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INTERACTIONS RAYONOMENT/MATIERE

LUMIERE
La lumière permet analyser les atomes et leurs électrons.

La lumière est un rayonnement électromagnétique. Elle se propage à


la vitesse de la lumière dans vide (c=3·108 m·s-1).

E( x, t )  E( x  , t ) λ : longueur d’onde = période spatiale

distance

E( x, t )  E( x, t  T ) T: période temporelle
(le temps nécessaire à l’onde de parcourir λ)

c
n n : fréquence de l’onde en s-1 ou Hz

1
n ' n’ (nommé aussi σ) : nombre d'onde en m-1

1
La lumière peut être aussi décrite comme un flux de particules: les
PHOTONS.

c
E  h n  h 
h = 6,626·10-34J·s, constante de


Planck
ν: fréquence de l’onde
c: vitesse de propagation de l’onde =
3·108 m·s-1

LA LUMIÈRE : composée de photons (m=0) possède une nature


• ONDULATOIRE (onde lumineuse)
• CORPUSCULAIRE (faisceau de particules photons).
LA DUALITÉ ONDE-PARTICULE

L’analyse de la lumière émise ou absorbée par un objet = SPECTROSCOPIE

2
LES UNITES UTILISEES EN ATOMISTIQUE

Les tailles et les masses des atomes étant réduites:


• Taille – 1 Ångström = 10-10 m
• Masse – UNITÉ DE MASSE ATOMIQUE (u.m.a ou u) et DES MOLES

DEFINITION: 1 u = 1/12 de la masse d’un atome de l’isotope 12 carbone.

1 u  1,66  1027 kg

DEFINITION: 1 mole = quantité de matière constituée par autant d’unités


élémentaires (atomes, molécules, électrons) qu’il y
a d’atomes dans 12 g de carbone 12.

Nombre d’Avogadro = le nombre d‘unités d’une mole


12 103
NA   27
 6,022  1023
atomes
12 1,66 10
NOTE: La masse d’un atome en u ≈ sa masse molaire en g·mol-1. 3
Unité de mesure d'énergie utilisée pour exprimer les niveaux d'énergie
dans les atomes = ELECTRON-VOLT (eV) :

DEFINITION: 1 eV = énergie acquise par un électron accéléré depuis le


repos par une différence de potentiel d'un volt
1 eV  1,602  1019 J
- +
- - - +
- +

1V

Energie  charge différence de potentiel


E  1,602 1019 C  1V  1,602 1019 J 4
On peut relier la masse avec l’énergie en utilisant la RELATION D’ENSTEIN:

E  mc 2

Equivalent énergétique de l’unité de masse atomique

 E (1u )  1,66  1027  (3  108 ) 2  1,5  1010 J

1,66  1027  (3  108 ) 2


 E (1u )    eV  931,5MeV
6
19
931,5 10
1,602  10

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1.2. STRUCTURE DE L’ATOME

Électrons (-)

Nuage des électrons


100 000 > noyau
NOYAU
99,9% de la
masse d’atome

protons (+)
Nucléons
neutrons (0)

• Les électrons évoluent autour du noyau dans un espace (nuage


électronique) très grand par rapport au volume du noyau.
• Un électron est 2000 fois plus léger qu’un nucléon. 6
L’atome est composé du NOYAU et d’ÉLECTRONS.
Le NOYAU est composé de nucléons (PROTONS et NEUTRONS)

Masse Charge Symbole


1,00727 u 1
Proton
1,6724·10-27 kg
+1,602·10-19 C
1 p
1,00866 u 1
Neutron
1,6747·10-27 kg
0
0 n
0,00055 u 0
Electron
9,109·10-31 kg
-1,602·10-19 C
1 e

NOMBRE DE MASSE A = Le nombre total de nucléons

A N Z
Z : nombre de protons
N : nombre de neutrons

NOTE: La masse d’un atome en uma ou sa masse molaire (g·mol-1)


≈ à son nombre de masse A.
7
NUMERO ATOMIQUE Z = nombre de protons
= nombre d’électrons

Atome électriquement neutre: nombre de protons = nombre d’électrons.

ATOME NEUTRE = NOYAU (Z protons + N neutrons) + Z ÉLECTRONS

Masse d’un atome:

matome  M noyau  Z  me

Un ION est un atome qui a perdu ou gagné des électrons.


ANION = un ou plusieurs e- en plus (Cl-)
CATION = un ou plusieurs e- perdu(s) (Na+)
8
1.3. ISOTOPE, ELEMENT CHIMIQUE
UN NUCLÉIDE = un type de noyau atomique ou d’atome caractérisé par
le nombre de protons (Z) et par le nombre de masse qu’il
contient (A).

UN NUCLÉIDE X:

Nombre de masse
A
Numéro atomique Z X
Symbole désignant le nucléide

4 35 37
Exemple de nucléides: 2 He, 17 Cl , 17 Cl , 126C

9
Les propriétés chimiques des atomes sont déterminées par leur structure
électronique (même Z = mêmes propriétés chimiques).

UN ELEMENT CHIMIQUE = un ensemble d’atomes (nucléides) avec


même Z.

.Les nucléides d’un élément chimique ayant le même Z mais des


nombres de neutrons différents s'appellent ISOTOPES de cet élément.

Exemple de isotopes: 35Cl , 37Cl


17 17

Combien d'éléments chimiques existe-t-il?


On connaît 118 éléments (Z = 1 à 118) : 94 sont des éléments naturels, les
autres ont été créés artificiellement.

Classification périodique des éléments


Tous les éléments sont regroupés dans LE TABLEAU PÉRIODIQUE DES
ÉLÉMENTS par ordre de Z croissant.
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L'élément chimique est souvent constitué de plusieurs isotopes présents
dans diverses proportions nommées abondance.

Masse atomique d’un élément chimique


Elle tient compte de l’abondance relative des différents isotopes.

M   xi mi xi: abondance d’isotope i


i
mi: masse atomique d’isotope i
m  M noyau  Z  me
Exemple Chlore:
mi (u) xi
35
Cl
17
34,96 75,4%
37 36,96 24,6%
17 Cl

M Cl  0,754  34,96  0,246  36,96  35,45 u


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ENERGIE DE LIAISON (OU COHESION) L
Masse d’un noyau mesurée expérimentalement <  des masses de
ses constituants (Z protons + (A-Z) neutrons)

DEFAUT DE MASSE

m  ( Zm p  ( A  Z )mn )  M noyau ,exp

L’ENERGIE DE LIAISON (COHESION) L est


l'énergie qu'il faut fournir au noyau pour le
dissocier en ses nucléons.

L  m  c 2

L
L’ÉNERGIE DE LIAISON PAR NUCLÉON:
A 12
MASSE ATOMIQUE D’UN ISOTOPE

m  M noyau ,exp  Z  me

M noyau ,exp  ( Zm p  ( A  Z )mn )  m

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Chapitre 2. MODELE DE BOHR
MECANIQUE CLASSIQUE
2.1. LE SPECTRE DE L'ATOME D'HYDROGÈNE

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Chapitre 2. MODELE DE BOHR
MECANIQUE CLASSIQUE
2.1. LE SPECTRE DE L'ATOME D'HYDROGÈNE

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Chapitre 2. MODELE DE BOHR
MECANIQUE CLASSIQUE
2.1. LE SPECTRE DE L'ATOME D'HYDROGÈNE

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Ces raies sont caractéristiques de l'atome H.

Les échanges d’énergie entre la lumière et la matière sont discontinus.


Ils ont lieu pour des valeurs discrètes de l’énergie.
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Ces raies sont caractéristiques de l'atome H.

Les échanges d’énergie entre la lumière et la matière sont discontinus.


Ils ont lieu pour des valeurs discrètes de l’énergie.
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2.1.1. SÉRIE DANS VISIBLE – SÉRIE DE BALMER
2,60
Johann Balmer, scientifique amateur
1 1
2,40 ≈
Longueur d'onde 𝜆 𝑛2
(nm)
2,20
656

1/LAMBDA
486 2,00

434
1,80

410
397 1,60

1,40
0 𝟏 𝟏 0,04
0,02 𝟏 0,06𝟏 0,08 0,1 𝟏 0,12
𝟐 𝟐 𝟐 𝟐
𝟕 𝟔 𝟓 1/(valeur𝟒entier)2 𝟑𝟐

Cette "relation de Balmer" fut mise en forme par Johannes Rydberg

1 1 1 
 (1,097  10 )    2 
7
où m = 3, 4, 5, ...
m 4 m 
Constante de RYDBERG: RH = 1,0968·107 m-1 19
Généralisation à toutes les séries– LA FORMULE DE RYDBERG

1 1 1 
 RH   2  2 
nm n m 
n caractérise une série: n = 1 : série de LYMAN (UV) m= 2, 3, 4...
n = 2 : série de BALMER (Vis) m= 3, 4,...
n = 3 : série de PASCHEN (IR) m= 4, 5,...
n = 4 : série de BRACKETT (IR) m= 5, 6,...
n = 5 : série de PFUND (IR) m= 6, 7,...

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2.2. DE BROGLIE: LA MATIÈRE AUSSI A DES PROPRIÉTÉS
ONDULATOIRES

Dans de nombreuses expériences, la lumière a les caractéristiques


d'une onde, mais dans d'autres cas, elle se comporte comme un flux
de petites particules (photons).

La lumière a des propriétés ondulatoires et corpusculaires.

Louis de Broglie (1924):


La matière, dont les caractéristiques sont celles de particules, peut
aussi, dans certaines conditions, avoir des propriétés ondulatoires.

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La théorie de la dualité onde-particule permet d’associer à une particule une
onde de longueur d’onde

Dans l’égalité: la longueur d’onde  (nature


h ondulatoire) est reliée à la quantité de
 mouvement p (nature corpusculaire)
p p  masse  vitesse
h: constante de Planck

LA LONGUEUR D'ONDE DE DE BROGLIE D'UNE PARTICULE

Dans l’atome, on définira l’électron comme un phénomène ondulatoire,


possédant une énergie quantifiée.

Hors de l’atome, on pourra considérer que l’électron est une particule.

22
En 1913 Niels Bohr (1885-1962), prix Nobel en 1922

Il propose d'ajouter deux contraintes :

1. Il existe certaines orbites où l'électron n'émet pas de rayonnement.


Ceci arrive chaque fois que le moment cinétique de l'électron est
un multiple entier de h/2π

23
Le moment cinétique:

v
𝒓𝒑 produit vectoriel
α=90°
r 𝒓  𝒎𝒗
r  mv sin 
origine
α=90°  1
r  mv

24
En 1913 Niels Bohr (1885-1962), prix Nobel en 1922

Il propose d'ajouter deux contraintes :


1. Il existe certaines orbites où l'électron n'émet pas de rayonnement.
Ceci arrive chaque fois que le moment cinétique de l'électron est
un multiple entier de h/2π
2

h 𝑛 2𝜋 1, 2, ...., n les orbites
mvrn  n 2
𝑣 = successives permises
2 𝑚𝑟𝑛

2. Quand l'atome passe d'un état stationnaire à un autre, l’électron


change orbite et ceci se traduit par l'émission ou l'absorption d'un
photon d'énergie correspondant à cette variation.

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LE MODÈLE DE BOHR

Fc • INTERACTION ÉLECTROSTATIQUE:

e- v 1 (  qe )  ( qe )
Fe Fe  
4 O rn2
rn
o: permittivité du vide
+p -qe: charge de l’électron
+qe: charge de proton

• L’ELECTRON TOURNE SUR SON


ORBITE - FORCE CENTRIFUGE
Orbite n
v2
Fc  m  a  m 
rn

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• EQUILIBRE DES FORCES
La vitesse de l’e- dépend du
Fe  Fc
rayon rn.
2 2
1 qe v2 q
 2  m  v2  e
4 O rn rn 4 o mrn
2
 h 
n  h 2
o
v 2   2  rn  n  2
2

 mrn  qe m
 
 
Contrainte de Bohr

1 h o
2 2
11
Rayon de 1 orbite: r1 
er  a  5,3  10 m
qe m
2 o

3 r1
𝑟2 = 2,12 ∙ 10−10 𝑚 2 r2
1 +
𝑟3 = 4,77 ∙ 10−10 𝑚 r3

rn  n 2  ao ao: rayon de Bohr 0,53 Å


27
• ENERGIE TOTALE D’ÉLECTRON
ETOT  K  EPOT
Energie potentielle
EPOT
Energie cinétique
F  EPOT  F  rn
1 2 1 qe2
r
K  mv  m
2
 qe
2 4 o mrn EPOT 
2 4o rn

1 qe2  qe2 
ETOT  m    
2 4 o mrn  4 o rn 
qe2 mqe4  1  1
ETOT    2 2   2   13,6eV   2 
8 o rn 8 o h  n  n 

h 2
o
rn  n  2
2 13,6eV
qe m 28
ENERGIE TOTALE DE L'ÉLECTRON: les niveaux énergétiques

 1  n  1, 2, 3, ......
ETOT  13,6eV   2 
n 

29
ENERGIE TOTALE DE L'ÉLECTRON: les niveaux énergétiques

 1  n  1, 2, 3, ......
ETOT  13,6eV   2 
n 

-1,51
-3,39
3
2 -13,6
1 +

30
ENERGIE TOTALE DE L'ÉLECTRON: les niveaux énergétiques

 1  n  1, 2, 3, ......
ETOT  13,6eV   2 
n 

n -->∞ E=0 l'électron est non


lié et il est en repos,
L'ATOME H EST IONISÉ.

Photon
E=13,6eV

Energie d’ionisation : 13,6 eV


31
ENERGIE TOTALE DE L'ÉLECTRON: les niveaux énergétiques

 1  n  1, 2, 3, ......
ETOT  13,6eV   2 
n 
E >0, l'atome H est ionisé et
l'électron en mouvement
(énergie cinétique ≠0).

Photon
E=15,6eV

13,6 eV  énergie d’ionisation


2 eV  énergie cinétique
32
2.4.2. ÉTAT FONDAMENTAL, ÉTAT EXCITÉ

L’état fondamental d'un système est


l’état de plus basse énergie.

Tout état d'énergie supérieure à celle


des états fondamentaux est un état
excité.

33
2.4.2. ÉTAT FONDAMENTAL, ÉTAT EXCITÉ

.
.

3ème état excité


2ème état excité

1er état excité

état fondamental

34
Photon
E=10,09eV
ni=1

35
.
.

13,6

12,09 12,75

10,21

36
Energie absorbée  E finale  Einitiale  0

 1 
E finale  13,6eV   2 
n 
 f 
 1
Einitiale  13,6eV   2 
nf=3  ni 
 1 1 
Eabsorbée 
 13,6eV  2  2  hn
n n 
 f i 

Photon
E=12,09eV
ni=1

37
Energie émise  E finale  Einitiale  0

ni=5
 1 1 
Eémise   13,6eV   2  2   hn
n 
 f ni 

Photon
E=13,06eV

nf=1

38
39
RAIE DE TÊTE, RAIE LIMITE DANS UNE SERIE.

n=∞
• Raie de tête λt: ,656,4 nm
n+1 n

Raie limite
• Raie limite λlim: 364,7 nm
n=3
n= ∞ n
Raie de tête
Longueurs d’onde d’une série:
λlim < λ ≤ λt n=2

364,7 nm < λ ≤ 656,7 nm

n=1
40
2. 4.3. EXTENSION DE LA LOI AUX HYDROGÉNOÏDES

Un hydrogénoïde ne possède qu'un seul électron, mais a une valeur de


Z≠ 1 (He+, Li2+, Be3+ etc....)

2  1  n 2  ao
ETOT  13,6eV  Z   2  rn 
n  Z

2.4.4. INSUFFISANCE DU MODELE DE BOHR.

La théorie de BOHR ne parvient pas à interpréter les spectres des atomes


lourds.

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