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L’abscisse représente l’allongement relatif et l’ordonné, la contrainte normale.

Cette courbe comprend une partie rectiligne OA ; l’ordonné du point A est appelé

Limite élastique noté Ϭe. Pour l’acier doux cette valeur est Ϭe=250 𝑀𝑝𝑎. Tant que la

contrainte est inférieure à cette valeur c’est-à-dire tant que l’on se trouve sur le segment OA de

la courbe, l’allongement est proportionnel à la contrainte. En outre, le phénomène est

réversible, si l’effort de traction diminue on reste sur la droite (OA).

Lorsque l’effort de traction est supprimé, on revient au point d’origine O ; le système

est parfaitement élastique.

E est la pente de la droite OA, on l’appel module d’élasticité longitudinal. Ses

dimensions sont celle d’une contrainte puisque ℇ est un nombre sans dimension. Signalons que

l’allongement relatif produit par l’effet de traction s’accompagne relativement d’un

rétrécissement de la section (sensible conservation de volume).

La mesure de la variation relative du diamètre ∅ dans le cas étudié est tel que
𝚫∅

=−𝜗

𝚫𝐋

=−𝜗ℇ

Où ϑ est un coefficient sans dimension appelé coefficient de poisson.

A partir du module d’élasticité longitudinal E et du coefficient de poisson 𝜗, elle définit

un autre module ayant la dimension d’une contrainte, le module apparait dans le calcul des

contraintes de cisaillement, il est appelé module d’élasticité transversale qui est égale à :

𝐺=

𝐄
𝟐(𝟏+𝛝)3

La partie OA de la courbe définie le domaine élastique de traction, les essaies de

compression montre l’existence du domaine élastique de compression. Dans le cas de l’acier,

le module d’élasticité E et le coefficient de poisson 𝜗 ont les mêmes valeurs en compression et

en traction (E=𝜗).

Sur la fiqure4 au-delà du point A, se situe la zone de déformation non réversible donc

permanente. La courbe présente d’abord un palier AB. L’éprouvette s’allonge sans que l’effort

ne change sensiblement de valeur. AB caractérise le domaine plastique (pour l’acier doux)

l’allongement plastique ob est environ 20 fois plus grand que l’allongement oa. Au-delà de la

période d’élastique OA, un faible accroissement de la contrainte donne un allongement

important, la courbe se relevant jusqu’au point C (maximum) correspondant à la rupture. A ce

stade, apparait le phénomène de striction c’est-à-dire la déformation de l’éprouvette n’est plus


homogène. Elle se concentre au voisinage d’une section sensiblement centrale dont l’heure

diminue très rapidement.

Contrainte pratique

Les caractéristiques de résistante mentionnée ci-dessus peuvent servir à adopter une

valeur de contrainte pratique. Dans l’ouvrage, toutes les contraintes pratiques utilisées sont

comprises dans le domaine élastique du matériau. De plus, on l’affixe en divisant simplement

la contrainte au seuil de plasticité où la contrainte à la traction par un nombre appelé

coefficient de sécurité. Le choix de facteur de sécurité dépend du jugement et de l’expérience

du projecteur.4

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