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THEME

SOFT GREEN TOWER


CONCEPTION, ETUDE ET DIMENSIONNEMENT
(SOUS-SOL, RDC ET 14 ETAGES)

ETUDE COMPARATIVE ENTRE TROIS VARIANTE DE PLANCHER


(PLANCHER DALLE – POST TENSION – PLANCHER RETICULEE)

FILIERE

GÉNIE CIVIL, BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

2020 – 2021
SOUTENU LE 15 JUILLET 2021

ENCADREMENT ACADEMIQUE ET PROFESSIONNEL PAR

MME. SANAE ELHAJJAMI

REALISER PAR

M. MOHAMED RJILATTE
DEDICACE

À mon père, À ma mère

Que ce travail puisse être une récompense pour leur amour, leur
soutien, leur affection, et leurs sacrifices qu’ils n’ont cessé de
manifester tout au long de mon cursus, Qu’ils y trouvent ma gratitude,
mon respect, et ma haute considération.

À mon frère, À tous mes amis, et ceux qui me sont chers Je vous dédie
cet humble travail en signe de reconnaissance et de dévouement.

Mohamed RJILATTE
REMERCIMENT

Louange à Dieu le tout puissant qui m’a guidé sur le droit chemin et m’a inspiré les bons pas et
m’a donné le courage, et la volonté pour atteindre mon objectif. Sans sa miséricorde, ce travail
n’aura pas abouti.
Je tiens à remercier Mme Sanae EL HAJJAMI, la directrice technique de GBC et mon encadrante
interne et externe. Une femme qui m’a offert l’opportunité d’effectuer ce stage dans les
meilleures conditions et qui m’a fortement impressionné par sa grande expérience et sa
concrète contribution au bon déroulement de ce travail.
Je tiens à remercier avec réel plaisir Mr Yassine BALADI, Ingénieure d’État en génie civil,
directeur de GBC, que Je tiens à remercier, pour son accompagnement, son orientation, son
écoute et son aide technique inestimable.
Je tiens à remercier avec réel plaisir Mr. Mohamed EL HAJJAMI, qui a tant déployée d’efforts
pour la réussite de ce programme. Sa sympathie, son accueil chaleureux et sa disponibilité à
rendre le service ont constitué, en outre, des ingrédients nécessaires au bon déroulement du
stage.
La réussite de mon projet tient aussi à Mr Abdelmajid NIAZI, qui n’a ménagé aucun effort pour
me permettre de mener à bien mon travail, ainsi que pour tous les conseils qu’il m’a prodigués
tout au long de mon PFE que Je tiens à remercier chaleureusement pour sa disponibilité, ses
recommandations et ses conseils précieux.
A notre responsable de filière, Mr. Mohamed EL OUAFI FASSI, j’adresse ma plus profonde
reconnaissance pour ses efforts et pour les conseils fructueux et ses encouragements.
Je porte avec gratitude de reconnaissance pour l’ensemble des professeurs de la filière Génie
Civil qui ont contribué à notre formation d’ingénieur. Je les remercie non seulement pour le
savoir qu’ils nous ont transmis, mais aussi pour la fierté et l’ambition que leurs personnes nous
aspirent.
Que messieurs les membres du jury trouvent ici l’expression de ma reconnaissance pour avoir
accepté d’évaluer notre travail.
Et toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin au bon déroulement de ce travail,
qui ont eu la bonté et la patience de satisfaire ma curiosité et de m’aider dans mon travail par
leurs précieux conseils, réponses et recommandations, qu’elles voient en ces mots l’expression
de ma gratitude pour leur présence, pour leur dévouement et pour l’aide inestimable qu’elles
m’ont apportées tout au long de ce parcours.
RESUME

Ce mémoire est issu du stage de fin d’études en Génie Civil bâtiments et travaux publics à
l’EMSI, ce dernier s’est déroulé au sein du bureau d’étude GBC du 01 Mars 2021 au 01 Juillet
2021, et a porté sur l’étude du projet SOFT GREEN TOWER (Sous-Sol, RDC et 1 4 étages), avec
trois variantes de dalles (planchers dalle en béton armé et en Post tension et Plancher
Réticulée), tout en établissant une étude comparative entre ces trois dernières. Le projet sera
implanté à CASA ANFA.
Le travail a été effectué en se référant aux normes suivantes : Le RPS 2011 pour le calcul et les
vérifications au séisme, le BPEL 91 pour le calcul de la précontrainte, BAEL 91 modifié 99 pour le
dimensionnement des plancher-dalle et pour les autres éléments BA de la structure.
❖ Ce rapport s’échelonnera sur quatre grandes parties.
✓ La première partie portera sur une présentation générale de l’organisme d’accueil et du
projet sur lequel notre stage a été mené, la conception et le choix des éléments structuraux.
✓ La deuxième partie portera sur le dimensionnement des éléments structuraux, en procédant
par le calcul manuel ensuite par des logiciels de calcul CBS et ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS,
CYPECAD et REVIT, le calcul dynamique et sismique de la structure sera présenté intégralement.
✓ La troisième partie portera sur les méthodes d’exécution et le suivi des travaux d’une dalle
post tension.
✓ La quatrième partie portera sur une étude comparative entre deux variantes de dalles.
(Le plancher dalle en béton armé et la dalle post tension), qui a été menée afin d’aboutir à la
solution la plus optimale en termes de coût. Apres avoir établi cette étude, il s’est avéré que la
variante de la dalle en post tension, est la solution la plus optimale, avantageuse et adaptée aux
exigences du maître d’ouvrage et de l’architecte.
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ......................................................................................................................................... 2
REMERCIMENT ................................................................................................................................. 3
RESUME ............................................................................................................................................ 4
TABLES DES MATIERS....................................................................................................................... 5
LISTE DES FIGURES ........................................................................................................................... 9
LISTE DES TABLEAUX ...................................................................................................................... 11
INTRODUCTION .............................................................................................................................. 13
Chapitre I : Présentation du bureau d’étude et du projet ............................................................ 14
I.Présentation de la société ............................................................................................................ 15
I.1 Le Bureau d’étude technique G.B.C ................................................................................ 15
I.2 Secteur d’activité ............................................................................................................. 15
I.3 Les missions : ................................................................................................................... 15
II.Présentation du projet ................................................................................................................. 16
II.1 Le projet CASA ANFA ....................................................................................................... 16
II.2 Déclinaison urbanistique du projet Casa Anfa ................................................................ 16
II.3 Le projet SOFT GREEN TOWER ........................................................................................ 19
Chapitre II : Données de calculs..................................................................................................... 23
I.Etude géotechniques .................................................................................................................... 24
I.1 Données du sol : .............................................................................................................. 24
I.2 Donnée sismique ............................................................................................................. 24
II.Caractéristiques des matériaux ................................................................................................... 24
II.1 Béton................................................................................................................................ 24
II.2 Aciers ............................................................................................................................... 26
II.3 Caractéristiques des matériaux du projet SOFT GREEN TOWER ..................................... 28
III.Règlement en vigueur................................................................................................................. 28
Chapitre III : Conception et choix des éléments de la structure ................................................... 29
I.La conception ............................................................................................................................... 30
I.1 Contraintes architecturales ............................................................................................. 30
I.2 Les étapes de la conception ............................................................................................ 30
II.Système de contreventement ...................................................................................................... 31
III.Système de plancher................................................................................................................... 32
III.1 La variante Plancher dalle en béton armé....................................................................... 33
III.2 La variante plancher dalle précontrainte en post-tension .............................................. 33
III.3 La variante dalle réticulé. ................................................................................................ 34
IV.Système de fondation................................................................................................................. 38
V.Evaluation des charges ............................................................................................................... 38
V.1 Les charges permanentes ................................................................................................ 38
V.2 Les charges d’exploitations ............................................................................................. 39
Chapitre IV : Etude de l’effet du séisme et du vent ...................................................................... 40
I.Etude sismique.............................................................................................................................. 41
I.1 Généralité ........................................................................................................................ 41
I.2 Notions pour le calcul sismique ....................................................................................... 41
II.Modélisation de la structure ....................................................................................................... 46
II.1 Choix de la méthodologie de modélisation : ................................................................... 46
II.2 Etapes de la modélisation :.............................................................................................. 46
II.3 Modèle CBS ...................................................................................................................... 46
II.4 Modèle RSA ..................................................................................................................... 47
III.Calcul dynamique avec Robot Structural Analysis ..................................................................... 52
III.1 Process de l'analyse modale ............................................................................................ 52
III.2 Analyse modale ............................................................................................................... 52
III.3 Vérification de déplacement ........................................................................................... 53
III.4 Vérification de la stabilité au renversement ................................................................... 54
IV.Etude du vent ............................................................................................................................. 56
IV.1 Calcul au vent par (RSA)................................................................................................... 56
IV.2 Résultat du calcul au vent par (RSA) ................................................................................ 58
V.Comparaison des effets du vent aux effets du séisme ................................................................ 59
Chapitre V : Dimensionnement des éléments structuraux ........................................................... 60
I.Etude du poteau P1 ...................................................................................................................... 61
I.1 Descente de charge ......................................................................................................... 61
I.2 Prédimensionnement du poteau P1 ............................................................................... 64
I.3 Ferraillage du poteau P1.................................................................................................. 66
II.Etude du voile V1 ......................................................................................................................... 69
II.1 Prédimensionnement du voile V1 ................................................................................... 69
II.2 Données de calcul et domaine de validité....................................................................... 70
II.3 Contrainte limite .............................................................................................................. 71
II.4 Dimensionnement des potelets de rives : ....................................................................... 73
II.5 Ferraillage vertical et horizontal ...................................................................................... 77
II.6 Justification aux sollicitations tangentes (PS92).............................................................. 79
II.7 Représentation du ferraillage du voile V1 ....................................................................... 81
III.Etude des dalles .......................................................................................................................... 82
III.1 La première variante : Plancher Dalle ............................................................................. 82
III.2 La deuxième variante : plancher dalle en précontraint (post-tension) .......................... 93
III.3 La troisième variante : Plancher réticulé .......................................................................106
IV.Etude du radier ......................................................................................................................... 113
IV.1 Généralité et justification .............................................................................................. 113
IV.2 Caractéristique du radier ............................................................................................... 113
IV.3 Prédimensionnement du radier ....................................................................................113
IV.4 Vérification de la surface du radier ...............................................................................114
IV.5 Vérification de la sous pression de l’eau .......................................................................114
IV.6 Ferraillage du radier ......................................................................................................115
Chapitre VI: Etude de cout ..........................................................................................................118
I.Modélisation de la structure su REVIT structure ........................................................................119
I.1 Les avantages du modèle REVIT ....................................................................................119
I.2 La maquette 3D du projet ............................................................................................. 119
I.3 Le principe de la nomenclature sur REVIT .....................................................................120
II.Estimation de cout .....................................................................................................................120
II.1 Les ratios de calcul : .......................................................................................................120
II.2 Les prix unitaires des matériaux ....................................................................................120
II.3 Etude de coût de la structure porteuse avec le Plancher dalle .....................................121
III.Etude comparative entre les trois variantes de plancher......................................................... 121
III.1 Respect des contraintes architecturales et techniques ................................................121
III.2 La 1ère variante : Plancher dalle .....................................................................................123
III.3 La 2éme variante : Plancher dalle en post tension ....................................................... 123
III.4 La 3éme variante : Plancher réticulé .............................................................................123
III.5 Conclusion de l’étude comparative ...............................................................................124
CONCLUSION ................................................................................................................................ 125
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................ 126
ANNEXE A .....................................................................................................................................127
I.Plan d’architecture .....................................................................................................................127
II.Plan de conception ....................................................................................................................128
ANNEXE B .....................................................................................................................................129
I.Ferraillage du Poteau P1-8 sur RSA ............................................................................................ 129
ANNEXE C .....................................................................................................................................130
I.Ferraillage du voile V1 : Panneau 899 sur RSA ...........................................................................130
ANNEXE D .....................................................................................................................................131
I.Mxx et Myy de la dalle du 1er étage avec RSA............................................................................131
II.Ferraillage théorique de la dalle du 1er étage donnée par RSA .................................................132
ANNEX E ......................................................................................................................................134
I.Représentation du ferraillage de la dalle réticulée sur CYPECAD ..............................................134
ANNEXE F .....................................................................................................................................135
I.Section d’armature théorique du radier donnée par RSA .......................................................... 135
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Bureau d'étude technique GBC. .................................................................................................................... 15
Figure 2 : Localisation du projet CASA ANFA. ............................................................................................................... 16
Figure 3 : Projet Casa Anfa. .......................................................................................................................................... 17
Figure 4 : Quartier Anfa cité de l'air. ............................................................................................................................ 17
Figure 5 : Quartier place financière. ............................................................................................................................. 18
Figure 6 : Quartier Anfa clubs. ..................................................................................................................................... 18
Figure 7 : Maquette du projet 1. .................................................................................................................................. 19
Figure 8 : Maquette du projet 2. .................................................................................................................................. 19
Figure 9 : Vue satellite du site de projet. ...................................................................................................................... 20
Figure 10 : Façade OUEST.............................................................................................................................................21
Figure 11 : Façade EST.................................................................................................................................................. 21
Figure 12 : Façade NORD…………………………………………………………………………………………………………………………………………21
Figure 13 : Façade SUD. ............................................................................................................................................... 21
Figure 14 : Coupe A-A. .................................................................................................................................................. 22
Figure 15 : Le diagramme contrainte-déformation du béton....................................................................................... 26
Figure 16 : Le diagramme contrainte-déformation des armatures. ............................................................................. 26
Figure 17 : Le diagramme contrainte-déformation d’aciers. ....................................................................................... 27
Figure 18 : Système de contreventement (Coupe)……………………………………………………………………………………………………32
Figure 19 : Système de contreventement (vue en plan). .............................................................................................. 32
Figure 20 : Plancher dalle (GREEN TOWER). ................................................................................................................ 33
Figure 21 : Exemple de plancher en post tension. ........................................................................................................ 34
Figure 22 : Les paramètres basiques qui définissent les caractéristiques de la dalle réticulée. ................................... 35
Figure 23 : Aspects des panneaux incorporés dans un plancher réticulé. .................................................................... 35
Figure 24 : Schéma des caissons allégeant de 70 × 70 𝑐𝑚 avec blocs creux en béton. .............................................. 36
Figure 25 : Aspect des caissons allégeant configurés avec 6 blocs. ............................................................................. 36
Figure 26 : Caissons récupérables. ............................................................................................................................... 37
Figure 27 : Exemple de radier. ...................................................................................................................................... 38
Figure 28 : séisme de Taïwan en février 2016. ............................................................................................................. 41
Figure 29 : Le choix de la méthode de calcul sismique. ................................................................................................ 43
Figure 30 : Déformée réelle et déformées modales des 5 premiers modes.................................................................. 46
Figure 31 : Le modèle CBS. ........................................................................................................................................... 46
Figure 32 : Zone de répartition de charges après le calcul sur CBS. ............................................................................. 47
Figure 33 : Le modèle RSA. ........................................................................................................................................... 47
Figure 34 : Options de maillage. .................................................................................................................................. 48
Figure 35 : Génération du maillage sur toute la structure. .......................................................................................... 49
Figure 36: Paramétrage de l'analyse modale............................................................................................................... 49
Figure 37 : Conversion des cas en masses dynamiques. ............................................................................................... 50
Figure 38 : Paramétrage de l'analyse sismique. ........................................................................................................... 50
Figure 39 : Process de l'analyse modale. ...................................................................................................................... 52
Figure 40 : bardage pour la génération des charges surfaciques. ............................................................................... 56
Figure 41 : Option simulation des charges de vent. ..................................................................................................... 57
Figure 42 : Carte du Maroc - Répartition régionale des maximums de vitesses de vent. ............................................. 57
Figure 43 : Zone de répartition de charge. ................................................................................................................... 58
Figure 44 : Emplacement du poteau P1. ...................................................................................................................... 61
Figure 45 : Surface de chargement du poteau P1. ....................................................................................................... 61
Figure 46 : Ferraillage du poteau P1 au niveau 8. ........................................................................................................ 69
Figure 47 : Ferraillage du voile V1. ............................................................................................................................... 81
Figure 48 : Ferraillage du voile V1 (Coupe). ................................................................................................................. 81
Figure 49 : Panneau à calculer (Plancher dalle). .......................................................................................................... 82
Figure 50 : Les coefficients forfaitaires pour les moments sur les bandes. .................................................................. 87
Figure 51 : La répartition des moments sur les demi-bandes de rives et bandes centrales. ........................................ 87
Figure 52 : Données de calculs pour le ferraillage du plancher dalle. .......................................................................... 87
Figure 53 : Représentation du ferraillage inférieur et supérieur. ................................................................................. 89
Figure 54 : Calcul du périmètre utile. ........................................................................................................................... 92
Figure 55 : Panneau à calculer (Plancher dalle en post-tension). ................................................................................ 93
Figure 56 : Tracé du câble dans une travée de rive. ..................................................................................................... 96
Figure 57: Tracé du câble dans une travée intermédiaire ............................................................................................ 96
Figure 58 : La dalle à calculer pour la variante dalle réticulé. .................................................................................... 106
Figure 59 : CYPECAD introduction de l’ouvrage. ........................................................................................................ 108
Figure 60 : CYPECAD paramétrage du logiciel............................................................................................................ 108
Figure 61 : CYPECAD états limites. ............................................................................................................................. 109
Figure 62 : CYPECAD Introduction des étages. ........................................................................................................... 109
Figure 63 : CYPECAD Introduction des poteaux et des voiles. .................................................................................... 110
Figure 64 : Paramétrage dalle réticulé. ...................................................................................................................... 110
Figure 65 : CYPECAD la structure en 3D. .................................................................................................................... 111
Figure 66 : Déformé du 1er étage. ............................................................................................................................. 111
Figure 67 : Coupe de ferraillage de la dalle réticulé. .................................................................................................. 112
Figure 68 : Armature longitudinale inférieur (Dalle réticulé). .................................................................................... 112
Figure 69 : Les conventions adoptées par RSA pour les efforts et les moments. ........................................................ 115
Figure 70 : Cartographie du moment 𝑀𝑥𝑥 dans le cas ACC. ...................................................................................... 116
Figure 71 : Cartographie du moment 𝑀𝑦𝑦 dans le cas ACC. ..................................................................................... 116
Figure 72 : Répartition du radier en plusieurs zones. ................................................................................................. 117
Figure 73 : Ferraillage supérieur et inférieur (Moment 𝑀𝑥𝑥) par (𝑚𝑙). .................................................................... 117
Figure 74 : Ferraillage supérieur et inferieur (Moment 𝑀𝑦𝑦) par (𝑚𝑙)..................................................................... 117
Figure 75 : La maquette 3D du projet sur REVIT. ....................................................................................................... 119
Figure 76 : Les ratios d'aciers. .................................................................................................................................... 120
Figure 77 : Plan d'architecture du sous-sol et RDC. .................................................................................................... 127
Figure 78 : Plan d'architecture des étages et d'édicule. ............................................................................................. 127
Figure 79 : Plan de conception du sous-sol et RDC. .................................................................................................... 128
Figure 80 : Plan de conception des étages. ................................................................................................................ 128
Figure 81 : Plan d'exécution du poteau P1-8 donné par RSA. .................................................................................... 129
Figure 82 : Ferraillage du voile V1 donné par RSA page 1. ......................................................................................... 130
Figure 83 : Ferraillage du voile V1 donné par RSA page 2. ......................................................................................... 130
Figure 84 : Cartographie des moments suivant x en (Kn.m). ..................................................................................... 131
Figure 85 : Cartographie des moments suivant y en (Kn.m). ..................................................................................... 131
Figure 86 : Section d'armature théorique X+ de la dalle donnée par RSA. ................................................................. 132
Figure 87 : Section d'armature théorique X- de la dalle donnée par RSA................................................................... 132
Figure 88 : Section d'armature théorique Y+ de la dalle donnée par RSA .................................................................. 133
Figure 89 : Section d'armature théorique Y- de la dalle donnée par RSA. .................................................................. 133
Figure 90 : Ferraillage longitudinale de la dalle réticulée sur CYPECAD. .................................................................... 134
Figure 91 : Ferraillage transversale de la dalle réticulée sur CYPECAD. ..................................................................... 134
Figure 92 : Section d'armature théorique X+ de la dalle donnée par RSA. ................................................................. 135
Figure 93 : Section d'armature théorique X- de la dalle donnée par RSA................................................................... 135
Figure 94 : Section d'armature théorique Y+ de la dalle donnée par RSA. ................................................................. 136
Figure 95 : Section d'armature théorique Y- de la dalle donnée par RSA. .................................................................. 136
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 Intervenants dans le projet. ......................................................................................................................... 20
Tableau 2 : Données du sol. ......................................................................................................................................... 24
Tableau 3 : Données sismiques. ................................................................................................................................... 24
Tableau 4 : Caractéristiques des matériaux. ................................................................................................................ 28
Tableau 5 : Les charges permanentes de végétations.................................................................................................. 38
Tableau 6 : Les charges permanentes appliquées sur la terrasse. ............................................................................... 39
Tableau 7 : Les charges permanentes appliquées sur l'étage. ..................................................................................... 39
Tableau 8 : Les charges d’exploitations........................................................................................................................ 39
Tableau 9 : Résultat de l'analyse modale. .................................................................................................................... 52
Tableau 10 : Déplacements latéraux inter- étages. ..................................................................................................... 53
Tableau 11 : Déplacements latéraux globaux. ............................................................................................................. 54
Tableau 12 : La stabilité au renversement dans le sens X. ........................................................................................... 55
Tableau 13 : La stabilité au renversement dans le sens Y. .......................................................................................... 55
Tableau 14 : Déplacements pour le cas de charge : Vent 225 deg sur (+). ................................................................... 58
Tableau 15 : Comparaison des effets du vent aux effets du séisme. ............................................................................ 59
Tableau 16 : Les charges permanentes appliquées au poteau P1. ............................................................................... 62
Tableau 17 : Les charges d’exploitations appliquées au poteau P1. ............................................................................ 63
Tableau 18 : L’effort normal appliquée au poteau P1. ................................................................................................. 63
Tableau 19 : Dimensionnement du poteau P1 sur tous les niveaux. ............................................................................ 66
Tableau 20 : Ferraillage du poteau P1 sur tous les niveaux. ........................................................................................ 68
Tableau 21 : Prédimensionnement du voile. ................................................................................................................ 70
Tableau 22 : Données de calcul du voile V1. ................................................................................................................ 70
Tableau 23 : Détermination de la longueur de flambement du voile V1. .................................................................... 71
Tableau 24 : Les paramètres de calcul de l’effort normal ultime limite du voile.......................................................... 71
Tableau 25 : Dimensions des potelets de rives du voile V1. ......................................................................................... 73
Tableau 26 : Ferraillage vertical et horizontal du voile. ............................................................................................... 77
Tableau 27 : Les moments isostatiques. ....................................................................................................................... 84
Tableau 28 : Les moments sur les appuis. .................................................................................................................... 85
Tableau 29 : Les moments aux travées. ....................................................................................................................... 86
Tableau 30 : Ferraillage inférieur du plancher dalle. ................................................................................................... 88
Tableau 31 : Ferraillage supérieur du plancher dalle. .................................................................................................. 88
Tableau 32 : Vérification du poinçonnement du poteau P1. ........................................................................................ 90
Tableau 33 : Les caractéristiques des matériaux (Plancher dalle en post-tension). ..................................................... 93
Tableau 34 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELU+. ................................................................. 101
Tableau 35 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELU-. .................................................................. 102
Tableau 36 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELS..................................................................... 102
Tableau 37 : Les contraintes dans les fibres supérieures et inférieures max et min. ................................................. 102
Tableau 38 : Les armatures longitudinales (Plancher dalle en post-tention). ............................................................ 104
Tableau 39 : Les armatures transversales (Plancher dalle en post-tension). ............................................................. 105
Tableau 40 : Armature transversale inférieur (Dalle réticulé) .................................................................................... 112
Tableau 41 : Armature longitudinale supérieur (Dalle réticulé). ................................................................................ 112
Tableau 42 : Armature transversale supérieur (Dalle réticulé) .................................................................................. 112
Tableau 43 : Ferraillage du panneau du poteau (Dalle réticulé). ............................................................................... 112
Tableau 44 : Caractéristique du radier. ...................................................................................................................... 113
Tableau 45 : Vérification du poinçonnement des poteaux. ........................................................................................ 113
Tableau 46 : Vérification du poinçonnement des poteaux. ........................................................................................ 114
Tableau 47 : Vérification de la surface du radier. ...................................................................................................... 114
Tableau 48 : Vérification de la sous pression de l’eau. ............................................................................................... 115
Tableau 49 : Les prix unitaires des matériaux. ........................................................................................................... 120
Tableau 50 : Coût total du béton (Dhs). ..................................................................................................................... 121
Tableau 51 : Coût total d'aciers (Dhs). ....................................................................................................................... 121
Tableau 52 : Coût total de la structure porteuse. ....................................................................................................... 121
Tableau 53 : Cout de la variante plancher dalle. ........................................................................................................ 123
Tableau 54 : Cout de la variante plancher dalle en post tension. .............................................................................. 123
Tableau 55 : Cout de la variante plancher réticulée. .................................................................................................. 123
Tableau 56 : Comparaison entre plancher dalle et plancher dalle en post tension. .................................................. 124
Tableau 57 : Comparaison entre plancher dalle et plancher dalle en post tension. .................................................. 124
INTRODUCTION

Casablanca, étant une des plus grandes métropoles africaines, envisage de développer son
envergure internationale en enrichissant son patrimoine de tours qui ne cesse d’être le symbole
de la puissance, de l’énergie et de la splendeur des villes.
Dans cette perspective, s’inscrit mon projet de fin d’étude, au sein du bureau d’études et
conseils GBC.
Le projet porte sur la conception, l’étude et le dimensionnement du projet SOFT GREEN TOWER
qui est construit dans le quartier Casa Anfa.
Le défi de ce projet est d’établir une conception de la structure qui satisfait les exigences et les
contraintes architecturales tout en étant conforme aux normes et réglementations, Ainsi que
l’étude détaillée vis-à-vis des différentes sollicitations, notamment les sollicitations horizontales
et accidentelles, Le vent et le séisme.
Par la suite, on aura toutes les bases nécessaires pour procéder au dimensionnement des
différents éléments de la structure, tout en gardant un esprit d’innovation et d’optimisation.
Enfin, et pour concrétiser les résultats de ce travail, on va réaliser une étude des prix de la
structure porteuse, afin d’avoir une estimation budgétaire du projet, et on va réaliser une étude
comparative entre trois variantes de plancher afin de choisir la variante la plus optimale.

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13
CHAPITRE I
Présentation du bureau d’étude et
du projet

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14
I. Présentation de la société
I.1 Le Bureau d’étude technique G.B.C

Figure 1 : Bureau d'étude technique GBC.

Grands Bâtiments de Casablanca (G.B.C) est un bureau d’études techniques fondé par des
ingénieurs d’état dans les domaines du bâtiment TCE, VRD et ouvrages d’art. Une implication
forte de son personnel, une grande souplesse de travail et une relation fidèle et efficace avec
ses clients et ses partenaires lui permettent de se positionner sur des marchés dans les secteurs
les plus variés. Aujourd’hui, GBC appuie ses activités sur les compétences de chefs de projet et
d’une équipe de techniciens, de projeteurs et dessinateurs, munis de tous les moyens
informatiques et logistiques nécessaires pour le bon déroulement de son travail.

I.2 Secteur d’activité


❖ Le bâtiment : Ouvrage fonctionnels : Bureau, Lycées, Hôpitaux, centre commerciaux,
mosquées, bâtiment d'habitation ....
❖ Les infrastructures : Routes et autoroutes, Giratoires, carrefours, trémies, Ouvrages d’art et
de franchissement....
❖ Les projets hydrauliques : Assainissement, stations de traitement, Eaux potables, stations
d’épuration, réservoirs…
❖ Les aménagements urbains : Aménagements urbains, lotissements, Eclairage public,
branchements MT/BT et téléphonie, Places publics, fontaines, espaces verts…

I.3 Les missions :


 Conceptions et études des structures en Béton Armé.
 Optimisation des études des structures en Béton Armé.
 Conceptions et études des divers lots techniques.
 Etudes de la charpente métallique et de la charpente bois.
 Elaborations des cahiers de charges et descriptifs techniques.
 Expertise et diagnostique des structures et réhabilitation des bâtiments.

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15
II. Présentation du projet
II.1 Le projet CASA ANFA
Dans le dispositif de développement de la ville de Casablanca, Casa Anfa tient une place
particulière.
C’est un projet phare du Maroc appelé à devenir un symbole du renouveau urbain du pays et
une centralité dans la ville contemporaine.
Le quartier centre historique de Casablanca a été le générateur du développement de la ville.
Le projet Casa Anfa, nouveau centre, sera la clef de voûte d’un dispositif de transformation de la
ville existante. C’est le statut de cette modernité que le projet a pour ambition de définir.
Le projet Casa Anfa se veut être un trait d’union entre passé, présent et avenir, qui s’inscrit dans
la sauvegarde de la mémoire glorieuse du site.
Cet héritage historique mémorable est une invitation pour renouer avec la tradition
d’innovation architecturale qui a présidé au développement de la ville de Casablanca pendant la
majeure partie du 20ème siècle. En effet, « l’école de Casablanca » prônait la diversité
typologique combinée à une grande qualité architecturale. Aujourd’hui, ce lien fort entre forme
urbaine et projet architectural se doit d’être le moteur du développement du projet Casa Anfa,
à la recherche de nouvelles expériences urbaines proposées par les activités privilégiant la
découverte, l’échange et le partage autour de lieux emblématiques favorisant la mixité d’usage.

Figure 2 : Localisation du projet CASA ANFA.

II.2 Déclinaison urbanistique du projet Casa Anfa


Basée sur les principes de développement durable, qui en constituent une valeur
essentielle, la conception du projet Casa Anfa se décline en trois composantes :

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❖ La création d’un espace durable harmonieux grâce, d’une part à l’aménagement d’un grand
parc central de 50 hectares (Anfa Park), armature d’un vaste réseau d’espaces verts, et d’autre
part à l’insertion de nouveaux réseaux de transports collectifs.
❖ Le développement d’un nouveau quartier emblématique du Maroc de demain, celui du
quartier des affaires abritant la place financière de Casablanca, portant la valeur du
développement économique.
❖ Le développement d’équipements (parc métropolitain, établissements scolaires, cliniques, …)
répondant aux besoins propres de Casa Anfa ainsi qu’à ceux des quartiers avoisinants, et la
contribution dans la réalisation des infrastructures de la ville de Casablanca (échangeur nœud A,
super collecteur ouest, …).
Casablanca Finance City, un quartier de référence

Figure 3 : Projet Casa Anfa.

❖ QUARTIER ANFA CITÉ DE L'AIR (OÙ SE TROUVE LE PROJET GREEN TOWER)


Mitoyen au quartier de la place financière et à proximité d’Anfa Park, Anfa Cité de l’Air est
un quartier à dominante résidentielle avec une offre tertiaire importante et des
équipements de proximité. Le quartier prend la forme d’un parc habité avec une forte
structure végétale et des jardins intérieurs.
Il a la particularité d’être directement lié à l’histoire de l’ancien aéroport d’Anfa. Il sera
reconstruit sur les traces de la structure urbaine existante.

Figure 4 : Quartier Anfa cité de l'air.

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❖ QUARTIER PLACE FINANCIÈRE
Conçue parallèlement à Anfa Park, il abrite Casablanca Finance City. Il constitue le cœur
économique du projet Casa Anfa et se caractérise par une architecture moderne avec des
bâtiments de grande hauteur qui contribueront à dessiner une nouvelle silhouette urbaine
dynamique de Casablanca.
Le quartier est conçu de façon à offrir un bon équilibre entre les surfaces tertiaires, les
logements et les équipements commerciaux.

Figure 5 : Quartier place financière.

❖ QUARTIER ANFA CLUBS


Mitoyen et ouvert sur Anfa Park et à proximité de l’avenue centrale abritant le quartier de
la place financière, Anfa Clubs est un quartier à dominante résidentielle offrant un potentiel
de surfaces tertiaires et des équipements de proximité. Il intègre un maillage d’espaces
verts composé de jardins intérieurs ouverts ou clos qui interprètent, de façon
contemporaine, la tradition des jardins andalous.

Figure 6 : Quartier Anfa clubs.

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II.3 Le projet SOFT GREEN TOWER
II.3.1 Présentation générale
SOFT GREEN TOWER est un projet hôtelier 5 étoiles, c’est un immeuble R+14 avec sous-sol
Conçue par l’architecte marocain Reda CHRAIBI.

Figure 7 : Maquette du projet 1.

Figure 8 : Maquette du projet 2.

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II.3.2 Acteurs du projet :
Maitre d’ouvrage SOFT GREEN TOWER SCI
Architecte CHRAIBI REDA ARCHITECTE
Bureau d’étude technique DOLMEN STRUCTURE
Bureau de contrôle SAVE CONTROL
Laboratoire géotechnique LABO CONTROL
Géomètre topographe GEOMATIQUE MAROCCHI S.A.R.L
Entreprise d’exécution TGBAT
Tableau 1 Intervenants dans le projet.

II.3.3 Présentation détaillée


II.3.3.1 Site du projet
Comme déjà mentionné dans le premier paragraphe le projet SOFT GREEN TOWER est implanté
sur le site de l’ancien aéroport d’Anfa é dans la ville de Casablanca relativement près du littoral,
sur la parcelle n°111, TF 22676/64

Figure 9 : Vue satellite du site de projet.

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II.3.3.2 Façade du projet

Figure 10 : Façade OUEST. Figure 11 : Façade EST.

Figure 12 : Façade NORD. Figure 13 : Façade SUD.

II.3.3.3 Caractéristiques géométriques


Le projet SOFT GREEN TOWER est composé d’une partie enterrée –infrastructure- abritant les
parkings et certains locaux techniques, et d’une partie constituant la tour elle-même –super
structure abritant le hall de réception, restaurant, salles de conférences, salles de réunions et
locaux techniques, hébergement avec une terrasse accessible avec végétation. Ces deux parties
du projet SOFT GREEN TOWER sont articulées autour d’un noyau central en béton armé dans
lequel sont situés l’ensemble des appareils élévateurs ainsi qu’un escalier double permettant la
circulation verticale.

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 Sous-Sol : Parking (45 places) et locaux techniques.
 Rez-de-chaussée : Réception, Restaurant, Salle de réunion.
 Etage 1 – Etage 13 : hébergement
 Terrasse : accessible avec végétation

Figure 14 : Coupe A-A.

La hauteur du bâtiment qui est de 51,60 m est répartie sur les différents niveaux comme suit :
 Hauteur du Sous-Sol : 2,5m
 Hauteur du Rez-de-chaussée : 3,5m
 Hauteur de l’étage : 3,15m

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22
Chapitre II
Données de calculs

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I. Etude géotechniques
Dans le cadre des études techniques entamées pour le projet de construction d’une tour GREEN
TOWER, en sous-sol + RDC + 14, le laboratoire LABO CONTROL a été chargé par la société SOFT
GROUP, pour entreprendre les travaux de reconnaissances et l’étude géotechnique du terrain
du futur projet.

I.1 Données du sol :


Au terme de cette étude géotechnique, le dimensionnement des fondations du futur projet
pourra se faire selon les paramètres suivants :

Sol d’assise Grès lumachellique et/ou marno-calcaire


Système de fondation Fondation sur radier général en béton armé
Taux de travail 4,00 bars
Tassement Tassements admissibles = 1,2mm
Nappe d’eau -7,50m/TN actuel (36,25 NGM)
Tableau 2 : Données du sol.

I.2 Donnée sismique


Compte tenu du zoning sismique décrit ci-dessus et de la lithologie des sols en place, on retient
les paramètres suivants caractéristiques du site étudié :
Zone d’accélération (%) A2 = 10%
Vitesse sismique du sol (Cm/s) ZV2 = 10 cm/s
Type de site S1
Coefficient d’influence 1
Tableau 3 : Données sismiques.

II. Caractéristiques des matériaux


La structure porteuse de ce bâtiment est réalisée par le béton armé, dans ce qui suit nous allons
présenter les caractéristiques du mélange acier-béton utilisé.

II.1 Béton
II.1.1 Consistance :
Le béton est un matériau de construction usuel, qui s'apparente à une pierre artificielle. Ses
constituants essentiels sont :
 Un mélange granulaire de sable et graviers formant le squelette du matériau.
 Un liant hydraulique, le ciment, assurant la cohésion entre les différents grains du squelette.
 L’eau est le réactif chimique provocant la prise du ciment (hydratation).
 Éventuellement, et en faible quantité, des produits d'addition, les adjuvants, influençant
certaines propriétés ou comportements du matériau béton.
L'intérêt du matériau béton réside dans sa facilité de mise en œuvre puisqu'il se présente à
l’état pâteux et qu'il suffit de remplir des moules (coffrages) de la forme de l'élément à réaliser.

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II.1.2 Résistance à la compression :
Un béton est défini par la valeur de la résistance à la compression à l’âge 28 jours notée fc28, et
lorsque les sollicitations sont appliquées au béton à j<28 jours on se réfère à la
résistance𝑓𝑐𝑗 obtenue par les formules suivantes :
𝑗
𝑓𝑐𝑗 = ×f 𝑆𝑖 ∶ 𝑓𝑐28 < 40𝑀𝑃𝑎
4.76 + 0.83j c28
𝑗
𝑓𝑐𝑗 = ×f 𝑆𝑖 ∶ 𝑓𝑐28 > 40𝑀𝑃𝑎
1.4 + 0.95j c28
II.1.3 Résistance à la traction :
La résistance à la traction 𝑓𝑡𝑗 à j jours est donnée conventionnellement par la formule suivante :

𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06 × fcj

II.1.4 Déformations longitudinales du béton :


Sous des contraintes normales d’une durée d’application inférieure à 24 heures, on admet à
défaut de mesures, qu’à l’âge de j jours, le module de déformation longitudinale instantanée du
béton vaut :
1/3
Eij = 11000 × fcj

Le module de déformation longitudinale différé du béton 𝐸𝑖𝑗 qui permet de calcuer la


déformation finale du béton est donné par la formule :

3 1
Evj = 3700 × √fcj = × Eij
3
II.1.5 Modèle de calcul
II.1.5.1 L’ELS.
Les déformations nécessaires pour atteindre l’ELS sont relativement faibles et on suppose que le
béton reste dans le domaine élastique.
La valeur limite de la résistance du béton à la compression est :
σbc = 0.6 × f28 = 14.7Mpa.
La valeur limite de la résistance du béton à la traction est négligeable.
II.1.5.2 L’ELU.
Il permet d’étudier le béton à sa maximum portance, pour les vérifications on utilise un
diagramme de déformation non linéaire qui suit la loi :
0.85 ∗ fcj
fbu =
θ ∗ γb

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Avec :
γb Coefficient de sécurité du béton égale à :
 𝛾𝑏 = 1.5 : Pour les combinaisons fondamentales.
 𝛾𝑏 = 1.15 : Pour les combinaisons accidentelles.
Et 𝜃 : un paramètre qui varie en fonction de la durée de la charge :
1: pour une durée > 24ℎ
θ = {0.9: pour une durée entre 1h e 24h
0.85: pour une durée < 1ℎ
Pour une valeur de γb = 1.5 et θ = 1 : fbu 14,167 Mpa.

Figure 15 : Le diagramme contrainte-déformation du béton.

II.2 Aciers
II.2.1 Caractéristiques mécaniques
Le module d’élasticité est pris égale à : 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎 .Le diagramme contrainte-
déformation des armatures est défini comme mentionné sur la figure suivante :

Figure 16 : Le diagramme contrainte-déformation des armatures.

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26
Figure 17 : Le diagramme contrainte-déformation d’aciers.

II.2.2 Contrainte limite de calcul


II.2.2.1 L’ELU :
𝑓𝑒
σ𝑠𝑢 = = 434.78 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑠
 𝛾𝑠 = 1,15 Pour les combinaisons fondamentales.
𝛾𝑠 = 1 Pour les combinaisons accidentelles.
II.2.2.2 L’ELS :
A l’ELS les vérifications à effectuer pour les aciers portent sur l’état limite d’ouverture des
fissures. L’appréciation du degré de nocivité de l’ouverture dépend de l’agressivité de
l’environnement. Les contraintes limites à l’ELS sont :
σs = fe Fissuration peu préjudiciable.
f
σs = min(23 × fe ; max( 2e ; 110 × √η × ftj ; Fissuration préjudiciable.
f
σs = 0.8 ∗ min(23 × fe ; max( 2e ; 110 × √η ∗ ftj ; Fissuration très préjudiciable.

Avec :
 η : coefficient de fissuration et il prend la valeur 1 pour les RL et 1,6 pour les HA de υ ≥
6mm et 1,3 pour les HA dont υ< 6mm.
II.2.3 Classification des aciers pour le béton armé
On utilise pour le béton armé, les ronds lisses, les armatures à haute adhérence et les treillis
soudés. On considère pour l'acier un poids volumique de 78,5 KN/m3.

• Les armatures à hautes adhérences (HA) :

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27
Elles sont obtenues par laminage à chaud d'un acier naturellement dur. Ces armatures ont leur
surface marquée par des crénelures de formes diverses de façon à assurer une meilleure
adhérence avec le béton. Ces aciers existent dans les nuances FeE400 et FeE500.

• Les treillis soudes (TS) :


Si les autres types se présentent en barres, ces derniers sont soit en rouleaux, soit en panneaux
de dimensions normalisées. Leur largeur standard est de 2,40 m, la longueur des rouleaux est de
50 m et celle des panneaux est de 4,80 m ou 6 m.
Les treillis soudés sont constitués par des fils se croisant perpendiculairement et soudés
électriquement à leur croisement.

II.3 Caractéristiques des matériaux du projet SOFT GREEN TOWER


Résistance caractéristique du Béton 𝐹𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎 (35 𝑀𝑝𝑎 pour le radier)
Limite élastique des aciers 𝐹𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎
𝐹𝑒
Contrainte de calcul de l’acier à l’ELU 𝜎𝑠𝑢 = = 434,8 𝑀𝑃𝑎
1,15
Peu préjudiciable
Fissuration
(Préjudiciable pour les fondations)
5cm pour les fondations
Enrobage des aciers
3cm pour tous les éléments en BA.
Tableau 4 : Caractéristiques des matériaux.

III. Règlement en vigueur


Pour tous les calculs qui vont suivre nous avons basé notre travail sur les règlements suivants :
❖ Règlement de construction parasismique RPS 2011 : C’est un règlement officiel qui
s’applique aux constructions nouvelles et aux bâtiments existants subissant des modifications
importantes telles que changement d’usage, transformation pour des raisons de sécurité
publique ou construction d’un ajout. Et a pour objectif de :
Définir l’action sismique sur les bâtiments ordinaires au cours des tremblements de terre.
Présenter un recueil d’exigences minimales de conception et de calcul ainsi que des
dispositions constructives à adopter pour permettre aux bâtiments ordinaires de résister
convenablement aux secousses sismiques.
Les administrations, les maîtres d'ouvrage et les professionnels dans l'acte de construire au
Maroc sont donc tenu de respecter ses articles.
❖ Règles BAEL 91 mod 99 : pour le dimensionnement des éléments en béton armé.
❖ Règles de construction parasismique PS 92: un règlement français utilisé également dans les
calculs.
❖ NV 65 : pour la détermination des sollicitations du vent
❖ Règles BPEL 91 : pour le dimensionnement des éléments en béton précontraint.

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28
Chapitre III
Conception et choix des éléments
de la structure

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29
I. La conception
La conception de l’ouvrage est la phase la plus importante dans l’étude d’une construction, elle
consiste dans le choix de la structure la plus optimale, c’est-à-dire celle qui respecte le plus, les
exigences du maitre d’ouvrage, de l’architecte et du bureau de contrôle, tout en gardant une
structure bien porteuse, facile à exécuter et moins couteuse sur le plan économique. Aussi, le
respect des normes qui réglementent le type de la structure étudiée est indispensable.

I.1 Contraintes architecturales


Dans un premier temps il s’agit d’adapter la conception à l’architecture technique retenue, tout
en répondant aux exigences de stabilité et de résistance, et aux contraintes architecturales de
viabilité de sécurité et d’esthétique.
Dans notre cas, la contrainte architecturale majeure est de ne pas avoir les retombées des
poutres dans tout le bâtiment, ce qui limite les solutions de système des planchers, et donc on a
opté pour Un plancher-dalle et par suite on va comparer entre deux variantes : un plancher-
dalle en béton armé et un plancher-dalle en post-tension.
La façade présente une contrainte architecturale Infranchissable, puisque on ne peut pas
apporter aucune modification à la conception de l’architecte, ce qui rend le choix
d’emplacement des voiles et des poteaux très délicat. Sans oublier qu’on doit éviter d’avoir des
poteaux qui débouchent au hasard dans les parkings aux sous-sols, pour ne pas gêner la
circulation des véhicules et leurs manœuvres pendant le stationnement.
Les plans architecturaux et de conception sont illustré dans l’ANNEXE A.

I.2 Les étapes de la conception


La conception se base sur les plans d’architecte, ces plans sont donnés ou reproduits sur
AUTOCAD pour faciliter la manipulation.
En général les étapes à suivre dans cette phase sont :

✓ Vérifier la faisabilité du projet.


✓ S’assurer que les plans respectent les fonctions prévues pour la construction.
✓ Respecter les normes et les règles qui régissent une telle construction.
✓ Vérifier la conformité entre les niveaux de la structure.
✓ Superposer les niveaux pour s’assurer qu’aucun poteau ne plombe, c’est-à-dire : n’est
pas interrompu dans un étage donné. Dans le cas contraire, le calcul peut se faire en
prévoyant une poutre allant de poteau vers poteau et supportant celui qui plombe
(raidisseur), mais cette solution est déconseillée.
✓ Chaîner les poteaux.
✓ S’assurer que les dalles et les poutres sont bien appuyées.
✓ Pré-dimensionner les éléments (dalles, poutres, poteaux et voiles).
✓ Renommer les niveaux ainsi que leurs éléments.

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✓ Définir les dalles et indiquer leurs contours ou leur sens de portée.
✓ Tracer les axes verticaux et horizontaux des poteaux et donner la cotation entre axes.
✓ Dessiner le plan de coffrage.

II. Système de contreventement


Du point de vue de la stabilité sous charges horizontales (vent, séisme…), on distingue deux
types de structures :
❖ Structures auto-stables ou auto-contreventées, leur conception vis- à-vis des charges
gravitaires, sont également stables sous l’action des charges horizontales. C’est par exemple
le cas des constructions comportant des portiques dans les deux directions principales, ainsi
que celui des structures dites « spatiales » ou « tridimensionnelles » (coques, treillis 3D…)
❖ Structures contreventées qui comportent un ensemble d’éléments de construction appelé
contreventement, dans le but d’assurer la stabilité et la rigidité de l’ouvrage vis-à-vis des
charges horizontales.
Le contreventement a donc principalement pour objet :
❖D’assurer la stabilité des constructions non auto-stables vis-à-vis des charges horizontales,
donc de transmettre ces charges jusqu’au sol.
❖De raidir les constructions, car les déformations excessives de la structure sont sources de
dommages aux éléments non structuraux.
❖Dans le cas d’une construction parasismique, le contreventement comporte
obligatoirement deux familles d’éléments : le contreventement horizontal (diaphragme) et le
contreventement vertical (voiles, treillis, portiques).
Notons que les contreventements par panneaux rigides, notamment les voiles, sont plus rigides
que ceux des autres catégories.
Nous optons alors pour un contreventement par voiles concentrés au milieu du bâtiment : il
s’agira donc d’une structure à noyau centrale. Ce système de contreventement procure souvent
la solution la plus économique et permet aussi de dégager plus d’espace puisqu’on concentre au
milieu du bâtiment tous les dispositifs de communication verticale (ascenseurs, escaliers, gaines
et réseaux divers).

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31
Figure 18 : Système de contreventement (Coupe). Figure 19 : Système de contreventement (vue en plan).

III. Système de plancher


Le choix d'un système de plancher approprié est une décision économique importante pour les
immeubles de grande hauteur. Ce choix dépend de plusieurs paramètres, parmi lesquels on
trouve :
❖ L’utilisation du bâtiment : par exemple, dans les bâtiments résidentiels, les dimensions des
appartements permettent le rapprochement des poteaux et des voiles, diminuant ainsi les
portées des dalles. Par contre, les immeubles modernes à différents usages nécessitent des
espaces ouverts dépourvus d'éléments structurels.
❖ La facilité et la rapidité de la construction joue également un rôle dans la sélection du
système de plancher.
❖ Si le bâtiment est exposé à des forces horizontales, le plancher doit assurer la fonction de
diaphragme (assez rigide pour la transmission des charges).
Pour notre projet SOFT GREEN TOWER à usage d'hôtel, l’isolation thermique et
acoustique ainsi que le dégagement de plus d’espace entre poteaux doivent être le
premier critère du choix du système de plancher.
Outre l’utilisation du bâtiment, La facilité et la rapidité de la construction joue un rôle dans
notre sélection du système de plancher. Il faut aussi souligner le fait que le bâtiment est
exposé à des forces horizontales, le plancher doit donc assurer la fonction de diaphragme
(assez rigide pour la transmission des charges).
Une analyse des différents planchers disponibles et exécutables au Maroc nous a permis de
constater que le plancher dalle constitue un choix intéressant en ce qu’il présente plusieurs
avantages dont nous avons besoin dans notre bâtiment à savoir : l’atteinte d’une portée
maximale de 8m pour un plancher dalle en béton armé et 11m pour un plancher précontraint,

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32
la suppression des retombées des poutres qui posent généralement des problèmes à
l’architecte et à l’ingénieur. Les trois variantes à étudier sont donc :
 Plancher dalle en béton armé.
 Plancher dalle précontrainte en post-tension.
 Dalle réticulé.

III.1 La variante Plancher dalle en béton armé


Les « planchers-dalles » sont constitués par des dalles continues, d'épaisseur constante et sans
nervures supportées directement par des piliers. Ces derniers sont dépourvus des chapiteaux
(têtes épanouies, en forme générale de troncs de cônes ou de pyramides renversés). Lorsque les
chapiteaux existent, les planchers sont dits « planchers champignons ».
Ce type présente plusieurs avantages. En effet, l’absence des poutres, élimine les retombées, et
rend le coffrage simple et moins couteux. Et avec ce type, on peut atteindre des potées de 8m
avec un béton armé, et 11m avec un béton précontraint.
Cependant, il présente aussi des inconvénients. Tout
d’abord, l’existence seule des piliers engendre une
concentration des contraintes dans les têtes de à ces
derniers. En plus, l’analyse simple est limitée par
Des conditions géométriques sur la dalle. Dans le cas
où ces conditions ne sont pas vérifiées, une analyse
détaillée doit être faite.
Donc, les planchers-dalles sont mieux adapté à des
mailles régulières de poteaux, mais on peut les utiliser
pour d’autres dispositions. Avec une épaisseur
constante, Ils sont faciles à construire. Cependant, il
faut vérifier soigneusement la distribution des
contraintes ainsi que le poinçonnement, afin d’assurer
le bon fonctionnement de la dalle.
Figure 20 : Plancher dalle (GREEN TOWER).

III.2 La variante plancher dalle précontrainte en post-tension


Le béton possède des propriétés mécaniques intéressantes en compression, alors que la
résistance en traction est limitée provoquant rapidement sa fissuration et sa rupture. Ainsi le
béton armé fissuré ne fait qu'enrober les armatures mais ne participe pas à la résistance. Il pèse
presque inutilement.
C'est ainsi qu'il devient intéressant de créer une compression initiale suffisante pour que le
béton reste entièrement comprimé sous les sollicitations ; ainsi toute la section du béton
participe à la résistance : c'est le principe du béton « précontraint ».

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33
Selon que cette tension appliquée aux armatures est effectuée avant la prise complète du béton
ou postérieurement à celle-ci, on distingue la précontrainte par « pré-tension » et la
précontrainte par « post-tension ».
❖ Dans la pré-tension, les armatures sont mises en tension avant la prise du béton. Elles sont
ensuite relâchées, mettant ainsi le béton en compression par simple effet d'adhérence. Cette
technique ne permet pas d'atteindre des valeurs de précontrainte aussi élevées qu'en post-
tension.
❖ La post-tension consiste à disposer les câbles de précontrainte dans des gaines incorporées
au béton. Après la prise du béton, les câbles sont tendus au moyen de vérins de manière à
comprimer l'ouvrage au repos. Cette technique, relativement complexe nécessite la mise en
œuvre d'encombrantes « pièces d'about » (dispositifs mis en place de part et d'autre de
l'ouvrage et permettant la mise en tension des câbles).
La précontrainte par post-tension dans les dalles de bâtiment offre de nombreux avantages
dont on cite : La compensation des actions des charges permanentes, voire d’une partie des
charges variables, est assurée par une charge verticale uniforme ascendante s’opposant aux
charges gravitaires.
La diminution des flèches (quasi nulle sous charges permanentes par exemple) ; La limitation,
voire absence d’ouvertures de fissures dues au retrait et à la flexion sous combinaison des
charges quasi permanente.
Cependant, elle présente quelques inconvénients, comme la nécessité d’une main d’œuvre
qualifiée et spécialisée et un surcoût éventuel.

Figure 21 : Exemple de plancher en post tension.

III.3 La variante dalle réticulé.


III.3.1 Définition
Selon l’ingénieur D. Florentino Regalado, « La dalle réticulée appartient à la famille des dalles en
béton armé, non homogènes, allégées et armées suivant deux directions orthogonales
configurant une plaque nervurée ».

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En Espagne, ce type de dalles ne présente pas habituellement des poutres chargées, par
conséquent, elles appartiennent à la famille des dalles planes.
La structure admet que ses flexions puissent être reprises et analysées suivant deux directions
d’armature, et forme avec les supports un ensemble structurel spatial capable de bien
supporter les actions verticales réparties et ponctuelles mais d’une façon moindre les actions
horizontales.
Les paramètres basiques qui définissent les caractéristiques de la dalle réticulée sont :
 L’arête totale de la plaque (𝐻).
 La hauteur du caisson allégeant ou blocs allégeant (ℎ).
 La séparation entre les axes des nervures (𝑒).
 L’épaisseur basique des nervures (𝑏), quoique les blocs récupérables disposent d’une
âme d’épaisseur variable suivant un tronc pyramidal.
 L’épaisseur de la couche de compression (𝑐).

Figure 22 : Les paramètres basiques qui définissent les caractéristiques de la dalle réticulée.

La zone massive à travers laquelle s’appuie finalement les charges que supportent les poteaux,
est appelée panneau. Le panneau est habituellement incorporé dans l’épaisseur de la plaque,
toutefois, si les portées sont grandes et les charges sont élevées, le panneau présente une
retombée.
Les panneaux en béton armé apparaissent dans les plancher réticulés par mesure de précaution
contre le risque de poinçonnement.

Figure 23 : Aspects des panneaux incorporés dans un plancher réticulé.

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III.3.2 Typologies des dalles réticulées
La différence essentielle qui existe entre les divers types de dalles réticulées réside exclusivement
dans le type de blocs employés. On distingue 2 types :

 Dalle réticulée avec blocs allégés ou perdus.


 Dalle réticulée avec caissons récupérables.

III.3.2.1 Dalle réticulée avec blocs allégés ou perdus


Blocs creux en béton : Les dalles réticulées avec blocs creux en béton sont les plus étendues
industriellement. Elle présente des nervures avec un entraxe de 80 𝑐𝑚 et une épaisseur de
10𝑐𝑚. Les dimensions du caisson allégeant former avec ces blocs sont de l’ordre de
70 × 70 𝑐𝑚. Le caisson peut être constitué de 3, 4 ou 6 blocs. Les arêtes des blocs varient
habituellement entre 23 et 35cm avec une couche de compression de 3 à 5 𝑐𝑚.
Notons que plus le nombre de blocs est grand plus la manutention et la mise en œuvre des
caissons sont aisées.

Figure 24 : Schéma des caissons allégeant de 𝟕𝟎 × 𝟕𝟎 𝒄𝒎 avec blocs creux en béton.

Figure 25 : Aspect des caissons allégeant configurés avec 6 blocs.

Blocs en céramique : L’utilisation des blocs en céramique dans la construction des dalles
réticulées présente l’avantage d’être plus légers que les blocs en béton, mais en contrepartie,
leur performance en isolation acoustique est moindre.

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III.3.2.2 Dalle réticulée avec caissons récupérables
L’usage des caissons récupérables dans la mise en œuvre des dalles réticulées est primordial lorsque
les portées entre appuis dépassent les 7 ou 8 mètres. Cette méthode est la plus connue et
employée internationalement.

Cette classe de dalles réticulées se configure essentiellement avec des caissons e/e de 80 𝑐𝑚. Son
coffrage constitue des moules en plastique tronc-pyramidaux qui sont récupérés pour un usage
ultérieur.

L’épaisseur minimale des nervures a été unifié à


12𝑐𝑚 et la différence entre les divers moules
existant dans le marché est négligeable. Tandis
que la hauteur est habituellement égale à 25𝑐𝑚,
entrant dans la mise en œuvre des dalles
réticulées 𝑑𝑒 25 + 5 𝑐𝑚. Ce type est le plus
utilisé dans les garages et les sous-sols des
Figure 26 : Caissons récupérables.
logements.

Les semi-caissons ou semi-moules sont employées en vue d’ajuster la dalle réticulée aux
panneaux et à la base des poutres. Ils sont donc incorporés dans les zones étroites ne pouvant
pas supporter la taille d’un caisson normal.
Les caissons en plastique présentent plusieurs avantages :
• Sécurité : Le coffrage est complètement autoportant, aucun platelage et autre dispositif
particulier n’est nécessaire. Le système est assemblé par en dessous, ce qui garantit un très haut
niveau de sécurité aux opérateurs de chantier.
• Décoffrage : Le béton n’adhère pas au plastique, le décoffrage est donc effectué facilement et
rapidement. Le nettoyage se fait simplement à l’eau, sans détergents ou produits particuliers.
• Réutilisation : Grâce à sa forme et aux caractéristiques des matériaux, le caisson peut être
réutilisé pour plusieurs coulages.
• Manutention : Les matériels peuvent être désassemblés et déplacés, sans l’emploi d’une grue,
facilement et rapidement sur chantier. Les caissons peuvent être stockés dans un espace réduit,
même dans des lieux humides.
• Résultats : Le plancher obtenu peut rester brut tel quel, ou peut être recouvert par un faux
plafond avec des plaques type Placoplatre.
Il existe d’autres types de caissons. On en cite : les caissons à base de fibres, les caissons
métalliques et les caissons en polyester.

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IV. Système de fondation
D’après le rapport géotechnique réalisé par le laboratoire, ce dernier nous recommande ce qui
suit : Fondation sur radier général en béton armé.
Lorsque les semelles deviennent trop importantes et que l'on ne veut pas aller fonder en
profondeur ou si on veut éviter le chevauchement des semelles, il est intéressant de construire
un radier général.
Le bâtiment est alors fondé sur une sorte de plancher. Et comme toute fondation, cette dalle
transmet les charges du bâtiment, sur l’ensemble de sa surface, au sol.
Cette méthode est surtout utilisée lorsque le terrain est in affouillable, lorsque le bon sol est
situé trop bas, lorsque l'on désire construire des sous-sols et que l’on cherche à assurer une très
bonne liaison et donc rigidité à la base du bâtiment. Mais dans tous les cas, le sol devra être
homogène pour éviter tous risques de tassements différentiels. Un radier travaille comme un
plancher très fortement chargé (tout le poids du bâtiment) mais à l'envers.

Figure 27 : Exemple de radier.

V. Evaluation des charges


V.1 Les charges permanentes
V.1.1 Les charges permanentes de végétations
Charge permanente Poids surfaciques
Terre végétale (10 cm) 200 Kg/m²
Couche filtrante
Etanchéité Couche drainante 100 Kg/m²
Couche de désolidarisation
Tableau 5 : Les charges permanentes de végétations.

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V.1.2 Les charges permanentes appliquées sur la terrasse
Charge permanente Poids surfaciques
Végétation 300 Kg/m²
Forme de pente
Etanchéité + isolation thermique 350 Kg/m²
Protection d'étanchéité
Tableau 6 : Les charges permanentes appliquées sur la terrasse.

V.1.3 Les charges permanentes appliquées sur l’étage


Charge permanente Poids surfaciques
Revêtement
Isolation thermique 250 Kg/m²
Cloisons légères
Tableau 7 : Les charges permanentes appliquées sur l'étage.

V.2 Les charges d’exploitations


Les charges d’exploitation sont définies selon la norme NF 06-001.

Charges d'Exploitation des éléments courants


Désignation Poids en Kg/m2
Bureaux paysagers 350
Commerce 1000
Salle de sport 500
Parking 250
Hôtel réception 250
Logements 150
Salle de restaurant 250
Cuisine 250
Escalier, Circulation 250
Balcons 350
Végétations 100
Terrasse accessible 150
Terrasse inaccessible 100
Tableau 8 : Les charges d’exploitations.

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Chapitre IV
Etude de l’effet du séisme et du vent

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I. Etude sismique
I.1 Généralité
Le calcul sismique a pour objectif la détermination de la réponse (c’est à dire les sollicitations,
les contraintes, les déplacements ainsi que les déformations) d’un ouvrage à un mouvement
harmonique sollicitant ses fondations. Ce calcul qui relève du domaine de la dynamique des
structures, se révèle délicat du fait de l’aspect aléatoire de l’excitation qui rend nécessaire une
démarche fondée sur des considérations probabilistes.

Figure 28 : séisme de Taïwan en février 2016.

Ainsi la construction parasismique ne consiste pas uniquement en l'élaboration de techniques


de construction mais d'un ensemble de méthodes permettant aux bâtiments de résister aux
secousses des séismes.

I.2 Notions pour le calcul sismique


I.2.1 Le règlement en vigueur
La protection des vies humaines et des biens matériels de l’Etat susceptibles de subvenir suite à
un tremblement de terre, est un souci permanent de toutes les autorités.
Pour simplifier le calcul des charges sismiques et uniformiser les exigences de dimensionnement
des structures à travers de grandes régions du pays, le règlement parasismique marocain
RPS2011 utilise l’approche des zones. Il s’agit de diviser le pays en trois zones de sismicité
homogène et présentant approximativement le même niveau de risque sismique pour une
probabilité d’apparition de 10% en 50 ans.
I.2.2 Notions en génie parasismique
Il est nécessaire que la préoccupation parasismique soit intégrée dès les premières phases de la
conception du projet et qu'elle devienne un réflexe, de façon à en réduire et en contrôler les
dommages probables. Ce réflexe, de constructions parasismiques, ne peut résulter que d'une
collaboration permanente entre utilisateurs, architectes, ingénieurs et entreprises.

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41
Il convient de rappeler qu'une application stricte des règles générales de la construction lors de
la conception du projet, ainsi qu'une bonne exécution des travaux, permettent aux bâtiments
de résister de façon satisfaisante aux séismes de faible à moyenne intensité.
Le but de la construction parasismique consiste à trouver des techniques de génie civil
permettant aux bâtiments de résister à toutes les secousses d'intensités inférieures ou égales à
l'intensité nominale fixée par le règlement en vigueur.
Différentes techniques de conception parasismique ont été élaborées à l’issue des expériences
passées :
❖ Implantation judicieuse des constructions, hors des zones instables (faille, instabilité de
pente, risque de liquéfaction...).
❖ Adaptation des fondations au type de sol.
❖ Utilisation de matériaux de qualité adéquate.
❖ Utilisation de dispositions constructives énoncées dans les guides techniques de
construction parasismique (distribution des masses, chaînages horizontaux et verticaux,
etc.)
❖ Prise en compte de "l'agression sismique" sur le site considéré dans l’élaboration des
plans de construction et donc éviter toute architecture susceptible de donner lieu à des
effondrements.
Ainsi la construction parasismique ne consiste pas uniquement en l'élaboration de techniques
de construction mais d'un ensemble de méthodes permettant aux bâtiments de résister aux
secousses sismiques. Ainsi le dimensionnement parasismique fait appel à des notions
spécifiques tels que :
 La ductilité : C’est la capacité d’un matériau à se déformer continuellement avant de se
rompre, sans perte excessive de résistance et de raideur, c’est le paramètre clé du
comportement parasismique.
 La rigidité : C’est une caractéristique essentielle de la structure car elle détermine son
comportement dynamique (fréquences propres) et par conséquent, les sollicitations sismiques
correspondantes. Il faut bien noter, à ce propos, que les fréquences propres doivent être
déterminées à l’aide d’un modèle réaliste de la structure. Dans le cas du béton armé, il faut
tenir compte de l’effet de la fissuration sur la rigidité des éléments de la structure.
 Amortissement : C’est la capacité de dissiper l’énergie avant de se stabiliser. Pour une
structure, il est fort dépendant du frottement, de la viscosité et la plasticité de ses éléments.
 Le coefficient de comportement : L’action sismique agit sur une structure en lui appliquant
une quantité d’énergie. Cette énergie, absorbée par la structure, doit être dissipée soit par
l’amortissement soit par des déformations plastiques. L’effet favorable de la capacité de la
structure à dissiper l’énergie introduite sous forme de déformations plastiques ainsi que sa

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résistance est prise en compte par le coefficient de comportement, sous l’hypothèse de ne pas
dépasser la valeur de la résistance de dimensionnement.
Un coefficient de comportement égal à 1.0 correspond à un comportement élastique dans
lequel l’énergie est dissipée par l’amortissement seul. Plus la structure est capable de dissiper
l’énergie sous forme de déformations plastiques, plus le coefficient de comportement est élevé.
Dans le dimensionnement, le coefficient de comportement est utilisé pour réduire la force
sismique de remplacement élastique et, par conséquent, les efforts de dimensionnement. La
ductilité du béton armé est contrôlée par celle de l’acier d’armature et par la qualité des détails
constructifs. L’acier d’armature doit évidemment présenter une capacité d’allongement
suffisante, mais également une résistance à la traction notablement supérieure à la limite
élastique 𝑓𝑒 afin de garantir une répartition favorable de la fissuration, pour cette raison, le
coefficient de comportement est spécifié en fonction de la classe de ductilité de l’acier
d’armature utilisé.
 Période propre : Pour une structure à un seul degré de liberté, oscillateur simple, la période
propre est le temps nécessaire pour faire un aller-retour dans le mouvement d’oscillation
naturelle. D’autre part une structure à plusieurs degrés de liberté possède autant de périodes
propres que de degrés de liberté où la plus longue est appelée la période fondamentale.
La période qu’on utilise souvent est la période propre associée au mode fondamentale. C’est
une caractéristique intrinsèque au système qui est proportionnelle à la masse et inversement
proportionnelle à la rigidité. Elle peut être estimée en utilisant plusieurs méthodes.
Interaction sol-structure : La présence d’une structure sur un sol quelconque modifie son
mouvement sous la fondation, la raison de ce changement tient au fait que le sol et la structure
interagissent entre eux pour créer un nouveau système dynamique combiné agissant dans une
zone d’interaction : Ce phénomène est dit l’interaction sol-structure.
I.2.3 Choix de la méthode de calcul sismique

Figure 29 : Le choix de la méthode de calcul sismique.

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Pour effectuer un calcul sismique, il s’agit de s’orienter vers l’approche statique équivalente ou
l’approche modale.
I.2.3.1 L’approche statique équivalente
❖ Principe
L’approche statique équivalente a comme principe de base de substituer aux efforts dynamiques
développés dans une structure par le mouvement sismique du sol, des sollicitations statiques
calculées à partir d’un système de forces, dans la direction du séisme, et dont les effets sont censés
équivaloir à ceux de l’action sismique.

❖ Condition d’application

L’approche statique équivalente, adoptée par le présent règlement, est requise dans les
conditions suivantes :
 La hauteur du bâtiment n’excède pas 60 m et sa période fondamentale ne dépasse
pas 2 s.
 Satisfaire les conditions de régularité en plan et en élévation.
Régularité en plan
✓ La structure doit présenter une forme en plan simple, tel que le rectangle, et une distribution
de masse et de rigidité sensiblement symétrique vis à vis de deux directions orthogonales au
moins, le long desquelles sont orienté s les éléments structuraux.
✓ En présence de parties saillantes ou rentrantes leurs dimensions ne doivent pas dépasser
0.25 fois la dimension du côté correspondant.
✓ A chaque niveau, la distance entre le centre de masse et le centre de rigidité, mesurée
perpendiculairement à la direction de l’action sismique, ne doit pas dé passer 0.20 fois la racine
carrée du rapport de la raideur de torsion sur la raideur de translation.
✓ L’élancement (grand coté L/petit côté B) ne doit pas dé passer la valeur 3,5.
Régularité en élévation
✓ La distribution de la rigidité et de la masse doit être sensiblement régulière le long de la
hauteur. Les variations de la rigidité et de la masse entre deux étages successifs ne doivent pas
dépasser respectivement 30 % et 15 %.
✓ Dans le cas d’un rétrécissement graduel en élévation, le retrait à chaque niveau ne doit pas
dépasser 0.15 fois la dimension en plan du niveau précédent sans que le retrait global ne
dépasse 25% de la dimension en plan au niveau du sol.
✓ Dans le cas d’un élargissement graduel sur la hauteur, la saillie ne doit pas dé passer 10% de
la dimension en plan du niveau précédent sans que le débordement global ne dépasse 25% de
la dimension en plan au niveau du sol.

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✓ Pour les bâtiments dont la hauteur totale ne dépasse pas 12 m ; les pourcentages relatifs à la
configuration peuvent être ramenés à 40%.
❖ Conformément au RPS

Si les conditions de régularité ou de hauteur d’une structure, exigées par l’approche statique
équivalente ne sont pas satisfaites, il est admis d’utiliser une approche dynamique pour
l’analyse de l’action sismique.

❖ Commentaire
Comme notre projet présente une structure circulaire irrégulières aucune méthode simplifiée
ne peut donc être employée pour déterminer le mode de réponse aux excitations sismiques le
plus proche de la réalité. D’où la nécessité de passer par une analyse modale spectrale complète
qui résout chaque mode comme une hypothèse et réalise l’expansion modale et la combinaison
modale pour l’obtention des efforts sismiques et déplacements correspondants.
I.2.3.2 L’approche modale
Le principe de cette méthode est de rechercher, pour chaque mode de vibration, le maximum
des effets qu’engendrent les forces sismiques dans la structure, représentées par un spectre de
réponse de calcul. Ces effets seront combinés pour avoir la réponse de la structure.
L’analyse modale est la méthode de calcul des effets maximaux d’un séisme sur une structure.
 Un spectre de réponse caractérise la sollicitation sismique.
 La structure est supposée à comportement élastique ce qui permet le calcul des modes
propres.
 La réponse d’une structure est prépondérante au voisinage des fréquences de résonance.
 Le comportement de la structure pour ces fréquences de résonances est appelé mode de
vibration.
 Le comportement global est considéré comme la somme des contributions des différents
modes.
Le calcul des modes doit être poussé de façon à satisfaire les deux conditions suivantes issues
du PS 92 :
 Atteindre la fréquence minimale de 33 Hz dite « fréquence de coupure » dans chaque
direction d’excitation.
 Solliciter 90% de la masse totale M du système dans chaque direction d’excitation.
La suite des modes peut être interrompue avant la fréquence de 33 Hz (période de 0,03s) à
condition que la somme des masses modales représente au moins 70 % de la masse totale
vibrante M.
Les réponses modales (déplacements et efforts maximaux) calculées pour les différents modes
retenus sont ensuite combinées de façon à restituer l’ensemble des effets du séisme.

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Figure 30 : Déformée réelle et déformées modales des 5 premiers modes.

II. Modélisation de la structure


La modélisation est une étape primordiale et épouvantablement importante dans l’étude d’une
structure. En effet, à travers cette opération, on essaie au maximum de construire un modèle
approché de la réalité pour simuler le comportement du bâtiment vis-à-vis des charges extérieures.
En général, deux méthodes de modélisation peuvent être imputées selon la précision des résultats
souhaitée et les logiciels de calcul disponibles :

❖ Modélisation par la méthode des éléments finis.


❖ Modélisation de type brochette à masse concentrée et raideur équivalente.

II.1 Choix de la méthodologie de modélisation :


Le modèle par EF s’avère le plus adapté à notre structure parce qu’on a affaire à une structure
irrégulière. De plus, cette approche donne des résultats plus proches de la réalité puisqu’elle permet
une bonne évaluation des efforts sismiques et la détection
des modes de torsion éventuelles, chose qu’on ne peut pas
faire avec le simple modèle brochette.

II.2 Etapes de la modélisation :


La méthodologie e modélisation adoptée est la suivante :
✓ Modélisation de la structure sur CBS, saisie des
données géométriques et des chargements statiques.
✓ Calcul statique (descente de charges) effectué sur CBS.
✓ Export de la structure vers RSA.
✓ Génération des paramètres du séisme et les charges de
vent sur RSA.
✓ Introduction des combinaisons.
✓ Maillage sur RSA.
✓ Calcul dynamique effectué sur RSA.

II.3 Modèle CBS


Le choix de modélisation sur CBS résulte du fait que c’est
un logiciel très adapté à ce genre d’opération. La
représentation des éléments est relativement facile ainsi
que l’introduction des charges. Figure 31 : Le modèle CBS.

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Le modèle CBS a été utilisé pour le calcul de la
descente de charges verticales sous les
chargements statiques :
✓ Cas 1 : Poids propre de la structure,
pris automatiquement par la structure.
✓ Cas 2 : Charges permanentes.
✓ Cas 3 : Charges d’exploitations.
Quelques résultats de la descente de charges
sont illustrés dans l’annexe.

Figure 32 : Zone de répartition de charges après le calcul sur CBS.

II.4 Modèle RSA


Afin de réaliser un calcul en EF de la structure, le modèle est exporté vers ROBOT.

Figure 33 : Le modèle RSA.

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II.4.1 Réglage du modèle analytique Robot
Avant de poursuivre la modification des options et paramètres de calcul, j’ai lancé la vérification
de la structure. Cette option permet de détecter toutes les erreurs au niveau de la structure.
❖ Etape 1 : Réglage des paramètres et affectation de données sur robot : Avant de débuter les
calculs, il est nécessaire de saisir quelques données et paramètres nécessaires au calcul, nous
citons à titre d’exemple :
Réglage des préférences : Nous définissons le Béton 25 comme matériau par défaut et nous
définissons les normes BAEL 91, NV65 Maroc et le RPS2011 comme normes par défaut.
❖ Etape 2 : Affectation des combinaisons de charges : Introduction des combinaisons de BAEL
automatiquement.
❖ Etape 3 : Définir les paramètres de maillage :

Figure 34 : Options de maillage.

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Le maillage de la structure se fait automatiquement,
dans un premier temps selon la méthode de DELAUNEY
qui contrairement à la méthode de COONS, est la plus
adaptée aux structures irrégulières.
Le maillage ne présente pas d’incohérence sur les
bords, donc on ne se sera pas obliger de le raffiner.

Figure 35 : Génération du maillage sur toute la structure.

❖ Etape 4 : Définir les paramètres de l’analyse modale :

J’ai considéré 12 modes à calculer.


Et pour prendre en compte les charges du bâtiment j’ai
effectué la conversion des charges en masses dynamiques,
y compris le poids propre. Et pour ne pas avoir une
redondance de calcul je négligé l’introduction
automatique de la densité.

Figure 36: Paramétrage de l'analyse modale.

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J’ai converti les cas 1 et 2
correspondants aux charges
permanentes et au poids propre
avec le coefficient 1, et le cas 3
concernant les charges
d’exploitation avec le coefficient
0,2 conformément au RPS.

Figure 37 : Conversion des cas en masses dynamiques.

❖ Etape 5 : Paramètres de la norme RPS 2011 :


Je définis les paramètres en fonction du RPS2011. Ensuite, le logiciel calcule les charges
sismiques et les applique à la structure.

Figure 38 : Paramétrage de l'analyse sismique.

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Puis je génère les combinaisons de Newmark pour les directions X et Y en utilisant la
combinaison quadratique des modes CQC

II.4.2 Combinaison d’actions


La combinaison fondamentale des actions à considérer, pour le calcul des sollicitations et la
vérification des états limites, est donnée par l’expression suivante :
𝑺𝒄 = 𝑮 + 𝑬 + 𝟎. 𝟑𝑵 + 𝝍 × 𝑸
G : Le poids propre et charges permanentes de longue durée
E : Effets du séisme
N : Action de la neige
Q : Charges d’exploitation
𝝍 : Facteur d’accompagnement
Je néglige l’action de la neige dans notre cas.
L’action du séisme est générée à partir des combinaisons de Newmark. Ces combinaisons
permettent de cumuler de façon simplifiée des réponses par direction de séisme en
compatibilité avec l’hypothèse d’iso-probabilité des composantes de séisme. Je calcule les
réponses sismiques Ex et Ey pour les deux directions X et Y et donc les combinaisons de
Newmark seront définies comme suit :
± 𝐄𝐱 ± 𝟎, 𝟑𝐄𝐲 𝒆𝒕 ± 𝟎, 𝟑𝐄𝐱 ± 𝐄𝐲
Où Ex et Ey désignent les sollicitations maximales dues à chacune des composantes x et y.
Pour le dimensionnement, on considère la combinaison la plus défavorable.
L’action du vent n’est pas à combiner avec celle du séisme et si le calcul au vent produit des
sollicitations plus défavorables que celles obtenues en utilisant la combinaison ci-dessus, le
dimensionnement et la vérification de la structure s’effectuent pour les sollicitations dues au
vent.

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III. Calcul dynamique avec Robot Structural Analysis
III.1 Process de l'analyse modale

Figure 39 : Process de l'analyse modale.

III.2 Analyse modale


Les résultats de l’analyse modale sont donnés dans le tableau suivant :

Mode Fréquence Période Masses Cumulées UX Masses Cumulées UY


[Hz] [sec] [%] [%]
1 0,73 1,38 11,4 37,49
2 0,75 1,33 13,63 53,65
3 0,76 1,31 64,92 66,95
4 2,64 0,38 65,58 72,25
5 2,72 0,37 66,85 82,23
6 3,12 0,32 83,43 84,22
7 5,5 0,18 83,55 85,27
8 5,69 0,18 84,06 89,8
9 7,09 0,14 90,32 90,58
10 8,5 0,12 90,33 90,66
Tableau 9 : Résultat de l'analyse modale.

Après 10 modes, la masse = globale atteint les 90% dans les deux directions horizontales X et Y.
Ces modes peuvent donc être retenus pour la suite de l’analyse sismique.
Pour admettre une analyse modale il faut s’assurer que :
✓ La masse > 90%
✓ Fréquence < 33 Hz
Pour notre cas : La masse cumulée étant supérieures à 90% ainsi que la fréquence est inférieure
à 33 Hz, donc l’analyse est valide.

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52
III.3 Vérification de déplacement
III.3.1 Déplacements latéraux inter- étages
Pour des raisons de fonctionnalité et de limitation du coût résultant des dommages liés aux
actions sismiques, les déplacements inter-étages dus au séisme de calcul ne doivent pas
dépasser des valeurs limites normatives. Le RPS 2011 limite le déplacement relatif ∆𝑒 pour les
bâtiments de classe III à :
0,010 × ℎ
∆𝑒𝑙 ≤
𝐾
❖ ℎ : hauteur de l’étage.
❖ 𝐾 : coefficient de réduction

En ce qui concerne notre cas, la valeur limite est : ∆𝑒𝑙 ≤ 2,42 Cm


les déplacements inter étages ∆𝑒 el les vérifications sont donnés pour toute la structure dans le
tableau suivant :

Séisme suivant Séisme suivant Y


Hauteur Déplacement
Niveau X (Cm) (Cm) Vérification
(m) limite (Cm)
UX UY UX UY
RDC 3,4 0,1 0 0 0,1 2,42 Vérifié
Etage 1 3,4 0,2 0,1 0,1 0,2 2,42 Vérifié
Etage 2 3,4 0,3 0,1 0,1 0,3 2,42 Vérifié
Etage 3 3,4 0,4 0,1 0,1 0,4 2,42 Vérifié
Etage 4 3,4 0,4 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 5 3,4 0,5 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 6 3,4 0,5 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 7 3,4 0,5 0,1 0,1 0,6 2,42 Vérifié
Etage 8 3,4 0,6 0,1 0,1 0,6 2,42 Vérifié
Etage 9 3,4 0,6 0,1 0,1 0,6 2,42 Vérifié
Etage 10 3,4 0,6 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 11 3,4 0,6 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 12 3,4 0,6 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
Etage 13 3,4 0,5 0,1 0,1 0,5 2,42 Vérifié
EDICULE 3,4 0,5 0,1 0,1 0,4 2,42 Vérifié
Tableau 10 : Déplacements latéraux inter- étages.

Les déplacements inter-étages calculés pour la structure sont largement inférieurs au


déplacement limites requis par le règlement RPS2011.

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III.3.2 Déplacements latéraux globaux
Les déformations sont parmi les résultats les plus intéressantes. En effet, le RPS préconise des
valeurs limites qu’on doit les vérifier avec les valeurs qu’on a trouvées notamment le
déplacement maximal de la structure.
Selon RPS 2011 le déplacement global de la structure ∆𝑔 doit satisfaire à la formule suivante :
∆𝑔𝑙 ≤ 0,004 × H
❖ H : hauteur totale de la structure
On a : 𝐻 = 51m on trouve : ∆𝑔 ≤ 20,4 Cm

Les tableaux suivants résument les déplacements latéraux totaux Ux et Uy suivant les deux sens
sismiques X et Y avec la vérification :

Déplacement Déplacement Déplacement Vérification


latéral max latéral max
Séisme suivant X UX 6,8 20,4 Vérifié
(Cm) UY 2,9 20,4 Vérifié
Séisme suivant Y UX 3,1 20,4 Vérifié
(Cm) UY 6,9 20,4 Vérifié
Tableau 11 : Déplacements latéraux globaux.

Le déplacement latéral maximal du bâtiment selon les deux directions X et Y est largement
inférieur aux limites imposées par le RPS2011.

III.4 Vérification de la stabilité au renversement


La structure doit être dimensionnée pour résister aux effets de renversement dus aux
combinaisons des actions de calcul. Un ancrage est exigé si l’effet des charges de calcul tendant
à provoquer ce phénomène est supérieur à l’effet de stabilisation. Indice de stabilité :
𝐾 × 𝑊 × 𝐷𝑒𝑝𝑚𝑎𝑥
𝜃=
𝐹×ℎ
❖ W : poids au-dessus de l’étage considéré.
❖ F : action sismique au niveau considéré.
❖ h : hauteur de l’étage.
❖ Depmax : déplacement relatif du niveau considéré.
❖ K : coefficient de réduction.
✓ La stabilité est considérée satisfaite si : 𝜃 ≤ 0,10
✓ L’effet du second ordre est à prendre en compte si : 0,10 ≤ 𝜃 ≤ 0,20
✓ La stabilité est considérée comme non satisfaite si : 𝜃 ≥ 0,20

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54
Suivant
X
𝛉
Niveau Vérification
UX UY
RDC 0,000533336 0
Etage 1 0,001244271 0,002373527
Etage 2 0,00190274 0,002475222
Etage 3 0,002563318 0,002589226
Etage 4 0,002689851 0,002828094
Etage 5 0,003559513 0,003103438

Satisfaite
Etage 6 0,003695194 0,003293259
Etage 7 0,003956831 0,003539308
Etage 8 0,00514036 0,003761664
Etage 9 0,005630471 0,003933221
Etage 10 0,006286629 0,004091384
Etage 11 0,007322947 0,004412246
Etage 12 0,009939487 0,005614027
Etage 13 0,012591608 0,008127192
EDICULE 0,013215428 0,008246794
Tableau 12 : La stabilité au renversement dans le sens X.

Suivant
Y
𝛉
Niveau Vérification
UX UY
RDC 0 0,000542106
Etage 1 0,002370579 0,001264589
Etage 2 0,002466734 0,001933414
Etage 3 0,002575701 0,002603214
Etage 4 0,002808868 0,003410847
Etage 5 0,003076278 0,003605362
Satisfaite

Etage 6 0,003257135 0,003737221


Etage 7 0,003496924 0,00479793
Etage 8 0,003725548 0,00519552
Etage 9 0,00391849 0,005703315
Etage 10 0,004097442 0,005334276
Etage 11 0,004420883 0,006268273
Etage 12 0,005596124 0,008610064
Etage 13 0,008022143 0,013279532
EDICULE 0,007998557 0,011326271
Tableau 13 : La stabilité au renversement dans le sens Y.

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55
On remarque que, pour chaque niveau, 𝜃 ≤ 0,10 ce qui signifie que la stabilité est considérée
satisfaite donc pas de risque de renversement. Ainsi, l’effet du second ordre ne sera pas pris en
compte dans les calculs.
Tous les étages vérifient largement le niveau requis de stabilité au renversement dans les deux
directions par conséquent le bâtiment est stable.

IV. Etude du vent


Vu son emplacement, et sa hauteur allant jusqu’à 51 m. la tour est attaquée par un véritable
ennemi que doit contrarier. C’est l’effet du vent. Dans cette partie, nous sommes obligés de
faire une étude sur l’effet du vent appliqué sur la structure et puis voir son effet sur le noyau
pour en déduire les efforts et les moments qui seront transmis à la fondation. Pour le calcul,
nous allons adopter le règlement NV65.
De plus, pour ce genre des bâtiments, les essais de soufflerie ont été réalisés afin de les
comparer avec les résultats du règlement NV65, pour choisir le cas le plus défavorable et qui
sera par la suite comparé avec les résultats du séisme. Pour enfin dimensionner le système de
fondation.

IV.1 Calcul au vent par (RSA)


Après avoir modélisé la structure sur RSA j’ai réalisé une simulation du vent avec le paramétrage
ci-dessous :
❖ Etape 1 : Bardage

Un bardage, qui est une surface qui vous permet


de distribuer les charges surfaciques, linéaires et
concentrées sur les barres, les panneaux et les
appuis. L’option permet de définir la structure à
barre avec les bardages. Les bardages peuvent
être utilisés lors de la génération des charges
surfaciques sur barres par objets 3D et lors de la
génération des charges de neige et vent 3D.

Figure 40 : bardage pour la génération des charges surfaciques.

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56
❖ Etape 2 : Simulation des charges de vent.
L'option Simulation des charges de vent permet de simuler un flux de vent autour de la
structure et de générer les charges de vent automatiquement lorsque la convergence du calcul
dynamique itératif est satisfaisante.

Figure 41 : Option simulation des charges de vent.

✓ Vitesse du vent
La vitesse du vent à considérer est la pointe de la vitesse maximale affectée d’une probabilité de
non dépassement pour une période de retour donnée.
La période de retour du vent extrême est l’intervalle du temps séparant deux occurrences
consécutives de la pointe de sa vitesse maximale. Elle est prise égale à 50ans.
Pour la région de casablanca : 𝑉 = 39𝑚/𝑠

Figure 42 : Carte du Maroc - Répartition régionale des maximums de vitesses de vent.

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57
IV.2 Résultat du calcul au vent par (RSA)
IV.2.1 Zone de répartition de charge

Figure 43 : Zone de répartition de charge.

IV.2.2 Déplacements due au vent


Niveau UX UY dr UX dr UY d UX d UY Max UX Max UY Min UX Min UY
(Cm) (Cm) (Cm) (Cm) (Cm) (Cm) (Cm) (Cm)
RDC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
ETAGE 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
ETAGE 2 0 -0,1 0 0 0 0 0 0 0 -0,1
ETAGE 3 -0,1 -0,1 0 0 0 0 0 -0,1 -0,1 -0,1
ETAGE 4 -0,1 -0,1 0 0 0 0 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1
ETAGE 5 -0,1 -0,2 0 0 0 0 -0,1 -0,1 -0,1 -0,2
ETAGE 6 -0,2 -0,2 0 0 0 0 -0,1 -0,2 -0,2 -0,2
ETAGE 7 -0,2 -0,2 0 0 0 0 -0,2 -0,2 -0,2 -0,2
ETAGE 8 -0,3 -0,3 0 0 0 0 -0,2 -0,2 -0,3 -0,3
ETAGE 9 -0,3 -0,3 0 0 0 0 -0,3 -0,3 -0,3 -0,3
ETAGE 10 -0,3 -0,4 0 0 0 0 -0,3 -0,3 -0,3 -0,4
ETAGE 11 -0,4 -0,4 0 0 0 0 -0,3 -0,4 -0,4 -0,4
ETAGE 12 -0,4 -0,4 0 0 0 0 -0,4 -0,4 -0,4 -0,4
ETAGE 13 -0,4 -0,5 0 0 0 0 -0,4 -0,4 -0,4 -0,5
EDICULE -0,5 -0,5 0 0 0 0 -0,4 -0,5 -0,5 -0,5
Tableau 14 : Déplacements pour le cas de charge : Vent 225 deg sur (+).

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58
V. Comparaison des effets du vent aux effets du séisme
Séisme suivant x Vent suivant x+
Niveau
Fx (Kn) Fy (Kn) Fx (Kn) Fy (Kn)
RDC 6815,54 1799,98 1064,39 1064,2
ETAGE 1 6765,93 1773,45 949,27 949,08
ETAGE 2 6603,6 1692,1 872,53 872,34
ETAGE 3 6341,53 1569,52 795,78 795,6
ETAGE 4 6014,57 1430,14 719,03 718,85
ETAGE 5 5654,31 1297,05 642,29 642,11
ETAGE 6 5282,88 1185,53 565,54 565,37
ETAGE 7 4907,12 1097,2 488,79 488,63
ETAGE 8 4513,95 1028,06 412,05 411,88
ETAGE 9 4101,72 978,61 335,3 335,14
ETAGE 10 3656,06 936,29 258,56 258,4
ETAGE 11 3126,76 864,91 181,81 181,66
ETAGE 12 2430,89 717,31 105,06 104,91
ETAGE 13 1425,17 441,61 33,35 33,27
Tableau 15 : Comparaison des effets du vent aux effets du séisme.

D’après le tableau ci-dessus, on déduit que l’effet du séisme est plus prépondérant que celui du
vent vu que tous les moments sismiques sont supérieurs aux moments dus au vent.

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59
Chapitre V
Dimensionnement des éléments
structuraux

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60
I. Etude du poteau P1

Puisque les voiles assurent le contreventement


de la structure, les poteaux sont calculés en
compression simple.

Figure 44 : Emplacement du poteau P1.

I.1 Descente de charge


I.1.1 Surface de chargement

Figure 45 : Surface de chargement du poteau P1.

D’après AutoCad :

𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 (𝑃1) = 27,96 𝑚²

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61
I.1.2 Les charges permanentes appliquées au poteau P1

Niveau G G(dalle) (Kn/m²) SI (m²) G P1 (Kn) G P1 cumulée


(Kn/m²) (Kn)
Terrasse 6,5 6,25 27,96 356,50 356,50
Étage 12 2,5 6,25 27,96 244,66 601,16
Étage 11 2,5 6,25 27,96 244,66 845,82
Étage 10 2,5 6,25 27,96 244,66 1090,48
Étage 9 2,5 6,25 27,96 244,66 1335,14
Étage 8 2,5 6,25 27,96 244,66 1579,80
Étage 7 2,5 6,25 27,96 244,66 1824,46
Étage 6 2,5 6,25 27,96 244,66 2069,12
Étage 5 2,5 6,25 27,96 244,66 2313,78
Étage 4 2,5 6,25 27,96 244,66 2558,44
Étage 3 2,5 6,25 27,96 244,66 2803,10
Étage 2 2,5 6,25 27,96 244,66 3047,76
Étage 1 2,5 6,25 27,96 244,66 3292,42
RDC 2,5 6,25 27,96 244,66 3537,08
Sous-Sol 2,5 6,25 27,96 244,66 3781,74
Tableau 16 : Les charges permanentes appliquées au poteau P1.

I.1.3 Les charges d’exploitations appliquées au poteau P1


Pour la charge d’exploitation, on appliquera la dégression des surcharges puisque on a un hôtel
et on a des surcharges différentes la loi de dégression est la suivante :

Terrasse : 𝑸𝟎
Etage 1 : 𝑸𝟎 + 𝑸𝟏
Etage 2 : 𝑸𝟎 + 𝟎, 𝟗𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐 )
Etage 3 : 𝑸𝟎 + 𝟎, 𝟗𝟎(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐 + 𝑸𝟑 )
Etage 4 : 𝑸𝟎 + 𝟎, 𝟖𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐 + 𝑸𝟑 + 𝑸𝟒 )
𝟑+𝒏
Etage n : 𝑸𝟎 + (𝑸𝟏 + ⋯ + 𝑸𝒏 ) ; 𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒏 ≥ 𝟓
𝟐𝒏

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62
Q Coefficient de Q P1
Niveau SI (m²) Q P1 (Kn)
(Kn/m²) dégression cumulée (Kn)
Terrasse 2,5 27,96 69,9 1 69,9
Étage 12 2,5 27,96 69,9 1 139,8
Étage 11 2,5 27,96 69,9 0,95 202,71
Étage 10 2,5 27,96 69,9 0,9 258,63
Étage 9 2,5 27,96 69,9 0,85 307,56
Étage 8 2,5 27,96 69,9 0,8 349,5
Étage 7 2,5 27,96 69,9 0,75 384,45
Étage 6 2,5 27,96 69,9 0,71 419,4
Étage 5 2,5 27,96 69,9 0,68 454,35
Étage 4 2,5 27,96 69,9 0,66 489,3
Étage 3 2,5 27,96 69,9 0,65 524,25
Étage 2 2,5 27,96 69,9 0,63 559,2
Étage 1 2,5 27,96 69,9 0,62 594,15
RDC 2,5 27,96 69,9 0,61 629,1
Sous-Sol 2,5 27,96 69,9 0,607 698,0014
Tableau 17 : Les charges d’exploitations appliquées au poteau P1.

I.1.4 L’effort normal appliquée au poteau P1


On calcule l’effort normal ultime à l’aide de la combinaison des charges :
𝑵𝒖 = 𝟏, 𝟑𝟓𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸
On multiplie cet effort par un coefficient de majoration qui dépend de la distribution des
éléments de la structure et de leurs appuis. Dans notre cas, ce coefficient est égal à 10%.

Niveau G (Kn) Q (Kn) Nu (Kn)


Terrasse 356,49 69,90 644,72
Étage 12 601,14 139,80 1123,36
Étage 11 845,79 202,71 1590,46
Étage 10 1090,44 258,63 2046,04
Étage 9 1335,09 307,56 2490,08
Étage 8 1579,74 349,50 2922,58
Étage 7 1824,39 384,45 3343,56
Étage 6 2069,04 419,40 3764,53
Étage 5 2313,69 454,35 4185,50
Étage 4 2558,34 489,30 4606,47
Étage 3 2802,99 524,25 5027,45
Étage 2 3047,64 559,20 5448,42
Étage 1 3292,29 594,15 5869,39
RDC 3536,94 629,10 6290,37
Sous-Sol 3781,59 698,0014 6767,36
Tableau 18 : L’effort normal appliquée au poteau P1.

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63
I.2 Prédimensionnement du poteau P1
I.2.1 Prédimensionnement du Poteau P1 au niveau 8
On a :
𝑁𝑢 = 2922,58 𝐾𝑛 = 2,92 𝑀𝑛
𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝐴 × 𝑓𝑒
𝑁𝑢 ≤ 𝛼 [ + ]
0,9 × 𝛾𝑏 𝛾𝑆
On fixe l’élancement à : 𝜆 = 35
𝐿𝑓
𝜆= = 35
𝑖
La langueur de flambement :
𝐿𝑓 = 0,7 × 𝐿 → 𝐿𝑓 = 0,7 × 3,4

𝐿𝑓 = 2,38 𝑚

Le rayon de giration : le poteau est rectangulaire de dimensions (𝑎 × 𝑏)

𝑎 × 𝑏3
𝐼 √ 12 𝑏
𝑖=√ = =
𝐴 𝑎×𝑏 2√3

D’où :
𝐿𝑓
𝜆= × 2√3 = 35
𝑏
On calcul b :

𝐿𝑓 × 2√3 2,38 × 2√3


𝑏= → 𝑏=
𝜆 35
𝑏 = 0,23 𝑚
On prend :
𝑏 = 0,25 𝑚
𝜆 < 50 Donc :
0,85 0,85
𝛼= 2 → 𝛼=
𝜆 35 2
1 + 0,2 ( ) 1 + 0,2 ( )
35 35
𝛼 = 0,71
La section minimale des armatures :

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64
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 𝑀𝑎𝑥(𝐴1 ; 𝐴2 )
Avec :
8
𝐴1 = (𝑎 + 𝑏)
{ 100
0,2
𝐴2 = (𝑎 × 𝑏)
100
Puisque 𝐵𝑟 ≈ 𝐵 = (𝑎 × 𝑏) on suppose que :
0,2
𝐴= × 𝐵𝑟
100
D’où :
𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 0,2 𝐵𝑟 × 𝑓𝑒
𝑁𝑢 ≤ 𝛼 [ + × ]
0,9 × 𝛾𝑏 100 𝛾𝑆
𝑓𝑐28 0,2 𝑓𝑒
𝑁𝑢 ≤ 𝛼 × 𝐵𝑟 [ + × ]
0,9 × 𝛾𝑏 100 𝛾𝑆
Donc :
𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥
𝑓 0,2 𝑓𝑒
𝛼 [0,9𝑐28
× 𝛾𝑏 + 100 × 𝛾𝑆 ]
Avec :
𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑝𝑎
𝑓 = 500 𝑀𝑝𝑎
{ 𝑒
𝛾𝑏 = 1,5
𝛾𝑆 = 1,15
𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥
25 0,2 500
0,71 [ + 100 × ]
0,9 × 1,5 1,15
𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥
13,71
On prend
𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥
12
La section réduite :
𝑁𝑢
𝐵𝑟 = (𝑎 − 0,02)(𝑏 − 0,02) =
12

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65
On calcul a :
𝑁𝑢 2,92
𝑎= + 0,02 → 𝑎= + 0,02
12(𝑏 − 0,02) 12(0,25 − 0,02)
𝑎 = 1,07 𝑚 On prend 𝑎 = 1,10 𝑚
D’où les dimensions du poteau P1 sont :
𝑎 = 1,10𝑚 𝑎 = 0,45 𝑚
{ Ou
𝑏 = 0,25𝑚 𝑏 = 0,65 𝑚
I.2.2 Prédimensionnement du poteau P1 sur tous les niveaux
Niveau Nu (Mn) Br (m²) a (m) b (m)
Terrasse 0,64472265 0,053726888 0,25 0,30
Étage 12 1,1233629 0,093613575 0,35 0,35
Étage 11 1,59046965 0,132539138 0,35 0,45
Étage 10 2,0460429 0,170503575 0,4 0,5
Étage 9 2,49008265 0,207506888 0,45 0,55
Étage 8 2,9225889 0,243549075 0,45 0,65
Étage 7 3,34356165 0,278630138 0,45 0,7
Étage 6 3,7645344 0,3137112 0,5 0,7
Étage 5 4,18550715 0,348792263 0,5 0,75
Étage 4 4,6064799 0,383873325 0,55 0,8
Étage 3 5,02745265 0,418954388 0,55 0,85
Étage 2 5,4484254 0,45403545 0,6 0,85
Étage 1 5,86939815 0,489116513 0,6 0,9
RDC 6,2903709 0,524197575 0,65 0,9
Sous-Sol 6,76736351 0,563946959 0,7 0,9
Tableau 19 : Dimensionnement du poteau P1 sur tous les niveaux.

I.3 Ferraillage du poteau P1


I.3.1 Ferraillage longitudinale du poteau P1 au niveau 8
𝑵𝒖 (𝑴𝒏) 2,92
Dimensions (𝒂 × 𝒃) (𝒎) (0,65 × 0,45)
𝑩𝒓 (𝒎²) 0,24
On a :
𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝐴 × 𝑓𝑒
𝑁𝑢 ≤ 𝛼 [ + ]
0,9 × 𝛾𝑏 𝛾𝑆
Donc :
𝑁𝑢 𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝛾𝑠
𝐴≥[ − ]×
𝛼 0,9 × 𝛾𝑏 𝑓𝑒

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66
Calcul de l’élancement 𝜆 :
𝐿𝑓
𝜆=
𝑖
La langueur de flambement :
𝐿𝑓 = 0,7 × 𝐿 → 𝐿𝑓 = 0,7 × 3,4

𝐿𝑓 = 2,38 𝑚

Le rayon de giration : le poteau est rectangulaire de dimensions (𝑎 × 𝑏) avec 𝑎 > 𝑏

𝑎 × 𝑏3
𝐼 √ 12 𝑏
𝑖=√ = =
𝐴 𝑎×𝑏 2√3

D’où :
𝐿𝑓 2,38
𝜆= × 2√3 → 𝜆= × 2√3
𝑏 0,65
𝜆 = 12,68
𝜆 < 50 Donc :
0,85 0,85
𝛼= → 𝛼=
𝜆 2 12,68 2
1 + 0,2 ( ) 1 + 0,2 ( )
35 35
𝛼 = 0,82
Donc :
𝑁𝑢 𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝛾𝑠 2,92 0,24 × 25 1,15
𝐴≥[ − ]× → 𝐴=[ − ]×
𝛼 0,9 × 𝛾𝑏 𝑓𝑒 0,82 0,9 × 1,5 500
𝐴 = −2,031 × 10−3 𝑚²
𝐴 = −20,31 𝑚²
La section minimal 𝐴𝑚𝑖𝑛 :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 𝑀𝑎𝑥(𝐴1 ; 𝐴2 )
8 8
𝐴1 = (𝑎 + 𝑏) → 𝐴1 = (45 + 65)
100 100
𝐴1 = 8,8 𝐶𝑚2
0,2 0,2
𝐴2 = (𝑎 × 𝑏) → 𝐴2 = (45 × 65)
100 100

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67
𝐴2 = 5,85 𝐶𝑚²
Donc :

𝐴 = 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 𝐴1 = 8,8 𝑐𝑚²


Choix des armatures :
On aura besoin de 8T12 (𝑨 = 𝟗, 𝟎𝟒)
I.3.2 Ferraillage longitudinale du poteau P1 sur tous les niveaux
Etage a(cm) b(cm) A (Cm²) Amin A adoptée Ferraillage
(Cm²)
Terrasse 25 30 -3,28709928 4,4 4,4 6T12
Étage 12 35 35 -6,72183628 5,6 5,6 8T12
Étage 11 35 45 -11,0571039 6,4 6,4 10T12
Étage 10 40 50 -14,8007708 7,2 7,2 12T12
Étage 9 45 55 -18,531982 8 8 12T12
Étage 8 45 65 -22,5748447 8,8 8,8 14T12
Étage 7 45 70 -26,1539109 9,2 9,2 16T12
Étage 6 50 70 -29,4468317 9,6 9,6 17T12
Étage 5 50 75 -33,0703545 10 10 17T12
Étage 4 55 80 -36,6943143 10,8 10,8 19T12
Étage 3 55 85 -40,3170537 11,2 11,2 19T12
Étage 2 60 85 -43,6929942 11,6 11,6 19T12
Étage 1 60 90 -47,3324566 12 12 22T12
RDC 65 90 -50,7272978 12,4 12,4 22T12
Sous-Sol 70 90 -55,4414658 12,8 12,8 23T12
Tableau 20 : Ferraillage du poteau P1 sur tous les niveaux.

I.3.3 Ferraillage transversale du poteau P1 au niveau 8


Soit 𝜙𝑡 diamètre des armatures transversales :
On a :
𝜙𝑙𝑚𝑎𝑥 = 12 𝑚𝑚 ≤ 20 𝑚𝑚
𝜙𝑙𝑚𝑎𝑥 : le plus grand diamètre des armatures longitudinales (poteau P1 niveau 8).
Donc 𝜙𝑡 = 6 𝑚𝑚
Espacement :
40 𝐶𝑚 40 𝐶𝑚
𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛 { 𝑎 + 10 𝐶𝑚 → 𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛 { 55 𝐶𝑚
15𝜙𝑙𝑚𝑖𝑛 18 𝐶𝑚
𝑆𝑡 = 18 𝐶𝑚

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68
I.3.4 Représentation du ferraillage du poteau P1 au niveau 8

Figure 46 : Ferraillage du poteau P1 au niveau 8.

Un exemple de calcul avec ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS est dans l’annexe B

II. Etude du voile V1


Un voile de section rectangulaire, encastrée en tête et en pieds et soumise à des charges. Donc
le voile est sollicité par :
 Moment fléchissant et effort tranchant provoqués par l’action du séisme.
 Effort normal dû à la combinaison des charges permanentes, d’exploitations ainsi que
l’action sismique.
 Ce qui implique que les voiles seront calculés en flexion composée. Ce qui nécessitera une
disposition du ferraillage :
→ Sur le plan vertical (aciers verticaux).
→ Sur le plan horizontal (aciers horizontaux).
Dans cette partie, on détaillera le calcul pour le voile V1 au niveau du Sous-Sol-1 qu’on a fait
selon le DTU 23.1, le règlement RPS et les règles PS 92.

II.1 Prédimensionnement du voile V1


On a selon l’article 7.3.1.4.1 du RPS 2000, L’épaisseur minimale du voile est en fonction de la
hauteur nette ℎ𝑒 de l’étage :

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69
❖ 𝑒𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 (15 𝑐𝑚, ℎ𝑒/20) ; Pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.
❖ 𝑒𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 (15 𝑐𝑚, ℎ𝑒/22) ; Pour un voile rigidifié à une extrémité.
❖ 𝑒𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 (15 𝑐𝑚, ℎ𝑒/25) ; Pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.
Dans notre cas on a :
ℎ𝑒 = 3,4 𝑚
Donc :
𝑒𝑚𝑖𝑛 = 15 𝐶𝑚
Après le calcul sur CBS on a trouvé 3 types de voile :

Type Epaisseur (Cm)


Voile 1 30
Voile 2 25
Voile 3 20
Tableau 21 : Prédimensionnement du voile.

II.2 Données de calcul et domaine de validité


𝑵𝑨𝑪𝑪 (𝑴𝒏) 𝑵𝑬𝑳𝑼 (𝑴𝒏) 𝑻𝑨𝑪𝑪 (𝑴𝒏) 𝑴𝑨𝑪𝑪 (𝑴𝒏. 𝒎)
𝟑, 𝟎𝟒 10,62 1,26 12,77
Tableau 22 : Données de calcul du voile V1.

Le domaine de validité est déterminé par les paramètres suivants :


✓ La longueur du voile est au moins égale à cinq fois son épaisseur.
𝐿 = 5,83𝑚 ≥ 5 × 0,30 = 1,5𝑚
✓ L’épaisseur du voile est au moins égale à 10 cm.
𝐸𝑝𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒 = 30𝐶𝑚
✓ L’élancement mécanique est au plus égale à 80.
✓ La caractéristique du béton à 28 jours est au plus égale à 40MPa.
❖ Détermination de la longueur de flambement :
Lorsqu’un voile n’est pas raidi latéralement par des murs en retour, la longueur libre de
flambement 𝑙𝑓 se déduit de la hauteur libre du mur 𝑙, en fonction de ses liaisons avec le
plancher.

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70
𝑙𝑓
La méthode simpliste donne pour le rapport les résultats suivants :
𝑙

Mur armé Mur non armé


Liaisons du mur
verticalement verticalement
Il existe un plancher de
0.80 0.85
Mur encastré en tête part et d'autre
et en pied Il existe un plancher d'un
0.85 0.90
seul côté.
Mur articulé en tête et en pied 1.00 1.00
Tableau 23 : Détermination de la longueur de flambement du voile V1.

Notre voile V502 est armé et encastré en tête et en pied avec un plancher de part et d’un radier
donc :
𝑙𝑓 = 0,80 × 𝑙 → 𝑙𝑓 = 0,80 × 2,75

𝑙𝑓 = 2,2 𝑚

❖ L’élancement mécanique :

√12 √12
𝜆 = 𝑙𝑓 × → 𝜆 = 2,2 ×
𝑎 0,3
𝜆 = 25,40
𝜆 ≤ 80 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑐 ′ 𝑒𝑠𝑡 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é

II.3 Contrainte limite


On a les paramètres de calcul de l’effort normal ultime dans un voile sont regroupés dans le
tableau suivant :

Voile non armé


Notation Voile armé verticalement
verticalement
Elancement 𝜆 √12
𝑙𝑓 ×
𝑎
Section réduite 𝐵𝑟 𝑑 × (𝑎 − 0,02)
Coefficient 𝜶 :

Pour 𝝀 < 𝟓𝟎 0,85 0,65


𝛼 𝜆 2
𝜆 2
1 + 0,2 × ( ) 1 + 0,2 × ( )
35 35
Pour 𝟓𝟎 ≤ 𝝀 < 𝟖𝟎

𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝑓𝑒 𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28
Effort limite à l’ELU 𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 𝛼( +𝐴× )
0,9 × 𝛾𝑏 𝛾𝑠 0,9 × 𝛾𝑏
Tableau 24 : Les paramètres de calcul de l’effort normal ultime limite du voile.

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71
On a
𝜆 < 50
Donc :
0,85 0,85
𝛼= → 𝛼=
𝜆 2 25,40 2
1 + 0,2 × ( ) 1 + 0,2 × ( )
35 35
𝛼 = 0,76
Il faut s’assurer tout d’abord que l’effort normal pondéré 𝑁𝑢 sollicitant le mur à l’état limite
ultime est inférieur à 𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 résistant équilibré par la section du béton et éventuellement par la
section d’armatures.
L’effort limite ultime est, dans le cas d’un mur armé, donné par la formule suivante :
𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝑓𝑒
𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 = 𝛼 ( +𝐴× )
0,9 × 𝛾𝑏 𝛾𝑠
Avec :
𝛾𝑏 = 1,5
{ 𝛾𝑠 = 1,15
𝐵𝑟 = 𝑑 × (𝑎 − 0,02)
𝐵𝑟 = 𝑑 × (𝑎 − 0,02) → 𝐵𝑟 = 5,83 × (0,3 − 0,02)
𝐵𝑟 = 1,6324 𝑚²
Calcul de la section :
𝐶𝑚2 𝑎×𝑏
𝐴 = 𝑀𝑎𝑥(4 (𝑎 + 𝑏) × 2; 0,2 ×
𝑚 100
0,2 × 0,3 × 5,83
𝐴 = 𝑀𝑎𝑥 (4(0,3 + 5,83) × 2 ; 0,2 × )
100
𝐴 = 𝑀𝑎𝑥(49,04 𝐶𝑚2 ; 34,98 𝐶𝑚²)
𝐴 = 49,04 𝐶𝑚²
Donc :
1,63 × 25 500
𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 = 0,76 ( + 49,04 × 10−4 × )
0,9 × 1,5 1,15
𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 = 24,56 Mn

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72
✓ Vérification :
On a : 𝑁𝑢 = 10,62 𝑀𝑛 ≤ 𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 = 24,56 donc c’est vérifié
𝑁𝑢 10,62
𝜎𝑢 = =
𝑎 × 𝑑 0,3 × 5,83
𝜎𝑢 = 6,07 𝑀𝑝𝑎
𝑁𝑢𝑙𝑖𝑚 24,56
𝜎𝑢𝑙𝑖𝑚 = =
𝑎 × 𝑑 0,3 × 5,83
𝜎𝑢𝑙𝑖𝑚 = 14,04 𝑀𝑝𝑎
On a :
𝜎𝑢 = 6,07 𝑀𝑝𝑎 ≤ 𝜎𝑢𝑙𝑖𝑚 = 14,04 𝑀𝑝𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é
On prend :
0,85 × 𝑓𝑐28
𝜎𝑏𝑐 = 𝑀𝑖𝑛 (𝜎𝑢𝑙𝑖𝑚 ; )
1,5
𝜎𝑏𝑐 = 𝑀𝑖𝑛(14,04 ; 14,16)
𝜎𝑏𝑐 = 14,04 𝑀𝑝𝑎
Le modèle le plus simple d’un voile est celui d’une console encastrée à sa base. Le voile est sollicité
par un effort normal et un effort tranchant constant sur toute la hauteur et un moment fléchissant
qui est maximal dans la section d’encastrement. Le ferraillage classique d’un voile est composé
d’armatures verticales concentrées aux deux extrémités du voile (potelets de rives), d’armatures
verticales uniformément réparties et d’armatures horizontales elles aussi uniformément
réparties. Les armatures verticales extrêmes sont soumises à d’importantes forces de
traction/compression créant ainsi un couple capable d’équilibrer le moment appliqué.
Enfin, les armatures verticales et horizontales de l’âme ont pour rôle d’assurer la résistance à
l’effort tranchant et à l’effort normal.

II.4 Dimensionnement des potelets de rives :


II.4.1 Armatures longitudinales
On a selon le PS92 les dimensions minimales des potelets sont 𝑎 et 𝑑’

Tableau 25 : Dimensions des potelets de rives du voile V1.

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73
𝑛 𝑙𝑓 𝑛 𝑑
𝑑′ = 𝑀𝑎𝑥 (𝑎 ; 𝑎 × 𝐾 × ; ×𝐾× ; )
𝜎𝑏𝑐 15 𝜎𝑏𝑐 8

Avec :
𝐾 = 1,4 : facteur de comportement.
𝑛 = 𝜎𝑢 = 6,07 𝑀𝑝𝑎
6,07 2,2 6,54 5,83
𝑑′ = 𝑀𝑎𝑥 (0,3 ; 0,3 × 1,4 × ; × 1,4 × ; )
14,04 15 14,04 8
2,2
𝑑 ′ = 𝑀𝑎𝑥 (0,3 ; 0,18 ; × 0,09 ; 0,72)
15
𝑑 ′ = 0,72 𝑚
Les voiles sont calculés en flexion composée sous un effort normal 𝑁 = 3,04 𝑀𝑛 et un moment
de flexion 𝑀 = 12,77 𝑀𝑛. 𝑚
Ainsi on assimile le voile à une poutre de largeur 𝑎 = 0,30 𝑚 et de hauteur ℎ = 5,83 𝑚.
On pose :
𝑑′ 0,72
𝑑 =ℎ− → 𝑑 = 5,83 −
2 2
𝑑 = 5,47 𝑚
Distance des armatures tendues à la fibre la plus comprimé, à ne pas confondre avec la
longueur du voile.
On a selon l’article A.4.3.5 du BAEL91, l’excentricité nécessaire pour déterminer le moment de
calcul peut s’exprimer ainsi :
𝑒 = 𝑒0 + 𝑒𝑎
𝑒0 : l’excentricité du moment calculée par la méthode statique équivalente.
𝑀 12,77
𝑒0 = =
𝑁 3,04
𝑒0 = 4,20 𝑚
𝑒𝑎 : excentricité additionnelle traduisant les imperfections géométriques initiales (après
exécution).

𝑒𝑎 = 𝑚𝑎𝑥 (2𝐶𝑚 ; )
250
583
𝑒𝑎 = 𝑚𝑎𝑥 (2𝐶𝑚 ; )
250

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74
𝑒𝑎 = 𝑚𝑎𝑥(2𝐶𝑚 ; 2,33𝐶𝑚)
𝑒𝑎 = 2,33 𝐶𝑚
Donc :
𝑒 = 𝑒0 + 𝑒𝑎
𝑒 = 4,02 + 0,0233
𝑒 = 4,0433 𝑚
Selon (PS92) Cette excentricité doit vérifier l’inégalité suivante :
𝑙𝑓 𝑒
≤ 𝑀𝑎𝑥 (15 ; 15 × )
ℎ ℎ
𝑙𝑓 2,2 𝑙𝑓
= → = 0,37
ℎ 5,83 ℎ
4,04 𝑒
𝑀𝑎𝑥 (15 ; 15 × ) = 𝑀𝑎𝑥(15 ; 10,39) → 𝑀𝑎𝑥 (15 ; 15 × ) = 15
5,83 ℎ
D’où :
𝑙𝑓 𝑒
≤ 𝑀𝑎𝑥 (15 ; 15 × ) 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑐 ′ 𝑒𝑠𝑡 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é
ℎ ℎ

Pour prendre en compte le flambement on ajoute une excentricité 𝑒2 définie dans le même
article A.4.3.5 du BAEL91 et dont la valeur reste négligeable par rapport à 𝑒

3𝑙𝑓 ²
𝑒2 = × (2+∝ 𝜑)
104 × ℎ
Avec :
• 𝛼 : le rapport du moment du premier ordre, dû aux charges permanentes et quasi
permanentes, au moment total du premier ordre On prend 𝛼=1
• 𝜑 : le rapport de la déformation finale due au fluage, à la déformation instantanée sous la
charge considérée, En général on prend 𝜑=2
Donc :
3𝑙𝑓 ²
𝑒2 = × (2+∝ 𝜑)
104 × ℎ
3 × 2,2²
𝑒2 = × (2 + (2 × 1))
104 × 5,83
𝑒2 = 9,96 × 10−4 𝑚

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75
Le moment de calcul est :


𝑀𝐶 = 𝑁 (𝑒 + (𝑑 − ))
2

5,83
𝑀𝐶 = 3,04 (4,04 + (5,47 − ))
2

𝑀𝐶 = 20,04 𝑀𝑛. 𝑚
𝑀𝐶 20,04
𝜇= → 𝜇=
𝑏 × 𝑑 2 × 𝜎𝑏𝑐 0,3 × 5,472 × 14,04
𝜇 = 0,159

𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 𝜇) → 𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 0,159)

𝛼 = 0,21
𝑍 = 𝑑 × (1 − 0,4 × 𝛼) → 𝑍 = 5,47 × (1 − 0,4 × 0,21)
𝑍 = 5,01𝑚
D’où la section d’acier :

𝑀𝐶 𝛾𝑠
𝐴𝑓 = (( − 𝑁) × )
𝑍 𝑓𝑒

20,04 1,15
𝐴𝑓 = (( − 3,04) × ) × 104
5,01 500

𝐴𝑓 = 22,08 𝐶𝑚²
𝐴𝑓
Soit : = 11,04 𝐶𝑚² à répartir entre les deux faces du potelet.
2

Donc on aura besoin de :


6𝑇16 (𝑒𝑠𝑝 = 11 𝐶𝑚) Sur chaque face des deux extrémités + 2𝑇14
II.4.2 Armature transversale :
𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(10 × 𝜙𝐿 ; 20 𝐶𝑚)
𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(10 × 1,2 ; 20)
𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(12 ; 20)
𝑆𝑡 ≤ 12𝐶𝑚

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76
le choix du diamètre :
𝜙𝐿
𝜙𝑡 ≤ 𝑀𝑎𝑥 ( ; 6𝑚𝑚)
3
12
𝜙𝑡 ≤ 𝑀𝑎𝑥 ( ; 6𝑚𝑚)
3
𝜙𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛(4𝑚𝑚 ; 6𝑚𝑚)
𝜙𝑡 = 6 𝑚𝑚
Donc on aura besoin de :
Des cadres de 𝜙𝑡 = 6 𝑚𝑚
Donc On va adopter pour les armatures transversales des cadres 𝜙𝑡 = 8 𝑚𝑚 espacés de 12 cm.

II.5 Ferraillage vertical et horizontal


Pour chacun des ferraillages vertical et horizontal on a des espacements maximaux à ne pas
dépasser comme on doit assurer un pourcentage minimal d’armatures suivant chaque direction,
qu’on a regroupé dans le tableau ci-dessous :

Acier verticaux Acier horizontaux


Espacement
≤ min (33cm ; 2 × a) ≤ 33 cm
maximal
Acier
minimal ASV ≥ ρv × a × d 𝐴𝑆ℎ ≥ 𝜌ℎ × 𝑎 × 𝐿

𝜌𝑣 = 𝑚𝑎𝑥 (0,001; 0,0015

400 × 𝜃 2 × 𝜌𝑣𝑚𝑎𝑥
× 𝜌ℎ = 𝑚𝑎𝑥 ( ; 0,001)
𝑓𝑒 3
Pourcentage 3 × 𝜎𝑢 Avec :
minimal ×( − 1)) 𝜌𝑣𝑚𝑎𝑥 , le pourcentage vertical de la
𝜎𝑙𝑖𝑚
bande la plus armée.
Avec :
𝜃 = 1,4 ; pour un voile de rive.
𝜃 = 1 ; pour un voile
intermédiaire.
Tableau 26 : Ferraillage vertical et horizontal du voile.

II.5.1 Ferraillage vertical


On a un voile intermédiaire donc 𝜃 = 1

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77
Le pourcentage minimal est donné par la formule suivante :

400 × 𝜃 3 × 𝜎𝑢
𝜌𝑣 = 𝑚𝑎𝑥 (0,001; 0,0015 × ×( − 1))
𝑓𝑒 𝜎𝑙𝑖𝑚
400 × 1 3 × 6,07
𝜌𝑣 = 𝑚𝑎𝑥 (0,001; 0,0015 × ×( − 1))
500 14,04
𝜌𝑣 = 𝑚𝑎𝑥(0,001 ; 3,56 × 10−4 )

𝜌𝑣 = 0,001

Or on a selon le RPS le taux minimal des armatures verticales et horizontales doit être de 0.20 %
de la section horizontale du béton donc :
𝜌𝑣,𝑚𝑖𝑛 ≥ 2 × 10−3

On a
𝜌𝑣 ≤ 𝜌𝑣,𝑚𝑖𝑛

Donc
𝜌𝑣 = 2 × 10−3
𝐴𝑣 = 𝜌𝑣 × 𝑎 × 𝑑 → 𝐴𝑣 = 2 × 10−3 × 439 × 30
𝐴𝑣 = 26,34 𝐶𝑚²

La section d’armatures 𝐴𝑣 (correspondant au pourcentage 𝜌𝑣 ) doit être répartie par moitié sur
chacune des faces de la bonde du mur considéré.

Sur chaque face 13,17 𝐶𝑚² ce qui donne :


28𝑇8 (𝑒𝑠𝑝 = 15,67𝐶𝑚)
II.5.2 Ferraillage horizontal
2 × 𝜌𝑣𝑚𝑎𝑥
𝜌ℎ = 𝑚𝑎𝑥 ( ; 0,001) = 0,001 < 2 × 10−3 (valeur minimal selon RPS 2011)
3
Donc

𝜌ℎ = 2 × 10−3
𝐴ℎ = 𝜌ℎ × 𝑎 × 𝑑 → 𝐴ℎ = 2 × 10−3 × 275 × 30
𝐴ℎ = 16,5 𝐶𝑚²

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78
La section d’armatures 𝐴ℎ (correspondant au pourcentage 𝜌ℎ ) doit être répartie par moitié sur
chacune des faces de la bonde du mur considéré.

Sur chaque face 8,25 𝐶𝑚² ce qui donne :


18𝑇8 (𝑒𝑠𝑝 = 15,27𝐶𝑚)

II.6 Justification aux sollicitations tangentes (PS92)


Le pourcentage des armatures de flexion est défini par :
𝐴𝑓
𝜔𝑓 = 100 × ( )
𝑎×𝑑
22,08
𝜔𝑓 = 100 × ( )
30 × 547
𝜔𝑓 = 0,13%

Le paramètre d’excentricité :
𝑀
𝑒𝑁 =
𝑏×𝑁
12,77
𝑒𝑁 =
5,83 × 3,04
𝑒𝑁 = 0,72
L’effort tranchant de calcul :
𝑉 × (1 + 𝐾)
𝑉∗ =
2
1,26 × (1 + 1,4)
𝑉∗ =
2
𝑉 ∗ = 1,512 𝑀𝑛
Le cisaillement conventionnel de calcul associé est :


𝑉∗
𝜏 =
𝑎×𝑑
1,512
𝜏∗ =
0,30 × 5,47
𝜏 ∗ = 0,92 𝑀𝑝𝑎

Le paramètre d’élancement de calcul :

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79
𝑀
𝛼𝑁 =
𝑏×𝑉
12,77
𝛼𝑁 =
5,83 × 1,26
𝛼𝑁 = 1,73
On calcul :
Le moment limite 𝑀lim de fissuration systématique en flexion composée 𝑀lim est déterminé à
partir de la condition de non fissuration systématique.

𝑎 × 𝑏² 𝑓𝑡28
𝑀𝑙𝑖𝑚 = × (𝜎 + )
6 1,5
0,3 × 5,83² 3,04 2,1
𝑀𝑙𝑖𝑚 = ×( + )
6 0,3 × 5,83 1,5
𝑀𝑙𝑖𝑚 = 5,33 𝑀𝑛. 𝑚
Le cisaillement conventionnel associé :
𝑀𝑙𝑖𝑚
𝜏1 = 𝜏 ∗ ×
𝑀
5,33
𝜏1 = 0,92 ×
12,77
𝜏1 = 0,38 𝑀𝑝𝑎
La contrainte limite de résistance à l’effort tranchant :

2×𝜎
𝜏2 = 0,45 × √𝑓𝑡28 × (𝑓𝑡28 + )
3

2 × 1,78
𝜏2 = 0,45 × √2,1 × (2,1 + )
3

𝜏2 = 1,18 𝑀𝑝𝑎
La contrainte limite de résistance à l'effort tranchant après fissuration, compte tenu des armatures
longitudinales.

𝜏3 = 𝑚𝑖𝑛(𝜏1 ; 𝜏2 ) × (1 + 3 × 𝜔𝑓 ) + 0,15 × 𝜎

𝜏3 = 𝑚𝑖𝑛(0,38; 1,18) × (1 + 3 × 0,13%) + 0,15 × 1,78


𝜏3 = 0,64 𝑀𝑝𝑎

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80
𝜏𝑙𝑖𝑚 = 𝑚𝑎𝑥(𝜏3 ; 0,5 × 𝑓𝑡28 )
𝜏𝑙𝑖𝑚 = 𝑚𝑎𝑥(0,64 ; 0,5 × 2,1)
𝜏𝑙𝑖𝑚 = 𝑚𝑎𝑥(0,64 ; 1,05)
𝜏𝑙𝑖𝑚 = 1,05 𝑀𝑝𝑎
𝜏 ∗ = 0,92 𝑀𝑝𝑎 < 𝜏𝑙𝑖𝑚 = 1,05 𝑀𝑝𝑎
Donc selon le PS92 il n’est pas nécessaire de prévoir des armatures d'effort tranchant.

II.7 Représentation du ferraillage du voile V1

Figure 47 : Ferraillage du voile V1.

Figure 48 : Ferraillage du voile V1 (Coupe).

Un exemple de calcul du voile avec ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS est dans l’ANNEXE C.

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81
III. Etude des dalles
III.1 La première variante : Plancher Dalle
III.1.1 Caractéristique du panneau à calculer
Dans notre structure, le plancher-dalle présente une certaine irrégularité, donc on ne peut pas
calculer la distribution de la précontrainte manuellement pour toute la dalle. Cependant, on va
choisir un panneau qui satisfait les conditions d’application du BAEL 91 afin de pouvoir illustrer
la méthode de calcul :

Figure 49 : Panneau à calculer (Plancher dalle).

III.1.1.1 Prédimensionnement de la dalle


Puisque on peut vérifier la flèche par des logiciels comme ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS
L’épaisseur de la dalle obéit la règle suivante :
𝐿
ℎ≥
28
Avec :
 L : la plus grande portée.
 h : l’épaisseur de la dalle.
𝐿 = 6,6𝑚
6,6
ℎ≥ → ℎ ≥ 0,23𝑚
28
On prend :
ℎ = 0,25 𝑚
III.1.1.2 Evaluation des charges de la dalle :
✓ Poids de la dalle :

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82
𝑃𝐷𝐴𝐿𝐿𝐸 = 0,25 × 25
𝑃𝐷𝐴𝐿𝐿𝐸 = 6,25 𝐾𝑛/𝑚²
✓ Les charges permanentes appliquées sur la dalle :

𝐺 = 2,5 𝐾𝑛/𝑚²
✓ Les charges d’exploitations appliquées sur la dalle :

𝑄 = 4 𝐾𝑛/𝑚²
Calcul de l’effort normal à l’état limite ultime :
𝑁𝑢 = 1,35 × 𝐺 + 1,5𝑄
𝑁𝑢 = 1,35 × (6,25 + 2,5) + 1,5 × 4
𝑁𝑢 = 17,81 𝐾𝑛/𝑚²
III.1.2 Vérification des conditions d’application de la méthode simplifiée
 La structure est contreventée par voiles.
 Le nombre de travée est au moins égal à 2 dans les deux directions.
2
 La charge d’exploitation ne dépasse pas 3 × 𝐺 :

2
𝑄 = 4 𝐾𝑛/𝑚² ≤ × (6,25 + 2,5) = 5,83 𝐾𝑛/𝑚²
3
 Les dimensions des poteaux sont toutes inférieures à 1/4ème de la portée adjacente la plus
faible dans la même direction.
 Le rapport entre toutes les portées voisines est bien compris entre 0,5 et 2.
 La dalle est d’épaisseur constante.
→ Les hypothèses étant vérifiées, nous pouvons bien appliquer la méthode simplifiée de
l’annexe E4 du BAEL 91 modifié 99.
III.1.3 Calcul des moments

𝑞𝑢

A1 𝐿 = 5,65 𝑚 A2 𝐿 = 5,65 𝑚 A3 𝐿 = 6,6 𝑚 A4

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83
𝑞𝑢 = 𝑁𝑢 × 𝑙
Avec :
 𝑙 : la portée dans le sens 𝑦.
𝑞𝑢 = 17,81 × 5
𝑞𝑢 = 89,05 𝐾𝑛/𝑚
III.1.3.1 Les moments isostatiques
❖ Travée A1A2 :

𝑞𝑢 𝐿21 89,05 × 5,652


𝑀01 = =
8 8
𝑀01 = 355,33 𝐾𝑛. 𝑚
❖ Travée A2A3 :

𝑞𝑢 𝐿22 89,05 × 5,652


𝑀02 = =
8 8
𝑀02 = 355,33 𝐾𝑛. 𝑚
❖ Travée A3A4 :

𝑞𝑢 𝐿23 89,05 × 6,602


𝑀03 = =
8 8
𝑀03 = 484,87 𝐾𝑛. 𝑚

Travée Moment isostatique (𝑲𝑵. 𝒎)


A 1A 2 355,33
A 2A 3 355,33
A 3A 4 484,87
Tableau 27 : Les moments isostatiques.

III.1.3.2 Les moments sur les appuis


❖ Appuis intermédiaires :
𝑀𝐴2 = − 0,5 × 𝑀𝑎𝑥(𝑀01 ; 𝑀02 ) → 𝑀𝐴2 = − 0,5 × 𝑀𝑎𝑥(355,33; 355,33 )
𝑀𝐴2 = − 0,5 × 355,33
𝑀𝐴2 = −177,665 𝐾𝑁. 𝑚
𝑀𝐴3 = − 0,5 × 𝑀𝑎𝑥(𝑀02 ; 𝑀03 ) → 𝑀𝐴3 = − 0,5 × 𝑀𝑎𝑥(355,33; 484,87)
𝑀𝐴3 = − 0,5 × 484,87
𝑀𝐴3 = −242,435 𝐾𝑁. 𝑚

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84
❖ Appuis de rives :
𝑠𝑖 𝑎 < 2ℎ ; 𝑀𝐴 = −0,2 𝑀01
{
𝑠𝑖 𝑎 > 2ℎ ; 𝑀𝐴 = −0,4 𝑀01
𝑎 = 35 𝑐𝑚
{
2ℎ = 2 × 25 = 50 𝑐𝑚
𝑎 < 2ℎ Donc 𝑀𝐴 = −0,2 𝑀01

𝑀𝐴1 = −0,2 𝑀01 → 𝑀𝐴1 = −0,2 × 355,33


𝑀𝐴1 = −71,06 𝐾𝑁. 𝑚
𝑀𝐴4 = −0,2 𝑀03 → 𝑀𝐴4 = −0,2 × 484,87
𝑀𝐴4 = −96,97 𝐾𝑁. 𝑚
Appuis Moment (𝑲𝑵. 𝒎)
𝑴𝑨𝟏 −71,06
𝑴𝑨𝟐 −177,665
𝑴𝑨𝟑 −242,435
𝑴𝑨𝟒 −96,97
Tableau 28 : Les moments sur les appuis.

III.1.3.3 Les moments aux travées


|𝑀𝑒 | + |𝑀𝑤 |
𝑀𝑡𝑋 + ≥ 𝑀𝑎𝑥[(1 + 0,3𝛼)𝑀0𝑋 ; 1,05𝑀0𝑋 ]
2
𝑄 4
𝛼= = = 0,31
𝐺 + 𝑄 8,75 + 4
❖ Travée 1 :

|𝑀𝐴1 | + |𝑀𝐴2 |
𝑀𝑡1 + ≥ 𝑀𝑎𝑥[(1 + 0,3𝛼)𝑀01 ; 1,05𝑀01 ]
2
(1 + 0,3𝛼)𝑀01 = (1 + 0,3 × 0,31) × 355,33 = 388,37 𝐾𝑁. 𝑚
{
1,05𝑀01 = 1,05 × 355,33 = 373,09 𝐾𝑁. 𝑚
71,06 + 177,66
𝑀𝑡1 + ≥ 388,37 𝐾𝑁. 𝑚
2
𝑀𝑡1 ≥ 264,01 𝐾𝑁. 𝑚

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❖ Travée 2 :

|𝑀𝐴2 | + |𝑀𝐴3 |
𝑀𝑡2 + ≥ 𝑀𝑎𝑥[(1 + 0,3𝛼)𝑀02 ; 1,05𝑀02 ]
2
(1 + 0,3𝛼)𝑀01 = (1 + 0,3 × 0,31) × 355,33 = 388,37 𝐾𝑁. 𝑚
{
1,05𝑀01 = 1,05 × 355,33 = 373,09 𝐾𝑁. 𝑚
242,43 + 177,66
𝑀𝑡2 + ≥ 388,37
2
𝑀𝑡2 ≥ 178,32 𝐾𝑁. 𝑚

❖ Travée 3 :

|𝑀𝐴3 | + |𝑀𝐴4 |
𝑀𝑡3 + ≥ 𝑀𝑎𝑥[(1 + 0,3𝛼)𝑀03 ; 1,05𝑀03 ]
2
(1 + 0,3𝛼)𝑀03 = (1 + 0,3 × 0,31) × 484,87 = 529,96 𝐾𝑁. 𝑚
{
1,05𝑀03 = 1,05 × 484,87 = 509,11 𝐾𝑁. 𝑚
242,435 + 96,97
𝑀𝑡3 + ≥ 529,96
2
𝑀𝑡3 ≥ 360,26 𝐾𝑁. 𝑚

Travée Moment 𝑲𝑵. 𝒎


T1 264,01
T2 178,32
T3 360,26
Tableau 29 : Les moments aux travées.

III.1.4 Division des panneaux en bandes et répartition des moments


Pour répartir les moments entre les différentes bandes, on calcule en premier Lieu les largeurs
des bandes :
❖ Bande de rive :
𝐿𝑦 5
𝐿𝑅 = → 𝐿𝑅 =
4 4
𝐿𝑅 = 1,25 𝑚
❖ Bande centrale :
𝐿𝑦 5
𝐿𝐶 = → 𝐿𝑅 =
2 2
𝐿𝑅 = 2,5 𝑚

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86
Les coefficients forfaitaires par lesquels on doit multiplier les moments sur appui et en travée,
sont comme suit :

Figure 50 : Les coefficients forfaitaires pour les moments sur les bandes.

La répartition des moments sur les demi-bandes de rives et bandes centrales est représentée
dans la figure suivante :

Figure 51 : La répartition des moments sur les demi-bandes de rives et bandes centrales.

III.1.5 Ferraillage de la dalle


❖ Données de calculs :

𝒇𝒄𝟐𝟖 𝟐𝟓 𝑴𝒑𝒂
𝒇𝒆 500 𝑀𝑝𝑎
𝜸𝒃 1,5
𝟎, 𝟖𝟓 × 𝒇𝒄𝟐𝟖 14,16 𝑀𝑝𝑎
𝝈𝒃𝒄 =
𝜸𝒃
𝜸𝒔 1,15
𝒇𝒆 434,78 𝑀𝑝𝑎
𝝈𝒔 =
𝜸𝒔
Enrobage 3 𝐶𝑚
Figure 52 : Données de calculs pour le ferraillage du plancher dalle.

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87
❖ Calcul des aciers a l’ELU en flexion simple :
𝑀
𝜇=
𝑏 × 𝑑² × 𝜎𝑏𝑐

𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 𝜇)

𝑍 = 𝑑 × (1 − 0,4 × 𝛼)
𝑀
𝐴=
𝑍 × 𝜎𝑠
✓ Ferraillage inférieur :

Travée 𝒃 (𝒎) 𝑴 (𝑴𝒏. 𝒎) 𝝁 𝜶 𝒁 𝑨 (𝑪𝒎²) Armatures esp (𝑪𝒎)


A1A2 (T1) 1,25 0,0793 0,09 0,12 0,20 8,71 8HA10+8HA8 15
centrale de rive
Bande Bande

A2A3 (T2) 1,25 0,0536 0,06 0,08 0,21 5,79 8HA10 15


A3A4 (T3) 1,25 0,1082 0,12 0,16 0,20 12,13 8HA10+8HA10 15
A1A2 (T1) 2,5 0,1057 0,06 0,07 0,21 11,42 16HA10 15
A2A3 (T2) 2,5 0,0714 0,04 0,05 0,21 7,63 16HA10 15
A3A4 (T3) 2,5 0,1443 0,08 0,11 0,21 15,78 16HA10+16HA8 15
Tableau 30 : Ferraillage inférieur du plancher dalle.

✓ Ferraillage supérieur :

Travée 𝒃 (𝒎) 𝑴 (𝑴𝒏. 𝒎) 𝝁 𝜶 𝒁 𝑨 (𝑪𝒎²) Armatures esp (𝑪𝒎)


A1 1,25 0,0284 0,03 0,04 0,21 3,02 8HA10 15
Bande de

A2 1,25 0,0716 0,08 0,10 0,21 7,76 8HA10+8HA8 15


rive

A3 1,25 0,0969 0,11 0,15 0,2 10,78 8HA10+8HA10 15


A4 1,25 0,0387 0,04 0,05 0,21 4,15 8HA10 15
A1 2,5 0,0213 0,01 0,01 0,21 2,24 16HA10 15
centrale
Bande

A2 2,5 0,0533 0,03 0,03 0,21 5,66 16HA10 15


A3 2,5 0,0727 0,04 0,05 0,21 7,77 16HA10 15
A4 2,5 0,0290 0,01 0,02 0,21 3,06 16HA10 15
Tableau 31 : Ferraillage supérieur du plancher dalle.

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88
❖ Le schéma ci-dessous représente le ferraillage inférieur et supérieur :

Figure 53 : Représentation du ferraillage inférieur et supérieur.

Un exemple de calcul de la dalle du 1er étage avec ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS est dans
l’annexe D
III.1.6 Vérification du poinçonnement
Au droit des appuis, il est impératif de vérifier le non-poinçonnement de la dalle sur le poteau.
C’est-à-dire que l’on souhaite vérifier que le poteau de « Transperce » la dalle.
Pour cela, la réaction 𝑁𝑢 sur le poteau doit vérifier la condition suivante :
𝑓𝑐28
𝑁𝑢 ≤ 0,045 × ℎ × 𝑈𝑐 ×
𝛾𝑏
 𝑈𝑐 : Périmètre critique. Dans le cas d’un plancher-dalle, il s’agit du périmètre du poteau.
 ℎ : épaisseur de la dalle
En général, lorsque cette vérification n’est pas satisfaite, on augmente l’épaisseur de la dalle ou
on met en place un plancher champignon (qui augmente le périmètre critique).
On va vérifier cette condition pour le poteau P1 calculé dans la partie précédente.

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Niveau 𝒂 (𝒎) 𝒃 (𝒎) 𝒉 (𝒎) 𝑵𝒖 (𝑴𝒏) 𝑼𝒄 (𝒎) 𝑵𝑨𝒅𝒎 (𝑴𝒏)
Terrasse 0,25 0,3 0,25 0,586 2,1 0,393
Étage 12 0,35 0,35 0,25 0,435 2,4 0,45
Étage 11 0,45 0,35 0,25 0,435 2,6 0,487
Étage 10 0,5 0,4 0,25 0,435 2,8 0,525
Étage 9 0,55 0,45 0,25 0,435 3 0,562
Étage 8 0,65 0,45 0,25 0,435 3,2 0,6
Étage 7 0,7 0,45 0,25 0,435 3,3 0,618
Étage 6 0,7 0,5 0,25 0,435 3,4 0,637
Étage 5 0,75 0,5 0,25 0,435 3,5 0,656
Étage 4 0,8 0,55 0,25 0,435 3,7 0,693
Étage 3 0,85 0,55 0,25 0,435 3,8 0,712
Étage 2 0,85 0,6 0,25 0,435 3,9 0,731
Étage 1 0,9 0,6 0,25 0,435 4 0,75
RDC 0,9 0,65 0,25 0,435 4,1 0,768
Sous-Sol 0,9 0,7 0,25 0,498 4,2 0,787
Tableau 32 : Vérification du poinçonnement du poteau P1.

On constate que le poinçonnement n’est pas vérifié au niveau du plancher terrasse.


Pour vérifier le poinçonnement soit on augmente l’épaisseur de la dalle, on met des chapiteaux
où on dispose des armatures transversales conformément à l’article A.5.1, 23 du BAEL 91.
Pour notre cas, on choisira de mettre les armatures transversales (armatures d’âmes) au
voisinage des appuis.
III.1.6.1 Calcul des armatures d’âme de poinçonnement
Selon le BAEL 91, la justification vis-à-vis de l’état limite ultime des armatures d’âme s’exprime
par la relation suivante :
𝐴𝑡 𝛾𝑠 (𝜏𝑢 − 0,3 × 𝑓𝑡𝑗 )

𝑏0 × 𝑆𝑡 0,9 × 𝑓𝑒 × (cos 𝛼 + sin 𝛼)

Dans le cas de la flexion simple avec 𝛼 = 90° (armature d’âme droite) la relation s’écrit :

𝐴𝑡 𝛾𝑠 (𝜏𝑢 − 0,3 × 𝑓𝑡𝑗 )



𝑏0 × 𝑆𝑡 0,9 × 𝑓𝑒
❖ Calcul de la contrainte tangentielle 𝜏𝑢 :
𝑉𝑢
𝜏𝑢 =
(𝑏 + ℎ) × 𝑑

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90
On calcul l’effort tranchant comme suit :
 Selon 𝑂𝑋 :
𝑙𝑥 − 𝑎
𝑉0𝑢 = 𝑁𝑢 × (𝑙𝑦1 + 𝑙𝑦2 + 2𝑏)
8
 Selon 𝑂𝑌 :
𝑙𝑦 − 𝑏
𝑉0𝑢 = 𝑁𝑢 × (𝑙𝑥1 + 𝑙𝑥2 + 2𝑎)
8
Avec : 𝑙𝑥 et 𝑙𝑦 distances entre axes des poteaux suivant 𝑥 et 𝑦.

On calcule ainsi l’effort tranchant sollicitant le poteau P5, et on considère par la suite la
contrainte tangentielle maximale dans les deux directions pour en déduire l’espacement entre
deux armatures transversales considérées :

𝑁𝑢 = 17,81 𝐾𝑛/𝑚²
 Selon 𝑂𝑋 :
5,76 − 0,25
𝑉0𝑢 = 17,81 × × (5,68 + 2 × 0,30)
8
𝑉0𝑢 = 77,03 𝐾𝑛
0,077
𝜏𝑢 =
(0,3 + 0,25) × 0,9 × 0,25
𝜏𝑢 = 0,62 𝑀𝑝𝑎
 Selon 𝑂𝑌 :
5,68 − 0,3
𝑉0𝑢 = 17,81 × × (5,76 + 5,76 + 2 × 0,25)
8
𝑉0𝑢 = 143,96 𝐾𝑛
0,143
𝜏𝑢 =
(0,3 + 0,25) × 0,9 × 0,25
𝜏𝑢 = 1,15 𝑀𝑝𝑎

On prend donc comme contrainte tangentielle :


𝜏𝑢 = 1,15 𝑀𝑝𝑎

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91
❖ Diamètre des armatures :
On disposera des armatures transversales de diamètre 𝜙𝑡 = 8𝑚𝑚 soit une section de :
𝐴𝑡 = 0,5𝐶𝑚2 /𝑚𝑙 Sur le périmètre 𝑈𝑐 = 320 𝐶𝑚 (périmètre nécessaire pour la vérification du
non poinçonnement).
On a :
𝑎 𝐴
= 𝑒𝑡 2 × (𝐴 + 𝐵) = 3,2 𝑚
𝑏 𝐵
Donc
3,2 × 𝑎 3,2 × 0,25
𝐴= → 𝐴=
2 × (𝑏 + 𝑎) 2 × (0,3 + 0,25)
𝐴 = 0,72 𝑚
𝐴×𝑏 0,72 × 0,3 Figure 54 : Calcul du périmètre utile.
𝐵= → 𝐵=
𝑎 0,25
𝐵 = 0,86 𝑚
On obtient alors :
𝑏𝑜𝑥 = 0,47 𝑚
𝑏𝑜𝑦 = 0,56 𝑚

Espacement entre deux armatures transversales suivant 𝑥 :


0,9 × 𝑓𝑒 × 𝐴𝑡
𝑆𝑡 ≤
𝑏0𝑥 × 𝛾𝑠 × (𝜏𝑢 − 0,3 × 𝑓𝑡𝑗 )

0,9 × 500 × 2 × 0,503 × 10−4


𝑆𝑡 ≤
0,47 × 1,15 × (1,15 − 0,3 × 2,1)
𝑆𝑡 ≤ 16,01 𝐶𝑚
Prenons :
𝑆𝑡 = 15 𝐶𝑚
Espacement entre deux armatures transversales suivant 𝑦 :
0,9 × 𝑓𝑒 × 𝐴𝑡
𝑆𝑡 ≤
𝑏0𝑥 × 𝛾𝑠 × (𝜏𝑢 − 0,3 × 𝑓𝑡𝑗 )

0,9 × 500 × 2 × 0,503 × 10−4


𝑆𝑡 ≤
0,56 × 1,15 × (1,15 − 0,3 × 2,1)

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92
𝑆𝑡 ≤ 13,51 𝐶𝑚
Prenons :
𝑆𝑡 = 12 𝐶𝑚

III.2 La deuxième variante : plancher dalle en précontraint (post-tension)


III.2.1 Caractéristique du panneau à calculer
La dalle de notre structure présente une certaine irrégularité, donc on ne peut pas calculer la
distribution de la précontrainte manuellement pour toute la dalle. Cependant, on va choisir un
panneau qui satisfait les conditions d’application du BPEL 91 afin de pouvoir illustrer la méthode
de calcul :

Figure 55 : Panneau à calculer (Plancher dalle en post-tension).

III.2.1.1 Les caractéristiques des matériaux


Béton 𝒇𝒄𝟐𝟖 = 𝟑𝟓 𝑴𝑷𝒂
Acier passif 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎
Câbles de précontrainte 𝑇15𝑆
𝒇𝒑𝒆𝒈 1600𝑀𝑃𝑎
𝒇𝒑𝒓𝒈 1860𝑀𝑃𝑎
Section 150 𝑚𝑚²
Relaxation à 1000 heures 2,5%
Tableau 33 : Les caractéristiques des matériaux (Plancher dalle en post-tension).

III.2.1.2 Epaisseur du plancher :


1 1
L’épaisseur d’un plancher-dalle en post-tension est et entre 40 et 50 de la portée du plancher,
soit pour notre cas :
𝐿 6,6
ℎ = → ℎ=
40 40
ℎ = 0,165 𝑚

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93
On prend une dalle d’épaisseur :
ℎ = 0,165𝑚
III.2.1.3 Évaluation des charges
❖ Les charges permanentes :

𝐺 = 2,5 + 0,18 × 25 = 7 𝐾𝑛/𝑚²


❖ Les charges d’exploitations :

𝑄 = 4 𝐾𝑛/𝑚²
III.2.2 Effort de la précontrainte :
On souhaite limiter au maximum les déformations de la dalle, pour cela on équilibre les charges
permanentes g par l’action de la précontrainte 𝑝.
𝛿 = ℎ − 2 𝑑′ → 𝛿 = 0,18 − 2 × 0,03
𝛿 = 0,12 𝑚
Où :
❖ 𝑑′ : étant la distance minimale du centre de gravité du câble à la face de la dalle égale
3𝑐𝑚 dans notre cas.
Pour la travée de rive 1 :
𝐺 × 𝐿2 7 × 5,652
𝑃= → 𝑃=
8× 𝛿 8 × 0,12
𝑃 = 232,76 𝐾𝑛
Pour la travée intermédiaire :
𝐺 × 𝐿2 7 × 5,652
𝑃= → 𝑃=
8× 𝛿 8 × 0.16
𝑃 = 232,76 𝐾𝑛
Pour la travée de rive 2 :
𝐺 × 𝐿2 7 × 6,62
𝑃= → 𝑃=
8× 𝛿 8 × 0,12
𝑃 = 317,62 𝐾𝑛
On prendra la même valeur de la précontrainte pour toutes les travées soit :
𝑝 = 317,62 𝐾𝑛
𝑃 = 0,317 𝑀𝑛

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94
On suppose a priori une contrainte finale après pertes de 70% de 𝑓𝑝𝑟𝑔 soit :

𝜎𝑝 = 0,70 × 𝑓𝑝𝑟𝑔 = 1302 𝑀𝑃𝑎


𝑃
La section des câbles nécessaire vaut 𝐴𝑝 = Donc :
𝜎𝑝

P 0,317
𝐴𝑝 = → 𝐴𝑝 =
σp 1302
𝐴𝑝 = 243,47 𝑚𝑚2 ⟶ 𝑆𝑜𝑖𝑡 2𝑇15𝑆

Avec 2𝑇15𝑆 de section :

𝐴𝑝 = 2 × 150 = 300 𝑚𝑚2

Donc :

𝑝 = 300 × 1302 × 10−6


𝑝 = 0,390 𝑀𝑛
III.2.3 Le calcul des pertes :
III.2.3.1 Pertes instantanées :
III.2.3.1.1 Pertes par frottement :
𝜎𝑝0 (𝑥) = 𝜎𝑝0 (𝑥) × 𝑒 (𝑓𝛼+𝜌𝑥)

Avec :
 𝛼: déviation angulaire total.
 𝑓 : Coefficient de frottement en courbe (𝑟𝑎𝑑).
 𝜌 : Coefficient de perte (𝑚−1 ).
 𝑥: la distance de la section considéré a celle des sorties des organes.
A cause de l’exposant est faible on travaille avec la relation simplifiée qui suit :

D 𝜎𝑓 = 0.8 × f𝑝𝑟𝑔 × (𝑓𝛼 + 𝜌𝑥)

NB : sous réserve d’un minimum de soins, la mise en œuvre et pourvu que les rayons de
courbure du tracé soient au moins égaux à 1m dans le cas de torons isolé et à 2m dans le cas de
groupement en paquet, l’annexe 3 du PBEL propose de prendre les coefficients suivants :
𝑓 = 0,05 Et 𝜌 = 0,001 𝑚−1

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95
❖ Calcul de la déviation angulaire

Figure 56 : Tracé du câble dans une travée de rive.

✓ Variation d’angle en travée de rive :


2× 𝑑 𝑑
α1 + 2α2 = +
0,3𝐿 0,4𝐿

Figure 57: Tracé du câble dans une travée intermédiaire

✓ Variation d’angle en travée intermédiaire :


2× 𝛿
2α3 =
𝐿
Donc la variation d’angle à mi- longueur nous permettra de connaitre la valeur moyenne de
Précontrainte :
2.5× 𝑑
𝛼1 = = 0,072 𝑟𝑎𝑑
𝐿

2𝑑
2𝛼2 = 0,3×𝐿 = 0,19 𝑟𝑎𝑑

4×𝛿
2𝛼3 = = 0,16 𝑟𝑎𝑑
𝐿

∑ 𝛼𝑖 = 0,43 𝑟𝑎𝑑

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96
Donc :

𝛥 𝜎𝑓 = 0,7 × 1860 × (0,05 × 0,43 + 0,001 × 8,95)

𝛥𝜎𝑓 = 39,64 𝑀𝑃𝑎

III.2.3.1.2 Par déformation instantanées du béton


𝜎𝑏𝑐0
Δ𝜎𝑛 = 0,5𝐸𝑝
𝐸𝑏𝑖
 𝜎𝑏𝑐0 : Contrainte moyenne au niveau du câble.
 𝐸𝑏𝑖 : Module de Young du béton le jour de la mise en tension.
𝐴𝑝 𝐴𝑝
𝜎𝑏𝑐0 = 𝜎𝑝0 × → 𝜎𝑏𝑐0 = 0,7 × 𝑓𝑝𝑟𝑔 ×
𝑆 𝑆
2 × 150 × 10−6
𝜎𝑏𝑐0 = 0,7 × 1860 ×
0,18
𝜎𝑏𝑐0 = 2,17 𝑀𝑃𝑎
3 3
𝐸𝑏𝑖 = 11000 × √𝑓𝑐𝑗 → 𝐸𝑏𝑖 = 11000 × √23

𝐸𝑏𝑖 = 31282 𝑀𝑃𝑎

Avec :

 𝑓𝑐𝑗 : Résistance du béton lors de la mise en tension des câbles.

D’où :

2,17
Δ𝜎𝑛 = 0.5 × 190000 ×
31282
Δ𝜎𝑛 = 6,59 𝑀𝑃𝑎
III.2.3.1.3 Par recul d’ancrage :
Le recul des clavettes lors du blocage des câbles est de l’ordre de 5 à 7𝑚𝑚, l’entreprise qui s’est
chargé des câbles a pris g = 6mm.
La longueur de répercussion du recul à l’ancrage peut être déterminée par la relation suivante :

𝑔 × 𝐸𝑃
λ=√
𝑃𝑓

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97
 𝑃𝑓 : perte due au frottement par unité de longueur.
𝜎𝑓 39,64
𝑃𝑓 = → 𝑃𝑓 =
𝑥 8,95

𝑃𝑓 = 4,42 𝑀𝑃𝑎/𝑚

D’où :

0.006 × 190000
𝜆=√
4,42

𝜆 = 16,05 𝑚 Soit après la mi-longueur de la poutre.

𝜎𝑝 (𝑑) = 𝜎𝑝0 – 𝑝 × 𝑑 → 𝜎𝑝 (𝑑) = 1302 − 4,42 × 16,05

𝜎𝑝 (𝑑) = 1231,05 𝑀𝑃𝑎

𝜎𝑝′ (0) = 𝜎𝑝 (𝑑)– 𝑝 × 𝑑 → 𝜎𝑝′ (0) = 1231,05 − 4,42 × 16,05

𝜎𝑝 ′(0) = 1160,109 𝑀𝑃𝑎

𝜎𝑝 (𝐿) = 𝜎𝑝0 – 𝑝 × 𝑑 → 𝜎𝑝 (𝐿) = 1302 − 4,42 × 17,9

𝜎𝑝 (𝐿) = 1222,882 𝑀𝑃𝑎

D’où :
𝜎𝑝′ (0) + 𝜎𝑝 (𝐿) + 2 × 𝜎𝑝 (𝑑)
𝜎𝑝0 −
4
1160,109 + 1222,882 + 2 × 1231,05
1488 − = 90,72 𝑀𝑃𝑎
4
III.2.3.1.4 Les pertes instantanées totale
Δ𝜎𝑖 = 39,64 + 6,59 + 90,72
Δ𝜎𝑖 = 136,95 𝑀𝑝𝑎

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98
III.2.3.2 Les pertes différées :
III.2.3.2.1 Perte de tension due au retrait du béton
𝛥𝜎𝑟 = 𝐸𝑃 × 𝜀𝑟
 𝜀𝑟 : retrait total du béton (article 2.1.5.1 du BPEL).
 1,5 × 10−4 Dans les climats humides.
 2 × 10−4 En climat humide, ce qui est le cas en France, sauf en son quart sud-est.
 3 × 10−4 En climat tempéré sec, comme dans le quart sud de la France.
 4 × 10−4 En climat chaud et sec.
 5 × 10−4 En climat très sec ou désertique.
Pour Casablanca :

𝜀𝑟 = 2 × 10−4
𝛥𝜎𝑟 = 𝐸𝑃 × 𝜀𝑟 → 𝛥𝜎𝑟 = 190 000 × 2 × 10−4

𝛥𝜎𝑟 = 38 𝑀𝑃𝑎

III.2.3.2.2 Perte due au fluage du béton :


𝐸𝑃
𝛥𝜎𝑓𝑙 = 𝜎𝑏 ×
𝐸𝑖𝑗
𝑃 0,390
𝜎𝑏 = → 𝜎𝑏 =
𝑆 0,18
𝜎𝑏 = 2,16 𝑀𝑃𝑎
3 3
𝐸𝑖𝑗 = 11000 √𝑓𝑐28 → 𝐸𝑖𝑗 = 11000 √25

𝐸𝑖𝑗 = 32164 𝑀𝑃𝑎

D’où :
2,16 × 190 000
𝛥𝜎𝑓𝑙 = 2,5 ×
32164
𝛥𝜎𝑓𝑙 = 31,89 𝑀𝑃𝑎

III.2.3.2.3 Perte par relaxation


6 𝜎𝑝𝑙
Δ 𝜎𝑝 = × 𝜌𝟏𝟎𝟎𝟎 × ( − 𝜇0 ) × 𝜎𝑝𝑙
100 𝑓𝑝𝑟𝑔

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99
𝜇0 Étant un coefficient pris égal à :
 0,43 Pour les armatures à très basse relaxation (TBR).
 0,30 Pour les armatures à relaxation normale (RN).
 0,35 Pour les autres armatures.
𝜎𝑝𝑙 = 0,7 × 𝑓𝑝𝑟𝑔 − 𝛥𝜎𝑖 → 𝜎𝑝𝑙 = 0,7 × 1860 − 136,95

𝜎𝑝𝑙 = 1165,05 𝑀𝑝𝑎

𝜌1000 = 2,5%
6 1165,05
𝛥𝜎𝑝 = × 2,5 × ( − 0,43) × 1165,05
100 1860
Δ𝜎𝑝 = 34,31 𝑀𝑃𝑎

III.2.3.2.4 Perte totale différée


5
𝛥𝜎𝑑 = 𝛥𝜎𝑓𝑙 + 𝛥 𝜎𝑟 + × 𝛥𝜎𝑝
6
5
𝛥𝜎𝑑 = 31,89 + 38 + × 34,31
6
𝛥𝜎𝑑 = 98,48 𝑀𝑃𝑎
III.2.3.3 Perte totale
Δ𝜎𝑝 = Δ𝜎𝑑 + Δ𝜎𝑖

Δ𝜎𝑝 = 98,48 + 136,95

Δ𝜎𝑝 = 235,43 Mpa

III.2.3.4 Contrainte finale


𝜎𝑝 = 𝜎𝑝0 − Δ 𝜎𝑝

𝜎𝑝 = 0,7 × 1860 − 235,43

𝜎𝑝 = 1066,57 𝑀𝑝𝑎

Donc on prend 1066,57 au lieu de 1302 MPa.


Dans ce cas, l’effort final de précontrainte vaut :

𝑃 = 2 × 150 × 10−6 × 1066,57


𝑃 = = 0,319 𝑀𝑃𝑎

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100
III.2.4 Sollicitations et contraintes
❖ Les charges permanentes :
𝐺 = 7 𝐾𝑁/𝑚2

❖ L’action de la précontrainte se traduit par une charge répartie négative :

−8 × 𝑃 × 𝛿 −8 × 319 × 0,12
𝑃= → 𝑃=
6,62 6,62
𝑃 = −7,03 𝐾𝑛/𝑚²
La charge d’exploitation est inférieure à 5 𝐾𝑁/𝑚2, on aura donc une combinaison quasi
permanente avec 𝑞′ = 0 et une combinaison rare avec 𝑞 = 4 𝐾𝑁/𝑚2.
Les moments sur appuis et en travée sont calculés à l’aide du logiciel ROBOT. Les flèches aussi
𝐸
pour une section non fissurée en ELS avec 𝐸 = 34180𝑀𝑃𝑎 pour les charges variables et 3 pour
les charges permanentes et la précontrainte.
→ On trouve les moments suivants :

ELU+
Moment 𝑲𝒏. 𝒎
Chargement Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 11,93 -23,49 10,93 -23,21 16,32
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟏) 12,33 -22,09 2,71 -8,86 4,7
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟐) 3,05 -8,42 12 -21,72 4,35
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟑) 3,45 -6,49 2,59 -8,8 16,67
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐) 11,9 -23,76 11,55 -10,34 4,35
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟐 + 𝑸𝟑) 3,05 -8,15 11,38 -23,85 16,3
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟑) 12,35 -21,83 2,08 -8,16 16,69
𝑴𝒂𝒙 12,35 -6,49 12 -8,16 16,69
𝑴𝒊𝒏 3,05 -23,76 2,08 -23,85 4,35
Tableau 34 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELU+.

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101
ELU-
Moment 𝑲𝒏. 𝒎
Chargement Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 8,46 -16,66 7,75 -16,46 11,57
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟏) 8,86 -15,26 0,72 0,35 -0,08
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟐) 0,83 -1,58 8,18 -1,37 0,81
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟑) -0,14 0,97 0,35 -2,04 11,93
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐) 8,43 -16,92 8,38 -1,2 0,36
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟐 + 𝑸𝟑) 0,62 -0,06 -1,32 8,2 -17,1
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟑) 8,89 -14,99 0,23 -1,4 11,99
𝑴𝒂𝒙 8,89 0,97 8,38 8,2 11,99
𝑴𝒊𝒏 -0,14 -16,92 -1,32 -16,46 -17,1
Tableau 35 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELU-.

ELS
Moment 𝑲𝒏. 𝒎
Chargement Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 5,62 -11,06 5,15 -10,94 7,89
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟏) 5,9 -10,14 0,51 0,05 -0,06
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟐) 0,58 -1,03 5,87 0,35 -0,08
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓𝑸 (𝟑) -0,08 0,67 0,26 -1,34 7,93
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟐) 5,61 -11,25 5,75 -0,76 0,26
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟐 + 𝑸𝟑) 0,44 0,15 -0,85 5,45 -11,37
𝑷 + 𝑮 + 𝟏, 𝟓(𝑸𝟏 + 𝑸𝟑) 5,91 -9,97 0,11 -0,91 7,94
𝑴𝒂𝒙 5,91 0,67 5,87 5,45 7,94
𝑴𝒊𝒏 -0,08 -11,25 -0,85 -10,94 -11,37
Tableau 36 : Valeurs du moment pour différents cas de charge à l'ELS.

Les contraintes maximales et minimales dans les fibres supérieures et inférieures sont calculées
à l’aide de la formule suivante :
𝑃 𝑀
𝜎= ±6 2
𝑆 ℎ
Les résultats obtenus sont les suivants :

Contrainte (𝑴𝒑𝒂)
Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3
𝝈𝑺𝒖𝒑 𝑴𝑴𝒂𝒙 2,18 1,80 2,17 2,05 2,33
𝝈𝑺𝒖𝒑 𝑴𝑴𝒊𝒏 1,77 0,98 1,73 0,98 1,20
𝝈𝑰𝒏𝒇 𝑴𝑴𝒂𝒙 1,36 1,74 1,37 1,50 1,22
𝝈𝑰𝒏𝒇 𝑴𝑴𝒂𝒙 1,78 2,56 1,82 2,57 2,34
Tableau 37 : Les contraintes dans les fibres supérieures et inférieures max et min.

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102
❖ Vérification
Lors de la mise en tension, la résistance caractéristique de traction du béton vaut :
𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06 × 25

𝑓𝑡𝑗 = 2,1 𝑀𝑝𝑎

On vérifie bien :
𝜎𝑏𝑚𝑎𝑥 = 2,57 𝑀𝑝𝑎 < 0,6 × 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑝𝑎
𝜎𝑏𝑚𝑖𝑛 = 0,98 𝑀𝑝𝑎 > −1,5 × 𝑓𝑡𝑗 = −3,15 𝑀𝑝𝑎

La vérification de la contrainte avant la mise en tension n’est pas nécessaire, du fait que l’on ne
décoffre pas avant cette mise en tension.
III.2.5 Calcul des armatures passives
❖ à l’ELU :
La surtension des armatures de précontrainte est prise forfaitairement égale à 100 𝑀𝑃𝑎 Ainsi
on a :
𝑃1 = 𝑃 + 100𝐴𝑃

𝑀1 = 𝑀 + 𝑃1 × ( − 𝑑)
2
𝑀1
𝜇1 = → 𝑍 = 0,5 × 𝑑 × (1 + √1 − 2𝜇1 )
𝑑 2 × 𝜎𝑏𝑢
𝑀1 1
𝐴𝑠 = ( − 𝑃1 ) ×
𝑍 𝜎𝑠𝑢
❖ à l’ELS :
On néglige la surtension des armatures de précontrainte et on prend 𝑃1 = 𝑃

𝑀1 = 𝑀 + 𝑃 × ( − 𝑑)
2
𝑀1 𝜎𝑠 𝛽
𝛽= → 𝑍 = 𝑑 × (0,856 + − )
𝑑2 3800 38
𝑀1 1
𝐴𝑠 = ( − 𝑃) ×
𝑍 𝜎𝑠
Avec :
0,85 × 𝑓𝑐28 0,85 × 25
𝜎𝑏𝑢 = → 𝜎𝑏𝑢 = → 𝜎𝑏𝑢 = 14,17 𝑀𝑝𝑎
𝛾𝑏 1,5

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103
𝑓𝑒 500
𝜎𝑠𝑢 = → 𝜎𝑠𝑢 = → 𝜎𝑠𝑢 = 434,78 𝑀𝑝𝑎
𝛾𝑠 1,15

𝜎𝑠 = 110 × √𝜂𝑓𝑡28 → 𝜎𝑠 = 201,63 𝑀𝑝𝑎

❖ Les résultats de calcul à ELU et ELS sont résumés dans le tableau suivant :

Appuis 1 Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3 Appuis 4


Acier ELU
𝑴𝟏 (𝑴𝒏. 𝒎) 0,020 0,033 0,021 0,032 0,029 0,037 0,020
𝝁𝟏 < 𝟎, 𝟑𝟗 0,055 0,088 0,057 0,087 0,077 0,100 0,055
𝒁 0,157 0,155 0,157 0,155 0,156 0,153 0,157
𝑨𝒔 (𝑪𝒎²) -4,826 -2,932 -4,679 -2,986 -3,576 -2,248 -4,826
Tableau 38 : Les armatures longitudinales (Plancher dalle en post-tention).

Les sections d’acier obtenues sont négatives, et donc on n’a pas besoin de disposer des
armatures. Cependant, la norme impose un pourcentage minimal de trois pour mille de l’aire du
béton tendu.
→ 𝐴𝑠 ≥ 0,3% × 𝐴𝑏𝑡
 Calcul de l’aire du béton tendu :
𝐴𝑏𝑡 = (ℎ − 𝑦) × 1
𝑀 0,037
𝜇= → 𝜇=
𝑏 × 𝑑² × 𝜎𝑏𝑐 1 × 0,162² × 14,17
𝜇 = 0,099

𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 𝜇) → 𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 0,099)

𝛼 = 0,130
On a :
𝑦= 𝛼×𝑑 → 𝑦 = 0,130 × 0,162
𝑦 = 0,021 𝐶𝑚
Donc :
𝐴𝑏𝑡 = (ℎ − 𝑦) × 1 → 𝐴𝑏𝑡 = (0,18 − 0,021) × 1
𝐴𝑏𝑡 = 0,159 𝐶𝑚²
D’où :

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104
𝐴𝑠 ≥ 0,3% × 𝐴𝑏𝑡 → 𝐴𝑠 ≥ 0,3% × 0,159
𝐴𝑠 ≥ 4,77 𝐶𝑚²
On adopte donc un ferraillage de 7𝑇10 avec 𝑒𝑠𝑝 = 15 𝐶𝑚.
III.2.6 Calcul des armatures transversales
Les règles BAEL préconisent de disposer une section d’armature transversale d’au moins le
quart des aciers principaux. Les armatures transversales ont pour rôle de reprendre les
moments des charges autres qu’uniformes sur la largeur de la dalle. De plus, ces armatures
limitent les conséquences du retrait. Nous allons les déterminer comme égales au quart de la
section d’acier longitudinal qui serait nécessaire en ELU en l’absence de la précontrainte.

ELU Travée 1 Appuis 2 Travée 2 Appuis 3 Travée 3


𝑴𝟏 (𝑴𝒏. 𝒎) 0,033 0,021 0,032 0,029 0,037
𝝁𝟏 < 𝟎, 𝟑𝟗 0,088 0,057 0,087 0,077 0,100
𝒁 0,155 0,157 0,155 0,156 0,153
𝑨𝒔 (𝑪𝒎²) 4,865 3,118 4,811 4,221 5,549
𝑨𝒕 (𝑪𝒎²) 1,216 0,779 1,203 1,055 1,387
Choix HA8 HA8 HA8 HA8 HA8
𝒆𝒔𝒑(𝑪𝒎) 25 25 25 25 25
Tableau 39 : Les armatures transversales (Plancher dalle en post-tension).

❖ Remarque :
On remarque que le gain en hauteur de la dalle, par rapport à une dalle en BA qui a une
épaisseur de 28 cm, est important, résultat répété sur plusieurs étages, ce qui peut permettre
de réduire le poids du bâtiment.
Cependant, la mise en œuvre nécessite une équipe bien spécialisée et qualifiée ce qui peut
engendrer un surcoût éventuel.
L’absence d’une réglementation du domaine de la précontrainte dans les bâtiments pose
encore un problème pour l’utilisation de ce type de dalle.

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105
III.3 La troisième variante : Plancher réticulé
III.3.1 Caractéristique du panneau à calculer
Dans notre structure, le plancher-dalle présente une certaine irrégularité, donc on ne peut pas
calculer manuellement la dalle. Cependant, on va utiliser le logiciel CYPECAD pour le calcul, on
prend l’exemple de la dalle du 1er étage :

Figure 58 : La dalle à calculer pour la variante dalle réticulé.

III.3.2 Prédimensionnement de la dalle


❖ Entre axe : on prend 80 𝑐𝑚 (l’entre axe le plus utilisé)
❖ Largeur de la nervure : 𝑏 = 12 𝑐𝑚 (caissons récupérables)
❖ Epaisseur de la dalle de compression : 𝑐 = 5 𝑐𝑚
❖ Epaisseur du plancher :
𝐿𝑀𝑎𝑥 7,6
ℎ= → ℎ= = 0,26 𝑚
28 28
On prend :
ℎ = 0,30 𝑚

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106
❖ Epaisseur de base de nervure :

𝑏 = 12 > 𝑀𝑎𝑥 ( ; 7𝐶𝑚)
4

𝑏 = 12 > 𝑀𝑎𝑥 ( ; 7𝐶𝑚) = 𝑀𝑎𝑥(7,5𝐶𝑚; 7𝐶𝑚)
4
La condition est vérifiée.
III.3.3 Généralité sur CYPECAD
III.3.3.1 Présentation du logiciel
CYPE est une entreprise de plus de 25 ans d’expérience dans le secteur de l’architecture, de
l’ingénierie et de la construction. Cette entreprise est spécialisée dans la conception de logiciels
de calcul adapté aux besoins des professionnels. On distingue les softwares suivants :
 CYPECAD.
 Métal 3D.
 Générateur de portiques.
 Murs de soutènement en béton armé.
 Ecrans de soutènement.
 Pont-cadre PICF.
 Infrastructures urbaines.
 Gestion.
CYPECAD est un logiciel conçu pour réaliser le dimensionnement des structures en béton armé
et métalliques. Il permet l’analyse spatiale, le dimensionnement de tous les éléments
structuraux, l’édition des armatures et des sections et l’obtention des plans de construction de
la structure
III.3.3.2 Méthode de calcul adoptée par le programme
L’analyse des sollicitations est réalisée via un calcul spatial en 3D, par des méthodes matricielles
de raideur, comprenant tous les éléments définissant la structure : poteaux, voiles en B.A.,
murs, poutres et planchers.
Le calcul sismique est fait par une analyse modale spectrale complète qui résout chaque mode
comme une hypothèse et réalise l’expansion modale et la combinaison modale pour l’obtention
des efforts.
Avec le module Contrôle de résistance au feu, CYPECAD réalise le contrôle de la résistance au
feu et dimensionne le revêtement de protection des éléments structuraux en acier et en béton
qui constituent l’ouvrage (poutres, planchers, poteaux, voiles intégrés) selon l’Eurocode (EN
1992-1-2 :2004 et EN 1993-1-2 :2005). CYPECAD ne contrôle pas la résistance au feu pour les
murs en blocs de béton et les dalles mixtes.

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107
La compatibilité des déformations est établie en chaque nœud en considérant 6 degrés de
liberté et l’hypothèse d’indéformabilité du plan est créée à chaque étage pour simuler le
comportement rigide du plancher, en empêchant les déplacements relatifs entre les nœuds de
celui-ci (diaphragme rigide). Chaque étage pourra donc seulement tourner et se déplacer dans
son ensemble (3 degrés de liberté).
III.3.4 Calcul avec CYPECAD
III.3.4.1 Introduction de l’ouvrage
Il existe deux types d’introduction des ouvrages : Introduction manuelle (ouvrage vide) et
introduction guidée (introduction automatique). On choisit le premier mode. On commence
tout d’abord par la description du projet et son enregistrement dans un fichier CYPECAD.

Figure 59 : CYPECAD introduction de l’ouvrage.

III.3.4.2 Paramétrage du logiciel

Figure 60 : CYPECAD paramétrage du logiciel

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108
Figure 61 : CYPECAD états limites.

III.3.4.3 Introduction de l’étage


Le groupe est un ensemble d'un ou plusieurs étages consécutifs et égaux entre eux et pour
lesquels on veut obtenir un ferraillage identique. Chaque groupe admet jusqu’à 5 étages.
L’introduction des étages et des groupes se fait via l’option Groupes/Etages, présente dans le
menu Introduction de l’onglet Entrée des poteaux.
Lors de la création de nouveaux étages, il est demandé de préciser si les étages sont Libres ou
Regroupés entre eux, ensuite indiquer le nombre d’étages à insérer et, pour chacun d’entre eux,
indiquer la hauteur, la charge d’exploitation et la surcharge permanente.

Figure 62 : CYPECAD Introduction des étages.

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109
III.3.4.4 Introduction des poteaux et des voiles
Après avoir importé le fond du plan on introduit les poteaux et les voiles :

Figure 63 : CYPECAD Introduction des poteaux et des voiles.

III.3.4.5 Introduction du planchers réticulés


Pour ouvrir le menu flottant des planchers, on clique sur Planchers > Gestion des planchers dans
l’onglet Entrée de poutres. Ensuite dans l’option Nouveau plancher, on choisit le type de
plancher « planchers réticulés ».

Figure 64 : Paramétrage dalle réticulé.

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110
III.3.4.6 La structure en 3D

Figure 65 : CYPECAD la structure en 3D.

III.3.4.7 Déformé du 1er étage

Figure 66 : Déformé du 1er étage.

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111
III.3.4.8 Ferraillage de la dalle du 1er étage

Figure 67 : Coupe de ferraillage de la dalle réticulé.

Armature longitudinale inférieur


Diamètre HA8 HA10 HA12 HA16
Longueur total (𝒎) 111,7 650 418,5 551,8
Figure 68 : Armature longitudinale inférieur (Dalle réticulé).

Armature transversale inférieur


Diamètre HA8 HA10 HA12 HA16 HA 20
Longueur total (m) 96,4 460,5 351,1 694 99,7
Tableau 40 : Armature transversale inférieur (Dalle réticulé)

Armature longitudinale supérieur


Diamètre HA8 HA10 HA12 HA16 HA 20 HA 25
Longueur total (m) 124,6 447,5 290,6 424,6 124 21,2
Tableau 41 : Armature longitudinale supérieur (Dalle réticulé).

Armature transversale supérieur


Diamètre HA8 HA10 HA12 HA16 HA 20 HA 25
Longueur total (m) 52,2 383,3 412,2 345,6 200,3 35,4
Tableau 42 : Armature transversale supérieur (Dalle réticulé)

Panneau Armatures
Armature longitudinale inférieur 2HA8
Armature transversale inférieur 2HA8
Armature longitudinale supérieur 2HA10
Armature transversale supérieur 2HA10
Tableau 43 : Ferraillage du panneau du poteau (Dalle réticulé).

Des plans de ferraillage de la dalle réticulée sont illustrés dans l’annexe E.

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112
IV. Etude du radier
IV.1 Généralité et justification
Un radier se présente comme un plancher renversé avec ou sans poutre, s’étendant sur toute la
surface du bâtiment, recevant du sol des charges réparties ascendantes, la réaction du sol, et
prenant appuis sur les poteaux et murs qui exercent sur lui des charges descendantes.
L’utilisation du radier est justifiée si la portance du sol est faible, ou les charges sont élevées, et
donc le radier joue le rôle d’un répartiteur de charges.
Lorsque le sous-sol d'un bâtiment est inondable : Le radier joue alors le rôle d'un cuvelage
étanche pouvant résister aux sous-pressions.
Pour notre bâtiment j’opte pour un radier rigide non nervuré.

IV.2 Caractéristique du radier


Epaisseur (𝒎) 𝟏, 𝟏𝒎
Surface (𝒎²) 2447
Classe du béton (𝑴𝒑𝒂) 35
Tableau 44 : Caractéristique du radier.

IV.3 Prédimensionnement du radier


L’épaisseur du radier est estimée à l’aide de la formule de vérification de sa résistance au
poinçonnement (BAEL A.5.2.52) des voiles et des poteaux en dessus :
𝑓𝑐28
𝑁𝑢 ≤ 0,045 × ℎ × 𝑈𝑐 ×
𝛾𝑏
 𝑁𝑢 : l’effort normal ultime à la base de l’élément.
 𝑈𝑐 : Périmètre critique. Dans le cas d’un plancher-dalle, il s’agit du périmètre du poteau ou
du voile.
 ℎ : épaisseur du radier (1,1𝑚).
J’ai vérifié le poinçonnement pour tous les voiles et les poteaux. Pour les résultats suivants j'ai
réparti les voiles et les poteaux en 3 types.
IV.3.1 Vérification du poinçonnement des poteaux
Poteau Type 𝑵𝒖 (𝑴𝒏) 𝒉 (𝒎) 𝑼𝒄 (𝒎) 𝑵𝒖𝒂𝒅𝒎 (𝑴𝒏) Vérification
P1 6,99 1,1 7 8,085 Vérifié
P2 7,34 1,1 7,1 8,2005 Vérifié
P3 0,64 1,1 5,4 6,237 Vérifié
Tableau 45 : Vérification du poinçonnement des poteaux.

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113
IV.3.2 Vérification du poinçonnement des voiles
Voile Type 𝑵𝒖 (𝑴𝒏) 𝒉 (𝒎) 𝑼𝒄 (𝒎) 𝑵𝒖𝒂𝒅𝒎 (𝑴𝒏) Vérification
V1 10,82 1,1 16,66 19,2423 Vérifié
V2 6,88 1,1 11,8 13,629 Vérifié
V3 4,68 1,1 9,8 11,319 Vérifié
Tableau 46 : Vérification du poinçonnement des poteaux.

IV.4 Vérification de la surface du radier


La surface du radier doit vérifier l’inégalité :
𝑁𝑠
𝑆𝑅𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 ≥
𝜎𝑠𝑜𝑙
Avec :
 𝑆𝑅𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 : Surface du radier.
 𝑁𝑠 : Somme des efforts normaux à l’ELS transmis aux fondations.
 𝜎𝑠𝑜𝑙 : Contrainte du sol.

𝑺𝑹𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 (𝒎²) 𝟐𝟒𝟒𝟕


𝑵𝒔 (𝑴𝒏) 189,85
𝝈𝒔𝒐𝒍 (𝑴𝒑𝒂) 0,4
Tableau 47 : Vérification de la surface du radier.

On a :
𝑁𝑠 189,85
= = 474,62 𝑚²
𝜎𝑠𝑜𝑙 0,4
𝑁𝑠
𝑆𝑅𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 2447 𝑚2 ≥ = 474,62 𝑚²
𝜎𝑠𝑜𝑙
Donc la Surface radier est largement vérifiée.

IV.5 Vérification de la sous pression de l’eau


Nous n’avons aucun ancrage dans le sol prévu, et donc la stabilité générale de l’ensemble de la
structure vis-à-vis de la sous pression doit être assurée par son poids propre :
𝐺𝑚𝑖𝑛 ≥ 1,1 × 𝛾 × 𝐵 × Δℎ𝑀𝑎𝑥
Avec :
 𝐺𝑚𝑖𝑛 : Poids propre minimal de l’ouvrage à vide.
 1,1 : coefficient de sécurité.
 𝛾 : Poids volumique de l’eau (1𝑇/𝑚3 ).
 𝐵 : Surface plane de cuvelage.
 Δℎ𝑀𝑎𝑥 : différence de niveau maximale entre le niveau des plus hautes eaux prévisibles
augmenté de 0,5𝑚, et la face inférieure du radier.

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114
D’où :

𝑮𝒎𝒊𝒏 (𝑻) 𝟏𝟔𝟏𝟎𝟐, 𝟐𝟑


𝑩 (𝒎²) 2447
𝚫𝒉𝑴𝒂𝒙 (𝒎) 5,25
𝟏, 𝟏 × 𝜸 × 𝑩 × 𝚫𝒉𝑴𝒂𝒙 14131,42
Tableau 48 : Vérification de la sous pression de l’eau.

On a :
𝐺𝑚𝑖𝑛 = 16102,23 𝑇 ≥ 1,1 × 𝛾 × 𝐵 × Δℎ𝑀𝑎𝑥 = 14131,42 𝑇
Donc le poids propre assure la stabilité de la structure vis-à-vis de la sous pression de l’eau.

IV.6 Ferraillage du radier


Le ferraillage du radier se fera à l’aide de la cartographie donnée par le logiciel, il s’avère tout de
même nécessaire de comprendre tout d’abord les conventions et les notations utilisées par le
logiciel RSA.
IV.6.1 Notion RSA
Comme montré sur la figure, le moment 𝑀𝑥𝑥 est le moment autour de l’axe y, et 𝑀𝑦𝑦 est le
moment autour de 𝑥.

Figure 69 : Les conventions adoptées par RSA pour les efforts et les moments.

Le ferraillage comporte deux lits d’armatures, inférieur et supérieur, comportant des armatures
dans les deux directions 𝑥 et 𝑦.
❖ 𝐴𝑥 [+] : nappe supérieure suivant𝑥.
❖ 𝐴𝑦 [+] : nappe supérieure suivant 𝑦.
❖ 𝐴𝑥 [−] : nappe inferieure suivant 𝑥.
❖ 𝐴𝑦 [−] : nappe inferieure suivant 𝑦.

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115
IV.6.2 Résultat cartographie
Les cartographies obtenues dans les deux directions selon la combinaison ACC sont les suivants :

Figure 70 : Cartographie du moment 𝑴𝒙𝒙 dans le cas ACC.

Figure 71 : Cartographie du moment 𝑴𝒚𝒚 dans le cas ACC.

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116
IV.6.3 Ferraillage théorique manuelle
En se basant sur la cartographie des moments, on divise notre radier en des panneaux avec un
moment maximal de calcul pour chaque zone.

Figure 72 : Répartition du radier en plusieurs zones.

IV.6.4 Ferraillage supérieur et inférieur (Moment 𝑴𝒙𝒙) par (𝒎𝒍)


𝑴𝒙𝒙 𝝁 𝜶 𝒁 𝑨 (𝑪𝒎²) Armatures esp (𝑪𝒎)
Zone 1 0,749 0,047 0,060 0,879 19,597 5HA25 20
Armature
Zone 2 0,067 0,004 0,005 0,898 1,717 5HA12 20
inférieur
Zone 3 0,077 0,005 0,006 0,898 1,968 5HA12 20
Zone 1 0,588 0,037 0,047 0,883 15,306 5HA20 20
Armature
Zone 2 0,091 0,006 0,007 0,897 2,325 5HA12 20
supérieur
Zone 3 0,105 0,007 0,008 0,897 2,694 5HA12 20
Figure 73 : Ferraillage supérieur et inférieur (Moment 𝑴𝒙𝒙) par (𝒎𝒍).

IV.6.5 Ferraillage supérieur et inferieur (Moment 𝑴𝒚𝒚) par (𝒎𝒍)


𝑴𝒙𝒙 𝝁 𝜶 𝒁 𝑨 (𝑪𝒎²) Armatures esp (𝑪𝒎)
Zone 1 0,790 0,049 0,063 0,877 20,718 5HA25 20
Armature
Zone 2 0,054 0,003 0,004 0,898 1,383 5HA12 20
inférieur
Zone 3 0,058 0,004 0,004 0,898 1,475 5HA12 20
Zone 1 0,586 0,036 0,046 0,883 15,251 5HA20 20
Armature
Zone 2 0,124 0,008 0,010 0,897 3,181 5HA12 20
supérieur
Zone 3 0,081 0,005 0,006 0,898 2,072 5HA12 20
Figure 74 : Ferraillage supérieur et inferieur (Moment 𝑴𝒚𝒚) par (𝒎𝒍).

Les cartographie du ferraillage théoriques du radier sont illustré dans l’ANNEXE F.

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117
Chapitre VI
Etude de coût

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118
L’estimation du coût de notre structure se fera sur la base du tableau récapitulatif de quantités
données par le logiciel REVIT, et les ratios de calcul.

I. Modélisation de la structure su REVIT structure


I.1 Les avantages du modèle REVIT
❖ Le modèle virtuel 3D conçu avec un logiciel BIM permet d'effectuer des visualisations
précises à toutes les étapes du projet, et est automatiquement consistant dans toutes les vues.
❖ Le modèle composé d'objets paramétriques ne comportera pas d'erreur de géométrie,
notamment suite à une modification.
❖ Les logiciels BIM permettent à tout instant de générer des plans 2D, consistants entre eux,
qui reflètent parfaitement le modèle virtuel à cet instant.
❖ La collaboration entre les intervenants est facilitée grâce à l'utilisation d'un même modèle
3D, simultanément ou non.
❖ Le modèle virtuel BIM permet la vérification du respect des normes en vigueur et des critères
du projet tant au niveau quantitatif que qualitatif.
❖Les quantités et coûts de construction peuvent être extraits en temps réel, à tout moment
durant la conception. Cela permet d'avoir un retour immédiat sur les conséquences budgétaires
d'une modification ou d'une variante.
❖ Les analyses et simulations des performances énergétiques et environnementales d'un
bâtiment peuvent être réalisées très tôt dans l'étude, ce qui fournit l'opportunité de corriger la
conception au besoin.

I.2 La maquette 3D du projet

Figure 75 : La maquette 3D du projet sur REVIT.

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119
I.3 Le principe de la nomenclature sur REVIT
La nomenclature Revit permet à l’utilisateur du logiciel de quantifier, d’analyser et de gérer les
composants, les matériaux, les vues et les feuilles utilisés dans une maquette, ceci afin de mieux
tirer profit des informations du projet BIM.
Une nomenclature est la vue sous forme d’un tableau des informations extraites des propriétés
des éléments d’un projet. Ainsi, elle peut répertorier chaque occurrence d’un type d’élément en
particulier ou alors regrouper plusieurs occurrences dans une seule ligne, selon les critères de
regroupement sélectionnés.
Toutes les nomenclatures sont des vues particulières du modèle. De plus, toutes les
modifications réalisées dans une nomenclature ou bien dans une vue se répercutent dans
toutes les autres nomenclatures ainsi que dans toutes les vues du projet, de façon immédiate.
Il existe différents types de nomenclatures :
 Nomenclatures des quantités
 Nomenclatures des relevés de matériaux
L’outil « Nomenclature » permet de mettre en place des filtres, faire des regroupements
d’occurrences, des totaux, des valeurs calculées, des champs personnalisés, des nomenclatures
par phases du projet, pour ne citer que ces possibilités.

II. Estimation de cout


II.1 Les ratios de calcul :
Les ratios d'aciers représentent le rapport du poids des armatures sur le volume du béton pour
chaque élément de la structure. Les valeurs prisent sont les suivants :

Élément Ratio
Poteau 130 𝐾𝑔/𝑚3
Voile 70 𝐾𝑔/𝑚3
Radier 60 𝐾𝑔/𝑚2
Plancher dalle 20 𝐾𝑔/𝑚2
Plancher en post tension 12 𝐾𝑔/𝑚2
Câble de précontraint 0,7 𝐾𝑔/𝑚2
Figure 76 : Les ratios d'aciers.

II.2 Les prix unitaires des matériaux


Matériaux Coût
B25 1400 𝐷ℎ𝑠/𝑚3
B35 1500 𝐷ℎ𝑠/𝑚3
Acier 14 𝐷ℎ𝑠/𝐾𝑔
Cable de précontraint 130 𝐷ℎ𝑠/𝑚2
Tableau 49 : Les prix unitaires des matériaux.

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120
II.3 Etude de coût de la structure porteuse avec le Plancher dalle
Coût du béton

Élément Volume Prix unitaire


Total (𝑫𝒉𝒔)
(𝒎𝟑 ) (𝑫𝒉𝒔)

Plancher dalle 3372,6075 1400 4721650,5


Voile 731,39 1400 1023946
Poteau 230,19 1400 322266
Radier 2691,7 1500 4037550
Coût total du béton (𝑫𝒉𝒔) 10 105 413
Tableau 50 : Coût total du béton (Dhs).

Coût d’aciers

Élément Quantité Prix unitaire


Total (𝑫𝒉𝒔)
(𝒎𝟑 ) (𝑫𝒉𝒔)

Plancher dalle 269808,6 14 3777320,4


Voile 51197,3 14 716762,2
Poteau 29924,7 14 418945,8
Radier 146820 14 2055480
Coût total d’aciers (𝑫𝒉𝒔) 6 968 509
Tableau 51 : Coût total d'aciers (Dhs).

Coût total du béton (𝑫𝒉𝒔) 10 105 413


Coût total d’aciers (𝑫𝒉𝒔) 6 968 509
Coût total de la structure porteuse (𝑫𝒉𝒔) 17 073 921
Tableau 52 : Coût total de la structure porteuse.

III. Etude comparative entre les trois variantes de plancher


III.1 Respect des contraintes architecturales et techniques
III.1.1 Sur le plan architectural
Les trois variantes permettent d’atteindre une portée maximale de 8m si l’on garde la même
conception. La post-tension offre la possibilité d’augmenter encore plus la portée jusqu’à 11m si
nécessaire. Cela offrirait plus de surfaces exploitables et permettrait de faciliter le passage des
véhicules dans le parking, et les grandes surfaces.
III.1.2 Sur le plan technique
Les trois variantes nous permettent de ne pas avoir de retombés, mais d’autre part la variante
post tension reste plus avantageuse.

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121
❖ Avantages techniques de la variante post-tension :
Le gain en hauteur, dû au recours à la post-tension, pourrait être plus remarquable si nous
étions face à un IGH. Dans ce cas, et même dans notre cas, des économies indirectes sur les
éléments porteurs et fondations seront induites vu qu’on aura une dalle plus allégée, ce qui
provoquera une économie en masse de la superstructure due à la diminution des dimensions
des éléments porteurs. Ayant gardé la même conception, il n’y aura pas de grande différence au
niveau du poids des éléments porteurs.
❖ Avantages techniques de la variante plancher réticulée :
Les dalles réticulées sont aujourd’hui de plus en plus utilisées dans les habitations, les bâtiments
d’offices, les salles et halls industriels, les salles d’expositions, les passages et les mosquées.
Puisque le prix du béton est en hausse et que les longueurs des travées sont de plus en plus
grandes, la limitation de l’épaisseur du plancher demeure ainsi une tâche difficile, une
construction par dalles réticulées peut être ainsi une alternative économique. C’est de ce besoin
fonctionnel d’où découle la nécessité d’introduire une nouvelle technique qui répond à ces
besoins.
La dalle réticulée appartient à la famille des dalles en béton armé, non homogènes, allégées et
armées suivant deux directions orthogonales formant une plaque nervurée.
III.1.3 La mise en œuvre
Pour la mise en place des planchers-dalle en béton armé, aucune formation n’est exigée pour
les ouvriers en termes des procédés de construction, un simple encadrement par les chefs
d’équipes et supervision par les conducteurs de travaux suffit pour réaliser les différents
ouvrages correctement avec respect des différentes exigences contractuelles.
La précontrainte par post-tension se distingue en exigeant une technicité au niveau de la mise
en tension qui souvent doivent être réalisées par des ouvriers qualifiés et suivies par des
équipes d’entreprises spécialisées. Les études et l’assistance à la pose des armatures de
précontrainte (torons, gaines…) peuvent aussi être assurées par ces mêmes entreprises
spécialisées.
Le plancher réticulée se distingue en exigeant une technicité au niveau de l'utilisation des
caissons récupérable.

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122
III.2 La 1ère variante : Plancher dalle
Béton
𝟑
Volume (𝒎 ) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
3372,6075 1400 4 721 651
Plancher dalle
Aciers
Quantité (𝑲𝒈) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
269808,6 14 3 777 321
Total (𝑫𝒉𝒔) 8 498 971
Total Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 630
Tableau 53 : Cout de la variante plancher dalle.

III.3 La 2éme variante : Plancher dalle en post tension


Béton
Volume (𝒎𝟑 ) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
2428,2774 1400 3 399 589
Aciers
Post tension Quantité (𝑲𝒈) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
161885,16 14 2 266 393
Câbles
Surfaces (𝒎𝟐 ) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
13490,43 130 1 753 756
Total (𝑫𝒉𝒔) 7 419 737
Total (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 550
Tableau 54 : Cout de la variante plancher dalle en post tension.

III.4 La 3éme variante : Plancher réticulé


Plancher réticulée Béton
𝟑
Volume (𝒎 ) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
2355,95923 1400 3 298 343
Aciers
Quantité (𝑲𝒈) Prix (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟑 ) Prix total (𝑫𝒉𝒔)
230064 14 3 220 896
Total (𝑫𝒉𝒔) 6 519 239
Total (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 483
Tableau 55 : Cout de la variante plancher réticulée.

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123
III.5 Conclusion de l’étude comparative
III.5.1 Comparaison entre plancher dalle et plancher dalle en post tension
Cout de la variante plancher dalle (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 630
Cout de la variante plancher dalle en post tension (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 550
Différence (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 80
Tableau 56 : Comparaison entre plancher dalle et plancher dalle en post tension.

L’analyse de ces résultats, montre bien que la variante la plus avantageuse est la dalle post-
tension. Avec un gain de 80 Dhs/m², ce qui correspond à 13% du coût de la
variante plancher dalle béton armé.
III.5.2 Comparaison entre plancher dalle et plancher réticulée
Cout de la variante plancher dalle (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 630
Cout de la variante plancher dalle en post tension (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 327
Différence (𝑫𝒉𝒔/𝒎𝟐 ) 303
Tableau 57 : Comparaison entre plancher dalle et plancher dalle en post tension.

L’analyse de ces résultats, montre bien que la variante la plus avantageuse est la dalle post-
tension. Avec un gain de 147 Dhs/m², ce qui correspond à 23 % du coût de la variante plancher
dalle béton armé.
Les résultats obtenus par le métré montrent que la variante la plus avantageuse est la dalle
réticulée en termes de cout, car la présence des vides permet d’économiser le béton et l’acier.
NB : Il est à noter, que ces résultats sont donnés seulement pour la structure porteuse sans
prendre en considération le prix de la mise en œuvre.

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124
CONCLUSION

L’objectif de ce projet, étant la conception, étude et de dimensionnement Lu projet SOFT


GREEN TOWER, il s’est avéré nécessaire de réaliser, dans un premier temps, un état des lieux et
un benchmark des tours réalisées au niveau mondial, et ce afin d’établir une conception
moderniste conformément aux exigences architecturales.
Avant d’entamer l’étude j’ai modélisé la structure sur CBS et j’ai exporter la structure vers Robot
Structural Analysis afin de faciliter la définition des charges et l’étude du comportement de
cette structure complexe.
Ensuite, j’ai défini les hypothèses qui vont me servir dans l’étude de la structure. Cette étude
comporte deux approches : une approche statique et une approche dynamique.
Dans l’approche statique, j’ai étudié le comportement de la structure vis-à-vis des sollicitations
statiques pour établir la descente de charges et dimensionner les éléments qui travailleront
qu’en statique.
Pour l’approche dynamique, j’ai effectué une simulation du vent itérative et précise sur RSA.
Ensuite, j’ai étudié la réponse modale de la structure afin d’établir une analyse sismique
conforme à l’RPS et générer les combinaisons sismiques et accidentelles.
Les deux approches m’ont permis de générer les combinaisons dimensionnantes dont je
considère les enveloppes maximales pour dimensionner les éléments de la structure. Le
dimensionnement a été effectué en deux parties : la partie des plaques et coques, dans laquelle
j’ai dimensionné et calculé les planchers et les éléments du noyau et la partie des fondations
dans laquelle j’ai dimensionné le radier générale.
Enfin, j’ai étudié la structure dans une approche économique pour établir quelques estimations
concernant les coûts, ce qui va constituer un outil d’aide à la décision concernant les variantes
éventuelles.
Ce projet, qui associe technique, ingénierie et art, m’a permis de mettre en œuvre mes
connaissances dans un cadre très enrichissant. C’est une opportunité dans laquelle j’ai pu
développer mes compétences en termes d’ingénierie d’étude et j’ai acquis des connaissances
avancées à propos des structures.

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125
BIBLIOGRAPHIE

 Règle BAEL 91 modifié 99. Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
constructions en béton armé, suivant la méthode des états-limites.
 Règle BPEL 91. Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en
béton précontraint, suivant la méthode des états-limites.
 Règles PS 92. Règles parasismiques 1992 – DTU 23.1
 Règles RPS 2011. Règlement de construction parasismique, applicable aux bâtiments.
 Conservatoire national des Arts et Métiers. – « Béton Armé » Chapitre 14 : Dimensionnement
des planchers dalles (CCV109).
 Conservatoire national des Arts et Métiers. – « Béton Armé » Chapitre 17 - Murs et voiles de
contreventement (CCV109).
 Cours structure du bâtiment – Mme. El HAJJAMI (EMSI).
 Cours de béton précontrainte – Mme. El HAJJAMI (EMSI).
 Cours de béton précontrainte – Mr. AZIZI (EMSI).
 Cours de dynamique des Structures – Mr. NIAZI (EMSI).
 Cours de Contreventement – Mr. NIAZI (EMSI).
 Cours de béton armé – Mr. MATRANE (Université HASSAN 1er).
 TOUT EN UN : Calcul des structures de bâtiments – Mr. YOUNS.
 Guide d’application au calcul des structures des bâtiments – Mr. MAGHRAOUI et Mr.
ELKHATAB.

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126
ANNEXE A

I. Plan d’architecture

Figure 77 : Plan d'architecture du sous-sol et RDC.

Figure 78 : Plan d'architecture des étages et d'édicule.

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127
II. Plan de conception

Figure 79 : Plan de conception du sous-sol et RDC.

Figure 80 : Plan de conception des étages.

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128
ANNEXE B

I. Ferraillage du Poteau P1-8 sur RSA

Figure 81 : Plan d'exécution du poteau P1-8 donné par RSA.

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129
ANNEXE C

I. Ferraillage du voile V1 : Panneau 899 sur RSA

Figure 82 : Ferraillage du voile V1 donné par RSA page 1.

Figure 83 : Ferraillage du voile V1 donné par RSA page 2.

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130
ANNEXE D

I. Mxx et Myy de la dalle du 1er étage avec RSA

Figure 84 : Cartographie des moments suivant x en (Kn.m).

Figure 85 : Cartographie des moments suivant y en (Kn.m).

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131
II. Ferraillage théorique de la dalle du 1er étage donnée par RSA

Figure 86 : Section d'armature théorique X+ de la dalle donnée par RSA.

Figure 87 : Section d'armature théorique X- de la dalle donnée par RSA.

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132
Figure 88 : Section d'armature théorique Y+ de la dalle donnée par RSA

Figure 89 : Section d'armature théorique Y- de la dalle donnée par RSA.

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133
ANNEXE E

I. Représentation du ferraillage de la dalle réticulée sur CYPECAD

Figure 90 : Ferraillage longitudinale de la dalle réticulée sur CYPECAD.

Figure 91 : Ferraillage transversale de la dalle réticulée sur CYPECAD.

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134
ANNEXE F

I. Section d’armature théorique du radier donnée par RSA

Figure 92 : Section d'armature théorique X+ de la dalle donnée par RSA.

Figure 93 : Section d'armature théorique X- de la dalle donnée par RSA.

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135
Figure 94 : Section d'armature théorique Y+ de la dalle donnée par RSA.

Figure 95 : Section d'armature théorique Y- de la dalle donnée par RSA.

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136

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