Vous êtes sur la page 1sur 3

Introduction

En principe, le contrat n’a pas d’effet obligatoire vis-à-vis des tiers, car nul ne peut être
engagé par un acte auquel il n’est pas partie.
Les parties et les tiers

Les parties :

Les parties sont les personnes qui ont voulu et conclu le contrat. C’était la traduction de l’idée
que pour être tenu d’une obligation, il fallait l’avoir voulu. Le critère de cette conception
étroite est donc la volonté.
Les tiers :

On distingue deux types de tiers : les tiers absolus et les tiers ayant lien avec le contrat

Les tiers absolus : Ceux qui sont totalement étrangers du contrat et aux parties, qui n’ont
donc aucun lien de droit avec elles.

Personnes qui ne sont pas vraiment tiers : une catégorie intermédiaire de personnes qui ne
sont pas des parties du contrat, mais pas entièrement étrangers à celles-ci, on trouve

Ayant cause à titre universel (héritiers ou successeurs) est celui qui se voit transférer
l’ensemble du patrimoine ou une partie du patrimoine.

Les créanciers sont des tiers à l’endroit de toutes les conventions passées par leur débiteur.

En effet, le contrat de vente n’engagera les tiers que dans des cas exceptionnels qui seront
cités par la suite.

Les effets du contrat à l’égard des tiers

Les tiers absolus : Ils ne peuvent en aucun cas être contraints d’exécuter le contrat et ne
peuvent en aucune façon en réclamer l’exécution (ni au créancier, ni au débiteur).

Les tiers ne peuvent pas se rendre compte de la violation du lien contractuel.

Ex : un employeur ne peut embaucher un salarié alors qu'il sait qu'il est déjà lié par un autre
contrat.

 Il suffit que le tiers connaisse l'existence du contrat, pas besoin d'une intention de nuire. Le
tiers pourra être condamné s'il a causé un préjudice.

  Responsabilité délictuelle. 

 Opposabilité du contrat par les tiers. Ces tiers vont invoquer le contrat à leur bénéfice alors
qu'ils y sont étrangers.
 -          contrat invoqué comme élément de preuve (ex : locataire qui invoque un ancien état
des lieux)

-          le tiers pourra se prévaloir d'une mauvaise exécution d'un contrat qui lui aurait porté
préjudice (ex : construction avec erreur qui cause dommage au voisin, et le voisin pourra invoquer
la faute contractuelle pour demander réparation).
2. Ayant cause à titre universel :
= les héritiers. Ayant cause universel : il reçoit l'intégral du patrimoine, alors que l'ayant cause
à titre universel : reçoit une fraction du patrimoine.

Succession sous bénéfice d'inventaire


 Les héritiers continuent la personne du cujus, deviennent parties au contrat conclu par le
défunt et ils peuvent devenir créancier ou débiteur à un contrat où ils n'étaient pas parties au
départ (exception à l'effet relatif du contrat). La transmission du contrat aux héritiers va se
faire indépendamment de la connaissance du contrat.
Exceptions :
-          l'auteur peut décider que le contrat disparaisse à sa mort
-          si le contrat a été conclu intuitu personae (ex : mandat)
-          l'héritier refuse la succession
Créanciers :

Ils disposent seulement d’un droit de gage général (ils ne sont pas munis de sureté) sur le
patrimoine de leur débiteur. Ils sont indirectement concernés par les contrats conclus par leur
débiteur dans la mesure où ils modifient son patrimoine. Ces contrats ne sont que des faits
pour les créanciers et leur sont donc opposables Mais ils demeurent des tiers car ne vont
produire aucun effet obligatoire entre eux : ils ne sont pas liés par ces contrats.

Par exemple : acquéreur d’un bien peut opposer à tous qu’il en est le nouveau propriétaire
ainsi s’il achète un bien, il pourra opposer aux tiers les droits qu’il tient du contrat de vente.

3. Les ayants cause à titre particulier.

Définition= celui qui reçoit de son auteur un bien ou un droit déterminé (ex : un acheteur). Le
cessionnaire d'une créance.
QUID d'un contrat conclu par leu auteur et qui entretient un lien étroit avec le bien ou le droit
qui leur a été transmis (ex : 1 contrat de vente avec des travaux commencés)
L'auteur et l'ayant cause peuvent se mettre d'accord pour transmettre les effets du contrat.
QUID s'ils n'ont rien prévu : la réponse va varier selon que le contrat litigieux fait naître des
droits ou des obligations à l'égard de l'ayant cause à titre particulier.
Il y a création de droits relatifs au bien transmis.
Ex : achat d'un immeuble, et cet immeuble est grevé par une servitude de passage (droit de
passer sur le terrain d'autrui). Le nouvel acheteur pourra revendiquer le droit de passage.
Ex : une personne va acheter un bien, en même temps que le bien, elle va recevoir l'action en
responsabilité en cas de défaut du produit contre le fabriquant (= responsabilité du fait des
produits défectueux).
L'ayant cause à titre particulier récupèrent les droits attachés à la chose en vertu de la théorie
de l'accessoire. Les droits sont l'accessoire de la chose.
Les obligations relatives au droit transmis : l'ayant cause peut-il être tenu d'obligation qu'il n'a
pas lui-même contracté (l'obligation contractée par l'auteur) ?
Non : effet relatif au contrat, un tiers ne peut pas être tenu par un contrat qu'il n'avait pas
conclu.
La transmission des obligations est possible si l'ayant cause accepte.
Exception en cas de servitude : l'acquéreur du bien grevé sera tenu de la servitude.
Servitude : on ne peut pas transmettre plus de droits que l'on en a soi-même.
Parfois le législateur intervient sur la transmission des obligations à l'ayant cause.
Hypothèse de la cession d'un bien avec contrat de bail : l'acheteur doit continuer le bail
jusqu'à son terme.
En cas de cession d'entreprise : le nouvel acquéreur doit continuer les contrats de travail en
cours.
Parfois problème de sécurité juridique par rapport à la transmission.
Les ayants causes récupèrent les droits attachés aux biens transmis mais par les obligations.

Conclusion :
Le contrat n'a pas d'effet obligatoire qu'à l'égard des parties. Le contrat ne peut pas être ignoré
aux tiers, il leur est opposable.

Vous aimerez peut-être aussi