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BIM 4D au service de la gestion d’un chantier de bâtiment

Projet de Tour R+15 avec 3 sous-sols : Montage des maquettes


3D, conception du planning 4D et élaboration du Plan de
détection des interférences

Ce mémoire s’intéresse à l’apport du BIM, en particulier la planification


4D à la coordination des différents lots et la gestion de chantier, en utilisant
les dernières solutions technologiques de la simulation.
Nous commençons par élaborer le modèle 3D du projet qui rassemble les
maquettes numériques de différentes disciplines (architecture, structure,
plomberie, chauffage ventilation et climatisation).
Après, nous passerons à la planification 4D où on rassemble le planning
établi avec les maquettes 3D pour monter le modèle 4D qui permet aux
parties prenantes la visualisation de la construction du projet du début
jusqu’à la fin. Ce planning 4D permettra d’intégrer les différents métiers
sur la même plateforme afin de visualiser le chantier et y détecter les
problèmes qui risquent de subvenir durant la construction.
Enfin, les différentes maquettes seront sujettes au processus de détection
d’interférences qui représente l’une des forces de BIM. Cela permettra
d’anticiper la majorité des conflits entre les lots.

Réalisé par : Encadré par :

 EL KATI Ayman  Mme. Malika AZMI


 IMZILEN Abdellah  Mme Yousra TALHA

Année universitaire : 2019-2020

ALTICOR
2, Rue Dakar n°3 Océan - Rabat
Mémoire de projet de fin d’études

BIM 4D au service de la gestion d’un chantier de bâtiment


Projet de Tour R+15 avec 3 sous-sols : Montage des maquettes 3D, conception
du planning 4D et élaboration du Plan de détection des interférences

Mémoire du Projet de Fin d'Étude pour


L’obtention du diplôme d'Ingénieur d'État de
L’EHTP

Présenté par : Dirigé par :


EL KATI Ayman Mme. AZMI (EHTP)
IMZILEN Abdellah Mme. Yousra Talha (ALTICOR)

Soutenu le 8 Juillet 2020

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Mémoire de projet de fin d’études

Dédicace

À mes chers parents


Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma considération pour les
sacrifices que vous avez consenti pour mon instruction et mon bien être.
Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis mon enfance et j’espère
que votre bénédiction m’accompagne toujours.
Que ce modeste travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés, le fruit de vos innombrables
sacrifices, bien que je ne vous en acquitterai jamais assez. Puisse Dieu, le Très Haut, vous accorder
santé, bonheur et longue vie et faire en sorte que jamais je ne vous déçoive.

A ma chère et adorable petite sœur que j’aime profondément.


En témoignage de mon affection fraternelle, de ma profonde tendresse et reconnaissance, Pour tous
les moments d’enfance passés avec toi ma sœur, je vous souhaite une vie pleine de bonheur et de
succès et que Dieu, le tout puissant, vous protège et vous garde.

À mes chers oncles, tantes, leurs époux et épouses, À mes chers cousins et cousines
MOSSAAB, HODAIFA, MEHDI, MOHAMED, SOHAIB, MOSTAFA, YOUSSEF, HATIM, OBAIDA, ILAF,
MARAM, ABRAR, AFNAN...

Veuillez trouver dans ce travail l’expression de mon respect le plus profond et mon affection la
plus sincère

A mes grands mères chéries et mon grand père maternel


Qui m’ont accompagné par leurs prières, leur douceur, puisse Dieu leur prêter longue vie et
beaucoup de santé et de bonheur dans les deux vies.

A la mémoire de mon grand père paternel


J’aurais tant aimé que vous soyez présents. Que Dieu ait votre âme dans sa sainte miséricorde

À mes chers amis


YOUNES, MOHAMED, YASSINE, ABDELKHALEQ, AMIR, ABDELLAH, RABIE, SALMAN, TAYEB,
IMAD…

En souvenir de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que nous avons passés
ensemble. Veuillez trouver dans ce travail l’expression de mon respect le plus profond et mon
affection la plus sincère.

Ayman EL KATI
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Mémoire de projet de fin d’études

Dédicace

A mes très chers parents


Ceux qui m'ont comblé de leur soutien et m'ont voué un amour inconditionnel. Aucune dédicace ne
saurait traduire la profondeur des sentiments d’amour, d’estime et de respect que je porte pour vous.
Que Dieu vous protège et vous procure santé et longue vie.
En témoignage de ma gratitude, si grande qu’elle puisse être, pour tous les sacrifices que vous avez
consentis pour mon éducation, mon confort et mon bien être.
Que ce travail soit l’aboutissement de vos efforts et le fruit de vos sacrifices.

A Ma Chère Sœur
Qui m’a tant aidé par son soutien aussi moral que matériel. Avec tous mes vœux de te voir réussir ta
vie.
En témoignage du respect et de la reconnaissance que je porte pour toi, je te dédie ce travail.

A toute ma famille
Pour qui j’éprouve un grand respect.

A Mes Chers Enseignants


Je dédie ce travail à chaque professeur qui m’a transmis un jour, la lettre du savoir.

A Mes Chers Amis


Qui m’ont donné ce que les relations humaines ont de plus précieux …. A l’amitié qui m’a fait vivre
de beaux souvenirs, A l’amitié qui m’a toujours fait évolué.

Abdellah

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Mémoire de projet de fin d’études

Remerciements

Avant d’entamer ce rapport, nous tenons à témoigner notre profonde gratitude à toutes les
personnes qui ont participé de près ou de loin à l’élaboration de ce travail.
Nous souhaitons remercier en premier lieu notre encadrante à l’EHTP la Pr. Malika AZMI. Nous
lui sommes énormément reconnaissants pour le temps conséquent qu’elle nous a accordé, ses
qualités pédagogiques et scientifiques, sa franchise et sa sympathie. Nous avons beaucoup appris
à ses côtés et nous lui adressons notre gratitude pour tout cela.

Nous voudrons remercier également notre encadrante Mme. Yousra TALHA, ingénieur au sein
d’Alticor pour nous avoir offert l’opportunité de participer à ce travail enrichissant, ainsi que pour
son assistance et sa disponibilité le long de la période du stage. Son encadrement et ses conseils
permanents nous ont été d’un apport remarquable.
Nous remercions également Mr. Amir BAOUZA, le directeur général d’Alticor pour son
dévouement et son encadrement. Tout au long de ce stage, ses conseils pertinents avec écoute,
amabilité et patience ont permis à ce mémoire d’aboutir et de voir le jour.
Nous tenons aussi à remercier Mme. Oumaima NOUBHANI, ingénieur à Alticor pour son
assistance et son suivi.
Le professionnalisme, la disponibilité et toute l’attention qui nous ont été témoignés par toute
l’équipe Alticor durant toute la période du stage et surtout dans les durs temps du confinement, ont
grandement contribué à l’élaboration de ce travail et à notre apprentissage.

Que le corps professoral et administratif de l’EHTP trouve ici nos vifs remerciements, pour tout le
travail effectué durant notre scolarité.
Que Mesdames, Messieurs les membres de jury trouvent ici l’expression de notre reconnaissance
pour avoir accepté de juger notre travail.

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Mémoire de projet de fin d’études

Résumé
Tout projet de bâtiment, caractérisé par son niveau de complexité et par la multitude de ses
intervenants, est sujet à de sérieux soucis de coordination donnant lieu à des conflits entre différents
lots. Ces derniers sont généralement détectés tardivement sur chantier; leur traitement nécessite un
coût et un délai supplémentaires. Par ailleurs, la gestion classique de projets a toujours subi la
majorité de ses soucis en les résolvant un à un au fur et à mesure que le projet avance.
Pour répondre à cette problématique, notre projet de fin d’études s’est intéressé à l’apport du BIM,
en particulier la planification 4D, à l’anticipation des différentes interactions et l’identification des
conflits, en utilisant les dernières solutions technologiques de la simulation.
Nous avons choisi d’étudier un projet de construction d’une tour pour sa complexité en terme de
la planification et de la coordination des lots techniques.
Nous commençons par élaborer le modèle 3D du projet qui rassemble les maquettes numériques
de différentes disciplines (architecture, structure, plomberie, chauffage ventilation et
climatisation). Ensuite, les différentes maquettes seront sujettes à une détection d’interférences qui
représente l’une des forces de BIM. Cela permettra d’anticiper la majorité des conflits entre les
lots.
Après, nous passerons à la planification 4D où on rassemblera le planning établi avec les maquettes
3D pour monter le modèle 4D qui permettra aux parties prenantes la visualisation de la construction
du projet du début jusqu’à la fin. Ce planning 4D permettra d’intégrer les différents métiers sur la
même plateforme afin de visualiser le chantier et y détecter les conflits qui risquent de subvenir
durant la construction.

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Mémoire de projet de fin d’études

Abstract
Any building project, characterized by its level of complexity and the multitude of its stakeholders,
is subject to serious coordination problems giving rise to conflicts between different disciplines.
These are often detected late on site; their treatment requires additional cost and delay. In addition,
traditional project management methods have always suffered with solving them one by one as the
project progresses.
To answer this problem, our end of studies project focused on the contribution of BIM, in particular
4D planning, in anticipating different interactions and identifying conflicts, using the latest 4D
simulation softwares.
The object of the study is the construction of a fifteen floors tower. Its complexity in terms of
planning and coordinating technical disciplines will greatly help to show the impact of BIM.
We start by developing the 3D model of the project, which brings together 3D models from
different disciplines (architecture, structure, plumbing, heating, ventilation and air conditioning).
Then, the different models will be subject to clash detection, which represents one of the strengths
of BIM. This will help to anticipate the majority of conflicts between lots.
After, we will move on to 4D planning where we will assemble the planning with 3D models to
construct the 4D model which will allow stakeholders to visualize the construction of the project
from the beginning until the end. This 4D schedule will allow the integration of the different
disciplines on the same platform in order to visualize the site and detect conflicts that may arise
during construction.

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Mémoire de projet de fin d’études

TABLE DES MATIÈRES

RÉSUMÉ .......................................................................................................................................... 5
ABSTRACT ..................................................................................................................................... 6
TABLE DE FIGURES ................................................................................................................... 10
LISTE DES TABLEAUX .............................................................................................................. 12
LISTE DES ACRONYMES .......................................................................................................... 13
INTRODUCTION .......................................................................................................................... 14
CHAPITRE 1 : GESTION DE CHANTIER : AVANT LE BIM ET AVEC LE BIM .................. 15
1. La gestion classique de projet de bâtiment ............................................................................. 15
1.1 Mission de l’OPC: [1] ...................................................................................................... 15
1.2 Plan d’Installation de Chantier : [2] ................................................................................. 16
1.3 La coordination technique : [4] ........................................................................................ 16
1.4 Planification des travaux: [4] ........................................................................................... 17
2.Le BIM, un nouveau paradigme : ............................................................................................ 17
2.1 Introduction : [5] .............................................................................................................. 17
2.2 Niveaux de maturité du BIM : [6] .................................................................................... 18
2.3 Dimensions du BIM : [8] ................................................................................................. 19
2.4 LOD (Level of development) : [9] ................................................................................... 21
2.5 Interopérabilité et format IFC : [10] ................................................................................. 22
3. Le BIM 4D, une approche intégrée de la planification : ........................................................ 22
3.1 Introduction : .................................................................................................................... 22
3.2 Composants de la planification 4D : [9]........................................................................... 23
3.3 Les objectifs principaux de la planification 4D : [12] ...................................................... 23
4 Les conflits spatio-temporels : ................................................................................................. 24
4.1 Introduction : [12] ............................................................................................................ 24
4.2 Catégorisation des interférences : [12] ............................................................................. 24
4.3 Répercussions des conflits : [13] ...................................................................................... 25
4.4 Processus de détection des conflits : [13]......................................................................... 26
Conclusion .................................................................................................................................. 28
CHAPITRE 2 : PRÉSENTATION DU PROJET ÉTUDIÉ ........................................................... 29
1 Description de projet étudié ..................................................................................................... 29
1.1 Information sur le projet :................................................................................................. 29
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Mémoire de projet de fin d’études

1.3 Détails des surfaces du projet : ......................................................................................... 29


1.2 Caractéristiques géométriques de l’ouvrage : .................................................................. 30
2 La démarche suivie: ................................................................................................................. 30
2.1 Élaboration des maquettes 3D .......................................................................................... 31
2.2 Assemblage des maquettes ............................................................................................... 31
2.3 Élaboration d’un échéancier ............................................................................................. 31
2.4 Assemblage de la maquette 4D ........................................................................................ 32
2.5 Analyse des interférences ................................................................................................. 32
3 Solutions technologiques utilisés : .......................................................................................... 32
Conclusion .................................................................................................................................. 33
CHAPITRE 3 : CONSTRUCTION DE LA MAQUETTE NUMÉRIQUE DU PROJET ............. 34
1 Modélisation de la Maquette Architecturale ........................................................................... 34
1.1 Structuration de la donnée : .............................................................................................. 34
1.2 Modélisation de l’ouvrage: ............................................................................................... 36
1.3 Modélisations complexes : ............................................................................................... 38
2 Conception et modélisation de la Maquette Structure : ........................................................... 39
2.1 Le plan coffrage ............................................................................................................... 40
2.2 Conception sur Revit : ...................................................................................................... 40
3 Conception et modélisation de la maquette CVC .................................................................... 42
4 Conception et modélisation du système de plomberie ............................................................ 43
Conclusion .................................................................................................................................. 44
CHAPITRE 4 : LA PLANIFICATION 4D DU PROJET.............................................................. 45
1 Conception de la Maquette du matériel de chantier ................................................................ 45
2 Conception du planning ........................................................................................................... 48
2.1 Paramètres généraux de l’échéancier : ............................................................................. 48
2.2 Arborescence des tâches : ................................................................................................ 49
2.3 Ordonnancement des travaux : ......................................................................................... 50
3 Maquette 4D : .......................................................................................................................... 51
3.1 Montage de la maquette 4D utilisant Autodesk Navisworks ........................................... 52
3.2 Montage de la maquette utilisant Synchro Pro................................................................. 54
3.3 Comparaison des deux logiciels et recommandations : ................................................... 55
Conclusion .................................................................................................................................. 57

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Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 5 : DÉTECTION ET ANALYSE DES INTERFÉRENCES ..................................... 58


1 Phase de pré détection ............................................................................................................. 58
2 Interférences intradisciplinaires :............................................................................................. 59
3 Interférences interdisciplinaires ............................................................................................... 60
3.1 Phase de détection : .......................................................................................................... 60
3.2 Analyse des conflits : ....................................................................................................... 62
3.3 Correction des conflits : ................................................................................................... 62
4 Les conflits dynamiques .......................................................................................................... 66
4.1 Méthodes de détection ...................................................................................................... 66
4.2 Types de conflits dynamiques .......................................................................................... 67
4.3 Tests automatiques ........................................................................................................... 67
4.4 Analyse des conflits détectés automatiquement ............................................................... 67
4.5 Optimisation du planning grâce à la simulation 4D ......................................................... 68
4.6 Les conflits spatio-temporels ........................................................................................... 69
5 Phase de post-détection ........................................................................................................... 70
5.1 Retour d’expérience: ........................................................................................................ 70
5.2 Actualisation de la checklist :........................................................................................... 70
5.3 Conflits non détectés survenus sur chantier ..................................................................... 72
Conclusion .................................................................................................................................. 72
CONCLUSION FINALE ............................................................................................................... 73
ANNEXE 1 : HÔTE DU PFE ........................................................................................................ 74
ANNEXE 2 : PLANS D’ARCHITECTE DE LA TOUR .............................................................. 75
ANNEXE 3 : PLAN COFFRAGE DE LA TOUR ........................................................................ 78
ANNEXE 4 : MAQUETTES DE PROJET.................................................................................... 79
ANNEXE 5 : PLANNING DES TRAVAUX ................................................................................ 81
ANNEXE 6 : CAPTURES DE LA SIMULATION 4D NAVISWORKS ..................................... 82
ANNEXE 7 : CAPTURES DE LA SIMULATION 4D SUR SYNCHRO.................................... 85
LISTE DES RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................... 89

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Mémoire de projet de fin d’études

Table de figures

Figure 1 Exemple de PIC ............................................................................................................... 16


Figure 2 Les niveaux de maturité du BIM [7] ................................................................................ 18
Figure 3 Les dimensions du BIM ................................................................................................... 20
Figure 4 Exemple de la modélisation d’une maison en utilisant 3 niveaux de détail .................... 21
Figure 5 Interopérabilité du format IFC ......................................................................................... 22
Figure 6 Composants de la planification 4D .................................................................................. 23
Figure 7 Le processus de détection des conflits ............................................................................. 26
Figure 8 Vue 3D globale de la tour ................................................................................................ 29
Figure 9 La méthodologie suivie .................................................................................................... 31
Figure 10 Exemple d’arborescence de la maquette ........................................................................ 35
Figure 11 Renseignement des revêtements (sol, mur et plafond) du bureau 3 .............................. 36
Figure 12 Informations du projet et Réglage des unités ................................................................. 37
Figure 13 Vue 3D de l’étage RDC ................................................................................................. 38
Figure 14 Pente d’accès au sous-sol ............................................................................................... 38
Figure 15 Vu en coupe de et Vue 3D de l’escalier ......................................................................... 39
Figure 16 Maquette architecture du projet ..................................................................................... 39
Figure 17 Le plan coffrage de l’étage courant de R+1 jusqu’à R+8 .............................................. 40
Figure 18 Vue 3D de rez-de-chaussée montrant les éléments structuraux..................................... 41
Figure 19 Vue 3D globale de la Maquette Structure ...................................................................... 41
Figure 20 Plan d’étage type ............................................................................................................ 42
Figure 21 Maquette 3D du réseau CVC ......................................................................................... 43
Figure 22 Vue 3D globale de la maquette plomberie..................................................................... 44
Figure 23 La maquette matérielle sur REVIT ................................................................................ 46
Figure 24 Tour d’étaiement ............................................................................................................ 47
Figure 25 Le niveau courant contenant le groupe de tours couvrant toute le plancher .................. 47
Figure 26 La grue utilisée dans la maquette ................................................................................... 48
Figure 27 Arborescence de l’échéancier prise du planning MS Project ........................................ 50
Figure 28 Enchaînement de structure entre l’étage R+3 et R+4 .................................................... 51
Figure 29 Exemple de capture de la simulation 4D pendant la phase des travaux ........................ 54
Figure 30 Intégration du modèle 3D et l’échéancier dans synchro ................................................ 54
Figure 31 Structure en élévation jusqu’à R+14 (Synchro) ............................................................. 55
Figure 32 Part du marché des deux logiciels .................................................................................. 56
Figure 33 Exemple de rapport des erreurs sur REVIT ................................................................... 59
Figure 34 Fenêtre de Clash Detective dans Navisworks 2020 ....................................................... 60
Figure 35 Regroupement des conflits répétitifs sur plusieurs étages ............................................. 62
Figure 36 Collision entre gaine CVC et un voile ........................................................................... 63
Figure 37 Collision entre une gaine verticale et le plancher .......................................................... 64
Figure 38 Collision entre une gaine et une poutre ......................................................................... 64
Figure 39 Collision entre un plancher et quatre gaines de climatisation ....................................... 65

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 40 Collision entre deux câbles et le plancher ..................................................................... 65


Figure 41 Collision entre des coudes de gaines et des poteaux ..................................................... 66
Figure 42 Collision d’une tour d’étaiement et un voile ................................................................. 68
Figure 43 Détection de l’incohérence entre l’enchaînement des poteaux et des planchers ........... 69
Figure 44 Plan Archi du RDC ........................................................................................................ 75
Figure 45 Plan Archi de l’étage courant R+1 à R+7 ...................................................................... 75
Figure 46 Plan Archi de l’étage courant R+9 à R+15 .................................................................... 76
Figure 47 Plan Archi de 1er sous-sol ............................................................................................. 76
Figure 48 Vue de façade................................................................................................................. 77
Figure 49 Coupe de façade ............................................................................................................. 77
Figure 50 Plans de coffrage des étages courants ............................................................................ 78
Figure 51 Maquette architecturale .................................................................................................. 79
Figure 52 Maquette Structure ......................................................................................................... 79
Figure 53 Maquette CVC ............................................................................................................... 80
Figure 54 Maquette de plomberie .................................................................................................. 80
Figure 55 Montage de la grue et coulage des semelles (Navisworks) ........................................... 82
Figure 56 Élévation de la structure montrant les tours d’étaiements en jaune (Navisworks) ........ 82
Figure 57 Fin de du gros œuvre (Navisworks) ............................................................................... 83
Figure 58 Pose des gaines CVC (Navisworks) .............................................................................. 83
Figure 59 Démontage de la grue et fin de projet dans Navisworks ............................................... 84
Figure 60 Terrassement (Synchro) ................................................................................................. 85
Figure 61 Montage de grue (Synchro) ........................................................................................... 85
Figure 62 Fondations (Synchro) ..................................................................................................... 86
Figure 63 Longrines (Synchro) ...................................................................................................... 86
Figure 64 Structure en élévation jusqu’à R+14 (Synchro) ............................................................. 87
Figure 65 Début du montage du réseau CVC (Synchro) ............................................................... 87
Figure 66 Fin des travaux structure, CVC et Plomberie (Synchro) ............................................... 88

11
Mémoire de projet de fin d’études

Liste des tableaux


Tableau 1 Tableau des surfaces hors œuvre des niveaux ............................................................... 30
Tableau 2 Informations sur les logiciels utilisés et leurs fonctions dans le projet ......................... 32
Tableau 3 Nommage des maquettes ............................................................................................... 34
Tableau 4 Champs de description de modèle ................................................................................. 34
Tableau 5 Points forts des deux logiciels ....................................................................................... 57
Tableau 6 Checklist des règles et critères à vérifier avant la détection .......................................... 58
Tableau 7 Le nombre de conflits et la distance de collision de chaque combinaison des tests ..... 61
Tableau 8 Nombre de conflits pour chaque sous-test .................................................................... 61
Tableau 9 Résultats des tests automatique ..................................................................................... 67
Tableau 10 Checklist mise à jour ................................................................................................... 71

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Mémoire de projet de fin d’études

Liste des acronymes


BIM Building Information Modeling
OPC Ordonnancement, Pilotage et Coordination
BTP Bâtiment et Travaux Publics
PIC Le plan d'installation de chantier
IFC Industry Foundation Classes
CAO Conception Assistée par Ordinateur
MEP Mechanical, Electrical and Plumbing
DOE Dossier des Ouvrages Exécutés
DCE Dossier de Consultation des Entreprises
LOD Level of Detail
BET Bureau d'Études Techniques
BC Bureau de Contrôle
DWG (format standard de fichier Autocad)
RVT (format standard de fichier Revit)
CVC Chauffage, Ventilation et Climatisation
HVAC Heating, Ventilation, and Air conditioning (= CVC)
PCI Protection Incendies
AVI Audio Video Interleave (Format de fichier vidéo)

13
Mémoire de projet de fin d’études

Introduction
Faire en sorte que tout le monde soit au fait des dernières modifications sur un projet de
construction, ainsi que prévoir à l’avance les conflits entre les différents lots est le rêve de tout
maître d’ouvrage et l’obsession de tout chef de projet. Mais c’est un objectif difficile à atteindre au
vu des processus actuels de gestion de projet et de la multitude des intervenants. Les maîtres
d’œuvres les plus compétents, aussi expérimentés, soient-ils, n’arrivent pas à visualiser la totalité
de leurs créations sur un plan 2D. Et souvent on casse sur chantier.
Le BIM, en particulier à travers la détection automatique d’interférences ainsi que la planification
4D, apporte une aide précieuse grâce à la visualisation de l’avancement du projet que les modèles
BIM 4D offrent, et la possibilité de détecter dès la phase de la modélisation les erreurs qui avec la
méthode classique nous surprennent tardivement sur chantier. En effet, tout ajout ou modification
à la conception initiale peut à présent être retracé jusqu’à la personne qui en est responsable. Qu’il
s’agisse d’un architecte ou d’un ingénieur, ceci est visible pour toute l’équipe qui est en charge de
ce composant du projet. Par conséquent, les litiges ne sont plus la source de migraines numéro un
de l’équipe du projet.
Dans cette optique, ce projet de fin d’étude portera sur l’intégration de ces aspects du BIM dans la
réalisation du projet d’une tour d’une quinzaine d’étage plus 3 sous-sol.
D’abord, on élaborera le modèle 3D du projet qui rassemble les maquettes numériques de
différentes disciplines (architecture, structure, plomberie, chauffage ventilation et climatisation).
Ensuite, les différentes maquettes seront sujettes à une détection d’interférences poussée pour
relever les différents conflits et apporter les corrections nécessaires. Cette étape faite, nous
passerons au montage du modèle 4D, qui, résultat du regroupement du planning et du modèle 3D,
donne lieu à une séquence vidéo détaillant toutes les phases de la construction du projet. De cette
façon, le maître d’ouvrage ainsi que toute l’équipe de projet auront la possibilité de suivre, dès les
phases en amont, l’évolution du chantier tout au long de sa vie.
Puis, la maquette 4D est analysée afin d’en sortir les conflits dynamiques (qui occurrent dans le
chantier pendant les travaux). L’observation de la simulation du planning sur chantier permet de
l’optimiser davantage.
Enfin, l’expérience acquise est documentée et exploitée afin d’améliorer le travail sur les projets
futurs.

14
Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 1 : GESTION DE CHANTIER : AVANT LE BIM ET AVEC LE


BIM

Dans ce chapitre, on commence par expliquer les méthodes classiques de pilotage de chantier. Puis,
on introduira le BIM et notamment le BIM 4D comme une solution intégrée permettant d’optimiser
les pratiques actuelles. Enfin, on expliquera la notion des conflits spatio-temporels, qui constituent
un des objectifs principaux du BIM 4D.

1. La gestion classique de projet de bâtiment


Dans cette partie, on met la lumière sur les différentes pratiques utilisées communément dans la
construction.

1.1 Mission de l’OPC: [1]

L’OPC (Ordonnancement, Pilotage, et Coordination) a pour rôle, tout au long du déroulement d’un
chantier de BTP, d’organiser et d’harmoniser dans le temps et dans l’espace les tâches élémentaires
d’études et de travaux ainsi que les actions des différents intervenants.

Si on détaille les missions de l’OPC construction :

 Dans le cadre de l’ordonnancement et de la planification, il s’agit d’analyser les tâches


liées aux études d’exécution et aux travaux, de déterminer leurs enchaînements ainsi que
leur chemin critique, mais aussi de proposer des mesures visant au respect des délais
d’exécution des travaux et à une répartition appropriée des éventuelles pénalités.
 Par coordination on entend harmoniser dans le temps et l’espace les actions des différents
intervenants au stade des travaux.
 Par pilotage, il s’agit d’appliquer les mesures d’organisation arrêtées au titre de
l’ordonnancement et de la coordination, au stade des travaux et jusqu’à la levée des réserves
dans les délais impartis dans les contrats de travaux.

C’est donc un rôle clé quand on sait à quel point le respect du planning est important pour un projet
de la construction et de l’ingénierie afin d’éviter les pénalités de retard. Le retard sur un projet
d’ouvrage d’art peut être plafonné à 20% du prix du marché, pour la livraison de solutions de
transport on rencontre des sommes de 100M€ par année de retard, pour une plateforme pétrolière
cela peut dépasser les centaines de milliers d’euros par jour !

Tout compte fait, l’OPC doit être considéré comme un instrument de stratégie donc comme une
nécessité économique qui constitue un élément essentiel du prix de revient. Les délais non
maîtrisés et les aléas de chantier coûtent chers au maître de l’ouvrage, à l’architecte et aux
entreprises :

– Au maître de l’ouvrage, qui doit respecter des échéances financières et mettre en service un
bâtiment à une date convenue ;

15
Mémoire de projet de fin d’études

– A l’architecte, qui engage des moyens et du personnel dans l’opération ;

– Aux entreprises, qui devront supporter le coût des pénalités de retard éventuelles, le coût de leur
personnel et logistique supplémentaire ainsi que les dysfonctionnements liés à la coordination.

La maîtrise du déroulement d’une opération ne passe pas seulement par une organisation globale
mais par une gestion et un suivi quasi quotidien au niveau de l’exécution de la commande.

1.2 Plan d’Installation de Chantier : [2]

Figure 1 Exemple de PIC

Le PIC (plan d’installation de chantier) est un document graphique, qui a pour but de rassembler
les informations relatives à l'aménagement du chantier et de donner une vision globale du futur
déroulement des travaux. Il est dressé en accord avec le calendrier, qui peut prévoir le phasage des
travaux et, par conséquent, le déplacement total ou partiel des installations de chantier avant
l'achèvement de l’ouvrage. [3]
Il est réalisé par l’entreprise et validé par l’OPC ou le maître d’œuvre en général. Il a pour objectif
de :
 Prévoir le matériel à approvisionner et les procédures d’aménagement nécessaires
 Fixer les surfaces de stockage et les zones appropriées à chaque intervenant
 Donner une vision globale sur le chantier et son progression
 Prévoir les dispositifs de sécurité et d’hygiène imposés par la loi

1.3 La coordination technique : [4]

Il faut organiser des réunions régulières fixées par le contrat afin de déterminer les procédures et
les méthodes qui n’auront pas de répercussions sur :

16
Mémoire de projet de fin d’études

 La vision de l’architecte : l’architecte doit toujours travailler avec les différents intervenants
pour aligner l’exécution avec sa vision.
 Le planning suivi : par exemple si une tâche va créer des retards il vaut mieux chercher une
variante.
 La coordination : en terme de coût (incidences financières), et de l’enchaînement des
travaux et la cohérence entre les différents corps-d ’état.

1.4 Planification des travaux: [4]

La planification est le processus de lier les tâches entre elles et les situer dans le temps.
La planification ne permet pas juste le suivi du chantier, aussi elle permet de :
 Prévoir : établir un programme d’action selon les études
 Organiser : pour travailler sur les moyens de réalisation
 Commander : déclencher l’exécution
 Coordonner : relier entre les tâches
 Contrôler : vérifier que tout est conforme
Par conséquent, un planning doit être :
 Facile à lire même par les exécutants, loin de la théorie
 Clair en terme de situation de chaque intervenant et son intervention
 Flexible et facilement mis à jour pour suivre les changements et les imprévus
Ainsi, toute méthode qui risque de retarder le planning ou s’en dévier est souvent écartée ou
alternée, les entreprises sont appelées à le suivre rigoureusement et des sanctions sont établies dans
le contrat en cas de non-respect des délais.

2.Le BIM, un nouveau paradigme :


2.1 Introduction : [5]

Le BIM est une démarche intégrée de travailler, permettant une conception, une exécution et une
gestion de bâtiments et de biens. Ce n'est pas un outil, un logiciel, c'est un processus de travail et
de collaboration entre intervenants d'un projet de construction, reposant sur des outils métiers
particuliers qui permettent la conception et l'exploitation d'une maquette numérique, préfigurant le
bâtiment tel que construit et exploité.
Le BIM est également un processus qui gère la circulation des informations et les échanges entre
toutes les parties prenantes du projet à l’aide des supports technologiques performants dont la
maquette numérique, paramétrée et renseignée, est l’un des outils principaux.
Pour mieux cerner le concept BIM il faut le décomposer en 3 sous concept :
Building information model, modeling, management (modèle, modélisation, management des
informations du bâtiment).

17
Mémoire de projet de fin d’études

 Le modèle signifie le support permettant La modélisation, ce sont les logiciels et les outils
informatiques (Revit, Archicad…).
 La modélisation (modeling) est le processus qui permet la création, la vérification et la
validation des informations dans le BIM, c’est le processus par lequel on crée et on
manipule la maquette numérique en utilisant le support.
 Le management recouvre la planification, l’organisation, la direction et le contrôle du
processus afin qu’il atteigne ses objectifs. Le management BIM s’occupe de mettre en
commun et de régulariser les échanges entre intervenants.
Trois composantes sont fondamentales à la mise en œuvre du BIM : la connaissance du bâtiment,
de la ville et des infrastructures du projet à développer (informations), l ’informatique (utilisée dans
les processus et les modélisations) et le management des informations produites et des personnes.
Pour mieux appréhender le processus BIM, on doit d’abord cerner ces notions de bases qui sont :
les niveaux de maturité du BIM, les dimensions du BIM, l’interopérabilité et le format d’échange
IFC.

2.2 Niveaux de maturité du BIM : [6]

Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3


Niveau 0 La maquette
La maquette La maquette
numérique intégrée
numérique isolée en numérique
La maquette CAO 2D Structures,plannings,
3D collaborative
Dessins, lignes,textes étude de
Modèles, objets, Structure, Inter-
prix,données intégrés
structures exploitabilité
et interopérables

Figure 2 Les niveaux de maturité du BIM [7]

Il existe plusieurs niveaux de BIM, appelés niveaux de maturité. Ceux-ci sont en fait des étapes
vers le BIM collaboratif.

18
Mémoire de projet de fin d’études

BIM Niveau 0 :

Dans sa forme la plus simple, le niveau 0 signifie effectivement qu’il n’y a aucune collaboration.
Seule la CAO 2D est utilisée. L’impression et le partage se font sur format papier ou électronique
imprimé, ou un mélange des deux. La majorité du secteur du BTP est déjà bien au-delà de cette
étape (source: Rapport NBS BIM national 2014).

BIM Niveau 1 :

A ce niveau, on trouve un mélange entre 2D et 3D dans la production de l’information, avec une


certaine réglementation de dessin (nommage des fichiers, organisation commune du projet, code
couleurs …), mais le niveau de collaboration n’est pas très poussé puisque chaque partie établie
ses plans et il y a un seul connaisseur qui monte la maquette numérique du projet.

BIM Niveau 2

Cette fois la collaboration commence! Chacun produit une maquette numérique 3D dans son coin
(architecte, ingénieurs, MEP, etc.). Alors où est la collaboration? Et bien c'est dans la façon
d'échanger ces modèles. En effet, et c'est crucial à ce niveau, les différents modèles sont progressés
de concert et sont échangés en utilisant un format de fichier natif, IFC ou Cobie. Cet échange va
permettre de combiner tous les modèles en un seul modèle unique ou fédéré. C'est avec ce modèle
unique que seront effectuées les détections de conflits par exemple.

BIM Niveau 3

Ou appelé iBIM. On parle du modèle centralisé, toutes les parties prenantes travail sur le même
modèle simultanément.
Le BIM Niveau 3 est actuellement testé sur de grands projets par une minorité de firmes. Ce BIM
niveau 3 n'est pas à proprement parlé disponible. La technologie actuelle ne permet pas encore
l'accessibilité du Niveau 3 à tous. En plus, cette collaboration totale n'est pas sans poser de
nombreuses questions de propriété intellectuelle, de responsabilité et de réglementation de
l'accès/modification/enregistrement de la maquette numérique unique.

2.3 Dimensions du BIM : [8]

Dans le BIM, nous avons ajouté au grandeurs fondamentales (longueur, largeur et hauteur) d’autres
strates définissant des paramètres toujours quantifiables, mais plus abstraits. Par exemple, nous
pouvons ajouter un paramètre de temps ou de coût.
Toutes ces informations sont très importantes dans le BIM pour analyser, évaluer et définir les
données dont on peut avoir besoin pour mieux concevoir, construire et exploiter nos bâtiments.

19
Mémoire de projet de fin d’études

On peut donc rapprocher le BIM du concept de dimensions, mais également de celui de données.
En effet, à chaque incrémentation, c’est une nouvelle couche d’information que l’on vient ajouter
à la précédente.

Figure 3 Les dimensions du BIM

BIM 3D : Les trois dimensions géométriques X-Y-Z. Sans elles le BIM ne serait pas. Elles
permettent les visualisations, les détections d'interférence, la préfabrication, les relevés de
l'existant, le calcul des quantités, la mise à jour automatique des coupes et détails, etc.

BIM 4D :
Nous ajoutons aux trois premières dimensions, le paramètre de « temps ». Pour cela, nous
intégrons des plannings, le calendrier d’un projet ou encore l’avancement d’une phase de
construction. Cela permet aux différents acteurs d’un projet d’anticiper la planification et/ou
la préfabrication d’éléments, mais aussi de vérifier visuellement que l’enchaînement des
tâches de chaque acteur est cohérent. C’est la notion de Timeliner que nous retrouvons dans
certains outils numériques. Il s'agit d'un lien entre une maquette numérique et un
diagramme de Gantt. Ainsi, il est possible de voir sur ordinateur l'édification d'un bâtiment
en visualisant l'ordre des étapes de construction.
BIM 5D : Après les grandeurs fondamentales, on arrive à des dimensions qui n’en sont pas
vraiment. Ce sont plutôt des compléments, ou couches de datas (de données) supplémentaires. La
5D est la couche financière. Elle permet d’estimer les coûts de la construction ou de suivre la
situation financière du projet à un instant t. C’est l’apanage des économistes de la construction.
BIM 6D : Cette couche concerne tout ce qui touche au développement durable. Il s’agit d’analyses
énergétiques et/ou d'analyses d’impact environnemental.
BIM 7D : Cette couche relie les données du projet à tous les aspects du cycle de vie du bâtiment.
La maquette remise au DOE contient toutes les informations du projet “tel que construit” et
permettra la gestion du patrimoine du bâtiment, ainsi que son exploitation-maintenance. Celle-ci
recueille toutes les informations qui ont été définies dès le DCE et incrémentées tout au long de la
phase de construction.

20
Mémoire de projet de fin d’études

2.4 LOD (Level of development) : [9]

Les niveaux de développement permettent de savoir ce que nous devons dessiner, les informations
que nous devons associer aux objets de la maquette, et cela de manière temporelle et par phase,
généralement.
Nous avons souvent tendance à mettre trop d'informations ou à dessiner trop de détails trop tôt dans
le projet. Les niveaux de développement permettent d'incrémenter la maquette juste ce qu'il faut,
au bon moment, ni trop ni trop peu.

Figure 4 Exemple de la modélisation d’une maison en utilisant 3 niveaux de détail

Internationalement, les différents niveaux de détails suivants (appelés LOD de l'anglais Level of
Développement) ont été adoptés :

LOD 100 : Les éléments du modèle peuvent être représenté par un symbole ou de manière
générique. Les informations contenues dans les éléments peuvent provenir d'autres éléments par
comparaison.
LOD 200 : Les éléments du modèle sont représentés graphiquement d'une manière générique en
tant qu'objet ou assemblage. Les dimensions, quantités, formes, positions et orientations des
éléments peuvent être approximatives.
LOD 300 : Les éléments du modèle sont représentés graphiquement d'une manière spécifique en
tant qu'objet ou assemblage. Les dimensions, quantités, formes, positions et orientations sont
spécifiques aux éléments.

21
Mémoire de projet de fin d’études

LOD 350 : Les éléments du modèle sont représentés graphiquement d'une manière spécifique en
tant qu'objet ou assemblage. Les dimensions, quantités, formes, positions et orientations sont
spécifiques aux éléments. Les éléments interagissent avec les autres éléments.
LOD 400 : idem LOD 350 mais avec en plus, des informations sur le détail, la fabrication,
l'assemblage et l'installation sont contenues dans les éléments.
LOD 500 : idem LOD 400 mais tel que construit et vérifié sur place.

2.5 Interopérabilité et format IFC : [10]

Figure 5 Interopérabilité du format IFC

L’IFC, pour Industry Foundation Classes, est un format qui facilite l’échange de données entre les
différents logiciels BIM. Sa principale caractéristique est qu’il est interopérable, c’est-à-dire qu’il
peut être exporté et modifié par de très nombreux logiciels métiers. Il facilite ainsi la coopération
entre les différentes parties prenantes d’un projet Génie civil et assure une certaine sécurité au
document ainsi sauvegardé, puisque celui-ci n’est pas dépendant d’un format propriétaire.

3. Le BIM 4D, une approche intégrée de la planification :


3.1 Introduction :

Dans un environnement BIM, il est régulièrement question d’un modèle 4D. En principe c’est une
dénomination généralement acceptée pour indiquer qu’à côté des aspects géométriques, il y a aussi
d’autres paramètres pris en compte dans le modèle, ici c’est la dimension temporelle qu’est ajoutée.
[11]

22
Mémoire de projet de fin d’études

Le concept BIM 4D ou la planification 4D se définit comme la « liaison d'un planning à un modèle


3D pour améliorer la construction technique de planification.
Un planning traditionnel transcrit sous la forme d’un diagramme de Gantt permet de répondre à la
question « qui fait quoi quand ? ». Un planning 4D permet de répondre à la question « qui fait quoi
quand et où ? ». Il s’agit donc en d’autres termes d’un phasage appliqué à une maquette numérique.
Ce type de document ne peut donc pas être visualisé sous la forme d’un document papier unique,
mais devra être visionné sous forme de vidéo, réalisée à l’aide d’un logiciel superposant modèle
3D et diagramme de Gantt, tel que Synchro PRO ou Autodesk Navisworks.

3.2 Composants de la planification 4D : [9]

Figure 6 Composants de la planification 4D

Pour générer un modèle 4D, on spécifie trois exigences, dont:


 Modèle 3D (Dans notre cas on utilisera le logiciel Autodesk Revit pour réaliser une
maquette numérique)
 Programme de construction avec les données d'activité, les durées, et la logique des
relations qui est le planning (Dans notre cas on utilisera le logiciel Microsoft Project pour
le réaliser)
 Un outil de simulation 4D qui permet de relier les éléments du modèle 3D à ceux du
programme (on utilisera les deux logiciels, Synchro PRO et Navisworks)

3.3 Les objectifs principaux de la planification 4D : [12]

On parle de trois objectifs principaux :

23
Mémoire de projet de fin d’études

La visualisation :

Car en fin de compte, les outils de BIM 4D génère une animation de planning visuelle montrant la
progression des travaux sur chantier. Ce qui est très utile pour bien visualiser le projet et le
présenter.

L’intégration :

C’est la raison essentielle de BIM. On parle de regroupement de toutes les maquettes y compris
l’aspect temps sur une seule plateforme pour raison de synthèse et de synchronisation.

L’analyse :

C’est la plus-value de BIM 4D. On parle de la détection des conflits spatio-temporels et son
analyse.

4 Les conflits spatio-temporels :


4.1 Introduction : [12]

Un conflit peut être défini comme toute action ou élément résultant de besoins incompatibles ou
opposés.
Contrairement aux conflits statiques, les conflits spatio-temporels dépendent du temps. Ainsi ils
sont déterminés dans un instant donné ou une période finie de chantier.
Les outils BIM permettent de l’extraire facilement de la maquette 4D.

4.2 Catégorisation des interférences : [12]

Une bonne méthode pour catégoriser les conflits consiste à définir 4 types d’espace de construction.

Les types d’espaces de construction :

Les conflits peuvent subvenir entre des composantes du même espace de construction ou bien des
composantes appartenant à des espaces différents, les principaux espaces de construction sont :
1. Espace de composante du bâtiment : espaces occupé par les composantes de projet (poutre,
mur, etc.)
2. Espace pour structures temporaires : espace occupé par les composantes temporaires
(coffrage, échafaudage, etc.)
3. Espace d'équipement : l’espace occupé par un équipement supportant les équipes ou une
composante durant son installation ;
4. Espace de travail : Espace occupé par les équipes de travaux.
5. Espace à risque : l’espace généré par une activité créant une situation dangereuse telle que des
chutes d'objets, des étincelles, etc.

24
Mémoire de projet de fin d’études

6. Espace protégé : l’espace requis par une composante pour la protéger d'éventuels dommages
pour une période de temps donnée.

Les catégories de conflits

Conflit de conception :
Survient lorsqu’une tâche de la construction interfère avec une autre. Ce sont donc des conflits qui
ne dépendent pas de la réalisation mais plutôt de la conception des plans et du planning de travaux.
Par exemple, une composante posée sur chantier dans le chemin d’un engin en mouvement.
Risque de sécurité :
Survient lorsqu'un espace à risque généré par une activité comme l’espace au-dessous de la grue
interfère avec un espace de travail requis par une autre activité.
Conflit de dommages :
Survient lorsqu'un espace de travail, un espace d'équipement, un espace à risque entre en conflit
avec un espace protégé requis par une autre activité. Par exemple, un espace protégé est nécessaire
autour de la composante durant la cure du béton ou le séchage de la peinture. Par conséquent,
lorsqu'une équipe ou un équipement est assigné au même secteur où l'espace protégé est nécessaire,
cela peut endommager la composante à protéger.
Congestion :
Survient lorsqu'un espace de travail, ou un espace d'équipement requis par une activité interfère
avec un espace pour une structure temporaire ou un espace de composante du bâtiment requis par
une autre activité.

Les classes de conflits :

 Conflit Dur (Hard Clash) :


Lorsqu’il y a collision entre deux objets qui occupent le même espace, par exemple une poutre
placée par l’ingénieur structure se trouve sur le chemin que devrait emprunter les unités de
conditionnement d’air de l’ingénieur MEP.

 Jeu (Soft clash) :


Survient lorsque deux objets sont trop proches l’un de l’autre et que l’espace est insuffisant pour
l’accès, l’isolation, la sécurité, la maintenance, etc.

4.3 Répercussions des conflits : [13]

 Dépassement des coûts

25
Mémoire de projet de fin d’études

 Baisse de productivité
 Retard important causant des répercussions financières et des litiges entre les parties
 Impact sur les tâches subconséquentes

4.4 Processus de détection des conflits : [13]

Figure 7 Le processus de détection des conflits

Phase de pré-détection :

 Conformité aux niveaux de détails:


Afin d’éviter l’hétérogénéité des composantes du modèle 3D et le manque de consistance du
modèle par rapport à l’usage qui en est attendu, il est nécessaire de prendre en compte le niveau de
détail.

 Développement de documents de références


Des documents de références tels des checklists de modélisation peuvent garantir la qualité et
l’intégrité du modèle. De tels outils permettraient de s’assurer de la conformité d’un modèle en vue
de l’analyse d’interférences. Les checklists pourraient comprendre par exemple une liste de points

26
Mémoire de projet de fin d’études

à vérifier, tels que des interférences récurrentes qui surviennent souvent mais qui peuvent être
négligée (par exemple, des instructions sur la modélisation des conduits). Ces données relatives
aux connaissances pourraient être intégrées directement dans les outils de conception.

Phase de détection :

 Tri et Classification des conflits


Les données brutes délivrées par les rapports de l’outil d’intégration utilisé nécessitent un processus
de tri pour raffiner et classifier les problèmes et ainsi dégager ceux qui représentent un risque réel
pour le projet. Les niveaux d’importance suivants ont été identifiés pour être affectés à chaque
conflit:
1) Majeur : pouvant occasionner un impact élevé sur le projet (baisse de productivité et pertes
économiques importantes engendrées par le conflit);
2) Moyen : pouvant occasionner un impact moyen (baisse de productivité et pertes économiques
moyennes engendrées par le conflit);
3) Faible : Ne représentant aucun risque pour le projet (problème mineur dû à la modélisation)

 Traitement des conflits


Les rapports générés automatiquement par les logiciels qu’on utilise tels que Synchro et
Navisworks contiennent de l’information brute et non valorisée. Il serait intéressant de compiler
les conflits selon la classification proposée précédemment afin de dégager rapidement les conflits
majeurs.

Phase de post détection :

Cette partie du plan est le fruit d’une réflexion par rapport à l’usage possible de l’importante
quantité d’information qui a été générée pendant les phases de pré-détection et de détection. Elle
vise également à créer des liens entre la détection d’interférences virtuelle et les interférences
réelles sur chantier.

 Feedback :
Un feedback devrait être réalisé pour évaluer et mesurer l’efficacité du processus de détection
réalisé sur un projet. Le but est de tirer des leçons si des erreurs ou des lacunes ont été commises.
Il est important de se constituer une base de connaissances interne suite à la détection
d’interférences réalisée durant un projet et ce aussi bien du côté des concepteurs que des
entreprises.

27
Mémoire de projet de fin d’études

 Stockage de procédures répétitives


Les logiciels Navisworks et Synchro offrent la possibilité de sauvegarder les tests réalisés sur un
modèle 4D. Ces tests peuvent être stockés pour qu’ils puissent être réutilisés sur d’autres projets,
plus particulièrement les tests répétitifs. Par exemple, il serait recommandé de sauvegarder un test
qui détecte toutes les interférences entre les tuyaux d’un diamètre donné avec le modèle si un
entrepreneur donné rencontre souvent des conflits entre ces composantes.

 Mise en place d’une librairie de composantes paramétriques


Il serait intéressant de tirer profit des possibilités de la représentation paramétrique inhérente au
BIM pour faciliter et améliorer la détection de conflits. Il serait ainsi judicieux de créer, développer
et mettre à jour ses propres familles d’objets dans la mesure où l’efficacité d’une détection
d’interférences va en grande partie dépendre de la qualité de la modélisation des éléments. Disposer
d’une gamme de familles d’objets préétablie va faciliter cette modélisation. Les assemblages et les
objets aux formes géométriques complexes devraient prioritairement être rajoutés.

 Conflits non détectés survenus sur chantier


Des conflits qui n’ont pas été détectés par les outils d’analyse peuvent survenir sur chantier. De
tels conflits devraient être documentés et stockés afin qu’ils puissent être pris en compte et rectifiés
dans des projets futurs. A supposer que ces conflits n’aient pas été trouvés en raison d’un manque
de modélisation (par exemple en raison d’un détail insuffisant, ou d’un élément manquant dans le
modèle, etc.), ils peuvent apporter des informations pour savoir ce qui devrait être amélioré dans
la modélisation de la maquette BIM.

Conclusion
Le chapitre d’état de l’art a permis d’expliquer généralités du BIM et de répertorier et classifier les
interférences susceptibles dans un projet d construction afin de montrer la nécessité du BIM et
surtout le BIM 4D face aux limites de la méthode classique.
Dans le chapitre suivant, on introduit le projet d’application choisi afin de documenter la démarche
du BIM 4D.

28
Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 2 : PRÉSENTATION DU PROJET ÉTUDIÉ

Ce chapitre renseigne sur les généralités du projet et la méthodologie suivie pour aborder le sujet.

1 Description de projet étudié

Figure 8 Vue 3D globale de la tour

Ce mémoire étudie une tour à usage mixte (R+15) + 3 sous-sols (les sous-sol sont réservés au
parking). Située à la nouvelle cité Casa Anfa.
En plus des 3 sous-sol, La tour se compose de deux immeubles, le premier de 7 étages et le
deuxième de 15 étage.

1.1 Information sur le projet :

 Aménageur : AUDA
 Architecte : KS.STUDIO
 BET : DIAGONALE
 BC : SOCOTEC

1.3 Détails des surfaces du projet :

Le projet couvre une surface totale de 3460m².


Les surfaces hors œuvre des différents niveaux sont détaillées dans le tableau suivant :

29
Mémoire de projet de fin d’études

Tableau 1 Tableau des surfaces hors œuvre des niveaux

Le total de la surface hors œuvre est : 1,9 ha

1.2 Caractéristiques géométriques de l’ouvrage :

La tour présente les caractéristiques géométriques suivantes :


 Hauteur d’étage he = 3,3 m.
 Hauteur de RDC hRDC = 5,5 m.
 Hauteur totale de bâtiment H = 58 m
 Largeur du bâtiment B = 41 m.
 Longueur du bâtiment L = 64 m.

2 La démarche suivie:
La planification 4D consiste à intégrer les maquettes de différents métiers avec le planning de
travaux. Pour se faire, on commence par la conception et la modélisation des maquettes. Puis, on
élabore le planning des travaux qu’on intègre par la suite avec les maquettes. On finit par lancer
l’analyse des interférences.

30
Mémoire de projet de fin d’études

Conception Elaboration de
des Modèles
3D
+ l'échéancier des
travaux

Assemblage de
la Maquette
4D

Analyse de
interférences

Figure 9 La méthodologie suivie

2.1 Élaboration des maquettes 3D

Cette étape consiste à la conception et la modélisation des maquettes 3D de divers métiers, à savoir
la maquette architecturale, la maquette de structure et les maquettes MEP. Elles partagent le même
système de coordonnées, ce qui est important pour assurer un bon assemblage ultérieurement.
En outre, on réalise une maquette de matériels de chantier (les grues, les étaiements, etc..) pour
modéliser le travail sur chantier dans la partie 4D.
La séparation des maquettes permet de ne pas alourdir les fichiers des modèles et d’assurer une
manipulation aisée et claire de chaque maquette. De plus, les maquettes métiers sont souvent
montées par des équipes différentes en réalité.

2.2 Assemblage des maquettes

Une fois le montage des maquettes est terminé, on les rassemble grâce à l’outil d’intégration et
visualisation des maquettes. Les outils de fédération des maquettes sont Navisworks et Synchro.
On travaille avec les deux afin de les comparer et recommander le meilleur selon les besoins de
l’utilisateur.

2.3 Élaboration d’un échéancier

Nous entamons ensuite l’élaboration du planning des travaux. Il doit contenir les travaux relatifs à
tous les éléments modélisés afin de permette la liaison entre le planning et les maquette dans le
processus 4D.

31
Mémoire de projet de fin d’études

2.4 Assemblage de la maquette 4D

La maquette 4D est la fusion du planning et de la maquette globale du projet. En principe, chaque


objet dans la maquette est lié à une date d’apparition simulant sa construction sur chantier. Pour
les objets temporaires (tel que les échafaudages), ils sont aussi marqués d’une date de fin simulant
leurs démontages sur chantier.
Il en résulte une simulation du chantier pendant toute sa période. Cette visualisation est simple à
manipuler et analyser.

2.5 Analyse des interférences

Cette étape constitue un des avantages majeurs du BIM 4D et du BIM en général. On se focalise
sur deux types de conflits :
 Les conflits statiques : entre les différents objets statiques des maquettes 3D comme la
congestion entre deux objets (un mur et une gaine par exemple)
 Les conflits dynamiques : Ce sont les conflits qui occurrent pendant l’enchaînement des
travaux

3 Solutions technologiques utilisés :


Tableau 2 Informations sur les logiciels utilisés et leurs fonctions dans le projet

32
Mémoire de projet de fin d’études

Conclusion
Ce chapitre avait pour but de contextualiser le projet de la tour et expliquer la démarche à suivre
pendant le travail.
Le chapitre suivant enchaînera avec la première étape, qui est le montage des maquettes 3D de la
tour.

33
Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 3 : CONSTRUCTION DE LA MAQUETTE NUMÉRIQUE DU


PROJET

Dans ce chapitre, on montrera les étapes clés de la conception des maquettes des différentes
disciplines.

1 Modélisation de la Maquette Architecturale


Introduction :

La Modélisation BIM consiste à dessiner en 3D un objet, puis à renseigner les attributs c’est-à-
dire les informations et contraintes associées à cet objet et enfin, à l’intégrer dans un modèle ou
une maquette numérique de façon cohérente et intelligente, en respectant l’organisation des
informations de ce modèle.
Ce paramétrage des objets et cette organisation du processus de modélisation fait partie de la
structuration de la donnée, nécessaire avant toute modélisation.

1.1 Structuration de la donnée :

Nommage des fichiers :

Chaque maquette devra être nommée de la manière suivante :

Tableau 3 Nommage des maquettes

Champ 1 Champ 2 Champ 3 Champ 4 Champ 5 Champ 6

Projet Émetteur Phase N° de Discipline Spécificité


modèle

Le champ 6 est variable. Il sert à désigner une Zone ou une spécification décrivant le modèle.

Tableau 4 Champs de description de modèle

34
Mémoire de projet de fin d’études

Le nom des fichiers ne contiendra pas d’espaces (il convient de les remplacer par des « _ »), ni de
caractères spéciaux (notamment les accents), ni de lettres minuscules.
Par exemple : la maquette architecture d’un projet intitulé projet TOC produite par l’intervenant
Arcadis en phase APS se nommera : TOC_ARCA_APS_106_BIM_ARCH_BAT.rvt

Modélisation des espaces, composition des objets:

Le projet doit être organisé selon une arborescence spatiale : Site > Bâtiment > Étage > Espace
(pièce) > Équipement. Les niveaux correspondent aux différentes altimétries des faces supérieures
des planchers des étages du bâtiment.

Figure 10 Exemple d’arborescence de la maquette

La composition des murs, cloisons et dalles est décrite sous la forme d’une liste ordonnée de
couches homogènes. La nature et l’épaisseur de chaque couche sont renseignées. Toutes les
couches sont traitées de sorte que la somme des épaisseurs de couches corresponde à la largeur ou
épaisseur globale de l’élément.

Modélisation du revêtement

La modélisation des revêtements est renseignée par défaut au niveau de l’objet « espace » à travers
les paramètres : finition de la base, finition du plafond, finition du mur, finition du sol. Dans le cas

35
Mémoire de projet de fin d’études

d’une variété de revêtement dans un même espace (en complément du revêtement principal de
l’espace) une modélisation géométrique est réalisée via les classes mur, dalle, ou plafond.

Figure 11 Renseignement des revêtements (sol, mur et plafond) du bureau 3

Utilisation de la classification :

Pour simplifier la gestion du projet par la suite, il faut que la classification Uniformat II soit mise
en œuvre dès le démarrage du projet, en ajoutant et renseignant un paramètre du code Uniformat
de chaque objet de la maquette ; et ce en se basant sur le tableau de la classification Uniformat II.
Tous les éléments de modèle dans Revit disposent des propriétés du type Code d'assemblage et
Description de l'assemblage définies en fonction de la liste hiérarchique des codes Uniformat.
Means. Vous pouvez ajouter ou modifier un code d'assemblage Uniformat pour un type d'élément
sélectionné. La propriété Description de l'assemblage (en lecture seule) est mise à jour afin d'être
en adéquation avec le code affecté. Exemple : une porte intérieure

1.2 Modélisation de l’ouvrage:

Les plans d’architectes :

La première étape consiste à la lecture et la compréhension des plans délivrés par l’architecte
dans le fichier CAD et qui comportent les plans des 15 étages, le plan de la toiture, les plans des
trois sous-sol ainsi que les façades et les coupes.

Les plans sont joints dans l’annexe.

36
Mémoire de projet de fin d’études

Réglage des paramètres généraux du projet :

Cette étape consiste à entrer les informations du projet et régler les paramètres généraux du projet
tels que le gabarit et les unités, puis déterminer les niveaux des étages du bâtiment.

Figure 12 Informations du projet et Réglage des unités

La modélisation des étages courants:

Ensuite, on ouvre une vue de plan d’étage, on importe le fichier DWG concernant cet étage. En se
basant sur l’image du plan d’étage, On dessine les murs, les voiles, les portes... On modélise uniquement
les étages courants puis on les duplique dans les autres étages similaires.
Outre les 3 sous-sol, le projet comporte 5 étages courants ( RDC, R+1R+7, R+8,R+9R+15,
terrasses)

37
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 13 Vue 3D de l’étage RDC

1.3 Modélisations complexes :

Les rampes d’accès aux sous-sol :

Les sous-sol de la tour sont réservés au parking, l’accès à celui-ci est modélisé en respectant les
degrés d’inclinaison et les matériaux requis.

Figure 14 Pente d’accès au sous-sol

Les escaliers multi-étages:

Pour ce qui est des escaliers, La tour comporte 3 cages d’escaliers multi-étage, les trois présentent
la même spécificité de conception (chaque étage comporte deux volets d’escalier qui forment un
X) comme le montre la figure ci-dessous.

38
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 15 Vu en coupe de et Vue 3D de l’escalier

Vue 3D globale de la maquette architecture:

Figure 16 Maquette architecture du projet

2 Conception et modélisation de la Maquette Structure :


La méthodologie suivie pour élaborer la maquette structure est la suivante :
D’abord on réalise le plan coffrage sur Autodesk Autocad 2020 basé sur le plan reçu par
l’architecte. Puis on exporte le fichier DWG à Revit pour dessiner les éléments de structure à l’aide

39
Mémoire de projet de fin d’études

du module Structure dans Revit. Une fois fini la conception, on élabore un calcul de pré
dimensionnement approximatif puisque les calculs exacts ne sont pas demandés dans notre sujet.
Dans la partie suivante, on élabore le travail réalisé dans chaque étape sur notre projet de tour.

2.1 Le plan coffrage

Comme indiqué dans la méthodologie, le plan de coffrage est dessiné sur Autocad 2020, en
important le plan d’architecte de chaque étage unique et y dessiner la position des poteaux, la
position des poutres, la disposition des voiles porteurs et finalement les surfaces couvertes par les
planchers.
L’ensemble des plans coffrage de tous les étages uniques sont mis dans l’annexe. Ci-dessous est
l’exemple de l’étage courant R+1 jusqu’à R+8.

Les axes
Les poteaux
Les voiles porteurs
Les poutres
Les planchers

Figure 17 Le plan coffrage de l’étage courant de R+1 jusqu’à R+8

La légende

*Les images plus détaillées sont posées dans les annexes à la fin du mémoire

2.2 Conception sur Revit :

Ayant réalisé le plan coffrage en sa totalité sur un plan Autocad, la conception sur Revit est
facilement réalisé en exportant les plans sur les étages correspondants sur Revit avec les mêmes
coordonnés.
Ainsi, pour chaque étage unique on pose les éléments de structure à savoir les planchers, le système
poteaux-poutres et les voiles.
40
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 18 Vue 3D de rez-de-chaussée montrant les éléments structuraux

Notre sujet a pour objet de détecter les conflits des éléments de structure avec les autres éléments
de la maquette. Le calcul de chaque élément est donc non nécessaire. En général, le BET est
responsable d’envoyer les plans Structure en guise de les traduire en maquette BIM.
C’est pour cela qu’on a travaillé avec des épaisseurs typiques. En effet, on a sur dimensionner la
structure afin de montrer tous les conflits possibles qui peuvent apparaître.

Figure 19 Vue 3D globale de la Maquette Structure

41
Mémoire de projet de fin d’études

3 Conception et modélisation de la maquette CVC


Introduction

Le chauffage, ventilation et climatisation, équivalent en France de l'anglais heating, ventilation


and air-conditioning (en abrégé HVAC, diffusé mondialement) est un ensemble de domaines
techniques regroupant les corps d'état traitant du confort aéraulique. Le but d'un système de CVC
est d'assurer aux usagers des conditions d'hygiène et de sécurité respectant la réglementation en
vigueur, ainsi qu'un certain niveau de confort.

Conception du système cvc dans le projet de la tour :

Les plans du réseau CVC normalement réalisés par le bureau d’étude n’étant pas disponibles, nous
avons fait une conception basique du réseau CVC, celui-ci se compose généralement d’une unité
extérieure, des unités intérieures, des bouches d’aération et des gaines. Vu l’envergure du projet,
on a décomposé la tour (du point de vue réseau cvc) en deux bâtiments indépendants, il s’agit d’un
bâtiment en 15 étage et un autre en 7 étages.

Figure 20 Plan d’étage type

42
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 21 Maquette 3D du réseau CVC

4 Conception et modélisation du système de plomberie


Comme le cas des plans cvc, les plans de plomberie n’étaient pas disponibles pendant la période
de notre PFE, donc, nous étions amenés à faire une conception du réseau en respectant quelques
règles générales.
Le réseau se compose d’un sous réseau principal 1 qui comporte les deux gaines qui piquent
directement du réseau public et qui alimentes par la suite le sous réseau principale 2, qui est
constitué des gaines verticales qui alimentent les blocs sanitaires, chaque bloc sanitaire est alimenté
par deux gaines verticales (une pour l’eau froide et une pour l’eau chaude)
On a choisi cette conception pour éviter le maximum possible les conflits entre le réseau cvc et le
réseau de plomberie.

43
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 22 Vue 3D globale de la maquette plomberie

Conclusion
En concevant et modélisant les différentes maquettes numériques : architecture, structure, cvc et
plomberie, et les rassembler par la suite, on vient de monter le modèle 3D globale de la tour, on passera
à l’élaboration de l’échéancier, objet du chapitre suivant, pour le montage du modèle 4D du projet.

44
Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 4 : LA PLANIFICATION 4D DU PROJET

Préambule :

Les programmes de construction (calendriers) sont très souvent créés et analysés à l'aide de la
méthode du chemin critique, Ils se basent sur des impressions papier 2D (plans, feuilles de calcul
et documents) et ils présentent plusieurs lacunes telles que:
-Ne pas tenir compte des exigences spatiales (localisation 3D et coordination),
-Suivi difficile de l’avancement des travaux sur chantier
-Souvent une mauvaise planification de la logistique, du site et des conditions temporaires,
-Incapacité d'analyser en profondeur les interactions entre les différentes parties impliquées dans
le projet (par exemple, équipes, fournisseurs, sous-traitants, tiers, etc.).
Ces limitations sont supprimées avec la planification BIM 4D; une méthode qui relie les objets du
modèle 3D (ressources 3D) à un calendrier de construction détaillé basé sur le modèle.
Les modèles riches en informations créent une machine à remonter le temps visuel qui emmène la
série de problèmes de projet dans un environnement virtuel. De plus, ils nous aident à les analyser
en temps réel afin que les projets puissent être planifiés en toute confiance.

Méthodologie suivie

Dans ce chapitre on intégrera la dimension du temps dans notre modèle 3D. Ceci est réalisé d’abord
en ajoutant les éléments temporaires de chantier (les grues, les étaiements, etc..). Ces derniers
doivent apparaître dans le modèle seulement dans une période déterminée dans le temps. Une chose
qui est impossible à modéliser dans un modèle 3D statique. Pour cela, on va modéliser ces éléments
dans une maquette 3D et puis préciser leur période de service dans le modèle 4D.
Puis, on établit le planning qui aura pour objectif d’attacher chaque élément des maquettes
précédentes à sa date de construction ou d’apparition sur chantier.
Enfin, on groupe toutes les maquettes avec le planning dans la maquette 4D.

1 Conception de la Maquette du matériel de chantier


Cette maquette traduit en général le PIC. En plus, on y représente tous le matériel temporaire du
chantier tel les étaiements et les coffrages, etc...
En effet, le BIM permet de décrire tous les aspects de projet y compris les matériels de travaux sur
le chantier. Ces éléments sont mis dans le chantier pour des périodes déterminées. Afin de détecter
leurs interférences avec les éléments de projet, il faut les lier à des dates de début et de date de fin
dans le planning par les outils de BIM 4D et lancer le test des conflits pendant leurs périodes de
service. De plus, les représenter dans le planning visuel nous permet de contrôler tous le travail du

45
Mémoire de projet de fin d’études

chantier et le planning des travaux avec un grand degré de précision. Enfin, on aura une simulation
réaliste des travaux sur notre chantier.

Figure 23 La maquette matérielle sur REVIT

*A noter que les éléments représentés n’apparaissent pas dans la même période dans le
chantier

La conception dans REVIT

La maquette contient deux familles d’éléments principales : les tours d’étaiements et la grue à tour.

46
Mémoire de projet de fin d’études

Les tours d’étaiements:

Figure 24 Tour d’étaiement

Les étaiements sont utilisés dans la construction de différents ouvrages tels que des bâtiments ou
des ponts pour soutenir une partie de la construction et pour les coffrages. Ils sont temporaires et
sont retirés à chaque décoffrage. Dans notre projet, ils sont répartis sous chaque dalle.
A noter que bien qu’ils apparaissent tous dans la même maquette, chaque niveau est lié à une
période de temps bien spécifié dans le planning. Il s’agit en général du même groupe de tours qui
serait transportés pour tous les étages.

Figure 25 Le niveau courant contenant le groupe de tours couvrant toute le plancher

47
Mémoire de projet de fin d’études

La grue

Figure 26 La grue utilisée dans la maquette

La grue est positionnée dans l’espace derrière du bâtiment devant la longueur du rectangle de
chantier afin d’assurer que sa flèche couvre toute la surface du projet.

2 Conception du planning
Introduction

L’élaboration du planning est une étape clé du BIM 4D. En effet, elle permet d’appliquer la
dimension du temps à la maquette. Elle consiste à lier chaque élément identifiable dans la maquette
fédérée avec une tâche paramétrée par sa durée, date de départ et date de fin, et ses liens avec les
autres tâches
Le projet sur lequel on travaille est en phase de finalisation des études. Alors, en attendant d’adjuger
les travaux et de finaliser les méthodes. Nous avons pris un modèle de planification communément
utilisé dans des projets similaires.
L’échéancier doit contenir impérativement tous les éléments spécifiés dans les maquettes BIM. De
plus, il est impératif d’organiser les tâches dans une arborescence similaire à celle de la maquette
afin de faciliter le travail de la liaison. C’est cette structuration de la donnée qui permettra d’avoir
une analyse pertinente.
Dans la suite, on expliquera les parties clés de la conception du planning. Le travail est effectué via
le logiciel Microsoft Office Project vu sa compatibilité avec les logiciels du BIM 4D Navisworks
et Synchro.

2.1 Paramètres généraux de l’échéancier :

Avant de commencer la fixation des tâches, il faut d’abord fixer quelques facteurs initiaux :

48
Mémoire de projet de fin d’études

Le calendrier

Nous avons travaillé avec le calendrier marocain concernant les jours fériés. De plus, nous avons
pris l’hypothèse de 30 jours d’arrêt de travail liés aux intempéries.

Les heures travaillées

Le travail s’enchaîne pour 9 heures chaque jour du Lundi au Samedi.

Les paramètres de la tâche

Les paramètres à fixer pour chaque tâche sont la date de début, la date de fin, la durée et les
prédécesseurs. Ces paramètres sont liés automatiquement par MS Project.

2.2 Arborescence des tâches :

L’échéancier est divisé sur deux grandes catégories : Les Gros Œuvres et les Seconds Œuvres.
Le paquet Gros Œuvres contient : Le terrassement, les fondations, la structure, la terrasse, la façade,
l’étanchéité et le revêtement dans l’ordre chronologique.
Les Seconds Œuvres sont : CVC, plomberie, Électricité, Protection incendie, Lots architecturaux,
Faux-plafond, peinture.
Chacun des groupes citées ci-dessus contient tous étages du troisième sous-sol à l’étage quinzième.
Puis, chaque tâche contient des sous-tâches. Par exemple, le travail de structure dans chaque étage
contient les poteaux, les voiles, les escaliers, les rampes, les poutres, la fixation des tours
d’étaiement et les planchers haut. Les durées et la chronologie sont précisées dans la partie suivante.
*Le planning complet est montré dans l’annexe.

49
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 27 Arborescence de l’échéancier prise du planning MS Project

2.3 Ordonnancement des travaux :

Le planning est élaboré suivant la méthode automatique. En effet, les tâches sont liées par des
relations de succession. Dans cette partie, on expliquera les liens d’ordonnancement employés dans
la partie des travaux.
En principe, on procède de la même façon pour chaque étage. Les tâches suivantes se succèdent
dans chaque étage: la structure, l’étanchéité, le revêtement, CVC, plomberie, Électricité, Protection
incendie, Lots architecturaux, Faux-plafond et enfin la peinture.
En effet, pour chaque lot, les travaux commencent dans un étage après qu’ils se finissent dans
l’étage précédent à condition que les équipes de travail du lot d’avant terminent.
La rotation des lots sur les étages permet d’assurer une continuité de travail pour les équipes
optimisant ainsi le temps et les ressources.

50
Mémoire de projet de fin d’études

Précisément, la tâche structure de chaque étage comprend dans l’ordre chronologique les éléments
verticaux, puis les poutres et enfin la dalle qui donnera accès au travail de l’étage suivant. Les tours
d’étaiement sont programmées d’apparaître temporairement pendant la construction des dalles afin
de les supporter.
La fin de la structure d’un étage donne accès aux fixation de matériel de second œuvre et lance la
structure de l’étage suivant.

Figure 28 Enchaînement de structure entre l’étage R+3 et


R+4

Une fois la structure du dernier étage est construite, on procède par les travaux de terrasse, de
façade et les aménagements extérieurs clôturant ainsi le projet après la fin de tous les tâches après
le démontage de la grue.

3 Maquette 4D :
La maquette 4D est une maquette d’intégration, de visualisation et d’analyse.
L’aspect d’intégration consiste dans la fédération de toutes les maquettes dans une seule plate-
forme afin de visualiser le projet total.
L’aspect d’analyse se focalise sur la détection des interférences entre les différentes maquettes dans
tout instant de chantier intégrant ainsi la dimension temporelle.

Outils utilisés

Comme cité avant, nous travaillons avec deux outils du BIM 4D : Autodesk Navisworks et Synchro
Pro. Ceci a pour raison d’une part de bénéficier des points forts des deux logiciels et d’autre part
de comparer les résultats obtenus pour enfin recommander la meilleure solution selon le besoin.

51
Mémoire de projet de fin d’études

3.1 Montage de la maquette 4D utilisant Autodesk Navisworks

Préambule :

La maquette 4D contient l’intégralité des maquettes 3D superposées accompagnées d’un


échéancier afin de lier chaque élément du projet au temps de sa construction.
Autodesk Navisworks permet d’importer les projets Revit sous leur format natif vu que les deux
logiciels appartiennent au même éditeur. Ceci nous permet d’importer les maquettes sans perte de
donnée. C’est un de grands avantages de Navisworks (si les maquettes sont réalisées avec Revit).

Intégration des maquettes

Comme son nom l’indique, cette étape consiste à importer toutes les maquettes 3D par la fonction
‘’fusionner’’ disponible dans Autodesk Navisworks.
Navisworks permet de visualiser les maquettes sans les modifier. Et elles sont synchronisés avec
les fichiers Revit sources; chaque modification apparaît dans Navisworks accompagnée des
résultats actualisés.
Une fois toutes les maquettes fusionnées, on utilise la plateforme 3D et la caméra pour s’assurer
qu’ils se superposent correctement.
Navisworks permet d’importer les maquettes avec leurs arborescences initiales. En effet, les
différents niveaux de chaque maquette sont indépendants. Par conséquent, on peut facilement
sélectionner par exemple les poteaux de l’étage 5ème. Ceci nous aiderait à l’étape suivante de la
liaison. Ceci apparaît dans une arborescence qui permet de parcourir chaque maquette selon ses
niveaux. La figure ci-dessous le montre.

Intégration et paramétrage de l’échéancier

 Import du planning
Avec l’option ‘Timeliner’ de Navisworks. On peut créer un planning qui permet de lier chaque
élément des maquettes à une date de début, date de fin et à la durée de construction. Sinon, on peut
importer un fichier Ms Project directement (c’est notre cas). Ce planning peut être modifié
directement depuis Navisworks ou depuis son fichier source. Les modifications sont actualisées
automatiquement.

 Phase de liaison
Après l’import du planning, on affecte chaque tâche aux élément (ou groupe d’élément
correspondants). Cette opération fastidieuse est considérablement facilitée par l’arborescence
permettant de parcourir les maquettes par niveau et par métier (plomberie, structure, etc.,).

 Paramétrage de la liaison
Navisworks dispose de trois types de tâches :

52
Mémoire de projet de fin d’études

1. Les tâches de construction : Elles représentant les éléments permanents du projet. La


simulation montrera ces éléments en construction pendant la période spécifiée avec une
couleur choisie puis ils resteront en permanence.
2. Les tâches temporaires : Elles représentent les éléments de chantier temporaires comme
les coffrages et la grue (dans notre projet on travaille avec la grue et les échafaudages).
Dans la simulation ils sont montrés en surbrillance pendant leur période de service.
3. Les tâches de démolition : Elles représentent les éléments amenés à être démolis...
Dans notre projet, la plupart des tâches sont des éléments en construction sauf la maquette de
matériel élaboré avant dans la partie 1 du chapitre 4.

Simulation visuelle du planning

Avant de personnaliser la simulation, on lance un test initial pour valider notre travail. La
simulation doit montrer que tous les éléments de la maquette apparaissent dans l’ordre
chronologique de l’échéancier.

 Analyse du planning
La visualisation du planning dans le BIM 4D offre une vue réelle et globale sur les travaux
exécutés. Ainsi, en analysant cette simulation on peut d’une part optimiser le planning en corrigeant
les erreurs détectables par la visualisation de la vidéo d’avancement des travaux. D’une autre part,
tout conflit entre les éléments du projet soit temporaire ou permanent est facilement détecté par
l’analyse de la simulation. Ce processus est appelé la détection des interférences spatio-
temporelles. Cette partie est traité dans le chapitre suivant.

 Réglages de la simulation
Navisworks offre plusieurs options pour faciliter l’analyse de la simulation et la personnaliser.
1. Restreindre la période simulée : au lieu de simuler tout le projet, on peut choisir une
période précise. Ceci nous permet de bien focaliser l’analyse sur les périodes intéressantes
selon notre besoin.
2. Restreindre les éléments simulés : on peut choisir une sélection précise des tâches et ne
montrer que ces éléments. Ainsi on peut par exemple analyser chaque lot à part.
3. Créer l’animation : L’animation dans Navisworks est créée en choisissant plusieurs points
de vue par manipulation de la caméra de la maquette 3D.

 Export de la simulation
La simulation est un outil très efficace pour présenter le projet ou expliquer une partie des travaux.
Du coup, le logiciel offre la possibilité d’exporter la vidéo sous format universel ‘.avi’. On peut
paramétrer la qualité (nombre de pixels) et la durée totale.
On joint dans l’annexe quelques photos capturées de la simulation du planning montrant quelques
étapes des travaux.

53
Mémoire de projet de fin d’études

Figure 29 Exemple de capture de la simulation 4D pendant la phase des travaux

3.2 Montage de la maquette utilisant Synchro Pro

Principe de base :

Comme dans la partie précédente. Le principe de base est la liaison d’un planning avec un modèle
3D dans un environnement d’intégration. Pour cela on a importé le planning depuis microsoft
project, et notre modele 3D réalisé sur revit exporté sous le format universel IFC. On peut pas
directement importer les maquettes rvt (format standard des projets Revit) puisque les deux
logiciels ne sont pas connectés comme dans le cas de Navisworks et Revit.

Figure 30 Intégration du modèle 3D et l’échéancier dans synchro

54
Mémoire de projet de fin d’études

Comme Navisworks, Synchro offre plusieurs options pour faciliter l’observation et l’analyse de la
simulation. On cite par exemple la manipulation des points de vue.

Les points de vue :

Les points de vue sont des captures d’avancement de chantier dans un moment donné, prise à partir
du planning de référence 4D.
Ils présentent un outil performant pour contrôler l’état de chantier dans une date donnée, en effet,
dans les dates prévues pour le contrôle, on peut facilement comparer les travaux réalisées réelement
jusqu’à la date X avec le point de vue pris à la meme date à partir de la sequence 4D pour savoir si
le chantier est en retard, et si c’est le cas identifier facilement l’équipe ou le lot qui en est
responsable. C’est la force de la 4D puisque la comparaison est plus facile et efficace qu’avec la
methode classique où on compare l’avancement des travaux sur le diagramme de gantt.
On joint dans l’annexe les captures de la simulation 4D avec Synchro.

Figure 31 Structure en élévation jusqu’à R+14 (Synchro)

3.3 Comparaison des deux logiciels et recommandations :

Synchro et Navisworks offrent les deux la possibilité d’ajouter la 4ème dimension à une maquette
3D. Ce sont les deux logiciels de BIM 4D les plus utilisés actuellement dans les projets de
bâtiments. Dans ce comparatif, nous traitons leurs différences selon plusieurs points :

1. Interface d’utilisateur :

Synchro possède une interface simple et facile à apprendre. Navisworks, de son côté il est similaire
aux logiciels Autodesk avec le ruban et quelques similarités, du coup si l’utilisateur est familiarisé
avec d’autres logiciels Autodesk, il ne trouverait pas beaucoup de difficultés.

55
Mémoire de projet de fin d’études

2.Interopérabilité :

Pour le modèle 3D, les deux travaillent avec les fichiers IFC. Navisworks cependant peut importer
directement un fichier Revit s’il n’est pas d’une version ultérieure.

3.Part de marché :

Navisworks profite du nom Autodesk et de son marketing, du coup il est le plus utilisé dans de
nombreux pays. Synchro reste plus concentré dans les États Unis.

Figure 32 Part du marché des deux logiciels

4.Détection des clashs :

Les deux logiciels offrent cette option mais c’est l’objet principale de Navisworks. Navisworks
Manage offre la possibilité de travailler sur les fichiers des deux logiciels simultanément (revit et
Navisworks) pour résoudre les conflits détectés sur Navisworks en temps réel sur le fichier revit.

5.Manipulation de planning :

Navisworks considère les tâches indépendantes sans aucune relation (fin-fin/début-fin, etc..), ces
derniers sont définis par deux dates (date début et date fin). Par conséquent, toute modification des
liens doit s’appliquer sur le fichier source du planning et la synchronisation est automatique.
La partie du planning dans Synchro est plus avancée, il intègre les liens de logique entre les tâches
permettant de créer le planning localement et de le modifier aisément sur logiciel.

6.Gestion de chantier :

Navisworks tend vers un simple outil de simulation qui fait apparaître chaque objet de la maquette
dans sa date correspondante.
Synchro, de son côté, offre une bonne qualité de l’animation 4D ainsi que des outils meilleurs pour
la gestion de chantier.

56
Mémoire de projet de fin d’études

Conclusion

Tableau 5 Points forts des deux logiciels

Navisworks Synchro
 Interopérabilité  Manipulation de planning
 Part du marché  Gestion de chantier
 Coût
 Détecteur de clashs

Pour notre cas, le fait que Navisworks est un produit Autodesk, nous a facilité la tâche avec les
maquettes numériques importées. En effet, on peut directement switcher entre Navisworks et Revit
pour corriger les conflits détectés dans le cas où le travail est réalisé par d’autres logiciels Autodesk.
Et lors d’une mise à jour de la maquette dans Revit, celle-ci est automatiquement actualisée dans
Navisworks.
Quant à synchro, on note principalement une bonne qualité de l’animation 4D ainsi que des outils
meilleurs pour la gestion de chantier.

Conclusion
Après le montage du modèle 3D global du projet dans le chapitre 3, ce chapitre était consacré à
l’élaboration du planning sur MS Project puis au processus de liaison entre les taches de l’échéancier
et les élément 3D du projet dans deux environnement (Navisworks et synchro PRO) pour visualiser
sous forme video l’évolution des travaux sur chantier. Jusqu’à présent, on vient de préparer le projet
pour la phase de la détection d’interférence, objet du paragraphe suivant.

57
Mémoire de projet de fin d’études

CHAPITRE 5 : DÉTECTION ET ANALYSE DES INTERFÉRENCES

Préambule :

Cette étape constitue le corps du BIM. Elle consiste à analyser les maquettes et relever tous les
conflits qui occurrent entre les différents éléments dans l’espace et dans le temps (BIM 4D).
Cependant, la détection des interférences n’est pas une simple recherche des conflits et leur
correction. Mais plutôt un processus méthodique passant par trois étapes : La pré-détection, la
détection et la post-détection.
Le logiciel utilisé est Autodesk Navisworks vu sa compatibilité avec les maquettes de Revit.

1 Phase de pré détection


Durant cette première phase, on établira des règles et des dispositions pour une détection des clashs
facile, claire pour toutes les parties prenantes et surtout efficace, pour cela on dressera d’abord une
checklist qui présente un outil pour assurer la conformité du modèle en vue de l’analyse
d’interférences puis on établira les règles qui consistent à déterminer les lots qui seront testés entre eux,
et finalement on fixera les configurations requises pour les tests.

Checklist :

Tableau 6 Checklist des règles et critères à vérifier avant la détection

Définition Vérifications à faire


Vérification visuelle des Effectuer une revue  L’emplacement
différentes maquettes et de la d’ensemble du modèle et correcte des axes et
qualité du modèle s’assurer que la conception a des niveaux
été respectée et qu’il n’y a  La modélisation
pas d’éléments imprévus dans complète de tous les
le modèle éléments
 Le niveau de détail
 Les composantes du
bâtiment sont-elles
correctement
modélisées?
 Les composantes
sont-elles toutes
correctement liées les
unes aux autres?
 analyser et éliminer
les éventuels
doublons

58
Mémoire de projet de fin d’études

Vérification de compatibilité Vérifier si les différentes  S’assurer que les


des maquettes pour détection maquettes sont synchronisées maquettes aient les
des clashs et remplissent les conditions mêmes coordonnées
nécessaires pour leur partagées
intégration dans l’outil de  Vérifier que les
détection d’interférences maquettes ont été
(Navisworks dans notre cas) toutes modélisées
dans le même
système de
coordonnées.

2 Interférences intradisciplinaires :
Les interférences intradisciplinaires sont les conflits entre les éléments de la même maquette.
Ces erreurs sont affichées dans les maquettes Revit sous forme d’avertissements au fur et à mesure
de la modélisation, permettant ainsi de les corriger instantanément.
Pratiquement, ces erreurs sont dues à deux causes :
-La erreurs de conception : menant à des situations conflictuelles dans la maquette. Il faut alors la
révision des plans pour les corriger.
-Les fautes de modélisation : Ce sont les erreurs dues à la faute humaine de modélisation qui sont
inévitables en général.
En effet, les outils BIM offrent un environnement intelligent où chaque élément est représenté par
un solide 3D avec une grande liste des propriétés (matériau, dimensions, aspect réel, etc..) au
contraire des outils CAO traditionnelles. En conséquence, la modélisation des plans sur un tel
modèle 3D offre une visualisation réaliste permettant d’optimiser le plan et le vérifier.

Figure 33 Exemple de rapport des erreurs sur REVIT

59
Mémoire de projet de fin d’études

3 Interférences interdisciplinaires
3.1 Phase de détection :

Après la phase de modélisation 3D réalisée suivi par l’étape de la pré détection, l’étape suivante consiste
à intégrer les différentes maquettes dans l’outil d’intégration Navisworks pour effectuer les différents
tests requis, détecter les conflits et les éliminer par la suite.
Après le lancement des tests, le rapport générer par le logiciel donne l’information brut qui doit être
traitée et analysée.

Après avoir grouper les trois maquettes en question (Maquette structure, maquette CVC et
maquette plomberie) dans le logiciel d’intégration BIM 4D Navisworks. On lance l’outil Clash
Detective de Navisworks.

Outil Clash Detective dans Navisworks:

Figure 34 Fenêtre de Clash Detective dans Navisworks 2020

Cet outil permet d’exécuter des tests de collision entre deux sélections choisies par l’utilisateur
dans la maquette fédérée.
Avant de lancer le test, l’utilisateur doit fixer deux paramètres :

60
Mémoire de projet de fin d’études

-La tolérance de collision : la distance tolérée entre deux objets. Elle est fixée en 1 cm par défaut
de manière que chaque interférence à une distance inférieure soit non considérée.
-La classe des conflits (Clash dur et Jeu) expliqués précédemment. On s’intéresse dans notre étude
sur les clashs durs.
Après le lancement du test, le rapport des conflits est généré, nous permettant d’analyser
chaque erreur en mettant en surbrillance les deux éléments en conflits.
A noter qu’à chaque fois qu’on modifie les maquettes sources, les tests sont ré exécutés en
montrant les conflits résolus ou bien apparus.

Les combinaisons de comparaison

Pour permettre une meilleure analyse et correction des conflits, on a divisé les éléments
selon leur maquette source. Ce qui résulte en trois combinaisons de tests.

Tableau 7 Le nombre de conflits et la distance de collision de chaque combinaison des tests

Structure vs CVC Structure vs


Plomberie vs CVC
618 Plomberie
• 618 conflits • 379 conflits • 99 conflits
• 2.06m • 632cm • 158cm

Les chiffres en dessus sont extraits du rapport Excel généré par Navisworks. Le nombre de conflits
désigne la quantité des paires des objets en collision. La distance de collision est la distance
d’enfoncement d’un objet dans l’autre. Plus cette distance est grande, plus la correction est délicate
surtout quand on parle d’une erreur de conception et pas une faute de modélisation. Et si elle n’est
pas détectée elle causera des retards dépendant de la grandeur de cette distance.
Les conflits qui dépendent de la maquette Structure étaient nombreuses. En conséquence, on a
divisé la maquette de structure en quatre sélections (les poutres, les dalles, les poteaux et les voiles).
Les résultats obtenus sont en dessous :
Tableau 8 Nombre de conflits pour chaque sous-test

Poteaux vs CVC 58 conflits

Voiles vs CVC 14 confits

Poutres vs CVC 495 conflits

Planchers vs CVC 51 conflits

61
Mémoire de projet de fin d’études

3.2 Analyse des conflits :

Pour une bonne utilisation des résultats une étude approfondie du rapport est nécessaire, pour cela on a
suivi les étapes suivantes :

Regroupement des conflits :

La plupart des conflits sont répétés sur plusieurs étages vu que le bâtiment contient plusieurs
niveaux similaires, ce qui explique le nombre de conflits répétitifs.
Par conséquent, on rassemble dans le même groupe les conflits qui sont du même genre, qui font
intervenir le même élément ou bien qui auront une correction commune.

Figure 35 Regroupement des conflits répétitifs sur plusieurs étages

Affectation des conflits :

Dans le cas général, les conflits sont affectés aux parties prenantes concernées directement via le
Clash Detective. Ceci permet de catégoriser les conflits selon le lot responsable.

Suivi des conflits :

Après l’affectation des conflits et la modification des maquettes, on ré-exécute les tests, pour
s’assurer de leur correction.

3.3 Correction des conflits :

Beaucoup de conflits sont résultats des erreurs commises pendant la modélisation. Celles-ci sont
facilement révélées par l’outil de détection.

62
Mémoire de projet de fin d’études

Après avoir traité les erreurs de modélisation, on se trouve avec des erreurs de conception. Les
méthodes de corrections sont différentes selon le type de conflit et sa situation et les solutions
disponibles.
Dans la suite, nous essayerons de catégoriser la majorité des conflits rencontrés et de montrer des
exemples et la façon de correction pour donner une idée sur le travail fait. Ces conflits sont dus à
la conception. Les conflits de modélisation ne sont pas intéressants à montrer car ils sont facilement
traitables en fixant les erreurs commises dans Revit.

Catégorie 1 : Problèmes d’absence de réservation

Exemple 1 :

Figure 36 Collision entre gaine CVC et un voile

Comme la figure montre, les conduites CVC parfois passent par un mur au-dessus du faux-plafond.
La solution proposée est de considérer une réservation dans le mur pour passer les conduites. Cette
ouverture fera l’objet d’une vérification de calcul de structure et le plus souvent cette variation est
validée au vu des faibles dimensions de l’ouverture. La réservation est cachée par le faux-plafond.
Exemple 2 :

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 37 Collision entre une gaine verticale et le plancher

C’est le cas où la maquette structurale ne dispose pas des ouvertures nécessaires pour passer tous
les gaines. Il faut alors soit créer des nouvelles réservations ou bien élargir ceux qui existent.

Catégorie 2 : Problème d’Hauteur

Exemple 3 :

Figure 38 Collision entre une gaine et une poutre

Les poutres et les gaines sont toutes les deux proches du plancher. Ainsi, plusieurs intersections
peuvent arriver. Afin de les corriger, on a baissé le système des gaines de quelques centimètres tout
en restant au-dessus du faux-plafond.

Exemple 4 :

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 39 Collision entre un plancher et quatre gaines de climatisation

D’après le rapport, on remarque que ce conflit est récurrent.


Solutions :
 Modifier le calage des gaines.
 Modifier la hauteur des gaines.

Catégorie 3 : Les problèmes d’alignement

Exemple 5 :

Figure 40 Collision entre deux câbles et le plancher

La position des gaines verticaux n’étaient pas alignés par leurs réservations. Du coup, il fallait les
aligner depuis la maquette source.

Catégorie 4 : Problèmes de conception

Exemple 6 :

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 41 Collision entre des coudes de gaines et des poteaux

Ce problème est apparu vu que la section des poteaux était sous-estimée pendant la conception des
gaines. En conséquence, les poteaux se sont entrés en collision avec les coudes. La solution
proposée est le décalage des gaines dans la maquette CVC.

4 Les conflits dynamiques


Préambule

Les interférences spatio-temporelles comprennent les conflits entre des éléments dynamiques et les
éléments statiques. Les éléments dynamiques désignent tout objet qui est temporaire dans la
maquette comme le matériel de chantier.
En principe, le but est d’analyser les conflits susceptibles d’apparaître sur chantier mais qui ne
peuvent pas être anticipés dans les plans d’exécution.
Dans cette vision, les outils du BIM 4D permettent de prévoir le déroulement de chantier le plus
réellement possible et par la suite prévoir tout souci qui peut avoir lieu et coûter cher en matière de
temps et ressources.

4.1 Méthodes de détection

En général, on distingue deux méthodes de détection :


 La détection automatique : en utilisant par exemple l’outil ‘Clash Detective’ utilisé dans les
conflits statiques. En effet, Navisworks offre la possibilité de détecter les conflits des
éléments dynamiques en analysant leur apparition temporelle dans la simulation.
 La détection visuelle : La simulation vidéo est un outil puissant pour visualiser le planning
et ainsi détecter visuellement toute incohérence.

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Mémoire de projet de fin d’études

4.2 Types de conflits dynamiques

 Conflits de congestion : ce sont les conflits entre les éléments de la maquette des matériels
avec ceux des autres lots (Structure, Archi, MEP)
 Conflits de conception : ce sont les problèmes et les incohérences dus à une mauvaise
conception du planning. Ils sont détectés en analysant le planning visuel (la video 4D).
 Conflits spatio-temporelles : ce sont les conflits expliqués dans le chapitre de l’état de l’art,
comme les risques de dommage et les risques de sécurité.

4.3 Tests automatiques

Dans l’outil Clash Detective on choisit comme combinaisons de tests (la maquette des matériels
vs. Structure), (la maquette des matériels vs. MEP) et (la maquette des matériels vs. Archi) en
activant l’option liaison avec Timeliner qui permettrait de détecter les conflits dans la
simulation. En effet, on choisit un incrément de temps (dans notre cas on travaille avec 0.1s la
valeur par défaut) et Navisworks analyse toutes les captures de temps d’apparition de ces
éléments distancés par cet incrément. Les résultats des tests sont montrés dans la partie
suivante.
A noter que les conflits de la grue ont été analysés avec une tolérance plus grande pour
considérer l’espace que couvre la grue pendant son mouvement.

Résultats des tests automatiques :

Tableau 9 Résultats des tests automatique

Matériel vs Structure 3011 conflits


Matériel vs MEP 45 conflits
Matériel vs Archi 32 conflits

La détection visuelle montre plutôt des problèmes de conception qui ne sont pas quantifiés.

4.4 Analyse des conflits détectés automatiquement

Les conflits apparus sont causés par les erreurs de modélisation de la maquette matériel dans la
maquette 3D et les problèmes de conception du planning.
A noter que chacun de ces conflits est lié à une date précise sur chantier.

Les erreurs de modélisation :

Un exemple est la collision entre les étaiements et les éléments structuraux comme les poteaux et
les voiles. En effet, les tours étaient réparties sur tout l’espace de l’étage sans éviter les poteaux
pendant la modélisation. Donc, il faut bien positionner les tours dans la maquette source et relancer
le test. Il est en fait la cause du nombre considérable des conflits.

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 42 Collision d’une tour d’étaiement et un voile

Les erreurs de conception : Il s’agit des collisions entre les étaiements qui supportent la dalle et
les appareils de MEP. Ces étais sont démontés avant le lancement des travaux du second-œuvre.
Donc, la solution est de fixer ce problème depuis le planning ou bien réviser les liaisons de la
maquette 4D avec le planning.

4.5 Optimisation du planning grâce à la simulation 4D

L’observation du planning en vidéo permet de montrer plusieurs pistes d’optimisation. Par la suite,
nous montrerons quelques exemples appliqués dans notre projet :
 Incohérence dans l’élévation des poteaux par rapport aux planchers : En effet, la durée de
la construction des poteaux est très petite par rapport à celle des planchers. Et suite à une
erreur de liaison chronologique entre les tâches des poteaux et des dalles, on a observé dans
la simulation que les poteaux se sont enchaînés plus rapidement que les dalles ce qui est
incohérent car les poteaux et leur coffrage doivent se poser sur les dalles. Ainsi, on est
revenu au planning pour assurer que les poteaux d’un étage ne se construisent que si le sol
du même étage est fini. Et comme les maquettes et le planning sont synchronisés dans la
maquette 4D. Il suffit de modifier le fichier source du planning et la maquette s’actualisera
automatiquement.

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 43 Détection de l’incohérence entre l’enchaînement des poteaux et des planchers

 Différence entre le système de nommage des planchers dans la maquette structure et celui
du planning : En effet, dans les maquettes 3D les dalles représentent les plancher-bas alors
que les tâches relatives aux planchers dans le planning désignent les planchers-haut. Ce
souci a été facilement détecté en lançant la simulation en observant un décalage entre la
structure et le plancher. La solution est de fixer la liaison en prenant en considération ce
décalage.

 Optimisation de l’enchaînement des lots secondaires : En effet, dans la simulation, on


observe des pauses dans l’enchaînement des travaux MEP et précisément le lot CVC des
étages puisque dans la vision initiale ces travaux commencent une fois la structure d’un
étage fini mais cela créera des périodes de chômage des équipes correspondants puisque la
structure prend plus de temps. Alors, on a optimisé cette enchaînement en assurant que les
équipes seront capables de parcourir les étages sans chômage.

4.6 Les conflits spatio-temporels

Ces conflits se concentrent sur l’aspect gestion des travaux sur chantier. La détection de ce type de
conflits nécessite la traduction du PIC à une maquette 3D. Par la suite, on va montrer la méthode
pour analyser ces conflits.
Avant de commencer l’analyse, il faut modéliser dans une maquette 3D tous les espaces de
stockage, les espaces à risque et espaces de dommage qui sont expliqués dans le chapitre de l’état
de l’art dans la partie des interférences spatio-temporelles. On peut les modéliser par des sphères
entourant les éléments menacés (ressources stockés, équipes d’ouvriers) ou les éléments menaçants
(telles les engins). Les équipes sont modélisés par la zone de leur travail.
Puis, il faut intégrer l’échéancier des travaux de chantier comprenant le transport, le montage et le
démontage des matériels temporaires, et la rotation des équipes. Ceci en liant les tâches des travaux
aux zones de chantier modélisées sur les maquettes 3D. En plus, on peut dessiner les trajectoires
des engins de chantier dans la maquette 4D en suivant l’échéancier.
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Mémoire de projet de fin d’études

Une fois toutes les tâches liées à leurs éléments correspondants, on lance notre détection pour
identifier les collisions entre les espaces de dommage et les espaces à risque, ou les conflits d’intérêt
dans un même espace. Ces tests sont soit lancés automatiquement sur logiciel soit observés sur la
simulation si la cible est bien claire.

5 Phase de post-détection
Cette partie concerne les réflexions par rapport à l’usage possible de l’importante quantité
d’information qui a été générée pendant les phases de pré-détection et de détection.
Elle vise une meilleure utilisation de cet outil de détection dans les projets avenirs.

5.1 Retour d’expérience:

L’information générée lors de la phase de la détection met le point sur l’importance de


l’amélioration de la qualité de la modélisation puisque plusieurs conflits identifiés concernent une
lacune ou un oubli lors de la modélisation (absence de quelques réservations dans les voiles et les
planchers, diamètre insuffisant de la réservation…), d’où la nécessité d’enrichir la checklist de
modélisation.
D’autre part le nombre important de ces conflits exige un tri et une étude approfondie des
interférences pour éviter que certains conflits importants comme ceux de la conception ne soient
cachés ou négligés à cause des conflits de modélisation.
Ensuite, Navisworks offre la possibilité de sauvegarder les tests réalisés sur un modèle 4D. Ces
tests peuvent être stockés pour qu’ils puissent être réutilisés sur d’autres projets, plus
Particulièrement les tests répétitifs. Par exemple, il serait recommandé de sauvegarder un test qui
détecte toutes les interférences entre les tuyaux d’un diamètre donné avec le modèle.
Concernant les conflits spatiotemporels, leur étude et détection reste un peu délicate puisqu’elle
exige une modélisation plus détaillée à savoir dessiner un plan d’installation de chantier détaillé et
un échéancier assez poussé qui montre en détails les mouvements des engins et la rotation des
matériels pendant toute la durée des travaux. Une tache exhaustive mais bénéfique au projet.
Finalement la quantité importante des conflits détectés ne montre que l’importance de ce processus
où le BIM Manager rassemble toutes les maquettes numériques dans un seul modèle, et c’est à ce
stade ou on peut détecter les différents conflits entre discipline.

5.2 Actualisation de la checklist :

Comme nous l’avons cité, les conflits de modélisation détectés ont mis le point sur l’importance
d’améliorer la modélisation et par conséquent actualiser et enrichir la checklist, on montre ci-

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Mémoire de projet de fin d’études

dessous la version actualisée de la checklist établit dans la phase de la pré détection, on a mis en
rouges les nouvelles vérifications exigées :

Tableau 10 Checklist mise à jour

Définition Vérifications à faire


Vérification visuelle des Effectuer une revue  L’emplacement
différentes maquettes et de la d’ensemble du modèle et correcte des axes et
qualité du modèle s’assurer que la conception a des niveaux
été respectée et qu’il n’y a pas  La modélisation
d’éléments imprévus dans le complète de tous les
modèle éléments
 Le niveau de détail
 Les composantes du
bâtiment sont-elles
correctement
modélisées?
 Les composantes
sont-elles toutes
correctement liées les
unes aux autres?
 analyser et éliminer
les éventuels doublons
 Vérifier le placement
des gaines dans les
maquettes des lots
techniques
 Vérifier l’existence
des ouvertures dans
les dalles et voiles
pour les réservations.
 Vérifier le calage des
gaines de
climatisation par
rapport aux faux
plafond.

71
Mémoire de projet de fin d’études

Vérification de compatibilité Vérifier si les différentes  S’assurer que les


des maquettes pour détection maquettes sont synchronisées maquettes aient les
des clash et remplissent les conditions mêmes coordonnées
nécessaires pour leur partagées
intégration dans l’outil de  Vérifier que les
détection d’interférences maquettes ont été
(Navisworks dans notre cas) toutes modélisées
dans le même système
de coordonnées.
 Produire des vue 3D
supplémentaires ( 3D
des poteaux, des
planchers…) par étage
en fonctions de
l’échéancier pour
faciliter le montage de
la simulation 4D dans
synchro

5.3 Conflits non détectés survenus sur chantier

Des conflits qui n’ont pas été détectés par les outils d’analyse peuvent survenir sur chantier. De
tels conflits devraient être documentés et stockés afin qu’ils puissent être pris en compte et rectifiés
dans des projets futurs.

Conclusion
Le dernier chapitre détaille la méthode structurée de la détection d’interférences statiques et
dynamiques axée autour du BIM 4D, cette méthode qui passe principalement par 3 phases, la pré
détection, la détection et la post détection.

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Mémoire de projet de fin d’études

CONCLUSION FINALE
Améliorer la coordination entre les différents intervenants, anticiper les conflits entre
disciplines avant qu’ils nous surprennent fâcheusement sur chantier, sont deux enjeux majeurs de
tout projet de bâtiment. Ils sont désormais surmontables en approchant les projets d’une nouvelle
manière, celle de la démarche BIM 4D avec tous ses processus (modélisation, planification 4D et
détection d’interférences).
L’application de cette approche dans la planification d’un projet complexe tel qu’une tour
de 15 étages, sujet de notre PFE, nous a permis de constater ses indéniables avantages. En effet,
une modélisation respectant les règles de l’art, à savoir la structuration de la donnée et le
paramétrage des objets, permet une uniformisation de la modélisation et une compréhension
facilitée par toutes les parties prenantes ainsi qu’une bonne gestion de flux d’information générée
durant toutes les phases du projet.
La quantité importante des conflits décelés lors de la détection d’interférences témoigne
de la nécessité de ce processus et son utilité. En effet, la détection et le traitement de ces conflits
avant qu’ils surviennent réellement sur chantier, nous a épargné un surcoût et un retard inévitables.
La simulation de l’évolution des travaux avant leur commencement, par le biais de la
simulation 4D du projet, a permis une visualisation globale de la construction et a montré
l’interaction entre les différents lots. En effet, nous avons décelé les éventuels problèmes qui
risquent de se produire quand les lots travaillent simultanément. Techniquement, cette simulation
vidéo nous a permis de détecter plusieurs erreurs dans l’enchaînement des tâches, ces erreurs
étaient passées inaperçues lors de la vérification faite sur le planning classique (diagramme de
Gantt).
En plus de ses avantages constatés de près lors de notre travail, la démarche BIM reste un
outil ouvert au développement au fur et à mesure de son application sur des projets. La planification
4D et la détection des conflits offrent des pistes d’évolution intéressantes, comme l’automatisation
du processus de traitement des interférences dans tous ses aspects (analyse, tri, correction...).

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 1 : HÔTE DU PFE

Alticor est un cabinet de gestion de projets, basé à Rabat, spécialisé dans les domaines de la
construction et de l’aménagement.
Fondé en 2008 par Mr AMIR BAOUZA, ingénieur de l’école Hassania des travaux publics et
titulaire du Master en BIM management de l’école nationale des ponts et chaussées de Paris.
Alticor propose plusieurs services :

Coordination :

ALTICOR assure l’organisation générale, l’animation des équipes, la gestion documentaire et veille
tout au long du projet au respect du délai, de la qualité et du budget.

Assistance de maitrise d’ouvrage :

ALTICOR intervient aussi bien sur les volets administratifs et financiers que techniques du projet,
moyennant une organisation/suivi globaux du projet sur toutes ses phases

Building information modeling/management :

ALTICOR propose un nouveau service pour ses clients en développant et mettant en place le processus
BIM pour ses projets.

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 2 : PLANS D’ARCHITECTE DE LA TOUR

Figure 44 Plan Archi du RDC

Figure 45 Plan Archi de l’étage courant R+1 à R+7

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 46 Plan Archi de l’étage courant R+9 à R+15

Figure 47 Plan Archi de 1er sous-sol

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 48 Vue de façade

Figure 49 Coupe de façade

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 3 : PLAN COFFRAGE DE LA TOUR

Figure 50 Plans de coffrage des étages courants

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 4 : MAQUETTES DE PROJET

Figure 51 Maquette architecturale

Figure 52 Maquette Structure

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 53 Maquette CVC

Figure 54 Maquette de plomberie

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 5 : PLANNING DES TRAVAUX

Figure 55 Le planning conçu pour le projet

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 6 : CAPTURES DE LA SIMULATION 4D NAVISWORKS

Figure 56 Montage de la grue et coulage des semelles (Navisworks)

Figure 57 Élévation de la structure montrant les tours d’étaiements en jaune (Navisworks)

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 58 Fin de du gros œuvre (Navisworks)

Figure 59 Pose des gaines CVC (Navisworks)

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 60 Démontage de la grue et fin de projet dans Navisworks

*Remarque : En réalité, la partie inférieure est enterrée

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Mémoire de projet de fin d’études

ANNEXE 7 : CAPTURES DE LA SIMULATION 4D SUR SYNCHRO

Terrassement:

Date de de début : 16/09/20


Date de fin :26/09/2020

Figure 61 Terrassement (Synchro)

Montage de grue :

Date de de début : 06/10/20


Date de fin :31/10/20

Figure 62 Montage de grue (Synchro)

Fondations (Synchro) :

Date de de début :20/10/20


Date de fin :13/11/20

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 63 Fondations (Synchro)

Longrines (Synchro) :

Date de de début : 20/11/20


Date de fin : 09/12/20

Figure 64 Longrines (Synchro)

Structure en élévation jusqu’à R+14 (Synchro) :

*Les sous-sols (en jaune) sont enterrées

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 65 Structure en élévation jusqu’à R+14 (Synchro)

Début du montage du réseau CVC (Synchro) :

Date de de début : 26/2/22


Date de fin : 30/09/22

Figure 66 Début du montage du réseau CVC (Synchro)

Fin des travaux structure, CVC et Plomberie (Synchro) :

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Mémoire de projet de fin d’études

Figure 67 Fin des travaux structure, CVC et Plomberie (Synchro)

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Mémoire de projet de fin d’études

LISTE DES RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] Comité éditorial, «PROJET D'INGÉNIERIE : QUELLE EST LA MISSION DE L'OPC


CONSTRUCTION ?,» 25 Juin 2018. [En ligne]. Available: https://www.blog-logiciel-
btp.com/quel-est-le-role-de-l-opc.

[2] H. R., «Plan d’installation de chantier : que doit-il contenir ?,» BATIMAT, 8 Avril 2020. [En
ligne]. Available: https://blog.batimat.com/plan-installation-chantier/.

[3] «Le plan d'installation de chantier,» Le moniteur des travaux publics et du bâtiment, 9 Avril
1999. [En ligne]. Available: https://www.lemoniteur.fr/article/le-plan-d-installation-de-
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[4] Jacques Armand, Yves Raffestin, Conduire son chantier, Collection Méthodes, 1999, p. 240.

[5] Sous la direction d’Olivier Celnik &d’Éric Labègue avec le concours de Guersendre Nagy
et, BIM & MAQUETTE NUMERIQUE POUR L’ARCHITECTURE, LE BATIMENT ET
LA CONSTRUCTION, 2015.

[6] «Les différents niveaux du BIM,» [En ligne]. Available: http://www.objectif-


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[7] ISlean consulting, «Définition du BIM et enjeux des parties prenantes,» 13 Mars 2017. [En
ligne]. Available: https://islean-consulting.fr/fr/transformation-digitale/definition-bim/.

[8] J. Cornu, «Appréhendez les dimensions du BIM,» 9 Octobre 2018. [En ligne]. Available:
https://openclassrooms.com/fr/courses/5228291-decouvrez-les-fondamentaux-du-
bim/5546926-apprehendez-les-dimensions-du-bim.

[9] «Le Niveau de Detail de la Maquette Numérique,» [En ligne]. Available:


http://www.objectif-bim.com/index.php/technologie-bim/la-maquette-numerique/niveau-
de-detail-de-la-maquette-numerique.

[10] Y. Roua, «Comprendre le format IFC : une rapide introduction,» 6 Avril 2018. [En ligne].
Available: https://www.biminmotion.fr/blog/comprendre-le-format-ifc-une-rapide-
introduction.

[11] «Qu'est-ce que la 4D?,» [En ligne]. Available: https://www.bimtonic.be/fr/expertise-


bim/faq/15/quest-ce-que-la-4d.

[12] M. LEONARD, «LE BIM 4D ET LA DÉTÉCTION DES INTERFÉRENCES,»


MONTRÉAL, 2012.

89
Mémoire de projet de fin d’études

[13] Daniel Forgues, Michael Leonard, «Formalisation et analyse du processus de détection


d’interférences,» Montréal, 2013.

[14] C. VALENTE, «La planification 4D,» [En ligne]. Available:


https://bimbtp.com/construction/la-planification-4d/.

90