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Les Armées de la Guerre de la Péninsule

J
etons maintenant un œil sur les
troupes qui ont combattu dans ce
conflit épique que fut la guerre
d’Espagne. Dans cette section,
vous trouverez, tout d’abord, les diffé-
rents types d’infanterie, de cavalerie et
d’artillerie que chaque nation pouvait
déployer sur le champ de bataille, des
célèbres British Guards à la médiocre
Milice espagnole. Chaque troupe se voit
attribuer des statistiques et des règles
spéciales qui permettent d’apporter aux
parties de Black Powder l’atmosphère
des combats livrés en Espagne et au Por-
tugal.

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ALBION TRIUMPHANT

’Soult a dit que la qualité des soldats Français furent un exemple pour
nous. C’est vrai, ils le furent. Mais malheureusement pour eux (comme
quand Mr Hennell m’a enseigné les échecs), ils nous ont instruits un peu
trop longtemps et, du coup, nous les avons battus à chaque partie.’’
Georges Hennell du 42rd Monmouthshire Light Infantry

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La Grande-Bretagne 1807-1815

Généralités pénurie chronique – la péninsule Ibérique était peu adaptée au


La première révolution industrielle qui s’est produite durant le fourrage, pratiqué par les Français. Le résultat de ces réformes se
18 siècle, combinée à un empire maître du commerce maritime traduisit par la création de l’une des plus grandes puissances mi-
ème

mondial, a fait de la Grande-Bretagne une nation prospère. Elle litaires de l’histoire ; une force invaincue sur tous les champs de
était en mesure de financer son propre effort de guerre mais éga- bataille. Wellington rendit hommage à son armée en disant qu’el-
lement de lever des fonds pour verser d’énormes subsides à ses le était ‘’capable of going anywhere and doing anything.’’
alliés continentaux durant la longue guerre qu’elle livra contre la
France (1792-1815). Si le ‘’Channel’’ agissait efficacement, à la Généralement, les Britanniques combattaient sur la défensive,
manière d’un fossé, contre les plans d’invasion de Napoléon, cela Wellington prenait grand soin de garder ses hommes hors de la
signifiait aussi que toutes les opérations britanniques seraient vue de l’ennemi en les déployant sur la pente opposée d’une crête
soutenues via un approvisionnement par la mer et protégées par et en sécurisant les flancs. Il installait l’artillerie en ligne sur la
la Royal Navy. Traditionnellement, la Grande-Bretagne n’entre- crête et envoyait un grand nombre de tirailleurs au-delà de la
tenait qu’une petite armée de terre permanente, mais, en 1808, crête pour engager les Français, avançant au rythme du tambour
l’on procéda à une réforme de grande envergure. qui sonnait le pas de charge, également baptisé ‘’Old Trousers’’.
L’ennemi, qui ne savait pas où se trouvait la force principale de
L’Army avait beaucoup changé depuis 1795 et sa piètre tenue Wellington, tombait souvent sur les lignes britanniques sans être
dans les Flandres. Entre 1795 et 1809, le Commandant-en-Chef dans la formation adaptée à la situation tactique. Des violentes
de l’Army fut le duc d’York, l’un des frères cadets du roi. Hors, salves reçues à bout-portant pendant que les Français tentaient de
bien qu’il ne démontra que peu de qualité durant la campagne de se déployer précipitamment semaient la confusion. Puis venait un
Flandres, il était à la fois un excellent organisateur et réforma- signal annonçant une charge à la baïonnette et faisant retraiter les
teur. Il prit des mesures qui améliorèrent la structure de l’armée, Français en désordre.
à tous les niveaux, luttant contre les pires abus commis par offi-
ciers, améliorant les services médicaux et normalisant l’organisa- L’infanterie britannique
tion des bataillons. L’infanterie britannique comprenait les régiments de Guard, de
Foot, de Light, de Rifle et des Highlands. En théorie, chaque ré-
La personne qui eut l’impact le plus important sur l’armée fut giment était divisé en trois bataillons, deux servaient en campa-
‘’Old Nosey’’ lui-même. Il prêta une grande attention à l’amélio- gne et un était au dépôt. Dans les faits, les bataillons étaient ce-
ration de l’administration, du ravitaillement et de la formation, il pendant utilisés comme des unités individuelles, le régiment étant
réorganisa tout le staff du Quartier-Général et créa un réseau de plutôt une formation administrative qu’opérationnelle. Les batail-
renseignement sur lequel pouvait s’appuyer l’Army. Il veillait à lons d’infanterie britanniques étaient composés de dix compa-
ce que l’Army Commissariat maintienne toujours ses effectifs gnies ; une compagnie légère, une compagnie de grenadiers, et
bien ravitaillés, et cela amena aux Britanniques un avantage lo- huit compagnies ‘’du centre’’. Les grenadiers et les compagnies
gistique très significatif sur les Français, qui soufraient d’une légères étaient appelées les compagnies de flanc car elles étaient

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ALBION TRIUMPHANT

‘’On ne peut abattre ces soldats britanniques. Ils étaient complètement laminés et la jour-
née était mienne, mais ils ne le savaient apparemment pas et ne fuyaient pas.’’
Un maréchal Soult très en colère après la bataille d’Albuera, 1811.

situées au deux extrémités du bataillon quand il était déployé en les à votre infanterie britannique. Les règles Ligne Stable et Ne
ligne pour tirer. Chaque compagnie comptait (sur le papier) cent pas former de colonne d’attaque sont celles que j’utilise et qui
hommes, ce qui donnait des bataillons forts de 1000 combattants. fonctionne très bien, pour moi et les membres des mon club. Ceci
Dans les faits, beaucoup de bataillons n’affichaient pas ces effec- dit, Black Powder est une règle très flexible et vous pouvez bien
tifs, la force moyenne d’un régiment était d’environ 500 à 700 entendu les ignorer pour créer vos propres règles.
hommes. Deux à quatre régiments étaient usuellement regroupés
en une brigade ; les bataillons de Rifle étaient généralement ré- Ligne Stable
partis par compagnies et attachés aux brigades, se qui permettait Quand elle est chargée, une unité britannique qui bénéficie de la
au chef de brigade de disposer d’une puissance de feu supplé- règle Ligne Stable et qui n’est pas désorganisée ou secouée peut :
mentaire et précise. Après 1808, deux à quatre brigades étaient
regroupées pour former une division. 1. Garder le terrain et tirer normalement en bénéficiant de
tous les modificateurs de tir, de pertes ou,
L’infanterie britannique fut considérée par nombre de contempo-
rains comme la belle d’Europe, capable de rester stoïque quand 2. Tirer et contre-charger, dans ce cas, elle ne reçoit pas le
elle était sous pression et de résister puis déborder les colonnes bénéfice du tir au bout-portant.
françaises, comme elle le fit à de nombreuses reprises. Sa répon-
se à une attaque massive de l’ennemi était une salve dévastatrice, Les Britanniques bénéficient également de Premier Feu. L’utili-
suivie d’une charge bien contrôlée. C’est représenté dans Black sation de ces deux règles représente la discipline de feu de l’ar-
Powder par la règle Ligne Stable. mée britannique et sa capacité à délivrer de violentes salves avant
de se lancer dans une charge à la baïonnette.
Sur le champ de bataille, l’infanterie britannique pouvait adopté
quatre formations, en fonction de la situation tactique. Ces for- Ne peut pas former de colonne d’attaque
mations sont la Ligne, la Colonne de compagnies, le Carré ou la L’infanterie avec la règle Ne peut pas former de colonne d’atta-
formation en Tirailleurs. La célèbre formation en ligne sur deux que peut seulement manœuvrer en Ligne et en Colonne de mar-
rangs de profondeur était la formation de combat de l’infanterie che. Notez que l’unité peut passer en Tirailleurs pour entrer dans
britannique, elle générait une puissance de feu maximale ; mais un terrain qui lui est normalement interdit, peut se former en For-
la ligne sur quatre rangs était aussi utilisée quand l’espace était mation mixte et peut se former en colonne d’attaque quand elle
limité ou lors de certaines attaques. Dans Black Powder, la for- combat ou est attaquée dans des zones bâties, comme les villages
mation en ligne britannique est représentée par la règle Forma- ou les villes.
tion en ligne.

Quand ils étaient en ligne, les bataillons d’infanterie utilisaient Formation mixte avec armes rayées
parfois leurs compagnies légères en tirailleurs, pour couvrir leurs Cette règle est identique à celle décrite à la page 78 du livre de
fronts, c’est représenté dans Black Powder par la règle Forma- règles Black Powder ; cependant on traite le tir des tirailleurs
tion mixte. Les colonnes de compagnies étaient utilisées par les comme étant celui de Rifle. Cela représente les bataillons qui
Britanniques pour manœuvrer sur le champ de bataille. Cela est sont équipés de mousquets, mais avec une compagnie légères
représenté dans Black Powder par la règle Colonne de marche. armée de fusils rayés, comme les bataillons légers de KGL.

Le carré étaient utilisé comme protection contre la cavalerie et est Formation mixte
représenté dans Black Powder par la règle spéciale Carré de ba- Voir règles Black Powder, page 78.
taillon.
Doit former le carré
La formation en Tirailleurs était utilisée par les bataillons Légers Voir règles Black Powder, page 75
et les Rifle dans les situations d’attaque et de défense. Dans
Black Powder, la règle Tirailleurs est utilisée pour représenter Les Foot Guards
cette formation. La Grande-Bretagne avait trois régiments de Foot Guards : le 1st
Foor Guards était à trois bataillons, alors que le 2nd (Coldstream)
Règles spéciales sur l’infanterie britannique Foot Guards et le 3rd Foot Guards n’en avaient que deux. Le 1st
Dans cette section, je vous propose quelques nouvelles règles qui et le Coldsteam dataient de la Restauration de 1660. Le 1st fut
permettent d’attribuer des caractéristiques nationales additionnel- levé à partir des Garde du Corps de Charles II ; alors que le se-

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LA GRANDE-BRETAGNE 1807-1815

cond fut créé à partir du régiment Parlementaire du général Geor- gnets et des épaulettes étaient blanches. Les hommes des compa-
ge Monk, et qui avait joué un rôle majeur dans le retour de Char- gnies du centre étaient identifiables par de simples petites franges
les II. Avant la Restauration, ce régiment était en poste à Cold- sur leurs épaulettes. Dans les compagnies de flancs, elles étaient
stream, dans le comté de Berwickshire, c’est de là qu’il tirait leur remplacées par des épaulettes bleues nuit rayées de blanc. Leur
nom. Le 3rd Foot Guards avait ses origines en Ecosse, mais ils couvre-chef était le shako ‘’tuyau de poêle’’. La plaque du shako
reprirent le qualificatif de ‘’Scots’’ qu’après la période qui est était en bronze ou en métal blanc. Le plumet des compagnies du
traitée dans ces règles. Les gardes britanniques comptaient parmi centre était rouge surmonté de blanc, vert surmonté de blanc pour
les plus belles unités d’infanterie ‘’lourde’’ de l’époque et les la compagnie légère et blanc pour les grenadiers. Les pantalons
soldats et leurs officiers en étaient conscients. ‘’Now, it’s your étaient généralement blancs, puis ils devinrent gris. Le sac à dos
time, Maitland !’’ était noir, tout comme la cartouchière qui était portée sur le coté
droit, alors que le havresac blanc et la gourde bleue ciel étaient
Les uniformes des bataillons de Guards, bien que normalement portés sur la hanche gauche avec le fourreau pour la baïonnette,
de meilleure facture, étaient identique à ceux des régiments de qui était noir décoré de métal jaune. Ceintures, sangles et autres
ligne. Ils portaient les fameuses tuniques rouges, la couleur dis- attaches étaient blanches ; la gourde d’eau était maintenu par une
tinctive (appelée facing colour en anglais) sur le col, les poignets courroie marron. Les officiers n’avaient pas de signes distinctifs
et les épaulettes était le bleu nuit. A la boutonnière de la veste, on à la boutonnière, mais le col, les revers, et les poignées étaient
trouvait un lacet blanc arrangé simplement pour le 1sr, en double décorés de tresses dorées. Dans les compagnies du centre, en
pour le 2nd et en triple pour le 3rd. Les bordures du col, des poi- place du shako, ils portaient généralement un bicorne.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 7 4 3 4 Fiable,
la Garde régulière lisse Aguerri 3+

Les Gardes Britanniques suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs
pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Ne peut former de colonne d’attaque.

Anson, Lord W. ordonna une charge contre la queue de la co-


Nouvelles du front lonne ennemie, qui fut accomplie avec succès. Les Allemands se
révélèrent forts et ils firent de nombreux prisonniers. Le même
jour, nous les avons poursuivies et tenté une charge contre la
cavalerie ennemie, mais ils étaient trop forts pour nous. Nous
…quand Marmont, oubliant sa prudence naturelle et s’appuyant n’avons pas perdu cependant un seul homme durant cette tenta-
sur l’idée que Lord W. voulait éviter le combat, entama un tive. Ils sont désormais hors de portée mais quand nous auront
mouvement pour tourner notre droite, et étendit tant son aile récupérés de nos efforts, nous pousserons une nouvelle fois.
gauche qu’un ordre d’attaque fut immédiatement donné. Les
lignes, déjà formées, avancèrent et, malgré la violence des tirs Durant ce jour de bataille, j’ai épuisé tous mes chevaux, mis à
et autres difficultés, elles arrivèrent toutes sur eux. Les terre deux soldats, brisé mon épée et perdu mon pistolet. Le
‘’Drag’s’’ lourds réussirent une belle charge, et la gauche en- temps fut exceptionnellement chaud ; et nous sommes toujours
nemie se retrouva sévèrement battue ; et il commençait à faire en bivouac. La fatigue, vous vous en doutez, fut énorme, les pro-
sombre quand Lord W. envoya la division légère et la première visions manquent, mais je n’ai jamais été aussi heureux de ma
division contre leur droite. J’ai couvert leur attaque avec un vie.’’
escadron de la 12th et un de la 5th ; nous chargeâmes deux fois,
la dernière lancée contre deux bataillons d’infanterie. Là, j’ai Extrait d’une lettre du lieutenant colonel Frederick Cavendish
eu le malheur de perdre Dickens dans cette charge, il dirigeait Ponsonby à sa mère, Henrietta Spencer, lady Bessborough. Pon-
un escadron et a reçu une balle dans son sein gauche. Au mo- sonby était colonel et commandait le 12th Light Dragoons à la
ment où nous atteignîmes les colonnes ennemies, l’officier qui bataille de Salamanque.
commandait l’autre escadron était également touché à la poitri-
ne mais sans être tué. Durant cette même nuit, Lord Wellington
poussa jusqu’à Huerta avec deux divisions et mon détachement
de cavalerie.

Au matin du 23, nous avions vérifié la direction de leur fuite et


commencé à pousser plus avant. Comme arrivaient la lourde
brigade allemande (KGL) et le reste des troupes du général

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ALBION TRIUMPHANT

Infanterie de ligne (Foot regiment) Les uniformes des régiments de ligne étaient identiques à ceux
L’infanterie type de la British Army. Hardie et fiable durant la des Guards. On pouvait noter quelques petites différences entre
bataille et équipé du mousquet a platine Tower ou East India, ils les régiments, principalement par les couleurs distinctives (voir
étaient la clé des victoires de Wellington dans la Péninsule. Ces plus haut). En 1812, les Guards et les régiments de ligne étaient
hommes s’engageaient a vie, et une fière tradition était la colonne habillés de pantalons gris, et le shako ‘’tuyau de poele’’ fut rem-
vertébrale qui tenait leurs régiments. Les régiments d’infanterie placé par le shako ‘’belge’’. Ce nouveau couvre-chef avait un
étaient numérotés, et en 1781, ils furent désignés géographique- front large, une plaque frontale, des cordelettes et un plumet laté-
ment comme, par exemple, le 33rd First Yorkshire West Riding ral. Les cordelettes pour le centre et les grenadiers étaient blan-
Regiment of Foot. La désignation territoriale indiquait lieu où ches, alors qu’elles étaient vertes pour les compagnies légères. La
était levé le régiment. Certains régiments gagnèrent aussi quel- couleur des plumes restaient les mêmes. Cas particulier, le 28th
ques surnoms, comme le ‘’Fighting Fifth’’ pour le 5th Northum- North Gloucester Regiment était autorisé à conserver le shako
berland Regiment of Foot, ou ‘’the Skins’’ pour le 27th Enniskil- ‘’tuyau de poêle’’.
len Regiment of Foot. Tout cela ajoutait à l’esprit de corps qui,
une fois plongés au cœur de la bataille, permettait aux soldats de Les bataillons de ligne arboraient deux drapeaux de bataille, un
garder les rangs. était le drapeau régimentaire et l’autre portait les King’s Colour.
Le premier avaient comme couleur de fond la couleur distinctive
Parfois, les compagnies légères tirées des bataillons d’une même du régiment avec une héraldique royale, ou un symbole, surmon-
brigade étaient réunis pour former une unité légère combinée. té du numéro du régiment inscrit en chiffres romains ; dans le
(On représente cela dans Black Powder avec bataillon de Petite coin supérieur droit était imprimé un petit Union Jack. Le dra-
Taille présent dans une brigade et en supprimant aux bataillons peau King’s Colour était simplement un grand Union Flag
de cette brigade la possibilité de passer en formation mixte). (‘’Jack’’) avec les insignes du régiment répétés au centre.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 3 4 3
ligne régulière lisse

L’infanterie de ligne suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour
entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Ne peut former de colonne d’attaque.

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LA GRANDE-BRETAGNE 1807-1815

Infanterie des Highlands vert de tissu, entouré


Le premier régiment des Highlands fut levé en 1739, pour d’un ruban rouge,
contrôler et surveiller les Highlands, avant que ‘’cela n’arrive blanc et vert, et sur-
plus’’. Il fut plus tard converti en régiment de ligne sous le nom monté de plumes d’au-
de 42nd Royal Highland Regiment, alias ‘’The Black Watch’’. truche. Sur le coté
Bien que la guerre de 7 ans vit se lever de nombreux régiments gauche du bonnet, une
des Highlands, ils furent licenciés à la fin de la guerre. La Révo-rosette indiquait l’i-
lution Américaine entraina la levée de nouveaux régiments des dentité du régiment,
Highlands, deux furent maintenus à la fin de la guerre. Avec l’en- avec un plumet
trée en guerre contre la France en 1793, de nombreux régiments (comme le reste de
des Highlands furent levés. Les régiments de Highlanders (ou l’infanterie), sauf la
‘’Red Shanks’’) qui combattirent dans la Péninsule étaient le Black Watch qui arbo-
42nd Royal Highland Regiment, le 79th Cameron Highlanders, le rait un insigne rouge
91st Argyllshire Highlanders, le 92nd Gordon Highlanders et le dans toutes les compa-
74th Campbell Highlanders. Armés et équipés comme les batail- gnies pour honorer la
lons de ligne, les Highlanders étaient réputés pour leurs charges tenue du régiment à la
furieuses et leurs capacités au corps-à-corps. bataille de Geldermal-
sen en 1795. A partir de 1809, la plupart des régiments des Hig-
La veste portée dans les régiments de Highlanders était identi- hlands remplacèrent leurs kilts par des pantalons pour aider au
ques à celles portées par les régiments de ligne et les Guards. Il recrutement de lowlanders, mais parmi les régiments cités ci-
en était de même pour ce qui est de l’équipement. A la place du dessus, seuls les 74th et 91st abandonnèrent leurs kilts. Les ba-
pantalon, les hommes de ces régiments portaient le kilt et des taillons des Highlands arboraient deux drapeaux, celui du régi-
chaussettes. Le shako était remplacé par un bonnet en toile recou- ment et celui du roi.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Guerriers
Highlands régulière lisse émérites

Les régiments des Highlands suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Ne peut former de colonne d’attaque.

L’infanterie légère tre.


Par la Grande-Bretagne, l’idée d’utiliser des troupes légères s’est
développée durant la guerre d’indépendance américaine. Sir John Les bataillons d’infanterie légère étaient à dix compagnies, toutes
Moore y commandait une ‘’brigade légère’’ durant la Révolution les compagnies étaient légères. A partir de 1811, les hommes du
Irlandaise de 1798, et y remporta la bataille cruciale de Foulkes rang et les sergents étaient équipés du mousquet à platine New
Mill. De 1803 à 1804, John Moore forma trois régiments en in- Land. Dans l’infanterie de ligne et les Guards, les sergents étaient
fanterie légère qui était surnommés ‘’Light Bob’s’’ - le 43rd équipés d’une pique de 9 pieds (ndt : 2.74m) qui remplaçait la
Monmouthshire, le 52nd Oxfordshire et le 95th Rifles. Tous ces hallebarde depuis 1792. Techniquement, cette arme était une
régiments firent de la célèbre division légère. En 1809, quatre demi-pique, similaire à un esponton.
nouveaux régiments sont convertis en infanterie légère : le 55th
spoWestmoreland, le 68th Durham, le 71st Glasgow Highland et L’uniforme des régiments d’infanterie légère était très proche de
le 90th Volunteers. Ces troupes passèrent par une formation très celui des compagnies légères des régiments de ligne. Il n’y avait
rigoureuse, pour former l’infanterie légère la plus performante pas de compagnie de grenadiers dans ces régiments. Tous les
qui opéra dans la Péninsule. Les soldats étaient de bons tireurs, soldats portaient des larges épaulettes et leurs shako étaient orné
mais ils étaient également habiles et intelligents. A contrario, au d’un cor de chasse. Généralement, les bataillons d’infanterie lé-
sein des bataillons de ligne et de Guards, les compagnies légères gère n’emmenaient pas leurs drapeaux sur le champ de bataille.
étaient formées de la même manière que les compagnies du cen-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Infanterie en
légère régulière lisse tirailleur
Les régiments d’infanterie légère suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en
tirailleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Tireurs d’élite, Ne peut former de colonne
d’attaque.

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ALBION TRIUMPHANT

Les Riflemen légères, les Riflemen étaient capables de faire preuve d’initiative,
Les armes rayées de chasse utilisées par les ‘’Rebels’’ durant la car leur discipline était entretenue par la fierté de leur condition
Révolution Américaine avait fait une forte impression sur l’état- plus que par les punitions et les brimades. Les Riflemen comp-
major britannique. C’est pour cela qu’en 1797 le 5ème bataillon du taient les meilleurs soldats de la British Army et un sacré défit
60th Royal American Regiment of Foot, fidèle à sa Majesté, fut pour leurs équivalents de l’armée française.
équipé d’armes rayées. Plus tard fut créé le ‘’Experimental Corps
of Riflemen’’ ; désignation flamboyante qui fut changée en dé- Le 95th Rifles portait un uniforme vert sombre, de la tête au pied,
cembre 1802 pour le désormais célèbre 95th Regiment of Foot. de loin, ils semblaient être vêtus de noir, ce qui leur dut leur sur-
nom de ‘’the Sweeps’’. Tout l’équipement du Rifleman, ceintu-
Les Britanniques portaient le fusil rayé Baker, d’après le nom de res, harnais, etc, étaient de couleur noire. Les autres régiments de
son inventeur ; Ezekiel Baker de Whitechapel, à Londres. Ce Rifles étaient habillés de la manière, mais leurs étaient gris, au
fusil était long à recharger, mais l’un des plus précis de la pério- lieu du vert adopté par le 95th.
de. Il était rare que les dix compagnies d’un bataillon de Rifle Les boutons étaient en métal blanc. L’uniforme portait un passe-
combattent ensemble, ils étaient généralement répartis par com- poil blanc sur le col et les poignets. Les Riflemen n’avaient pas
pagnies et attachés à des brigades. Comme les autres infanteries de drapeau.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Bataillon de Infanterie Mousquet 6 4 4 3 Infanterie en
Rifles régulière rayé tirailleur,
Fiable,
Aguerri 4+

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Compagnies Infanterie Mousquet 4 3 4 2 Infanterie en
de Rifles régulière Rayé tirailleur,
Fiable,
Aguerri 4+

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Compagnie de Infanterie Mousquet 2 2 4 1 Infanterie en
Rifles régulière Rayé tirailleur,
Fiable,
Aguerri 4+

Les régiments de Rifles suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs
pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Tireurs d’élite, Ne peut former de colonne d’attaque.

le mousquet Brown Bess le à garde en mains, avec la répétition des tirs, aussi il n’était pas
rare que le tireur urine sur le canon pour le refroidir ! Ce mous-
quet avait un ca-
Brown Bess est le surnom donné par les Britanniques au mous- non plus épais que
quet Land Pattern et à ses déclinaisons. Des déclinaisons qui fu- les autres mous-
rent nombreuses, mais les plus célèbres restent le Long Land quets à platine à
Pattern, le Short Land Pattern, l’India Pattern et le New Land silex contempo-
Pattern. rain et il était donc
plus sûr d’usage
Le plus répandu était le Long Land Pattern qui était un mousquet car il y avait
à platine à silex de calibre .75, il fut en service durant une centai- moins de chance
ne d’année, durant toute cette période. La portée nominale était qu’il explose dans
de 175 mètres mais les Britanniques attendaient généralement le cas d’un surdo-
que l’ennemi soit à 50 mètres pour délivrer une salve dévastatrice sage de poudre.
sur leurs rangs. La cadence de tir était d’environ 3 à 4 tirs par
minute. Le mousquet tendait à devenir très chaud, et donc diffici-

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LA GRANDE-BRETAGNE 1807-1815

Les chasseurs britanniques celle des compagnies légères verte. Ils étaient équipés d’une épée
Les Chasseurs Britanniques (ndt : en français dans le texte) for- dans un fourreau noir et le fourreau de la baïonnette était égale-
maient un bataillon d’infanterie légère formé à partir des restes ment noir. Les officiers portaient le bicorne, orné d’une plu-
de l’armée de Condé et d’émigrés. En novembre 1810, ses effec- me sauf ceux des compagnies légères, qui avaient le shako à plu-
tifs s’élevaient à douze compagnies, assignées à la 7ème division. me verte. Les officiers des compagnies du centre avaient des
Le bataillon combattit à Fuentes de Oñoro et à toutes les grandes épaulettes argentées ; ceux des compagnies légères et des grena-
batailles qui suivirent. diers avaient leurs épaules couvertes par de larges épaulettes dé-
corées avec une grenade ou un cor de chasse. Les ceintures des
Ils portaient l’uniforme rouge Britannique, avec le col et les poi- officiers étaient écarlates, alors que celle des sergents étaient
gnées bleu ciel ; des retroussis blancs. Les franges étaient argen- rouge à rayures bleues.
tées pour les officiers, blanches et bleues pour les soldats. Le
pantalon était remplacé par une culotte blanche et des courtes Les Chasseurs n’avaient pas de drapeau.
guêtres noires. Leur couvre-chef était le shako ‘’tuyau de poêle’’
réglementaire surmonté d’une plume rouge et orné d’une plaque Dans nos parties de Black Powder, les Chasseurs Britanniques
de bronze sur le front ; la plume des grenadiers était blanche, composent un grand bataillon d’infanterie légère.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Chasseurs Infanterie Mousquet 8 4 4 4 Infanterie en
Britanniques régulière Lisse tirailleur

Les Chasseurs Britanniques suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Tireurs d’élite, Ne peut former de colonne d’atta-
que.

Bataillons de détachements
En 1809, les forces Britanniques ne furent pas toutes évacuées à En février, ces hommes étaient de nouveaux cités par Cameron :
La Corogne. Le général Sir John Cradock resta au Portugal avec ‘’de mauvais garçons, Abrams ou Bélémites’’ réunis dans deux
une petite armée de moins de 14,000 hommes. Pour résister à la bataillons. Ces bataillons comprenaient des compagnies de Rifle-
pression française, le général chercha à renforcer ses effectifs men, d’Highlanders, d’infanterie de ligne et d’infanterie légère.
avec les hommes laissés par Moore dans les hôpitaux et ceux des Les deux bataillons avaient des effectifs supérieurs à 800 hom-
missions détachées qui n’avaient pu être embarqués. mes et ont participé à la campagne de 1809, y compris Talavera.
Ils furent ensuite licenciés. Ces bataillons de détachement n’é-
A Oporto, le général Cameron parvint à lever une force équiva- taient pas aussi performants que les unités d’infanterie standards,
lente à une brigade. Le 16 janvier 1809, Cameron envoyait le pour plusieurs raisons ; ils étaient composés de trainards, dont
message suivant à Cradock. nombre étaient médiocres, d’hospitalisés qui n’avaient pas bien
récupéré de leurs blessures, d’hommes dirigés par des officiers
‘’J’ai réuni quelques détachements composés de soldats originai- qui ne les connaissaient pas et qui n’avait aucun sentiment d’ap-
res de l’armée de Sir J. Moore, que j’ai trouvé dispersés un peu partenance à cette unité.
partout, sans provision, et certains d’entre eux ont commis les
pires excès, qui déshonore le soldat britannique.’’ Les hommes de ces bataillons portaient des uniformes sembla-
bles à ceux de la British Army et ne portaient pas de drapeau.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie dé- Infanterie Mousquet 6 3 5 3
tachée régulière Lisse

L’infanterie britannique détachée suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en ti-
railleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Ne peut former de colonne d’attaque.

Note : ces bataillons de détachement ne doivent pas être confondus avec les unités de réserve de 1813 (deux bataillons combinés de
taille réduite), ils ont toutes les caractéristiques de l’infanterie de ligne Britannique.

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ALBION TRIUMPHANT

La cavalerie britannique ment dans leurs noms. Entre 1746 et 1788, pour des raisons d’é-
Les régiments des Dragoon Guards, de dragons, de dragons lé- conomie, toute les lourds régiments de ‘’Horse’’ sont convertis
gers et de hussards composaient la cavalerie de la Péninsule. La en dragons. Pour qu’il conserve un certaine dignité, on leur attri-
cavalerie britannique était la mieux montée d’Europe, mais elle bua le nom de « dragoon Guards ». Ces deux types, qui étaient
était peu contrôlable et généralement mal commandée, surtout entrainés pour le choc, était différentiables uniquement par la
quand elle était utilisée en grand nombre. En 1812, c’est un Wel- forme de leurs revers de poignets ! ils étaient armés et équipés de
lington agacé qui disait ‘’Nos officiers de cavalerie ont acquis la la même manière, avec le sabre de cavalerie lourde de 1796, des
manie de galoper tout le temps, et de galoper encore plus vite pistolets et une carabine d’ancien modèle.
vers l’arrière qu’ils ne galopent vers l’ennemi. On pourrait penser
qu’ils sont incapable de manœuvrer, sauf sur Wimbledon Com- Le régiment du 2nd Royal North British Dragoons (les fameux
mon.’’ Les régiments étaient composés de quatre escadrons, mais Scots Grey) était une exception. La différence la plus notable
seuls un, deux ou trois, servaient en même temps en campagne. était l’adoption du bonnet de grenadier et d’un sabre particulier
Un escadron comptait environ 120 hommes. qui était plus courbé que celui utilisé par les autres dragons. Le
port du bonnet de grenadier était en mémoire de la victoire du
La cavalerie britannique était regroupée en brigades de deux régi- régiment sur la Maison du Roi à la bataille de Ramillies en 1706.
ments, généralement de même type. Ces brigades étaient atta- Tous les régiments de Dragoon Guards et de dragons portaient
chées à formations divisionnaires ou placés directement sous les des vestes rouges avec les couleurs distinctives bleues, noires,
ordres d’un commandant de cavalerie. blanches, jaunes ou rouges. Jusqu’en 1812, ils portaient un bicor-
La cavalerie britannique combattait en ligne ou en colonne, en ne renforcé. Après cette date, ils adoptèrent le casque de dragon
fonction du schéma tactique. Dans Black Powder, la cavalerie ‘’à la romaine’’. L’année 1812 vit aussi un changement sur la
combat en ligne et peut aussi former des colonnes de marche. veste, avec l’ajout d’un lacet vertical sur le devant. Le règlement
stipulait qu’ils devaient porter des culottes molletonnées, mais
Durant la campagne de la Péninsule, le pourcentage de cavalerie elles étaient remplacées par des pantalons gris.
au sein de l’armée était plus faible dans l’armée britannique que
dans les autres armées européennes, c’est une conséquence de la Règle spéciale de la cavalerie britannique
difficulté de transporter des chevaux par mer.
Galop pour un rien
La seule exception fut la campagne de Vitoria en 1813, quand +1 pour les ordres de Charge. Avec cette règle, la cavalerie gagne
Wellington s’assura de bénéficier d’assez de cavalerie pour obte- automatiquement la règle spéciale Charge féroce (voir Black
nir un résultat décisif et faire tourner le sens de la guerre en fa- Powder, page 90) mais elle doit effectuer une percée quand cela
veur d’Albion. est possible, même si cela la conduit en dehors de la table. La
cavalerie subit un malus de +2 à son test de commandement
Les Dragoon Guards et les dragons quand elle est sortie de la table, qu’elle qu’en soit la raison.
En ces deux types de cavalerie, la différence se trouvait unique-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Dragons et Cavalerie Sabre 8 - 4 3 Cavalerie
Dragoon régulière lourde +1
Guards

Les Dragoon Guards et les dragons suivent aussi la règle spéciale suivante : Galop pour un rien.

Les dragons légers et les hussards taient une veste courte bleue avec des lacets bleus ou jaunes sur
Avant 1806, la cavalerie légère britannique consistait en 14 régi- le devant. Les couleurs distinctives, qui allaient du chamois à
ments de dragons légers levés pour les missions de reconnaissan- l’orange, identifiaient là aussi
ce. Après 1806, quatre régiments de dragons légers furent l’apparence au régiment. En
convertis en hussards. C’était les 7th, 10th, 15th et 18th régi- campagne, ils portaient des
ments. Il n’y avait aucune différence entre les dragons et les hus- pantalons gris. En 1812, le cas-
sards hormis le prix excessif de l’uniforme de ces derniers ! La que Tarleton fut remplacé par
cavalerie légère britannique était armée du sabre léger modèle un shako orné d’une plume
1796 et de la très pratique carabine Paget. La cavalerie légère rouge et blanche. Les hussards
britannique était capable de délivrer des charges mais, comme sa britanniques portaient des col-
cousine plus lourde, il était difficile de les garder sous contrôle. backs surmontés d’un panache
bicolore (blanc surmontant du
Au début de la guerre de la Péninsule, les dragons légers por- rouge, bleu ou du jaune), un

46
LA GRANDE-BRETAGNE 1807-1815

sac busby sur le colback, un dolman bleu à lacets jaune ou blanc, faite, vue de loin, avec les troupes françaises. Ces changements
et un pantalon gris. Il était d’usage que le hussard porte la mous- créèrent une forte controverse et quelques incidents générateurs
tache. de scandale !

En 1812, les changements effectués au sein des dragons légers et


des hussards eut pour conséquence qu’une confusion pouvait être
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Dragons lé- Cavalerie Sabre 6 - 4 3 maraudeurs
gers et hus- régulière
sards

Les hussards et les dragons légers suivenr aussi la règle spéciale suivante : Galop pour un rien.

La latte britannique te aiguisée à la manière d’une hachette, et n’était bonne que pour
hacher et matraquer. Ce n’était pas une arme d’escrimeur. Durant
Né en 1769 avec le sabre de cavalerie lourde autrichien, adopté la campagne, on trouva parfois un autre usage, certains aiguisant
par le British Board of General Officers sur les recommandations la pointe pour utiliser également l’arme d’estoc, à la manière
du Major John Marchant (ce même gentleman, alors Major Gé- d’une lance.
néral, qui fut tué à Salamanque à la tête de sa cavalerie) qui avait Pour le confort, et afin d’éviter d’abimer l’uniforme, les languet-
vu cet équipement autrichien durant la désastreuse campagne des tes – une extension de la garde fixée sur les deux côtés plats de la
Pays-Bas 1793-1795. La latte est un sabre droit à un seul tran- lame, et conçus pour fixer l’arme sur le haut du fourreau et éviter
chant. Le côté non tranchant servait à donner plus de force lors les accidents – étaient parfois retirés sur le coté gauche de la la-
de la frappe. Elle mesurait 90 centimètres de long avec une poin- me.

Dans Black Powder, on représente une batterie britannique par


L’artillerie une pièce et quatre servants.
L’artillerie britannique s’était développée de manière un peu
anarchique et était le parent pauvre de l’armée. En 1810, la réfor-
me du capitaine Alexander Dickson, qui venait d’arriver dans la Règles spéciales pour l’artillerie
Péninsule, tenta de remédier à cela. Les Britanniques ne suivaient
pas la tactique française qui était de déployer des grandes batte- Shrapnel
ries pour détruire un point particulier des lignes ennemies. Wel- Les canons britanniques équipés de shrapnel peuvent tirer à une
lington préférait utiliser l’artillerie en petites unités réparties sur distance moyenne avec 3 dés de combats, mais qui nécessitent un
la ligne pour soutenir l’infanterie. Le ratio de l’artillerie dans 5 pour toucher.
l’armée Britannique était inférieur à celui des Français, en
moyenne, il était d’une pièce pour mille hommes, contre deux Roquettes Congreve
pièces pour mille hommes pour les Français. Voir livre de règles Black Powder pp 83-85

Les Britanniques utilisaient deux types d’artillerie : l’artillerie à La Royal Horse Artillery (RHA)
cheval ou artillerie ‘’volante’’ et l’artillerie à pied, ou ‘’bataillons L’artillerie à cheval n’a été adoptée en Grande-Bretagne qu’au
d’artillerie de marche’’. Par contre, les Britanniques innovèrent tout début des guerres de Révolution Française en dépit de son
par deux fois dans le domaine de l’artillerie. Tout d’abord, ils introduction dans l’armée autrichienne dès la fin des années
introduisirent l’obus à balles (plus connu sous le nom de Shrap- 1750. Prévue pour supporter la cavalerie, l’artillerie à cheval se
nel, d’après son inventeur, le Major Henry Shrapnel du Royal devait d’être légère et mobile, servi par des artilleurs qui devait
Artillery). C’était un projectile creux conçu pour exploser en vol, se montrer courageux, bons cavaliers, habiles bretteurs et par-
en projetant les balles de mousquets qui étaient stockées à l’inté- dessus tout, excellents canonniers. Pour citer un exemple, à la
rieur. Bien qu’ils fussent réglés pour exploser à une distance éga- bataille de Fuentes de Oñoro, en 1811, les deux pièces du capitai-
le à celle du double de la mitraille, il n’était pas rare qu’ils explo- ne Norman Ramsey (des Bull’s Troops) tiraient sur les Français
sent prématurément. Si Wellington appréciait cette arme, il était dans leur mouvement de retraite tout en restant en dehors de la
moins enthousiasmé par la seconde – les roquettes de Sir William protection des carrés britanniques quand ils furent attaqués et
Congreve. Elles pouvaient porter une grande quantité d’explosif, cernés par la cavalerie ennemie. Wellington n’avait pas perdu
mais son usage était très hasardeux. Old Nosey aimait à dire ‘’Je encore un seul canon dans la Péninsule et Ramsey le savait. Pour
ne souhaite pas incendier une ville, et je ne vois pas d’autre usage un artilleur, perdre un canon était équivalent à perdre une Cou-
aux roquettes.’’ leur ; inacceptable. Ramsey décida alors qu’il fallait mieux mou-
rir en essayant de s’échapper que de souffrir d’une humiliante

47
ALBION TRIUMPHANT

reddition, et ses hommes réussirent à se frayer un chemin en officiers.


combattant pour se tirer de cette situation, pour s’inscrire dans les
annales des actions glorieuses de l’armée Britannique. Des gars Les artilleurs de la Royal Horse Artillery portaient un uniforme
courageux ! similaire à celui des dragons légers période pré-1812. Ils étaient
vétus d’une veste bleue à lacets jaunes et à la couleur distinctive
Les batteries d’artillerie à cheval (ou brigades, comme on les de même couleur, un pantalon gris et un Tarleton orné d’une plu-
appelait alors) étaient généralement composées de cinq pièces de me blanche.
6 livres et un obusier de 5.5 pouces, servis par 162 hommes et

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Royal Horse Artillerie Canon ou 1 3-2-1 4 1 Fiable, Ma-
Artillery lisse légère Roquettes raudeur

La Royal Artillery (RA) servants étaient bien formés et on leur demandait de l’excellence
Le Royal Regiment of Artillery fut levé en 1716. C’était l’un des dans l’exercice de leur mission.
deux seuls régiments de la British Army qui formait ses officiers
avant de leur prise de fonction. Eux et les officiers ingénieux Les uniformes de la Royal Artillery étaient simples et fonction-
devaient passer par la Royal Military Academy, à Woolwich, nels ; une veste bleue d’une coupe similaire à l’infanterie, avec
alors que les autres devaient s’instruire durant leur service. des lacets jaunes. La couleur distinctive était rouge. Ils portaient
un pantalon gris et comme couvre-chef, un shako ‘’tuyau de poê-
Les batteries à pieds était composés de cinq pièces de 9 livres et le’’ avec une plume blanche et une plaque frontale de métal jau-
d’un obusier de 5.5 pouces, servis par 145 artilleurs. Là aussi, les ne.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Royal Artille- Artillerie Canon 1 3-2-1 4 2 Fiable
ry lisse

48
LA GRANDE-BRETAGNE 1807-1815

La King’s German Legion (KGL) qui permit la levée d’unités de dragons, de hussards, d’infanterie
Le 5 juillet 1803, lors de la convention d’Arltenburg, l’électorat de ligne, d’infanterie légère et d’artillerie (à pied et à cheval).
de Hanovre capitulait et était dissous. L’armée de l’Electeur fut
licenciée. Cependant, de nombreux fidèles étaient déterminés à La Légion était réputé pour sa discipline et pour son habileté sur
continuer la lutte contre l’occupation Française et suivirent leur le champ de bataille. La cavalerie était connue pour être la meil-
Electeur dans son exil en Angleterre, auprès du roi George III. leure de toute l’armée Britannique et n’avaient pas la même ten-
dance à ‘’galoper pour un rien’’. Des gars intelligents !
Le colonel von der Decken et le major Halkette obtinrent des
mandats royaux pour lever un corps d’infanterie légère. Ce corps La KGL était vêtue et habillée comme les régiments britanniques
fut baptisé ‘’The King’s German Regiment’’. A la fin du mois de et portaient à la fois les couleurs de leur régiments et du Roi.
décembre 1803, les hommes de von der Decken et d’Halkett fu-
rent regroupés et réorganisés sous les principes de la légion inter- Infanterie de ligne KGL
arme : la King’s German Legion. On renforça le recrutement, ce Les statistiques sont identiques à celles de l’infanterie de ligne
Britannique.

Règles spéciales : Ligne fiable, Premier feu, Doit


former le carré, Formation mixte avec armes
rayées, Peut se former en tirailleurs pour entrer
dans un terrain normalement interdit, Ne peut for-
mer de colonne d’attaque.

Infanterie légère KGL


Les statistiques sont identiques à celles de l’infan-
terie légère Britannique. Fiable, Aguerri 4+

Règles spéciales : Ligne fiable, Premier feu, Ti-


reurs d’élite, Doit former le carré, Formation mix-
te avec armes rayées, Peut se former en tirailleurs
pour entrer dans un terrain normalement interdit,
Ne peut former de colonne d’attaque.

49
ALBION TRIUMPHANT

Dragons KGL sion Légère, pour participer à de nombreux engagements.


Les statistiques sont identiques à celles des dragons Britanniques.
Ajouter Charge furieuse et supprimer Galop pour un rien Quand fut formée la 7ème division en 1811, neuf compagnies fu-
rent transférées dans cette division, alors qu’une compagnie était
Hussards KGL mutée dans la 4ème division et que les autres dans la 5ème. Les
Les statistiques sont identiques à celles des hussards Britanni- Oels Jaegers furent des engagements de Fuentes de Oñoro, Sala-
ques. Ajouter Charge furieuse et supprimer Galop pour un rien manque et Vitoria.

Wellington ne les portait pas en grande estime ; ‘’Ces hommes


Artillerie à cheval KGL sont soit trop jeunes, soit trop vieux ; et ils ne sont pas sains.
Les statistiques sont identiques à celles de la RHA. Leur discipline et leur tenue sont peu respectables, et ils ont une
forte tendance à déserter devant l’ennemi.’’
Artillerie à pied KGL
Les statistiques sont identiques à celles de la RA. Le chef de la Division Légère, Robert Crauford était écœuré par
leur comportement, disant ouvertement qu’il valait mieux qu’ils
Les Brunswickois noirs passent du côté français car ‘’nous serions mieux sans eux’’ – et
En 1807, suite à l’horrible mort du duc de Brunswick, Charles peut-être une belle occasion de remplir les rangs des pontons-
Guillaume Ferdinand, à la bataille de Jena-Auerstadt, et l’effon- prisons mouillant en Angleterre.
drement de la quatrième Coalition qui suivit un an plus tard, le
Duché tombait sous contrôle français et était incorporé au nou-
Pauvre vieux Rifle
vellement créé Royaume de Westphalie. Deux ans plus tard, une Au début, les Oels Jaegers du Brunswick était encadrés par d’ex-
nouvelle Coalition, la cinquième, se formait contre Napoléon. cellents officiers, et les rangs étaient composés de volontaires
Déchu, Frédéric Guillaume, le fils de Charles Guillaume, vit là motivés. Cependant, au fil de campagnes difficiles, les pertes
une chance d’agir et d’obtenir le soutien de l’Autriche. Frédéric furent compensées par un assortiment de prisonniers de guerre
réussit à lever une force inter-arme de 2,300 hommes, qui fut Allemands, Polonais, Danois, Suisses, Hollan-
financé par l’hypothèque de sa principauté d’Oels. dais ou Croates qui désertaient à la première
occasion. Le sergent Costello, du 95th, a décrit
A la fin de l’année 1809, Frédéric Guillaume mena sa ‘’Schwarze comment les relations entre le 95th et les Oels
Schar’’ (la légion noire) en Allemagne et s’empara de la ville de Jaegers s’étaient dégradées car ces derniers
Brunswick. Bien qu’il fût obligé de retraiter et de quitter peu de mangeaient du chien. Costello écrivait ‘’ils
temps après la cité, ses troupes adoptèrent alors le même nom. sont doté d’un apétit pour le genre canin qu’ils
C’est sous ce nouveau nom que les Brunswickois Noirs réussi- tuent et mangent tous les chiens qu’ils peuvent
rent à s’échapper pour gagner l’Angleterre. Une fois en Grande- attraper…’’ Le 95th avait un chien nommé
Bretagne, le corps fut rebaptisé Brunswick Oels Jaegers et Bruns- Rifle qui accompagnait les Tirailleurs, sautant,
wick Oels Hussards. En octobre 1810, forts de douze compa- courant et aboyant comme s’il s’agissait d’un
gnies, les Jaegers débarquaient à Lisbonne et étaient assignés à la jeu. Rifle n’a survécu aux balles que pour
brigade Packenham, de la 4ème division. Peu de temps après, ils ‘’être dévoré par les crocs insatiables des Brunswickois.
étaient transférés dans la division d’élite de la Péninsule ; la Divi-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie lé- Infanterie Mousquet 6 3 5 3 Tirailleur
gère du Bruns- régulière Lisse
wick
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Compagnies Infanterie Mousquet 4 2 5 2 Tirailleur,
Oels Jaegers régulière rayé Petit
du Brunswick

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Les Brunswic- Infanterie Mousquet 2 1 5 1 Tirailleur,
kois Noirs régulière rayé minuscule

L’infanterie Oels Brunswick suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte avec arme rayée, Peut pas-
ser en tirailleur pour entrer dans un terrain qui lui est normalement interdit, Tireurs d’élite.

50
Le royaume du Portugal 1808-1814
Le Portugal – un vieil allié En 1808, suite à la Convention de Cintra, les Britanniques s’ins-
Dans cette section, nous allons jeter un œil aux alliés de la Gran- tallaient dans la Péninsule. L’homme qui fut chargé de remettre
de-Bretagne, le Portugal et l’Espagne. Comme nous l’avons fait sur pied les Portugais était William Carr Beresford. En mars
avec les braves gars d’Albion, nous allons procéder à une vue 1809, il se voyait attribuer le titre de Commandant-en-chef de
d’ensemble de leurs armées avec leurs différentes troupes et leurs l’armée Portugaise. Dans le même temps, le maréchal Soult était
doctrines. Nous y indiquerons comment elles sont définies dans entré au Portugal et occupait Oporto. Sans ménager ses efforts,
Black Powder. N’oubliez pas, cependant, que les statistiques de Beresford agit rapidement pour améliorer la discipline et l’orga-
ces unités ne sont fournies qu’à titre indicatif. Enfin, vous y trou- nisation de l’armée portugaise. Il créa des unités de dépots, réor-
verez quelques informations uniformatologiques. ganisa les unités, distribua de meilleures armes et de meilleurs
équipements ; pour arriver à la création de brigades portugaises
destinées à être mixées avec des brigades anglaises pour former
Généralités des divisions Anglo-Portugaises. Pour s’assurer d’une bonne
En 1807, Miguel Pereira Forjaz, le secrétaire de la Régence du coordination, les unités portugaises s’entrainaient et manœu-
Portugal, avait sauvé l’armée portugaise de l’extinction en sui- vraient avec leurs homologues britanniques ; les ordres étaient
vant l’ordre de démobilisation promulgué par Junot. De cette donnés simultanément en anglais et en portugais grâce à la pré-
manière, Forjaz s’assurait que l’armée portugaise conserve un sence d’officiers anglais attachés. Quand la guerre reprit, l’armée
socle pour sa reconstruction future. Cependant, force est de dire Portugaise devint une part essentielle des forces de Wellington.
que le soldat portugais de l’époque était réputé ‘’naturellement
indolent’’ et ‘’mou et négligé dans son attitude’’ et c’était encore
pire chez les officiers. L’infanterie portugaise
Contrairement aux Britanniques, l’armée Portugaise était cons-
truite par conscription. Cette conscription amenait sous les dra-
L’homme le plus habile de la Péninsule’’
peaux nombre d’hommes inadaptés et incultes. L’ensemble était
Wellington au sujet de Forjaz peu réjouissant. Le centre principal de recrutement se trouvait au
dépôt de Peniche – il fut ensuite transféré à Mafra – et c’était là
que les conscrits devaient être transformés en soldats compétents.

L’infanterie portugaise était divisée en trois types : l’infanterie de


ligne, l’infanterie légère et les formations d’auxiliaires. Grace
aux efforts fournis par les officiers et les sous-officiers attachés
aux dépots et appliquant la réforme de Beresford, la qualité de
l’infanterie de ligne et de l’infanterie légère atteignit le même
niveau que celui de leurs alliés anglais. Dans Black Powder, cela
signifie qu’ils adoptent les mêmes formations et qu’ils sont sujets
aux mêmes règles spéciales que les Britanniques. L’infanterie
britannique était embrigadée par paire, brigade qui comprenait
généralement un bataillon de Caçadores.

ORDRE DE BATAILLE
Commandant-en-chef Light Division: Brigadier-General Robert Craufurd
Lieutenant-General Arthur, Vicomte de Wellington 1st Brigade: Lt-Col Beckwith
- 1st/43rd Monmouthshire Regiment
7ème division : Major-Général William Houston - 1st/95th Rifles (4 companies), 2nd/95th Rifles (1 coy.)
1ère brigade : Major-Général Sontag - 3rd Trancoso Caçadores
- 2nd/51st Yorkshire and West Riding Light Infantry
- 85th Buckinghamshire Volunteers 2nd Brigade: Col Drummond
- Chasseurs Britanniques et Brunswick Oels Jaegers (8 compa- - 1st, 2nd/52nd Oxfordshire Light Infantry
gnies) - 1st/95th Rifles (4 companies)
- 1st Castelo Branco Caçadore
2ème brigade : Brigadier Général Doyle
- 7th Sebutal Portuguese Line Independent Portuguese Brigade: Col Ashworth
- 19th Cascaes Portuguese Line • 6th 1/ Porto Portuguese Line
- 2nd Moura Caçadores • 18th 2/Porto Portuguese Line
• 6th Vila Real Caçadores

51
ALBION TRIUMPHANT

L’infanterie de ligne qu’ils étaient ‘’très proches de leurs homologues insulaires (les
Le 13 juillet 1808, les régiments d’infanterie de ligne portugais Britanniques)’’.
étaient réorganisés. Chaque régiment avait désormais deux ba-
taillons, une compagnie était composée de 152 soldats et offi- Au début de la période, l’infanterie de ligne portugaise, suivant
ciers. Sur le papier, car ce chiffre était rarement atteint. les régiments, portaient des vestes grises ou bleues avec des pan-
talons gris. Ceintures et sangles étaient noires avec une plaque de
Dans Black Powder, un bataillon portugais a le même nom- cuivre, et le shako ‘’tuyau de poêle’’ était surmonté d’une plume
bre de figurines qu’un bataillon blanche. Cet uniforme, très simple, fut remplacé par une veste
britannique. L’infante- rie de bleue marine avec des revers aux couleurs du régiment (bleu ciel,
ligne était attachée à la ville blanc, rouge ou jaune). Le pantalon était blanc mais, en campa-
dans laquelle le régi- ment gne, il était remplacé par des pantalons de couleurs diverses. Le
avait été levé. A partir de shako était décoré d’une plaque frontale, d’une bordure en laiton
1806, les régiments por- au dessus de la visière et de la co-
taient aussi un numéro. Au carde nationale (rouge et
fil de la guerre, l’infanterie de bleue) surmonté d’une
ligne portugaise gagna en plume blanche.
réputation et on disait d’eux

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 3 4 3
ligne portu- régulière lisse
gaise

L’infanterie de ligne portugaise suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit, Premier feu, Ligne Stable, Ne peut former de colonne d’attaque.

L’infanterie légère Miguel Pereira Forjaz réagit en ordonnant la création de batail-


En 1808, l’armée portugaise se retrouvait sans troupes légères lons de chasseurs (batalhoes de Caçadores). Les six premiers
quand le général pro-français Pedro de Almeida les prit avec lui bataillons, forts chacun de 5 compagnies (4 compagnies de Caça-
pour former la Légion Portugaise qui combattait dans le camp dores et une compagnie d’élite de Tiradores), furent levés en oc-
français. tobre 1808. Chaque compagnie comptait 126 soldats et officiers.
Dans Black Powder, nous représentons un bataillon par cinq so-
cles de 4 figurines.

52
LE ROYAUME DU PORTUGAL 1808-1814

çons courageux, rapidement reconnus comme de l’élite par leurs


Comme pour les régiments de ligne, chaque bataillon de Caçado- alliés Britanniques et leurs ennemis Français. En 1811, après
res était attaché à une ville. La majorité des hommes qui rejoi- avoir prouvés leur valeur, six nouveaux bataillons furent levés.
gnaient ces bataillons étaient des volontaires très motivés, princi-
palement des fermiers ou des chasseurs qui avaient tous une ex- Trois d’entre eux furent formés à partir de la Loyal Lusitanian
périence dans les armes à feu. Legion, une force de deux bataillons, financée par les Britanni-
ques, créée en 1808 par sir Robert Wilson et qui avait combattu à
Les Caçadores étaient entrainés aux tactiques de tirailleurs des Albuera.
Britanniques et ils prouvèrent rapidement qu’ils étaient des gar-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Bataillon de Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Infanterie en
la Loyal Lu- régulière lisse tirailleur
sitanian Le-
gion

La Loyal Lusitanian Legion suit les Règles Spéciales suivantes : Doit former le carré, Formation Mixte, Peut passer en tirailleurs
dans les terrains qui lui sont normalement interdits, Ligne Stable, Tireurs d’élite, Ne peut former de colonne d’attaque.

Les Caçadores
Les Caçadores sont traités, dans tous les domaines, comme les British Rifles, et quelle meilleure preuve l’appartenance à la célèbre
Light Division des bataillons du 1er Castello de Vide et du 3ème Ville Real !

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Bataillon de Infanterie Mousquet 6 4 4 3 Infanterie en
Caçadores régulière lisse tirailleur,
Fiable,
Aguerri 5+

Les Caçadores portugais suivent les Règles Spéciales suivantes : Doit former le carré, Formation Mixte, Peut passer en tirailleurs
dans les terrains qui lui sont normalement interdits, Ligne Stable, Tireurs d’élite, Ne peut former de colonne d’attaque.

Les Caçodores portaient un shako « tuyau de poêle » avec une clairon en laiton et le numéro du bataillon. Ils portaient une veste
plume vert sombre au-dessus d’une cocarde rouge et bleue, un verte sombre taillée courte, avec des reverts et un col à la couleur
du régiment sur liserais noirs. La doublure de la veste était
noire. Les bretelles étaient marrons avec un passepoil noir et
des franges aux extrémités. Le pantalon était de même cou-
leur que la veste, les guêtres étaient noires. Bien que les
Caçadores ne portaient qu’une seule bandoulière, ils étaient
également équipés d’une ceinture, toutes deux noires. Sur la
taille, à gauche, une ceinture de munitions et le fourreau de
la baïonnette. Le sac à dos était marron et la couverture gri-
se.

Au début, les Caçadores étaient armés avec le Brown Bess,


mais une compagnie – composée des meilleurs tireurs –
étaient équipés de mousquets rayés Baker. Les uniformes
des officers étaient similaires à ceux des hommes de rang, à
l’exception d’une ceinture écarlate décorée de glands argen-
tés, une boutonnière et des épaulettes dorées. Le fourreau de
l’épée était écarlate et or et, à la place de guêtres, les offi-
ciers portaient des bottes de style Hessien.

53
ALBION TRIUMPHANT

La cavalerie portugaise particulièrement, ne présentait pas une topographie riche en pâtu-


La cavalerie portugaise de la guerre de la Péninsule connaissait rage. Cela avait pour conséquence de faire de la cavalerie le pa-
beaucoup de problèmes. Le commandement général n’avait ja- rent pauvre de l’armée portugaise. Chaque régiment comptait
mais bien compris le rôle de la cavalerie sur le champ de bataille, quatre escadrons d’environ 125 hommes, mais en réalité ces régi-
et la manière de l’utiliser ; et l’on ne vit jamais de division de ments ne dépassèrent jamais 300 hommes. Nous représentons un
cavalerie légère, moyenne ou lourde, jouer un grand rôle dans les régiment de cavalerie portugaise dans Black Powder par une uni-
guerres napoléoniennes. Les Portugais, de naissance, n’étaient té de douze à seize figurines.
pas des cavaliers et les chevaux élevés dans le pays n’étaient pas
adaptés à effectuer des missions de cavalerie, que cela soit lourde La cavalerie portugaise portaient une simple veste verte sombre
ou légère. avec des revers et un col aux couleur du régiment. Leur couvre-
chef consistait en un shako de style ‘’belge’’ avec sur le front le
Nous avons déjà dit que la Péninsule Ibérique, et le Portugal plus numéro du régiment surmonté d’un plumet rouge. En campagne,
les cavaliers portaient des surcots gris.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Cavalerie Cavalerie Sabre 6 - 4 3 vacillant
portugaise régulière

Règles Spéciales : les cavaliers portugais, contrairement à leurs compatriotes de l’infanterie, n’étaient pas des braves et étaient prêts
à se disperser dès le moindre problème. C’est pour cette raison qu’on leur applique la règle Vacillant.

L’artillerie ces, et les trois autres batteries avaient cinq canons de 6 livres et
Les Portugais ne disposaient que d’artillerie de campagne, qu’ils un obusier de 6 pouces. Dans Black Powder, on représente une
utilisaient comme la British Royal Artillery. En 1809, cela batterie portugaise avec un modèle de canon et 5 servants.
consistait en sept batteries déployées avec leurs alliés composés
de deux à trois canons de montagnes de 3 livres, quatre à six ca- Les artilleurs portaient une veste bleue de facture simple aux
nons de 6 livres, un obusier de 6 pouces et une pièce de 9 livres. revers rouges. Les pantalons étaient blancs et les guêtres étaient
parfois portées. Ils portaient des shakos belges avec des cordons
En 1812, l’artillerie fut réorganisée dans 8 batteries. Cinq de ces rouges et une plume noire.
batteries avaient cinq canons de 9 livres et un obusier de 6 pou-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Artillerie Artillerie Canon 1 3-2-1 4 2
portugaise lisse

54
Les Espagnols—’Guerra al Chucillo’
La Guerre d’Indépendance Espagnole, 1807 à 1814

L’Espagne, possession de la puissante Carthage, colonisée par les cer. En fait, on pourrait comparer l’armée de marche espagnole à
Wisigoths, lieu de naissance du Cid, Conquérante de l’Amérique une sorte de ‘’foule armée’’.
et une nation qui a menacé même les côtes de l’Angleterre avec
une grande armée transportée sur une Armada. C’est aujourd’hui Au fil du conflit, l’armée espagnole s’est tout de même amélio-
une nation pleine de fierté que le bon sens a encouragé à s’allier rée. Elle reçut une grande quantité d’argent et d’équipement, y
avec Albion pour livrer une lutte acharnée contre un envahisseur compris une quantité d’uniformes britanniques pouvant habiller
détesté. plus de 50,000 hommes. En dépit de l’occupation ennemie, les
Espagnols réussirent à exploiter leurs capacités industrielles pour
L’armée Espagnole des guerres napoléoniennes était probable- satisfaire au reste, pour équiper environ 100,000 hommes.
ment la plus mauvaise que l’on ait pu voir sur les champs de ba-
taille des guerres napoléoniennes. Certes, ses effectifs étaient Si l’armée régulière espagnole ne valait pas grand-chose, la po-
importants et ses soldats portaient une variété d’uniformes colo- pulation fit preuve d’une résistance autrement plus coriace. La
rés qui n’était comparable à aucune autre armée de la période guerre que menèrent les Français contre la population espagnole
(nous n’avons pas la prétention de fournir des détails concernant fut aussi sale que cruelle. Les Espagnols firent alors preuve d’un
ce domaine, il existe des livres traitant du sujet). Mais, à coté de grand courage et d’une belle résistance face à une adversité extrê-
cela, les Espagnols ne remportèrent qu’un tout petit nombre de me ; on peut peut-être y voir la naissance d’une nouvelle forme
succès contre les Français, le plus important étant à Baylen en de petite guerre menée par des bandes de civils armés, que les
1808. Espagnols et Français se sont affrontés de nombreuses fois Espagnols eux-mêmes nommèrent ‘’guerilla’’ !
sur le champ de bataille, avec un manque de ardeur qui entrainait
souvent une déroute qui laissait ses artilleurs et ses canons à la La population espagnole, poussée par un zèle religieux et une
merci des ennemis. ‘’Puisque vous me posez la question, ce fut xénophobie attisée par la violence des envahisseurs, monopoli-
un putain de mauvais spectacle !’’ saient une forte partie des troupes françaises, qui devait protéger
les convois, les courriers, les garnisons et les hôpitaux. Des effec-
L’armée espagnole était mal organisée, mal entrainée, mal équi- tifs qui manquaient dans les rangs pour affronter les Anglo-
pée et mal commandée. De plus, elle affichait un manque de Portugais et les forces régulières Espagnoles.
confiance en soi qui contrastait avec la valeur individuelle des
Espagnols qui faisaient souvent preuve de zèle quand il s’agissait
de faire une action visant à se débarrasser d’el francés’’. L’infanterie
La guerre d’indépendance entraina la création d’un grand nombre
Lorsque débuta la guerre d’indépendance (de la Péninsule), l’ar- de nouvelles unités, dont les organisations, l’armement et l’équi-
mée espagnole comptait environ 130,000 hommes, soldats régu- pement étaient très variables. De manière générale, l’infanterie
liers et miliciens, une force impressionnante par son nombre mais était divisée en quatre types : garde, ligne (qui comprenait les
un seul coup d’œil à quelques unes des unités suffit à faire grima- bataillons de grenadiers), légers et milices. Bien que l’on puisse y

55
ALBION TRIUMPHANT

voir la présence de volontaires, le plus gros des effectifs était le batterie d’artillerie ; de la Guardia de Infanteria Espagnola ; des
fruit de la conscription. Guardas Wallonas (chacun, sur le papier, étant à trois bataillons
de quatre compagnies de 180 hommes). Dans Black Powder, les
La Garde bataillons de garde espagnole sont représentés par six socles de
Ce que l’on peut qualifier d’élite espagnole consistait en trois quatre figurines.
compagnies de Guardes de Corps (environ 700 hommes) et une

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Aguerri 5+
la Garde régulière lisse
Espagnole

La Garde Espagnole suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour
entrer dans un terrain normalement interdit.

L’infanterie de ligne de ligne Espagnol est repré-


L’infanterie de ligne était organisée dans des régiments de trois senté par six socles de quatre
bataillons, chaque bataillon comptant quatre compagnies d’envi- figurines.
ron 190 hommes et officiers. En juillet 1810, l’armée régulière
affichait 8 bataillons de grenadiers, 121 régiments de ligne et de Comme la qualité intrinsèque
miliciens et 32 régiments d’infanterie légère. des troupes espagnoles était
vraiment questionnable, j’uti-
Les régiments d’infanterie de ligne réunissaient toujours trois lise les caractéristiques ci-
bataillons. Chaque bataillon était composé d’une compagnie de dessous (j’espère que les
grenadiers, d’une compagnie de Caçadores et de quatre compa- joueurs Espagnols ne m’en
gnies de fusiliers. Chaque compagnie comptait environ 150 hom- voudront pas !), mais rappelez
mes. Ceci était, bien entendu, sur le papier, et en 1812, les ano- -vous que ce n’est que mon
malies furent rectifiées quand les effectifs des régiments furent interprétation. Si vous n’êtes
réduits de trois à un bataillon, mais en gardant la même organisa- pas du même avis, vous être
tion au niveau des compagnies. Dans Black Powder, un régiment libre d’agir votre guise.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 5 2 5 3 Vacillant,
ligne Espa- régulière lisse Milice
gnole

L’infanterie de ligne espagnole suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

Les bataillons de grenadiers espagnols étaient à cinq compagnies, quatre de grenadiers et un d’infanterie légère

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Grenadiers Infanterie Mousquet 5 3 4 3 Milice
espagnols régulière lisse

Les grenadiers espagnols suivent également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

56
LES ESPAGNOLS 1807-1814

L’infanterie légère espagnole était organisée dans un unique bataillon, qui avait 800 hommes et officiers répartis dans six compa-
gnies

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie Infanterie Mousquet 5 2 5 3 Vacillant,
légère espa- régulière lisse Milice, Ti-
gnole railleur, Ti-
reur d’élite

L’infanterie légère espagnole suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirail-
leurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

La milice est présentée ici pour répondre à un besoin d’exhausti- tants, ne donne qu’un apport de 200 hommes. Par contre, les his-
vité mais elle était souvent reléguée dans les missions de garni- toriens ont démontré que ces miliciens combattaient souvent
son. Un bataillon était composé de 600 hommes répartis dans 8 mieux que leurs compatriotes réguliers, et cela est représenté
compagnies. Ceci dit, dans les faits, la population devait fournir dans les statistiques.
20 combattants pour 1000, ce qui, pour une ville de 10,000 habi-

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 2 5 3 Vacillant
milice espa- régulière lisse
gnole

La milice espagnole suit également les règles spéciales : Doit former le carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour
entrer dans un terrain normalement interdit.

57
ALBION TRIUMPHANT

La guérilla impitoyables que l’on attribuait des titres comme ‘’le Pasteur’’
On ne peut présenter les Espagnols sans fournir quelques préci- ou ‘’Le Parain’’.
sions concernant les gars courageux qui menèrent la ‘’petite
guerre’’ organisée par les juntes locales qui organisaient les raids On ne peut pas négliger l’importance qu’avait la guérilla aux
sur les Français. Les Français les considéraient comme des rebel- yeux de Wellington. Il ne fait aucun doute que sans ces braves
les, des bandits qui devaient être éradiqués. On estime leurs ef- Espagnols, les forces de Wellington auraient été gênées par les
fectifs a environ 20,000 hommes, répartis dans des bandes qui, troupes françaises en maraude. Inversement, sans la brave Al-
parfois, atteignaient la taille de petites armées. Les bandes de bion et leurs alliés Portugais, les Français auraient impitoyable-
guérilla était commandés par des hommes hauts en couleurs mais ment exterminé les rebelles, sans grand risque.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Guérilla Infanterie Divers et 4 2 4 2 Petite, ma-
irrégulière variées, dis- raudeurs
tance 18’’

La guérilla suit également les règles spéciales : Sans formation, tirailleurs, Sanguinaire.

La cavalerie ments n’étaient qu’à un seul escadron ou que les compagnies ne


L’arme la plus mauvaise de l’armée la plus mauvaise! Vraiment, comptent qu’une trentaine d’hommes. il y avait une grande varié-
ces gars étaient très mauvais. Ils étaient mal entrainés, mal mon- té de types de cavalerie dans l’armée espagnole. Il y avait des
tés et mal équipés. Ils n’étaient absolument pas fiables et très Gardes, des Cuirassiers, des Dragons, et des troupes légères
couards. Les régiments espagnols de cavalerie lourde et légère (Hussards et Caçadores). Nous ne donnons pas de détails concer-
étaient à quatre escadrons d’approximativement 120 hommes, nant les roles de chaque type tant la faiblesse de ces régiments ne
cependant, dans les faits, les manques faisaient que certains régi- les contraignait qu’à une seule fonction : celle de faire demi-tour
sur le champ de bataille et de fuir le plus loin possible !

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Cavalerie de Cavalerie Sabre 7 - 4 3 HC/D1
la Garde régulière
Espagnole

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Cavalerie Cavalerie Sabre 6 - 4 3 maraudeur
légère de la régulière
Garde Espa-
gnole

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Cavalerie Cavalerie Sabre 7 - 4 3 HC/D1, Va-
lourde Espa- régulière cillant, mili-
gnole ce

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Lanciers Cavalerie Lance 6 - 5 3 Lancier, Ma-
Espagnols régulière raudeur, Va-
cillant, Mili-
ce

58
LES ESPAGNOLS 1807-1814

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Cavalerie Cavalerie Sabre 5 - 5 3 Maraudeur,
légère Espa- tirailleurs Vacillant,
gnole Milice

L’artillerie
‘’Les meilleurs du pire’’ démontraient un courage et un esprit de
sacrifice qui les démarquaient de leurs compatriotes. Les batte-
ries étaient réparties entre les batteries à pied et à cheval, les pre-
miers avaient des canons de 8 livres et les seconds de 4 livres.
Normalement, les batteries comptaient six pièces, mais ce chiffre
était rarement atteint, quatre canons était plus fréquent. Le fait
que les batteries étaient qualifiées de ‘’à pied’’ ou ‘’à cheval’’,
n’avaient que peu d’incidence ; le manque de chevaux faisait que
souvent les deux types étaient tractées par des mules ou des
bœufs.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Artillerie à Canon lisse Canon 1 3-2-1 4 1 A la muerte
cheval espa-
gnole

Se déplace comme l’artillerie à pied, A la Muerte (l’artillerie espagnole qui doit effectuer un test de Panique suite à des pertes au tir
se lâche que un score de 4 ou moins)
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Artillerie à Canon lisse Canon 1 3-2-1 4 2 A la muerte
pied espa-
gnole

A la Muerte (l’artillerie espagnole qui doit effectuer un test de Panique suite à des pertes au tir se lâche que un score de 4 ou moins).

59
La France Impériale 1807-1814

‘’Vive l’Empereur!’’ pour but de contrôler l’empire. Napoléon s’était toujours appuyé
En 1807, la France Napoléonienne a vaincu toutes les puissances sur une conscription annuelle, mais en 1807 il commença à appe-
majeures, de manière extraordinaire, et est devenue la maitresse ler sous les drapeaux des hommes qui avaient été exemptés (ou
de l’Europe. L’armée française, Napoléon à sa tête, a dépassé les différés) et que l’on nommait les classes annuelles avancées. Cela
limites de la gloire et créé un puissant empire à la pointe des eut pour conséquence de recruter des soldats de la bonne classe,
baïonnettes. La Grande Armée, fondée en 1802, fut la puissance mais aussi ceux prévus pour l’année suivante. Par exemple, en
que Napoléon assembla pour envahir la Grande-Bretagne, dans le 1809, non seulement Napoléon fit appel à des hommes nés en
Pas de Calais, jusqu’à ce que la Navy l’en empeche à Trafalgar. 1789, mais aussi ceux nés en 1790. Durant les années 1807 à
Cette armée fut forgée à partir du zèle révolutionnaire et tempé- 1809, la forte demande entraina également le besoin de faire ap-
rée par le poids de 14 années de guerre ; en 1805, ses rangs com- pel à de plus en plus de contingents étrangers, et certains étaient
prenaient un grand nombre de vétérans. C’était une grande armée plus disposés que d’autres.
qui accompagna Napoléon durant sa longue carrière, et lui appor-
ta sa magnifique victoire à Austerlitz en 1805. Napoléon se vanta de pouvoir se permettre de perdre plus de
30,000 hommes par mois, cependant, il ne pouvait remplacer ces
La Russie, la Prusse et l’Autriche ne surent répondre aux manœu- pertes par des hommes d’expérience. Cela se manifesta notam-
vres de masse des Français, alors comment se fait-il qu’ils aient ment dans l’infanterie, qui devint de moins en moins manœuvra-
échoué dans la Péninsule ? ble. Durant toutes ses campagnes, Napoléon a toujours recherché
la bataille décisive qui pouvait lui faire remporter la guerre au
Il faut savoir tout d’abord qu’un grand nombre de soldats expéri- moyen d’une seule frappe. Comme son infanterie devenait de
mentés sont morts lors des grandes campagnes de 1805-1807. moins en moins performante, il fut évident qu’elle était de moins
Les batailles d’Auerstedt, Jena, Eylau et Friedland, qui suivirent en moins capable de mener sur le champ de bataille des attaques
Austerlitz, coutèrent à Napoléon 50,000 braves Français. A coté rapides en colonnes d’assaut, menées au pas de charge. L’attaque
de cela, l’immensité des territoires dirigés par Bonaparte et ses en colonnes amène rapidement des bons résultats sur le terrain,
éternelles campagnes entraina la dispersion de ses derniers vété- notamment quand elle bénéficie d’une bonne préparation d’artil-
rans, et leur dilution dans la masse de nouvelles recrues, néces- lerie, et c’est pour cela que Bonaparte souhaita ajouter de plus en
saire à la construction d’une nouvelle force importante qui avait plus d’artillerie au fil du temps.

60
LA FRANCE IMPERIALE 1807-1814

L’armée française de la Péninsule de reconnaissance. En principe, un bataillon devait afficher un


Les forces françaises dans la Péninsule augmentèrent régulière- effectif de mille hommes, mais ce chiffre était rarement atteint. Il
ment au cours du conflit. Des 25,000 hommes de l’armée du Por- variait plus entre 600 à 900 soldats.
tugal de Junot en 1807, on passa à 150,000 en 1808, puis 300,000
et enfin 350,000 en 1811. Ces hommes, cependant, n’étaient pas Après 1808, les régiments restèrent à 3 à 4 bataillons de combat,
du même calibre que ceux qui vécurent les victoires d’Austerlitz mais le nombre de compagnies fut réduit en même temps qu’aug-
et de Jena, la majorité étant de jeunes recrues et des unités étran- menta le nombre d’hommes dans les compagnies. Un bataillon
gères (décrites plus loin). Comme l’on assistait à une baisse de d’infanterie française comptait alors 6 compagnies – une compa-
qualité des troupes, il se produisit également un affaiblissement gnie de voltigeurs, une compagnie de grenadiers, et 4 compa-
dans les capacités à construire des opérations à grande échelle. gnies de fusiliers (ou un Carabinier et 4 Chasseurs chez les Lé-
Les corps et les divisions françaises étaient dispersés dans la Pé- gers). Les Grenadiers prenaient place à la droite de la ligne et les
ninsule, sous la forme d’armées régionales, sans commandement Voltigeurs sur la gauche. Sur le papier, un bataillon post 1808
général. Si l’on ajoute à cela un réseau routier très médiocre, on comptait 840 hommes, mais, encore un fois, ce chiffre était rare-
obtenait un niveau de communication et de coordination à l’é- ment atteint. Par contre, il faut noter qu’en Espagne, même après
chelle opérationnelle très faible. 1808, les bataillons demeurèrent pendant un temps à 9 compa-
gnies ; il était en effet difficile d’effectuer des changements fon-
Au cours des précédentes campagnes qu’elle a livrées, l’armée damentaux sur une armée en campagne.
française a gagné une extraordinaire réputation, notamment pour
ce qui est de sa rapidité de déplacement, qui découlait principale-
ment de sa capacité à pouvoir vivre sur le terrain. En fait, cette
définition signifiait le pillage des localités voisines, la saisie des
biens et des troupeaux d’élevage, pour amener rapidement ces
prises aux chariots de ravitaillement qui suivaient l’armée. Les
Français pensèrent que cette pratique, qui était très efficace dans
les riches plaines cultivées de l’Italie du Nord et de l’Allemagne,
pourrait également être utilisée en Espagne. Ils ne se concentrè-
rent donc pas spécialement à construire leurs propres dépôts et
créer des lignes de communication. Malheureusement pour eux,
ils tombèrent sur un pays aride, avec une population qui, dès les
premiers pillages, devint farouchement hostile. Une lettre du ma-
réchal Marmont, adressée à Napoléon en 1812, est un bon témoi-
gnage de ce fait :

‘’… nous n’avons pas de moyen de transport, nous ne pouvons


effectuer des réquisitions dans le plus misérable des villages sans
devoir y envoyer plus de deux cents hommes ; pour pouvoir vivre
au jour le jour nous avons envoyé des détachements sur de gran-
des distances, et ils ne sont pas encore revenus… Lord Welling-
ton est parfaitement informé que nous n’avons pas de magasin, et
il connait le caractère immensément difficile du pays et son man-
que total de ressources alimentaires.’’

L’infanterie
L’infanterie française comprenait des régiments de la Garde, des
régiments de ligne et des régiments d’infanterie légère. Un chan-
gement organisationnel avait eu lieu en 1808 ; avant cette date un
régiment comptait entre trois bataillons et quatre bataillons de
combat. Chaque bataillon des régiments de ligne ou d’infanterie Deux régiments, d’un nombre variable de bataillons, étaient re-
légère avait une compagnie de grenadiers (appelés carabiniers groupés au sein d’un brigade et, généralement, deux brigade for-
dans les régiments légers) et huit compagnies de fusiliers maient une division ; les régiments légers et les régiments de
(appelés chasseurs dans les régiments légers) et, en 1804, une ligne pouvaient être réunis dans une même brigade. Dans Black
compagnie de voltigeurs était introduite, en remplacement d’une Powder, on représente un régiment de ligne ou un régiment d’in-
compagnie de fusiliers ou de chasseurs. Les Grenadiers compo- fanterie légère avec six socles de 4 figurines, à la fois pour la
saient les troupes d’élite du bataillon, généralement utilisés pour période pré-1808 et la période post-1808. Sur le champ de batail-
mener l’assaut, alors que les Voltigeurs regroupaient les hommes le, en fonction de la situation tactique, l’infanterie pouvait adop-
les plus agiles, chargés d’effectuer les missions d’embuscade et ter cinq formations.

61
ALBION TRIUMPHANT

Ces formations étaient la colonne de division, la ligne, la colonne Marche.


de compagnies, le carré et l’ordre en tirailleurs.
Comme pour les Britanniques, les Français passaient en carré
La colonne de division était la formation de combat habituelle de pour se protéger de la cavalerie. Dans Black Powder, on utilise
l’infanterie française. Dans Black Powder, on représente cette alors la règle Carré de bataillon.
formation en utilisant la règle de la formation Colonne d’Assaut.
Durant une offensive, l’infanterie française était confiante et La formation en tirailleurs était pratiquée par les bataillons Lé-
agressive et, en formation de colonne d’attaque, il se lançait à gers, dans les situations défensives ou offensives. Dans Black
l’assaut de l’adversaire. On représente cette attitude par la règle Powder, on utilise la règle Tirailleurs pour la représenter. Ceci
Pas de charge – les troupes Françaises sont Fiables quand elles dit, après 1808, le manque de recrues bien entrainées vit les ba-
sont en formation Colonne d’Assaut. taillons d’infanterie légère se déployer, manœuvrer et combattre
comme leurs cousins de la ligne.
Quand ils souhaitaient obtenir la plus grande puissance de feu,
les Français combattaient en ligne, sur trois rangs de profondeur. Quelques commandants de brigade ou de régiment qui recher-
On utilise dans ce cas la règle pour la formation Ligne. chait à la fois la manœuvrabilité de la colonne et la puissance de
feu de la ligne, mixait les formations placées sous leur comman-
Quand ils étaient en formation Colonne d’Attaque ou Ligne, les dement. Cette formation prit le nom d’Ordre Mixte. Générale-
Français utilisaient parfois leurs compagnies légères en tirailleur ment, cela consistait en un ou deux bataillons en ligne et les au-
sur le front de la formation, on représente cette situation par la tres en colonne. Dans Black Powder, nous ne proposons aucune
formation Formation Mixte. Les colonnes de compagnies étaient règle pour illustrer l’Ordre Mixte car l’interaction au sein d’une
adoptées pour manœuvrer sur le champ de bataille. Dans Black brigade des régiments en colonne et en ligne fonctionne naturel-
Powder, cette formation est représentée avec la règle Colonne de lement sans qu’il soit besoin d’un traitement particulier.

Une autre tactique que les Français utilisèrent de plus en plus au fil des ans était la colonne multi-bataillons. Parfois, des brigades,
voire même des divisions entières, étaient regroupées en formation de masse, tous bataillons formés en colonne d’attaque étant pla-
cés les uns derrière les autres, ou tous les bataillons en ligne étant placés les uns derrière les autres.

62
LA FRANCE IMPERIALE 1807-1814

Règles spéciales pour l’infanterie française


Dans cette section, je vous propose quelques règles pour ajouter Entre 1806 et 1807, la Moyenne Garde fut formée à partir des
quelques caractéristiques nationales à votre infanterie française. vétérans de la ligne. Quatre nouveaux régiments furent levés, le
Le Pas de charge est la régle que j’utilise avec mes collaborateurs 2ème régiment des Grenadiers de la Garde, le 2ème régiment des
et les membres de mon groupe de joueurs. Ceci dit, Black Pow- Chasseurs de la Garde, les Fusiliers-Grenadiers de la Garde et les
der est un jeu flexible et vous êtes de ne pas l’utiliser ou de créer Fusiliers-Chasseurs de la Garde. En réalité, les deux derniers
votre propre règle. régiments de fusiliers de la Garde étaient désignés sous le titre de
‘’Jeune Garde’’ jusqu’en 1811. Ce fut ces régiments, ainsi que
Pas de charge ceux levés en 1809, qui opérèrent dans la Péninsule Ibérique. Les
L’infanterie française en formation Colonne d’Attaque est Fia- régiments levés en 1809 ont trouvé leurs hommes parmi les cons-
ble. crits les plus costaux, les plus capables et les plus éduqués de la
classe de cette année.

Formation mixte Il y avait aussi deux régiments de conscrits-Grenadiers et deux


Voir règle Back Powder page 78 régiments de conscrits-Chasseurs, formés directement à partir des
nouvelles recrues. Les hommes et les officiers détestaient être
Doit former le carré désignés sous le terme de conscrits, aussi ils bénéficièrent d’une
Voir règle Black Powder page 75 campagne de ‘’marketing’’ durant la campagne. Les chariots de
l’un des régiments portaient les inscriptions ‘’Garde Impériale,
Régiment de Grenadiers’’ en lettres de 80 cm de haut et, en tout
petit, ‘’CTS’’ (abréviation de conscrits). Cette opération marke-
ting n’a guère marché, j’en ai bien peur, sur le reste de l’armée
qui continuait à baptiser le régiment CTS, ce qui provoqua quel-
ques duels livrés pour laver son honneur. Ces régiments furent
ensuite renommés quand la Garde fut agrandie une nouvelle fois
en 1810. Les changements suivants furent effectués:

- Les 1er et Second Tirailleurs-Grenadiers devinrent les 1er et Se-


cond Tirailleurs.
- Les 1er et Second Conscrits-Grenadiers devinrent les 3ème et 4ème
Tirailleurs.
- les 1er et Second Tirailleurs Chasseurs devinrent les 1er et Se-
cond Voltigeurs.
- Les 1er et Second Conscrits-Chasseurs devinrent les 3ème et 4ème
Voltigeurs.

La Jeune Garde était bien entrainée par des cadres issus de la


Moyenne et de la Vieille Garde et était commandés par des offi-
L’infanterie de la Garde ciers détachés. Chaque régiment était à deux bataillons et ces
La Garde Impériale vit le jour en 1804 quand Napoléon, après bataillons étaient composés de 4 compagnies d’environ 200 hom-
avoir été sacré empereur des Français, ordonna que la Garde mes. En 1810, les Tirailleurs étaient en Espagne dans la division
Consulaire prenne ce titre. Initialement, l’infanterie qui compo- Rouget, embrigadée avec la Cavalerie Légère Polonaise. Les
sait la Garde était un régiment des grenadiers de la Garde et un soldats de la Jeune Garde avaient leurs quartiers à Burgos et ef-
régiment des Chasseurs de la Garde. Ces bataillons devinrent fectuaient des missions d’antiguérilla. Aussi, bien qu’ils ne puis-
célèbres sous le nom de ‘’Vieille Garde de Napoléon’’ et étaient sent participer à des batailles rangées, vous pouvez les introduire
certainement la meilleure infanterie qui foula les champs de ba- dans vos scénarios d’escarmouche se déroulant dans la Péninsule.
taille des guerres napoléoniennes, en plus des braves qu’ils furent
plus tard. Dans Black Powder, les bataillons de la Jeune Garde sont repré-
sentés par l’unité standard de 6 bases de 4 figurines.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Jeune Garde Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Aguerri 5+,
régulière lisse Tirailleurs

La Jeune Garde française suit également les règles spéciales suivantes : Pas de Charge, Doit former le Carré, Formation mixte, Peut
se former en tirailleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

63
ALBION TRIUMPHANT

L’infanterie de ligne
L’infanterie de ligne était le type d’infanterie le plus courant dans L’habit de l’infanterie était bleu foncé avec des retroussis blancs
l’armée française. L’infanterie de ligne était, comme le disait sur lesquels figuraient des liserais rouges. Le col et les poignées
Napoléon, ‘’le tendon de l’armée’’. Il était armé comme le reste étaient rouges, alors que les épaulettes étaient bleues à liserais
de l’infanterie française, avec le mousquet ‘’Charleville’’ modèle rouges. L’habit d’avant 1812 avait une taille longue, la coupe
1777, désigné simplement sous le terme ‘’fusil d’infanterie’’. devant était en V, pour faire apparaitre un gilet blanc. L’habit
Chaque régiment de ligne se voyait attribué un numéro, par d’après 1812, la veste, était de taille plus courte, et taillé à l’hori-
exemple : le 25ème de ligne. zontale sur le devant. L’habit des grenadiers était identique, hor-
mis des épaulettes rouges et des insignes de grenades sur les re-
Le niveau de qualité de l’infanterie était variable, allant du statut troussis, alors que les épaulettes des voltigeurs étaient vertes et
de vétéran à celui de la jeune recrue évoluant dans une nouvelle leur col jaune. Bien que l’infanterie de ligne ait porté un large
unité. Cependant, bien qu’elle fût en déclin au début de la guerre éventail de pantalon, les couleurs les plus fréquemment ren-
de la Péninsule, elle ne devait pas être sous-estimée. La grande contrées étaient le gris, le blanc et le marron. Le shako était sou-
manœuvrabilité de l’infanterie française était encore à craindre, vent protégé par un tissu de fabrication artisanal, qui pouvait être
ils étaient très agressifs en attaque et solides en défense. En 1807, marron, gris ou ocre. La cartouchière noire, portée sur la hanche
les fusiliers et les voltigeurs français remplacèrent leurs bicornes droite avec le fourreau à baïonnette, qui contenait les munitions
par des shakos noirs portant sur le front un insigne en laiton, en pour le mousquet était soutenue par une bandoulière blanche qui
forme de diamant, qui fut remplacé en 1812 par un aigle. Les passait sur l’épaule gauche du soldat. Les grenadiers et les volti-
compagnies de grenadiers portaient le bonnet d’ours avec insigne geurs avaient également un sabre court, porté sur la hanche gau-
en laiton, cordelette rouge et plumet jusqu’en 1808, avant qu’ils che et maintenu par une bandoulière blanche qui passait sur l’é-
soient remplacés par le shako. Le shako avait également un insi- paule droite du soldat. Les deux bandoulières étaient blanchies à
gne en laiton et un pompon de laine à la couleur de la compagnie. la terre à pipe.
Le pompon était rouge pour les grenadiers, jaune ou vert pour les
voltigeurs, vert pour la 1ère compagnie, bleu pour la seconde, Indépendamment de tout ce qui précède, il y eut de nombreuses
orange pour la 3ème, et violet pour la 4ème. Le sommet du shako variations qui dépassaient le cadre de la réglementation et il serait
des voltigeurs et les grenadiers portaient également une bande utile que le lecteur passe un peu de temps à consulter les nom-
colorée (rouge ou jaune) qui en faisait le tour. breux ouvrages consacrés au sujet.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 3 4 3 -
ligne régulière lisse

L’infanterie de ligne française suit également les règles spéciales suivantes : Pas de Charge, Doit former le Carré, Formation mixte,
Peut se former en tirailleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit

L’infanterie légère en tirailleurs durant la guerre Franco-Indienne et la guerre d’in-


Comme nous l’avons vu, les campagnes de Napoléon coutèrent dépendance Américaine.
cher à l’infanterie et cela est encore plus flagrant pour l’infanterie
légère qui, durant la guerre de la Péninsule, opérèrent comme Les rangs étaient composés des hommes les plus athlétiques, ils
l’infanterie de ligne. Ils n’avaient plus de léger que le nom ; ce- devaient faire preuve d’initiative, savoir passer en tirailleurs en
pendant, pour ce qui nous concerne, l’infanterie légère conserve pleine bataille, démoraliser l’ennemi en l’harcelant par un tir
ses capacité de tirailleurs. Si vous souhaitez rester dans les limi- incessant avant que la colonne prenne le relais avec une charge.
tes historiques, alors considérez qu’à partir de 1807 l’infanterie Là encore, le niveau de qualité des unités légères était variable –
légère doit être traitée comme l’infanterie de ligne. Les Français l’un des régiments les plus réputés était les célèbres
avaient compris l’avantage de pouvoir avoir recours à l’infanterie ‘’Incomparables’’ du 7ème de légère, qui se vantait d’avoir reçu
quatre fois et les honneurs et gagner 35 engagements.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Tirailleurs
légère régulière lisse

L’infanterie légère française suit également les règles spéciales suivantes : Pas de Charge, Tireurs d’élite, Doit former le Carré,
Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

64
LA FRANCE IMPERIALE 1807-1814

Les Grenadiers Combinés. créez un petit bataillon de Grenadiers Combi-


Les grenadiers/carabiniers étaient les hommes les plus courageux nés. Vous pouvez également effectuer cette opé-
et les plus forts du bataillon, souvent utilisés en pointe lors des ration au niveau de la division, dans ce cas, di-
attaques ou en protection sur l’arrière de la colonne, pour empê- minuez de 1 la valeur de corps-à-corps des ba-
cher les autres soldats de fuir. Dans certaines occasions, les com- taillons d’infanterie de la division, et créez un
pagnies de grenadiers pouvaient être détachées de leurs bataillons bataillon standard que vous intègrerez dans une
pour former un bataillon combiné au sein d’une brigade. Si vous de vos brigades, ou créez une nouvelle brigade
souhaitez former un bataillon de grenadiers dans une de vos bri- pour les grenadiers combinés. Dans le dernier
gades, baissez la valeur de corps-à-corps de l’infanterie de 1 et cas, n’oubliez de payer pour leur attribuer un
commandant !

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Grenadiers Infanterie Mousquet 7 4 4 3 Aguerri 5+
combinés régulière lisse

Les bataillons de grenadiers combinés français suivent également les règles spéciales suivantes : Pas de
Charge, Doit former le Carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour entrer dans un terrain
normalement interdit.

Les Voltigeurs combinés


Comme pour les grenadiers, les compagnies légères peuvent être regroupées pour former des bataillons de
voltigeurs. Si vous désirez créer des bataillons de voltigeurs, supprimez la règle Formation Mixte des ba-
taillons d’infanterie et créez un bataillon standard de voltigeurs combinés. La même opération est faisable
au niveau de la division, mais créez deux bataillons standards de voltigeurs combinés que vous pouvez
embrigader dans une ou deux brigades de la division.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Voltigeurs Infanterie Mousquet 6 4 4 3 -
combinés régulière lisse
Les bataillons de voltigeurs combinés français suivent également les règles spéciales suivantes : Tireur d’élite, Tirailleurs, Pas de
Charge, Doit former le Carré, Formation mixte, Peut se former en tirailleurs pour entrer dans un terrain normalement interdit.

La cavalerie française dron. Quatre escadrons composaient un régiment. Les escadrons


L’on croit souvent que les Dragons et la Cavalerie légère étaient étaient divisés en deux compagnies, la première compagnie du
les seules unités montées françaises déployées dans la Péninsule, premier escadron regroupait les meilleurs hommes du régiment et
mais si l’on étudie plus sérieusement le sujet, on constate que des étaient désignés sous le nom de compagnie d’élite. Individuelle-
régiments de cuirassiers ont joué un rôle dans le conflit, notam- ment, les cavaliers français étaient considérés comme inférieurs à
ème
ment le 13 régiment de Cuirassiers. Ces régiments, en fait, ceux des autres nations mais cela était compensé par une utilisa-
n’ont rempli aucune action majeure sur le terrain, mais il est tion en formation de masse et une organisation efficace et de haut
sûr qu’un petit nombre de ces cavaliers était présent niveau. Ce dernier aspect entrainait que les Français gardaient
pour assister à la capitulation de Bailen. Dans la généralement une réserve de cavalerie pour exploiter les défail-
même veine, on trouve également 200 mamelouks lances de l’ennemi ou un point faible dans leurs lignes. Cela joua
de la Garde. Ils étaient présents lors de la répres- souvent des tours à une cavalerie britannique beaucoup trop im-
sion du soulèvement de Madrid en 1808. Quand pétueuse !
à la cavalerie de la Garde Impériale, elle est
signalée lors de la poursuite de Moore vers Règles spéciales pour la cavalerie française
La Corogne et à la bataille de Fuentes de
Oñoro. Dragons démontés
Un régiment de Dragons peut débuter la partie démonté. Si vous
Un régiment de cavalerie affichait un effec- choisissez cette option, alors remplacez le régiment monté par
tif moyen de 140 hommes par esca- une petite unité de dragons démontés.

65
ALBION TRIUMPHANT

La cavalerie de la Garde
Les Grenadiers à cheval de la Garde Impériale et le Régiment de Dragons de la Garde Impériale.
Les Grenadiers étaient les cracks de la cavalerie française. Ils étaient armés avec les lourds sabres courbes de
la cavalerie et étaient coiffés des bonnets d’ourson des grenadiers. Ils étaient surnommés ‘’les dieux’’ car ils
avaient du mépris pour tous les autres. Les Dragons furent créés en 1806 et combattirent en Espagne à
Medina del Rio Seco et Madrid. Ils n’ont jamais opéré démontés.
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps

Grenadiers et Cavalerie Sabre 9 - 3 3 Fiable, Cava-


dragons de la Régulière lerie Lourde
Garde D3

Les Chasseurs à cheval de la Garde Impériale et les Mamelouks


Les Mamelouks existaient depuis la campagne de Napoléon en Egypte, ce dernier ayant été impressionné par les capacités de cette
cavalerie légère. Avec les Chasseurs, ils composaient la meilleure cavalerie légère des guerres napoléoniennes. Ils combattirent en
Espagne, à Madrid, et en escarmouche à Benavente. Les Chasseurs portaient un uniforme qui était une version améliorée de celui
des chasseurs de la ligne, avec comme couvre-chef un imposant busby noir au panache rouge. Les Mamelouks étaient revêtus de leur
habit traditionnel – turban blanc, veste bouffante rouge, et saroual marron.
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Cavalerie Cavalerie Sabre 7 - 3 3 Fiable, Ma-
légère de la Régulière raudeur
Garde

Les chevau-légers lanciers de la Garde Impériale


La cavalerie légère Polonaise de la Garde était présente à Madrid et à Medina del Rio Seco, mais ce fut à Somo-Sierra qu’elle devint
célèbre. Durant cette bataille, Napoléon fut agacé que le maréchal Victor soit secoué par 12,000 Espagnols, soutenu par 4 batterie
d’artillerie. Il lançait alors à l’attaque ses gardes du corps, 150 cavaliers polonais. Les Polonais chargèrent immédiatement, grimpè-
rent une colline escarpée sur plus d’un kilomètre pour prendre d’assaut les lignes espagnoles, qui se débandèrent. Lors de cette ba-
taille, ils n’étaient pas encore équipés de lances, elles leur furent remises l’année suivante. Ci-dessous figurent les statistiques de
l’unité à partir de 1809. Avant cette date, utilisez les statistiques de la Cavalerie légère de la Garde. La Cavalerie Légère Polonaise
portait un brillant uniforme de couleur amarante, et ils étaient coiffés du casque polonais traditionnel, le chapska.
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Lanciers de Cavalerie Lance 8 - 3 3 Fiable, Ma-
la Garde Régulière raudeur, Lan-
ciers

Les dragons
Les dragons furent grandement sollicités dans la Péninsule, leur capacité à opérer comme unité de cavalerie ou d’infanterie les ren-
dait aptes à tous les terrains et parfois, ils effectuaient en tirailleur des opérations contre les éclaireurs ennemis ou les bandes de gué-
rilla. Les dragons étaient équipés d’un sabre de cavalerie droit et d’un mousquet de dragon qui avait une portée plus longue que la
carabine de cavalerie. Sur le champ de bataille, les dragons étaient embrigadés ensemble, généralement deux régiments par brigade.

Les dragons portaient le casque de style ‘’grec’’ orné d’un panache en crin de cheval noir, un veste longue de couleur verte sur un
gilet blanc. L’habit avait des revers, le col et les retroussis à la couleur du régiment, qui pouvait être pourpre, rose, jaune ou orange.
Un culotte de cavalerie blanche et des bottes de cavalerie complétaient l’ensemble.
Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial
corps
Dragons Cavalerie Sabre 8 - 4 3 Cavalerie
Régulière lourde +1

66
LA FRANCE IMPERIALE 1807-1814

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Dragons dé- Infanterie Carabine lisse 4 2 4 3 Petite, Tirail-
montés régulière leurs

Les Dragons suivent la règle suivante : Déploiement de dragons.

La cavalerie légère française


Les Hussards et les Chasseurs de ligne à cheval composaient la cavalerie légère de la guerre de la Péninsule ; les deux étaient les
équivalents des Dragons légers et des Hussards britanniques. Comme pour les Britanniques, il y avait une grande différence entre les
luxueux uniformes des Hussards et les pratiques habits de Chasseurs de ligne. Cependant, les deux opéraient et combattaient de la
même manière.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Ligne légers Cavalerie Sabre 6 - 4 3 Maraudeur
Régulière

L’artillerie française 1 :1,000 et 1 :315. Le système d’artillerie française, créé au


Le sort des artilleurs n’était pas enviable dans la Péninsule, ils XVIIIème siècle par le lieutenant général Jean Baptiste Vaquette
subissaient les affres de mauvaises routes et du manque de che- de Gribeauval, était d’une incomparable qualité. Les François
vaux. En conséquence, les Français déployèrent en Espagne déployèrent deux types d’artillerie dans la Péninsule : l’artillerie à
moins de canons que sur les autres théâtres d’opération. A la ba- pied et l’artillerie à cheval.
taille de Fuentes de Oñoro, Masséna disposait de 42 canons pour
40,000 combattants, alors que Napoléon avait à Waterloo 350
pièces pour 123,000 combattants – respectivement un ratio de

67
ALBION TRIUMPHANT

L’artillerie à pied
Les batteries d’artillerie à pied consistaient en six pièces de 12, 8 ou 6 livres plus deux obusiers servis par 80 à 100 hommes. Le cali-
bre le plus fréquemment rencontré dans l’artillerie à pied était le canon de 6 livres.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Artillerie à Artillerie Canon 1 3-2-1 4 2
pied lisse

L’artillerie à cheval
L’artillerie à cheval est entrée en service dans l’armée Française durant les guerres de la Révolution. Là aussi, on utilisait des canons
de 4 et 6 livres, ainsi que des obusiers de 5.5 pouces. Une batterie d’artillerie à cheval comptait environ 80 hommes. Tous étaient
montés.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Artillerie à Artillerie Canon 1 3-2-1 4 1 Maraudeur
cheval légère lisse

68
Les Alliés de la France

Les campagnes continuelles menées par Napoléon consommèrent ème


de plus en plus d’hommes. Les besoins de la Grande Armée qui
LA 2 DIVISION DE LEVAL,
ème
était basée en Allemagne, les garnisons côtières surveillant la IV CORPS
‘’Perfide Albion’’ au-delà de la Manche, et les nombreuses garni-
sons dispersées dans toute l’Europe épuisèrent les réserves des Seconde division d’infanterie allemande,
dépôts régimentaires. Les armées qui combattaient dans la Pénin-
sule auraient dû mettre une pression insupportable sur les res- Général de brigade baron Jean-François Leval
sources de l’empereur, mais l’intégration de troupes étrangères ème
dans toutes ses opérations amenait une main d’œuvre précieuse, 3 brigade
utile aux projets de Napoléon. Obherst Heinrich, Feiherr von Porbeck
- Infanterie de Baden, régiment Gross-Herzog n°4 (2 batail-
La stratégie adoptée par Napoléon exigeait que la lons)
France elle-même soit le moins stressée possible, à la - Infanterie de Nassau, régiment n°2 (2 bataillons)
fois dans le domaine humain et le domaine finan- - Batterie d’artillerie à pied de Baden : 2 obusiers de 7 pouces.
cier. Il rechercha donc des troupes dans les nou-
veaux duchés et royaumes qu’il avait construit 4ème brigade
avec ses frères et ses fidèles, ou ceux qu’il avait Général de brigade David-Hendrik Chasse
soumis à sa volonté. Ceux qui dépendaient de lui Un régiment d’infanterie Hollandaise combiné
pour assurer leur survie durent accepter de servir consistant en :
de ‘’chair à canon’’, qu’ils soient volontaires - 1er bataillon du Second régiment d’infanterie Hol-
ou non. De plus, les adversaires vaincus de landaise.
Napoléon devaient verser de grosses indemni- - 1er bataillon du 4ème régiment d’infanterie Hollandai-
tés qui servaient à financer les guerres de l’em- se
pereur. Par exemple, après avoir été vaincu - Batterie d’artillerie à cheval Hollandaise : 6 canons
lors de la campagne de 1808, François 1er
d’Autriche dut verser à Napoléon la somme 5ème brigade
astronomique de 85 millions de francs ! Général de brigade Balthazard Grandjean
- Infanterie de Hesse-Darmstadt, régiment Gross- und Erb-
Les étrangers servaient Napoléon sous deux prinz n°4 (2 bataillons)
formes : certains étaient intégrés - Bataillon n°3 de la Confédération du Rhin (Francfort)
directement dans les rangs des - 2 batteries d’artillerie à pied de Hesse-
régiments français ou formaient Darmstadt : 4 canons de 6 livres.
des unités homogènes composés de
soldats de même nationalité.
Dans le second cas, l’unité pouvait être totalement transformée et Le Royaume d’Italie
rebaptisée pour être absorbée dans l’armée française ; par exem-
ple, le fameux Second ‘’Lanciers Rouges’’ de la Garde Impériale ‘’Les Italiens sont plein d’esprit et de passion, et il est facile de
était la conversion des Hussards de la Garde Hollandaise de faire d’eux de bons soldats.’’ Napoléon en 1808
1810. La Confédération du Rhin était un patchwork d’état d’Eu-
rope centrale qui fournissait un grand nombre d’unités nationalesEn 1805, Napoléon consolidait ses conquêtes en Italie du nord en
pour le service en campagne, et un certain nombre combattait créant son propre royaume, avec une nouvelle armée italienne
dans la Péninsule. organisée sur le modèle français. L’empereur nomma son beau-
fils, Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie, ce qui se concréti-
Ces régiments étrangers fournissent aux wargamers l’opportunité sait par la transformation d’une armée de conscrits désorganisée
d’arrêter de peindre une masse de régiments habillés de bleu, et à une efficace armée de 90,000 hommes en 1812. En 1809, deux
ajouter quelques couleurs. Que dire au sujet du 4ème régiment divisions italiennes opéraient dans la Péninsule, avec deux régi-
Suisse, qui furent, avec leurs habits rouges, confondus avec les ments d’infanterie légère, quatre régiments d’infanterie de ligne,
Britanniques à Roliça ? Des uniformes verts de Nassau ? Ou deux régiments de chasseurs montés et un régiment de dragons.
blancs des Saxons et des Westphaliens ? Les uniformes étaient identiques à ceux des Français mais le vert
et blanc se substituaient au bleu.
Ces régiments étrangers pouvaient aussi composer des armées
autonomes comme, par exemple, Les Italiens composaient des troupes disciplinées et fiables, aussi
on utilise les statistiques des Français pour l’infanterie de ligne/
légère, les chasseurs et les dragons ; mais notez que l’infanterie
italienne ne bénéficie pas de la règle spéciale Pas de charge.

69
ALBION TRIUMPHANT

Le royaume de Naples Le royaume de Westphalie fut créé en 1807 à partir du Hanovre,


Le royaume de Naples fut créé en 1806 à partir des possessions du Hesse-Cassel et du Brunswick, et il fut confié à Jérôme, le
du vieux royaume des Deux Siciles, sérieusement attaché à la plus jeune frère de Napoléon. Les Westphaliens fournirent une
France quand le trône fut confié au frère de Napoléon, Joseph. En division d’infanterie de deux brigades ème et un régiment de cavalerie
1808, Joseph devenait roi d’Espagne et Naples passait sous le légère. La première brigade avec les 2 de ligne et le 4ème de
contrôle de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon et célèbre ligne, à deux bataillons chaque, la seconde brigade avec le 3 ème
maréchal de cavalerie. de ligne et un bataillon léger. Alors que l’infanterie servait en
Catalogne, les Chevau-légers (4 escadrons de 80 hommes) ser-
Les régiments napolitains étaient organisés sur le modèle fran- vaient dans le IVème Corps Français. Ces troupes ont les statisti-
çais, adoptant la structure de 3 bataillons de 6 compagnies en ques de la cavalerie légère française.
1808. Naples avait une division complète dans la Péninsule en Baden était en Espagne avec le régiment de ligne Gross-Herzog,
1811, composée de 4 régiments de ligne, un régiment de chas- à deux bataillons et une batterie d’artillerie attachée. Hesse-
seurs et un régiment de chevau-légers. Vétus d’uniformes blancs Darmstadt était présent en 1808 avec le régiment Gross und Erb-
flamboyants, mais mal commandés et propices à la désertion, les prinz, suivi en 1809 par deux nouveaux régiments et un régiment
Napolitains ne se couvrirent pas de gloire et n’étaient pas estimés de chevau-légers.
par Napoléon. En 1807, quand son frère Joseph demanda des
Aigles pour ses Napolitains, l’Empereur refusa avec ces mots : Le Grand Duché de Berg fut créé en 1806 lors de la réorganisa-
‘’vous devez savoir ça…. Ces troupes ne valent rien du tout.’’ tion des territoires allemands, qui suivit la dissolution du Saint
Empire Germanique. Murat fut nommé Grand Duc. Entre 1808 et
Pour le royaume de Naples, utilisez les statistiques de l’infanterie 1809, Berg avait trois régiments à deux bataillons et un régiment
de ligne et de la cavalerie légère espagnoles. de chevau-légers dans la Péninsule. Ces derniers furent décimés
dans des actions d’arrière-garde à Benavente, lors de la retraite
de Moore vers La Corogne, et ils furent fusionnés avec les chas-
La Confédération du Rhin seurs français. En 1810, cependant, Berg levait un nouveau régi-
Les ‘’Rhinebund’’ remplissaient le rôle de zone tampon entre la ment de chevau-légers lanciers pour les envoyer en Espagne.
France et ses ennemis orientaux, et comprenaient pas moins de
quarante états allemands. La Westphalie, Baden, le Hesse- Entre 1808 et 1809, l’armée des quatre principautés de Nassau
Darmstadt, le Grand Duché de Berg et les Principautés de Nassau avait en Espagne deux régiments d’infanterie à deux bataillons et
contribuèrent toute à la campagne de la Péninsule. Comme pour deux escadrons de chasseurs montés. Ils n’étaient pas considérés
les Italiens et les Napolitains, ils étaient organisés sur le modèle comme dignes de confiance par leurs alliés Français, et c’était
français. justifié, puisqu’en décembre 1813, le 2ème régiment déserta pour
passer dans le camp britannique.

La légion de la Vistule
La légion de la Vistule fut créée en février 1807 et consistait en 3 régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie. Le cœur de
cette légion était composé de vétérans de la 1ère légion italo-polonaise (légion de Drabrowski) et des uhlans polonais de la légion du
Danube, qui avait été récemment au service de Naples. Des volontaires silésiens et polonais complétaient les rangs. En février 1808,
elle était officiellement intégrée dans les lignes de l’armée Française. Là encore, l’organisation suivait le modèle français même si,
dans le principe, les soldats français n’étaient pas autorisés à y servir. Avec le temps, cependant, quelques Français étaient présents
pour aider à l’administration des unités. Les régiments de la légion de la Vistule étaient composés de bons combattants, leur fait
d’armes le plus célèbre fut l’annihilation des lanciers de la brigade Colborne à Albuera.

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Infanterie de Infanterie Mousquet 6 3 4 3 Aguerri 5+, Guer-
la Vistule régulière lisse riers émérites, Pas
de charge

Unité Type Armement Corps-à- Tir Moral Endurance Spécial


corps
Lanciers de Cavalerie Lance 8 - 4 3 Fiable, Marau-
la Vistule régulière deur, Lanciers

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