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Arthur

Gueyffier
1G2

Air de Papageno et de Papagena: https://www.youtube.com/watch?v=87UE2GC5db0

Je vais vous présenter un des airs les plus connus de l’opéra: La flûte enchantée de Wolfgang Amadeus
Mozart. Dans un premier temps je vais rapidement vous présenter le compositeur, l’oeuvre et le
contexte de cet duo puis je ferai son analyse musicale.

Mozart est un des compositeurs allemands les plus talentueux de l’époque classique (seconde partie du
XVIIIème siècle) contemporain de Joseph Haydn et de Ludwig van Beethoven. Sa vie tourmentée et
courte (1756-1791) est certainement la cause de son talent musical. Dès son enfance l’entourage de
Mozart remarque son don pour la musique, son talent est reconnu de son vivant puisqu’il est invité dans
toute l’Europe par la haute société à montrer ses talents de composition et d’interprétation.
Malheureusement il va mourir prématurément à cause de maladie et d’endettement laissant derrière lui
près d’un millier d’oeuvres: dont 20 opéras, une soixantaine de symphonies, un nombre considérable de
concertos et de sonates ainsi que plusieurs œuvres sacrées dont son Requiem qu’il écrit en mourant.

Nous allons nous pencher sur son dernier opéra (qui est en allemand): die Zauberflöte qui contraste
avec son Requiem puisque cet opéra célèbre l’amour et la positivité malgré le combat que les
personnages doivent mener pour atteindre cet idéal tandis que son Requiem est plein de tristesse et que
la mort transparaît dans l’écriture tourmentée du compositeur malade. Dans cet air Papageno et
Papagena se rencontrent pour la première fois et tombent amoureux. Cet air est comparable à l’air entre
Don giovani et Zerlina: La cidarem la mano dans son opéra Dongiovani avec le rapprochement des
deux personnages liés au rapprochement progressif des deux voix.

Bénis, pas
inquiets

Dans cet air, précédé d’une introduction musicale pendant les deux personnages n’osent pas se parler,
le rapprochement des voix est plus rapide entre Papageno et Papagena car ils sont déjà amoureux
contrairement à Don Giovani le libertin qui est obligé de reconquérir Zerlina alors qu’elle est sur le
point de se marier avec un autre homme! D’abord on ressent le choc des personnages qui tombent sous
le charme de l’autre, ils chantent chacun leur tour le nom de l’autre pour montrer qu’ils s’apprécient,
Papagena imite le rythme et la mélodie du chant de Papageno. Ayant cherché longuement l’amour
Papageno a du mal à admettre ce qui lui arrive mais Papagena le rassure. On a une première
homorythmie qui confirme leur amour réciproque. En pensant au bonheur de la vie qu’ils mèneront
ensemble ils se mettent à chanter en homorythmie à la sixte, quand ils évoquent leurs futurs enfants ils
ralentissement de bonheur en se rendant compte de ce que ça représente, ils répètent d’ailleurs le mot
«kinder» (enfant en allemand) en répétant plusieurs fois la demie cadence et en faisant un crescendo.
Durant tout l’extrait les duettistes sont accompagnés seulement des cordes et des flûtes pour aider le
caractère léger et joyeux de la situation. Ensuite ils font comme un couple qui se dispute: Papageno
veut un garçon et Papagena veut une fille, puis en homorythmie la dispute se termine avec un climax
forte sur une septième de dominante sur une demi cadence. La rapadité des de l’épelation du nom de
leurs enfants fait penser aux bambins qui courent pour s’amuser. L’union de ses deux personnages est
renforcé par le changement de tessitures: Papageno imite Papagena en chantant dans l’aigu à l’unisson
avec une flûte et inversement avec Papagena accompagnée d’un basson. L’air se termine avec des
enchaînements d’homorythmie vif (tierce et sixte): évocation des enfants, et paroles répétés entre les
amoureux (plus calme). Le piano subito suivi d’un grand crescendo final est représentatif de leur amour
grandissant: d’abord incertain voire méfiant puis épanoui et plein de promesses. D’ailleurs la fin de
l’air comporte des cadences parfaites (avec une grande cadence finale forté) contrairement au début
avec des demies cadences.

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