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T.I.

Technologies de l’Information et
de la Communication

Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou


T.I.C
Introduction

L 'objectif de ce module est d'évaluer les connaissances des étudiants dans le domaine des
technologies de l'information et de la communication (TIC). Ce cours peut répondre à
certaines questions que l'on peut poser autour de l'utilisation des nouvelles technologies, de
traitement automatique de l'information et de son rôle dans le développement dans différents
secteurs.

L’expression médiatique « nouvelles technologies » concerne des domaines très évolutifs et


divers de la technologie, pouvant tout aussi bien recouvrir :
 Au sens large, toute la haute technologie.
 Au sens étroit, les nouvelles technologies de l’information et de la communication
(NTIC).

On entend par nouvelles technologies de l’information et de la communication, tout ce qui


relève des techniques utilisées dans :
 Le traitement et la transmission des informations.
 Principalement l’informatique, internet et les télécommunications.

Ainsi, les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) regroupent


les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement
de l'informatique, de l'internet et des télécommunications.

On retrouve les nouvelles technologies dans les secteurs suivants :


 L’équipement informatique, serveurs, matériel informatique.
 La microélectronique et les composants.
 Les télécommunications et les réseaux informatiques.
 Le multimédia.
 Les services informatiques et les logiciels.
 Le commerce électronique et les médias électroniques.

Les nouvelles technologies concernent aussi bien :


 Architecture des ordinateurs et systèmes d’exploitation.
 Les technologies relatives à internet.
 Manipulation des formats audio et vidéo.
 La bureautique.

Introduction
Technologies de l'information et de la communication (TIC) (transcription de l'anglais
information and communication technologies, ICT) est une expression, principalement utilisée
dans le monde universitaire, pour désigner le domaine de la télématique, c'est-à-dire les
techniques de l'informatique, de l'audiovisuel, des multimédias, d'Internet et des télécommunications
qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d'accéder aux sources d'information, de
stocker, de manipuler, de produire et de transmettre l'information sous toutes les formes : texte,
musique, son, image, vidéo et interface graphique interactive (IHM). Les textes juridiques et
réglementaires utilisent la locution communications électroniques.

 Le traitement des informations


Les Technologies d'Information et de la communication (TIC) représente l'ensemble des moyens
ou équipements (matériels et logiciels ou programmes) assurant le traitement automatique
de l'information. Le terme équipement matériel désigne la partie physique ou composantes

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Introduction

électroniques, cette partie est commandé par une partie logiciel (ensemble de programmes ou
instructions) qui sert à la gestion et à la commande de la partie matérielle par exemple le
système d'exploitation Windows XP Professionnel est un ensemble de programmes assurant la
gestion ou le commande de la parie matériel de l'ordinateur.

 Notion de communication (transmission des informations)


La communication définit l'action d’échanger des informations. Cela induit un mécanisme de
transmission (aspect physique) et la capacité du récepteur à recevoir et à réagir (aspect logique).
Il faut un langage commun.

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C HAPITRE 1

Traitement des Informations.

Informatique ou information automatique désigne la science du traitement automatique de


l'information par une machine capable de traité ou de manipulé les informations ou les données
sous forme numérique ou binaire c'est la notion de l'ordinateur.

Un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données


sous forme binaire, c'est-à-dire sous forme de bits. En informatique Un bit est l'unité
élémentaire de mesure de l'information (comme par exemple le millimètre est l'unité
élémentaire de mesure de la distance). Un bit peut prendre l'une des valeurs suivante 1, 0

Un bit, abréviation de binary digit, 0 ou 1 dans le système de numération binaire. En traitement


ou en stockage de l'information, le bit est la plus petite unité d'information manipulable par un
ordinateur, et peut être physiquement représenté par une impulsion unique sur un circuit, ou par
une petite zone d'une surface de disque, capable de stocker un 0 ou un 1. Considéré isolément,
un bit a peu de signification ; groupés par huit, les bits forment des octets qui peuvent
représenter différentes informations, en particulier les lettres de l'alphabet et les chiffres 0 à 9.

Les multiples d'un bit


Octet, en informatique, unité d’information composée de 8 bits (par exemple 11011011 est un
octet).

En termes de traitement et de stockage, un octet correspond à un seul caractère, tel qu’une lettre,
un chiffre ou un signe de ponctuation. Un octet ne représentant qu’une petite quantité
d’informations, la quantité de mémoire et la capacité de stockage sont généralement indiquées
en kilo-octets (1 Ko = 210 octets = 1 024 octets) ou en mégaoctets (1 Mo = 2 20 octets = 1 048
576 octets).

Unité Valeur binaire


1K bit (Kilo) 210 =1024 bits
1M bit (Méga) 220 bits
1G bit (Giga) 230 bits
1T bit (Téra) 240 bits
1P bit (péta) 250 bits
1E bit (Exa) 260 bits
1Z bit (Zetta) 270 bits
1Y bit (Yotta) 280 bits

Le terme traitement automatique de l'information désigne :


Traitement des Informations

 Le calcul (Analyse des donnée, arithmétique c.à.d à l'aide des opérateurs arithmétique : +,-
, /,* et le calcul logique pour les propositions c .à .d à l'aide des opérateurs logique : ET,
OU, SI, NON...)
 La gestion et l'enregistrement des données. (SQL, Oracle, Visual basic, Access, Microsoft
project)
 La communication et l'échange des données : la partie transmission et réception des
informations.

Ainsi, un ordinateur possède trois grandes catégories de fonctions :


a- Calculer
b- Gérer des données
c- Communiquer.

a- Calculer
C'est la tâche pour laquelle l'ordinateur a été conçu au départ. D'ailleurs, le nom anglais de
l'ordinateur, « computer », signifie en français « calculateur ». La fonction de calcul d'un
ordinateur ne se limite pas à l'utilisation de la calculette, d'un tableur ou à l'exécution de
programmes de calculs scientifiques. Il y a en fait du calcul dans toutes les opérations que réalise
un ordinateur :
- L'affichage d'une page web ou d'un document réalisé avec un traitement de texte,
- Le codage et le décodage des informations stockées dans les fichiers,
- La gestion des communications avec d'autres ordinateurs sur un réseau...

Par exemple, lorsque l'on rédige une lettre dans un traitement de texte, celui-ci doit être capable
de transformer l'ensemble de son contenu (ici, le texte et sa mise en forme) en une suite de
nombres que l'ordinateur peut ensuite stocker ou manipuler.
Cette opération, appelée « codage de l'information », est l'une des nombreuses opérations de
calcul nécessaires au fonctionnement des différents programmes.

b- Gérer des données


Lorsque vous utilisez un ordinateur, vous avez souvent besoin de conserver les résultats de
votre travail. C'est par exemple le cas si vous rédigez votre CV, utilisez un outil de messagerie
ou travaillez sur un logiciel de retouche d'image.

Dans toutes ces situations, une fois votre travail terminé, vous souhaitez que l'ordinateur puisse
enregistrer les données correspondantes, et vous les restituer ultérieurement. Quels que soient
les éléments de l'ordinateur où ce stockage aura lieu, il est nécessaire de mettre en forme ces
données et de les organiser, pour que vous puissiez les retrouver au milieu de l'ensemble des
autres données également stockées au même endroit.

c- Communiquer
Un ordinateur peut communiquer soit avec un utilisateur, soit avec un autre ordinateur. La
fonction de communication ne consiste donc pas uniquement à échanger des informations sur
Internet. Cette utilisation de l’ordinateur est d’ailleurs la plus récente, puisqu’elle ne s’est
réellement développée qu’avec l’essor du Web, dans les années 1990.

En revanche, quelle que soit la tâche que vous réalisez avec votre ordinateur, vous passez votre
temps à interagir avec lui, soit pour lui donner des ordres, soit pour prendre connaissance des
résultats. Dans ce cadre, un grand nombre d’éléments, matériels et logiciels, font partie de
l’interface homme-machine, qui permet la communication entre l’utilisateur et l’ordinateur.

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Traitement des Informations

Les principales notions qui permettent de comprendre en quoi consiste une interface homme-
machine sont définies dans la section « communication avec un ordinateur ».
Architecture d'un ordinateur
L'ordinateur est un dispositif électronique programmable de traitement de l’information, il est
décomposé essentiellement en deux parties :
- Partie matérielle ou physique : c'est l'ensemble des composantes électroniques
modulaires c'est à dire qu’on peut remplacer une composante par une autre afin
d'améliorer les performances de l'ordinateur.

- Partie logicielle : c'est un ensemble de programme assurant la gestion et la commande


de la partie matérielle de l'ordinateur. C'est le système d'exploitation et ces applications.

L’équipement complet d’un micro-ordinateur multimédia comprend des périphériques d’entrée


(clavier, dispositifs de pointage tel qu’une souris), des périphériques de sortie (moniteur,
imprimante), des unités de stockage (CD-ROM, disquette, etc.) et leurs lecteurs, ainsi qu’une
connexion avec l’extérieur (assurée par exemple par un modem).

Partie logicielle (software)

Définition
Un programme informatique est une liste d'ordres indiquant à un ordinateur ce qu'il doit faire.
Il se présente sous la forme d'une ou plusieurs séquences d'instructions, comportant souvent des
données de base, devant être exécutées dans un certain ordre par un processeur ou par processus
informatique (cas des systèmes multitâches).

Fonction
Un ordinateur sans programme ne fait absolument rien, il attend des instructions. En fait, la
capacité à suivre un programme enregistré sert même souvent, d'un point de vue historique, à
distinguer un ordinateur d'une simple machine à calculer. Avec cette définition, le premier
ordinateur est le Manchester Mark I, premier calculateur à programme enregistré.

Conception
À l'origine d'un programme, il y a un code source écrit par un programmeur dans un langage de
programmation compréhensible par le dit programmeur.

Selon le langage utilisé, ce code est ensuite soit :


• Traduit avec un jeu d'instructions spécifique à un processeur par un compilateur, ensuite le
programme obtenu peut alors être exécuté directement par l'ordinateur.
• Ou bien est pris en charge par un interpréteur (autre programme), qui décode à la volée les
instructions du langage évolué en instructions spécifique au processeur et qui les lui
transmet directement pour exécution.

Parfois le langage de programmation se réduit à un ensemble de symboles correspondant aux


instructions en code machine. C'est le langage assembleur et, dans ce cas, un programme appelé
assembleur est utilisé pour faire la traduction en langage machine.

Le terme « programme informatique » est souvent improprement, utilisé comme synonyme de


logiciel, les logiciels actuels étant souvent composés de plusieurs programmes. Les logiciels
incluent souvent en plus, des fichiers de ressources contenant des données de toutes sortes,
celles-ci ne font pas à proprement parlé partie du programme. Par exemple, Microsoft Internet

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Traitement des Informations

Explorer, Mozilla Firefox, etc. sont des logiciels plutôt que des programmes, car ils sont le fruit
de la concaténation de multiples programmes exécutant différentes actions et fonctions.

Un programme simple et souvent abstrait est souvent appelé algorithme. Les programmes
d'ordinateur sont aujourd'hui souvent les sujets de la logique et des mathématiques : voir les
méthodes formelles, la sémantique des langages de programmation, etc.

Logiciel
Un logiciel ou application est un ensemble de programmes, qui permet à un ordinateur ou à un
système informatique d'assurer une tâche ou une fonction en particulier (exemple : logiciel de
gestion de la relation client, logiciel de production, logiciel de comptabilité, logiciel de gestion
des prêts).

Les licences
Le droit d'utilisation du logiciel est généralement règlementé par une licence d'utilisation et le
droit d'auteur.
Les grandes familles de licences les plus connues sont :
• Les licences autour du logiciel libre (free software en anglais ex: Projet GNU) ;
• Le gratuiciel (freeware ex: icq.com) ;
• Le partagiciel (shareware ex: 6def.com) ;
• D’autres types de licences, telles que les licences monoposte ou multiposte ;
• Certains logiciels enfin sont internes à des entreprises et leur diffusion est interdite.

Pour pouvoir communiquer avec un ordinateur, l'homme a conçu une série de langages
informatiques, sans ses derniers on ne pourra pas manipuler un ordinateur ou lui transmettre
des instructions. Ainsi, un langage informatique est une façon pratique pour nous (humains) de
donner des instructions à un ordinateur.

LANGAGE INFORMATIQUE
On appelle langage informatique un langage destiné à décrire l'ensemble des actions
consécutives qu'un ordinateur doit exécuter. Les langages naturels (par exemple l'anglais ou le
français) représentent l'ensemble des possibilités d'expression partagé par un groupe
d'individus. Les langages servant aux ordinateurs à communiquer n'ont rien à voir avec des
langages informatiques, on parle dans ce cas de protocoles de communication, ce sont deux
notions totalement différentes.

Il existe plusieurs classifications de langages informatiques, parmi elles on trouve


:

 Langage machine ;
 Langage assembleur (assembly language) ;
 Langage évolué ;
o Les langages de scripts (langages interprétés) ;
o Les langages compilés ;
 Langage de balisage (langage de marquage) ;
 Langage de requête.

LANGAGE MACHINE
Le langage machine appelé aussi langage binaire, c'est avec ce langage que fonctionnent les
ordinateurs. Il consiste à utiliser deux états (représentés par les chiffres 0 et 1) pour coder les
informations (texte, images etc.).
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Traitement des Informations

LANGAGE ASSEMBLEUR
Le langage assembleur est un langage de bas niveau proche du langage machine qui peut être
directement interprété par le microprocesseur de l'ordinateur tout en restant lisible par un
humain. L'assembleur a été créé pour faciliter le travail des programmeurs. Il consiste à
représenter les combinaisons de bits employées en langage binaire par des symboles faciles à
retenir. Pour chaque instruction exprimée en langage machine, le programmeur code ses
programmes en langage assembleur, ceux-ci sont ensuite transcrits par un logiciel appelé
assembleur en langage machine, puis exécutés par l'ordinateur.

LANGAGE EVOLUE OU LANGAGE DE HAUT NIVEAU


On désigne par langage évolué tous les langages se situant au-dessus des langages de bas
niveau (langage machine, assembleur). Le langage évolué est un langage qui accomplit
beaucoup pour un minimum de code et d'effort de programmation, il y en a tout un paquet et je
cite à titre d'exemple : Pascal, Java, C, C++, C#, Visual Basic (ou VB), Delphi, Python, Perl,
PHP, JavaScript, VBscript, ASP etc.

Ces langages sont qualifiés d'évolués, car ils masquent la complexité de la programmation.
Contrairement au langage assembleur qui est très proche du langage machine, ils proposent
des couches qui rendent le matériel abstrait. Pour écrire un logiciel de messagerie internet, pas
besoin de connaître la marque de la carte réseau ou du modem. Encore une autre chose
l'assembleur ne se sert pas des structures évoluées comme les boucles (while, for) et les
conditions (if, switch) alors que ces dernières font une partie intégrante dans les langages
évolués.

La syntaxe des langages évolués est très simplifiée, on y trouve par exemple des mots en
anglais (if, do while, switch, integer, string) donc il est plus accessible et compréhensible aux
gens que l'assembleur lui-même plus accessible que le langage machine.

La famille des langages évolués peut être subdivisée en deux grandes catégories :
Les langages de scripts (langages interprétés)
Un script est une suite de commandes destinées à être exécutées dans leur ordre d'apparition
ligne par ligne, instruction par instruction ce qui peut se traduire par une lenteur plus ou moins
sensible. A l'instar des langages compilés les langages de scripts emploient aussi des
variables, les structures de contrôle (boucles, conditions), quelques exemples : JavaScript,
VBscript, PHP, ASP etc.

Les langages compilés


Ces langages sont traduits en langage machine avant leur exécution par un programme
compilateur, ces programmes fonctionnent ensuite comme s'ils étaient directement écrits en
langage machine. Ce qui se traduit par une plus grande rapidité d'exécution par rapport aux
langages interprétés. Quelques exemples : Java, Python, C, C++, Pascal etc.
Donc un langage compilé est un langage où toutes les instructions sont traduites en code
binaire avant d’être exécutées par un compilateur. Un langage interprété est un langage décodé
et exécuté instruction par instruction lors de l’exécution du programme.

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Traitement des Informations

Un programme écrit dans un langage compilé va être traduit une fois pour toutes par un
programme annexe (le compilateur) afin de générer un nouveau fichier qui sera autonome,
c'est-à-dire qui n'aura plus besoin d'un programme autre que lui pour s'exécuter (on dit
d'ailleurs que ce fichier est exécutable).

LANGAGES DE BALISAGE (MARQUAGE)


Ces langages reposent sur ce qu'on appelle des balises ou tags, ces derniers sont des étiquettes
avec lesquelles on peut étiqueter des données (mots, texte etc.) pour produire un effet chez eux
tant en sens (leurs donner du sens : ceci est un paragraphe, ceci est un titre, citation etc.) qu'en
rendu visuel (italique, gras, couleur du texte etc.), on peut étiqueter des données en les
encadrant par ces balises, parmi ce type de langages il y a le HTML (HyperText Markup
Language), le XML, le SGML, XHTML (Extensible HyperText Markup Language).

LANGAGES DE REQUETES
Ces langages qualifient le plus souvent les langages propres aux bases de données, ils sont
représentés notamment par le SQL (structured query language) en français langage structuré
de requêtes, il permet tout simplement de gérer une base de données par exemple l'interroger, y
insérer des données ou en supprimer d'autres, lui demander de faire ressortir des données selon
des critères qu’on lui fixe.

SYSTEME D’EXPLOITATION
DESCRIPTION DU SYSTEME D'EXPLOITATION
Pour qu'un ordinateur soit capable de faire fonctionner un programme informatique (appelé
parfois application ou logiciel), la machine doit être en mesure d'effectuer un certain nombre
d'opérations préparatoires afin d'assurer les échanges entre le processeur, la mémoire, et les
ressources physiques (périphériques).

Le système d'exploitation (noté SE ou OS, abréviation du terme anglais Operating System),


est chargé d'assurer la liaison entre les ressources matérielles, l'utilisateur et les applications
(traitement de texte, jeu vidéo, ...). Ainsi lorsqu'un programme désire accéder à une ressource
matérielle, il ne lui est pas nécessaire d'envoyer des informations spécifiques au périphérique,
il lui suffit d'envoyer les informations au système d'exploitation, qui se charge de les transmettre
au périphérique concerné via son pilote. En l'absence de pilotes il faudrait que chaque
programme reconnaisse et prenne en compte la communication avec chaque type de
périphérique !

Le système d'exploitation permet ainsi de "dissocier" les programmes et le matériel, afin


notamment de simplifier la gestion des ressources et offrir à l'utilisateur une interface homme-
machine (notée «IHM») simplifiée afin de lui permettre de s'affranchir de la complexité de la
machine physique.
ure de la Machine

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ROLES DU SYSTEME D'EXPLOITATION


Les rôles du système d'exploitation sont divers :

 Gestion du processeur : le système d'exploitation est chargé de gérer l'allocation du


processeur entre les différents programmes grâce à un algorithme d'ordonnancement.
Le type d'ordonnanceur est totalement dépendant du système d'exploitation, en
fonction de l'objectif visé.

 Gestion de la mémoire vive : le système d'exploitation est chargé de gérer l'espace


mémoire alloué à chaque application et, le cas échéant, à chaque usager. En cas
d'insuffisance de mémoire physique, le système d'exploitation peut créer une zone
mémoire sur le disque dur, appelée «mémoire virtuelle». La mémoire virtuelle permet
de faire fonctionner des applications nécessitant plus de mémoire qu'il n'y a de mémoire
vive disponible sur le système. En contrepartie cette mémoire est beaucoup plus lente.

 Gestion des entrées/sorties : le système d'exploitation permet d'unifier et de contrôler


l'accès des programmes aux ressources matérielles par l'intermédiaire des pilotes
(appelés également gestionnaires de périphériques ou gestionnaires d'entrée/sortie).

 Gestion de l'exécution des applications : le système d'exploitation est chargé de la


bonne exécution des applications en leur affectant les ressources nécessaires à leur bon
fonctionnement. Il permet à ce titre de «tuer» une application ne répondant plus
correctement.

 Gestion des droits : le système d'exploitation est chargé de la sécurité liée à l'exécution
des programmes en garantissant que les ressources ne sont utilisées que par les
programmes et utilisateurs
possédant les droits adéquats.

 Gestion des fichiers : le système


d'exploitation gère la lecture et
l'écriture dans le système de
fichiers et les droits d'accès aux
fichiers par les utilisateurs et les
applications.

 Gestion des informations : le


système d’exploitation fournit un
certain nombre d'indicateurs
permettant de diagnostiquer le bon
fonctionnement de la machine.

LES TYPES DE SYSTEMES D'EXPLOITATION


 Systèmes multitâches
Un système d'exploitation est dit «multi-tâche» (en anglais multithreaded) lorsque
plusieurs «tâches» (également appelées processus) peuvent être exécutées
simultanément.

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 Systèmes multi-processeurs
Le multiprocessing est une technique consistant à faire fonctionner plusieurs
processeurs en parallèle afin d'obtenir une puissance de calcul plus importante que
celle obtenue avec un processeur haut de gamme ou bien afin d'augmenter la
disponibilité du système (en cas de panne d'un processeur).

 Systèmes embarqués
Les systèmes embarqués sont des systèmes d'exploitation prévus pour fonctionner sur
des machines de petite taille, telles que des PDA (personal digital assistants ou en français
assistants numériques personnels) ou des appareils électroniques autonomes (sondes
spatiales, robot, ordinateur de bord de véhicule, etc.), possédant une autonomie réduite.
Ainsi, une caractéristique essentielle des systèmes embarqués est leur gestion avancée
de l'énergie et leur capacité à fonctionner avec des ressources limitées.

Partie matérielle : Structure d’un ordinateur


Un ordinateur est un ensemble de composants électroniques modulaires, c'est-à-dire des
composants pouvant être remplacés par d'autres composants ayant éventuellement des
caractéristiques différentes, capables de faire fonctionner des programmes informatiques. On
parle ainsi de « hardware » pour désigner l'ensemble des éléments matériels de l'ordinateur et
de « software » pour désigner la partie logicielle.

Les composants matériels de l'ordinateur sont architecturés autour d'une carte principale
comportant quelques circuits intégrés et beaucoup de composants électroniques tels que
condensateurs, résistances, etc. Tous ces composants sont sur la carte et sont reliés par les
connexions du circuit imprimé et par un grand nombre de connecteurs : cette carte est appelée
carte mère. Comme son nom l'indique, la carte mère est une carte maîtresse, prenant la forme
d'un grand circuit imprimé possédant notamment des connecteurs pour les cartes d'extension,
les barrettes de mémoires, le processeur, etc.

La structure d'un ordinateur comprend quatre éléments fondamentaux : une unité centrale
(microprocesseur), des périphériques d'entrée et de sortie, des unités de stockage (mémoires
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externes et internes), et des bus chargés de véhiculer l'information entre les composants de la
machine.

Mémoires
On appelle « mémoire » tout composant électronique capable de stocker des données. On
distingue ainsi deux grandes catégories de mémoires :
La mémoire centrale (appelée également mémoire interne) permettant de mémoriser
temporairement les données lors de l'exécution des programmes. La mémoire centrale est
réalisée à l'aide de micro-conducteurs, c'est-à-dire des circuits électroniques spécialisés
rapides. La mémoire centrale correspond à ce que l'on appelle la mémoire vive.

La mémoire de masse (appelée également mémoire physique ou mémoire externe)


permettant de stocker des informations à long terme, y compris lors de l'arrêt de
l'ordinateur. La mémoire de masse correspond aux dispositifs de stockage magnétiques, tels
que le disque dur, aux dispositifs de stockage optique, correspondant par exemple aux CD-
ROM ou aux DVD-ROM, ainsi qu'aux mémoires mortes.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Les principales caractéristiques d'une mémoire sont les suivantes :

 La capacité, représentant le volume global d'informations (en bits) que la mémoire peut
stocker ;
 Le temps d’accès, correspondant à l'intervalle de temps entre la demande de
lecture/écriture et la disponibilité de la donnée ;
 Le temps de cycle, représentant l'intervalle de temps minimum entre deux accès
successifs ;
 Le débit, définissant le volume d'information échangé par unité de temps, exprimé en
bits par seconde ;
 La volatilité caractérisant l'aptitude d'une mémoire à conserver ou non les données
lorsqu'elle n'est plus alimentée électriquement.

Ainsi, la mémoire idéale possède une grande capacité avec des temps d'accès et temps de
cycle très restreints, un débit élevé et est non volatile.

TYPES DE MEMOIRES
1. MEMOIRES VIVES (RAM ou Centrale)
La mémoire vive, généralement appelée RAM (Random Access Memory, traduisez mémoire à
accès direct), est la mémoire principale du système, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un espace
permettant de stocker de manière temporaire des données lors de l'exécution d'un programme.
En effet, contrairement au stockage de données sur une mémoire de masse telle que le disque
dur, la mémoire vive est volatile, c'est-à-dire qu'elle permet uniquement de stocker des données
tant qu'elle est alimentée électriquement. Ainsi, à chaque fois que l'ordinateur est éteint, toutes
les données présentes en mémoire sont irrémédiablement effacées. La mémoire vive est une
mémoire rapide, qui emmagasine les données utiles et utilisées régulièrement, puis les restitue
sur demande des traitements, en temps réel.
Exemple : lors de l’ouverture du logiciel Microsoft Word, ce dernier sollicite la RAM afin de
mettre en mémoire les informations utiles aux traitements (le noyau du logiciel en lui-même est
mis en mémoire, mais aussi le fichier de travail et d’autres informations), puis à la fermeture

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du logiciel, toutes les informations misent en mémoire pour ces traitements sont libérées. C’est
pour cela que beaucoup de logiciels d’applications ouverts en même temps monopolisent plus
de mémoire, et par conséquent, font ralentir considérablement l’ordinateur. On distingue
généralement deux grandes catégories de mémoires vives :

 La mémoire vive dynamique (DRAM)


Peu coûteuses, c'est la RAM classique, utilisée comme mémoire centrale de l’ordinateur pour
y stocker notamment les programmes en cours d'exécution.

 La mémoire vive statique (SRAM) (mémoire cache)


Elle est beaucoup plus rapide et est utilisée notamment dans les processeurs comme mémoire
cache du processeur, ce qui permet d'augmenter les performances du processeur en réduisant
les temps d'accès aux données.

L'EXTENSION DE LA MEMOIRE CENTRALE


Il est possible d'étendre la mémoire de deux manières :
1. En découpant un programme en une partie résidente en mémoire vive et une partie chargée
uniquement en mémoire lorsque l'accès à ces données est nécessaire. La mémoire centrale peut-
être découpée de trois façons :
 La segmentation : les programmes sont découpés en parcelles (morceaux) ayant des
longueurs variables appelées «segments».
 La pagination: elle consiste à diviser la mémoire en blocs, et les programmes en pages
de longueur fixe.
 Une combinaison de segmentation et de pagination: certaines parties de la mémoire sont
segmentées, les autres sont paginées.

2. En utilisant un mécanisme de mémoire virtuelle, consistant à utiliser le disque dur comme


mémoire principale et à stocker uniquement dans la RAM les instructions et les données
utilisées par le processeur. Le système d'exploitation réalise cette opération en créant un fichier
temporaire (appelé fichier SWAP, traduisez "fichier d'échange") dans lequel sont stockées les
informations lorsque la quantité de mémoire vive n'est plus suffisante. Cette opération se traduit
par une baisse considérable des performances, étant donné que le temps d'accès du disque dur
est extrêmement plus faible que celui de la RAM.

STRUCTURE DE LA MEMOIRE CENTRALE


La mémoire est divisée en emplacements de taille fixe (par exemple 8 bits) utilisés pour stocker
instructions et données. En principe, la taille d'un emplacement mémoire pourrait être
quelconque; en fait, la plupart des ordinateurs en service aujourd'hui utilisent des emplacements
mémoire d'un octet (byte en anglais, soit 8 bits, unité pratique pour coder un caractère par
exemple).

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Dans une mémoire de taille N, on a N


emplacements mémoires, numérotés de 0 à N-1.
Chaque emplacement est repéré par son numéro,
appelé adresse. L'adresse est le plus souvent
écrite en hexadécimal (base de 16). Avec une
adresse de n bits il est possible de référencer au
plus 2n cases (emplacements) mémoire. Chaque
case est remplie par un mot de données (sa
longueur m est toujours une puissance de 2). Le
nombre de fils d’adresses d’un boîtier mémoire
définit donc le nombre de cases mémoire que
comprend le boîtier. Le nombre de fils de
données définit la taille des données que l’on
peut sauvegarder dans chaque case mémoire.

Figure: Structure de la mémoire principale

La capacité (taille) de la mémoire est le nombre d'emplacements, exprimé en général en kilo-


octets ou en méga-octets, voire davantage. Rappelons que le kilo informatique vaut 1024 et non
1000 (210 = 1024≈1000).

Exemple :
Dans une mémoire la taille du bus d’adresses K=14 et la taille du bus de données n=4.
Calculer la capacité de cette mémoire ?
C=214 = 16384 Mots de 4 bits
C= 214 * 4 =214 * 22=213 * 23= 213 octets = 23 * 210 octets= 8 Ko

2. MEMOIRE MORTE (ROM)


La ROM (Read Only Memory, dont la traduction littérale est mémoire en lecture seule) appelée
mémoire morte, parfois mémoire non volatile car elle ne s'efface pas lors de la mise hors
tension du système. Ce type de mémoire permet de stocker des données en l'absence de courant
électrique, de conserver les données nécessaires au démarrage de l'ordinateur. En effet, ces
informations ne peuvent être stockées sur le disque dur étant donné que les paramètres du disque
(essentiels à son initialisation) font partie de ces données vitales à l'amorçage. Etant donné que
les ROM sont beaucoup plus lentes que les mémoires de types RAM. Différentes mémoires de
type ROM contiennent des données indispensables au démarrage :

 Le BIOS est un programme permettant de piloter les interfaces d'entrée-sortie principales


du système, d'où le nom de BIOS ROM donné parfois à la puce de mémoire morte de la
carte-mère qui l'héberge.

 Le chargeur d’amorce : un programme permettant de charger le système d'exploitation en


mémoire (vive) et de le lancer. Celui-ci cherche généralement le système d'exploitation sur
le lecteur de disquette, puis sur le disque dur, ce qui permet de pouvoir lancer le système
d'exploitation à partir d'une disquette système en cas de dysfonctionnement du système
installé sur le disque dur.

10 | P a g e
Traitement des Informations

 Le Setup CMOS, c'est l'écran disponible à l'allumage de l'ordinateur permettant de modifier


les paramètres du système (souvent appelé BIOS à tort...).

 Le Power-On Self Test (POST), programme exécuté automatiquement à l'amorçage du


système permettant de faire un test du système (c'est pour cela par exemple que vous voyez
le système "compter" la RAM au démarrage).

LES TYPES DE ROM


PROM
Les PROM (Programmable Read Only Memory) ont été mises au point à la fin des années 70
par la firme Texas Instruments. Ces mémoires sont des puces constituées de milliers de fusibles
(ou bien de diodes) pouvant être "grillés" grâce à un appareil appelé « programmateur de ROM
», appliquant une forte tension (12V) aux cases mémoire devant être marquées. Les fusibles
ainsi grillés correspondent à des 0, les autres à des 1 une seule fois et d’une manière définitive

EPROM
Les EPROM (Erasable Programmable Read Only Memory) sont des PROM pouvant être
effacées. Ces puces possèdent une vitre permettant de laisser passer des rayons ultra-violets.
Lorsque la puce est en présence de rayons ultra-violets d'une certaine longueur d'onde, les
fusibles sont reconstitués, c'est-à-dire que tous les bits de la mémoire sont à nouveau à 1. C'est
pour cette raison que l'on qualifie ce type de PROM d'effaçable.

EEPROM
Les EEPROM (Electrically Erasable Read Only Memory) sont aussi des PROM effaçables,
mais contrairement aux EPROM, celles-ci peuvent être effacées par un simple courant
électrique, c'est-à-dire qu'elles peuvent être effacées même lorsqu'elles sont en position dans
l'ordinateur.

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Traitement des Informations

Processeur.
Un microprocesseur est un circuit intégré complexe caractérisé par une très grande intégration
et doté des facultés d'interprétation et d'exécution des instructions d'un programme. Il est chargé
d’organiser les tâches précisées par le programme et d’assurer leur exécution. Il doit aussi
prendre en compte les informations extérieures au système et assurer leur traitement. C’est le
cerveau du système.

Architecture de base d’un microprocesseur


Un microprocesseur est construit autour de deux éléments principaux :
 Une unité de commande (contrôle)
 Une unité de traitement
Associés à des registres chargées de stocker les différentes informations à traiter. Ces trois
éléments sont reliés entre eux par des bus interne permettant les échanges d’informations.

Remarque :
Il existe deux types de registres :
 Les registres d'usage général permettent à l'unité de traitement de manipuler des données
à vitesse élevée. Ils sont connectés au bus de données interne au microprocesseur.
 Les registres d'adresses (pointeurs) connectés sur le bus d’adresses.

L’unité de commande
Elle permet de séquencer le déroulement des instructions. Elle effectue la recherche en mémoire
de l'instruction. Comme chaque instruction est codée sous forme binaire, elle en assure le
décodage pour enfin réaliser son exécution puis effectue la préparation de l'instruction suivante.

L’unité de traitement
C’est le cœur du microprocesseur. Elle regroupe les circuits qui assurent les traitements
nécessaires à l'exécution des instructions :
 L’Unité Arithmétique et Logique (UAL) est un circuit complexe qui assure les
fonctions logiques (ET, OU, Comparaison, Décalage, etc…) ou arithmétique (Addition,
soustraction).

 Le registre d'état est généralement composé de 8 bits à considérer individuellement.


Chacun de ces bits est un indicateur dont l'état dépend du résultat de la dernière
opération effectuée par l’UAL.

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