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INTEROPERABILITE, # M2 SIGAT
Hiver 2017
SERVICES WEB, IDG ET
INSPIRE @Boris Mericskay
Evolutions des pratiques des
données géographiques
+
Retour sur les SIG
 A l’origine, des objectifs plutôt techniques
• Informatiser la cartographie, mieux gérer les données
• Améliorer l’efficacité opérationnelle des services

 Aujourd’hui, des objectifs collectifs


• Décloisonner les services : inciter les services à mieux
partager et échanger leur connaissance du territoire
• Mieux connaître le territoire (connaissance moins
fragmentaire)
• Partager cette connaissance du territoire avec d’autres
organisations
• Apporter un meilleur service ou de nouveaux services au
citoyen
+
Objectifs des SIG
+
Avant tout les technologies
+
Au début : des silos
 La première génération de système d'entreprise se
présentait sous la forme d'une architecture dite « en
silos »
• Chaque base de données repose sur une plate-forme
propriétaire, l'isolant du reste de l'écosystème informatique
• Pas de mutualisation (partage) des données et peu de
réutilisation possible
+
Hier : des plat des spaghettis
 Dans les années 1990, l'avènement des serveurs
d'applications conduit à une multiplication de systèmes
et applications technologiquement hétérogènes au sein
du SI
• Développements coûteux
• Interconnexions redondantes
• Grande complexité
• Maintenance difficile
+
Aujourd’hui : urbanisation des SI
 Ranger, organiser pour optimiser le SI (urbaniser)
• L'urbanisation des SI est une discipline d’ingénierie informatique
consistant à faire évoluer les SI pour qu'ils soutiennent et
accompagnent de manière efficace les missions de cette
organisation et leurs transformations

 Décomposer le SI en composants
autonomes interopérables par le biais
de standards, en vue de le rendre plus
réactif aux évolutions des besoins
métier
 Caractère évolutif, accessible, ouvert,
connecté, interopérable
 Approche rationnelle par briques
(encapsulation)
+
Aujourd’hui : urbanisation des SI

 L'architecture orientée service (SOA)


+
L’ère des services

Géomatique distribuée
• Données réutilisables
• Services interopérables
• Visualisation
• Téléchargement
• Catalogage
• Traitements
+
Services Web
• Les services Web sont normalisés et interopérables
• Combinés et réutilisés pour donner naissance à de nouvelles
solutions ou processus composites (mashup _ Légos)
• Un serveur SIG peut être simultanément client de services web
(pour accéder à des données présentes sur d’autres
serveurs) et serveur (pour mettre à disposition ces données,
éventuellement traitées, à d’autres composants logiciels).
+
Services Web géo et données
+
L’ère des services

 Nouvelles formes de circulation des données géographiques publiques


+
Gestion des données
 Avant les services Web, trois grandes difficultés :
• Partager des données entre plusieurs applications.
• Partager des données entre plusieurs SIG.
• Partager des données avec les partenaires.
 Réponse des services Web
• Mise à disposition des données géographiques en interne ou
externe sous forme de services web géographiques pour des
besoins limités à de la consultation, voire des géo-traitements.
• Avantages : pas de transfert des données, permettant une
meilleure gestion des mises à jours
• Contraintes : dépendance de l'infrastructure web, administration
des données (nouvelles gouvernances)
+
SIG et SI
 Avant les services Web :
• Les divers silos de données communiquent plus ou moins bien
• Les interfaces permettant de faire communiquer les logiciels
mais cela dépend des éditeurs
• Redondance des données et des applications
 Réponse des services Web
• Les applications sont remplacées par des composants métier
exposés sous forme de services
• Ces services communiquent entre eux par des protocoles
standardisés et sont pilotés par un logiciel d’orchestration
• Chaque application va chercher les fonctions et les données qui
lui manque en les appelant sous forme de Services Web
+
Dynamiques partenariales
 Avant les services Web :
• Chacun doit transférer physiquement données et métadonnées qu’il met à
disposition des autres partenaires et en retour, télécharger les données
qu’il souhaite utiliser dans son SIG
• La plate-forme est focalisée sur la gestion des métadonnées et le
téléchargement, ou peut proposer des services de consultation et plus
 Avec les services Web :
• Les acteurs peuvent diffuser des données sous forme de services Web
• La plate-forme peut-elle même rendre les données accessibles sous
forme de services Web
• À terme, la plate-forme devient un (géo)portail donnant accès aux
services Web
+
Normalisation des données
 Mise en commun d ’une multitude de données hétérogènes
• Provenant de producteurs différents (pas les même protocoles)
• Systèmes de projections différents
• Précisions géométriques variables
• Modèles de données hétérogènes
• Légendes et symbologies variables
 Incohérences géométriques et sémantiques

 Un chantier structurel sur les données


+
Normalisation des données

 L’IG se caractérise par l'hétérogénéité des systèmes informatiques qui la supportent


 Avec le développement d'internet besoin d'interopérabilité des données et des services
+
Exemple des M2
 Pascal Filippi
+
Exemple des M2
Marine Faucher
+
Exemple des M2
Marine Faucher
+
Exemple des M2
Marine Faucher
+
Exemple des M2
Marine Faucher
+
Exemple des M2
 Valentin Floch
+
Exemple des M2
 Guillaume Chauvet
+
Exemple des M2
 Aline Monsimer
Interopérabilité
+
Interopérabilité
• Capacité que possède un système informatique à fonctionner
avec d’autres produits ou systèmes informatiques, existants ou
futurs, sans restriction d’accès ou de mise en œuvre
• Echange de données, traitements, mise à jour,…
• Notion cruciale pour les réseaux hétérogènes aux côtés
d’une vaste panoplie de matériels informatiques et de
logiciels
+
De la compatibilité à
l’interopérabilité
+
Interopérabilité
+
De la compatibilité à l’interopérabilité

Compatibilité : deux éléments se comprennent : le format A des données d'un logiciel


sont compatibles avec le format B des données d'un autre logiciel. Il peut avoir aussi un
format C, D, E
Standard de fait : Lorsqu'un acteur devient dominant dans un domaine, les autres
acteurs font en sorte d'être compatibles avec lui.
L'interopérabilité : elle est générale, et ne peut être une interopérabilité avec quelque
chose de particulier ; elle s'appuie sur un format ouvert
+
Interopérabilité
L'interopérabilité nécessite que les communications obéissent à
des normes, clairement établies et univoques

• Normes
• Ensemble de règles de conformité ou de fonctionnement
légiféré par un organisme de normalisation mandaté, comme
l’ISO
• Standards
• Un ensemble de recommandations ou de préférences
préconisées par un groupe d’utilisateurs caractéristiques et
avisés (W3C ou OGC)
• Des incontournables
• Les normes et standards permettent d’assurer la pérennité et
l’évolutivité des contenus et des choix techniques et
favorisent l’interopérabilité des plates-formes
• Les « bonnes pratiques »
+
Interopérabilité à 4 niveaux
+
Interopérabilité et SIG
 Les standards de l’OGC :
• L'Open Geospatial Consortium (OGC), est un consortium
international fondé en 1994 pour développer et promouvoir des
standards ouverts en géomatique
• Regroupement d’acteurs divers plus de 500 (public, privé)
afin de développer et promouvoir des standards ouverts
• Communauté très active (publications, conférences, etc.)
+
Interopérabilité et SIG
 Les standards de l’OGC :
• L'OGC effectue le même travail que le W3C produire des
spécifications et des normes qui seront ensuite implémentées
par les producteurs d'outils/données SIG (logiciels, librairies...)
• L’objectif est de garantir l'interopérabilité des contenus, des services
et des échanges dans les domaines de la géomatique
• Des standards ouverts : formats de données interopérables et dont
les spécifications techniques sont publiques et sans restriction
d’accès ni de mise en œuvre, par opposition à un format fermé ou
propriétaire.
+
Interopérabilité et SIG
 Standards de formats l’OGC

Pornon et al., 2008


+
Interopérabilité et SIG
 Standards de services de l’OGC :

Pornon et al., 2008


+
Interopérabilité et SIG
 Dans les faits
Evolutions des cadres législatifs
Que dit la loi ?

Directive Européene INSPIRE (2007)


• Interconnecter et à rationnaliser les bases de données géographiques des
27 pays membres de l’UE
• La directive impose aux « autorités publiques » (Etats, régions, provinces,
villes) de publier dans des standards ouverts et documenter une série de
données géographiques

Loi Valter, Macron, NOTRe, République numérique,…


• Ouverture et mise à disposition sur Internet de l’information numérique
sur le territoire dans des standards ouverts

5
• Toutes les communes et EPCI de plus 3500 hab.
• Principe d’Open Data par défaut

40
DIRECTIVE INSPIRE
+
INSPIRE
• La directive INSPIRE (INfrastructure for SPatial InfoRmation in
Europe) vise à interconnecter et à rationnaliser les bases de
données géographiques des 27 pays membres de l’UE
• La directive impose aux « autorités publiques » (Etats,
régions, provinces, villes) de publier sur Internet leurs
données géographiques et leurs métadonnées lorsque ces
données existent sous forme électronique
• Adopter des mesures concernant l’échange, le partage,
l’accès et l’utilisation de données et de services
géographiques interopérables aux différents niveaux
d’autorités publiques
+
Que dit la directive ?

directive 2007/2/CE du Parlement européen


+
Principes fondateurs
Subsidiarité
Données
collectées une
seule fois, mises à
jour unique

Partage
Partageables Simplicité
entre niveaux de
Faciles à combiner
résolution et
entre elles
d’exploitation
différents

Accessibilité
Découverte Facilement
accessibles pour
Faciles à découvrir
permettre une
et à évaluer
meilleure
utilisation
+
Quels acteurs ?
• Services de l’Etat,
• Collectivités territoriales et leurs groupements,
• Etablissements publics
• « toute personne physique ou morale fournissant des services
publics en rapport avec l’environnement »
• « toute personne physique ou morale ayant des responsabilités
ou des fonctions publiques, ou fournissant des services publics
en rapport avec l'environnement sous le contrôle d'un organisme
ou d'une personne visés [précédemment] »

 Beaucoup d’acteurs à divers niveaux territorial


+
5 grandes composantes
 3 Composantes techniques
• Des métadonnées (normalisées)
• Interopérabilité des jeux de données géographiques
• Des services de données géographiques et des technologies en
réseau (standards ouverts)
 2 Composantes organisationnelles
• Des accords sur le partage, l’accès et l’utilisation
• Des mécanismes, processus et procédures de coordination et de
suivi
+
Quelles données ?
• La directive n’impose pas la production de nouvelles
données.
• Par contre les données rentrant dans les champs d’applications
d’INSPIRE devront respecter les règles de mises en œuvre
définies en application.
• Les données concernées par INSPIRE s'applique à 34
domaines thématiques, se décomposant en 3 groupes :
• Repérage sur le territoire ( unités administratives, réseaux
de transport, hydrographie, parcellaire cadastral,
adresses,…).
• Données générales complémentaires, telles que l'altimétrie,
l'occupation des terres, la géologie et l'ortho-imagerie.
• Données thématiques comme les bâtiments, vocation des
sols, santé et sécurité des personnes, services d'utilité
publique et services publics, données sur l'environnement,…
+
Quelles données ?
+
Données exclues
+
Perspectives d’INSPIRE
Tous les acteurs publics détenant des données géographiques sont concernés

• Les impacts de ce texte sont très nombreux sur les acteurs de la géomatique :
• amélioration de la qualité des informations et des services,
• développement de la notion de partage,
• essor des communautés de pratiques thématiques,
• usages nouveaux et nombreux de l’information géographique et surtout
utilisation d’Internet pour la diffusion et l’accès aux données.
• Il s’agit d’un véritable défi, car les changements à apporter aux pratiques et
organisations sont conséquents.
+
Au final

 Plusieurs dispositions liées au numérique et en particulier à l’ouverture


des données
• Obligation pour les communes de plus de 3 500 habitants, et leurs EPCI, de rendre
accessibles en ligne les informations publiques numériques relatives à leur territoire
(5000 collectivités)
 Quid, dès lors, du caractère obligatoire ou non de la publication, du
périmètre exact des informations concernées, du planning de mise en
œuvre, du caractère contraignant ou non permettant de s’assurer de
l’effectivité de cette disposition ?
• Rien de très clair à ce stade. Le format de diffusion des fichiers, ouvert ou non, n’a
pas non plus été précisé. Il semble qu’il soit laissé à la discrétion des collectivités.
 Un cadre mais pas d’accompagnement
A chacun sa méthode !
Echelle de l’ouverture des
données géographiques
publiques
53
ECHELLE DE L’OPEN DATA
GÉOGRAPHIQUE

Mise à disposition de jeux de données


géographique dans des standards
ouverts

Mise à disposition de jeux de


données géographiques

54
PORTAILS DE DONNÉES
OUVERTES
Multitudes de données géographiques à différents échelons territoriaux

55
PORTAILS DE DONNÉES
OUVERTES
Data.gouv.fr en quelques chiffres

56
PORTAILS DE DONNÉES
OUVERTES
Data.gouv.fr en quelques chiffres

57
PORTAILS DE DONNÉES
OUVERTES
Data.gouv.fr en quelques chiffres

58
ECHELLE DE L’OPEN DATA
GÉOGRAPHIQUE

Documentation des jeux de


données (métadonnées et
catalogage)

Mise à disposition
de jeux de
données
géographique
dans des
standards ouverts
Mise à
disposition de
jeux de
données
géographiques

59
LES MÉTADONNÉES
Des données sur les données
• Permet de définir et de décrire les jeux de données = documenter, qualifier
• Date, thématiques, auteur, contact, emprise, structure, généalogie, précision, projection,
conditions d’utilisations, résolution,…
• Plusieurs normes (ISO) et standards ouverts (Dublin Core, csw)
• Les métadonnées sont à la base des techniques du Web sémantique
• Catalogage des données via les métadonnées (services de catalogage > Moissonnage)
• Permet une meilleure utilisabilité des données (recherche, qualité,….)

60
+
Métadonnées: qualifier
 Métadonnées : ensemble d’informations décrivant une
donnée, une série de données (lot de données)
• Elles se composent d’éléments relatifs à l’identification, la
représentation spatiale, la qualité, le contenu, les modalités
d’accès et de diffusion, etc.
• Métadonnées de découverte pour identifier les données
• Métadonnées d’exploration pour caractériser avec plus de
détails les données disponibles et estimer leur utilité pour un
projet
• Métadonnées d’exploitation pour apporter l’ensemble des
informations nécessaires pour intégrer les données dans un
SIG et les utiliser
• Normalisation des métadonnées (spécifications)
+
INSPIRE et Métadonnées
• Chaque série de données géographiques doit précisément être
décrite par une fiche électronique de métadonnées
• Ces fiches de métadonnées doivent être tenues à jour et
répertoriées dans des catalogues en ligne équipés d’un
moteur de recherche
• Métadonnées de données et métadonnées de services.
• Fichier au format XML ISO 19139, format préconisé par INSPIRE
pour assurer l’interopérabilité entre catalogues
• Conformité à la norme ISO 19115/19119 sur les
données/services géographiques
• Nombreux outils pour la saisie (ArcGIS, QGIS, Excel, Open
Office)
• Validation des métadonnées via le géocatalogue de l’IGN avant
la publication pour vérifier leur conformité
• Importation des fichiers OU saisi sur le géocatalogue
+
INSPIRE et Métadonnées
+
INSPIRE et Métadonnées
+
Le Géocatalogue
 Le Géocatalogue constitue le point d’accès, pour le
portail communautaire INSPIRE, aux métadonnées
publiées par les autorités publiques françaises

Référencement des jeux de données et des


services interopérables accessibles depuis
différents serveurs distants pour l’ensemble
des acteurs publics en France
+
Du catalogage au moissonnage
 Le moissonnage est un mécanisme permettant de collecter des
métadonnées sur un catalogue distant et de les stocker sur le nœud
local pour un accès plus rapide
• Le moissonnage n’est pas un import simple : les métadonnées locales et celles
du catalogue distant sont synchronisées
• Par exemple, depuis un catalogue régional il est possible d’accéder à l’ensemble des
métadonnées des catalogues départementaux et à une sélection de métadonnées issues
d’un catalogue national
+
Où en est-on ?
+
Où en est-on ?
 70 000 données référencées sous forme de métadonnées.
+
Où en est-on ?
 Des métadonnées nombreuses… mais des données peu accessibles
+
Où en est-on ?
 La qualité des métadonnées…
+
Où en est-on ?
 Difficultés rencontrées
+
Où en est-on ?
 Expériences positives
• La production généralisée de métadonnées,
• L’inventaire des données existantes et les interrogations
associées sur leur qualité
• La facilité d’accès accrue aux données publiques,
• Le renforcement de dynamiques régionales

INSPIRE essentiellement perçue comme tendant à rapprocher les


parties prenantes
INSPIRE = philosophie de partage
+
Où en est-on ?
 Difficultés rencontrées
• Complexité technique INSPIRE, guides techniques en anglais
• Difficultés techniques : manque d’outils de vérification de la
conformité, problème de moissonnage par le Géocatalogue...
• Manque de ressources humaines et financières, pas de
financement dédié pour la mise œuvre,
• Difficulté à mobiliser le niveau politique sur ce sujet

INSPIRE perçue comme une contrainte fortement consommatrice


de ressources humaines et financières.
ECHELLE DE L’OPEN DATA
GÉOGRAPHIQUE

Services Web
géographiques ouverts
Documentation des et interopérables
jeux de données
(métadonnées et
catalogage)
Mise à disposition
de jeux de
données
géographique
dans des
standards ouverts
Mise à
disposition de
jeux de
données
géographiques

74
INFRASTRUCTURES DE DONNÉES
SPATIALES
Structure de mutualisation / Guichet unique de l’IG pour un territoire ou une
thématique
• IDG nationale (SHOM, BRGM), régionales, départementales, universités
• La région comme échelon de gestion des données géo publiques
• Projets organisationnels avec plusieurs partenaires
• Permet la circulation des informations géographiques au
au-delà des frontières de leurs organisations d’origine

75
IDG
L’IDG propose une porte d’entrée vers des données souvent
dispersées (fournisseurs différents) = « Guichet unique »
• Rassembler des données éparses
• Bouleversement organisationnel dans le cycle de vie de la donnée
(=/= SIG par territoire et par thématique)
• Mise en réseau des bases de données par des services Web
normés qui améliorent l’interopérabilité des différents systèmes
• Le traitement de l’information n’est plus considéré dans sa relation
avec un individu unique mais dans le cadre de réseaux inter
organisationnels
+
IDG en France
+
IDG nationales
 Les IDG nationales sont de plus en plus nombreuses
• Elles répondent à un besoin des services de l’État d’organiser les
connaissances sur une thématique donnée, d’améliorer
l’accessibilité aux données
• Elles font écho à des attentes politiques principalement liées à
l’environnement : directive INSPIRE, directive sur l’Eau, Grenelle
de l’environnement.
+
IDG régionales
 34 IDG au niveau régional
• IDG portées par l’État
• Guichet unique régional entre les différents services déconcentrés de
l’État en région) et les IDG co-pilotées par l’État et la Région
• Les IDG portées uniquement par les Conseils régionaux restent marginales
• La tendance est à la fusion entre plates-formes (GéoNormandie, par
exemple, est née de la rencontre entre le Pôle Géomatique Normand et
PRODIGE Basse-Normandie)
• Collectivités d’outre-mer. Après la Nouvelle-Calédonie, la Martinique et la
Guyane, Mayotte (GéoMayotte), la Réunion (PEIGEO), la Guadeloupe
(PRODIGE 971) ont initié leur propre infrastructure de données
géographiques.
+
IDG régionales
+
IDG régionales
L’échelon régional est reconnu comme étant pertinent par l’ensemble des acteurs institutionnels pour
assurer une mutualisation et une redistribution efficace de l’information géographique

L’amendement vise à renforcer le rôle des plates-formes de services numériques géographiques pour
une description détaillée du territoire.
+
4 fonctions principales

1. Connaître les données disponibles à partir d’un moteur de


recherche qui donne accès à des fiches de métadonnées
(géocatalogue)
2. Visualiser ces données à partir d’une interface de
consultation en ligne (géoportail)
3. Accéder aux données (par téléchargement ou par des
services Web)
4. Consulter des ressources en ligne en lien avec les activités
des communautés d’utilisateurs (site éditorial)
IDG ???
Technologie
pour le
partage

IDG
Normalisation
Services
(formats et
innovants
standars)

Ouverture
des données
+
Exemple : GéoBretagne
+
Géocatalogue: chercher/trouver
+
Géoportail : visualiser
+
Téléchargement de données
+
Services en ligne
+
Site éditorial
+
GéoBretagne
+
GéoBretagne
+
De l’acquisition à l’animation
 Des approches et des thématiques diversifiées
• De l’acquisition mutualisée de données de référence à
l’animation de « groupes de travail »
• De la gestion de l’espace naturel à celle de l’espace urbanisé, les
thèmes couverts sont indénombrables : mer et littoral, zones
humides, gestion des risques, urbanisme, aménagement
numérique, adresse…
 En fonction des stratégies, des attentes, de l’état
d’avancement du projet, des moyens…chaque IDG s’est
dotée d’une mission qui lui est propre
• Du simple achat mutualisé de données à l’animation de groupes
de travail thématiques en passant par le développement d’un
panel complet de géoservices, tous les cas de figure sont
envisageables !
+
IDG en France
+
Petit bilan des IDG françaises
ECHELLE DE L’OPEN DATA
GÉOGRAPHIQUE
Standardisation
des données
Services Web géographiques
géographiques (géostandards)
ouverts et
interopérables
Documentation des
jeux de données
(métadonnées et
catalogage)
Mise à disposition
de jeux de
données
géographique
dans des
standards ouverts
Mise à
disposition de
jeux de
données
géographiques

95
LES GÉOSTANDARDS
 Standardisation des formats d’échange et de la sémantique (MCD, gabarit)
COVADIS : Commission de validation des données pour l’information spatialisée
• Standardiser les données géographiques les plus fréquemment utilisées
• La standardisation prend la forme de géostandards que les organisations doivent
appliquer dès qu’ils ont à échanger avec leurs partenaires ou à diffuser sur internet
de l’information géographique publique
• La COVADIS inscrit son action en cohérence avec la directive INSPIRE et avec les
standards reconnus (…)

96
LES GÉOSTANDARDS
• 27 géostandards COVADIS validés et d’autres en constitution
• Servitudes d’utilités publiques, PLU, PPRN, PPRT, directive inondations, espaces
protégés, cartographie du bruit, centre d’examen du permis de conduire,…

97
INFRASTRUCTURES DE DONNÉES
SPATIALES (SUPRA)NATIONALES

15
LE CADASTRE

Référentiel cartographique de base


• Il existe actuellement en 2 cadastres dématérialisés
• Direction générale des finances publiques (DGFiP)
• Le BD Parcellaire de l’IGN
• Demain : Représentation Parcellaire Cadastrale Unique (RPCU)
• Deviendra à terme le nouveau plan cadastral français et mettre ainsi fin à la
coexistence des deux représentations du cadastre (en cours)

99
LES PLANS LOCAUX
D’URBANISME
Le plan local d’urbanisme intercommunal devient la règle
• Au-delà du volet urbanistique et législatif, la dimension technique
• Dématérialisation et numérisation des PLUi au format SIG = OBLIGATOIRE
• Faciliter la dématérialisation des documents d’urbanismes (graphiques)
• Faciliter l’évaluation et le suivi au niveau nationale
• Intégration OBLIGATOIRE au 1 janvier 2020 sur le Géoportail de l’urbanisme

100
LES PLANS LOCAUX
D’URBANISME
Des bases de données géographiques PLUi standardisées
• Structuration standardisée des PLUi (Géostandard CNIG/COVADIS)  Gabarits
• Nomenclatures communes (vocations, zonages, prescriptions,…)
• Quid des standards ouverts ???

101
+
Serveur de gabarits
http://geostandards.developpement-durable.gouv.fr/
LES PLANS LOCAUX
D’URBANISME
Le géoportail de l’urbanisme : https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/
• Partenariat IGN et ministère du logement er de l’habitat durable
• PLU, Servitudes d’utilités publiques, SCOT
• Toute personne pourra à termes consulter les informations urbanistiques à
l’échelle de la France (prescriptions, zonage, règlements, SUP,…)

103
TRANSPORTS EN COMMUN
Le format Google General Transit Feed Specification (GTFS)
• Format informatique standardisé pour communiquer des
horaires de transports en commun et les informations
géographiques associées (topographie d'un réseau :
emplacement des arrêts, tracé des lignes)
• Initiative portée par Google
• Quid de Neptune (équivalent européen) ?

104
MAQUETTES NUMÉRIQUES
URBAINES
Le format CityGML (convergence SIG et 3D)
• Format de représentation, stockage et d'échange de modèles
3D de villes et de paysages
• Initiative portée par l’OGC (standard de format)
• Quid du CityGML avec le BIM ? (IFC, CItyGML ?)
• Le rôle des éditeurs de logiciels…

105
+
En guise de conclusion

 Mouvement de fond d’ouverture des données géographiques


 Avec un ensemble de modalités
• Technique et politiques
 Mutation du cycle de vie des données géographiques publiques
• Standardisation, ouverture, usages, licences

Bref des défis pour les professionnels des territoires en termes de données (spatiales)

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