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1895, revue d'histoire du cinéma

Les douze travaux de Boireau

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Les douze travaux de Boireau . In: 1895, revue d'histoire du cinéma, n°1, 1986. pp. 12-13;

doi : https://doi.org/10.3406/1895.1986.876

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Les douze travaux de Boireau

rente
par
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part
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André
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du
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dans
de
de
nouveau
Deed,
précision
Léonce
une
premiers
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biographique
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le
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partie
Boireau
périodique
troisième
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comique.
historique
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films
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féminin,
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l'itinéraire
confirme
Le
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Fouquet
Deed,
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Cinéma,
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comme
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empreinte
ne
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Grandais
premier
de
s'appa¬
laJane
d'un
Boi¬
plu¬
ni

André Deed
Nice, au lycée de Nice, d'où il sort de second
Né au Havre, le 24 février 1879, de son vérita¬ classique ; successivement, employé de com
ble nom « André de Chapais », fils d'un vérifica¬ merce, employé à la Compagnie PLM, employ
teur des douanes, fait ses études au lycée du de banque (Société Générale du Havre), s'embar
Havre, au séminaire d'Yvetot, au séminaire de que pour les Antilles à titre de commis aux écr

Boireau cuirassier, Pathé, 1912.


tures à bord de YOlinde Rodrigues, paquebot de Avec un art exquis, un à-propos merveilleux,
la Compagnie Générale Transatlantique. Son elle souligne d'un geste charmant ou d'un rire
caractère indépendant ne lui permet pas de res¬ entraînant les cascades drolatiques de son cama¬
ter plus de six mois dans chaque place, et c'est rade. Ses beaux yeux sombres gardent encore un
peu de reflet de l'ardent soleil d'Italie qui vit
à ce moment
tre. Il se metqueavec
sa destinée
acharnement
s'orienteauvers
travail
le théâ¬
et
éclore
rire enchanteur
cette délicieuse
nous découvre
fleur transalpine.
une double
Son sou¬
ran¬
débute dans une société théâtrale d'amateurs à
Nice ; il y fait son apprentissage, débute au café- gée de perles éclatantes de blancheur diaphane
concert, il y chante les chansons du répertoire, encadrée de lèvres empourprées, et, à chacune
vient à Paris, se présente dans différents théâtres de ses apparitions sur l'écran, c'est une joie dans
d'où les portes lui sont impitoyablement fermées. la salle
de l'artdeetpouvoir
de la beauté.
saluer cette délicate petite reine
Il parvient néanmoins, grâce au concours de
M. Price, à débuter aux Folies-Bergère, et de là Frascaroli suivit avec profit les cours du Conser¬
passe au Châtelet, où il reste deux ans : c'est à vatoire de Turin et à quatorze ans, elle se fit
cette époque que, remarqué par M. Pathé, il crée applaudir dans une tournée triomphale en Italie
l'inoubliable série des « Boireau ». Il quitte la et en Égypte. Puis, aux côtés de Gamelli, elle
grande marque française pour l'Italie, et à titre
d'auteur, metteur en scène et artiste, se fait édi¬
ter par la maison « Itala Film » de Turin sa série
du légendaire « Gribouille ». s'imposa
pair.
concours
ter,
L'excellent
C'est
et Boireau
à ce
définitivement
la comédien
moment
mignonne
sut s'attacher
qu'André
vit
artiste
comme
de suite
lapourrait
Deed
collaboration
une
quel
laartiste
remarqua.
lui
précieux
appor¬
hors
de
Durant son séjour dans le pays latin, il monte
son spectacle Ciné-Théâtre (dont nous avons eu
la primeur sur la scène du Casino de Paris). Entre¬ celle qui devint bientôt la Gribouillette que nous
aimons voir et applaudir.
temps,
avec la André
maisonDeed
Pathésignait
frères.un nouveau contrat
nerRappeler
la liste de
les toutes
succès les
de Gribouillette
créations du serait
fantaisiste
don¬
E.F. Le Cinéma, n° 1, 1er mars 1912, p. 2. Boireau , et il faudrait se livrer à un travail de sta¬
tistique vraiment trop long et bien inutile, car per¬
sonne n'ignore les succès de Boireau.
Citons néanmoins au hasard : Boireau à l'école,
Gribouille redevient Boireau, Les Confitures de
Mlle Frascaroli Boireau, etc.
Cette semaine, dans une nouvelle aventure de
Insouciante et gaie, joignant la grâce mutine son hilarant camarade, Boireau et la demi-
d'une enfant à son ardente beauté de femme, Fras¬
mondaine, Frascaroli trouvera, comme à chacune
caroli, la charmante Gribouillette, vient rehaus¬
de ses apparitions, le chaleureux accueil d'un
ser de son talent et de sa joliesse l'attrait des amu¬
public enthousiaste et sincère.
santes créations de son gai compagnon André
Deed, le célèbre Boireau. E. C., L'Écho du cinéma, n° 11, 28 juin 1912, p. 2.

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