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LEPROVOST Romain

GIAMBELLUCO Rémi
FERLIN Rémi

Ariane V

Introduction :

Ariane V est actuellement le dernier lanceur européen héritier des 50 années


d’histoire du projet Ariane. Le programme Ariane 5 fut lancé en 1987 par les ministres
européens des affaires spatiales réunis à La Haye. Le programme de développement du
lanceur est dirigé par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) mais sa réalisation est assurée par
le CNES français. Le projet regroupe plus de 1100 industriels. D’abord public, Ariane se
privatise courant 2016. En effet, les géants industriels Airbus et Safran annoncent en 2014 la
création de la coentreprise franco-allemande ArianeGroup, anciennement Airbus Safran
Launcher. Il aura donc fallu 2 ans à la nouvelle entreprise pour obtenir l’autorisation
juridique de l’acquisition des parts du CNES dans Arianeespace. Le lanceur Ariane V débuta
sa longue carrière le 4 juin 1996 par un superbe crash après seulement 36,7 secondes de vol.
Ariane V est néanmoins le lanceur le plus fiable à l’heure actuelle avec 103 vols dont
seulement 5 échecs.
Dans un premier temps, nous présenterons l’évolution et les perspectives du marché
du satellite dont Ariane est un pilote majeur. Puis, nous décrirons sous un angle
technologique l’architecture du lanceur. Ensuite, nous aborderons les procédés de
fabrication associé à Y. Enfin nous terminerons par l’organisation de la production du lanceur
à l’échelle Européenne et mondiale.

I. Evolution et perspective du marché économique d’Ariane V


Dès les prémices du programme, Ariane était destinée à envoyer des satellites en orbite
et non des hommes. Les cibles du lanceur sont tous les types de satellites : commerciaux et
non commerciaux. De plus, Ariane V peut mettre des satellites sur tout les types d’orbites en
fonction de la demande du client (orbite géostationnaire, héliosynchrone, polaire…).

1. L’évolution du marché des satellites

Pour que le lanceur Ariane reste concurrentiel, il fallait qu’il puisse placer deux
satellites en orbite de transfert géostationnaire par vol. Face à une concurrence rude des
américains avec leurs lanceurs Delta et Atlas, les Européens ont dut agir. C’est à ce moment
qu’est décidé l’améliorations d’Ariane I pour donner les version 2 et 3 du lanceur avec une
masse en GTO passant de 1,8t à 2,4t.
L'agence spatiale européenne décide en octobre 1981, sur proposition de la France,
de développer une version plus puissante permettant de placer 4,17 tonnes en orbite
géostationnaire. L'objectif est encore une fois de pouvoir mettre en orbite les nouvelles
générations de satellites de télécommunications.
Ariane V, quant à elle, fut initialement prévu pour mettre en orbite la navette spatiale
Hermès qui fut vite abandonnée. Le lanceur mis au point permet toutefois de mettre de
lourdes charges en orbite et s’adapte donc bien au marché de cette fin du XX è siècle.

2. La place d’ariane dans le marché du spatial

Le choix d'un lanceur est généralement fait par le propriétaire du satellite. Toute une
gamme de lanceurs commerciaux est disponible sur le marché avec des capacités de
lancement variées et des fiabilités plus ou moins importantes. Un satellite devant pouvoir
s'adapter à divers lanceurs, compétitivité commerciale oblige, des interfaces standards
satellite/lanceur ont été définis. Ainsi, les satellites de télécommunications, représentant le
plus gros du marché, sont généralement compatibles avec l'Ariane européenne, la Delta
américaine, les Proton et Soyouz russes, la Longue marche chinoise, la Zénith ukrainienne.
La guerre des prix existe aussi entre les opérateurs de lancement, conduisant à des
différences parfois appréciables. Par exemple, pour les lancements de satellite(s) vers
l'orbite de transfert géostationnaire, ces prix peuvent aller de 13 à 30 k€ / kg de satellite.

3. Les différents lanceurs

La croissance du poids des satellites géostationnaires pourrait remettre en question la


position bien établie du lanceur sur ce segment. Le satellite TerreStar-1 (6,7 tonnes au
lancement) a établi un nouveau record de masse, mais le lanceur Ariane 5 chargé de le
placer en orbite n'a pu effectuer de lancement double, et le prix du lancement a dû être
acquitté par le seul opérateur de TerreStar-1. Si cette situation se généralisait, les lanceurs
aux capacités plus faibles et optimisés pour un lancement simple, comme Proton-M, d'ILS, et
Zenit-3 pourraient devenir plus concurrentiels qu'ils ne le sont actuellement.
Le deuxième étage d'Ariane 5 ne peut pas être ré-allumé, contrairement à ceux des
lanceurs russes Zenit et Proton, qui utilisent cette technologie depuis plusieurs décennies.
Les orbites de certains satellites nécessitent cette capacité. C'est ainsi que le lancement, le
20 avril 2009, d'un satellite militaire italien (Sicral-1B) a été confiée au lanceur russo-
ukrainien Zenit-3, et non à une fusée européenne.
De plus, avec l’émergence de lanceurs réutilisable comme les Falcon Heavy et Falcon 9
de SpaceX, ou encore le New Shepard (bientôt New Glenn) de Blue Origins, les lancements
vont devenir de plus en plus bon marché. Face à cette concurrence de toute part Ariane doit
s’adapter et c’est le défi qu’essaye de relever ArianeGroup avec le développement du
nouveau lanceur Ariane VI. Ce lanceur sera modulable (2 ou 4 boosters) pour le rendre
moins couteux, et aussi plus puissant (12t en GTO).
II. Architecture du lanceur et de ses sous-systèmes

1. Les différents lanceurs

Le lanceur s’est décliné en 5 versions le long de sa carrière. Il y a eu :


- Ariane 5G : 13 lanceurs ont été lancés entre 1999 et 2003
- Ariane 5G+ : Cette version possède un second étage amélioré, avec une charge possible de
6950kg. 3 lanceurs tirés en 2004
-Ariane 5GS : 6100kg en GTO avec 6 tirs entre 2005 et 2009
-Ariane 5 ES : Version conçue pour placer en orbite basse un vaisseau ravitailleur pour l’ISS. Il
peut mettre 21tonnes en LEO. 8 tirs entre 2008 et 2018

Enfin Ariane 5 ECA (ou Ariane 10t) est la seule version encore commercialisée à ce jour. Elle
permet de placer 10t en GTO. C’est la seule version d’Ariane V encore utilisée pour lancer
des satellites commerciaux depuis 2009. A ce jour, Ariane 5 ECA dénombre 71 vols dont
seulement 1 échec.

Malgré sa grand fiabilité le lanceur Ariane 5 ECA n’est pas parfait. En effet comme nous
l’avons vu précédemment les satellites sont de plus en plus lourd (jusqu’à 7t !). Le lanceur
Ariane est alors contraint de transporter 1 seul satellite et non 2. Les clients voient donc le
prix du transport doublé…
La version Ariane 5 ECB devait palier à ce problème en comportant un nouvel étage
supérieur cryotechnique réallumable (Vinci). Ce projet a été abandonné au profit du
développement d’Ariane VI.

2. Architecture globale du lanceur (ECA)

La seule version du lanceur encore d’actualité étant Ariane 5 ECA, c’est sur celle-ci que nous
allons nous attarder.
Le premier étage ou EPC (Etage principal Cryotechnique) mesure 31m pour une masse de
188t. Composé de H2 et d’O2 il alimente un moteur Vulcain qui fournis 10% de la poussée au
décollage.
Deux EAP (Etage d’Accélération à Poudre) sont attachés à ses côtés. Ils mesurent 31.6m pour
277t chacun. Ces deux boosters fournissent près de 90% de la poussée.
Le deuxième étage mesure un total 24m et pèse 33t. Il se compose d’un moteur
cryogénique, le HM-7B et d’une coiffe. Sous chaque coiffe peut se placer 2 satellites
maintenue par une structure interne du nom de SYLDA.

Ariane V est un lanceur de 780t au décollage pour 55m de haut fournissant une poussée de
13 000kN

3. EPC

L’étage cryogénique est un réservoir géant de plus de 30m de haut. Il se compose de deux
réservoirs pressurisés de H2 et de O2.
Cet étage est propulsé par un moteur Vulcain 2 qui est un moteur à ergols liquides
cryogéniques qui fonctionne à l’oxygène liquide (-180°C) et à l’hydrogène liquide (-250°C). Le
débit d’oxygène est de 280kg/s(200L/s) et celui d’hydrogène de 45kg/s (600L/s). Les gaz de
combustions (vapeur d’eau) ont une température de 3000K et sont éjectés à environ
4000m/s.

4. EAP

Les EAP aussi appelés boosters ou propulseurs d’appoint mesurent chacun 31,6 mètres de
haut et 3 mètres de diamètre. Ils transportent plus 240 tonnes de propergol solide. Ils
délivrent une poussée de 7 000 kN (700 tonnes) de poussée dans le vide, soit un peu plus de
90 % de la poussée totale du lanceur au décollage. Après 2 minutes et 10 secondes de
combustion, ils se séparent du corps central à 60 km d'altitude, au-dessus de l’Atlantique.

5. Second étage

L’étage supérieur du lanceur se sépare de l’étage central vers 145 km d’altitude pour
permettre de donner à la charge utile la vitesse nécessaire pour l’injection en orbite de
transfert géostationnaire. Cet étage se compose de plusieurs parties :

 Étage supérieur cryotechnique A (ESC-A)  : Tout comme le moteur Vulcain 2 du corps


central, le moteur HM-7B du cet étage utilise de l’hydrogène et de l’oxygène liquides.
Cet étage fonctionne jusqu’à 15minutes et 45secondes et fournit une poussée de
6,7tonnes.

 Case à équipements : Elle contient l’ordinateur de bord, le cerveau qui assure le


pilotage automatique d’Ariane 5, ainsi que tous les instruments de télémesures
nécessaires à son fonctionnement. Elle contrôle et adapte la position du lanceur,
commande l'extinction des moteurs, la séparation des étages, etc. Au niveau
structurel, elle sert également à fixer la coiffe et la structure porteuse SYLDA
 Charge utile : Lors d’un vol nominal, Ariane V transporte deux satellites. La structure
porteuse actuellement employée est la structure SYLDA (Système de Lancement
Double Ariane). Un satellite est installé à l’intérieur de la structure et l’autre dessus.
Un système pyrotechnique permet de propulser les satellites parallèlement à la
trajectoire.

 Coiffe : La coiffe d’Ariane 5 est constituée de 2 demi-coquilles. Son rôle est à la fois
protecteur pour la charge utile, et aérodynamique pour le lanceur. Ses dimensions sont
de 5,4 mètres de diamètre pour une hauteur de 12 mètres dans sa version courte, et 17
mètres dans sa version longue. Après 3 minutes de vol et à environ 120 km d’altitude,
l’atmosphère est beaucoup moins dense et permet de se séparer de la coiffe, dès que
possible pour alléger l’étage supérieur de plus de 2 tonnes.
III. Procédés de fabrications

1. EPC

L’EPC (Etage principale cryotechnique) est le réservoir des ergols du premier étage d’Ariane
5 qui doit contenir les 26 tonnes d’hydrogène liquide ainsi que les 132 tonnes d’oxygènes
liquide. Fabriqué entièrement en aluminium (4mm d’épaisseur) il est recouvert d’une
protection thermique de 2cm.
Il est composé de 3 fonds (1 fon commun entre oxygène et hydrogène liquide) ainsi que de 7
viroles (cylindre creux assemblé par la suite pour former les parois de l’EPC) elles-mêmes
constitués de 3 panneaux ainsi que des brides servant à relier les viroles entre elles.
Ces panneaux sont réalisés par usinages de tôles d’aluminium 22219, qui sont taillé dans la
masse, permettant de ne garder que la partie la plus pure de l’aluminium et d’intégrer
toutes les surépaisseurs nécessaires, entre autre les surépaisseurs de soudages.
Après avoir étaient contrôlés, les tôles sont ensuite cintrées à froid à l’aide d’une presse
réalisant quelques 250 plis sur toute la longueur du panneau (cette opération est appelé
croquage), les panneaux latéraux ainsi que les fond de réservoir sont ainsi formés.
Parrallèlement a ces opérations, les brides sont réalisées d’une seule pièce par tournage
verticale.
Les panneaux sont ensuite soudés entre eux pour former des viroles complètes d’un
diamètre de 5,4 m, puis soudés aux brides. Ces sous-ensembles sont alors amenés dans un
nouvel atelier de soudage de plus grande dimension ou ils sont soudés entre eux pour
former les réservoirs complets et ou les fonds de réservoir sont également soudés.
La dernière étape consiste à ajouter la protection thermique de feutre Dacron et d’un Liner
aluminisé double face (polyuréthane expansé)

2. EAP

L’EAP (Etage d’accélération à poudre) est ce qu’on appelle plus communément un booster, il
produit la plus grande part de la poussé durant la phase initiale du vol et doit résister a de
très importantes pression et température. Fabriqué en acier (8mm d’épaisseur) il est
composé comme l’EPC de 7 viroles, elles même composés de panneaux, 3 pour toute les
viroles à l’exception d’une, fabriqué d’une unique bride unique.
Chaque plaque formant les différentes viroles est formée à froid à partir d’ébauche d’une
épaisseur de 40 mm pour arriver à leurs épaisseurs finales de 8mm par « fluotournage ».
Elles sont ensuite soudées entre elles pour former les 7 viroles, ces viroles sont ensuite
soudées pour former plusieurs segments, avec les segment 2 et 3 composés de 3 viroles
chacun.
Les fonds sont fixés aux segment par l’intermédiaire de clavettes.
Les trois segments seront liés entre eux à l’aide de jonction spéciales en « tenon mortaise »
pour que les jonctions soient à la fois résistances aux hautes contraintes générés lors du
décollage et étanches. Mais avant cela, chaque section est isolée thermiquement et est
remplis des ergols solides.
3. Brevet

Procédé de soudage par faisceau d’électrons incluant le traitement thermique après le


soudage
EP 1 473 106 B1

Ce brevet visant à traiter thermiquement la soudure après le passage du faisceau à électron


en utilisant un second faisceau à électron pour recuire la soudure et relâcher les tensions
internes au matériaux, réalisant un recuit des soudures ayant été trempés par le soudure à
électron.
IV. Organisation de la production du lanceur

1. Les différents acteurs

La fabrication de la fusée prend trois ans : depuis la matière première jusqu’au


lancement.
La fabrication met en jeu plus de 1200 fournisseurs de toutes tailles.
12 pays financent Ariane V et, en contrepartie, ils font marcher leurs industries. Des sites de
fabrications se répartissent à travers toute l’Europe passant par la France, l’Italie, la Suède,
l’Allemagne etc…
ArianeGroup est le maître d’œuvre des lanceurs Ariane V et coordonne plus de 550
entreprises Européennes dont plus 100 PME. ArianeGroup pilote l’intégralité de la chaîne
industrielle, de la gestion des évolutions de performances du lanceur à son réglage final en
passant par la maîtrise de sa production. Celle-ci inclut les équipements et structures, la
fabrication des moteurs, l’intégrations des différents étages et l’intégration du lanceur en
Guyane.
Avant que le lanceur ne parvienne en Guyane, beaucoup d’opérations ont déjà eu
lieu en Europe. Les différents morceaux du lanceur sont acheminés en Guyane par la mer car
c’est le moyen le plus adapté. Il y a une dizaine de traversé par an réalisé par les bateaux
spécialement conçus pour le transport d’Ariane V : le Toucan et le Colibri.

2. Fabrication du lanceur

Les sites de fabrications sont éparpillés à travers toutes l’Europe. Les deux tronçons
principaux composant le lanceur sont produits dans les différentes usines européennes
d’Astrium, surtout à Brême (Allemagne) et aux Mureaux (Yvelines). Les moteurs Vulcain et
HM 7 sont, eux, fabriqués par Snecma sur son site de Vernon (Eure), tandis que les éléments
des propulseurs du booster sont produits dans le site bordelais de Snecma Propulsion Solide
et chez l’italien Avio. L’allemand MT Aerospace façonne à Augsbourg les corps des boosters,
quant aux réservoirs de l’étage principal, ils sont sous la responsabilité de Cryospace, un
joint-venture entre EADS et Air liquide.
De nombreuses autres entreprises, grandes ou petites, sont parties prenantes du
programme, à l’image de Souriau (connecteurs) ou Techlam (liaisons mécaniques flexibles).
Ou encore, la société champenoise Axon Group, qui équipe le lanceur de câbles haute
performance. Le groupe SNR, grand spécialiste des roulements à bille pour l’automobile,
réalise les turbopompes de la fusée européenne. Souriau fabrique dans son usine de
Marolles-en-Brie (Val-de-Marne) les connecteurs ultrasophistiqués qui sont insérés dans les
bras reliant le lanceur à la tour du pas de tir. Même Zodiac, plus connu comme
équipementier aéronautique ou Dassault Aviation, pour ses avions de chasse ou d’affaires,
ont participé au lanceur en fabriquant les équipements de télémesure servant au suivi de la
trajectoire de la fusée.

3. Assemblage du lanceur
Tous les éléments du lanceur sont acheminés en Guyane (Kourou) par navire spécialement
conçues pour le transport. Les satellites, quant à eux, arrivent à Cayenne par avion et sont
dirigés vers Kourou.

La campagne de lancement dure 22 jours et se fait en trois parties distinctes :

 Batiment d’intégration Lanceur (BIL) : Les 13 premiers jours de travail ont lieu dans ce
bâtiment de 58m de haut. L’assemblage début pas la mise en place de l’EPC sur une
table de lancement mobile. Ensuite débute l’intégration de l’EPS et de la case à
équipement et enfin les deux EAP sont montés. (Les deux EAP sont remplis dans le
bâtiment d’intégration propulseur (BIP) juste à côté). Après la vérification des étages,
l’ensemble est acheminé par double voie ferrée vers un deuxième bâtiment.

 Bâtiment d’assemblage final (BAF) : La dernière étape majeure dans la campagne de


lancement est l’intégration au BAF. C’est dans ce bâtiment que le lanceur reçoit sa
charge utile ainsi que SYLDA après avoir fais subir une batterie de test aux satellites.

 Pas de tir : Une fois le processus d’intégration dans les deux bâtiments terminés, le
lanceur final est acheminé, la veille du lancement, jusqu’au pas de tir sur sa table de
lancement qui la suivis tout l’assemblage. Le lanceur parcourt 2,5km en 1h30.
V. Bibliographie
1) https://www.ariane.group/fr/ - Site d’ArianeGroup
2) https://www.youtube.com/watch?v=NVj0WzlPVV8 – YouTube, C’est pas sorcier –
Ariane 5
3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ariane_5 - Wikipédia, page d’Ariane V
4) https://ariane5.cnes.fr/fr/ - Site du CNES
5) https://www.capcomespace.net/
6) https://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Les_coulisses_de_la_construc
tion_des_fusees
7) https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-batiment-
assemblage-final-3459/
8) https://mausonaut.wordpress.com/tag/launcher/
9) https://www.esa.int/Our_Activities/Space_Transportation/Launch_vehicles/Boosters
_EAP
10) https://www.capcomespace.net/dossiers/espace_europeen/ariane/ariane5/producti
on_ariane5_EPC.htm
11) http://argoth.free.fr/ariane_propulsion3.htm#structure_ariane
12) https://eduscol.education.fr/orbito/pedago/eap/eap1.htm

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