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Andrew Wommack
Vous l’avez déjà !

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2ème édition révisée


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Andrew Wommack
Les citations bibliques sont tirées de la version Louis Segond, version revue
1975 ou des versions indiquées comme suit :
SG21, Segond 21
BDS, Bible du Semeur
L’auteur a accentué certains mots des Écritures en les mettant en italique.

Titre original en anglais


You’ve Already Got It!
So quit trying to get it
ISBN 978-1-906241-00-1
© 2007 by Andrew Wommack Ministries - Europe
PO Box 4392, Walsall WS1 9AR
ANGLETERRE

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www.awme.net

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Titre en français
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Vous l’avez déjà !


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alors cessez de courir après


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2ème édition révisée


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ISBN: 978-1-910984-20-8 (pour la version papier)


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ISBN: 978-1-910984-42-0 (pour la version électronique)


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© 2020 by Andrew Wommack Ministries – Inc. and its licensors.


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www.awmi.fr
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1ère édition traduite par : Lettres aux Nations


2ème édition révisée en 2020 par : AWM France

Ouvrage disponible dans d’autres langues auprès


d’Andrew Wommack Ministries - Europe
P.O. Box 4392, Walsall, WS1 9AR, ANGLETERRE
Tel. +44 (0)1922 473366
e-mail : enquiries@awme.net
www.awme.net

Imprimé au Royaume-Uni par Bell and Bain, Glasgow.


Tous droits réservés sous les lois du Copyright International.
Ni le contenu ni la couverture ne peut être reproduit en tout ou en partie
sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur.
Ni le contenu ni la couverture ne peuvent être reproduits en tout…
Table des matières

Introduction 5
Chapitre 1 Êtes-vous à ce point désespéré ? 7
Chapitre 2 Vérifiez l’état de votre récepteur 15
Chapitre 3 Accepté et éclairé 25
Chapitre 4 Sa puissance en vous 33
Chapitre 5 Par la grâce, au moyen de la foi 43
Chapitre 6 « Ce que j’ai… » 53
Chapitre 7 Le meilleur de Dieu 63
Chapitre 8 Voir dans l’esprit 73

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Chapitre 9 Le royaume spirituel est réel 79

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Chapitre 10 Là où Dieu agit 85
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Chapitre 11 La réponse se trouve dans l’esprit 95
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Chapitre 12 Dieu a déjà pourvu 103


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Chapitre 13 Le champ de bataille 111


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Chapitre 14 Délivré ! 121


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Chapitre 15 Le cortège triomphal 129


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Chapitre 16 Proclamez la Parole ! 139


An opy

Chapitre 17 Une ruse du diable 147


c

Chapitre 18 Mettez votre foi au travail 153


Chapitre 19 La foi surnaturelle 161
Chapitre 20 La loi de la foi 169
Chapitre 21 La foi parle 175
Chapitre 22 Soyez déterminé à recevoir ! 183
Chapitre 23 L’incrédulité neutralise la foi 189
Chapitre 24 C’est que Wigglesworth en avait moins… 201
Chapitre 25 Venez à bout de votre incrédulité 211
Chapitre 26 Sensible à Dieu 217
Conclusion 224
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M
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Introduction
La plupart des chrétiens se comportent un peu comme
le chien représenté en première de couverture... sans cesse à
courir après ce qui leur appartient déjà ! En somme, à coups
de « Seigneur, s’il-te-plaît, bénis-moi, guéris-moi, délivre-moi,
rends-moi prospère », ils réclament à l’Éternel ce dont il les a
préalablement dotés. S’ils croient au Dieu de l’impossible, ils

es
doutent manifestement que celui-ci aie déjà accompli beaucoup.

tri
is
Pourtant, l’épître aux Éphésiens présente les choses tout autre-
in
ment : tout a été accompli en Christ et est offert à chaque croyant
M

qui naît de nouveau en lui. Cela est à la fois déjà fait et déjà nôtre !
k
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Le chrétien victorieux n’a pas à rechercher la victoir : il


m

applique celle que Jésus-Christ a remportée au moyen de sa mort,


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de sa mise au tombeau et de sa résurrection. Point de bataille à


W
dr rig

gagner par nos propres forces, Jésus s’en est chargé ! Son rôle a
An opy

été de vaincre, le nôtre est de mettre en œuvre sa conquête dont


nous bénéficions tous (Romains 8:37).
c

Il n’est nullement question pour nous, croyants, de soutirer quoi


que ce soit de Dieu, sinon de combattre pour recevoir la pleine
manifestation de ce qui est déjà nôtre en Christ. Nulle question de
briguer la guérison, sinon de défendre celle qu’il nous a d’emblée
offerte, face à un diable si désireux de nous la dérober. Nulle
question de quémander à Dieu la prospérité, sinon de mener le bon
combat de la foi pour révéler celle qu’il nous a d’emblée octroyée.
Nulle question de le supplier de nous bénir, puisqu’il a d’emblée
répandu sa bénédiction sur nous. C’est en croyant fermement que

5
l’Éternel a déjà pourvu et en le proclamant par nos paroles et nos
actes que nous nous approprions sa parfaite provision.

C’est chose faite !


Comprendre que Dieu nous a déjà bénis, guéris et rendus pros-
pères nous affranchit de nos attitudes légalistes. En effet, lorsque
nous reconnaissons que Dieu a pleinement pourvu à notre inten-
tion, et ce avant même notre conception, nous nous dégageons
du joug de la condamnation et de l’indignité. La notion de mérite
- ou absence de mérite - n’intervient en rien puisqu’il s’agit d’un
don du Très-Haut (cadeau indépendant de notre performance).
Il semble aberrant de douter de la provision divine à venir

es
quand nous la savons déjà mise à notre disposition. Savoir cela

tri
élimine tout doute et rend caduques les prières telles que : « Sei-
is
in
gneur, je sais que tu en es capable, alors veux-tu bien faire cela
M

pour moi ? » Vous savez que c’est chose faite, la question qui se
k

pose alors est êtes-vous prêt à recevoir ?


ac
m

En assimilant et en adoptant ces vérités, vous vous


om

retrouverez en décalage avec une grande partie de ce que l’on


ew ht
W

qualifie aujourd’hui de « foi chrétienne ». Certes, proclamer que


dr rig
An opy

Dieu peut guérir, bénir, délivrer et rendre prospère « sonne »


bien, mais ce n’est que rester dans le domaine du potentiel. Or,
c

la Parole affirme que Dieu nous a déjà guéris, bénis, délivrés et


rendus prospères. Voyez-vous la différence ?

Jouissez de la provision divine


Cet ouvrage vous livre les vérités par lesquelles vous ferez l’ex-
périence, avec une intensité sans précédent, de la puissance active de
Dieu dans votre vie. Votre foi en sera stimulée, votre cœur encouragé
et vos pieds fermement établis sur son chemin de victoire.
Cessez donc de tourner en rond, courant après l’acquis, et
commencez à jouir de ce que Dieu a pour vous en abondance !

6
Chapitre 1

Êtes-vous à ce point désespéré ?


Un jour que je prêchais dans une église, j’ai remarqué l’ardeur
avec laquelle le pasteur et sa congrégation exprimaient, par leurs
chants, leur besoin « désespéré » de Dieu. Ne vous méprenez
pas, j’apprécie ces mélodies et leurs messages… néanmoins, je
préfère de loin les « je t’aime de tout mon cœur, Seigneur » aux
« j’ai désespérément besoin de toi ».

es
L’adverbe « désespérément » est formé sur l’adjectif « déses-

tri
péré », d’origine latine. Regardons de plus près les définitions de
is
in
ce dernier :
M
k

1. Qui a perdu toute espérance.


ac

2. Qui est dans une très grande affliction ; personne qui


m
om

n’accorde plus crédit ni foi en l’avenir.


ew ht
W
dr rig

3. Qui exprime le désespoir.


An opy

4. Qui se fait désespérément avec la plus grande, la dernière


énergie, parfois avec imprudence voire violence ; ultime
c

tentative dictée par le danger.


5. Dont on désespère.
6. Situation insupportable, cas critique, grave (ex. : maladie
incurable).
Par ailleurs, les synonymes ou équivalents du terme « déses-
poir » sont : abattement, accablement, angoisse, découragement,
désespérance, détresse (Dictionnaire Le Larousse).
Selon l’Encyclopédie Universelle (2012), le désespoir est un
« état de la conscience qui juge une situation désespérée, sans
Chapitre 1

issue », un « grave état d’accablement, de douleur profonde dans


lequel tombe une personne à la suite d’un excès de difficultés et
d’afflictions extrêmes ».
Que voulez-vous vraiment exprimer lorsque vous chantez
« Seigneur, j’ai désespérément besoin de toi » ? Est-ce : « Sei-
gneur, je t’aime et te désire plus que toute autre chose » ? Si c’est
le cas, alors d’accord. Mais, en réalité, par ces mots et au travers
de leurs significations, vous formulez un message bien différent.
En effet, vous y énoncez votre découragement extrême face à une
situation que vous considérez insoutenable et pour laquelle vous
ne voyez aucune issue favorable. Cependant, vous vous battez
quand même, « en désespoir de cause », avec anxiété, imprudence

es
et violence. Si c’est là le sens que vous donnez à « avoir désespé-

tri
rément besoin du Seigneur », vous faites erreur.
is
in
Faim de Dieu ?
M
k

Un chrétien ne peut sombrer dans le désespoir que s’il fait fi


ac

de ce que Dieu a accompli. L’Éternel nous a bénis, guéris, déli-


m
om

vrés, rendus prospères et nous aime d’un amour immuable. Par


ew ht

conséquent, si nous connaissons le découragement, l’impuissance


W
dr rig

et le désespoir, c’est uniquement parce que nous ignorons qui


An opy

nous sommes et ce que nous possédons en Christ.


c

Il est vital que nous ayons une pleine révélation de ce que


Jésus a fait pour nous. Cela ne signifie pas que notre vie soit
exempte de difficultés, sinon qu’au beau milieu d’elles, nous
puissions déclarer : « Père, tu avais déjà pourvu avant même que
je n’aie ce besoin. Je m’approche de toi avec confiance car je sais
que tout est déjà à ma disposition. Merci de m’avoir révélé cela ».
Les chrétiens ne devraient donc jamais être désespérés.
Quand vous chantez « J’ai faim de Dieu », que voulez-vous
réellement dire ? Est-ce l’expression de votre ardent désir : « Sei-
gneur, je t’aime et te veux plus que toute autre chose » ? Si c’est

8
Êtes-vous à ce point désespéré ?

cela, alors d’accord. Mais, là encore, si nous nous intéressons à


la définition de ce terme, nous découvrons que : « la faim » est
un « besoin [de manger] non satisfait, un manque, une privation
de la nourriture nécessaire » (Dictionnaire Trésor de la langue
française, TFL), voire « [une] souffrance, [une] douleur, [une]
angoisse, [une] dépression, [un] désespoir généré(e) par le fait de
ne pas voir ses besoins comblés » (Dictionnaire nord-américain
New American Heritage Dictionary).
Bon nombre de croyants chantent « Seigneur Dieu, j’ai déses-
pérément besoin et faim de toi », signifiant en fait : « Je suis si
malheureux ! La vie m’est pénible, mais je te cherche. Tu es ma
réponse et je crois que, de là où tu te trouves, tu vas œuvrer dans
mon existence afin de combler mes besoins ». Or, cette concep-

es
tri
tion est radicalement opposée à la révélation contenue dans la
Parole de Dieu ! is
in
M

« Cherchez l’erreur ! »
k
ac

Cette église achevait de chanter son désespoir et sa faim : « Ô


m
om

Dieu, nous avons besoin d’une avancée dans notre vie. Touche-
ew ht

nous. S’il-te-plaît, Seigneur, fais-y quelque chose de nouveau ! »,


W
dr rig

lorsque je me suis levé et ai demandé à l’assistance : « Qui a faim


An opy

de Dieu ? Qui a désespérément besoin de lui ? » En réponse, tous


c

ont applaudi et affirmé haut et fort.


J’ai continué en lisant Jean 6:35 : « Jésus leur dit : ‘Je suis le
pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui
croit en moi n’aura jamais soif.’ »
« Cherchez l’erreur ! », ai-je poursuivi. « Vous venez tous
d’admettre avoir faim et soif de Dieu. Pourtant, ce verset de la
Bible affirme que par Christ vous n’aurez plus à souffrir de ces
besoins. Jésus a adressé ces mêmes paroles à la Samaritaine :
‘mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais
soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau

9
Chapitre 1

qui jaillira jusque dans la vie éternelle.’ » (Jean 4:14) Il y a eu un


tel silence que nous aurions pu entendre une mouche voler !
Ne vous trompez pas sur la teneur de mes propos. J’utilise
l’expression « avoir faim de Dieu » dans le sens où je le désire
ardemment. Mon bon ami, Bob Nichols, a coutume de dire :
« Aussi longtemps que vous pourrez vivre sans davantage de
Dieu, ainsi ira votre vie » ou encore « Aussi longtemps que vous
pourrez vivre sans davantage de guérison, ainsi vous porterez-
vous ». Cette même logique s’applique à maintes autres notions
comme la paix, la joie, la prospérité. Toujours est-il que pour
expérimenter les choses de Dieu, vous devez avoir faim de celles-
ci, c’est-à-dire les vouloir avec force et vous focaliser sur elles.

es
L’Éternel ne s’approche que de ceux qui le cherchent active-

tri
ment, de tout leur cœur.
is
in
M
Car je connais les projets que j’ai formés sur vous,
dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de
k
ac

vous donner un avenir et de l’espérance. [...] Vous me


m

chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de


om
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tout votre cœur.


W
dr rig

Jérémie 29:11, 13
An opy
c

Cette faim-là est divine.


En revanche, si par le mot faim vous voulez dire : « Seigneur,
je me sens si vide. Je n’ai ni joie, ni paix, ni espoir. Mon Dieu,
où es-tu ? J’ai désespérément besoin de toi », sachez que ceci est
incorrect et que ce n’est pas cela la foi. Néanmoins, c’est le schéma
prêché et présenté aujourd’hui, en guise d’attitude « légitime » au
sein du Corps du Christ. Ce comportement est semblable à celui
d’un homme qui se trouverait à la table d’un banquet composé
de douze mets délicieux, mis à sa pleine disposition, mais qui
ne cesserait de gémir : « Oh, que j’ai faim ! » Son but ? S’attirer
la pitié ou se faire nourrir par autrui. Personnellement, je n’ai

10
Êtes-vous à ce point désespéré ?

aucune compassion pour quiconque s’assied devant un tel festin


et se lamente sur son sort. Puisque vous avez faim, mangez !

Le puits en nous
Dieu nous a déjà tout donné. En chaque croyant né de nou-
veau il y a un puits d’eau vive. N’imputons pas notre faim et
notre soif à l’Éternel. Il ne s’agit pas de lui demander de venir
nous « toucher ». À nous de nous servir, de manger et de boire à
ce festin divin préparé en notre honneur !
Je ne sous-entends pas ici que nous, chrétiens, ne connaissions
jamais de difficultés ou moments de découragement, ni qu’il nous
faille systématiquement être parfaits, dans le déni des réalités.

es
Oui, les croyants font l’expérience de la faim en ce sens qu’il

tri
leur arrive de ressentir comme un vide en eux, un éloignement
is
in
soudain de Dieu. Toutefois, quand cela se produit, il est aberrant
M

de nous approcher de lui et de tenir ce discours : « Ô Seigneur, je


k

ne sens pas ton amour. Aime-moi, s’il-te-plaît. Fais quelque chose


ac

pour me montrer que tu te soucies de moi ! » Autant lui dire :


m
om

« Seigneur, tu n’as rien fait ! », parce que nous lui reprochons nos
ew ht

sensations de vide et de faim.


W
dr rig
An opy

Au travers de la révélation que je vous rapporte dans cet


ouvrage, j’ai appris que Dieu m’aime infiniment au-delà de ce
c

que je peux concevoir ou imaginer. Il ne peut m’aimer moins,


ni me donner davantage d’amour que je n’aie déjà. Savoir cela
m’a préservé de la dépression et du découragement depuis plus
de trente-cinq ans !
J’ai certes parfois été tenté de me laisser abattre. Moi aussi
comme tout le monde, j’ai connu l’épreuve et la douleur. M’ont
même traversé l’esprit des pensées du genre : Bon sang, je vais
monter dans mon pick-up et rouler, rouler ! Laisser tout ça
derrière moi, pour de bon ! Je n’en peux plus ! Mais, je n’y ai
jamais cédé car j’ai en moi la révélation que Dieu m’aime et a
déjà pourvu à tous mes besoins.

11
Chapitre 1

C’est pourquoi, au lieu de céder à la faim, au découragement


et au désespoir, je me rappelle sans cesse la Parole de Dieu. D’ail-
leurs, je ne dis jamais : « Seigneur, il en est ainsi de ma vie, hélas !
Apportes-y, je t’en prie, un élément nouveau pour me ‘toucher’.
J’attends que tu fasses une chose nouvelle ».
Ce serait insulter son œuvre. À la place, je prie : « Père, ça ne
va pas. Jean 6:35 affirme que je n’aurai plus jamais faim ou soif.
J’ai conscience qu’en moi il y a tant d’amour, de joie et de paix…,
tout le fruit de l’Esprit (Galates 5:22, 23), et que mes besoins sont
déjà comblés. Alors Père, je sais que tu as fait ta part. Ce n’est pas
ta faute si je fais face à la dépression, au découragement, au senti-
ment d’abandon et suis tenté de jeter l’éponge. C’est de MA faute

es
car je ne centre pas mon attention sur toi. J’ai laissé mon regard

tri
se détourner de toi et ai endossé les problèmes de ce monde ».
is
Quand survient ce type de situation, je m’isole et prends le temps,
in
M
un jour ou plus, de jeûner, de prier, de rechercher la présence de
k

Dieu, puisant dans la provision déjà présente en moi. Je puise


ac

dans cette vie qu’il m’a déjà donnée, au lieu de quémander auprès
m
om

de lui quelque chose de nouveau.


ew ht
W
dr rig

C’est pourquoi je peux, en toute honnêteté, vous avouer qu’en


An opy

plus de trente-cinq ans, je n’ai jamais été déprimé. Lorsque je


sens poindre le découragement, il me suffit d’une quinzaine de
c

minutes pour refuser d’héberger ces sentiments. Dieu m’a offert


une joie intérieure si grande que je peux choisir de continuelle-
ment me réjouir (Philippiens 4:4).

Ne soyez pas passif !


La Parole déclare : « Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa
louange sera toujours dans ma bouche » (Psaume 34:2).
Ce verset ne dit pas : « Fais ‘comme si’ jusqu’à ce que ça
devienne une réalité », mais nous exhorte à puiser ce qui est
en nous.

12
Êtes-vous à ce point désespéré ?

Depuis que je fais appel à la joie que Dieu a placée en mon


esprit né de nouveau, je goûte en permanence la victoire dans
ma vie. Même au beau milieu de l’adversité, je continue de jouir
d’une joie et d’une paix constantes, non pas parce que cette pre-
mière se fait rare, sinon parce que j’ai l’assurance en mon cœur
que Dieu a déjà fait sa part.
Le fait est que je n’ai pas adopté une attitude passive, à attendre
que Dieu agisse en ma faveur, contrairement à beaucoup, et à me
languir en comptant sur un changement de situation miraculeux.
Ces mêmes personnes chantent : « Je suis si désespéré et affamé !
Ô Dieu, où es-tu ? Je ne suis qu’un pauvre pèlerin sur les routes
de ce monde misérable ici- bas ». À la place, je prie : « Père, je

es
sais que ceci n’est pas juste. Ce n’est pas là ton œuvre. Ta Parole

tri
me montre que tu m’as déjà béni. Et je te loue pour ce que tu
is
as accompli ! » Je me concentre sur l’Éternel et sur sa Parole,
in
M
puisant toute cette vie abondante qu’il a déposée en moi.
k
ac

C’est la raison pour laquelle ces trente-cinq dernières années,


m

le découragement et la dépression n’ont jamais eu plus de quelques


om

minutes de prise sur ma vie. Je refuse simplement d’y céder ou de


ew ht
W
dr rig

les laisser me nuire. Et cela est formidable !


An opy

Bon nombre aspirent à de tels résultats mais présument


que, pour les obtenir, il suffit de demander à Dieu d’intervenir,
c

puis de s’asseoir et d’attendre. Si rien n’évolue, si la victoire -


guérison, prospérité, bénédictions, délivrance - ne survient pas
instantanément, ils se mettent dans tous leurs états, demandant
à Dieu : « Pourquoi ne fais-tu rien ? » C’est complètement à côté
de la plaque !
L’Éternel a déjà tout accompli. En revanche, si cette réalité ne
s’est pas manifestée dans votre vie, Dieu n’en est pas le respon-
sable. Ce n’est pas Dieu qui ne vous a pas donné votre provision
mais plutôt vous qui ne l’avez pas reçue ! Poursuivez la lecture de

13
Chapitre 1

cet ouvrage et, au fil des pages, accompagnez-moi afin de décou-


vrir comment recevoir ce que l’Éternel a déjà fait pour vous.

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
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An opy
c

14
Chapitre 2

Vérifiez l’état de votre récepteur


L’épître aux Éphésiens exprime clairement cette idée de provision
divine déjà offerte. En préambule à sa lettre, l’apôtre Paul a écrit:
Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu,
aux saints qui sont à Éphèse et aux fidèles en Jésus-Christ :
que la grâce et la paix vous soient données de la part de
Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Béni soit le

es
Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a

tri
bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les
lieux célestes en Christ ! is
in
M

Éphésiens 1:1-3 (mise en gras par l’auteur)


k
ac

Notez bien le temps employé ici : « Béni soit le Dieu [...] qui
m

nous a bénis (passé composé) de toutes sortes de bénédictions


om
ew ht

spirituelles ». Donc, c’est chose faite !


W
dr rig
An opy

Certains soutiennent que « cela ne concerne que les choses


spirituelles, à un niveau immatériel, et non celles de notre quoti-
c

dien sur terre ; que c’est uniquement dans les lieux célestes que
nous avons été bénis ». En vérité, « toutes sortes de bénédictions
spirituelles dans les lieux célestes en Christ » signifie que Dieu
nous a préalablement doté de tout, et que ce tout est contenu dans
le domaine spirituel.
Dieu a déposé dans notre esprit né de nouveau l’intégralité de
ce qu’il a pourvu pour nous. Toutefois, il est de notre responsabi-
lité de la faire passer du spirituel au domaine physique.
Puisque Dieu nous a déjà bénis – ce que révèle explicitement
le verset 3 du chapitre 1 de l’épître aux Éphésiens – pourquoi
continuez-vous alors, encore et encore, à lui demander de le faire ?
Chapitre 2

« Voyons, Andrew, ce n’est qu’une façon de parler ! » Non, cela


est plus grave ! En réalité, vous ne cessez de prier, de demander et
de chercher la bénédiction de Dieu parce que vous ne croyez pas
vraiment l’avoir déjà reçue !

Silence
Lors de mes prêches, il n’est pas rare que je marche jusqu’à
un(e) fidèle assis(e) au premier rang, lui confie ma Bible puis
demande au reste de l’auditoire : « À votre avis, quelle serait
ma réaction si cette personne, qui détient actuellement ma Bible,
venait me la demander ? » Et vous, que répondriez-vous à
quelqu’un qui vous réclamerait une chose que vous lui avez déjà

es
donnée ? Pour ma part, je serais sans voix et regarderais perplexe

tri
ce quelqu’un en pensant : Mais, tu l’as déjà ! Que suis-je censé
is
faire que je n’aie déjà fait ? Il y aurait probablement un silence
in
gêné, rappelant fortement celui que l’Éternel nous adresse sou-
M

vent dans ce même type de situation. Beaucoup s’étonnent de ne


k
ac

recevoir aucune réponse quand ils le prient de les guérir. Dans les
m

cieux, Dieu doit se gratter la tête, songeant à la teneur de 1 Pierre


om
ew ht

2:24 et d’Éphésiens 1:19-21, l’un stipulant que par les meur-


W
dr rig

trissures de Christ, nous avons été guéris, et l’autre que Dieu a


An opy

placé en nous la même puissance que celle qui a ressuscité Christ


d’entre les morts. Si l’Éternel pouvait, comme un humain, être
c

décontenancé, je crois qu’il dirait : « Je n’y comprends plus rien !


Je leur ai déjà tout donné, et pourtant ils me demandent sans cesse
ces choses ! » Ce n’est pas ainsi que l’on s’approche de Dieu !
Nous formulons également d’autres prières aberrantes telles
que : « Ô Dieu, nous implorons ta présence lors de notre culte
aujourd’hui. Seigneur, viens à notre rencontre ! » Mais n’est-
ce pas sa Parole qui nous promet sans ambiguïté : « Je ne te
délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13:5)
et « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au
milieu d’eux » (Matthieu 18:20) ? Dieu est toujours à nos côtés,
pourtant nous quémandons avec insistance : « Ô Seigneur, viens

16
Vérifiez l’état de votre récepteur

et sois avec nous » ou « Seigneur, accompagne-nous tandis que


nous quittons ce lieu ». Comment peut-il exaucer ces prières ?
Savez-vous ce que nous faisons en nous comportant ainsi ? Nous
laissons tout simplement nos sens nous dominer. Comme nous
ne voyons pas l’Éternel de nos propres yeux, ni ne ressentons
quoi que ce soit de particulier, nous lui demandons de venir nous
visiter – alors que la Parole affirme qu’il est déjà là.

Commencez à recevoir
Une manière appropriée de prier Dieu est : « Père, ta Parole
promet que jamais tu ne nous délaisseras ni ne nous abandonneras
et que, « là où deux ou trois sont assemblés en ton nom », le

es
Saint-Esprit nous montre sa présence particulière. Père, nous te
remercions d’être là. Nous y croyons fermement et voulons que

tri
is
cette vérité se manifeste. Nous ne souhaitons pas te limiter au spi-
in
rituel et nous nous en remettons à toi afin que tu puisses te révéler
M

pleinement au travers de guérisons, de la délivrance, de la joie, de


k
ac

la paix, du salut et du baptême du Saint-Esprit. Nous voulons que


m

tu sois libre d’œuvrer comme tu l’entends ». Pourquoi cette prière


om
ew ht

est-elle correcte ? Parce qu’elle est conforme à la Parole de Dieu.


W
dr rig

Cela revient à lui déclarer : « Nous espérons une manifestation


An opy

physique de ta présence spirituelle ! »


c

Élever votre voix dans la prière pour formuler : « Ô Dieu,


viens et demeure parmi nous » n’a pas de sens. En effet, cela
signifie que tant que vous ne l’avez pas vu ou senti, vous ne le
croyez pas réellement avec vous. Or, si quelqu’un s’écrie qu’il
sent le Saint-Esprit, le reste de l’auditoire accepte alors de croire
que Dieu est présent ! Pourtant, Dieu est là depuis le début, mais
il vous a fallu une « preuve tangible » pour commencer à croire
qu’il était là et à recevoir de sa part.
Tout autour de l’endroit où vous vous trouvez, des signaux de
télévision sont en train d’être émis. Que vous soyez à la maison,
dans votre voiture, à votre travail, dans le bus ou bien assis sous

17
Chapitre 2

un arbre, il en est ainsi. Bien que vos cinq sens naturels ne vous
permettent pas de les percevoir, ces signaux sont là. Même un
athée – quelqu’un dépourvu de foi – peut vous prouver l’imper-
ceptible : il lui suffit de brancher un téléviseur, de l’allumer, et la
démonstration est faite !
Ce n’est pas au premier signal apparu sur votre écran de
télévision qu’a débuté l’émission des programmes : celle-ci a
commencé avant que l’écran ne s’allume. En revanche, aucune
réception de sons et d’images sans avoir préalablement allumé
votre téléviseur. Une fois ce dernier sous tension et configuré,
c’est alors que vous « recevez » ces signaux émis en continu.
Imaginons maintenant que votre téléviseur se brouille

es
soudainement. Que faites-vous ? Appelez-vous la chaîne de

tri
télévision pour leur demander de « relancer » leurs programmes  ?
is
in
Certainement pas ! Vous cherchez d’abord la panne du côté de
M

votre téléviseur, appuyant sur les différents boutons de votre


k

télécommande, passant d’une chaîne à une autre, afin de voir si le


ac

dysfonctionnement se répète ailleurs. Si seule la chaîne que vous


m
om

regardiez n’émet plus, il y a fort à parier que le problème vient


ew ht
W
dr rig

de son émetteur. Par contre, si votre téléviseur ne retransmet plus


An opy

aucun programme, vous n’allez pas contacter la chaîne télévisée


mais plutôt vérifier l’état de votre propre récepteur. Dans 99 %
c

des cas, c’est le récepteur qui est en cause, et non l’émetteur !

Priez avec foi


Dieu est celui qui émet, il est à l’origine de toute bénédiction
matérielle et spirituelle (Éphésiens 1:3), des bénédictions déjà
émises par lui à notre intention. Si vous ne les voyez pas se
manifester dans votre vie, ce n’est pas du fait de l’émetteur divin,
sinon de votre récepteur dont il vous faut vérifier l’état !
Toutefois, la plupart des chrétiens, lorsqu’ils ne ressentent pas
de joie, s’adressent à l’Éternel pour lui demander : « Ô Seigneur
Dieu, où est passée ma joie ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Rends-

18
Vérifiez l’état de votre récepteur

moi la joie de mon salut ! » Avez-vous déjà chanté ce chant de


louange ? C’est une très belle mélodie dont les paroles ont en fait
été inspirées d’un passage de l’Ancien Testament, le Psaume 51,
versets 12 à 14 :
« Ô Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi
un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face,
ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton
salut, et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! »
David a prié cela en repentance du péché qu’il avait commis
avec Bath-Schéba.
Mais qu’un croyant du Nouveau Testament déclare : « Ô

es
Dieu, ne me rejette pas loin de ta face, ne m’abandonne pas » est
une insulte au sacrifice de Jésus. David, lui, n’avait pas la Nou-

tri
is
velle Alliance qui nous assure, quoi qu’il advienne, la présence
in
constante de Dieu à nos côtés. En effet, l’Ancienne Alliance était
M
k

basée sur les œuvres, aussi Dieu se manifestait-il par intermit-


ac

tence. Contrairement à nous, le peuple de l’Ancien Testament


m

n’était ni né de nouveau, ni détenteur de la rédemption éternelle


om

telle que définie dans la Nouvelle Alliance (Hébreux 9:12, 14).


ew ht
W
dr rig

À nous, notre Seigneur a promis : « Je ne te délaisserai point, et


An opy

je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13:5), et « Voici, je suis


avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 :
c

20). En tant que personne née de nouveau, prier la supplication


de David : « Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas
ton esprit saint », sous prétexte que vous ne ressentiriez pas la
présence de Dieu, revient à faire fi des avantages inhérents à cette
Nouvelle Alliance.
Au lieu de faire cette prière pleine de doute, et ensuite vous
demander pourquoi elle n’est pas exaucée, vous devez prier avec
foi ! Car c’est la prière de foi qui sauve les malades (Jacques
5:15), apporte délivrance et joie.

19
Chapitre 2

Priez : « Père, je n’ai pas l’impression que tu sois là, avec


moi. Il n’y a pas, en ce moment dans mon existence, de preuve
concrète de ta présence. Tout semble avoir pris le large. Mais
Père, ta Parole affirme que jamais tu ne me délaisseras ni ne
m’abandonneras, alors je sais que tu es là. Quelle que soit la cause
de mes problèmes, tu n’en es pas l’auteur. Tu ne m’as pas oublié,
et j’en suis conscient. S’il-te-plaît, montre-moi comment j’ai pu
me détourner de toi. Alors que je te cherche, aide-moi à être en
accord avec ta volonté et à libérer cette vie que tu as placée en
moi. Je sais que ton Esprit Saint est toujours présent. Je sais que
tes bénédictions demeurent. Je crois avec assurance que je reçois
les bénédictions que tu me réserves depuis longtemps, et refuse
ce qui ne vient pas de toi ». Voilà ce à quoi ressemble « la prière

es
de la foi » !

tri
is
in
Défendez votre position
M

Il est bien question de combat. Le nôtre consiste à demeurer


k
ac

ancrés dans la victoire que Dieu a remportée pour nous, et non


m

d’en remporter une autre. Cela fait une grande différence !


om
ew ht

De mon passé dans l’armée, j’ai retenu qu’il est beaucoup plus
W
dr rig

facile de protéger une position déjà acquise que de tenter d’en


An opy

prendre une nouvelle. En position défensive au sommet d’une


c

colline, cinq hommes suffisent pour la garder. En revanche, s’il


s’agit de la prendre, cela en nécessite une centaine. En somme,
conquérir une chose que nous ne possédons pas encore requiert
bien plus d’efforts que de défendre ce qui est déjà conquis.
Il est nécessaire que vous croyiez en votre provision divine
(Éphésiens 1:3) : Dieu nous a déjà donné la guérison, la sagesse,
la révélation, la prospérité, la joie, la paix – tout ce dont nous
avons besoin !
Mon enseignement intitulé Esprit, Âme et Corps aborde plus
en profondeur cette vérité. Basé sur la Parole de Dieu, il révèle à
quel point notre esprit né de nouveau est déjà, et pour l’éternité,

20
Vérifiez l’état de votre récepteur

parfait, complet, rempli au maximum de la bénédiction et de la


puissance de Dieu.
Un tiers de notre salut est accompli : notre esprit est totalement
sauvé et identique à celui de Jésus, avec Sa joie, Sa paix, Sa
connaissance, Son amour, Son fruit. Tout ce qui vaut pour Jésus,
vaut pour notre esprit né de nouveau, sans différence aucune. Nul
besoin alors de faire grandir les dons de notre esprit, de les faire
pousser comme des graines soumises à maturation. Leur forme y
est on ne peut plus complète et aboutie. Renouveler notre pensée
et laisser ces dons se manifester au travers de notre personne,
voilà les tâches qui nous incombent.
Dieu a accompli tout cela. Ce n’est pas de la théorie, ce ne sont

es
pas des élucubrations gribouillées quelque part sur un morceau

tri
de papier. Une transformation réelle s’est opérée dans notre
is
in
esprit au moment même de notre nouvelle naissance, conférant
M

à celui-ci amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi,


k

douceur, maîtrise de soi. (Galates 5:22-23, Segond 21). Dans


ac
m

notre esprit, nous sommes donc semblables à Jésus-Christ


om

(1 Jean 4:17 ; 1 Corinthiens 6:17) et détenons la puissance qui l’a


ew ht

ressuscité d’entre les morts (Éphésiens 1:19-20). Il est infiniment


W
dr rig

plus aisé de libérer ce que croyons et savons avoir en nous, que


An opy

d’essayer de l’obtenir !
c

Si vous n’êtes pas absolument convaincu d’avoir reçu tout cela,


alors vous aurez à combattre des pensées négatives, vous disant
que vous ne recevrez pas, ou même pire, vous vous soumettrez
à de telles pensées. Par contre, dès lors que vous savez que ceci
est déjà vôtre en Christ, tout doute à ce sujet est immédiatement
chassé. C’est aussi simple que profond !

Des limites à fixer


Au début de notre ministère, ma femme et moi étions très
démunis. Bien que l’Éternel eût déjà pourvu à nos besoins
financiers, mon manque de considération envers ses préceptes

21
Chapitre 2

empêchait la pleine manifestation de cette provision dans notre


vie. Je transgressais plusieurs des prescriptions contenues dans sa
Parole. Pour tenter de sortir de cette situation, nous luttions par nos
propres forces, jusqu’à ce que j’apprenne certaines vérités sur le
Royaume de Dieu et les mette en application. Dieu nous aimant,
nous ne sommes alors pas morts de faim, mais ce n’est que lorsque
nous avons compris les principes de son Royaume et les avons
concrètement adoptés que la prospérité s’est révélée.
À cette époque, je ne possédais même pas une Bible complète !
Je l’avais emportée avec moi au Vietnam et des livres entiers de
celle-ci s’étaient détachés et avaient été perdus. J’avais également
tant crayonné et surligné de passages qu’elle en devenait totale-

es
ment illisible. Et voilà avec quoi je prêchais dans la petite église

tri
de Seagoville, au Texas : un morceau de Bible !
is
in
C’en était trop ! À tort ou à raison, j’ai décidé de prier en
M

ces termes : « Père, je dois commencer à voir se manifester ta


k
ac

puissance dans ma vie. Si je ne peux pas compter sur toi pour


m

acheter une nouvelle Bible, comment puis-je compter sur toi pour
om

conduire toutes ces personnes au salut, les guérir, les délivrer et


ew ht
W
dr rig

les baptiser du Saint-Esprit ? » Pour clore, j’ai ajouté, déterminé :


An opy

« Seigneur, soit ma foi agit, soit je suis prêt à mourir ici-même !


La suite de mon existence dépend de l’issue de cette bataille ».
c

Pour moi, il n’y avait pas d’autre alternative !


J’ai donc remis à Dieu la question de l’achat d’une nouvelle
Bible. En tout, il m’aura fallu six mois pour économiser la somme
nécessaire et me l’offrir ! Certes, il s’agissait d’une priorité, mais
nos finances extrêmement limitées ne me permettaient pas d’en
acquérir une plus rapidement. Nous étions à ce point en difficulté
financière que mon épouse et moi n’avions parfois pas de quoi
nous nourrir pendant plusieurs semaines, même quand elle était
enceinte de huit mois. Je n’exagère pas lorsque je vous dis qu’il
m’aura fallu six mois pour goûter à cette provision divine d’un
montant de vingt-cinq dollars.

22
Vérifiez l’état de votre récepteur

Pour certains, « avoir des problèmes financiers » signifie ne


posséder que 1000 euros sur son compte en banque et devoir
régler 1100 euros de factures. Pour notre part, nous n’avions pas
de compte en banque, et encore moins d’argent à y déposer !
Parfois, nous partions sans un centime en poche. Ces jours-là, je
ramassais des bouteilles de Coca consignées afin de récupérer un
peu de monnaie pour l’essence.

Affronter le doute
Tout ce temps, Satan n’a eu de cesse de s’acharner. Sans trêve,
j’ai dû combattre le doute. Chaque matin au réveil, pendant six
mois, sont revenues à la charge des pensées telles que : Si tu crois

es
que ça va marcher ! Tu n’y arriveras jamais. Tu n’as même pas
une Bible entière… Tu parles d’un homme de Dieu ! Systéma-

tri
is
tiquement, j’ai dû chasser ces pensées et prendre autorité :
in
« Non ! Dans le nom de Jésus, je proclame que je possède déjà
M

ma nouvelle Bible ! »
k
ac

Un beau jour, est arrivé le moment où j’ai eu suffisamment


m
om

d’argent pour commander, à la librairie, une Bible personnalisée


ew ht

à mon nom. MA Bible ! Une fois la porte franchie, ma nouvelle


W
dr rig

Bible sous le bras, je ne doutais plus de l’obtenir.


An opy

« Évidemment », me direz-vous, « pourquoi douteriez-vous


c

d’obtenir ce que vous avez déjà obtenu ? » Merci pour cette


remarque pertinente ! C’est justement là où je voulais en venir !
Savez-vous pourquoi, immédiatement après avoir prié Dieu de
vous guérir, il vous faut encore contrer la pensée vous convaincant
de votre mort prochaine ? Parce que vous ne croyez pas vraiment
qu’il vous a déjà guéri. Certes, vous croyez que l’Éternel peut
guérir, mais vous attendez encore que Dieu agisse en votre faveur.
Or, cela n’a pas de sens puisque Dieu a déjà libéré sa puissance de
guérison. Il ne s’agit pas d’attendre que Dieu vienne vous guérir,
sinon de vous approprier, comme Dieu l’attend de vous, ce qu’il
a déjà accompli.

23
Chapitre 2

Croyez et recevez !
Si nous reprenons la métaphore de l’émetteur sans faille
(Dieu) et du récepteur défaillant (nous vis-à-vis de lui), le mode
d’emploi du constructeur, à savoir la Parole de Dieu, est indis-
pensable à notre compréhension de ce que l’Éternel a déjà fait
pour nous. Vous y découvrirez comment mettre votre récepteur
en marche, le régler et éliminer les parasites afin d’obtenir la
meilleure réception possible.
Abstenez-vous des « Je compte sur Dieu ! ». Ce n’est pas ainsi
que cela fonctionne. « Lui par les meurtrissures duquel vous avez
été guéris » (1 Pierre 2:24, mise en gras par l’auteur). L’Éternel
attend de vous que vous croyiez et receviez sa provision !

es
tri
Depuis que je dispense cet enseignement, le nombre de ma-
is
lades guéris a considérablement augmenté, car ils ne se limitent
in
M
plus à demander à Dieu la guérison puis à l’attendre. Ils croient
plutôt en ce que Dieu a déjà fait et exercent l’autorité du croyant
k
ac

afin de voir se manifester la provision divine. Les résultats sont


m

impressionnants !
om
ew ht

Joshua, notre fils aîné, est tombé malade au point de voir sa


W
dr rig

vie menacée. Jamie et moi nous sommes battus contre ce mal, lui
An opy

avons résisté avec ténacité et l’état de notre fils s’est amélioré.


c

Cependant, la maladie n’a pas tardé à revenir, et ce plusieurs


années de suite. Après son énième apparition, j’ai demandé au
Seigneur les raisons de cet échec. Il m’a répondu ceci : « Tu te
démènes pour obtenir la guérison de ton fils au lieu de te démener
pour défendre la guérison qui est déjà sienne ». Dès que j’ai saisi
cette vérité, la situation changea complètement.
Ne vous battez pas pour obtenir la guérison, sinon pour
défendre celle qui est déjà vôtre en Christ !
Imprégnez-vous de cette révélation et changez votre attitude
vis-à-vis de tout ce que vous recevez de l’Éternel !

24
Chapitre 3

Accepté et éclairé
« En lui, Dieu nous a choisis [passé composé] avant la
création du monde » (Éphésiens 1:4, Segond 21, crochets ajoutés
par l’auteur).
L’Éternel n’a pas attendu que nous criions à lui en vue d’être
sauvés pour poser son regard aimant sur nous. Il ne s’est pas dit
soudain : « D’accord ! Je vais répondre en leur envoyant mon

es
Fils ». Dieu nous avait préalablement choisis et ses dispositions

tri
divines, telles que notre rédemption et notre provision, étaient
is
déjà choses faites. Il ne nous manquait plus qu’à saisir, par la foi,
in
notre salut, et à nous l’approprier. En effet, si notre responsabilité
M
k

a été de choisir de croire et de recevoir, la provision divine, elle,


ac

nous avait déjà été remise, et ce bien avant l’émergence du besoin,


m
om

avant notre naissance, et avant que nous ne péchions !


ew ht
W
dr rig

En lui, Dieu nous a choisis avant la création du monde


An opy

pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui.


Dans son amour, il nous a prédestinés à être ses enfants
c

adoptifs par Jésus-Christ. C’est ce qu’il a voulu, dans


sa bienveillance, pour que nous célébrions la gloire de
sa grâce, dont il nous a comblés / en laquelle il nous a
rendus [passé composé] acceptables dans le bien-aimé.
Éphésiens 1:4-6 (Segond 21 / version traduite de la bible
anglaise, King James ; mise en gras et
ajout entre crochets par l’auteur)

La plupart des chrétiens essaient de se rendre « acceptables »


aux yeux de Dieu par leurs bonnes actions : ils s’appliquent à
vivre de manière exemplaire, ils lisent la Bible, ils donnent leur
Chapitre 3

dîme, ils jeûnent, etc. Ils semblent perpétuellement vouloir attra-


per une carotte que jamais ils n’atteignent, comme s’ils faisaient
du sur-place sur un tapis roulant déjà bien usé. À chaque fois
qu’ils pensent enfin approcher du but qu’ils se sont fixé, celui-là
se déplace ! La religion tient ces chrétiens dans l’espoir perma-
nent d’obtenir, un jour, l’approbation de Dieu. Ils sont incapables
de voir la vérité rendue évidente dans Éphésiens 1:6, à savoir que
l’Éternel les a déjà « rendus acceptables dans le bien-aimé ».
Le mot grec, restitué en français par l’expression « accep-
tables dans le bien-aimé » (Éphésiens 1:6, version anglaise King
James), est précisément celui employé dans Luc 1:28 (Semeur)
et traduit par « à qui Dieu a accordé sa faveur ». L’ange Gabriel
dit à Marie : « Réjouis-toi, toi à qui Dieu a accordé sa faveur :

es
tri
le Seigneur est avec toi ». Ce terme n’apparaissant que ces deux
is
uniques fois dans le Nouveau Testament, « acceptables dans le
in
bien-aimé » signifie donc « à qui Dieu a accordé sa faveur » !
M
k
ac

Un fait accompli
m
om

Peu de chrétiens croient que l’acceptation, la faveur et l’amour


ew ht

du Seigneur à leur égard sont des faits accomplis. Ne parvenant


W
dr rig

pas à comprendre que tout cela leur appartient déjà, ils continuent
An opy

à y aspirer de tout leur cœur. Dieu nous aime, et son amour ne


c

saurait être plus grand ! Aucun acte, aucune action de notre part
ne peut l’accroître ou le diminuer.
Or, cette conception est à l’opposé de la majorité des ensei-
gnements religieux d’aujourd’hui. En effet, la religion affirme que
l’amour que Dieu nous porte est proportionnel à nos accomplisse-
ments, ce qui est faux ! Éphésiens 1:6 déclare que nous sommes
rendus « acceptables dans le bien-aimé » (mise en italique par
l’auteur). Qui est ce « bien-aimé » ? Jésus, en qui « par son sang,
nous sommes rachetés, pardonnés de nos fautes, conformément à
la richesse de sa grâce » (Éphésiens 1:7, Segond 21).

26
Accepté et éclairé

Nous avons été pardonnés – totalement pardonnés ! À la croix,


Jésus a pris sur Lui tous les péchés que nous avons commis et
confessés. Mais pas uniquement. En effet, tous nos péchés, qu’ils
appartiennent au passé, au présent ou à l’avenir, ont été cloués à la
croix et nous avons été rachetés par le sang de Jésus. C’est ce que
Hébreux 9:12 nomme la « rédemption éternelle ». (Mon message
du même nom aborde en profondeur le chapitre 9 de l’épître aux
Hébreux, dans la seconde partie d’Esprit, Âme et Corps).
S’il nous était demandé de rédiger une prière édifiante que
des croyants pourraient lire et utiliser dans deux mille ans, quelle
serait-elle ? En me basant sur mes années d’expérience auprès
de milliers de fidèles, je peux affirmer que la grande tendance

es
du chrétien de notre époque serait de suggérer une prière du

tri
type : « Mon Dieu, je te demande de répandre ton Esprit sur cette
is
génération. Suscite un réveil parmi ton peuple et agis de façon
in
M
puissante ! Seigneur, en ce jour, fais quelque chose de nouveau
k

sur cette terre ! » En somme, une prière qui se résumerait à :


ac

« Mon Dieu, fais quelque chose ! »


m
om

L’apôtre Paul, lui, priait de manière radicalement opposée :


ew ht
W
dr rig

« Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ,


An opy

le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de


révélation dans sa connaissance ; Qu’il éclaire les yeux
c

de votre entendement ; afin que vous connaissiez quelle est


l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont
les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ;
Et quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur
de sa puissance, conformément à l’efficacité du pouvoir
de sa force. »
Éphésiens 1:17-19 (Ostervald)

Remarquons combien ce que nous prions, « Seigneur, va et


touche cette personne », est diamétralement opposé à ce que Paul

27
Chapitre 3

priait : « Seigneur, je t’en prie, aide-les à voir et à comprendre ce


que tu as déjà fait ».
La confiance habite les prières de ceux qui savent ce que Dieu
a déjà tout accompli.

Prier, ce n’est pas donner un ordre à Dieu


Jésus aime les personnes pour lesquelles nous intercédons
bien plus que nous ne les aimons. Ce n’est pas parce que nous
le lui demandons qu’il les aime et agit dans leur vie. Il les aime
infiniment plus que nous n’en sommes capables ! Pourtant, com-
bien de fois n’avons-nous pas prié pour quelqu’un en pensant :
Seigneur, si tu partages ne serait-ce qu’un peu de l’amour que je

es
porte à cette personne, interviens dans sa vie !

tri
Il y a trente ans de cela, moi aussi je priais ainsi. Tandis que
is
in
j’intercédais pour notre ville, je pleurais, gémissais, suppliais et
M

implorais l’Éternel pour qu’un réveil y ait lieu. Je voulais vrai-


k
ac

ment qu’il agisse dans ce sens. Mon état était tel que j’en suis
m

venu à frapper le mur en criant : « Ô Dieu, si tu aimes les habitants


om

d’Arlington (Texas) presque autant que je les aime, fais souffler


ew ht
W
dr rig

un vent de réveil sur cette ville ! » À la seconde où j’ai prononcé


An opy

cette phrase, j’ai su que quelque chose n’allait vraiment pas dans
ma conception de Dieu.
c

J’étais sûr que l’Éternel répondrait à ma prière, que mes sup-


plications acharnées allaient l’y inciter. Je me représentais Dieu
dans les cieux, les bras croisés, nous regardant, offensé de tant
d’impiété, retirant alors son Esprit et ses bénédictions à cause de
notre comportement. Plaider notre cause auprès de lui le convain-
crait de se tourner de nouveau vers nous. Voilà ce que je pensais
à l’époque. Malheureusement, encore beaucoup de croyants sont
persuadés, à tort, que prier ainsi est la voie adéquate pour générer
un réveil.

28
Accepté et éclairé

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas du tout le réveil spiri-


tuel et l’ensemble de ses bienfaits que je désapprouve, sinon la
démarche que nous adoptons pour l’obtenir.

S’immerger, puiser et libérer


Ce n’est ni en suppliant l’Éternel de répandre son Esprit, ni
en l’implorant d’intervenir dans notre vie afin d’y apporter de la
nouveauté que nous déclenchons un réveil. En effet, celui-ci se
manifeste quand nous nous mettons à croire en ce que l’Éternel a
déjà accompli et à marcher dans cette vie extraordinaire emprunte
de surnaturel qu’il nous a offerte.
Vous voulez expérimenter des réveils sans précédent ? Res-

es
suscitez les morts, redonnez la vue aux aveugles, annoncez la

tri
Bonne Nouvelle aux gens et assistez à leur libération. C’est alors
is
in
que vous verrez des résultats merveilleux !
M

Jésus s’est-il adressé à Dieu pour lui demander de répandre


k
ac

son Esprit ? Non, après avoir été rempli de l’Esprit Saint, Jésus l’a
m

pleinement fait sien, y puisant sans cesse pour le transmettre lui-


om

même à chaque brebis qui s’approchait, baptisant de l’Esprit des


ew ht
W
dr rig

foules entières. Tout ce que nous appelons « réveil » s’est produit


An opy

durant le ministère de Jésus-Christ sans qu’il n’ait à implorer ou


supplier Dieu d’agir. Obéir à l’Éternel, voilà tout simplement ce
c

que Jésus a fait !


Il est vrai que nous avons besoin d’un réveil dans nos pays.
Mais comment l’initier ? Est-ce en recrutant un million de chré-
tiens supplémentaires pour prier, jeûner un jour par semaine, unis
dans cette requête spécifique faite à Dieu ? Non ! Le réveil opère
lorsque nous cherchons le Seigneur de tout notre cœur et que nous
nous mettons à croire en sa provision, à y puiser et à être submer-
gés par ce qu’il a déjà accompli. Si vous avez le feu intérieur de
Dieu, les personnes viendront à lui, attirées par l’embrasement de
son amour en vous.

29
Chapitre 3

Voir et Comprendre
L’apôtre Paul ne priait pas dans le but que Dieu génère de
la nouveauté. Il demandait plutôt : « C’est pourquoi moi aussi,
ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre
charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour
vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le
Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous
donne…» (Éphésiens 1:15-17). Qu’il vous donne quoi ? Quelque
chose de nouveau ? Une nouvelle effusion de l’Esprit Saint ? Des
perspectives spirituelles et matérielles inédites ? Non, rien de tout
cela. Paul souhaitait pour nous « … un esprit de sagesse et de
révélation, dans sa connaissance » (v. 17).

es
Paul priait afin que la connaissance intérieure de ce que Dieu a

tri
is
déjà accompli pour nous nous soit pleinement donnée !
in
M
Dieu nous l’a accordée [c’est déjà fait !] avec abon-
k

dance, en toute sagesse et intelligence. Il nous a fait


ac

connaître le mystère de sa volonté, conformément au


m

projet bienveillant qu’il avait formé en Christ.


om
ew ht

Éphésiens 1:8-9 (Segond 21, ajout entre crochets par


W
dr rig

l’auteur)
An opy
c

En d’autres termes, cette « sagesse » et cette « révélation »


pour lesquelles Paul priait ont déjà été données à chaque chrétien.
Cependant, certains n’en jouissent pas car ils n’ont pas branché,
mis en marche et réglé leur récepteur.
Paul demandait : « Qu’il éclaire les yeux de votre entende-
ment  ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle
vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de
son héritage dans les saints » (Éphésiens 1:18, Ostervald). Vous
n’avez pas besoin que Dieu fasse une chose nouvelle dans votre
vie, mais seulement de voir et de comprendre ce qu’il a déjà fait
pour vous !

30
Accepté et éclairé

En tant que croyants nés de nouveau, nous sommes mainte-


nant plus que vainqueurs en Christ (Romains 8:37). Nous sommes
passés de notre nature d’hommes pécheurs, impies et dénués
de justice à celle de justes et saints en lui (2 Corinthiens 5:17,
21 ; Éphésiens 4:24). Nous avons été délivrés du royaume des
ténèbres et transportés dans le royaume du Fils bien-aimé de Dieu
(Colossiens 1:13). La même puissance (Éphésiens 1:19-20), la
même vie (Galates 2:20), la même sagesse (1 Corinthiens 1:30),
la même victoire (1 Corinthiens 15:57), la même onction (1 Jean 
2:20) et la même foi (Galates 2:20) qu’avait Jésus résident main-
tenant en nous. Vous n’avez besoin de rien d’autre... si ce n’est
d’une révélation de ce que vous avez déjà !
C’est pourquoi Paul priait : « Qu’il éclaire les yeux de votre

es
tri
entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance
is
à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la
in
gloire de son héritage dans les saints » (Éphésiens 1:18, Oster-
M

vald). Nous sommes les saints en question !


k
ac
m

Fixez votre attention sur sa gloire en vous !


om
ew ht

La plupart des personnes s’imaginent comme lointaine la


W
dr rig

gloire de Dieu, là où demeure la splendeur des cieux et où les


An opy

portes ne sont faites que d’une seule perle, les rues sont pavées
c

d’or pur, les châteaux sont immenses… (Apocalypse 21:21).


Mais, Éphésiens 1:18 révèle que « les richesses de la gloire de
son héritage » sont, en réalité, « dans les saints ». En somme, ce
qui est déjà en nous brille davantage que les richesses des cieux !
Vous pensez probablement que cela est impossible. Pour-
quoi ? Vous vous regardez dans le miroir et voyez des boutons,
des cheveux gris, des bourrelets... puis, vous évaluez votre état
émotionnel et constatez que la paix et la joie sont, dans votre
existence, aux abonnées absentes.

31
Chapitre 3

Aussi concluez-vous : « Il y a erreur, la gloire de Dieu ne peut


pas être en moi ! » Mais si ! Elle est bien en nous ! Néanmoins, il
est vrai qu’elle ne se trouve ni dans notre corps ni dans notre âme
mais dans notre esprit né de nouveau !
Notre esprit ne peut être perçu par nos cinq sens ou même être
« ressenti » par notre âme (notre personnalité : notre intelligence,
notre volonté, nos émotions et notre conscience). Alors, nous
devons appréhender qui nous sommes et ce que nous possédons
spirituellement, au travers de la Parole de Dieu, puis y croire par
la foi. Nombre de chrétiens ignorent cette vérité : la gloire de
l’Éternel habite déjà à l’intérieur de nous, dans notre esprit.
Si vous en aviez la révélation, la dépression n’aurait plus

es
aucune prise sur vous ! En effet, vous ne sauriez rester démoralisé

tri
si vous connaissiez véritablement l’espérance liée à votre appel et
is
in
les richesses de la gloire de l’héritage de Dieu qui sont en vous,
M

aujourd’hui. Pour demeurer dans l’abattement, il vous faudrait


k

faire fi de cette révélation et ne vous concentrer que sur le monde


ac

physique où règnent vos circonstances et toutes les choses néga-


m
om

tives de votre existence. Mais si vous fixez votre attention sur qui
ew ht
W
dr rig

vous êtes et ce que vous avez en Christ, reconnaissant que ceci est
An opy

acquis et que la gloire dont vous ferez l’expérience pour l’éternité


est déjà en vous, la dépression vous quittera et laissera place à une
c

vie victorieuse. De quoi hurler et danser de joie, n’est-ce pas ?

32
Chapitre 4

Sa puissance en vous
L’apôtre Paul priait que nous comprenions :
… quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie gran-
deur de sa puissance, conformément à l’efficacité du
pouvoir de sa force, qu’il a déployée en Christ, quand il
l’a ressuscité des morts, et qu’il l’a fait asseoir à sa droite
dans les lieux célestes, au-dessus de toute principauté, de

es
toute puissance, de tout pouvoir, de toute domination, et

tri
de tout nom qui se puisse nommer, non seulement dans
is
ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir. Et il a
in
M
mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef
k

suprême de l’Église, qui est son corps, et la plénitude de


ac

celui qui remplit tout en tous.


m
om

Éphésiens 1:19-23 (Ostervald)


ew ht
W
dr rig

Dieu veut que « nous qui croyons » voyions « l’infinie gran-


An opy

deur de sa puissance ». Celle-là même qui a relevé Jésus-Christ


c

d’entre les morts !


N’avez-vous jamais prié l’Éternel de vous donner plus de
puissance ? À votre avis, où la puiserait-il ?
Éphésiens 1:19-20 affirme que nous avons déjà, en nous, cette
même puissance qui a ressuscité Jésus-Christ. Une résurrection
qui est, encore à ce jour, la plus grande des manifestations de la
puissance de Dieu !
En effet, même la création de l’Univers, l’ouverture de la
Mer Rouge en deux ou toute autre œuvre accomplie par l’Éternel
a nécessité bien moins de puissance qu’il en a fallu pour que
Chapitre 4

Jésus-Christ revienne à la vie. Si nous avions pu, à ce moment-là,


mesurer la puissance libérée, il est certain que tous les indicateurs
de notre compteur auraient affiché le niveau maximal, voire au-
delà ! Pourquoi ? Parce que Satan et ses démons ont tout tenté
pour empêcher la résurrection de Jésus... en vain !

Échec au diable !
La grande église que je fréquente organise, à chaque fête de
Pâques, un spectacle très élaboré. Une année, nous pouvions y
voir le diable harceler Jésus sur le mont de la Tentation, se frayer
un chemin dans la foule qui hurlait et martelait : « Crucifiez-le ! ».
Ensuite, aidé de ses démons, Satan s’appuyait de toutes ses forces
contre la lourde pierre scellant le sépulcre de Jésus afin d’en blo-

es
quer l’issue. Soudain, une explosion y retentissait dans un épais

tri
is
nuage de fumée, projetant la pierre sur le diable, vaincu, écrasé.
in
Alors, Jésus sortait triomphant du tombeau et, sur la lourde pierre,
M

se tenait victorieusement. En dépit de toute la force déployée pour


k
ac

entraver la résurrection de Christ, Satan et ses acolytes avaient


m

échoué dans toutes leurs tentatives.


om
ew ht

Bien que cette mise en scène n’ait pas été la réplique exacte des
W
dr rig

événements, elle a eu le mérite d’illustrer, de façon symbolique,


An opy

une vérité spirituelle : Satan a fait tout ce qui était en son pouvoir,
c

bien mince face à la puissance inégalable de Dieu, pour empêcher


ce miracle. Assurément, la résurrection de Jésus-Christ est bel et
bien la plus grande démonstration qui soit de la puissance divine !
Et, nous avons justement en nous cette même puissance de
résurrection ! Elle n’est pas quelque part dans les cieux mais bel
et bien dans notre esprit né de nouveau. Nous n’avons nul besoin
d’en posséder davantage. Il nous suffit de croire que nous en
sommes déjà les détenteurs, de découvrir comment elle agit, ainsi
que les lois qui la régissent, et enfin de les mettre en pratique.
Une fois cette révélation reçue, vous ne cautionnerez plus grand-
chose de la tradition religieuse qui passe pour de la foi chrétienne.

34
Sa puissance en vous

Des commandants, non des mendiants


Votre manière de prier en sera radicalement transformée car
vous cesserez de supplier Dieu : « Seigneur, je ne suis rien et je
n’ai rien, mais je crois que tu peux tout faire. Viens et agis dans
ma vie ! » Au lieu de cela, porté par les vérités et révélations du
Nouveau Testament, vous serez habité par une hardiesse qui vous
conduira à déclarer à Dieu : « C’est vrai qu’en moi-même, je ne
suis rien. Ma condition humaine ne me confère ni vertu ni mérite.
Mais, j’ai une alliance avec toi, Père. Grâce à elle, je suis une toute
nouvelle créature, dotée d’un esprit né de nouveau où demeure la
même puissance qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts.
Ta Parole affirme que toute personne à qui j’imposerai les mains

es
sera guérie, et j’y crois fermement ! » Puis, vous vous lèverez,

tri
vous vous saisirez de votre autorité et libèrerez la puissance de
is
in
Dieu en vous.
M

C’est précisément ce que Pierre a fait lorsqu’il a vu le boiteux


k

à la porte du temple. Réalisant la puissance de Dieu en lui, Pierre a


ac
m

dit à cet homme : « Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le


om

donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche »


ew ht
W

(Actes 3:6). Comme le révèlent les deux versets suivants : « Et


dr rig

le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses


An opy

pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout,


c

et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant,


sautant, et louant Dieu » (Actes 3:7-8).
Par l’expression « ce que j’ai », Pierre ne faisait pas référence
à ses propres capacités mais à la puissance divine de résurrection
présente dans son esprit né de nouveau. La plupart des églises
actuelles vous excommunieraient si vous teniez un tel discours,
arguant que vous n’êtes pas en mesure de tout accomplir, ce qui
est vrai d’un point de vue strictement physique, mais non dans
notre vrai « moi », notre esprit né de nouveau. La vie de résurrec-
tion de Dieu nous a été donnée !

35
Chapitre 4

Fort de cette révélation, vous deviendrez un commandant,


non plus un mendiant qui supplie Dieu d’agir, tout en restant là,
prostré : « Le médecin m’a annoncé que j’allais bientôt mourir, et
je ne peux rien y changer. Ô Seigneur Dieu, je t’en prie, guéris-
moi ! » Prier ainsi signifie que, en réalité, vous ignorez que la
même puissance de résurrection de Christ se trouve désormais
en vous. En revanche, si vous prenez toute la mesure de cette
vérité, vous passerez de l’état d’individu vulnérable, plaintif et
grincheux à celui de chrétien assuré, usant de votre autorité pour
exiger du diable qu’il se tienne à distance de ce que Dieu vous a
donné. Une tout autre attitude, n’est-ce pas !
Plutôt que de vivre pétrifié, caché dans un coin, implorant

es
Dieu de vous débarrasser du diable, vous lui ferez face et direz

tri
« Où est-il ? Je défie Satan de montrer sa figure hideuse. Je vais
is
le combattre jusqu’au bout car j’ai l’autorité et la puissance ! »
in
M
L’impact ne sera pas qu’émotionnel, il s’en ressentira dans cha-
k

cun de vos accomplissements !


ac
m

Une puissance de feu supérieure


om
ew ht

Lorsque, jeune soldat, je suis arrivé pour la première fois au


W
dr rig

Vietnam, ma compagnie a essuyé une lourde attaque de l’enne-


An opy

mi. Face à nous, nul guérillero sinon des troupes nationales com-
c

munistes bien équipées et entraînées. Cinq mille de ces hommes


entouraient le sommet de la montagne où seuls cent vingt soldats
américains étaient postés. Nous étions donc en « alerte rouge ».
Au lieu de monter la garde à tour de rôle comme à l’accoutumée,
l’intégralité de la compagnie devait rester éveillée toute la nuit
afin de protéger ses abris.
La première nuit, j’ai finalement monté la garde tout seul
car les autres soldats qui étaient assignés au même abri que moi
s’étaient endormis. Je leur ai rappelé que nous étions en alerte
rouge, mais cela n’a eu aucun effet sur eux. La nuit suivante, trop

36
Sa puissance en vous

fatigué pour recommencer de même, j’ai insisté auprès de mes


camarades pour qu’ils me soutiennent dans cette tâche.
Pour réponse, l’un d’eux a rétorqué : « Toi, tu dois être nou-
veau ! ». J’ai acquiescé, ce qui les a bien fait rire. C’est alors
qu’ils m’ont expliqué que notre puissance de feu était tellement
supérieure à celle de nos ennemis que, si ces derniers s’avisaient
de se montrer, nous les balayerions en à peine quelques minutes.
Ensuite, ils m’ont parlé de toutes les armes dont nous disposions
et précisé leur degré de puissance. Pendant cette alerte rouge,
un hélicoptère de combat Huey n’allait cesser de patrouiller au-
dessus de nos têtes. Une seule de ses mitrailleuses de calibre
cinquante pouvait cribler de balles une zone de la taille d’un

es
terrain de football, à raison d’un impact tous les quinze centi-

tri
mètres (sachant que le simple souffle d’une balle d’un tel calibre
is
tue tout individu présent dans ce rayon) ! La supériorité de nos
in
armes m’a tant stupéfié que j’ai pu, comme les autres, trouver
M
k

rapidement le sommeil.
ac
m

Dans ce cas précis, mon anxiété était due à mon manque de


om

connaissance. Toutefois, dès lors que j’ai appris que nous possé-
ew ht
W
dr rig

dions une panoplie d’armes puissantes, la crainte a laissé place à


la confiance. Bien sûr, je continuais à faire preuve de vigilance,
An opy

de prudence et de sagesse mais, à partir de ce moment, j’ai pu


c

dormir. Je n’étais pas vraiment un va-t-en-guerre, cependant je


me disais que si nous devions nous battre, il valait mieux que
cela se fasse à nos conditions. Je défiais l’ennemi d’essayer de
nous attaquer.
Alors cessez de larmoyer, de geindre, d’implorer Dieu !
Identifiez plutôt ce que Jésus a déjà accompli et apprenez à libérer
ce qu’il vous a ainsi confié. À mesure que vous agirez tel le
commandant que votre nouvelle naissance vous mandate d’être,
la crainte s’effacera au profit de la confiance !

37
Chapitre 4

La majorité l’emporte toujours !


Pour ce faire, appropriez-vous la prière de Paul : « Père, j’ai
certes un aperçu de ces vérités, mais il m’en manque la pleine
révélation ! Éclaire les yeux de mon entendement et aide-moi
à voir l’espérance de mon appel en Toi. Éclaire-moi afin que je
comprenne les richesses de la gloire et l’infinie grandeur de ta
puissance, celle qui a ressuscité Jésus, car tu les as disposées dans
mon esprit né de nouveau. Père, donne-moi la révélation de ce
que je possède déjà ! »
Abstenez-vous des « mon Dieu, donne-moi davantage. Je n’ai
pas suffisamment. Je sais que tu peux tout, mais moi je ne peux
rien ». Oui, cela est vrai concernant notre être charnel, c’est-à-dire

es
en dehors de notre esprit né de nouveau. Or, nous ne sommes pas

tri
is
seulement constitués de chair ! Une partie de nous, jouissant de la
in
nouvelle naissance, a maintenant en elle toute la vie, la victoire et
M

la puissance de Christ.
k
ac

En notre esprit, nous sommes désormais, et pour l’éternité,


m

ce que Jésus est en cet instant. Il ne nous est pas nécessaire que
om
ew ht

Dieu fasse quelque chose d’inédit. La révélation de ce qu’il a déjà


W
dr rig

accompli, voilà notre véritable besoin !


An opy

Trois parties distinctes nous composent : l’esprit, l’âme et le


c

corps (1 Thessaloniciens 5:23). Notre esprit né de nouveau est


créé selon Dieu et lui appartient pour toujours (Éphésiens 4:24 ;
1 Corinthiens 6:17 ; 1 Jean 4:17). D’un côté, si votre âme – à
savoir votre partie mentale et émotionnelle – est renouvelée et
croit que ce que la Parole de Dieu atteste demeure dans votre
esprit, vous jouirez de la vie et de la puissance de Dieu qui s’y
trouvent (esprit + âme = 2 contre 1, en faveur de l’esprit). De
l’autre, si votre âme donne raison à votre corps (ou chair), la vie
et la puissance de Dieu ne pourront, dans le domaine naturel, se
manifester (âme + corps = 2 contre 1, en défaveur de l’esprit), la
majorité l’emportant toujours !

38
Sa puissance en vous

Laissez la connaissance acquise par vos sens vous dominer et


votre âme s’associera à votre corps faisant alors barrage au flot
de la vie et de la puissance de Dieu en vous. Quand seul ce que
vous voyez, goûtez, entendez, sentez, touchez, est au contrôle de
vos pensées, vous ne pouvez qu’arriver à cette conclusion : « Si
j’avais vraiment en moi la puissance de résurrection de Dieu, je
la sentirais ! Puisque je ne ressens rien, c’est que je ne dois pas la
détenir ! » Et voilà comment la puissance surnaturelle de Dieu
dans votre esprit ressuscité se retrouve coupée du reste de votre
être et donc empêchée de se manifester.

Des larmes à sécher

es
« J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune
mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire

tri
qui va se révéler en nous ». is
in
Romains 8:18, Semeur (mise en gras par l’auteur)
M
k
ac

Il est intéressant de noter que la gloire ne va pas « se révéler »


m

à nous mais « en nous ». En effet, Dieu ne va pas nous remettre


om

sa gloire à notre arrivée dans les cieux mais nous affranchir de


ew ht
W
dr rig

toute pensée charnelle. Aussi, nous aurons la capacité de voir


An opy

clairement ce qui était déjà en nous !


c

Et c’est précisément ce constat qui nous fera verser les larmes


que Dieu devra sécher, et non l’entrée in extremis de tant d’indivi-
dus dans les lieux célestes. Tandis que nous y recevrons la pleine
révélation de ce qui était déjà nôtre, nous nous mettrons à pleurer,
à gémir et à rager d’avoir permis au diable, pendant tout ce temps,
de nous voler. Car, intimidés par les mensonges de l’ennemi, nous
suppliions et implorions Dieu d’accomplir des choses qu’il avait
déjà faites. Parce que nous n’avions pas foi en ce que l’Éternel
avait réalisé, nous vivions bien en deçà de nos privilèges en Christ
et laissions le diable nous maltraiter, et ce sans raison. C’est pour-
quoi il y aura tout d’abord des pleurs et des gémissements. Puis,

39
Chapitre 4

le Seigneur nous consolera de manière surnaturelle afin que nous


puissions nous réjouir de notre présence dans les cieux !
Rien à voir avec la façon de penser habituelle, n’est-ce pas ! Je
rencontre constamment des personnes si déprimées, découragées,
vaincues qu’elles s’offensent de la teneur de mes messages. Elles
me perçoivent comme insensible, indifférent à leurs problèmes et
peu au fait de ce qu’est la souffrance. Je ne glorifierai pas le diable
en dressant la liste de toutes les difficultés que j’ai pu connaître
dans ma vie, mais il m’est arrivé d’être si meurtri que je pensais
être incapable de m’en relever. J’ai traversé des événements qui
me dépassaient totalement. Pourtant, aujourd’hui, je suis vivant et
bien portant ! Ce sont les vérités que je partage ici avec vous qui
m’y ont aidé.

es
tri
Aujourd’hui, notre « foi chrétienne » est imprégnée de ces
is
in
philosophies du monde qui encouragent l’individu à se focaliser
M

sur la quête de son propre bien-être et à accorder à ses émotions


k
ac

une attention toute particulière. Beaucoup se complaisent dans


leur souffrance au lieu de la surmonter. Ils préfèrent susciter la
m
om

pitié, ses démonstrations et les « Oh oui, c’est vraiment affreux


ew ht
W
dr rig

ce qui vous arrive ! », plutôt que de sortir de cette douleur. Bien


An opy

souvent, la recherche de ces « réconforts » momentanés est supé-


rieure au désir de trouver la solution qui libérerait durablement.
c

LA solution
Je ne suis pas indifférent à la souffrance, mais je glorifie
LA solution. « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous ren-
dra libres » (Jean 8:32, Segond 21). Or Satan se sert de votre
méconnaissance de la Parole de Dieu pour vous maintenir dans
l’esclavage : «  Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque
la connaissance  » (Osée 4:6). En d’autres termes, ce que vous
ignorez vous tue !
Je sais bien que chaque individu a son lot de difficultés et il
est impossible de croire parfaitement et d’opérer entièrement dans

40
Sa puissance en vous

la foi. Je compatis envers ceux qui traversent des épreuves, mais


dans ces situations en apparence inextricables, la bonne attitude à
adopter est de dire : « Père, il est vrai qu’au travers de la mort, de
la mise au tombeau et de la résurrection de Jésus-Christ, tu as déjà
pourvu à l’ensemble de mes besoins. Tout est déjà dans mon esprit
né de nouveau. Par conséquent, je vais me lever dans le nom de
Jésus et te croire. Je décide dans mon cœur de m’approprier ce qui
est légitimement mien et de quitter cette pagaille ! »
Vous n’aspirez qu’à vous complaire dans la douleur et dans
la pitié qui vient des autres ? Si oui, arrêtez de sucer votre pouce
et grandissez ! Au lieu de rester là, assis avec votre mine triste,
reconnaissez ce que Jésus a déjà fait pour vous.

es
Soyez-en sûr, mon but est d’aider, non de blesser. Actuelle-

tri
ment, notre prétendue foi chrétienne est tellement empreinte de
is
in
passivité et contraire à cette vérité que bon nombre de chrétiens
M

continueront d’être offensés à l’écoute ou à la lecture de mes


k
ac

messages. Je vous invite vivement à considérer avec attention ce


m

que j’expose ici.


om
ew ht

Comprendre cette réalité m’a libéré et m’a permis d’avancer à


W
dr rig

un niveau de victoire plus élevé que jamais auparavant.


An opy

Dans ma vie, j’ai accompli des choses irréalisables par mes


c

seules capacités humaines. En plus de trente-cinq ans, je n’ai


connu ni dépression, ni découragement, ni défaite. J’ai vu des
morts revenir à la vie, des aveugles recouvrer la vue et des ma-
lades en phase terminale être guéris. C’est parce que j’ai appris
à coopérer avec la puissance de Dieu qui réside en moi que tout
cela a été possible.

Pour vous, directement de la part de Dieu !


Ce que je suis en train de vous prêcher fonctionne ! Même
quand, autour de moi, tout semble s’écrouler, ces vérités me

41
Chapitre 4

maintiennent stable. Recevez cette révélation et elle agira de


même pour vous !
Aussi, je vous encourage à vous saisir des prières de Paul :
celle d’Éphésiens 1:17-23 que vous pouvez associer à celle
d’Éphésiens 3:16-21. Puis, priez-les, priez-les encore et encore,
non pour demander à Dieu d’agir mais pour que « les yeux de
votre entendement » voient l’ampleur de ce qu’il a déjà accom-
pli. Croyez-moi, Dieu désire que vous ayez cette révélation bien
plus que vous, vous ne la voulez. Ouvrez simplement votre cœur
et commencez à la briguer en disant : « Mon Dieu, je ne peux
pas continuer sans une révélation de ce que tu as déjà fait. Je
refuse de continuer à te solliciter, à te supplier même, pour que tu

es
accomplisses ce que tu as déjà fait. Il me faut cette révélation ! »

tri
Tandis que vous chercherez sincèrement l’Éternel, ces vérités
transformeront totalement votre existence. is
in
M

Il ne s’agit pas d’une révélation à obtenir une fois pour toutes.


k
ac

Bien au contraire, elle doit faire partie intégrante de votre vie


m

chrétienne de tous les jours. Le reste de cet ouvrage développera


om

encore davantage ce sujet qui, je le crois, vous sera très bénéfique.


ew ht
W
dr rig

Mais, ce dont vous avez le plus besoin est que le Saint-Esprit


An opy

vous révèle personnellement ces vérités, qu’elles ne restent pas


au stade de la simple connaissance intellectuelle, sinon qu’elles
c

parviennent à celui de connaissance révélée pour vous, directe-


ment de la part de Dieu !
Je me joins à vous dans la prière et demande au Seigneur que
ce message vous aide à recevoir pleinement la révélation que ses
bénédictions sont déjà vôtres !

42
Chapitre 5

Par la grâce, au moyen de la foi


L’épître aux Éphésiens a été écrite afin de nous révéler ce que
Dieu a déjà accompli. Les prières qu’elle contient ne sont pas des
requêtes déposées auprès de l’Éternel pour que nous obtenions de
lui une chose nouvelle, mais pour que « les yeux de notre entende-
ment » soient éclairés sur ce qui nous appartient déjà (Éphésiens
1:17-18, Ostervald).
Vous remarquerez que les deux premiers chapitres sont rédi-

es
gés au passé. Au chapitre 2, verset 1, l’apôtre Paul nous dit : « Et

tri
vous, il vous a vivifiés [rendus vivants], vous qui étiez morts par
in
is
vos offenses et par vos péchés » (ajout entre crochets par l’auteur.
M

Version traduite de la Bible anglaise, King James).


k
ac

En revanche, Paul ne dit pas : « Vous pouvez être vivifiés à


m

condition que vous croyiez, que vous recherchiez Dieu et que vous
om
ew ht

le sollicitiez ». Au contraire ! Tout ce qui y est inscrit exprime


W
dr rig

clairement la notion d’acquis. Les bénédictions de Dieu sont bel


An opy

et bien déjà vôtres ! L’Éternel vous a préalablement « vivifiés ».


c

Vivant !
Si vous avez accepté Christ comme votre Sauveur, vous avez
été rendu vivant. Bien que la puissance vivifiante du Seigneur
ait été acquise par son sacrifice à l’intention de tous - chrétiens
comme non-chrétiens - le non-croyant, lui, n’en bénéficie pas en-
core, ni n’est « vivifié », contrairement au croyant né de nouveau.
Quoique votre esprit soit plus que jamais vivant, il est possible
que vous n’ayez pas, à ce jour, rendu manifeste la vie de Dieu en
vous. En effet, votre être physique peut tout à fait être en souf-
france et votre âme continuer de lutter contre la dépression alors
Chapitre 5

que votre esprit né de nouveau est aussi vivant que l’est Jésus.
Rien ne sert donc de vous escrimer à le devenir : la puissance de
résurrection de Dieu se trouve déjà en vous, dans votre esprit ! Et,
au moyen de la foi, vous pouvez amener cette vie puissante à se
déverser de celui-ci à votre âme et votre corps.
Priez en accord avec la Parole de Dieu, vous appliquant à
discerner votre identité et votre héritage en Christ. Ne vous mettez
pas à solliciter l’Éternel avec incrédulité en émettant des propos
contraires à sa Parole : « Seigneur, je suis mort. Il n’y a rien de
bien dans mon existence. Je suis sans vie ». Dites plutôt : « Père,
je te remercie car la vie de résurrection est assurément en moi. Le
médecin affirme que je suis mourant. La mort est à l’œuvre dans

es
mon corps aussi vais-je, à l’intérieur de mon être, puiser de ta vie.

tri
Je te remercie car tout est accompli. Dorénavant, je m’empare
is
de cette autorité qui est mienne et proclame : ‘dans le nom de
in
M
Jésus, je commande à la maladie de partir et à la guérison de se
k

manifester !’ » Telle est l’attitude à adopter puisque vous avez


ac

déjà été vivifié !


m
om

Dans lesquels (vos offenses et vos péchés) vous avez


ew ht
W
dr rig

marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le chef


An opy

de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans


les fils de la désobéissance.
c

Éphésiens 2:2 (Darby)

Notons que le fait de suivre Satan et d’être dominé par lui


appartient au passé. Vous pensez peut-être : Je suis chrétien et
pourtant je suis toujours assujetti au diable. S’il en est ainsi, c’est
que le verset 1 de ce chapitre ne constitue pas une réalité pour
vous. Vous ne comprenez pas comment vous avez été rendu vivant
et délivré de la mort que renfermaient vos offenses et vos péchés.
Lorsque vous saisissez cette vérité, vous vous affranchissez de
l’emprise du péché et expérimentez la victoire. Finie la défaite !

44
Par la grâce, au moyen de la foi

Pour autant, cela ne signifie pas que vous ayez atteint la


perfection et que vous ne commettiez jamais d’erreurs. Mais,
parce que vous avez désormais conscience et reconnaissez que
Christ a déjà tout accompli (à savoir, que vous avez en vous la
vie de résurrection et que vous êtes comme lui dans l’esprit), la
victoire est obligatoirement et inévitablement vôtre.
Afin que la communication de ta foi puisse devenir
efficace [commence à agir] en reconnaissant tout le bien
qui est en toi en Christ Jésus.
Philémon 1:6 (version traduite de la bible anglaise,
King James ; crochets ajoutés par l’auteur)

es
Tandis que vous reconnaissez la présence en vous de tous

tri
les dons du Christ, votre foi agit et vous voyez la victoire
is
prendre place dans votre vie, physiquement, émotionnellement,
in
financièrement, etc.
M
k
ac

Nouvelle nature / Nouvelle assise


m
om

Parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé


ew ht

autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplis-


W
dr rig

sant les volontés de la chair et des pensées ; et nous étions


An opy

par nature des enfants de colère, comme aussi les autres.


c

Éphésiens 2:3 (Darby)

De nouveau, le temps employé ici est le passé. Certains


s’exclament : « La chair est toujours à l’œuvre en moi ! » Si
tel est votre cas, c’est que vous ignorez que tout est déjà à votre
disposition dans votre esprit. Vous n’avez jamais été aussi parfait !
Comme vous n’assimilez ni n’identifiez les bonnes choses qui se
trouvent en vous, par votre position en Christ, vous continuez
d’être dominé par la chair.
Votre nature a été changée, cela est indéniable ! Votre ancienne
nature, qui vous contraignait à vivre dans le péché, n’existe plus.

45
Chapitre 5

En effet, elle est morte et a été enterrée à l’instant même où vous


avez accepté Christ. Votre nouvelle nature – votre esprit né de
nouveau – a été créée dans la « justice » et la « véritable sainteté »
(Éphésiens 4:24, termes entre guillemets extraits de la version
traduite de la Bible anglaise, King James). Si vous vous battez
toujours contre vos vieux désirs de péché, c’est uniquement dû
au non-renouvellement de votre intelligence. Plus cette dernière
sera transformée par la Parole de Dieu, moins vous expérimen-
terez ces anciens désirs, et ce au profit de votre nouvelle nature.
(Encore une fois, ce sujet est approfondi dans mon enseignement
intitulé Esprit, Âme et Corps.)
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du

es
grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts

tri
par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est
par grâce que vous êtes sauvés) (...) is
in
M

Éphésiens 2:4-5
k
ac

Dans ce passage, le passé est toujours le temps choisi car


m
om

nous avons déjà été « rendus à la vie ». L’Éternel nous aimait :


ew ht

il l’a accompli !
W
dr rig
An opy

Il nous a ressuscités [passé composé] ensemble, et


nous a fait asseoir [passé composé] ensemble dans les
c

lieux célestes, en Jésus-Christ.


Éphésiens 2:6 (crochets ajoutés par l’auteur)

Nulle question de partir à la recherche de cette position en


Christ, ni d’essayer de l’atteindre : elle se reçoit comme un don.
Cela est accompli. Nous avons déjà une relation avec Dieu, nous
sommes spirituellement ressuscités et désormais assis avec Christ
dans les lieux célestes.

46
Par la grâce, au moyen de la foi

Sodium & Chlore


Afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse
de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car
c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la
foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce
n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.
Éphésiens 2:7-9

C’est un passage fort et connnu des Écritures. L’ayant souvent


lu, beaucoup de personnes présument savoir ce qu’il signifie.
Elles le survolent, ne lui accordant que peu de temps et d’efforts,
et n’en tirent donc pas pleinement profit.

es
Nous avons été sauvés par la grâce, au moyen de la foi. Ni

tri
is
par la seule grâce, ni par la foi seule. Le salut s’opère bien par la
in
grâce, au moyen de la foi.
M
k

Pour m’assurer que tous saisissent cette vérité, j’insiste par-


ac

fois plus sur l’une que sur l’autre. Par exemple, lorsque quelqu’un
m

soutient : « Je crois qu’il faut être saint, payer sa dîme, être bap-
om
ew ht

tisé… pour être sauvé », je réponds : « Non, c’est par la foi que
W
dr rig

nous sommes sauvés, notre foi en ce que Jésus a fait, et non ce


An opy

que nous faisons pour lui ». Il n’est donc pas inexact de mettre
c

l’accent tantôt sur « c’est la grâce qui sauve » et tantôt sur « c’est
la foi qui sauve » si le croyant ne fait pas l’impasse sur l’une des
deux. Mais, techniquement parlant, nous ne sommes pas unique-
ment sauvés par la grâce ou par la foi mais par la combinaison
des deux. Nous sommes sauvés par la grâce, au moyen de la foi !
La grâce et la foi sont semblables au sodium et au chlore. En
effet, ingérer seul l’un de ces deux composants est toxique, voire
mortel à une certaine dose. En revanche, si vous les mélangez
ensemble, vous obtenez du chlorure de sodium, c’est-à-dire du
sel (de table), un aliment indispensable à la vie. Il en va de même
pour la grâce et la foi !

47
Chapitre 5

La grâce seule (sans la foi) ne sauve pas ! Dans sa grâce,


l’Éternel a pourvu au salut de tous au travers de la mort, de la mise
au tombeau et de la résurrection de Jésus-Christ. La grâce de Dieu
est la même pour tous ; pourtant, tous ne sont pas sauvés. Pourquoi
? Parce que bien que l’Éternel nous ait fourni la provision divine
nécessaire au salut (la grâce), il reste à chacun de se l’approprier
par la foi.
Quant à la foi (sans la grâce), elle ne sauve pas non plus ! Nous
devons placer notre foi en Jésus-Christ et en ce qu’il a accompli
par la rédemption (la grâce). Si vous placez ailleurs votre foi
(mener une vie sainte, payer la dîme, lire la Bible, aller à l’église,
etc.), elle ne produira pas le salut. Votre foi est soit en Jésus et
ce qu’il a fait (la grâce), soit en vous-même et ce que vous faites

es
tri
(les œuvres). C’est aussi simple que cela ! La foi biblique repose
is
toujours sur la croyance en Jésus et l’appropriation de la grâce
in
qu’il nous a préalablement offerte.
M
k
ac

Grâce et Foi
m
om

Je suis un enseignant de la grâce : dans mes prêches et ensei-


ew ht

gnements, je souligne ce que Dieu a fait pour nous. C’est pourquoi


W
dr rig

bon nombre des « défenseurs de la foi » me récusent, concluant


An opy

qu’en faisant ainsi, je minimise l’importance qu’ont nos actions


c

pour le Royaume de Dieu.


Or, je suis également un enseignant de la foi, dans le sens où je
mets en avant notre responsabilité de répondre positivement à ce
que Dieu a déjà fait... heurtant, pour le coup, la foule des « férus
de la grâce » qui pense que j’accorde trop de crédit à nos actions.
Globalement, le Corps de Christ se retrouve divisé en deux
grands camps : celui des défenseurs de la grâce et celui des défen-
seurs de la foi. Les deux ont des difficultés à mutuellement se
comprendre et se critiquent l’un l’autre, chacun tendant à pousser
ses convictions à leur paroxysme.

48
Par la grâce, au moyen de la foi

D’un côté, les partisans de la grâce n’aiment pas entendre


prêcher sur la foi, considérant cette dernière comme un devoir
d’agir au détriment de la grâce de Dieu. Ils enseignent que la
vie chrétienne repose entièrement sur la grâce et que la foi ou
croyance n’intervient nullement. C’est en cela que la grâce,
envisagée seule, tue !
De l’autre, les partisans de la foi n’aiment pas entendre prêcher
sur la grâce, obnubilés par ce qu’ils doivent faire. Ils préfèrent
notamment débattre sur la manière de s’édifier soi- même dans la
foi et sur ses bienfaits. D’ailleurs, ses prédicateurs évitent de faire
mention de la grâce, de crainte que leurs brebis en deviennent
moins combatives et que cela n’entrave leurs réalisations. C’est

es
en cela que la foi, envisagée seule, tue aussi !

tri
Toute erreur d’interprétation provient d’une vérité de la Parole
is
in
de Dieu sur-évaluée aux dépens d’autres vérités complémentaires.
M

Prenez une vérité biblique, exaltez-la à l’exclusion de toutes les


k

autres nécessaires (par négligence ou volontairement) et vous


ac
m

obtiendrez une erreur !


om
ew ht

L’équilibre est de rigueur ! Toutes les vérités de la Parole de


W
dr rig

Dieu s’associent entre elles et s’harmonisent. Pareillement, la grâce


An opy

et la foi se complètent lorsqu’elles sont correctement comprises.


Vous êtes sauvé par la grâce, au moyen de la foi (Éphésiens 2:8).
c

Elles vont de pair, l’une n’allant pas sans l’autre !

Ni gagné, ni mérité
La grâce a de multiples facettes. La première épître de Pierre,
chapitre 4 verset 10, parle de « la grâce infiniment variée [de
plusieurs variétés, à multiples facettes] de Dieu » (Bible du
Semeur ; crochets ajoutés par l’auteur). Ainsi, la grâce peut être
définie de plusieurs façons.
La plupart des personnes qualifient la grâce de « faveur immé-
ritée ». Bien que cela soit certainement vrai, cette définition est

49
Chapitre 5

lacunaire. Elle se concentre sur une vérité, à savoir que la grâce


ne se gagne pas, ni ne se mérite. Il s’agit d’un cadeau. À partir du
moment où vous travaillez, payez ou devez remplir des conditions
préalables pour l’obtenir, ce n’est plus une grâce ! La grâce n’est
ni gagnée, ni méritée.
Une autre facette importante de la grâce est qu’elle a été
accomplie par Dieu pour nous, mais indépendamment de nous.
Par grâce, Jésus est mort il y a 2 000 ans pour les péchés du monde
entier. Il n’a pas attendu que nous venions à la vie et péchions
pour agir en notre faveur. Au contraire, Dieu a mené à bien le
salut avant notre naissance et indépendamment de nous. Il avait
prédéterminé d’envoyer son Fils sur la croix pour nous. Et ce,
avant même qu’il ait créé le monde, qu’il y ait mis l’homme et la

es
tri
femme et que ces derniers aient péché. La rédemption battait dans
is
le cœur de Dieu bien avant que nous n’arrivions sur Terre !
in
M

Cohérente
k
ac

La grâce est également cohérente car elle ne dépend pas de


m

nos performances. Elle est préalablement donnée, et non octroyée


om
ew ht

en fonction de quelque valeur ou mérite de notre part. Par grâce,


W
dr rig

Dieu est le même envers chacun d’entre nous. Que nous soyons
An opy

chrétiens ou non chrétiens, mus d’un amour ou d’une haine à


c

l’égard de Dieu, sa grâce est rigoureusement identique pour tous.


Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue
à tous les hommes (...)
Tite 2:11 (Darby)

La grâce englobe tout ce que Jésus a fait pour nous par la


rédemption. La Parole déclare que sa grâce « est apparue à tous
les hommes », et non uniquement à ceux qui sont et seront sauvés.
La grâce de Dieu est bien la même pour tous !
Cependant, si la grâce suffisait à sauver, tout le monde le serait.
Certes, la grâce de Dieu est cohérente envers tous les hommes,

50
Par la grâce, au moyen de la foi

toutefois tous ne sont pas sauvés. Comme l’a clairement exprimé


Jésus : « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spa-
cieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux
qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin
qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent  ».
(Matthieu 7:13-14, Darby). Pourquoi ? Nul n’est sauvé par la
grâce, seule. Nous sommes sauvés par la grâce, au moyen de la
foi. Il nous faut donc répondre avec foi à la grâce de Dieu afin de
recevoir cette dernière.
Dieu a déployé autant de grâce pour Adolf Hitler qu’il ne l’a
fait pour vous et moi. Mais de ce que nous en savons, Adolf Hitler
n’a pas reçu la grâce divine, à moins que le dictateur n’ait changé

es
les dispositions de son cœur à la toute dernière minute. Dieu seul

tri
le sait. Jusqu’à la fin de sa vie, il est resté hostile au Seigneur,
is
incapable, de par cette haine, d’accepter la grâce divine qui lui
in
était offerte.
M
k
ac

Seule, la grâce de Dieu ne sauve pas, ne guérit pas, ne bénit


m

pas. Seule, la grâce de Dieu ne peut rien pour nous. En revanche,


om

lorsque nous la recevons et l’associons à la foi, la puissance de


ew ht
W
dr rig

Dieu est libérée et le salut prend vie en nous.


An opy

Votre réponse positive


c

La foi n’est pas quelque chose que nous faisons afin que Dieu
intervienne. Étudier la Bible, confesser la Parole et s’y confor-
mer contribuent à accroître la foi, mais ne sont pas « la foi ».
La foi ne pousse pas Dieu à faire quoi que ce soit.
Si les chrétiens ne reçoivent pas davantage de l’Éternel, c’est
notamment parce qu’ils croient que c’est leur foi qui conduit Dieu
à agir. Or, cette conception contraint à toujours faire plus, encore
et encore. Cela peut motiver un temps : Je vais être parfait et
accomplir toutes ces choses, comme ça Dieu me guérira. Mais
personne ne peut être à la hauteur d’une telle exigence, ni suffi-

51
Chapitre 5

samment bon ! La foi ne met pas Dieu en action... Comme si, sans
elle, il était bloqué. Ce n’est pas lui qui a besoin de se mettre en
marche. Avoir la foi, ce n’est pas agir pour pousser Dieu à réagir !
Se comporter ainsi revient à laisser la chair vous dominer. La
Bible nomme ce type de « foi » œuvres et légalisme religieux.
Ce n’est pas en lisant et en confessant la Parole, en priant et en
faisant comme si vous étiez guéri (ou en vous débarrassant de
vos médicaments) que vous forcerez Dieu à vous rétablir. Au
contraire, ces œuvres et ce légalisme entravent la manifestation
concrète de la provision divine à votre intention. Pourquoi ? Parce
que nul ne peut contraindre Dieu. Tout ce qui vient de lui se révèle
obligatoirement par la grâce, au moyen de la foi !

es
La foi est simplement votre réponse positive à ce à quoi

tri
Dieu a déjà pourvu, pour vous, par la grâce. Donc, si ce que
is
in
vous appelez « foi » n’est pas une réponse à ce que Dieu a déjà
M

accompli, ce n’est pas une foi véritable. Cette dernière n’essaie


k
ac

pas d’obtenir que Dieu fasse ce qu’on lui demande.


m

La foi ne fait que s’approprier ce à quoi Dieu a déjà pourvu


om

par la grâce. Donc, si vous essayez d’amener Dieu à réaliser


ew ht
W
dr rig

quelque chose de nouveau dans votre vie, ce n’est pas de la foi. La


An opy

foi véritable se contente de recevoir - s’empare et s’approprie - ce


que Dieu a déjà fait.
c

52
Chapitre 6

« Ce que j’ai… »


Le mouvement du « renouveau charismatique » a connu de
beaux débuts. Les frères et sœurs se rassemblaient en études
bibliques, groupes de maison, et, à l’occasion, lors de petits
déjeuners de prière, les églises remplies de l’Esprit étant encore
peu nombreuses. Mais, parce que la plupart des participants, y
compris les pasteurs, étaient de tout jeunes convertis, engagés
avec le Seigneur depuis à peine un ou deux ans, la conduite

es
de ces réunions a grandement pâti d’un manque de maturité

tri
spirituelle. Et si maints accomplissements glorieux ont marqué
is
le début des années 70, les initiatives hasardeuses et délirantes
in
M

ont, elles aussi, fusé !


k
ac

À cette époque-là, plusieurs passages remarquables des Écri-


m

tures sont devenus très populaires, notamment ces deux-ci :


om
ew ht

Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un


W
dr rig

dit à cette montagne : « Ôte-toi de là et jette-toi dans la


An opy

mer », et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce


c

qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C ‘est pourquoi je


vous dis : « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez
que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir ».
Marc 11:22-24

… Tout est possible à celui qui croit.


Marc 9:23

D’après ces versets, nous pouvons donc tous demander à Dieu


tout – absolument tout – ce que nous désirons, puisque « tout
est possible » ! Percevez-vous combien il nous serait facile de
Chapitre 6

basculer dans l’erreur si nous ignorions que la foi ne s’approprie


que ce que Dieu a déjà offert par la grâce ?

« Tout ce que vous demanderez… », vraiment tout ?


Dans la ville où j’ai grandi, à Arlington (Texas), une chré-
tienne a démarré une école biblique avec une petite trentaine
d’étudiants. Elle s’est approprié le message énoncé dans
Marc 11:22-24 et l’a rattaché à son fervent désir d’épouser
le pasteur et prédicateur Kenneth Copeland. Elle a alors libéré
sa foi en proclamant : « Je crois que je l’ai reçu et le verrai
s’accomplir ! »
Mais... Kenneth était déjà marié à Gloria ! Aussi, considérant

es
Gloria comme étant sa « montagne », cette femme s’est mise

tri
is
à prier que l’épouse de Kenneth s’ « ôte » de son chemin et se
in
« jett[e] dans la mer ». En fait, elle ordonnait littéralement la
M

mort de Gloria afin de pouvoir, une fois le champ libre, s’unir


k
ac

à son tour à Kenneth Copeland. En guise d’acte de foi, elle est


m

même allée jusqu’à organiser un simulacre de cérémonie de


om

mariage, où, en présence des étudiants de son école biblique, elle


ew ht
W
dr rig

« a épousé » Kenneth « en esprit ». Suite à quoi, il ne lui restait


plus qu’à attendre que Gloria Copeland décède et que Dieu puisse
An opy

officialiser cette nouvelle union.


c

Trente-cinq années se sont écoulées : rien de cela ne s’est


produit – et ne se produira jamais, d’ailleurs. Mais, pourquoi,
alors que la Parole de Dieu dit clairement que « tout ce que vous
demanderez… vous le verrez s’accomplir », la foi de cette femme
n’a-t-elle pas engendré ce qu’elle attendait tant ? Ne pouvons-
nous pas maudire quelqu’un, lui ordonner de mourir et, enfin,
épouser son conjoint ? Ne pouvons-nous pas planifier un hold-up,
prier que tout cet argent nous revienne et dire : « Je crois dans
mon cœur et confesse de ma bouche que je vais voler un million
de dollars sans en être inquiété. Je crois que je reçois, alors cela
m’appartient désormais » ? Eh bien non ! Et ce pour un motif

54
« Ce que j’ai… »

d’une évidence simplissime : puisque dans sa grâce, au moyen


du sacrifice rédempteur de Christ, l’Éternel n’a pas mis à notre
disposition le meurtre, l’adultère ou le vol, notre « foi » ne peut
les appeler à devenir réalité !

Recevons ce qui nous a déjà été donné


Ce n’est ni notre foi ni nos actes de foi qui font réagir et
agir Dieu. Car, par la grâce, il a déjà pourvu à tous nos besoins.
L’Éternel ne nous exauce donc pas au prorata de nos prières,
confessions, supplications, jeûnes, moments de communion
fraternelle, ou autres « plus » potentiels. Il n’est nul levier de foi
qui actionnerait sa puissance !

es
Notre foi – si elle est véritable – est simplement une réponse à

tri
ce que Dieu a déjà accompli. Par sa grâce, il a déjà guéri chaque
is
in
individu. À la croix, il a pris sur lui-même tous les péchés et toutes
M

les maladies du monde entier. Tout est déjà résolu, conclu ! C’est
k

pourquoi l’apôtre Pierre a déclaré : « … lui par les meurtrissures


ac

duquel vous avez été guéris [passé composé] » (1 Pierre 2:24,


m

italique et crochets ajoutés par l’auteur). De nos jours, l’Éternel


om
ew ht

n’a pas à guérir. Car, il y a 2000 ans, Jésus-Christ a pourvu à la


W
dr rig

guérison de tous, via sa mort, sa mise au tombeau et sa résurrec-


An opy

tion. La guérison que nous recevons aujourd’hui, par la foi, n’est


c

en réalité que la manifestation concrète de celle autrefois offerte.


Il y a bien longtemps, Dieu a œuvré en ce sens afin que nous
puissions en jouir maintenant.
Au moyen de l’expiation rédemptrice de notre Seigneur Jésus-
Christ, la guérison a été libérée, transmise et diffusée. Lorsqu’une
personne naît de nouveau, Dieu place en elle la même puissance
de résurrection que celle qui a jadis relevé Jésus d’entre les
morts. La question n’est donc plus « comment obtenir de Dieu la
guérison ? » (C’est chose faite !), mais « vais-je saisir la guérison
divine qui m’a été réservée et la faire mienne ? »

55
Chapitre 6

Face à nos besoins de guérison, Dieu n’a pas même à lever le


petit doigt ! Pourtant, nombreux sont ceux qui prient encore : « Ô
Dieu, étends ta main puissante ! » Cette prière est erronée dans
la mesure où le Seigneur a déjà offert la guérison et l’a disposée
dans notre esprit né de nouveau. Pourquoi vous acharner dans
l’espoir que Dieu daigne vous l’accorder alors qu’il vous suffit
de recevoir physiquement la guérison qu’il vous a déjà octroyée
spirituellement, dans votre esprit ? Appropriez- vous, par la foi,
ce que Dieu vous a déjà accordé par la grâce.

Une attente... active !


Si vous comprenez ce que je partage ici, la manière dont vous

es
recevez de Dieu changera radicalement ! La plupart des chrétiens

tri
auprès desquels j’exerce mon ministère essaient de persuader
is
Dieu de les guérir. Aussi, ils prient, accomplissent toutes ces
in
choses chrétiennes qu’ils pensent être de rigueur, puis vont se
M

rasseoir afin d’attendre, passivement, l’intervention divine. Pour


k
ac

se justifier, ils citent des passages des Écritures tels que le Psaume
m

27:14 :
om
ew ht

Attends-toi à l’Éternel, et demeure ferme, et il fortifiera


W
dr rig

ton cœur ; attends-toi, dis-je, à l’Éternel.


An opy

Version Martin
c

Ces chrétiens se tournent les pouces en soupirant : « À Dieu


d’agir ! » Sachez que ce n’est pas ce genre d’ « attente » qui
permet de recevoir efficacement de Dieu.
« [S’]attend[re] à l’Éternel », c’est adopter une attitude com-
parable à celle d’un serveur au sein d’un restaurant. Durant son
service, celui-ci ne reste pas assis, les bras croisés, à attendre
qu’un client lui fasse signe ! À chaque table affectée, il se montre
attentif au moindre besoin des clients qui s’y trouvent, il anticipe
leurs éventuelles demandes. Il remplit à nouveau leur verre, vient
discrètement s’enquérir s’il peut faire quoi que ce soit pour eux,

56
« Ce que j’ai… »

si tout se passe bien, etc. Tel est le type d’ « attente » dont parle
la Bible : une attente active.
La Parole ne nous recommande, en aucun cas, de nous attendre
à Dieu comme nous attendrions le bus. Nulle part dans la Bible,
vous ne trouverez ce principe du « je prie puis je dis : ‘Bon ! La
balle est dans le camp de Dieu. Qui vivra verra ; il arrivera ce
qu’il arrivera. À lui d’aviser. L’Éternel a bien vu ce que j’ai fait, à
moi de voir maintenant ce que LUI va faire.’ » Non, ce n’est pas
à Dieu de se montrer réactif !
Quel que soit le problème venu affecter notre vie, point de
scoop pour Dieu. Il connaissait chacune de nos difficultés bien
avant que nous n’y soyons confrontés. Et par la grâce, il avait prévu

es
– avant même notre naissance – une solution à celles-ci ! Ainsi, il

tri
a pourvu à notre guérison avant que nous ne tombions malades,
is
in
à notre joie avant que malheur, chagrin et tristesse ne ternissent
M

notre vie. Oui, Dieu nous a déjà prévu une issue favorable. Tout a
k
ac

été accompli, réglé par sa grâce ! C’est pourquoi nous n’avons pas
m

à attendre que Dieu fasse quelque chose de nouveau pour nous.


om

En revanche, il attend de nous que nous répondions positivement


ew ht
W
dr rig

à ce qu’il a déjà accompli !


An opy

Si jusqu’à ce jour votre croyance a reposé sur la logique sui-


vante : « Seigneur, j’ai fait ceci, là je fais cela, alors je confesse
c

ces choses de ma bouche et j’attends que tu me guérisses »,


vous comprenez désormais pourquoi votre guérison ne s’est pas
concrétisée. Cette attitude n’est tout simplement pas la bonne !
Changez votre manière de penser et dorénavant affirmez : « Père,
je te remercie de m’avoir déjà guéri. Par les meurtrissures de ton
Fils Jésus-Christ, la guérison est mienne. La puissance qui l’a
ressuscité d’entre les morts est déjà en moi. Par la foi, je reçois
tout ce que tu as déjà mis à ma disposition ! »

57
Chapitre 6

« Commandez-moi » !
À la porte du temple, Pierre n’a pas prié Dieu de guérir
l’homme boiteux qui s’y trouvait. Il s’est contenté de déclarer à
ce dernier : « ce que j’ai, je te le donne ». Pourquoi ? Parce qu’il
savait pertinemment que Dieu avait déjà pourvu, par la grâce, à la
guérison de cet homme. Pierre ne s’est pas demandé si l’Éternel
allait agir. Il avait compris que, l’Agneau ayant été mis à mort
et le sacrifice parfait accompli, la puissance de guérison de Dieu
avait déjà été libérée.
Aujourd’hui, la seule question qui se pose est : « Êtes- vous
prêt à croire et à recevoir ? » Si vous priez pour quelqu’un d’autre,
il faut que cet autre nourrisse ne serait-ce qu’un peu de foi. Il

es
n’est pas nécessaire qu’il en ait autant que vous car, si votre foi

tri
is
est forte, vous serez en mesure de le porter. Et s’il est « au point
in
mort », vous pourrez au moins le « pousser ». En revanche, rien
M

ne se produira si ce dernier est à l’arrêt, frein à main serré, ou en


k
ac

marche arrière, braqué contre vous et votre foi, répétant : « Je ne


m

crois pas que Dieu le veuille ».


om
ew ht

Juste avant d’apporter son aide à l’homme boiteux, Pierre a


W
dr rig

« fix[é] les yeux sur lui » (Actes 3:4), en d’autres termes, il l’a
An opy

scruté d’un regard pénétrant.


c

De même, dans Actes 14:8-10, il est dit que Paul a « fix[é] les
regards » sur l’ « homme impotent des pieds » à qui il s’apprêtait
à porter assistance, y percevant ainsi « la foi pour être guéri »
(Actes 14:9). À l’instar de Paul, Pierre s’est au préalable assuré
que la personne qui se tenait devant lui avait une foi suffisante
pour recevoir la guérison.
Aussi, Pierre a affirmé : « ce que j’ai, je te le donne »
(Actes 3:6). Dès lors que nous saisissons ce qu’est la grâce – le
fait que Dieu ait déjà tout accompli – nous nous revêtons de
témérité et d’autorité. Nous pouvons littéralement donner l’ordre
à la puissance de Dieu de se manifester – et non donner l’ordre

58
« Ce que j’ai… »

à Dieu d’intervenir. En somme, nous prenons autorité sur ce que


Dieu a déjà accompli, ordonnant à ces choses de se matérialiser
dans le domaine physique.
Lorsque nous comprenons comment la grâce et la foi fonc-
tionnent ensemble, nous abandonnons notre posture de mendiant
pour adopter celle de commandant. La différence est colossale !
« Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui
l’a formé : Enquérez-vous de moi touchant les choses à
venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard
de l’œuvre de mes mains. »
(Ésaïe 45:11, Darby, mise en italique par l’auteur)

es
Concernant « l’œuvre de ses mains », Dieu dit à ses enfants :

tri
« commandez-moi ! »
is
in
M

Appuyez sur l’interrupteur !


k
ac

Prenons l’exemple suivant : votre maison est alimentée en


m

électricité par une centrale électrique qui la produit et l’achemine.


om

Toutefois, ce n’est pas à la compagnie d’électricité, mais à


ew ht
W
dr rig

vous d’actionner l’interrupteur de votre salon. Vous êtes aux


An opy

commandes de cette puissance mise – ou non – en circulation, par


vos soins, au moyen des interrupteurs de votre foyer.
c

Pour autant, cela fait-il de vous quelqu’un de supérieur à


la compagnie d’électricité ? Non, absolument pas. Contrôler
la présence ou l’absence de lumière dans votre maison est
précisément le rôle que la compagnie vous concède !
De son côté, elle a déjà fait sa part en générant, délivrant et
mettant à votre disposition cette électricité. Notez qu’actionner
un interrupteur au sein de votre foyer ne signifie pas que vous
« forciez » votre fournisseur d’énergie à agir. Tout ce que vous
êtes en mesure de lui « faire faire » se limite exclusivement à

59
Chapitre 6

ce que ce fournisseur officiel a déjà consenti à vous attribuer et


réglé techniquement.
De la même manière, il nous est impossible d’obliger Dieu à
réaliser quoi que ce soit qu’il n’ait – par sa grâce – déjà accompli.
Dieu (Compagnie d’électricité Père & Fils) a fait sa part : au tra-
vers de l’expiation rédemptrice de Christ (la centrale électrique),
tout ce dont nous avons et aurons besoin a déjà été généré. Ce
puissant courant a déjà été fourni à notre foyer (notre esprit né
de nouveau). Il ne nous reste plus qu’à actionner l’interrupteur :
« commandez-moi […] à l’égard de l’œuvre de mes mains »
(Ésaïe 45:11). Lorsque nous avons foi en ce que Dieu a accompli
et que nous nous en saisissons, nous commandons à la provision

es
divine de se manifester.

tri
Vous êtes la personne en charge d’appuyer sur l’interrupteur. Si
is
in
vous voulez que votre salon soit éclairé, vous n’allez certainement
M

pas appeler la compagnie d’électricité pour leur demander : « Ce


k
ac

soir, j’organise une soirée chez moi. Pourriez-vous, s’il vous


plaît, éclairer mon salon ? » Il est évident que les employés de la
m
om

compagnie vous répondraient : « Il est hors de question que nous


ew ht
W
dr rig

fassions se déplacer un technicien à votre domicile simplement


An opy

pour enclencher un bouton ! Cette prestation n’est incluse dans


aucun de nos contrats. Le courant a été produit, acheminé et
c

circule chez vous, tout fonctionne, alors appuyez vous-même sur


l’interrupteur ! »
Nous ne sommes ni la source ni le générateur de cette
puissance. Dieu, lui, est la Source de celle-ci, et c’est sa puissance
qui se trouve dans notre esprit né de nouveau. Ainsi, placée sous
notre autorité, nous la commandons.
Par la grâce, Dieu a pourvu à tous nos besoins, et cette
provision est sous notre autorité. La foi répond positivement à
ce que Dieu a déjà accompli et se l’approprie. Elle se saisit de
la provision divine contenue dans le spirituel et la transfère au

60
« Ce que j’ai… »

domaine physique. Comprenez cette vérité et votre existence en


sera révolutionnée !

Des excuses, toujours des excuses


La plupart supplient Dieu de leur donner ce qu’il a déjà mis à
leur disposition. Puis, après avoir prié avec incrédulité en ce sens,
ils s’étonnent de ne pas observer la manifestation tangible de leur
guérison. Se répétant à tort que Dieu peut tout selon son désir, ils
s’interrogent : Pourquoi ne me guérit-il pas ? Si Dieu voulait que
je sois rétabli, il pourrait le faire sans attendre ! Perplexes, ils en
déduisent toutes sortes d’explications telles que « Dieu me rend
meilleur(e) au travers de cette épreuve ». Faux !

es
Afin d’apporter un éclairage supplémentaire sur ces questions

tri
fondamentales, j’aimerais vous recommander l’écoute de certains
is
de mes enseignements (uniquement en anglais) : Spiritual
in
M

Authority, The Book of Job, God’s Not Guilty et The Sovereignty


k

of God (www.awme.net). Ceux-ci s’appliquent à déconstruire


ac

l’idée aberrante que le Seigneur met la souffrance sur votre route


m

afin de vous former. Cela est tout simplement faux !


om
ew ht
W

Maints croyants élaborent ces conclusions erronées afin de don-


dr rig

ner une signification à leurs expériences décevantes. Ils prient pour


An opy

la guérison, pensant que leur foi sensibilisera Dieu à leur cause,


c

qu’il l’évaluera et leur répondra en conséquence. En l’absence de


réponse visible, ils s’inquiètent de ce silence divin et en viennent
à trouver des arguments du type : « Il doit essayer de m’enseigner
quelque chose. Je ne dois pas être assez saint. Je n’ai pas dû prier
suffisamment. Le péché entrave ma vie. J’ai peut-être besoin de
faire telle chose ou telle autre ». Non ! Dieu a déjà fait sa part !
Sitôt cela compris, la condamnation est désamorcée. Comment
pouvez-vous croire que vous n’êtes pas assez saint alors que Dieu
vous a déjà sanctifié ? Il a pourvu au moindre de vos besoins
avant votre nouvelle naissance, votre premier péché ou première
bonne action, avant même votre naissance charnelle ! Il y a pourvu

61
Chapitre 6

indépendamment de vous – par sa grâce. Il ne vous reste qu’à vous


en saisir par la foi.

Êtes-vous en mesure de recevoir ?


C’est ainsi que vous avez été sauvé ! Que se serait-il passé si
quelqu’un vous avait dit : « Si tu pries et cherches Dieu, si tu supplies
et implores miséricorde, si tu jeûnes et mènes une vie consacrée, si
tu donnes la dîme et es honnête, sincère et suffisamment désespéré,
là Jésus viendra sur Terre et mourra pour tes péchés » ? Si le salut
avait été présenté comme une éventualité consécutive aux œuvres,
et non comme une réalité accomplie, le diable aurait pu aisément
vous convaincre avec des propos du genre : « Peut-être que Dieu

es
peut sauver, peut-être a-t-il déjà sauvé, mais toi, il ne te sauvera
jamais... Tu es bien trop ___________(remplissez le blanc). »

tri
is
Il est en effet stupéfiant que le Dieu Tout-puissant se soit fait
in
M

homme, ait pris sur lui-même nos maladies et notre condition de


k

pécheur, ait subi notre châtiment, soit descendu en enfer, et ce


ac

pour nous offrir le salut. Inimaginable ! Humainement, il n’est


m

possible d’y croire que parce que cela est arrivé et que le Saint-
om
ew ht

Esprit en témoigne, affirmant : « Oui, tout a été accompli. Il te


W
dr rig

suffit de recevoir ce que j’ai déjà réalisé pour toi ». Si vous pen-
An opy

siez que votre salut futur dépendait de votre degré de sainteté, à


c

coup sûr vous vous jugeriez incapable de le recevoir. Cependant,


c’est parce que le pardon des péchés vous a été présenté comme
une chose conclue que vous avez été en mesure de l’accepter.
Cela vaut également pour tout autre bienfait du salut, la gué-
rison incluse. Cela a déjà été pourvu sur la croix. Jésus y a porté
toutes nos maladies et infirmités, en même temps que nos péchés.
Vous n’avez donc pas à vous demander si Dieu vous guérira.
Comme pour le pardon, c’est chose faite ! À vous de décider si
vous allez, par la foi, accéder à cette provision déjà offerte et la
recevoir. Si de tout votre être vous croyez la guérison accomplie,
elle se manifestera. Gloire à Dieu !

62
Chapitre 7

Le meilleur de Dieu
Au début de l’année 2000, j’ai prêché sur la grâce et la foi
dans une église de Lewisville, au Texas. La vérité que j’ai alors
partagée, je l’ai enseignée des milliers de fois (notamment par
le biais de l’ouvrage intitulé L’équilibre entre la grâce et la
foi). Au cours de cette réunion, j’ai souligné la manière dont
la foi fonctionne et me suis opposé à certaines conceptions
erronées, largement répandues (telles que celle qui définit la

es
foi comme le fait de croire que Dieu agira à l’avenir). Pour

tri
is
illustrer en quoi consiste la véritable foi biblique, à savoir
in
croire que Dieu a déjà – par la grâce – agi, j’ai principalement
M
k

utilisé l’exemple de la guérison.


ac
m

Présente ce soir-là, Chris Ochenski a décidé de rapporter un


om

enregistrement de mon message à sa fille malade de dix-neuf


ew ht
W

ans, Niki. Niki aimait le Seigneur et jouissait d’une relation


dr rig

étroite avec lui. Pourtant, elle souffrait d’une grave maladie


An opy

depuis cinq longues années.


c

Une foi mal orientée


Niki croyait en sa guérison divine mais n’en avait pas
encore reçu la manifestation concrète. Le Seigneur lui ayant
confirmé, au moyen de visions, qu’elle guérirait, sa foi et
sa joie demeuraient néanmoins au beau fixe. La toute jeune
femme continuait donc de louer l’Éternel, en dépit des conclu-
sions – chaque semaine un peu plus défaitistes – du médecin
qui la suivait et la pensait mourante.
Chapitre 7

Certes Niki avait la foi, mais sa foi était mal orientée. Parce
qu’elle croyait que Dieu la guérirait un jour, elle attendait
passivement qu’il intervienne. Puis, elle a écouté le fameux
enregistrement de mon message dans lequel j’expliquais que le
Seigneur a déjà tout accompli, et que la foi consiste à atteindre
et s’approprier cette provision déjà offerte. J’y affirmais égale-
ment que « les miracles progressifs ne sont pas ce que Dieu a
de meilleur pour nous ». Dans un premier temps, Niki en a été
très contrariée.
Je ne suis pas contre les miracles progressifs, et il n’y a
aucune « mauvaise » façon d’être guéri. Toutefois, certaines
sont radicalement supérieures à d’autres, le meilleur de Dieu

es
pour chacun d’entre nous restant le miracle instantané ! S’il se

tri
is
produit des miracles progressifs, c’est uniquement parce que
in
la théologie – le mode de pensée – de bon nombre de chrétiens
M

les limite à ne recevoir les miracles qu’au compte-gouttes.


k
ac

Mes propos sur les miracles progressifs ont offensé


m

Niki, car tel était justement le type de guérison que Dieu lui
om
ew ht

avait promis. Aussi, comme elle nourrissait une relation très


W
dr rig

intime avec lui, elle a décidé de l’interroger à ce sujet. Tout


An opy

en écoutant l’enregistrement, Niki a demandé en son cœur : «


c

Seigneur, qu’en est-il ? Tu m’as bien dit que j’allais être guérie
progressivement ! » Ce à quoi Dieu lui a répondu : « Niki, il a été
fait selon ta foi, ce en quoi tu croyais. Tu n’étais pas en mesure
de recevoir davantage, je t’ai rejointe là où tu te trouvais. Mais
effectivement, ce que j’ai de meilleur relève de l’instantané ! »
Une fois cette vérité assimilée, Niki a compris qu’elle aurait
pu être guérie cinq ans plus tôt. Tout ce temps, elle avait pas-
sivement « attendu » l’intervention de Dieu, sa foi n’étant pas
disposée à s’approprier une guérison instantanée. Elle n’avait
pas saisi la manière dont la grâce et la foi œuvrent ensemble
afin que la provision déjà offerte par l’Éternel se manifeste.

64
Le meilleur de Dieu

Niki venait de recevoir la révélation que sa guérison avait déjà


été pourvue.
Une foi réorientée
Le jour suivant, sur la route qui me menait au domicile des
Ochenski, j’ai prié Dieu que Niki ressente une colère telle – par
sa foi rendue combative, pugnace – qu’elle s’emparerait de sa
guérison (Matthieu 11:12). Jusqu’alors, la jeune femme avait
été incapable de se nourrir seule, d’aller aux toilettes seule et
même de se brosser les cheveux. Niki n’était pas paralysée
mais si faible et frêle qu’elle ne pouvait ni lever sa main ni
encore moins se mouvoir ou marcher. Cependant, peu après

es
mon arrivée, Niki s’est mise dans une rage si intense qu’elle

tri
m’a violemment poussé hors de son chemin, s’est levée et
is
in
a marché !
M

Je n’ai fait que réorienter sa foi ! Niki croyait que la « foi »


k
ac

consistait à faire des choses bonnes, et que tôt ou tard, Dieu y


m

répondrait en exauçant sa guérison. Je lui ai simplement expri-


om
ew ht

mé que ce genre de foi n’est pas biblique, qu’il lui fallait croire
W
dr rig

que Dieu a préalablement tout accompli puis, par la foi, saisir


An opy

dans le domaine spirituel ce qui lui revenait légitimement. Il


a suffi que Niki reçoive cette révélation pour que la guérison
c

prenne immédiatement effet !


L’expérience de Niki a été, pour moi aussi, un précieux
enseignement ! J’ai pu observer comment une personne
réoriente efficacement sa foi dès lors qu’elle comprend cette
vérité. C’est pourquoi, depuis, je me suis appliqué à partager
celle-ci auprès du plus grand nombre possible. Nous avons
d’ailleurs réalisé une vidéo intitulée Niki Ochenski : The Story
of A Miracle (www.awme.net), relatant le récit de vie et de
guérison fulgurante de la jeune femme. À ce jour, son puissant
témoignage a béni des dizaines de milliers de vies !

65
Chapitre 7

Bilan : nous avons enregistré bien plus de malades guéris


ces dernières années que précédemment, depuis bien long-
temps ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils comprennent
et affirment dorénavant : « Je ne demande plus à Dieu de me
guérir ; je reçois la guérison qu’il m’a déjà donnée ». Quand
je prie pour les malades, je ne demande plus à Dieu de les
guérir : je prêche la guérison. Je leur transmets la guérison,
cette même puissance que Dieu a placée en moi ! Maintenant,
nous sommes les témoins de résultats infiniment meilleurs.
Gloire à Dieu !
Accédez à cette provision déjà offerte et recevez-la !

es
Tout ce qui a été énoncé quant à la guérison s’applique

tri
également au domaine de la prospérité financière. Dieu vous a
is
in
déjà béni et vous a accordé le pouvoir d’acquérir de la richesse.
M

Il vous suffit d’apprendre à l’atteindre et à vous en saisir par


k

la foi.
ac
m

Dieu ne vous fournit pas directement la prospérité maté-


om
ew ht

rielle, sinon la force de l’obtenir.


W
dr rig

(…) mais souviens-toi que c’est le Seigneur ton Dieu


An opy

qui t’aura donné la force d’arriver à la prospérité, pour


c

confirmer son alliance jurée à tes pères, comme il le fait


aujourd’hui.
Deutéronome 8:18 (TOB)

En tant que croyant né de nouveau, vous possédez ipso


facto les richesses de Dieu dont il vous a préalablement oint,
ainsi que la force de prospérer. À vous de croire dans votre
cœur qu’elles vous appartiennent déjà puis, par la foi, mettez-
les en action.
De nombreuses composantes interviennent dans l’acti-
vation de cette force et la manifestation tangible de la pros-

66
Le meilleur de Dieu

périté dans votre vie. Mais, avant toutes choses, il vous faut
rechercher Dieu et son Royaume de tout votre cœur (Matthieu
6:33), lui faire confiance et commencer à donner. ll est en effet
essentiel d’assimiler qu’il s’écoule toujours un certain laps
de temps entre les semailles et la moisson. C’est pourquoi il
est nécessaire que vous vous atteliez à la tâche. Au moyen de
maints éléments pratiques, vous êtes en mesure de collaborer
activement avec les lois de la foi pour atteindre cette prospérité.
Le Seigneur a profondément enraciné ces vérités dans ma
vie. Ma femme et moi sommes passés de l’état de jeunes appe-
lés de Dieu, « au ventre souvent creux », à celui de prédica-
teurs dont le ministère rapporte 1200 $ de l’heure, et ce chaque

es
jour de l’année, pour prêcher l’Évangile. Plusieurs de mes

tri
enseignements (dont Grace and Faith in Giving ; Financial
is
in
Stewardship ; Blessings and Miracles et The Power of Par-
M

tnership, www.awme.net) vous aideront à mieux appréhender


k
ac

et recevoir la manifestation concrète de votre prospérité.


m

Prospérer, c’est avoir suffisamment de la provision de Dieu


om
ew ht

pour accomplir pleinement sa volonté pour notre vie. Je prie


W
dr rig

afin que vous vous saisissiez de cette révélation et accomplis-


An opy

siez pleinement votre destinée en lui !


c

Dès que vous croirez que – par Sa grâce – Dieu a déjà mis
la prospérité à votre disposition, vous l’atteindrez par la foi et la
ferez vôtre. Ainsi, vous entreprendrez de collaborer avec la force
et l’onction vous permettant d’accéder aux richesses déjà pré-
sentes dans votre esprit né de nouveau. Au lieu de vous contenter
de prier Dieu de bien vouloir remplir votre portefeuille tandis
que vous restez à regarder des platitudes devant votre poste de
télévision, vous vous lèverez, sortirez et agirez. Pourquoi ? Parce
que vous savez désormais que Dieu a promis de « bénir tout le
travail de [vos] mains ». (Deutéronome 28:8, 12) !

67
Chapitre 7

En vous mettant en action, convaincu qu’onction et prospé-


rité sont d’ores et déjà à vous, vous commencerez à les expé-
rimenter. À l’inverse, si vous restez assis à la maison, à prier
et à attendre que Dieu déverse, comme par magie, de l’argent
dans votre portefeuille, vous ne le recevrez jamais. Certes, Dieu
a promis de « bénir (…) le travail de [vos] mains », mais cent
fois zéro font toujours zéro (100 x 0 = 0). Rappelez-vous que
Dieu a déjà accompli sa part et faites la vôtre, sans tomber dans
le travers : « Oh Dieu, tu as vu, j’ai travaillé… Allez, à toi de
libérer ta puissance, maintenant ! » Vous œuvrez parce que vous
avez l’assurance que Dieu vous a déjà donné l’onction pour
obtenir richesse et prospérité. Aussi, vous agissez avec foi afin

es
de libérer cette force – ou puissance – permettant à la provision

tri
divine de se matérialiser. Percevez-vous la différence ?
is
in
Dieu a déjà agi
M
k

Confesser la Parole de Dieu ne le contraint pas à agir. Vous


ac
m

vous méprenez si vous pensez que Dieu se sent obligé de vous


om

guérir parce que vous récitez 599 fois : « Par ses meurtrissures
ew ht
W

je suis guéri » ! Nulle question d’imposer quoi que ce soit à


dr rig
An opy

l’Éternel ! Dieu n’agit pas à coups de foi. Il a, par sa grâce,


autant agi dans le passé qu’il le fera à l’avenir.
c

Avant même qu’un besoin n’apparaisse dans notre existence,


Dieu y a pourvu avec abondance. L’Éternel ayant déjà agi, nous
trouvons en la confession de la Parole de Dieu un encouragement
pour notre cœur et une mesure d’éloignement du diable. Toute-
fois, il se peut également que vous ayez à confesser la Parole de
Dieu 599 fois avant d’y croire vraiment (Romains 10:17). Mais
n’oubliez pas que Dieu n’est pas celui qui doit agir, l’ayant déjà
fait. C’est votre confession qui suscite en vous la foi et écarte
le diable de votre chemin afin que l’exaucement se produise
(Apocalypse 12:11).

68
Le meilleur de Dieu

Nous n’avons pas à lire la Bible pour nous faire aimer de


Dieu ! Il ne nous aime pas davantage, ou moins, que nous la
lisions ou non. En revanche, notre amour pour lui augmente
ou s’amenuise selon que nous nous consacrons – ou non – à la
lecture de sa Parole. Son amour est immuable, contrairement
au nôtre. Dieu a placé dans sa Parole les moyens de révéler cet
amour, ainsi que l’ensemble de sa provision divine disposée à
notre intention.
Le fait de mener une vie « sainte » n’incite pas Dieu à nous
aimer davantage, et un manque de sainteté de notre part ne
l’incite pas à nous dédaigner. Par grâce, il est le même envers
tous. Cependant, sans une vie consacrée, notre degré d’amour

es
à son égard est voué à diminuer au fil du temps. À cause du

tri
is
péché, le cœur s’endurcit et nous nous détournons des choses
in
de Dieu (Hébreux 3:13).
M
k

Il est nécessaire que vous étudiiez la Parole, que vous vous


ac

réunissiez avec d’autres croyants, accomplissiez de bonnes


m
om

actions, mais pas dans l’intention de déclencher quelque


ew ht

action de Dieu... puisqu’il a déjà agi. Reconnaissez qu’il vous


W
dr rig

faut – par la foi – accéder au domaine spirituel et recevoir ce


An opy

qui vous a été offert. Aller à l’église, lire la Parole ou encore


c

écouter un prêche édifiant ne contraint pas Dieu à intervenir


dans notre vie, mais tout cela encourage notre foi !
Même la lecture de cet ouvrage n’amènera guère Dieu à
vous aimer davantage. Il ne posera pas son regard sur vous
en disant : « C’est bien, tu lis le livre d’Andrew ! Voici trois
bons points. Arrivé à six, tu auras droit à l’exaucement d’une
de tes prières ! » Non, tel n’est pas le mode de fonctionnement
de l’Éternel ! Il vous aime et sa grâce pour vous ne variera pas
que vous consacriez, ou non, du temps à ce livre. Néanmoins,
sans la compréhension de ce qu’il contient, c’est vous qui ne
serez pas le même envers Dieu et sa grâce. À l’écart de cette

69
Chapitre 7

révélation, la foi dont vous avez quotidiennement besoin sera


moindre. Car cet enseignement nourrit votre foi et vous exhorte
à répondre de manière positive à ce que Dieu a déjà accompli.
Lire la Bible et assister au culte contribuent à notre édi-
fication spirituelle. Étudier la Parole et communier avec nos
frères et sœurs stimulent notre amour pour Dieu (Hébreux 10 :
23-25). En revanche, le Seigneur nous aimerait tout autant si
nous ne nous rendions jamais à l’église ou n’ouvrions plus
la Bible. Mais sérieusement, serions-nous assez stupides pour
faire fi des outils que Dieu nous a donnés afin de nous aider à
marcher par la foi ?

es
La foi répond à la grâce

tri
is
Oui, nous avons absolument besoin de faire usage de ces
in
outils précieux pour fortifier notre foi, mais nullement – ne
M

l’oublions jamais – pour amener Dieu à réagir. N’inversons


k
ac

pas les choses ! L’Éternel a déjà, par la grâce, pleinement


m

pourvu à tous nos besoins, et nous lui répondons par la foi. La


om
ew ht

chair, les œuvres et le légalisme religieux essaient tous trois de


W
dr rig

solliciter de Dieu une réponse positive, alors que le Seigneur a


An opy

lui-même déclaré qu’il ne partagerait jamais sa gloire avec qui


c

que ce soit. Ce n’est aucunement vous qui avez « fait en sorte


que » Dieu vous sauve, vous guérisse ou encore vous mène à
la prospérité. Dieu ayant déjà accompli tout cela, vous n’avez
fait que répondre positivement, par la foi, à ce à quoi il avait
déjà pourvu, par la grâce, afin de voir sa provision prendre
effet dans votre vie.
La foi n’étant que votre réponse positive à ce que le
Seigneur a déjà accompli, vous ne pouvez en retirer aucune
gloire. Ne vous vantez pas d’être à l’origine d’une victoire.
C’est la puissance de Dieu qui a été à l’œuvre et non la vôtre,

70
Le meilleur de Dieu

indépendamment de ce que vous êtes ou avez fait. Vous avez


simplement répondu à sa grâce !
Envisagées séparément, l’une sans l’autre, la foi et la grâce
tuent ! Elles doivent aller de pair afin que nous jouissions de la
vie abondante que Dieu nous a réservée. D’un côté, tout ensei-
gnement sur la foi qui se résume à « faisons quelque chose pour
inciter Dieu à agir » est fatal. Si vous le suivez, vous finirez
prisonnier de la chair – frustré, soumis au légalisme religieux
et axé sur le devoir. De l’autre, la grâce poussée à l’extrême est
également fatale. La passivité qui accompagne l’attitude selon
laquelle « Le Seigneur prend tout en charge, nous n’avons rien
à faire » empêchera la provision de Dieu de se manifester de

es
manière tangible dans votre vie. Il vous faudra alors inventer

tri
toutes sortes d’excuses pour justifier pourquoi votre vie est si
is
in
peu fructueuse, malgré ce que Dieu vous a offert par sa grâce
M

et clairement promis dans sa Parole. La grâce et la foi doivent


k
ac

fonctionner ensemble, main dans la main !


m
om

« J’ai travaillé beaucoup plus »


ew ht
W
dr rig

Paul avait compris cette vérité et la vivait.


An opy

Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ;


c

et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; mais j’ai


travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toute-
fois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.
1 Corinthiens 15:10 (Darby)

Paul collaborait avec la grâce de Dieu. Il ne travaillait


pas afin de l’obtenir mais, une fois la grâce venue, il a édifié
sa foi pour saisir et s’approprier tout ce que Dieu avait déjà
accompli. Quelle puissante révélation !
Je prie que Dieu vous accorde compréhension et sagesse
tandis que vous vous mettez au diapason de cette révélation

71
Chapitre 7

sur la grâce et la foi et l’appliquez à votre vie quotidienne.


La suite de cet ouvrage repose sur l’approfondissement des
principes énoncés précédemment. Ce que je vais y partager
vous encouragera et vous aidera véritablement à pratiquer ces
vérités avec succès.

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

72
Chapitre 8

Voir dans l’esprit


Nous sommes déjà bénis ! Oui, Dieu « nous a bénis de toutes
sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en
Christ » (Éphésiens 1:3) et a placé en nous la même puissance que
celle qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts (Éphésiens
1:19, 20). Tous nos besoins ont été comblés. Aussi, il ne s’agit
pas de demander à Dieu d’y pourvoir, sinon de croire qu’il nous
a déjà adressé cette pleine provision et de la libérer pour qu’elle

es
se manifeste.

tri
is
Dieu, par sa grâce, a déjà tout accompli. Donc, la foi ne
in
consiste pas à agir afin de l’amener, voire de le contraindre, à
M

intervenir. Nulle idée de lutte : la foi est simplement notre réponse


k
ac

positive à ce que Dieu a déjà réalisé.


m
om

« Mais comment est-ce possible ? »


ew ht
W
dr rig

Au sujet de la guérison par exemple, nombreux sont les


An opy

malades qui, sceptiques et complètement dépassés, répètent en


boucle : « Mais comment est-ce possible ? Je me sens affreuse-
c

ment mal, je combats la dépression… Je ne comprends pas com-


ment vous pouvez affirmer que le Seigneur a déjà accompli tout
ce qu’il doit faire, et que je suis déjà guéri ! Regardez les rapports
de mon médecin, vous voyez bien que mon état ne s’améliore
pas ! » Ou encore, parce qu’ils ressentent la douleur physique et
d’autres symptômes, ils en concluent : « Manifestement, je ne
suis pas guéri ». En somme, pour beaucoup d’individus, ces véri-
tés dépassent l’entendement tant elles sont contraires à ce qu’ils
vivent dans le domaine physique.
Pourtant, la Bible nous enseigne clairement que Dieu nous a
déjà bénis et que nous détenons, en nous, la même puissance que

73
Chapitre 8

celle qui a ressuscité Christ. C’est fait et acquis ! Peut-être vous


demandez-vous : Si tout ceci est vrai, alors où est-ce ? Dans le
domaine spirituel !
Dieu est déjà intervenu pour nous et « nous a bénis de toutes
sortes de bénédictions spirituelles ». Tout ce dont nous avons et
aurons besoin – la joie, la paix, la sagesse, la connaissance révé-
lée, etc. – se trouve d’ores et déjà dans le domaine spirituel.
Si vous ne parvenez pas à comprendre que tout ce que Dieu
a déjà préparé à votre intention réside dans le domaine spirituel,
cette vérité vous échappera. « Pourquoi ? », me demanderez-
vous. Parce que le monde physique ne reflète pas véritablement la
réalité de l’esprit. Aussi, la foi sert de pont acheminant la vérité et

es
la réalité du domaine spirituel jusqu’au domaine physique. Force

tri
est de constater que très peu de croyants permettent à leur foi
is
in
d’être ce pont, raison pour laquelle nous ne voyons que rarement
M

les manifestations concrètes de cette provision divine.


k
ac

Ma nouvelle identité
m
om

L’une des premières vérités que m’a clairement révélées


ew ht
W
dr rig

l’Éternel a été celle sur ma condition d’homme juste. Cette vertu,


An opy

je ne l’ai pas obtenue par mes propres œuvres, sinon par ce que
Dieu a accompli par grâce (2 Corinthiens 5:21). En effet, je n’ai
c

pas gagné ma justification par la sainteté de ma vie et la droiture


de mes actes, mais de Jésus-Christ lui-même qui, lors de ma
nouvelle naissance, est devenu ma justice (1 Corinthiens 1:30).
Mon esprit, alors né de nouveau, a été « créé selon Dieu dans
la justice et la sainteté que produit la vérité » (Éphésiens 4:24,
Segond 21). Ma nouvelle nature est intrinsèquement juste. Il ne
s’agit pas d’un processus d’acquisition ou d’évolution volontaire.
Dans mon esprit, je suis d’emblée juste, comme tout croyant né
de nouveau !
Certes, j’avais lu cette vérité dans la Parole et l’avais reçue
dans mon cœur, toutefois je n’arrivais pas à en faire l’expérience

74
Voir dans l’esprit

dans ma vie. Je me regardais dans le miroir et y voyais des bou-


tons, des rides, des bourrelets. Parfois, je ressentais de la colère,
de l’amertume, de la convoitise et maintes autres émotions ou
pensées négatives... j’étais loin de ressembler à Jésus. À cette
époque, je croyais que « être juste » au sens biblique – justifié de-
vant Dieu – signifiait être exempt de tout péché dans mes pensées,
mes sentiments et mes actes. Aussi m’appliquais-je à rechercher
cette droiture dans mes actions (le physique), mes pensées et mes
sentiments (le domaine mental et émotionnel, également appelé
l’âme) … en vain. Pendant longtemps, j’ai vraiment été en prise
avec cela. Puis, le Seigneur m’a révélé la vérité quant à l’esprit,
l’âme et le corps. (Pour une étude plus approfondie de ce sujet, cf.
mon enseignement intitulé Esprit, Âme et Corps).

es
tri
Par cette révélation sur l’esprit, l’âme et le corps, j’ai compris
is
que lorsque la Bible me qualifie de « juste », elle ne fait pas réfé-
in
M
rence à mes pensées, mes émotions, mes actions ou réactions, mais
k

à mon esprit né de nouveau. Ainsi, j’ai peu à peu pris conscience


ac

de la totale transformation de ma personne. Mon esprit est une


m
om

« nouvelle créature », un nouveau « moi » !


ew ht
W
dr rig

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature.


An opy

Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses


sont devenues nouvelles.
c

2 Corinthiens 5:17

À partir du moment où j’ai cessé de me fier à ce que je voyais


dans le miroir, à ce qui se passait dans mes pensées et à ce que
j’observais de mes actes, ma vie chrétienne a été jalonnée de
victoires. Tandis que j’abandonnais mon ancienne identité au
profit de celle décrite dans la Parole, j’ai commencé à expéri-
menter la vie d’abondance promise par l’Éternel (Jean 10:10).
Comment ce changement a-t-il été rendu possible ? Au travers
de la Parole de Dieu !

75
Chapitre 8

« Tels nous sommes aussi dans ce monde »


La Parole de Dieu est la seule représentation exacte et fiable
du domaine de l’esprit, et la Bible nous explique ce qui s’y passe
véritablement. Jésus a déclaré :
C’est l’esprit qui vivifie [rend vivant] ; la chair ne sert
de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.
Jean 6:63 (crochets ajoutés par l’auteur)

Certains ont de grandes difficultés à comprendre la Parole de Dieu


car ils essaient de percevoir, dans le monde naturel, ce qu’elle décrit
comme étant de l’esprit. Prenons, par exemple, 1 Jean 4:17 : « Tel il
[Jésus-Christ] est, tels nous sommes aussi dans ce monde » (crochets

es
ajoutés par l’auteur). Notre ressemblance avec Jésus ne porte pas

tri
sur nos actions (le corps), nos pensées et nos émotions (l’âme). En
is
in
effet, la Parole de Dieu nous enseigne qu’un jour (à l’avenir – à notre
M

arrivée au Ciel), notre corps et notre âme, corruptibles, achèveront


k

leur processus de changement vers la perfection (l’incorruptibilité)


ac

(1 Corinthiens 13:9-12 & 15:50-54). Or, Christ, lui, est déjà parfait.
m
om

Alors, quelle partie de nous revêt actuellement cette perfection sem-


ew ht
W
dr rig

blable à celle de Jésus ? Notre esprit né de nouveau !


An opy

Vous êtes dans ce monde tel que Jésus est en cet instant. Il n’est
c

nulle question ici de votre condition à votre arrivée au Ciel, mais


de ce que vous êtes maintenant sur cette terre. Pour autant, vous
ne pouvez pas dire que vos actes soient en tous points identiques
à ceux de Jésus. Il se peut que vous agissiez mieux que je ne le
fais ou mieux que vous-même auparavant mais, physiquement,
émotionnellement et mentalement, vous ne pouvez pas prétendre
être la réplique de Jésus. Par conséquent, c’est de notre esprit
né de nouveau dont 1 Jean 4:17 parle, c’est la seule manière de
comprendre ce verset. Dans l’esprit, vous êtes une toute nouvelle
personne. Votre vrai « vous » est celui que vous êtes en Christ,
pour l’éternité. Lorsque la Parole parle du fait de « marcher par
l’Esprit » (Galates 5:16, Segond 21) cela consiste à vivre en

76
Voir dans l’esprit

accord avec votre identité en Christ, et ainsi voir la puissance de


Dieu opérer dans votre existence.

Le miroir spirituel
La Parole de Dieu est un miroir spirituel. Lorsque vous
la regardez, vous contemplez qui vous êtes dans l’esprit
(2 Corinthiens 3:18). Ce miroir reflète toujours « Christ en vous,
l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27). Cette vérité nous
permet de relire Jacques 1:22-25 avec un éclairage nouveau
(crochets ajoutés par l’auteur) :
Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas
de l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux

es
raisonnements. En effet, si quelqu’un écoute la parole

tri
et ne la met pas en pratique, il ressemble à un homme
is
in
qui regarde son visage dans un miroir et qui, après s’être
M

observé, s’en va et oublie aussitôt comment il était. Mais


k

celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi


ac

de la liberté [la Parole, en particulier le Nouveau Testa-


m
om

ment], et qui a persévéré, celui qui n’a pas oublié ce qu’il


ew ht

a entendu mais qui se met au travail, celui-là sera heureux


W
dr rig

dans son activité


An opy

(Segond 21)
c

Tandis que vous vous regardez dans ce miroir (la Parole de


Dieu), y découvrez votre identité en Christ (qui vous êtes dans
l’esprit), puis agissez par la foi selon cette connaissance, la vie de
Dieu se manifestera en vous.
Si je vous disais que, là, vous êtes décoiffé, comment sauriez-
vous si c’est vraiment le cas ? Ce n’est pas votre sens du toucher
qui vous permettrait d’en juger, mais un miroir. Cela confirmerait
immédiatement mes propos et vous pourriez ainsi agir en consé-
quence, c’est-à-dire vous repeigner. Vous vous en remettez au
miroir, votre source de vérité.

77
Chapitre 8

Toutefois, ce que nous observons dans le miroir n’est qu’un


reflet – non l’objet réel. En fait, nous n’avons jamais vu notre vrai
visage. Pensez-y un instant. Que nous nous apercevions dans une
glace, nous voyions en photographie ou en dessin, cela n’est tou-
jours qu’une « image » de notre personne. Aussi, comment savons-
nous que ces multiples « représentations » de notre être sont fidèles
à la réalité ? Ne vous êtes-vous jamais amusé devant un miroir
déformant de fête foraine ? Fait « tirer le portrait » par un carica-
turiste ? Les photos de célébrités ne sont-elles pas « retouchées » ?
Conclusion : nous n’avons d’autre choix que de nous fier au
miroir, lui faire confiance.
Il en est de même lorsque nous regardons dans le miroir de la

es
Parole de Dieu. Celle-ci vous dit qui vous êtes et ce que vous avez

tri
en Christ. Elle révèle les vérités spirituelles et ce qui se passe dans
is
in
ce domaine. Il vous faut vous y fier si vous voulez jouir de la vie
M

et de la paix, vivre selon l’esprit.


k
ac

Et l’affection de la chair [pas nécessairement péche-


m

resse, mais par nature], c’est la mort, tandis que l’affec-


om
ew ht

tion de l’esprit, c’est la vie et la paix.


W
dr rig

Romains 8:6 (crochets ajoutés par l’auteur)


An opy

Vous n’évoluerez jamais dans les choses surnaturelles de Dieu


c

si vous vous laissez dominer par le monde physique – ce que vous


pouvez voir, goûter, entendre, sentir et toucher. Si vous croyez
uniquement à ce que vos cinq sens vous indiquent ou vous affir-
ment, c’est que vous êtes axé sur la chair. Si pour croire qu’une
chose existe, il vous faut la tester scientifiquement, à coups de
tube à essai, c’est que vous êtes piégé dans le domaine naturel.
Dieu est Esprit, Il agit donc dans le domaine de l’esprit (Jean
4:24). Pour avancer avec Dieu dans le surnaturel et jouir de la vie
et de la paix, vous devez en arriver à penser selon l’esprit.

78
Chapitre 9

Le royaume spirituel est réel


Il est des personnes qui, bien qu’elles connaissent le récit
biblique de tout ce que Dieu a accompli, continuent de se heurter
au sempiternel argument qui leur fait dire : « La Parole déclare
que j’ai déjà toutes choses pourtant, je ne semble pas béni, je ne
me sens pas guéri et je n’ai pas du tout l’impression de jouir de la
puissance et de l’onction de Dieu dans ma vie. Je ne ressens au-
cun fourmillement dans les mains, rien ! Comment pouvez-vous

es
affirmer que je suis capable de guérir les malades, ressusciter les

tri
morts, et tout le reste ? » Parce que ce n’est pas dans le domaine
is
physique, mais dans celui de l’esprit que cela a lieu. Il s’agit de
in
M

deux mondes différents.


k
ac

Dans 2 Rois 6, il est relaté que le roi de Syrie, en guerre


m

contre le roi d’Israël, multiplia les embuscades afin de détruire


om
ew ht

l’armée de ce dernier, mais que toutes furent déjouées, comme


W
dr rig

si le roi d’Israël connaissait, à l’avance, les plans de bataille du


roi de Syrie.
An opy

Cette série d’échecs finit par troubler le roi de Syrie.


c

Le roi de Syrie en eut le cœur agité ; il appela ses servi-


teurs, et leur dit : ‘Ne voulez-vous pas me déclarer lequel
de nous est pour le roi d’Israël ?’
2 Rois 6:11

En somme, il leur demandait que soit dénoncé le traître,


l’espion qui se trouvait parmi eux.
L’un de ses serviteurs répondit : ‘Personne ! ô roi
mon seigneur ; mais Élisée, le prophète, qui est en Israël,
Chapitre 9

rapporte au roi d’Israël les paroles que tu prononces dans


ta chambre à coucher.’
2 Rois 6:12

En effet, Élisée, qui écoutait Dieu, transmettait au roi d’Israël


tout ce que le roi de Syrie tramait. Le roi d’Israël, ayant confiance
en ce que le prophète voyait et entendait dans l’esprit, agissait
selon ses informations et mises en garde. Ainsi, il mit systémati-
quement l’armée syrienne en déroute.

Vérité spirituelle vs Vérité physique


Aussi le roi de Syrie décida-t-il de poursuivre Élisée.

es
Il y envoya des chevaux, des chars et une forte troupe,

tri
qui arrivèrent de nuit et qui enveloppèrent la ville [dans
is
in
laquelle se trouvait Élisée]. Le serviteur de l’homme de
M

Dieu se leva de bon matin et sortit ; et voici, une troupe


k

entourait la ville, avec des chevaux et des chars. Et le


ac

serviteur dit à l’homme de Dieu : ‘Ah ! mon seigneur,


m
om

comment ferons- nous ?’


ew ht

2 Rois 6:14-15 (crochets ajoutés par l’auteur)


W
dr rig
An opy

Autrement dit, en français contemporain : le serviteur d’Élisée


c

s’est mis à paniquer.


Il vit les armées, comprit la raison de leur présence et paniqua !
Il savait que son maître, Élisée, s’était appliqué à communiquer
au roi d’Israël chaque plan de bataille du roi de Syrie. Toutefois,
notez la réponse du prophète :
  Ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en
plus grand nombre que ceux qui sont avec eux.
2 Rois 6:16

Ceux qui s’avèrent incapables de saisir que la vie ne se limite


pas aux cinq sens traiteraient sans vergogne Élisée de menteur.

80
Le royaume spirituel est réel

Pour eux, il n’existe aucune réalité au-delà du domaine phy-


sique, et il leur est tout bonnement impossible de comprendre
les croyants qui agissent par la foi. Ils pensent que ces derniers
affirment être guéris dans le seul espoir de l’être un jour. Je me
souviens d’avoir entendu un prédicateur exhorter son auditoire à
proclamer les choses comme déjà acquises, même si ce n’était pas
encore le cas, afin qu’elles le deviennent. Faux ! Un tel propos est
un mensonge, une tromperie, un piètre calembour. Les personnes
de foi décrivent simplement ce qui, dans l’esprit, est vrai mais ne
s’est pas encore manifesté dans la réalité physique.
Vous devez prendre conscience du fait que vérité spirituelle
et vérité physique ne sont pas toujours en accord. Cependant, si
vous croyez, parlez et agissez selon la vérité spirituelle, celle-ci

es
tri
triomphera de la vérité physique. En effet, votre foi indéfectible
is
en la Parole éternelle de Dieu conduit le domaine du temporaire et
in
M
du périssable à changer. Ainsi, ce qui est vrai dans l’esprit devient
tangible dans le physique.
k
ac
m

Celui qui œuvre sincèrement par la foi confesse ce que Dieu


om

a déjà fait dans l’esprit ; il dit la vérité lorsqu’il affirme : « Je suis


ew ht
W
dr rig

béni ! J’ai tout ce dont j’ai besoin. Je suis prospère », même si ses
finances sont dans le rouge. Il peut proclamer : « Par ses meurtris-
An opy

sures, j’ai été guéri. J’ai déjà été guéri. Merci, Jésus ! », même si
c

son corps est malmené par la douleur et d’autres symptômes. Il ne


joue pas la comédie en attendant que cela « marche ». Tandis qu’il
persiste à croire, ce qui est vrai dans l’esprit finit par se manifester
dans le domaine physique.
C’est exactement ce qu’a fait Élisée ! Il a déclaré : « Ne crains
point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que
ceux qui sont avec eux » (2 Rois 6:16). Le prophète aurait menti
si ce monde physique – où l’on voit, entend, goûte, sent et ressent
– avait été la seule réalité. Oui, le domaine spirituel est bien réel.

81
Chapitre 9

« Éternel, ouvre ses yeux »


Assurément, le serviteur d’Élisée n’avait pas la foi de
son maître : la réponse hardie du prophète le stupéfia. Aussi
Élisée pria :
Éternel, ouvre ses yeux, pour qu’il voie. Et l’Éternel
ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de
chevaux et de chars de feu autour d’Élisée.
2 Rois 6:17

Je parie que les yeux naturels du jeune homme étaient déjà


écarquillés à la vue de tous ces Syriens venus les cerner. Mais ce
sont les yeux de son cœur que Dieu a ouverts afin qu’il voie, dans

es
l’esprit, tous les chevaux et les chars de feu présents.

tri
is
Ne vous limitez pas à votre seule vue naturelle. Au moyen de
in
la Parole de Dieu, regardez au-delà du simple monde physique.
M

Avec les yeux de votre cœur, vous êtes à même de distinguer


k
ac

l’invisible, de voir dans l’esprit !


m
om

C’est ce que Jésus signifiait par : « Que celui qui a des oreilles
ew ht

pour entendre entende » (Matthieu 11:15). Certes, ses auditeurs


W
dr rig

avaient des oreilles leur permettant d’entendre ce qu’il disait,


An opy

mais Jésus faisait ici allusion à ceux qui l’entendraient avec leur
c

cœur et recevraient en eux-mêmes ses Paroles.


Pour avancer avec Dieu et réaliser des exploits, il vous faut
percevoir dans votre cœur ce que vos cinq sens naturels ne peuvent
aucunement discerner. Telle a été la prière d’Élisée pour son ser-
viteur. Dieu l’a exaucée et de ses yeux spirituels, le serviteur a pu
voir la multitude d’anges envoyés pour les défendre.
Les anges n’ont pas été dépêchés au moment où le serviteur
a été en mesure de les voir, mais étaient déjà là, en position. Le
serviteur n’avait simplement pas conscience de leur présence.

82
Le royaume spirituel est réel

Croire, c’est voir


La Parole ne fait pas mention des yeux d’Élisée puisque
celui-ci n’avait nul besoin de voir pour croire. Il avait foi en les
promesses que Dieu avait faites, promesses déjà nombreuses en
ce temps-là.
David, prophète de l’Éternel, antérieur à Élisée, avait notam-
ment écrit :
Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes
tes voies. Ils te porteront sur les mains, de peur que ton
pied ne heurte contre une pierre.
Psaume 91:11-12

es
tri
Maintes autres promesses impliquaient des anges. De plus,
is
Élisée avait déjà vu, de ses yeux naturels, les chevaux et les chars
in
de Dieu (2 Rois 2:11-12).
M
k

En tant que croyants nés de nouveau, nous sommes habités


ac
m

et entourés de nombreuses vérités et réalités spirituelles que la


om

plupart d ’entre nous n’ont jamais perçues. Dominés par nos


ew ht

raisonnements charnels, nous limitons ce à quoi nous croyons à ce


W
dr rig

que nos sens arrivent à percevoir. Il est crucial que nous dépassions
An opy

le monde physique et admettions qu’il existe véritablement un


c

monde spirituel !
Dans l’esprit, Dieu vous a déjà guéri. Il a déjà donné l’ordre
à sa bénédiction de venir sur vous. Il vous a accordé joie, paix
et amour. Toutes ces choses, et bien plus encore, sont en vous
en abondance, dans votre esprit né de nouveau. Mais avant
que vous n’en voyiez les effets extérieurs (dans le domaine
physique), vous devez les observer à l’intérieur de vous (avec
les yeux de votre cœur).
Le monde spirituel n’est pas une invention, un monde
imaginaire : il est réel ! C’est même le monde spirituel qui est

83
Chapitre 9

à l’origine du monde physique. Tout ce que nous voyons et


touchons – le visible – a été créé par l’invisible.
Par la foi, nous savons que le monde a été fait par la
parole de Dieu ; de sorte que les choses qui se voient n’ont
pas été faites de choses visibles.
Hébreux 11:3 (Ostervald)

Dieu a conçu à partir de la substance spirituelle – de choses


réelles dans le domaine spirituel – tout ce qui compose le domaine
physique. Le domaine spirituel est la force mère, et la force mère
est toujours supérieure. Le Créateur est toujours supérieur à la
création, et le monde spirituel plus réel que le naturel.

es
Élisée l’avait bien compris. Assuré de bénéficier d’une

tri
protection angélique, il s’avança hardiment vers ces ennemis, leva
is
in
la main et les frappa d’aveuglement. Les adversaires se mirent
M

alors à chercher leur chemin à tâtons. Élisée leur ordonna de se


k

tenir par la main puis les conduisit, en file indienne, jusqu’au roi
ac

d’Israël. Il pria et leurs yeux s’ouvrirent (2 Rois 6:18-20). Élisée


m
om

a pu capturer toute l’armée syrienne car il croyait en la puissance


ew ht
W
dr rig

placée à sa disposition, dans l’esprit. Certain que cette puissance


était là, le prophète y a fait appel. Pour accomplir cet exploit, pas
An opy

une seule arme naturelle, que le spirituel ! Oui, le domaine de


c

l’esprit est réel !

84
Chapitre 10

Là où Dieu agit
Le cas de Daniel illustre aussi clairement la réalité du monde
spirituel. L’homme pria pour recevoir une révélation quant à
la prophétie de Jérémie qui semblait alors tarder à se réaliser
(Daniel 9:2).
Tout ce pays deviendra une ruine, un désert, et ces
nations seront asservies au roi de Babylone pendant

es
soixante-dix ans.

tri
Jérémie 25:11
is
in
Plus de soixante-dix années s’étaient déjà écoulées. Comme
M

nous l’apprenons dans la suite du chapitre, l’Éternel montra


k
ac

à Daniel qu’il ne s’agissait pas de soixante-dix ans, sinon de


m

soixante-dix semaines d’années – soit 490 ans (Daniel 9:24).


om
ew ht

Sur la base de cette explication divine, le prophète se mit


W
dr rig

à prier :
An opy

Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de


c

recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant et en


prenant le sac et la cendre. Je priai l’Éternel, mon Dieu,
et je lui fis cette confession (...)
Daniel 9:3-4.

Sa prière se poursuit jusqu’à la fin du verset 19 :


Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois
attentif ! Agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ô mon
Dieu ! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton
peuple. (v. 19)
Chapitre 10

Trois minutes
Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché
et le péché de mon peuple d’Israël, et je présentais mes
supplications à l’Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte
montagne de mon Dieu ; je parlais encore dans ma prière,
quand l’homme, Gabriel [le même ange apparu à Zacha-
rie et à Marie, cf. Luc 1:19, 26-28], que j’avais vu pré-
cédemment dans une vision, s’approcha de moi d’un vol
rapide, au moment de l’offrande du soir. Il m’instruisit, et
s’entretint avec moi. Il me dit : « Daniel, je suis venu
maintenant pour ouvrir ton intelligence ».
Daniel 9:20-22 (crochets ajoutés par l’auteur)

es
tri
Il a fallu environ trois minutes à Daniel pour formuler cette
is
prière (Daniel 9:4-19). Tandis que le prophète priait encore,
in
l’ange Gabriel est apparu et lui a annoncé : « Voici, je t’apporte
M
k

la réponse ! » Ne serait-ce pas merveilleux si toutes nos prières


ac

obtenaient une réponse en trois petites minutes ?


m
om

Observons à quel moment Dieu a concrètement répondu à


ew ht
W
dr rig

celle-ci :
An opy

Au commencement de tes supplications la parole est


c

sortie, et je suis venu pour te la déclarer, car tu es un bien-


aimé. Comprends donc la parole, et sois intelligent dans
la vision.
Daniel 9:23 (Darby, mise en gras par l’auteur)

Dès le début de la prière de Daniel, Dieu avait réagi dans le


monde spirituel en donnant l’ordre à Gabriel de se manifester
auprès du prophète. Pourtant, trois minutes ont été nécessaires à
Gabriel pour apparaître à Daniel.
Pourquoi pas une manifestation instantanée ?

86
Là où Dieu agit

La plupart des chrétiens présument que le temps, l’espace ou


la distance n’entrent nullement en ligne de compte pour Dieu. Or,
cet exemple biblique indique explicitement que Dieu a sommé
l’un de ses anges d’apparaître, ordre que ce dernier n’a pu exécu-
ter qu’au bout de trois minutes environ. Bien que ce laps de temps
soit court, il démontre sans ambiguïté qu’il y a eu, dans le monde
spirituel, une impulsion de Dieu préalable à un accomplissement
dans le monde naturel.
Beaucoup croient qu’à la seconde même où Dieu veut que
quelque chose se réalise, cela se matérialise instantanément
dans le monde naturel. Ils peinent à imaginer que l’Éternel ait à
composer avec quelque contrainte ou limite. Toutefois, il est bien

es
question ici d’un délai entre l’injonction divine et son application.

tri
La Bible ne justifie pas ce délai. Gabriel a peut-être eu besoin
is
in
de ces trois minutes pour se préparer, ou peut-être, parce qu’il se
M

trouvait de l’autre côté de l’Univers, lui a-t-il fallu trois minutes


k
ac

pour parcourir les cent milliards d’années-lumière qui le sépa-


m

raient de Daniel. Qui sait ? Ce qu’en revanche nous savons, c’est


om

que la manifestation tangible de l’intervention de Dieu est appa-


ew ht
W
dr rig

rue après qu’il en a donné l’ordre dans le domaine spirituel.


An opy

Au chapitre 10, nous lisons que Daniel pria de nouveau. Son


cœur avait dû être encouragé et sa foi fortifiée par la puissance et
c

la rapidité de la réponse délivrée (cf. chap. 9). Néanmoins, bien


que ces deux prières aient été formulées par un seul homme, elles
n’ont assurément pas eu le même résultat.

Une opposition démoniaque


J’aime prendre l’exemple de Daniel pour illustrer la manière
dont Dieu répond à la prière. Car, si j’avais utilisé un exemple
personnel, vous auriez été tenté de l’écarter d’un « Andrew, je
suis différent de vous. Vous, vous devez faire partie des favoris de
Dieu, ceux à qui il a davantage plaisir à répondre, voilà tout ! »

87
Chapitre 10

Or, vous ne pouvez pas affirmer cela au sujet de Daniel qui,


d’une prière à l’autre, a observé deux résultats radicalement
différents.
En effet, la seconde fois, c’est au bout de trois semaines – et
non trois minutes – que Daniel vit sa requête concrétisée.
En ce temps-là, moi Daniel, je fus trois semaines dans
le deuil. Je ne mangeai aucun mets délicat, il n’entra ni
viande ni vin dans ma bouche et je n’oignis point jusqu’à
ce que les trois semaines fussent accomplies.
Daniel 10:2-3

Le prophète eut beau jeûner et prier encore, la situation

es
empirait.

tri
is
Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux
in
et mes mains. Puis il me dit : « Daniel, homme bien-aimé,
M

sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi


k
ac

debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé


m

vers toi ». Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout


om
ew ht

en tremblant.
W
dr rig

Daniel 10:10-11
An opy

Pourquoi Dieu répond-il à certaines prières en trois minutes


c

et à d’autres en trois semaines ? Vous êtes-vous déjà posé cette


question ? Avez-vous déjà vu Dieu agir rapidement en votre fa-
veur puis, d’autres fois, dû attendre des semaines, des mois, voire
des années avant que cela n’arrive ? Pendant tout ce temps, vous
avez tenu ferme, avez persévéré dans la foi et lui avez demandé :
« Dieu, pourquoi m’infliges-tu cela ? Pourquoi prends-tu tout ce
temps pour répondre à ma prière ? » Sachez que ces questions
sont erronées. Le verset suivant vous en donne la raison.
Il me dit : « Daniel, ne crains rien ; car dès le premier
jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier

88
Là où Dieu agit

devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à


cause de tes paroles que je viens ».
Daniel 10:12 (mise en italique par l’auteur)

En réalité, Dieu avait décidé d’une réponse manifeste le jour


même où Daniel lui avait adressé sa prière. Pourtant, cette réponse
ne s’est concrétisée que trois semaines plus tard. Pourquoi ? Parce
qu’une opposition démoniaque sévissait.
Le chef du royaume de Perse [une puissance démo-
niaque] m’a résisté vingt et un jours [trois semaines],
mais Michel, l’un des principaux chefs [un autre ange, cf.
Jude 9 et Apocalypse 12:7], est venu à mon aide, et je suis

es
resté là, près des rois de Perse.

tri
Daniel 10:13 (Segond 21, crochets ajoutés par l’auteur)
is
in
M
Trois semaines et du renfort ont été nécessaires pour que ce
k

messager angélique perce cette opposition démoniaque et puisse


ac

livrer la réponse attendue par Daniel.


m
om
ew ht

Ce qui fait obstacle


W
dr rig

Dieu a instantanément réagi aux deux prières de Daniel.


An opy

Non, il n’a pas mis trois minutes à répondre à la première et


c

trois semaines à la seconde. Dans les deux cas, sa réponse a


été immédiate ! Dieu n’a pas été l’élément variable, inconstant.
Sous l’Ancienne Alliance, Daniel se réjouissait dans la foi de ce
que Jésus accomplirait. Aujourd’hui, en tant que croyants du
Nouveau Testament, nous considérons rétrospectivement ce que
Dieu a accompli – à savoir tout – au travers de Christ.

C’est chose faite !


Dieu ne choisit pas de répondre à certaines prières en trois
minutes et à d’autres en trois semaines, il répond à toutes immé-
diatement ! La provision est déjà là, à disposition, et elle l’était

89
Chapitre 10

avant même que nous n’en ayons éprouvé le besoin. Si Dieu ne


fait acception de personne, notre façon de recevoir, elle, diffère,
d’un individu à l’autre. Dieu a déjà fait sa part, mais il existe
des obstacles qui empêchent ce qu’il a accompli dans le domaine
spirituel de prendre effet dans le monde physique.
Nombreux sont ceux qui supposent, à tort, que le diable est
tout-puissant et omniscient, voire plus fidèle que l’Éternel ! S’ils
doutent que Dieu réponde à leurs prières, même s’ils ont agi avec
droiture, ils sont, en revanche, absolument convaincus que le
diable les dévorera à la moindre petite erreur qu’ils commettront.
Pour eux, rien n’échappe à Satan car, à leurs yeux, il est totalement
omniprésent et ne perd aucune occasion de leur jouer un mauvais

es
tour : « L’ennemi fait ceci. Satan fait cela. Il dit ceci et cela... ! »

tri
Sachez qu’il n’y a qu’un seul diable et qu’il n’a pas le don
is
in
d’ubiquité : il n’est pas omniprésent et ne peut être à deux endroits
M

à la fois. Aussi, le fait de dire que chaque croyant est quotidien-


k
ac

nement interpellé et tenté par Satan est totalement faux. Certes,


le royaume des ténèbres est contre nous, mais nous accordons
m
om

beaucoup trop de crédit à notre adversaire. Non, Satan n’est pas


ew ht
W
dr rig

tout-puissant. Non, il ne réussit pas tout ce qu’il entreprend.


An opy

Il est très possible que le diable ait « manqué son coup » à la


première prière de Daniel (cf. Daniel 9). Peut-être Satan était-il
c

alors en train de lécher ses plaies et de bouder, peut-être a-t-il


sous-estimé Daniel. À moins qu’il n’ait été, à ce moment-là, en
congé ou endormi de fatigue. De toute façon, quiconque se bat
contre Dieu n’est certainement pas futé. Je ne dis pas que le diable
est stupide, mais qu’il n’est pas infaillible.

La variable
Nous lisons au chapitre 9 du livre de Daniel que sa prière est
parvenue jusqu’à Dieu et que, en trois minutes, Gabriel est apparu
au prophète avec sa réponse. Satan n’est même pas intervenu !
Cependant, après que Daniel a reçu une telle révélation et pro-

90
Là où Dieu agit

phétisé sur plusieurs éléments importants au sujet du Messie, là


le diable a rassemblé ses forces afin de s’assurer que Daniel ne
prierait plus sans rencontrer d’opposition.
La variable n’a pas été Dieu ou Daniel, mais Satan. Parfois, le
diable nous combat, d’autres fois non. Je n’en connais pas toutes
les raisons. Néanmoins, ce que je peux vous dire, c’est que nous
accordons bien trop de crédit aux stratégies du diable lorsque
nous pensons qu’il est en tous points cohérent et ne faillit jamais.
Satan échoue souvent !
Les Écritures ne nous indiquent nullement que les démons se
reproduisent et enfantent. Par conséquent, nous pouvons conclure
avec certitude que le nombre d’esprits démoniaques œuvrant sur

es
terre est resté inchangé au fil des siècles et des millénaires.

tri
is
Donc, soit il y avait, au temps d’Adam et Ève, une très grande
in
M
quantité de démons par être humain, soit, au regard de nos plus de
k

sept milliards d’habitants, le camp du diable connaît aujourd’hui


ac

une pénurie. Supposons que chaque personne sur Terre ait un


m

démon attitré, cela signifierait qu’Adam et Ève et leurs enfants


om
ew ht

ont été attaqués par plus de six milliards de démons ! Toutefois,


W
dr rig

si à cette époque, il n’y en avait pas autant, il est évident que les
An opy

démons sont actuellement largement en sous-effectif. Personnel-


lement, je ne crois pas que le diable puisse faire tout ce qu’il veut.
c

Il est limité dans sa capacité à nous combattre. Je pense que Satan


laisse certaines personnes tranquilles notamment parce qu’il est à
court de personnel.
Ainsi, nous voyons au chapitre 9 que Daniel, pour une raison
inconnue, a pu goûter sans encombre le fruit de sa prière, tandis
que nous apprenons, au chapitre 10, que Satan a fait obstacle
à la seconde. Il n’est pas rare que les croyants qui prient sans
obtenir de réponse immédiate se mettent en colère contre Dieu et
s’inquiètent de la situation. Au lieu de dire : « Seigneur, j’ai prié
et rien ne s’est passé. Quand me répondras-tu ? », mieux vau-

91
Chapitre 10

drait prier : « Père, je sais que tu es fidèle. Je te remercie pour ta


réponse et je sais que celle-ci est sur le point de se manifester ! »
Ne compromettez pas votre foi au nom d’un délai de réalisation
de trois semaines !

Le pont
Que serait-il arrivé si Daniel avait mis sa foi de côté et cessé
de prier au bout du vingtième jour ? Il aurait tout à fait pu rai-
sonner de la manière suivante : La dernière fois, Dieu a répondu
à ma prière en trois minutes. Demain, cela fera trois semaines
que j’attends… C’est bon là, j’abandonne ! Si le prophète avait
renoncé à son attitude de foi, il n’aurait jamais reçu la réponse

es
à sa prière. Oui, en dépit de l’ordre de Dieu donné au messager

tri
angélique et le départ de ce dernier, sans la foi ferme de Daniel,
is
l’opposition démoniaque aurait connu une victoire.
in
M

Dieu agit en fonction de la puissance qui est à l’œuvre en


k

nous (Éphésiens 3:20). Voilà pourquoi nous devons croire ! La


ac

foi est le pont que la provision divine emprunte pour passer du


m

domaine de l’esprit au domaine physique. Il nous faut fournir ce


om
ew ht

pont ! Dieu est Esprit et c’est dans le monde de l’esprit qu’il agit
W
dr rig

(Jean 4:24).
An opy

La réalisation concrète dans le domaine naturel de ce qui est


c

spirituellement vrai ne dépend pas du fait que Dieu réponde ou


non à nos prières, sinon de notre aptitude – par la foi – à saisir,
dans le spirituel, ce que Dieu a déjà accompli, puis à le rendre
manifeste dans notre monde. Notre foi fournit à Dieu un pont afin
qu’il intervienne dans le monde physique.
Dieu n’agit pas sans nous et nous ne pouvons assurément
rien faire sans lui. Dieu pourvoit tout d’abord dans l’esprit puis,
à travers nous, diffuse lui-même ce qu’il a prévu pour ce monde
naturel. Quelle merveilleuse révélation !

92
Là où Dieu agit

Autorité + Puissance = Responsabilité


Daniel a persévéré dans la prière. J’ignore s’il comprenait tout
l’enjeu de son attitude. Ce qui est sûr, c’est qu’il était persuadé
que Dieu détenait sa réponse. Aussi, Daniel refusa-t-il de s’inter-
rompre tant que celle-ci ne se serait pas matérialisée. La Parole
ne précise pas si Daniel savait – avant que l’ange n’arrive et ne le
lui explique – ce qui se passait dans le monde spirituel tandis qu’il
priait. Le prophète aurait pu penser que Dieu gardait volontaire-
ment le silence et ne lui prêtait pas attention. Pourtant, il a tenu
ferme dans la foi et a continué de prier. Même si Dieu lui avait
révélé qu’une puissance démoniaque faisait obstacle à sa réponse,
Daniel n’aurait rien pu faire. Pourquoi ? Parce que les saints de

es
l’Ancien Testament n’avaient ni pouvoir ni autorité sur le diable.

tri
À nous, croyants du Nouveau Testament, Dieu a conféré auto-
is
in
rité et puissance. Avec cela, vient la responsabilité.
M
k

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il


ac

fuira loin de vous.


m

Jacques 4:7
om
ew ht
W
dr rig

Si vous ne résistez pas au diable, il ne fuira pas. C’est la puis-


An opy

sance de Dieu derrière vous qui le permet, néanmoins c’est bien


c

vous que Satan fuit. Vous ne pouvez pas demander à l’Éternel de


tancer le diable à votre place. Dieu vous a donné l’autorité pour
ce faire !
Aujourd’hui, nombreux sont les chrétiens qui prient puis
attendent passivement, attendent et attendent encore, patiemment
dans « la foi », dans l’espoir d’une éventuelle réponse.
S’ils la reçoivent enfin, ils l’attribuent à leur ténacité (sem-
blable à celle d’un chien qui serre son os). Refusant de lâcher
prise, ces personnes résistent à toutes les souffrances, circons-
tances et persécutions que le diable leur envoie. Elles reçoivent
leur réponse par défaut, parce qu’encore debout après que Satan

93
Chapitre 10

les ait violemment attaquées. Ces croyants qui « tiennent bon »


omettent (1) de reconnaître que le diable est celui qui fait obstacle
à la manifestation de leur réponse et (2) d’exercer l’autorité et la
puissance dont ils sont investis.
En tant que croyant né de nouveau, vous n’avez pas à prier
comme ceux de l’Ancien Testament. Imaginons maintenant que
Daniel ait été, lui aussi, né de nouveau, et qu’il ait eu les privi-
lèges d’un croyant jouissant de la Nouvelle Alliance. Ne voyant
pas se manifester, dans les trois minutes, la réponse à sa prière,
il aurait néanmoins affirmé : « Seigneur, tu es le même hier,
aujourd’hui et pour toujours (Hébreux 13:8). Si, la dernière fois,
tu as donné l’ordre que j’obtienne la réponse à ma prière dès son

es
commencement, je sais qu’il en est de même pour celle-ci. Tu

tri
as déjà répondu, Père, je te remercie pour la réponse qui est en
is
route. Puisque tu as déjà agi, voudrais-tu me révéler, s’il te plaît,
in
M
la cause de ce retard ? »
k
ac

Dieu aurait répondu à Daniel qu’une opposition démoniaque


sévissait contre sa prière. Et, enfin, le prophète aurait réagi en
m
om

réprimant la puissance démoniaque. Il aurait pris autorité sur le


ew ht
W
dr rig

diable et lui aurait ordonné de s’ôter de son chemin. Cette prise


An opy

d’autorité aurait considérablement écourté son attente !


Mais Daniel n’avait pas cette autorité en tant que croyant de
c

l’Ancien Testament, la seule chose qu’il pouvait faire était de


tenir bon.
Si vous comprenez ces principes, vous serez grandement
réconforté de savoir que Dieu s’est déjà occupé de tout. Il a donné
l’ordre que votre réponse vous parvienne, du monde spirituel au
monde physique. Maints obstacles peuvent être mis sur votre
chemin. Je n’ai, dans ce présent ouvrage, pas assez de place pour
vous énumérer tout ce que le Seigneur m’a révélé à ce sujet.
Cependant, je m’attacherai à vous donner quelques exemples qui
l’illustreront au mieux.

94
Chapitre 11

La réponse se trouve dans l’esprit


Nombreux sont ceux qui prient afin que Dieu pourvoie instan-
tanément. Si cela ne se produit pas, ils se mettent alors à douter :
« Seigneur, pourquoi n’as-tu rien fait ? » Erreur ! Dieu a déjà
fait sa part ! Il a déjà appelé la bénédiction financière sur tous
les croyants (Deutéronome 8:18). Il a déjà donné à chacun de
nous la puissance, l’onction ainsi que la capacité de prospérer.
Psaume 35:27 révèle que Dieu prend plaisir « à la prospérité de

es
son serviteur » (Ostervald). Il se trouve dans l’esprit de chaque

tri
personne née de nouveau une abondante provision préparée à son
intention (2 Corinthiens 8:9). is
in
M

Dieu ne remplit pas directement notre portefeuille. Toutefois,


k
ac

il nous dote de la force requise pour prospérer. Dieu nous accorde


m

une onction – une capacité. À nous de faire notre part, de mettre la


om
ew ht

main à la pâte. L’une des raisons pour lesquelles maints chrétiens,


W
dr rig

priant pour la bénédiction financière, ne voient rien venir est qu’ils


An opy

imaginent que Dieu la leur livrera toute prête. Dieu ayant promis de
bénir le travail de nos mains, il faut bien que nos mains travaillent !
c

Dieu pourvoit au travers des autres


Parfois, nous faisons tant obstacle à ce que Dieu a déjà ordonné
et fait dans l’esprit que rien ne peut se manifester dans le domaine
physique. Beaucoup préfèrent dépendre d’une aide sociale plutôt
que d’avoir à travailler pour un moindre salaire. Aussi, choi-
sissent-ils de ne rien faire tout en priant Dieu pour qu’il fasse
tomber l’argent dans leur escarcelle. Or, Dieu ne peut pas bénir
et multiplier le fruit du non-travail. En revanche, s’ils acceptaient
un travail, Dieu pourrait multiplier leurs revenus. Tandis que nous
œuvrons, Dieu se met à faire prospérer et accroître nos finances.
Chapitre 11

Dieu a recours aux autres pour nous bénir.


Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre
sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ;
car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous
serez servis.
Luc 6:38

Oui, il nous envoie sa provision financière au travers


de personnes.
L’argent appartient à nos normes terrestres. Dieu, lui, ne l’uti-
lise pas ; d’ailleurs, nous non plus une fois au Ciel ! Certes, il y
a de l’or, de l’argent et des pierres précieuses, mais cela n’a pas

es
valeur de monnaie d’échange. L’argent est une invention humaine

tri
dont nous ne nous servons qu’ici-bas.
is
in
Dieu ne contrefait pas nos différentes devises afin de nous en
M

envoyer. L’argent ne tombe pas du ciel. Un jour, j’ai entendu par-


k
ac

ler d’un homme qui s’engageait, pour dix dollars, à expédier, par
m

la poste, une ficelle verte. Il assurait que, si l’heureux destinataire


om

la plaçait dans son portefeuille, Dieu générerait indéfiniment de


ew ht
W
dr rig

l’argent à partir de celle-ci. Quelle arnaque ! Dieu ne fait pas ce


An opy

genre de choses. Il utilise autrui.


c

Lorsque vous priez au sujet d’un besoin financier, Dieu va


mobiliser une ou plusieurs personnes pour vous aider à y répondre.
Non, ce n’est pas du ciel que la solution tombera. N’espérez pas
voir votre bateau de pêche rentrer au port, si vous ne l’avez pas
préalablement mis à la mer !
Vous vous demandez : Pourquoi Dieu n’a-t-il pas répondu à
ma prière ? Mais il l’a fait ! Dieu vous a béni « de toutes sortes
de bénédictions spirituelles ». Il a placé sa faveur sur vous et vous
a doté de la force de prospérer. Toutes ces choses sont bel et bien
réelles dans le domaine spirituel, cependant il vous faut coopérer
dans une attitude de foi !

96
La réponse se trouve dans l’esprit

C’est vendu !
Malgré un écriteau « À vendre », placé en évidence dans le
jardin, cela faisait deux ans qu’un ami tentait, en vain, de vendre sa
maison. Seuls quelques curieux s’y étaient vaguement intéressés, et
le marché immobilier n’était pas vraiment au beau fixe. Bref, tout
cela était devenu, pour mon ami, une véritable source de tracas.
Un jour, alors qu’il m’écoutait enseigner sur la manière de
prier Dieu, le Seigneur lui a parlé : « J’ai œuvré afin que des per-
sonnes achètent ta maison dès le premier jour de sa mise en vente,
mais Satan est venu faire obstacle ». En somme, ce n’était pas la
faute de mon ami : la cause en était l’opposition démoniaque qui
empêchait la matérialisation de sa réponse.

es
tri
Comme mon ami ne savait pas concrètement ce qu’il en était, il
is
s’est mis à prier en langues à ce sujet, conscient et convaincu que
in
M
Dieu intercéderait ainsi à travers lui. Deux jours plus tard, sa mai-
k

son avait un acheteur ! Lors de la signature des derniers papiers et


ac

de la remise des clefs, le nouveau propriétaire a fait une étonnante


m

confidence : « Le jour même où vous avez placé cet écriteau dans


om

votre jardin, j’ai dit à ma femme : ‘Voilà notre maison !’ Mais il m’a
ew ht
W
dr rig

fallu deux ans pour réunir l’argent, car j’avais beau essayer de nous
An opy

constituer le capital, je n’y parvenais pas. Or, il y a deux jours, notre


situation financière s’est débloquée, et nous voici ! »
c

Dieu avait répondu à la prière de mon ami deux ans avant


que ce dernier ne puisse en goûter la réalisation. Le retard n’a
pas été dû à un manque d’action du Seigneur, mais à Satan venu
entraver l’accomplissement tangible de cette prière, par le biais
d’une tierce personne. Si vous ne saisissez pas cela, vous allez
continuer de prier et demander à Dieu de vendre votre maison,
alors qu’il aura déjà parlé aux futurs acheteurs. Oui, il a donné
l’ordre à cette bénédiction de venir sur vous, mais elle se trouve
dans le domaine de l’esprit. Par la foi, il vous faut la faire passer
du domaine spirituel au domaine physique.

97
Chapitre 11

Croyez que c’est chose faite


Comprenez cette vérité et vous recevrez différemment de Dieu.
Maintenant, quand je prie pour la guérison mais ne l’observe pas
tout de suite, je ne dis plus à Dieu : « Seigneur, je ne comprends
pas pourquoi tu ne m’as pas encore guéri (ou pourquoi tu n’as
pas encore guéri untel). Je t’en supplie, agis ! » Je ne me mets
pas à jeûner et à recruter d’autres intercesseurs pour que nous
assaillions le Ciel de nos supplications dans le but de forcer
Dieu à accomplir une guérison. Cette conception sur la prière est
empreinte d’incrédulité : lorsque vous priez, vous ne croyez alors
pas que vous recevez de Dieu.
C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demande-

es
rez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez

tri
s’accomplir.
is
in
Marc 11:24
M
k
ac

Vous devez croire que vous recevez à l’instant même où


vous priez, non lorsque vous voyez votre prière s’accomplir.
m
om

Comment croire que Dieu a répondu à une prière si l’on ne se


ew ht
W
dr rig

sent pas instantanément guéri ? Eh bien, en se rappelant que


An opy

c’est déjà fait dans l’esprit ! La réponse à votre prière est déjà
une réalité dans le monde spirituel.
c

Si elle ne se manifeste pas, ne doutez pas de l’action de Dieu


attestée par sa Parole ! Croyez que, tandis que vous priez, vous
recevez. Puis, continuez de prier, non pas pour répéter votre
requête, sinon pour vous saisir de votre autorité et en faire usage
contre les puissances démoniaques qui font obstacle à votre
réponse. Demandez à Dieu de vous révéler ce que vous êtes
alors supposé faire. Si vous priez pour vos finances, il peut être
judicieux d’obtenir un emploi ou de semer en donnant. Mais, ne
remettez pas en cause le fait que Dieu ait déjà agi pour vous !
Dieu a déjà pourvu, dans le monde spirituel, à tout ce dont
vous avez besoin. Il vous suffit de croire que c’est chose faite.
98
La réponse se trouve dans l’esprit

Borgne
La compréhension de ce principe a révolutionné ma manière
de prier ! (Pour en savoir davantage sur la façon dont celui-ci
s’applique spécifiquement à la prière, je vous recommande mon
enseignement A Better Way to Pray*.) Peu après que Dieu m’a
dévoilé ces vérités, contenues dans les chapitres 9 et 10 du livre
de Daniel, j’ai été amené à prêcher à Childress, au Texas. C’était
l’année 1977. Mon message s’intitulait « Que faire quand vos
prières semblent rester sans réponse ? » J’ai expliqué que Dieu
avait déjà tout accompli, qu’il n’y avait nul besoin d’attendre
qu’il génère la guérison puisqu’il y avait déjà pourvu dans
le monde spirituel. J’ai également parlé de la foi qui atteint le

es
domaine de l’esprit et permet aux réponses de se concrétiser, cela

tri
signifiant que nous déterminons la rapidité à laquelle la guérison
is
se manifeste. J’ai explicitement exposé que, Dieu nous ayant déjà
in
M
guéris dans le domaine de l’esprit, nous sommes tous en mesure
k

de conduire sa puissance de guérison à se matérialiser, dans le


ac

domaine naturel.
m
om

Une fois que j’ai eu terminé de prêcher ce message, j’ai dit à la


ew ht
W
dr rig

centaine de personnes présentes : « Passons à la démonstration !


An opy

Y a-t-il quelqu’un de malade parmi vous ? » Un garçon de dix-


sept ans, borgne, s’est alors avancé. J’ai posé mes mains sur lui, ai
c

prié en réprimant toute opposition que je savais devoir réprimer,


puis ai ordonné au jeune homme de voir. Enfin, je lui ai demandé :
« Couvre ton œil valide et regarde avec l’autre. Combien ai-je
de doigts ? » Je bougeais ma main devant son visage mais il ne
voyait ni ma main, ni la lumière, rien ! Aucune manifestation de
guérison ! J’ai même dû diriger son visage vers ma main parce
qu’il ne l’avait pas orienté dans la bonne direction.
Face à l’absence tangible de résultats, une large partie de l’audi-
toire en a immédiatement conclu que, manifestement, cela ne fonc-
tionnait pas. Des grognements et soupirs d’incrédulité s’étant fait
entendre, je me suis tourné vers l’assistance et ai déclaré : « Je crois,

99
Chapitre 11

sans l’ombre d’un doute, que cet enseignement est vrai. Si nous
n’avons pas observé la guérison de ce garçon, ce n’est pas parce que
Dieu ne l’a pas guéri ou que nous devions attendre son intervention.
Non, si nous n’en voyons pas les effets, c’est parce que nous ne par-
venons pas à transférer sa guérison du domaine spirituel au domaine
physique. Ce n’est pas de la faute de Dieu mais de la nôtre ! Vous
êtes libres de partir si vous le désirez. Mais si vous croyez que j’ai
enseigné la vérité, et que vous voulez prier avec moi, je vous invite à
rester ». Environ vingt- cinq personnes sont restées.
Aussi, nous nous sommes tous réunis autour du jeune homme
et avons commencé à prier pour lui. Nous n’avons pas supplié
Dieu d’un « Ô Seigneur, tu ne l’as pas guéri la première fois

es
mais, s’il te plaît, guéris-le maintenant ! » Non. Nous avons prié :

tri
« Père, nous croyons que tu l’as déjà guéri, que ta puissance a été
is
libérée. Nous lions toute entrave à cette guérison, tout obstacle
in
venu empêcher sa manifestation physique. Donne-nous la sagesse
M
k

et révèle-nous ce qu’il se passe ». Nous avons également prié en


ac

langues afin de nous édifier nous-mêmes dans la foi, tel que nous
m

y exhorte Jude 20.


om
ew ht
W
dr rig

Nous avons continué ainsi pendant une demi-heure, durant


An opy

laquelle, toutes les cinq minutes, je m’arrêtais pour demander au


jeune homme de se couvrir l’œil valide et de regarder à travers
c

l’œil à l’origine malade. Comme il ne voyait toujours rien, je


recherchais ardemment la sagesse de l’Éternel !

Guérison ou Miracle ?
Tout à coup, le Seigneur m’a dit : « Ce n’est pas d’une gué-
rison dont il a besoin, mais d’un miracle ! » Tandis que cette
nouvelle information se diffusait en moi, je me suis interrogé
sur cette différence qui m’était, jusqu’alors, inconnue. Depuis, je
comprends un peu mieux la nuance, même si ce sujet est toujours,
en ce qui me concerne, un terrain d’apprentissage. Les personnes
de notre groupe m’entendaient prier en langues, toutefois, à

100
La réponse se trouve dans l’esprit

l’intérieur de moi, je ne cessais de m’interroger : Cette révéla-


tion est-elle divine ? Quelle est la différence entre une guérison
et un miracle ? Celle-ci pourrait-elle avoir un impact sur notre
manière de prier ?
Don Krow, alors mon pasteur associé, s’est exclamé : « Andrew,
Dieu vient de me dire que ce garçon n’a pas besoin d’une guérison
mais d’un miracle ! » C’était mot pour mot ce que Dieu venait
juste de me révéler dans mon cœur ! J’ai immédiatement cessé de
prier pour demander à ce jeune : « Mais au fait, qu’est-il arrivé à
ton œil ? »
« Quand j’étais bébé, j’ai eu une infection à l’œil et ai dû subir
une ablation du cristallin et de la rétine. En somme, mon œil n’a

es
plus de quoi voir ! », m’a-t-il répondu.

tri
is
Sitôt son explication achevée, j’ai clarifié les choses : « C’est
in
M
bien cela, tu n’as pas besoin d’une guérison. Tu as besoin d’un
miracle ! Tu as besoin que Dieu, au moyen d’un miracle, recrée
k
ac

dans ton œil ce qui t’a été ôté ». Les mains posées sur son visage,
m

j’ai déclaré : « Cristallin et rétine, je vous ordonne, dans le nom


om
ew ht

de Jésus, de prendre place dans l’œil de ce garçon ! »


W
dr rig

Ensuite, je lui ai de nouveau demandé de se couvrir l’œil


An opy

valide et de regarder avec l’autre : « Combien ai-je de doigts ? »


c

Ce à quoi le jeune homme m’a répondu « 1, 2 … ». Il pouvait


enfin voir ! Dieu lui avait littéralement ouvert l’œil !
L’Éternel avait libéré cette puissance avant même la naissance
de ce garçon. Grâce à Jésus, elle avait été pourvue et rendue
disponible dans le domaine spirituel. Au moment où j’ai prié, la
puissance de Dieu s’est mise à agir pour matérialiser la guérison,
toutefois des oppositions sévissaient.

N’abandonnez pas !
Je ne saisis pas encore tout ce qu’il s’est passé ce jour-là. Par
exemple, pourquoi était-il important que je sache qu’il fallait un

101
Chapitre 11

miracle et non une guérison ? Je crois que cette clarification m’était


destinée. En effet, lorsque Don m’a confirmé cette révélation, ma
foi en a été stimulée et intensifiée. C’est à ce moment-là que j’ai
pris autorité et parlé à la « montagne » (Marc 11:23). Beaucoup
de croyants ne parlent pas directement à leur problème ; ils pré-
fèrent en parler à Dieu. Toutefois, la Parole nous dit bien de nous
adresser à la montagne !
Puisque ce garçon n’avait ni cristallin ni rétine pour voir, je
devais leur parler et les appeler à être.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; Qui-
conque l’aime en mangera les fruits.
Proverbes 18:21

es
tri
Si nous n’avions pas persévéré dans la prière, ce garçon n’au-
is
in
rait jamais recouvré la vue. Et, nous n’aurions pas pu en imputer
M

la faute à Dieu car, au risque de me répéter, il avait déjà fait sa part


k

en pourvoyant une rétine et un cristallin dans l’esprit. Seulement,


ac
m

la plupart des personnes cèdent au découragement, au doute et à


om

l’incrédulité quand le résultat tangible n’est pas rapidement au


ew ht
W
dr rig

rendez-vous.
An opy

Nous ne rendons pas service aux personnes lorsque, après


avoir prié pour leur guérison, nous les laissons repartir avant que
c

celle-ci ne se soit concrètement manifestée. J’ai quelques très


bons amis, oints d’une forte puissance de guérison au sein de leur
ministère, qui prient avec dévouement pour des files de malades,
sans jamais se retourner ni revenir sur leurs pas. Ils se refusent
même à y penser, de peur de basculer dans l’incrédulité. Certes,
ils obtiennent des résultats. Néanmoins, cette méthode est risquée
car la foi de la majorité des croyants tend à s’affaiblir s’ils ne
constatent pas, dans le temps, de manifestations évidentes de la
provision divine.

102
Chapitre 12

Dieu a déjà pourvu


Dieu a déjà agi. Il a déjà pourvu : tous nos besoins ont été
comblés ! Dès que nous croyons et comprenons comment opère la
puissance de Dieu, nous pouvons voir sa provision se manifester.
Beaucoup des plus grands évangélistes connus pour leur forte
onction de guérison ont intégré et mis en œuvre cette vérité sur la
provision divine. Il est probable qu’ils n’aient pas cité les mêmes

es
versets bibliques ou qu’ils n’aient pas utilisé la même terminolo-

tri
gie pour s’exprimer sur le sujet, mais tous y croyaient.
is
in
John G. Lake, célèbre évangéliste canado-américain du tour-
M

nant du 20e siècle, a eu à son actif plus de 100 000 cas de guérison
k

confirmés et attestés, au point qu’un hôpital de Spokane (État de


ac

Washington) – ville où il a longtemps habité – a dû un temps


m
om

fermer ses portes, faute de patients. Autrement dit, John G. Lake


ew ht

et ses « techniciens de la guérison » étaient très efficaces !


W
dr rig
An opy

Puisque J.G. Lake avait un ministère si fructueux, la prise


c

en compte de son point de vue quant à la guérison semble ici


pertinente. Selon lui, la passivité des personnes était le principal
obstacle à la manifestation de la guérison dans leur vie.
Celles-ci priaient, demandaient à Dieu la guérison, puis atten-
daient passivement qu’il agisse, ne saisissant pas qu’il y avait
déjà pourvu. Au lieu de mobiliser leur autorité afin d’ordonner
à la guérison de se manifester sur-le-champ, elles laissaient aller
les choses pendant des jours, des semaines, des mois, voire des
années. Ces personnes ne comprenaient nullement comment
croire en la provision divine déjà offerte, ni comment la transférer
du domaine spirituel au domaine physique. D’après J.G. Lake,
cela constituait le frein majeur à la guérison tangible.
Chapitre 12

Dieu s’est déjà occupé de tout. Croyez que cela vous appartient
déjà et recevez par la foi. Si vous ne voyez pas sous peu la réalisa-
tion concrète de votre prière, mettez-vous au travail et combattez
votre incrédulité. Réclamez la sagesse au cas où vous auriez besoin
d’une instruction précise. Si quelque puissance démoniaque est
impliquée, brisez-la. N’oubliez pas ce principe consigné dans les
Écritures, à savoir que Dieu a déjà tout accompli !

Une atmosphère d’incrédulité


Jésus a exercé son ministère conformément à cette vérité.
Ils [Jésus et Ses disciples] arrivèrent à Bethsaïda. On
amena un aveugle à Jésus et on le supplia de le toucher.

es
Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du vil-

tri
lage, puis il lui mouilla les yeux avec sa salive, lui imposa
is
les mains et lui demanda : « Est-ce que tu vois quelque
in
M

chose ? » L’aveugle regarda et répondit : « J’aperçois des


k

hommes, mais je les vois comme des arbres qui marchent ».


ac

Jésus posa de nouveau ses mains sur les yeux de l’aveugle.


m
om

Alors celui-ci vit clair ; il était guéri et voyait tout distinc-


ew ht

tement. Jésus le renvoya chez lui en lui disant : « Ne rentre


W
dr rig

pas dans le village (et n’en parle à personne) ! »


An opy

Marc 8:22-26 (semeur et Segond 21 pour les mention entre


c

parentheses ; crochets ajoutés par l’auteur)

Voici un exemple inhabituel de guérison. En effet, c’est la


seule fois dans les Écritures où Jésus, après avoir prié afin de gué-
rir un malade, a interrogé ce dernier sur la manifestation physique
de sa guérison (« Est-ce que tu vois quelque chose ? », v.23),
puis prié une seconde fois. Ces deux particularités en font une
situation unique.
Notez que Jésus se trouvait à Bethsaïda et qu’il a pris
l’aveugle par la main pour le conduire hors de la ville. Certaines
personnes pensent que Jésus a parfois agi de façon étrange afin de

104
Dieu a déjà pourvu

nous décontenancer. « Impossible de prévoir les voies de Dieu.


Il est insondable. Il ne suit pas de logique particulière. Il aime
l’inhabituel…» Faux ! Le Créateur de l’Univers est méticuleux.
Il fait en sorte que tout soit parfait et s’articule harmonieusement.
Regardez le ciel par exemple. On peut calculer avec précision la
position des étoiles telle qu’elle était il y a dix mille ans et telle
qu’elle sera dans un million d’années (si le Seigneur « tardait »
à revenir), justement parce tout a été voulu ainsi ! Il est com-
plètement absurde de penser que le Dieu de l’ordre puisse être
négligent ou fantasque.
Jésus a conduit l’aveugle hors de la ville de Bethsaïda, celle-ci
ayant été l’un des pires endroits où il ait eu à se rendre !

es
… malheur à toi, Bethsaïda ! car, si les miracles qui

tri
ont été faits au milieu de vous avaient été fait dans Tyr et
is
in
dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties,
M

en prenant le sac et la cendre.


k
ac

Luc 10:13
m
om

Jésus a prononcé ce jugement sur Bethsaïda à cause de


ew ht
W
dr rig

l’incrédulité de ses habitants. Il a fait le même constat au sujet de


An opy

sa propre ville, Nazareth.


  Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il
c

imposa les mains à quelques malades et les guérit. Et il


s’étonnait de leur incrédulité.
Marc 6:5-6

Jésus aurait voulu davantage intervenir dans ces villes mais il


n’a pu le faire, tant la foi ambiante y était faible.
Jésus agissant à 100 % par la foi, il est évident que cette situa-
tion n’était pas de son fait. En dépit de sa foi sans faille, il s’est
retrouvé limité dans son action. Car, il est en effet essentiel que
la personne malade possède un certain degré de foi pour que la

105
Chapitre 12

guérison puisse se manifester. Cependant, il me semble que nous


avons, aujourd’hui, tendance à exagérer cet aspect, nous abritant
derrière l’excuse du manque de foi du malade lorsque sa guérison
tarde à se matérialiser. Un peu facile, n’est-ce pas ?
D’autant plus que celui qui prie est, bien souvent, aussi « fau-
tif » que celui pour qui il prie. Quoi qu’il en soit, il est important
de souligner que la personne malade doit croire un minimum pour
que sa guérison opère.

« Est-ce que tu vois quelque chose ? »


Sachant cela, Jésus a mené, par la main, cet aveugle hors de la
ville. Si, aujourd’hui, vous étiez malade, je n’aurais honnêtement

es
pas le temps de vous emmener marcher une heure dans la cam-

tri
pagne afin de prier pour vous. Nous savons que le Seigneur était
is
in
très occupé, bien plus que je ne le suis moi-même. Pourtant, lui a
M

pris le temps, non pas de faire une petite promenade en compagnie


k

de cet infirme, mais de l’éloigner de l’incrédulité de Bethsaïda,


ac

véritable obstacle à la puissance de guérison.


m
om

Toutefois, bien que Jésus ait sorti cet homme de la ville, la


ew ht
W
dr rig

ville, elle, n’avait pas totalement quitté cet homme. Jésus avait
discerné que ce dernier était encore affecté par cette atmosphère
An opy

d’incrédulité. C’est pourquoi après avoir prié pour lui, Jésus lui a
c

posé la question suivante : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »


Jésus n’a pas ici demandé si Dieu avait répondu à sa prière ou
bien si elle avait fonctionné. Non, cela aurait été de l’incrédulité de
sa part, un non-sens au regard de son propre enseignement. Car, la
Parole déclare que nous devons croire que nous recevons de Dieu
au moment où nous le prions. Le Seigneur savait que Dieu avait
agi, que sa puissance était présente, dans le domaine de l’esprit, et
devait se manifester dans le domaine physique. Il était aussi pleine-
ment conscient de l’impact négatif que l’incrédulité de cette ville
avait sur l’aveugle, empêchant celui-ci de jouir de la manifestation
totale et instantanée de ce que Dieu avait déjà accompli pour lui.

106
Dieu a déjà pourvu

À la question de Jésus, l’aveugle a répondu : « J’aperçois des


hommes, mais je les vois comme des arbres qui marchent » (Marc
8:24, Semeur). En d’autres termes, la puissance de Dieu s’était
manifestée jusqu’à un certain point, puisque l’homme commen-
çait à voir. Alors, afin que cet homme recouvre intégralement la
vue, Jésus a procédé d’une manière inhabituelle : il a de nouveau
imposé les mains sur l’aveugle et a prié une seconde fois.
« Mais prier deux fois pour la même chose, n’est-ce pas là la
preuve d’un manque de foi ? », me direz-vous peut-être. Oui, si
vous avez par deux fois demandé la même chose, cela signifie
que vous avez, à au moins une occurrence, prié avec incrédulité.
En effet, il nous faut croire que nous recevons à l’instant même

es
où nous prions. Néanmoins, cela n’est en rien de l’incrédulité

tri
que de continuer de prier et d’exercer son autorité de sorte que la
provision de Dieu vienne à se manifester. is
in
M

  Affrontez les obstacles !


k
ac

Vous pouvez tout à fait persister dans la prière, dès lors que
m
om

vous savez que Dieu a déjà libéré sa puissance et que tout a été,
ew ht

dans le domaine de l’esprit, achevé. Nul intérêt pour vous cepen-


W
dr rig

dant qu’elle reste dans l’esprit, sinon qu’elle se manifeste dans


An opy

le domaine naturel. Au besoin, priez de nouveau, non pas parce


c

que vous doutez de la provision que Dieu a à votre intention,


mais pour admonester le diable qui lui fait obstacle. Vous pou-
vez également prier afin de recevoir la sagesse et une éventuelle
recommandation divine sur toute action nécessaire de votre part,
afin d’édifier votre foi et de vous encourager vous-même. Au lieu
de ne prier qu’une fois et d’oublier la prière que vous venez de
faire, libérez puissamment votre foi pour affronter tout obstacle
et faire entrer, dans le domaine physique, ce que Dieu vous a déjà
donné dans l’esprit.
Jésus affrontait les obstacles. Il ne remettait pas en doute la
fidélité de son Père sinon celle de cet homme. En lui demandant

107
Chapitre 12

« Est-ce que tu vois quelque chose ? », Jésus a pu constater que


l’incrédulité de la ville faisait toujours obstacle à la guérison com-
plète et manifeste de l’aveugle. Même si Jésus avait déjà prié pour
la guérison de cet homme, il ne l’a pas pour autant laissé partir et est
resté avec lui jusqu’à ce que ce dernier reçoive sa pleine guérison.
Rappelez-vous qu’il est plus facile de conserver ce que nous avons
déjà que d’obtenir ce que nous n’avons pas encore.
Ainsi, Jésus a prié pour cet homme une seconde fois. Si Satan,
l’incrédulité ou quelque autre obstacle peut avoir résisté à une
première « dose » d’Esprit Saint, injectez, à l’instar de Jésus, une
nouvelle dose de cette même puissance.
C’est alors que la guérison de cet homme a été complète

es
puisqu’il voyait désormais nettement chaque personne qui

tri
l’entourait.
is
in
Enfin, Jésus lui a ordonné de ne pas retourner à la ville et
M
k

de ne parler à personne de sa guérison divine, mais de rentrer


ac

directement chez lui. Cet homme avait sans doute un travail, une
m

famille, des amis, alors pourquoi le sommer de se taire sur le


om
ew ht

sujet ou de ne pas se rendre à Bethsaïda – deux exigences plutôt


W
dr rig

strictes ? Parce que Jésus savait pertinemment que cet homme,


An opy

bien que guéri, pouvait à nouveau perdre la vue s’il retournait


immédiatement au milieu de toute cette incrédulité.
c

Conserver sa guérison n’est pas garanti. Jésus en a averti


l’homme qui avait été guéri à la piscine de Bethesda : « Ne
pêche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire »
(Jean 5:14). Le diable vient « pour voler, pour tuer et pour
détruire » (Jean 10:10, Semeur). Rien ne lui ferait plus plaisir
que de « voler » votre guérison, « tuer » votre foi ou encore «
détruire » votre témoignage. La guérison se maintenant par la
foi, il ne fallait donc pas que l’homme de Bethsaïda replonge
dans cette atmosphère nocive.

108
Dieu a déjà pourvu

Avant même de toucher cet infirme, Jésus savait que Dieu


avait déjà complètement guéri celui-ci. Dès qu’il a compris ce
qui entravait la manifestation tangible de sa guérison, il a une
seconde fois prié. Puis, il lui a précisé comment la conserver.
J’ai souvent rencontré des cas similaires. Lors de nos réunions
ou conférences, nous aidons les malades à recevoir leur guérison.
Une fois guéris, certains retournent dans des églises remplies
d’incrédulité et se soumettent à un enseignement totalement
opposé à celui que je dispense. Leur maladie ou trouble réappa-
raissant quelque temps après, ils reviennent me demander : « Que
s’est-il passé ? » Ce n’est pas Dieu qui leur a retiré la guérison ou
redonné la maladie. Ils ont tout bonnement cessé de croire : « ils

es
n’[avaient] pas de racine en eux-mêmes, ils [ont] manqu[é] de

tri
persistance. » (Marc 4:17).
is
in
Coopérez & Commandez
M
k

Dieu a déjà tout accompli. Nous sommes déjà bénis, guéris et


ac

prospères. Nous avons la joie, la paix et la sagesse. Tout ce dont


m
om

vous pourriez avoir besoin est déjà là, dans l’esprit. Il ne vous
ew ht

reste plus qu’à croire et à recevoir !


W
dr rig

Même si vous n’en goûtez pas immédiatement les effets, ne


An opy

doutez pas de ce que Dieu a déjà fait. Reconnaissez qu’il est


c

Esprit et qu’il agit dans l’esprit (Jean 4:24). La foi est le pont
qu’emprunte la provision de Dieu pour aller de l’esprit au domaine
physique. Ce passage d’un domaine à l’autre exige la coopération
de l’être humain. Toutefois, un certain laps de temps peut nous
être nécessaire pour nous édifier suffisamment dans la foi au point
d’être en mesure de recevoir. À l’inverse, Dieu n’a pas besoin de
temps pour donner car il a déjà pourvu à toutes choses !
Il arrive qu’une opposition démoniaque empêche la provision
divine déjà préparée à se manifester. Parfois, les réponses à nos
prières impliquent d’autres personnes. Il nous est alors nécessaire
de recevoir la sagesse divine concernant les obstacles de l’ennemi

109
Chapitre 12

afin que nous puissions parler à la montagne et lui ordonner de


se retirer.
Vous devez apprendre les règles de Dieu et collaborer avec
celles-ci : résistez au diable, parlez directement au problème, exer-
cez l’autorité et libérez la puissance que l’Éternel vous a conférées.
Il est important de prier de manière appropriée afin d’obtenir les
résultats désirés. Je le répète : Dieu a déjà tout accompli mais il est
de votre responsabilité de croire et de faire entrer sa provision dans
le domaine naturel. Dès que vous vous placez dans une attitude de
foi et comprenez comment la foi fonctionne, vous êtes en mesure
de rendre manifeste la provision de Dieu.
Au lieu de mendier, de quémander, de larmoyer, de geindre,

es
régnez ! Vous serez un commandant – non plus un mendiant – qui

tri
croit assurément en ce que Dieu a déclaré, s’arme d’autorité et
is
in
ordonne à la provision divine de se manifester. Ne vous contentez
M

pas de prier pour la guérison, exigez-la ! Ne vous contentez pas


k
ac

de prier pour la bénédiction, commandez-la !


m
om

Soyez ce pont !
ew ht
W
dr rig

Il est vital que vous saisissiez combien le monde spirituel


An opy

est réel. À travers la fenêtre de la Parole de Dieu, nous pouvons


voir et percevoir avec précision le domaine de l’esprit. Tandis
c

que nous découvrons les témoignages des hommes et des femmes


de la Bible, leur réalité, et que nous méditons sur ceux-ci, nous
devenons plus confiants quant à nos propres circonstances. Même
si nous ne sommes pas capables de voir ou de sentir ce qu’il se
passe dans le monde spirituel avec nos sens, nous le percevons
avec les yeux de notre cœur.
Renouvelez votre intelligence à la lumière de la Parole de Dieu
et acceptez d’être un pont que Dieu peut emprunter pour déverser
dans le monde physique ce qui se trouve dans le domaine spirituel  !

110
Chapitre 13

Le champ de bataille
Dieu est Esprit et intervient dans le monde de l’esprit (Jean
4 :24). Tout ce à quoi Dieu a pourvu – par la grâce – est déjà une
réalité dans le domaine spirituel. Cependant, la manifestation, ou
non, de cette provision divine dans le domaine physique dépend
de notre capacité à recevoir – et non de celle de Dieu à donner.
Nous pouvons agir de manière à soit écourter le temps que met

es
la provision à se manifester, soit l’allonger. S’opposer au diable et

tri
triompher de ses obstacles érigés contre la manifestation de ce à
is
quoi Dieu a déjà pourvu est communément appelé « combat spi-
in
M
rituel ». Cette thématique faisant, depuis quelque temps, l’objet
k

de maintes discussions, les prochains chapitres risquent d’être les


ac

plus controversés de ce livre.


m
om
ew ht

Le combat spirituel
W
dr rig

Oui, Satan existe. Le mal est présent en ce monde. Et, les forces
An opy

démoniaques combattent contre Dieu et son Royaume. Il y a plus


c

de vingt ans, une grande partie du Corps de Christ ignorait encore


très largement les ruses du diable. Beaucoup croyaient que tous les
démons étaient exclusivement concentrés en Afrique et dans cer-
tains pays autrefois appelés du « tiers-monde ». Ils ne concevaient
pas que les pays occidentaux développés, « civilisés », puissent,
eux aussi, souffrir de quelque activité démoniaque. Depuis lors,
cette fausse idée a complètement volé en éclats, en particulier
chez les chrétiens charismatiques. Seuls quelques évangéliques et
membres d’églises traditionnelles y adhèrent encore.
Quiconque croit vraiment en la Parole de Dieu sait que Satan
est un adversaire bien réel. Le diable a tenté Jésus et s’est opposé à
Chapitre 13

lui pendant toute la durée de son ministère. La Bible fait mention


de nombreux cas où le Seigneur a guéri des personnes en chassant
les démons qui les habitaient.
Vous savez comment Dieu a déversé une onction de
Saint-Esprit et de puissance sur Jésus de Nazareth, qui
allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous
ceux qui étaient sous la domination du diable, parce que
Dieu était avec lui.
Actes 10:38 (Segond 21)

La Parole de Dieu est très claire sur le fait que la maladie et


l’infirmité sont des oppressions du diable.

es
Cela a globalement été une bonne chose que les chrétiens

tri
reconnaissent que Satan existe et que ses puissances démoniaques
is
in
sont toujours actives. Toutefois, il s’avère qu’une grande partie du
M

Corps de Christ qui ignorait le diable le voit maintenant partout.


k
ac

Au point qu’aujourd’hui, maints enseignements et pratiques sur


m

le « combat spirituel » attribuent au diable des capacités et des


om

pouvoirs qu’il n’a pas.


ew ht
W
dr rig

Oui, Satan est un facteur d’entrave. En effet, il empêche la


An opy

provision de Dieu contenue dans le domaine spirituel de se mani-


fester dans le domaine physique. C’est pourquoi il est important
c

d’apprendre à lui résister et à prendre autorité contre lui. Cepen-


dant, permettez-moi d’insister sur un aspect non négligeable :
Satan est un ennemi, certes, mais vaincu ! S’il peut vous nuire,
c’est uniquement en raison de votre ignorance, de votre incrédu-
lité et de votre peur.
Car, bien que l’Église de Christ ait désormais conscience
de l’existence du diable, elle continue majoritairement de
méconnaitre les véritables ruses et manœuvres de ce dernier
(2  Corinthiens 2:11).

112
Le champ de bataille

Entre vos oreilles


Rappelons que l’épître aux Éphésiens a été écrite afin de nous
révéler que tout a été accompli. Il ne s’agit donc pas d’obtenir
de Dieu une bénédiction nouvelle, mais de nous saisir de ce à
quoi Dieu a déjà pourvu. Cette vérité présente à l’esprit, lisons la
conclusion de la lettre de Paul, au dernier chapitre de cette épître.
Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa
force toute- puissante. Revêtez-vous de toutes les armes
de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du
diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et
le sang, mais contre les dominations, contre les autorités,
contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les

es
esprits méchants dans les lieux célestes.

tri
in
isÉphésiens 6:10-12
M

Ces versets indiquent de manière très explicite que nous


k

sommes engagés dans un combat, et que ceux qui n’y croient pas
ac
m

sont voués à perdre !


om
ew ht

Pourtant, la bataille ne se mène pas quelque part là-haut,


W
dr rig

dans les lieux célestes, mais entre vos oreilles, c’est-à-dire dans
An opy

vos pensées !
c

Avant que vous ne vous offusquiez, je vous encourage à lire


attentivement ce qui suit. Étudiez les Écritures et tirez vos conclu-
sions à partir de la Parole, non uniquement de l’enseignement en
vogue ou des exemples populaires promus aujourd’hui, au sein
du Corps de Christ.
Le combat que nous menons ne se situe pas dans les lieux
célestes. Nous luttons contre des puissances démoniaques
(demeurant toutefois dans ces lieux) qui font de notre pensée le
champ de bataille – lieu de notre mobilisation au combat.

113
Chapitre 13

Tromperie & Mensonge


Remarquez le verset 11 du chapitre 6 de l’épître aux Éphésiens :
Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pou-
voir tenir ferme contre les ruses du diable.
Les ruses sont des mensonges, des stratagèmes, des arnaques.
Tous ces synonymes impliquent que le seul pouvoir que détient
Satan est la tromperie. Il ne peut obliger qui que ce soit à faire
quoi que ce soit. Celui qui se laisse ainsi tromper doit d’abord lui
céder du terrain. Aussi, le diable ne constitue pas un obstacle pour
ceux qui savent et comprennent cette vérité.
Avant d’attester cela au moyen d’autres versets bibliques, je

es
me permettrai d’ajouter quelques considérations sur le sujet. En-

tri
core une fois, je vous encourage à aller au bout de la lecture de cet
is
in
ouvrage. Ne le mettez pas de côté sous prétexte qu’il est contraire
M

à la « théologie populaire » en vogue. En tant que croyant en


k
ac

Christ, il vous faut saisir la vérité !


m

Satan est un adversaire totalement vaincu ! Il n’a aucun pouvoir.


om
ew ht

La seule action que le diable puisse mener à votre encontre est de


W
dr rig

vous tromper au moyen de mensonges, de ruses, de stratagèmes,


An opy

puis de retourner contre vous la marge de manœuvre que vous lui


avez laissée. Voilà pourquoi l’ignorance coûte si cher ! Le diable
c

veut vous garder loin de la vérité pour que vous puissiez mieux
croire à ses mensonges.
Après avoir vivement réprimandé les Corinthiens pour être
tombés dans toutes sortes d’actes répréhensibles, Paul a confié :
Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa
ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se
détournent de la simplicité à l’égard de Christ.
2 Corinthiens 11:3 (mise en italique par l’auteur)

114
Le champ de bataille

Remarquez les différents mots qui caractérisent ici les pra-


tiques trompeuses du diable : « séduisit », « ruse », « corrompent ».
Satan cherche à corrompre nos pensées afin de les écarter de la
simplicité qui se trouve en Christ. En d’autres termes, l’ennemi
essaie de nous amener à croire que l’Évangile est plus complexe
qu’il ne l’est en réalité.

Tentés
Pourquoi le diable n’a-t-il pas choisi d’apparaître en tigre
lorsqu’il s’est présenté à Ève ? Il aurait pu l’intimider avec un ou
deux rugissements. Ou encore, pourquoi n’a-t-il pas choisi d’être
un mammouth laineux qui aurait placé sa patte sur la tête d’Ève

es
et l’aurait menacée d’un « Mange de ce fruit ou je t’écrase le

tri
crâne » ? Pourquoi Satan a-t-il opté pour le serpent – l’animal le
is
plus rusé de la terre – dans le but de tromper Ève ? Parce que le
in
diable savait qu’il ne disposait d’aucun pouvoir pour contraindre
M

Adam ou Ève à lui obéir ou pour les intimider. Alors, à la place, il


k
ac

les a dupés (Genèse 3:1) !


m
om

Satan a amorcé sa tromperie en insinuant le doute par la ques-


ew ht

tion : « Dieu a-t-il réellement dit… ? » (Genèse 3:1). Ainsi, il a


W
dr rig

remis en cause la Parole de Dieu. En effet, c’est la vérité de la


An opy

Parole de Dieu qui nous rend capables de chercher Dieu, de nous


c

abandonner à lui, et de résister au diable. Si Satan n’avait pas


contesté la Parole de Dieu en poussant Adam et Ève à s’interro-
ger sur ce qu’elle dit, pour ensuite la critiquer, sa tentation aurait
été vaine ! Le diable n’est pas venu pour forcer Adam et Ève à
agir contre leur gré ou les menacer, mais pour les tromper. (Mon
enseignement intitulé Christian Philosophy traite en profondeur
de Genèse 3.)
Satan a tenté Adam et Ève avec une chose dont ils disposaient
déjà. Il leur a demandé s’ils voulaient être comme Dieu, alors
que tous deux étaient déjà comme lui ! D’ailleurs, Adam et Ève

115
Chapitre 13

étaient bien plus à la ressemblance de Dieu avant de manger du


fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, qu’après.
Parfois le diable vous dit : « Dieu aime tout le monde. Mais,
qu’est-ce qui te fait penser qu’il t’aime, toi ? » Ensuite, il tente
de vous conduire à rechercher les preuves de cet amour selon les
voies du monde naturel. Ainsi, vous vous retrouvez sur le terrain
du diable, incapable de vous saisir de la vérité que vous affirme
la Parole de Dieu, à savoir que l’Éternel a déjà pourvu à tous vos
besoins dans le domaine de l’esprit. Et si, à ce moment précis,
vous ne vous sentez pas aimé et que vous ne ressentez pas en
vous-même un frisson, vous serez tenté de formuler une prière
d’incrédulité : « Mon Dieu, je t’en prie : déverse ton amour sur

es
ma vie ! »

tri
Le seul moyen dont dispose le diable pour empêcher les
is
in
hommes de donner leur vie à Christ est d’user de tromperie et
M

de mensonge. Il ne peut pas vous empêcher de faire quoi que


k
ac

ce soit. S’il avait eu ce pouvoir, il aurait tout mis en œuvre pour


m

faire obstacle à votre nouvelle naissance. Souvenez-vous : vous


om

étiez au plus mal et au plus bas. Vous n’alliez pas à l’église, ne


ew ht
W
dr rig

jeûniez pas, ne priiez pas, n’étudiez pas la Parole, ne donniez


An opy

pas la dîme et vous meniez une vie de désordre. Il se peut même


que vous ayez commis un adultère, vous soyez drogué, ayez été
c

foncièrement mesquin, égoïste, etc. Toutefois, bien que dans ce


triste état, vous avez invoqué le nom du Seigneur et reçu le plus
grand de tous les miracles : la nouvelle naissance ! Si Satan était
vraiment aussi puissant qu’il le prétend, il vous aurait empêché
de recevoir le salut. C’est pourquoi il ne peut que se contenter
de vous susurrer : « Non, tu n’es pas né de nouveau comme tu le
crois, c’est faux ! Tu ne l’es pas ! » Satan ne peut rien vous faire
sans votre consentement ou votre coopération.
Le diable aurait préféré que vous ne naissiez pas de nouveau
mais, maintenant que vous êtes sauvé, il abat une nouvelle carte :

116
Le champ de bataille

vous persuader que Dieu, même s’il en a la capacité, n’a pas


encore agi ! Ces tromperies font les délices de Satan.

Ne tombez pas sur votre postérieur !


Enfant, j’aimais jouer au tir à la corde : deux équipes opposées
tiraient sur une longue corde placée au-dessus d’une grande flaque
boueuse. Bien sûr, mon équipe et moi faisions de notre mieux
pour entraîner les autres dans la boue. Et, quand nous sentions
que l’équipe adverse gagnait, se rapprochant de plus en plus de la
flaque, nous lâchions la corde. Certes, nous ne gagnions pas, mais
au moins nos adversaires se retrouvaient le derrière dans la boue !
Satan se sert de la même technique pour nous faire trébucher.

es
S’il ne peut pas nous empêcher de gagner, il change de stratégie

tri
afin de nous prendre au dépourvu et nous faire tomber sur notre
is
postérieur ! Généralement, il s’avance vers les croyants avec un
in
M

« Si tu es vraiment un si grand chrétien, pourquoi ne possèdes-tu


k

pas ceci et ne fais-tu pas cela ? » Le diable veut nous placer sous le
ac

joug de la condamnation en fonction de ce que nous n’avons pas ;


m

il aimerait fort que nous gardions les yeux fixés sur le domaine
om
ew ht

physique, au détriment du spirituel.


W
dr rig
An opy

Alors qu’en vérité, dans l’esprit, nous avons déjà tout. La clef
vous permettant de voir ce que vous possédez dans l’esprit se
c

manifester de manière tangible dans votre vie, est de croire en la


provision de Dieu et de la proclamer.
Afin que la communication de ta foi montre son effica-
cité, en se faisant connaître par tout le bien qui est en vous
par Jésus-Christ.
Philémon 1:6 (version Martin)

Pour que votre foi soit opérationnelle, vous devez commencer


par reconnaître « tout le bien qui est en vous par Jésus-Christ ».

117
Chapitre 13

À l’inverse, la plupart des chrétiens affirment : « Il n’y a rien


de bon en moi ! » en s’appuyant sur Romains 7.
Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-
dire, dans ma chair.
Romains 7:18 (mise en gras par l’auteur)

Afin d’interpréter correctement ce verset, il est nécessaire de


le lire à la lumière de ces derniers mots, « dans ma chair ». Cette
déclaration de Paul aurait été inexacte s’il avait omis cette partie,
car Dieu lui-même, et tout ce qui est sien demeurait en Paul et
appartenait à ce dernier, c’est-à-dire tout ce qui est bon. Lorsque
Paul dit « dans ma chair », il fait ici référence à son « moi »
physique, charnel, naturel, non pas à lui en tant qu’être soumis à

es
tri
la nouvelle naissance. Qu’un chrétien admette que, dans sa chair
is
– sans Christ – il n’est rien, est bibliquement à propos. Tandis
in
M
qu’en Christ, nous pouvons tout faire et beaucoup de bonnes
k

choses demeurent en nous. Pour que vous viviez dans la victoire,


ac

il vous faut être conscient de qui vous êtes en Christ !


m
om

Satan exploite spécifiquement cette « lutte » intérieure que


ew ht
W
dr rig

vous avez concernant la compréhension et l’acceptation de votre


An opy

identité et héritage en Christ. Encore une fois, il ne dispose contre


vous que de mensonges et tromperies. Le diable ne peut pas vous
c

conduire à l’échec, pas plus qu’il n’avait le pouvoir de faire chuter


Adam et Ève. Pour parvenir à vous atteindre, il lui faut vous duper.

Complets en Christ
Si vous aviez été à la place du diable essayant de tromper
Adam et Ève, comment auriez-vous procédé ? Ils n’avaient
jamais péché, n’avaient eu aucun problème jusque-là et vivaient
dans un paradis terrestre, nourris à satiété. En somme, ils étaient
des êtres parfaits avec une vie parfaite dans un lieu parfait. Quel
stratagème auriez-vous élaboré pour tenter de telles personnes ?

118
Le champ de bataille

Satan ne pouvait pas les appâter avec de l’argent, étant donné


que cela n’existait pas. De plus, chacun de leur besoin était pourvu
avec abondance. Il ne pouvait pas non plus les tenter avec l’adul-
tère, car Adam et Ève n’étaient que tous les deux. La tentation
par la peine, la douleur et l’amertume sur des expériences passées
n’aurait pas fonctionné puisque rien en eux n’aurait fait naître
la dépression ou le découragement. Donc ces êtres parfaits ne
pouvaient être tentés ni par l’argent, ni par le sexe, le pouvoir, la
gloire, etc. Dans ces conditions, qu’est-ce qui allait bien pouvoir
les tromper ?
Satan leur a menti en leur disant : « Non, vous ne possédez pas
tout. Votre vie vous paraît peut-être belle, mais il y a davantage à

es
obtenir ! » Faux ! Ils avaient tout. Cependant, le diable les a séduits

tri
en les poussant à spéculer sur ce qu’ils pourraient être, sur ce qu’ils
is
auraient pu être. Voilà comment Satan parvient à faire chuter des
in
M
êtres parfaits vivant une vie parfaite dans un endroit parfait.
k

Adam et Ève ont tout gâché parce qu’un serpent les a convain-
ac
m

cus qu’il leur manquait quelque chose ! Aujourd’hui, la plupart


om

donneraient tout ce qu’ils possèdent pour vivre dans une telle


ew ht
W
dr rig

situation de perfection. Si vous arrivez à manipuler des êtres


parfaits vivant dans un paradis, sans aucun problème physique,
An opy

au point qu’ils se mettent à douter de l’infini de leurs richesses, de


c

la Parole de Dieu et de la bonté de leur Père céleste, je peux vous


garantir que vous n’aurez aucun mal à manipuler des personnes
qui vivent dans un monde déchu, entourées par la souffrance, la
tragédie, le manque et la privation.
Mais si vous êtes né de nouveau, vous avez assurément tout.
Vous êtes complets en Christ (Colossiens 2:10). Tout ce dont vous
n’aurez jamais besoin vous a déjà été donné. Vous n’avez pas à
combattre quelque entité démoniaque dotée d’une autorité supé-
rieure, sinon à identifier ses ruses et ses mensonges – les mêmes
dont le diable s’est servi contre Adam et Ève. (Pour plus de détails,
cf. mon enseignement intitulé The Believer’s Authority.)

119
Chapitre 13

Les pièges du mental


Comme nous l’avons vu, le combat contre le diable est mené
dans notre pensée et le seul pouvoir de Satan est la tromperie. Il
ment et se présente lui-même comme plus puissant qu’il n’est.
C’est pourquoi la Parole de Dieu est si essentielle, la vérité étant
l’antidote à la tromperie !
… vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra
libres.
Jean 8:32 (Segond 21)

Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons


pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous com-

es
battons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes,

tri
is
par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous
in
renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève
M

contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute


k
ac

pensée captive à l’obéissance de Christ.


m

2 Corinthiens 10:3-5 (mise en gras par l’auteur)


om
ew ht

Remarquez que nous combattons les « pensées », les « rai-


W
dr rig
An opy

sonnements », les « forteresses » – des niveaux de la pensée – qui


s’élèvent contre la « connaissance » de la Parole de Dieu.
c

Nombre de chrétiens croient, à tort, Satan doté d’une auto-


rité et d’un pouvoir écrasants. Ce n’est qu’un adversaire vaincu.
Néanmoins, il « rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il
dévorera » (1 Pierre 5:8). Ce « lion » est en réalité un animal édenté
qui ne fait que rugir pour intimider le Corps de Christ. À part la
puissance que vous lui donnez en adhérant à ses mensonges, il ne
peut rien contre vous. Ce qu’il fait ? Exploiter l’ignorance, la peur
et l’incrédulité pour opprimer et détruire.

120
Chapitre 14

Délivrés !
Si le diable est un facteur d’entrave, ce n’est nullement parce
qu’il nous domine en puissance ou en autorité. Sa force ? Il dupe les
individus et ils se soumettent à lui par peur. Quand Satan se saisit de
la peur d’une personne, il la redirige contre cette dernière afin de la
vider de sa substance !
C’est en 1968, quand je me suis réellement tourné vers le

es
Seigneur, que ma conscience du domaine spirituel a augmenté de

tri
façon spectaculaire. J’ai non seulement saisi que Dieu était bien
is
vivant, mais aussi que bon nombre des afflictions de ce monde
in
M
étaient causées par des démons. La dénomination religieuse au sein
k

de laquelle j’avais grandi soutenait que tous les esprits mauvais


ac

résidaient en Afrique. Au sein de notre congrégation, il n’était pas


m
om

question d’imaginer l’éventualité de démons en Amérique, ni même


ew ht

de mentionner le sujet ! Mais alors que je m’attelais à la lecture de


W
dr rig

la Parole, cette vérité m’a littéralement « sauté aux yeux ». Le Saint-


An opy

Esprit m’a montré que maints problèmes – notamment la maladie,


c

la souffrance et les problèmes émotionnels – étaient d’origine


démoniaque. Aussi ai-je commencé à prier pour les personnes et à
observer leur délivrance !
Malgré notre maigre connaissance, mes frères et sœurs de ce
ministère et moi-même avons pu, grâce à Dieu, accomplir des choses
impressionnantes. Nous avons vu des toxicomanes cesser immédia-
tement de se droguer, sans aucun état de manque, des homosexuels
complètement affranchis. Bien que nous ayons vécu plusieurs grands
succès, nous étions encore bien peu coutumiers des ruses de Satan.
Nous savions qu’il se tenait un combat mais nous en ignorions le
mode opératoire. Disons que nous luttions contre le diable les yeux
Chapitre 14

fermés, nous contentant de brasser de l’air, et que, de temps en temps,


nous le heurtions et vivions alors d’incroyables victoires.

Les erreurs
Nous avons également vécu des incidents malheureux. Un jour,
parce que je lisais l’ouvrage d’un pasteur axé sur la délivrance, j’ai
mentionné son nom au cours d’une réunion. À la fin de celle-ci, une
femme s’est présentée à moi et m’a expliqué que sa famille et elle
avaient été membres de l’église de cet homme et que pendant cette
période, le diable les avait sans cesse attaqués. Elle souhaitait me
confirmer la validité de mon enseignement biblique, ayant expéri-
menté les tourments dûs aux puissances démoniaques facilités par le

es
ministère de cet homme.

tri
Nous avions lu cet ouvrage dans l’intention sincère de comprendre
is
la délivrance. Cet homme y enseignait des inepties spirituelles, no-
in
M

tamment que toute vraie délivrance devait être accompagnée d’une


k

manifestation physique (des vomissements, par exemple). Selon


ac

lui, il fallait aussi demander aux démons leur identité. Une fois que
m
om

vous aviez découvert « le dominant », vous deviez le chasser dans


ew ht

un lieu spécifique. Vous ne pouviez pas vous contenter de chasser


W
dr rig

les démons ; vous deviez leur dire où aller ! Il avançait aussi que
An opy

cela devait toujours se pratiquer au minimum en duo, parce que les


c

démons ne pouvaient vaincre plus d’une personne à la fois. Son


enseignement, source de grande confusion, ne s’appuyait que sur ses
expériences personnelles. Je ne prétends pas que cet homme était un
envoyé du diable, sinon qu’il a commis son lot d’erreurs.
J’avoue que, moi aussi, j’en ai commis en exerçant mon ministère
de délivrance ! Nombre d’entre elles ont résulté de la fausse doctrine
de ce fameux ouvrage. Nous avions pris l’habitude de « préparer » les
personnes en attente de délivrance sur une période de trois semaines.
Certains continuent d’appliquer ce fonctionnement aujourd’hui !
Je connais quelqu’un ici, à Colorado Springs, qui a dû renseigner
un formulaire de cinq pages, prendre un rendez-vous et patienter

122
Délivré !

quarante-cinq jours afin d’être libéré de démons. Insensé, n’est-ce


pas ? Jésus, lui, n’a jamais fait remplir aucun formulaire ni imposé
de délai d’un mois et demi ! Je ne condamne personne, car j’ai fait de
même autrefois. Heureusement que, depuis ce temps-là, j’ai trouvé
de meilleures façons de chasser les démons !

La femme hébétée
Mes amis et moi étions alors des baptistes d’avant-garde quand
j’ai été témoin de ma première manifestation assurément démo-
niaque. En tant que tels, notre perception du monde spirituel était
plutôt radicale : nous reconnaissions les aspects surnaturels comme
le parler en langues et la possession. Dans notre petite église, une

es
femme avait reçu le Seigneur. Bien que tout à fait convertie, son

tri
passé homosexuel la hantait encore.
is
Un jour, elle s’est complètement « effondrée » sur son lieu de
in
M

travail. Elle avait oublié son nom, son adresse et même ce qu’elle
k

était venue faire dans cet immeuble. Elle semblait avoir perdu la tête,
ac

elle ne se souvenait plus de rien. Une collègue s’est approchée d’elle,


m
om

l’a appelée par son prénom et lui a proposé de la raccompagner à


ew ht

son domicile. Grâce à ce contact, elle a pu savoir comment elle se


W
dr rig

prénommait et où elle résidait. Arrivée chez elle, elle a trouvé des


An opy

clés dans son sac à main et a ouvert la porte. C’est là où nous l’avons
c

rejointe, à son domicile, complètement hébétée.


Nous avions compris que son état était d’origine démoniaque.
Si nous l’avions amenée à l’hôpital, elle aurait été placée dans un
service psychiatrique, « droguée » et n’aurait probablement jamais
plus été la même. Par conséquent, la réponse devait être spirituelle,
et non naturelle.
Nous nous sommes enfermés avec elle. N’ayant pour certi-
tude à son sujet que la nature démoniaque de son trouble, nous
nous sommes mis à prier et à chanter des cantiques. C’est là
qu’elle est devenue violente, au point de projeter – d’un seul bras
– deux d’entre nous contre le mur, tandis que nous tentions de

123
Chapitre 14

l’immobiliser au sol. Il s’agissait bien d’une manifestation surna-


turelle, comme celle de la légion de démons décrite dans la Bible
(Luc 8:29-30).
Nous avons ensuite commencé à assister à une série de mani-
festations démoniaques. Nous avons contenu la femme dans cette
pièce, nous relayant à son chevet, bien décidés à ne pas l’abandonner
dans cet état. Bien que ne sachant pas exactement comment exercer
le ministère de la délivrance, notre persévérance et notre foi nous ont
permis de voir en sortir toutes sortes de démons pendant sept jours.
Comme vous vous en douterez, cet épisode a nourri notre réputation,
nous permettant de délivrer un grand nombre de personnes. Nous
sommes néanmoins tombés dans certains travers, tels que de déclarer

es
le diable plus puissant qu’il n’est et de lui accorder trop de crédit.

tri
« Pas ce soir ! » is
in
M

Un mercredi soir, un homme homosexuel que nous rencon-


k

trions depuis plusieurs semaines, dans le cadre de la préparation à


ac

la délivrance, est venu assister au culte. Il était accompagné d’un


m
om

autre homme homosexuel qui voulait, lui aussi, être délivré. Il


ew ht

m’a dit : « Je suis prêt à être délivré ce soir ! »


W
dr rig
An opy

Je lui ai répondu : « Non, ce ne sera pas ce soir ! » « Et pourquoi


pas ? », m’a-t-il rétorqué.
c

« Parce que je suis seul ce soir, le pasteur associé est à une confé-
rence ». Nous étions les seuls à chasser les démons.
Il a insisté : « Je ne repartirai pas de ce lieu avec ces démons !  »
Tout aussi insistant, je lui ai répondu : « Je vous dis que je ne les
chasserai pas ce soir ! »
Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a lancé un « Il va bien
falloir faire quelque chose car je ne repartirai pas avec eux. »
N’ayant aucune idée de ce qu’il me fallait faire, j’ai appelé Jamie.
Elle n’était pas encore mon épouse mais nous étions des partenaires

124
Délivré !

de prière. Elle n’avait jamais vu d’exorcisme auparavant et n’était


même pas encore baptisée de l’Esprit ! Mais Jamie m’a rejoint dans
la pièce du fond de l’église.
Cette pièce avait des fenêtres sur deux de ses côtés et des chaises
empilées les unes sur les autres tout le long du mur. J’ai de nouveau
tenté de dissuader cet homme.
Sa réponse a été : « Vous feriez mieux d’invoquer le sang de
Jésus ! » C’est un autre concept farfelu qui nous était enseigné :
nous devions « invoquer le sang de Jésus » pour que les démons
que nous chassions ne puissent se réfugier en nous. Cela est abso-
lument erroné !

es
Ne sachant que faire, je me suis mis à prier.

tri
Immédiatement, l’homme est tombé sur le sol et s’est mis à
is
aboyer comme un chien, à ramper comme un serpent puis à lancer
in
M

des chaises contre les fenêtres. Son ami, possédé lui aussi, se trouvait
k

maintenant au sommet d’une pile de dix chaises. Jamie se tenait là,


ac
m

priant aussi rapidement et ardemment qu’elle le pouvait  !


om
ew ht

Un mode opératoire très simple


W
dr rig

Hésitant, j’ai commencé par demander aux démons : « Quel


An opy

est ton nom ? Dans le nom de Jésus, indique-moi ton nom ! » Sans
c

rentrer dans les détails, nous avions mis au point une astuce pour les
nommer et leur parler. Toutes sortes de manifestations démoniaques
se sont alors produites.
Ces démons me ridiculisaient : ils se manifestaient, se nom-
maient et, dès qu’un esprit mauvais était parti, un autre prenait le
relais. Au bord du désespoir, j’ai réclamé l’aide du Seigneur. Il m’a
alors rappelé qu’il avait commandé à des esprits mauvais de se taire
et de sortir (Marc 1:25).
Acquiesçant, j’ai déclaré : « Dans le nom de Jésus, je vous
ordonne de vous taire et de sortir de cet homme ! » Instantanément,
le silence s’est imposé.

125
Chapitre 14

L’homme gisait sur le sol, comme mort. Lorsque je l’ai aidé à se


redresser, il a rendu grâce à Dieu, d’un grand « Merci, Jésus ! Je suis
libre ! Ils sont partis ! Merci ! » Il était totalement libéré. Une bonne
dizaine de démons venait de quitter cet homme.
En fait, je me suis dit que le mode opératoire avait été très simple,
comparé à nos pratiques habituelles ! Nous avions pour coutume de
leur parler, de leur demander de se nommer, d’invoquer le sang de
Jésus, d’être accompagné d’une autre personne, etc. Dès lors, j’ai
compris que j’avais accordé trop de place au diable. Aucune de mes
précédentes techniques n’avait compté, j’avais parlé par la foi et
voilà, ils étaient partis. À la lecture de la Parole, mon hardiesse s’est
accrue tandis que je découvrais que Jésus procédait ainsi.

es
Attaqué physiquement
tri
is
in
Au cours de cette période, je m’étais trop focalisé sur le diable.
M

Nous parlions constamment de Satan car beaucoup de personnes


k

nous consultaient pour une délivrance et maintes manifestations


ac

démoniaques survenaient. J’en étais arrivé à parler davantage au


m

diable en « prière » qu’à Dieu (à l’époque, je priais deux à quatre


om
ew ht

heures par jour). J’ai dû admettre que quelque chose n’allait pas.
W
dr rig
An opy

Bon nombre de chrétiens sont impliqués dans ce genre de combat


spirituel. Leur vie de prière tout entière consiste à lier et à tancer le
c

diable. Ils en viennent, eux aussi, à davantage parler à Satan qu’à


Dieu. Quelque chose ne va pas !
À cette même époque, je voulais établir un centre chrétien à Ar-
lington (Texas). Nous avions loué un bâtiment qui abritait précédem-
ment une fraternité universitaire. Nous avions l’intention d’héberger
et de suivre ceux qui souffraient de problèmes démoniaques. Nous
l’avions donc repeint et en étions au grand nettoyage d’après travaux.
Après y avoir conduit une nuit de prière avec mon église, et une
fois tous les participants repartis, je restais là, seul. Tandis que je
continuais de prier, j’ai tout à coup eu l’impression d’étouffer. Je ne

126
Délivré !

voyais rien mais j’étais physiquement étouffé et battu. Des démons


étaient en train de m’attaquer physiquement !

« Que veux-Tu dire ? »


Je suis sorti en courant du bâtiment, ai verrouillé la porte derrière
moi et sauté dans ma voiture. Après avoir quitté en marche arrière la
voie privée, j’étais sur le point de mettre les gaz et de démarrer sur les
chapeaux de roue quand le Seigneur m’a interpellé : « Où vas-tu ? »
J’ai répondu : « Seigneur, je m’en vais. Il y a des démons dans ce
bâtiment ! »
D’une voix calme, il a poursuivi : « Dans Éphésiens 6, toute
l’armure que tu utilises contre le diable couvre le devant de ton corps.

es
Il n’y a aucune protection pour le dos. »

tri
is
J’avais bien saisi dans mon cœur ce que Dieu attendait de moi,
in
M
mais je lui ai malgré tout demandé : « Que veux-tu dire ? » Je savais
qu’il voulait que je fasse demi-tour et que j’affronte le diable. Cepen-
k
ac

dant, j’ai continué de l’interroger à ce sujet : « Seigneur, que veux-tu


m
om

dire ? Tu n’attends pas vraiment de moi que je retourne dans cet


ew ht

immeuble, n’est-ce pas ? » Son silence a été plus qu’explicite.


W
dr rig

En effet, Dieu n’argumente pas : il nous informe et nous laisse


An opy

décider de la suite. Il devait être deux ou trois heures du matin


c

lorsqu’après être resté assis dans la voiture un moment, je suis de


nouveau entré en marche arrière dans la voie privée, ai coupé le
contact et pénétré dans l’immeuble. Je me suis enfermé à double
tour à l’intérieur de ce lieu dans lequel j’ai combattu ces puissances
démoniaques durant un peu plus de trois heures. À l’issue de cette
lutte, tous les démons avaient été chassés, le calme y régnait enfin !
Au cours de cette période, j’ai plusieurs fois rêvé que Satan
m’attaquait physiquement. Après avoir cru qu’il ne s’agissait que
d’un cauchemar, je me suis rendu compte que, au réveil, je saignais.
J’ai bel et bien eu affaire à des manifestations démoniaques !

127
Chapitre 14

Une attention excessive


Certaines personnes ont eu tendance à penser que cela m’était
arrivé parce que je marchais sur les plates-bandes de ce diable
si puissant. Non, ce n’en était pas la raison ! J’avais accordé trop
d’importance à Satan, notamment en passant de nombreuses heures
à le lier et le tancer, à me documenter à son sujet, bref, je m’étais
focalisé sur lui. Dieu m’a montré que, en réalité, j’avais glorifié le
diable en lui reconnaissant davantage de pouvoir qu’il n’en a. Je
me suis immédiatement repenti et ai décidé que la meilleure des
défenses contre Satan est une bonne offensive. Alors, je me suis mis
à louer et à adorer l’Éternel de plus belle, persuadé que si je gardais
mes yeux fixés sur Dieu, cela détruirait intégralement l’incursion du

es
diable dans ma vie.

tri
is
Trente ans ont passé et je n’ai plus jamais eu d’autres manifesta-
in
tions démoniaques de ce genre. Il arrive que des démons me tournent
M

autour quand je les chasse du corps d’autres personnes (sur certains


k
ac

enregistrements, nous pouvons entendre des voix qui ne sont pas


m

humaines et des hurlements). Toutefois, aucun démon ne m’a jamais


om

plus agressé physiquement. Pourquoi le pouvaient-ils avant ? Parce


ew ht
W
dr rig

que je laissais Satan avoir le dessus sur moi au travers de mes peurs
An opy

et de l’attention excessive que je lui portais.


c

Même encore aujourd’hui, le Corps du Christ continue d’accor-


der trop de crédit à Satan. Oui, il est un facteur d’entrave qui rôde et
cherche qui il va bien pouvoir dévorer. Mais il y parviendra seule-
ment si vous lui donnez la possibilité de vous terrasser par la peur.
Les enseignements dédiés au « combat spirituel », dépeignant
le diable comme une entité pleine de puissance et préconisant de
lier les principautés diaboliques avant que toute bonne chose ne
se produise, sont contraires à la Parole de Dieu. Et malheureuse-
ment, ces inepties amènent bon nombre de chrétiens à concéder
pouvoir et autorité à Satan, alors que celui-ci ne possède rien de
plus qu’une aptitude à duper !

128
Chapitre 15

Le cortège triomphal
Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incircon-
cision de votre chair, il [Jésus] vous a rendus à la vie avec
lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a
effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et
qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à
la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités,
et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant

es
d’elles par la croix.

tri
is
Colossiens 2:13-15 (mise en gras par l’auteur)
in
M

Dépouiller signifie « prendre quelque chose à quelqu’un


k
ac

malgré lui, le lui soustraire, l’en priver, le déposséder ». L’action


m

de « dépouiller » dont il est question dans ce passage est le résultat


om
ew ht

d’une conquête : des ennemis ont été vaincus et se retrouvent


W
dr rig

dépossédés de ce qu’ils ont.


An opy

Satan, les « dominations » et toutes les autres puissances


c

démoniaques ont été dépouillés. Par l’œuvre de la croix et de la


résurrection, Jésus-Christ a ôté au diable tout pouvoir et toute
autorité. Le premier Adam les lui avait cédés lors du péché
originel, mais le dernier Adam – Christ – les lui a repris à sa
résurrection. Aussi, Satan n’a, aujourd’hui, ni pouvoir ni autorité.
Sa seule arme reste la tromperie. Si vous cédez à ses mensonges,
il utilisera votre pouvoir et votre autorité à votre encontre !
Les mots « spectacle », « exposition » ou « exhibition »,
impliquant l’idée de « montrer », d’« exposer » quelque chose
ou quelqu’un en public, ont le même radical grec. Ainsi, Dieu a
exhibé Satan, « [l’] a livr[é] publiquement en spectacle » (v. 15).
Chapitre 15

Au lycée, lors des cours de sciences naturelles, vous avez


probablement eu à capturer des insectes et autres petites bêtes,
à les tuer puis les monter à l’aide d’épingles, avec leur nom et
espèce indiqués en dessous. Sur une feuille cartonnée, vous les
«  empaliez » et les exposiez à la vue de tous.
C’est ainsi que je vois le diable : empalé, cloué à la croix avec
les mêmes clous qui ont jadis tenu Jésus ! Satan a été exhibé, ex-
posé, totalement dépouillé de tout attribut de valeur. Jésus-Christ
a livré Satan en spectacle, le réduisant à l’état d’objet assujetti.

Le défilé de la victoire
L’expression « en triomphant d’elles », contenue dans

es
Colossiens 2:15, est une référence au « cortège triomphal ». Au

tri
retour d’une conquête, les Romains avaient coutume de faire
is
défiler les adversaires vaincus devant le peuple et d’exhiber les
in
M

butins de guerre. Ce glorieux défilé de la victoire ne se déroulait


k

que lorsque l’armée romaine avait gagné le combat.


ac
m

Les citoyens romains savaient pertinemment que tant que le


om

cortège n’avait pas eu lieu, l’ennemi qui les terrorisait continue-


ew ht
W
dr rig

rait de sévir. Ils guettaient donc le retour des troupes avec anxiété.
Même si leur armée avait gagné la bataille, les Romains demeu-
An opy

raient dans la crainte, attendant impatiemment de voir défiler le


c

général ou le roi du camp adverse fait prisonnier, signe d’une


victoire complète sur l’ennemi. Sans cela, la population romaine
vivait dans la peur continuelle d’une éventuelle nouvelle attaque.
Une fois l’ennemi anéanti, l’armée romaine exhibait – mort
ou vivant – le général ou roi, représentant des perdants. S’il était
mort, sa tête tranchée et son corps sans vie étaient exposés devant
le peuple.
Toutefois, elle préférait le capturer vivant et le dépouiller
entièrement de son armure, de ses vêtements royaux et de ses
bijoux, en somme de tout ce qui constituait sa stature et son rang.

130
Le cortège triomphal

Ensuite, les Romains l’attachaient, complètement nu et humilié,


derrière un cheval ou un char et le faisaient marcher ou le traî-
naient de par les rues. Ils lui coupaient aussi les deux pouces et les
gros orteils afin que le guerrier vaincu ne soit plus jamais capable
de manier une épée ni de se tenir debout pour combattre.
Ce cortège triomphal parachevait, aux yeux de tous les
citoyens romains, la défaite de leur ennemi et dissipait toute peur
d’un assaut ultérieur. Les Romains en profitaient pour se moquer
du perdant, le frapper et lui cracher dessus. Le but d’un tel défilé
était bel et bien d’annihiler la crainte éprouvée par le peuple.
Les Écritures déclarent sans détour que c’est ce que Jésus
a fait subir au diable. En effet, Christ a battu, à plate couture,

es
« celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable » afin

tri
de « délivr[er] tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute
is
in
leur vie retenus dans la servitude » (Hébreux 2:14-15). Notez que
M

c’est la crainte de la mort qui ouvre la porte à l’esclavage. Encore


k
ac

une fois, Satan n’a, de lui-même, aucun pouvoir. Sa seule arme


m

contre nous ? La tromperie. Mais, Jésus nous a délivrés !


om
ew ht

Et vous, l’avez-vous manqué ?


W
dr rig

Un défilé de victoire, un cortège triomphal, a déjà eu lieu !


An opy

Nous avons vu le diable défiler à travers les Écritures, dépouillé


c

de toute splendeur. Nul et misérable, il n’est plus rien !


L’ennui, c’est que la majorité du Corps de Christ a manqué
le défilé – tout particulièrement les chrétiens obnubilés par le
« combat spirituel ». Oui, Satan est vivant. Oui, une bataille fait
rage. Non, celle-ci ne se situe pas dans les lieux célestes contre
des êtres démoniaques au pouvoir illimité et dotés d’une grande
autorité. Le diable n’a rien de plus qu’une énorme propension au
mensonge et à la tromperie.
Alors, ne le glorifiez pas en lui attribuant un pouvoir qu’il
ne possède pas ! Tenez ferme face à ses mensonges et croyez en

131
Chapitre 15

la vérité. Concentrez-vous pleinement sur Dieu, et non sur les


démons. La véritable bataille se tient dans votre pensée, aussi
remémorez-vous ce défilé !
Les partisans du « combat spirituel » préconisent vivement
– en amont de tout partage de l’Évangile dans un nouveau lieu –
d’avoir d’abord recours aux stratégies de défense contre le diable.
Selon eux, il faut y cartographier le « paysage » spirituel et partir
à la recherche des péchés ou tragédies du passé, susceptibles d’y
avoir créé des forteresses spirituelles. Puis, toujours selon eux,
il faut ensuite y dépêcher des intercesseurs qui, pendant des
mois, des années voire des décennies, vont prier, tancer et lier les
puissances démoniaques jusqu’à ce que, enfin, la Parole de Dieu

es
perce et agisse. Tout cela est radicalement faux !

tri
Nous ne trouvons aucun précédent de ce genre dans la Parole
is
in
de Dieu ! Le Nouveau Testament n’en fait nullement mention !
M
k

Oui, les puissances démoniaques existent et sont assignées


ac

à des lieux précis. Oui, les démons ont leur propre hiérarchie.
m

Mais NON, nous ne procédons pas de cette manière avec eux ! Il


om

est absurde d’affirmer qu’une multitude de personnes ne recon-


ew ht
W
dr rig

naissent pas Jésus comme leur Seigneur et Sauveur et ne sont pas


An opy

libérées parce qu’il n’y a pas eu, au préalable, suffisamment de


prières et de « combat spirituel ».
c

Les disciples de Jésus le précédaient, effectivement, mais non


pour « préparer le terrain » de la Parole en priant et liant le diable,
sinon pour annoncer au peuple la venue du Seigneur et accomplir
des miracles. Ils aidaient ainsi les personnes à prêter attention
à Jésus et à ce qu’il enseignait. Mais ni Jésus, ni Pierre, ni Paul
n’ont envoyé de disciples en « éclaireurs » afin de prier ou de
déployer diverses tactiques de « combat ». Prétendre le contraire
est mensonger (pour en savoir davantage sur le sujet, cf. mon
enseignement (en langue anglaise) intitulé A Better Way to Pray
(Une meilleure façon de prier)).

132
Le cortège triomphal

L’Ancien Testament vs Le Nouveau Testament


L’Ancien Testament nous donne des exemples de croyants
qui ont prié pour des villes ou des groupes de personnes
spécifiques. Abraham a intercédé pour les villes de Sodome
et Gomorrhe (Genèse 18) et Moïse pour ses frères et sœurs
ainsi que pour les enfants d’Israël (Nombres 12, 14). Ces
intercesseurs imploraient la miséricorde d’un Dieu en colère,
décidé à exécuter un jugement en réponse à un péché commis.
Aujourd’hui, nous sommes dans un tout autre cas de figure. (Mes
deux enseignements intitulés Spiritual Authority (L’autorité
spirituelle ; disponible en langue anglaise) et L’autorité du
croyant, approfondissent cette thématique.)

es
En effet, une différence fondamentale sépare les réalités de

tri
is
l’Ancien de celles du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne
in
Alliance, Jésus n’avait pas encore racheté nos péchés au moyen
M

de sa vie, il n’était pas encore descendu en enfer pour nous ni


k

devenu notre Intercesseur Éternel auprès du Père (Hébreux 7:25).


ac
m

Par conséquent, il était juste pour ces saints de l’Ancien Testament


om

de réclamer ce qu’ils ne possédaient pas intégralement, à savoir


ew ht
W
dr rig

la miséricorde de Dieu. Certes, celle-ci avait été exprimée, mais


jusqu’à un certain point. La rédemption de Christ n’ayant pas
An opy

encore eu lieu, la miséricorde était alors accordée « à crédit »,


c

dans l’attente de cette transaction divine entre le Fils et le péché


du monde.
Sur ce versant de la croix, nous n’entretenons pas la même
relation avec Dieu : il répand sa miséricorde et sa grâce – non la
colère – et n’impute pas aux hommes leurs péchés (2 Corinthiens
5:19). Penser que Dieu se tient prêt à juger cette nation, à moins
que nous ne nous repentions et que les intercesseurs s’unissent
pour le supplier de retenir sa colère contre nous, est erroné. Jésus-
Christ a déjà expié tous nos péchés. Il est l’Intercesseur qui a mis
fin aux intercessions de l’Ancienne Alliance !

133
Chapitre 15

Aujourd’hui, nous intercédons ainsi : « Père, je sais que tu


es un Dieu bon. Tu nous aimes. Tu aurais épargné Sodome et
Gomorrhe si ne serait-ce que dix justes s’y étaient trouvés. Il y a
plus de dix justes dans ce pays. Je sais que toutes ces prétendues
‘prophéties’ annonçant ruine, ténèbres et destruction – à moins
que nous ne nous repentions – ne viennent pas de toi. Merci, Père,
parce que tu n’as aucune intention de nous juger. »
Ne vous méprenez pas, je ne dis pas que le péché n’a plus
d’impact. Au contraire, le péché a des conséquences ! Lorsque les
peuples haïssent Dieu et se détournent de ses voies, ils deviennent
méchants et égoïstes. C’est à ce moment-là que les crimes et pro-
blèmes de toutes sortes abondent. Les tragédies et les attaques

es
terroristes surviennent, selon la loi des semailles et de la moisson.

tri
Semer de mauvaises semences et récolter une piètre moisson n’a
is
aucun rapport avec la colère de Dieu. Aujourd’hui et en ce temps,
in
M
Dieu ne fait tomber aucun jugement sur les hommes, même si
k

le jour viendra où assurément il le fera, avec justice. Cependant,


ac

durant le Temps de l’Église, Dieu dispense grâce et miséricorde.


m
om
ew ht

  L’intercession du Nouveau Testament


W
dr rig

Un intercesseur du Nouveau Testament reconnaît que Dieu a


An opy

détourné de nous sa colère grâce à l’œuvre rédemptrice de Jésus-


c

Christ. Nul besoin de lui quémander sa miséricorde, comme l’a


fait Moïse (Exode 32:12), car Jésus a expié non seulement nos
péchés mais également les péchés du monde entier ! Dieu a éloi-
gné sa colère des hommes et a répandu grâce et miséricorde sur
tous et partout.
Il est absurde qu’un croyant né de nouveau se repente comme
Moïse l’a fait. Si celui-ci priait, c’était, à raison, pour que Dieu
retienne sa colère contre son peuple. Moïse ne vivait pas sous la
Nouvelle Alliance, contrairement à nous !

134
Le cortège triomphal

Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec


lui- même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses
(…).
2 Corinthiens 5:19

Prier « Mon Dieu, détourne de moi ton ardente colère.


Seigneur, répands ta puissance. Je t’en prie, agis » revient à faire
fi de la rédemption et de l’intercession du Seigneur Jésus-Christ.
Il y a une différence considérable entre l’intercession telle
que décrite dans l’Ancien Testament et celle pratiquée dans le
Nouveau Testament. De nos jours, beaucoup d’enseignements
sur l’« intercession » et le « combat spirituel » correspondent à
la mentalité des croyants de l’Ancien Testament, allant ainsi à

es
tri
l’encontre de ce qu’a accompli Jésus-Christ. Ce qui y est prêché
is
nie le fait que Jésus ait dépouillé le diable de toute puissance et
in
de toute autorité, et glorifie Satan. De toute évidence, ceux qui
M

délivrent ces faux messages ont manqué le défilé de la victoire !


k
ac
m

  L’antidote à la tromperie
om
ew ht

La vraie bataille spirituelle se livre au niveau personnel, en


W
dr rig

résistant individuellement aux mensonges et à la tromperie du


An opy

diable. C’est avant tout en acquérant la connaissance de la vérité


c

que nous le pouvons.


… vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra
libres.
Jean 8:32 (Segond 21)

Détenir et comprendre la vérité est l’antidote à la tromperie.


Le pouvoir et la puissance de la tromperie résident dans le fait
même d’ignorer que l’on nous trompe. Toutefois, dès lors que
vous connaissez ce qui est congru, à savoir la vérité, la tromperie
perd instantanément de sa vigueur.

135
Chapitre 15

Par exemple, si quelqu’un menaçait de vous tuer ou vous


terrorisait, vous seriez dans un état de peur. Mais si, par la suite,
je vous montrais le corps sans vie de l’auteur de ces menaces, vos
craintes disparaîtraient sur-le-champ, n’est-ce pas ? Car, la vérité
sur le triste sort de votre adversaire mettrait immédiatement fin à
son emprise sur vous.
La Parole de Dieu est vérité (Jean 17:17). Afin de me
l’approprier, je lis la Parole de Dieu, la médite et, au travers
d’elle, j’aime Dieu et communie avec lui. Je m’attache aussi à
la communion fraternelle avec d’autres frères et sœurs en Christ
et demeure positif tandis que je cherche sans cesse Dieu. Cette
approche pratique est la manière dont je mène mon combat

es
spirituel. Comme vous le savez désormais, la meilleure défense

tri
contre Satan est une bonne offensive !
is
in
La louange, par exemple, est une arme redoutable contre le
M

diable. Elle le met systématiquement en fuite car il ne peut se


k

tenir là où il y a de la louange et de l’adoration à Dieu. Tous


ac
m

les deux-trois mois, je fustige et lie le diable au sujet d’entraves


om

dont je connais l’existence. Je n’agis pas ainsi parce qu’il est


ew ht
W
dr rig

puissant, mais parce que le combat dans mes pensées peut être si
An opy

intense que j’exprime verbalement ma résistance en ces termes :


« Je réprime ces pensées dans le nom de Jésus. Satan, tu n’as ni
c

droit ni pouvoir sur moi ! » Toutefois, la plupart du temps, je n’ai


même pas à déclarer quoi que ce soit à haute voix. Il me suffit de
méditer sur la vérité de la Parole et de poursuivre mon chemin
avec une louange constante dans mon cœur pour lutter activement
contre l’ennemi.
Si Satan vous trompe depuis longtemps, il se peut que cette
méthode ne soit pas, dans votre cas, suffisamment agressive. Si
vous êtes las d’être harassé par des démons et que vous voulez
en venir à bout, peut-être avez-vous besoin d’insister, de tancer et
de proclamer davantage, à haute voix. Une fois libre, il est rela-

136
Le cortège triomphal

tivement facile de le rester. Il suffit, tout simplement, de persister


dans la vérité.

Faites connaître la vérité !


Avant, je me contentais de fustiger les démons des personnes
possédées venues me trouver. Mais je me suis rendu compte que
chasser un démon par ma seule foi n’était pas rendre service
aux personnes inquiétées (Matthieu 12:43-45). Car, ces esprits
malins reviennent à la charge si ces dernières ne connaissent, ni
ne comprennent, ni n’appliquent la vérité contre ces mensonges
auxquels elles croyaient jusqu’alors.
La meilleure façon de délivrer quelqu’un de cette emprise

es
est de lui dire la vérité en l’instruisant sur la Parole de Dieu, en

tri
lui expliquant en quoi consiste le cortège triomphal et sa propre
is
in
victoire en Christ, en l’aidant à comprendre les promesses de Dieu
M

quant à son problème spécifique, et en l’exhortant à renouveler,


k

en conséquence et avec diligence, ses pensées.


ac
m

Je pourrais témoigner de centaines de personnes qui, en


om

m’entendant prêcher la vérité de la Parole de Dieu, ont été


ew ht
W
dr rig

délivrées de démons sans même que j’aie à intervenir ! Je parle de


An opy

sévères cas de possession d’hommes et de femmes – incapables


de s’occuper d’eux-mêmes, ou encore de « drogués » internés
c

en psychiatrie – complètement délivrés rien qu’en entendant la


vérité et en la recevant dans leur cœur.
Il arrive parfois que Satan ait enraciné si profondément ses
mensonges dans les pensées d’un individu que, en dépit de sa
connaissance de la vérité, l’aide d’une tierce personne est requise
afin de prier et de s’y opposer. Dans ce genre de situations, il
me faut chasser les démons, notamment en cas de maladie, de
dépression… Une fois les démons enfin partis et les personnes
libérées, je prends le temps de transmettre les vérités qui les
aideront à se prémunir de toute attaque ultérieure du diable.

137
Chapitre 15

C’est en faisant parvenir la vérité de la Parole de Dieu de ville


en ville et de pays en pays que je m’engage et mène ce combat
spirituel. Au moyen de l’enseignement diffusé à la télévision, à la
radio, sous forme de cassettes, de CD ou de vidéos, via les livres
et l’internet, la vérité est entendue. Le cœur des personnes s’ouvre
alors et devient plus réceptif à l’Évangile. Je peux également
me rendre personnellement sur site pour prêcher et enseigner la
Parole – ou encore envoyer d’autres personnes dûment formées.
Car, notre véritable combat spirituel consiste à transmettre la
vérité de la Parole de Dieu !

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

138
Chapitre 16

Proclamez la Parole !
L’apôtre Paul illustre bien ce qu’est le combat spirituel. En
témoigne, au chapitre 19 du livre des Actes, le récit de celui, plus
qu’ardu, qu’il a mené à Éphèse. Paul s’était rendu dans cette ville
afin d’y exercer son ministère, mais l’opposition rencontrée y
était si forte qu’il a tout d’abord envisagé d’en repartir. Toutefois,
le Seigneur lui a demandé d’y rester afin d’édifier les croyants. Et,
comme allait le montrer l’histoire de l’Église, Éphèse est deve-

es
tri
nue l’un des centres du christianisme les plus actifs et les plus
is
importants. Or, les Écritures ne rapportent aucune exhortation
in
de Paul à se réunir pour intercéder, engager un combat spirituel
M

ou repousser les principautés démoniaques hors de la cité, et ce


k
ac

malgré l’opposition féroce qui y régnait alors.


m
om

À cette époque, Éphèse était connue pour être un lieu de dévo-


ew ht

tion à la déesse païenne : la « Diane des Éphésiens ». Son temple


W
dr rig

majestueux était considéré comme l’une des merveilles du monde.


An opy

La légende voulait que le reflet de la déesse fût tombé directement


c

des cieux à cet endroit, d’où l’engouement des adeptes de Diane


pour Éphèse. Ils venaient de toute l’Asie lui y rendre un culte.
Pourtant, Paul n’a jamais constitué d’équipes de croyants
chargés de fustiger la Diane des Éphésiens. Il n’a jamais fait appel
à ses frères et sœurs pour engager un « combat spirituel » contre
elle. Qu’a-t-il fait en revanche ? Il a prêché la vérité. Paul n’a pas
déclaré la guerre à Diane, mais aux fausses doctrines du peuple.
Grâce à un enseignement hardi de l’Évangile, l’apôtre a brisé la
puissance de Diane et vu une multitude d’Éphésiens recevoir le
Seigneur Jésus-Christ.
Chapitre 16

Telle est la méthode conforme aux Écritures : prêcher la


Parole de Dieu ! C’est précisément celle que Paul a recommandé
au jeune Timothée, devenu pasteur au sein de l’église croissante
d’Éphèse que son mentor bien-aimé avait implantée.
Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour
enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire
dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli
et propre à toute bonne œuvre. Je t’en conjure devant
Dieu et devant le Seigneur Jésus-Christ, qui doit juger les
vivants et les morts, et au nom de son apparition et de
son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion,
favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute

es
douceur et en instruisant.

tri
2 Timothée 3:16-17 ; 4:1-2 (mise en gras par l’auteur)
is
in
M

« Venir à bout » de Diane ?


k
ac

En dépit du règne de cette puissance démoniaque à Éphèse, Paul


m

n’a pas choisi, pour la combattre, de rassembler « intercesseurs »


om
ew ht

et « guerriers de la prière ». Il s’est appliqué à annoncer la Bonne


W
dr rig

Nouvelle aux habitants, à les mener à leur nouvelle naissance et à


An opy

leur libération en Christ, ainsi qu’à en faire des disciples dédiés,


eux aussi, au partage de la Parole de Dieu. C’est la vérité qui a
c

brisé la puissance de la déesse Diane !


Il y a maintenant un peu plus de dix ans, les leaders des
mouvements d’intercession et de combat spirituel se sont rendus
à Éphèse, en actuelle Turquie. Ils étaient persuadés que Dieu
leur avait révélé que la puissance démoniaque suprême était
toujours la Diane des Éphésiens. D’après eux, cette autorité
satanique contrôlait les nombreux peuples musulmans vivant
dans les régions du globe les moins touchées par l’Évangile,
surnommées « la fenêtre 10/40 ». Alors, ils ont réuni environ
20 000 « intercesseurs » et « guerriers de la prière », venus du

140
Proclamez la Parole !

monde entier, dans l’amphithéâtre d’Éphèse (des ruines datant du


temps de Paul). Leur but ? Prier et mener un « combat spirituel »
afin de « détruire » la Diane des Éphésiens.
Personne n’y a prêché l’Évangile, leur objectif n’étant ni de
partager la vérité de la Parole de Dieu ni de sauver qui que ce
soit. Au lieu de cela, ces 20 000 chrétiens ont prié et chanté des
louanges, stratégies censées permettre de « venir à bout » de la
Diane des Éphésiens. Autrement dit, ce large groupe a procédé à
l’inverse de l’apôtre Paul !
Je ne crois pas que la « Diane des Éphésiens » constitue
aujourd’hui un facteur d’entrave. Elle a été vaincue, il y a 2 000
ans, tandis que Paul prêchait et diffusait ardemment et diligem-

es
ment la vérité de l’Évangile. D’ailleurs, la déesse Diane ne fait

tri
plus l’objet d’aucune adoration ! Naturellement, les partisans du
is
in
« combat spirituel » diront qu’elle est l’entité démoniaque qui se
M

tient derrière la foi islamique et la commande. Pour moi, cet argu-


k
ac

ment est totalement subjectif, le pur fruit de leurs impressions.


m

Aucun texte biblique ne le corroborant, permettez-moi de douter


om

de sa pertinence.
ew ht
W
dr rig

Il est vrai que des entités démoniaques continuent d’agir et


An opy

de nuire à notre époque. Mais si elles le peuvent, c’est parce que


maintes personnes, en succombant aux mensonges de l’ennemi, lui
c

confèrent du pouvoir. Ce n’est pas en nous adressant directement


aux démons par la prière que nous changeons les choses. En
revanche, quand nous croyons en la vérité de la Parole de Dieu,
le pouvoir du diable est réduit à néant. Plus les individus, les
familles et les communautés se dégagent de la tromperie, plus les
puissances démoniaques sont affaiblies et brisées.

Qui étaient là les premiers ?


De nombreux chrétiens pensent que des puissances démo-
niaques d’homosexualité se trouvent au-dessus de la ville de San
Francisco et asservissent ses résidents. Il y a, certes, une plus

141
Chapitre 16

grande concentration de ces esprits qu’ailleurs, mais comment


s’en affranchir ?
Les partisans du « combat spirituel » préconisent, pour ce
faire, d’intercéder pour la ville, de cartographier son « paysage
spirituel », de prier, de lier le diable, etc. Ce n’est aucunement
le modèle scripturaire du Nouveau Testament. Il ne s’agit pas de
lier ces autorités démoniaques et de leur ordonner de partir ! Car,
au- delà du pouvoir que leur cèdent les personnes, les démons ne
sont absolument pas des facteurs d’entrave.
Pourtant, certains chrétiens restent convaincus que, s’ils
arrivaient à se débarrasser des puissances démoniaques, les
pécheurs seraient enfin libres d’accepter l’Évangile. Cela revient

es
à prendre les choses à l’envers ! En effet, c’est uniquement quand

tri
les personnes répondent à la vérité de la Parole que les démons
is
in
perdent leur pouvoir et partent.
M
k

Lesquels sont arrivés les premiers à San Francisco : les


ac

démons ou les homosexuels ? Certains homosexuels ou personnes


m

qui leur étaient favorables ont été élus à des postes d’autorité au
om
ew ht

sein du gouvernement. Ils ont voté des lois qui ont accordé des
W
dr rig

avantages sociaux et d’autres dispositions légales propices à leur


An opy

mode de vie, faisant de San Francisco une ville attrayante pour


cette communauté. Alors, des homosexuels de tout le pays y ont
c

afflué. Aucune puissance démoniaque initialement sur place n’a


attiré les homosexuels à San Francisco. Ces nouveaux résidents
ont amené les démons avec qui ils composaient déjà.
Nous ne nous débarrasserons pas des puissances démoniaques
d’homosexualité en nous rendant dans les lieux célestes pour
leur livrer directement bataille. Prêchons plutôt la vérité aux
hommes et femmes de San Francisco ! Dès qu’ils entendront et
croiront que Dieu les aime et qu’il les a faits Adam et Ève (et
non Adam et Steve), ils seront délivrés. Ainsi, ils résisteront à

142
Proclamez la Parole !

ces démons au moyen de la vérité qu’ils connaîtront, et tout San


Francisco changera.

« L’âme qui pèche, c’est elle qui mourra »


Certains de mes amis croient que les États-Unis ne pourront
connaître de réveil spirituel sans véritable repentance et pardon
auprès des premiers Nord-Américains ou Indiens d’Amérique,
pour les atrocités commises jadis à leur encontre. Ces chrétiens
pensent qu’il doit être mené un « combat spirituel » afin de déloger
les démons qui ont profité, pour s’insinuer, des alliances brisées et
du sang innocent répandu, voilà des siècles. Encore une fois, cela
contredit les Écritures du Nouveau Testament. Quelques versets
de l’Ancien Testament auront beau sembler étayer cet argument,

es
tri
ces concepts ne correspondent pas à la Parole de Dieu telle qu’elle
is
a été énoncée sur ce versant de la croix de Christ.
in
M

Ézéchiel a prophétisé que, sous la Nouvelle Alliance,


k

chaque individu répondrait de son propre péché – et non du


ac

péché d’un autre.


m
om

Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Is-


ew ht
W

raël : Les pères ont mangé des raisins verts et les dents
dr rig
An opy

des enfants en ont été agacées ? [à savoir les « malédic-


tions générationnelles » ] Je suis vivant ! dit le Seigneur,
c

l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en


Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils
comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi ; l’âme
qui pèche, c’est elle qui mourra.
Ézéchiel 18:2-4 (gras et crochets ajoutés par l’auteur)

Aujourd’hui, Dieu ne juge pas les enfants pour les péchés de


leurs parents (Ézéchiel 18:20).
J’admets qu’il y a eu beaucoup d’atrocités commises à
l’encontre des premiers habitants d’Amérique du Nord. Mon
épouse a du sang indien, mais elle n’en conserve pas d’amertume.

143
Chapitre 16

Elle n’alimente pas en elle quelque blessure héritée des siècles


passés. Certes, si un descendant indien se fâchait contre moi à
cause de ce que mon arrière, arrière, arrière-grand-père a fait
subir à son peuple, je lui demanderais pardon. Mais bien que
ces événements aient été terribles et injustifiables, ils ne sont
pas la cause du mal-être actuel de cet homme, ou de qui que ce
soit d’autre.
Cet homme se tient seul devant Dieu. Il n’est pas le résultat de
ce qui s’est passé il y a 300 ans. Les événements historiques ont pu
influencer son histoire personnelle, mais chacun reste néanmoins
libre de choisir entre la vie et la mort. S’il accepte de croire en
son cœur que Jésus a payé le prix du péché, une bonne fois pour

es
toutes, à la croix, le pardon le rendra assurément libre. Car, si la

tri
tromperie nous réduit en esclavage, la vérité, elle, nous affranchit.
is
in
Je refuse d’accorder au diable une quelconque autorité ! En
M

prêchant que le réveil spirituel ne peut se produire à moins que


k
ac

nous ne répondions à toutes ces conditions préalables, nous grati-


fions Satan d’un pouvoir qu’il n’a intrinsèquement pas.
m
om
ew ht

L’Europe
W
dr rig
An opy

Des chrétiens ont concrètement retracé, en Europe, la route


des croisades (des onzième, douzième et treizième siècles) afin
c

d’y faire pénitence et de demander pardon aux descendants des


ancêtres qui auraient été blessés par les leurs. Ils nourrissaient
la croyance d’une Europe vouée à rester dans les ténèbres
spirituelles tant que cette « réconciliation » n’aurait pas eu
lieu. Faux !
Qu’est-ce qui maintient donc l’Europe dans des ténèbres
spirituelles ? L’ignorance de la Parole de Dieu ! Par exemple,
les directeurs des chaînes de télévision européennes censurent
mes programmes et, lorsqu’ils acceptent de passer mon émission
d’enseignement, ils la dépouillent, au préalable, de toute onction.
Une fois, ils ont coupé ce que j’avais dit sur le fait de donner une

144
Proclamez la Parole !

fessée aux enfants, comme si c’était là quelque chose d’inconve-


nant ! Je ne peux pas non plus dire : « Jésus est le chemin, la vérité
et la vie. » Je dois reformuler les choses ainsi : « La Bible dit que
Jésus est le chemin, la vérité et la vie. » Les versets sont présentés
de manière à ce qu’ils deviennent le reflet d’une opinion, et non
un fait avéré. La Parole de Dieu est également très « diluée » sur
les ondes radio européennes. C’est précisément cette privation
de la vérité de la Parole de Dieu qui maintient l’Europe dans les
griffes de Satan.
Dans certains pays d’Europe, des lois sont votées contre
la prédication de l’Évangile. À Monaco, l’évangélisation
spontanée dans la rue est interdite. De même en Europe,

es
l’imposition des mains sur un malade peut tomber sous le coup

tri
de la loi pour « pratique illégale de la médecine ». Tout cela
is
va à l’encontre de la Parole. L’état spirituel de l’Europe résulte
in
M
de son refus de la Bonne Nouvelle, non de la pérennité de
k

puissances démoniaques ancestrales.


ac

Je ne nie pas l’influence qu’exercent ces dernières. Elles


m
om

motivent les gouvernements à prendre de telles mesures. Toutefois,


ew ht
W
dr rig

ce n’est pas à coups de « combat spirituel », de « démons à lier »,


An opy

que la situation va évoluer. Ce qu’il faut : transmettre la Parole de


Dieu aux Européens !
c

Prêcher & Enseigner


Des millions de dollars ont été dépensés par des chrétiens
pour se rendre dans certains de ces pays fermés à l’Évangile. Ils y
font des « marches de prière », c’est-à-dire qu’ils se promènent en
« liant » les puissances spirituelles. Il s’agit uniquement de prier,
aucunement de témoigner. Si la même somme d’argent avait été
dépensée pour prêcher l’Évangile, il y aurait déjà eu un véritable
réveil dans ces pays ! Une telle approche est stérile !
Cette rencontre à Éphèse, au cours de laquelle 20 000 personnes
ont prié et participé à ce « combat spirituel », est survenue avant

145
Chapitre 16

l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. De toute évidence,


celle-ci n’avait pas réussi à briser les puissances démoniaques
qui allaient inspirer ces islamistes. Cette technique ne peut pas
fonctionner car, d’un point de vue scripturaire, ce n’est pas ainsi
que l’on délivre les personnes d’une influence démoniaque.
J’emploie tous les moyens possibles pour répandre la Parole :
elle est enseignée à la télévision et à la radio aux États-Unis,
en Europe et à travers le monde. Chaque année, des milliers
de cassettes et de CD sont offerts, et un grand nombre de nos
supports (messages audio, articles, commentaires bibliques)
sont disponibles gratuitement sur Internet. Nous soutenons aussi
financièrement de nombreux serviteurs de Dieu qui prêchent avec

es
hardiesse l’Évangile, en tous points du globe. Telle est l’approche

tri
que l’Église tout entière devrait embrasser.
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

146
Chapitre 17

Une ruse du diable


Le « combat spirituel », tel qu’il est présenté de nos jours,
est en réalité une ruse du diable. Par quel biais ? Des chrétiens
encouragent d’autres frères et sœurs à ne pas prêcher l’Évangile,
mais à se contenter de « prier ». On peut se demander : Pourquoi
Satan voudrait-il que les croyants prient davantage ? Pour une
raison très simple : il se délecte de nous voir nous adonner à la
prière stérile ou empreinte de religiosité.

es
tri
À votre avis, qui a « inspiré » les prétendues « prières » des
is
scribes, Pharisiens et hypocrites que Jésus a si énergiquement
in
M

dénoncés ? Ils sonnaient alors de la trompette, se tenaient aux


k

coins des rues et multipliaient les rituels religieux. Vous vous


ac

trompez lourdement si vous pensez que le diable n’irait jamais


m

encourager quiconque à « prier ». En effet, l’histoire de l’Église


om
ew ht

abonde d’exemples prouvant que l’ennemi attire les chrétiens dans


W
dr rig

des gymnastiques spirituelles à première vue impressionnantes,


An opy

mais dépourvues de puissance.


c

En tant que chrétiens, nous devrions avoir pour principal


objectif de prêcher l’Évangile et de proclamer la vérité de la
Parole de Dieu partout et à tous.
Toutefois, des milliers de chrétiens sont envoyés, à grand ren-
fort de dollars, en soi-disant « voyages missionnaires », avec pour
consigne formelle de ne pas prêcher l’Évangile : « Ne témoignez
à personne ! Votre tâche consiste à marcher, à prier et à mener
le combat spirituel. » Même si le cœur de ces « missionnaires »
est sincère et que la vie de certains participants s’en voit
positivement touchée, cette approche n’en est pas moins fausse !
Si ces personnes mettaient les mêmes budgets et efforts au service
Chapitre 17

de la prédication de l’Évangile, la distribution de tracts et le par-


tage de la vérité en ces nations, elles observeraient des résultats
infiniment meilleurs !

Prêchez & Priez


Il ne s’agit pas de choisir entre prêcher ou prier ; les deux
vont de pair. La prière est comme l’eau nécessaire à une semence
qui vient d’être mise en terre : si vous n’avez rien planté, arroser
ne servira à rien. Les personnes naissent de nouveau lorsque la
« semence incorruptible » de la Parole de Dieu est semée dans
leur cœur (1 Pierre 1:23). Souvenez-vous qu’avant d’arroser, il
vous faut d’abord planter la semence !

es
Avant de se mettre en route pour prêcher, Paul demandait à

tri
ses amis de prier pour lui : « Priez pour moi afin que, lorsque
is
in
j’ouvre la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître
M

avec assurance le mystère de l’Évangile ». (Éphésiens 6:19,


k

Segond 21).
ac
m

Il ne disait pas : « Priez afin que les oreilles des personnes


om

soient ouvertes et qu’ils entendent ; priez afin que les puissances


ew ht
W

démoniaques (comme la Diane des Éphésiens) s’en aillent ».


dr rig
An opy

Non ! Paul réclamait à son entourage de prier pour qu’il puisse


parler avec autorité, puissance, par révélations, et que des miracles
c

soient faits dans le nom puissant de Jésus.


La prière est une part importante de l’Évangile mais elle ne
peut, en aucun cas, se substituer à la prédication de la Parole de
Dieu. La hardiesse de Paul à dispenser la vérité a littéralement
détruit la puissance de la Diane des Éphésiens. Si Démétrius et les
autres orfèvres se sont réunis, c’est parce qu’ils n’avaient presque
plus de travail – les citoyens ayant cessé d’acheter leurs statuettes
et représentations païennes.
En témoignent les propos de Démétrius : « Le danger qui en
résulte, ce n’est pas seulement que notre industrie ne tombe en

148
Une ruse du diable

discrédit ; c’est encore que le temple de la grande déesse Diane


ne soit tenu pour rien, et même que la majesté de celle qui est
révérée dans toute l’Asie et dans le monde entier ne soit réduite
au néant ». (Actes 19:27)
Avant que les « intercesseurs du combat spirituel » d’au-
jourd’hui ne l’exhument et ne lui attribuent une puissance ima-
ginaire, la Diane des Éphésiens n’avait nullement été un facteur
d’entrave pendant près de 2 000 ans. Telle est la puissance de la
Parole de Dieu !
Dieu a déjà tout accompli et pourvu à chacun de nos besoins
dans le domaine spirituel. Un seul combat est à mener, celui nous
permettant de recevoir sa provision afin qu’elle se manifeste dans

es
le domaine physique.

tri
La vérité libère ! is
in
M

Comment mener ce combat ? Se tient-il dans les lieux


k
ac

célestes ? Devons-nous escalader les plus hauts immeubles et


m

affréter des avions pour livrer bataille aux esprits malins dans les
om

lieux élevés ? Devons-nous envoyer des émissaires à l’étranger


ew ht
W

afin d’y tancer le diable ?


dr rig
An opy

Si les puissances démoniaques avaient autant de pouvoir


que certains croyants le prétendent, grimper sur le toit d’un
c

immeuble et prendre un avion pour les approcher ne serviraient


à rien, pas plus que de dépêcher des intercesseurs à l’étranger.
Car, la portée de nos prières ne se limite pas à un rayon de cent
mètres. Même si ces idées saugrenues étaient vraies, nous pour-
rions lier ces démons sans avoir à nous déplacer. Telle est la
puissance de la prière !
Mais vous n’avez pas à vous livrer à des exercices aussi
périlleux. Prêchez l’Évangile, annoncez la vérité au plus grand
nombre ! Diffusez la Parole de Dieu à la radio, à la télévision et
sur Internet. Distribuez des tracts, des livres et autres écrits de

149
Chapitre 17

qualité. Formez des disciples à faire de même. Démarrez partout


écoles bibliques et églises. Autrement, devenez le partenaire
d’un ministère et soutenez financièrement un missionnaire qui
œuvre en ce sens. Proclamer la Parole, voilà ce que prône le
Nouveau Testament !
Cependant, la « mode théologique » n’a pas mis la prédication
de la Parole à l’honneur, sinon toutes sortes de bizarreries. J’ai
même entendu parler de réunions publiques où des femmes,
étendues sur des hommes, mimaient des accouchements. Ils
appelaient cela « être en travail » et apparentaient ces usages à
un « combat spirituel ». Très franchement, ces pratiques sont
déplacées et irrespectueuses à l’égard de Dieu. Le Seigneur ne

es
conduirait personne à agir ainsi !

tri
Suis-je contre le vrai combat spirituel ? Non. Suis-je contre
is
in
la véritable intercession ? Non, absolument pas. En revanche,
M

je suis opposé à toutes les « contrefaçons » du combat spirituel


k
ac

et de l’intercession. Le Corps de Christ a assurément besoin de


m

réexaminer ces enseignements à la lumière de la Parole de Dieu


om

et de la Nouvelle Alliance.
ew ht
W
dr rig

Satan ne constitue un facteur d’entrave qu’en raison du grand


An opy

nombre de personnes dupées par lui, prêtes à lui conférer quelque


autorité et à promouvoir ses doctrines. Si nous ne prêchions que la
c

vérité, le diable serait réduit à néant. Mais puisque tant d’erreurs


sont commises – pas seulement dans le monde mais également
au sein du Corps de Christ – nous devons systématiquement
combattre les mensonges à coups de « vérité de la Parole de Dieu »
et ce, jusqu’au retour de Jésus. Nul individu n’a en lui toute la
connaissance, aussi devons-nous continuellement renouveler nos
pensées au moyen de la vérité. Oui, nous affrontons des entraves
et oui, le combat spirituel est réel ! Néanmoins, cela ne résulte
pas de quelque surpuissance du diable, sinon de son habileté à
tromper. L’antidote n’est pas l’intercession – lier les puissances

150
Une ruse du diable

démoniaques et enrôler des millions de chrétiens afin de « prier »


contre le mal – mais l’annonce de la vérité qui libère !

Le réveil spirituel
Je suis également pour le réveil spirituel : je veux voir ses
effets positifs déferler sur toute l’Amérique et le reste du monde.
Nous avons besoin d’un réveil mais, là encore, comment le
rendre manifeste ?
Les « intercesseurs » affirment qu’il nous faut prier davantage,
plus intensément, plus longtemps, et recruter cent, mille, un
million, dix millions... de frères et sœurs afin de prier et jeûner
ensemble. Selon eux, c’est Dieu qui envoie ou retient le réveil,

es
pour une raison qui lui est propre. Puisqu’il est visiblement

tri
« insatisfait », autrement il y aurait réveil, nous devrions tous
is
nous repentir et compenser nos fautes afin de l’apaiser.
in
M

Seulement, Dieu est apaisé depuis longtemps ! Jésus-Christ


k
ac

est mort pour tous les péchés du monde, il y a 2 000 ans. Alors,
m

vous pensez bien que Dieu n’est plus irrité ! Au travers de sa


om

crucifixion, sa mise au tombeau et sa résurrection, Jésus a libéré


ew ht
W
dr rig

toute la puissance nécessaire à un réveil mondial massif. Nous ne


An opy

l’avons simplement pas reçu.


c

Nous devons croire en ce que Dieu a déjà fait, au lieu de


le supplier, de l’implorer, de mendier auprès de lui un réveil.
Acceptons d’être le canal des miracles de Dieu pour les déverser
aux autres. Soyons prêts à guérir les malades et à ressusciter les
morts et là, je vous garantis que nous observerons les effets du
réveil – en quantité ! Oui, je suis à 100 % en faveur du réveil
spirituel ! Mais celui-ci va se produire tandis que les hommes et
les femmes s’abandonnent à Dieu, et non lui forcent la main via l’
« intercession » et le « combat spirituel ».
Je sais que bon nombre de chrétiens rejetteront ces vérités
tant elles sont contraires au principal courant théologique qui

151
Chapitre 17

s’impose aujourd’hui. Même si peu d’enseignants de la Parole


prêchent ces vérités, je vous invite vivement à vérifier par vous-
même ce que disent les Écritures : étudiez l’œuvre rédemptrice de
Jésus, prenez exemple sur les méthodes employées relatées dans
le livre des Actes. Vous constaterez alors que ni « l’intercession »
ni le « combat spirituel » n’y figurent. Satan est, certes, un facteur
d’entrave, mais pas ce facteur puissant dont parlent les chrétiens
qui ont manqué le défilé de la victoire.

Jésus, notre puissant libérateur !


Visualisez le cortège triomphal. Voyez Satan vaincu, dépouillé
de tout pouvoir et de toute autorité, cloué à la croix. Laissez cette

es
vision de ce diable déchu, empalé et exhibé, s’enraciner dans
votre cœur. Une fois que vous aurez vraiment assisté au défilé de

tri
is
la victoire, vous ne craindrez plus jamais Satan. Il ne pourra plus
in
vous intimider comme il l’a fait par le passé. Affranchi de toute
M

peur, vous annoncerez hardiment la liberté de Dieu aux autres !


k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

152
Chapitre 18

Mettez votre foi au travail


Vous n’avez pas besoin de davantage de foi, alors cessez
de chercher à en acquérir ! Si vous êtes né de nouveau,
vous avez déjà reçu toute la foi qui vous est et vous sera
nécessaire. À cet instant même, vous en possédez plus qu’il
n’en faut. Vous ignorez simplement ce dont vous disposez
et comment l’utiliser.

es
Les disciples ont eu le même problème. Notez leur réaction

tri
à l’enseignement de Jésus :
is
in
Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché,
M

reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il


k
ac

a péché contre toi sept fois dans un jour, et que


m

sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, tu


om

lui pardonneras. Les apôtres dirent au Seigneur : «


ew ht
W
dr rig

Augmente-nous la foi ».
An opy

Luc 17:3-5
c

Jésus avait ressuscité des morts, ouvert les yeux d’aveugles


et les oreilles de sourds, guéri des lépreux, chassé des démons
et accompli des miracles sans précédent. Mais au-delà de
tous ces actes miraculeux, c’est bien l’enseignement de Jésus
sur le pardon inconditionnel qui a conduit les disciples à
s’exclamer : « Seigneur, augmente-nous la foi ! »
La foi nous sert dans chaque aspect de notre existence, et
non uniquement pour obtenir une guérison miraculeuse ou une
délivrance financière. Si la santé et les finances sont bien sûr
importantes, ce sont nos relations quotidiennes avec autrui qui
sollicitent le plus notre foi. Si vous pensez qu’elle intervient
Chapitre 18

essentiellement dans les situations « impossibles » – l’annonce


d’une mort imminente par le médecin ou la menace de faillite
d’une entreprise – vous faites erreur ! Certes, la foi s’applique
à toutes les crises que nous traversons, toutefois il nous faut
davantage la mobiliser auprès des différentes personnes qui
partagent notre vie privée et professionnelle. Autrement,
comment tendre l’autre joue quand l’on nous blesse ?
En effet, aimer nos collègues, notre époux ou épouse, nos
enfants, nos parents, nos voisins, et leur pardonner, toujours
et inconditionnellement, requiert de la foi. Les disciples ont
été si abasourdis par le commandement de Jésus quant au
pardon (jusqu’à sept fois par jour), qu’ils lui ont réclamé un

es
surplus de foi !

tri
Une foi plus que suffisante is
in
M

Et le Seigneur dit : « Si vous aviez de la foi comme


k

un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore :


ac

‘Déracine-toi, et plante-toi dans la mer’ ; et il vous


m
om

obéirait. »
ew ht

Luc 17:6
W
dr rig
An opy

Nous pourrions penser, de prime abord, que Jésus n’a


c

pas vraiment répondu à leur question. Ses disciples, qui lui


avaient demandé d’accroître leur foi, ont eu comme réponse
de sa part : « Si vous aviez de la foi comme un grain de
sénevé, vous pourriez le faire ». En réalité, voici ce que leur
signifiait alors le Seigneur : « Les amis, vous n’avez nul
besoin d’un complément de foi. Là n’est pas le problème.
C’est simplement que vous n’utilisez pas la foi dont vous
disposez déjà ! »
Le grain de sénevé est l’une des plus petites semences
existantes. Elle est si minuscule qu’il est presque impossible
de la distinguer si on la tient entre le pouce et l’index. Or,

154
Mettez votre foi au travail

Jésus a affirmé : « Si vous aviez de la foi comme un grain


de sénevé, vous diriez à ce sycomore : ‘Déracine-toi, et
plante-toi dans la mer’ ; et il vous obéirait. » En d’autres
termes, vous n’avez pas besoin d’une « grande » foi ni même
de « plus » de foi, sinon d’apprendre à utiliser celle que vous
avez déjà.
Peu de chrétiens le comprennent. Dans l’absolu, ils
croient que la foi agit, mais n’en sont pas moins convaincus
que, dans leur cas spécifique, la leur est déficiente. Encore
une tromperie du diable qui les empêche de voir ce que,
d’emblée, ils détiennent !
Vous possédez déjà la même dose et la même qualité de

es
foi que Jésus avait lors de sa vie terrestre, et qui est placée

tri
dans tout croyant né de nouveau. Satan ment aux chrétiens
is
in
afin d’altérer leur compréhension de cette vérité. Ces
M

derniers pensent que leur foi s’en va puis revient au gré des
k
ac

événements de la vie, que parfois elle est forte et, à d’autres


m

occasions, faible. Ils ont l’impression de ne pas pouvoir la


om

maîtriser ou la contrôler parce que celle-ci est impalpable.


ew ht
W
dr rig

Cette attitude envers la foi n’est pas la bonne ! À l’instant


An opy

présent, vous jouissez d’une foi plus que suffisante. Par


conséquent, utilisez-la !
c

Un serviteur appelé « foi »


Ensuite, Jésus a explicité sa réponse au moyen d’une para-
bole (cf. Luc 17:7-10 ci-après). Celle-ci n’aura de sens pour
vous que si vous comprenez que vous disposez déjà d’une foi
suffisante et qu’il vous faut vous en servir. En revanche, si
vous vous évertuez à la considérer autrement, vous passerez
à côté de la véritable signification de cette parabole, son sens
découlant de votre conception de la foi.
Supposons que l’un de vous ait un serviteur occupé
à labourer ou à garder le troupeau. Lorsque vous le

155
Chapitre 18

voyez rentrer des champs, lui direz-vous : « Viens


vite, assieds-toi à table » ? Ne lui dites-vous pas
plutôt : « Prépare-moi mon dîner, mets-toi en tenue
pour me servir, jusqu’à ce que j’aie fini de manger et de
boire ; ensuite tu mangeras et tu boiras à ton tour » ?
Le maître doit-il une reconnaissance particulière à cet
esclave parce qu’il a fait ce qui lui était commandé ?
Bien sûr que non ! Il en est de même pour vous. Quand
vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites  :
« Nous ne sommes que des serviteurs sans mérite
particulier ; nous n’avons fait que notre devoir ».
Luc 17:7-10 (Semeur)

es
En somme, Jésus disait : « Utilisez la foi que vous avez

tri
is
déjà ! Même si elle n’a que la grosseur d’un grain de sénevé,
in
c’est bien assez pour envoyer un arbre dans la mer. Si vous
M

aviez un serviteur, vous le mettriez au travail, n’est-ce pas ?


k
ac

Il en va de même pour la foi. Vous l’avez, alors mettez-la


m

au travail ! »
om
ew ht

À l’époque de Jésus, la servitude et l’esclavage faisaient


W
dr rig

partie intégrante de la vie quotidienne. Si vous possédiez un


An opy

serviteur, vous attendiez de lui qu’il vous serve, même fatigué


c

après sa longue journée de labeur dans les champs. À l’heure


du dîner, il servait le repas, et ne mangeait qu’une fois celui
de son maître achevé et apprécié. Le serviteur dînait à l’écart
de son maître, et en aucun cas avant lui. Parce que le maître
était celui qui commandait !
Nos contemporains émotifs et soucieux du « politiquement
correct » rétorqueraient : « Vous ne devriez pas traiter un
employé de cette façon ! » Il faut savoir que, au temps de
Jésus, les serviteurs et les esclaves n’étaient pas choyés,
sinon utilisés. Il ne leur était pas permis de se délasser ni de
musarder toute la journée, leur maître ne craignant nullement

156
Mettez votre foi au travail

de les soumettre à un trop-plein d’exigences. Le maître, dont


les besoins primaient, n’avait pas à leur être doux et aimable.
Sans être mauvais ou méchant, le maître se comportait tel un
maître, donnant des ordres à son esclave ou serviteur. Tout
serviteur était mis au travail.
De même, la foi doit être utilisée, et non ménagée ! Ne
pas nous servir de notre foi revient à laisser notre esclave
assis là, sur le divan, à regarder la télévision toute la journée.
À ne rien faire, on ne devient ni plus fort ni plus perfor-
mant, bien au contraire  ! Les muscles s’atrophient et leurs
capacités s’amenuisent. Pas étonnant donc que votre foi ne
produise rien, si vous ne la mettez pas au travail, n’en faites

es
pas usage. Commencez à user de votre foi, tel le maître de

tri
son serviteur  !
is
in
« Le don de Dieu »
M
k

La plupart des chrétiens ne sont pas conscients de la foi


ac

qu’ils ont en eux. Si je vous témoignais de ce que la foi a


m
om

accompli – morts ressuscités, aveugles qui se sont mis à voir


ew ht

et sourds à entendre, provisions miraculeuses – vous procla-


W
dr rig

meriez sans sourciller : « Loué soit Dieu ! Oui, je crois que


An opy

de telles choses arrivent ! »


c

Si nous étions à une cérémonie funéraire et que je


vous demandais : « Combien croient que le Seigneur peut
ressusciter ce mort ? », vous répondriez tous par l’affirmative.
Si je poursuivais avec la question : « Combien croient que, si
je prie, cette personne reviendra à la vie », vous lèveriez tous
la main en signe d’accord. Et, très vite, vous vous fraieriez
un chemin jusqu’au cercueil afin de vous retrouver aux
premières loges du miracle. En revanche, si je vous disais :
« D’accord, puisque vous y croyez, priez pour qu’il revienne
à la vie ! » Subitement, votre empressement laisserait place à
l’effroi. Pourquoi ? Parce que si vous êtes comme la majorité

157
Chapitre 18

des croyants, vous ne pensez pas avoir une foi faite pour
ce genre de miracle. Vous ne doutez pas de l’efficacité de
la foi en général, non, c’est VOTRE foi que vous remettez
en cause ! Car, selon vous, celle- ci est soit insuffisante,
soit inopérante.
Je pourrais aisément convaincre la plupart des chrétiens
qu’ils ont besoin de davantage de foi et les amener à prier en
ce sens. Mais cette démarche irait à l’encontre absolue de tout
ce que nous avons vu et étudié dans la Parole jusqu’à présent.
Rappelez-vous, vous avez déjà la foi. Oui, vous détenez en
vous la même puissance qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre
les morts. Aussi, vous n’avez aucun problème de foi, sinon

es
un problème de connaissance. En effet, vous ignorez ce qui

tri
est vôtre et comment tout cela fonctionne !
is
in
Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le
M

moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le


k
ac

don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que


m

personne ne se glorifie.
om

Éphésiens 2:8-9 (mise en gras par l’auteur)


ew ht
W
dr rig
An opy

Ce verset peut être interprété d’au moins deux façons dif-


férentes. D’une part, « cela » signifie votre salut, à savoir un
c

don de Dieu et non de vous-même. D’autre part, « cela » peut


aussi faire référence à la foi qui vous a permis de le recevoir.
Cette foi est également « le don de Dieu » et, à ce titre, n’est
pas non plus le fruit de vos œuvres. Le comprenez-vous ?

Chaque parole de Dieu est porteuse de foi


La foi qui mène au salut vient de l’écoute de la Parole
de Dieu.
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils
n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui
dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en

158
Mettez votre foi au travail

entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?


Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne
sont pas envoyés  ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont
beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de
ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! Mais tous
n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il :
« Seigneur, qui a cru à notre prédication ? »
Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on
entend vient de la parole de Dieu.
Romains 10:14-17

Il est impossible de croire à moins d’entendre la Parole de

es
Dieu ! Car, chacun de ses mots est porteur de foi !

tri
Chaque parole qui sort de notre bouche est tel un
is
in
conteneur. Dans celui-ci, peut se trouver quelque exhortation
M

ou message propice à l’édification ; des compliments, des


k
ac

louanges qui émeuvent aux larmes. Mais les paroles peuvent


m

aussi véhiculer toute autre chose comme de l’humiliation


om

ou du découragement qui blesse profondément. Simplement


ew ht
W
dr rig

en vous parlant, je peux susciter en vous colère, tristesse,


An opy

douleur, angoisse… tant les paroles sont puissantes !


Elles sont empreintes soit de foi soit d’incrédulité. Les
c

paroles de Dieu, elles, sont chargées de foi, car Dieu lui-


même en est empli ! Ses paroles sont maints petits récipients
remplis de sa propre foi. Sans celle-ci, reçue au préalable,
nous ne pourrions croire en son salut. C’est précisément la
Parole de Dieu qui nous transmet sa foi, la foi surnaturelle
nécessaire à notre nouvelle naissance !
Aussi, vous avez en vous la foi surnaturelle et immuable
de Dieu. Ses dons et son appel à notre égard sont « irrévo-
cables  » (Romains 11:29, Segond 21). Si vous n’utilisez pas

159
Chapitre 18

cette foi surnaturelle, c’est avant tout parce que vous ignorez
ce que vous possédez.

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

160
Chapitre 19

La foi surnaturelle
L’église dans laquelle j’ai grandi utilisait plusieurs exemples
pour illustrer le fait que tout le monde a, en soi, de la foi. Un
jour, le prédicateur m’a demandé de m’asseoir sur une chaise
disposée devant moi puis nous a expliqué : « S’asseoir sur cette
chaise demande de la foi. En effet, comment être certain qu’elle
tienne ? » On nous citait aussi l’exemple de l’intersection :
«  traverser un carrefour lorsque le feu est vert requiert de la foi.

es
tri
Car, nous présumons que les autres automobilistes vont s’arrêter,
is
mais nous n’en sommes nullement sûrs ! », ou encore celui de
in
l’avion  : « prendre l’avion exige de la foi. Nous embarquons sans
M

véritablement savoir comment l’appareil peut voler et ce que vaut


k
ac

le pilote. De tels actes du quotidien nécessitent de la foi ». Il est


m

vrai que, dans une certaine mesure, ce sont des actes de foi…
om
ew ht

mais il s’agit d’une foi humaine.


W
dr rig

Dieu est un Être de foi. Or, l’être humain a été créé à son image.
An opy

Aussi, toute personne – sauvée ou non – détient en elle de la foi,


c

cette part de Dieu désormais en nous. Néanmoins, la foi dont nous


usons pour nous asseoir sur une chaise, traverser un carrefour ou
voyager en avion est humaine, pleinement dépendante de nos cinq
sens. Et, si nous nous apercevons qu’il manque un pied, voire
deux, à la chaise envisagée, la rendant chancelante et quelque peu
dangereuse, nous allons refuser de nous y installer, n’est-ce pas ?
De même, si nous entendons un crissement métallique pro-
venant de l’aile de l’avion que nous nous apprêtions à prendre
et voyons de la fumée s’en échapper, nous allons nous raviser,
n’est-ce pas ? Nous n’allons pas, non plus, traverser le carrefour,
si nous constatons qu’une voiture arrive sur nous tel un bolide.
Chapitre 19

Pourquoi ? Parce que ce que nos cinq sens perçoivent influe sur
notre foi humaine.
Cependant, afin de recevoir le salut, il vous a fallu croire en ce
que vos sens naturels ne pouvaient distinguer. Vous n’avez jamais
vu Dieu ou le diable, le Ciel ou l’enfer, ni même un péché. Certes,
vous avez vu des personnes pécher mais à quoi un « péché » res-
semble-t-il vraiment ? Vous ne pouvez pas le voir comme vous
ne pouvez pas non plus voir le pardon de celui-ci. Malgré l’inca-
pacité de vos sens à les percevoir, vous avez dû croire en toutes
ces vérités invisibles et impalpables, croyance qui n’est possible
qu’avec la foi surnaturelle de Dieu.

La foi de Dieu

es
tri
La foi de Dieu ne se limite pas à quelque preuve tangible. Elle
is
in
énonce et reconnaît les choses avant même que celles-ci ne soient
M

manifestes.
k
ac

… selon qu’il est écrit : « Je t’ai établi père d’un grand


m

nombre de nations. » Il est notre père devant celui auquel


om

il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les
ew ht
W
dr rig

choses qui ne sont point comme si elles étaient.


An opy

Romains 4:17
c

Dieu « donne la vie aux morts » et « appelle les choses qui ne


sont point » (physiquement manifestes) « comme si elles étaient ».
Aussi, il a changé le nom d’Abram (père élevé) en « Abraham »
« père d’un grand nombre de nations »), avant même que ce der-
nier n’ait eu son premier enfant. Voilà ce qu’est la foi divine !
Dieu a créé les cieux et la terre, d’un « Que la lumière soit ! Et
la lumière fut » (Genèse 1:3). Quelques jours plus tard, il a formé
le soleil, la lune et les étoiles. J’avoue ne pas vraiment savoir
comment tout cela s’est produit, mais la Parole rapporte claire-
ment que Dieu a engendré la lumière, avant même qu’il n’existe

162
La foi surnaturelle

de source capable de l’émettre. Contrairement à la foi humaine, la


foi de Dieu, elle, n’a aucune limite.
Recevoir le salut, c’est comme s’asseoir sur une chaise invisible.
La foi strictement humaine ne peut y aider, car personne ne prendrait,
faute de visibilité ou de perception, le risque de tomber, voire de se
blesser. Pourtant, nous avons cru que Dieu – que nous ne pouvons
physiquement ni voir ni sentir – avait pardonné nos péchés, pardon
que nous ne pouvons également ni voir ni sentir. Comment l’avons-
nous pu ? Grâce à la foi surnaturelle de l’Éternel !
Le salut et la foi qui y mène sont tous deux des dons de Dieu
(Éphésiens 2:8-9). C’est précisément parce que la Parole de Dieu
contient sa foi qu’il nous faut l’entendre afin de naître de nouveau.

es
En effet, vous êtes nés de nouveau, non pas d’une

tri
is
semence corruptible, mais d’une semence incorruptible,
in
M
grâce à la parole vivante et permanente de Dieu.
1 Pierre 1:23 (Segond 21)
k
ac
m

Il y a dans la Parole de Dieu la foi qui nous est nécessaire pour


om
ew ht

croire qu’il s’est fait chair, a vécu une vie parfaite et a enduré
W
dr rig

notre châtiment au travers de sa mort. La foi surnaturelle de Dieu


An opy

est indispensable à notre compréhension de la résurrection de


Jésus et du pardon de nos péchés. La simple foi humaine, elle, ne
c

peut rien. C’est la foi surnaturelle de Dieu apportée par sa Parole


qui permet d’y croire.
Nous avons usé de la foi surnaturelle de Dieu pour recevoir le
salut. Ce don est venu lorsque nous avons reçu sa Parole. Nous
n’avons pas seulement placé notre foi en Dieu, nous sommes
nés de nouveau par la foi de Dieu ! En tant que pécheurs, nous
étions si démunis qu’il nous était impossible de nous sauver nous-
mêmes, ou ne serait-ce que croire au pardon de nos péchés. Aussi,
la bonne nouvelle de Dieu (l’Évangile) a dû nous parvenir afin
que nous puissions recevoir sa foi surnaturelle qui y réside et nous
en servir pour notre propre salut.
163
Chapitre 19

« La foi du Christ »
Nous avons eu recours à la foi de Jésus-Christ pour notre
justification.
Nous savons cependant que l’homme n’est pas justifié
par les œuvres de la loi, mais seulement par la foi de Jésus-
Christ ; nous avons cru, nous aussi, en Jésus-Christ, afin
d’être justifiés par la foi du Christ et non par les œuvres
de la loi, parce que, par les œuvres de la loi, personne ne
sera justifié.
Galates 2:16 (TOB, mise en gras par l’auteur)

Oui, nous avons placé notre foi en ce que Jésus a accompli,

es
mais c’est au moyen de sa foi – « la foi du Christ » – que nous

tri
avons été justifiés.
is
in
Dès qu’une personne naît de nouveau, elle se met également à
M

vivre par la foi du Fils de Dieu.


k
ac

Je suis crucifié avec Christ ; néanmoins ce n’est plus


m

moi qui vis, mais Christ qui vit en moi ; et la vie que je vis
om
ew ht

maintenant dans la chair, je la vis par la foi du Fils de


W
dr rig

Dieu, qui m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi.


An opy

Galates 2:20 (version traduite de la bible anglaise,


King James ; mise en gras par l’auteur)
c

Je sais que de nombreuses autres versions bibliques ont traduit


ce passage (ici en gras) par : « Je vis dans la foi au Fils de Dieu ».
Toutefois, après m’être longuement penché sur le sujet, je suis
aujourd’hui convaincu que sa plus fidèle traduction est:« Je vis
par la foi du Fils de Dieu ».
Ainsi, vous êtes « justifi[é] [rendu juste, né de nou-
veau] par la foi du Christ » et vivez maintenant « par la
foi du Fils de Dieu »
Galates 2:16 (TOB & King James,
crochets ajoutés par l’auteur)

164
La foi surnaturelle

Ces vérités sont fondamentales !


Vous êtes né de nouveau et vivez dorénavant par la foi surna-
turelle de Dieu. Voilà pourquoi Jésus a expliqué à ses disciples
que ces derniers n’avaient pas besoin de davantage de foi, mais
qu’il leur fallait absolument apprendre à utiliser celle qu’ils pos-
sédaient déjà – suffisante pour voir un sycomore se déraciner et se
planter dans la mer (Luc 17:6-10). Alors, servez-vous-en !

Faire comme Jésus


Puisque la foi par laquelle nous sommes nés de nouveau et
par laquelle nous vivons maintenant est la foi surnaturelle du Fils
de Dieu, celle-ci peut accomplir tout ce que Jésus a Lui-même

es
accompli.

tri
is
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi
in
fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus
M

grandes (…)
k
ac

Jean 14:12 (Segond 21)


m
om

Comment pouvons-nous réaliser les œuvres que Jésus a lui-


ew ht
W
dr rig

même réalisées ? Sans même parler d’œuvres « plus grandes ».


An opy

Comment opérer des miracles, recevoir des paroles de sagesse


et de connaissance, tendre l’autre joue, parcourir le kilomètre
c

supplémentaire, chasser les démons et marcher dans l’amour, cet


amour inconditionnel ? Au moyen de la même foi dont Jésus s’est
servi pour mener à bien tout cela – non pas notre foi humaine
mais sa foi surnaturelle !
Pourtant, la plupart des chrétiens larmoient, à tort : « Vous
savez, on n’est qu’humains, de simples humains ». Certes, avant
je n’étais qu’un homme... jusqu’à ce que je naisse de nouveau.
Une partie de moi est désormais intégralement remplie de l’Esprit
Saint et détient la foi du Fils de Dieu. Oui, ma chair peut encore
me faire trébucher ou faillir, toutefois cette part de moi née de
nouveau est puissante !

165
Chapitre 19

Si vous demeuriez conscient et concentré sur le fait que vous


possédez la foi du Fils de Dieu, vous observeriez une différence
dans ce à quoi vous espérez, croyez et vous attendez. Lorsque
vous serez véritablement convaincu d’être doté de ce potentiel,
vous ne pourrez plus vous résigner à la défaite, au découragement
ou à une vie terre à terre. N’oubliez pas que vous jouissez de la foi
surnaturelle du Fils de Dieu, et que c’est par elle que dorénavant
vous vivez !

« La mesure de foi »
Dieu a octroyé, à chaque croyant né de nouveau, « la mesure
de foi ».

es
Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de

tri
vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion,
is
in
mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure
M

de foi que Dieu a départie à chacun.


k

Romains 12:3 (mise en gras par l’auteur)


ac
m
om

Ce n’est pas une mesure, sinon la mesure de foi !


ew ht
W
dr rig

La plupart des chrétiens pensent que Dieu distribue des


mesures de foi différentes, selon les personnes. À certaines, il en
An opy

donnerait une pleine louche ; à d’autres, une cuillère à soupe.


c

« Voilà pour toi, une cuillère à café de foi, et pour toi, une goutte ».
Cela est absolument faux ! Dieu donne à chaque croyant la même
mesure de foi – une pleine louche – précisément parce qu’il s’agit
de la mesure de foi.
Reinhard Bonnke – évangéliste allemand célèbre pour son
ministère mondial de guérison, ayant prêché en Afrique à des
foules dépassant le million de personnes – s’est vu, lors d’une
interview télévisée, poser la question suivante par un spectateur
du public : « Pourquoi voyez-vous tellement plus de miracles
survenir à l’étranger qu’ici, aux États-Unis ? Est-ce parce que les

166
La foi surnaturelle

Africains ont plus de foi ? » J’ai immédiatement tendu l’oreille


pour écouter ce qu’il allait répondre.
« Vous, les Nord-Américains, êtes le seul peuple que je connaisse
à nourrir ce concept du ‘davantage de foi’. En réalité, soit un fidèle
croit, soit il ne croit pas. Nul besoin d’une ‘grande foi.’ » Puis,
R. Bonnke a cité divers exemples d’individus qui, après avoir
entendu pour la première fois la Parole de Dieu, ont vu le Seigneur
agir dans leur vie. Enfin, il a ajouté : « Toute cette conception de
‘grande foi’ et de ‘petite foi’ est erronée, totalement fausse ! »

La foi est un « fruit »


Peut-être vous demandez-vous ce qu’il en est alors de la

es
remarque de Jésus adressée au centenier, et rapportée dans

tri
Matthieu 8:10 : « Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’éton-
is
nement, et il dit à ceux qui le suivaient : ‘Je vous le dis en
in
M

vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.’ »
k

Certains chrétiens se servent de ce passage biblique en guise de


ac

précédent scripturaire, soulignant ainsi l’expression de « grande


m
om

foi » utilisée par Jésus.


ew ht
W
dr rig

Deux éléments d’explication sont ici à mettre en lumière. D’une


An opy

part, cet épisode biblique a eu lieu avant la Nouvelle Alliance


(et la nouvelle naissance), celle-ci n’ayant techniquement pris
c

effet qu’une fois l’expiation rédemptrice de Christ achevée. Sous


l’Ancienne Alliance (avant la croix), les croyants avaient une foi
humaine en les promesses de Dieu. Je ne dis pas qu’ils n’avaient
pas la foi, sinon que cette foi était différente de celle du croyant
du Nouveau Testament (après la résurrection de Christ). En effet,
c’est au travers de la nouvelle naissance que nous recevons un
esprit né de nouveau, là où résident notre nouvelle nature et la foi
du Christ. Par conséquent, les croyants de l’Ancien Testament n’y
avaient pas accès.
D’autre part, la foi est un fruit de l’Esprit.

167
Chapitre 19

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix,


la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur,
la maîtrise de soi.
Galates 5:22 (Segond 21)
Les saints de l’Ancien Testament n’avaient pas, en eux, la
présence du Saint-Esprit. Certes, il venait parfois sur eux mais
il ne vivait pas à l’intérieur d’eux, comme c’était et c’est le cas
pour les fidèles du Nouveau Testament. Ainsi, avant que Jésus
ne meure pour nos péchés, ne ressuscite et que les chrétiens ne
naissent de nouveau, il s’agissait, à l’instar du centenier, d’une
autre manière de croire en Dieu.
Néanmoins, même après leur nouvelle naissance, certains

es
croyants font preuve d’une grande foi et d’autres d’une

tri
is
minuscule, voire d’aucune. Il est cependant inexact de soutenir
in
que certains chrétiens sont dotés d’une « grande » foi et d’autres
M

d’une « petite ». Le fait est que beaucoup ne mobilisent qu’une


k
ac

petite portion de la foi que Dieu leur a donnée. En vérité, chaque


m

croyant né de nouveau détient LA mesure de foi – celle du Fils de


om

Dieu ! (Romains 12:3 ; Galates 2:20)


ew ht
W
dr rig

Reconnaissez ce que vous avez !


An opy

Au risque de me répéter, ce n’est pas un problème de foi que


c

vous avez, sinon un problème de connaissance ! Pour voir votre


foi s’activer, comprenez et reconnaissez ce dont vous disposez.
Paul a prié:
« Afin que la communication de ta foi montre son
efficacité, en se faisant connaître par tout le bien qui est
en vous par Jésus-Christ.»
Philémon 1:6 (version Martin)
Ne demandez pas à Dieu d’augmenter votre foi ; croyez plutôt
en sa Parole et reconnaissez qu’à votre nouvelle naissance, sa
foi surnaturelle vous a été donnée.

168
Chapitre 20

« La loi de la foi »
L’apôtre Pierre détenait bel et bien cette mesure de foi
surnaturelle de Dieu. Il a guéri le boiteux à la porte du temple
(Actes 3:6-8), d’autres malades rien qu’en les couvrant de son
ombre (Actes 5:15), et a même relevé d’entre les morts une
femme prénommée Dorcas (Actes 9:39-40). Voilà ce que la foi de
Pierre a notamment produit !

es
Remarquez à qui s’adresse sa seconde lettre :

tri
is
« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ,
in
à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix
M

que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur


k
ac

Jésus-Christ ».
m

2 Pierre 1:1 (mise en italique par l’auteur)


om
ew ht
W
dr rig

Pierre n’a pas acquis cette foi grâce à ses bonnes œuvres. Il l’a
An opy

reçue lorsqu’il est né de nouveau, « par la justice de notre Dieu et


Sauveur Jésus-Christ ».
c

Comme Pierre, vous avez obtenu, à votre nouvelle naissance,


cette « foi du même prix » (2 Pierre 1:1), à savoir « la mesure
de foi » (Romains 12:3). Si vous n’y croyez pas, autant arracher
de votre Bible la seconde épître de Pierre ! Pourquoi ? Parce
que c’est à l’intention de ceux qui disposent de cette même foi
précieuse que Pierre l’a rédigée !
Nul manque de foi:vous avez déjà celle du Fils de Dieu.
Cependant, afin d’obtenir, à l’instar de Pierre, de tels résultats
surnaturels, il vous faut apprendre à l’exercer.
Chapitre 20

Découvrir comment se servir


de la foi surnaturelle de Dieu
J’ai été baptisé du Saint-Esprit lors d’une rencontre mira-
culeuse avec le Seigneur, le 23 mars 1968. J’ai immédiatement
ressenti une forte stimulation intérieure et me suis mis à com-
prendre certaines des choses de Dieu. Animé d’une passion et
d’une motivation nouvelle, j’ai commencé à voir des personnes
guéries (du cancer, d’autres maladies, de la surdité). Certes, au
regard du grand nombre pour lequel je priais, le pourcentage de
guérisons s’avérait modeste. Néanmoins, c’était déjà bien plus
qu’avant ! De toute évidence, ma foi était désormais agissante et
j’en constatais la puissance. Seulement, j’ignorais encore que je

es
possédais, en moi, LA mesure de foi – la foi du Fils de Dieu.

tri
is
Aussi, j’ai sollicité le Seigneur, lui réclamant plus de foi, et
in
plus de foi, et plus de foi encore. Mais plus je priais en ce sens,
M

plus j’éprouvais de la frustration. C’est alors que Dieu m’a révélé


k
ac

la vérité que je partage aujourd’hui avec vous. Cette vérité a


m

considérablement changé ma vie ! Au lieu de supplier le Seigneur


om
ew ht

de me transmettre davantage de foi, je me suis mis à le louer et


W
dr rig

à le remercier pour tout ce qu’il m’avait déjà donné. Je me suis


An opy

ainsi « plongé » dans la Parole de Dieu, non pas pour obtenir


de la foi, sinon pour mieux comprendre ce que j’avais déjà et
c

comment cela fonctionnait. Au travers de cette étude, j’ai peu à


peu assimilé les lois qui la régissent et la manière de coopérer
avec ces dernières.
La foi qui mène au salut vient de l’écoute de la Parole de
Dieu (Romains 10:17). À notre nouvelle naissance, la foi
surnaturelle de Dieu se loge en chacun de nous (Romains 12:3 ;
Galates 2:16, 20). Par conséquent, la foi est déjà présente tandis
que nous nous mettons, ensuite, à étudier la Bible et à entendre
prêcher la Parole de Dieu. Concrètement, étude de la Bible et
prêches nous permettent de comprendre ce qui nous a été offert et
comment l’utiliser !

170
La loi de la foi

C’est pourquoi la lecture de 2 Pierre 1:1 constitue une source


d’encouragement, nous invitant à déclarer avec assurance : « J’ai
la même foi précieuse que Pierre. Il avait la mesure de foi et j’ai
la mesure de foi. Paul avait la foi du Fils de Dieu, moi aussi je
l’ai ! Tout ce que Pierre a fait, je peux le faire. Tout ce que Paul a
fait, je peux le faire. Tout ce que Jésus a fait, oui, je peux le faire !
Gloire à Dieu ! »

La foi observe les règles de Dieu


Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la
connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Comme
sa divine puissance nous a donné tout [la foi en fait assu-

es
rément partie] ce qui contribue à la vie et à la piété, au

tri
moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par
is
sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de
in
sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses,
M

afin que par elles vous deveniez participants de la nature


k
ac

divine (…)
m

2 Pierre 1:2-4 (crochets ajoutés par l’auteur)


om
ew ht
W
dr rig

Avant d’être sauvés, la Parole de Dieu nous transmet la foi. Si


An opy

nous l’acceptons, nous avons alors – au moyen de cette même foi


véhiculée par la Parole – la possibilité de naître de nouveau. Sitôt
c

nés de nouveau, nous disposons donc déjà, en nous, la foi. Par la


suite, il nous faut lire et comprendre la Parole afin de grandir en
connaissance. La Parole nous enseigne comment la foi agit afin
que nous puissions pleinement profiter et recevoir les bienfaits de
notre salut.
Oui, nous sommes dotés de la foi surnaturelle du Fils de Dieu.
Mais qui dit sa foi, dit ses règles. Nous ne pouvons, de ce fait,
nous servir de sa foi pour œuvrer à notre guise, celle-ci ne nous
appartenant pas ! Nous l’avons, en quelque sorte, empruntée.
Aussi, pour que cette foi surnaturelle produise des résultats, nous

171
Chapitre 20

devons obligatoirement l’utiliser selon le mode d’emploi établi


par son propriétaire, à savoir Dieu lui-même !
Techniquement parlant, ce n’est pas « notre » foi. Certaines
personnes soutiennent qu’elles sont de foi baptiste, presbyté-
rienne, épiscopale ou plutôt méthodiste... comme s’il existait
diverses fois chrétiennes. Or, comme le confirme clairement
Éphésiens 4:5 : « Il y a un seul Seigneur, une seule foi » – la
foi de Dieu.
Vous ne pouvez pas croire à n’importe quelle tradition, car si
notre foi s’attache à ce qui n’est pas de Dieu, elle ne fonction-
nera pas. Nous devons user de la foi comme Dieu veut que nous
en usions, puisqu’il s’agit de sa foi surnaturelle, et non de notre

es
foi humaine.

tri
is
C’est pourquoi la Parole de Dieu parle de « la loi de la foi ».
in
M

Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par


k

quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi
ac
m

de la foi.
om

Romains 3:27
ew ht
W
dr rig

Bien que ce ne soit pas le point principal abordé par Paul


An opy

dans le chapitre 3 de son épître aux Romains, cette affirmation


c

n’en est pas moins vraie : la foi de Dieu en vous opère selon «  la
loi de la foi ».

Invariable et Universelle
L’utilisation de la foi est régie selon les lois créées par Dieu
à cet effet. Dans le domaine de la physique, le terme loi a pour
définition : « rapport nécessaire et constant entre des phénomènes
naturels observés de façon répétée […] sans possibilité pour
l’homme de les modifier ou de s’y imposer par un acte de sa volonté
». On parle ainsi de « lois invariables », de « lois universelles »
(Trésor de la langue française, TLF). Aussi, la foi fonctionne de

172
La loi de la foi

la même manière pour tout le monde – telle la loi de la gravité ou


de la pesanteur.
La gravité est constante – sans fluctuation ni variation – et
s’applique à chacun sur terre, c’est pourquoi nous nommons cela
« une loi ». Par exemple, là où je me trouve actuellement, dans le
Colorado, je suis soumis à la loi de la pesanteur pour m’asseoir
sur une chaise. Si, pour quelque raison, vous ne pouviez en faire
autant en Chine, la gravité serait un phénomène, et non une loi.
La plupart des individus n’envisagent pas que la foi puisse
être soumise à quelque loi. Ils pensent que Dieu peut faire tout ce
qu’il veut, qu’il suffit de lui demander une chose et d’y « croire »
afin que celle-ci se réalise. Ils ne saisissent pas que le Seigneur

es
s’est lui-même imposé certaines restrictions, auxquelles se plie la

tri
foi divine.
is
in
M
Dans le domaine naturel, cette vérité, relative à la loi de
la gravitation par exemple, va de soi. En effet, qu’en est-il si
k
ac

quelqu’un saute de l’Empire State Building ? Dieu souhaite-t-il le


m

voir mourir ? Le Seigneur le punit-il de s’être jeté dans le vide ?


om
ew ht

Absolument pas. Mais Dieu ne va pas, pour autant, suspendre la


W
dr rig

loi de la pesanteur afin de sauver la vie de cette personne. Par cette


An opy

loi physique, Dieu ne veut en aucun cas blesser ni tuer quiconque.


Toutefois, si quelqu’un enfreint celle-ci, Dieu n’interviendra pas
c

pour en changer l’issue.

Il en est ainsi !
La foi est régie par la loi, pour notre bien. Dieu ne veut pas que
nous décédions d’une maladie, fassions faillite ou souffrions de
problèmes psychiques et affectifs. Cependant, si nous n’apprenons
pas comment la foi fonctionne et ne coopérons pas avec elle, ces
mêmes règles (normalement destinées à nous bénir), si enfreintes,
nous tueront. Cette vérité est saisissante, n’est-ce pas ?

173
Chapitre 20

Dieu ne peut déroger à ses propres règles puisque ce serait


contraire à sa volonté et à sa juste et sainte nature. En effet, quand
Dieu dit quelque chose, il en est ainsi ! Il ne modifie pas ce qu’il
a lui-même établi, en raison de nos caprices, nos besoins ou
notre ignorance. Les hommes (que Dieu aime de tout son cœur)
ne meurent pas parce que telle est la volonté divine, mais parce
qu’ils transgressent les lois qu’il a établies concernant la foi.

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

174
Chapitre 21

La foi parle
L’une des lois de la foi est la suivante : « Vous aurez ce que
vous dites ».
Le ventre d’un homme est rassasié du fruit de sa
bouche ; du revenu de ses lèvres il est rassasié. La mort
et la vie sont au pouvoir de la langue, et celui qui l’aime
mangera de son fruit.

es
Proverbes 18:20-21 (Darby)

tri
is
« La mort et la vie sont au pouvoir de [votre] langue » ! C’est
in
M
une loi de la foi.
k
ac

Dieu a créé l’Univers par la foi, en « appelant » à être ce qui


allait le composer (Genèse 1). Tout ce qui est naturel – du monde
m
om

physique, c’est-à-dire ce que nos cinq sens peuvent saisir – a


ew ht

été engendré par les paroles de l’Éternel. En effet, ce sont ses


W
dr rig
An opy

paroles emplies de foi qui ont formé l’Univers et continuent de


le « garder en existence » (Hébreux 1:3 ; 11:3). Si Dieu reniait
c

ses propres paroles, enfreignait ses propres lois, l’Univers entier


s’autodétruirait. Pourquoi ? Parce que la création est maintenue
par la puissance de la Parole vivante de Dieu !
La création divine est régie par des lois, dont celle qui établit
que nous obtenons ce que nous disons. Oui, les paroles que nous
prononçons sont empreintes de puissance.
Notre capacité à parler reflète l’image de Dieu en nous. Elle
constitue d’ailleurs une caractéristique majeure nous différenciant,
nous êtres humains, des plantes et des animaux, autres composantes
Chapitre 21

de sa création. Ainsi, en étant capables d’émettre des paroles,


nous nous rapprochons de la qualité créatrice de Dieu.

Apprenez le langage de vie


Jésus a confirmé cette loi (Matthieu 21:18-22 ; Marc 11:12-
14, 20-24). Il a parlé à un figuier et lui a ordonné de mourir. Le
lendemain matin, ses disciples ont découvert que, durant la nuit,
l’arbre était effectivement mort. Face à leur stupéfaction, Jésus
a déclaré :
(...) Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si
quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de là et jette-toi
dans la mer », et s’il ne doute point en son cœur, mais croit

es
que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

tri
Marc 11:22, 23 (mise en gras par l’auteur)
is
in
M

Nos paroles peuvent libérer la foi. C’est même l’une des lois
k

qui la gouvernent. N’oublions pas, la mort et la vie – non unique-


ac

ment la vie – « sont au pouvoir de [notre] langue ».


m
om

À partir du moment où vous êtes né de nouveau, vous détenez,


ew ht
W
dr rig

en vous, la foi surnaturelle du Fils de Dieu. Toutefois, la plupart


An opy

des chrétiens ignorant cela, n’en font guère usage. Quant aux rares
qui y croient, ils n’en perçoivent pas pour autant les bienfaits,
c

faute d’appréhender la manière dont les lois de la foi fonctionnent


et la façon de coopérer avec celles-ci.
Prenons un exemple. Votre médecin vous annonce votre mort
imminente. Soit vous savez que Dieu vous a déjà guéri et vous
vous appliquez à y croire, soit non. Dans tous les cas, ce que vous
choisirez de dire agira sur votre devenir. En effet, vous obtiendrez
soit la vie soit la mort, selon la teneur des propos qui sortiront de
votre bouche.
Si quelqu’un prend de vos nouvelles et que, en ces termes,
vous lui répondez : « Je vais mourir ! Le médecin m’a dit qu’il

176
La foi parle

ne me reste plus qu’une semaine à vivre », vous laisserez la mort


prendre le dessus sur vous. Si vous planifiez vos funérailles et
cédez à la tristesse, vous donnerez autorité à la mort sur votre
vie. Ainsi, bien que détenteur de la foi du Fils de Dieu, vous la
maintiendrez captive. Satan se servira de vos propres paroles
de mort afin de vous y conduire. Oui, vos paroles sont à ce
point puissantes !

Cœur et bouche œuvrent ensemble


Peut-être avez-vous déjà entendu une version extrême de cette
vérité au sein des mouvements dits de la « Parole de Foi » ou de
la « confession positive ». Certaines personnes l’ont même sur-
nommée « name it and claim it » (désigne et réclame) ou encore

es
« blab it and grab it » (martèle-le et empoigne-le).

tri
is
in
Cette vérité – « vous aurez ce que vous dites » – a été déformée
M

de bien des manières. Par exemple, ceux qui se sont autoprocla-


k

més défenseurs de la « confession positive » se lèveraient d’un


ac

bond et condamneraient tout individu qui aurait la mauvaise idée


m
om

d’oser dire de sa bouche : « Ça me fait mourir de rire ! » Heu-


ew ht

reusement, Romains 10:10 clarifie cette question : « Car c’est en


W
dr rig

croyant du cœur qu’on parvient à la justice et c’est en confessant


An opy

de la bouche qu’on parvient au salut ».


c

Ce que nous « confess[ons] de [notre] bouche » est amené à


se réaliser lorsque notre cœur et notre bouche œuvrent ensemble.
Si les amateurs de l’expression familière « à mourir de rire » ne
meurent pas sur-le-champ sitôt celle-ci prononcée, c’est parce
que, dans leur cœur, ils n’envisagent pas réellement la mort.
Entendons-nous bien, je ne suis pas en train d’encourager ce type
de tournures, mais de préciser que nos paroles ne se concrétisent
que si elles sont en corrélation avec ce à quoi notre cœur
croit vraiment.
Au-delà de son emploi parfois erroné et altéré, cette vérité
n’en reste pas moins une. Nombre de chrétiens manquent ce que

177
Chapitre 21

Dieu a prévu pour eux dans l’esprit, faute d’user à bon escient de
leurs propres paroles. C’est d’un langage de vie, et non de mort,
qu’il nous faut user !

Parler à la montagne
Cependant, exprimer notre foi ne suffit pas. Il nous faut nous
adresser directement à la montagne.
Si quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de là (…) ».
Marc 11:23

La majorité des chrétiens s’appliquent à parler de leur mon-


tagne à Dieu au lieu de parler de Dieu à leur montagne. Or, la

es
montagne, ou autre difficulté, est votre problème. Parlez-lui !

tri
is
Ne dites pas : « Mon Dieu, je suis malade. Je t’en prie, retire
in
cette maladie de mon corps ! » ou « Père, je t’en prie, débarrasse-
M

moi de cette dette ! », car cela est contraire à l’enseignement et


k
ac

à l’exhortation contenus dans ce verset (ci- dessus). En agissant


m

ainsi, vous parlez à Dieu de votre montagne, alors que c’est à la


om

maladie ou à vos factures qu’il vous faut parler. Adressez-vous à


ew ht
W
dr rig

votre dépression ou à toute autre entrave dans votre vie. Déclarez


An opy

à celle-ci que Dieu vous a déjà libéré. Puis, ordonnez-lui de vous


laisser tranquille. Pour ce faire, vous devez comprendre l’autorité
c

que Dieu vous a donnée et son fonctionnement. (Mes enseigne-


ments intitulés The Laws of Faith - Les Lois de la Foi- (www.
awme.net) et The Believer’s Authority - L’autorité du Croyant-
traitent en profondeur de ces questions.)
Alors que je prêchais à Charlotte, en Caroline du Nord, j’ai
séjourné chez un couple. Le mari et la femme avaient vu la vidéo
intitulée Niki Ochenski: The Story of A Miracle (www.awme.net).
Ce témoignage – qui montre comment la révélation de la vérité
sur la grâce et la foi a aidé Niki, cette adolescente mourante, à
recevoir sa guérison – avait grandement ému la femme. Celle-
ci avait d’ailleurs une amie qui souffrait du même mal que Niki

178
La foi parle

(fibromyalgie et syndrome de sensibilité chimique multiple). Elle


a invité cette amie afin que je puisse prier pour elle et l’enseigner
sur ce sujet.
Une fois l’amie en question arrivée, j’ai partagé la Parole
de Dieu avec elle et, pendant environ une demi-heure, ai eu à
contrer ses conceptions erronées. Lorsqu’elle a été prête à prier,
j’ai ordonné à toute souffrance de quitter son corps. Ce qui a
immédiatement pris effet !
Aussi, elle s’est mise à louer Dieu jusqu’au moment où,
quelques minutes plus tard, elle a remarqué : « Il me reste encore
une sensation de brûlure dans le dos, au niveau de la taille.
Pourquoi n’est-elle pas partie avec les autres douleurs ? »

es
Ce à quoi je lui ai répondu, en accord avec ce que Marc 11:23

tri
is
révèle : « La Bible déclare que vous devez parler à la montagne.
in
Vous m’avez dit que vous ressentiez une douleur diffuse, je me
M
k

suis donc adressé à la douleur. Maintenant, observez ceci : je vais


ac

parler spécifiquement à cette sensation de brûlure ». Je l’ai fait


m

dans le nom de Jésus : la sensation de brûlure a aussitôt disparu


om
ew ht

et la femme a pu reprendre de plus belle ses louanges à l’Éternel !


W
dr rig
An opy

« Sensation de brûlure, dans le nom de Jésus… »


Vingt minutes après lui avoir expliqué comment s’appuyer
c

pleinement sur la Parole et que faire si un symptôme réapparaissait,


cette femme, alors prête à partir, s’est exclamée :
« La sensation de brûlure est revenue ! »
« Comme je viens de vous l’enseigner, priez et refusez tout de
suite cette sensation », l’ai-je sommé.
Aussi, elle a prié : « Père, je te remercie de me vouloir guérie
et de m’avoir déjà guérie. Par les meurtrissures de Jésus, j’ai
obtenu la guérison que je revendique et dans laquelle je demeure.
Je t’en remercie, dans le nom de Jésus ». Quelle bonne prière pour

179
Chapitre 21

une femme qui, moins d’une heure auparavant, pensait que Dieu
lui avait envoyé cette maladie pour se glorifier !
Sachant pertinemment qu’elle ressentait toujours cette
sensation pénible, je lui ai demandé : « Alors, comment vous
sentez-vous ? »
« La sensation de brûlure est encore là », m’a-t-elle avoué.
« Savez-vous pourquoi ? » « Non. »
« Vous avez parlé à Dieu de votre montagne au lieu de parler
à votre montagne de Dieu. Vous ne vous êtes pas adressée à
votre montagne. »
« Que voulez-vous dire ? »

es
tri
« Que vous ne vous êtes pas adressée à cette sensation
de brûlure. » is
in
M

« Vous voulez dire réellement la nommer et lui parler ? »


k
ac

« Oui, c’est exactement ce que vous êtes censée faire ! Parlez


m

à cette sensation de brûlure. » Beaucoup pensent qu’il est étrange


om
ew ht

d’agir ainsi, alors que c’est précisément ce que Jésus a fait : il a


W
dr rig

parlé à un figuier ! La Parole dit même que Jésus a « répond[u] »


An opy

à l’arbre (Marc 11:14, Darby). De toute évidence, qui dit réponse,


dit question ou remarque préalable de l’autre. Aussi, lorsque
c

votre compte bancaire vous murmure : « La Parole de Dieu ne


peut rien faire pour toi. Tu es voué à échouer. Regarde, je suis à
nouveau dans le rouge ! », rétorquez-lui : « La Parole de Dieu agit
bel et bien. Il est El Shaddaï – le Dieu Tout- Puissant, Plus Que
Suffisant ! Je t’ordonne, compte bancaire, dans le nom de Jésus,
de redevenir créditeur et de le rester ! » Oui, il vous faut vous
adresser directement à votre montagne.
Voilà exactement ce que cette femme a fait en proclamant :
« Sensation de brûlure, dans le nom de Jésus… » Elle s’est inter-
rompue net et s’est écriée : « Elle est partie ! » En fait, elle n’a

180
La foi parle

même pas eu à ordonner quoi que ce soit à cette sensation, sinon


à s’adresser à cette dernière et à user de sa foi en Jésus. Et, instan-
tanément, elle n’a plus ressenti sa « montagne »... partie ! Quelle
illustration incroyable de ce principe en action !

L’électricité
Les mots sont importants ! Vous ne pouvez pas à la fois nourrir
des paroles de mort, de découragement, de défaite, de dépression,
et vous attendre à recevoir des bénédictions. Cela ne fonctionnera
pas ! Pourquoi ? Parce que l’une des lois régissant la foi établit
que vous aurez ce que vous dites. Non seulement vous devez
croire dans votre cœur la Parole de Dieu et parler en accord avec

es
elle, mais vous devez aussi vous adresser directement à votre
problème et lui ordonner de s’y conformer. Remerciez Dieu de

tri
is
ce qu’il a déjà fait et commandez à votre corps de ne souffrir
in
d’aucun mal, à vos finances de travailler pour vous, au diable de
M

s’écarter de votre chemin, etc. En bref, saisissez-vous de votre


k
ac

autorité et faites-en usage ! Ce sont là certaines des lois de la foi.


m

La foi du Fils de Dieu est déjà en vous. Il vous suffit d’apprendre à


om
ew ht

l’utiliser. Dès que vous comprendrez son mode de fonctionnement


W
dr rig

et coopérerez avec elle, vous observerez des résultats.


An opy

Dieu a créé les lois naturelles relatives à l’électricité. Bien


c

que l’homme ait découvert l’électricité et ses secrets depuis peu,


celle-ci était déjà sur terre au commencement. Si les humains d’il
y a 4 000 ans avaient connu ses lois, ils auraient pu s’en servir.
Aujourd’hui, plus au fait de ses lois, nous n’imaginerions pas
faire sans cette ressource.
Dieu n’a pas dissimulé aux hommes l’existence de l’électricité
en raison de leurs péchés. David, bien que très pieux, en ignorait
jusqu’à la notion, comme Moïse, Gédéon ou encore Salomon.
Toutefois, c’était leur ignorance quant à la présence de l’électricité
et des lois qui déterminent son utilisation qui les a tous empêchés
d’en jouir.

181
Chapitre 21

De même, les individus se blessent et meurent, non parce


qu’ils sont mauvais, mais parce qu’ils transgressent la loi de la
foi. Dieu n’est nullement contre eux. Il a établi des lois relatives
à la manière dont sa puissance circule, lois avec lesquelles ils ne
coopèrent pas.
Assimilez ces lois et mettez-les en pratique pour votre bien.
Mais en attendant, Dieu ne va pas changer toute la création pour
vous. Si vous sautez de l’Empire State Building, Il ne suspendra
pas pour vous la loi de la pesanteur afin de sauver votre vie, et
tuer au passage des millions d’autres personnes. Alors, découvrez
les lois qui régissent la foi et coopérez avec elles !

Libérez votre foi

es
tri
Jusqu’ici, je n’ai fait état que de quelques lois (principalement
is
en relation avec la parole), cependant il y en a bien davantage !
in
M

Plus vous étudierez la Parole de Dieu, plus vous les découvrirez.


k

Vous apprendrez ainsi que Jésus a encouragé les individus à agir


ac

selon leur foi. Puisque « la foi sans les œuvres est morte », les
m

actions constituent un autre moyen incontournable de libérer


om
ew ht

notre foi (Jacques 2:26), comme celui de pardonner incondition-


W
dr rig

nellement aux autres (Marc 11:25-26).


An opy

Au moment de notre nouvelle naissance, la Parole de Dieu


c

nous transmet la foi initiale. Ensuite, elle nous enseigne comment


cette foi opère. Si vous êtes en mesure de croire que vous avez en
vous la même foi que celle qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre
les morts, il ne vous reste alors plus qu’à apprendre à l’utiliser en
coopérant avec les lois qui la gouvernent.

182
Chapitre 22

Soyez déterminé à recevoir !


L’évangile de Marc rapporte un exemple éloquent de ce que
peuvent produire les lois de la foi lorsque mises en action. Une
femme qui souffrait d’hémorragies vint à Jésus afin d’être guérie.
Or, elle n’eut qu’à toucher le bord de son vêtement pour être
instantanément rétablie. Le Seigneur « se rendit aussitôt compte
qu’une force était sortie de lui ; il se retourna au milieu de la foule
et dit : ‘Qui a touché mes vêtements ?’ » (Marc 5:30, Segond 21)

es
tri
Ses disciples furent surpris par sa question, car une multitude
is
in
de personnes se pressant contre lui l’entouraient. Mais cette
M
femme l’avait touché très différemment : elle l’avait fait avec foi,
k

et immédiatement la puissance de Dieu s’était déversée !


ac
m

La plupart des personnes croient que Jésus – puisque Dieu –


om

était alors omniscient. Et que, par conséquent, sa question « Qui


ew ht
W
dr rig

a touché mes vêtements ? » était purement rhétorique. Toutefois,


An opy

même si Jésus était totalement Dieu en esprit, son corps, lui, était
physique. Et bien que son enveloppe charnelle ait été sans péché,
c

Luc 2:52 révèle que « Jésus croissait en sagesse, en stature, et en


grâce, devant Dieu et devant les hommes ».

  « Elle se disait »
Parce que Jésus était doté d’une pensée humaine, il ne pouvait
connaître toutes choses. Aussi, je crois qu’il cherchait réellement
à savoir qui avait touché son vêtement.
Ce point est très important, car si Jésus ignorait qui
l’avait touché, comment cette puissance de guérison divine
a-t-elle pu se déverser de lui à cette femme pour la guérir ? Cela
mérite réflexion !
Chapitre 22

Bon nombre de croyants pensent que Dieu nous jauge quand


nous lui présentons une requête ; qu’il y donne suite ou la rejette
selon le nombre de prières prononcées, de jeûnes réalisés, notre
degré de connaissance acquise de la Parole, de piété, et maints
autres critères. Néanmoins ici, aucun de ces éléments n’est entré
en considération. Comment cette femme a-t-elle donc pu recevoir
sa guérison ?
Elle a mis en action les lois de la foi. De là, la puissance de
Dieu s’est automatiquement répandue.
Car elle se disait : « Si je puis seulement toucher ses
vêtements, je serai guérie ».
Marc 5:28 (mise en gras par l’auteur)

es
tri
« Nous aurons ce que nous disons » constitue bien une loi
is
in
divine (Marc 11:23). Cette femme a reçu ce qu’elle a dit.
M
k

Un acte fervent
ac
m

Une autre loi de Dieu stipule que « la foi sans les œuvres
om

est morte (inutile) » (Jacques 2:20, Segond 21 ; variante entre


ew ht
W

parenthèses : Louis Segond). Cette femme ne s’est pas contentée


dr rig

de parler de sa guérison ; elle a agi par la foi, allant jusqu’à se


An opy

mettre en danger.
c

En effet, en ce temps-là, toute personne qui perdait du sang


était déclarée impure. Quiconque la touchait se souillait. C’est
pourquoi tous ceux qui en souffraient devaient absolument éviter
les rassemblements. Cette femme aurait pu être lapidée si la foule
qui l’entourait avait connu son secret, d’où vraisemblablement
sa si grande hésitation à reconnaître sa démarche devant Jésus et
ses disciples.
Notez également que cette femme a touché le bord – plus
précisément l’ourlet – du vêtement de Jésus. Comment accède-
t-on à l’ourlet inférieur du vêtement d’une personne entourée et

184
Soyez déterminé à recevoir !

pressée par une foule ? Je ne vois qu’une seule manière plausible


: cette femme, souffrante, s’est frayé un chemin, tantôt courbée,
tantôt accroupie, jusqu’à Jésus.
Pourquoi souligner ce détail ? Parce qu’il illustre une autre loi
de la foi : celle de la ferveur. La provision de Dieu ne se reçoit pas
dans une attitude de passivité.
Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me
cherchez de tout votre cœur.
Jérémie 29:13

Aussi longtemps que vous pourrez vivre sans guérison, vous


resterez malade. Mais lorsqu’à l’instar de cette femme, vous

es
déciderez ardemment de recevoir, même au péril de votre vie,

tri
vous obtiendrez la provision divine qui est déjà vôtre.
is
in
M

Fous, dites-vous ?
k
ac

Cette femme avait souffert « d’une perte de sang » pendant


m

douze longues années (Marc 5:25). « Elle avait beaucoup souffert


om

entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout


ew ht
W
dr rig

ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement,


mais était allée plutôt en empirant » (Marc 5:26). Personne ne
An opy

semblait l’avoir blâmée d’avoir essayé tous ces traitements ; je


c

suis sûr que son entourage lui démontrait beaucoup de sympathie


et de compassion. Toutefois, si ses proches avaient appris ses
intentions – à savoir, s’approcher de Jésus au beau milieu d’une
foule – je suis certain qu’ils l’auraient dissuadée d’accomplir
pareille folie.
Donc, laisser les médecins nous soumettre à toutes sortes
d’expérimentations coûteuses n’est pas de la folie, en revanche,
nous en remettre ouvertement à Dieu pour notre guérison fait de
nous des « fanatiques ». C’est bien cela ?

185
Chapitre 22

Quoi qu’il en soit, c’est grâce à ce type d’attitude combative


que nous recevons efficacement de Dieu.
Cette femme ayant mis en action un certain nombre des lois
de la foi, la puissance de guérison divine s’est déversée sur elle.

Rien de personnel !
Vous souvenez-vous des lois de l’électricité ? Comme men-
tionné au chapitre 6, lorsque nous appuyons sur un interrupteur
mural, la puissance électrique circule. Nous n’avons pas à appeler
notre compagnie d’électricité pour lui demander d’envoyer de la
puissance... déjà disponible. Il nous suffit d’assumer le rôle qui
nous incombe : actionner sa circulation.

es
De même, si nous touchons à un fil ou câble électrique relié à

tri
is
la terre, et sous tension, nous n’allons pas manquer de sentir que le
in
courant circule. Ce ne sera pas notre fournisseur d’électricité qui
M

aura décidé de punir notre geste malencontreux en nous donnant


k
ac

le choc de notre vie ! Non. Il y a tout bonnement des lois qui


m

régissent la circulation de l’électricité. Rien de personnel à cela !


om
ew ht

Il en est exactement ainsi avec Dieu. Le Seigneur ne guérit


W
dr rig

pas certains pour refuser la guérison à d’autres. Il existe des lois


An opy

qui régissent le fonctionnement de sa puissance. Nous pouvons


c

soit les transgresser et passer à côté des bénédictions que Dieu


a déjà pourvues à notre intention, soit apprendre à les connaître,
collaborer avec elles et jouir de la vie abondante qu’il a mise à
notre disposition. La décision nous appartient.

Ignorants des lois de Dieu


L’homme aurait déjà pu utiliser l’électricité il y a des milliers
d’années de cela. S’il ne l’a pas fait, ce n’est nullement parce que
Dieu ne la lui avait pas rendue accessible, sinon parce qu’il en
ignorait l’existence. C’est le manque de connaissance de l’homme
à ce sujet qui l’a maintenu dans les ténèbres.

186
Soyez déterminé à recevoir !

Je ne renvoie pas à l’ignorance de l’homme par mépris de


celui-ci. Par exemple, Léonard de Vinci était un brillant inventeur.
Il a notamment conçu l’ancêtre de l’hélicoptère et maintes autres
choses des siècles avant leur développement technique. Pourtant,
lui aussi, ignorait tout de l’électricité.
De la même manière, de nombreux chrétiens, merveilleuse-
ment sincères, pieux et manifestant leur amour pour le Seigneur
de diverses manières, ignorent ses lois fondamentales relatives à
la foi. Par conséquent, ils ne reçoivent pas ce à quoi ils aspirent. Ce
ne sont pas de mauvaises personnes, c’est juste qu’elles ignorent
les lois qui gouvernent le royaume de Dieu.
Nous ne recevons pas nos bénédictions en fonction de l’amour

es
que Dieu nous porte. S’il ne s’agissait que de cela, nous nagerions

tri
déjà tous dans une pleine perfection. Car, Dieu souhaite que
is
in
chacun de nous puisse jouir de sa provision divine ! Mais pour
M

ce faire, nous devons observer les lois qui régissent l’obtention


k
ac

de ses bénédictions. C’est d’en faire un mauvais usage qui,


m

littéralement, nous tue.


om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

187
Chapitre 22

c
An opy
dr rig
ew ht
W
om

188
m
ac
k
M
in
is
tri
es
Chapitre 23

L’incrédulité neutralise la foi


Il ne suffit pas de comprendre que vous détenez déjà, en vous,
la foi de Dieu pour voir automatiquement la victoire se manifester
dans votre vie. Pourquoi ? Parce que tant que vous ne vous serez
pas débarrassé de votre incrédulité, celle-ci court-circuitera et
inhibera votre foi. Le problème n’est pas une carence en foi, sinon
trop d’incrédulité !

es
Jésus et trois de ses disciples montèrent jusqu’au sommet de

tri
la Montagne de la Transfiguration. Là, Jésus fut glorifié, puis
is
in
s’entretint avec Moïse et Élie. Immédiatement après, Jésus,
M
Pierre, Jacques et Jean en redescendirent et se dirigèrent vers une
k

foule. Là, un homme s’approcha de Jésus et


ac
m

vint se jeter à genoux devant (lui) et dit : « Seigneur,


om

aie pitié de mon fils qui est épileptique et qui souffre


ew ht
W
dr rig

cruellement ; il tombe souvent dans le feu ou dans l’eau.


An opy

Je l’ai amené à tes disciples et ils n’ont pas pu le guérir. »


« Génération incrédule et perverse, répondit Jésus,
c

jusqu’à quand serai-je avec vous ? Jusqu’à quand devrai-


je vous supporter ? Amenez-le-moi ici. »
Matthieu 17:14-17 (Segond 21)

Cet homme amena à Jésus son fils, qualifié de « lunatique ».


Comme le rapporte Marc 9:17-22, « un esprit muet » habitant le
jeune homme produisait en lui de violentes secousses – symptômes
qu’on assimilerait, de nos jours, à ceux de l’épilepsie. Le père
avait d’abord présenté son fils aux disciples afin que ces derniers
le guérissent, mais ils s’étaient avérés incapables de chasser
le démon.
Chapitre 23

Fort mécontent de l’apprendre, Jésus s’adressa à eux en


ces termes :
« Génération incrédule et perverse, répondit Jésus,
jusqu’à quand serai-je avec vous ? Jusqu’à quand devrai-
je vous supporter ? Amenez-le-moi ici. »
Matthieu 17:17 (Segond 21)

La teneur de cet épisode biblique est d’autant plus importante


qu’elle s’applique au Corps de Christ aujourd’hui. En effet,
rares sont ceux qui agissent dans la puissance surnaturelle de
Dieu, et rares sont les démons chassés et les malades guéris. En
somme, l’Église semble globalement impuissante quand il s’agit
d’expulser les démons et d’enrayer les maladies.

es
tri
Des excuses, encore des excuses
in
is
M

En fait, une grande partie du Corps de Christ justifie cette


k

impuissance et inefficacité d’un « nous ne sommes que des


ac

humains. Nous prions et demandons à Dieu d’intervenir ; il est


m
om

souverain, donc si aucun miracle ne se produit, c’est que telle


ew ht

est sa volonté », ou encore d’un « ces pratiques étaient monnaie


W
dr rig

courante du temps des apôtres, mais plus du nôtre ».


An opy

Jésus, lui, n’a pas répondu ainsi. S’il avait été semblable
c

à la figure moderne du pasteur compatissant, sympathique et


accommodant, il aurait plutôt déclaré quelque chose comme :
« Les gars, je regrette… Je n’aurais pas dû passer autant de temps
sur cette montagne, à être transfiguré et à parler à mon Père. Je
vous ai laissés seuls gérer des problèmes qui vont bien au-delà de
vos capacités. Après tout, vous n’êtes que des hommes ! Excu-
sez-moi, je suis désolé. Maintenant, c’est bon, je suis là, alors
amenez-moi ce garçon ».
Mais tels n’ont pas été les propos de Jésus. Au lieu de cela,
il s’est mis en colère et, d’une voix tonitruante, s’est exclamé :
« Génération incrédule et perverse » ! Puis, il a continué en

190
L’incrédulité neutralise la foi

ajoutant ce que nous pourrions paraphraser comme suit : « Cela


n’aurait pas dû se dérouler de cette manière. Je ne serai pas tou-
jours avec vous, à œuvrer à votre place ! »
Car, Jésus avait formé ses disciples. Il leur avait déjà donné
l’autorité nécessaire pour chasser les démons et guérir les ma-
lades. Normalement, ils auraient dû être en mesure de régler cette
situation. C’est pourquoi Jésus leur a, en quelque sorte, dit : « Les
gars, ce n’est pas acceptable. Vous êtes incrédules, dépourvus de
foi, alors qu’il devrait en être autrement ! »
Tout en vous communiquant cela avec amour, je prie que
ces paroles soient comprises et aient l’impact qu’elles méritent :
Aujourd’hui, notre « foi chrétienne » est incrédule et perverse !

es
L’Église est censée détenir les réponses à l’intention de ce monde.

tri
Or, nous ne nous servons pas de ce que nous avons ! Dieu nous
is
in
a déjà tout donné mais nous ne libérons rien. Aussi, nous demeu-
M

rons dénués de puissance et inefficaces. La plupart des chrétiens


k
ac

ont tout bonnement revu à la baisse les responsabilités de l’Église,


m

prétextant que : « Les miracles et la puissance spirituelle ont


om

pris fin avec l’Église primitive ». Quant à ceux qui aspirent aux
ew ht
W
dr rig

miracles, ils prient : « Seigneur, nous te demandons d’intervenir


An opy

», au lieu de recevoir ce qu’il a déjà fait, d’exercer leur autorité et


de rendre les bénédictions de Dieu manifestes dans leur vie. Voilà
c

précisément l’inverse de ce que le Seigneur nous a enseigné et


nous a exhortés à faire !
La réponse de Jésus à ses disciples est identique à celle qu’il
nous adresse à notre époque. Les personnes devraient pouvoir
venir vers nous, chrétiens nés de nouveau, afin que nous œuvrions
pleinement pour leur guérison, leur délivrance et leurs bénédic-
tions (affectives et financières). Toutefois, à l’heure actuelle,
lorsqu’un malade sollicite un pasteur, il est redirigé vers un méde-
cin, un pauvre vers un organisme social et une personne souffrant
de troubles émotionnels et/ou psychologiques vers un « psy ». Il
ne devrait pas en être ainsi car les réponses de Dieu se trouvent

191
Chapitre 23

dans la Parole et au sein de l’Église. Nul ne devrait être envoyé


ailleurs ! Dans ce domaine, le Corps de Christ a vraiment failli.
S’il n’y a pas davantage d’individus qui viennent à Christ, c’est
principalement pour cette raison. L’Église a négligé de présenter
le Seigneur comme étant LA réponse à tous les problèmes de la
vie. À la place, elle se concentre sur toutes les considérations
relatives à l’éternité et relègue les problèmes terrestres aux seules
capacités humaines. On ne semble manifestement pas saisir la
pertinence du lien entre l’Église et la gestion des préoccupations
quotidiennes de l’homme. Là encore, ce n’est pas normal !
Jésus est aussi insatisfait du positionnement de l’Église actuelle
qu’il ne l’a été face à l’incapacité de ses disciples à guérir le

es
garçon épileptique.

tri
is
En dépit de leurs réussites passées…
in
M

Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut


k

guéri à partir de ce moment-là. Alors les disciples s’approchèrent


ac

de Jésus et lui dirent en privé : « Pourquoi n’avons-nous pas pu


m

chasser ce démon ? » Matthieu 17:18-19 (Segond 21)


om
ew ht
W
dr rig

Cette question est pertinente sachant que Jésus avait déjà


An opy

donné à ses disciples le pouvoir de combattre le diable.


c

Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le


pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute
maladie et toute infirmité.
Matthieu 10:1 (Segond 21, mise en gras par l’auteur)

Non seulement détenaient-ils toute la puissance requise


pour libérer ce garçon possédé, mais ils savaient également,
d’expérience, qu’elle fonctionnait !
Ils [les disciples] chassaient beaucoup de démons, et ils
oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient.
Marc 6:13 (crochets ajoutés par l’auteur)

192
L’incrédulité neutralise la foi

Les disciples de Jésus étaient loin d’être des novices en


matière de puissance surnaturelle et de miracles divins. Eux qui
suivaient Jésus avaient déjà à leur actif 100 % de guérisons, de
délivrances et autres actes miraculeux. Compte tenu de leurs
réussites passées, leur question « Pourquoi n’avons-nous pas pu
chasser ce démon ? » était d’autant plus légitime.
Les disciples étaient coutumiers de cette puissance divine qui
les traversait pour guérir les malades et chasser les démons. Ils
savaient que c’était là la volonté de l’Éternel et qu’il les avait
déjà dotés de l’autorité pour ce faire. Cependant, lorsque face au
garçon épileptique, ils ont exercé leur foi en parlant à la montagne,
ils n’ont pu obtenir les résultats attendus. Cela vous rappelle-t-il

es
quelque chose ?

tri
Vous avez sûrement vécu pareille situation – mobilisant votre
is
in
foi et vous adressant à la montagne... en vain. Pourtant, assurément,
M

vous croyiez que Dieu guérit, délivre, amène la prospérité, et bien


k
ac

plus encore. Je ne parle pas de ceux qui prient « Seigneur, si telle


est ta volonté ! » et qui, au final, ne sont pas surpris de ne rien voir
m
om

advenir. Les disciples, au contraire, étaient bouleversés, blessés et


ew ht
W
dr rig

abasourdis. S’ils ont interrogé Jésus à ce propos, c’est justement


An opy

parce qu’ils avaient cru et vu, par le passé, cette puissance agir au
travers d’eux, et ne s’expliquaient pas leur présent échec.
c

À votre avis, pourquoi certains démons ne partent-ils pas ?


Pourquoi certains malades ne sont-ils pas guéris ? Pourquoi
certains problèmes financiers ne se résolvent-ils pas ? Pourquoi
certains chrétiens prient-ils avec foi sans voir ne serait-ce qu’une
once d’exaucement ? Bien que les raisons ne manquent pas, celle
sans cesse avancée est : « Cela ne doit pas être la volonté de Dieu
pour ma vie ! » Quelle sottise !

« La volonté de Dieu »... vraiment ?


Dieu désire que nous prospérions dans tous les domaines de
notre existence ! La maladie, le manque, l’oppression ne sont

193
Chapitre 23

en aucun cas « la volonté de Dieu » pour notre vie. Il ne veut


pas non plus que nous soyons découragés, en échec. Non, Dieu
ne nous punit pas ni n’essaie de nous enseigner « à la dure »,
par l’épreuve !
Une grande partie du Corps de Christ attribue à chaque prière
« restée sans réponse » la même explication : « C’est comme
ça ! Dieu est souverain ! » Certes, Dieu est Tout-puissant et
peut accomplir tout ce qu’il désire. Or, il l’a déjà fait. Il nous a
conféré l’autorité et la puissance nécessaires pour mettre en œuvre
sa volonté.
De nos jours, beaucoup de choses se produisent, non parce
que c’est « la volonté de Dieu », mais parce que nous moisson-

es
nons ce que nous avons semé. Prenons, par exemple, les attaques

tri
terroristes du 11 septembre 2001. Nombreux sont ceux qui les ont
is
in
considérées comme « le jugement de Dieu sur les États-Unis ».
M

S’il est vrai que l’Amérique mériterait d’être jugée, le Seigneur


k
ac

n’est toutefois pas en train de le faire, ni de l’autoriser en Dieu


m

Souverain qu’il est. Cependant, il a établi des lois selon lesquelles


om

nous récoltons ce que nous semons. (Mon message intitulé


ew ht

The Sovereignty of God – La Souveraineté de Dieu- (www.awme.


W
dr rig

net) aborde justement ce sujet.)


An opy

Les États-Unis se sont véritablement « appliqués » à devenir


c

une nation laïque. Nous avons chassé Dieu de nos écoles et de


la sphère publique. Nous avons passé notre temps à régler seuls
nos affaires et à ignorer sa présence. En refusant à Dieu le droit
d’intervenir librement dans notre société, nous avons réduit et
abaissé toutes nos défenses.
Il faut savoir que Satan attaque aussi bien les personnes qui
aiment Dieu et le révèrent que celles qui font fi de lui. Nul besoin
de commettre le mal pour attirer le diable. Vous pouvez tout à fait
agir dans la droiture et pourtant être harcelé. Alors qu’il cherchait
et servait Dieu, David a été malmené par d’autres. Et bien que

194
L’incrédulité neutralise la foi

ce dernier ait été vainqueur, il a dû continuer de lutter contre les


assauts et se battre. En tout cas, qui que vous soyez et quoi que
vous fassiez, vous pâtirez davantage de ces offensives si votre
défense est amoindrie !

« À cause de votre incrédulité »


Dès lors que l’on pose la question « Mais pourquoi rien ne se
passe ? », deux points de vue totalement erronés s’imposent. Le
premier : « Qui vivra, verra ; il arrivera ce qu’il arrivera. Dieu est
souverain, il est au contrôle de toute chose, c’est lui qui voit ! »
Le second est une réponse basée sur la foi, typique des chrétiens
charismatiques : « Si un chrétien ne voit pas sa prière exaucée,

es
c’est qu’il manque de foi ». Pour ces derniers, cette lacune serait

tri
l’unique explication au non-exaucement divin. Cette option bien
is
trop simpliste a pour caractéristique de condamner les individus en
in
leur faisant porter – sans notion de grâce – la pleine responsabilité
M

de ce qui n’advient pas.


k
ac

Penser ainsi les éloigne du réel enseignement tourné vers


m
om

la foi. Si la carence en foi est une raison à la non-réalisation de


ew ht

certaines prières, ce n’en est pas la raison universelle !


W
dr rig

La foi des personnes pour lesquelles nous prions affecte le


An opy

résultat de la prière. Car, par notre foi seule, nous ne pouvons les
c

amener à recevoir de la part de Dieu. Lorsque Jésus intervenait


auprès d’hommes et de femmes, il stimulait ou ranimait leur
foi. Il lui est arrivé de dire : « (…) ne pèche plus, de peur qu’il
ne t’arrive quelque chose de pire » (Jean 5:14), signifiant par là
même que le malade a un rôle à jouer dans sa guérison. Nous
savons que la foi de Jésus n’a jamais failli. Pourtant, le Seigneur
n’a pu accomplir beaucoup de miracles dans sa propre ville natale,
non parce qu’il manquait de foi, mais parce que la population qui
s’y trouvait était remplie d’incrédulité. En effet, la personne qui
désire recevoir de la part de Dieu doit détenir en elle un certain
degré de foi. Cependant, si la guérison tarde à se manifester, le

195
Chapitre 23

problème peut aussi venir de la foi du pasteur et de sa capacité à


recevoir de l’Éternel.
Toutefois, évitons les raccourcis tels que : « Si tu crois, tu
recevras ; si tu doutes, tu t’en passeras ». On peut tout à fait croire
sans recevoir. C’est au reste ce qui est arrivé aux disciples et est
relaté dans Matthieu 17. Ces derniers ont demandé à Jésus pour-
quoi, malgré leur foi, ils n’avaient pu parvenir à chasser le démon.
« C’est à cause de votre incrédulité », leur dit Jésus.
Matthieu 17:20

Bon nombre pensent à tort que la foi et l’incrédulité sont


incompatibles, qu’elles ne peuvent cohabiter ensemble... et

es
pourtant, si !

tri
is
Quand Jésus leur a répondu : « C’est à cause de votre incrédu-
in
lité », il n’a aucunement mentionné un manque de foi de leur part.
M

En fait, il a continué en précisant : « Je vous le dis en vérité, si


k
ac

vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette


m

montagne : ‘Transporte-toi d’ici à là’, et elle se transporterait ;


om

rien ne vous serait impossible. » (Matthieu 17:20) Ce n’est pas


ew ht
W
dr rig

d’une « grande » ou d’une « grosse » foi dont vous avez besoin,


An opy

mais d’une sérieuse diminution de l’incrédulité qui est en vous et


qui œuvre contre votre foi.
c

« Crois seulement » !
À la requête de ses disciples : « Augmente-nous la foi »
(Luc 17:5), le Seigneur a répondu de ne pas chercher à acquérir
davantage de foi, sinon d’utiliser celle dont ils étaient déjà dotés,
foi grâce à laquelle rien ne leur était impossible. En témoignent
ses paroles rapportées en Luc 17:6 : « Si vous aviez de la foi
comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : ‘Déracine-
toi, et plante-toi dans la mer’ ; et il vous obéirait ». Remarquez
qu’il s’agit de la même terminologie que celle figurant dans
Marc 11:23 : « Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette

196
L’incrédulité neutralise la foi

montagne : ‘Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer’, et s’il ne doute


pas en son cœur (…) » (mise en italique par l’auteur).
Il est possible d’être dans une attitude de foi tout en nourris-
sant le doute dans son cœur.
Tandis que Jésus était en chemin vers la maison de Jaïrus afin de
porter secours à sa fille mourante, la femme atteinte d’hémorragies
toucha le bord de son vêtement et fut instantanément guérie.
Entre-temps, « survinrent de chez le chef de la synagogue des
gens qui [lui] di[saient] : ‘Ta fille est morte ; pourquoi importuner
davantage le maître ?’ (Marc 5:35)
« Mais Jésus, quand il eut entendu ces paroles, dit au chef de
la synagogue : ‘Ne crains pas, crois seulement.’ » (Marc 5:36)

es
tri
Pourquoi Jésus l’a-t-il donc exhorté à « croi[re] seulement » ?
is
in
Parce que l’homme peut à la fois croire et douter.
M

D’ailleurs, Jésus a dit au père de l’enfant épileptique, alors en


k
ac

attente de délivrance : « Si tu peux le croire, tout est possible à


m

celui qui croit. » (Marc 9:23)


om
ew ht

Et « aussitôt le père de l’enfant s’écria : ‘Je crois ! viens au


W
dr rig

secours de mon incrédulité !’ » (Marc 9:24)


An opy

Jésus n’a pas reproché à ce père de simultanément croire et


c

douter, mais est intervenu en faveur de son fils, le délivrant sous


ses yeux. Cette attitude sans le moindre blâme de la part de Jésus
en dit long.
En effet, selon la Parole de Dieu, vous pouvez avoir une foi
véritable – qui, normalement, amènerait la délivrance désirée –
sans pour autant que celle-ci vous conduise au résultat escompté.
Le problème ne se situe pas au niveau de votre foi, sinon bien de
votre incrédulité.

197
Chapitre 23

Un résultat nul
La foi et l’incrédulité sont deux forces qui s’opposent, la
seconde neutralisant la première. Par conséquent, au lieu d’essayer
d’accroître votre foi, appliquez-vous à vous débarrasser de votre
incrédulité. C’est ainsi que vous mettrez concrètement votre foi
en action !
Si vous atteliez à un cheval une charge de 500 kg, l’animal
serait en mesure de la tirer. Toutefois, si vous ajoutiez un autre
cheval de force équivalente, l’atteliez à cette même charge et le
faisiez tirer dans la direction opposée, le poids ne pourrait plus
être déplacé. En dépit de la puissance considérable déployée, plus
rien ne se passerait : le résultat serait nul. Il en va strictement de

es
même quand foi et incrédulité se côtoient !

tri
is
Oui, votre foi est suffisante. Jésus, lui-même, a affirmé qu’une
in
M
foi de la taille d’un grain de sénevé est capable de déraciner
un arbre ou de déplacer une imposante montagne. Générer une
k
ac

guérison, chasser un démon ou quelque autre action n’est donc


m

absolument pas chose impossible pour votre foi, sauf si neutralisée


om
ew ht

et rendue nulle par l’incrédulité.


W
dr rig

J’ai rencontré des malades persuadés que Dieu ne voulait


An opy

pas les voir en bonne santé. Aussi, ils luttaient contre leur
c

guérison lorsque je priais pour eux... et sont morts. Ce cas de


figure s’explique assez aisément. En revanche, j’ai également
connu d’autres malades qui, eux, croyaient que Dieu les voulait
affranchis de toute maladie. Ils priaient et s’appliquaient à faire
confiance à Dieu quant à leur guérison. Certains avaient même
précédemment observé la guérison divine pour eux-mêmes ou
pour d’autres. Mais, en dépit de leur foi, ces personnes ont fini par
succomber à la maladie. C’est précisément ce genre de situation
qui nous ébranle le plus et nous laisse perplexes.

198
L’incrédulité neutralise la foi

Perplexes
Bien souvent, la première réaction est de se demander pour
quelle(s) raison(s) ces croyants mus par la foi n’ont pas été guéris.
J’en ai vu, qui aimaient Dieu de tout leur cœur, affronter la mort
avec joie tout en gardant l’espoir de voir se manifester la guérison
tant attendue. Pourtant, ils sont morts.
Quand on cherche Dieu, on est en mesure de percevoir – bien
qu’elle ne soit pas tangible – si la foi est présente ou non. Savoir
d’une part qu’elle est assurément là, vivante, et de l’autre consta-
ter que les promesses contenues dans la Parole de Dieu ne se
concrétisent pas perturbe considérablement le croyant.

es
C’est ce qui est arrivé aux disciples : troublés et désorientés
de n’avoir pu chasser le démon de l’enfant épileptique (Matthieu

tri
is
17:19). Avant cela, ils avaient usé de leur foi, de leur puissance
in
M
et autorité avec succès. Mais cette fois-là, lorsqu’ils ont parlé à la
k

montagne et ordonné au démon de quitter l’enfant, rien ne s’est


ac

produit. En effet, bien qu’ils aient agi en accord avec leur foi, les
m

résultats ont été contraires à la victoire qu’ils avaient l’habitude


om
ew ht

d’expérimenter. Pourquoi ?
W
dr rig

« À cause de [leur] incrédulité »


An opy

Matthieu 17:20
c

Parce que l’incrédulité est subtile, peu la démasquent. Ils


observent l’autre, notent chez lui une attitude de foi et en
déduisent que celle-ci va automatiquement agir. Alors que pas
nécessairement. En quelque sorte, Jésus a dit à ses disciples : « Il
ne s’agit pas de votre foi mais de l’incrédulité qui est en vous  ».
Puis, pour étayer son propos, Jésus a ajouté : « Si vous aviez de
la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore  :
‘Déracine-toi, et plante-toi dans la mer’ ; et il vous obéirait. »
(Luc 17:5-6) ou « à cette montagne : ‘Ôte-toi de là et jette-toi dans
la mer’, et [si vous] ne doute[z] pas en [votre] cœur, mais cro[yez]

199
Chapitre 23

que ce que [vous] di[tes] arrive, [vous] le v[errez] s’accomplir. »


(Marc 11:23) La foi surnaturelle que Dieu vous a offerte, à votre
nouvelle naissance, suffit amplement à l’accomplissement de
tous vos besoins… à condition qu’aucune incrédulité ne vienne
la neutraliser !

es
tri
is
in
M
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

200
Chapitre 24

C’est que Wigglesworth en avait moins…


Peu de temps après avoir vu un mort ressuscité, je me suis
rendu à Omaha, dans l’État du Nebraska, afin de prêcher. J’étais
assuré de l’efficacité de ma foi ; tout semblait se profiler au mieux.
Un homme paralysé, en fauteuil roulant, était présent au culte que
je conduisais ce jour-là. Porté par l’enthousiasme de mes réussites
passées en matière d’actes miraculeux, je me suis dit : Puisque

es
ma foi s’est développée au point de permettre une résurrection,

tri
elle agira assurément sur la paralysie de cet homme ! Aussi, je
is
me suis approché de lui, l’ai saisi par la main puis levé de son
in
fauteuil roulant. L’homme s’est immédiatement effondré face
M

contre terre !
k
ac

À la minute où cela s’est produit, ma foi s’est comme éva-


m

porée. Tout l’auditoire en a eu le souffle coupé, puis s’est mis


om
ew ht

à soupirer et grommeler. Je me suis alors démené pour rasseoir


W
dr rig

cet homme et lui ai bredouillé, à lui ainsi qu’à l’assistance, une


An opy

version paraphrasée de Jacques 2:16 :


c

« (…) Partez en paix, mettez-vous au chaud et rassasiez-


vous » (Segond 21).
Malgré mes efforts pour l’encourager à continuer de croire
que Dieu souhaitait le guérir, je n’ai pas réussi à lui venir en aide.
Ce soir-là, je suis retourné dans ma chambre d’hôtel totale-
ment décontenancé : « Seigneur, que s’est-il passé ? Pourtant, je
sais que j’avais la foi ! » Car, faire ce que j’ai fait, à savoir sortir,
d’un coup d’un seul, un homme de son fauteuil roulant et le lâcher
– pour finalement le voir s’effondrer sur le sol – requiert de la foi !
Avez-vous déjà essayé ? La plupart n’osent pas. Pourquoi ? Parce
Chapitre 24

qu’ils ne croient pas pouvoir être un vecteur de guérison. Moi, je


croyais vraiment que cet homme marcherait, c’est la raison pour
laquelle je n’ai pas hésité à l’extraire de ce fauteuil. Cependant,
en dépit de ma foi, je n’ai pu obtenir le résultat escompté. Cela
m’a fortement ébranlé.
Pendant deux, trois ans, j’ai cherché auprès du Seigneur une
solution à ce dilemme, jusqu’à ce que la lecture d’un ouvrage sur
Smith Wigglesworth me permette d’identifier le problème qui me
préoccupait.

À la rencontre de Smith Wigglesworth


Dans les années 1900, vivait en Angleterre un certain Smith

es
Wigglesworth. En charge d’un puissant ministère de miracles, il

tri
fut amené à prêcher dans différents pays et à être le témoin de
is
in
grandes choses. Dans le livre que j’ai lu à son sujet, son gendre,
M

l’auteur, rapportait de nombreux témoignages sur la foi et les


k

pratiques ministérielles de son beau-père.


ac
m

Par exemple, à chaque début de réunion, S. Wigglesworth


om

aimait annoncer avec hardiesse : « La première personne qui


ew ht
W

montera sur le podium sera guérie ! » Systématiquement, il priait


dr rig
An opy

pour celle qui s’avançait la première, laquelle était instantanément


guérie. En procédant de la sorte, S. Wigglesworth s’assurait
c

d’avoir, au moment de délivrer son message, l’attention de


l’ensemble de l’auditoire. Puis, après avoir partagé la Parole de
Dieu, il priait pour les autres malades.
Un jour, une femme d’âge avancé, atteinte d’un cancer de
l’estomac, vint assister à une réunion. Sa tumeur était à ce point
imposante que la femme semblait être enceinte de neuf mois. Elle
était si frêle et affaiblie que deux amies devaient l’encadrer et la
soutenir pour qu’elle puisse rester droite sur son siège.

202
C’est que Wigglesworth en avait moins…

Guettant l’annonce habituelle initiant le service, elles se


levèrent d’un bond et avancèrent leur amie malade jusqu’à
S. Wigglesworth afin qu’il priât pour elle.
En regardant la malade, l’homme de Dieu vit l’énorme
tumeur au niveau de son ventre. Là, il ordonna aux deux
accompagnatrices qui la soutenaient de la lâcher. Mais celles-ci
répliquèrent que c’était impossible, leur amie étant dénuée de
force. S. Wigglesworth éleva la voix et, inflexible, de nouveau les
enjoignit de ne plus la tenir. Elles obtempérèrent.

« LÂ-CHEZ-LA ! »
La femme s’écroula sur sa tumeur, ce qui la fit gémir de dou-

es
leur. L’auditoire, incrédule, en eut le souffle coupé, tout comme

tri
l’aurait, des décennies plus tard, celui devant lequel un homme
is
in
en fauteuil roulant tomberait par mon geste. Je me souviens alors
M

avoir ressenti de la pitié, de la compassion et de l’embarras, tant


k

pour ce paralytique que pour moi-même. La différence majeure


ac

entre Smith Wigglesworth et moi, c’est que j’ai fait preuve


m
om

d’incrédulité tandis que lui est resté stoïque, ordonnant sans sour-
ew ht

ciller : « Relevez-la ! »
W
dr rig
An opy

Les deux amies de la malade s’exécutèrent. De nouveau,


S. Wigglesworth les somma de la lâcher. Elles s’y opposèrent,
c

s’indignant : « Nous ne pouvons pas ! » Aussi, l’homme de Dieu


tonna : « Lâchez-la ! », ce qu’elles finirent par faire. Encore une
fois, la malade s’écroula sur sa tumeur. La foule marmonna en
signe de désapprobation. Toutefois, S. Wigglesworth ordonna de
nouveau aux accompagnatrices de la relever, ce qu’elles firent.
Pour la troisième fois, imperturbable, S. Wigglesworth répé-
ta : « Lâchez-la ! », se heurtant à la même réticence. Pourtant, il
insista de plus belle : « Lâchez-la ! » Un homme de l’auditoire,
scandalisé, se leva et vociféra un « Vous êtes ignoble ! Laissez
cette pauvre femme tranquille ! » Mais le prédicateur lui adressa
comme réponse : « Mêlez-vous de ce qui vous regarde ; je sais ce

203
Chapitre 24

que je fais ! » Là, il se tourna vers les deux femmes et hurla un


énième : « LÂ-CHEZ-LA ! »
Elles obéirent et la tumeur de leur amie tomba littérale-
ment sur l’estrade. La femme autrefois si affaiblie quitta la
réunion guérie.

La différence
Que ce soit Smith Wigglesworth ou moi, nous détenions
tous deux la « mesure de foi » offerte par Dieu (Romains 12:3),
alors pourquoi le résultat à nos prières de guérison a-t-il été si
différent ? J’avais eu suffisamment de foi pour saisir l’homme par
la main et l’aider à se lever de son fauteuil roulant, m’attendant

es
pleinement à ce qu’il marche. Oui, mais si la foi était présente,

tri
mon incrédulité l’était aussi !
is
in
Ce jour-là, j’ai laissé l’opinion de l’auditoire, la crainte,
M

l’embarras et ma pitié pour cet homme paralysé me dominer.


k
ac

Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre


m
om

gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire


ew ht

qui vient de Dieu seul ?


W
dr rig

Jean 5:44
An opy
c

Votre inquiétude quant à l’opinion que les gens ont de vous


entrave votre foi. Non, S. Wigglesworth n’avait pas « quelque
chose de plus » par rapport à moi, sinon « quelque chose de
moins »… oui, moins d’incrédulité !
On a souvent reproché à ce prédicateur d’être « trop dur ».
Car, il lui est arrivé d’aller jusqu’à donner des coups de poing
voire des coups de pied aux personnes pour qui il priait. Quand
on lui en demandait la raison, il répondait : « Mon but est de
chasser le diable. Je n’y peux rien si le corps de ceux pour qui
je prie se trouve en travers du chemin ! » Une fois, il envoya
même « voler » un bébé malade de l’estrade jusqu’au premier

204
C’est que Wigglesworth en avait moins…

rang. Néanmoins, le bébé fut guéri ! S. Wigglesworth avait bien


saisi la différence entre compassion divine et pitié humaine. Il
savait que la pitié empêche la puissance de Dieu de se manifester.
C’est la raison pour laquelle S. Wigglesworth était dur, insensible
et dénué de toute compréhension face à l’incrédulité.

Ramenez votre incrédulité à zéro !


À l’instar des disciples de Jésus dans Matthieu 17, j’ai, à
Omaha, fait preuve non seulement de foi mais aussi d’incrédulité.
Ce n’est pas que ma foi ou celle des disciples ait manqué de force,
sinon que mon incrédulité et la leur ont été bien trop prégnantes.
Imaginez deux thermomètres extérieurs : l’un mesurerait la

es
foi, l’autre l’incrédulité. La plupart des croyants portent toute leur

tri
attention sur leur foi, ignorant leur incrédulité. S’ils ne voient pas
is
in
une prière se réaliser, ils en concluent qu’ils doivent accroître leur
M

foi d’un ou deux degrés supplémentaires. Aussi, ils se mettent à


k

supplier Dieu : « Ô Seigneur, donne-moi plus de foi. J’ai besoin


ac

de plus de foi ! »
m
om

Dans Matthieu 17:20, le Seigneur déclare en somme : « L’in-


ew ht
W
dr rig

crédulité, voilà votre véritable problème ! Si votre incrédulité


An opy

n’œuvrait pas contre votre foi, il ne serait nullement nécessaire


à celle-ci d’être plus grosse qu’un grain de sénevé pour que vous
c

puissiez obtenir quelque résultat ». Au lieu d’essayer de tirer


votre foi vers le haut, « réglez son compte » à votre incrédulité !
Ramenez-la à zéro et vous verrez que, pour rendre manifeste tout
ce dont vous avez besoin, votre foi est suffisamment forte.
La plupart des chrétiens ne reçoivent pas ce que Dieu leur a
déjà offert, non par manque de foi, sinon par incrédulité. Bien
entendu, si quelqu’un ne croit pas, il ne reçoit pas, la foi étant le
pont qui achemine la provision divine du domaine spirituel au
domaine physique. Oui, il nous faut de la foi, mais cela n’est pas
si compliqué puisque, en tant que chrétiens nés de nouveau, nous
sommes déjà dotés de la foi surnaturelle de Dieu. La majorité

205
Chapitre 24

n’ayant pas encore pris conscience de son incrédulité ou ne s’en


étant pas encore débarrassée, le problème perdure.
Qu’est-ce que l’incrédulité ? Ce peut être le fruit de la peur,
de l’inquiétude ou de préoccupations. Par exemple, si le méde-
cin vous annonce que vous allez mourir et que, en même temps
que vous essayez de croire Dieu en confessant : « Jésus, je crois
que par tes meurtrissures je suis guéri », vous ne cessez de vous
inquiéter, vous demeurez alors dans une ambivalence néfaste. De
telles personnes « irrésolu[es] », « inconstant[es] », ne reçoivent
rien du Seigneur (Jacques 1:7-8).
(…) si quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de
là et jette-toi dans la mer », et s’il ne doute point en son

es
cœur (…).

tri
Marc 11:23 (mise en gras par l’auteur)
is
in
M

Vous ne pouvez pas croire, confesser de votre bouche des


k

paroles de foi et agir dans une attitude de foi tout en ayant un


ac
m

cœur partagé. Pour voir se concrétiser ce que votre cœur désire, il


om

vous faut être déterminé et focalisé ! (Mon enseignement intitulé


ew ht

Hardness of Heart - L’Endurcissement du cœur- (synthèse en vf


W
dr rig

sur www.awme.net) répondra à beaucoup de vos questions sur le


An opy

sujet. C’est l’une des plus grandes vérités que le Seigneur m’ait
c

révélées.)

« Il ne considéra point »
Abraham s’est refusé à considérer tout ce qui pouvait être
contraire aux promesses de l’Éternel. Si Abraham a tenu ferme
dans la foi, c’est précisément parce qu’il restait focalisé sur
celles-ci.
Espérant contre toute espérance, il [Abraham] crut,
en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations,
selon ce qui lui avait été dit : « Telle sera ta postérité ». Et,
sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps

206
C’est que Wigglesworth en avait moins…

était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara
n’était plus en état d’avoir des enfants.
Romains 4:18-19 (crochets ajoutés par l’auteur)

Vous ne pouvez être tenté par ce à quoi vous ne pensez pas.


Aussi, s’il y a bien une victoire à remporter sur la tentation,
l’incrédulité et l’échec, elle commence dans vos pensées. Si celles-
ci sont exclusivement dirigées vers Dieu, votre seule tentation
sera de croire en lui et de lui accorder votre pleine confiance.
En revanche, si vos pensées sont attirées par autre chose que par
Dieu, cette autre chose vous tentera.
Abraham n’a pas considéré – étudié, envisagé, examiné,

es
médité sur – l’état de son propre corps ni l’incapacité de Sara à

tri
procréer. Quand Dieu lui a confirmé que Sara concevrait et don-
is
nerait naissance à un enfant l’année suivante, Abraham ne s’est
in
M
pas interrogé sur les modalités de cette promesse. La pensée lui a
k

peut-être traversé l’esprit mais il ne s’est pas attardé sur celle-ci.


ac
m

Qu’une pensée contraire à la Parole vous vienne occasion-


om

nellement à l’esprit ne fait pas de vous une personne incrédule.


ew ht
W
dr rig

Si vous ne pouvez pas empêcher le diable de vous inspirer une


An opy

pensée, vous pouvez, néanmoins, refuser qu’elle trouve refuge


en vous. Le prédicateur américain Kenneth E. Hagin a souvent
c

repris cette citation : « Vous ne pouvez pas empêcher un oiseau


de voler au-dessus de votre tête mais vous pouvez l’empêcher d’y
faire son nid ». Une pensée passagère ne vous « plonge » pas dans
l’incrédulité. Toutefois, dès que vous acceptez de considérer cette
première, d’y réfléchir, de l’étudier, de l’examiner et de la nourrir,
soyez sûr qu’elle vous tentera.

Baptisés dans l’incrédulité


De nos jours, dans la situation d’Abraham et de Sara, la plupart
des couples seraient tenus en échec. Je veux dire par là que si le

207
Chapitre 24

Seigneur annonçait à un mari de quatre-vingt-dix-neuf ans que sa


femme, ménopausée, accoucherait d’un enfant l’année suivante,
tous deux s’empresseraient, sans aucun doute, de solliciter l’avis
du corps médical : « Est-ce physiologiquement possible, docteur ?
Avez- vous déjà eu, vous ou l’un de vos confrères, un cas similaire
parmi vos patients ? S’il vous plaît, pourriez-vous examiner ma
femme et nous expliquer comment il serait possible qu’elle donne
naissance à un enfant alors qu’elle n’a plus de menstruations ? »
Le docteur répondrait très certainement que ce n’est pas possible,
que ça ne l’a jamais été et que ça ne le sera jamais, renforçant ainsi un
peu plus leur incrédulité. Ils se tourneraient donc de nouveau vers
Dieu dans la prière et, inquiets, le questionneraient : « Seigneur,
as-tu vraiment dit cela ? », ce que l’Éternel confirmerait. Alors

es
le couple, après avoir accumulé et ressassé toutes ces pensées

tri
contraires essaierait tant bien que mal d’y croire, ne saisissant pas
in
is
pourquoi il est si difficile de recevoir de Dieu !
M
k

Abraham n’est pas devenu ce héros de la foi parce qu’il


ac

en avait davantage que nous. À dire vrai, Abraham possédait


m
om

« quelque chose de moins » que nous… oui, moins d’incrédulité  !


ew ht

Cet homme était si mentalement discipliné que lorsque Dieu lui


W
dr rig

a confirmé, à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, qu’il serait père


An opy

l’année suivante, il n’a pas évalué négativement la situation. En


effet, il n’a ni considéré l’état de son propre corps ni celui de sa
c

femme. Abraham ne s’est pas focalisé sur ces pensées remplies


d’incrédulité, mais uniquement sur la promesse de Dieu !
L’incrédulité nous atteint via nos mécanismes de pensée.
Nul besoin d’une quantité considérable de foi pour recevoir de
Dieu, mais d’une foi pure, simple, enfantine. Malheureusement,
la plupart des chrétiens sont baptisés dans l’incrédulité.
C’est un miracle que notre foi ait jusque-là porté du fruit tant
nous continuons de baigner dans le scepticisme de ce monde !
Nous « ingérons » tout de la télévision, de la radio et du cinéma,

208
C’est que Wigglesworth en avait moins…

nous soumettant ainsi à toutes les nouvelles alarmistes et démora-


lisantes déversées. Aussi, quand les promesses divines affirment
le contraire de ce que le monde vit, nous peinons ne serait-ce qu’à
y croire. Pourtant, nous savons que Dieu souhaite nous bénir, nous
recherchons ses bénédictions, nous voulons donner la préférence
à ses plans pour notre vie... et nous nous laissons, malgré tout,
accabler par cette incrédulité !

Une vie consacrée


Le jeune Lester Sumrall (pasteur et évangéliste) rendit visite
à Smith Wigglesworth. Il frappa à sa porte, un journal sous le
bras. Après s’être présenté, il lui demanda : « Vous permettez que
j’entre un instant ? » S. Wigglesworth lui répondit : « Vous, vous

es
tri
pouvez entrer, mais le journal, lui, il reste dehors ! »
is
Soyons clairs, ce n’est pas un péché que de lire le journal.
in
M

Pour ma part, je le lis tout comme je regarde le journal télévisé, à


k

l’occasion, une fois par mois, ou une fois tous les deux mois. Et,
ac

en voiture, j’écoute le flash info. Ce sont, grosso modo, les seuls


m
om

moments d’information que j’ai. Mais je m’arrête là, pour limiter


ew ht

les contacts avec l’incrédulité et la morosité ambiantes.


W
dr rig

Sur une période de trente-cinq ans, S. Wigglesworth a dû passer


An opy

à côté, au grand maximum, d’une vingtaine de bonnes dépêches.


c

Cependant, il a également fait l’économie de centaines de milliers


de pensées et déclarations négatives qui auraient pu faire naître et
grandir en lui de l’incrédulité. Certes, S. Wigglesworth aurait pu
illustrer ses messages de quelques faits d’actualité (comme je le
fais parfois). Mais, pour lui : nul intérêt de faire courir à sa foi un
tel risque !
Parce que Smith Wigglesworth vivait une vie consacrée à
Dieu, il n’était pas en proie à l’incrédulité comme j’ai pu l’être, à
Omaha, face à cet homme paralysé. Depuis que Dieu m’a révélé
cela, je mène, moi aussi, une vie qui lui est davantage consacrée.

209
Chapitre 24

Finis les programmes que j’avais l’habitude de regarder. Suite à


cela, au dire de certains, ma foi est devenue plus forte.
En fait, elle est plus pure, car moins diluée dans un océan
d’incrédulité. Je nourris bien moins de pensées d’incrédulité
qu’auparavant parce que j’ai cessé de m’intéresser à ce qui pou-
vait en générer.

Le problème
Jésus a, en quelque sorte, dit à ses disciples : « Le problème,
c’est votre incrédulité. Si votre foi était ne serait-ce que de la
taille d’un grain de sénevé, cela suffirait ! Si vous aviez seulement
cru, vous auriez pu voir ce garçon délivré » (Matthieu 17:20).

es
En considérant conjointement cet épisode biblique et celui

tri
is
relaté dans Marc 9:14-29, nous pouvons distinguer certaines
in
des raisons pour lesquelles les disciples ont alors fait preuve
M

d’incrédulité. Un enfant était en train de se rouler par terre, il se


k
ac

raidissait, grinçait des dents et écumait devant eux. Il m’est déjà


m

arrivé de me trouver en présence d’un épileptique en crise et je


om

peux vous assurer que cela « fait froid dans le dos » !


ew ht
W
dr rig

Dans une telle circonstance, s’activent sans délai l’incrédulité,


An opy

l’inquiétude et la peur. À moins que vous n’ayez pris le temps


nécessaire pour lutter contre ce type d’incrédulité et vous y parer,
c

vous y céderez.
C’est exactement ce qui m’est arrivé quand j’ai constaté que
l’homme paralysé, une fois sorti de son fauteuil roulant, ne tenait
pas sur ses jambes. Je me suis inquiété de l’opinion de l’auditoire.
J’ai permis à l’incrédulité des personnes présentes et à la peur du
rejet de m’influencer. Tout cela a entravé ma foi.
La foi était bel et bien présente, mais l’incrédulité aussi.
Si j’avais, à l’instar de S. Wigglesworth, tenu ferme, ma foi
aurait alors opéré aussi efficacement que la sienne. C’est que
Wigglesworth en avait moins... moins d’incrédulité !

210
Chapitre 25

Venez à bout de votre incrédulité


L’incrédulité revêt trois formes différentes : l’ignorance, la
fausse croyance et l’incrédulité dite naturelle.
L’ignorance est le lot des personnes qui ne connaissent pas la
vérité. Ce peut être parce qu’elles n’ont jamais fréquenté d’église
ou, au contraire, qu’elles ont été élevées au sein d’une dénomi-
nation traditionaliste. Aussi, leur idée de la foi chrétienne est

es
biaisée. Elles ne voient les chrétiens que comme des aspirants au

tri
Ciel et cette vie comme un déroulement sans véritables victoires
is
in
à remporter. C’est précisément ce manque de connaissance qui
M
rend ce type de personnes incrédules.
k
ac

Il est relativement facile de faire face à cette forme d’incré-


m

dulité car, pour en venir à bout, il suffit de transmettre la vérité à


om

celles et ceux qui en font preuve. En effet, si leur cœur s’ouvre


ew ht
W
dr rig

au Seigneur, ils la reçoivent. Ainsi, l’ignorance les quittant, ils


An opy

développent la capacité d’avoir foi en Dieu.


La fausse croyance, elle, est le lot des personnes qui ont été
c

mal enseignées. Celles-ci croient en des enseignements erronés


tels que : « Dieu ne guérit ni n’opère plus de miracles aujourd’hui.
Ces pratiques étaient monnaie courante du temps des apôtres,
mais plus du nôtre ! »
Les paroles empreintes de fausses croyances vont au-delà des
paroles d’ignorance. Celui qui ignore la vérité dira, par exemple :
« Moi, je n’ai jamais entendu parler, au XXIe siècle, d’un malade
guéri par Dieu », tandis que celui nourri de fausses croyances
affirmera : « Si le parler en langues, la guérison et les miracles

211
Chapitre 25

sont des réalités contemporaines, il est certain qu’elles sont


d’origine démoniaque ! »
La fausse croyance est plus difficile à vaincre que l’ignorance.
Car, quiconque a été mal enseigné a des préjugés contre la vérité.
Il lui est donc beaucoup plus ardu de renouveler sa pensée et de
recevoir de Dieu.
Moi aussi, j’ai dû lutter pour renouveler ma pensée en
faveur de la vérité. À l’époque, on m’avait donné toutes sortes
de raisons pour lesquelles, aujourd’hui, Dieu n’opérerait plus
de miracles, les « actes » miraculeux rapportés dans le livre des
Actes seraient surannés et le parler en langues diabolique. Même
si cette deuxième forme d’incrédulité est plus coriace à surmonter

es
que l’ignorance, toutes deux ont le même antidote : recevoir la

tri
vérité de la Parole de Dieu. En moi, cette vérité a pris le pas sur
is
in
les traditions humaines – vectrices d’enseignements erronés – et
M

donc sur mon incrédulité.


k
ac

L’incrédulité « naturelle »
m
om

La troisième forme d’incrédulité existante est celle dite


ew ht
W
dr rig

naturelle. Ce n’est alors ni l’ignorance ni une fausse doctrine qui


sont contraires à la vérité, mais un constat naturel. Reconsidérons
An opy

l’état du garçon en proie à une violente crise, écume à la bouche


c

(Marc 9:14-29 et Matthieu 17:14-21). Dans une telle situation,


votre pensée, vos émotions, vos yeux et vos oreilles vont,
ensemble, vous communiquer : « Le démon n’est pas sorti.
Regarde, ça n’a pas fonctionné ! » Dans ce cas, votre constat n’est
pas nécessairement d’inspiration diabolique, sinon simplement
« naturel ».
Tout au long de notre vie, nous prenons des décisions en
fonction des informations que reçoivent nos yeux, nos oreilles,
nos sentiments. Nulle notion ici de « mauvais » versus « bon »,
puisqu’il s’agit de facteurs naturels.

212
Venez à bout de votre incrédulité

Si je me trouvais dans votre voiture, vous au volant, moi en


passager, j’accepterais bien volontiers que vous teniez compte de
certaines données « naturelles » ! Je ne voudrais pas vous voir
conduire uniquement « par la foi », les yeux fermés ! Néanmoins,
vos cinq sens ne peuvent pas vous aider à tout percevoir, et il
est des moments où le Seigneur vous demande de faire « un pas
de foi ». En réponse, vous devez être capable d’aller au-delà
de cette forme d’incrédulité provenant des choses qui existent
« par nature ».
Si vous deviez prier pour un malade et que celui-ci tombait raide
mort sous vos yeux, quelque incrédulité naturelle s’imposerait à
vous, n’est-ce pas ? Après avoir vu cela, que vous diriez-vous ?

es
À moins d’être vraiment « solide », la crainte et l’incrédulité

tri
vont naturellement vous amener à penser : « Bon, ça n’a pas
is
fonctionné… Tu vois bien que ta prière n’a pas fonctionné  ! »
in
M

La plupart des chrétiens sont dominés par leurs sens physiques.


k
ac

D’ailleurs, c’est cette forme d’incrédulité qui a entravé la foi


des disciples dans Matthieu 17. Ils savaient qu’ils pouvaient
m
om

chasser les démons, auparavant ils l’avaient déjà fait ! Même leur
ew ht
W
dr rig

questionnement prouve qu’ils avaient la foi : « Pourquoi n’avons-


nous pu chasser ce démon ? » (Matthieu 17:19) Pourtant, les
An opy

disciples de Jésus avaient bien, par la foi, exercé leur autorité sur
c

l’esprit muet. Cependant, lorsque les convulsions ont commencé,


ils ont davantage réagi par la vue.

« Cette sorte »
Comment faire disparaître l’incrédulité naturelle ? Nous
savons qu’en connaissant la vérité et en renouvelant notre pensée,
nous pouvons parvenir à gagner la bataille contre l’ignorance et
la fausse croyance. Mais comment réussir à aller au-delà de ce
que nos cinq sens perçoivent ? Comment arriver au point où nous
croyons, tout simplement, sans laisser la souffrance ressentie
dans notre corps nous persuader de l’inefficacité de notre foi, que

213
Chapitre 25

«  ça n’a pas fonctionné » ? Jésus nous en donne la réponse dans


Matthieu 17:21 :
« Mais cette sorte [d’incrédulité] ne sort que par la
prière et par le jeûne. »
(Darby, crochets ajoutés par l’auteur)

Beaucoup ont mal interprété ce verset en pensant que Jésus


faisait référence à une « sorte de démon ». Comme s’il y avait
des démons plus puissants que d’autres, qu’on ne pourrait chasser
qu’au moyen de la prière et du jeûne, des notions que véhiculent
des doctrines inventées de toutes pièces. Non, ce n’est pas des
démons dont Jésus parle ici.

es
Il n’est nul démon – le diable inclus – qui ne tremble de peur

tri
et ne prenne la fuite au nom de Jésus, par la seule foi en son nom.
is
in
Aussi, notre jeûne et notre prière n’ajoutent rien de plus, car le
M

nom de Jésus et la foi en lui peuvent tout accomplir !


k
ac

L’incrédulité est le sujet logique et commun aux deux versets


m

20 & 21 de Matthieu 17. « Cette sorte » au verset 21 renvoie à


om
ew ht

l’ « incrédulité » mentionnée juste au verset précédent, non au


W
dr rig

« démon » des versets 18-19. Ce qu’il nous faut comprendre, c’est


An opy

que Jésus nous exhorte à chasser « cette sorte d’[incrédulité] » –


l’incrédulité naturelle – par la seule voie possible : la prière et
c

le jeûne.

« Reviens dans ce corps ! »


Votre foi suffit, je peux vous l’attester : j’ai vu trois personnes
ressusciter des morts – dont mon fils. Pourtant, je n’étais pas doté
d’une « grande » foi, mais d’une foi simple.
Dieu m’avait préparé à ce à quoi j’allais assister pour la
première fois. J’avais prié pendant des mois pour un homme,
paralysé à partir de la taille. Autrefois incapable de se mouvoir, il
parvenait désormais à bouger ses jambes, à se déplacer un peu et

214
Venez à bout de votre incrédulité

à gagner en autonomie. Tous les jours, je passais chez lui afin de


prier pour lui, l’enseigner et l’encourager.
Un soir, alors que je m’apprêtais à débuter un culte. Le fils de
ce paraplégique s’est avancé vers moi en me faisant signe. Une
fois à ma hauteur, il m’a littéralement « jeté », avec ma guitare,
dans sa voiture et m’a conduit tout droit chez ses parents. En un
rien de temps, nous avons traversé la ville de Pritchett (Colorado)
– peuplée, à cette époque, de seulement 144 habitants. À ce
moment-là, j’ai pensé que le fils voulait que je prie pour son père,
que peut-être il avait eu une crise cardiaque et souffrait.
Passé le pas de la porte, j’ai vu que le shérif lui retirait le
masque à oxygène. L’épouse de ce paraplégique priait, en larmes :

es
« Seigneur, ramène Everett à la vie ! » C’est alors que j’ai réalisé

tri
qu’il était mort. J’avais investi tant de temps et d’efforts pour que
is
in
cet homme guérisse que ma première pensée a été Ah non !
M
k

Pas ça ! Aussi, je me suis approché de son corps étendu et ai


ac

ordonné : « Everett, dans le nom de Jésus, reviens dans ce corps ! »


m

Et là, il s’est assis, totalement guéri ! (Plus tard dans la journée, le


om

médecin est venu l’ausculter et a confirmé sa guérison.)


ew ht
W
dr rig

Un peu de foi, ne serait-ce qu’un peu de foi, suffit lorsque


An opy

rien ne la neutralise. Si, deux jours auparavant, quelqu’un m’avait


c

annoncé qu’il me faudrait ramener une personne d’entre les


morts, je me serais mis à y réfléchir. Des pensées d’incrédulité
naturelle m’auraient peu à peu gagné, et il est fort probable que
cela m’eût empêché d’être témoin de cette résurrection. Or, Dieu
a agencé les choses de manière à ce que, sur l’instant, alors dans
l’ignorance de la situation à venir, je puisse prier pour cet homme,
sans que le doute n’ait le temps d’entraver ma foi. C’est la raison
pour laquelle, ce soir-là, un mort a pu être ressuscité !

215
Chapitre 25

Prière & Jeûne


Généralement, l’incrédulité naturelle pénètre nos pensées
dès lors qu’advient un événement contraire à nos prières. Nous
avons été formés et entraînés à nous fier entièrement à ce que
nos cinq sens nous indiquent. Jésus stipule que notre incrédulité
naturelle ne peut être vaincue qu’au moyen de la prière et du jeûne
(Matthieu 17:21).
L’incrédulité qui découle de nos sens physiques n’est pas
obligatoirement diabolique, sinon seulement naturelle. Parce
que nous vivons dans ce monde, il est évident que nous devons
prendre en considération ce que nos sens nous disent.

es
Un jour, un chrétien a décidé de piloter un avion « par la foi »,

tri
et j’ai été assez stupide pour l’accompagner. Une fois dans les
is
airs, il s’est très vite aperçu qu’il n’avait pas la connaissance
in
nécessaire pour l’y maintenir.
M
k

Terrifié, il s’est recroquevillé sur le plancher en position


ac
m

fœtale et répétait en criant : « Mon Dieu, nous allons mourir, nous


om

allons mourir ! » Pendant sa crise de panique, j’ai dû piloter seul


ew ht
W

ce coucou – c’était la première fois que je tenais le manche d’un


dr rig

avion. Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire. De plus, il y


An opy

avait un terrible orage. Pendant un temps, j’ai dû me débrouiller


c

pour garder tant bien que mal cet engin en l’air, jusqu’à ce que
ce pilote « en herbe » reprenne ses esprits et nous fasse atterrir !
Je déconseille vivement à quiconque d’essayer de piloter un
avion par la foi. Lire un tableau de bord ne s’improvise pas, rien
ne vaut de sérieuses connaissances en aéronautique. Oui, il nous
faut être en mesure de « piloter » notre vie en fonction de ce que
nos « instruments » naturels nous communiquent. Il n’y a rien de
mal à cela.
Toutefois, nos cinq sens ne suffisent pas toujours. Aussi, il
nous est indispensable d’aller au-delà du « naturel », dans le
domaine de l’esprit. Comment ? En priant et jeûnant !

216
Chapitre 26

Sensible à Dieu
Que faisons-nous lorsque nous continuons de ressentir la
douleur physique alors que nous avons prié, cru, reçu pour notre
guérison et agi par la foi ? Ayant pour réflexe d’écouter notre
corps, et souffrant encore de nos maux malgré nos prières, nous
nous laissons automatiquement convaincre par nos sens que « cela
n’a pas fonctionné ». Comment dépasser cet état et recevoir la
manifestation de la provision de Dieu ? En jeûnant !

es
tri
Au moyen du jeûne, nous réapprenons à notre corps à être
is
réceptif à la Parole de Dieu et à notre esprit né de nouveau. En
in
M
somme, nous commandons à notre corps ce qu’il doit faire. Ainsi,
k

nous lui retirons l’ascendant et le contrôle qu’il a exercés sur


ac

nous. Ce n’est pas que notre corps soit « mauvais », sinon mal
m
om

éduqué. Car nous sommes naturellement sensibles à ce que nous


ew ht

voyons, goûtons, entendons, sentons et ressentons.


W
dr rig

Très souvent, ces données naturelles sont fiables, mais il nous


An opy

faut bien intégrer que « l’homme ne vi[t] pas de pain seulement,


c

mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu  4:4).


Par le jeûne, nous déclarons à notre enveloppe charnelle :
« Corps, tu dois comprendre que ce qui est spirituel est plus
important que ce qui est physique.
Il y a des réalités que tu ne peux percevoir avec ton petit
cerveau. Pour que tu les saisisses, nous allons jeûner. Afin que
tu reconnaisses que Dieu est notre Source, nous ne mangerons
ni ne boirons comme à l’accoutumée. Au lieu de laisser mon
estomac me diriger et la nourriture me rassasier, je m’en remets
au Seigneur et à sa Parole qui me donneront la force nécessaire ! »
Chapitre 26

Si vous n’avez jamais soumis votre corps à une telle


discipline, soyez sûr qu’il se rebellera et que votre appétit se
déchaînera. Nombreux sont ceux qui, le premier midi de jeûne,
ont bien cru qu’ils en mourraient tant ils se sentaient faibles,
avaient mal à la tête...
Toutefois, savez-vous qu’il est médicalement prouvé qu’un
jour de jeûne par semaine est bénéfique pour notre organisme
? Cela lui permet d’éliminer les toxines. En réalité, le corps ne
commence à mourir de faim qu’au bout d’une quarantaine de
jours de jeûne. Autrement, il ne s’agit pas d’un impératif physique
absolu, sinon de l’appétit qui s’exprime. La plupart d’entre nous
auraient de quoi vivre sur leurs réserves un certain temps !

es
Qui contrôle qui ?
tri
is
in
En période de jeûne, notre corps essaie tout d’abord de garder
M

le contrôle en tentant de nous faire croire qu’il ne survivra jamais


k

ainsi toute une journée. De cette manière, il veut nous forcer à


ac

aller à l’encontre de notre acte d’obéissance envers Dieu. Le


m

corps fait pression ; notre connaissance sensorielle s’emploie


om
ew ht

à nous dominer. C’est là que notre libre arbitre intervient : soit


W
dr rig

nous laissons le domaine physique nous régenter, soit nous


An opy

le maîtrisons.
c

En choisissant de poursuivre le jeûne, nous signifions à notre


corps : « Rentre dans le rang et file droit ! Sache que, non, tu ne
vas pas mourir si tu ne déjeunes pas ! Tu dois être rééduqué afin
d’obéir à la volonté de Dieu et de voir tes besoins satisfaits par
sa Parole. » Évidemment, le corps s’insurge : « Non ! Je vais
mourir ! » À ce moment-là, la réponse qui s’impose est la sui-
vante : « Très bien, dans ce cas, nous ne jeûnerons pas un jour,
mais deux ! » Outré, le corps se plaint : « Deux jours ! Alors là,
c’est sûr, je vais mourir ! »
À cela nous pouvons lui rétorquer : « Entendu, va pour trois
jours ! » Très vite, le corps en déduit : « Si je veux survivre, je

218
Sensible à Dieu

ferais mieux de me taire. Chaque fois que je me lamente, un jour


de jeûne est ajouté ! » Vous verrez : avec le temps, votre corps
cédera en votre faveur.
Une fois passée la douleur initiale de la faim, vous atteindrez le
stade où vous ne la ressentez ni n’y pensez plus. Si vous persistez
(mon plus long jeûne a été de dix, onze jours sans manger ni
boire – hormis de l’eau), vous aurez l’impression que ces deux
besoins primaires ne feront plus jamais partie de votre vie. En
effet, nous pouvons amener notre corps à la soumission totale là
où, littéralement, Dieu nous aide de façon surnaturelle.
Le corps, au terme du premier jeûne, aura appris quelque chose.
Il aura appris que lorsque vous affirmez : « Par ses meurtrissures,

es
je suis guéri », alors que lui continue de ressentir de la douleur,

tri
cela concerne des réalités qui vont bien au-delà de sa perception.
is
in
De ce fait, quand vous déclarerez : « Même si mes sens l’ignorent
M

encore, je suis guéri ! », votre corps acquiescera, obéissant.


k
ac

En revanche, si vous n’avez jamais discipliné votre corps par


m

le jeûne, vous aurez beau affirmer : « Par ses meurtrissures, je suis


om

guéri », systématiquement il argumentera : « Je souffre encore.


ew ht
W
dr rig

Non, tu n’es pas guéri ! ». Vous riposterez : « Non, corps ! Je suis


An opy

bien guéri », et lui objectera : « Attends une minute ! Qui es-tu pour
me dire quoi que ce soit ? Je te dis quand manger, quoi manger et
c

quelle quantité avaler. Pendant des années, tu m’as laissé faire. Tu


es complètement dominé par tes sens. Tu n’as aucun ordre à me
donner ! » Oui, votre corps se rebellera et vous vous soumettrez à
l’incrédulité naturelle suscitée par vos sens.
Jeûner brise la domination que le domaine naturel exerce sur
notre esprit. La prière, aussi, a cet effet.

Éduquez votre corps


Quand nous prions, nous dialoguons avec Quelqu’un que
nous ne pouvons concrètement ni voir ni toucher.

219
Chapitre 26

Alors, l’intelligence naturelle et les cinq sens s’affolent :


« C’est stupide ! Qu’est-ce que je fais là à parler dans le vide ? »
Mais si vous persévérez dans la prière et pratiquez régulièrement
cet exercice de foi, vous observerez des miracles et d’autres ac-
complissements. Parce que vous constaterez combien vos temps
de prière sont efficaces et combien ce Dieu, autrefois invisible à
vos yeux, est réel, il vous sera plus facile de dompter vos sens
naturels. Votre corps se mettra à reconnaître que la perception
dépasse la vue, le goût, le toucher, l’ouïe et l’odorat. Aussi, quand
vous voudrez que votre corps affaibli agisse comme s’il se portait
bien, celui-ci n’hésitera plus à le faire, ayant intégré qu’il est une
vérité au-delà du sensoriel.

es
En revanche, rien de tout cela ne peut se produire chez

tri
quelqu’un qui ne prie ni ne jeûne. Car, dès que cette personne
is
voudra ordonner à son corps d’aller à l’encontre de ce que ses
in
M
cinq sens lui indiquent, celui-ci se rebellera, faute d’avoir reçu la
k

discipline qui s’impose.


ac
m

Votre corps n’est pas diabolique, mais « naturel ». Il lui faut


om

être éduqué, et cette tâche vous revient. À vous de vous former et


ew ht

d’exercer vos sens (Hébreux 5:14).


W
dr rig
An opy

Peut-être ne vous en rendez-vous pas compte, mais il nous


a tous fallu apprendre à nous soumettre à nos sens physiques.
c

Soldat au Vietnam, j’ai dû, de nombreuses nuits, monter la garde


devant notre abri. Dans ce contexte où la vie côtoyait autant la
mort, mon ouïe et mon odorat se sont considérablement aiguisés.
Souvent, nous sentions l’odeur de l’ennemi avant même de le
voir. Oui, vous êtes capable de rééduquer vos sens !

Le sixième sens
Tout comme vos sens naturels peuvent être entraînés dans le
domaine physique, ils peuvent l’être aussi dans celui de l’esprit.
Ils n’ont pas à demeurer exclusivement de nature charnelle mais

220
Sensible à Dieu

peuvent être formés à discerner la vérité spirituelle. C’est ce à


quoi s’emploient le jeûne et la prière !
Je suis persuadé que, à l’origine, le Seigneur a doté l’humanité
de six sens, et que ce sixième sens était la foi.
Adam et Ève faisaient alors autant usage de leur foi que de
leurs cinq autres sens. À la chute de l’homme, ce sixième sens a
commencé à s’atrophier au point que nombre de personnes au-
jourd’hui y sont totalement étrangères. Cependant, cette capacité
à marcher par la foi est bel et bien présente en chacun de nous. Il
lui faut seulement être nourrie et développée.
Mais la viande solide est pour ceux qui sont déjà

es
hommes faits, [c’est-à-dire], pour ceux qui pour y être

tri
habitués, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal.
is
Hébreux 5:14 (version Martin)
in
M

Nos sens doivent être « exercés » à opérer par la foi, notamment


k
ac

par le biais du jeûne et de la prière qui ne contraignent pas Dieu à


m

mieux vous répondre, sinon vous rendent davantage réceptif à lui.


om
ew ht
W
dr rig

Persévérez !
An opy

Au bout d’un certain temps passé dans la présence de Dieu,


c

sa Parole devient comme un sixième sens. Peut-être ne pouvons-


nous pas voir, goûter, entendre, sentir, toucher ce qu’il nous dit,
mais nous possédons en nous cette foi, pleinement fondée sur sa
Parole. De ce fait, la pensée naturelle peut en conclure : « Les
sens ne la perçoivent pas, mais il s’agit de la foi. Je la reconnais et
l’accepte ! » Telle est la manière dont vous pouvez vous former.
C’est précisément ce que Smith Wigglesworth a fait. Ce prédi-
cateur a consacré tant de temps à prier, jeûner et étudier la Parole,
qu’il s’est paré contre l’incrédulité et le jugement d’autrui. Il était
sensible à Dieu mais sans concession à l’égard de tout ce qui
n’était pas divin. Quand S. Wigglesworth priait pour quelqu’un

221
Chapitre 26

et que la provision de Dieu ne se manifestait pas, il persévérait,


jusqu’à ce qu’elle se matérialise.
Depuis que le Seigneur m’a montré ces vérités, je persévère,
moi aussi, jusqu’à ce que sa provision soit rendue manifeste. Si je
prie et que rien ne semble se produire, je fais en sorte que ce qui
doit advenir advienne. Puisque je sais dans mon cœur que Dieu a
déjà fait sa part et libéré sa puissance, j’ai cessé de lui demander,
voire de le supplier, de bien vouloir intervenir.
À la place, je m’empare de ce qu’il a déjà fait et m’oppose aux
entraves de Satan. Je me saisis de l’autorité qui me revient, parle à
la montagne et ordonne aux choses de se concrétiser !
Dans l’exercice d’un ministère de guérison, il y a moyen de

es
tri
stimuler la foi de ceux qui reçoivent la prière. Parfois, je perçois
is
de l’incrédulité chez les personnes pour qui je suis en train de
in
M
prier. La cause n’est pas toujours la présence d’un démon ou d’une
fausse croyance, sinon tout simplement la soumission de ces per-
k
ac

sonnes au domaine physique. Dans ce cas, si celles-ci éprouvent


m

quelque difficulté à s’emparer de leur guérison, j’ai recours à un


om
ew ht

don spirituel. Très souvent, par le biais d’une parole de sagesse


W
dr rig

ou de connaissance, je leur mentionne un élément d’ordre émo-


An opy

tionnel (blessure, dépression, chagrin ou tragédie) qui les affecte.


Ainsi, j’utilise ce don afin d’aborder une réalité de leur existence,
c

sans rapport direct avec leur guérison physique. Les personnes


commencent à recevoir dès qu’en leur cœur elles se disent : Com-
ment peut-il être au courant de ça ? C’est sûr, Dieu se sert de
cet homme pour me parler. Immédiatement, elles s’ouvrent et, en
elles, la foi afflue. Leur foi stimulée, le cœur reconnaissant, elles
sont enfin prêtes à recevoir la provision de Dieu.
À ce moment, je m’approche d’elles à nouveau et m’adresse
directement à leur guérison non manifeste jusqu’alors. Là,
instantanément, les personnes sont guéries ! En procédant
ainsi, j’ai au moins doublé voire triplé le nombre de malades

222
Sensible à Dieu

guéris. Voilà ce que j’entends par « faire en sorte que ce qui


doit advenir advienne » !

Positionnés pour recevoir


Dieu a déjà tout accompli afin que tous soient guéris. Nulle
question de demander à Dieu la guérison, sinon de recevoir
celle qu’il nous a déjà donnée. Tel est le principe fondamental,
et celui-ci est régi par des lois. Tout d’abord, il nous faut parler.
Je m’adresse donc directement au corps des personnes qui me
sollicitent, à chaque partie malade, lui ordonnant d’obéir. Je
prends autorité sur le diable. Dans certains cas, je m’emploie à
stimuler la foi des malades. Il ne s’agit aucunement de manipuler

es
Dieu mais de les aider à se positionner pour recevoir de lui.

tri
Depuis que j’ai assimilé et applique ces vérités puissantes,
is
in
que de victoires, plus que jamais auparavant ! Il en ira de même
M

pour vous !
k
ac
m
om
ew ht
W
dr rig
An opy
c

223
CONCLUSION
Dieu a déjà fait sa part ! Son « émetteur » fonctionne à la
perfection, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Oui, Dieu répond
continuellement à tous nos besoins.
Si nous ne recevons pas de lui, ce n’est pas du fait de son
émetteur, sinon de notre « récepteur ». Car, il nous faut comprendre
le domaine spirituel et coopérer dans une attitude de foi afin de
voir se manifester la provision divine dans le domaine physique.
Nous devons cesser d’attribuer au diable puissance et gloire.
Satan a été totalement dépouillé et vaincu. Souvenez-vous du
défilé de la victoire !

es
tri
Nous détenons déjà en nous la foi surnaturelle de Dieu. Par
is
conséquent, notre problème ne vient pas d’un manque de foi
in
mais de notre incrédulité. En effet, notre seule foi – même la plus
M

simple et enfantine – de la taille d’un « grain de sénevé », est plus


k
ac

que suffisante pour permettre à toute chose bonne de se réaliser, à


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condition qu’aucune incrédulité ne la neutralise.


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Si nous croyons véritablement la Parole de Dieu et agissons


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conformément à celle-ci, dans la foi, sans pour autant observer de


An opy

résultats : neuf fois sur dix, cela est dû à de l’incrédulité naturelle...


c

dont nous pouvons venir à bout par la prière et le jeûne. Ainsi,


nous brisons l’ascendant et le contrôle que nos sens physiques
exercent sur nous en contraignant notre chair à être réceptive au
Seigneur et à sa Parole.
Cette révélation fondamentale a totalement transformé ma
vie ! Je crois que cette même révolution prend place en vous.
Aussi, je prie « [a]fin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ,
le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation
dans sa connaissance ; Qu’il éclaire les yeux de votre
entendement ; afin que vous connaissiez quelle est l’espérance
à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la

224
gloire de son héritage dans les saints ; Et quelle est, envers nous
qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance, conformément
à l’efficacité du pouvoir de sa force » (Éphésiens 1:17-19,
Ostervald). Amen !

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Recevoir Jésus comme votre Sauveur

Choisir de recevoir Jésus-Christ comme votre Seigneur et Sau-


veur est la plus importante décision que vous puissiez prendre !
La Parole de Dieu promet : « Si tu confesses de ta bouche le
Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité
des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on

es
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parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on
is
parvient au salut (…) » (Romains 10:9, 10). « Car quiconque
in
invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10:13).
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Par sa grâce, Dieu a déjà tout accompli pour pourvoir au salut.


Il vous suffit de croire et de recevoir !
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Priez à voix haute : « Jésus, je confesse que tu es mon Sei-


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gneur et mon Sauveur. Je crois dans mon cœur que Dieu t’a relevé
An opy

d’entre les morts. Par la foi dans ta Parole, je reçois le salut


maintenant. Je te remercie de m’avoir sauvé. »
c

Au moment même où vous confiez votre vie à Jésus-Christ, la


vérité de sa Parole prend place dans votre esprit : vous êtes né de
nouveau ! Vous êtes une toute nouvelle personne !

226
Recevoir le Saint-Esprit
Votre Père céleste désire vous donner la puissance surnatu-
relle dont vous avez besoin pour vivre cette nouvelle vie, parce
que vous êtes son enfant chéri.
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche
trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe [...] à combien plus
forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à

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ceux qui le lui demandent.

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is Luc 11:10-13
M

Il vous suffit de demander, de croire et de recevoir !


k
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Priez : « Père, je reconnais que j’ai besoin de ta puissance


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pour vivre cette nouvelle vie. Je t’en prie, remplis-moi de ton


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Esprit Saint. Par la foi, je le reçois aussitôt. Je te remercie de


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m’avoir baptisé ! Saint-Esprit, tu es le bienvenu dans ma vie ! »


An opy

Félicitations, vous êtes désormais rempli de la puissance sur-


c

naturelle de Dieu !
Des syllabes d’une langue que vous ne reconnaissez pas vont
monter de votre cœur à votre bouche (1 Corinthiens 14:14). Tan-
dis que vous les prononcerez, à haute voix, par la foi, vous allez
libérer la puissance de Dieu qui est en vous et vous édifier dans
l’Esprit (1 Corinthiens 14:4). Vous pouvez le faire en tous lieux
et à tout moment !
Que vous ayez ressenti quelque chose – ou non – lorsque vous
avez prié pour recevoir le Seigneur et son Esprit importe peu. Si
vous avez cru dans votre cœur que vous les receviez, alors c’est
chose faite, comme le promet la Parole de Dieu : « C’est pourquoi

227
je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que
vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11:24).
Dieu honore toujours sa Parole – soyez-en convaincu !
Si vous avez prié pour recevoir Jésus comme votre Sauveur
ou que vous avez été rempli du Saint-Esprit, je vous invite à me
contacter afin que je m’en réjouisse avec vous. J’aimerais égale-
ment vous aider à comprendre pleinement ce qui vient de se pro-
duire dans votre vie. À cet effet, je vous enverrai un petit cadeau
qui vous aidera à grandir dans votre toute nouvelle relation avec
le Seigneur. Bienvenue dans votre nouvelle vie !

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À propos de l’auteur
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Depuis plus de cinquante ans, Andrew Wommack sillonne les


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États-Unis et le globe pour enseigner la vérité de l’Évangile. Sa


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profonde révélation de la Parole de Dieu est dispensée de manière


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simple et claire, en mettant l’accent sur l’amour inconditionnel


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de Dieu et l’équilibre entre grâce et foi. Il touche aujourd’hui des


An opy

millions de personnes grâce à son émission radio et TV quotidienne


Gospel Truth, diffusée aux États-Unis et à l’international. Il a
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également créé l’Université biblique Charis Bible College en 1994


et en a fondé des antennes dans diverses grandes villes du monde.
Andrew a par ailleurs écrit de très nombreux ouvrages d’étude
disponibles aux formats papier et électronique, audio et vidéo. Et
comme toujours depuis ses débuts, son ministère distribue chaque
jour gratuitement ses produits à ceux qui ne peuvent se permettre
de les acquérir.

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Pour plus d’informations et tous ses titres en anglais :

es
Andrew Wommack Ministries – Europe

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PO Box 4392, WS1 9AR, Walsall, England
is
in
E-mail : enquiries@awme.net
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UK Helpline Phone (commandes et prière) :


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+44 (0)1922 473300


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Web : www.awme.net
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Vivez la victoire
qui est déjà vôtre !
N e vous êtes-vous jamais dit : « Je fais tout mon possible, et pourtant
rien ne se passe ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Que faut-il faire
pour que Dieu agisse en ma faveur ? » Si tel est le cas, sachez que vous
n'êtes pas le seul. Ces questions, la plupart des chrétiens se les sont déjà
posées... sans jamais obtenir de réponses satisfaisantes.
Vous avez sûrement dû entendre des recommandations du genre : « Prie
un peu plus longtemps et avec un peu plus de sincérité ; jeûne davantage ;

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augmente de quelques chapitres ta lecture quotidienne de la Bible et cesse

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de perdre ton temps devant la télé... là, Dieu répondra à tes prières. Il attend
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simplement que tu t'actives ! »
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En somme, le problème viendrait de votre piètre performance. Or, il n'y a


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rien de plus faux. Vous l’avez déjà ! est un ouvrage porteur de cette bonne
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nouvelle  : l'intervention de Dieu dans notre vie ne dépend pas de ce que


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nous devons faire, mais de ce que Jésus a accompli. Au fil des pages, vous
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apprendrez à pleinement vous en remettre à Dieu. Seule la vérité que vous


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connaissez vous rendra libre !


An opy

Andrew Wommack
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Le ministère d’ANDREW WOMMACK, auteur et enseignant


biblique depuis plus de 50 ans, atteint des millions de personnes
dans le monde grâce aux programmes radio et aux émissions
télévisées « La Vérité de l’Évangile » ainsi qu’aux écoles
bibliques Charis.
Andrew Wommack Ministries
PO Box 3333, Colorado Springs CO 80934-3333
Charis Bible College | 800 Gospel Truth Way,
Woodland Park CO 80863
awmi.net
Andrew Wommack Ministries - Europe
PO Box 4392, Walsall, WS1 9AR
Charis Bible College UK | Various UK Locations
Code de l’article: FR320E
www.charisbiblecollege.org.uk/
awme.net
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