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Département de santé mentale et de psychiatrie

21ème Journée de recherche des Départements de


Psychiatrie de Lausanne et de Genève

Jeudi 7 juin 2018

Campus Biotech, ch. des Mines 9, 1202 Genève


TABLE DES MATIERES

Pages No

Remerciements - Liste des sponsors 3

Programme de l'après-midi 4-5

Résumés des présentations orales


7-18
(séances 1 - 2)

Résumés des posters affichés


20-39
(par ordre alphabétique)

p. 2
REMERCIEMENTS

Nous remercions sincèrement les compagnies


pharmaceutiques suivantes pour leur appui financier en
faveur de cette journée de rencontre et de recherche :

Un “Special Thanks” à la fondation Campus Biotech Geneva


qui nous accueille dans ses locaux

p. 3
Département de santé mentale et de psychiatrie

21ème Journée de Recherche des Départements de


Psychiatrie de Lausanne et de Genève
Jeudi 7 juin 2018
Campus Biotech, ch. des Mines 9, 1202 Genève

PROGRAMME GENERAL

Dès 13h00 Montage des posters : hall de l’auditorium Campus Biotech


Dès 13h00 Expositions des firmes : hall de l’auditorium Campus Biotech
Dès 16h00 Démontage des posters
13h00 Accueil des participants

13h30 Bienvenue : Dr G. Thorens

13h35 – 15h00 Communications courtes


Présidents de séance : Prof. A. Berney (CHUV), Mme N. Ginovart (HUG)

13h35 – 13h48 Effectiveness of individualized undergraduate training in breaking bad


news: A continuation study exploring patients’ perspective
Valérie Carrard, Céline Bourquin, Friedrich Stiefel, Marianne Schmid Mast, &
Alexandre Berney

13h48 – 14h01 Les actes auto-dommageables en prison : prise en compte des facteurs
individuels et institutionnels
Ana Fructuoso, Stéphanie Baggio, Diane Golay, Patrick Heller, Hans Wolff

14h01 – 14h14 L’importance du stress précoce sur les psychopathologies: le cas d'une
naissance prématurée
Nevena Dimitrova, Sébastien Urben, Hélène Turpin, Ayala Borghini, Mathilde
Morisod-Harari, et Carole Muller-Nix

14h14 – 14h27 Effect of short-term neurofeedback on the neural correlates of attention


control and impulsivity in adult attention-deficit/hyperactivity disorder
Roland Hasler, Nader Perroud, Tomas Ros, Véronique Giacomini, Julien Colin,
Alexandre Dayer, Jean-Michel Aubry, Marie-Pierre Deiber

14h27 – 14h40 Nicotine replacement therapy or varenicline: which one at which dose?
Anaïs Glatard, Maria Dobrinas, Monia Guidi, Mehdi Gholamrezaee, Jacques
Cornuz, Chantal Csajka, Chin B. Eap

14h40 – 14h53 Impulsivity across bipolar disorder, attention deficit hyperactivity


disorder (ADHD) and borderline personality disorder
Hélène Richard-Lepouriel, Anne-Lise Kung, Roland Hasler, Frank Bellivier,
Paco Prada, Sébastien Gard, Stefano Ardu, Jean-Pierre Kahn, Alexandre
Dayer, Chantal Henry, Jean-Michel Aubry, Marion Leboyer, Nader Perroud,
Bruno Etain

p. 4
15h00 – 16h00 Posters, stands pharmaceutiques, pause café

16h00 – 17h30 Communications courtes


Présidents de séance : Prof. C. B. Eap (CHUV), Prof. J. Popp (HUG)

16h00 – 16h13 Fiabilité du questionnaire auto-rapporté du trouble d’utilisation de


l’alcool : comparaison des critères diagnostiques du DSM-5 avec un
entretien clinique
Katia Iglesias, Stéphane Rothen, Frank Sporkert, Jean-Bernard Daeppen,
Gerhard Gmel, Stéphanie Baggio

16h13 – 16h26 Un outil systématique de prescription-déprescription pour les adultes


ayant une déficience intellectuelle
S. Lonchampt, F. Gerber, J-M Aubry, J Desmeules, M. Kosel, M. Besson

16h26 – 16h39 Un « thalamus géant » essaie de nous tuer : une analyse empirique du
contenu des rêves des étudiants en médecine
Mathilde Nikles, Friedrich Stiefel, Céline Bourquin

16h39 -16h52 The good, the bad, and the suffering. Transient emotional episodes
modulate the neural circuits of pain and empathy
Emilie Qiao-Tasserit, Corrado Corradi-Dell’Acqua, Patrik Vuilleumier

16h52 – 17h05 Antecedents and risk factors of mood disorders in a prospective high
risk cohort study
Dominique Rudaz, Martin Preisig, Sirak Gebreab, Marie-Pierre Françoise
Strippoli, Enrique Castelao, Mehdi Rezaee, Pierre Marquet, Jean-Michel Aubry,
Caroline Vandeleur

17h05 – 17h18 Identification and comprehensive characterization of CNS and systemic


metabolic alterations in Alzheimer’s disease
Vera van der Velpen, Tony Teav, Florence Mehl, Héctor Gallart-Ayala, Ioana
Konz, Aikaterini Oikonomidi, Gwendoline Peyratout, Hugues Henry, Julijana
Ivanisevic and Julius Popp

Dès 18h00 Apéritif et repas (pour les personnes inscrites)


Restaurant “Al Quadrato” rue de Berne 55, 1202 Genève

Renseignements :
Catherine De Marco : Catherine.demarco@hcuge.ch – Tél. : 022.372.57.50
Secrétariat du Dr G. Thorens
Résumés des présentations orales

des 2 séances

(dans l'ordre de présentation)

p. 6
Effectiveness of individualized undergraduate training in breaking bad news: A
continuation study exploring patients’ perspective

Valérie Carrarda, Céline Bourquina, Friedrich Stiefela, Marianne Schmid Mastb, &
Alexandre Berneya
a Liaison Psychiatry, Lausanne University Hospital (CHUV), Switzerland
b Department of Organizational Behavior, University of Lausanne, Switzerland

Background. This continuation study evaluates the effectiveness of an individualized


training in Breaking Bad News (BBN) for medical students from the perspective of
analogue patients (APs). Our previous study showed that medical students benefited
from a simulated patient (SP) encounter, followed by an individual supervision based on
the videotaped SP encounter, with a significant increase of their communication
performance in BBN post-training as rated by experts. Moreover, their communication
performance was significantly higher compared to a comparison group receiving small-
group teaching with collective feedback. This continuation study aims to (i) explore the
AP perspective on students’ communication improvement following individualized
training, (ii) and (ii) better understand the benefits of such training.

Methods. The initial material consisted of pre- and post-training videotaped interviews
of 236 fourth-year medical students delivering the bad news of advanced cancer with
limited therapeutic options (palliative chemotherapy) to SPs. Sixty analogue patients –
healthy untrained observers – were recruited from the general population. They were
asked to “put themselves in the patients’ shoes” and rate their perceptions of 180
randomly selected interviews of 60 students (60 pre-training and 60 post-training) and
60 students from the comparison group (60 post-training). Each interview was rated by
five APs who evaluated students’ competence as well as their satisfaction, trust, and
liking (average ICCs ranged from .59 to .64).

Findings. This study complements our previous findings and shows that, from the AP
perspective, medical students significantly improved their communication competence
in BBN after training. Paired sample T-tests indeed show that APs evaluated the
students as more competent (t(59) = 2.76, p = .008), more satisfying (t(59) = 2.75, p =
.008), more trustworthy (t(59) = 4.00, p < .001), and more liked (t(59) = 2.22, p = .030)
at post-training (as compared to pre-training). Further analyses showed that behavioural
changes significantly linked to APs’ increased satisfaction at post-training were more
emotional responsiveness, positive talk, information giving, and biomedical counselling.
When compared to the comparison group, the students receiving individualized
supervision were evaluated more positively by the APs, but the difference was not
statistically significant.

Discussion. This continuation study confirms that individualized BBN training approach
at the undergraduate level is effective not only from experts’ viewpoint, but also from the
patient perspective.

p. 7
Les actes auto-dommageables en prison : prise en compte des facteurs
individuels et institutionnels

Auteurs : Ana Fructuoso, Stéphanie Baggio, Diane Golay, Patrick Heller, Hans Wolff

Service de Médecine Pénitentiaire, Hôpitaux Universitaires de Genève

Introduction : Les actes auto-dommageables constituent un problème courant en


détention et comprennent à la fois des comportements suicidaires et non suicidaires.
Identifier les individus à risque accru peut être particulièrement difficile en milieu
carcéral et la littérature existante ne comprend pas suffisamment d'études comportant
une évaluation adéquate de ces actes auprès des populations incarcérées. Une
meilleure compréhension de ce phénomène dans les établissements pénitentiaires
pourrait aider à améliorer le traitement, la gestion et la prévention des actes auto-
dommageables en milieu carcéral, ainsi que la sécurité des personnes incarcérées et
du personnel pénitentiaire.

Objectifs et méthodes : Notre étude passe tout d’abord en revue les travaux existants
concernant les facteurs de risque individuels associés aux actes auto-dommageables.
Ensuite, une étude empirique conduite à la prison préventive de Genève s’intéresse aux
effets des facteurs institutionnels (surpopulation carcérale et turnover) sur les actes
auto-dommageables. En dernier lieu, les auteurs examinent les conséquences des
actes auto-dommageables et proposent des pistes de recherche qui serviront à orienter
de futures études.

Résultats : Plusieurs facteurs de risque sont associés à la survenue de ce type de


comportement en milieu carcéral, notamment : sexe masculin, âge jeune, manque
d'occupation, faible niveau intellectuel, récidivisme et absence de soutien à l’extérieur.
Au-delà des facteurs de risque individuels, la surpopulation et le turnover se révèlent
associés aux actes auto-dommageables : les actes auto-dommageables sont plus
fréquents quand la surpopulation et le turnover sont forts.

Conclusion : L’acte auto-dommageable est multi-causal : il n'y a pas de profil


psychopathologique unique des sujets qui s'automutilent. Le lien entre actes auto-
dommageable et milieu carcéral est trop complexe pour être explicité par une relation
causale directe. Toutefois, notre étude montre que certains facteurs individuels et
institutionnels sont clairement associés avec les actes auto-dommageables. Des études
prospectives sont nécessaires pour déterminer les effets de l'incarcération sur ce type
de comportement afin de mettre en place un système de classification propre à la
population carcérale.

p. 8
L’importance du stress précoce sur les psychopathologies: le cas d'une
naissance prématurée

Nevena Dimitrova, Sébastien Urben, Hélène Turpin, Ayala Borghini, Mathilde Morisod-
Harari, et Carole Müller-Nix

Service Universitaire de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent, CHUV

Une naissance très prématurée renvoie à un événement stressant précoce augmentant


les risques de présenter des psychopathologies, aussi bien chez l’enfant que chez les
parents. Dans cet exposé, nous présenterons les effets du stress périnatal sur la
psychopathologie de l’enfant et de la mère. Les résultats de deux études longitudinales
examinant le développement de deux cohortes d'enfants nés grand prématuré au
CHUV seront décrits.

Le stress périnatal de l'enfant a été évalué à l'aide du Perinatal Risk Inventory, tandis
que le Perinatal PTSD Questionnaire a été utilisé pour évaluer le stress maternel. Les
symptômes psychopathologiques ainsi que les troubles de l’attention/hyperactivité de
l'enfant ont été évalués à l'aide de la Child Behavior Check-list et du test de Conners.
Chez la mère, les symptômes de dépression et d’anxiété ont été évalués à l’aide du
Beck Depression Inventory et du State-Trait Anxiety Inventory.

Les analyses ont mis en avant les résultats suivants. Pour la première cohorte
concernant le suivi des enfants jusqu’à l’âge de 11 ans, les résultats ont montré des
différences significatives en terme de symptômes émotionnels / internalisés entre
enfants nés grand prématuré et enfants nés à terme. Cette différence a été également
observée à l’intérieur du groupe d’enfants nés prématurément entre ceux présentant un
stress périnatal élevé comparé à ceux présentant un stress périnatal faible. De plus,
chez les enfants nés grand prématuré, les scores émotionnels à 18 mois ont prédit la
variabilité des scores internalisés à 11 ans seulement chez les enfants nés avec un
stress périnatal élevé ; ce qui n’est pas le cas chez les enfants nés avec un stress
périnatal bas. Dans la seconde cohorte - où les enfants ont été suivis jusqu’à l’âge de 9
ans - les résultats ont révélé que les enfants de mères avec plus de symptômes de
stress post-traumatique à 18 mois de vie de l’enfant, présentaient plus de symptômes
psychopathologiques et de problèmes d'apprentissage (à 9 ans de vie de l’enfant), que
les enfants de mères ayant moins de symptômes de stress post-traumatique.
Finalement, les mères ayant des scores de stress post-traumatique élevés (à 18 mois
de vie de l’enfant) ont obtenu des scores de dépression et d’anxiété plus élevés (à 9
ans de vie de l’enfant), comparées aux mères ayant des scores de stress post-
traumatique bas.

La prématurité est un événement de vie stressant qui affecte à la fois les parents et
l'enfant. Le niveau de stress médical vécu par l'enfant ainsi que le niveau de stress
subjectif et auto-rapporté par la mère ont un impact négatif à long terme sur la
psychopathologie aussi bien chez les enfants que chez leur mère. La discussion portera
sur les facteurs de résilience potentiels qui aident à réduire les symptômes
psychopathologiques chez la mère et l'enfant.

p. 9
Effect of short-term neurofeedback on the neural correlates of attention control
and impulsivity in adult attention-deficit/hyperactivity disorder

Roland Hasler1,2, Nader Perroud1,2, Tomas Ros1,2, Véronique Giacomini1, Julien Colin2,
Alexandre Dayer1,2, Jean-Michel Aubry1,2, Marie-Pierre Deiber1,2
1 Psychiatry Department, Geneva University Hospitals, Geneva, Switzerland
2 Faculty of Medicine, University of Geneva, Geneva, Switzerland

Abstract

Attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD) is characterized by deficits in attention


and inappropriate levels of hyperactivity and/or impulsivity. Neurofeedback (NF) uses
electroencephalogram (EEG) brain-computer interface to give participants real-time
feedback about their brain activity, and represents a promising non-pharmacological
treatment for enhancing self-regulation skills in ADHD patients. However, the neural
mechanisms involved in NF therapeutic outcomes still remain poorly understood. Our
study investigated the effect of short-term NF on the neurophysiological indices
associated with attention control and impulsivity in adult ADHD. High-density EEG was
first acquired at rest and during a Go-NoGo continuous performance task (CPT) which
assessed visual attention and motor inhibition. Then a 30-min alpha-desynchronizing
NF session was performed, given that low amplitude alpha rhythm (8-12 Hz) has been
previously found to be associated with active attentional states. Immediately after NF
training a post-testing EEG recording at rest and during the CPT was performed again.
Specific effects of NF were assessed by statistical comparisons between behavioral and
EEG measures pre-to-post NF.

Preliminary results in ADHD patients revealed 1) a successful regulation of alpha power


during NF, evidenced by decreased alpha power relative to baseline resting state; 2)
increased alpha power in the CPT task post-NF (i.e. alpha rebound); 3) an inverse
correlation between post-NF alpha power and NoGo errors (motor inhibition).
Interestingly, adult ADHD patients showed lower alpha and higher beta relative power
as compared to age-matched control subjects, suggesting a cortically hyper-activated
EEG subtype. These observations suggest that NF training may lead to a beneficial
normalization of the EEG, and point for the first time to homeostatic plasticity
mechanisms in adult ADHD, consistent with similar findings in post-traumatic stress
disorder (PTSD).

p. 10
Nicotine replacement therapy or varenicline: which one at which dose?

Anaïs Glatard1, Maria Dobrinas1, Monia Guidi2,3, Mehdi Gholamrezaee4, Jacques


Cornuz5, Chantal Csajka2,3, Chin B. Eap1,3

1. Unit of Pharmacogenetics and Clinical Psychopharmacology, Centre for Psychiatric Neuroscience, Department of
Psychiatry, Lausanne University Hospital, Prilly, University of Lausanne, Switzerland
2. Service of Clinical Pharmacology, Department of Laboratories, Lausanne University Hospital, University of Lausanne,
Lausanne, Switzerland
3. School of Pharmaceutical Sciences, University of Geneva, University of Lausanne, Geneva, Switzerland
4. Centre of Psychiatric Epidemiology and Psychopathology, Department of Psychiatry, Lausanne University Hospital,
Prilly, University of Lausanne,Switzerland
5. Department of Ambulatory Care and Community Medicine, University of Lausanne, Lausanne, Switzerland

Varenicline and nicotine replacement therapy have a moderate efficacy on smoking


cessation. Better effectiveness of varenicline was reported in women and in nicotine
normal metabolizers phenotypically determined by nicotine-metabolite ratio. Variability
in varenicline concentrations might partially affect treatment success. Our objectives
were firstly to study the influence of nicotine-metabolite ratio, CYP2A6 genotype and
sex on the response to nicotine replacement therapy and varenicline; secondly to
characterize sources of variability in varenicline pharmacokinetics and to relate
varenicline exposure to abstinence measured by expired carbon monoxide levels. Data
were extracted from a clinical and pharmacogenetic study which included 194 smokers.
Concerning the first objective, the hazard ratio of relapsing was estimated in multivariate
Cox regression models. In the normal metabolizers determined by phenotyping and in
women, the hazard ratio of relapsing was significantly lower with varenicline for a partial
decrease of cigarettes per day and non-significantly lower for a total abstinence. Results
were similar in the normal metabolizers determined by genotyping. The second
objective was adressed by a population pharmacokinetic analysis including 121
varenicline concentrations and testing the influence of genetic and non-genetic
characteristics on apparent clearance and volume of distribution. Average
concentrations over 24 h were used to test the impact of varenicline exposure on the
input rate of expired carbon monoxide levels. Apparent clearance of varenicline
increased with the body weight and was found to be higher in UGT2B7 rs7439366 TT
individuals. No influence of varenicline average concentrations was found on expired
carbon monoxide levels. In conclusion, women and normal metabolizers may benefit
more from varenicline over nicotine replacement therapy. Dose adjustment of
varenicline based on body weight and, if available, on UGT2B7 genotype might be
useful to improve clinical efficacy and tolerability of varenicline.

p. 11
“Impulsivity across bipolar disorder, attention deficit hyperactivity disorder
(ADHD) and borderline personality disorder”
Hélène Richard-Lepouriel1, Anne-Lise Kung2, Roland Hasler2, Frank Bellivier3,4, Paco
Prada1, Sébastien Gard3,5, Stefano Ardu6, Jean-Pierre Kahn3,7, Alexandre Dayer1,2,
Chantal Henry8,9,10, Jean-Michel Aubry1,2, Marion Leboyer3,8,9, Nader Perroud1, Bruno
Etain3,4,11
1. Service of psychiatric specialties, University Hospitals of Geneva
2. Department of Psychiatry, Faculty of Medicine, University of Geneva
3. Fondation Fondamental, Créteil, France
4. AP-HP, GH Saint-Louis - Lariboisière - Fernand Widal, paris, France
5. Hôpital Charles Perrens, Service de psychiatrie adulte, Bordeaux, France
6. Department of Cardiology and Endodontology, Dental School,Geneva
7. Service de Psychiatrie et Psychologie Clinique, CHU de Nancy
8. Inserm, U955, Equipe Psychiatrie Translationnelle, Créteil, France
9. AP-HP, Hôpitaux Universitaires Henri Mondor, DHU Pepsy, Créteil, France
10. Institut Pasteur, Unité Perception et Mémoire, Paris, France
11. Inserm, UMR-S1144, Paris, France

Impulsiveness is a core feature of the attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD)


and is aslo one of the DSM-V diagnostic criteria for borderline personality disorder
(BPD). Although not considered as a diagnostic criterion, impulsivity is also present in
bipolar disorder (BD). Moreover, impulsivity has also been linked to adverse behavior
(e.g. suicidality, substance abuse…) and to traumatic childhood experiences.
Our study aimed to explore levels of impulsivity in BPD, BD, ADHD and healthy controls
(CTRL). We also investigated the effect of a history of childhood maltreatment on the
level of impulsivity.
Our study included a total of 744 patients diagnosed with either BD (n=276), BPD
(n=168), ADHD (n=173) or a combination of these diagnostics (BPD_BD, n=29;
BPD_ADHD, n=94, BD_BPD_ADHD n=13) and 47 controls (CTRL). BD patient were
recruit in France. Other patients were recruited in the Geneva's University Hospitals, in
the specialized unit for adult ADHD and BPD patients. All subjects were assessed using
the DIGS and completed the Baratt Impulsivity Scale (BIS-10), Childhood Trauma
Questionnaire (CTQ) and the Wender Utah ADHD Rating Scale (WURS).
Our results showed that BD patients reported the same levels of impulsiveness as
CTRL. When BPD is added to BD, impulsivity increased to reach the level of BPD
diagnostic. BPD patients reported a higher level of impulsivity than BD patients and
CTRL did. Adding ADHD to BPD significantly increased impulsiveness to the level of
ADHD. ADHD, BPD_ADHD and BD_BPD_ADHD groups scored significantly higher
than all other groups. Interestingly, we also found that impulsiveness was significantly
associated to traumatic childhood event in the less impulsive groups namely BD and
CTRL, whereas such an association was not found for BPD and ADHD.
Our study contributes to the evidences that impulsivity is a core feature in both BPD and
ADHD. It aslo suggests that impulsivity might not be a feature of the BD but rather a
consequence of traumatic childhood experiences among these patients and/or a sign of
comorbid diagnostic.

p. 12
Fiabilité du questionnaire auto-rapporté du trouble d’utilisation de l’alcool :
comparaison des critères diagnostiques du DSM-5 avec un entretien clinique

Katia Iglesias1, Stéphane Rothen2, Frank Sporkert3, Jean-Bernard Daeppen5, Gerhard


Gmel5, Stéphanie Baggio2,3

Affiliation : 1Haute Ecole de Santé Fribourg, 2Hôpitaux Universitaires de Genève,


3Université de Lausanne, 4Université de Genève, 5 Centre Hospitalier Universitaire

Vaudois

Objectif : Des outils brefs et fiables du dépistage du trouble d’utilisation de l'alcool


(TUA) sont essentiels pour dépister la consommation problématique d’alcool dans la
population. Malheureusement, les mesures actuelles ont tendance à être mal comprises
par les répondants. Cette étude vise à tester la qualité du questionnaire auto-rapporté
TUA selon les critères diagnostiques proposés par le DSM-5 et à proposer une mesure
alternative fiable.

Méthode : Les participants ont été recrutés sur la base d'une sélection aléatoire
stratifiée de l’étude sur la consommation de substances C-SURF (n = 200). Les
passations comprenaient un entretien clinique (gold standard) basé sur l’outil
« Diagnostic Interview for Genetic Studies » et des mesures auto-rapportées liées à
l’utilisation de l’alcool.

Résultat : Les résultats préliminaires montrent que le seuil actuel du diagnostic du TUA
(≥ 2 symptômes) manque sévèrement de spécificité (aire sous la courbe (AUC) = 0,85 ;
sensibilité = 92,8% ; spécificité = 45,8%). La meilleure alternative consiste à inclure les
symptômes du TUA et les conséquences liées à l'alcool avec un seuil ≥ 5 (AUC = 0,86 ;
sensibilité = 76,8% ; spécificité = 84,0%).

Conclusion : Le questionnaire auto-rapporté TUA selon le DSM-5 ne devrait pas être


réduit à un score binaire car il conduit à identifier à tort une proportion élevée d’individus
comme souffrant d’un trouble lié à l’utilisation d’alcool. Une alternative acceptable
consiste à utiliser une mesure de « dommages liés à l'alcool », en mobilisant les
symptômes du TUA et les conséquences liées à l'alcool. Ces résultats pourront
permettre d’améliorer la fiabilité des questionnaires auto-rapportés visant à mesurer le
TUA et pourront avoir un impact important pour la recherche future sur l'alcool.

p. 13
Un outil systématique de prescription-déprescription pour les adultes ayant une
déficience intellectuelle

S. Lonchampt1,2,3, F. Gerber2, J-M Aubry4, J Desmeules3,5, M. Kosel2, M. Besson1,6

1. Unité de Psychopharmacologie, Service de pharmacologie et toxicologie cliniques, Département


d'anesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève
2. Unité de psychiatrie du développement mental, Service des spécialités psychiatriques, Département de santé
mentale et de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève
3. Ecole de Pharmacie, Faculté des Sciences, Université de Genève
4. Service des spécialités psychiatriques, Département de santé mentale et de psychiatrie, Hôpitaux
Universitaires de Genève
5. Service de Pharmacologie et toxicologie cliniques, Département d'anesthésiologie, de pharmacologie et des
soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève
6. Consultation Multidisciplinaire de la Douleur, Service de Pharmacologie et toxicologie cliniques, Département
d'anesthésiologie, de pharmacologie et des soins intensifs, Hôpitaux Universitaires de Genève

Introduction: Les adultes ayant une déficience intellectuelle (ADI) souffrent plus
fréquemment de comorbidités somatiques et psychiatriques que la population générale.
Bien qu'il y ait peu de preuves de l'efficacité des médicaments dans cette population, en
particulier des psychotropes, et qu'il n'existe pas de procédures systématiques pour leur
prescription, les ADI sont souvent polymédiqués pour des périodes prolongées. Ceci
peut entraîner des effets secondaires graves et conduit à une utilisation inefficace des
ressources. Ce projet a donc pour but de développer un outil systématique de
prescription et déprescription chez les ADI afin d’aider les médecins à supprimer les
traitements inappropriés, à introduire d’éventuels traitements manquants et à en
optimiser l’administration afin d’en améliorer la sécurité et l’efficacité.

Méthodologie : Après une recherche approfondie de la littérature basée sur des mots
clés, notre groupe de recherche, composé d’un psychiatre, d’une pharmacologue,
d’une psychologue et d’une doctorante en pharmacologie, a développé une première
version de l’outil de prescription-déprescription. Le choix des traitements discutés dans
l'outil a été basé sur des considérations pharmacologiques ainsi que sur leur facilité
d'administration. Cette première version a été présentée à des experts de différents
domaines lors d’interviews semi-structurées afin d’avoir leurs avis sur les différents
items, ce qui a ensuite permis de développer une seconde version de l’outil basée sur
les commentaires d’experts.

Résultats : L’outil est composé d’un guide de déprescription et de quatre guides de


prescription pour les domaines suivants : la douleur, les troubles du sommeil, les
troubles gastro-intestinaux, et les comportements défi. Les guides de prescription sont
construits sur le schéma suivant: évaluation, recherche de l’origine du trouble,
proposition d’un traitement adapté et réévaluation du traitement. Ces domaines ont été
sélectionnés en fonction de leur pertinence pour la population ADI et des difficultés de
prescription associées.

Conclusion : Le manque de procédures de prescription et de déprescription chez les


ADI souligne la nécessité de développer des directives et des outils systématiques et
normalisés. La prochaine étape de notre projet sera de valider l'outil auprès d’experts
internationaux par le biais d'une méthode Delphi. Ce travail a été soutenu par une
subvention de la Fondation « Handicap Mental et Société » à Genève.

p. 14
Un « thalamus géant » essaie de nous tuer : une analyse empirique du contenu des rêves
des étudiants en médecine
Mathilde Nikles, CHUV, Service de Psychiatrie Communautaire
Friedrich Stiefel, CHUV, Service de Psychiatrie de Liaison
Céline Bourquin, CHUV, Service de Psychiatrie de Liaison

Les rêves sont un objet de fascination depuis l’Antiquité où ils étaient perçus comme un
moyen de prédire l’avenir ou de communiquer avec Dieu. Au fil du temps, la vision
prémonitoire du rêve a laissé place à d’autres approches telles que la psychanalyse ou
la sociologie. En 2018, Bernard Lahire publie ainsi une étude du rêve qui inscrit celui-ci
dans la dimension sociale du rêveur plutôt que dans le reflet d’un vécu personnel
uniquement1. C’est dans ce type d’approche, déjà proposé par Charlotte Beradt dans
Rêver sous le IIIème Reich2, que s’inscrit notre recherche, qui est par ailleurs largement
inspirée par la théorie de la continuité de Domhoff3.
Dans le cadre d’un travail de Master4, nous avions exploré les rêves des étudiants en
médecine avec l’hypothèse qu’ils étaient un moyen d’accéder à leurs préoccupations et
leur vécu. Notre intérêt s’était porté sur cette population en raison des divers défis
auxquels les étudiants en médecine sont confrontés durant leur cursus telles que la
confrontation avec la mort, la souffrance, la maladie ainsi que tous les aspects en lien
avec les contraintes institutionnelles de l’hôpital ou encore la transition du statut
d’étudiant au rôle de médecin qui se prépare durant les études.
Nous avions récolté plus de 600 rêves d’étudiants des 6 volées de médecine de
Lausanne. Nous avions demandé aux participants de raconter (1) le dernier rêve dont
ils pouvaient se rappeler et (2) un rêve en lien avec les études de médecine (s’ils
avaient déjà fait ce type de rêve). Ces rêves ont ensuite été analysés au moyen de
deux méthodes : dans un premier temps, une partie du matériel a été codée grâce à la
méthode de Hall et van de Castle5 ; dans un second temps, le contenu des rêves a été
soumis à une analyse thématique qualitative. Nous avons pu mettre en évidence, d’une
part, que le système de codage de Hall et van de Castle présentait certaines limites,
notamment le manque de pistes pour l’interprétation des résultats, par contraste avec
l’approche inductive qui permettait une lecture du matériel plus proche de ses
spécificités. D’autre part, il est ressorti que les thématiques de la performance et des
examens étaient largement au premier plan des (pré)occupations nocturnes des
étudiants en médecine. Nous avons également relevé certains liens entre les modules
d’enseignement en cours et le contenu des rêves ainsi qu’une évolution du contenu des
rêves au cours du cursus. Ce travail de Master a débouché sur un travail de thèse
visant à reproduire l’étude lausannoise auprès des étudiants en médecine de Fribourg.
Les résultats préliminaires de cette seconde étude seront également présentés.

1
Lahire, B. (2018). L'interprétation sociologique des rêves. La Découverte.
2
Berardt, C. (2002). Rêver sous le IIIème Reich (1966). Petite bibliothèque Payot.
3
Domhoff, G. W. (2001). A new neurocognitive theory of dreams. Dreaming, 11, 13–33. http://dx.doi.org/

10.1023/A:1009464416649
4
Nikles, M., Stiefel, F., & Bourquin, C. (2017). What medical students dream of: A standardized and data-driven approach.
Dreaming, 27(3), 177.
5
Hall, C. S., & Van de Castle, R. L. (1966). The content analysis of dreams. New York, NY: Appleton-Century-Crofts.

p. 15
The good, the bad, and the suffering. Transient emotional episodes modulate the
neural circuits of pain and empathy

Emilie Qiao-Tasserit,b, Corrado Corradi-Dell’Acqua,1, Patrik Vuilleumier,b,1


a Laboratory for Neurology and Imaging of Cognition, Department of Neurosciences and Clinic of Neurology,
University Medical Centre, CH-1211 Geneva, Switzerland

b Swiss Centre for Affective Sciences, University of Geneva, CH-1202 Geneva, Switzerland

c Department of Psychology, FPSE, University of Geneva, CH-1205 Geneva, Switzerland

People's sensitivity to first-hand pain is affected by their ongoing emotions, with positive
states (joy, amusement) exerting analgesic-like effects, and negative states (sadness,
fear) often enhancing the subjective experience. It is however less clear how empathetic
responses to others’ pain are affected by one's own emotional state. Following
embodied accounts that posit a shared representational code between self and others’
states, it is plausible that pain empathy might be influenced by emotions in the same
way as first-hand pain. Alternatively, other theories in psychology suggest that social
resources (including empathetic reactions) might be enhanced by positive states, but
inhibited by negative states, as only in the former case, one's mindset is sufficiently
broad to take into consideration others’ needs. To disambiguate between these
opposing predictions, we conducted two experiments in which volunteers observed
positive, neutral, or negative video clips, and subsequently either received painful
thermal stimuli on their own body(first-hand pain), or observed images of wounded
hands (others’pain). We measured subjective pain ratings as well as physiological
responses and brain activity using fMRI. We found that, contrary to the case of first-
hand pain, others’ pain produced weaker galvanic responses and lower neural activity in
anterior insula and middle cingulate cortex following negative (relative to neutral and
positive) videos. Such inhibition was partially counteracted by personal empathy traits,
as individuals with higher scores retained greater sensitivity to others’ pain after
negative emotion induction, in both behavioral and neural responses in medial
prefrontal cortex. Furthermore, multivoxel pattern analysis confirmed similar neural
representation for first-hand and others’ pain in anterior insula, with representation
similarity increasing the more the video preceding the observation of others’ suffering
was positive. These findings speak against the idea that emotion induction affects first-
hand and others’ pain in an isomorphic way, but rather supports the idea that contrary to
negative emotions, positive emotions favors a broader access to social resources.

p. 16
Antecedents and risk factors of mood disorders in a prospective high-risk cohort
study

Dominique Rudaz1, Martin Preisig1, Sirak Gebreab1, Marie-Pierre Françoise Strippoli1,


Enrique Castelao1, Mehdi Rezaee1, Pierre Marquet1,2,3, Jean-Michel Aubry4, Caroline
Vandeleur¹
1 Department of Psychiatry, University Hospital of Lausanne, Switzerland
2 ResearchCenter of Institut Universitaire en Santé Mentale de Québec, CIUSSS de la Capitale-Nationale, Canada
3 Department of Psychiatry and Neurosciences, Laval University, Canada
4 Department of Mental Health and Psychiatry, University Hospital of Geneva, Switzerland

Objective: Our study has shown significant familial aggregation patterns of early onset
mood disorders among parents and their children. The present analysis aimed to
identify 1) psychiatric antecedents of early mood disorders in offspring of parents with
mood disorders and substance use disorders (SUD), and 2) risk factors for the
incidence of mood disorders in offspring, ranging from parental and offspring psychiatric
disorders to offspring personality features and early traumata.

Method: As part of a family study, we have collected extensive clinical information on


88 proband patients with bipolar disorders (BPD), 71 patients with major depressive
disorder (MDD), 30 patients with SUD and 60 medical controls, their 274 spouses, and
their 445 children who had one interview before age 18 and one or more follow-up
assessment(s). The mean age of the children at study intake was 10.1 years (s.d.=4.5)
and the mean duration of follow-up was 12.6 years (s.d.=4.1). Proband parents and
offspring were directly interviewed; more than half of the spouses were directly
interviewed; parents provided family history information on their children.

Result: 1) Subthreshold hypomania, major depressive episodes (MDE) and conduct


disorder were significant antecedents of mania/hypomania and separation anxiety
disorder (SAD) was an antecedent of MDD. 2) Offspring subthreshold hypomania, MDE,
proband early onset BPD and oppositional defiant disorders (ODD) were risk factors for
the incidence of mania/hypomania in offspring, whereas offspring with SAD, who
witnessed violence and were victims of sexual abuse were at risk for the development
of MDD.

Conclusion: Our findings highlight several antecedents and risk factors of early mood
disorders among high-risk offspring. Clinicians should carefully assess offspring of
parents with early onset BPD and ODD presenting MDE and subthreshold hypomania,
as well as offspring presenting SAD and exposed to early traumata, as they are
significant risk factors for the onset of subsequent full-blown mood disorders.

p. 17
Identification and comprehensive characterization of CNS and systemic
metabolic alterations in Alzheimer’s disease

Vera van der Velpen1,2, Tony Teav1, Florence Mehl1, Héctor Gallart-Ayala1, Ioana
Konz1, Aikaterini Oikonomidi2, Gwendoline Peyratout2, Hugues Henry3, Julijana
Ivanisevic1* and Julius Popp2, 4,*
1Metabolomics Unit, Faculty of Biology and Medicine, University of Lausanne, CH; 2Old Age Psychiatry, Department
of Psychiatry, Lausanne University Hospital, CH; 3Clinical Chemistry Laboratory, Department of Biomedicine,
Lausanne University Hospital, CH
4Geriatric Psychiatry, Department of Psychiatry and mental Health, University Hospitals of Geneva, CH; *Equal

contribution, corresponding authors

Alzheimer’s disease (AD) has been associated with alterations in brain energy
metabolism. However, these metabolic alterations and their mechanism of action
remain controversial and largely unexplored.
Both plasma and CSF samples were collected from patients with mild cognitive
impairment or mild dementia due to AD (i.e. having AD CSF biomarker profile), as well
as from control subjects without cognitive impairment and with a normal CSF AD-
biomarker profile. Firstly, an untargeted liquid chromatography high-resolution mass
spectrometry approach was applied with the aim to reveal and identify AD-associated
dysregulation of metabolic pathways. Subsequently, a targeted tandem mass
spectrometry-based approach was used to confirm and finally quantify the metabolites
implicated in selected pathways of interest; i.e. the tryptophan and tyrosine pathway, the
TCA cycle and purine and pyrimidine metabolism.
Untargeted profiling revealed alterations in amino acid metabolism and acylcarnitine
metabolism, implying disrupted energy production in mitochondria in AD. Subsequent
targeted multiple pathway analysis was focused on energy metabolism and confirmed
significant differences in several amino acid-related pathways in both plasma and CSF.
In both biofluids, tryptophan and lysine pathways were significantly altered and levels of
several long chain acylcarnitines were higher in AD compared to control subjects. In
plasma, additional differences were found for purine and pyrimidine metabolism and a
number of amino acid pathways, including tyrosine. CSF-specific differences were
observed between the two subject groups for fructose and mannose metabolism, as
well as glycolysis and pyruvate metabolism. Following the ongoing comprehensive
quantification of metabolites from the altered pathways, we will further report
associations with CSF biomarkers of amyloid pathology and tau-related
neurodegeneration, and with clinical disease progression.
Several amino acid and core energy metabolism-related pathways were significantly
altered in plasma and/or CSF in patients with early clinical AD compared to control
subjects. These observed systemic and central nervous system alterations suggest
energy metabolism to be part of the AD pathophysiology.

p. 18
Résumés des Posters

(dans l'ordre alphabétique)

p. 19
Méditation en pleine conscience et psychotraumatisme en contexte d’asile

Lamyae Benzakour(1), Rachel Baeriswyl-Cottin(2), Javier Bartolomei(2), Natacha


Premand(2)

(1) Psychiatrie de liaison et d'intervention de crise, Hôpitaux Universitaires de Genève


(2) Centre ambulatoire de psychiatrie et de psychothérapie intégré Servette, Hôpitaux Universitaires de
Genève

Introduction : Les traumatismes pré-migratoires, péri-migratoires comme post-


migratoires sont à l’origine d’une surreprésentation du trouble de stress post-
traumatique (TSPT) chez les sujets demandeurs d’asile et réfugiés. La thérapie par
exposition à la narration (NET), reconnue comme la thérapie de référence pour cette
population, présente néanmoins des limites. Les aspects transculturels, l’insécurité, la
précarité sociale, et les comorbidités psychiatriques comme somatiques, limiteraient le
recours aux traitements de référence focalisés sur le trauma dans le TSPT, dont
l’efficacité et la tolérance semblent moins bonnes qu’en population générale. La
méditation en pleine conscience, en permettant de lutter contre les conduites
d’évitement, serait associée à un gain en flexibilité psychologique, et à la réduction de
l’anxiété, des ruminations et des symptômes douloureux, et offrirait potentiellement de
nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients en contexte d’asile souffrant
d’un TSPT.

Méthode: À partir d’une revue de la littérature, nous avons recherché les études
cliniques évaluant l’efficacité des interventions thérapeutiques basées sur la méditation
en pleine conscience chez les sujets en contexte d’asile souffrant d’un TSPT, et leurs
éventuels bénéfices thérapeutiques.

Résultats: Sur les six études trouvées portant sur la thérapie basée sur la méditation en
pleine conscience chez les sujets en contexte d’asile souffrant d’un TSPT, nous en
avons inclus quatre parmi lesquelles un essai clinique randomisé, une étude cas-
témoins, une série de cas, et un cas clinique. Les quatre études portent sur des
protocoles thérapeutiques de thérapies cognitivo-comportementales (TCC) prévoyant
un travail d’exposition au trauma, dont trois reposant sur la thérapie de l’acceptation et
de l’engagement (ACT). Les protocoles sont à chaque fois combinés avec des
exercices de méditation en pleine conscience. Le cadre thérapeutique des protocoles
est le plus souvent individuel, une seule étude évaluant une prise en charge groupale.
L’étude cas-témoins et la série de cas adaptées à la culture des sujets permettent
d’objectiver une réduction significative des symptômes de TSPT associée à la pratique
de la méditation en pleine conscience.

Conclusion: Les protocoles de méditation en pleine conscience adaptés à la culture


semblent compléter les stratégies thérapeutiques de référence ciblant le trauma chez
les patients en contexte d’asile, avec lesquelles elle semble agir en synergie. Ces
premières données, bien qu’insuffisantes pour conclure à une efficacité sur les
symptômes de TSPT, plaident pour le développement de protocoles adaptés aux sujets
en contexte d’asile basés sur la méditation en pleine conscience, dont il conviendra de
poursuivre l’évaluation dans le cadre de protocoles contrôlés.

p. 20
Face and gaze processing in bipolar disorder revealed by electrical neuroimaging

Cristina Berchio1, Camille Piguet12, Anne-Lise Kung3, Eleonore Pham3, Kornelia


Gentsh3, Tonia A Rihs1, Roland Hasler3, Paolo Cordera2, Nader A Perroud23, Alexandre
Dayer123, Christoph M. Michel14, Jean-Michel Aubry23.
(1) Department of Basic Neurosciences, University of Geneva, Geneva, Switzerland
(2) Department of Mental Health and Psychiatry, Service of Psychiatric Specialties, Mood disorders unit University
Hospitals of Geneva, Switzerland
(3) Department of Psychiatry, University of Geneva, Geneva, Switzerland
(4) Biomedical Imaging Center (CIBM) Lausanne, Geneva

Bipolar patients (BP) are known to be particularly emotionally challenged even by to


neutral faces (see (Rich et al., 2006)), and their children are recognized as individual
genetically at high-risk (DelBello & Geller, 2001). The major aim of this project is to
identify reliable indicators of emotional vulnerability in bipolar disorder (BD).
In order to look at the different chronological steps of face processing, we used high
density EEG neuroimaging approaches. We validated a 2-back working memory task in
healthy controls (Berchio et al., 2016). In this task, neutral faces with direct and averted
gaze were presented in a 2-back memory paradigm, where subjects had to judge
whether faces presented two trials ago were identical or not. Gaze was used as an
emotional modulator of Event-Related-Potentials to faces. The 2-back paradigm has
been used to collect data in five clinical/high-risk groups: BP (mean age: 35), borderline
personality disorder (BPD) patients (mean age: 25), patients with Attention Deficit
Hyperactivity Disorder (ADHD) (age range: 15-25), offspring of parents with BD (age
range: 15-25), and offspring of BPD (age range:15-25).
In BP, we observed functional anomalies in the P200 evoked responses, differentially
modulated by gaze direction. Since the P200 is a component that is sensitive to
cognitive and affective processing, the results of this study suggest a dysfunction in
both cognitive control and gaze processing in BP (Berchio, Piguet, Michel, et al., 2017).
Moreover, to assess specificity of findings in BD, we are interested whether these
populations react to faces differently as compared to patients with borderline personality
disorder (BPD). In this third study, we found that BPD patients showed altered P100
visual evoked responses, and different N170 (a face-specific component) and P200
topographies for neutral faces compared to healthy controls, independent of gaze. This
result provides evidences for an early neural bias towards neutral faces in BPD patients
that is, however, independent of gaze direction (Berchio, Piguet, Gentsch, et al., 2017).
Finally, we aim to investigate whether at-risk youths exhibit deficits in face processing
similar to those found in patients. To this end, we have collected data in offspring of
parents with BD and BPD. Offspring of parents with BD demonstrate P200
abnormalities similar to those seen in patients (Berchio et al., in preparation).
Comparison of the two high-risk groups will allow us to disambiguate further between
environmental and genetic risk factors. Specificity in gaze processing will be examined
by comparing patients with BD, BDP and ADHD.

p. 21
Contrôle cognitif chez les adolescents avec un haut potentiel intellectuel :
Différences et liens entre les processus spécifiques

Ruke Cacaj1, Sébastien Urben1, Valérie Camos2, Johann Chevalère2, Philippe Stéphan1
1Service Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent (SUPEA), Centre Hospitalier Universitaire Vaudois
(CHUV)
2Faculté de Psychologie, Université de Fribourg (UNIFR)

Introduction : Le contrôle cognitif renvoie aux différents processus qui sont impliqués
dans la régulation des comportements (p. ex. la flexibilité mentale ou l’inhibition). Ces
processus jouent un rôle primordial dans l’adaptation de l’individu à son environnement
(Censabella, 2007). Les individus avec un haut potentiel intellectuel (HP, quotient
intellectuel>130) ont de meilleures capacités de contrôle cognitif. Toutefois, les
précédentes études n’ont pas examiné les processus spécifiques de contrôle cognitif.
Notre étude a pour but d’affiner la compréhension du fonctionnement du contrôle
cognitif des individus HP, en distinguant les processus de contrôle cognitif spécifiques
tout en analysant les liens potentiels entre ces processus.
Méthode : Nous avons administré à 39 adolescents garçons (21 contrôles, 18 HP ; âge
moyen= 15,5 ans) une tâche de flexibilité mentale: Global/Local Shifting (GLS)
(Delaloye et al., 2009) composée de deux parties, une partie simple (gestion d’une
règle) et une partie shift (gestion de deux règles). Trois mesures sont définies: le coût
shift-simple
global: coût de gestion de deux règles comparé à la gestion d’une seule ( simple ), le
coût local (le coût du déplacement de l’attention lorsqu’il s’agit de passer d’une règle à
yes no
shift - shift
l’autre ( no ) et le coût mixte: coût de la gestion de deux règles lorsque les
shift
essais ne nécessitent pas de déplacement de l’attention comparé à la gestion d’une
no
shift - simple
seule règle ( ). Nous avons également administré une tâche d’inhibition Stop-
simple
Signal Task (SST) (Urben et al., 2012). Quatre mesures ont été calculées: l’inhibition
(estimation du temps théorique requis pour stopper une réponse), la sensibilité à
l’erreur (ajustements réactifs des temps de réponse consécutifs à une erreur
d’inhibition), la prise de risque (ajustement proactif par accélération des temps de
réponse en lien avec l’estimation d’apparition du signal d’inhibition) et la prudence
(ajustement proactif par ralentissement des temps de réponse dans le but d’éviter une
erreur d’inhibition).
Résultats : Nos résultats montrent, chez les individus HP comparés aux individus
contrôles: (1) une plus grande sensibilité à l’erreur, t(38)= 2.20, p=.033, et (2) une plus
grande prise de risque, t(37)= 2.41, p=.021, dans la tâche de SST. S’agissant des liens
entre les processus de contrôle cognitif, chez les adolescents HP (3) la prudence
corrèle positivement avec le coût local (r=.510 p=.030). De plus, nous trouvons (4) un
lien tendanciel positif entre la sensibilité à l’erreur et le coût mixte (r=.451, p=.053).
Enfin, (5) le coût mixte corrèle positivement avec le coût global (r=.674, p=.002) et (6)
négativement avec le coût local (r= -.531, p=.023).
Conclusion : Nous observons donc une plus grande sensibilité à l’erreur chez les
adolescents HP pouvant être associée au perfectionnisme qui les caractérise, et une
prise de risque plus grande qui peut être mise en lien avec une meilleure capacité de
compréhension de la tâche leur permettant une meilleure estimation de l’apparition du
signal d’inhibition. Enfin, en vue des liens observés, nous pouvons émettre l’hypothèse
d’un système de contrôle cognitif plus unifié de ces processus spécifiques cognitifs
chez les adolescents HP.

p. 22
Peripheral administration of L-lactate produces antidepressant-like effects

Anthony Carrard1, Maha Elsayed2, Michael Margineanu3, Lucille Fragnière1, Benjamin


Boury-Jamot1,2, Elsa Meylan1, Jean-Marie Petit1,2, Hubert Fiumelli3 , Pierre J.
Magistretti1,2, 3 and Jean-Luc Martin1
1Center for Psychiatric Neurosciences, Department of Psychiatry-CHUV, Prilly-Lausanne, Switzerland

2Laboratory of Neuroenergetics and Cellular Dynamics, Brain Mind Institute, EPFL, Lausanne, Switzerland

3KingAbdullah University of Science and Technology, Biological and Environmental Sciences and Engineering,
Thuwal, Saudi Arabia

In addition to its role as metabolic substrate that can sustain neuronal function and
viability, emerging evidence supports a role for L-lactate as an intercellular signaling
molecule involved in synaptic plasticity. Clinical and basic research studies have shown
that major depression and chronic stress are associated with alterations in structural
and functional plasticity. These findings led us to investigate the role of L-lactate as a
potential novel antidepressant.

We found that peripheral administration of L-lactate produced antidepressant-like


effects in the forced swim test (FST). The antidepressant response induced by acute L-
lactate administration was accompanied by increases in hippocampal lactate
concentration and by changes in GSK3α/β and CREB phosphorylation levels as well as
by alterations of Arc, COX-2 and NOS1 mRNA expression.

Further investigation revealed that chronic administration of L-lactate induced


antidepressant-like effects in two animal models that respond to chronic but not acute
antidepressant treatment, including the open-space forced swim test and the
corticosterone model of depression. In particular, we found that chronic administration
of L-lactate partially restored mobility in the open-space forced swim test and
completely reversed the corticosterone-induced anhedonia-like behavior. The
antidepressant-like effects induced by chronic L-lactate administration were
accompanied by changes in the expression of target genes implicated in serotonin
receptor trafficking (p11), astrocyte functions (S100β), neurogenesis (Hes5), nitric oxide
synthesis (NOS1 and NOS1AP) and cAMP signaling (PDE4D).

Collectively, these studies identify a previously unrecognized action of L-lactate by


which acute and chronic peripheral administration of L-lactate produces antidepressant-
like behavioral responses. Further elucidation of the mechanisms underlying the
antidepressant effects of L-lactate may help to identify novel therapeutic targets for the
treatment of depression.

p. 23
Qualité de vie, santé mentale et vécu émotionnel chez les parents d’enfant de 4-
17 ans souffrant d’une maladie innée du métabolisme
Lucas Dall’Olio1, Nevena Dimitrova1, Sébastien Urben1, Carole Müller-Nix1, Anne Claire
Germann1, Valentine Wüthrich2, Charlotte Chambru2, Alexandra Tsouka2, Rachel
Aboulkheir2, Diana Ballhausen2
1Service Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent ;
2Centre de Maladies métaboliques, CHUV

Les maladies innées du métabolisme renvoient à une condition médicale qui affecte
négativement la métabolisation des aliments dans l’organisme. Chez l’enfant, une telle
maladie chronique nécessite souvent un suivi médical et nutritionnel, ce qui peut avoir
un impact négatif sur la qualité de vie des parents. Celle-ci n’a été que rarement
investiguée. Cette étude vise à examiner la qualité de vie de parents d’enfant
présentant une maladie innée du métabolisme ainsi que plusieurs aspects
psychologiques et facteurs importants tels que la santé mentale et les stratégies de
régulation émotionnelle. Nous nous intéressons notamment à examiner si la sévérité de
la maladie a une influence sur ces facteurs.

La collecte de données étant en cours, les résultats préliminaires proviennent de 32


parents (20 mères, 11 pères, 1 donnée manquante) de 23 enfants (15 garçons, 8 filles)
âgés de 4 à 17 ans présentant une maladie du métabolisme (p.ex. phénylcétonurie,
déficit en biotinidase, galactosémie). Les parents ont répondu à des questionnaires
auto-reportés évaluant la qualité de vie (Phenylketonuria Quality of Life), l’anxiété et la
dépression (Hopital Anxiety and Depression Scale) et les stratégies de régulation
émotionnelle (Cognitive Emotional Regulation Questionnaire). La sévérité de la maladie
métabolique a été déterminée par le médecin traitant (échelle du domaine biologique
issue de l’outil Intermed).

Les résultats sur la qualité de vie n’ont révélé que peu de différences entre notre
échantillon et l’échantillon de comparaison (parents d’enfants souffrant d’une
phénylcétonurie, voir Bosch et al., 2015) : l’impact social et l’anxiété provoqués par les
prises de sang se sont révélés plus élevés dans notre population (ps<.05), tandis que
l’impact financier ainsi que l’anxiété vis-à-vis du taux spécifique à la maladie de leur
enfant se sont révélés plus bas dans notre échantillon (ps<.05). Concernant les
stratégies de régulation émotionnelle, notre échantillon a indiqué recourir plus souvent à
l’acceptation et la mise en perspective (stratégies adaptatives; ps<.01) et moins souvent
au blâme de soi et au blâme des autres (stratégies non-adaptatives; ps<.05) que le
groupe normatif (voir Garnefski et al., 2002). Concernant le vécu émotionnel, les
parents de cet échantillon n’ont reporté que peu de difficultés au niveau de la
dépression et de l’anxiété, avec seulement 5 répondants (15.6%) se situant au-dessus
du seuil pathologique. Il est important de noter que le score global de
dépression/anxiété parentale a montré une corrélation significative avec la sévérité de
la maladie métabolique de leur enfant (r =.627, p<.01).

La maladie métabolique a un impact, surtout émotionnel, sur la qualité de vie des


parents. Il serait pertinent d’en tenir compte lors du suivi thérapeutique, en particulier
dans le cas de diagnostic sévère où les risques de dépression et/ou d’anxiété chez les
parents semblent plus importants.

p. 24
Importance du génotypage ABCB1 dans la prise en charge de la dépression
résistante

Maria Dalmau Ribas, Robin Walch, Joana Mendonça, Helena Agostinho, Julien Elowe,
Marcus Rosenhagen

CHUV, Département de Psychiatrie, Secteur Psychiatrique Ouest, Hôpital de Prangins

INTRODUCTION : Les polymorphismes du gène ABCB1, codant pour la glycoprotéine


P, entraînent des différences d’efficacité clinique des antidépresseurs, très
probablement en modifiant leur accès au cerveau à travers la barrière hémato-
encéphalique (BHE).

OBJECTIF : Sensibiliser les médecins et les chercheurs à l’importance du génotype


ABCB1 pour identifier des patients atteints de dépression résistante qui pourraient
bénéficier d’une modification de traitement.

METHODES : Nous avons demandé le génotypage ABCB1 chez des patients déprimés
hospitalisés en milieu psychiatrique qui ont eu une réponse insuffisante à un premier
antidépresseur administré à une dose correcte pendant une durée appropriée. Nous
avons sélectionné quelques patients chez qui le passage des antidépresseurs à travers
la BHE était réduit, afin de décrire les différentes stratégies thérapeutiques utilisées
pour atteindre le stade de rémission. Le diagnostic de dépression a été fait avec les
critères DSM-V et le score MADRS >19.

RÉSULTATS : Les patients chez qui le génotype ABCB1 a été effectué et qui avaient
été traités avec des substrats de la glycoprotéine P, ont répondu aux ajustements
thérapeutiques suivants: a) Augmentation de la dose de l’antidépresseur actuel, b)
Passage à un non-substrat de la glycoprotéine P, c) Combinaison de l’antidépresseur
actuel avec un second antidépresseur.

CONCLUSIONS : Le génotypage ABCB1 peut être un outil intéressant pour le


traitement individualisé des patients déprimés présentant une résistance aux
antidépresseurs de première intention. Il s’agit d’un test relativement peu coûteux et
peu invasif qui peut être pratiqué à la fois à l’hôpital et en clinique ambulatoire. En
outre, il pourrait éventuellement éviter des hospitalisations liées à un manque de
réponse au traitement.

MOTS CLÉS : ABCB1, glycoprotéine P, dépression.

p. 25
Influence of polygenic risk scores on lipid levels and dyslipidemia in a psychiatric
population receiving weight gain-inducing psychotropic drugs

Aurélie Delacrétaz,1 Patricia Lagares Santos,1 Nuria Saigi Morgui,1 Frederik


Vandenberghe,1 Anaïs Glatard,1 Mehdi Gholam-Rezaee,2 Armin von Gunten,3 Philippe
Conus,4 Chin B Eap,1,5,*
1 Unit of Pharmacogenetics and Clinical Psychopharmacology, Centre for Psychiatric Neuroscience, Department of
Psychiatry, Lausanne University Hospital, Prilly, Switzerland.
2 Centre of Psychiatric Epidemiology and Psychopathology, Department of Psychiatry, Lausanne University Hospital,
Prilly, Switzerland.
3 Service of Old Age Psychiatry, Department of Psychiatry, Lausanne University Hospital, Prilly Switzerland.
4 Service of General Psychiatry, Department of Psychiatry, Lausanne University Hospital, Prilly Switzerland.
5 School of Pharmaceutical Sciences, University of Geneva, University of Lausanne, Geneva, Switzerland.

Objectives: Dyslipidemia represents a major health issue in psychiatry. We determined


whether weighted polygenic risk scores (wPRS) combining multiple Single Nucleotide
Polymorphisms (SNPs) associated with lipid levels in the general population are
associated with lipid levels (high density lipoproteins (HDL), low density lipoproteins
(LDL), total cholesterol (TC) and triglycerides (TG)) and/or dyslipidemia in patients
receiving weight gain-inducing psychotropic drugs. We also determined whether
genetics improve the predictive power of dyslipidemia. Methods: The influence of wPRS
on lipid levels was firstly assessed in a discovery psychiatric sample (n=324) and was
then tested for replication in an independent psychiatric sample (n=148). The
contribution of genetic markers to predict dyslipidemia was evaluated in the combined
psychiatric sample. Results: wPRS were significantly associated with the four lipid traits
in the discovery (p≤0.02) and in the replication sample (p≤0.03). Patients whose wPRS
was higher than the median wPRS had significantly higher LDL, TC and TG levels
(0.20, 0.32 and 0.26 mmol/l; p≤0.004) and significantly lower HDL levels (0.13 mmol/l;
p<0.0001) compared to others. Adding wPRS to clinical data significantly improved
dyslipidemia prediction of HDL (p=0.03) and a trend for improvement was observed for
the prediction of TC dyslipidemia (p=0.08). Conclusions: Population-based wPRS have
thus significant effects on lipid levels in the psychiatric population. As genetics improved
the predictive power of dyslipidemia development, only 24 patients should be genotyped
in order to prevent the development of one case of HDL hypocholesterolemia. If
confirmed by further prospective investigations, the present results could be used for
individualizing psychotropic treatment.

p. 26
Preoperative depression and plasma cortisol levels in relation with post-operative
delirium

Mohamed Eshmawey1, Ulf Guenther2, Sönke Arlt3, Klaus Wiedemann3, Julius Popp1
1) Department of Old Age Psychiatry, University hospital of Geneva, Switzerland;
2) Clinic of Anesthesiology and Intensive Care, Bonn University Hospital, Germany;
3) Department of Psychiatry and Psychotherapy, University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Germany

Background : Delirium is a complex neuropsychiatric syndrome characterized by


fluctuation of the state of consciousness and acute disturbance of cognition. It is
commonly observed in old patients who undergo cardiac surgery and associated with
adverse outcomes. The genesis of delirium is thought to be multifactorial but it is still not
well understood. Depression symptoms and elevated cortisol level have been described
in some previous studies as factors associated with delirium. Recent studies show
clinical overlap between delirium and depression including possible shared
pathophysiology1.

Aims : The objective of the present study was to determine the role of depression as a
risk factor of delirium after cardiac surgery. Also to assess the relation between
preoperative cortisol level and delirium.

Methods : We performed a prospective cohort study2 in 184 patients aged > 50 years
undergoing elective cardiac surgery. Geriatric Depression Scale (GDS) was used to
assess for depressive symptoms. Preoperative plasma cortisol levels were available in
145 participants. A diagnosis of delirium was established using the Confusion
Assessment Method for Intensif Care Unit (CAM – ICU)3 during the first seven days
after surgery. Spearman correlation was used for correlations between GDS, MMSE,
Charlson index, and age. Binary logistic regression with “Ever delirium” versus “ Never
delirium” as independent variable was used to determine whether GDS and cortisol
levels independently predict delirium after surgery.

Results : Delirium occurred in 60 patients out of 184 included (32%).


GDS correlated with age (r=.238, p=0.001) and Charlson comorbidity (r=.218 p=0.003),
and inversely correlated with Mini Mental State Examination (MMSE) index (r=-.293,
p<0.001). Higher preoperative GDS scores were associated with incidence of delirium in
the post-operative period (2.6 vs. 1.72 points, p=0.001). The association was borderline
significant after controlling for age, MMSE score, and Charlson comorbidity index
(p=0.052).
Preoperative cortisol level was not associated with the development of postoperative
delirium (Table 1).

Conclusion : The study suggests that higher preoperative GDS score is associated
with increased risk of post-operative delirium. On the other hand, preoperative plasma
cortisol doesn’t seem to be a predictor of the of incident delirium after surgery. Further
studies are needed to determine the utility of preoperative depression treatment to
prevent postoperative delirium.

p. 27
Traumatisme complexe et demande d’asile ? À propos d’un cas
B Hoang, L Benzakour, E Musoni, J Bartolomei, T Rathelot
DSMP, Hôpitaux Universitaires de Genève

Introduction :
La prévalence du trouble de stress post-traumatique (TSPT) dans la population des
sujets en demandeurs d’asile et réfugiés est bien plus élevée que celle retrouvée en
population générale. L’entité clinique de traumatisme complexe, affiliée au concept de
traumatisme de type 2 issu de la classification de Leonor Terr, correspond aux
traumatismes de nature interpersonnelle survenus dans l’enfance, et de manière
prolongée ou répétée : dans le contexte actuel géopolitique de crise migratoire, quelle
est sa pertinence dans la pratique clinique chez les sujets en demande d’asile?
Comment le contexte d’asile opère-t-il un processus de re-traumatisation ? La
disparition, dans la dernière version du Diagnostic and Statistical Manual of Mental
Disorders (DSM) 5, du diagnostic de Disorders of Extreme Stress Not Otherwise
Specified (DESNOS) qui s’y référait et qui a été construit de manière scientifique par un
collectif de chercheurs et experts dans le traumatisme dans les années 90, ne saurait
clore le débat nosographique. Le trouble DESNOS se définissait par des troubles de
somatisation, des symptômes dissociatifs aigus et des modifications durables de la
personnalité et de l’identité. À travers le cas de Me S., nous proposons de discuter de la
pertinence de l’entité clinique de traumatisme complexe chez les sujets en demande
d’asile.

Méthode :
Nous rapportons le cas clinique d’une patiente originaire du Sud Nigéria de 26 ans
demandeuse d’asile, prise en charge à l’issue d’une décompensation aiguë marquée
par une crise suicidaire et un état dissociatif. Nous mettons ce cas clinique en
perspective avec les données de la littérature sur le traumatisme complexe et la clinique
des patients en situation de demande d’asile.

Résultats :
Me S., dont l’enfance est émaillée par une succession de deuils précoces et de
violences subies, dans un contexte de régime militaire et de tensions inter-ethniques,
connaît un parcours migratoire qui la conduit en Suisse. Comme l’illustre le cas de Me
S., les difficultés diagnostiques du traumatisme complexe semblent se surajouter à
celles inhérentes au contexte d’asile, marqué par la précarité sociale de leur condition,
ainsi que par les spécificités transculturelles. Les patients souffrant de traumatismes
complexes sont plus exposés à un risque d’errance diagnostique, retardant ainsi leur
accès à l’approche thérapeutique spécifique indiquée, qui repose sur une
psychothérapie multimodale en plusieurs phases successives en association à une
pharmacothérapie ciblant les symptômes de dysrégulation émotionnelle, d’anxiété et
d’impulsivité.

Conclusion :
La référence au concept de traumatisme complexe éclaire ce cas clinique et guide la
prise en charge. Le premier enjeu thérapeutique consiste à garantir une sécurisation
par la relation thérapeutique, et une stabilisation de la patiente, préalablement à toute
tentative de thérapie ciblant le trauma, ce que le contexte de demande d’asile
compromet.
p. 28
Symptômes de sevrage tabagique observés auprès de patients psychiatriques,
lors d'une intervention motivationnelle incluant 26h d'arrêt de cigarettes*.
Ineke Keizer, Marianne Gex-Fabry, Corinne Wahl, Jean-Paul Humair, Jean-Michel Aubry, Jean-
Pierre Bachetta, Javier Bartolomei, Logos Curtis, Philippe Huguelet, Othman Sentissi, Aqal
Nawaz Khan.

Hôpitaux Universitaires de Genève, Université de Genève, CIPRET-Genève/ Carrefour


addictions

Introduction: Les patients présentant des problèmes de santé mentale sont


particulièrement exposés aux risques sur la santé découlant de leur consommation de
cigarettes. Néanmoins, les effets de sevrage (tabac) sont sous-étudiés parmi cette
population usuellement exclue des études sur l'arrêt de fumer.

Objectifs: Cette étude visait à observer les symptômes de sevrage tabagique au cours
d'une intervention motivationnelle comprenant 26h d'abstinence, pour en relever la
prévalence, évaluer les changements avant/ pendant, étudier l'association entre les
variations des symptômes de sevrage et le succès ou non de l'abstinence.

Méthode: 174 patients, dont 40% avec troubles de l'humeur et 41% avec troubles
psychotiques, ont participé à l'étude et ont relevé le défi de ne pas fumer pendant les 26
heures d'un programme motivationnel. Les évaluations 1 semaine avant et pendant
comprenaient: nombre de cigarettes par jour, monoxyde de carbone expiré,
craving(MPSS), anxiété(STAI-S), dépression(BDI-21), sevrage tabagique(MNTS-R).

Résultats:

 Parmi les 16 symptômes de sevrage évalués durant la tentative, la prévalence était


la plus élevée pour le "craving" (26%), suivi de : problèmes de sommeil (24%),
impatience (22%), rêves/cauchemars (20%), appétit augmenté (19%), déprimé
(18%), agité (17%), anxieux (17%), difficultés de concentration (16%).
 Les variations entre "pré-évaluation" et "évaluation-pendant" ont mis en évidence
une diminution significative des symptômes pendant la journée de l'intervention.
 Sont associés à la réussite de l'abstinence: le craving (décroit pour 88% des
participants qui réussissent 26 d'abstinence, et 68% de ceux qui ne réussissent pas;
p=.008) et la toux (augmente pour 27% de ceux qui réussissent versus 9% de ceux
qui ne réussissent pas; p=.02).

Conclusions:

 Les symptômes de sevrage tabagique diminuent plutôt qu'augmentent lors d'une


intervention à composantes multiples incluant un arrêt temporaire de cigarettes, un
contexte stimulant, une substitution nicotinique et un soutien par des professionnels,
sur un échantillon de patients psychiatriques.
 Le "craving" était le symptôme le plus prévalent et intense, diminuant davantage
parmi les fumeurs réussissant l'abstinence, appuyant l'hypothèse que le "craving"
serait un symptôme de base lié au fait même de fumer.
___________________________________________________________________

* Basé sur E-poster présenté au 17th World Conference on Tobacco or Health, Le Cap, 7-9.03.2018.

p. 29
Sentiment d'auto-efficacité pour arrêter de fumer versus pour s'abstenir
temporairement: deux aspects du processus complexe d'arrêter de fumer*.
Ineke Keizer, Marianne Gex-Fabry, Corinne Wahl, Patricia Borrerro, Jean-Michel Aubry, Jean-
Pierre Bachetta, Javier Bartolomei, Logos Curtis, Philippe Huguelet, Othman Sentissi, Aqal
Nawaz Khan.

Hôpitaux Universitaires de Genève, Université de Genève, CIPRET-Genève/ Carrefour


addictions

Introduction: Les stratégies de changement de comportement dans le domaine de


l'arrêt du tabac reposent sur différentes composantes, dont l'auto-efficacité. Nous avons
fait l'hypothèse que l'auto-efficacité pour arrêter de fumer ("quitting self-efficacy", QSE)
et celle pour s'abstenir temporairement de fumer pendant 26 heures ("abstinence self-
efficacy", ASE) constituent des aspects différents du processus complexe d'arrêt.

Méthodes: L'étude a inclus 156 fumeurs suivis dans divers services du Département de
santé mentale et psychiatrie des HUG participant à une intervention motivationnelle
incluant une période d'abstinence de 26h. Des mesures à 1 semaine pré et post, sur
des échelles 1-10 QSE et ASE, ont été comparées selon le succès de la période
d'abstinence temporaire, selon les tentatives d'arrêt à 1 semaine et selon que la
décision d'arrêt soit prise avant ou durant l'intervention.

Résultats: L'ASE (médiane 8 au pré et 10 au post; n=128, p<.001) et le QSE


(médianes 8 et 9; n=124, p=.05) augmentaient significativement pendant l'intervention.
Les patients réussissant l'abstinence temporaire (55.3%) avaient un ASE plus élevé
avant l'intervention que ceux ne réussissant pas (médiane 9 versus 7; p<.001), mais il
n'y avait pas de différence pour QSE (p=.06). L'ASE augmentait entre pre et post à la
fois chez ceux qui faisaient une tentative d'arrêt (p=.001) et ceux qui ne faisaient pas de
tentative (p<.001), par contre le QSE ne changeait pas (p=.26 et p=.18). Dans une
analyse multivariée, incluant sexe, âge, diagnostic principal, cigarettes par jour, ASE,
QSE, stade de changement motivationnel, anxiété (STAI-S), dépression (BDI-21), l'ASE
ressortait comme étant le prédicteur le plus important de la réussite de l'abstinence
temporaire.

Discussion: Les résultats suggèrent :

 que le QSE, relevant des aspects réflexifs avec préparation mentale et


intentionnalité/ planification, pourrait différer de l'ASE, relevant d'aspects plus
impulsifs ou spontanés et liés au passage à l'action.
 l'utilité d'interventions orientées vers l'action et basées sur une abstinence
temporaire, et l'intérêt d'inciter à faire des tentatives d'arrêt non planifiées.

___________________________________________________________________

* Basé sur présentation orale, congrès European Health Psychology Society (EHPS), Padoue, 29.08-02.09.2017.

p. 30
Psychiatric disorders among offspring of patients with Bipolar and Borderline
Personality Disorder

A.-L. Küng (1), E. Pham (1), P. Cordera(1,3), R. Hasler (1,3), J.-M. Aubry (1,3), A. Dayer (1,2,3),

N. Perroud (1,3), C. Piguet


1Department of Psychiatry and 2Department of Neuroscience, Faculty of Medicine,
University of Geneva, Switzerland; 3Department of Mental Health and Psychiatry,
University Hospital of Geneva, Switzerland

Evidences show that offspring of parents with psychiatric disorder are more likely to
suffer from a wide range of psychopathologies. Here, we aimed at investigating
psychiatric disorders among offspring of parents with Bipolar Disorder or Borderline
Personality Disorder in comparison with community controls.

We recruited 21 offspring with at least one parent diagnosed with Bipolar Disorder (BD)
and 22 offspring with at least one parent diagnosed with Borderline Personality Disorder
(BPD) and 23 healthy control subjects with no parents having psychiatric disorders. All
subjects included were aged between 15 and 25 years old, and were assessed by a
trained psychologist with an extended clinical assessment, including the K-SADS
(Kaufman et al. 1997) or the DIGS (Preisig et al, 1999).

Offspring of parents with either BD or BPD presented significantly higher rates of


psychiatric disorders than the control group. Compare to Control, Offspring of parent
with BPD demonstrated a significantly elevated rate of Attention Deficit and
Hyperactivity Disorder (ADHD), Depression and Anxiety Disorders and a trend toward
Substance Use Disorder. BPD offspring are also significantly more diagnosed with
psychiatric disorder than BD offspring, especially they received significantly more
diagnostics of ADHD.
This study reveals that both offspring of parents with BD and BPD are more at risk to
develop psychiatric disorders than offspring of non-psychiatric patients. It also shows
that BPD offspring seem even more vulnerable. This findings request more
investigations on the respective vulnerability traits of these two emotional dysregulation
disorders. This study underlines the utmost importance for preventive care and the
necessity to evaluated offspring of severe mental disorders patients in order to offer
support to the one already showing sign of disorder. Early intervention and treatment
may prevent these children from developing more severe mental disorders, including
BPD or BD.

p. 31
Intégration des facteurs de stress sociaux dans les thérapies familiales: étude
exploratoire.

Liverani Maria Chiara1, Manuel Tettamanti12, Amélie Baudere1, Severine12 Bessero,


Katharina Auberjonois1

1. Consultation Psychothérapeutique pour Familles et Couples, Service des spécialités


psychiatriques, Hôpitaux universitaires de Genève

2. Programme Jade, Service des spécialités psychiatriques, Hôpitaux universitaires de Genève

Des études récentes ont renouvelé l’intérêt pour l’impact des facteurs sociaux
(e.g. inégalités sociales, chômage) sur l’étiologie (Van Os et al., 2010 ; Pickett &
Wilkinson, 2009) et le traitement (e.g. Strauss, 2011) des troubles psychiques. Les
relations familiales sont également directement influencées par ces facteurs de stress
extra-familiaux.

Dans une perspective de « recherche-action », nous avons examiné la manière


dont les thérapeutes intégraient les facteurs sociaux en thérapie familiale sur un
échantillon de 15 familles. Pour ce faire, nous avons élaboré une grille d’analyse qui
permet une observation qualitative des facteurs de stress extra-familiaux rapportés par
la famille qui consulte, et aussi de la réponse thérapeutique du thérapeute face à ces
facteurs sociaux. Cette grille a été élaborée en se basant sur une compilation des
facteurs de stress sociaux (e.g. difficulté avec l’employeur, dettes) mentionnés dans la
littérature scientifique. Nos observations préliminaires soulignent l’importance des
facteurs de stress professionnels (en particulier pour les couples). Cependant, quand ils
ne sont pas en lien avec la demande initialement formulée par la famille, ces facteurs
de stress sociaux sont souvent brièvement mentionnés dans le cours de la conversation
sans qu’une exploration plus approfondie de leur importance sur la dynamique familiale
ne soit faite.

Nous projetons d’examiner la manière dont cet outil de recherche pourrait


contribuer à une meilleure intégration de l’impact des facteurs de stress sociaux en
thérapie familiale.

p. 32
An association between emotion-body link disposition and salience-action brain
network underlies individual differences in people’s anger response.

Viridiana Mazzola1,2*, Giampiero Arciero3,4, Leonardo Fazio5, Tiziana Lanciano6,


Barbara Gelao5, Teresa Popolizio7, Alessandro Bertolino5, Guido Bondolfi1,2
1Department of Mental Health, Liaison Psychiatry, University Hospitals of Geneva, CH
2Department of Psychiatry, University of Geneva, CH
3Department of Mental Health, University Hospitals of Geneva, CH
4Institute of Post-Rationalist Psychology IPRA, Rome, IT
5Department of Basic Medical Sciences, Neuroscience and Sense Organs, University of Bari “Aldo Moro,”
6Department of Education, Psychology, Communication, University of Bari, IT
7Department of Neuroradiology, “Casa Sollievo della Sofferenza” IRCCSS, San Giovanni Rotondo, FG, IT

*Corresponding author: Viridiana.Mazzola@hcuge.ch


Department of Mental Health, Liaison Psychiatry,
University Hospitals of Geneva
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4
1211 Geneva CH

Abstract
The anger-body link is readily apparent based on the autonomic and behavioral
responses elicited. In everyday life angry people react in different ways, from being
agitated with an increased heart rate to remaining silent or detached. Neuroimaging
evidence supports the role of mid-posterior insula and midcingulate cortex/MCC, e.g.
the network of salience-action link system, in monitoring the ongoing situation and
selecting behavioral responses via skeletomotor control and body orientation. However,
there is still a lack of clarity concerning how interindividual variability in emotion-body
link disposition drives salience-action link network activity during anger processing.
Therefore, we investigated whether an active or a down emotion-body link disposition
during anger experiences would differently affect the information flow within this
network. Two groups of participants underwent fMRI scanning session watching video
clips of actors grasping objects with angry and joyful facial expressions. Dynamic causal
modeling analyses revealed a different insulae-MCC connectivity underlying the anger-
body link and the ‘urge to act’ feeling differently experienced by the two groups during
anger processing. From the perspective of a hierarchical model of neurovisceral
integration, these findings add knowledge to the multiple ways which the insula and
MCC dynamically integrate affective and bodily aspects of the human experience.

Keywords: anger, insula, salience-action link network, emotion-body link dispositions,


dynamic causal modeling.

p. 33
Traitement pharmacologique de l’état de stress post-traumatique chez l’adulte

Christos Papachristou, Rachel Baeriswyl-Cottin, Rachel Vaz Madera, Ruxandra Topa,


Natacha Premand, Javier Bartolomei

Centre ambulatoire de psychiatrie et psychothérapie intégrées (CAPPI), secteur


Servette, Service de Psychiatrie adulte, Département de santé mentale et de
psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

Nous avons fait une revue de la littérature concernant la prise en charge


pharmacologique de l’état de stress post-traumatique (ESPT) chez l’adulte. Environ 80
à 100% des personnes de la population générale seront exposées au cours de leur vie
à des événements traumatiques (Breslau et al. 1998). En fonction de la nature du
traumatisme une minorité de ses personnes manifesteront un ESPT qui est un trouble
caractérisé par des symptômes intrusifs (souvenirs, cauchemars, flashbacks),
d’évitement, hypervigilance ainsi que des émotions négatives. Cette symptomatologie
persiste au delà d’un mois et impacte significativement le fonctionnement de la
personne. Le traitement de l’ESPT est pharmacologique et/où psychothérapeutique, ce
dernier n’étant pas traité ici. Sur le plan pharmacologique, les inhibiteurs sélectifs de la
recapture de la sérotonine (Stein et al. 2006) et la venlafaxine (Davidson et al. 2006)
sont considérés comme médication de 1ère ligne. L’utilisation des antipsychotiques de
deuxième génération (quétiapine, risperidone, olanzapine) a démontré une certaine
efficacité comme traitement adjuvant ou de 2ème ligne avec un niveau d’évidence
actuellement faible. Des résultats mixtes ont été retrouvés concernant l’efficacité de
l’alpha-bloquant prazosine (pas commercialisé en Suisse) dans le traitement de l’ESPT
bien qu’il pourrait avoir une utilité pour les troubles du sommeil (Singh et al. 2016,
Raskind et al. 2018). Les benzodiazépines sont largement prescrites mais leur efficacité
pour cette indication est peu étudiée. La durée du traitement est de minimum 6 mois,
voire 1 année.

p. 34
Comment les applications pour des problèmes d’alcool intègrent-elles la thérapie
cognitivo-comportementale ?

Louise Penzenstadler¹, Eleni Kalogeropoulou¹, Anne Chatton¹, Matthias Van Singer²,


Yasser Khazaal¹²³

1, Hôpitaux Universitaires Genève, Département de Santé Mentale et Psychiatrie, Genève, Suisse

2, Université de Genève, Département de Médecine, Genève, Suisse

3, Research Center, Montreal University Institute of Mental Health, Montreal, Canada.

Introduction :

Les applications pour smartphones sont déjà largement utilisées en médecine et de


plus en plus dans des domaines de santé mentale. Des outils de thérapie cognitivo-
comportementale (TCC) sont souvent intégrés dans ce type d’applications. Le but de
l’étude est d’évaluer la qualité des applications concernant les problèmes d’alcool et
d’analyser les outils TCC intégrés.

Méthode :

Une recherche des mots clés concernant l’alcool et la dépendance à l’alcool a été faite
sur le app store d’Apple. Parmi les 137 applications identifiées, 52 présentaient tous les
critères d’inclusion. Les applications étaient évaluées selon les indicateurs de qualité
suivants : responsabilité, interactivité, score de « self-help » (basée sur les directives de
traitement des addictions publiées par l’American Psychiatric Association) et la qualité
du contenu basée sur des preuves. Le score « Brief Discern » et les critères du label
«Health on the Net» étaient aussi utilisés comme critère de qualité.

Résultats :

La qualité du contenu et le score de “self-help” des applications évaluées était


pauvre/bas. Seul le « Brief Discern » prédisait de manière significative la qualité des
applications.

Conclusions :

La qualité et les bas scores de « self-help » des applications pour les problèmes
d’alcool montrent l’écart entre les potentiels technologiques et la qualité générale des
produits existants.

p. 35
Cortico-striatal connectivity during stress in euthymic bipolar patients and
healthy bipolar offspring

Kalliopi Apazoglou1, Anne-Lise Küng2, Paolo Cordera2, Jean-Michel Aubry2, Alexandre


Dayer1,2, Patrik Vuilleumier1, Camille Piguet1,2
1Department of Psychiatry, Faculty of Medicine, University of Geneva
2Department of Mental Health and Psychiatry, University Hospital of Geneva ,

Social stress reactivity is a core feature of many psychiatric disorders, including bipolar
disorder, and neuroimaging studies have found abnormalities in striatal activity that are
believed to underlie reward sensitivity in BD. We here investigated the dynamics of the
cortico-striatal network as a hub of both cognitive and affective processes during and
after a social stressor in remitted bipolar patients (BP) and bipolar offspring (BPO) with
no history of psychiatric disease but considered at risk to develop a psychiatric disorder.

22 remitted BP, 17 BPO and their respective matched healthy controls (HC) underwent
an adapted version of the Montreal Imaging Stress Task while brain activity was
registered with functional MRI. The task consisted of mental calculations in a given time
frame followed by a positive or negative social feedback and resting periods of 90sec in
order to assess recovery from stress. A generalized PPI approach was used to explore
dorsal striatum (DS: x=18, y=-1, z=7) connectivity across conditions.

Following stress, a blunted striatal response was found during and after positive,
compared to negative, social feedback in BP compared to healthy controls. The same
type of decreased response after positive feedback was found in offspring. Analysis of
connectivity of this dorsal striatal region showed a decreased connectivity within striatal
regions and between DS-ACC during stress for patients. A similar pattern was observed
when comparing offspring to bipolar patients, with decreased intra-striatal connectivity
and DS-middle cingulate gyrus connectivity in patients during mental stress. Moreover,
decreased functional connectivity between DS-PCC was observed in BP following
positive feedback as compared to HC, however offspring did not show the same
pattern.

These results suggest impairments in the executive control circuitry under stress in BP
that are not present in healthy bipolar offspring. On the other hand, BP and offspring
showed an anhedonic response towards positive feedback that was maintained also
during stress recovery in parallel with decreased connectivity patterns with PCC. This
could underlie a vulnerability trait of anhedonia towards positive social stimuli in young
bipolar offspring and suggests a neurodevelopmental dimension of the alterations in
striatal activity in BD.

p. 36
Visual exploration of cute stimuli in children with Autism Spectrum Disorder
(ASD): an eye-tracking study
Andrea C. Samson1,2, Alexandra Zaharia1,2, Tara Rojanawisut1, Nada Kojovic3, David Sander1,
Marie Schaer3
1Swiss Center for Affective Sciences, University of Geneva, Switzerland, 2Swiss Distance Learning University, Brig,
Switzerland, 3Developmental Imaging and Psychopathology Lab, Department of Psychiatry, University of Geneva
School of Medicine, Switzerland.

Introduction: Previous studies showed that individuals with ASD present atypical
patterns of positive emotions, such as lower experience and less expressions of positive
emotions. A strong trigger to induce positive emotions is the baby schema, which
consists of infantile physical features perceived as cute (e.g., big eyes, small mouth).
These features prompt social approach and elicit caretaking behavior, affiliation, and
social interaction, which are reduced in ASD. Hence, we investigated sensitivity towards
the baby schema (cuteness) in children with ASD compared to children with typical
development (TD). We explored their eye gaze responses towards cute (infants) and
non-cute (adults) stimuli paired with animals. We expected sensitivity towards the baby
schema to be linked to social impairments.
Method: Forty children with ASD (Mage=5, SDage=1.38, 38 males) and 26 TD children
(Mage=5.15, SDage=1.35, 16 males) participated in the study. Using eye-tracking
technology, we compared the gaze patterns (Average Fixation Duration, Time to First
Fixation, Time Spent, Number of Fixations on areas of interest) during a visual
exploration task including humans and animals (species) in two conditions: either
infants (frame 1) or adults (frame 2) paired with animals and low-interest distractors.
Infants and animals obtained similar cuteness ratings and were rated cuter than adults
during validation stage. Social impairment severity was assessed with the Social
Responsiveness Scale-2 (SRS-2).
Results: Repeated-measures ANOVAs showed that all participants made longer
fixations on infants compared to adult stimuli, and, in frame 2, on animals compared to
adults. We found a significant interaction effect (Frame x Species x Group) on the Time
Spent and a significant Group effect on the Number of Fixations. Post-hoc t-tests
showed that children with ASD allocated less time and fewer fixations on infants (frame
1) and on animals (frame 2) compared to TD children. Only TD children took less time
to fixate humans than animals across conditions. In the ASD group, we found a
negative correlation between the Number of Fixations on adults and the SRS-2 Total T-
Score.
Conclusions: Our results indicate a decreased sensitivity towards baby schema in
participants with ASD compared to TD. We show that although all children allocate
more attention to stimuli with cute features (infants, animals), children with ASD explore
less animals (vs. adults) and infants (vs. animals) compared to TD children. Human
stimuli capture TD children’s attention faster, suggesting that these stimuli might be
more salient to them than to children with ASD. The negative association between
number of fixations on adults and severity of social impairments in children with ASD
may illustrate the limited social orientation commonly reported by their adult caregivers.
Alterations in visual exploration of cute stimuli found in children with ASD should be
further examined within the context of positive emotional experience. Future studies
should test the relevancy of the current findings using longitudinal designs to gain a
better insight into the role that sensitivity towards baby schema has in the socio-
emotional development in autism.

p. 37
Evénements de vie stressants et troubles psychopathologiques chez les enfants
suivis au Centre psychothérapeutique de Lausanne

Nicole Steiner, Nevena Dimitrova, Victoria Houriet, Stéphanie Habersaat, Sébastien


Urben, et Philippe Stéphan
Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

Introduction : Les événements de vie stressants sont liés à l’émergence des troubles
psychopathologiques durant l’enfance et l’adolescence. Le Centre psychothérapeutique
(CPT) de Lausanne offre une prise en charge multidisciplinaire aux enfants entre 5 et
12 ans qui présentent des troubles pédopsychiatriques sévères. Dans ce contexte, ce
travail a pour objectifs de décrire l’importance des événements de vie stressants et des
difficultés psychopathologiques de cette population et de spécifier les liens entre ces
dimensions.

Méthode : Les données ont été récoltées à partir des dossiers médicaux de 112
enfants (M = 8 ans, ET = 2.32), dont 94 garçons, de nationalités différentes (CH =
58%).
Les mesures considérées pour répondre aux objectifs explicités ci-dessus sont les
événements de vie stressants (basés sur les critères de la CIM-10) et les troubles
psychopathologiques les plus communément observés chez les enfants prises en
charge au CPT.

Résultats : En relation avec notre premier objectif, plus de la moitié des enfants
accueillis au CPT sont issus de la migration (53%). La séparation des parents et la
discorde familiale entre adultes sont aussi des événements stressants relativement
fréquents (42% et 32% respectivement). En ce qui concerne le nombre d’événements
de vie stressants, 81.3% des patients ont vécu d’un à quatre antécédents stressants,
dont la plupart (29%) ont été victimes d’un seul antécédent.
Par rapport aux troubles psychopathologiques, nous observons majoritairement que les
enfants souffrent de troubles du développement (c’est-à-dire des difficultés de
communication, de socialisation et d’autonomisation, 93%), d’un comportement hétéro-
agressif (52%), de trouble de l’alimentation (34%) et de trouble de la pensée (32%).
En ce qui concerne le deuxième objectif de ce travail, les analyses montrent une
corrélation significative et positive entre le nombre d’événements de vie stressants vécu
et le nombre de difficultés psychopathologiques (ρ = .203, p = .032). Plus
spécifiquement, cette corrélation n’est significative que pour les symptômes anxieux (ρ
= .215, p = .023), la thymie (ρ= .292, p = .002), et les comportements auto-agressifs (ρ
= .259, p = .006) et hétéro-agressifs (ρ = .193, p = .041).

Conclusion : Nous observons que la majorité de la population admise au CPT a vécu


une migration et elle est caractérisée majoritairement par des difficultés de
communication, de socialisation et d’autonomisation. Les résultats suggèrent que plus
les enfants vivent d’événements stressants, plus ils manifestent des difficultés
psychopathologiques; les plus impactées sont notamment l’anxiété, la thymie, et les
comportements auto- et hétéro-agressifs.

p. 38
Fluorescence activated cell sorting to reveal the cellular origin of TSPO
radioligand binding in molecular imaging of neuroinflammation

Benjamin B. Tournier, Stergios Tsartsalis, Philippe Millet

Service de Psychiatrie Adulte, Département de Santé Mentale et de Psychiatrie, Hôpitaux


Universitaires de Genève

Département de Psychiatrie, Université de Genève

Understanding the role of neuroinflammation in central nervous system (CNS) disorders


is a major challenge for the fields of Psychiatry and Neurology. The 18-kDa translocator
protein (TSPO), expressed mainly by microglia, astrocytes and endothelial cells, is by
far the most commonly used target for in vivo imaging of neuroinflammation with
Positron Emission Tomography (PET) and Single Photon Emission Tomography
(SPECT). Whilst clinical PET studies in conditions such as major depressive disorder
and Alzheimer’s disease have quite consistently shown an elevation of TSPO, results
are much more contradictory in studies of conditions such as schizophrenia. These
discrepancies could probably be explained by the differential role of TSPO as a marker
of neuroinflammation depending on the cell type that over- or under-expresses this
protein. However, PET and SPECT imaging cannot distinguish the cellular origin of the
TSPO signal. In this context, we propose a translational approach coupling ex vivo
molecular imaging and fluorescence activated cell sorting (FACS) to determine the
cellular distribution of the TSPO radiotracer binding. In a proof-of-concept study, we
used two animal models of acute and chronic neuroinflammation and showed that the
same upregulation of TSPO radiotracer binding in the brain may be due to modifications
of TSPO expression in different cell types, depending on the model. Our study
illustrates that in vivo PET and SPECT studies of neuroinflammation need to be
informed by preclinical studies on animal models or even human post mortem tissue
samples for a biologically meaningful interpretation of their results. Overall, we propose
a method that may optimize molecular imaging of neuroinflammation and further clarify
its potential to serve as a biomarker and a therapeutic target in CNS disorders.

p. 39

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