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Revue Philosophique de Louvain

Eidos-Idea. Platone, Aristotele e la tradizione platonica. Edited by


Francesco Fronterotta e Walter Leszl
Marc-Antoine Gavray

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Gavray Marc-Antoine. Eidos-Idea. Platone, Aristotele e la tradizione platonica. Edited by Francesco Fronterotta e Walter Leszl.
In: Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 104, n°1, 2006. pp. 166-171;

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(chapitre 4), sur l'excellente analyse de la présence «idéale» de Diotime


(pp. 1 1 1-1 18), sur le parallélisme intéressant entre les discours antérieurs
à celui de Socrate et les étapes de l'initiation avancées par la prêtresse de
Mantinée (pp. 151-158), enfin sur la présentation de l'ensemble du
dialogue comme une synthèse magistrale de différents genres de narration
(pp. 188-203), constituant un nouveau genre, celui de la nouvelle.
En concluant, nous pouvons affirmer que nous sommes convaincue
du bien-fondé des thèses principales les auteurs, d'après lesquelles c'est
l'ensemble de ce jeu des images poétiques du réel (discours, dialogues,
narrations superposées contenant le logos et le mythos entrelacés à
importance égale), qui exprime l'essence vivante et ouverte de la philosophie
platonicienne. Celle-ci, semblable à l'Éros platonicien dont l'image
surgit par déduction derrière l'ensemble de ses représentations partielles de
chacun des orateurs, nous attire progressivement vers la connaissance du
Bien, qui brille, malgré son absence, à travers le désir du Beau.
Aikaterini Lefka.

Eidos-Idea. Platone, Aristotele e la tradizione platonica. Edited by


Francesco Fronterotta e Walter Leszl (International Plato studies, 21).
Un vol. 23 x 15 de xxx-278 pp. Sankt Augustin, Academia-Verlag, 2005.
Prix: 48,50 €.
Le point noir de ce volume est sans conteste sa mise en forme: le
nombre incalculable de caractères par page en rend la lecture laborieuse,
voire embarrasse la compréhension de l'argument par un sentiment de
surplace. Passé ce détail, ce recueil contient des contributions de qualité
sur la théorie platonicienne des Idées et sur les débats qu'elle soulève: sur
sa signification, ses raisons, son évolution et sa réception. Notons que
certaines des études réunies ici, quoique plus ou moins modifiées, sont
déjà parues dans J.-F. Pradeau, Platon. Les Formes intelligibles, P.U.F.,
2001 (c'est le cas de Brisson, Leszl, Pradeau et Fronterotta), ou ailleurs
(Centrone dans // Teeteto di Platone, édité par Casertano, Naples, 2002,
et O'Brien dans Le non-être, Sankt Augustin, 1995). Dans l'ensemble, cet
ouvrage est d'une grande valeur, plusieurs contributions suscitant un réel
intérêt. Il permet en tout cas de faire le tour d'une question sans pourtant
revêtir un caractère systématique.
Prenant le pari de produire une synthèse brève d'une des questions
les plus discutées des études platoniciennes, Walter Leszl signe une
brillante introduction qui fait état des nœuds du problème — qui
partagent une unique cause: Platon ne livre pas de formulation achevée de la
théorie des Idées. Parcourant les grands textes platoniciens sur le sujet et
diagnostiquant une évolution non linéaire, Leszl décrit deux modèles
originels: la vision et le discours, dont il trouve les indices dans la
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terminologie même. En outre, reprenant Cherniss, il parle de «Vhypo-


thèse des Idées», afin d'en dégager la fonction première pour Platon:
stabiliser et ordonner les phénomènes par leur fonction cognitive, en même
temps que paradigmatique. Il prolonge d'ailleurs cette réflexion dans une
seconde contribution centrée sur la République, le Phédon et le Banquet,
et dirigée contre plusieurs commentateurs anglo-saxons. Leszl montre
qu'il y a pour Platon une double raison de postuler l'existence d'Idées:
non seulement les sensibles manquent de stabilité, mais en outre leur
apparaître s'accompagne d'une illusion trompeuse. Et toute la pensée
platonicienne est régie par une ambition unie qui ne se réduit pas à nos
catégories de pensée usuelles. Elle ne relève pas que d'une opposition entre
réalité et apparence, et son dualisme est réellement ontologique, sinon
nous perdrions l'explication de la différence entre l'Idée et le sensible:
la première apparaît comme elle est vraiment (elle n'est qu'une seule
qualité), les sensibles présentent par surcroît une variété d'aspects — cette
distinction se retrouve dans tous les domaines de la pensée. Ainsi,
gardant toujours à l'esprit la doctrine aristotélicienne des Formes, Leszl
démontre qu'une même raison, l'impossibilité de la science de ce qui
change tout le temps, a poussé Platon et Aristote à postuler l'existence
d'entités stables, mais que ceux-ci en ont tiré des conclusions
complètement différentes, parce qu'ils adoptaient des attitudes opposées à l'égard
du sens commun: Aristote repose sur lui pour fonder son ontologie des
substrats, Platon cherche la réalité au-delà de cette apparence qui ne se
résume pas à l'illusion. L'opposition réalité/apparence ressortit avant tout
d'une métaphore. Une thèse forte présentée au fil d'une démonstration
très étendue.
Adoptant une perspective plus «classique», M. Baltes et M. L.
Lakmann reconstituent la théorie platonicienne des Idées, cohérente et
monolithique, telle qu'elle sera discutée par la postérité. Ensuite, ils
exposent chacune des critiques et relectures par les contemporains ou
successeurs de Platon, s'arrêtant aussi sur la manière dont cette théorie
fut intégrée ou rejetée. Le résultat, que d'aucuns jugeront superficiel (en
raison de sa trop grande ambition), consiste en une vue d'ensemble dont
le principal mérite est de fournir une synthèse claire d'une question qui
ne cessa d'être débattue durant l'Antiquité et qui annonce la suite du
volume.
Se penchant essentiellement sur deux textes, le Parménide et le
Timée (ce qui suppose pour le lecteur, d'une part, de croire au sérieux du
récit du Timée, d'autre part, de voir dans le Parménide l'énoncé abouti
de la théorie des Formes en soi et par soi), Luc Brisson interroge un point
souvent négligé de la participation pour donner naissance à une étude très
éclairante: non pas seulement savoir comment les choses sensibles
participent aux Formes intelligibles, mais surtout pourquoi elles en diffèrent
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et en sont radicalement séparées, malgré leur ressemblance, en d'autres


termes pourquoi il y a devenir et mouvement. Le Parmenide attribue aux
Formes le statut de causes «exemplaires» des sensibles, expliquant leur
ressemblance mais pas leur séparation. Seul le Timée en fournit la raison.
Le démiurge se fonde sur le modèle des Formes pour fabriquer les choses
sensibles, se servant des structures mathématiques pour leur façonner une
âme, principe ordonnateur et trace de l'intelligible dans le sensible qui
rend compte du mouvement, notamment celui de la connaissance.
Un peu plus loin, J.-F. Pradeau entend lui emboîter le pas en
entreprenant un étude lexicale, qui a été réalisée depuis lors par d'autres
auteurs dans Philosophie de la Forme. Eidos, Idea, Morphè dans la
philosophie grecque des origines à Aristote, Louvain-la-Neuve, Peeters,
2003, où chaque dialogue fait l'objet d'un paragraphe distinct. Pradeau
distingue essentiellement trois emplois platoniciens (espèce, figure et
forme intelligible) et il en étudie les ambiguïtés, qui empêchent parfois
de discerner le sens utilisé.
Dans un article très stimulant consacré à l'Idée du Bien dans la
République, G. Sillitti tente de sortir des sentiers battus sur la question du
statut de la géométrie. À ses yeux, la méthode mathématique serait en
effet le modèle de la connaissance du Bien, et non la dialectique: la
méthode du logon didonai serait directement inspirée de celle des
géomètres (elle sera d'ailleurs reprise par Euclide). Plus qu'une simple
analogie entre le mathématicien et le philosophe (Sillitti relève en Rép. VII
une série de comparaisons), Platon subirait une véritable influence du
modèle géométrique. Sans contester cette idée, il nous semble que la thèse
est poussée un peu trop loin quand il s'agit d'affirmer que la géométrie
est la seule méthode pour atteindre un savoir rigoureux (p. 99). Notre
auteur ne tient pas suffisamment compte de deux objections majeures.
D'une part, pourquoi Platon définirait-il la dialectique comme supérieure
(en précision) aux mathématiques (VI, 510b-51 ld et VII, 534e), si c'était
pour attribuer à une science inférieure la connaissance de l'objet le plus
haut, qui est epekeina tes ousiasl D'autre part, si le Bien est anhupothê-
ton, comment peut-il être le mathêma de la géométrie, dont Platon affirme
le caractère fondamentalement hypothétique?
B. Centrone propose une lecture pointue de l'argument du songe
dans le Théétète, qui pose la question de la relation entre holon et pan,
question connexe à celle, plus épineuse, de savoir comment Y eidos peut
être une entité indivisible tout en ayant une articulation complexe, en
d'autres termes la question de déterminer si/comment Platon résout le
problème de la relation entre le simple et le complexe. Centrone, suivant
Brancacci, prend le parti d'identifier Antisthène comme l'auteur de la
thèse de l' indistinction qu'expose le Théétète et de la rejeter pour Platon
(tandis qu'on préfère ordinairement faire remonter à Aristote la distinc-
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tion entre holon et pan). Dans l'exemple des nombres en effet, partie du
songe, apparaît une distinction entre nombre mathématique (qui est une
somme) et nombre idéal (qui forme une totalité), qui témoigne de
l'attention platonicienne portée à ce débat. De la sorte, quand Aristote, en
Métaphysique VIII 3, y fait allusion par le biais de la syllabe et de la
définition, il n'écrirait pas contre Platon, mais il prendrait pour base son
argumentation dans la réfutation du Théétète. Soit dit en passant, il
suffît de se reporter au Sophiste (244e2-245e5) pour constater que
l'Étranger retient la distinction entre pan et holon.
On ne se lasse pas de (re)lire ce que Denis O'Brien expose avec
minutie sur le Poème de Parménide et le non-être dans le Sophiste. Comme de
coutume, l'analyse est détaillée et l'argumentation (trop) parfaite. Le
lecteur retrouve les notes critiques consacrées aux thèses des adversaires les
plus représentatifs (Cornford, Curd, Frede, Fronterotta, Owen, Palmer,
Vlastos). Abordant les chemins de Parménide, O'Brien montre quel esprit
de continuité lie la seconde voie de l'Éléate à la Forme platonicienne du
non-être: les deux philosophes partagent l'impossibilité du contraire de
l'Être, mais Platon introduit l'existence d'une Forme de ce qui n'est pas.
En outre — autre grand intérêt de cet article parce que l'auteur n'a jamais
autant explicité cette relation — , O'Brien dépèce la différence d'attitude
de Platon dans le traitement du non-être, quand il s'adresse à Parménide
ou au sophiste: à côté d'un non-être strictement régi par des relations d'al-
térité (de non-identité), il fait le jour sur un non-être, celui du logos, et
plus précisément du logos faux, qui échoue à discerner la participation de
certains êtres à certaines Formes et pas à d'autres.
M. Isnardi Parente aborde la question de la continuation directe du
débat sur les Idées au sein de l'Ancienne Académie, par le biais du
témoignage d'Aristote. Speusippe aurait nié la nécessité de la théorie des Idées,
lui préférant une théorie des nombres, tandis que Xénocrate aurait attribué
la même nature aux Idées qu'aux nombres mathématiques. Par une
savante reconstruction, Mme Isnardi Parente parvient à la conclusion que
la théorie des Idées vue par Aristote, notamment dans le fragmentaire De
Ideis, relève d'un état de la question postérieur à Platon et que les deux
premiers successeurs sont à l'origine d'inflexions qui se prolongeront dès
Aristote jusque dans le néoplatonisme — une complexification de la
structure de l'Idée (que Platon voulait simple). L'article est marqué par
un léger point d'ombre: pour expliquer la «composition» de l'Idée, tant
chez Speusippe que chez Xénocrate, l'auteur fait référence à une
«théorie du genre et de l'espèce dans le Sophiste» (p. 163 et 166), tout en
précisant que «'génère' e 'specie' non sono per lui lo stesso che per
Aristotele». La chose n'étant cependant pas aussi évidente qu'il n'y paraît
(puisqu'elle fait l'objet d'âpres discussions), il s'avère difficile de saisir
dans toute leur subtilité les théories ainsi reconstituées.
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Dans son sillage, F. Fronterotta décortique la critique aristotélicienne


des Idées contenue dans des extraits du De Ideis qu'il cite et traduit, avant
d'en venir à la tradition platonicienne. La thèse qu'il soutient, et dont le
lecteur appréciera l'originalité, consiste à dire qu'Aristote n'oppose pas
argument à argument, comme s'il possédait déjà une théorie achevée,
mais qu'il part de la contradiction qu'il voit dans la théorie platonicienne
(les Idées ne peuvent être à la fois séparées et participées) pour élaborer
sa propre doctrine, celle de Yeidos enhylon. Comme le fait remarquer
Fronterotta, il ressort de l'analyse d'Aristote que, malgré son acuité, celui-
ci a manqué l'objectif que Platon attribuait aux Idées, à cause d'une
différence de vision du monde. Mais le dépistage de cette «erreur» n'a pas
été sans heurt. Ainsi, en second lieu, Alkinoos et Plotin témoignent des
répercussions de cette critique: assimilant l'objection, le platonisme a
progressivement distingué plusieurs niveaux dans Yeidos, afin de
concilier les solutions platoniciennes et aristotéliciennes.
Dans un article consacré au Troisième Homme, M. Mariani
commence par reconstruire l'argument, sa continuité et sa linéarité, tel qu'il
apparaît dans les Réfutations sophistiques. Dans un second temps, il se
penche sur le De Ideis pour démontrer que toutes les prémisses relatives
à cette question peuvent être reconduites à la séparation des Idées et donc,
par extension, que cette version de l'argument recoupe celle des
Réfutations. Pour cela, il observe avec beaucoup d'attention le rapport de
l'Idée séparée au tode ti et en pose l'équivalence.
Cristina Cerami propose une lecture fouillée et suivie de Métaph.
VII 8, où apparaît la notion très discutée de tode toionde. C. Cerami situe
le débat dans le sillage du Timée, où se trouvent les notions de tode et de
toiouton, pour garantir, par un rapprochement avec les Parties des
Animaux, la parenté aristotélicienne de l'expression étudiée: un composé
d'une certaine matière et d'une certaine forme. Il en résulte une étude
intelligente qui prend le contre-pied des grands commentateurs (Frede
-Patzig, Loux) et formule une interprétation qui répond à la continuité
logique du chapitre. Notre auteur met parfaitement en évidence la
divergence entre Aristote et Platon sur le statut de la substance sensible:
Aristote fait droit à des propriétés de la substance sensible qui ne sont pas
seulement accidentelles mais se perpétuent dans le processus de
génération et de corruption, quand Platon ne distingue pas entre les deux types.
Et c'est ce genre de substance qu'Aristote désigne comme tode toionde.
Dans sa contribution très instructive, F. Ferrari passe en revue des
sources présentant différentes conceptions de la théorie des Idées
développées par le Médioplatonisme (les lettres 58 et 65 de Sénèque, le
Didaskalikos d' Alkinoos, Sur VE de Delphes de Plutarque). Hors de la
diversité de ce courant, cette lecture transversale permet de mettre au jour
certaines rémanences (la constante principale étant 1' intellection divine).
Philosophie de l'Antiquité 171

Toutefois, celles-ci demeurent teintées de divergences en raison des


variations de l'alliage adopté pour le platonisme — qu'il s'agisse de
scepticisme, d'aristotélisme ou de pythagorisme — , mais elles reflètent surtout
des interprétations distinctes du Timée, dialogue devenu clé aux yeux de
ces platoniciens pour la compréhension de la philosophie du Maître.
Reprenant où F. Ferrari s'arrête, A. Linguiti prolonge l'examen du
devenir de la théorie des idées, de Plotin à Proclus. Plotin rompt avec le
medioplatonisme en considérant les Idées comme étant à la fois objets et
sujets de la connaissance, idées et intelligences. Il repense également le
problème de la participation: un rapport de ressemblance non partagée
entre le produit de la ressemblance et sa cause intelligible. Ensuite,
Linguiti observe que, par une complexification de la hiérarchie des Idées,
le néoplatonisme de Proclus donne naissance à une dynamique
productive (et causale) ouvrière du phénomène de participation. L'auteur va à
l'essentiel dans sa sélection de textes. Mais a-t-il raison de parler de
réaction «d'orgueil» (p. 271) à propos de Proclus, quand il attribue à Platon
la distinction des types de cause? Ne s'agit-il pas plutôt d'une manière
de comprendre l'histoire de la philosophie en vertu de laquelle Platon a
révélé la vérité supérieure, alors qu'Aristote se serait davantage penché
sur le monde infralunaire? Au fond, et c'est l'impression générale qui se
dégage de ce volume, l'histoire de la philosophie antique apparaît comme
une tentative de régler le problème des Idées, en oscillant entre la
solution de Platon et sa critique aristotélicienne. Et le lecteur y trouvera une
série de riches études consacrées à chacune des étapes de cette évolution.

Marc-Antoine Gavray,
Aspirant du F.N.R.S.

Plato ethicus. Philosophy is life. Proceedings of the international


colloquium, Piacenza 2003. Maurizio Migliori, Linda M. Napolitano
Valditara (Editors). Davide Del Forno (Co-editor) (Lecturae Platonis,
4). Un vol. 21 x 14, 8 de 354 pp. Sankt Augustin, Academia-Verlag,
2004. Prix: 39, 50 €.
Ce Plato ethicus donne, en anglais, les actes dudit colloque. Les
contributions réunies, la plupart d'une quinzaine de pages, ont le mérite
de soulever quelques questions générales importantes. En introduction,
L. Napolitano Valditara croit observer chez les auteurs deux tendances
principales, voisines et toutes deux négatives: l'une à nier l'indépendance
de l'éthique chez Platon, distingué sur ce point d'Aristote, tout en en
reconnaissant l'importance; l'autre, à critiquer l'approche anglo-saxonne
contemporaine, trop axée sur le moment socratique au détriment des
liens entre éthique et métaphysique. Selon L. Napolitano Valditara, tout