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Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche

Scientifique
Ministère des Technologies de la Communication

Institut Supérieur des Etudes Technologiques en Communication


de Tunis

Rapport de matière
Spécialité : Gestion en Télécommunications

Les technologies
d’information et de
communication

Réalisé par : Messaoudi Malek

Année universitaire 2020-2021

Tunisie

1
Remerciements
C’est pour moi un agréable devoir d’adresser mes remerciements les plus vifs et
ma profonde reconnaissance à madame Manel Karoui et j’exprime toute ma
gratitude et ma profonde amitié à mes amis de l’ISET’COM.

2
Sommaire
Introduction générale :
……………………………………………………………………………………
………………………4
Chapitre 1 : Diversité et richesse des TIC :
………………………………………………………………………………6
Section 1 : Définition et typologies des TIC :
…………………………………………………………………………7
Section 2 : Impact des TIC sur les systèmes d’information :
………………………………………………9
Section 3 : Le rôle des usagers dans l’introduction des TIC dans les
Organisations…........10
Chapitre 2 : Les effets des TIC sur l’organisation du travail :
………………………………………………...12
Section 1 : TIC et Organisation :
……………………………………………………………………………………
…… 13
Section 2 : TIC et conditions de travail :
…………………………………………………………………………….15
Méthodologie des TIC :
……………………………………………………………………………………
……………………….18
Conclusion générale :
……………………………………………………………………………………
…………………………21
Bibliographie :
……………………………………………………………………………………
……………………………………23

3
4
Introduction
générale :

Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication représente


l'ensemble des technologies informatiques qui contribuent à une véritable
révolution socioculturelle. Surtout leur application dans le champ
économique. D'ailleurs ces technologies ne sont plus vraiment nouvelles,
d'où le nom de TIC, c’est pourquoi depuis quelques années, l'utilisation des
technologies de l'information et de communication (TIC) a bouleversé notre
vie.

A partir de leur diffusion rapide et leur apparition dans tous les domaines,
ces derniers font éliminer les contraintes spatio-temporelles et les clôtures
culturelles, ce qui a favorisé l'émergence d'une économie fondée sur la
connaissance basée sur les TIC, c'est l'économie numérique, où les
entreprises sont confrontées à l'exigence de disposer en permanence
d'informations crédibles et adéquates résultant de sources différentes,
internes ou externes, en vue de permettre à leurs membres de gouverner à
bien leurs activités et d'encourager l'innovation, considérée comme

5
déterminante pour la pérennité, dans le contexte d'ouverture internationale
et de globalisation.

Tout au long de son histoire, l'administration a connu plusieurs mutations


suite aux chambardements qui touchent l'organisation publique (constituent
un ensemble d'activités très hétérogène) et les conditions de travail. Ces
TIC introduisent une nouvelle façon de travailler favorisant de nouvelles
formes d'organisation du travail qui affectent à la fois le rôle du
management, la coordination du travail et le contrôle des activités. Ces TIC
ont permis d'améliorer la prestation des services, de réduire les charges de
travail, d'améliorer la communication interne et externe et être facteur
réducteur des coûts malgré la présence des contraintes d'ordre juridique,
aux processus de codification et de la standardisation.

A cet égard la présente recherche nous permet de dégager les perceptions


des personnels vis-à-vis de l'introduction des TIC. Nous proposons ainsi
notre problématique qui consiste à se demander : 

Dans quelles mesures les TIC influencent-elles l'organisation et les


conditions du travail ?

Ainsi, pour répondre à notre problématique nous proposons :

1) Examiner dans un premier temps, les définitions, les caractéristiques, les


objectifs des TIC.

2) Se baser t sur la relation entre TIC et organisation d'une part et TIC et


conditions du travail d'autre part.

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Chapitre 1 : Diversité
et richesse des TIC :

Introduction :
De nos jours, les technologies de l'information et de la communication « TIC »
connaissent un développement accéléré. Plus encore, elles constituent
désormais un élément déterminant dans le développement et la croissance
des secteurs économiques aussi bien dans les pays avancés que dans ceux
en voie de développement. Enfin, elles deviennent également un élément
courant de la vie quotidienne. C'est la raison fondamentale qui explique
l'intérêt des pouvoirs publics qui mettent en œuvre des politiques de promotion
des TIC, notamment dans les secteurs du service public afin de contribuer à la
transformation de l'économie traditionnelle en une économie numérique.

Section 1 : Définition et typologies des TIC :

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« Les TIC sont des ensembles de matériels, de réseaux et de méthodes qui
intègrent essentiellement la gestion des activités à travers : L'échange des
données informatisées (EDI), LE GROUPWARE, L'INTERNET, L'INTRANET,
L'EXTRANET. »
Brousseau et Rallet soulignent à cet égard trois propriétés importantes de ces
technologies. Ainsi les TIC interviennent comme :
 un outil de communication qui permet la communication
interindividuelle.
 un outil informatique qui joue le rôle d'un système d'information
permettant la collecte, le traitement, le stockage et le partage
d'information entre les employés dans le cadre d'une relation
client/serveur.
 un outil téléinformatique employé dans la coordination des unités et
l'automatisation des procédures d'échange d'information où
l'intervention d'un système intégré.

1.1 L’Internet :

On peut le définir comme tant le réseau des réseaux permet l'interconnexion


entre des ordinateurs distants par un langage commun. D'après Quéau.P
« c'est l'idée de fédérer, grâce à une norme commune, tous les ordinateurs et
tous les réseaux de télécommunication, donc de permettre la communication
de n'importe quel ordinateur par tout moyen de télécommunication dont
naturellement, le réseau téléphonique mondial.» Cette technologie à plusieurs
services offerts cite notamment :
E-mail/Le serveur FTP/Usenet news/GOPHER/WWW.

1.2 L’Intranet :

C'est un réseau interne de l'organisation a pour objectif de facilité l'échange


des données électroniques selon Germain. M« l'Intranet est un système
d'information interne à une entreprise reposant sur une technologie, une
architecture, et des standards de type Internet, c'est à dire que l'information
interne de l'entreprise transite par des serveurs Web. Ces serveurs délivrent
leurs informations aux micro-ordinateurs connectés sur le réseau grâce à des
navigateurs comme si l'accès se faisait à des serveurs Internet, qui lui, relie en
principe des entreprises différentes ».Cette technologie a plusieurs services
offerts citez notamment :
 L'intranet est avant tout utilisé comme messagerie.
 Le travail en groupe est organisé dans des forums qui sont des espaces
de discussion électronique.

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 L'Intranet est l'édition et la publication sous forme électronique de
documents multimédias (textes, sons, images).
 L'architecture Intranet prolonge la démarche de client-serveur, en
permettant en outre d'interroger toutes les bases de données de
l'entreprise avec la même ergonomie.

1.3 L’extranet :

De même fonction que l'intranet mais elle couvre la relation externe à


l'entreprise tel que ces filiales, ces fournisseurs. Dubé et Paré soulignent que
« l'Extranet permet à l'entreprise et ses partenaires commerciaux d'échanger
de l'information opérationnelle et d'effectuer des transactions électroniques de
façon sécuritaire, tout en utilisant les protocoles et logiciels utilisés pour la
navigation sur Internet. En outre, grâce à cette technologie, une entreprise,
peut permettre à ses fournisseurs d'avoir accès à son système d'inventaire
afin que ceux-ci puissent les réapprovisionner en juste à temps. Le réseau
Extranet peut aussi relier une équipe de collaborateurs à celles d'autres
entreprises dans le but de partager des idées, des plans ou des calendriers de
projets. »

1.4 L’échange des données informatisées (EDI)  :

L'objectif de l'introduction d'EDI est de rendre la transmission de documents


commerciaux aussi simple que d'autres conversations. Les avantages de cet
échange sont ; la réduction des coûts des transactions, une accélération de la
production, des réponses plus rapides aux commandes, un contrôle de qualité
renforcé.

1.5 GROUPWARE :

L'objectif du Groupware c'est de faciliter la communication grâce à des


moyens technique et informatique tel que la messagerie électronique, la
conférence électronique ou l'accès aux bases de données. Ces moyens vont
permettre le stockage des informations, leur transmission et la gestion efficace
de cette transmission.

Le Groupware est l'ensemble des techniques et des méthodes qui contribuent


à la réalisation d'un objectif commun à plusieurs acteurs, séparés ou réunis
par le temps et l'espace, à l'aide de tout dispositif interactif faisant appel à
l'informatique, aux télécommunications et aux méthodes de conduite de
groupe.

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Section 2 : Impact des TIC sur les systèmes d’information :

Le système d'information « SI » comporte les fonctions suivantes :


l'acquisition, le traitement et le stockage des informations. IL a reconnu un
changement dû à l'évolution des technologiques actuelle qui fait éliminer les
contraintes spatio-temporelles. En outre, la relation utilisateur/décideur et son
environnement est devenue direct : il communique, échange et partage des
informations à travers des « SI » numériques. Par ailleurs, autres effets ce
présentent et touchent la qualité de l'information et l'efficacité du système en
question au niveau de leur cohérence avec toute mutation approuvé par
l'environnement.

Au niveau de la qualité de l'information, l'effet se résulte en trois optiques :

 la disponibilité de l'information.

 la rapidité d'accéder à l'information.

 la fiabilité de l'information.

Au niveau de l'efficacité de système d'information, les TIC permettent :

 la meilleure intégration entre les sous-systèmes.

 l'amélioration de l'interaction homme/machine.

On peut conclure ainsi, que les technologies d'information et de


communication se placent comme des « facilitateurs » d'échanges,
d'explicitation et du partage des connaissances.

Section 3 : Le rôle des usagers dans l’introduction des TIC


dans les Organisations :

3.1 Usage des technologies et valeurs ajoutés des outils  :

L'objectif de l'introduction des TIC est l'amélioration des performances en


appliquant nécessairement une certaine évolution des méthodes du travail. On
trouve des usages traduisant plus ou moins de valeur ajoutée. Cette dernière
dépend en principe de la productivité du travail, de la fiabilité de l'information en

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question et de la facilite d'accès à ces informations. En pratique, la valeur
ajoutée n'est pas toujours au rendez-vous. Malgré des efforts importants pour
déployer des outils TIC assez avancés tels qu'un Intranet ou d'autres outils
d'accès à des bases d'information partagées, les résultats ne sont pas toujours à
la hauteur des attentes des promoteurs, ni des technologies utilisées. Soit les
utilisateurs s'interrogent sur ce qu'ils pourraient bien faire des outils, soit
l'utilisation qui est faite des outils reste très « instrumentale », c'est-à-dire que les
méthodes de travail changent peu pour profiter des potentialités des outils.

3.2 Les conditions d’émergence des usages innovants  :

L'usage des TIC est devenu une question clé dans les organisations qui
accorent désormais une importance cruciale à la création de valeur. Dans une
perspective de performance et d'impact sur les conditions du travail deux
questions peuvent être formulées :

· Quelles sont les conditions qui favorisent l'émergence d'usage des


TIC ?

· Quels sont les impacts liés aux différents usages des TIC en terme
organisationnel et de travail ?

Plusieurs facteurs conditionnent l'utilisation innovante des TIC, notamment :

 Le contexte organisationnel et le style du management.

 les compétences des utilisateurs et les représentations de leur


métier / fonction.

 la nature des outils TIC.

 la nature des relations entre les concepteurs et les utilisateurs.

Conclusion :
L'apparition des nouvelles techniques de communication contribue à
l'enrichissement des systèmes d'information. A cet égard, toute une littérature

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est apparue traitant de l'impact des technologies de l'information et des
communications (TIC) sur les différentes fonctions et processus de la gestion.
L'introduction puis la généralisation de l'utilisation des TIC au sein de
l'administration constitue une opportunité qu'il convient d'évaluer. C'est l'objet
du chapitre suivant.

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Chapitre 2 : Les effets
des TIC sur
l’Organisation de
travail :

Introduction :
Les TIC se développent de façon rapide et imprévisible et nous permettant
d'avoir des Gains en termes de productivité et de savoir. Mais, l'interrogation
qui reste à chercher ce que tous ces bénéfices ont été réalisés sans
conséquences au niveau de l'organisation et les conditions du travail ? Dans
ce chapitre, nous allons répondre à deux interrogations majeures :

- Quel est l'effet des TIC sur l'organisation ?

- Quel est l'effet des TIC sur les conditions de travail ?

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Section 1 : TIC et Organisation :

Walkowiak et al, soulignent qu'il existe trois phases de la co-évolution entre


l'organisation et la technologie, ainsi ces auteurs affirment que l'évolution
comparée des dynamiques technologiques et organisationnelles permet d'offrir
des nouvelles formes d'organisation et permet une variété de choix possibles.

La première phase (années 60-70) correspond à l'automatisation afin de


réaliser des gains de productivité à travers deux types de technologies ; une
informatique lourde et centralisée et la robotique. Dans les années 60, la
technologie est appliquée aux processus administratifs et à la recherche. Puis,
dans les années 70, une telle technologie est utilisée da ns les processus
industriels. Cette phase est caractérisée par l'interface
machine/ utilisateur grâce à une forte technicité des matériels et du langage
informatique.

Les années 80 sont caractérisées par la recherche de gains de réactivité.


Cette phase a connu un développement de l'usage des micro-ordinateurs et
des matériels bureautiques et une poursuite du mouvement de rationalisation
(à l'automatisation des processus s’ajoutent une autre plus locale des tâches,
des routines et des savoir-faire).

Le système évite les rigidités et les blocages engendrés par une organisation
centralisée, en se structurant autour d'un réseau de micro-ordinateurs. Cette
phase est caractérisée par une informatique répartie permet un accès direct
de l'usager aux ressources.

Les années 90 correspondent à une phase d'innovation qui se caractérise par


la convergence des télécommunications et de l'informatique et par une
technologie centrée sur la communication. Les années 2000 ont connu
l'amélioration des échanges externes avec l'explosion de l'Internet, et le
développement de technologies mobiles.

1.1 Le rôle formalisateur des TIC :

Le passage d'un système traditionnel à un système d'information nouveau


suppose le "passage obligé" de la formalisation en reprenant plusieurs
apparences différentes au niveau de l'introduction, l'utilisation des outils et la
nature de travail en question. Par ailleurs, la formalisation est devenue un
nouveau mode d'exploitation des informations et des connaissances qui ont
modifié la relation interpersonnelle. Cette formalisation a produit des effets

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bénéfiques pour certaines organisations et suscité des interrogations pour
d'autres. Parmi ces questions, Bérard. D souligne qu'il convient de citer par
exemple :
 la clarification des relations interservices ou hiérarchiques.
 l'émergence de conflits potentiels : lorsque le système donne une
visibilité à ce qui n'en avait pas jusqu'alors : certains membres du
personnel peuvent avoir accès à la quantification des activités de leurs
collègues.
 les nouvelles façons de gérer les conflits : dans un climat relationnel
dégradé, l'usage de l'email, peut être une manière d'éviter un face à
face ou bien encore de prendre tout le monde à partie.

1.2 Impact des TIC sur les compétences :

L'introduction des TIC dans les entreprises a renforcé leurs compétences


traditionnelles en premier lieu, dans le cadre de maîtriser ce patrimoine (au
niveau bureautique et informatique, ainsi la maîtrise des langues étrangères,
et veille technologique) qui représente un atout pour celle-ci. En d'autres
termes, la nécessité d'adopter une culture d'apprentissage permanente où
l'usager est appelé à maîtriser ces nouveaux outils. En deuxième lieu
L'acquisition de nouvelles compétences définit par la connaissance relative
aux technologies internet, intranet, extranet, EDI ..., où l'usage doit maîtriser
toutes ces services telle que la mise jour des sites (web master), la navigation
sur le web, l'utilisation d'un moteur de recherche. Par ailleurs, ces nouvelles
technologies sont devenues un moteur de croissance pour l'entreprise puisqu'
ils renforcent l'intelligence collective, la flexibilité et le savoir-faire de
l'organisation. Par conséquent, les effets positifs des nouvelles technologies
sur les compétences restent très importants pour l'entreprise. Dans ce cadre,
Bérard affirme que « l'absence d'un minimum de compétences en interne est
l'une des principales causes d'échec. La difficulté pour les entreprises est
alors les sous-traiter tout en étant en capacité de construire une
demande (élaborer un cahier des charges par exemple) et de sélectionner
parmi les offres du marché ».

1.2.1 L’impact sur les coûts :

La réduction des coûts est un objectif stratégique, pour différencier l'entreprise


par rapport à ses concurrents. Maints auteurs affirment l'existence d'un lien
entre le meilleur dosage des technologies de l'information et la réduction des
coûts. Dans ce cadre d'étude, on peut citer comme exemple l'apport des TIC
dans la réduction des coûts de recrutement, de collecte et d'échange de
l'information... Mais ce gain n'est pas garanti, car l'introduction des TIC
incorpore des coûts.

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Premièrement, les coûts de l'introduction des TIC sont liés aux
développements tels que le frais d'acquisition des logiciels, de l'infrastructure
informatique (réseau local) qui nécessite un investissement lourd.
Deuxièmement, les TIC contribuent à l'augmentation de coût de maintenance.
Enfin, l'investissement dans la formation et le développement des
compétences des cadres et des employés peut constituer un coût important
pour l'entreprise.

1.2.2 L’impact sur les prestations des services :

Les technologies d'informations favorisent le passage d'une organisation


traditionnelle à une organisation réseau ainsi que l'adoption d'une stratégie
d'innovation qui améliore la prestation des services en terme de qualité (qui
répond aux exigences des prestataires de point de vu accessibilité et
disponibilité), de temps (réduire le délai) et d'espace (être plus proche du
prestataire en offrant des services en ligne).

Section 2 : TIC et conditions du travail :

L'amélioration des conditions du travail constitue aujourd'hui une


préoccupation majeure pour toute entreprise qui cherche à encourager et
à motiver ses ressources humaines. A ce niveau le recours aux TIC a
permis la réduction de la charge du travail, l'amélioration de la
communication, ainsi que la facilitation de travail en groupe et du travail
à distance.

2.1 Réduction de la charge du travail :

Suzanne. R, Alain .P et Carmen .B (1999) soulignent que « les TIC ont


profondément modifié le travail effectué dans les bureaux. Elles ont
notamment permis de traiter les opérations routinières avec d'avantage
d'efficacité et de créer de nouvelles taches. Non seulement les répercussions
de ces changements se sont-elles fait sentir sur le travail individuel, mais elles
ont touché également d'autres aspects du travail de bureau tels que la
communication, la structure hiérarchique, les processus de travail et l'emploi
en général. Dans la mesure où l'informatisation des bureaux est un processus
graduel, et non une opération ponctuelle, il n'est pas toujours facile d'en
déterminer clairement les impacts. Pour contourner cette difficulté, les
chercheurs se sont efforcés de mettre en évidence les tendances générales et
d'en observer les évolutions au fil des années. Cette observation a montré que

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les TI ont un impact beaucoup plus négatif sur le travail administratif que sur le
travail spécialisé, et ce, pratiquement à tous les niveaux y compris la
qualification des travailleurs, la nature du travail, les perspectives d'emploi, la
supervision, la participation au processus de prise de décision et la qualité de
la vie professionnelle ».

2.2 Intensification de la communication interne  :

Parmi les effets des technologies d'information, on peut citer l'amélioration de


la communication interne. A cet égard Gulian et Markus (1987) affirment que
« L'impact des TI sur la communication n'a pas été spectaculaire. Les études
relatives à la productivité montrent que les TI ne semblent pas avoir réduit le
temps consacré aux communications. Par contre, la médiatique a créé de
nouveaux moyens d'échanger l'information qui a modifié de façon subtile le
paysage communicationnel traditionnel des bureaux. En rendant les échanges
plus faciles au niveau du temps et de la structure en réseaux qui ont facilité les
relations entre collègues et diminué l'importance des modes de communique
traditionnels Ces nouveaux moyens de communication toutefois n'ont pas
remplacé et ne remplaceront jamais les modes de communication plus
traditionnelles et surtout pas les relations interpersonnelles. »

2.3 Facilitation du travail en groupe :

On désigne par le terme de "Groupware" les méthodes et les outils logiciels


(appelés collecticiels ou plus rarement synergiciels) permettant à des
utilisateurs de mener un travail en commun à travers les réseaux.
Il s'agit pour la plupart du temps d'outils de messagerie (instantanée ou non),
ainsi que d'applications diverses telles que :
 Agenda partagé.
 Espace de documents partagés.
 Outil d'échange d'information (forums électroniques).
 Outil de gestion de contacts.
 Outil de WORKFLOW.
 Conférence électronique (vidéoconférence, chat, ...).

2.4 Facilitation du travail à distance :

Le passage obligatoire d'une organisation traditionnelle à une organisation en


réseaux, donne la possibilité de travail à distance en réalisant de nombreuses
activités : télétravail, travail nomade, télé formation ou e-learning, e-
commerce, télé médecine, dans le cadre de réduire le temps et l'espace et
avoir des gains.

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 Le télétravail est une modalité d'organisation et/ou d'exécution d'un travail
exercé à titre habituel, par une personne physique, dans les conditions
cumulatives suivantes :

D'une part, ce travail s'effectue :

 à distance, c'est-à-dire en dehors des abords immédiats de l'endroit où


le résultat de ce travail est attendu.
 en dehors de toute possibilité physique pour le donneur d'ordre de
surveiller l'exécution de la prestation du télétravailleur.

D'autre part, ce travail s'effectue au moyen de l'outil informatique et/ou des


outils de télécommunications et implique nécessairement la transmission au
moyen d'une ou plusieurs techniques de télécommunications, y compris au
moyen de systèmes informatiques de communication à distance :

 des données utiles à la réalisation du travail demandé.


 et/ou du travail réalisé ou en cours de réalisation.

Conclusion :

Les TIC peuvent être perçus comme un nouveau cadre qui favorise la
coordination des services et la mutualisation des informations à différents
niveaux hiérarchiques, ainsi que l'accès élargi à la connaissance et à la
formation. Le développement des technologies de l'information et de la
communication (TIC) dans les organisations s'appuie sur la valorisation des
compétences techniques (connaissances et maîtrise des outils informatique,
gestion de bases de données, administration des réseaux, etc.) mais aussi
celle des compétences organisationnelles et humaines.

18
Méthodologie des
TIC :

19
Pour les entreprises, le succès d’un produit sur le marché est aujourd’hui
devenu un véritable défi. Le nombre toujours croissant de demandes d’aide
à l’innovation auprès d’organismes tels que OSEO montre que les idées ne
sont pas absentes, les entreprises ne manquant pas de vanter les mérites
et le caractère innovant des projets et des produits, qu’elles conçoivent.
Cependant, le poids concurrentiel des grandes sociétés, la forte
augmentation du nombre de création d’entreprises dans certains secteurs
(OSEO, 2008) et un contexte technologique en perpétuelle évolution
contribuent parfois à pousser les dirigeants de petites et moyennes
entreprises dans des projets de conception qu’ils veulent rapides et fiables
mais difficiles à maîtriser. Cette conjoncture prend, sur la question de la
conception de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC),
un relief particulier.
Pour vérifier cette hypothèse, nous avons tenté d’analyser plusieurs cas.
L’un d’eux résulte de notre propre expérience de l’entreprise en convention
CIFRE, cadre de notre thèse, au sein d’une petite société d’édition
médicale, instigatrice de la conception d’un outil collaboratif à destination
des professionnels de l’accompagnement de la personne handicapée. Ce
premier cadre a constitué la base de nos questions et de ce que nous
avons cherché à vérifier par une enquête réalisée auprès de petites
entreprises dont l’activité principale est de concevoir et distribuer des
logiciels. A partir des fichiers de Chambre de Commerce et d’Industrie
(Lorraine et Alsace, principalement), nous avons constitué un échantillon
composé de 25 petites sociétés, répondant aux critères de faible effectif et
d’activité de conception et commercialisation de logiciels. Nous avons
mené l’enquête par questionnaires envoyés par courriel et quand cela était
possible, une rencontre avec le responsable de l’entreprise était également
organisée. Les questions se présentaient selon plusieurs axes :
 Entreprise : effectif, produit, stade de conception, etc.
 Acteurs : Qui participent à la conception ? Cette participation se
cumule-telle avec d’autres fonctions ?
 Méthodes : Quelles méthodes utilisez-vous pour recueillir les besoins
des destinataires ? En êtes-vous satisfait ? Avez-vous développé une
méthode particulière ?
 Intérêt pour le social : Vous sentez-vous concernés par les
phénomènes de résistance au changement ?
 Pratiques informationnelles : Comment recueillez-vous ces
informations ? Les conservez-vous ? De quelle manière ? Comment
les exploitez-vous ?

20
Les retours ont été assez peu nombreux : malgré nos relances, seul
20% des organisations contactées ont répondu, parfois de manière
incomplète. Conscient que ceci limite la portée de notre propos, nous
pensons cependant que les résultats recueillis nous permettent de
dégager des tendances intéressantes qui tendent à vérifier notre
intuition sur le sujet.

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Conclusion générale :

En guise de conclusion, nous soulignerons que plusieurs facteurs poussent


l'administration publique à introduire les TIC comme choix stratégique.
Cette introduction comporte une directive fixant les objectifs et définissant
les effets attendus des utilisations des technologies de l'information sur la
modernisation des mécanismes de gestion au service public, d'un autre
côté, ces TIC entraînent aussi des modifications au niveau de l'organisation
et des conditions du travail dans une optique d'un usage efficace. A cet
22
égard, nos investigations nous ont permis de constater que les meilleurs
usages des TIC exigent :

 l'assimilation des usagers.


 l'élaboration d'un plan de formation adéquate et une cohérence
technologique dans l'espace et dans le temps adapté aux nouvelles
exigences du travail.

Pour sa part, la diffusion rapide des technologies contribue à l'amélioration


des prestations de services à des gains de productivité et de rentabilité, à
une plus grande décentralisation, à la réduction des charges du travail et à
l'amélioration de la communication interne et externe. A travers l'étude que
nous avons réalisée auprès du ministère du développement et de la
coopération internationale, nous avons surtout constaté que l'introduction
des TIC pose la problématique de la formation et de la sensibilisation du
personnel.

Enfin, ce travail de recherche présente certaines limites liées


essentiellement à la taille de l'échantillon qui a été limité au personnel du
ministère et au nombre réduit des questions qui ne permettent pas de
dégager la perception des utilisateurs vis-à-vis de l'introduction des TIC.
Malgré cela, cette étude peut ouvrir d'autres pistes tels que l'examen des
facteurs stimulants de la décision de l'introduction des TIC, les
modifications au niveau de la gestion des ressources humaines ou encore
la nécessité de s'adapter à l'exigence du changement organisationnel.

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Bibliographie

Les articles de références :


 AZZOUZ M et BERNARD P. «Impact de l'Intranet sur la structure
organisationnelle».
  Bérard D. « Impact des TIC sur le travail et son organisation ».
 Blanchot F et Wacheux F. «TIC, finalités de la GRH et création de
valeur ».
 Dubé Liné et Paré Guy. « Les technologies de l'information et
l'organisation à l'ère du virtuel. ».

24
 Evard.Y et Le Maire P « information et décision en marketing » Edition
Dalloz 1976 p81
 Favier M et al « Le travail en groupe à l'âge des réseaux ».
 Germain. M. « L'Intranet ».
 GREENAN N., HAMON-CHOLET S. et WALKOWIAK E., (2003) :
«Autonomie et communication dans le travail : les effets des nouvelles
technologies ».
 Julbert F, Montfort. E et Stakowski. « L’e-administration ».
 Ouni F. « L'impact d'intranet sur la performance des ressources
humaines : influence perçue par les salariés ».
 Pateyron Emmanuel.
 Pateyron. Emmanuel et al : « Les NTIC et l'entreprise. ».
 Philippe Q. « Internet, média pour le ixième siècle ».
 Pierre LASBORDES « La sécurité des systèmes d'information ».
 Selma Chebbi. « Maîtrise des projets e-administrations ».
 Suzanne Rivard, Alain Pinsonneault et Carmen Bernier
Gestion « Impact des technologies de l'information sur les cadres et les
travailleurs ».

Les sites web :


  http:// Play mendroit.free.fr/droit-administratif / la définition du service
public-htm.

 http://www.commentcamarche.net/entreprise/groupware.php3

 http://www.chez.com/easii/teletravail.htm

 http://www.pmn.nat.tn/www/fr/home.asp

 http://www.cni.nat.tn/FR/SCRIPT/SICAD.asp

 http://www.cni.nat.tn/FR/SCRIPT/INSAF.asp

 http://www.cni.nat.tn/FR/SCRIPT/RACHED.asp

 http://unpan1.un.org/intradoc/groups/public/documents/UN/UNPAN01
2757.pdf

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