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I

USH PAYS DE LA LOIRE

PROJET ENERGIESPRONG EN
FAVEUR DE LA MASSIFICATION DE LA
RENOVATION ENERGETIQUE DES
LOGEMENTS LOCATIFS SOCIAUX EN
PAYS DE LA LOIRE

VF1 - Date de diffusion 19/07/2019

Etude technique de faisabilité en


faveur de la massification de
rénovation EnergieSprong
MAITRISE D’OUVRAGE :
Axel DAVID
Directeur
T 02 40 94 87 59
USH – PAYS DE LA LOIRE @ adavid@ush-pl.org
8, avenue des Thébaudières
44800 SAINT-HERBLAIN Jérémy ROBIN
Chargé de mission
T 02 40 94 87 59
@ jrobin@ush-pl.org

ASSISTANT MOA :

Guillaume DELOUCHE
ALTEREA AGENCE OUEST
Chef de projets
26, boulevard Vincent Gâche
T 02 40 74 24 81
44275 NANTES Cedex 2
@ gdelouche@alterea.fr

SUIVI DU DOCUMENT :

Indice Date Modifications Rédaction Vérification Validation

Pierrick
DONCOEUR Guillaume Jérémie
1 19/07/2019
DELOUCHE ROBERT
Kévin GOFF

contact@alterea.fr – www.alterea.fr

Agence Ouest (siège) Agence Ile-de-France Agence Nord Agence Sud-Ouest


26 bd Vincent Gâche CS 17502 23 Avenue d’Italie 21 rue Pierre Mauroy Parvis Louise Armand CS 21912
44275 Nantes Cedex 2 75013 Paris 59000 Lille 33082 Bordeaux
T 02 40 74 24 81 T 01 46 28 31 89 T 03 59 54 21 08 T 05 56 64 42 51
f 02 51 84 16 33 f 02 51 84 16 33 f 02 51 84 16 33 f 02 51 84 16 33

Agence Sud – Est Agence Est


19 Rue de la Villette 20, Place des Halles
69003 Lyon 67000 Strasbourg
T 04 87 24 90 75 T 02 51 84 16 33
f 02 51 84 16 33 f 02 51 84 16 33
SOMMAIRE

INTRODUCTION – CONTEXTE DE L’ETUDE 6

DEMARCHE ENERGIESPRONG – PRINCIPE ET ENJEUX FRANÇAIS ET LIGERIENS 7


DEMARCHE ENERGIESPRONG EN EUROPE ET EN FRANCE 7
ENJEUX DE L’ETUDE 8
ETUDE DE L’USH PAYS-DE-LA-LOIRE 9
METHODOLOGIE UTILISEE 10

EVALUATION DU PATRIMOINE 12
PRINCIPE 12
ETAT DES LIEUX 12
STRUCTURATION DE LA BASE DE DONNEES 13
CARTOGRAPHIE 20
CARACTERISTIQUES DU PARC DE LOGEMENTS ETUDIE 22

IDENTIFICATION DES SEGMENTS DE PATRIMOINE PERTINENTS 26


PRINCIPE 26
ARBRE DE DECISION 26
DESCRIPTION DES SEGMENTS 27
SEGMENT 1 27
SEGMENT 2 29
SEGMENT 3 30
SEGMENT 4 31
SEGMENT 5 32
SEGMENT 6 33
SEGMENT 7 34
SEGMENT 8 35
SYNTHESE DES SEGMENTS ET CONCLUSION 36

SOLUTIONS DE RENOVATION POSSIBLES 37


SOLUTIONS SUR LE BATI 37
FAÇADES 37
TOITURES 39
MENUISERIES 40
SOLUTIONS SUR LES SYSTEMES THERMIQUES 40
LES SYSTEMES CLASSIQUES 40
SOLUTIONS SUR LES SYSTEMES ECS 44
SOLUTIONS POUR LES SYSTEMES DE VENTILATION 46
SOLUTIONS DE PRODUCTION THERMIQUE RENOUVELABLE 47
SOLUTIONS DE PRODUCTION D’ENERGIE 48
STOCKAGE DE L’ENERGIE 51
FOCUS SUR LA PRODUCTION D’ENERGIE PHOTOVOLTAÏQUE 53
CONTEXTE FRANÇAIS – E VOLUTIVITE DE LA REGLEMENTATION 53
IMPACT GEOGRAPHIQUE ET INCIDENCE DES ORIENTATIONS 53

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MAISONS INDIVIDUELLES 55
LOGEMENTS COLLECTIFS 57
LOGEMENTS COLLECTIFS 62
PROBLEMATIQUES OPERATIONNELLES DE RENOVATION A PRENDRE EN COMPTE 65
PROBLEMATIQUE AMIANTE 65
PROBLEMATIQUE SITE OCCUPE 65

ANALYSE ENERGETIQUE 66
PRINCIPE 66
HYPOTHESES DE CALCUL 66
ETUDE DE SENSIBILITE DES PARAMETRES DE L’ETAT INITIAL 67
MAISONS INDIVIDUELLES 67
LOGEMENTS COLLECTIFS 71
SCENARIOS DE TRAVAUX ENVISAGES 72
BATI 72
SYSTEMES 72
SCENARIOS DE TRAVAUX ETUDIES 73
RESULTATS 74
MAISONS INDIVIDUELLES 74
BATIMENTS COLLECTIFS 75
CONCLUSION 76

ANALYSE FINANCIERE 77
PRINCIPE DU MODELE ECONOMIQUE ENERGIESPRONG 77
SIMULATIONS FINANCIERES 79
HYPOTHESES D’AUGMENTATION DES PRIX DES ENERGIES 82
INTRODUCTION 82
HISTORIQUE DES COUTS DES ENERGIES 82
TENDANCE D’EVOLUTION PRIS EN COMPTE DANS L’ETUDE 82
FOCUS SUR LA TICGN POUR LE GAZ NATUREL 83
HYPOTHESES DES SIMULATIONS FINANCIERES 84
AUTRES HYPOTHESES DE CALCUL – MONTANTS RECUPERABLES 86
SYNTHESE DES DIFFERENTS LEVIERS 86
PHOTOVOLTAÏQUES 86
CERTIFICATS D’ECONOMIES D’ENERGIE 86
CONTRIBUTION DES LOCATAIRES 87
FEDER 87
TFPB 88
AUGMENTATION DE LOYER 88
RESULTATS DES SIMULATIONS FINANCIERES 89
COUTS DE REHABILITATION ET MASSIFICATION 89
MASSIFICATION ET EFFET D’ECHELLE 89
COUT DE MAINTENANCE ET ACTUALISATION 90
CHARGES DES LOCATAIRES APRES TRAVAUX 92
CHARGES LOGEMENTS INDIVIDUELS 92
CHARGES DES LOGEMENTS COLLECTIFS 93

NOTION DE BOUCLIER ENERGETIQUE 94


GENESE ET RAISONS 94
CONCEPTUALISATION 94
CAS PRATIQUES ET SOLUTIONS DE RENOVATION 94

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PROCHAINES ETAPES 95

SYNTHESE 97

ANNEXES 98
ARBRE DE DECISION 99
SIMULATIONS DES ETATS INITIAUX EN MAISONS INDIVIDUELLES 100
SIMULATIONS DES ETATS FINAUX EN MAISONS INDIVIDUELLES 103
SIMULATIONS FINANCIERES 106
SEGMENT 1 INDIVIDUEL E=0 ELEC 106
SEGMENT 2 INDIVIDUEL E=0 NON ELEC 106
SEGMENT 5 COLLECTIF E=0 NON ELEC 107
SEGMENT 6 COLLECTIF E=0 ELEC 107

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INTRODUCTION – CONTEXTE DE L’ETUDE
La démarche EnergieSprong est une approche innovante issue des Pays-Bas dont l’objectif est de
développer un marché de la rénovation énergétique dans un contexte de maitrise de la dépense publique
en offrant un bouclier énergétique aux habitants.

Les enjeux de la démarche et sa finalité trouvent un écho important avec les objectifs et le contexte actuel
de réhabilitation énergétique du patrimoine de logements sociaux ligériens. A ce titre, l’USH Pays-de-la-
Loire et ses adhérents ont souhaité mener une étude pour identifier la possibilité et les modalités de
transposition de ce modèle au patrimoine ligérien.
La présente étude consistera ainsi à caractériser le gisement de logements sociaux à l’échelle des Pays
de la Loire pouvant s’inscrire dans la démarche EnergieSprong et d’en démontrer la faisabilité technique,
énergétique et économique. Elle est portée sous Maîtrise d’Ouvrage de l’USH Pays-de-la-Loire et réalisée
par un AMO (ALTEREA) ainsi que l’inter-médiateur en charge de l’animation nationale de la démarche
EnergieSprong (GreenFlex).

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DEMARCHE ENERGIESPRONG – PRINCIPE ET ENJEUX FRANÇAIS ET
LIGERIENS

Démarche EnergieSprong en Europe et en France


Initiée et éprouvée aux Pays-Bas, la démarche EnergieSprong est portée par un mouvement européen
d’acteurs qui veut développer, dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, une massification de
rénovations énergétiques efficaces, désirables pour l’occupant et viables économiquement.
EnergieSprong est une démarche de collaboration ouverte des acteurs de l’écosystème. Les pouvoirs
publics (nationaux et locaux), les financeurs, les acteurs de la demande (bailleurs sociaux et occupants)
et les acteurs de l’offre (maitrise d’œuvre, constructeurs, mainteneurs, industriels) travaillent ensemble
pour lever les freins au déploiement d’une telle approche. En France, ce travail d’accompagnement du
marché vers la massification de ces rénovations énergétiques est porté par GreenFlex.
Aux Pays-Bas, l’engagement de long terme de 6 bailleurs sociaux à rénover 11 000 logements avec ces
exigences a donné une visibilité aux fournisseurs de solutions et instauré un climat de confiance, qui a
engendré en 5 ans une baisse des coûts de 50%.

Rappel des 4 principes fondamentaux de la démarche EnergieSprong aux Pays-Bas :

1. E=0 Tout usage, garantie sur 30 ans : le logement produit autant d’énergie qu’il en consomme
grâce à une efficacité thermique et énergétique exemplaire et à la production locale d’énergie
renouvelable ;

2. Les travaux de rénovation se font en site occupé et pour une durée réduite au minimum (une
semaine dans l’idéal), ce qui incite à la préfabrication et à l’optimisation du chantier (hors
amiante) ;

3. Le modèle économique repose principalement sur les économies de dépenses énergétiques et


sur la production d’énergie renouvelable ; un surinvestissement financé par les économies
réalisées sur 30 ans, sans surcoût pour les locataires ;

4. Le logement rénové doit être attractif pour les occupants : la rénovation EnergieSprong inclut des
éléments de sécurité, d’accessibilité, de confort, d’amélioration du logement et d’esthétisme
correspondant aux attentes des habitants.

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Cette approche, qui a été un succès aux Pays-Bas, est en cours de transposition en France (grâce au
programme Européen H2020 Transition Zéro), avec 2 premiers projets pilotes livrés dans les Hauts de
France (cofinancé grâce au programme Interreg NWE E=0) et l’engagement de plusieurs acteurs de la
filière à s’impliquer dans la démarche.
L’objectif in fine est de contribuer activement à l’atteinte des ambitions énergie climat et de lutte contre la
précarité énergétique que s’est fixé la France. Des objectifs essentiels alors que le bâtiment est à l’origine
de 44% de l’énergie consommée1, et que 3,5 millions de Français ont eu froid en 2017 pour des raisons
de précarité énergétique2.
Passer de l’amorçage de la démarche en France à un changement d’échelle, est tout l’objet du programme
EnergieSprong France, porté par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire dans le cadre des
appels à projets de programmes relatifs au dispositif des Certificats d’Economies d’Energie.
Ce programme vise sur 2 ans à étendre l’approche de 3 à 12 régions françaises, en l’accélérant dans le
logement social et en la transposant sur les segments de l’habitat privé et des bâtiments éducatifs. Il
s’attache plus spécifiquement à consolider et améliorer le concept, en l’adaptant à de nouveaux segments
de marché, à agréger une demande significative nouvelle de rénovations utilisant cette approche, à activer
une baisse des coûts par le déploiement de meilleures solutions et à accompagner la mise en œuvre et
les retours d’expérience de démonstrateurs.

Enjeux de l’étude
Cette étude porte de nombreux enjeux, à la fois pour les bailleurs sociaux de la région Pays de la Loire
mais aussi pour le développement d’un modèle de rénovation énergétique économiquement viable pour
l’ensemble du territoire Français.
En effet, une mobilisation importante du monde HLM autour du projet commun qu’est la démarche
EnergieSprong permet d’avoir un poids suffisant pour permettre une contribution de nouveaux partenaires
financiers, de mobiliser des ressources de chaque entité de l’état (région, département, collectivités) et
d’aller rencontrer les industriels afin de développer des solutions adaptées à la démarche.
La finalité de cette étude est d’inventer de nouveaux process de rénovation, plus cohérents avec les enjeux
climatiques actuels (accélération du volume de rénovation) et permettant de mettre en place des logiques
économiques ou chaque entité est mise à contribution (état, bailleurs, locataires).
Le volume inédit de logements engagés dans cette démarche permet une approche différente qui implique
une logique de massification/standardisation des rénovations énergétiques.
La réalisation de cette démarche étant une adaptation d’un système déjà existant et viable aux Pays Bas,
l’enjeux de cette étude est donc de prouver la faisabilité technique, économique et financière à l’échelle
des Pays de la Loire en levant tous les freins identifiés à sa réalisation.
Cette démarche, pour être pérenne, doit concerner un nombre important de logements à court, moyen et
long terme afin de donner une visibilité aux différents acteurs. L’étude de faisabilité a pour objectif de
quantifier le gisement de logements adaptés à la démarche sur le territoire des Pays de la Loire.
Une fois cette qualification de la base effectuée, des simulations énergétiques et financières avec des
hypothèses de calcul représentatives de la réalité vont permettre de valider le modèle.

1
Chiffres MDDE 2012
2 Rapport de la Fondation Abbé Pierre « L’état du mal-logement en France en 2017 »

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Etude de l’USH Pays-de-la-Loire
L’USH Pays-de-la-Loire et ses adhérents ont manifesté leur intention d’approfondir l’intérêt de la démarche
vis-à-vis de leur patrimoine et de confirmer la possibilité et les modalités de transposition de la démarche
à ce patrimoine et à l’écosystème d’acteurs locaux.
Les points suivants font notamment l’objet de la présente étude de pré-faisabilité :
▪ Evaluation du patrimoine potentiellement concerné et confirmation de l’adéquation des
caractéristiques du patrimoine (formes, matériaux, …) avec la capacité à mettre en œuvre une
démarche massifiée et industrialisée.
▪ Identification des différentes solutions techniques et technologies mobilisables en termes de
travaux et leurs enjeux.
▪ Qualification du modèle énergétique.
▪ Qualification du modèle financier.

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Méthodologie utilisée
L'étude de faisabilité de la démarche EnergieSprong dans les Pays de la Loire ne peut être effectuée
qu’avec une bonne connaissance du type d’habitat présent sur le territoire. Les informations transmises
par les bailleurs sont intégrées dans une base de données permettant de dresser une cartographie des
caractéristiques des logements et d’avoir une estimation du nombre de logements pouvant être concernés
par la rénovation EnergieSprong. Ces caractéristiques permettent d’anticiper les difficultés techniques de
rénovation ainsi que les éléments structurants de la démarche. Ces caractéristiques constituent des
critères conduisant à l’établissement d’un arbre de décision. Cela permet ainsi de regrouper par segments
les cas de figures proches appelant une solution technique similaire ne demandant que peu d’adaptations
et permettant une massification.
Une fois cette structuration de base de données effectuée, il est nécessaire de modéliser les bâtiments
dans leur état initial et dans leur état rénové. Il n’est bien sûr pas possible de modéliser des milliers de
logements à une aussi grande échelle, néanmoins il était important de pouvoir avoir des modèles
représentatifs et fiables.
Une étude de sensibilité est lancée afin de quantifier les variations des résultats par rapport à des
variations de caractéristiques (orientation, surface de logements, mitoyenneté, ...).
Partant de résultats sur un cas type, il est alors possible d’extrapoler pour donner les résultats sur un cas
réel.
En parallèle, les consommations réelles sont récupérées auprès des fournisseurs d’énergie sur des sites
représentatifs afin de fiabiliser les modèles théoriques.
Ces consommations réelles permettent aussi de fiabiliser les calculs de charges des foyers.
Une fois les états initiaux calés, une étude des solutions techniques existantes est réalisée. Ce
benchmarking permet de lister les avantages et inconvénients de chaque solution et d’analyser leur
compatibilité avec la démarche EnergieSprong.

Cette étude concerne à la fois le bâti pour la réduction des besoins de chauffage, les systèmes (chauffage,
ventilation et production d’eau chaude sanitaire) et la production d’énergie. Il est regardé la mise en œuvre,
l’investissement, les réglementations, les contraintes architecturales ou d’urbanismes et les conditions de
revente pour le photovoltaïque. Il s’agit de la faisabilité technique.

Figure 1 : Faisabilité Technico-économique - Source GreenFlex

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Les différentes solutions compatibles avec la démarche EnergieSprong sont modélisées afin de
déterminer si l’objectif du E=0 est atteint en fonction des différents segments ou typologies de logements.
Il s’agit de la faisabilité énergétique.
Dans les cas non favorables à la démarche n’atteignant pas le E=0, il est détaillé la notion de bouclier
énergétique permettant de protéger le locataire de la hausse des prix de l’énergie et luttant contre la
précarité énergétique.
Avec le calcul des charges des locataires à l’état initial et de celles estimées après rénovation, les aides
financières mobilisables, la revente de l’énergie, il est possible de définir les conditions d’investissements
de rénovation pour qu’il y ait un équilibre économique sur 30 ans. Il s’agit de la faisabilité économique.
Lorsque ces trois piliers (technique, énergétique, économique) sont réunis, la faisabilité de la démarche
EnergieSprong est démontrée et permet d’envisager les conditions administratives et juridiques de
passation de marché (tranches, allotissement, …).
Ce rapport suivra cette méthodologie de façon détaillée.

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EVALUATION DU PATRIMOINE

Principe
Une des conditions de succès de la démarche EnergieSprong réside dans la massification des
rénovations. Cette approche n’est pas envisageable avec le portage d’un seul acteur. Elle prend par contre
tout son sens à l’échelle régionale, avec une approche inter-bailleurs, ces derniers possédant souvent du
patrimoine aux caractéristiques patrimoniales proches sur des territoires partagés.
En premier lieu, il s’agissait donc d’évaluer le gisement de patrimoine potentiel chez l’ensemble des
acteurs régionaux et de qualifier son adaptation à la démarche en étant en capacité de fournir une base
patrimoniale conséquente. C’est pourquoi, la démarche a été ouverte à l’ensemble des bailleurs sociaux
de la région Pays de la Loire qui le souhaitent. Ils ont été sollicités afin d’identifier au sein de leurs
patrimoines les lots susceptibles d’être intégrés à une démarche de rénovation massive. Une majorité des
bailleurs sociaux ont montrés leur intérêt pour la démarche et ont transmis des listes de logements
correspondant à du patrimoine prévu en programmation dans les 5 prochaines années et dont le bailleur
souhaitait évaluer le potentiel par rapport à la démarche EnergieSprong. Il ne s’agit donc pas ici d’une
analyse comparative et exhaustive à l’échelle de l’ensemble du patrimoine de logements sociaux ligériens,
mais d’une approche sur l’évaluation d’un premier gisement de logements adaptés en vue de confirmer la
capacité à intervenir de manière massifiée, condition sine qua non de la démarche.
Afin d’écarter un minimum de logements et de créer une base de données conséquente, les premiers
critères de sélection sont volontairement très larges et se concentrent sur l’ensemble des logements
collectifs ou individuels affichant une performance énergétique à partir de l’étiquette DPE C
(Consommation DPE ≥ 91 kWh/m².an).

Etat des lieux


Les principaux bailleurs des Pays de la Loire ont été contactés pour une présentation de la démarche
EnergieSprong. Un tableau Excel listant les informations nécessaires à une segmentation a été transmis
aux bailleurs pour remplissage. En parallèle, une plateforme d’échange a été mise en place par Alterea
pour récupérer les données. De nombreux échanges ont eu lieu afin de qualifier les informations
transmises et affiner l’analyse.
Sur l’ensemble des bailleurs régionaux, environ 60% ont répondu favorablement et fourni une liste de
logements plus ou moins conséquente en fonction de leur parc de logement et des opportunités de
rénovation comme suit :

Logements collectifs Logements individuels Total

Volume 8 691 7 739 16 430

Bailleurs Départements Nombre de logements

Atlantique Habitations 44 2 528

Espace domicile 44 30

Habitat 44 44 894

Harmonie Habitat 44 100

Immobilière Podéliha 49 50

La Nantaise d’Habitations 44 13
Maine et Loire Habitat 49 1 934

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Mancelle d’habitation 72 55

Mayenne Habitat 53 41

Méduane 53 40

Nantes Métropole Habitat 44 2 677

Sarthe Habitat 72 1295

Silène 44 951

Vendée Habitat 85 169

Vendée Logement 85 5 049

Vilogia 44 163

Structuration de la base de données


Une fois la base de données finalisée et fiabilisée, un arbre de décision a été mis en place afin de
sélectionner les lots les plus à même de correspondre au cahier des charges d’une rénovation de type
EnergieSprong.
En effet, la démarche EnergieSprong repose principalement sur la baisse des coûts par la préfabrication
des éléments et la massification des rénovations. Il s’agit donc d’identifier les lots présentant des
caractéristiques proches et dont le traitement fera l’objet d’une solution technique unique avec un cahier
des charges commun à 80% sur les différents sites.
Suivant les typologies des projets réalisés au Pays-Bas et les contraintes inhérentes à ce type de
rénovation il a été possible d’identifier les types de lot les plus favorables pour cette démarche.
Cependant, les lots n’affichant pas les caractéristiques optimales ne sont pas pour autant dans une
impossibilité d’appliquer la démarche EnergieSprong sur ces logements. Il est en effet possible d’adapter
cette démarche en la modulant en fonction des contraintes techniques propres à chaque lots.
C’est pourquoi, plusieurs caractéristiques jugées impactantes pour la réalisation d’une rénovation de type
EnergieSprong ont été identifiées et ont permis de répartir les différents lots de la base de données en
« segments » présentant un maximum de similitude.
Les lots compris dans les différents segments correspondent donc à un cahier des charges similaire et,
par conséquent, la mise en place d’une solution type. C’est à dire un traitement identique du bâti, des
systèmes et un équilibre financier proche (montant et montage).
Certains lots présentant des caractéristiques rédhibitoires ont été fléchés en rénovation classique et
devront être traités au cas par cas sans bénéficier de la massification.
Enfin certains lots ne remplissent pas tous les critères favorables à la démarche EnergieSprong. Ils
pourront s’inscrire dans une démarche “Bouclier énergétique” bénéficiant de la massification. Cette
démarche fera l’objet d’un point spécifique du présent rapport.
Parmi les caractéristiques identifiées, un ordre a pu être établi en fonction de l’importance de l’impact sur
la réalisation d’une rénovation EnergieSprong, cet ordre a été défini de la manière suivante :

Typologie collective ou individuelle :


La première des caractéristiques impactant le cahier des charges d’une rénovation est la typologie du lot.
En effet, les typologies collectives et individuelles ne se verront pas traiter de la même manière autant
dans le traitement des façades (surfaces plus importantes, répétabilité…), le traitement des toitures (toiture
terrasse, présence d’équipements collectifs…), la mise en place de solutions techniques de chauffage et
d’ECS (mutualisation des systèmes, présence de réseaux collectifs…) et enfin dans la mise en place de

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montage financier liée à la production d’ENR (règles d’autoconsommation, imposition en toiture…). Les
réglementations peuvent être différentes entre ces typologies sur certains points. De même les ratios de
coût de rénovation au logement sont aussi différents.
Cette première séparation permet ainsi de diviser la base de données entre les bâtiments collectifs et les
logements individuels. Le cahier des charges sera différencié tant d’un point de vue technique que d’un
point de vue financier.
Par la suite, l’argumentaire portera sur les caractéristiques communes aux typologies collectives et
individuelles, les particularités des typologies collectives étant traitées ultérieurement.

Figure 2 : Maisons individuelles/bâtiments collectifs - Source Google Maps

Présence de masque solaire lointain :


La démarche EnergieSprong est basée sur une compensation des consommations du ménage par une
production d’énergie renouvelable. Cette production d’ENR ne peut, avec les technologies actuelles 3, être
réalisée de manière viable uniquement par une technologie de panneaux solaires photovoltaïques ou
hybrides.
Cette production étant directement dépendante de l’irradiation solaire dont bénéficie la toiture du logement,
les bâtiments présentant des ombrages fixes (présence de bâtiments de taille importante, de masques
solaires lointains) et, par conséquent, ne pouvant assurer une production photovoltaïque suffisante pour
l’équilibre énergétique et financier de la démarche, seront orientés soit vers une rénovation classique
(présence de masque très important) soit vers une rénovation de type bouclier énergétique (masque
faible).
Dans un second temps, une fois le lancement de la démarche sur des lots plus favorables fait, des
solutions techniques plus matures et des coûts abaissés, la démarche EnergieSprong pourra être réalisée
sur ces lots fléchés en rénovation classique mais en prenant en compte les caractéristiques et contraintes
propres à chaque site (zone de développement éolien ou présence de gaz pour micro-cogénération, …)
et en prévoyant un investissement plus conséquent.

Figure 3 : Masque important - Source Google Map

3
1er trimestre 2019

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 14/107


Type d’architecture (individuelle) :
Le type d’architecture des maisons individuelles sera un élément déterminant pour les choix, contraintes
et investissements des rénovations.
En effet, les contraintes de rénovation du bâti étant directement liées à la typologie du logement nous
distinguerons dans un premier temps les maisons à l’architecture dite « classique » incluant les maisons
de type nantaise, vendéenne et toutes les maisons à l’architecture cubique dont le traitement n’impliquera
pas de contraintes particulières.
Ensuite, on distinguera les maisons à l’architecture découpée comprenant un grand nombre d’éléments
de surface qui nécessiteront un traitement plus complexe et contraignant des façades.
Enfin, les maisons de bourg présentant des caractéristiques propres aux maisons du début du siècle
(matériaux, forme…) consisteront le troisième volet.
Dans un souci de simplification, même si ces trois différentes typologies pourront être traitées selon une
démarche EnergieSprong, la première vague de rénovation sera orientée sur les pavillons les plus simples.

Figure 4 : Lots atypiques - Source Google Map


Afin de qualifier les logements dans la base de données, chaque adresse a été analysée en utilisant
Google Street view. Cet aperçu a permis dans une première approche de déceler les points bloquants
pour la démarche EnergieSprong. Une analyse plus détaillée sera à lancer au moment de qualification site
à site avant le lancement de l’appel d’offre sur la liste définitive d’opération engagées dans la démarche
EnergieSprong.

Difficulté d’accès :
Le principe de rénovation bâti de la démarche EnergieSprong étant la préfabrication des façades en atelier
afin de limiter les temps de pose, ces façades seront ensuite acheminées par pans entier ou par modules
via des engins de transport et mis en place via des engins de levage. Les bâtiments devront donc être
accessibles par un camion grue ou par un système de levage. Les lots situés au cœur de ruelles
inaccessibles par des engins motorisés et ne pouvant être accessibles par les jardins seront fléchés en
rénovation classique.
De par la nécessité de transport spécifique des façades préfabriquées, les lots situés sur des îles sans
accès routier (île d’Yeu principalement) pourront être intégrés à la démarche EnergieSprong mais le
process devra être adapté pour intégrer ces contraintes.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 15/107


Figure 5 : Difficulté d'accès - Source Google Map

Présence de contraintes sur le Plan Local d’Urbanisme :


Les modalités de rénovation de certains lots compris dans la base de données peuvent être impactées
par les PLU des communes concernées. Ces contraintes concernent, entre autres :
A. La présence de bâtiments classés dans le périmètre visuel d’une opération peut impacter la
faisabilité d’un projet.
En effet, la mise en place de façades préfabriquées pouvant poser des problèmes quant au
respect des règles d’urbanisme spécifiques 4 (matériaux, signature architecturale de la
commune) et la présence de toiture photovoltaïque n’étant pas autorisée dans toutes les
communes et particulièrement au sein de zone ABF 5 Des aménagements devront donc être
prévus afin de faciliter la conception et la gestion administrative de ces projets.
B. L’absence de foncier en zone urbaine (principalement au cœur des centres villes/bourgs)
engendre une problématique de récupération de l’espace publique avec la mise en place de
façade préfabriquée empiétant (article 6 du PLU) sur les trottoirs et limitant ainsi la largeur de
passage des usagers6.

Dans un souci de simplification administrative propre à la démarche EnergieSprong, les lots concernés
par une contrainte légale/technique (impossibilité de traiter une façade/toiture indisponible…) seront
orientés vers une rénovation de type bouclier énergétique. Les lots concernés par plusieurs contraintes
légales/techniques (impossibilité de traiter plus d’une des façades, intégration PV impossible en toiture
et en façade…) seront orientés vers une rénovation classique.

4
Dans la pratique, article 11 des Plan Locaux d’Urbanisme des communes
5 Architecte des Bâtiments de France : secteur désignant un périmètre dans lequel chaque projet de
rénovation, construction, extension ou remise en état d’un bien situé à moins de 500 m d’un monument
inscrit ou classé au patrimoine des monuments historiques est soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments
de France en ce qui concerne la validation du permis de construire.
6 Se référer à l’article R111 – 17 du règlement national d’urbanisme et l’article R112-3 du code de la voirie

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Figure 6 : Présence de contraintes PLU – Source Google Map

Absence d’espaces disponibles pour les solutions techniques :


Deux types de problématique sont liés à l’absence d’espaces disponibles sur une
opération. Tout d’abord, comme il a pu être réalisé aux Pays-Bas, certains éléments
techniques ne pourront être installés à l’intérieur des logements (gaines, pompe à
chaleur…) et devront trouver une place en façade ou sur le foncier du logement.
L’absence de foncier oblige alors à trouver des solutions techniques alternatives
permettant d’obtenir le niveau de rénovation EnergieSprong – solution
généralement plus onéreuse ou comportant des contraintes techniques
importantes.

Seront ainsi distingués, les logements ne comprenant aucun espace disponible


pour la mise en place de système énergétique mais dont une adaptation est
possible (intégration des éléments en façades, mutualisation des systèmes…). Figure 7 : Ballon thermodynamique

Ces logements seront fléchés vers une démarche EnergieSprong.


Les logements dont l’adaptation est possible mais sans atteinte des performances EnergieSprong
(changement de système, production ENR insuffisante…) seront fléchés vers une rénovation type bouclier
énergétique.
Enfin, les logements dont l’adaptation de la démarche est impossible (pas de foncier, pas de toiture
disponibles…) seront orientés vers une rénovation classique.

Présence de balcon :
Pour les logements présentant un étage ou plus, la présence de balcons ou de loggias pourra impacter la
faisabilité technico-financière des opérations. En effet, la présence de balcon engendre des
problématiques techniques liées à la mise en place de l’ITE et des problématiques énergétiques liées à la
création de ponts thermiques important au niveau du nez de dalle des balcons.
Les loggias, quant à elles, impliquent des problématiques énergétiques liées à leurs traitement (création
de jardin d’hiver isolé) et des problématiques liées à la mise en place du traitement de façade.
Cette caractéristique entrainant des contraintes techniques et financières différentes, les lots présentant
des balcons/loggias seront séparés des lots ne comportant aucun élément architectural en façade.
La présence de balcon/loggia peut impacter l’investissement nécessaire à la rénovation mais ne
compromet pas l’atteinte des performances énergétiques EnergieSprong.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 17/107


Type d’énergie :
Une rénovation selon la démarche EnergieSprong intègre généralement une évolution des systèmes de
chauffage du logement. Les contraintes liées au changement de système thermique étant directement
liées à la typologie du système en place à l’état existant 7, la base de données sera divisée entre les
logements individuels alimentés au gaz, au bois, au fioul et à l’électricité.
En effet, les ménages alimentés au moyen de système à eau chaude (chaudière gaz, bois, fioul…) sont
déjà équipés en réseau de chauffage et radiateurs à eau ce qui (sous réserve d’un bon état) engendrera
une baisse des coûts liées à la mise en place des systèmes en nécessitant.
De la même façon, les logements équipés de cuve à fioul ou de réserve de propane devront subir une
opération supplémentaire (dépose).
Afin d’uniformiser les segments, les logements équipés de chauffage électrique et de poêle à bois
(absence de réseau de chauffage) seront regroupés et les autres typologie (chaudière bois, fioul, gaz)
formeront le second segment.
A noter que pour les logements collectifs, les lots équipés de planchers chauffants seront associés à la
catégorie « absence de réseau de chauffage »

Certains critères (définis ci-dessous) uniquement destinés à la caractérisation des logements


collectifs seront traités en complément.

L’architecture (collectif) :
Dans la démarche EnergieSprong, l’aspect préfabrication et industrialisation des façades doit permettre
un gain de temps considérable lors de la phase chantier, mais cet aspect est largement soumis à la
simplicité architecturale des bâtiments à traiter.
En effet, un bâtiment présentant une architecture découpée, comprenant un grand nombre de décrochés
et de petites surfaces sera beaucoup plus complexe à traiter et entrainera un coût plus important.
Ainsi, les bâtiments présentant une architecture trop complexe seront orientés vers une rénovation
classique

Figure 8 : Architecture complexe - Source Google Map

L’encombrement des toitures :


La surface de toiture disponible pour les bâtiments collectifs est un aspect primordial de la réussite de la
démarche EnergieSprong. En effet, l’espace de toiture doit être suffisamment libre pour pouvoir optimiser

7 Etat non rénové

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 18/107


la surface de panneaux photovoltaïques et ainsi assurer une production d’ENR. Il pourra néanmoins être
envisagé une surélévation de toiture.
Trois situations sont à distinguer :
• Les toitures terrasses présentant un grand nombre d’équipements (systèmes de ventilation
mécanique, réseaux aérauliques…) qui devront être équipées d’un bâti (sur-toiture) permettant
d’accueillir la production photovoltaïque.
• Les toitures présentant des anciennes cheminées de ventilation naturelle et d’évacuation des
fumées liée aux anciens systèmes de chauffage. Ces émergences étant à l’origine de la création
de masque solaire important, ils devront être traités pour permettre un bon fonctionnement des
systèmes photovoltaïques.
• Les toitures terrasses ou inclinées ne présentant pas de contraintes particulières et pouvant être
équipés de panneaux solaires sans traitement particulier.

Figure 9 : Encombrement de toiture - Source Google Map

Le ratio toiture/ SHAB :


Pour les bâtiments collectifs, le ratio surface de toiture/SHAB va jouer un rôle important dans la réussite
de la démarche EnergieSprong et notamment l’atteinte du E=0. En effet, ce ratio doit être assez élevé pour
pouvoir assurer une production photovoltaïque suffisante de manière à assurer un équilibre énergétique
et financier pour tous les logements. Ce ratio ayant été déterminé à 0,36 suite à nos différentes
modélisations (voir chapitre 6.5.1 du présent rapport), nous distinguerons trois cas :
• Les bâtiments affichant un ratio supérieur au minimum requis qui pourront adopter une démarche
EnergieSprong.
• Les bâtiments affichant un ratio inférieur mais disposant d’espace en toiture pouvant accueillir
une production photovoltaïque (espace de parking/garage extérieur, pignon aveugle orienté
Sud…).
• Les bâtiments présentant un ratio inférieur et ne disposant d’aucun moyen alternatif pour pouvoir
assurer une production d’ENR suffisante.
Les deux premières catégories seront orientées vers une rénovation de type EnergieSprong tandis que la
troisième catégorie vers une rénovation bouclier énergétique.
Ce ratio sera développé de manière plus approfondie dans un chapitre ultérieur.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 19/107


Cartographie
Les bailleurs ayant répondu favorablement à la démarche sont représentatifs de la région Pays de la Loire,
16 430 logements ont été identifiés avec une répartition du nombre de logements hétérogène mais où
chaque département est représenté.
Le Sud de la région comprenant les zones urbaines les plus denses (44, 49, 85) sont logiquement les plus
représentées dans cette base de données, la Loire Atlantique se distinguant avec plus de 7 300 logements
inclus dans cette base de données.
Enfin, la Mayenne est le département le moins représenté avec environ 80 logements.

Figure 10 : Répartition des logements sur le territoire

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 20/107


La carte suivante présente la répartition des logements de cette base de données par commune.

Figure 11 : Cartographie des logements sur le territoire

Cette carte confirme l’importante hétérogénéité géographique concernant la répartition des logements sur
la région. Pour les départements de Loire-Atlantique et de Sarthe, les logements sont concentrés sur les
pôles urbains : Nantes, Saint-Nazaire et Le Mans.
Au contraire, les logements sont très dispersés pour le Maine-et-Loire. Concernant la Vendée, les
logements y sont dispersés de manière homogène sur tout le territoire représentant aussi bien les zones
urbaines denses (collectifs) que les zones rurales (pavillons).

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 21/107


Caractéristiques du parc de logements étudié
L’analyse statistique de ces données a permis de définir les volumes des différents segments et donne
lieu aux éléments ci-après.

Figure 12 : Répartition des typologies

La base de données des logements des bailleurs des Pays de la Loire est composée, quasiment, d’autant
de logements collectifs que de maisons individuelles.

Figure 13 : Répartition des typologies

Les maisons individuelles sont principalement de plein pied (environ 4 200 logements) ou présentent un
étage (environ 2 800 logements).
Les logements collectifs présentent majoritairement entre 3 et 4 étages (environ 6 300 logements).

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 22/107


Figure 14 : Répartition des maisons individuelles selon l’année de construction

L’année de construction des maisons individuelles varie entre 1925 et 2015. Elles ont principalement été
construites entre 1975 et 2008. Les périodes 1925-1973 et 2011-2015 sont peu représentées, ces derniers
sont des logements peu énergivores et ne nécessitant pas encore de rénovation.

Figure 15 : Répartition des logements collectifs selon l’année de construction

Les logements collectifs de la base de données ont été construits entre 1930 et 2016. Les années les plus
représentées sont 1965, avec environ 730 logements, et 1982 avec environ 620 logements. La période
entre 1987 et 2016 est la moins représentée.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 23/107


Figure 16 : Répartition des étiquettes DPE et type d’énergie

Les logements individuels sont principalement de classe énergétique E alors que les logements collectifs
sont plutôt de classe C et D et sont très peu présents en classe E.
Concernant l’énergie utilisée, les logements individuels sont presque à 70% en électrique tandis que pour
les logements collectifs cette part représente 37%, ces derniers utilisent principalement du gaz (46%).

Figure 17 : Répartition de la présence de balcons/loggias

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 24/107


L’architecture entre les logements individuels et les logements collectifs est très différente. En effet,
seulement 5% des logements individuels possèdent un balcon ou une loggia, alors que 66% des
logements collectifs en possèdent.

Figure 18 : Répartition de la présence de foncier

Majoritairement, les logements disposent de foncier.

Figure 19 : Répartition du volume des lots

Les lots de pavillons sont majoritairement de petits volumes. Les collectifs sont constitués également de
petits volumes dans l’ensemble.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 25/107


IDENTIFICATION DES SEGMENTS DE PATRIMOINE PERTINENTS

Principe
La segmentation effectuée permet de grouper les logements dont le cahier des charges sera
majoritairement identique. Cette répétabilité est l’une des premières clefs de la réussite de la démarche
tout en conservant une maîtrise des coûts. Les critères d’attribution des différents segments sont définis
dans le chapitre ci-dessus.

Arbre de décision
L’arbre de décision, défini par les critères évoqués ci-dessus, permet d’identifier les lots présentant les
caractéristiques les plus adaptées à la mise en place de la démarche EnergieSprong. Les segments
dégagés par l’argumentaire représentent ainsi les groupements de lots traités par une solution technique
identique. (Arbre détaillé en annexe1)

Figure 20 : Arbre de décision - Source Alterea

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Description des segments

Segment 1

Concerne les logements individuels à l’architecture simple et n’étant concerné par aucune contrainte
technique ou légale majeure. Les logements de ce segment ne possèdent pas de réseau de chauffage.
Les critères majeurs sont définis ci-dessous.

Individuel Architecture simple Aucune contrainte technique Electrique

5 235 logements

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Figure 21 : Cartographie des logements de segment 1 - Source Alterea

Les logements individuels de segment 1 sont peu présents sur les départements de Mayenne
(43 logements) et de Sarthe (85 logements). Au contraire, ils sont bien représentés et dispersés sur les
départements du Maine-et-Loire et de la Vendée. Pour la Loire-Atlantique, les logements sont
principalement centralisés à Nantes, Saint-Nazaire et Saint-Etienne-de-Montluc.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 28/107


Segment 2

Concerne les logements individuels à l’architecture simple et n’étant concernés par aucune contrainte
technique ou légale majeure. Les logements de ce segment possèdent un réseau de chauffage (chauffage
gaz ou autre).

Individuel Architecture simple Aucune contrainte technique Réseau de chauffage

2 183 logements

Figure 22 : Cartographie des logements de segment 2 - Source Alterea

La répartition sur la région est très hétérogène, en effet les logements de ce segment 2 sont peu présents
sur les départements de la Mayenne (5 logements), la Sarthe (127 logements) et le Maine-et-Loire
(20 logements). En Loire Atlantique et en Vendée, les logements de ce segment sont regroupés au niveau
des métropoles : Nantes (786 logements) et La Roche-sur-Yon (239 logements).

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Segment 3

Concerne les logements individuels comportant une contrainte technique majeure sur l’un des postes
principaux de rénovations (façade, toiture, production d’ENR…). Ce segment comprend des logements
proposant des modes de chauffage hétérogènes – une sous-segmentation pourra être réalisée en fonction
du type de contrainte rencontrée.

Individuel Une contrainte technique majeure

77 logements

Figure 23 : Cartographie des logements de segment 3 - Source Alterea

Le segment 3 n’est pas représenté sur tous les départements, seulement 1 logement est présent en
Mayenne, une dizaine à La Roche-sur-Yon et une soixantaine en Loire-Atlantique.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 30/107


Segment 4

Concerne les logements individuels comportant plus d’une contrainte technique majeure sur les postes
principaux de rénovation. Ces contraintes peuvent concerner la complexité architecturale, les façades, la
toiture, la production d’ENR ou l’espace technique disponible. Ces logements seront traités au cas par cas
selon une logique de rénovation classique.

Individuel Multiple contraintes techniques majeures

37 logements

Figure 24 : Cartographie des logements de segment 4 - Source Alterea


Les logements individuels de segment 4 sont présents seulement en Loire-Atlantique, principalement à
Rezé (30 logements).

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Segment 5

Concerne les logements collectifs à l’architecture simple et n’étant concerné par aucune contrainte
technique ou légale majeure. Les logements de ce segment possèdent un réseau de chauffage.

Collectif Architecture simple Aucune contrainte technique Ratio > 0.36 Réseau de chauffage

2 009 logements

Figure 25 : Cartographie des logements de segment 5 - Source Alterea


Les logements collectifs de segment 5 ne sont pas représentés en Mayenne et en Maine-et-Loire. Ils sont
très présents à Allonnes (212 logements) en Sarthe ainsi qu’à Nantes et Saint-Nazaire en Loire-Atlantique
(plus de 1 700 logements sur le département).

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Segment 6

Concerne les logements collectifs à l’architecture simple et n’étant concerné par aucune contrainte
technique ou légale majeure. Les logements de ce segment ne possèdent de réseau de chauffage.

Collectif Architecture simple Aucune contrainte technique Ratio > 0.36 Electrique

1 519 logements

Figure 26 : Cartographie des logements de segment 6 - Source Alterea


Les logements de segment 6 ne sont pas présents en Mayenne et peu en Maine-et-Loire (11 logements)
et en Vendée (98 logements). Tandis qu’en Loire-Atlantique et dans le département de la Sarthe, ils sont
présents sur des pôles, respectivement Saint-Herblain (301 logements) et Allonnes (664 logements).

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Segment 7

Concerne les logements collectifs comportant une contrainte technique majeure sur l’un des postes
principaux de rénovation (façade, toiture, production d’EnR, espace technique disponible…). Ce segment
comprend des logements proposant des modes de chauffage hétérogène – une sous-segmentation pourra
être réalisée en fonction du type de contrainte rencontrée.

Collectif Architecture simple Une contrainte technique majeure

4 726 logements

Figure 27 : Cartographie des logements de segment 7 - Source Alterea


Le département Maine-et-Loire ne comporte aucun logement collectif de segment 7. Une cinquantaine est
présent en Mayenne et 260 en Sarthe, principalement au Mans. Les logements de segment 7 sont
particulièrement présents en Loire-Atlantique sur Orvault (1 020 logemnts). Pour la Vendée, ils sont
centrés sur La Roche-sur-Yon (718 logements).

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Segment 8

Concerne les logements collectifs comportant plus d’une contrainte technique majeure sur les postes
principaux de rénovation. Ces contraintes peuvent concerner la complexité architecturale, les façades,
la toiture, la production d’ENR ou l’espace technique disponible. Ces logements seront traités au cas
par cas selon une logique de rénovation classique.

Collectif Multiple contraintes techniques majeures

12 logements

Figure 28 : Cartographie des logements de segment 8 - Source Alterea

Seul Nantes, en Loire-Atlantique, possède une dizaine de logements de segment 8.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 35/107


La base de données étant réalisée sur la base d’informations fournies par les bailleurs et sur les
observations visuelles qui ont pu être réalisées aux adresses données (GoogleStreet). La
répartition du nombre de logement par segment pourra être amenée à évoluer en fonction des
caractéristiques réelles de chaque lot.

Synthèse des segments et conclusion


Les segments adaptés à la démarche EnergieSprong (cible E=0) sont :

• Le segment 1 : individuel, sans contrainte particulières, électrique


• Le segment 2 : individuel, sans contrainte particulières, gaz ou autre
• Le segment 5 : collectif, ratio toiture/SHAB > 0.36, gaz ou autre
• Le segment 6 : collectif, ratio toiture/SHAB > 0.36, électrique

Les segments comportant des contraintes ne permettant pas d’atteindre le E=0 (cible bouclier
énergétique) sont :

• Le segment 3 : individuel, contraintes importantes


• Le segment 7 : collectif, ratio toiture/SHAB < 0.36

Les segments peu adaptés à la démarche EnergieSprong et fléchés vers une rénovation classique
sont :

• Le segment 4 : individuel, contraintes majeures


• Le segment 8 : collectif, contraintes majeures

Loire- Maine et
Mayenne Sarthe Vendée Total
Atlantique Loire

Segment 1 391 1993 50 85 2716 5235


Segment 2 900 17 5 127 1134 2183
Segment 3 66 0 1 0 10 77
Segment 4 37 0 0 0 0 37
Segment 5 1716 0 0 212 81 2009
Segment 6 745 11 0 664 99 1519
Segment 7 3261 0 25 262 1178 4726
Segment 8 12 0 0 0 0 12

Total 7128 2021 81 1350 5218 15798

Le nombre de logements après segmentation diffère du nombre de logements identifiés car certains ont
été écartés en raison de leurs date de construction ou de l’évolution de leurs statut (démolition, vente…)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 36/107


SOLUTIONS DE RENOVATION POSSIBLES

Solutions sur le bâti


Le principe de la démarche EnergieSprong repose sur une industrialisation des éléments de bâti pour
permettre une massification des rénovations.

Les performances et les caractéristiques des différents éléments de bâti sont définis par la suite.

Figure 29 : Principe de rénovation EnergieSprong - Source Bambouwentechniek

Façades
L’amélioration du bâti sous la démarche EnergieSprong doit permettre un traitement rapide et efficace des
performances thermiques des parois. Ce traitement devant pouvoir être mis en œuvre de manière simple
et reproductible, le choix des façades préfabriqués est fortement préconisé.
Ces éléments préfabriqués possèdent de nombreux atouts (industrialisation, baisse des coûts, mise en
œuvre…) mais comporte des contraintes de mise en œuvre non négligeable qui doivent être prises en
compte pour la faisabilité de la démarche.

Figure 30 : Opération EnergieSprong Longueau – Mise en place des façades préfabriquées - source Alterea

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 37/107


Figure 31 : Opération EnergieSprong Longueau – support des façades - source Alterea
Afin d’assurer une performance thermique exemplaire, les façades préfabriquées devront afficher des
résistances thermiques supérieures aux exigences de la règlementation thermique.

Pour l’atteinte des performances de la démarche EnergieSprong


Rfaçades extérieures > 8,5 m².K/W

5.1.1.1 Contraintes liées aux façades préfabriquées :

Poste Contraintes Avantages

Création d’une séparation étanche entre les


éléments préfabriqués et le sol - protection des Mise en œuvre simplifiée
Mise en pieds de façades Temps de pose réduit
œuvre
Présence de contraintes particulières pour les
murs anciens (pierre, flambement…)

Traitement des éléments en limite de façade


(menuiseries, éléments techniques…) Reproductibilité des façades
Adaptabilité
Traitement des façades en limites d’espace Adaptables sur tous types de mur
public/propriété

Durée de vie d’environ 30 ans


Entretien Sensible aux remontées d’humidités
Aucune contrainte d’entretien

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Toitures
La toiture des logements est l’un des éléments primordiaux pour la réussite de la démarche
EnergieSprong. D’une part, pour les pavillons cet élément est responsable d’une grande partie des
déperditions (la majorité pour les cas extrêmes). Son traitement par isolation des combles ou surisolation
de la toiture permet un gain de consommation considérable. D’autre part, cet élément est destiné à
accueillir la production photovoltaïque du logement et l’étanchéité, il est donc nécessaire de s’assurer de
la bonne santé des éléments de couverture mais aussi de la charpente/ossature.

Figure 32 : Opération EnergieSprong Longeau- Pose des toitures photovoltaïques - source Alterea

Figure 33 : Opération EnergieSprong Longeau - Toitures photovoltaïques - source Alterea

Afin d’assurer une performance thermique exemplaire, les toitures devront afficher des résistances
thermiques supérieures aux exigences de la règlementation thermique. L’amélioration de la performance
thermique pourra être réalisée par l’isolation des combles perdus (si existant) ou par la mise en place
d’isolant sur la toiture.

Pour l’atteinte des performances de la démarche EnergieSprong


Rtoiture > 10 m².K/W

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 39/107


Menuiseries

Les menuiseries des logements rénovés seront automatiquement remplacées par des menuiseries en
triple vitrage. Afin de limiter l’effet tunnel et de conserver un niveau d’apports solaires convenable les
menuiseries seront installées au nu extérieur des façades préfabriquées.

Figure 34 : Opération EnergieSprong Longeau - Pose des menuiseries - Source Alterea

Afin d’assurer une performance thermique exemplaire, les menuiseries devront afficher des résistances
thermiques supérieures aux exigences de la règlementation thermique.

Pour l’atteinte des performances de la démarche EnergieSprong


Uw < 1,2 W/m².K

Solutions sur les systèmes thermiques

Les systèmes classiques

Les chaudières :
Les chaudières à combustion interne sont des appareils permettant de convertir
l’énergie dégagée par une combustion (ou l’échauffement d’une résistance pour
les modèles électriques) sous forme d’eau chaude. Cette eau chaude
permettant par la suite, via un réseau de distribution associé à des émetteurs,
de desservir en chauffage chaque pièce d’un logement. Les chaudières étant
des systèmes robustes et optimisés, elles affichent de très bon rendement
compris entre 95% (bois) et 110 % (gaz/bois condensation).
Les chaudières peuvent fonctionner au gaz, au bois, au fioul ou à l’électricité et
il existe différentes configurations :
- Les chaudières à condensation qui utilisent l’eau du circuit de retour de chauffage pour permettre
au système de condenser et ainsi d’améliorer son rendement de production.
- Les chaudière basse température qui ont des régimes de fonctionnement inférieur aux chaudières
classiques – associées à des émetteurs à chaleur douce elles permettent une réduction
significative des consommations de chauffage
- Les chaudières hybrides (gaz/électricité) qui associent une pompe à chaleur électrique
(développée ci-dessous) à une chaudière gaz.
A noter que les chaudières fonctionnant au bois et au fioul nécessitent un volume de stockage de
combustible proportionnel à l’autonomie désirée.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 40/107


Les pompes à chaleur :
Les pompes à chaleur sont des systèmes thermodynamiques, c’est-à-dire
qu’ils utilisent le principe de compression (réalisé grâce à un moteur) pour
extraire les calories (chaleur) contenues soit dans l’air extérieur soit dans le sol.
Le principe de compression permettant à ces systèmes de créer un volume de
chaleur supérieur à l’énergie qu’ils puisent.
Ils affichent des rendements de production bien supérieur à 1, compris entre 2
(PAC gaz) et 4 (PAC géothermique). Ainsi, en moyenne, pour fournir 3kWh de
chauffage une pompe à chaleur consommera environ 1kWh d’électricité.
Les pompes à chaleur peuvent fonctionner au gaz ou à l’électricité et ils existent
plusieurs configurations de fonctionnement :
- Les pompes à chaleur électrique air/air qui extraient les calories de l’air extérieur pour chauffer un
logement par l’intermédiaire de buse de soufflage d’air chaud (unité murale). La distribution de
chaleur sur les différentes unités murales est réalisée par un réseau de fluide frigorigène.
- Les pompes à chaleur électrique air/eau qui extraient les calories de l’air extérieur pour chauffer
un logement par l’intermédiaire d’un réseau de chauffage par eau chaude traditionnel. Afin de
maximiser les performances de ce système et d’optimiser les économies d’énergie, il est
indispensable d’associer une pompe à chaleur à un réseau de radiateur à chaleur douce (basse
température).
- Les pompes à chaleur géothermiques qui extraient les calories contenues soit dans la terre
(captage horizontale à faible profondeur) soit dans les eaux souterraines (captage vertical à forte
profondeur). Les calories récupérées sont restituées au logement par l’intermédiaire d’un réseau
de radiateurs à eau (chaleur douce).

Les systèmes d’émissions direct :


A ce jour, ils n’existent aucun système à émission direct affichant des
performances énergétiques compatibles avec la démarche EnergieSprong.
Cependant, certains de ces systèmes peuvent être intégrés en tant que
complément ou appoint.
- Les radiateurs à inertie sont des convecteurs électriques équipés
d’une masse à forte inertie (plaque de fonte, brique réfractaire…).
Cette configuration permet de profiter de la capacité de stockage et
de diffusion de chaleur de ce matériau et ainsi de diminuer de manière drastique les
consommations de chauffage.
- Les poêles à bois ou inserts permettent de profiter au maximum des apports de chaleur obtenus
par la combustion du bois. Ces systèmes possèdent une forte inertie de fonctionnement mais ne
sont pas associés à des réseaux de distribution de chaleur.
- Hélio-Pac (ou système équivalent) : Ce type de système est l’association d’une pompe à chaleur
solaire eau/eau et de panneaux solaires hybrides, photovoltaïques et thermiques (PV/T).

Les réseaux de chaleurs :


Les réseaux de chaleur (ou réseau de chaleur urbain) sont des installations permettant de distribuer de la
chaleur à plusieurs clients via un ensemble de canalisations de transports. Cette chaleur est produite par
une ou plusieurs chaufferies et peut être alimentée par divers sources énergétiques (combustibles,
renouvelables, géothermie…). Les atouts des réseaux de chaleur sont :
- La stabilité des prix de vente de la chaleur livrée (d’autant plus importante que la part des
énergies renouvelables sur le réseau est élevée) ;

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 41/107


- La capacité d’un réseau à faire basculer très rapidement tous ses usagers vers des modes de
chauffage vertueux (+ de 50% d’ENR), contrairement aux modes de chauffage décentralisés
habituels. Il suffit d’une seule décision d’investissement pour faire passer plusieurs milliers de
logements d’un mode de chauffage fossile aux énergies renouvelables ;
- La mobilisation de sources d’énergie locales, territoriales : contribue à l’économie locale ;
- La chaleur directement utilisable par les usagers : centralisation de la maintenance ;
- L’approche technico-économique réalisée systématiquement en coût global par les porteurs
de projets avant le lancement (investissement et exploitation) ;
- La qualité de l’air et la maîtrise des émissions polluantes sur les productions centralisées
soumises à des quotas très stricts compte tenu de leur taille significative.

Cependant, malgré un fort taux d’intégration d’ENR au sein des mix énergétiques des réseaux de chaleur
des Pays de la Loire (essentiellement région nantaise) les fortes consommations en énergie finale des
bâtiments équipés de sous-stations de chaleur ne permettent pas pour l’instant d’envisager l’utilisation des
réseaux de chaleur dans la démarche EnergieSprong pour le E=0. Une évolution de la règlementation sur
la prise en compte des ENR au sein des réseaux de chaleur ou une évolution du cahier des charges
EnergieSprong (énergie de source renouvelable non comptée) pourra permettre une intégration de ces
systèmes à la démarche.

Consommation de chauffage (kWhEF/an)


Maison individuelle - 80 m² - étiquette initial D

Poêle à bois

Chaudière électrique

Panneaux à inertie

Microcogénération

Chaudière bois

Chaudière gaz

Réseau de chaleur

Pompe à chaleur gaz

Pompe à chaleur éléctrique

0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000

Figure 35 : Consommation de chauffage en fonction des systèmes - Source modélisation Alterea

La démarche EnergieSprong étant basée sur les consommations en énergie finale, les systèmes
électriques à fonctionnement thermodynamique (pompe à chaleur) seront privilégiés tant pour leurs
faibles consommations que pour leur simplicité d’installation (peu de contrainte technique, s’adapte
facilement à l’état initial et ne nécessite qu’un approvisionnement en électricité)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 42/107


L’ensemble des simulations ont été réalisées pour une maison individuelle de 80 m² dont la consommation initiale correspond à une étiquette D
Energie Gaz Mixte Electricité Bois
Chaudière Pompe à Micro- Chaudière Pompe à chaleur Convecteur Hélio
Système Chaudière Chaudière Poêle
condensation chaleur air/eau cogénération hybride Air/air Air/eau Géo à inertie PAC
Faible investissement X X
Prix du combustible X X X X X
Possibilité d'ECS X X X X X
Performance du système X X X X X
Avantages

Système producteur d'énergie X


Robustesse du système X X X
Simplicité d'utilisation X X X X
Consommation faible en EF X X X
Confort d'utilisation X X
Energie renouvelable X X X X
Assure les besoins toute l'année X X X X X X X X
Desserte gaz X X X X
Consommation importante en EF X X X X X
Contraintes acoustiques X
Inconvénients

Contraintes incendies X
Coût de maintenance élevé X X X X X X X
Contraintes techniques X X X X
Faible performance X X X
Faible performance en grand froid X X X
Investissement élevé X X X X X X
Atteinte d'un niveau E=0 NON OUI OUI NON NON OUI OUI OUI NON OUI NON NON
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Solutions sur les systèmes ECS
Actuellement, les logiques de consommation énergétique au sein de l’habitat individuel subissent une
évolution majeure. En effet, en présence d’une maison de type passive, les consommations liées à la
production d’ECS deviennent majoritaires et surpassent les consommations de chauffage. Il devient alors
indispensable d’optimiser les systèmes de production d’ECS.

Chaudière double service :


Les chaudières double service permettent de réaliser une production d’ECS en même temps que la
production de chauffage. Cette production peut être instantanée, semi accumulée ou par accumulation –
les deux dernières options nécessitant un volume de stockage adapté. L’ECS étant produit par une
chaudière, les rendements de production sont par conséquent très élevés et peuvent être réalisés sur
différents régimes de température. Les chaudières gaz, bois et fioul peuvent produire de l’ECS.

Pompe à chaleur double service :


Les pompes à chaleur peuvent produire de l’ECS sous certaines conditions. En effet, un ballon de stockage
peut être associé à une pompe à chaleur pourvu que ce dernier soit configuré sur un régime haute
température. Le fonctionnement des pompes à chaleur sur des maisons passives étant généralement
configuré pour des régimes à basse température, la production d’ECS ne sera pas envisageable pour une
rénovation de type EnergieSprong.

Ballon thermodynamique :
Les ballons thermodynamiques utilisent le principe de compression pour extraire les calories
présentent dans l’air et ainsi chauffer un volume d’eau. Deux configurations peuvent être
mises en place, récupération sur air extérieur ou récupération sur air extrait. Cette dernière
configuration permet de profiter des calories extraites du logement par la ventilation pour
améliorer le rendement du système.

Système solaire :
Les systèmes solaires captent l’énergie (gratuite) fournit par l’irradiation solaire au
moyen de panneaux solaires thermiques pour chauffer un volume d’eau. Ces
systèmes ne permettant pas d’assurer l’intégralité des besoins en ECS, ils
nécessitent la mise en place d’un appoint (électrique, thermodynamique, gaz…) et
nécessitent un volume de stockage conséquent.

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Production ECS énergie finale (KWhEF/an)
Maison individuelle - 80 m² - étiquette initial D

Système solaire

Pompe à chaleur double service

Ballon électrique

Chaudière électrique

Microcogénération

Chaudière bois

Chaudière gaz

Ballon thermodynamqiue

0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500

Figure 36 : Production d'ECS en fonction des systèmes - Source modélisation Alterea

Le poste ECS étant le poste le plus important en termes de consommations énergétiques (pour un
logement rénové), le choix de systèmes adaptés est impératif pour la réussite de la démarche.
Ainsi, de la même manière que pour le poste chauffage, les systèmes électriques à très haute
performance et les systèmes solaires seront privilégiés. Le choix entre ces deux systèmes sera lié à la
place disponible pour la mise en œuvre d’éléments de stockage d’ECS.

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Solutions pour les systèmes de ventilation
Ventilation naturelle :
La ventilation des logements a longtemps été laissée aux soins des conduits de cheminée et des multiples
défauts d’étanchéité des constructions. On ne contrôle alors ni la circulation de l’air, ni les déperditions de
chaleur. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été, et peut être perturbé par l’action
du vent. Ce type de ventilation permet de diminuer les consommations électriques dû aux auxiliaires de
ventilation mais augmente fortement les consommations de chauffage.

Ventilation mécanique contrôlée :


L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres, et est évacué des
pièces de service par un groupe d’extraction comportant un ventilateur. Il existe les VMC simple-flux
autoréglables, qui ont des débits d’air constants quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie)
et intérieures (nombre d’occupants, humidité), et les VMC hygroréglables, qui voient leur débit d’air varier
en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide
tout en limitant les gaspillages (ventilation adaptée aux besoins).
Pour les bâtiments performants (étanche) deux configurations peuvent être mises en place :
• Une VMC hygroréglable de type A qui permet une régulation de l’extraction en fonction des
conditions internes,
• Une VMC hygroréglable de type B qui permet une régulation de l’extraction et de bouches
d’entrées d’airs en fonction des conditions internes.
De manière général, les systèmes hygro B présentent de meilleures performances énergétiques par
rapport au système hygroréglable de type A mais entrainent des contraintes importantes d’un point de vue
étanchéité du bâti.

Ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupération de chaleur :


Ce système limite les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié
extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air venant de l’extérieur. Il est constitué d’un circuit
d’insufflation d’air neuf qui filtre l’air extérieur, le préchauffe au niveau d’un échangeur de chaleur et le
pulse grâce à un ventilateur dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation. Un circuit
de récupération d’air vicié dans les pièces de service aspire et filtre l’air dans la cuisine, la salle de bain et
les WC. Sa chaleur est récupérée au niveau de l’échangeur et transmise au circuit d’air neuf. L’air extrait
est ensuite évacué à l’extérieur. Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux et consomme
plus d’électricité, mais il permet des économies de chauffage importantes en récupérant jusqu’à 70% (90%
dans les systèmes à haute performance) de la chaleur contenue dans l’air vicié extrait.
Dans le cas d’une maison affichant une excellente performance thermique, les consommations de
chauffage étant réduites au minimum, le gain énergétique entre un système hygroréglable et un système
double flux demeure minime et entraine un surinvestissement initial conséquent. C’est pourquoi, les
systèmes hygroréglable de type B ont été privilégiés.

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Consommation de chauffage + Auxilliaire de
ventilation(kWhEF/an)
Maison individuelle - 80 m² - étiquette initial D
Ventilation double flux

Ventilation naturelle

Ventilation hygro A

Ventilation hygro B

0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500

Chauffage Ventilation

Figure 37 : Consommation d'énergie finale en fonction du système de ventilation -Source modélisation Alterea

Solutions de production thermique renouvelable


Plusieurs systèmes alternatifs et innovants sont compatibles avec la démarche EnergieSprong et peuvent
être envisagés.

Micro-cogénération :
Solution compacte et performante, le module de micro/mini cogénération
gaz naturel permet de répondre aux besoins thermiques (chauffage et
ECS) des bâtiments tout en assurant une production locale d’électricité.
Le moteur thermique présent dans le système chauffe l’eau du circuit
primaire. La chaleur excédentaire du moteur (radiateur et échappement)
est récupérée via un échangeur et alimente le circuit de chauffage et/ou
l’ECS du bâtiment. Le générateur, couplé au moteur thermique, produit
de l'électricité qui peut être autoconsommée et/ou revendue au réseau de
distribution.
Ce système affichant des rendements optimaux uniquement à régime
nominal, il doit être associé à un appoint thermique.

Heliopac system+ (ou système équivalent) :


Ce type de système est l’association d’une pompe à chaleur
solaire eau/eau et de panneaux solaires hybrides,
photovoltaïques et thermiques (PV/T).
Ces panneaux sont composés, sur la face avant, de cellules
photovoltaïques et, sur la face arrière, d’un échangeur de
chaleur à eau. Les cellules produisent de l’électricité grâce aux
rayons du soleil avec un rendement maximum de l’ordre de
18%. Le reste de l’énergie solaire absorbée se transforme en
chaleur récupérable par l’échangeur. Ce dernier dispose d’un
coefficient d’échange thermique avec l’air important qui lui
permet de récupérer également de la chaleur sur l’air ambiant,
en particulier en absence de soleil.
Les calories récupérées par le capteur atmosphérique sont
alors valorisées par la pompe à chaleur qui les transfèrent à l’ECS à un plus haut niveau de température.
L’ECS est ensuite dirigée dans un ou plusieurs ballons de stockage.

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L’électricité produite par les cellules photovoltaïques est utilisée pour alimenter les pompes à chaleur. Elle
peut également être redistribuée au réseau.
Le rendement d’une cellule photovoltaïque, comme celui d’un capteur solaire thermique, diminue lorsque
sa température est élevée. Refroidir le capteur solaire hybride avec la pompe à chaleur améliore à la fois
la rentabilité des cellules photovoltaïques et du capteur solaire thermique.

La capacité de ce système à produire de l’ECS de manière collective pour un moindre coût


énergétique permet de le placer comme solution prédominante et est préconisé pour la
couverture du poste eau chaude.

Solutions de production d’énergie


Il existe cinq types d'énergies renouvelables : l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie hydraulique, la
biomasse et la géothermie. Leur caractéristique commune est de ne pas produire d'émissions polluantes
lors de leur utilisation favorisant ainsi la lutte contre les gaz à effet de serre.
• L'énergie solaire thermique ou photovoltaïque est produite par le rayonnement solaire. L'énergie
solaire thermique capte la chaleur émise par le soleil, l'énergie photovoltaïque transforme les
photons issus du soleil en électricité.
• L’énergie éolienne utilise le déplacement des masses d’air pour produire de l’énergie. L'énergie
éolienne est la plus ancienne énergie exploitée par l'homme (bateaux à voile, moulins à vent).
• L'énergie hydraulique est obtenue par la puissance de l'eau, (mouvement des marées et courants
marins, des vagues, barrages hydroélectriques).
• L'énergie thermique des mers, qui provient de la différence de température entre les eaux
profondes et les eaux de surface est également exploitée.
• L’énergie biomasse issue des matières organiques comme le bois énergie est produite par la
combustion ou la métabolisation de matières organiques (le biogaz).
Dans le cadre de la démarche EnergieSprong, trois types d’énergie peuvent être envisagés pour répondre
aux besoins énergétiques du ménage : l’énergie solaire, l’énergie éolien et la biomasse. Les systèmes
biomasses n’étant pas « producteur » d’énergie à l’échelle d’un logement – les études se concentreront
sur les systèmes solaires et éoliens.

Systèmes solaires :

Panneaux photovoltaïques :
Les panneaux photovoltaïques captent l’énergie lumineuse (photons)
grâce aux cellules qui les composent et la transforme en énergie
électrique caractérisée par un déplacement de charges positives et
négatives. Il est alors possible d’autoconsommer cette énergie
électrique ou de la réinjecter sur le réseau national. L'installation de
panneaux solaires peut ainsi assurer des revenus réguliers pendant
20 ans grâce à la revente de l'électricité produite ou bien réduire
significativement les factures d'électricité du logement. Les panneaux
photovoltaïques s’inscrivent donc comme une solution économique,
respectueuse de l’environnement et rentable.

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Panneaux hybrides :
Les panneaux hybrides sont constitués de capteurs thermiques à haut rendement sur lesquels reposent
des cellules solaires photovoltaïques. Ces dernières transforment le rayonnement solaire en électricité,
tandis que les capteurs thermiques récupèrent la chaleur émise par le soleil grâce à un fluide caloporteur
injecté par un échangeur ou grâce à un collecteur d’air chaud.

Les panneaux solaires hybrides permettent ainsi de générer simultanément de l’électricité et de la chaleur
grâce à ses deux faces au fonctionnement distinct :
• En couche supérieure (côté soleil) : ses cellules
photovoltaïques produisent de l’électricité dès qu’elles sont
exposées au rayonnement solaire.
• En couche inférieure (côté intérieur) : un capteur solaire
thermique capte la chaleur émanant du soleil.
Associant les caractéristiques des panneaux photovoltaïques et
thermiques, ces panneaux solaires hybrides, aussi appelés « panneaux
PV/T », reposent ainsi sur le principe de la cogénération.
Réunissant en une unique technologie les possibilités du solaire
thermique et du photovoltaïque, cette cogénération permet d’optimiser la surface. En effet, cela permet
d’éviter de multiplier les systèmes utilisés et donc de réduire la surface d’exposition nécessaire.
A l’heure actuelle, deux technologies de panneaux hybrides sont disponibles sur le marché :
• L’aérovoltaïque qui effectue un refroidissement des panneaux par circulation d’air, cet air
réchauffé peut alors alimenter une prise d’air pour un ballon thermodynamique ou une ventilation
double flux.
• Les panneaux solaires hybrides à eau qui utilise le principe de refroidissement par eau pour
améliorer le rendement des panneaux solaires et pour produire de l’eau chaude. Ce type de
panneaux affiche une meilleure performance et de meilleur rendement que la technologie
aérovoltaïque.

Systèmes éoliens :
Les éoliennes sont des systèmes capables de transformer l'énergie cinétique du vent, c'est-à-dire l'énergie
des molécules d'air en mouvement, en énergie électrique. Concrètement, la force du vent fait tourner le
rotor de l'éolienne, ce qui actionne un générateur placé à proximité. Lorsque le vent est suffisamment fort,
le générateur se met à produire de l'électricité qui peut ensuite être autoconsommée ou injectée dans le
réseau électrique commun si l'éolienne y est raccordée.
Les conditions d’achats de l’électricité éolienne n’étant pas compétitives et contraignantes avec
notamment l’obligation d’être dans une Zone de Développement Eolien validée (ZDE) pour bénéficier des
obligations d’achats par ENGIE, l’autoconsommation avec stockage est fortement recommandée.

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Ces systèmes de production étant difficilement rentables, ils seront privilégiés uniquement lorsque seront
réunis toutes les conditions nécessaires à un fonctionnement optimal (ZDE, littoral, pas d’effet de site…)
Lien pour la liste des ZDE – Pays de la Loire
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DREALPdL_ZDE_autorisees_internet-2.pdf

Certains systèmes innovants permettent de conjuguer énergie éolienne et énergie photovoltaïque


(PowerNest…) grâce à la mise en place de structure éolienne optimisée en toiture recouvert de panneaux
photovoltaïque. Ces systèmes améliorent grandement le rendement et la productivité générale de
l’installation mais comporte des contraintes d’installations (poids…) et d’investissement conséquent. Par
ailleurs, ces systèmes assurent un niveau de rentabilité intéressant uniquement en présence de conditions
favorables (zone littorale à fort potentiel éolien, aucune effet de site…).

Figure 38 : Schéma de principe de PowerNest

Cette technologie a été utilisé dans le cadre d’une rénovation EnergieSprong aux Pays Bas
http://www.nweurope.eu/projects/project-search/e-0-desirable-warm-affordable-homes-for-life/news/experiment-how-
can-net-zero-energy-be-enabled-for-high-rise-buildings/

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Stockage de l’énergie
Problématique de stockage de l’énergie :
Le choix d’autoconsommer l’énergie produite par un système ENR peut être réalisé de deux façons :
• L’autoconsommation directe, c’est-à-dire que l’électricité produite est utilisée en direct en fonction
des besoins du logement à l’instant T. L’intégralité du surplus d’énergie (qui n’est pas consommé)
est alors injectée dans le réseau. Ce mode d’autoconsommation requiert donc de faire coïncider
les périodes de consommation avec les périodes de production.
• L’autoconsommation avec stockage permet de profiter de l’énergie produite en journée (pour le
PV) lors de période de consommation du logement, il est alors possible (sous réserve d’un volume
de stockage conséquent) de consommer l’intégralité de la production d’ENR.

Technologie de stockage de l’électricité :

Stockage batterie électrochimique :


Les batteries électrochimiques sont conçues par empilement de disques composés de différents types
d’éléments chimiques. Il existe ainsi des batteries plomb-acide (classiques), nickel-cadmium, nickel-
hydrure métallique, lithium-ion, etc…
L’empilement est ensuite relié à un système d’électronique de puissance qui, lors de la décharge, convertit
le courant continu des batteries en courant alternatif à la tension, la fréquence et la puissance voulue. Ce
système est aussi utilisé dans le sens inverse pour recharger les batteries.

Dans les systèmes de stockage par batteries électrochimiques, les assemblages de batteries sont conçus
pour fournir la puissance et la capacité en fonction des usages (par exemple alimentation annexe,
alimentation de secours). La capacité de stockage de puissance et d’énergie varie en fonction des
technologies. Les principaux avantages des batteries sont leur flexibilité de dimensionnement et leur
réactivité.
Acide- plomb Lithium -Ion

Wh/kg 40 150
Durée de vie
500 1 000
(cycles)
Coûts
150 700
(€/kWh)
Coûts par cycle
0,76 0,39
(€/kWh/cycles)
Figure 39 : Comparatif des technologies de stockage - source Powertech

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Stockage hydrogène :
Les systèmes de stockage d’énergie grâce à l’hydrogène utilisent un électrolyseur intermittent. Pendant
les périodes de faible consommation d’électricité, l’électrolyseur utilise de l’électricité pour décomposer de
l’eau en oxygène et en hydrogène, selon l’équation 2 H2O= 2H2 + O2. Cet hydrogène est ensuite comprimé,
liquéfié ou stocké sous forme d’hydrure métallique.
Ensuite, il existe trois moyens différents pour réinjecter de l’électricité sur le réseau à partir de l’hydrogène
stocké :
• Le premier consiste à alimenter une pile à combustible ;
• Le deuxième consiste à synthétiser du gaz naturel selon le procédé de la méthanation. Ce gaz
peut certes être injecté directement dans le réseau de gaz existant mais surtout être utilisé pour
alimenter une centrale à gaz « classique », produisant de l’électricité ;
• Le troisième consiste à utiliser l’hydrogène directement dans une centrale à gaz spécialement
conçue à cet effet, afin de fabriquer de l’électricité.

L’intérêt de ce type de système réside :


• Dans la grande flexibilité d’usage du vecteur d’hydrogène, qui a pour particularité d’être
facilement stocké et transporté, que ce soit sous forme liquide ou gazeuse ;
• Dans le découplage énergie-puissance : en effet, la capacité de puissance en absorption ou en
production est dimensionnée par l’électrolyseur ou la pile à combustible. La capacité en énergie
est dimensionnée par la taille des réservoirs et peut aller de plusieurs heures à plusieurs jours
en fonction de l’application du système (secours, décalage de consommation).
Pendant leur utilisation, les électrolyseurs et les piles à combustible dégagent de la chaleur (entre 20 et
50 % de l’énergie du système selon la technologie), dont la valorisation améliore la rentabilité économique
du système.

La stratégie de vente total/autoconsommation/stockage sera développée dans un chapitre ultérieur.


Cependant, au vu des caractéristiques des systèmes existants, la solution la plus adaptée pour le
stockage, à l’heure actuelle, est un stockage d’énergie par parc de batterie Lithium-Ion.

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Focus sur la production d’énergie photovoltaïque

Contexte français – Evolutivité de la réglementation

En France, le rachat de la production électrique d’une installation photovoltaïque est soumis à plusieurs
réglementation8. Ces réglementations évoluent et différent selon, entre autres, le type d’installation, la
puissance du parc et le mode d’utilisation de la production. Le tarif de rachat étant extrêmement variable
selon les caractéristiques du parc, il est indispensable d’étudier le type de montage le plus adapté aux
opérations EnergieSprong et cela, afin d’optimiser la rentabilité de la démarche.
Au vu de l’évolutivité de la règlementation et du coût d’achat de l’énergie (à la vente comme à l’achat) les
stratégies d’utilisation de la production photovoltaïque devront être actualisées en fonction des
règlementations en vigueur au moment du lancement des opérations.

Impact géographique et incidence des orientations

Cette étude portant sur l’intégralité de la région Pays de La Loire, il est nécessaire de s’assurer qu’un
modèle énergétique et financier homogène puisse correspondre au plus grand nombre de logements du
patrimoine proposé par les bailleurs sociaux.
En effet, les typologies des logements diffèrent tant au niveau des surfaces disponibles de toiture, que
dans l’orientation des surfaces disponibles ou dans le gisement solaire disponible localement.
C’est pourquoi, tous les paramètres pouvant influencer la production photovoltaïque d’un site sont
analysés afin de déterminer l’importance de leurs impacts.

8
Notamment l’arrêté du 9 mai 2017, publié le 10 mai 2017

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5.8.2.1.1 Gisement solaire
Le gisement solaire permet de déterminer la quantité d’énergie reçu par le soleil sur 1 m² de surface, ce
gisement diffère selon la position géographique et les effets de site locaux.

La carte ci-contre permet d’évaluer les différences


d’irradiation solaire entre le nord de la région (Laval)
et le Sud de la région (La Roche-sur-Yon).

Productivité solaire en fonction de la localisation


(9 kWc, orienté Sud à 30° de l’horizontale) (Source
TecSol)

Production solaire par villes


9800 1100
9600 1080
9400 1060
9200 1040
9000 1020
8800 1000
8600 980
8400 960
8200 940
8000 920
Laval Le Mans Angers Nantes La
Roche
sur Yon

Production (kWh/an) Productivité (KWh/kWc.an)

Ainsi, on obtient une différence maximale de 10 % de production annuelle entre Laval et


La Roche-sur-Yon. Les différences de production pouvant impacter le modèle économique, la ville
d’Angers (moins de 5% de différence avec les extrêmes) est choisie comme base pour les modélisations
de production solaire du modèle.

5.8.2.1.2 Orientation des toitures


L’orientation des toitures peut également jouer sur la productivité solaire d’une installation.
Sur une installation classique les panneaux sont orientés de manière à optimiser la productivité solaire
d’une installation. Dans une démarche EnergieSprong, l’intégralité des toitures est équipée de panneaux
solaires, et cela, peut-importe son orientation.
Ainsi, il est nécessaire de caractériser la différence de productivité que peut induire une mauvaise
orientation.

Six configurations ont donc été modélisées afin de faire varier 2 critères :
1. La surface de toiture (55 m², 80 m², 110 m²)
2. L’orientation des deux faces (Nord/Sud ou Est/Ouest)

Les modélisations sont effectuées pour un site à Angers, présentant 30° d’angle de toiture.

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Différence de production photovoltaïque (Source Tecsol)
Configuration Production estimée Ecart
55 m² Est/Ouest 6 560 kWh
0,57%
55 m² Nord/Sud 6 522 kWh
80 m² Est/Ouest 9 842 kWh
0,56%
80 m² Nord/Sud 9 786 kWh
110 m² Est/Ouest 13 518 kWh
0,53%
110 m² Nord/Sud 13 446 kWh

Ainsi, la différence de production pour des toitures intégralement équipées de panneaux solaires
photovoltaïques mais dont l’orientation diffère est négligeable.

La variation de production suivant la zone géographique (à l’échelle des Pays de la Loire) et


suivant l’orientation des toitures est minime (+/- 10%). Le modèle de production photovoltaïque
est donc valable sur l’ensemble des logements contenus dans la base de données.

Maisons individuelles

5.8.3.1 Stratégie de dimensionnement des panneaux


En France, les tarifs de rachat de production photovoltaïque sont règlementés par l’arrêté 9 mai 2017.
Ainsi, les tarifs de rachat évoluent en fonctions des caractéristiques de l’installation que sont :
1. L’intégration des systèmes photovoltaïques sur la toiture (étanchéité, surimposition, non
intégré)
2. La puissance de l’installation (3 kWc, 9 kWc, 36 kWc et 100 kWc)
3. Le type de contrat (vente total, vente de surplus, autoconsommation…)

Contrat en vente totale


Tarif de rachat
Type d’installation Puissance
(4ème trimestre 2018)
P ≤ 3 kWc 0,1855 €/kWh
Intégration au bâti
P ≤ 9 kWc 0,1577 €/kWh
P ≤ 3 kWc 0,1855 €/kWh
Intégration simplifiée
P ≤ 9 kWc 0,1577 €/kWh
P ≤ 36 kWc 0,1207 €/kWh
Non intégré au bâti
P ≤ 100 kWc 0,1125 €/kWh
Figure 40 : Tarifs de rachat - source CRE

On peut voir la dégressivité du tarif de rachat en fonction de l’augmentation de la puissance raccordée.


Ci-dessous, les tarifs de rachat pour un contrat de type vente de surplus, ce contrat permet à l’utilisateur
d’utiliser l’énergie produite par son installation solaire (avec ou sans stockage) et de réinjecter la part
d’énergie non consommée sur le réseau (racheté par EDF). Ce type de contrat est moins avantageux d’un
point de vue tarif de rachat mais permet de profiter d’une source d’énergie gratuite.

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Contrat en vente de surplus
Tarif de rachat
Type d’installation Puissance ème
Prime
(4 trimestre 2018)
Sur bâtiment et respectant P ≤ 3 kWc 0,10 €/kWh 390 €/kWc
les critères généraux
d’implantation P ≤ 9 kWc 0,10 €/kWh 290 €/kWc
Sur bâtiment et respectant P ≤ 36 kWc 0,06 €/kWh 190 €/kWc
les critères généraux
d’implantation P ≤ 100 kWc 0,06 €/kWh 90 €/kWc
Figure 41 : Tarifs de rachat - source CRE

Dans un premier temps, il est donc nécessaire d’analyser le dimensionnement idéal des parcs
photovoltaïques en fonction de l’espace disponible.

Les surfaces de toitures présentes dans la base patrimoine permettent d’envisager des parcs d’une
puissance comprise entre 6 et 16 kWc (T1 à T6) par logements.

Revenus complémentaires solaires par typologie de Maisons


individuelles orientées au sud
25 000
Excédant financier en € grâce à la revente solaire
(baisse de productivité solaire de 0,4% par an) -

20 000
Investissement solaire déduit

15 000

10 000

5 000

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20

Puissance crête en kWc


Maison de 55 m² Maison de 80 m² Maison de 110 m²

Figure 42 : Excédent financier par la revente d’énergie - source Alterea

Le graphique ci-dessus montre les effets de seuils des tarifs de rachat. Dès la puissance seuil dépassée,
le tarif diminue. Les courbes tombant à 0 correspondent en réalité à un arrêt de la courbe, la totalité de la
surface de la toiture étant utilisée, il n’est plus possible d’augmenter la puissance de l’installation. Ces
courbes montrent que pour optimiser la revente, il faut dimensionner l’installation juste en dessous du seuil
visé.

Ainsi, l’analyse de l’optimisation du dimensionnement des installations photovoltaïques permet de


conclure :
Limitation de la puissance de production à 9 kWc pour les maisons individuelles.

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Par conséquent, les toitures pouvant accueillir une puissance supérieure à 9 kWc pourront être optimisée
(implantation des panneaux solaires sur la toiture la mieux orientée). Les toitures favorables seront donc
intégralement équipées de panneaux photovoltaïques et le complément de puissance sera implanté sur
la toiture la moins favorable.
Néanmoins, le dimensionnement des systèmes dépend également du type de contrat de revente de la
production énergétique.

Restriction des tarifs des rachats pour un même site d’implantation :

L’annexe 3 de l’arrêté du 9 mai 2017 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les
installations implantées sur bâtiment utilisant l’énergie solaire photovoltaïque évoque :
- Deux installations (appartenant au même propriétaire, ndlr) distants de moins de cent mètres
sont considérées comme implantés sur un même site.
o Cela implique l’addition des puissances installées sur les différents bâtiments et, par
conséquent, l’impossibilité de profiter des tarifs de rachats pour les petites installations.
En effet, pour les lots comprenant plusieurs maisons dans un rayon de moins de 100
mètres, l’addition des puissances entrainera la mise en place d’un contrat supérieur à 36
kWc voir 100 kWc (appel d’offre)
Cependant,
- L’annexe 3 du même arrêté évoque une exception : Deux bâtiments exclusivement destinés
à l’usage d’habitation au sens de l’article R. 311-1-1 du code de la construction et de
l’urbanisme et distants de moins de cent mètres sont considérés comme des sites distincts
dès lors que le demandeur présente une document émanant d’un architecte qui atteste que
l’un et l’autre de ces bâtiment pourrait assurer ses fonctions en l’absence du deuxième
bâtiment. Dans ce cas, le tarif auquel l’installation est éligible au sens de l’article 8 du
présent arrêté est diminué de dix pourcents.

Pour les lots comprenant plusieurs maisons individuelles indépendantes, un document


prouvant l’indépendance fonctionnelle de chaque entités devra être fournit pour pouvoir profiter
des tarifs de rachats des petites installations. En présence de ce document, ces lots pourront
profiter d’un tarif de rachat individuel (9kWc) minoré de 10%.
En l’absence de ce document les installations seront groupées (addition des puissances) et les
tarifs de rachats seront fonction de la puissance totale du lot (> 36 kWc ou > 100 kWc) donnant
lieu à des tarifs de rachats peu avantageux ou l’obligation légal de recourir à un appel d’offre.

Logements collectifs

Pour le collectif, le principe est similaire, la puissance cible est de 36kWc ou 100kWc pour les plus grands
collectifs.

5.8.1.1 Stratégie du raccordement électrique/ contrats


La démarche EnergieSprong pose le principe d’un retour sur investissement sur 30 ans. Il est donc
nécessaire de se projeter sur cette durée avec les différentes variables et scénario possibles. Le choix du
raccordement devra être le meilleur sur 30 ans.
Le tarif de rachat étant évolutif suivant le type de contrat choisi, il est indispensable d’analyser la différence
de rentabilité des installations photovoltaïques. La différence de rentabilité étant liée à une multitude de
facteur dépendant de la conjoncture politique et économique au moment de la contractualisation, cette
analyse est donc sujette à des évolutions.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 57/107


Caractéristiques Schéma technique
Vente totale

- Revente de l’intégralité de la
production sur le réseau
public
- L’électricité consommée par
le logement provient du
réseau public
- Prix de rachat avantageux
pour une installation < 9 kWc

Autoconsommation et vente du surplus

- Consommation d’une partie


de la production et revente du
surplus
- Prix de rachat avantageux
pour une installation < 9 kWc
- L’énergie consommée par le
locataires est de l’énergie
gratuite

Autoconsommation pure

- Consommation de la totalité
de la production
- Le surplus part gratuitement
sur le réseau public
- Permet de consommer de
l’énergie à moindre coûts
- Possibilité d’optimiser ce type
de contrat avec la mise en
place de stockage ou
d’onduleur à gestion
intelligente

Autoconsommation collective

- Idem que pour les contrats d’autoconsommation mais avec la possibilité d’exporter le
surplus vers des bâtiments voisins
- Possibilité de rachat du surplus par une entreprise spécialisée (Enercop…)
- Nécessité de trouver des bâtiments voisins dont les besoins sont complémentaires à une
activité de logement (bâtiment communaux, entreprise…)
Figure 43 : Différentes stratégies de raccordement

Ainsi, pour déterminer la stratégie à opérer, deux caractéristiques sont essentielles : le taux d’évolution
annuel de l’énergie et l’année de démarrage du contrat. (Les caractéristiques de baisse des coûts de
rachat et de perte de rendement des modules photovoltaïques sont prises en compte mais ne sont pas
amenées à évoluer.)
Taux d’évolution annuel de l’électricité :
- Actuellement, la conjoncture politique permet de limiter les augmentations pourtant bien réelles
du coût de l’énergie. L’état finance ainsi la différence permettant de conserver une augmentation
annuelle inférieure à 2%. Pourtant, les différents experts/organismes tablent sur une évolution
proche de 5% pour les 25 prochaines années. C’est pourquoi, deux hypothèses ont été prise pour

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 58/107


la modélisation photovoltaïque : une hypothèse haute à 5% annuel et une hypothèse basse à 2%
annuel.
Année de démarrage de l’opération :
- Au vu des évolutions futures à la fois des coûts de l’énergie et des coûts de rachat photovoltaïque
l’année de démarrage du contrat impactera fortement la stratégie photovoltaïque à mettre en place
– la tendance montrant un fort intérêt pour l’autoconsommation collective pour les prochaines
années (actuellement, la revente totale reste plus avantageuse).
Quatre cas de figures ont ainsi été distingués :
Version Taux d’évolution annuel de l’énergie Année de démarrage
1 2% Année 0 = 2020
2 5% Année 0
3 2% Année +5
4 5% Année +5

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 59/107


V1 (2 % d’évolution, année 0) V2 (5 % d’évolution, année 0)

Figure 44 : Résultats de simulation – Source Alterea

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 60/107


V3 (2 % d’évolution, année +5) V4 (5 % d’évolution, année +5)

Figure 45 : Résultats de simulation – Source Alterea

Les différentes études tendent à monter que la revente totale reste la solution la plus
avantageuse dans la conjoncture actuelle – Pour les prochaines années (> 5 ans), une étude
stratégique devra être réalisée afin de prouver la rentabilité des différentes solutions en fonction
des évolutions réelles des coûts de l’énergie, des types de contrat et de la règlementation.

5.8.1.2 Stratégie à 20 ans


Pour chaque stratégie de consommation, les contrats de rachat étant basés sur une durée de 20 ans, une
nouvelle étude devra être réalisée avant la vingtième année d’exploitation pour décider de la stratégie à
adopter pour les 10 dernières années d’exploitation. Cette étude devra prendre en compte les conditions
futures (existence de tarif de rachat, coût de stockage, coût de l’électricité…).

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 61/107


Logements collectifs

Pour les bâtiments collectifs les contraintes règlementaires et contractuelles sont identiques à celles des
logements individuels. Cependant, la ratio entre l’espace disponible en toiture pour la production
photovoltaïque est bien plus faible pour un bâtiment de logements collectifs que pour un pavillon individuel,
ce ratio diminuant avec l’augmentation du nombre d’étage.
Pour la réussite de la démarche EnergieSprong, il est alors indispensable de vérifier que la production
photovoltaïque des bâtiments collectifs soit suffisante pour assurer l’atteinte d’un niveau énergie 0.

L’atteinte d’un niveau énergie 0 est donc dépendant de plusieurs facteurs liés à la configuration du
bâtiment que sont :
- La surface de toiture disponible pour l’implantation de panneaux photovoltaïques,
- Le nombre d’appartement du bâtiment,
- La typologie des logements.
Plusieurs simulations ont été réalisées afin d’identifier un facteur déterminant pour l’atteinte de l’objectif
énergétique (Voir Chapitre 12.3.2). Ce facteur est défini par le ratio entre la surface disponible en toiture
et la surface habitable du bâtiment.
Il a donc été montrer que les bâtiments collectifs doivent présenter un ratio supérieur à 0,36 (Stoiture >
0,36xSHAB) pour pouvoir atteindre l’objectif d’un niveau énergie 0.
Les bâtiments affichant un ratio inférieur devront trouver des surfaces supplémentaires pour l’implantation
de panneaux photovoltaïques. Ces implantations pourront être réalisées en bordure de façade (casquette
photovoltaïque), en pignon aveugle, sur les espaces de parkings, les cheminements piétons, etc.

5.8.2.1 Le photovoltaïque en toiture


La première implantation préconisée est sur les espaces de toitures (terrasse, en combles, mono/multi-
pente…)
Leur implantation devra être réalisée de manière à faciliter l’entretien et la maintenance du parc
photovoltaïque. Les accès ainsi que les toitures devront être sécurisés pour permettre le passage d’un
technicien.
Dans le cas d’une configuration de type toiture terrasse
encombrée, offrant peu d’espace, l’implantation du parc
photovoltaïque sera réalisée en surimposition sur un bâti
métallique surélevé permettant à la fois la mise en place de
système (VMC, réseau aéraulique, machinerie ascenseur…) et le
passage de technicien. La mise en place de ce châssis métallique
entrainera un surcoût mais permettra d’une part de faciliter la
maintenance mais surtout de maximiser la surface de panneau
photovoltaïque potentiellement implantable.

Les critères réglementaires d’implantation ayant évolués ces dernières années, pour des puissances
supérieures à 36 kWc (puissance minimale des installations collectives) les tarifs de rachat sont identiques
peu importe le type d’intégration. Cette option de châssis en surimposition ne pénalise donc pas le bilan
financier.
Des études structures devront être réalisées afin de vérifier la capacité des toitures à supporter la
charge d’un parc photovoltaïque.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 62/107


5.8.2.2 Autres implantations
En cas d’indisponibilité des toitures (forme, masque solaire, règlementation locale…) ou si la surface en
toiture ne suffit pas à atteindre le niveau de performance énergétique voulu, il pourra être envisagé
d’implanter des panneaux photovoltaïques selon d’autres procédés, généralement plus couteux et
sensiblement moins productifs mais qui permettront d’atteindre un niveau de rénovation EnergieSprong.

Bardage/façade :
La productivité des panneaux photovoltaïques diminuant
avec une implantation verticale (environ 30% de baisse
de production) les façades devront impérativement être
exposées au Sud, idéalement sur des pignons aveugles
(aucunes menuiseries) et ne présentées aucun masque
lointain.
En cas d’installation d’une surface importante de panneaux solaires verticaux, un système devra être mis
en place pour permettre de faciliter l’entretien et la maintenance du parc.

Brise soleil :
L’ajout de brise soleil sur une façade Sud permet de
récupérer une surface non négligeable pour
l’implantation de panneaux solaires, cette solution
permet entre autres d’améliorer le confort estival des
locataires en réduisant les apports solaires. Les brises
soleils peuvent s’intégrer sur n’importe quelle façade
correctement orientée mais ne permettent de récupérer
qu’une faible surface PV (longueur de portée limitée).

Ombrière :
Pour les bâtiments disposant de parkings aériens
exempt de masque solaire, les ombrières
photovoltaïques permettent de récupérer d’importantes
surfaces aisément orientables et facile d’entretien. Cette
solution peu onéreuse est idéale pour les bâtiments
situés dans des bourgs peu dense.

Garde-corps de terrasse :
Pour les bâtiments disposant de toitures terrasses, il est
possible en complément d’une implantation classique de
venir installer des panneaux sur les gardes corps de la
toiture. Cette solution ne permet de récupérer qu’une
faible surface mais reste relativement peu couteuse.

Verrières/façades vitrées :
Enfin, pour les bâtiments disposant d’une importante surface vitrée, il est possible d’installer des modules
photovoltaïques bi-verre cristallins ou couche mince à la place d’une surface vitrée. Malgré les évolutions
techniques cette solution reste très onéreuse et peu adaptée aux bâtiments de logements sociales.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 63/107


5.8.2.3 Stratégie de raccordement
La stratégie de raccordement pour les logements collectifs est la même que pour les logements
individuels. Au vu des réglementations actuelles, la revente totale reste le contrat le plus viable
pour la réussite de la démarche EnergieSprong. Pour les projets programmés dans les années à
venir, une étude devra être réalisée en fonction de l’évolution des règlementations et des coûts de
l’énergie

5.8.2.4 Impact sur le réseau


En cas de revente partielle ou totale (l’autoconsommation pure n’est pas concernée par ce chapitre) de la
production photovoltaïque des logements, des aménagements devront être prévus à la fois sur le diamètre
des réseaux de distribution électrique et sur le dimensionnement des postes de livraisons associés.
En effet, les réseaux existants n’étant généralement pas prévus pour acheminer une grande quantité
d’électricité, ils devront être adaptés en fonction de la puissance totale des installations solaires
nouvellement raccordées au réseau.

Pour cela, ENEDIS propose un accompagnement sur les projets de raccordement photovoltaïque (< 250
kVa) et a mis en place une plateforme permettant de vérifier la faisabilité de raccordement sur les réseaux
existants et le cas échéant une faisabilité pour les travaux de mise à niveau des réseaux.

www.enedis.fr > compte > Raccordement > Simulation

Figure 46 : Plateforme ENEDIS de raccordement photovoltaïque


Cette plateforme permet par ailleurs de faire les demandes de raccordement associées aux différentes
opérations de rénovation EnergieSprong.

Dans la majorité des cas, les demandes de raccordement donneront lieu à des d’importants travaux
d’adaptation des réseaux. Ces travaux pouvant être onéreux il est indispensable d’effectuer les
demandes de raccordement en amont du projet afin de prendre en compte les importants surcoûts
associés.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 64/107


Problématiques opérationnelles de rénovation à prendre en compte

Problématique amiante

Le patrimoine envisagé dans cette étude comporte une partie dans les années 1970 à 2000 susceptible
de contenir de l’amiante. Le périmètre des travaux intègre les éléments de façades mais aussi des
éléments intérieurs (réseau de distribution, réfection de pièces humides, réfection de l’électricité, etc…).
Des diagnostics amiante avant travaux devront être réalisés et la méthodologie EnergieSprong devra être
adaptée en fonction de la présence ou non d’amiante.
Cela peut avoir un impact important sur le coût travaux, la durée d’intervention ou encore la non-occupation
du logement pendant les travaux.

Problématique site occupé

Les travaux liés à la démarche EnergieSprong devant être réalisés en site occupé, plusieurs
problématiques devront être résolues afin de minimiser l’impact des travaux sur le confort des occupants.

5.9.2.1 Nomination d’un médiateur par opération


Afin de faciliter la réalisation de la démarche et de fédérer les locataires derrière la notion d’EnergieSprong
il est indispensable de nommer un médiateur pour chaque opération. Ce médiateur aura pour fonction
d’informer les locataires en amont de la démarche, de créer un climat favorable pour la réalisation des
travaux et de sensibiliser les occupants sur les aspects énergétiques de la démarche.
Il est en effet indispensable pour la réussite de l’opération de correctement sensibiliser et fédérer les
occupants des logements réhabilités, leurs implications au quotidien permettra d’optimiser les gains liés à
cette démarche (consommation selon le planning « solaire », entretien régulier des façades,
communication sur les incidents…).
Les occupants des logements sont des acteurs indispensables à la réussite de la démarche et doivent
être sensibilisés et formés en conséquence.

5.9.2.2 Temps de travaux réduit


Selon le cahier des charges initiales de la démarche EnergieSprong, les travaux devront être réalisés sur
une durée de 7 jours par logement. Cette durée pourra être amenée à évoluer en fonction de la complexité
du site et de la médiation faite auprès des occupants. La réalisation des travaux sur une courte période
est importante pour la réussite de la démarche autant pour l’optimisation du modèle financier (temps de
travail des compagnons, immobilisation du matériel…) mais aussi pour la bonne acceptation des travaux
par les riverains.

5.9.2.3 Site occupé


Tous les postes de réhabilitation étant impactant pour le confort des occupants, des solutions techniques
devront être mise en place afin de limiter les périodes d’inconforts. Par ailleurs, certains postes majeurs
devront pouvoir être réalisés dans la journée afin de ne pas imposer le départ provisoire des locataires.
Ces postes concernent : le remplacement des menuiseries, les travaux sur les systèmes de production de
chauffage (si travaux en hiver), la production d’ECS, les travaux réseaux…

5.9.2.4 Besoin de sensibilisation


Afin de garantir une bonne appropriation des enjeux énergétiques de la rénovation par les locataires et
permettre une utilisation des logements rénovés selon les bonnes pratiques, il est essentiel de prévoir un
accompagnement et une sensibilisation des occupants.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 65/107


ANALYSE ENERGETIQUE

Principe
La démarche EnergieSprong retenue aux Pays-Bas intègre à son cahier des charges un objectif E=0. Cet
objectif engendre nécessairement de caractéristiques techniques et thermiques propres à ce patrimoine
et revêt par ailleurs des enjeux concernant le modèle économique vis-à-vis de la contribution des locataires
et du modèle de production photovoltaïque. A ce titre, il est nécessaire de le requestionner pour son
déploiement dans le cadre du patrimoine régional ligérien, et notamment les axes suivants :
▪ Quel niveau de performance énergétique est souhaité en objectif et quels sont les différents
systèmes envisageables ?
▪ Quel est l’impact des travaux de performance énergétique sur l’économie de charge des
locataires et sur la capacité à mettre en œuvre une contribution ?
▪ Quel est le potentiel de production d’énergie à demeure des différents segments concernés ?

Hypothèses de calcul
Certaines hypothèses de calculs utilisées dans ce chapitre ont été présentées dans les chapitres
précédents. Pour rappel, ces hypothèses sont :
Besoins ECS :
Volume ECS en m3/an
T1 T2 (55m²) T3 T4 (80 m²) T5 T6 (110 m²)
19,7 23,0 30,6 38,3 44,9 49,0

Consommations autres usages :


Consommations autres usages en kWh/an
T1 T2 (55m²) T3 T4 (80 m²) T5 T6 (110 m²)
2 000 2 400 2 600 2 800 3100 3300

Il est également nécessaire de définir les performances des systèmes étudiés dans la suite de l’étude :
Performance des équipements
PAC électrique PAC électrique Ballon
PAC gaz Chaudière
simple service double service thermodynamique Chaudière bois
COP gaz
COP COP COP
3,0 2,3 1,6 4,2 103% 103%

Concernant les panneaux photovoltaïques et hybrides, l’hypothèse suivante a été considérée :


➢ Perte de rendement annuel : - 0,4%.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 66/107


Etude de sensibilité des paramètres de l’état initial
L'étude de sensibilisation fait suite à la structuration de base de données préalablement effectuée. Il n’était
pas possible de modéliser l’ensemble des logements de la base de données. Il était alors nécessaire de
pouvoir avoir des modèles représentatifs des logements. Cette étude a pour but de fixer des états initiaux
cohérents et diversifiés permettant d’obtenir une bonne représentativité des maisons individuelles et des
logements collectifs présents dans la base de données et de quantifier l'impact sur les consommations
selon les variables identifiées ci-dessous.
Dans ce but, des modifications sur les caractéristiques suivantes sont réalisées :
• Surface des logements,
• Mitoyenneté,
• Type d’énergie,
• Performance énergétique,
• Nombre de logements,
• Température de consigne intérieure.
L’emplacement géographique a été fixé à Laval en Mayenne (53). Ce site a été défini pour ces
caractéristiques thermiques défavorables comparées aux autres départements des Pays de la Loire.
Cette étude est réalisée sur des maisons individuelles et sur des bâtiments collectifs.

Maisons individuelles

Concernant les maisons individuelles, 60 simulations ont été réalisées à l’état initial. Les variations
suivantes ont été modélisées :
• Surface des logements : 55 m² (T2), 80 m² (T4) ou 110 m² (T6),
• Mitoyenneté : Maison isolée (4 façades extérieures), maison mitoyenne (1 pignon mitoyen),
maison en bande (2 pignons mitoyens),
• Type d’énergie : gaz ou électricité,
• Performance énergétique : Etiquette initiale D ou E (pour les deux types d’énergie),
• Performance du bâti : Catégorie 1 avec une isolation moyenne (année 80), Catégorie 2 avec une
isolation plus performante (années 90),
• Température intérieure de consigne : 19°C ou 21°C.

Les maisons individuelles ont toutes été considérées à rez-de-chaussée, avec présence de combles
perdus double pans et une absence de menuiseries sur les pignons.
Les hypothèses prises pour les deux modèles de base (catégorie 1 et 2) sont explicitées dans le tableau
ci-dessous

Le tableau suivant présente les autres caractéristiques fixées lors de l’étude :


Hypothèses de simulation
Bâti
Catégorie 1 Catégorie 2
Isolation intérieure par 8 cm de Isolation intérieure par 10 cm de
Murs extérieurs
laine minérale laine minérale
Sur terre-plein isolé par 3 cm de Sur terre-plein isolé par 6 cm de
Plancher bas
polystyrène polystyrène
Combles perdus isolés par 20 cm Combles perdus isolés par 25 cm de
Plancher haut
de laine minérale laine minérale
Menuiseries PVC double vitrage 4/8/4 ancien PVC double vitrage 4/12/4 ancien
Porte d’entrée Porte pleine bois non isolée

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 67/107


Systèmes
Consommations ECS *
Température de
55°C
production ECS
Distribution ECS 50% mitigeur/50% mélangeur
Perméabilité du
1,3
bâtiment
Scénario d'occupation Personne active (température de consigne réduite les jours en semaine)
Appareils domestiques* **
Puissance éclairage Forfaitaire, sur la RT Réno
VMC Autoréglable après 1982
Puissance caisson VMC 50 W
1 ballon de moins de 5 ans
Ballon ECS Electrique
Constante de refroidissement : 0,2
Chauffage électrique en
Emetteur électrique avec thermostat intégré avec régulation centrale
panneaux rayonnants
Chaudière gaz de 2008, Chaudière de 25 kW avec performance fixée en fonction de l’année et
basse température régulation sur température extérieure
Radiateurs haute
température avec
Emetteur avec couple permettant un arrêt total de l’émission
robinets
thermostatiques

* Les besoins ECS sont estimés selon le guide RAGE “ Installations d’Eau Chaude Sanitaire” et les valeurs
rencontrées par ALTEREA lors de ces projets. Les valeurs sont présentées dans le tableau ci-dessous :
Volume en m3/an
T1 T2 (55m²) T3 T4 (80 m²) T5 T6 (110 m²)
19,7 23,0 30,6 38,3 44,9 49,0

**Les appareils domestiques n’ont pas été intégrés directement dans l’étude thermique. Ils ont été ajoutés
manuellement suivant les données fournies dans le guide EnergieSprong et tirées d’une campagne de
mesures réalisée par Enertech. Les valeurs utilisées sont données dans le tableau ci-dessous :
Consommations autres usages en kWh/an
T1 T2 (55m²) T3 T4 (80 m²) T5 T6 (110 m²)
2 000 2 400 2 600 2 800 3 100 3 300

Les résultats des 60 simulations réalisées sont présentées en annexe.


Les variations de chacun des paramètres sont alors analysées.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 68/107


Mitoyenneté :
Seule cette variable est modifiée sur les différents types de maisons. Les résultats obtenus sont exprimés
en kWhEP/m² pour une maison de 80 m² et sont les suivants :

Maison de catégorie 1 en électricité Maison de catégorie 1 en gaz


Isolé Mitoyen En bande Isolé Mitoyen En bande
377 346 311 204 187 172
Maison de catégorie 2 en électricité Maison de catégorie 2 en gaz
Isolé Mitoyen En bande Isolé Mitoyen En bande
328 298 265 179 163 147

En moyenne sur les quatre cas étudiés ci-dessus, les résultats montrent les variations suivantes :

Impact des modifications sur les consommations par m² (comparé à une maison isolée)
Isolé Mitoyen En bande
- -9% - 19 %

La même démarche a été réalisée sur les maisons de 55 m² et 110 m². Les résultats obtenus sont
similaires.

Surface :
Seule cette variable est modifiée sur les différents types de maisons. Les résultats obtenus sont exprimés
en kWhEP/m² et sont les suivants :
Maison mitoyenne de catégorie 2 en électricité Maison mitoyenne de catégorie 1 en gaz
110 m² 80 m² 55 m² 110 m² 80 m² 55 m²
280 298 315 176 187 205

Maison isolée de catégorie 2 en électricité Maison isolée de catégorie 1 en gaz


110 m² 80 m² 55 m² 110 m² 80 m² 55 m²
306 328 349 189 204 224

Maison en bande de catégorie 2 en électricité Maison en bande de catégorie 1 en gaz


110 m² 80 m² 55 m² 110 m² 80 m² 55 m²
254 265 281 162 172 187

En moyenne sur les cas étudiés ci-dessus, les résultats montrent les variations suivantes :
Impact des modifications sur les consommations par m² (comparée au 110 m²)
110 m² 80 m² 55 m²
- +6% + 15%

La même démarche a été réalisée sur les maisons de 55 m² et 110 m². Les résultats obtenus sont
similaires.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 69/107


Performance du bâti initial :
Seule cette variable est modifiée sur les différents types de maisons. Les résultats obtenus sont exprimés
en kWhEP/m² pour une maison de 80m² sont les suivants :
Maison mitoyenne de 80 m² Maison isolée de 80 m² en Maison en bande de 80 m² en
en électricité électricité électricité
Catégorie 2 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 1
- +16 % - +15 % - +17%

Maison mitoyenne de 80 m² Maison isolée de 80 m² en gaz Maison en bande de 80 m² en


en gaz gaz
Catégorie 2 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 1
- +15 % - +14 % - +17%

En moyenne sur les cas étudiés ci-dessus, les résultats montrent les variations suivantes :

Impact des modifications sur les consommations par m² (comparé à l'étiquette D)

Catégorie 2 Catégorie 1
- +16%

La même démarche a été réalisée sur les maisons de 55 m² et 110 m². Les résultats obtenus sont
similaires.

Type d’énergie :
Seule cette variable est modifiée sur les différents types de maisons. Les résultats obtenus sont exprimés
en kWhEP/m² pour une maison de 80m² sont les suivants :
Maison mitoyenne de 80 m² en Maison isolée de 80 m² en Maison en bande de 80 m² en
catégorie 1 catégorie 1 catégorie 1
Electricité Gaz Electricité Gaz Electricité Gaz
- -46% - -46% - -45%

Maison mitoyenne de 80 m² en Maison isolée de 80 m² en Maison en bande de 80 m² en


catégorie 2 catégorie 2 catégorie 2
Electricité Gaz Electricité Gaz Electricité Gaz
- -45% - -45% - -45%

En moyenne sur les cas étudiés ci-dessus, les résultats montrent les variations suivantes :

Impact des modifications sur les consommations par m² (comparée à l'électricité)

Electricité Gaz
- -45%

La même démarche a été réalisée sur les maisons de 55 m² et 110 m². Les résultats obtenus sont
identiques.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 70/107


Ces différentes variations ont permis d’établir des états initiaux représentant un spectre important des
maisons individuelles présentes dans la base de données (environ 62% de la base de données). Toutes
ces variantes seront simulées dans un état projet intégrant tous les travaux prévus dans la démarche
EnergieSprong afin d’observer si les cas les plus défavorables peuvent tout de même être intégrés à la
démarche.

Logements collectifs

L’étude de sensibilité sur les bâtiments collectifs est réalisée de manière différente, les critères
paramétriques font suite à l’analyse de la base de données.
Deux conclusions sont tirées de cette analyse :
• 85% des bâtiments sont de type R+2, R+3 et R+4,
• 91% des bâtiments sont équipés d’une production de chauffage au gaz, électrique ou au réseau
de chaleur.

Afin d’obtenir des états initiaux représentatifs de cette base de données, le choix s’est porté sur la
réalisation d’études sur des projets réels déjà étudiés par Alterea. Par ailleurs, certains des bâtiments
étudiés sont présents dans la base de données.

La liste de ces bâtiments est définie ci-dessous :


Nombre de Energie de Cep initial en
Typologie Typologie de logements
logements chauffage kWhEP/m²
R+2 12 6 T3, 6 T4 Gaz collectif 201
R+2 18 9 T3, 9 T4 Gaz collectif 192
R+3 24 15 T3, 9 T4 Gaz collectif 185
R+4 22 3 T1, 3 T2, 13 T3, 3 T4 Gaz individuel 158
R+4 24 5 T1, 7 T2, 12 T3 Gaz individuel 161
R+4 24 5 T1, 7 T2, 12 T3 Gaz individuel 170
R+3 18 3 T1, 5 T2, 9 T3, 1 T4 Gaz individuel 163
R+3 15 3 T3, 9T5, 6T6 RCU 174

R+4 58 13 T2, 3 T3, 19 T4,23 T5 RCU 151

R+3 95 23 T2, 48 T3, 24 T4 Electricité 239

R+3 31 6 T2, 22 T3, 3 T4 Electricité 341

R+3 32 1 T1, 9 T2, 17 T3, 4 T4, 1 T5 Electricité 340

Tous ces bâtiments permettent d’obtenir une représentativité significative des bâtiments présents dans la
base de données.
Toutes ces variations seront simulées dans un état projet intégrant tous les travaux prévus dans la
démarche EnergieSprong afin d’observer si les cas les plus défavorables peuvent tout de même être
intégrés à la démarche.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 71/107


Scénarios de travaux envisagés

Bâti

Les solutions de travaux sur le bâti ont été présentées dans le chapitre 9 du rapport. Les performances
thermiques sont identiques pour les maisons individuelles ou pour les bâtiments collectifs.
Pour rappel, les solutions techniques envisagées sur cet élément sont :
• Murs extérieurs : Isolation thermique par l’extérieur R > 8,50 m².K/W,
• Menuiseries extérieures : Menuiseries PVC équipées de triple vitrage Uw< 1,2 W/m².K,
• Porte d’entrée : Porte d’entrée de performance Ud < 1,2 W/m².K,
• Toiture : Isolation de performance R > 10 m².K/W.

Systèmes
De nombreux systèmes énergétiques ont été envisagés dans le cadre de cette démarche. La description
de ces systèmes est réalisée dans le chapitre 9.2 du présent rapport.
Ce chapitre a permis de faire le point sur les possibilités d’utilisation de ces systèmes dans le cadre de la
démarche EnergieSprong. Une étude transversale des systèmes de chauffage, d’ECS et de ventilation a
été réalisée afin de définir quelle combinaison pourrait permettre d’atteindre l’objectif E=0.
Cette étude est réalisée sur une maison de 80 m². Les résultats prennent en compte la mise en place de
panneaux photovoltaïques d’une puissance de 9 kWc. Le graphique ci-dessous présente les
consommations d’énergie finale annuelles du foyer autres usages compris.

Consommations énergétiques d'un foyer de 80 m² suivant différentes


combinaisons de systèmes

PAC électrique / panneau hybride ECS


Pac électrique / ballon thermodyamique
Microcogénération
Pac électrique/ ballon thermodynamique/ VMC double flux
PAC électrique double service
Pac gaz / ballon thermodynamique
Panneaux à inertie / ballon thermodynamique
Chaudière gaz / ballon thermodynamique
Chaudière bois / ballon thermodynamique
Chaudière électrique
Chaudière gaz
Chaudière bois
Poële à bois

-4000 -2000 0 2000 4000 6000 8000


Consommations en énergie finale

Figure 47 : Résultats de simulation énergétiques – Source Alterea

Ce graphique nous permet d’observer que 6 des solutions traitées permettent d’atteindre l’objectif fixé.
• PAC électrique double service,
• PAC électrique simple service avec ballon thermodynamique sur air extrait,
• PAC électrique simple service avec ballon thermodynamique et ventilation double flux,
• PAC électrique et panneaux hybrides ECS,

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 72/107


• Micro-cogénération,
• PAC gaz / ballon thermodynamique.
Parmi ces solutions, la micro-cogénération et la PAC gaz ont été retirées pour des contraintes techniques
(accessibilité au gaz, incompatibilité de la micro-cogénération avec la fluctuation des consommations
électriques d’une maison individuelle).
Parmi les solutions restantes, l’utilisation d’une PAC simple service permet d’obtenir les consommations
les plus faibles. Le choix entre l’utilisation de panneaux hybrides ou de ballons thermodynamiques pour la
production d’ECS est réalisée sur le critère financier, le coût d’installation des panneaux hybrides étant
bien plus élevé que celui d’un ballon thermodynamique. Ce dernier système est donc préféré. La
combinaison de ce système avec une VMC double flux a également été testé mais l’important coût
d’investissement ne permet pas d’atteindre des consommations plus intéressantes.
Les études énergétiques, à l’état projet, sont donc réalisées avec les systèmes suivants :
• Production de chauffage : PAC air/eau simple service,
• Production ECS : Ballon thermodynamique sur air extrait couplé à une VMC simple flux
hygroréglable de type B.

Concernant la mise en place de panneaux photovoltaïques, à la suite des études préalablement


présentées (chapitre 10), la mise de place d’une production limitée à 9 kWc pour les maisons individuelles
est définie. Pour les bâtiments collectifs, la mise en place de panneaux photovoltaïques est prévue pour
recouvrir au maximum l’espace disponible en toiture

Scénarios de travaux étudiés

Le scénario de travaux considéré est donc :


Scénario de travaux maisons individuelles
Bâti
Murs extérieurs Isolation par l’extérieur R=8,5 m².K/W
Aucuns travaux réalisés excepté lorsqu’ils donnent sur
Plancher bas l’extérieur
Isolation de performance R=5 m².K/W
Plancher haut Isolation de performance R=10 m².K/W
Menuiseries PVC, triple vitrage Uw= 1 W/m².K
Porte d’entrée Porte pleine bois isolée Ud= 1 W/m².K
Systèmes
Production de chauffage PAC air/eau simple service avec un COP=3
Production ECS Ballon thermodynamique sur air extrait avec un COP=4,2
Distribution ECS 100% mitigeur (remplacement des appareils sanitaires)
Besoins ECS Identiques à l’état initial
VMC simple flux hygroréglable de type B équipée d’un
VMC caisson basse consommation et reliée au ballon
thermodynamique
Puissance éclairage Consommations identiques à l’état initial
Appareils domestiques* Consommations identiques à l’état initial
Panneaux photovoltaïques en maisons
9 kWc
individuelles
Revente totale avec une surface de toiture recouverte au
Panneaux photovoltaïques en collectif
maximum de panneaux (pas de valeur de kWc définie)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 73/107


Des travaux d’embellissement intérieurs et de remise aux normes de l’électricité sont également pris en
compte mais ne sont pas intégrés dans l’étude énergétique. Ces interventions apparaitront cependant
dans l’analyse financière présentée dans la suite du rapport.

Il est important de noter que les scénarios présentés ne sont pas figés et que d’autres
solutions/combinaisons de solutions pourraient permettre d’atteindre l’objectif énergétique fixé du
E=0.

Résultats

Maisons individuelles

Les travaux décrits précédemment sont appliqués sur les 30 états initiaux simulés, avec une température
intérieure fixée à 21°C.
Les résultats complets de ces nouvelles simulations sont présentés en annexe.
Le tableau ci-dessous résume les consommations énergétiques obtenues pour les 30 simulations. Les
simulations sont réalisées avec la méthode de calcul dite « réelle », permettant de se rapprocher des
consommations réelles des sites.

110 m² 80 m² 55 m²
Cep Cep Cep Cep Cep Cep
Cep min Cep min Cep min
max moyen max moyen max moyen
-97 -91 -103 -69 -77 -83 -45 -35 -54

Bilan énergétique après rénovation


Consommations "autres usages" incluses
Simulation 18

Simulation 25
Simulation 10
Simulation 11
Simulation 12
Simulation 13
Simulation 14
Simulation 15
Simulation 16
Simulation 17

Simulation 19
Simulation 20
Simulation 21
Simulation 22
Simulation 23
Simulation 24

Simulation 26
Simulation 27
Simulation 28
Simulation 29
Simulation 30
Simulation 1
Simulation 2
Simulation 3
Simulation 4
Simulation 5
Simulation 6
Simulation 7
Simulation 8
Simulation 9

0
Consommations en kWhEF

-1000
-2000
-3000
-4000
-5000
-6000

Figure 48 : Résultats de simulation énergétiques – Source Alterea

Les résultats obtenus sur les 30 simulations réalisées permettent d’observer que les travaux réalisés et
décrits précédemment permettent l’atteinte de l’objectif E=0. Ces maisons correspondent aux segments 1
et 2 présentés dans ce rapport.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 74/107


Bâtiments collectifs

La même démarche est appliquée sur les bâtiments collectifs présentés dans le chapitre 8. Les simulations
sont réalisées avec la méthode de calcul dite « réelle », permettant de se rapprocher des consommations
réelles des sites.
Nombre de Cep initial en Cep final en
Simulation Typologie Typologie de logements
logements kWhEP/m² kWhEP/m²
1 R+2 12 6 T3, 6 T4 201 32
2 R+2 18 9 T3, 9 T4 192 40
3 R+3 24 15 T3, 9 T4 185 58
4 R+4 22 3 T1, 3 T2, 13 T3, 3 T4 158 46
5 R+4 24 5 T1, 7 T2, 12 T3 161 50
6 R+4 24 5 T1, 7 T2, 12 T3 170 57
7 R+3 18 3 T1, 5 T2, 9 T3, 1 T4 163 56
8 R+3 15 3 T3, 9T5, 6T6 174 -1

9 R+4 58 13 T2, 3 T3, 19 T4,23 T5 151 30

10 R+3 95 23 T2, 48 T3, 24 T4 239 49

11 R+3 31 6 T2, 22 T3, 3 T4 341 65

12 R+3 32 1 T1, 9 T2, 17 T3, 4 T4, 1 T5 340 59

Les consommations d’énergie finale présentées prennent en compte la mise en place de panneaux
photovoltaïques sur l’ensemble de la toiture disponible. Les autres usages sont également intégrés.
Sur les 12 simulations réalisées, seulement une d’entre elles atteint l’objectif fixé du E=0. Afin de
comprendre ces résultats, les caractéristiques des bâtiments étudiées sont analysées.

Surface de
Nombre Surface Surface
SHAB logement Surface
Simulation de toiture toiture / Compacité
(m²) moyenne façade (m²)
logements (m²) SHAB
(m²)
1 12 929 77 273 557,4 0,29 0,89
2 18 1397 78 410 757,12 0,29 0,84
3 24 1829 76 410 992,05 0,22 0,77
4 22 1408 64 300 967,57 0,21 0,90
5 24 1420 59 300 1076,95 0,21 0,97
6 24 1383 58 300 1015,58 0,22 0,95
7 18 1131 63 294 763 0,26 0,93
8 15 1264 84 487 855 0,39 1,06

9 58 4106 71 1185 2401 0,29 0,87

10 95 6646 70 1887 5427 0,28 1,10

11 31 2017 65 470 1135 0,23 0,80

12 32 2101 66 502 1172 0,24 0,80

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 75/107


Trois éléments sont observés, sur un bâtiment de type R+3 :
➢ Surface moyenne des logements,
➢ Ratio de surface de toiture/SHAB,
➢ Compacité du bâtiment.

Surface de
Nombre Surface Cep final
logement
Simulation de toiture / Compacité en
moyenne
logements SHAB kWhEP/m²
(m²)
8 15 84 0,39 1,06 -1
10 95 70 0,28 1,10 49
7 18 63 0,26 0,93 56
3 24 76 0,22 0,77 58
11 32 66 0,24 0,80 59
12 31 65 0,23 0,80 65

Les 3 paramètres semblent avoir une importance plus ou moins importante sur les consommations finales :
➢ Plus la taille moyenne des logements est importante, plus les consommations sont faibles.
➢ Plus la compacité du bâtiment est élevée, plus les consommations sont faibles.
➢ Enfin, plus le ratio surface de toiture / SHAB est élevé, plus les consommations sont faibles.
A la vue de l’évolution des valeurs, cette dernière notion est considérée comme la plus importante. L’impact
de la surface de toiture est en effet primordial dans cette étude, celle-ci définissant les m² de panneaux
photovoltaïques qu’il est possible de mettre en place.

Ce critère est donc fixé pour les R+2 et R+3 respectivement à 0,36 et 0,39. Ce sont les valeurs limites
à partir desquelles le projet est susceptible de respecter l’objectif E=0 et donc d’entrer dans la démarche
EnergieSprong (voir arbre de décision). Cependant les deux autres critères observés (compacité, surface
moyenne des logements) peuvent légèrement faire varier ces résultats. Il est donc possible qu’un bâtiment
respectant le ratio surface de toiture sur SHAB n’atteigne pas l’objectif, par exemple par la présence de
nombreux logements de petite taille, qui aurait pour effet d’augmenter les consommations ECS et les
consommations des autres usages.

Conclusion
Pour tous les pavillons simulés et représentatifs des maisons individuelles de la base de données,
l’objectif du E=0 est atteint dans tous les cas avec les travaux proposés, Les systèmes ont
notamment été définis selon les critères qu’Alterea a pu présenter. L’atteinte de cet objectif est cependant
possible avec des solutions différentes qu’il sera possible d’envisager dans une phase ultérieure du projet
et restant à discrétion des différents offreurs de service.

En revanche, concernant les logements collectifs, les résultats obtenus montrent que l’atteinte de
l’objectif E=0 est soumis aux caractéristiques des bâtiments et notamment au ratio représentant la
surface de toiture sur la surface habitable. La taille des logements du bâtiment est également un critère
influant sur l’atteinte de l’objectif.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 76/107


ANALYSE FINANCIERE

Principe du modèle économique EnergieSprong


Le modèle économique EnergieSprong prend en compte l’intégralité des coûts de l’opération de rénovation
sur le temps long. Il repose sur deux principes :

➢ Une approche en coût global pour anticiper les coûts sur une période donnée et avoir une
vision éclairée de son patrimoine ;

Figure 49 : Approche en coût global - Guide EnergieSprong Greenflex

Le graphique ci-dessus illustre les coûts évités dans le cas d’une approche coût global :
o Maintenance : frais de maintenance fixe et connu sur la durée de la garantie de
performance
o Rénovation : le logement est rénové une seule fois pour toute la durée de la garantie
de performance

➢ De nouvelles sources de revenus pour les bailleurs sociaux, qui financent une partie de la
rénovation grâce aux économies réalisées avec la revente d’énergie renouvelable et la perception
d’un forfait énergie.

Figure 50 : Sources de revenus d'un réhabilitation EnergieSprong - Guide EnergieSprong Greenflex

Le graphique ci-dessus illustre la hausse des revenus rendu possible à la suite d’une rénovation
EnergieSprong :
- Forfait Energie : contribution des locataires aux travaux de rénovation énergétique
- Revente d’énergie renouvelable provenant de la production au niveau du logement

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 77/107


Le modèle économique calcule le montant global pour une rénovation sur une durée donnée. Bien que
l’investissement soit important en année 1, les nouvelles sources de revenus permettent de le lisser sur la
période, sans autres dépenses additionnelles par rapport à des rénovations traditionnelles.

Flux de trésorerie sur 30 ans

Ci-dessous une illustration des flux de trésorerie (revenus et charges) dans le cas d’une rénovation
EnergieSprong. En année 1, les charges élevées correspondent à la part des travaux financés en fonds
propres. La Valeur Actuelle Nette (VAN) est la somme des flux de trésorerie engendrés par l’opération de
réhabilitation sur une période donnée (ici sur 30 ans) en prenant en compte un taux d’actualisation annuel.

Figure 51 : Flux de trésorerie actualisés sur 30 ans – Guide EnergieSprong Greenflex

Le graphique ci-dessous détaille le bilan des montants investis sur 30 ans pour une réhabilitation de type
EnergieSprong en comparaison au revenus attendus pour les bailleurs sur la même période.

Figure 52 : Bilan économique d'une opération EnergieSprong – Greenflex

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 78/107


Simulations financières

A partir de données d’entrées financières et techniques, des hypothèses de calcul et les paramètres
retenus pour la rénovation, l’outil de Greenflex permet de calculer les revenus et dépenses de chaque
opération ainsi que les dépenses de chaque ménage. Cela permet de calculer quel serait le budget
maximal pour que la VAN soit nulle et que l’opération soit équilibrée sur 30 ans.
Si les travaux de rénovation coutent moins que le budget maximal calculé alors cela veut dire que
l’opération est équilibrée financièrement sur 30 ans.

Par rapport à un objectif de coût de rénovation qui dépendra de la maturité du marché, il est évident que
les opérations présentant un budget maximal le plus élevé seront celles qui seront le plus faciles à rénover.
Ces opérations présentant un budget maximal élevé seront à privilégier pour les premières rénovations où
le cout de rénovation sera le plus élevé.
Les simulations financières permettent ainsi de classer les opérations par rapport à leur faisabilité
financière.
Le modèle de calcul permet aussi de simuler les dépenses des ménages avec ou sans rénovation
EnergieSprong. Cela permet de mettre en évidence le poids que les charges énergétiques vont prendre
dans le budget des ménages avec l’évolution des coûts de l’énergie ainsi que l’impact du bouclier
énergétique mis en place dans le cadre de la démarche EnergieSprong. Ce dernier limite l’évolution des
charges énergétiques des ménages et permet d’éviter une précarité énergétique.

Figure 53 : Classement des logements selon le budget maximal – Greenflex

Au moment de la rédaction de ce présent rapport, les simulations financières sont toujours en cours par
Greenflex. 2 exemples d’opérations sont présentés ci-dessous. Un exemple favorable et un autre moins
favorable.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 79/107


Figure 54 : Résultats d’une analyse financière sur une opération – Greenflex

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 80/107


Figure 55 : Résultats d’une analyse financière sur une opération – Greenflex

Au travers de ces deux exemples, calculés selon des hypothèses similaires détaillées au 7.3, il apparait
qu’en fonction des caractéristiques de l’opération, des lignes de crédit en cours, des charges
énergétiques, de la possibilité d’augmentation de loyers et d’autres critères financiers, la variation de la
VAN est assez importante.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 81/107


Les opérations présentant la VAN la plus élevée sont les plus intéressantes à rénover dans les
premières vagues de la démarche EnergieSprong. Ici, pour l’exemple 2 et par rapport au coût objectif
visé dans le début de la démarche, la faisabilité financière est démontrée.

La répartition des charges énergétiques des ménages en année 1 et année 30 montre bien l’impact du
bouclier énergétique sur les ménages. Il réduit les hausses des charges énergétiques par rapport aux
hausses des prix de l’énergie. Ce bouclier énergétique permet un gain dès l’année 1 pour le locataire et
permet de rester sous le seuil de la précarité énergétique sur 30 ans.

Hypothèses d’augmentation des prix des énergies

Introduction
Les différentes énergies subissent depuis des décennies des variations à la hausse, mais également à la
baisse. Ces variations sont fonctions de multiples paramètres qui ont des impacts directs ou indirects :
• Catastrophes écologiques.
• Taxation et politique environnementale de l’Etat.
• Conflits internationaux et situations géopolitiques.
• Investissements des infrastructures.
• Offres/Demandes.
• Etc.
Il est difficile de déterminer avec certitude l’évolution future des différentes énergies. D’ailleurs, chacune
des énergies ont des variations et évolutions différentes, qui leur sont propres, avec des facteurs
spécifiques.
Néanmoins, il est possible d’analyser l’historique des évolutions sur les dernières années et d’en projeter
une tendance sur les prochaines années. C’est cette méthodologie qui sera prise en compte dans cette
étude.

Historique des coûts des énergies

Evolution annuelle du P2 révisé


Sur une année (2017 à 2018) Sur 5 années (2013-2018) Sur 10 années (2009-2018)
3,3% 1,3% 1,7%

Tendance d’évolution pris en compte dans l’étude

Les tendances d’évolutions ont été arbitrées par l’USH parmi différents scénarios dont les scénarios du
Sénat, de l’ADEME, de la CRE et d’EDF.
Evolutions annuelle du prix de l’énergie

Réseau de chaleur Réseau de chaleur


Electricité Gaz Fioul
> 50% d’ENR < 50 % d’ENR

+ 4%/an + 4%/an + 4%/an + 2%/an + 4%/an

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 82/107


Focus sur la TICGN pour le gaz naturel

Le projet de loi de Finances 2018, instaure un renforcement et une augmentation croissante de la TICGN
(Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel) dans les prochaines années. Cette taxe est
assimilée à la taxe Carbone. L’évolution actuellement définie de la TICGN dans les prochaines années est
la suivante :

Désignation 2018 2019 2020 2021 2022


Montant de la
TICGN (en 8,45 10,34 12,24 14,13 16,02
€HT/MWhPCS)
Evolution
22% 18% 15% 13%
annuelle
Evolution par
rapport à l’année 22% 45% 67% 90%
2018
Evolution et
conséquence sur
+2,8% +2,8% +2,8% +2,7%
la facture globale9
(facture en TTC)

18
16,02
16
14,13
14
TICGN en €HT/MWh PCS

12,24
12
+38%/an 10,34
10
8,45
8
5,88
6
4,34
4
2,64
2 1,19

0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022

Figure 56 : Evolution de la TICGN – Source projet de loi de finances

Néanmoins, dans le contexte actuel, les mouvements sociaux que la France connait ont incité le
Gouvernement à revenir en arrière sur l’application du nouveau taux de 2019. Ce dernier n’est donc pour
le moment, sur le premier semestre 2019, pas appliqué.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 83/107


Hypothèses des simulations financières

Les simulations financières réalisées par Greenflex afin de prouver la viabilité de la démarche ont été
effectué suivant les hypothèses suivantes :

Hypothèses liées aux consommations d’énergie


Paramètre Hypothèse choisie Source de la donnée
Type d’énergie pour chauffage
Gaz Habitat 44
et ECS
Etiquette énergétique D Habitat 44
Manquante : estimation selon le DPE
Facture énergétique totale -
et les tarifs en vigueur
Consommation en énergie Moyenne de l’étiquette
190,5 kWh/m²/an
primaire DPE
Classe de consommation pour
B1 GreenFlex
le gaz
Consommation d’électricité Recommandations de
1500 kWh/an/logement
spécifique bureaux d’étude
Puissance souscrite en Grille EDF pour petit
3 kVA
électricité logement au gaz
Nombre d’abonnement 1 par énergie par logement GreenFlex
Engie, Tarifs 2019 (Zone
Prix du kWh Gaz 8,63 ct€ TTC /kWh
A, Tarif B1)
Prix du kWh de l’électricité 14,52 ct€ TTC /kWh EDF, Tarifs 2019 (3kVA)
Prix de l’abonnement Gaz 250,44 € TTC Engie (Zone A, Tarif B1)
Prix de l’abonnement
91,92 € TTC EDF, Tarifs 2019 (3kVA)
électricité
Electricité : + 4%/an
Arbitrages USH PdL parmi
Gaz, fioul : +4%/an
différents scénarios :
Evolution du prix de l’énergie Réseaux de chaleur : +2%/an pour les
Sénat, ADEME, CRE,
réseaux >50% EnR&R
EDF, Amorce
+4%/an pour ceux <50% EnR&R

Hypothèses liées à la production et revente d’énergie


Paramètre Hypothèse choisie Source de la donnée
Surface toiture en m² 1482 m² Habitat 44
% de surface non exploitable
0,15 % GreenFlex
sur un toit
Type d’installations
ISB GreenFlex
photovoltaïque
Puissance maximale selon
Puissance-crête du système
130 kWc la surface de toiture
photovoltaïque installé
disponible
Rendement photovoltaïque de
1025 (kWh/kWc/an) HESPUL
la zone
Revente de l’intégralité de la
Autoconsommation USH PdL
production au réseau
Prix du kWh à la vente 8 ct € TTC /kWh USH PdL et Alterea

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 84/107


Hypothèses sur les données financières du patrimoine
Paramètre Hypothèse choisie Source de la donnée
Loyer 4,75 €/m² (Loyer max) Habitat 44
Taxe foncière 3717 € (Parc) Habitat 44

Montant des annuités 66 661,68 € (Parc) Habitat 44

Durée des annuités 18 ans Habitat 44


Coûts de maintenance non
648,39 €/logement Habitat 44
refacturable
Coûts de maintenance
refacturable (exploitation,
109 €/logement Habitat 44
entretien courant et menues
réparations)
Coûts de gestion et/ou de GreenFlex : modélisation
300 €/logement
structure d’autres bailleurs

Taux de vacances locatives 0,40 % Habitat 44

Taux d’impayés 5,72 % Habitat 44

Hypothèses sur les paramètres de financement


Paramètre Hypothèse choisie Source de la donnée
Durée du modèle économique 30 ans USH PdL
Part du budget financé par
12 % Habitat 44
fonds propres (%)
Recommandations de la
Taux d'actualisation 2,4 % DHUP, validées par la
CDC
Montant des éventuelles GreenFlex / USH PdL /
10 000 € de CEE
subventions Alterea
Récupération de 60% des 50%
Participation des locataires d’économies d’énergie estimées USH PdL
théoriquement sur 15 ans
Augmentation des loyers au loyer
Augmentation du loyer USH PdL
plafond (4,75 €/m²)
Réalisation d’un Eco-Prêt Non USH PdL

Réalisation d’un emprunt PAM Non USH PdL

Réalisation d’un emprunt BEI Non USH PdL

Ces hypothèses sont volontairement défavorables afin de permettre une optimisation financière ultérieure.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 85/107


Autres hypothèses de calcul – montants récupérables

Synthèse des différents leviers

Plusieurs aides et leviers sont mobilisables dans le cadre d’une réhabilitation.


Les principales aides sont rappelées dans le tableau ci-dessous. Les durées et les prochaines échéances
sont également précisées dans ce tableau.

Prochaine
Type Texte référence Durée Risque
échéance

Revente électrique Pas de


Chaque trimestre
de la production Arrêté tarifaire du Contrat de 20 contractualisation
(révision des prix
photovoltaïque – 9 mai 2017 ans pour les 10
de rachat)
Obligation d’achat dernières années
Pas de visibilité
Certificats au-delà de la
Décret no 2017-
d’économies Versement 31 décembre prochaine
690 du 2 mai
d’énergie – unique 2020 échéance.
2017
Quatrième période Coût de rachat
variable
Troisième ligne de Arrêté du 23 Contrat de 15
S.O S.O
quittance novembre 2009 ans

FEDER – Action Versement 31 décembre


S.O
4.2.1 – 2014-2020 unique 2020

Dégrèvement de BOI-IF-TFB-50-20-
20-30-20160706
S.O S.O S.O
TFPB

Forfait énergie Toutes les modalités sont à construire

Photovoltaïques
Cf. 5.8 Focus sur la production d’énergie photovoltaïque.

Certificats d’Economies d’Energie

L’ensemble des réhabilitations associées aux opérations EnergieSprong est éligible aux certificats
d’économies d’énergie.

Montants kWhcumac Montants kWhcumac


Poste Fiche CEE
Site électrique (initial) Site gaz (initial)
ITE BAR-EN-102 181 200 280 860
Toiture plate BAR-EN-105 108 000 162 000
Menuiseries extérieures BAR-EN-104 21 000 33 500
PAC air /eau BAR-TH-104 45 780 45 780
Hygro B BAR-TH-127 15 680 24 570
Rad basse température BAR-TH-110 0 7 000
Ballon thermodynamique BAR-TH-148 15 600 15 600

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 86/107


Robinet thermo BAR-TH-117 - 9 800
Appareils A+++ lave-linge BAR-EQ-102 350 350
Appareils A+ frigo BAR-EQ-103 1 000 1 000
Lampe classe A++ BAR-EQ-111 320 320
Réhabilitation globale
BAR–TH-145 201 600 285 600
(non cumulable avec CEE)
Total sans appareils électroménager 387 260 579 110
Total avec appareils électroménager 388 930 580 780
10
CEE (valorisation janvier 2019 ) 6 670 € 9 974 €
CEE €/m² 83,4 124,7

L’article 6 de l’arrêté du 29 décembre 2014 prévoit une bonification du volume des CEE si le projet
fait l’objet d’un contrat de performance énergétique, ce qui est le cas dans la démarche
EnergieSprong.
Pour une durée de garantie de performance du CPE supérieure à 15 ans, la bonification est de
1+(1,2X B) où B est le gain d’énergie primaire garanti en pourcentage.

Contribution des locataires

A date, le principal dispositif mobilisable et celui prévu au titre de la Loi MOLLE et intégré au Code la
construction. A ce titre, le législateur et le pouvoir réglementaire ont encadré l’éventuelle contribution du
locataire au partage des économies de charges résultant des travaux d’efficacité énergétique réalisés par
le bailleur.
L’article R. 442-24 du code de la construction en fixe le principe et les conditions d’exigibilité : « La
contribution du locataire au partage des économies de charges résultant des travaux d'efficacité
énergétique réalisés par le bailleur est exigible à la condition que celui-ci ait engagé une démarche de
concertation avec les associations représentatives de locataires présentes dans son patrimoine. Cette
concertation porte sur le programme de travaux que le bailleur envisage d'entreprendre, les modalités de
leur réalisation, les bénéfices attendus en termes de consommation énergétique des logements et la
contribution des locataires, notamment sa durée, au partage des économies de charges résultant de ces
travaux ».
Dans un souci de protection des locataires et afin de rendre attractif la démarche, cette contribution
locataire sera limitée à 60% du montant maximum mobilisable par la troisième ligne de quittances

FEDER

Depuis janvier 2018, la totalité de l’enveloppe allouée sur la période 2014-2020 (jusqu’au 31 décembre
2020) a été attribuée. Il n’y a plus de fonds attribuable.
Cependant, Pour la période suivante, le programme d’action n’est pas défini, les montants ne sont pas
actés et les cibles n’ont pas été fixées. Néanmoins, la région réfléchie a un mécanisme de substitution

10Prix unitaire de 2018 de 7,68 c€/kWhPCS, comprenant le coût de la molécule et l’abonnement rapporté à la consommation. Source
Pégase pour un abonnement B1 pour un particulier
L’évolution annuelle ne prend en compte que la TICGN et ne prend pas en compte l’évolution des autres taxes et l’évolution du prix
de la molécule.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 87/107


TFPB

Possibilité d’effectuer un dégrèvement de la taxe foncière des logements rénovés. Le montant maximum
à dégréver sera fonction du montant total de taxe foncières payées par le bailleur sur une unique caisse
des impôts.

Dans la pratique, il est possible de dégréver jusqu’à 25% du montant total des travaux (subventions
soustraites).
Afin de permettre une acceptation sociale de cette contribution, de ne pas trop contraindre les locataires
en les remettant dans une précarité énergétique et pour tenir compte que les gains énergétiques restent
théoriques, il est fait le choix pour le modèle de ne récupérer que 60% de ce dégrèvement.
Les simulations financières de Greenflex n’ont pas intégré ce dégrèvement du fait d’un calcul complexe à
faire. Il faut en effet tenir compte des autres travaux de rénovation effectués sur les autres logements
rattachés à la même caisse des impôts mais non intégrés dans la démarche EnergieSprong.
Ce calcul devra se faire au cas par cas par opération.

Augmentation de loyer

Pour les logements dont le loyer maximum n’est pas atteint il est possible de mettre en place une
augmentation de loyer afin de faire participer les locataires au financement des rénovations.
Le loyer pourra être augmenté jusqu’au loyer plafond ou au loyer maximum du marché à la relocation.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 88/107


Résultats des simulations financières
Les résultats des simulations financières sont présentés en annexe de ce rapport.

Couts de réhabilitation et massification

Massification et effet d’échelle

La démarche EnergieSprong reposant sur une baisse des coûts par une massification des volumes de
logements réhabilités, il est important d’identifier les étapes et les postes d’économies à rechercher.

La première étape consiste à sécuriser les modèles économiques afin de réduire les marges de risques
liées à l’application du modèle EnergieSprong. Cette sécurisation passera par la réussite des premières
opérations, l’identification des écueils de chantiers récurrents à optimiser et la validation/consolidation des
méthodes de travail.
En complément de la sécurisation du modèle, la multiplication du nombre d’opération traitées sur la
deuxième phase permettra un gain considérable sur le coût de réhabilitation avec l’effet d’échelle induit
par l’augmentation des volumes traités. Cet effet d’échelle sera fortement lié à l’homogénéité du cahier
des charges des différentes opérations et sera proportionnel au nombre de logements identiques traités.
En effet, la massification permettra un gain sur l’achat de matériaux, l’industrialisation des éléments bâti
et l’achat des systèmes énergétiques et domotiques.

Une fois le modèle sécurisé, les méthodes de travail optimisées et les coûts matériaux/systèmes maitrisés,
une seconde étape consistera à réduire les coûts de la démarche par un gain de productivité. D’une part,
les process industriels de fabrication des éléments bâtis seront optimisés avec la réalisation d’un grand
volumes d’éléments et, d’autre part, l’optimisation des temps de pose en phase chantier permettront un
gain de temps de travail sur l’industrialisation et sur les équipes chantier.
Enfin, l’amortissement des investissements réalisés initialement viendra compléter les postes d’économies
et permettra d’obtenir un coût global de réhabilitation viable, rentable et maitrisé.

Figure 57 : Principe d’évolution des coûts avec l’effet des différentes vagues – ALTEREA

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 89/107


Coût de maintenance et actualisation

7.6.2.1 Coûts de maintenance


Les frais de maintenance sont à décomposer en deux catégories :
• Le P2 (entretien des équipements suivi les gammes de maintenance, suivi des équipements, mise
en service et arrêt des équipements, etc.)
• Le P3 (provision pour le remplacement des équipements en cas de panne ou de renouvellement
périodique et/ou suivant le remplacement préventif prévu)
Le P2 est classé en comptabilité en tant que « Charge récupérable ». C’est-à-dire que ces montants sont
refacturés aux locataires et l’intégralité de ces frais sont assurés par ces derniers.
Le P3 est classé en comptabilité en tant que « Charge non récupérable ». C’est-à-dire que ces montants
sont assumés par le propriétaire, bailleur dans notre cas, car ce sont des frais assimilés à de
l’investissement.
Nota : les TVA entre les deux types de prestation ne sont pas équivalentes. TVA réduite pour le P3 pour
les bâtiments d’habitation achevés depuis plus de 2 ans, TVA normale pour le P2
Les coûts de maintenance P2 et les provisions pour remplacement P3 utilisés dans l’étude sont les
suivants :

PAC Air-Eau + ballon


Cout annuel HT PAC Air-Eau + ballon thermodynamique –
thermodynamique –
par lgt Logement collectif
Logement individuel
P2 P3 P2 P3
Chauffage 80 € 20 € 32 € 20 €
Emission - € 5€ 30 € 5€
Distribution - € 5€ 30 € 5€
Régulation - € 10 € - € 10 €
ECS 60 € 10 € 6€ 10 €
Ventilation 20 € 13 € 20 € 13 €
Production PV - € 200 € - € 200 €
Electroménager - € - € - € - €
Fenêtre - € - € - € - €
Etanchéité - € - € - € - €
Total 160 € 263 € 184 € 263 €
Total sur 30
4 800 € 7 884 € 5 530 € 7 884 €
ans

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 90/107


7.6.2.2 Taux d’actualisation des frais de maintenance
Dans les contrats d’exploitation des équipements CVC, les formules habituellement utilisées pour
actualiser les prix des énergies sont les suivantes :
P2(révisé) = P2o x [0,15 + 0,85 (0,70 ICHT-IMEn + 0,30 FSD1n ) ]
ICHT-IMEo FSD1o
P3(révisé) = P3o x [0,15 + 0,85 (BT40n) ]
BT400
Légende :
Indice 0 : valeur à l’année de contractualisation
Indice n : valeur à l’année de révision
ICHT-IME : Indice du coût horaire du travail dans les industries mécaniques et électriques
FSD1 : Indice des frais et services divers, modèle de référence n°1
BT40 : Index bâtiment base 2010 pour le chauffage central (à l’exclusion du chauffage électrique)

Afin d’évaluer la projection sur une longue durée du coût de la maintenance, l’évolution des dix dernières
années a été analysée. Les données sont issues du Moniteur.fr
L’historique des indices disponibles faisant varier la prestation P2 est le suivant :
Valeur de l’indice
Indice
Janvier 2009 Octobre 2013 Octobre 2017 Octobre 2018
ICHT-IME 99,9 112,3 120,0 122,7
FSD1 112,4 130,6 126,8 137,1
Ainsi, ces données permettent de caractériser le taux d’évolution annuelle suivant l’intervalle de lecture
choisi pour la prestation P2.
Evolution annuelle du P2 révisé
Sur une année (2017 à 2018) Sur 5 années (2013-2018) Sur 10 années (2009-2018)
3,3% 1,3% 1,7%
La formule présentée dans la page précédente a permis de déterminer ces valeurs.

L’historique de l’indice disponible faisant varier la prestation P3 est le suivant :


Valeur de l’indice
Indice
Octobre 2014 Octobre 2017 Octobre 2018
BT40 104,4 105,9 107,9
Les données antérieures ne sont pas disponibles
Ainsi, ces données permettent de caractériser le taux d’évolution annuelle suivant l’intervalle de lecture
choisi pour la prestation P3.
Evolution annuelle du P3 révisé
Sur une année (2017 à 2018) Sur 4 années (2014-2018)
1,6% 0,7%

Les taux d’actualisation de coûts de maintenance ont été fixés à +1,5% annuel

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 91/107


Charges des locataires après travaux
Le calcul des charges locataires après travaux a été réalisé par modélisation énergétique sur un logiciel
réglementaire et intégrés dans les simulations de Greenflex.

Les solutions techniques associées et les charges de maintenance sont définis dans les chapitres
précédents.

Charges logements individuels


Suivant les modélisations décrites sur les chapitres précédents, les charges locataires des maisons
individuelles en fonction des différentes typologies, après rénovation de type EnergieSprong
Maison 55
Maison 80 m² Maison 80 m² Maison 110 Maison 110 Maison 55
Typologie m² en
en isolé en bande m² en isolé m² en bande m²en isolé
bande
Consommation
-71,8 -81,8 -90,8 -99,3 -33,5 -52,9
(kWhef/m².an)
Chauffage
1644 1304 2082 1685 1360 901
(kWh)
ECS
673 673 861 861 403 403
(kWh)
Autres usages
3254 3254 3825 3825 2861 2861
(kWh)
production
photovoltaïque -8021 -8021 -11029 -11029 -5414 -5414
(kWh)
abonnements
114,43 114,43 114,43 114,43 114,43 114,43
(€)
Bilan
énergétique -2450 -2790 -4261 -4658 -790 -1249
(kWh)
charges
-
énergétiques - 204,50 € - 254,51 € - 88,08 € - 146,48 € 26,21 €
41,31 €
(€)
P2/P3
423,00 € 423,00 € 423,00 € 423,00 € 423,00 € 423,00 €
(€)
Charges
énergétique
218,50 € 168,49 € 334,92 € 276,52 € 449,21 € 381,69 €
total
(€/an)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 92/107


Charges des logements collectifs

Suivant les modélisations décrites sur les chapitres précédents, les charges locataires des maisons
individuelles en fonction des différentes typologies, après rénovation de type EnergieSprong

un logement au un logement au un logement


Typologie sein d'un sein d'un au sein d'un
R+1 R+2 R+3
Consommation
- 10 -7 2
(kWhef/m².an)
Chauffage
347 347 203
(kWh)
ECS
564 564 609
(kWh)
Autres usages
2725 2725 2690
(kWh)
production photovoltaïque
- 6554 - 4369 - 3277
(kWh)
abonnements
114 114 114
(€)
Bilan énergétique
- 2919 - 734 226
(kWh)
charges énergétiques
- 62,77 € 29,05 € 273,68 €
(€)
P2/P3
(€) 437,00 € 437,00 € 437,00 €
Charges énergétique total
374 € 466€ 710 €
(€/an)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 93/107


NOTION DE BOUCLIER ENERGETIQUE

Genèse et raisons

Une part importante du patrimoine des Pays de la Loire (segment 7) ne permet pas d’atteindre l’objectif
E=0. Néanmoins, la démarche de massification du traitement de l’enveloppe et de l’amélioration des
systèmes permettant de diminuer les besoins de chauffage et de baisser les consommations peut tout à
fait s’appliquer. La répétitivité des bâtiments et des façades peut permettre une rénovation d’envergure à
coûts maitrisés.
Dans un contexte d’augmentation forte des coûts d’énergie (de 2 à 5% par an), les charges énergétiques
pèsent de plus en plus sur des ménages aux revenus faibles.
Cette notion de bouclier énergétique seule a été ajouté à la démarche originelle des Pays-Bas pour traiter
ces collectifs allant au-delà du R+3.
La réhabilitation massifiée permet ainsi de fournir un bouclier énergétique aux ménages les plus modestes
pour les protéger des hausses des couts d’énergie à venir.

Conceptualisation

Afin d’éviter aux ménages de rentrer dans une précarité énergétique, les charges énergétiques se devront
d’être bornées à 10% de leurs revenus.
La contribution locataire sera elle aussi bornée pour que les charges énergétiques plus la contribution
locataire reste en dessous de 10 % des revenus. Le graphique ci-dessous montre l’évolution des charges
sur 30 ans sans rénovation (courbe jaune), avec rénovation (courbe rouge) et l’objectif de 10% des revenus
du ménage (hypothèse prise basée sur les plafonds de ressources PLAI).
Il est défini que la contribution locataire correspondra sur 30 ans au maximum à l’aire verte afin d’éviter
que les ménages ne soient en situation de précarité énergétique. Il est à noter que dans la plupart des
cas, la situation actuelle met déjà les ménages en situation de précarité énergétique sur un patrimoine
énergivore, a fortiori en pavillon.

Figure 58 : Principe du bouclier énergétique

Cas pratiques et solutions de rénovation


Les solutions de rénovation seront proches de celles de la démarche EnergieSprong. Seule la production
photovoltaïque devra être adaptée ou supprimée en fonction du site.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 94/107


PROCHAINES ETAPES

o Création de la centrale d’achat

La centrale d’achat va permettre de lancer l’appel d’offre pour l’AMO sur l’opération, de lancer les
diagnostics sites à sites ainsi que l’appel d’offre pour les rénovations EnergieSprong. Il s’agit du véhicule
contractuel le plus adapté pour la passation de ces marchés selon l’étude juridique effectuée par le
cabinet Lexcity.

o Consultation pour une AMO technique et juridique

L’AMO technique et juridique va permettre à l’USH de monter la centrale d’achat et de préparer l’appel
d’offre.

o Appel à projets

L’appel à projets va permettre de lancer la démarche EnergieSprong et de préfigurer l’appel d’offre. Il


s’agit d’opérations pilotes permettant aux acteurs de se structurer, de développer leurs offres et leurs
process.

o Diagnostic technique site à site et programme de travaux

Afin de qualifier chaque site sur des sujets précis ne pouvant pas être vus de façon macro, des
diagnostics techniques seront lancés par chaque bailleur. Ils permettent de détecter une incompatibilité
technique à la démarche EnergieSprong (amiante, contrainte PLU, pathologie structurelle ou d’humidité,
etc…)

o Appel d’offre

Afin de permettre à un grand nombre d’acteurs de s’adapter et de se lancer dans la démarche, il a été
retenu de lancer plusieurs vagues de rénovations. Le volume de chaque vague doit être suffisant pour
permettre une massification. Le rythme et la répétitivité des vagues permettront aux différents acteurs de
se projeter à long terme dans la démarche et de sécuriser les investissements.

Chaque vague sera allotie en fonction des opportunités techniques ou géographiques. Cet allotissement
permettra ainsi de concerner un nombre plus important d’acteur et permettre d’avoir des volumes
d’opérations réalistes et cohérents avec les capacités actuelles des acteurs.

La livraison de ces lots sera progressive de façon à permettre aux acteurs de développer leurs outils de
production et leurs effectifs.

L’appel d’offre se fera en Conception Réalisation Exploitation Maintenance (CREM) en procédure de


dialogue.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 95/107


Figure 59 : Principe des différentes vagues et allotissements (chiffres non arrêtés)

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 96/107


SYNTHESE
Cette étude de pré-faisabilité met en avant les éléments suivants :

▪ Le patrimoine social ligérien présent à date, sur la base des acteurs volontairement engagés dans
la démarche, un patrimoine important pouvant faire l’objet d’un déploiement de la démarche
EnergieSprong tant techniquement que financièrement.
▪ Ce patrimoine est adapté au déploiement massif et industrialisé de solutions de rénovation
énergétique avec, pour une partie, la capacité à cibler une rénovation E=0 et, pour l’autre partie,
la capacité à cibler une rénovation de type « bouclier énergétique ». Dans les 2 cas, l’enjeu sera
de porter avec et pour les locataires une démarche active de protection vis-à-vis de la hausse du
coût des énergies à court et moyen terme.
▪ Plusieurs solutions de travaux existantes sont envisageables pour atteindre ces niveaux de
performance mais leurs mises en œuvre devra faire appel à des solutions innovantes :
o Sur le plan technique, avec un besoin de design industriel fort de produits « classiques »
à réadapter.
o Et/ou sur le plan des méthodes et de l’organisation pour la mise en œuvre d’une démarche
massifiée et industrialisée.
▪ L’approche massifiée retenue se prête à des économies d’échelle et des gains de productivité
permettant d’envisager une compensation des surcoûts induits par l’ambition portée sur le niveau
d’économies d’énergie. Le modèle économique global doit toutefois encore être conforté, avec
des éléments de financements à requestionner : éco-prêt logement social, CEE, contribution des
locataires, revente du photovoltaïque.
▪ L’analyse financière permet de valider la faisabilité de la démarche EnergieSprong sur un certain
nombre de sites et d’en sélectionner pour les 1ères vagues de rénovation.
▪ La centrale d’achat permet de sélectionner l’AMO et de lancer l’appel d’offres
▪ Le lancement en plusieurs vagues et par lots permet une mobilisation importante des différents
acteurs sur le long terme. Cela permet de lancer une nouvelle dynamique dans le monde de la
rénovation.
▪ La mobilisation et l’intérêt constaté des différents acteurs (bailleurs, pouvoirs publics, apporteurs
de solutions, industriels, BET, ….) au fil du projet a été conséquente et croissante. Le projet est
innovant et préfigurateur d’une nouvelle façon de rénover à l’échelle d’un territoire régional.
D’autres territoires limitrophes suivent d’ores et déjà le projet EnergieSprong dans la région Pays
de la Loire avec intérêt.

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 97/107


ANNEXES

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 98/107


Arbre de décision

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 99/107


Simulations des états initiaux en maisons individuelles
Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel : Calcul réel :
Température de consigne intérieure : 19°C Température de consigne intérieure : 21°C
Surface Performance Energie Mitoyenneté Etiquette Th-C-ex
Cep
Cep Chauffage ECS Electricité Chauffage ECS Electricité
kWhep/m².an

Simulation
D Electricité Mitoyen F 408 7950 2806 3196 443 9613 2806 3196
1

Simulation
E Electricité Mitoyen E 352 6085 2806 3196 376 7358 2806 3196
2

Simulation
D Electricité Isolé F 438 8970 2806 3196 479 10846 2806 3196
3

Simulation
E Electricité Isolé E 379 6968 2806 3196 408 8425 2806 3196
4

Simulation
D Electricité En bande E 378 6931 2806 3196 406 8381 2806 3196
5

Simulation
E Electricité En bande E 327 5191 2806 3196 345 6276 2806 3196
6
80m²
Simulation
D Gaz Mitoyen D 257 11489 2631 3334 275 13656 2631 3341
7

Simulation
E Gaz Mitoyen D 229 9048 2631 3328 241 10705 2631 3334
8

Simulation
D Gaz Isolé D 274 12979 2631 3337 296 15457 2631 3345
9

Simulation
E Gaz Isolé D 244 10357 2631 3331 259 12288 2631 3338
10

Simulation
D Gaz En bande D 244 10309 2631 3331 259 12230 2631 3338
11

Simulation
E Gaz En bande C 218 8030 2631 3326 227 9474 2631 3331
12

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 100/107


Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel : Calcul réel :
Température de consigne intérieure : 19°C Température de consigne intérieure : 21°C
Surface Performance Energie Mitoyenneté Etiquette Th-C-ex
Cep
Cep Chauffage ECS Electricité Chauffage ECS Electricité
kWhep/m².an

Simulation
D Electricité Mitoyen E 396 11279 3618 3767 434 13638 3618 3767
13

Simulation
E Electricité Mitoyen E 328 8099 3618 3767 352 9793 3618 3767
14

Simulation
D Electricité Isolé F 418 12313 3618 3767 461 14889 3618 3767
15

Simulation
E Electricité Isolé E 350 9134 3618 3767 379 11045 3618 3767
16

Simulation
D Electricité En bande E 372 10163 3618 3767 406 12289 3618 3767
17

Simulation
E Electricité En bande E 308 7132 3618 3767 327 8624 3618 3767
18
110 m²
Simulation
D Gaz Mitoyen D 246 16283 3387 3936 265 19395 3387 3956
19

Simulation
E Gaz Mitoyen D 211 12127 3387 3906 222 14369 3387 3913
20

Simulation
D Gaz Isolé D 259 17877 3387 3947 281 21332 3387 3957
21

Simulation
E Gaz Isolé D 222 13480 3387 3916 236 16006 3387 3923
22

Simulation
D Gaz En bande D 233 14825 3387 3925 250 17632 3387 3933
23

Simulation
E Gaz En bande C 200 10862 3387 3901 210 12840 3387 3907
24

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 101/107


Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel : Calcul réel :
Température de consigne intérieure : 19°C Température de consigne intérieure : 21°C
Surface Performance Energie Mitoyenneté Etiquette Th-C-ex
Cep
Cep Chauffage ECS Electricité Chauffage ECS Electricité
kWhep/m².an

Simulation
D Gaz Mitoyen D 297 8979 1589 2888 320 10680 1589 2888
25

Simulation
E Electricité Mitoyen E 370 4391 1691 2753 411 5310 1691 2753
26

Simulation
D Gaz Isolé D 315 10083 1589 2891 342 12014 1589 2898
27
55 m²
Simulation
E Electricité Isolé F 398 5042 1691 2753 445 6097 1691 2753
28

Simulation
D Gaz En bande D 280 7948 1589 2886 299 9433 1589 2891
29

Simulation
E Electricité En bande E 344 3777 1691 2753 380 4568 1691 2753
30

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 102/107


Simulations des états finaux en maisons individuelles
Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel :
Calcul RT état initial Etiquette Th-C-ex
Surface Etiquette initiale Energie initiale Mitoyenneté Température de consigne intérieure : 21°C
état initial
Cep kWhEp/m2.an Cep kWhEp/m2.an Chauffage ECS Electricité Production ENR

Simulation 1 80 D Electricité Mitoyen 346 F -81,9 1300 673 3254 -8021

Simulation 2 80 E Electricité Mitoyen 298 E -68,6 1753 673 3254 -8021

Simulation 3 80 D Electricité Isolé 377 F -76,4 1490 673 3254 -8021

Simulation 4 80 E Electricité Isolé 328 E -75,3 1526 673 3254 -8021

Simulation 5 80 D Electricité En bande 311 E -76,7 1078 673 3254 -8021

Simulation 6 80 E Electricité En bande 265 E -75,7 1111 673 3254 -8021

Simulation 7 80 D Gaz Mitoyen 187 D -83 1263 673 3254 -8021

Simulation 8 80 E Gaz Mitoyen 163 D -82,5 1280 673 3254 -8021

Simulation 9 80 D Gaz Isolé 204 D -73,3 1595 673 3254 -8021

Simulation 10 80 E Gaz Isolé 179 D -74,7 1545 673 3254 -8021

Simulation 11 80 D Gaz En bande 172 D -70,5 1690 673 3254 -8021

Simulation 12 80 E Gaz En bande 147 C -83 1265 673 3254 -8021

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 103/107


Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel :
Calcul RT état initial Etiquette Th-C-ex
Surface Etiquette initiale Energie initiale Mitoyenneté Température de consigne intérieure : 21°C
état initial
Cep kWhEp/m2.an Cep kWhEp/m2.an Chauffage ECS Electricité Production ENR

Simulation 13 110 D Electricité Mitoyen 327 E -102 1557 861 3825 -11029

Simulation 14 110 E Electricité Mitoyen 280 E -103,2 1505 861 3825 -11029

Simulation 15 110 D Electricité Isolé 354 F -92,2 2017 861 3825 -11029

Simulation 16 110 E Electricité Isolé 306 E -90,7 2090 861 3825 -11029

Simulation 17 110 D Electricité En bande 299 E -102,2 1549 861 3825 -11029

Simulation 18 110 E Electricité En bande 254 E -100,4 1635 861 3825 -11029

Simulation 19 110 D Gaz Mitoyen 176 D -97,3 1777 861 3825 -11029

Simulation 20 110 E Gaz Mitoyen 152 D -95,6 1857 861 3825 -11029

Simulation 21 110 D Gaz Isolé 189 D -92,2 2020 861 3825 -11029

Simulation 22 110 E Gaz Isolé 165 D -90,7 2090 861 3825 -11029

Simulation 23 110 D Gaz En bande 162 D -102,2 1549 861 3825 -11029

Simulation 24 110 E Gaz En bande 139 C -100,4 1635 861 3825 -11029

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 104/107


Hypothèses Résultats énergétiques
Calcul réel :
Calcul RT état initial Etiquette Th-C-ex
Surface Etiquette initiale Energie initiale Mitoyenneté Température de consigne intérieure : 21°C
état initial
Cep kWhEp/m2.an Cep kWhEp/m2.an Chauffage ECS Electricité Production ENR

Simulation 25 55 D Gaz Mitoyen 205 D -44,1 1109 403 2861 -5414

Simulation 26 55 E Electricité Mitoyen 315 E -47,6 1026 403 2861 -5414

Simulation 27 55 D Gaz Isolé 224 D -35,2 1319 403 2861 -5414

Simulation 28 55 E Electricité Isolé 349 F -40,9 1185 403 2861 -5414

Simulation 29 55 D Gaz En bande 187 D -49,3 986 403 2861 -5414

Simulation 30 55 E Electricité En bande 281 E -54 874 403 2861 -5414

USH Pays de la Loire – Etude de faisabilité EnergieSprong 105/107


Simulations financières
Les simulations financières sont encore en cours au moment de la rédaction de ce rapport. Les résultats présentés ci-dessous sont partiels et ne représente pas
la totalité du patrimoine identifié.

Segment 1 individuel E=0 élec

Organisme Identifiant Nombre de logements Budget max/logement


LNH Le Vallon 13 13 140 753 €
MLH 905 14 123 998 €
MLH 625 10 109 233 €
MLH 286 15 109 186 €
MLH 296 23 103 754 €
MLH 196 10 103 031 €
MLH 178 30 98 036 €
MLH 172 19 97 804 €
MLH 204 26 95 327 €
MLH 1070 12 93 653 €
MLH 903 13 92 842 €
MLH 224 32 92 169 €
MLH 877 13 89 833 €
MLH 890 19 87 331 €
MLH 449 28 87 123 €
MLH 264 16 87 103 €
MLH 241 12 82 740 €
MLH 211 17 80 852 €
MLH 1071 13 80 634 €
MLH 183 15 80 565 €
MLH 1041 20 78 681 €
MLH 262 14 75 984 €
MLH 180 30 74 202 €
MLH 189 14 72 274 €
MLH 217 35 70 226 €
MLH 1057 12 69 659 €
MLH 123 10 68 152 €
MLH 200 18 53 600 €
MLH 237 18 48 152 €
Sarthe MAROLLES LES BRAULTS289 30 80 328 €
Sarthe VIBRAYE76 20 52 989 €
Sarthe LE GRAND LUCE171 15 52 312 €
Sarthe LAIGNE EN BELIN247 20 42 935 €
SLH Rue du Général de Gaulle 6 78 817 €
SLH Rue du Sacré cœur 11 75 388 €
SLH Rue du Vigneau 5 67 878 €
SLH Rue de Beausoleil 1 64 978 €
SLH Allée de la Chesnaie 5 63 138 €
SLH Allée Saint Jean 7 55 840 €
SLH Rue des Fontenelles 8 52 710 €

Segment 2 individuel E=0 non élec

Organisme Identifiant Nombre de logements Budget max/logement


H44 BELLEVUE 1 20 78 395 €
Le domaine de l'Aitre Lucas
30 107 512 €
Mancelle (Scénario GFX : +8% de loyer)
Mancelle Savigné l'éveque 25 60 834 €
Sarthe ALLONNES8403 10 108 907 €
Sarthe ALLONNES9534 1 92 916 €
Sarthe ALLONNES9598 1 92 421 €
Sarthe ALLONNES9394 1 81 258 €
Sarthe ALLONNES9396 1 67 707 €
Sarthe ALLONNES9398 1 67 037 €
Sarthe ALLONNES9442 1 63 232 €
Sarthe MAMERS167 40 59 474 €
Sarthe ALLONNES9487 1 58 667 €
Sarthe ALLONNES9397 1 58 180 €
Sarthe ALLONNES9409 1 53 274 €

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Segment 5 collectif E=0 non élec

Organisme Identifiant Nombre de logements Budget max/logement


H44 Bois rochefort 72 69 651 €
H44 BERE 1 48 56 701 €
Sarthe ALLONNES9606 25 78 787 €
Sarthe ALLONNES9028 15 62 958 €
Sarthe ALLONNES9027 32 57 041 €
Sarthe ALLONNES9029 16 53 467 €
Sarthe ALLONNES9036 47 51 062 €
Sarthe ALLONNES9031 15 50 229 €
Sarthe ALLONNES9038 46 49 398 €
Sarthe ALLONNES9037 16 48 277 €

Segment 6 collectif E=0 élec

Organisme Identifiant Nombre de logements Budget max/logement


Atlantique Le Moulin du Bois 46 52 821 €
H44 RENAC 1 67 36 180 €
Sarthe ALLONNES9003 36 43 395 €
Sarthe ALLONNES9004 32 61 406 €
Sarthe ALLONNES9006 48 49 722 €
Sarthe ALLONNES9007 29 53 259 €
Sarthe ALLONNES9008 30 48 839 €
Sarthe ALLONNES9009 32 48 536 €
Sarthe ALLONNES9010 61 56 045 €
Sarthe ALLONNES9011 31 49 822 €
Sarthe ALLONNES9012 15 58 013 €
Sarthe ALLONNES9013 14 49 976 €
Sarthe ALLONNES9017 36 54 837 €
Sarthe ALLONNES9019 141 51 506 €
Sarthe ALLONNES9020 85 56 584 €
Sarthe ALLONNES9025 29 55 666 €
Sarthe ALLONNES9026 45 52 461 €

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