précises pour savoir quelle proportion de sa marge disponible
on doit utiliser, mais dans le cas présent (dépôt de 1000 dollars, effet de levier de
100), il semble judicieux de se limiter à des positions de 10000 unités, où la valeur
du pip est de 1 dollar sur EUR/USD.

En utilisant prudemment votre capital, vous serez ainsi capable de faire face en cas
d’une évolution passagère inverse à votre position. Vous pourrez ainsi tenir la
position le temps que la tendance vous redevienne favorable (si vous avez de
bonnes raisons de penser que votre prise de position est toujours judicieuse et que
vous avez simplement fait une erreur de timing).

Pour conclure, il ne faut donc pas être trop gourmand. Certes, plus la prise de
position est grosse, plus les gains sont rapides et élevés, mais il ne faut pas oublier
que cela marche également avec les pertes !

Encaissez patiemment des gains sur des positions raisonnables, faites grossir votre
capital, puis ensuite augmentez la taille de vos positions, c’est le meilleur chemin à
suivre pour être sur de durer dans le trading.

La gestion du risque des positions avec les stops et les


limites
Nous avons précédemment appris à gérer notre capital, apprenons désormais à
gérer nos positions. Dans ce domaine, les notions de Stops et de Limites sont
primordiales. Commençons par les définitions :

Stop : On appelle stop la limite de perte latente maximale qu’on se fixe. C’est le
seuil à partir duquel nous considérons que nous avons eu tort dans notre prise de
position, et que notre analyse est fausse.

C’est à dire que nous coupons nos positions dès que le stop est atteint. Par exemple,
vous achetez de l’EUR/USD à 1,3060 : Si votre stop est à 10 pips, vous le fixerez
donc à 1,3050, et couperez votre position à ce cours.
Limite : Une limite est l’opposé d’un stop. C’est donc l’objectif de gain que l’on se
fixe. C’est le seuil à partir duquel nous considérons qu’il est plus sage d’encaisser
ses gains que de tenir la position. Concrètement, avec une limite à 10 pips, si vous
achetez de l’EUR/USD à 1,3060, vous vendrez à 1,3070.

Les stops et les limites peuvent être définis « oralement » ou automatiquement,


ce que nous recommandons.

Vous pouvez en effet passer automatiquement les ordres des stops et limites sur vos
plateformes, pour que les positions soient automatiquement fermées si elles ont
atteint le stop ou la limite.

L’utilité des stops et des limites

L’intérêt est évident dans le cas des stops : Éviter de se laisser prendre au jeu du «
c’est bon, ça va remonter », car en agissant ainsi, vous trainerez longtemps des
positions perdantes, qui entamerons votre marge et donc votre capacité
d’investissement.

Notre avis est que si les cours partent dans le mauvais sens, mieux vaut l’accepter
et passer à autre chose. Les choses bougent très vite sur le Forex, et il vaut
mieux accepter d’avoir eu tort que d’attendre que les cours remontent et de laisser
passer des opportunités.

Pour les limites, il s’agira d’éviter d’être « trop gourmand » en attendant trop
longtemps avant de prendre ses gains sur une position gagnante. Beaucoup de
traders agissant ainsi ont été surpris par la vitesse à laquelle les cours redescendent
après un pic…

Un vieil adage boursier dit que les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, et il vaut
mieux prendre ses bénéfices trop tôt que d’attendre trop et de faire face à un
retournement brutal qui anéantira vos gains.

Nous vous conseillons vivement de placer vos ordres stops et limites à


déclenchement automatique juste après votre prise de position, et de ne plus y
toucher. Une fois la position prise, on n’est plus aussi lucide, et on peut être tenté
de ne pas respecter les règles que l’on s’est fixé, ce qui est généralement une
mauvaise idée.

Par ailleurs, avec des stops et des limites automatiques, vous n’aurez pas à
surveiller la position de près, ce qui est plus confortable.
Comment choisir les stops et les limites ?
Premièrement, il faut savoir que plus on investit à court terme, plus nos stops et
limites devront être serrés. Ensuite, tout dépend de votre stratégie, tout dépend des
risques que vous voulez prendre…

Cependant, il faudra veiller à ce que vos limites soient toujours plus larges que vos
stops.

Il faut que vos positions gagnantes vous rapportent plus que ce que vous font
perdre vos positions perdantes.

Mais ce principe seul ne suffit pas à bien positionner ses stops et ses limites. En
effet, la gestion du risque intervient dans le choix des niveaux sur lesquels on
positionnera ses stops et ses limites, mais l’analyse intervient également.

Conclusion

Pour conclure, la gestion du risque vise à vous aider à pallier aux erreurs
psychologiques, aux erreurs que peuvent vous amener à faire vos émotions. Mais
pour cela, il est également indispensable de bien se connaître, de bien connaître les
biais psychologiques auxquels sont souvent soumis les traders : C’est l’objet de la
leçon suivante.
Leçon 23 : Quelle unité de temps choisir?
Commet trader avec plusieurs unités de
temps?
Une question que l’on est immanquablement appelé à se poser lorsque l’on débute
le trading forex est : Sur quel unité de temps trader?

Comme nous l’avons vu précédemment, il existe plusieurs “unités de temps” : Un


graphique d’unité de temps 5 minutes sera composé de bougies représentant des
périodes de 5 minutes, et un graphique journalier sera composé de bougies
représentant chacune une journée de variation.

Ni trop, ni trop peu… Quelles unités de temps de


préférence pour les débutants?
En tant que débutant, il est souvent tentant de foncer vers les unités de temps les
plus courtes, 1 minutes et 5 minutes, parce qu’on y a l’impression que “cela bouge
beaucoup” et que l’on peut gagner de l’argent rapidement.

Cependant, c’est une erreur de se diriger vers les unités de temps les plus courtes en
tant que débutant. En effet, plus l’unité de temps est courte, et plus les signaux à
analyser sont nombreux et rapides, et il convient d’avoir une certaine expérience
pour pouvoir faire le tri à temps et décider d’une position en toute connaissance de
cause!

A l’inverse, les unités de temps trop longues ne sont pas non plus adaptées aux
débutants, car les signaux et les opportunités y sont moins fréquentes, et ce n’est
pas avec 1 Trade par semaine que l’on acquiert efficacement de l’expérience!

Selon nous, les débutants devraient au début se concentrer sur les unités de temps
15 minutes et 1h.

Ensuite, avec l’expérience, tout est question de préférences


Une fois une certaine expérience acquise, on peut s’exercer sur les unités de temps
les plus courtes comme les plus longues, et vos préférences naturelles vous
orienteront sans doute davantage vers un côté qu’un autre.
Quelles sont les principales échelles de temps utilisées par les
traders forex?
Toutes les échelles de temps ne sont pas égales au niveau de leur popularité, et il
existe des unités de temps plus communes que d’autres, auxquelles il sera
préférable de se conformer :

Graphique 1 minutes
Graphique 5 minutes
Graphique 15 minutes
Graphique 1 heure
Graphique 4 heures
Graphique 1 journée

Comment trader en utilisant plusieurs unités de temps?


Bien que vous deviez choisir votre “unité de temps favorite”, ce n’est pas le seul
graphique que vous aurez à utiliser dans le cadre de votre trading. En effet, il est
possible, et même conseillé de se reposer sur plusieurs unités de temps pour la
même décision de trading.

L’idée est d’utiliser une “unité de temps de positionnement” (la plus courte des 2),
et une “unité de temps de définition de la tendance” (la plus longue des deux).

L’unité de temps de positionnement

L’unité de temps de positionnement, la plus courte des 2 à utiliser, servira à se


positionner précisément sur le marché. C’est sur cette unité de temps que l’on
poussera plus en avant l’étude des signaux des indicateurs techniques et des prix,
avec de trouver l’exact bon moment auquel se positionner.

L’unité de temps de définition de la tendance

L’unité de temps de définition de la tendance permet de “prendre du recul”, afin de


vérifier que est le sens de la tendance générale, ou à quel moment on se trouve dans
une tendance (accélération? Correction intermédiaire?). Bien sûr, dans l’idéal, vos
deux graphiques “vous disent la même chose”.

Quels sont les “couples” d’unités de temps à choisir?

Il faudra tout d’abord choisir deux unités de temps assez éloignés pour que les deux
graphiques ne “racontent pas la même histoire”. Il faut en effet pouvoir prendre un
certain recul pour répondre à la question suivante : Dans quel mouvement de plus
grande ampleur se situe le mouvement que le vois actuellement sur mon graphique
de positionnement?
Nous vous recommandons donc les couples suivants :

1 minute et 15 minutes
5 minutes et 15 minutes
5 minutes et 1 heure
15 minutes et 1 heure
15 minutes et 4 heures
1 heure et 4 heures
1 heure et journalier
4 heures et journalier

Utiliser plus de 2 unités de temps?


Certains conseillent de trader avec 3 unités de temps, et bien que nous pensons que
2 suffisent, il est possible que vous vous sentiez plus à l’aise en utilisant 3 unités de
temps dans vos décisions de de trader. Cependant, il s’agit d’une limite à ne pas
dépasser.

En effet, multiplier les unités de temps ouvre la boite de Pandore, en vous incitant
en cas de position malheureuse à rechercher une unité de temps qui justifiera le
maintien de votre position.

Par ailleurs, si il ne faut pas utiliser des unités de temps trop proches, il ne faut pas
non plus utiliser des unités de temps trop éloignées. En effet, quel intérêt de
consulter le graphique journalier pour une décision de trading prise à très court
terme sur un graphique 1 minute?

Or, multiplier les unités de temps vous conduira forcément à utiliser des unités de
temps très éloignées, si vous vous cantonnez aux unités de temps les plus utilisées
présentées plus haut, comme nous le conseillons.

Quel nombre de bougies afficher sur les graphiques?


Il est utile de connaître les principales unités de temps à utiliser, mais il y a un autre
paramètre fondamental dans l’affichage des graphiques que vous allez utiliser pour
prendre vos décisions de trading : Quel nombre de bougies afficher sur le
graphique?

En effet, ici aussi la règle du “ni trop ni trop peu” s’applique : Trop de bougies
polluera l’analyse, avec des données anciennes et inutiles, tandis que trop peu de
bougies ne permettront pas d’avoir assez d’informations pour prendre une décision
de trading correct.
Pour savoir quoi faire, il faut tout d’abord savoir que chaque unité de temps à une
“mémoire” différente : Plus l’unité de temps est longue, plus les observations que
l’on peut y faire sont valables longtemps, ce qui est logique.

Et le meilleur moyen d’évaluer la “mémoire” d’une unité de temps est de


s’intéresser aux supports et aux résistances majeurs : Sur les graphiques journaliers,
des supports et résistances peuvent rester valables des mois, tandis que sur un
graphique 5 minute, il pourra n’être valable qu’une demi-journée.

Quelle est la mémoire des différentes unités de temps?

Vous retrouverez ci-dessous la durée de la “mémoire” des unités de temps, selon


nos observations :

Graphique journalier : 1 an
Graphique horaire : 2 à 3 semaines
Graphique 15 minutes : 3 à 5 jours
Graphique 5 minutes et 1 minute : 24 heures maximum
Leçon 24: Introduction à l’analyse
fondamentale du forex
L’essentiel de cette formation s’est pour l’instant concentré
sur l’analyse technique et graphique. Il existe cependant une
toute autre approche dans l’analyse du Forex : L’analyse
fondamentale.
Et même si cette facette de l’analyse est bien moins facilement applicable au
trading, il convient toutefois d’avoir des bases.

Concrètement, l’analyse fondamentale s’attache à étudier les fondamentaux


économiques du forex, c’est à dire la situation économique des différents pays de
la planète.

Pour cela, on se base sur plusieurs facteurs : Essentiellement les taux d’intérêt des
banques centrales, et les statistiques économiques.

Théoriquement, si une économie se porte bien, les investisseurs devraient être


incités à investir sur sa devise, ce qui fait augmenter son cours.

Influence des taux des banques centrales (les taux


directeurs)
Les taux d’intérêt des banques centrales sont les fondements de l’économie
mondiale. Ce sont en effet sur le taux des banques centrales qu’on se base pour
calculer le taux des emprunts des particuliers et des entreprises, ce qui a une grande
influence sur l’économie.

Les taux d’intérêt ont deux influences inverses sur le forex : L’une à court terme,
l’autre à long terme

Influence à long terme

Si les taux d’intérêt sont bas, le crédit est peu cher. Les entreprises sont donc
incitées à investir, et les ménages sont incités à dépenser, d’autant plus que si les
taux sont bas, épargner devient moins intéressant. Cette situation est généralement
génératrice de croissance, et c’est pour cela que les banques centrales baissent leurs
taux pendant les crises.

Si les taux d’intérêt sont élevés, le crédit est plus cher et moins accessible. Il est
donc moins rentable d’investir pour les entreprises, et la consommation des
ménages est bridée. Par ailleurs, la forte rémunération de l’épargne les incitent alors
à l’épargne plutôt qu’à la dépense. Cette situation a en général tendance à brider la
croissance et la hausse des prix. C’est donc pour cela que les banques centrales
augmentent leurs taux face aux risques d’inflation.

Les taux d’intérêt ont donc une influence sur les économies, et donc sur le
forex.

Influence à court terme

Mais les taux d’intérêt ont également une influence plus directe sur le forex. En
effet, lorsque le taux d’une banque centrale est élevé, sa devise devient plus
attractive puisque les dépôts dans cette devise sont mieux rémunérés.

A l’inverse, des taux bas entrainent une rémunération basse des dépôt, et fait que
détenir la devise est moins intéressant.

Dans ce contexte, une baisse des taux de la BCE par exemple aura un impact
baissier sur l’EUR/USD au moment de l’annonce, de même pour une hausse du
taux de la Fed.

A l’inverse, une hausse des taux de la BCE aura un impact de court terme haussier
sur l’EUR/USD, de même qu’une baisse des taux de la Fed.

Il faut également noter que dans la mesure où les devises sont cotées par paires, il
faut s’intéresser au différentiel de taux entre les deux devises, celle bénéficiant
du meilleur taux ayant un avantage comparatif.

Des taux plus élevés aux Etats-Unis qu’en Europe devraient donc avoir une
influence négative sur la paire EUR/USD, tandis que des taux européens plus
élevés profiteraient à l’Euro et donc entraineraient une hausse de la paire
EUR/USD.

Les taux d’intérêt sont donc les piliers économiques du forex, les bases de
l’économie mondiale.

Cependant, les taux ne sont pas modifiés souvent, et les opérateurs se reposent donc
également sur d’autres données pour analyser et prévoir l’évolution des devises.
C’est ce que nous allons voir ci-dessous.

Influence des statistiques économiques


De très nombreuses statistiques économiques sont publiées tous les jours : Taux de
chômage, PIB, indices manufacturiers, commandes à l’industrie, moral des
consommateurs, , etc…
Il s’agit donc de mesurer tous les facteurs ayant une influence sur l’économie.
Normalement, si une statistique est satisfaisante, elle devrait profiter à la devise
correspondante.

Il faut également noter que certaines statistiques sont plus influentes que d’autres.
Par exemple, les statistiques hebdomadaires sont moins importantes que les
statistiques mensuelles qui elles-mêmes sont moins importantes que les statistiques
trimestrielles.

Pour savoir si une statistique est influente ou pas, n’oubliez pas de consulter notre
calendrier économique forex. Nous attirons également votre attention sur le fait que
les publications de statistiques sont souvent l’occasion de mouvements violents. Il
faudra donc rester prudent face à ces chiffres.

La notion de consensus

La notion de consensus est primordiale lorsque l’on tente de prévoir l’influence


d’une statistique sur une devise. En effet, plusieurs agences effectuent des sondages
avant les publications de statistiques, pour savoir ce que les économistes et les
traders anticipent.

Ainsi, une statistique très mauvaise ou très bonne n’aura que peu d’influence si le
consensus l’avait anticipé.
A l’inverse, une statistique qui peut paraître satisfaisante pourra avoir un impact
négatif si le marché avait espéré encore mieux!

Comment prendre en compte l’analyse fondamentale en tant


que trader forex débutant?
On comprend donc rapidement qu’il peut être difficile de se baser sur l’analyse
fondamentale pour prendre des décisions de trading de court terme… Cependant,
quelques conseils sont à déduire de ces notions.

Ce qu’il faut retenir absolument : Les statistiques et les taux d’intérêt peuvent
être très influents sur le forex. Il convient donc de rester prudent lors de leur
publication.

Deux solutions

 Soit soigneusement évité de prendre position avant une publication de


statistique, ce qui est selon nous plus sage!
 Soit tenter de profiter de l’influence de la statistique, ce qui est selon
nous très risqué!
Leçon 25 : Scalping, Day Trading, ou Swing
Trading?
Il existe différentes manières d’aborder le trading, notamment en fonction des
différents horizons de temps. Par ailleurs, le temps que vous souhaiterez
accorder au trading conditionnera en grande partie le type de trader que vous
représenterez.

Le scalping
Le scalping consiste à spéculer sur de petites variations des cours des devises,
généralement de 3 à 10 pips, parfois 20 ou 30 quand la volatilité est très forte. Les «
scalpeurs » ne prennent pas en compte l’analyse fondamentale, mais peuvent
prendre des positions consécutives à des réactions violentes des devises face à des
publications de statistiques ou à des déclarations influentes.

La stratégie du scalpeur se base donc essentiellement sur l’analyse technique du


forex, généralement sur des graphiques de 1 à 5 minutes. Le nombre d’ordres
passés dans la journée est très élevé, et l’effet de levier important, pour que les
objectifs réduits en terme de pips débouchent sur des gains en capital importants.

Le scalping est considéré comme le type de trading le plus risqué sur le marché
des devises, et demande beaucoup de réactivité et d’attention pour couper les pertes
rapidement, et est par conséquent plutôt réservé aux traders expérimentés.

Le suivi intense et de chaque instant que demande le scalping nécessite d’avoir les
yeux rivés sur l’écran tout au long des prises de position, ce qui peu se révéler très
stressant.

Toutefois, cette technique peut être adaptée à ceux qui veulent trader quelques
heures par jour, et terminer leur séance de trading sans positions ouvertes.

Résumé

Graphiques à utiliser : 1M, 5M, 15M


Nombre de positions : de 10 à 50 par jour
Objectifs de gains : de 3 à 20 pips

Le Day trading
Le Day trading consiste à conserver ses positions de 15 minutes à 1 journée, parfois
2 jours. Les Day traders se basent eux aussi essentiellement sur l’analyse
technique, mais prennent en compte l’analyse fondamentale et l’actualité dans
leurs décisions.

Les days traders étudient des graphiques de 15M à 4H, et leurs objectifs de gains
tournent autour de 50 pips en général. Les days traders sont moins obligés de suivre
intensément leurs positions que les scalpeurs, et utilisent généralement des stops et
des limites, ce qui leur permet de passer leurs ordres, puis de passer à autre chose,
en laissant la sortie de positions être dictée par les stops et les limites.

C’est le type de trading le plus répandu parmi les traders indépendants, et c’est le
type de trading par lequel devraient commencer les débutants.

Résumé

Graphiques a utiliser : 15M, 1H, 4H


Nombre de position : 3 à 5 par jour
Objectifs de gains : de 50 à 100 pips

Le Swing Trading
Dans le trading de position, on cherche à conserver les positions de plusieurs jours
à quelques semaines. Si l’analyse technique intervient comme toujours dans le
processus de décision, le trader de position accorde une grande importance à
l’analyse fondamentale, à l’actualité et à la psychologie de marché, ainsi qu’à «
l’ambiance du moment ».

Les graphiques étudiés sont généralement des graphiques journaliers, bien que des
graphiques horaires puissent être utilisés pour parfaire les entrées en position, et les
graphiques hebdomadaires pour prendre du recul sur la tendance de fond. Les
objectifs de gains sont ici très élevés, et se comptent en centaines de pips.

Ce type de trading est à déconseiller aux débutants. Tout d’abord, il peut être
difficile de bien appréhender le contexte fondamental et la psychologie des
investisseurs quand on n’a pas d’expérience. Ensuite, le peu de positions
qu’implique ce type de trading induit une acquisition de l’expérience plus lente
(moins on prend de positions, moins on acquiert d’expérience, c’est mathématique).

Résumé

Graphiques étudiés : 1H, 1D, 1W


Nombre de positions : 1 à 10 par mois
Objectifs de gains : de 100 à 1000 pips
Pour conclure, on notera que le premier contact d’un débutant avec le trading
devrait se faire via le day trading.

Le scalping, bien que risqué et nécessitant une grande résistance au stress, peu
également convenir aux débutants si toutefois les positions prises restent
modestes.

En effet, le premier but du débutant est d’acquérir de l’expérience, et plus on


passe d’ordres, plus vite on acquiert de l’expérience. Par ailleurs, le suivi constant
des positions qu’implique le scalping permet de s’imprégner des réactions de
marché, ce qui aide également grandement à l’acquisition de l’expérience.

Enfin, le trading de position, qui demande peu de temps pour des gains élevés,
semble peu adapté au forex. En effet, le marché des devises est un marché sur
lequel tout évolue très vite, et penser pouvoir conserver des positions plusieurs
semaines demande de s’appuyer sur une dose d’incertitude considérable.

Il n’est par ailleurs pas indispensable de « choisir son camp », vous pouvez très
bien avoir en même temps des positions de day trading, et « scalper » le
marché de temps en temps, tout en prenant un « pari » sur le long terme avec
le trading de position.
Leçon 26 : Construire une méthode de
trading forex
On entend souvent parler de « méthodes de trading ». Certains en vendent même!

Mais sous cette expression qui peut impressionner les novices se cache en réalité
quelque chose de très simple.

Nous avons étudié tout au long de la formation différentes techniques d’analyse.


Cependant, nous avons étudié ces techniques isolément, sans les inscrire dans un
ordre précis ou une démarche logique.

Les méthodes de trading visent donc à mettre de l’ordre dans tout ceci. Pour faire
simple, l’idée est de se construire un plan d’action, un tutoriel pas à pas pour
effectuer une opération de trading.

Vous devrez donc choisir quoi faire et dans quel ordre, depuis l’ouverture de votre
graphique à la clôture de la position.

Nous allons donc vous présenter ci-dessous une méthode de trading basique, mais
tout à fait applicable, que vous pourrez modifier et adapter à vos besoins.

Exemple de méthode de trading


Etape 1 : Choisir ses graphiques pour du trading à très court terme, nous prendrons
2 graphiques. Le graphique en 5 minutes (chaque bougie représente 5 minutes)
pour le prise de position, et le graphique 15 minutes (voire 1 heure) pour définir la
tendance générale.

Etape 2 : Etudier les sommets et les creux sur le graphique le plus long. A cette
étape, il convient de pointer les pics et les creux sur votre graphique. Comme nous
l’avons vu, les pics et les creux interviendront en effet lors du traçage de toutes les
figures graphiques. Par ailleurs, l’étude des pics et des creux peut à elle seule
donner une bonne idée du sens et de la qualité de la tendance en cours.

Etape 3 : Repérer les figures graphiques sur le graphique le plus long. Il s’agira ici
d’approfondir les observations que l’on a pu effectuer à l’étape précédente. On se
servira donc des pics et des creux pour identifier des supports, des résistances, des
lignes de tendance, des canaux ou des figures particulières.

Etape 4 : Confirmer la tendance avec des moyennes mobiles sur le graphique le


plus long Il s’agira ici de confirmer les observations de l’étape 3 grâce à l’étude des
moyennes mobiles. A la fin de cette étape, nous avons donc définit la tendance
générale, et savons donc dans quel sens il est préférable de se positionner.

Etape 5 : Etudier les pics et les creux sur le graphique le plus court. Maintenant
que nous avons définit la tendance générale, il convient de regarder plus
précisément à quel moment il faut prendre position. Dans un premier temps, on
reprendra donc le travail effectué en étape 2 sur le graphique le plus court.

Etape 6 : Identifier les figures graphiques sur le graph le plus court Comme à
l’étape 3, on identifiera ici des figures graphiques grâce aux plus hauts et au plus
bas pointés précédemment. A ce stade, on pourra donc commencer à trouver des
signaux de trading graphiques (chartistes). Pour les plus prudents, on ne tiendra
compte que des signaux allant dans le sens de la tendance générale repérée sur le
graphique le plus long.

Etape 7 : Etudier les indicateurs sur le graphique le plus court. A cette étape, on
relèvera les signaux que peuvent-nous fournir les indicateurs, de préférence en les
confirmant entre eux. A la fin de cette étape, nous pouvons donc comparer les
signaux graphiques et les signaux techniques, ce qui nous permettra de confirmer
une nouvelle fois la prise de position. Ici aussi les plus prudents ne tiendront
compte que des signaux allant dans le sens de la tendance générale repérée sur le
graphique le plus long.

Etape 8 : Choisir son stop et sa limite. A ce stade, la prise de position est décidée,
et il convient donc de positionner ses stops et ses limites. Pour cela, on tiendra
compte des principes vu au cours de la leçon sur la gestion du risque, et on s’aidera
également des niveaux importants que l’on pourra repérer avec les supports, les
résistances, les points pivots et les retracements de Fibonacci.

L’utilité des méthodes de trading


En définissant à l’avance ce que vous allez étudier, ce que vous allez prendre en
compte, vous arriverez à extraire une grande partie des erreurs émotionnelles.
Vous « rationaliserez » ainsi le trading, en évitant de laisser une quelconque place
au flou, ou à des choix qui ne reposeraient pas sur un raisonnement logique ou
analytique.

Mais suivre une méthode de trading n’est qu’une partie du travail du trader. Il faut
en effet également savoir évaluer cette méthode, suivre ses résultats, et savoir
comment la modifier pour la rendre plus efficace. Par ailleurs, la méthode présentée
ici n’est qu’un exemple, et demande à être largement précisée.
Leçon 27 : Tenir un journal de trading pour
améliorer sa stratégie de trading
On le répète souvent, tenir un journal de trading est un exercice indispensable pour
tout trader, débutant ou expérimenté. Tenir un journal permet en effet de repérer ses
forces et ses faiblesses, et surtout, d’évaluer scientifiquement la validité de votre
stratégie de trading, pour pouvoir la modifier et l’améliorer.

Comment construire un journal de trading en pratique ?


Dans le mesure où les journaux de trading servent à évaluer et améliorer les
stratégies de trading, le premier prérequis est d’avoir établi une stratégie précise, et
de scrupuleusement s’y tenir.

Vous devez avoir définit les signaux et facteurs qui régissent vos ouvertures et
fermetures de positions. Généralement, on peut considérer qu’une stratégie de
trading comporte 3 volets : Les signaux d’entrée en position, les éléments de choix
des stops et limites (gestion du risque) et les signaux d’invalidation.

Une fois la stratégie de trading définie, il faut ensuite l’appliquer scrupuleusement à


chaque opération, et en tenir l’historique dans le journal de trading, qui se présente
le plus fréquemment sous la forme d’un tableur regroupant le plus d’informations
possibles pour chaque opération : Date/heure d’entrée et de sortie, sens, devise,
signaux d’entrée, signaux de sortie, etc.

Comment tirer des informations utiles de votre journal de


trading ?
Le but premier d’un journal de trading est de repérer des « schémas », gagnants ou
perdants. En d’autres termes, des situations dans lesquelles vous gagnez la majorité
des trades, et des situations dans lesquelles la majorité se révèlent perdants.

Les conclusions que l’on peut tirer de ces observations peuvent être très simples
Par exemple, vous pouvez constater que certaines heures ou certains jours ne
conviennent pas à votre stratégie, ou que la stratégie fonctionne moins bien pour
certaines paires que pour d’autres.

Les conclusions peuvent être aussi plus techniques, et concerner les signaux et
confirmations que vous utilisez.

L’idée générale est d’accentuer sur ce qui marche, et de supprimer ce qui ne


fonctionne pas, ou pas assez bien.
La persévérance et la discipline sont essentiels pour que le
journal de trading soit valide
En effet, si vous n’appliquez pas scrupuleusement la même méthode à chaque
Trade, vous ne pourrez pas évaluer votre stratégie de trading. Vous devez
« standardiser » et découper vos décisions de trading étape par étape pour pouvoir
agir exactement de la même manière à chaque Trade, et ainsi pouvoir précisément
repérer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Il faut donc également « laisser le temps au temps », et attendre un certain volume


de trades avant d’évaluer une stratégie et de penser à la modifier.

Nous estimons de notre côté que 25 à 30 trades au minimum sont nécessaires pour
pouvoir évaluer une stratégie de trading, et commencer à lui apporter des
améliorations.

L’avantage d’aborder le trading de façon scientifique


Lorsque l’on suit une stratégie de trading précise et méthodique évaluée par un
journal de trading, on dispose d’une feuille de route qui nous indique quoi faire à
chaque étape, et également d’une méthode pour surveiller la performance de cette
méthode. Le « flou artistique » n’existe donc plus dans ce cas. Plus votre
raisonnement et vos décisions seront « scientifiques » et reposeront sur des facteurs
précis et concrets, moins les émotions influenceront votre trading.

Mais qu’est-ce qu’un raisonnement scientifique ?


On peut raisonner comme un scientifique sans avoir aucune expérience en science :
Le raisonnement scientifique est un raisonnement empirique, fondé sur
l’observation. On définit une méthode précise (théorisation), on l’applique
scrupuleusement (expérimentation), on en surveille les résultats (analyse), et on en
tire des conclusions (amélioration de la méthode), pour ensuite appliquer
scrupuleusement ces modifications, expérimenter de nouveau, et évaluer les
nouveaux résultats. On expérimente, on observe, on améliore, on expérimente de
nouveau, et ainsi de suite.
Leçon 28: Psychologie du trader forex
Vous en avez certainement déjà entendu parler si vous avez pu écouter des traders
expérimentés : La psychologie est la gestion des émotions est une des plus grandes
difficultés que peut rencontrer un trader.

En investissant son propre argent et en prenant des risques, on fait


immanquablement intervenir beaucoup d’émotions : L’avidité, l’espoir, la peur,
voire même la panique!

Quand on commence à trader en conditions réelles, on se rend vite compte que ce


sont ces émotions qui sont la source des plus grandes pertes et des plus mauvaises
opérations.

La plupart du temps, vos émotions vous conduiront en effet à prendre la


mauvaise décision.

Plutôt que de vous détailler les erreurs que peuvent engendrer les émotions, nous
avons décidé de nous appuyer sur les propos d’un célèbre trader, Jesse Livermore,
qui opérait au début du 20 ème siècle, en vous présentant et en vous expliquant des
extraits de sa biographie, Mémoires d’un spéculateur.

« En fait, j’ai toujours gagné de l’argent lorsque j’étais


certain d’avoir raison avant même de prendre position. Ce
qui me perdait c’était de vouloir prendre sans cesse de
nouvelles positions »
« C’est le besoin d’agir sans cesse et sans raison valable qui
est la cause de tant de pertes à Wall Street, même chez les
professionnels »
« Personne ne peut disposer de raisons valables pour acheter
ou vendre tous les jours »
Ici, le trader met en lumière un biais courant chez beaucoup de traders : Ne pas
être capable de rester à l’écart du marché. Si on a toutes les bonnes raisons de
prendre une position, on y va. Sinon, on s’abstient, tout simplement…

Parce qu’il est impensable que des opportunités réellement profitables se présentent
tous les jours, à moins d’avoir vraiment l’œil sur tous les marchés et toutes les
paires de devises…
Parfois, le marché est très indécis, et attend des évènements importants avant de se
décider, et dans ce cas, les variations peuvent être irrationnelles, et il faut dans ces
cas savoir s’abstenir pour préserver son capital, et ses nerfs !

«Celui qui a raison a toujours deux alliés à ses côtés : les


conditions de base et tous ceux qui ont tort»
Avec cette phrase, Livermore résume les raisons pour lesquelles certains « vents de
panique » sur les marchés peuvent être extrêmement profitables pour certains…

Par « conditions de base », l’auteur entend « fondamentaux », c’est à dire les bilans
et résultats pour les entreprises par exemple.

Ainsi, si un vent de panique fait chuter le cours d’une action en dessous de sa «


valeur réelle » (valeur réelle de la société / nombre d’actions), cela crée de grosses
opportunités pour ceux qui ont su rester de marbre, et se fier à des éléments
tangibles au lieu de céder à la panique.

Car une fois la panique passée, tous les « moutons » voudront racheter aussi vite
qu’ils ont voulu vendre (et donc faire rapidement monter les cours), mais pour eux,
il sera trop tard.

C’est la même chose pour les devises, parfois, certaines paires montent ou chutent
de façon irrationnelle, et ceux qui ont su faire confiance aux fondamentaux s’en
sortent remarquablement bien.

« Sans confiance dans son propre jugement, personne ne


peut aller bien loin. »
Là, on rejoint ce qu’on disait juste avant : Pour ne pas céder aux paniques
injustifiées, il faut avoir confiance en soi et en son jugement, et avoir des
certitudes assez fortes pour ne pas être perturbé par les avis contraires. Il peut
cependant être difficile de se faire confiance, une fois la position prise, et les
meilleurs outils pour pallier à ce problème sont les stops et les limites.

« La seule chose qu’on ait à faire quand on réalise qu’on se


trompe, c’est d’avoir raison en cessant d’avoir tort. »
Un trader peut parfois être orgueilleux, et l’orgueil sur les marchés accentue les
pertes…

Si on réalise que l’on s’est trompé, mieux vaut couper les positions et passer à autre
chose. Savoir admettre que l’on s’est trompé dans le trading peut permettre
d’éviter de lourdes pertes, et ouvre la voie à de gros gains.
« C’est le fait d’avoir tort, pas le fait de perdre, qui nuit le
plus à votre portefeuille et à votre âme. »
Jesse Livermore explique ici que ce n’est pas grave d’accuser des pertes,
l’important étant de ne pas les laisser enfler.

On peut avoir tort, mais comme il disait dans la citation précédente, on a raison dès
qu’on sait qu’on a eu tort… L’important n’est donc pas de gagner à chaque fois,
mais d’avoir assez souvent raison pour que le bilan soit positif. Le trader met
également ici en lumière le défaut de beaucoup de traders dont on parlait
précédemment : l’orgueil.

« J’ai fait exactement ce qu’il ne fallait pas faire. Je perdais


sur le coton et j’ai conservé ma position. Je gagnais sur le
blé et j’ai vendu ma position »
« Il faut toujours vendre la position qui est perdante et
garder celle qui est gagnante »
Avec ces deux citations, Livermore souligne l’erreur la plus commune dans le
trading : Vendre trop tôt une position gagnante, et conserver trop longtemps
une position perdante.

Un trader qui garde trop longtemps une position perdante ne veut pas
admettre qu’il a eu tort, il se dit que le vent va tourner en se basant uniquement sur
l’espoir.

Un trader qui coupe trop tôt une position gagnante manque de confiance en lui, et
s’étonne presque d’avoir eu raison. Alors il coupe, en se disant que ce qu’il a gagné
c’est déjà bien, pour ensuite se rendre compte qu’il avait vraiment raison et qu’il
aurait pu gagner trois fois plus, quand ce n’est pas dix fois plus.

« De toutes les erreurs de la spéculation, il n’y en a pas de


plus grave que d’essayer de moyenner une position perdante.
»
On rejoint encore une fois le principe selon lequel il faut rapidement admettre
qu’on a eu tort quand c’est le cas.

L’auteur met donc en lumière une erreur courante : augmenter la taille d’une
position perdante afin de faire baisser mathématiquement son prix d’achat moyen,
dans l’espoir d’une remontée future.
Cela peut être judicieux dans certains cas, mais il faut être certain d’avoir raison
quand la majorité a tort…

Cependant, d’une manière générale, il vaut mieux couper tôt, et passer à autre
chose, surtout quand on trade à court terme.

« Aucune personne raisonnable ne peut se plaindre de payer


pour ses erreurs »
Les erreurs forgent l’expérience, c’est ce que Livermore semble vouloir dire ici.
Une erreur serait en effet moins marquante si elle n’occasionnait pas une perte
financière…

On peut aussi penser que l’auteur paraphrase simplement l’expression populaire «


on ne peut s’en prendre qu’à soi-même », ce qui est particulièrement pertinent
quand on parle d’erreur de trading…

« Tout ce qui se produit sur les marchés aujourd’hui s’est


déjà produit dans le passé et se produira dans l’avenir »
Par cette phrase, l’auteur met en lumière le postulat de base de l’analyse technique
« originelle » : Ce qui s’est produit dans le passé se reproduira à l’avenir.

C’est le principe sous-jacent de toute la doctrine de l’analyse technique : Par


exemple, une résistance est fondée sur le fait que si les cours ont échoué a franchir
un seuil plusieurs fois, il y a de fortes probabilités pour que la situation perdure.

« Dans la pratique, on doit se méfier de beaucoup de chose,


et surtout de soi-même, c’est à dire de la nature humaine »
L’ennemi numéro 1 du trader est sa psychologie, ses émotions. L’avidité, la peur
ou encore l’espoir, peuvent en effet pousser les investisseurs à prendre des
décisions irrationnelles.

« Une grande partie des désastres réalisés par des hommes


brillants peuvent être directement attribués à la prétention,
une maladie très couteuse partout et pour tout le monde,
particulièrement pour un spéculateur »
Comme nous l’avons déjà souligné, un défaut qui peut faire perdre beaucoup
d’argent est l’orgueil. Rien n’est plus pénalisant que de ne pas admettre qu’on a
pris une mauvaise décision, de se croire forcément plus fort que le marché.
Il faut faire preuve d’humilité et savoir rapidement admettre qu’on a tort pour
réussir en trading…

« Il n’existe personne à Wall Street qui n’a pas perdu de


l’argent en essayant de faire payer par la bourse qui une
voiture, qui un bijou, un bateau ou un tableau »
« Que fait un homme quand il se met en tête de faire payer
par la bourse une nécessité pressante ? Et bien il ne fait
qu’espérer : il parie »
« Bien sûr, il m’arrivait de me laisser gagner par l’excitation
du jeu, et je perdais alors tout jugement »
L’avidité, que l’auteur évoque directement avec ces phrases est également un
défaut qui peut être préjudiciable… Lorsque l’on est pressé, on prend le risque de
faire des erreurs, ou de prendre des positions avec une conviction douteuse, tout
simplement parce qu’on veut se donner le maximum de chances de gagner vite.

Et tout ce qu’on arrive a faire au final en agissant ainsi, c’est perdre de l’argent au
moins aussi rapidement qu’on espérait en gagner…

« Vous trouverez beaucoup de gens, réputés intelligents, qui


sont haussiers simplement parce qu’ils ont des actions »
Jesse Livermore pointe ici un biais courant chez certains investisseurs, qui essaient
de se rassurer en se persuadant que le marché va aller dans le bon sens. Il est en
effet bien plus confortable psychologiquement de penser que ça va monter quand
on a acheté…

Mais encore une fois, on ne fait rien de bon en agissant ainsi, on reste aveugle et
sourd aux évolutions du marché, et lorsque l’erreur devient impossible à occulter, il
est trop tard et on a déjà beaucoup perdu…

« S’emporter contre le marché parce qu’il ne réagit pas


comme vous vous y attendiez, ou parce qu’il évolue
irrationnellement contre vous, n’a pas plus de sens que de
reprocher à vos poumons une pneumonie »
L’auteur rappelle ici un principe qui lui est cher : « On ne peut s’en prendre qu’à
soi-même » quand on a eu tort…
« Lorsque vous avez compris ce qu’il faut faire pour ne pas
perdre d’argent, vous commencez à comprendre ce qu’il faut
faire pour en gagner »
Lorsqu’on arrive à limiter ses pertes, lorsqu’on sait abandonner vite de mauvaises
positions et ne pas prendre de positions à tout prix, on a parcouru 90% du chemin
qui mène à la réussite en trading. Ensuite, tout est question d’optimisation et de
gestion du risque.

« Se retrouver sur la paille est une excellente école »


De la même manière qu’un boxeur apprendra bien plus vite à monter sa garde s’il
prend des coups, un trader apprendra bien plus de ses erreurs si celles-ci font mal
au portefeuille…

A propos des interventions virtuelles sur le marché, et


citant un duelliste devant se battre le lendemain et
prétendant pouvoir atteindre le pied d’un verre à vin à
vingt mètres: « Pouvez-vous atteindre le pied d’un verre à
vin, si ce même verre à vin vous met en joue ? »
Ici, on parle d’une situation que beaucoup ont connue sur le Forex. En effet, la
plupart des brokers proposent des « comptes de démonstration », qui permettent de
trader de l’argent virtuel en situation de marché réelle.

Et beaucoup de traders très profitables en démo deviennent des machines à


perdre de l’argent en passant au réel…

Tout simplement parce que de l’argent est en jeu, et que les émotions interviennent.

Si vous vous reconnaissez dans certaines des erreurs citées


ci-dessus, bravo! Vous êtes un trader tout à fait normal!
Seul un surhomme pourrait en effet éluder totalement ses émotions face aux risques
de pertes. Cependant, rien que le fait de connaître ces erreurs répandues peut vous
permettre de les éviter.

Mais il existe des outils pour se prémunir de certaines erreurs psychologiques,


comme les stops et les limites que nous avons déjà vues.
Leçon 29: Bien choisir son broker forex
Pour devenir un bon trader, il faut connaître les bases
théoriques, et c’est là-dessus que vous être en train de
travailler grâce à cette formation.
Une fois ces bases acquises, l’étape la plus primordiale de votre progression
commence : L’acquisition de l’expérience.

Pour cela, vous allez avoir besoin de travailler dans les meilleures conditions
possibles, être matériellement bien équipé, choisir un bon broker, continuer à vous
former, et être bien informé.

Choisir un broker
Il existe des centaines de brokers forex. Désormais la plupart proposent également
des CFD, ce qui vous permet de diversifier vos investissements sur d’autres actifs
(indices, matières premières, etc…).

Cependant, il n’est pas facile de bien choisir son broker quand on ne s’y connait
pas…

Critère 1 : Choisissez un broker qui parle votre langue. En tant que francophone, il
convient déjà de choisir un broker parlant votre langue, et si possible disposant de
bureaux en France, c’est plus sécurisant que la meilleure des régulation, et de toutes
façon, tous les brokers disposant de bureaux en France sont strictement régulés

Critère 2 : Choisissez un broker avec une bonne plateforme de trading. Quand on


choisit un broker, il est également important de tester sa plateforme. C’est en effet
sur cette plateforme que seront réalisées vos analyses, et que vous passerez et
suivrez vos trades. La plus répandue et la plus appréciée est la célèbre plateforme
MT4, qui saura satisfaire tous les traders, du débutant à l’expert.

Critère 3 : Choisissez un broker « No Dealing Desk »Ensuite, il faut savoir qu’il


existe différents types de brokers : Les brokers « Market Makers », et les brokers «
No Dealing Desk ». Pour les raisons que nous expliquons dans les vidéos que vous
trouverez ici (avec l’explication de « Market Maker » et « No Dealing Desk »), il
est fortement conseillé de choisir un broker « No Dealing Desk ». Encore une fois,
FXCM remplit cette condition.
Leçon 30 : Stratégie de trading des
chandeliers japonais
Vous savez déjà lire les graphiques en chandeliers japonais, mais savez-vous
que les chandeliers japonais eux-mêmes peuvent être interprétés en tant que
méthode d’analyse à part entière? C’est ce que nous allons expliquer dans cette
leçon.

Comment lire une bougie ?


A la clôture d’une bougie, une nouvelle bougie apparait. Cette nouvelle bougie
apparait sur son seuil d’ouverture. Durant la période de temps nécessaire à la
clôture de cette bougie, le cours va osciller et l’empreinte de cette variation est
mémorisée par les mèches de la bougie. Si au terme du temps imparti à la
formation de la bougie le cours est en dessous du seuil d’ouverture, la bougie
sera donc baissière et inversement.

Taille des corps et ombres


Plus le corps de la bougie est grand, plus la pression du marché est importante,
les bougies avec des corps importants et des mèches inférieures à la taille de leur
corps sont révélatrice de mouvement directeur.

A l’opposé de ce type de bougie, il en existe aussi, formées de petits corps et de


longues ombres, ces bougies induisent une phase d’hésitation des cours, on les
appelle des toupies. Deux interprétations sont possibles, soit on prépare un
retournement, soit on se trouve en phase de consolidation. Dans les deux cas, on
retiendra une certaine incertitude.

Les dojis
Le point commun à tous les dojis, et par ailleurs ce qui en fait aussi leur
distinction, c’est que ces bougies ont leur cours d’ouverture exactement placé au
même endroit que leur cours de clôture.
Tous traduisant une forte hésitation, il en existe pourtant quelques-uns
présentant certaines particularités, voici quelques représentations

Le porteur d’eau

Il est simplement formé par une barre horizontale située au milieu du segment
vertical, en quelque sorte il représente l’hésitation la plus complète puisque ni
les haussiers ni les baissiers ne remportent quoi que ce soit sur cette bougie.

Doji dragon

Dépourvu de mèche haute, cette bougie assez rare est composée par une longue
mèche basse et un seuil d’ouverture/clôture situé au plus haut. Dans une phase
baissière il sera signal de retournement haussier, la force du signal sera d’autant
plus accru que la mèche basse sera longue.

La pierre tombale

Exacte opposée du dragon, la pierre tombale sera dépourvue de mèche basse,


dans une phase haussière elle marquera un signal baissier.

Doji en croix

Le doji en croix possède une mèche basse au moins deux fois plus grande que sa
mèche haute. Signe général d’hésitation, placé dans une hausse il sera un signal
baissier.

Doji en croix inversé

Comme son nom l’indique, il est l’inverse du doji en croix, son ombre haute sera
au moins deux fois plus grande que son ombre basse. De la même manière, c’est
une bougie d’hésitation mais placée dans une baisse elle constitue un signal
haussier.
Autres bougies particulières
Les marobozu

Ce sont des bougies sans mèches et avec un grand corps. Dans le cas d’un
marobozu blanc, on remarque que les haussiers ont exercé leurs pressions du
début à la fin de la séance sans en laisser une miette aux vendeurs. Par
conséquent qu’il soit blanc ou noir c’est un très fort signal de tendance.

Marteaux et pendus

Le marteau et le pendu sont les mêmes figures, leurs couleurs n’a que peu
d’importance. Caractérisé par un petit corps sans ombre haute (ou très courte) et
par une longue ombre basse.

Bien que le pendu et le marteau soient parfaitement similaires, on peut les


différencier en pratique par rapport à leur position dans un mouvement.
Le marteau

Situé nécessairement dans une phase baissière, il représente un bon signal de


retournement haussier.

Marteaux inversés et étoiles filantes

Ce sont les figures opposées aux pendus et aux marteaux. Ils possèdent un petit
corps, n’ont aucune ombre basse (ou très courte) et sont pourvus d’une grande
ombre haute.

De la même manière que précédemment, même s’ils se ressemblent, nous


pouvons les différencier par rapport à leur position relative dans un mouvement.

L’étoile filante

Placée dans une phase haussière, elle constitue un signal baissier.

Figures constituées de deux bougies


L’avalement ou englobante

Figure simplement formée en deux bougies, sa caractéristique étant que la


première bougie est inclue dans la seconde. La couleur de la première bougie n’a
pas d’importance, c’est celle de la seconde qui détermine le sens. Cette figure
donne d’excellents signaux d’entrées.
Le Harami

Figure opposée à l’avalement, elle se caractérise par une deuxième bougie inclue
dans la première. Comme précédemment, la couleur de la première bougie
importe peu. Cette figure est moins fiable que l’avalement.

Figures de trois bougies


L’étoile du soir

Figure très connue, constituée de trois bougies, elle forme en quelques sorte un
pic. Un schéma fera meilleure office d’explication qu’un paragraphe.
Comme vous le voyez, la couleur de la bougie centrale n’a pas d’importance.
C’est une bonne figure de retournement baissier.

L’étoile du matin

Figure, une fois encore opposée à la précédente. Elle constitue un signal


haussier.

NB: Concernant tout autant les étoiles du soir que les étoiles du matin, un doji
sur la deuxième bougie renforce clairement le pouvoir de prévision de la figure.

Les trois soldats blancs

Ils sont caractérisés par une succession de trois bougies blanches aux corps
relativement importants et aux ombres les plus faibles possibles.
Plus précisément la deuxième bougie doit nécessairement être plus grande que la
première pour que la figure reste valide.

Les trois corbeaux noirs

À l’opposé des 3 soldats blancs, ils reprennent les mêmes caractéristiques


techniques hormis le fait que les bougies sont noires.

NB: La première bougie de ces figures, appelée « bougie de retournement »


validera d’autant plus la figure s’il appartient à un avalement.

Conclusion sur les figures de chandeliers japonais

En conclusion de ce cours nous avons fait une première approche de l’analyse


graphique à travers la lecture des chandeliers japonais.

Aussi simple cela paraît, la bonne lecture d’un chandelier peut vous conduire à
réaliser de belles performances.

Les bougies reflètent aux mieux le sentiment du marché.

En maitrisant les différentes figures vous serez à même de prévoir tout type de
scénario, allant d’une simple consolidation jusqu’à l’inversion de tendance, rien
ne vous échappera.

Malgré la présence d’un nombre incalculable d’outils forex en analyse


technique, la lecture des chandeliers reste assez souvent un des outils privilégiés
par les plus grands traders.
Leçon 31 : Comment utiliser l’indicateur
Ichimoku en tant que système de trading
complet
« Ichimoku » est un mot qui peut sembler barbare, mais qui est actuellement très à
la mode.

Il s’agit d’un indicateur nous venant du Japon, comme son nom le laisse deviner, et
qui a la particularité de pouvoir être utilisé sous forme de système de trading
complet : L’indicateur Ichimoku bien maitrisé suffit en effet à ses adeptes pour
pratiquer leur trading au quotidien, de la prise de décision de trading à la définition
des objectifs.

Cependant, quand on commence à s’intéresser à cet indicateur, on est souvent


repoussé par sa complexité graphique apparente (beaucoup de lignes sur le
graphique). Mais une fois les choses abordées par bon bout, il n’y a réellement rien
de compliqué, et l’utilisation de l’indicateur Ichimoku reste à la portée de
quiconque prend le temps de l’étudier.

Les différents éléments qui composent l’indicateur


Ichimoku
L’indicateur Ichimoku, de son nom complet Ichimoku Kinko Hyo, a été mis au
point par le japonais Goichi Hosoda. C’est un système simple et complet qui
contient plusieurs informations.

L’indicateur se compose de 5 lignes et permet de déceler trois types


d’informations : la tendance, les supports et résistances, et les signaux de trading.

Les 5 lignes qui composent l’indicateur peuvent être réparties en 3 groupes :

 La Tenkan-Sen et la Kijun-Sen

Ce sont des lignes qui correspondent au niveau médian entre le plus bas et le plus
haut d’une certaine période, elles peuvent être apparentées à des moyennes mobiles
mais elles en n’ont sont pas. La formule de calcul est comme suit :(Plus haut + Plus
bas)/2. La division se fait sur 2 et non pas sur le nombre de périodes comme pour
une moyenne mobile.

En plus de la différence mathématique, sur le graphique, elles forment des paliers


(lignes droites horizontales) s’il n’y a pas de nouveaux points bas ou hauts sur la
période, ce qui, on le verra plus tard, représente des niveaux de supports et
résistances très utiles.
La Tenkan se calcule sur 9 périodes et la Kijun sur 26 périodes.

 La Senkou Span A et la Senkou Span B

La particularité de ces deux lignes est qu’elles sont projetées dans le futur et
comme la Tenkan et la Kijun, elles forment également des paliers. Elles
fonctionnent ensemble mais leurs modes de calcul sont différents.

La Senkou Span A, dite SSA, est une moyenne des lignes Tenkan et Kijun projetée
26 périodes en avant, sous forme d’extension. La formule de calcul est comme suit
: (Tenkan + Kijun)/2. La Senkou Span B, dite SSB, est la médiane du plus haut et
du plus bas des 52 dernières périodes, et projetée 26 périodes dans le futur, sous
forme d’extension.

La formule de calcul est comme suit : (Plus haut + Plus bas)/2.

Elle se calcule comme la Tenkan et la Kijun mais sur 52 périodes et elle est
projetée 26 périodes en avant.

La zone entre ces deux lignes représente ce qu’on appelle le nuage, qui est
généralement colorié sur le graphique.

 La Chikou Span

Plus couramment appelée Lagging Span (Lag pour retard en anglais) car elle
représente tout simplement la ligne des prix retardés de 26 périodes (le graphique
du cours avec 26 périodes de retard, une “photo” du passé).
Interprétation et application au trading de l’Ichimoku
Premièrement, il est d’usage dans la présentation de l’indicateur d’indiquer que le
croisement de la Tenkan et de la Kijun donne un signal de trading comme sur des
moyennes mobiles, mais ces deux lignes ne sont PAS des moyennes mobiles et de
tels signaux sont souvent trompeurs, particulièrement sur les unités de temps
courtes. Sur Ichimoku, l’intérêt est ailleurs, c’est la ligne des prix qu’il faudra
surveiller.

Pour analyser et suivre la tendance

Le nuage entre la SSA et la SSB indique un niveau d’équilibre des prix. Il est alors
difficile d’anticiper une tendance lorsque les prix évoluent à l’intérieure du nuage.

Lorsque les prix évoluent au-dessus du nuage, la tendance est donc haussière. Et
lorsqu’ils évoluent en-dessous du nuage, la tendance est baissière.

La traversée du nuage d’un coté à l’autre indique alors un changement de tendance


dans l’unité de temps étudiée.

Plus le nuage sera fin, plus la tendance est susceptible de se renverser facilement, et
inversement.
Pour repérer les supports et résistances

Chacune des 4 lignes, mis à part la Lagging Span, représente un niveau de support
ou de résistance potentiel. Si la courbe forme une ligne horizontale, le niveau sera
plus fort et plus difficile à passer, et plus la ligne est longue plus cela sera vrai.

En plus des niveaux directement en-dessous ou au-dessus du prix actuels, les


paliers formés précédemment sont aussi susceptibles de représenter des niveaux de
support ou de résistance.

Pour obtenir des signaux de trading

Les signaux de trading sont donnés par la cassure des différentes lignes.

La cassure de la Tenkan est une première alerte que la tendance pourrait se


renverser, la Kijun confirmera si cela est un réel retournement ou seulement un
rebond. Par la suite, la confirmation définitive est donnée par la traversée du nuage.

La Lagging Span entre ici en jeu pour apporter une confirmation supplémentaire ou
pour appeler à la prudence si elle risque de rencontrer des supports ou des
résistances. On regarde d’abord ou se situent les prix et ensuite on confirme avec la
Lagging Span.

Par exemple on peut avoir une configuration dans laquelle les prix sortent du nuage
mais bloquent sans obstacle apparent, et il sera alors intéressant de voir ou se situe
la Lagging Span qui sera probablement sous résistance.

Les objectifs et les stops peuvent être mis sur les différents niveaux de paliers.

Conseils pratiques
Parmi les 4 courbes, la Kijun et la SSB sont les plus résistantes et les plus
susceptibles de tenir. Leur cassure donne par conséquent les signaux les plus
fiables. On pourra par exemple les mettre en plus épais sur les graphiques pour plus
facilement les identifier en plus des codes couleurs.

L’analyse sur Ichimoku doit être multi-temporelle, l’étude d’une seule unité de
temps ne donne pas assez d’information pour optimiser son trading. Il serait utile
d’analyser 3 unités de temps différentes selon l’horizon d’investissement. En
swing, retenir D1, H4 et H1, et en intraday prendre H1, M15 et M5, tout en gardant
H4 – pour le swing – et M15 – pour l’intraday – comme fils directeurs car c’est sur
ces deux unités de temps que les signaux de trading sont les plus fiables sur
Ichimoku.
Bonus : Utiliser le Market Scanner FXCM
pour trouver des idées de trading
Le Market Scanner de FXCM scanne les opportunités de trading sur le Forex et/ou
les CFD et indices, en prenant en compte les indicateurs techniques les plus
répandus, et vous propose les signaux de trading les plus forts sur lesquels vous
pourrez vous baser pour réaliser vos trades sur le Forex.

Cet outil d’aide à la décision vous permet également de choisir l’horizon de temps
sur lequel vous souhaitez recherchez des opportunités de trading : court (M15),
moyen (H1) ou long (D1).

Voici la liste des indicateurs techniques sur lesquels vous pouvez vous baser pour
scanner le marché avec le Market Scaner FXCM : les moyennes mobiles
exponentielles à 200 et 30 périodes, le stochastique, le RSI, le CCI, le MACD et le
SSI.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un outil de signaux de trading (pas


d’indications de seuils d’entrée, de stop ou de limte), mais plutôt d’un outils vous
permettant de repérer les paires de devises pour lesquelles des opportunités de
trading peuvent être étudiées de façon plus approfondie.
Bonus : Utiliser l’Indicateur SSI
(Speculative Sentiment Index) de FXCM
Le Speculative Sentiment Index (SSI) est un indicateur de positionnement
développé par FXCM pour aider les traders dans leurs prises de positions sur forex
et indices.

Qu’est ce que le SSI ?

Le Speculative Sentiment Index (SSI) est un outil proposé par FXCM.


Contrairement à beaucoup d’autres indicateurs qui utilisent des données passées
pour essayer de comprendre les tendances, le SSI analyse les données actuelles et
est considéré comme un indicateur avancé, pouvant souvent prédire un changement
dans la direction du marché avant que le mouvement ne se déclenche.
Les acheteurs et les vendeurs

Le SSI se focalise sur les acheteurs et les vendeurs, en produisant un ratio pour
indiquer comment les traders se comportent sur une paire particulière et à un
moment donné. Un ratio positif indique plus d’acheteurs que de vendeurs, alors
qu’un ratio négatif montre l’inverse.

Par exemple, si l’indicateur est à -4.59, cela veut dire qu’il 4.59 vendeurs sur le
marché pour 1 acheteur, et montre qu’il a globalement une préférence pour la vente
en ce moment précis. Chaque trader est pris en compte une seule fois, quelle que
soit la taille de sa position.

Généralement, le SSI donne un fort signal quand il s’affiche au-dessus de 2 ou en


dessous de -2. Les lectures inférieures à cet écart sont considérées comme faibles.

Un indicateur de contre tendance

Le SSI est considéré comme un indicateur « contrariant », ce qui veut dire que le
trader doit trader à l’opposé de la direction que pointe l’indicateur. Donc, si
l’indicateur montre qu’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs, cela peut être
considéré comme un signal de surachat, et qu’il pourrait donc y avoir des pressions
à la baisse.

L’évolution du SSI

Une autre méthode d’utiliser le SSI consiste à surveiller son évolution. Par
exemple, si le SSI passe de 5.6 à 1.6, cela pourrait signaler un changement de
tendance et que les traders vont se mettre à acheter. De même, si le SSI passe de -
4.2 à -2.2, le trader peut considérer cela comme un signal de vente.

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