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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE, DU TRAVAIL, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE, DE
LA RECONVERSION ET DE L'INSERTION DES JEUNES
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ECOLE SUPERIEURE LE FAUCON
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DEVOIR DE GROUPE
Filière : Génie Civil
Supervisé par :
Dr. Ing. Joel BABADJIDE
Dr. Emmanuel OLODO
Spécialité :
Bâtiments et Travaux Publics
Masse Horaire : 72 heures
Crédits : 04
Moyenne de validation : 10/20
Unité d’Enseignement : Unité de Connaissances Fondamentales

Année Scolaire : 2020-2021

RDM 1

ETUDIANT : BANOUWIN Basile


Supervisé par :Dr. Ing. Joel BABADJIDE Dr. Emmanuel OLODO
Année Scolaire : 2020-2021  
COURS DE LA RESISTANCE DES MATERIAUX (RDM)

PROGRAMMES

Chapitre 1 : Les principes fondamentaux de la Résistance Des Matériaux

1.1 Généralités et quelques rappels de la statique


1.2 Notion de contrainte
1.3 Les hypothèses de la RDM (Navier, Bernoulli, Hooke, Saint-Venant)
1.4 Expériences fondamentales de la RDM.

Chapitre 2 : Traction- Compression

2-1 Contrainte normale et déformation : loi de Hooke


2-2 Energie potentielle de déformation
2-3 Contrainte dans les sections obliques : loi de parité
2-4 Analyse des déformations dans une barre tendue.

Chapitre 3 Flexion simple

3-1 Caractéristiques géométriques des sections planes


3-2 Détermination des contraintes normales en flexion simple
3-3 Incidences énergétiques des déformations d’une barre en flexion
3-4 Contraintes tangentielles en flexion
3-5 Energie potentielle d’une barre en flexion en simple

Chapitre 4 : Cisaillement

4-1 Généralités

4-2 Equations d’équilibres

4-3 Limites d’élasticité au cisaillement

4-4 Calcul des assemblages en cisaillement

4-5 Equations de déformations : loi de Hooke

4-6 Energie potentielle de déformation élastique.

Chapitre 5 : Déformation des poutres en flexion


19
5-1 Equation différentielle de la déformée d’une poutre

5-2 Calcul des déformations par différentes méthodes

Chapitre 1 : Les principes fondamentales de la Résistance Des Matériaux

Généralités et quelques principes de la statique

La Résistance Des Matériaux (RDM) est une science du dimensionnement. C’est


une discipline particulière de la mécanique des milieux continus qui permet de
concevoir une pièce mécanique, un ouvrage d’art, où tout objet utilitaire. Ce
dimensionnement fait appel à des calculs qui prévoient le comportement de l’objet
dont la conception doit réunir les meilleures conditions de sécurité, d’économie et
d’esthétique. L’objet de la RDM est l’étude de la stabilité interne c’est-à-dire la
détermination des contraintes et déformations à l’intérieur de la matière et des
déplacements des lignes moyennes des structures générées. Elle est basée sur les
hypothèses simplificatrices vérifiées expérimentalement.

La RDM fait appelle à la statique dont l’objet est l’étude de l’équilibre d’un corps
ou d’un ensemble de corps solide dans leurs géométries initiale. La RDM et la
Statique constituent l’outil indispensable pour concevoir et réaliser des ouvrages
réunissant les conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique. La RDM sert à
étudier le comportement des corps solides sous l’action des différents types de charge.
Elle est basée sur les résultats théoriques de la mécanique et les propriétés des
matériaux qui ne peuvent qu’être disponible à travers les résultats des travaux
expérimentaux comme le témoigne l’histoire du développement de la RDM qui
constitue une combinaison parfaite de la théorie et de l’expérience.

 Définition de quelques notions.


 La Résistance : c’est la capacité d’un matériau à supporter des actions
(charges, variation de la température, tassement du sol) sans se rompre.
 La Rigidité(EI) : c’est la capacité d’une structure à supporter des charges
sans variations de ses dimensions.
 La Stabilité : c’est la capacité d’une structure à conserver sa première forme
d’équilibre sous une charge.
 Quelques rappels de la statique

Appuis simple
19
Appuis double

Encastrement

 Types de charges extérieures :


 Charges concentrées (ponctuelles) : Une charge est appliquée sur une pièce,
si la surface d’application est petite, on considère l’emplacement de cette
charge point d’application de la charge concentrée
19
 Charges uniformément réparties

 Charges triangulaires

 Moment d’une force par rapport à un axe


19
 Equations d’équilibre de la statique

+→Σ ⃗ F x=0⃗
{ F y =⃗0
+↑ Σ ⃗
+↻ Σ M / ( △ )=0

1-2 Notions de contrainte

Considérons un solide quelconque en équilibre sous l’action des forces extérieures.

En général, ces forces comprennent :

 Des forces de volume (forces de pesanteur, force d’inertie) appliquées à chaque


élément de volume du corps.
 Des forces de surface (pression d’un fluide, la poussée d’un remblai, charge
supportée par une poutre) appliquées à la surface du corps.

Si le corps est en équilibre, le système des forces de volume et des forces de


surface est équivalent à zéro (0).

19
Imaginons une surface (∑) (un plan par exemple) qui décompose le corps en deux
parties (A) et (B). La partie (B) est en équilibre sous l’action des forces extérieures
(de volume et de surface) qui lui sont directement appliquées et des réactions
exercées par la partie (A) sur la partie(B). Nous admettons que l’action exercée est la
suivante : sur chaque élément △ de la surface de séparation (∑), (A) exerce sur (B) une
force élastique ⃗f s ( ⃗f s*s) appliquée au centre de cet élément s.

Par définition ⃗f s est le vecteur contrainte relatif à l’élément de surface s.

Le vecteur ⃗f s dont la direction est quelconque dans l’espace, peut être


décomposé :

 En sa projection sur la normale à l’élément s ; cette projection σ est la


contrainte normale ou pression. Elle peut être une compression ou une traction
suivant que les parties (A) et (B) sont pressées ou non l’une vers l’autre à
travers l’élément de surface s (par convention, la mesure algébrique de σ de
vecteur σ⃗ est positive dans le cas d’une traction et négative dans le cas
d’une compression).
 En sa projection τ⃗ (tao)sur le plan tangent à l’élément s appelé contrainte
tangentielle.

L’ensemble des forces ⃗f s appliquées à la surface forme un système équivalent au


système des forces extérieures directement appliqué à la partie(A). En effet, l’un ou
l’autre de ses systèmes ajoutés aux systèmes de forces extérieures appliquées à la
partie (B) forme un système équivalent à zéro(0). La dimension d’une contrainte est
celle d’une contrainte divisée par la surface. Son unité est donc l’unité de pression,
soit le Pascal où ses multiples notamment le MPa ou le bar qui correspond à 105 Pa.

1.3 Les hypothèses de la RDM

Les limites de la RDM sont celles imposées par ses hypothèses mêmes. Les
disciplines connexes telles que la théorie d’élasticité, de plasticité ou la méthode des
éléments finis se libèrent de certaines de ces contraintes. Les principales hypothèses
de la RDM sont les suivantes :

 L’homogénéité, la continuité du matériau, l’isotropie du matériau : on


considère que le matériau possède les mêmes propriétés élastiques en tous les
points du corps, dans toute les directions en un point quelconque du corps et
qu’il est assimilé à un milieu continu.
 L’élasticité et la linéarité du matériau : on suppose qu’à chaque point les
contraintes et les déformations sont proportionnelles et qu’après déformation la
configuration géométrique revient à son état initial (loi de Hooke).
19
 La petitesse des déformations : les déformations dus aux charges sont
négligeables par rapport aux dimensions des éléments et la configuration
géométrique de l’élément reste inchangée.
 Hypothèse des sections planes (hypothèses de Navier et de Bernoulli) : les
sections droites restent planes et normales à la ligne moyenne (fibre moyenne)
au cours de la déformation.
 Hypothèse de Saint-Venant : tous les efforts qui interviennent dans la théorie
peuvent être représentés par leurs torseurs résultant.
Ces hypothèses simplificatrices conduisent à des solutions approchées qui
permettent en générales une bonne appréciation et approximation du comportement
des structures soumises à différents type de charges.

1-4 Expériences fondamentales de la RDM

Pour cette section de cours, nous allons considérer seulement l’essai classique
de traction d’une éprouvette en acier doux. L’éprouvette est un cylindre de section
circulaire muni de deux têtes insérées entre les mâchoires de la matière de l’essai de
traction.
Lorsque l’on exerce un effort de traction ⃗
F sur l’éprouvette, on produit sur la
partie centrale de l’éprouvette un champ de contrainte de traction simple considéré
uniforme. La contrainte de l’élément de surface unité est donc une contrainte
F
normale de valeur σ = avec S : la surface initiale de l’éprouvette.
S
A l’aide de comparateurs, on mesure l’allongement ∆ Lde l’éprouvette. Par la
∆L
suite, on considère particulièrement l’allongement relatifε = .
L
19
En reportant sur un graphique les résultats de l’essai, on trouve pour l’acier
doux la courbe ci-dessous (l’abscisse représente l’allongement relatif, l’ordonnée la
contrainte normale).

Cette
courbe comprend
d’abord une
partie rectiligne
OA ; l’ordonnée
du point A est
appelé limite
d’élasticité notée
σe. Pour l’acier
doux, la valeur de
σe est de l’ordre
σe=240 MPa.
Tant que la contrainte est inférieure à cette valeur, c’est-à-dire tant que l’on se sur le
segment [OA] de la courbe, l’allongement est proportionnel à la contrainte.
En Outre, le phénomène est réversible ; si l’effort de traction diminue, on reste
sur le segment [OA]. Lorsque l’effort de traction est supprimé, on revient au point
d’origine O. Le système est parfaitement élastique. La partie rectiligne OA permet
σ
donc d’écrire :ε =  cette relation est la loi de Hooke. E est la pente de la droite(OA).
E
On l’appelle module d’élasticité longitudinale ou module de Young. Ces
dimensions sont celles d’une contrainte puisque ε est un nombre adimensionnel.
Signalons que l’allongement de la tige en acier doux produit par l’effort de
traction s’accompagne corrélativement d’un rétrécissement de la section (sensible
conservation du volume). La mesure de la variation du diamètre Ф est telle que :
∆Ф μ∆L
=¿ -
Ф L
Avec μ: le coefficient de Poisson ; c’est un coefficient adimensionnel. A partie du
moment où le module de Young E est connu, de même que le coefficient de Poisson,
E
le module qui caractérise le cisaillement est : G¿ Il apparait dans le calcul des
2(1+ μ)
contraintes de cisaillement. Il est appelé module d’élasticité transversale.
La partie [OA] de la courbe de traction défini le domaine élastique de traction ;
des essais de compression montrent l’existence d’un domaine élastique de
19
compression. Dans le cas de l’acier, le module d’élasticité longitudinal E et le
coefficient de Poisson ont les mêmes valeurs en compression qu’en traction.
Sur la courbe de traction / compression précédemment tracée, au-delà du point
A se situe des déformations non réversibles, donc permanente. La courbe présente
d’abord un pallier AB, l’éprouvette s’allonge sans que l’effort ne change sensiblement
de valeur.
[AB] caractérise le domaine plastique ; au-delà de [OA], un faible
accroissement de la contrainte donne un allongement important, la courbe se relevant
jusqu’au point C qui correspond à la limite de rupture σ rupture.
A ce stade apparait le phénomène de la striction ; la déformation de
l’éprouvette n’est plus homogène ; elle se concentre au voisinage d’une section
sensiblement centrale dont l’aire diminue rapidement.
La partie descendante de la courbe contrainte /déformation n’est pas observé car
le calcul de la contrainte de déformation est effectué en considérant la section initiale
de l’éprouvette. Si le calcul de la contrainte était réalisé sur la section réelle de
l’éprouvette, la courbe resterait ascendante jusqu’à la rupture.

Chapitre 2 : Traction−Compression

Un corps est sollicité à la traction lorsqu’il est soumis à deux forces opposées
qui tendent à l’allonger.
Un corps est sollicité à la compression lorsqu’il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à le raccourci. Par exemple un mur de maçonnerie.

2-1 Contrainte normale et déformation : Loi de Hooke

19
P
σ= est la contrainte normale. L’allongement relatif de la tige représentée ci-dessous
S
∆l
est : ε¿  . Cette quantité est encore appelée allongement unitaire.
l

La loi de Hooke exprime la dépendance linéaire entre les contraintes et


déformations.

Si nous considérons une tige de longueur infinie décimale dz, l’allongement


∆ dz
unitaire est égale à : ε¿
dz

E est le coefficient de proportionnalité encore appelé module d’élasticité de la


première qui lie les contraintes aux déformations dans le domaine élastique. Pour les
matériaux les plus usuels, le module d’élasticité prend les valeurs suivantes (Kgf/Cm 2)

Matériaux E (Kgf/Cm2)
Acier (2,0-2,1)106
Cuivre (1-1,2)106
Magnésium (0,7-0,8)106
Bois (0,08-0,12)106
A chaque métal correspond un module d’élasticité qui est une constante.

 Détermination de la longueur absolue


∆l
ε¿ , dans le domaine élastique σ¿ Eε .
l

 Exprimons la contrainte en fonction de l’effort normal :


N N N
σ¿ ⟹ =Eε ⟹
S S S

Nl
∆l¿
SE

∆ dz N N E ∆ dz Ndz
ε= Or =Eε ⟹ ¿ ⟹ ∆ dz ¿
dz S S dz SE


l
Ndz
∆l¿ ∫
0 SE
19
En considérant que l’axe longitudinal est (OZ), le déplacement en un point
quelconque est donné par :

z
N
Uz= ∆l =∫ dz
NB : 0 SE
Dans la résolution d’un grand nombre de
problème en même temps que les allongements dus à la
contrainte, on doit prendre en considération les allongements dus à la température. On
se sert de la méthode de superposition et on considère que la déformation est égale à la
somme de la déformation due aux forces et à celle de la température.
σ
σ¿ Eε ⟹ ε =
E


σ
ε¿ + αt
E

α : coefficient de dilatationthermique du matériau.

Ainsi pour une tige homogène chargée en ses extrémités et uniformément


chauffée ; on aura :

NL
∆L¿ + ραt
SE

En effet, il a été démontré que la quantité α ne dépend pas pratiquement de la


contrainte σ jusqu’à une température comprise entre 300°- 400°C.

2-2 Energie Potentielle de déformation

Les forces appliquées à un corps élastique travaillent. Ce travail se transforme


partiellement en énergie potentielle du corps déformé et partiellement en énergie
cinétique. Si U est l’énergie potentielle et K l’énergie cinétique. Si la charge s’opère
lentement, la vitesse de déplacement de la masse du corps est très petite et on peut
poser : K=0.
Ceci entraine que dans le cas des charges statiques l’équation d’équilibre est
égale :
19

A¿ U + K
Or K=0 soit

A¿ U

Et le corps élastique est considéré comme un accumulateur d’énergie.

P.∆ L
U=
2

En un point quelconque et dans la direction (OZ),

N Z2
UZ = d
2 SE Z z

Et suivant (OX) :
19
N x2
UX= dx
2 SEx

Cette expression est utilisée lorsque l’effort normal varie le long de la barre. Elle est
plus utilisée pour la détermination des déplacements dans les systèmes élastiques
complexes.
Le déplacement est noté :

x
Nx
u =∫ dx
0 SE

2-3 Contrainte dans les sections obliques : Loi de parité 

19
N
Pα =  

N
σ= ⟹ N¿S. σ ;
S

S S
cos α= ⟹ Sα =
Sα cos α

Ainsi,
cos α
Pα =¿ Sσ × ⟹ Pα =σ cos α
S

σα
cos α= ⟹σα =Pα cos α Or Pα =σ cos α

⟹ σα =¿ σ cos α cos α

σα =¿ σcos α 2

τα
sin α = ⟹ τα =Pα sin α Or Pα =σ cos α

19
1
⟹ τα = σ cos α sin α Or cos α sin α = sin 2 α
2

1
⟹ τα = σ sin 2 α
2

. Pourα =0 ° , σα =σ et τα =0

. Pour α =90 ° , σα =0 et τα =0

Dans ce dernier cas, les couches longitudinales de la tige tendue n’interagissent pas
entre elles.
1 1
. Pour α =45° , σα = σ et τα =¿ σ
2 2

τα Prend sa valeur maximale dans la section oblique formant un angle de 45° avec
l’axe de la tige .

 Loi de parité des contraintes tangentielles 

Il existe des contraintes normales après décomposition de la force élastique au niveau


d’une section donnée. Il est donc essentiel de noter que la valeur absolue de la
contrainte tangentielle τα ne change pas lorsqu’on passe d’une section α à une
section (α +90 ¿ .

1 1
⃒ σ sin 2 α⃒ =⃒σsin 2(α +90)⃒
2 2

Les contraintes tangentielles sont toujours égales sur deux sections


orthogonales.
Cette condition, une particularité générale de n’importe quels états de contrainte
est appelé Loi de parité des contrainte tangentielles.

2-4 Analyse des déformations dans une barre tendue

Dans le domaine élastique de la matière, on a :


σ
σ = Eε ⟹ ε =
E
19
La déformation latérale est donnée par :

ε‘=−με ⟹ σ
ε = −μ
E

Avec μ: coefficient de Poisson.

La variation relative de l’aire de la section droite est déterminée par la formule


suivante :

∆S σ
=−2
S E

La variation absolue du volume de la barre tendue est


donnée par :

(1−2 μ)
∆v = ∫ Nx dx
E

Si la barre est soumise en traction ou en compression par une charge P, la


variation absolue du volume est égale :

(1−2 μ)
∆v = Pρ
E

 Déformation angulaire
19
Après déformation, [ab] devient [a’b’] ; [a a’] mesure le glissement transversal. La
déformation étant élastique, par hypothèse le glissement est très petit. Il est de même
de l’angle de déviationγ .

a a'
tan γ = ≈γ
ac

Par définition, quand un corps isotrope supporte un effort tranchant Q, le


rapport de la contrainte de cisaillement τ à la déviation unitaire γ s’appelle module
d’élasticité transversale. Donc

τ
G= ⟹ τ = Gγ
γ

19
Chapitre III : Flexion simple

Définition :

On entend par flexion un mode de charge tel qu’il apparait dans la section droite
de la barre des moments fléchissant et des efforts tranchants ; l’effort normal étant nul.

Les zones dans lesquelles l’effort tranchant prend la valeur Q=0 sont dites
zones de flexion pure. Lorsque Q≠ 0 on a affaire à la flexion simple.

3-1 Caractéristiques Géométriques des sections planes

Avant d’étudier la Résistance Des Matériaux d’une poutre, on étudie d’abord


les caractéristiques d’une section transversale qui sont liées à la Résistance Des
Matériaux. Ces caractéristiques comprennent les aires , le moment statique , le moment
d’inertie , le rayon de giration…

3-1-1 Aires d’une section


19
Si ̏ S ̏ est l’aire de la section

S = ∫ dS

Exemple :

.Pour une section annulaire


19
S=π (R 2−r 2 )

.Pour une section rectangulaire

b
S=∫ adz
O

b
S=∫ dz S=az Soit
O
S=ab

.Pour une section triangulaire


19
1
S= bh
2

3-1-2 Moment statique ;

Le moment statique Sx, Sy, Sz d’une section S par rapport à un axe situé dans
son plan est égale au produit de l’aire à la distance de son centre de gravité G à l’axe.
L’unité du moment statique est l’unité de longueur élevée au cube.

S z=∫ y G dS

S y =∫ z G dS

3-1-3 Moment d’inertie axiale :

Iz=∫ y 2 dS

Iy=∫ z 2 dS

3-1-4Moment d’inertie centrifuge :

Iyz=∫ yzdS

3-1-5 Moment d’inertie polaire :


19
Ip=∫ ρ2 dS

a) Le moment d’inertie par rapport aux axes parallèles aux axes centraux

Pour déterminer le moment d’inertie par rapport aux axes parallèles aux axes
centraux, on se sert du théorème de Huyghens. Il s’énonce comme suit :

‘‘Le moment d’inertie par rapport à un axe de son plan est égal au moment
d’inertie par rapport à l’axe parallèle passant par le centre de gravité, augmenté
du produit de l’aire S de la surface par le carré de la distance entre les deux
axes.’’

Par conséquent, on a :

I z 1=Iz+a 2 S
19
I y 1=Iy+ b2 S

-Pour une section triangulaire (triangle isocèle) dont l’axe y est parallèle à la hauteur h
de la section, l’axe z parallèle à la base, on a :

bh 3
Iz 1 =
36

hb 3
Iz 2 =
48

-Pour un cercle de diamètre d, on a :

πd 4
Iz=Iy =
64

πd 4
Ip=
32

.Les coordonnées du centre de gravité sont donnés par :

Sy
ZG =
S

Sz
yG=
S
19
3-1-5 Module d’inertie ou module de résistance :

Il est défini comme étant le quotient du moment d’inertie par la distance de la


fibre extrême à l’axe. Si Vy et Vz sont les distances de centre de gravité G à la fibre
extrême on a :

Iy
W y=
Vy

Iz
W z=
Vz

Exemple :

Iy
W y= 2 Iy
b =
b
2

Iz
W z= 2 Iz
h =
h
2
19
3-2 Détermination des contraintes normales en flexion simple :

Considérons un élément de poutre de section transversale S (AA’ BB’) et S


(CC’ DD’) distant de dx (voir figure ci-dessus). Après application de la charge P,
supposons la section S restant à sa place et la section S1 en rotation de l’angle de dα
par rapport à S (AA’ BB’).

(OO’) est la ligne neutre(σ =0), passant par le centre de gravité. Un point M
d’ordonné y est situé au-dessus de OO’, après la charge, le déplacement du point
suivant la direction x est :

du=− ydx

L’allongement unitaire du point M est égal

du du
ε= =− y
dx dx

Remarquons que :

dx
=R

19
R étant le rayon de courbure au point O.

L’allongement unitaire du point M devient :

1
ε =− y
R

En utilisant la loi de Hooke, σ =E . ε Soit donc :

y
σ =−E
R

Si le point M est situé au-dessus de OO’ en utilisant la même méthode, l’allongement


unitaire du point M est égal à :

dα y
ε= y =
dx R

La contrainte positive en traction est égale :

y
σ =E . ε=E
R

Par définition on a :

M z =∬ y σ x dS
19
y
M z =∬ y (E ) dS
R

L’expression de la courbure étant égale à :

dα 1 Mz
= =
dx R EIG

La contrainte normale est :

Mz Mz
σ x =Ey =
EIGz IGz

Mz . y
σ x=
IGz x

Dans la formule de la contrainte trouvée, la quantité

y 1
=
IGz Wx

Mz
σ x=
WGz

Pour une section symétrique par exemple, on a :


19
σ max=−σ min

3-3 incidences énergétiques des déformations élastiques

d’une barre en flexion

Au cours d’une flexion, la quantité d’énergie potentielle emmagasinée dans


l’élément est :

M2 Q2
U =∫ dx+∫ dx
2 EI 2 GF

Suivant le cas considéré il y a un coefficient abstrait dont on se sert pour


calculer l’énergie potentiel

k =F ∫ ( EIS ) dS
y
19
Cette quantité vient multiplier le second terme suivant la configuration de la
section considérée.

3-4 Contrainte tangentielle en flexion simple :

Considérons un élément de coupe limité par deux sections transversale distante


de dx.

Contrainte de cisaillement :

La section longitudinale situé à côté du plan E et la face supérieure aa’ est la


zone où se produisent les contraintes tangentielles dans le cas des sections planes.
Ecrivons donc l’équation d’équilibre afin de pouvoir déterminer la contrainte
tangentielle.

∬ σ x dS−∬ σ ' x dS+ τ x bdx=0


Mz . y
σ x=
IGx

Mz. y M z +dMz
∬ dS−∬ ydS+ τ x bdx=0
IGz IGz

Mz. y Mz.y dMz


∬ dS−∬ dS−∬ ydS +τ x bdx=0
IGz IGz IGz

dMz dMz
τ x bdx=∬ ydS= ∫ ydS
IGz IGz

dMz 1
τ x b= ydS
dx IGz ∬
+
19
T . Sz
τ x=
IGz . bx

Avec :

Sz = le moment de la partie situé au-dessus du niveau y,

b = la largeur de la section à ce niveau,

IGz = moment d’inertie,

T = Effort tranchant.

3-5 Condition de résistance des matériaux en flexion simple :

 Condition des déformations maximales

La flèche de flexion ne doit pas dépasser la flèche admissible

f ≤ [ f ab ]

Ou

f ≤ f́

 Condition de Contraintes maximales

σ max ≤ [ σ ad ]

σ max ≤ σ́

σl
Avec : [ σ ad ]=
ks
19
Chapitre 4  : Cisaillement

4-1 Généralité :

Un corps est sollicité au cisaillement lorsqu’il est soumis à deux forces


opposées qui tendent à le séparer en deux tronçons glissants l’un par rapport à l’autre
suivant le plan d’une section.

Exemple de cisaillement : Découpage d’une tôle.

L’état de contrainte dans lesquels se trouve confronter les faces sur lesquelles
agissent les deux forces opposées et sur lesquelles agissent seulement les contraintes
tangentielles s’appelle : cisaillement pure.

Dans un cisaillement pur, il se produit comme dit un peu plus haut, un


déplacement linéique de deux faces parallèles d’un élément d’un corps. La valeur du
déplacement linéique s’appelle : glissement absolue.
19
4-2 Equations d’équilibres :

4-2-1 Les hypothèses :

 Sur les forces extérieures

L’effort tranchant agit dans le plan de la section droite (a a’) et est uniformément
répartie sur la longueur (a a’).

 Sur les forces intérieures

La répartition des forces extérieures est uniforme, ceci entraine la répartition uniforme
des contraintes.

4-2-2 Equations d’équilibre : 19


S
Le rapport du glissement absolu s à la distance ρ est égal : =tan γ=γ pour γ très
ρ
petit. Avec γ la déformation angulaire ou le glissement absolu.

4-3 Limite d’élasticité au cisaillement :

Pour ce chapitre, la loi de Hooke est applicable. Elle s’énonce comme suite :

‘‘ Dans le domaine élastique de la matière, les contraintes tangentielles sont


proportionnelles aux déformations angulaires’’.

Soit :
τ =Gγ
19
La limite d’élasticité au cisaillement est la valeur de la contrainte tangentielle
au-delà de laquelle les contraintes tangentielles ne sont plus proportionnelles aux
déformations angulaires. Cette valeur est notée τ e.

Pour rappel, G (module de coulomb) est égale à :


E
G¿
2(1+ μ)

4-4 Calcul des assemblages en cisaillement :

Type de joint : souder, boulonner, riveter, claveter, goujonner. On peut avoir des
encastrements (pour les charpentes).

Type de déformation : on a : la traction, la compression au cisaillement et au matage.


Le calcul des assemblages s’effectue en se basant sur les conditions d’égales
conditions.

-Traction ou compression :

On a :
N
S≥ [σ ]

-Cisaillement :

On a: Q
S ≥ [τ ]

-Le Matage:

Le matage est une compression locale ou superficielle entre deux éléments pressés l’un
contre l’autre. On a :

Pmat
Smat ≥
[ σ mat ]
4-5 Equation de déformation : Loi de Hooke

Comme vue un peu plus haut, la déformation étant élastique et le glissement


étant très petit ,il est de même pour l’angle de déviation.

La déviation γ est directement proportionnelle à l’effort tranchant, inversement


proportionnelle à la section S. Elle dépend de la nature du matériau considéré, d’où
nous avons la relation :
19
1 Q
γ= ×
G S

Avec G le module d’élasticité transversal.

Par définition, quand un corps isotrope supporte un effort tranchant Q ,le


rapport G de la contrainte de cisaillement τ à la déviation angulaire γ s’appelle module
d’élasticité transversal. On a donc :

τ
G¿
γ
Pour les matériaux courants, on a constaté que :
G≅ 0,4E

Chapitre 5 : Déformation des poutres en flexion

La manière la plus commode d’exprimer la déformation d’une poutre est d’évaluer sa


déflexion à partir de sa position non chargée. La déflexion est mesurée par la
déformation de la surface neutre de la poutre depuis sa position initiale jusqu’à sa
position finale. La surface neutre prend une forme dite ligne élastique de la poutre. La
poutre dans son état initial non déformé est représentée dans la figure ci-dessous.

Son état déformé se présente sous la forme :


19
La déflexion de la poutre est exprimée par le déplacement Y. Il est
habituellement nécessaire de calculer la déflexion Y pour chaque valeur de X le long
de la poutre. Cette relation peut s’écrire sous la forme d’une équation fréquemment
dénommé Equation différentielle de la déformée de la poutre

5-1 : Equation différentielle de la déformée d’une poutre

Avec θ l’angle de rotation par flexion.

Supposons que l’équation de la ligne d’influence de la flexion est y=f(x). En


utilisant cette équation, nous pouvons calculer la flèche en chaque point M d’abscisse
X.
dθ M Z
L’expression de la courbure par rapport àθ est : =
dx EIGz

Avec :
19
dy
tanθ ≅ =¿ ¿ y’
dx

dy ’
Or pour une courbure faible, dθ =dy’ donc =yy’
dx

Mz d2 y Mz
En définitive, nous avons : yy’ = ou 2 =
EIGz dx EIGz

L’angle de rotation pour la flexion est égale : θ =

La flèche de la flexion est calculée par différentes méthodes.

5-2 Calcul des déformations par différentes méthodes :

Plusieurs méthodes sont utilisées pour calculer la déformation d’une poutre .On peut
citer entre autre : la méthode des paramètres initiaux, la méthode de la poutre
conjuguée, la méthode de superposition des déformations, la méthode des doubles
intégrations.

5-2-1 Méthode des doubles intégrations :

La flèche de la flexion est calculée par : (en intégrant deux fois l’équation
Mz
différentielle de la déformée de la poutre) y’’=
EIGz

Première intégration

Mz
y’=∫ dx + C1
EIGz

Seconde intégration

M
y=∫
[∫ EIGz
z
]
dx dx +C 1 x+ C2
19
Les constantes d’intégration C1 et C2 sont déterminé par les conditions aux limites.

5-2-2 La méthode des paramètres initiaux

Pour cette méthode, on se sert de l’équation universelle de la déformée


élastique.

M (x−a)2 P( x−b)3 q (x−c )4 q (x−d )4


EIG zy=EIG zy + EIG z θx ∕ I + ∕ II + ∕ III + ∕ IV − ∕V
0
2 6 24 24
19
19

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