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THEME :

Contribution à la gestion des eaux


usées de la promotion immobilière
des logements sociaux à Songon
(abidjan, côte d’ivoire)
MÉMOIRE
POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER EN
INGENIERIE DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT
OPTION : EAU ET ASSAINISSEMENT
------------------------------------------------------------------
Présenté et soutenu publiquement le 23 /07 /2014
par
Thomas Boisi AMANVI

Jury d’évaluation du mémoire : Encadreurs :

Président : Adama DIABAGATE


Dr. Anderson ANDRIANISA
Boukary
SAWADOGO
Membres et correcteurs :

Béga OUEDRAOGO
Moussa OUEDRAOGO

Promotion [2012/2014]
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

DEDICACES

Je dédie ce mémoire à :
Mon père AMANVI Amanvi
Ma mère Gnamianbla Marie
Ma fiancée Gwladys Alida
Mes filles Anne Esther et Syntiche Rebecca
Mes frères et Sœurs

Je vous aime!

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REMERCIEMENTS
Je tiens avant tout à remercier le Docteur TOURE Moustapha Almami,
Monsieur KONE Tairou et à tous les Directeurs des départements de Arc
Ingénierie, pour m’avoir accueilli au sein de leur entreprise.

Je souhaite remercier, plus particulièrement, mon maître de stage, le


Docteur TOURE Moustapha Almami, Directeur Général de Arc Ingénierie,
pour avoir mis à ma disposition les moyens nécessaires à mon travail d’étude,
pour m’avoir accordé une grande liberté de recherche et pour m’avoir conseillé
et guidé au cours de ce stage.

Je ne saurai oublier le Monsieur SAWADOGO Boukary mon encadreur


pédagogique, pour la supervision régulière de mon travail, malgré son emploi
du temps chargé.

Je tiens à remercier, tout particulièrement, Monsieur DIABAGATE


Adama, chargé d’études et coordination de projets, qui par ses connaissances et
sa disponibilité a su répondre à mes attentes et interrogations.

Enfin, je tiens à remercier les nombreuses personnes qui ont contribué à


la réalisation de ce mémoire, pour leur conseil, soutien et aide technique.

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AVANT PROPOS
Institut international d’enseignement supérieur et de recherche, 2iE forme des ingénieurs-
entrepreneurs spécialisés dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement,
de l’énergie, du génie civil et des mines.2iE est labellisé centre d’excellence de l’UEMOA
pour la qualité de ses prestations et sa contribution au développement et au rayonnement de
cet espace communautaire en particulier et de l’Afrique en général. Les formations délivrées
par 2iE, sont :
– Reconnues en Europe grâce au Label EUR-ACE (European Accreditation for
Engineering)
– Accréditées par la Commission Française des Titres d’Ingénieurs (CTI)
– Reconnues par le Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur
(CAMES)
– Certifiées ISO 9001/2008.
La formation en master d’ingénierie Eau et Assainissement, qui nous est dispensée, est basée
sur des enseignements en sciences de l’ingénieur, sciences managériales et
entrepreneuriales. Elle s’articule entre cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques,
conférences et visites de terrain (sur des plateformes technologiques équipées de pilotes
d’épuration des eaux usées et de pilotes membranaires de potabilisation des eaux).
Des projets techniques basés sur la résolution de problématiques réelles permettent aux
étudiants d’apprendre à se mettre en situation professionnelle. Les deux stages obligatoires en
entreprises conduit l’étudiant à une immersion dans un univers professionnel avec ses
contraintes et réalités.
Le premier stage, d’une durée minimum de trois mois a pour objectif de permettre à l’étudiant
(au niveau Master 1) de découvrir le monde du travail et de l’entreprise, de trouver ou
consolider son projet d’orientation et de mettre en pratiques les connaissances théoriques
acquises.
Le second stage de fins d’études d’une durée de quatre mois minimum (niveau Master 2), vise
à apporter les compétences requises pour réaliser et gérer un projet de grande dimension. Il
consiste à mobiliser toutes les connaissances et les savoirs faires acquis durant le cycle de
formation pour résoudre un problème pratique et apporter une réponse à une situation donnée.

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Le stage constitue une composante essentielle du cursus de formation et fait l’objet de la


remise d’un rapport écrit sous forme de mémoire.
C’est dans cette démarche que élève ingénieur en master 2 d’ingénierie de l’eau et de
l’assainissement à 2iE, avons effectué du 03 mars au 03 juin 2014, un stage au Bureau
d’Etude Arc-Ingénierie. Le thème de stage est «contribution à la gestion des eaux usées de
la promotion immobilière des logements sociaux à Songon (Abidjan ; Côte d’Ivoire).».

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RESUME
Aujourd’hui, dans de nombreuses agglomérations du District d’Abidjan, la situation en
matière d’assainissement et d’élimination des déchets solides est critique, et tend parfois
même à se dégrader dans un contexte d’urbanisation croissante.
Conscient de la nécessité d’intervenir dans le secteur d’assainissement, trop souvent négligé
dans les politiques nationales et locales ou dans les politiques d’aides internationale, nous
avons proposé la mise en place d’une filière de traitement dans la cité de Songon. Les études,
ainsi réalisées, devront permettre la mise en place d’un système d’assainissement collectif
doté d’un réseau séparatif d’une longueur de 6 Km qui va assurer le collecte et le transport des
eaux usées jusqu’à la filière de traitement à boue activée.
Les stations de traitement à boue activée de la cité sont au nombre de quatre, compte tenu de
l’insuffisance d’espace pour l’implantation d’une seule station de traitement pour traiter toutes
les eaux usées la cité. Chaque station de traitement sera implantée sur un sous bassin versant
du site de l’étude et assurer ainsi le traitement des eaux usées produites sur ce sous bassin.
Les études antérieures menées ont permis de fixer le taux d’abattement à la DBO5 à 90%,
celui de la MES à 95% et celui de la DCO à 80%. Cela implique que les concentrations en
DBO5 et en MES dans les eaux traitées seront respectivement de 44 mg/L et 30 mg/L, puis de
294 mg/L pour la DCO. Ces informations traduisent que les eaux traitées, issues des stations
d’épuration respecteront les normes de rejet des effluents dans la nature, conformément aux
recommandations du CIAPOL.
Enfin, un plan stratégique de gestion des déchets a été établi. La stratégie mise en place
devrait permettre de redynamiser le système d’assainissement dans la cité et d’assurer la
pérennité des réseaux, des stations de traitement et des ouvrages qui les constituent.
Le coût total du projet est estimé à 11,8 Milliards. Ce coût ne prend pas en compte le volet
valorisation des déchets solides et des programmes d’information et de sensibilisation.

Mots clés : assainissement ; station de traitement à boue activée, station de relevage, déchets

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ABSTRACT
Today, in many urban areas of the District of Abidjan, the situation of sanitation solid waste
disposal is critical, and sometimes even tends to be degraded in a context of increasing
urbanization.
Conscious of the need for intervening in the sector of sanitation, too often neglected by the
local and national policies or by the international aid policies, we contributed to the
installation of a sector of treatment in the city of Songon. Indeed, it is a system of collective
sanitation equipped with a separate network of 6 km long which will ensure the collection and
the transportation of wastewater to the sector of sanitation.
There are four sanitations in the city. Each sanitation will be established under a catchment
area of the site of the study, and thus, ensure the treatment of wastewater produced in that
area.
The previous studies conducted made it possible to fix the rates of abatement at 90% for the
DBO5, 95% for the MES, and 90% for the DCO. That implies that the concentrations in DBO5
and in MES of the treated water will be respectively 44 mg/L and 30 mg/L and 294 mg/L for
the DCO. That means the treated water resulting from the sewage treatment plants will respect
the standards of rejection of the effluents in the nature, in accordance with the standards of
rejections of the CIAPOL.
Lastly, a strategic planning of waste management has been established in the city, liquid
waste as well as solid ones. The strategy implemented should boost the system of sanitation in
the city and sustain the network, sanitation and all the installations included.
The total cost of the project is estimated at 11.8 Billion. This cost does not take into account
the valorization of the solid waste and the program of informing and sensitizing.

Keywords: sewerage; sanitation, collecting station, waste.

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LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS


APD : Avant-Projet détaillé
CIAPOL : Centre Ivoirien Anti-Pollution
Cm : Charge massique
Cv : Charge volumique
DBO : Demande Biologique en Oxygène
DCO : Demande Chimique en Oxygène
INS : Institut National de la Statistique
MES : Matière En Suspension
NTK : Azote Kjeldhal
P-t : Phosphore total
STEP : Station d’Epuration

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LISTE DES TABLEAUX


TABLEAU I: CRITÈRES DE CHOIX DU MODE D’ASSAINISSEMENT DES EAUX USÉES....................... 8
TABLEAU II:TYPE DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES SELON LE RAPPORT DCO/DBO5
(RADOUX, 1995 IN WETHE, 2002)................................................................................ 11
TABLEAU III:AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES PROCÉDÉS BIOLOGIQUES........................... 13
TABLEAU IV:VALEURS LIMITES DES PARAMÈTRES SUIVIS SELON LES NORMES DE REJETS DU
CIAPOL ........................................................................................................................... 17
TABLEAU V:PARAMÈTRES DE BASES DE DIMENSIONNEMENT DU RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT ET
DE STATION TRAITEMENT .................................................................................................. 37

TABLEAU VI: CARACTÉRISTIQUE DU RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT ............................................ 38


TABLEAU VII:CARACTÉRISTIQUES DES STATIONS DE RELEVAGE ............................................. 39
TABLEAU VIII: CARACTÉRISTIQUE DES OUVRAGES ................................................................. 39
TABLEAU IX:CARACTÉRISTIQUES DES DIFFÉRENTES BÂCHES DE RECIRCULATION DES BOUES . 41
TABLEAU X:VALEURS MAXIMALES DE LA DCO, DBO ET MES DANS LA STATION ET À LA
SORTIE ............................................................................................................................... 41

TABLEAU XI: TEMPS DE SÉJOUR DES BOUES DANS LE CLARIFICATEUR EN FONCTION DES
CHARGES MASSIQUE .......................................................................................................... 43

TABLEAU XII:CARACTÉRISATION DES EFFLUENTS À LA SORTIE DES STATIONS D’ÉPURATION .. 44


TABLEAU XIII:CARACTÉRISATION DES DÉCHETS SOLIDES DANS LE DISTRICT D’ABIDJAN........ 48
TABLEAU XIV:ÉVALUATION DU COÛT DU PROJET D’ASSAINISSEMENT ..................................... 50
TABLEAU XV: PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (PGES) ............................. 55

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LISTE DES FIGURES

FIGURE 2:LOCALISATION DE LA ZONE D’ÉTUDE ............................................................................. 4


FIGURE 3: LOCALISATION DU SITE D’ÉTUDE .................................................................................. 5
FIGURE 4: DIFFÉRENTES ÉTAPES DE PRÉTRAITEMENT ................................................................... 11
FIGURE 5: SCHÉMA SIMPLIFIÉ DU CONCEPT DE BOUES ............................................................... 13
FIGURE 6: SCHÉMA DU RÉSEAU EAUX USÉES DE LA VILLE D’ABIDJAN ........................................... 19
FIGURE 7: FEUILLE DE CALCUL SUR MENSURA GÉNIUS 7.0 .......................................................... 23
FIGURE 8: IMPLANTATION DES STATIONS DE TRAITEMENT ET DE RELEVAGE ................................... 37
FIGURE 9: PLAN DE MASSE DE LA STATION D’ÉPURATION N°1 ...................................................... 44

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SOMMAIRE
 DEDICACES .......................................................................................................................................... I
 REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... III
 AVANT PROPOS ................................................................................................................................. IV
 RESUME ............................................................................................................................................. VI
 ABSTRACT ......................................................................................................................................... VII
 LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................. VIII
 LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................................... IX
 LISTE DES FIGURES .............................................................................................................................. X
 SOMMAIRE ........................................................................................................................................ XI
 INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................................. 1
 CHAPITRE 1.GENERALITES................................................................................................................... 4
1.1 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ....................................................................................................... 4
1.1.1 Situation géographique ................................................................................................................... 4
1.1.2 Présentation du site de l’étude ........................................................................................................ 5
1.1.3 Démographie ................................................................................................................................... 5
1.1.4 Cadre géologique et hydrogéologique ............................................................................................ 5
1.2 GENERALITES SUR LES EAUX USEES, RESEAUX D’ASSAINISSEMENT ET FILIERES DE TRAITEMENTS DES
EAUX USEES ........................................................................................................................................................ 6
1.2.1 Généralités sur les eaux usées ......................................................................................................... 6
1.2.2 Généralité sur les réseaux d’assainissement ................................................................................... 7
1.2.3 Caractéristiques physico-chimiques des eaux usées........................................................................ 9
1.2.4 Généralités sur les filières de traitements ..................................................................................... 11
1.3 CADRE REGLEMENTAIRE DES NORMES DES REJETS ................................................................................ 16
 CHAPITRE 2.MATERIELS ET METHODE .............................................................................................. 19
2.1 MATERIELS .............................................................................................................................................. 19
2.2 METHODOLOGIE DE TRAVAIL.................................................................................................................. 20
2.2.1 Travaux préliminaires .................................................................................................................... 20
2.2.2 Revue bibliographique ................................................................................................................... 20
2.2.3 Synthèse bibliographique .............................................................................................................. 20
2.2.4 Méthode ........................................................................................................................................ 20
 CHAPITRE 3.RESULTATS ET DISCUSSION ........................................................................................... 35
3.1 RESULTATS .............................................................................................................................................. 35
3.1.1 Choix du système assainissement, type de réseau et points de rejets .......................................... 35
3.1.2 Résultat du dimensionnement des réseaux d’assainissement....................................................... 38
3.1.3 Résultat du dimensionnement de la filière de traitement ............................................................. 39
3.2 DISCUSSION ............................................................................................................................................ 41
3.3 EVALUATION FINANCIERE DES COÛTS .................................................................................................... 50
3.4 ETABLISSEMENT DE LA NOTICE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ............................................................ 53
3.4.1 Impacts positifs du projet .............................................................................................................. 53
3.4.2 Impacts négatifs du projet ............................................................................................................ 54
3.4.3 Plan de gestion environnementale et sociale ................................................................................ 54
3.4.4 Evaluation financière du coût de l’étude ....................................................................................... 56
3.5 DIFFICULTES ET LIMITES DE L’ETUDE ....................................................................................................... 56
 RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES ........................................................................................... 57

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 CONCLUSION GENERALE ................................................................................................................... 59


 REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES : ..................................................................................................... 60
 ANNEXES .......................................................................................................................................... XII

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INTRODUCTION GENERALE
Dans les villes des pays en développement, notamment en Afrique, l’amélioration du cadre de
vie est au cœur de toute politique de développement. Enjeu clé, l’accès à l’assainissement et à
un service de gestion des déchets est malheureusement trop souvent délaissé par les décideurs
locaux, nationaux ou internationaux, en raison le plus souvent du manque de connaissances et
de méthodologies sur ces problématiques. (Jallé et al., 2000).
En Côte d’Ivoire, l’assainissement, contrairement à l’approvisionnement en eau potable, a
toujours été en marge des priorités dans les programmes nationaux de développement et
même d’urgence.
Dans le District d’Abidjan, en particulier, l’urbanisation se poursuit, débordant les capacités
des autorités urbaines à gérer et à la maîtriser. Ainsi; on assiste à des Modifications
anarchiques des bâtiments sans respecter les plans d’assainissement, au non-respect des zones
tampons qui sont à 80% occupées par les servitudes. Aussi, le cahier de charges dans la
construction des habitats évolutifs et collectifs qui agissent sur les ouvrages de drainage des
eaux usées et des lotissements, n’est pas respecté ni appliqué. A cela, s’ajoute la mauvaise
utilisation du réseau d’assainissement par la population abidjanaise dont la plupart ignore
l’existence, le rôle et l’utilité même de ce réseau pour le préserver.
C’est pour palier à ces insuffisances que le gouvernement de Côte d’Ivoire, dans son
programme de promotion immobilière des logements sociaux à Songon, a décidé de mettre en
place un système d’assainissement complet pour une meilleure protection de l’environnement.
C’est dans ce contexte que la chambre des ingénieurs conseils de Côte d’Ivoire a été commise
par le ministère de la construction et de l’urbanisme pour la réalisation des études d’AEP,
d’Assainissement et de VRD des différents sites du programme.
Pour une meilleure gestion des études, une répartition des tâches a été faite entre plusieurs
bureaux d’études dont Arc Ingénierie qui a été commis par ses paires pour la réalisation des
études d’AEP et d’Assainissement du site de Songon.
Cette étude est une contribution à l’amélioration des conditions de vie des habitants de la cité
de Songon Kassemblé par la mise en place de systèmes appropriés et cohérents
d’assainissement pour la gestion des eaux usées municipales au sein de la cité.
Cette étude traite, de façon spécifique, de la gestion des eaux usées produites dans la cité de
Songon Kassemblé. Elle ne prend pas en compte, la gestion des eaux usées produites sur

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l’ensemble de la commune rurale de Songon. C’est d’ailleurs ce qui justifie le thème de


l’étude qui est la contribution à la gestion des eaux usées de la promotion immobilière des
logements sociaux à Songon (Abidjan ; Côte d’Ivoire).
La première phase de notre étude sera consacrée aux généralités sur le thème étudié. La
seconde étape va décrire le matériel et la démarche qui nous permettront d’atteindre les
objectifs fixés. Nous terminerons par la présentation des résultats obtenus qui seront soutenus
par d’autres études déjà réalisées. Des recommandations seront faites pour faciliter la
réalisation d’autres études qui vont palier aux insuffisances de cette étude.
De façon spécifique, il s’agira de:

 Diagnostic de l’état d’assainissement dans la commune de SONGON,

 Proposer un système techniquement et économiquement viable pour la collecte et le


transport des eaux usées,

 proposer un système techniquement et économiquement viable pour le traitement et la


valorisation des eaux épurées

 Proposer un plan de gestion de la filière de traitement et des boues issues de


l’épuration.

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CHAPITRE I : GENERALITES

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Chapitre 1. GENERALITES

1.1 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

1.1.1 Situation géographique


Situé entre les latitudes 4°30’ et 10°30’ nord et les longitudes 2°30’ et 8°30’ ouest sur la
façade atlantique, dans la partie sud de la Côte d’Ivoire, le district d’Abidjan regroupe dix
(10) communes urbaines et trois (3) communes rurales (Anyama, Bingerville et Songon).
Le district d’Abidjan compte une population estimée à 5 878 809 (INS, 2009). Il s’étend sur
une superficie de 2119 Km² et est limité au nord par le Département d’Agboville, à l’est par le
Département d’Alépé et de Grand-Bassam, au sud par l’océan Atlantique et à l’ouest par les
Départements de Dabou et de Jacques-Ville.
La commune rurale de SONGON est située à l’ouest de la commune de Yopougon.
Administrativement, elle est incluse depuis 2001, dans le district d’Abidjan. Songon est
essentiellement composé de plusieurs villages Ebriés tels que : Songon Kassemblé ou Songon
Adjamé, Songon-Dagbé, Amité, Anon Kouagon, Bago et beaucoup d’autres. Le village de
Kassemblé est le chef lieu de la sous-préfecture.

Figure 1:Localisation de la zone d’étude

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1.1.2 Présentation du site de l’étude


Situé à 11 Km d’Abidjan, sur le tronçon Abidjan-Dabou, le site d’étude est localisé à Songon
Kassemblé sur une superficie de 439 hectares. Le site est scindé en plusieurs parcelles
occupées chacune par un opérateur immobilier, comme présenté sur la figure 3.

Figure 2: Localisation du site d’étude

1.1.3 Démographie
En 1998, le district d’Abidjan comptait une population estimée à 3 125 890 habitants et une
densité de population de 1475 habitants/Km². Cette population s’est accrue de façon
exponentielle pour atteindre 5 878 809 habitants selon les perspectives de l’Institut National
de la Statistique (INS) établies sur la base du Recensement Général de la Population et de
l’Habitat (RGPH) de 1998. Elle correspond à 27,48% de la population de Côte d’Ivoire avec
un taux de croissance démographique annuel estimé à 3,1% en 2009 selon l’INS.

1.1.4 Cadre géologique et hydrogéologique


Les résultats des études menées par Tastet en 1979 sur l’l’environnement sédimentaires du
golfe de guinée laissent apparaitre que le pays repose sur deux domaines géologiques :

 un socle cristallin (97,5% du territoire)

 un bassin sédimentaire côtier (2,5% du territoire)

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Ainsi, sur le plan géologique, le district d’Abidjan appartient au bassin sédimentaire côtier
d’âge crétacé à quaternaire. Il présente d’énormes potentialités en eaux souterraines.
Les formations d’âge quaternaire sont localisées au sud de la faille des lagunes et dans les
dépressions fluvio-lagunaire ; elles sont constituées essentiellement de sables et sables
graveleux, de vase ou d’argiles, de sables vaseux et vases sableuses.
En fonction de la géologie, les eaux souterraines de la Côte d’Ivoire se rencontrent
principalement dans deux grands types d’aquifères :

 les aquifères discontinus du socle cristallin et cristallophyllien rencontrés dans la


majeure partie du pays (couvrant 97,5% du territoire) ;

 les aquifères généralisés rencontrés au sud dans le bassin sédimentaire côtier (couvrant
2,5% du territoire).
En ce jour, seul l’aquifère du continental terminal est exploité pour l’alimentation en eau
potable.

1.2 GENERALITES SUR LES EAUX USEES, RESEAUX D’ASSAINISSEMENT


ET FILIERES DE TRAITEMENTS DES EAUX USEES

1.2.1 Généralités sur les eaux usées


L’assainissement liquide consiste à collecter et à évacuer rapidement le plus loin possible,
sans stagnations et sans risques, les eaux usées (ménagères et pluviales) nuisibles à l’homme
et à l’environnement.
Il s’agit de toutes les eaux provenant des activités humaines quotidiennes. Ce sont les eaux
usées industrielles et les eaux usées domestiques.
Les eaux usées domestiques
Elles sont issues de multiples utilisations quotidiennes de l’eau faite par l’homme. A l’état
frais, les eaux usées domestiques sont un liquide trouble, gris ou jaunâtre, d’odeur fade,
chargé de flocons de boue, d’excréments, de résidus de végétaux ainsi que de lambeaux de
papiers et de matières synthétiques. On distingue :

 Les Eaux vannes: issues des WC et des toilettes (urines, matières fécales), fortes
teneurs en azote organique et ammoniacal, riches en germes pouvant être pathogènes.

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 Les Eaux usées ménagères : issues des autres activités domestiques (cuisine, lessive,
bain, etc.), contiennent des matières en suspension, des matières dissoutes organiques
ou minérales, des graisses et surtout des savons et des détergents divers.
Les eaux usées industrielles
Les eaux usées industrielles sont issues du process de l’industrie, du lavage des équipements
et des ouvrages de l’industrie et des eaux-vannes (utilisées par le personnel).
Il s’agit de rejet qui doit faire l’objet d’une autorisation ou d’une convention.

1.2.2 Généralité sur les réseaux d’assainissement


L’assainissement est une démarche visant à améliorer la situation sanitaire globale de
l’environnement en supprimant toute cause d’insalubrité. L’assainissement des eaux usées et
excrétas se fait de façon générale suivant deux systèmes : le système collectif et le système
autonome.
L’assainissement collectif
Le réseau d’assainissement collectif est un ensemble de canalisations qui sert à conduire les
eaux usées de façon gravitaire ou par pompage vers une station d’épuration, chargée de
restituer les eaux après épuration au milieu naturel. On distingue deux types de réseaux :

 Le réseau séparatif qui assure une gestion distincte des eaux usées issues des ménages
et des eaux pluviales.

 Le réseau unitaire permet de collecter à la fois les eaux usées domestiques et pluviales
dans une seule canalisation.
L’assainissement autonome
L’assainissement autonome est un dispositif de traitement des eaux usées destinées à des
particuliers. Il se compose le plus souvent d’une fosse septique suivie d’un épandage
souterrain de drain.
Critères de choix du mode d’assainissement
En général, le choix d’un mode d’assainissement dépend des critères mentionnés dans le
tableau I ci-dessous :

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Tableau I: Critères de choix du mode d’assainissement des eaux usées


Filières Description Atouts Contraintes
Assainissement non Il s’agit de technologies qui permettent  Cout d’investissement faible  Coûts de vidange élevés
collectif dans une concession le stockage des eaux  Construction et réparation possible  Risques de pollutions souterraines
usées. Ces installations nécessitent pour la avec des matériaux locaux
plupart du temps des vidanges périodiques  Techniques maitrisables localement
suivies du transfert des boues de vidanges
vers des stations de dépotage et de
traitement adapté.
Assainissement Il s’agit de technologies qui permettent de  Coût d’investissement et de  Conception et construction nécessitant
semi-collectif regrouper les eaux usées et excréta produits fonctionnement moyens l’appui d’experts
à l’échelle d’un quartier ou de quelques  Confort important  Entretien et maintenance nécessitant une
maisons. Les eaux usées collectées peuvent  Evacuation permanentes des eaux main d’œuvre qualifiée
faire l’objet d’un traitement sur place ou usées loin des habitations
être acheminées vers une station
d’épuration
Assainissement Il s’agit des réseaux d’égouts auxquels sont  Confort important  Coûts d’investissements très élevés
collectif directement connectés les ménages.  Longue durée de vie du dispositif  Conception et construction nécessitant
Ces réseaux acheminent les eaux usées et  Evacuation permanente des eaux l’appui d’une expertise de haut niveau
excréta vers des stations d’épuration qui usées loin des habitations  Entretien et maintenance nécessitant une
permettent de minimiser les impacts des  Adaptés aux zones de fortes densités main d’œuvre qualifiée
rejets dans la nature et production importante d’eaux usées

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Critères de choix de réseaux d’assainissement
Le choix du type de réseau de collecte et de drainage des eaux usées à mettre en place
nécessite une connaissance et une maitrise parfaite de la zone d’étude. Plusieurs critères sont à
vérifier pour le choix d’un réseau d’assainissement; ces critères peuvent être perçus à travers
les avantages de chaque système :

 Réseau séparatif
– le réseau séparatif permet de mieux gérer les variations, parfois brutales, des débits
dues aux fortes pluies et d’éviter ainsi les débordements d’eaux usées vers le milieu
naturel;
– il permet de mieux adapter la capacité des stations d’épuration et les traitements en
fonction de l’origine de l’eau,
– lorsqu’on se retrouve dans l’obligation de relever les eaux usées, le système séparatif
permet d’éviter de relever en même temps des masses considérables d’eaux pluviales;
– les eaux pluviales non polluées peuvent sans risque être directement rejetées dans le
milieu naturel;
– en cas d’inondation, seules les eaux non polluées se retrouvent dans la rue.

 Réseau unitaire
Lorsque l’exutoire naturel est loin des points de collecte et lorsque la surface imperméabilisée
est très élevée avec des pentes fortes; la mise en place d’un réseau séparatif va nécessiter de
gros investissements; l’usage d’un système unitaire est recommandé dans ce cas.

1.2.3 Caractéristiques physico-chimiques des eaux usées


Les caractéristiques physico-chimiques des eaux usées sont déterminées à partir d’analyses
chimiques.
Les principaux paramètres recherchés sont : la DBO5, la DCO, les MES, le NTK, le P-t, les
huiles, les graisses et le pH, etc.
la DBO5 (Demande Biochimique en Oxygène pendant 5 jours)
La DBO5 d’une eau représente la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière
organique biodégradable contenue dans cette eau par le développement de micro-organismes
pendant cinq jours à 20°C. Elle s’exprime en milligrammes de O2 par litre d’effluent.
la DCO (Demande Chimique en Oxygène)
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La DCO d’une eau représente la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder la matière
(organique biodégradable ou non) contenue dans cette eau par un oxydant, le dichromate de
potassium. Elle s’exprime en milligrammes de O2 par litre d’effluent.
les MES (Matières en Suspension)
Les MES sont des particules organiques ou minérales colloïdales non solubles dans l’eau et
qui peuvent être facilement extraites de l’effluent après filtration ou centrifugation.
Éléments nutritifs (azote, phosphore,…)
Présents dans les eaux résiduaires, l’azote et le phosphores sont des éléments nutritifs
nécessaires à la croissance des végétaux aquatiques favorisant ainsi l’eutrophisation des cours
d’eau.
les huiles et graisses
Ces éléments sont généralement issus de l’industrie agro-alimentaire et d’hydrocarbure.
le pH
Le potentiel Hydrogène (pH) est un paramètre qui renseigne sur l’agressivité des eaux.
la température
La température est un élément important pour la vie aquatique dans les milieux récepteurs.
Des températures élevées peuvent avoir des répercussions sur la vie des végétaux et affecter
par ailleurs les écosystèmes. Elle affecte aussi la solubilité des gaz (O2, CO2).
L’interprétation de ces paramètres pour un effluent donné permet de définir la filière de
traitement approprié et de la dimensionner pour le débit d’effluent à traiter :
Le rapport DBO5/DCO indique l’aptitude d’un effluent à un traitement biologique :

 Lorsque 𝐷𝐵𝑂5/𝐷𝐶𝑂 ≥ 0,6 : effluent aisément traitable par un procédé biologique et


fermentescible ;

 Lorsque 0.2 ≤ 𝐷𝐵𝑂5/𝐷𝐶𝑂 < 0.6 : effluent dégradable à l’aide de souches


bactériennes ;

 Lorsque 𝐷𝐵𝑂5/𝐷𝐶𝑂 ≤ 0.2 : effluent résistant aux procédés de traitements


biologiques.
Le tableau ci-dessous présente, en fonction du rapport DCO/DBO5, une classification des
eaux et le degré de traitement biologique requis.

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Tableau II:Type de traitement des eaux usées selon le rapport DCO/DBO 5 (RADOUX, 1995 in WETHE, 2002)
DCO/DBO5 Classification sommaire Degré de traitement
biologique
1,5 - 1,66 Eaux vannes Très facile
2,5 Eaux urbaines Facile
2-3 Eaux industrielles Facile

1.2.4 Généralités sur les filières de traitements


Avant leur rejet dans le milieu naturel, les eaux usées subissent un traitement :
– Un prétraitement
– Un traitement primaire
– Un traitement secondaire biologique ou physico-chimique selon la nature de l’effluent.
le prétraitement
Les prétraitements ont pour objectif d'éliminer les éléments les plus grossiers, qui sont
susceptibles de gêner les traitements ultérieurs et d'endommager les équipements. Il s'agit des
déchets volumineux (dégrillage), des sables et graviers (dessablage), et des graisses et huiles
(dégraissage et déshuilage).

Figure 3: différentes étapes de prétraitement


 le dégrillage
Au cours du dégrillage, les eaux usées passent au travers d'une grille dont les barreaux, plus
ou moins espacés, retiennent les matières les plus volumineuses. Ces éléments sont, ensuite,
éliminés avec les ordures ménagères.

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 le dessablage
Le dessablage débarrasse les eaux usées des sables par sédimentation. L'écoulement de l'eau à
une vitesse réduite dans un bassin appelé " dessaleur " entraîne leur dépôt au fond de
l'ouvrage. Ces particules sont ensuite aspirées par une pompe.
Il permet d’éviter l’engorgement des canalisations, l’usure des pompes et les dépôts dans les
bassins. Le sable piégé est soit stocké en décharge ou utilisé en remblais.

 le déshuilage-dégraissage
Le déshuilage-dégraissage vise à éliminer la présence de graisse et d’huile (animales et
végétales) dans les eaux usées. Le but de cette opération est d’éviter l’encrassement des
ouvrages, la formation de flottants et d’écumes, les perturbations de l’aération et les départs
avec l’eau traitée.

 Méthode de traitement primaire


Les procédés de traitement primaire des effluents liquides sont physiques, comme la
décantation (plus ou moins poussée). Les déchets qui y sont retenus sont appelés boues
primaires. Les conclusions de l’étude réalisée par EARNEST GLOYNA en 1972 stipulent
que le réduction de la DBO5 dans le décanteur primaire atteint 40 à 60% à 20°C et dépasse
80% à 25°C et plus.

 Traitement secondaire des eaux usées


Le traitement secondaire peut être biologique ou chimique selon que l’effluent soit
biodégradable ou non.
Les procédés chimiques, couteux et difficiles à réaliser, s’appliquent plutôt aux eaux
résiduaires industrielles ou aux eaux usées contenant une proportion notable des résidus
d’usines à même d’entraver le développement des processus biologiques.
Les procédés biologiques se distinguent en procédés biologiques naturels et procédés
biologiques artificiels :
Les procédés biologiques naturels réalisent l’épuration par le sol où grâce à l’énergie solaire,
les matières organiques polluantes sont dégradées. Ce sont des procédés de traitement dits
extensifs, car nécessitant de grandes superficies dans leur implantation.
Les études réalisées ont révélé qu’en zone tropicale, ces systèmes permettent d’atteindre des
rendements épuratoires qui varient de 80 à 90% (Berland et al, 2001).

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Les procédés biologiques artificiels comprennent des dispositifs qui permettent de localiser
sur des surfaces réduites et d’intensifier les phénomènes de transformation et de destruction
de la matière organique, tels qu’ils se produisent en milieu naturel : on parle de systèmes
intensifs.

 Cas des boues activées


Le système de boue activée permet une accélération artificielle du processus d’autoépuration
des milieux naturels où, au sein d’un courant continu d’eau usée. Les bactéries aérobies sont
soumises à l’action prolongée d’une forte oxygénation obtenue par une introduction d’air
régulièrement répartie dans l’effluent. Ces bactéries absorbent les matières organiques et
forment de gros flocons qui décantent, lesquels, à leur tour constituent des boues ou masses
floculeuses.

Figure 4: Schéma simplifié du concept de boues

les différents procédés de traitement biologique des effluents d’eaux usées


Selon le type d’effluents d’eaux usées à traiter, on peut utiliser plusieurs procédés de
traitement. Selon l’emprise au sol, On distingue deux types de système : les systèmes intensifs
qui nécessitent une surface d’implantation moindre que les systèmes extensifs. Les différents
procédés utilisés regorgent à la fois des avantages et des inconvénients (tableau III)

Tableau III: Avantages et inconvénients des procédés biologiques


Procédés Avantages Inconvénients
Systèmes intensifs
Lits bactériens Fonctionnement simple Coût d’investissement élevé;
demandant peu d’entretien et de Sensibilité au colmatage et au
contrôle froid;
Faible consommation d’énergie; Faible élimination de la DBO5 et
Bonne décantation des boues; du phosphore;

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Faible sensibilité aux variations


des charges;
Implantation facile et bonne
élimination des pathogènes;
Durée de vie élevée
Disque biologiques Bonne décantation des boues; Boue putrescible;
Faible consommation d’énergie, Performance généralement plus
Adaptée aux petites collectivités faible;
Coût d’investissement important
Infiltration/Percolation Bonne qualité de l’eau par rapport Risque de colmatage;
au lagunage; Faible élimination de l’azote par
Pas d’obligation de raccordement dénitrification;
électrique; Peu adapté sur les réseaux
Faibles contraintes et coûts unitaires
faibles coûts d’exploitation
Procédés Avantages Inconvénients
Systèmes intensifs à culture libre
Lagunage aéré Procédé simple à la mise en place Risque élevé de relargage des
et exploitation; algues;
Très peu sensible aux variations Demande une expertise pour la
de charges polluantes; conception et pour la supervision
Requiert un personnel peu de la construction;
qualifié pour son exploitation; Exige une exploitation et un
Forte réduction des germes entretien à plein temps;
pathogènes. Une source constante d’électricité
est requise;
Nécessite une superficie
importante.
Boue activée Utilisation pour toutes tailles de Sensibilité aux surcharges
collectivités; hydrauliques, aux variations
Bonne élimination de l’ensemble climatiques et aux intempéries;
des paramètres de pollution; Nécessite de personnes qualifiés
Adaptée pour la protection des et d’une surveillance régulière;
milieux récepteurs sensibles. Consommation énergétique
importante;
Coût de fonctionnement et
d’entretien important;
Mauvaise élimination des

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pathogènes.
Procédés Avantages Inconvénients
Systèmes extensifs
Lagunage à macrophytes Elimination d’une grande partie Forte emprise au sol;
des nutriments; Qualité de rejets variables selon
Très bonnes élimination des les saisons;
germes pathogènes; Performances moindres que les
Bonne adaptabilité aux fortes procédés intensifs sur la matière
variations des charges organique.
hydrauliques et bonne intégration
paysagère.
Lagunage naturel à microphytes Coût d’exploitation inférieur aux Forte emprise au sol;
autres systèmes; Difficulté de maitriser les temps
Facilité d’exploitation et de séjours;
d’adaptation; Nuisances olfactives;
Bonne élimination de la pollution Sensible aux variations
microbienne; climatiques et aux intempéries;
Absence de consommation Coût de curage élevé.
d’énergie et des sous-produits
chimiques

Critères de choix d’une filière de traitement


Le choix judicieux d’une filière de traitement des eaux usées exige une bonne connaissance
de :
– la nature des eaux usées : il s’agit, à partir d’une analyse physico-chimique et
microbiologique, de caractériser les eaux usées à traiter.
– contraintes du milieu récepteur : selon la sensibilité du milieu naturel qui doit recevoir
l’effluent traité et de l’usage que l’on voudra faire de ces eaux; certaines filières sont
privilégiées par rapport à d’autres.
– contraintes naturelles du site : selon qu’un sol soit trop perméable, de l’espace
disponible ou que le relief soit très accidenté, le lagunage naturel sera, par exemple
moins privilégié que d’autres procédés de traitement.
– contraintes économiques : les coûts d’investissements et d’exploitation sont des
paramètres à prendre en compte dans le choix d’une filière.
– contraintes subjectives : elles sont relatives aux impacts olfactifs, auditifs et visuels.

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1.3 CADRE REGLEMENTAIRE DES NORMES DES REJETS


Les lois et arrêtés mis en vigueur ces dernières décennies pour la protection de
l’environnement en Côte d’Ivoire s’applique plus aux rejets dans la nature d’autres types de
déchets que ceux issus des unités de potabilisation d’eau potable. On peut citer entre autres :
L’Arrêté n° 01164/MINEF/CIAPOL/SDIC du 4 novembre 2008 portant réglementation
des rejets et émissions des installations classées pour la protection de l’environnement, à son
article 4 stipule que les rejets des effluents dans le milieu naturel doivent respecter les valeurs
limites des paramètres ci-dessous selon le flux journalier maximal autorisé.
Les paramètres suivis pour nos rejets sont le pH, la DCO, les MES, la DBO5, l’azote total, le
phosphore et la température dont les valeurs limites sont énoncées dans le tableau IV ci-
dessous.
La loi n° 96-766 du 3 octobre 1996 portant création du code de l’environnement, cette loi
dans les sections 4 et 5 de son article 35 recommande d’éviter toute activité à effet irréversible
sur les ressources naturelles (l’eau, l’air et les sols) et instaure le principe de pollueur-payeur.
La loi n° 98-755 du 23 décembre 1998 portant création du code de l’eau, cette loi soumet
à autorisation préalable, tout aménagement susceptible de dégrader la qualité et la quantité des
ressources en eau, par conséquent les rejets des effluents dans les cours d’eau sans traitement
préalable.
Par ailleurs, la structure ivoirienne de Normalisation CODINORME a fixé aussi des normes
sur les rejets industriels en tenant compte des contraintes d’exploitation et financières des
industries du pays et aussi dans un souci de protection de l’environnement.
L’article 6 de l’Arrêté n° 01164/MINEF/CIAPOL/SDIC du 4 novembre 2008 fixe les
conditions d’épandage et les mesures à prendre. Ainsi selon cet article, l’épandage des
effluents nécessite un plan d’épandage et est conditionné par :

 l’innocuité des produits épandus pour le sol et le sous-sol, les eaux superficielles et
souterraines et la faune et la flore;

 l’efficacité agronomique des produits épandus,

 l’efficacité épuratoire du sol et du couvert végétal

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Tableau IV: Valeurs limites des paramètres suivis selon les normes de rejets du CIAPOL
Paramètres Normes Unités
pH 5,5 – 9,5
Température 40°C °C
MES 50 mg/l
DCO 300 mg/l
DBO5 100 mg/l
Azote total 50 mg/l
Phosphore 15 mg/l

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CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODE

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Chapitre 2. MATERIELS ET METHODE

2.1 MATERIELS
Comme matériel de bureau, nous avons utilisé :
le plan du réseau d’assainissement de la ville d’Abidjan
Dans le cadre de cette étude, le plan du réseau d’assainissement nous a été d’une grande
utilité. Ont été spécifiés sur ce plan, les éléments suivants :

 collecteur de base de la ville d’Abidjan,

 différents collecteurs secondaires,

 limites communales,

 Stations de relevage

 Station d’épuration,

 dégrilleur

 Zone d’extension du réseau d’eaux usées,

 Zone de raccordement des réseaux eaux usées.

Figure 5: Schéma du réseau eaux usées de la ville d’Abidjan


Le plan topographie du site d’étude comprenant les différentes zones d’affectation des
opérateurs immobiliers ;
Outils informatique :

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Plusieurs logiciels ont été utilisés dans le cadre de notre étude. Il s’agit entre autre des
logiciels Mensura Génius 7.0, Autocad et Excel.
Un GPS, pour des levés topographiques
Un appareil photo, pour la capture d’images

2.2 METHODOLOGIE DE TRAVAIL

2.2.1 Travaux préliminaires


La phase préliminaire, à travers une visite ciblée de certaines zones de la commune de
SONGON, permettait d’avoir une vue d’ensemble de la commune, plus particulièrement sur
la gestion des déchets solides et liquides dans la localité. Il fallait également recenser des
informations relatives à des études semblables déjà menées dans cette localité.

2.2.2 Revue bibliographique


Dans le cadre de notre travail, nous avons procédé à la collecte et l’exploitation de
publications en rapport avec l’assainissement de façon générale en Côte d’Ivoire; ce qui nous
a permis de définir clairement la démarche à adopter pour la réalisation de cette étude.

2.2.3 Synthèse bibliographique


Les informations recueillies lors de nos recherches documentaires ont permis d’établir une
synthèse bibliographique sur la commune de SONGON. Il s’agit, notamment, de la situation
géographique de la zone d’étude, la situation actuelle de la gestion des eaux usées et déchets
solides dans la commune, les structures institutionnelles intervenant dans le secteur.
La synthèse bibliographie nous a permis de juger de l’importance d’élaborer un plan de
gestion stratégique des eaux usées sur le site d’étude.

2.2.4 Méthode
Dimensionnement des systèmes de collecte et de transport des eaux usées
Pour le dimensionnement du réseau d’assainissement de la cité nous avons suivi les étapes
suivantes :

 Tracé en plan du réseau

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Le tracé en plan du réseau a été possible grâce au logiciel Autocad et à un fond


topographique. Nous avons ensuite transféré le plan du réseau sur le logiciel Mensura Génius
7.0, ce qui a permis de dimensionner le réseau d’assainissement de la cité.

 évaluation de la population et de la consommation spécifique en eau de la cité


Nous avons considéré que la population de la cité de Songon est à saturation. Cette hypothèse
nous a permis d’avoir une population à l’horizon estimée à 265 000 habitants, à raison de 15
habitants au 150 m².
La moyenne mondiale de la consommation en eau potable par jour et par habitant est de 142
litres (Dos Santos, 2006). Nous avons, ainsi, estimée la consommation spécifique des
habitants de la cité à 100 litres par jour par personne.

 évaluation débit moyen eaux usées


Le débit moyen d’eau usée est défini comme suit :

𝑸𝒎𝑬𝑼 = 𝟏, 𝟏 ∗ 𝑪𝒔 ∗ 𝑪𝒑𝒋 ∗ 𝑷𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ 𝑪𝒓


Cs : Consommation spécifique, estimée à 100 litre/jour/habitant
Cpj : coefficient de pointe journalier, pris égal à 1,3 dans cette étude
Cr : Coefficient de restitution, pris égal à 0,8

 Débit de pointe d’eaux usées


Le débit de pointe d’eaux usées est défini comme étant le produit du débit moyen d’eaux
usées par le coefficient de point.

𝑸𝒑𝑬𝑼 = 𝑸𝒎𝑬𝑼 ∗ 𝑪𝑷𝑯


𝟐,𝟓
Où : 𝑪𝑷𝑯 = 𝟏, 𝟓 ∗ 𝟏 ; (QmEU est en L/S)
(𝑸𝒎𝑬𝑼)𝟐

Le logiciel MENSURA permet de faire un choix de coefficient de pointe par défaut égal à 3.

 dimensionnement des collecteurs d’évacuations d’eaux usées


Pour le choix de la vitesse minimale et de la pente minimale d’écoulement des eaux usées
dans la canalisation, nous nous sommes appuyés sur des rapports d’études antérieures
réalisées. Il ressort de ces rapports que la vitesse d’écoulement dans le collecteur doit être :
– Les conduites d’évacuation d’eaux usées jusqu’au DN 200 doivent avoir une pente
minimale de 2% et maximale de 5%.

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– Celles dont le diamètre est supérieur à 200 mm, doivent avoir une pente minimale de
1,5% et maximale de 5%.
– La pente idéale est de 3%. (Anonyme 1)
La feuille de calcul du programme MENSURA Génius 7.0 permet de dimensionner
automatiquement les réseaux d’évacuation d’eaux usées (remplissage à 5/10ème) voire avec
réseau entièrement rempli.
Les calculs se font instantanément en fonction de la sélection du type de canalisation (PVC,
ACIER, FONTE, etc.), du débit de base, du type d’installation, de la pente et de la méthode.
La base de calcul utilisée pour le dimensionnement du réseau est celle de Manning Strickler,
comme énoncée ci-dessous :
2 1
𝑄 = 𝐾𝑠 ∗ 𝑆 ∗ 𝑅𝐻 3 ∗ 𝐽2
Où : Q, est le débit transité
Ks, le coefficient de Manning-Strickler
S, est la section admise
RH, le rayon hydraulique
J, est la pente
De la relation ci-dessus découle l’expression de la vitesse en pleine section (VPS):
2 1
𝑉𝑃𝑆 = 𝐾𝑠 ∗ 𝑅𝐻 3 ∗ 𝐽2
Le tableau de calcul donne toutes les indications avec notamment le diamètre minimum et la
vitesse d’écoulement correspondante avec la sélection automatique des diamètres des
canalisations du commerce, les profondeurs des tranchées, les profondeurs de couvertures
ainsi que des vitesses d’écoulement réelles.

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Figure 6: feuille de calcul sur Mensura Génius 7.0


La vérification des conditions d’autocurage comme annoncées ci-dessous seraient alors
possible grâce à ces informations.

 vérification des conditions d’autocurage


Selon l’INT 77-284, en système séparatif, l’autocurage des canalisations d’eaux usées est
considéré comme assuré si les trois conditions ci-après sont remplies, en plus du critère de
pente énoncé ci-dessus :
– A pleine ou demi-section, un tuyau circulaire doit assurer une vitesse d’écoulement de
0,7 m/s ou à l’extrême rigueur 0,5 m/s ;
– Pour un remplissage égal au 2/10ème du diamètre, la vitesse d’écoulement doit être au
moins égale à 0,3 m/s ;
– Le remplissage de la conduite au moins égal aux 2/10 du diamètre, doit être assuré
pour le débit moyen actuel.
La vérification des conditions d’autocurage se font automatiquement, une fois que la
simulation est enclenchée sur Mensura.
Dimensionnement de la filière de traitement
L’installation de la boue activée va comprendre les étapes suivantes :

 Les traitements préliminaires (dégrilleur, dessableur) et un traitement primaire

 Le bassin d’activation, encore appelé bassin d’aération ;

 Le décanteur secondaire avec recirculation d’une partie des boues ;

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 L’évacuation des eaux traitées ;

 La bâche de recirculation des boues

 Le bassin d’évacuation de boue en excès ;

 Dimensionnement des ouvrages de prétraitement


 Dimensionnement du dégrilleur
Les paramètres de base pour le dimensionnement du dégrilleur sont consignés à l’annexe 2.
Calcul de la section utile
𝑸𝒎𝑬𝑼
𝑺𝒖 =
𝑽
Calcul de la section mouillée
𝑺𝒖 𝑒
𝑺𝒎 = , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜃 = : 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑′𝑒𝑛𝑐𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
𝜽 ∗ (𝟏 − 𝒄) 𝑒+𝑏
Calcul de la hauteur du dégrilleur

𝑺𝒊𝒏𝜶 ∗ 𝑺𝒎 𝟎,𝟓
𝒉=( )
𝟐
Calcul de la longueur immergée de la barre
𝑳𝟎 = 𝒉/𝒔𝒊𝒏𝜶

Calcul de la largeur du dégrilleur


𝓵= 𝟐∗𝒉

Calcul de la longueur
𝑳 = 𝟑 ∗ 𝑳𝟎

 Dimensionnement du dessableur
Les paramètres de base pour le dimensionnement du dessableur se trouvent à l’annexe 2.

Calcul de la hauteur du dessableur

𝑸𝒎𝑬𝑼 𝟎,𝟓
𝒉=( )
𝟐 ∗ 𝑽𝒉
Calcul de la largeur du dessableur
𝓵= 𝟐∗𝒉

Calcul de la longueur du dessableur

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𝒉 ∗ 𝑽𝒉
𝑳=
𝑽𝒄
Calcul des temps de chute
𝒉
𝒕𝒄 =
𝑽𝒄
Calcul du temps de décantation
𝑳
𝒕𝒉 =
𝑽𝒄
Calcul de la surface du dessableur

 𝑺= 𝑳∗𝓵

 Dimensionnement de l’ouvrage de traitement primaire : le décanteur primaire


Le décantation primaire présente un intérêt certain en épuration dans la mesure où elle permet
l’élimination par sédimentation des matières en suspension décantables, sans un addition
Nous avons estimé un abattement de la DBO dans le décanteur à hauteur de 50%.L’ouvrage
aura une forme cylindro-conique avec un angle de 45° au fond, cela permettra à la boue de
décanter librement sans recourir nécessairement à l’usage d’un racleur mécanique de boue.
Les paramètres pour le dimensionnement de l’ouvrage sont également consignés à l’annexe 2.
D’autres paramètres tels que : le nombre d’habitant, l’équivalent habitant et le taux
d’abattement ont été utilisés pour calculer la concentration en DBO5 dans le décanteur et à la
sortie du décanteur.
 Calcul du volume du décanteur
Le volume du décanteur est égal au produit du débit moyen d’eaux usées par le temps de
rétention.

𝑽 = 𝑸𝒎𝑬𝑼 ∗ 𝑻𝒓

 Calcul de la surface du décanteur


C’est le rapport du volume du décanteur par sa hauteur. Ainsi, on a :
𝑽
𝑺=
𝒉
 Calcul du diamètre
Le diamètre est défini par l’expression suivante :

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𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( )
𝞹
 Calcul de la concentration en DBO5
C’est le rapport de flux de pollution par le débit moyen d’eaux usées.
𝑷𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ 𝑬𝒒. 𝒉𝒂𝒃
𝑳𝟎 =
𝑸𝒎𝑬𝑼
La concentration en DBO5 à la sortie

𝑳𝒇 = 𝑳𝟎 ∗ 𝟓𝟎%

 Dimensionnement de la boue activée


Nous avons choisi un fonctionnement de système de boue activée à faibles charges. Les
paramètres de dimensionnement à prendre en compte se trouvent à l’annexe 2 du document.

 Dimensionnement du bassin d’aération


 Calcul du volume du bassin d’aération
𝑳𝒇 ∗ 𝑸𝒎𝑬𝑼
𝑽𝒃𝒂 = ( ) , 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑽𝒃𝒂 𝒆𝒏 𝒎𝟑
𝑪𝒎 ∗ 𝑪

 Calcul de la surface du bassin


𝑽𝒃𝒂
𝑺= ; (𝑺 𝒆𝒏 𝒎𝟐 )
𝒉
 Calcul du diamètre du bassin

𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( ) ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑫 𝒆𝒏 𝒎
𝞹
 Calcul de l’abattement en DBO5
Nous avons fixé un taux d’abattement à la DBO à 20%, ce qui donne une concentration en
DBO5 à la sortie égale à :

𝑳𝒇𝒄 = 𝑳𝒇 ∗ 𝟖𝟎%

 Temps de séjour hydraulique


𝑽𝒃𝒂
𝑻𝒔 = ( ) ; 𝑻𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒏 𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆 (𝒉)
𝑸𝒎𝑬𝑼
 Longueur brasseur

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𝑫
𝑳= ; 𝑳 𝒆𝒏 𝒎
𝟐
 Largeur du brasseur
𝟐
𝓵 = ( ) ∗ 𝒉; 𝑳 𝒆𝒏 𝒎
𝟑
Un apport complémentaire d’oxygène sera fait afin de stimuler d’avantage les bactéries et
pour assurer constamment le contact avec les polluants organiques des eaux résiduaires par
l’agitation.
La note de cours de CANLER J.P sur les boues activées en 2007, permet le calcul du besoin
en oxygène à apporter dans le bassin d’aération par la formule suivante :
𝑲𝒈
𝑩é𝒔𝒐𝒊𝒏 𝒆𝒏 𝟎𝟐 ( ) = 𝒂′ ∗ 𝑫𝑳 + 𝒃′ ∗ 𝑩𝒂
𝒋
Avec : 𝑫𝑳 = 𝑭𝒍𝒖𝒙 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 ∗ 𝒂𝒃𝒂𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝑫𝑩𝑶 est la quantité de DBO éliminée
dans le bassin (en Kg.j-1)
𝑩𝒂 = 𝑽𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒂é𝒓𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 ∗ 𝑪𝒃𝒓 ∗ 𝟎, 𝟕 est la quantité de boues activées dans le bassin
(KgMVS) et 0,7 représente la quantité d’oxygène produite par kilogramme de DBO5 éliminée.
a’ : le besoin métabolisme (en KgO2) et b’ : le besoin respiratoire endogène (en KgO2)
Les valeurs de a’ et de b’ valent respectivement 0,68 KgO2 et 0,075 KgO2 pour un
fonctionnement en faible charge (Cm égale à 0,15 Kg DBO5/Kg MVS) avec un taux
d’abattement en DBO allant jusqu’à 95% (SADOWSKI, 2002).

 Dimensionnement du clarificateur
Pour les paramètres de dimensionnement du clarificateur, voir annexe 2 du document.
Calcul du volume du clarificateur

𝑳𝒇𝒄 ∗ 𝑸𝒎𝑬𝑼 𝒈 𝒎𝟑
𝑽𝒄 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑳𝒇𝒄 𝒆𝒏 , 𝑸𝒎𝑬𝑼 𝒆𝒏 𝒆𝒕 𝑽𝒄 𝒆𝒏 𝒎𝟑
𝑪𝒎 ∗ 𝑪 𝑳 𝒋
 Calcul de l’Indice d’épaississement (IM)
L’Indice de Mohlman caractérise le phénomène d’épaississement des boues dans le fond d’un
clarificateur. Il représente le volume occupé dans l’éprouvette de 1000 ml par 1 g de boue
sans dilution après une décantation de 30 minutes.
Ainsi, on a :

𝑰𝑴 = 𝟖𝟎 ∗ 𝟐𝟐𝟕 ∗ (𝑪𝒎)𝟎,𝟓 ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑰𝑴 𝒆𝒏 𝒎𝒍/𝒈

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 Calcul de l’indice de décantation


L’Indice de Boue (IB) représente l’aptitude des flocs à décanter librement dans un milieu
dilué. Il représente le volume occupé dans l’éprouvette de 1000 ml par 1 g de boue diluée
avec de l’eau traitée, après une décantation de 30 minutes.

𝟐𝟓𝟎 𝟎,𝟓
𝑰𝑩 = 𝑰𝑴 ∗ ( ) ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑰𝑩 𝒆𝒏 𝒎𝒍/𝒈
𝑽𝒅𝟑𝟎
 Calcul de la surface du clarificateur
𝑺 = 𝑽𝒄/𝒉

 Calcul du diamètre

𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( )
𝞹
 Calcul du facteur d’épaississement
𝟏
𝑭é𝒑 = 𝟏 + ( )
𝑻𝒓
 Calcul de la concentration en MES dans la boue recirculée
𝟏𝟎𝟎𝟎
𝑪𝒃𝒓 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑪𝒃𝒓 𝒆𝒏 𝒈/𝒍
𝑰𝑩
 Calcul de la concentration en MES dans le bassin d’aération
𝑪𝒃𝒓
𝑪𝒃𝒂 = , (𝒆𝒏 𝒈/𝒍)
𝑭é𝒑
 Calcul de la concentration moyenne de la boue
𝟐 ∗ 𝑪𝒃𝒂 + 𝑪𝒃𝒓
𝑪𝒍𝒃 = , (𝒆𝒏 𝒈/𝒍)
𝟑
 Calcul de la masse de boue
𝑴 = 𝑽𝒃 ∗ 𝑪𝒍𝒃; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑴 𝒆𝒏 𝑲𝒈

Avec : Vb, volume de boue et 𝑽𝒃 = 𝑺 ∗ 𝒉𝒗, (𝒆𝒏 𝒎𝟑 )

 Calcul du débit de boue recirculée

𝑸𝒓 = 𝑻𝒓 ∗ 𝑸𝒎𝑬𝑼, (𝒆𝒏 𝒎𝟑 . 𝒉−𝟏 )

 Calcul de la quantité horaire de boue recirculée

𝑸𝒉𝒓 = 𝑸𝒓 ∗ 𝑪𝒃𝒓, (𝒆𝒏 𝑲𝒈. 𝒉−𝟏 )

 Calcul du temps de séjour


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𝑴𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒐𝒖𝒆
𝑻𝒔 = , (𝒆𝒏 𝒉)
𝑸𝒉𝒓
 Calcul des dimensions du brasseur
𝑫 𝟐
𝑳= , 𝒆𝒕 𝒍 = ( ) ∗ 𝒉
𝟐 𝟑
Avec; L : longueur du brasseur et ℓ : largeur du brasseur

 Dimensionnement du By-pass
Le volume (V) du By-pass sera l’équivalent de celui du décanteur primaire circulaire, soit
V=Vdp et sa profondeur h de 2 m (h = 2 m).

 Calcul de la surface du By-pass


𝑽
𝑺= ; (𝒆𝒏 𝒎𝟐 )
𝒉
 Calcul de la longueur et de la largeur du décanteur

𝑺 𝟎,𝟓
𝒍 = ( ) , 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
 Dimensionnement du lit de séchage
Le lit de séchage va comporter 2 lagunes et l’extraction des boues se fera chaque semaine. Le
séchage et le stockage des boues vont se faire pendant une semaine sur le site, suivi de leur
transfert sur un autre site, loin des habitations. Le séchage des boues se poursuivra sur ce
nouveau site pendant sept (7) semaines. Ce nouveau site sera défini avant la phase
d’exécution du projet. Cette action vise à réduire toutes les formes de nuisances que les boues
curées pourront occasionner.

 Calcul de la production de boue


Charge de pollution ou flux

𝝋 = 𝑷𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ 𝑬𝒒. 𝒉𝒂𝒃, (𝒆𝒏 𝑲𝒈 𝑫𝑩𝑶𝟓. 𝒋−𝟏 )

Quantité journalière de boue produite


C’est le rapport du flux de pollution par la charge massique. Elle est définie par l’expression
ci-dessous :

𝑸𝒋𝒃 = 𝝋/𝑪𝒎, 𝒐ù 𝑸𝒋𝒃 𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒏 𝑲𝒈 𝑴𝑺


D’où la quantité hebdomadaire de boue égal à 𝑸𝒉𝒃 = 𝑸𝒋𝒃 ∗ 𝟕

Avec, Cm égale à 0,15 Kg DBO5/j/Kg MVS


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 Volume hebdomadaire de boue produite


𝑸𝒉𝒃
𝑽𝒃 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑽𝒃 𝒆𝒏 𝒎𝟑 𝒆𝒕 𝑳𝟎 (𝒈. 𝒍−𝟏 𝒐𝒖 𝑲. 𝒎𝟑 )
𝑳𝟎
 Calcul des dimensions du lit de séchage
La hauteur maximale de la lagune est fixée à 50 Cm.

Surface unitaire de lagune


𝑺 = 𝑸𝒉𝒃/𝑯𝒎𝒂𝒙

Longueur et largeur de la lagune

𝑺 𝟎,𝟓
𝒍 = ( ) 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
Donc la surface totale du lit de séchage est définie comme suit :

𝑺𝒕 = 𝒍𝒕 ∗ 𝑳𝒕,
Où lt et Lt représentent respectivement les largeurs et longueurs totales des deux lagunes.

 Dimensionnement de la bâche à boue


 Calcul du volume de la bâche
𝑸𝒉𝒃
𝑽= ; (𝒆𝒏 𝒎𝟑 )
𝟏𝟎𝟎𝟎
 Surface de la bâche
𝑽
𝑺= ; 𝒐ù 𝑯 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒃â𝒄𝒉𝒆, 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒗𝒂𝒖𝒕 𝟏, 𝟓 𝒎.
𝑯
 Longueur et largeur de la bâche

𝑺 𝟎,𝟓
𝒍=( ) 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
 Dimensionnement de la bâche de recirculation des boues
Les paramètres de dimensionnement des bassins de recirculation des boues sont exposés à
l’annexe 2. Nous avons procédé comme suit pour le dimensionnement de l’ouvrage :

 Calcul de la hauteur manométrique totale


𝑯𝑴𝑻 = 𝑯𝒈𝒆𝒐 + 𝑯𝒓

Hr : perte de charge à l’aval de la pompe

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𝐻𝑟 = 𝐻𝑠 + 𝐻𝑙
La perte de charge linéaire (Hl) est calculée par la méthode de Calmont Lechapt :
𝒂 ∗ (𝑸𝒑)𝒏
𝑯𝒍 = ( )∗𝑳
𝑫𝒎
Pour des conduite en PVC, on a : si diamètre < 200 mm ; a= 0,916*10-3, n = 1,78, m = 4,78,
où L représente la longueur de la conduite de refoulement. Si diamètre > 200 mm,
alors a = 0,976x10-3, n = 1,81 et m= 4,81.
La perte de charge singulière vaut Hs = 10% HL

 Temps de fonctionnement (TF)


Le temps de fonctionnement est donné par la relation suivante :
𝑻𝒇 = 𝟑𝟔𝟎𝟎/𝑵𝒅

 Débit refoulé par une seule pompe (Qr1p)


𝑸𝒎𝒂𝒙
𝑸𝒓𝟏𝒑 =
𝑵𝒑
Np = 2:la norme EN 12056-4 impose une station de relevage double pour que, en cas de
défaillance éventuelle d’une pompe, la pompe de secours puisse immédiatement prendre le
relais.

 Volume utile (Vu)


𝑸𝒓𝟏𝒑 ∗ 𝑻𝒇
𝑽𝒖 = ( ) + (𝑵𝒑 − 𝟏) ∗ 𝑯𝟐𝒅 ∗ 𝑺𝒃
𝟒
 Profondeur utile (Pu)
𝑽𝒖
𝑷𝒖 =
𝑺𝒃
 Niveau démarrage 1 (Nd1) , On a: 𝑁𝑑1 = 𝐶𝑎𝑟 − 0,5

 Niveau démarrage 2 (Nd2) , On a: 𝑁𝑑2 = 𝑁𝑑1 − 𝐻2𝑑

 Niveau d'arrêt 1 (Na1) , On a: 𝑁𝑎1 = 𝑁𝑑1 − 𝑃𝑢

 Niveau d'arrêt 2 (Na2) , 𝑁𝑎2 = 𝑁𝑑2 − 𝑃𝑢

 Niveau radier (Nrad) On a:𝑵𝒓𝒂𝒅 = 𝑵𝒂𝟐 − 𝟎, 𝟑

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 Profondeur totale (Pt) est définie par 𝑷𝒕 = 𝑪𝑻𝑵 − 𝑵𝒓𝒂𝒅

 Volume maximum de stockage de la bâche (Vmax)


Vmax est défini par la relation suivante :
𝑽𝒖
𝑽𝒎𝒂𝒙 = 𝟑 ∗
𝟐

 Puissance utile de la pompe (Pu)


𝑸𝑷
𝑷𝒖 = 𝟗, 𝟖𝟏 ∗ 𝑯𝑴𝑻 ∗ ( )
𝜹
 Puissance électrique de la pompe
𝐏𝐮
𝐏é𝐥𝐞𝐜𝐭 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 ƞ 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 é𝒍𝒆𝒄𝒕𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆
ƞ

 Dimensionnement de la station de relevage des eaux usées


La démarche de calcul de la station de relevage et de refoulement reste la même que celle
décrite ci-dessus.

Les eaux usées, avant leur rejet dans la nature, doivent respecter certaines normes des rejets
de sorte à minimiser leur impact sur le milieu récepteur. Ainsi, pour évaluer la qualité des
eaux à la sortie des STEP, nous nous sommes essentiellement intéressés à trois paramètres
que sont : les concentrations en DCO, DBO5 et MES.
L’arrêté du 22 décembre 1994 du droit Français fixe les prescriptions techniques minimales,
relatives aux ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées. Pour cet arrêté les
rendements minimum pour un traitement à boue activée sont de :
 80 % de DBO5 pour une charge brute supérieure à 600 Kg/j ;
 75 % de DCO, pour toute taille de charge brute ;
 90 % de MES, pour toute taille de charge brute.
Les conclusions du rapport de thèse de TALLEC Gaëlle publiées en 2005, mentionnent
également que les performances et rendement épuratoires pour un traitement à la boue activée
sont de 88% pour la MES, de 90% pour la DBO5 et de 85% pour la DCO.
A partir de ces deux études réalisées, nous avons fixé le rendement épuratoire des quatre
STEP à :

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 80% pour la DCO ;


 90% pour la DBO5 ;
 95% pour la MES
Nous avons procédé aux calculs des concentrations maximales des différents paramètres dans
la station par la relation suivante :
𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ é𝒒𝒖𝒊𝒗𝒂𝒍𝒆𝒏𝒕 𝒉𝒂𝒃𝒊𝒕𝒂𝒏𝒕
𝑪𝒐𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒙𝒊 =
𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝒅′ 𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒖𝒔é𝒆𝒔
L’équivalent habitant correspond à :
 135 g de DCO par jour ;
 40 g de DBO5 par jour, valeur applicable pour des pays comme la Côte d’Ivoire ;
 55 g de MES par jour
La concentration maximale à la sortie de la station est calculée comme suit :

𝑪𝒐𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒙𝒊 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒆 = 𝒄𝒐𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ 𝒕𝒂𝒖𝒙 é𝒑𝒖𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏

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CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION

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Chapitre 3. RESULTATS ET DISCUSSION

3.1 RESULTATS

3.1.1 Choix du système assainissement, type de réseau et points de rejets


Choix du système d’assainissement
Nous avons fait le choix d’un système collectif d’assainissement pour la collecte et le
transport des eaux usées municipales au sein de la cité de Songon Kassemblé pour deux
raisons principales :

 Raisons sociaux-économiques
– La consommation d’eau dans la cité sera très forte (Cs > 50 litres par jour par
habitant), ce qui impliquerait une forte production d’eaux usées. Une grande quantité
d’eaux usées est problématique pour les systèmes d’assainissement non collectif car
elle implique des vidanges fréquentes et donc un surcout. En revanche, un réseau
d’égout ne peut pas fonctionner sans volumes minimums d’eaux usées; en cas de
volume trop faibles, il y a risque de colmatage.
– La densité de la population à Songon sera très importante (15 personnes aux 150 mètre
carrée). les technologies de réseaux d’égouts ne sont pas adaptées aux faibles
concentrations de population : elles sont dans ce cas trop coûteuses. A l’inverse, les
technologies d’assainissement non collectif peuvent poser problème en cas de forte
densité de population, cela peut créer des dommages tels que la saturation du sol en
germes pathogènes et pollution du milieu naturel.

 Raison physique
– Comme critères physiques, nous nous sommes intéressés à la topographie du terrain.
Les pentes de terrain naturel du site de l’étude sont très fortes (pente > 5%), les
écoulements des eaux usées dans le réseau d’égouts ont lieu sous l’effet de la gravité.
La pente favorable à ce type d’écoulement est celle supérieure à 1%. Les réseaux
doivent avoir une pente suffisante pour un écoulement naturel, ce qui est difficile à
mettre en œuvre sur un terrain plat.
Choix de la filière de traitement
En Côte d’Ivoire, deux types de procédé de traitement biologique sont utilisés : les systèmes
de lagunage et de boue activée. Le traitement des eaux usées par le système de boue activée
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est le plus utilisé. Cependant, compte tenu du mauvais suivi, de contrôle et d’entretien
régulier de ces ouvrages; la majeur partie de ceux-ci ont arrêté de fonctionner. Aussi, aucune
parcelle n’a été affectée à la construction de la filière de traitement. Toutefois, le ministère de
la construction a insisté sur l’importance de l’implantation de ces ouvrages et a décidé de
céder l’espace dont on aura besoin pour l’implantation de l’ouvrage. Face à cette situation,
nous avons fait la proposition d’une filière de traitement à boue activée qui fonctionnera à
faible charge, comme c’est le cas pour la plupart des systèmes à boue activée déjà en place.
Nous n’avons pas manqué de signifier au gouvernement de Côte d’Ivoire que le choix de
boue activée pourrait présenter certaines insuffisances. En effet, au niveau économique, le
système de boue activée nécessite un apport de quantité importante d’énergie, ce qui n’est pas
le cas du système de lagunage dans lequel l’épuration des eaux usées se fait de façon
naturelle. En revanche, il faut préciser que lorsque l’entretien et la maintenance des systèmes
à boue activée sont faits correctement et quotidiennement, le résultat que l’on obtient en
termes de qualités physico-chimiques et microbiologiques est très satisfaisant et conforme aux
normes de rejets éditées par le CIAPOL. C’est le cas, par exemple, des systèmes à boue
activée de la ville de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) et de l’hôtel Ivoire à Abidjan.
Afin de repérer les points d’implantation de la filière, nous avons procédé à l’identification
des différents sous-bassins versants du site de l’étude. Ainsi quatre (4) zones susceptibles
d’accueillir les ouvrages de traitement ont été identifiées, comme spécifier sur la figure 7. Les
eaux usées recueillies sur chaque sous bassin versant vont transiter par l’une des filières avant
d’être rejetées dans les ouvrages de drainages. Ensuite, les eaux traitées seront transférées
jusqu’à l’exutoire final qui est la lagune.
La visite du site d’étude nous a permis d’identifier un exutoire où les eaux usées de la cité
seront rejetées. Cet exutoire étant à proximité du site d’étude, nous avons jugé que la mise en
œuvre d’un réseau séparatif serait avantageux qu’un réseau unitaire.

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Station de
relevage

Station de
traitement

Figure 7: Implantation des stations de traitement et de relevage


Les espaces identifiés sont très restreints ; ce qui nous a amené au choix de système intensif :
une boue activée.
Le débit moyen d’eaux usées qui sera collecté sur chaque sous bassin versant, le nombre
d’équivalent habitant correspondant et la surface totale affectée à chaque filière de traitement
sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau IV:Paramètres de bases de dimensionnement du réseau d’assainissement et de station traitement
Débit moyen eaux usées Débit de pointe Equivalent Habitant Surface Utile Surface totale
Population m3/j m3/j Eq.hab m² hectares
STEP 1 13425 1233 3699 14000 730 0,15
STEP 2 44351 4072 12216 45000 2000 0,4
STEP 3 66552 6110 18330 67000 3000 0,6
STEP 4 140672 12913 38739 141000 6010 1,2

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3.1.2 Résultat du dimensionnement des réseaux d’assainissement


Les paramètres caractéristiques du réseau séparatif de collecte des eaux usées sont consignés
dans le tableau ci-dessous :
Tableau V: caractéristique du réseau d’assainissement
Ø V 1/2 V 2/10
Ø Pente Qm Qmr Qme Qmst Qpe Qpst Qpf VPS
Tronçon théorique Longueur S S
mm % l/s l/s l/s l/s l/s l/s l/s m/s
mm m/s m/s
R308-R309 130 200 0,5 38,03 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R309-R9 130 200 0,5 38,66 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R310-R306 130 200 0,5 15,10 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R293-R311 106 200 1,5 50,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R311-R312 130 200 0,5 50,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R312-R313 130 200 0,5 50,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R313-R314 130 200 0,5 45,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R314-R310 130 200 0,5 49,51 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,5
R316-R315 103 200 1,0 78,03 0,0 0,0 5,7 5,7 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 0,6
R318-R316 103 200 1,0 55,96 0,0 0,0 5,7 5,7 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 0,6
R321-R317 92 200 1,8 22,94 0,0 0,0 5,7 5,7 0,0 0,0 0,0 1,4 1,4 0,9
R317-R318 88 200 2,3 22,06 0,0 0,0 5,7 5,7 0,0 0,0 0,0 1,6 1,6 1,0
R319-R320 103 200 1,0 50,00 0,0 0,0 5,7 5,7 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 0,6
R221- 187 2,2 25,00

R322
R322- 187 2,2 25,00

R222
R11- 187 0,5 30,00

R323
R323- 187 0,5 30,00

R324
R324- 187 0,5 30,00

R325
R325- 187 0,5 30,00

R104
R226- 187 0,5 35,00

R326
R326- 187 0,5 35,13

R11
R327-R105 117 315 0,9 30,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R328-R327 117 315 0,9 35,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R329-R328 117 315 0,9 40,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R10-R329 131 315 0,5 40,16 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 0,6
R224- 187 1,9 20,00

R330
R330- 187 0,5 30,00

R225
R105-R331 114 315 1,0 32,63 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,4 1,4 0,9
R289-R293 80 200 3,3 26,50 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,9 1,9 1,2
R296-R332 83 200 2,8 13,11 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,7 1,7 1,1
R332-R333 85 200 2,4 15,00 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,6 1,6 1,0
R333-R297 87 200 2,1 31,22 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,5 1,5 0,9
R294- 187 2,0 30,00

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R334

Le résultat de calcul des postes de relevages sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VI: Caractéristiques des stations de relevage

Débit Profondeur Profondeur Puissance


pompe Diamètre utile totale utile
conduite Diamètre Volume Puissance
refoulement de la Bâche utile HMT électrique
Station Longueur
de relevage m^3/h mm m tronçon m^3 m m m KW KW
N°1 90 0,2 3 500 8 1 27 20,00 3,30 3
N°2 315 0,2 3 300 22 3 29 20,00 8,93 11
N°3 486 0,2 3 500 33 5 31 20,00 14,81 17
N°4 1827 0,25 3 400 117 17 43 20,00 55,3175 65

3.1.3 Résultat du dimensionnement de la filière de traitement


Les résultats obtenus, suite à nos différents calculs sont consignés dans les tableaux ci-
dessous. Nous avons regroupé les résultats par filière de traitement, depuis la phase de
prétraitement de l’effluent d’eau usée jusqu’au traitement secondaire. Pour ce qui est des
caractéristiques des trois autres stations de traitement, voir à l’annexe 3 du document.
Résultats de calcul de la station d’épuration à boue activée N°1
La superficie utile de la station à boue activée est de 730 m2, la superficie totale étant prise
égale au double de la superficie utile, soit 1460 m2.
Le débit d’eaux usées à traiter est de 1233 m3/j, pour une population estimée à 13425 avec
une charge de pollution égale à 14000 équivalents habitant.
Tableau VII: Caractéristique des ouvrages
Dégrilleur manuel
Désignation Symbol Valeur Unité
Largeur dégrilleur ℓ 0,4 m
Hauteur h 0,25 m
Longueur immergée de la barre L0 0,25 m
Longueur dégrilleur L 0,6 m
Dessableur
Hauteur h 0,2 m
Largeur ℓ 0,4 m
Longueur L 2,5 m
Surface S 1 m²

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Décanteur primaire circulaire


Hauteur h 2,5 m
Volume V 101 m3
Surface S 41 m²
Temps de séjour Ts 2 heure
Diamètre décanteur D 7,5 m
Bassin d'aération
Volume bassin V 597 m3
Hauteur bassin h 3 m
Diamètre D 16 m
Surface S 200 m²
Demande journalière en oxygène DJO 365 Kg d’O2/j
Puissances à fournir Pu 135 KW
Temps de séjour Ts 12 heure
Clarificateur circulaire
Hauteur h 2,25 m
Volume V 477,4 m3
Surface S 212,17 m²
Diamètre D 16,5 m
Temps de séjour Ts 4 heure
Lits de séchages
Nombre de lit - 2 lits
Fréquence d'extraction de boue - 1 par semaine
Durée de stockage temporaire - 1 Semaine
Quantité hebdomadaire de boue à
traiter Qhb 25060 Kg Ms
Hauteur maximale h 0,5 m
Surface unitaire de lit S 50 m²
Largeur totale lagune ℓ 10 m
Longueur totale lagune L 20 m
Surface totale des lits St 200 m²
BY-PASS
Volume V 101 m3
Surface S 50,5 m²
Hauteur h 2 m
Largeur ℓ 5 m
Longueur L 10 m
BACHE A BOUE
Volume V 25 m3
Surface S 17 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 3 m
Longueur L 6 m

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Les résultats de calculs des bâches de recirculation des boues des quatre (4) stations sont
consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VIII:Caractéristiques des différentes bâches de recirculation des boues

Diamètre
Bâche Débit Volume Profond Profonde Puissance Puissance
conduite Longueur HMT
recirculation des pompe utile eur utile ur totale utile électrique
refoulement tronçon
boues
m^3/h mm m^3 m m m KW KW
Station 1 57,00 160 14 6 1 10 8 3 4
Station 2 187,00 160 20 15 2 11 8,5 8 10
Station 3 280,00 160 24 20 3 12 10 14 16
Station 4 592,00 200 36 40 6 15 12 35 40

Tableau IX:Valeurs maximales de la DCO, DBO et MES dans la station et à la sortie


Concentration maxi dans la station Concentration maxi à la sortie
DCO (mg/l) DBO (mg/l) MES (mg/l) DCO (mg/l) DBO (mg/l) MES (mg/l)
STEP 1 1470 436 599 294 44 30
STEP 2 1470 436 599 294 44 30
STEP 3 1470 436 599 294 44 30
STEP 4 1471 436 599 294 44 30

3.2 DISCUSSION
L’analyse des résultats de dimensionnement des conduites de collecte et d’évacuation des
eaux usées montre que le réseau d’eaux usées sera constitué de tuyaux PVC évacuation Ø200,
Ø300, de regards de visite de dimensions 100x100cm et 80x80cm.
L’objectif de l’autocurage est d’avoir le minimum de dépôt dans la canalisation. Pour ce fait,
on impose une vitesse minimale et une pente minimale à la canalisation dans des conditions
de remplissage données. La pente minimale du fil d’eau du réseau est calée à 0,5% environ.
Nous réalisons que les conduites de diamètre 200 mm et 300 ont une pente minimale égale à
0,5%. L’approche de l’EN 752 indique que les conditions d’autocurage sont pour les
canalisations de diamètre inférieur ou égal à 300 mm :

 Soit une vitesse de 0,7 m/s atteinte au moins une fois par jour ;

 Soit une pente minimale égale à 1/DN, ou DN est le diamètre nominal de la


canalisation.

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Cela traduit que les conduites de diamètres 200 mm et 300 mm doivent avoir respectivement
une pente minimale égale à 0,5 % (avec une pente maximale de 2,5%) et 0,3 % (avec une
pente maximale égale à 1%).Les conclusions du rapport de l’EN corroborent parfaitement
avec nos résultats, ce qui traduit que les conduites ont été calées à la meilleure pente pour
assurer l’écoulement gravitaire des eaux usées vers l’exutoire.
Les vitesses en pleines section (VPS) dans les conduites sont supérieures ou égales à 0,7 m/s.
sur la base de l’approche de l’EN 752, nous pouvons dire que la condition d’autocurage sera
vérifiée pour les conduites qui seront mises en place.
Les vitesses minimales dans les conduites de Ø 200 et de Ø 300 sont respectivement de O,5
m/s (avec un maximale de 1m/s) et de 0,6 m/s (avec une maximale égale à 0,9 m/s) Selon la
procédure ATV, la relation entre le diamètre D et la vitesse moyenne Vm peut être exprimée
comme suit : 𝑽𝒎 = 𝟎, 𝟓 + 𝟎, 𝟓𝟓𝑫, 𝑜ù 𝑽𝒎 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒 𝑑′𝑎𝑢𝑡𝑜𝑐𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒
(CERIB, 2009). Cette relation traduit que pour une conduite de Ø 200, la vitesse moyenne
admise est de 0,61 m/s tandis que celles de Ø 300 ont une vitesse moyenne égale à 0,67 m/s.
Nous pouvons, donc dire à partir de ces observations que les conditions d’autocurage sont
vérifiées pour le réseau de collecte et de transport des eaux usées qui sera mis en place dans la
cité de Songon Kassemblé. Aussi, la simulation que nous avons opérée grâce au logiciel
Mensura Genius 7.0 stipule que les écoulements des eaux usées dans les conduites pourront
s’effectuer sans difficulté en respectant les conditions d’autocurage que nous avons spécifié
au départ.
Les regards seront disposés à toutes les intersections ou à tous les 50,00m pour faciliter
l’entretien de l’ensemble du réseau d’eaux usées. Cependant, certains regards ont été disposés
à moins de 50 m de sorte à imposer une certaine pente maximale, à la conduite.
Nous avons fixé la profondeur maximale de tranchée à 4 m. C’est un choix judicieux qui va
faciliter aux différents opérateurs immobiliers de se piquer sur les conduites à moindre coût,
d’une part. D’autre part, de prévenir les risques de contamination de la nappe phréatique de la
commune de Songon dont la profondeur est de huit mètres (8 m) environ. Compte tenu du fait
que le terrain est très vallonné, nous proposons l’implantation de stations de relevages aux
points où les profondeurs de tranchées dépasseraient les 4 m de profondeur. Sur cette base, le
site sera équipé de quatre postes de relevage pour relever les eaux et assurer leur écoulement
gravitaire. Les conduites de refoulement seront réalisées avec des tuyaux PVC pression Ø
200.
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Les caractéristiques des boues dans les bassins de clarification révèlent qu’elles ont un temps
de séjour égal à 4 heures, cela traduit un fonctionnement à faible charge. Le temps de séjour
de la boue dans un clarificateur correspond au temps disponible pour la sédimentation et
l’épaississement. Ainsi, au-delà d’un certain temps de séjour, le gain en épaississement est
très faible et les conditions qui s’y développent peuvent être à l’origine de la dénitrification
dans le clarificateur ou le foisonnement dans la station, pour ce fait, le tableau ci-dessous
donne les valeurs limites à ne pas dépasser.
Tableau X: temps de séjour des boues dans le clarificateur en fonction des charges massique
Charge massique Type de traitement associé Temps de séjour à ne pas
(Kg DBO5/Kg de MVS.j-1) au carbone dépasser (en minutes)
< à 0,1 Avec nitrification et 100 à 180
De 0,1 à 0,25 dénitrification 90
De 0,25 à 0,8 Sans traitement à l’azote De 30 à 80
> à 0,8 < à 30

Nous réalisons, à l’analyse des résultats du tableau, que le temps disponible pour la
sédimentation et l’épaississement des boues dans nos clarificateurs sont relativement élevés,
comparativement à celui mentionné dans le tableau ci-dessus, soit le double de la valeur
limite fixée. Il est possible d’apporter des corrections en ajustant, par exemple, la valeur du
taux d’abattement de la DBO5 à la sortie du bassin d’activation, de la valeur de la hauteur de
voile de boue dans le clarificateur et de la quantité de boue recirculée. Cependant, ces
ajustements impliqueraient une réduction du volume des clarificateurs.
Aussi, le calcul de l’Indice de Mohlman donne une valeur égale à 168 ml/g et une
concentration en MES égale à 3,1 g/L, ce qui traduit que la décantation des boues sera lente
dans les bassins. Ces résultats concordent parfaitement avec ceux de SADOWSKI qui
stipulent que pour des valeurs de charges massiques (Cm) égale à 0,15 Kg DBO5/Kg MVS,
l’indice de Mohlman est de 170 ml/g avec une concentration en MES égale à 3,5 g/L.
Le débit maximum de recirculation de boue étant de 40 m3/h, les études réalisées par
SADOWSKI suggèrent que pour des débits de recirculation supérieurs à cette valeur, il est
nécessaire de passer à deux clarificateurs de section totale équivalente. Cela impliquerait que
nous disposions de deux clarificateurs au niveau de la STEP N°1, quatre clarificateurs au
niveau de la STEP N°2, de sept clarificateurs au niveau de la STEP N°3 et de quatorze
clarificateurs au niveau de la STEP N°4. Cependant, compte tenu du fait que les sites

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d’implantations des STEP ont des superficies moins importantes, nous avons résolu de
maintenir le nombre de clarificateur à un (1) dans les STEP N°1 et N°2, comme spécifier sur
la figure ci-dessous. Quant aux STEP N°3 et N°4, le nombre de clarificateur sera
respectivement de deux et de quatre.

Figure 8: Plan de masse de la station d’épuration N°1


Les valeurs limites des paramètres de suivis des effluents d’eaux usées rejetés dans
l’environnement, selon les normes de rejets du CIAPOL sont consignées dans le tableau ci-
dessous :

Tableau XII: caractérisation des effluents à la sortie des stations d’épuration


Paramètre Concentration maxi à la Valeur limite (mg/L)
sortie autorisée selon CIAPOL
Des stations de traitement
MES 30 50

DCO 294 300

DBO5 44 100

Nous nous sommes intéressés à ces trois paramètres ci-dessus, pour suivre la qualité de rejet
de l’eau traitée issue des stations d’épuration. Les concentrations en MES, DBO et DCO sont

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en dessous des valeurs limites de rejet. Cela traduit que les eaux traitées respecteront les
normes de rejets en vigueurs en Côte d’Ivoire.
Enfin, faut–il mentionner que pour assurer un brassage correct, la hauteur d’eau de référence
dans les bassins munis de turbines (puissance absorbée en KW) est fixée à 10 KW pour une
hauteur de 2,3 m et à 18 KW pour une hauteur fixée à 2,6. A partir de ce constat, nous
pouvons dire que le nombre de brasseur à disposer par bassin d’activation avec une puissance
de 18 KW chacun serait de :
 10 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°1 ;
 30 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°2 ;
 40 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°3 ;
 80 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°4
La gestion efficace du système d’assainissement qui sera mis en place dans la cité de Songon
Kassemblé nous a amené à élaborer un plan stratégique de gestion de la station de traitement
et des déchets solides produits au sein de la cité.
Entendons par plan stratégique, toute opération ordonnée et coordonnée pour le maintien des
réseaux de collecte, le transport des eaux usées et des stations de traitement dans un état de
fonctionnement optimal.
L’intérêt du plan stratégique est d’assurer une amélioration des conditions de vie des
populations par le maintien des ouvrages dans un état de fonctionnement optimal, ce qui
assure leur pérennité.

Exploitation du réseau et de la STEP

 Tenu d’un cahier d’exploitation


La filière de traitement de la cité de Songon est un système à part entière; il est donc
nécessaire de tenir régulièrement un cahier d’exploitation où seront consignés les
observations, les mesures effectuées et les opérations d’entretien.

 Surveillance générale
La surveillance générale du réseau d’assainissement est indispensable pour détecter les
éventuelles anomalies telles que les refoulements des eaux usées, le bouchage des conduites et
les branchements anarchiques. Elle se fera 2 fois par semaine au minimum en 4heures par un
agent en charge du réseau.

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Quant à la surveillance des stations de traitement, elle vise à détecter tout écart par rapport au
fonctionnement normal de l’installation, que l’on peut constater sur la chaine de traitement.
Ces dysfonctionnements peuvent se situer à tous les niveaux de la filière de traitement :
– Au niveau du bassin d’aération, il peut y avoir une fermentation des boues et un
moussage biologique stable ;
– Au niveau du clarificateur, on peut observer un débordement du lit de boues et une
remontée des boues ;
– Au niveau de l’eau traitée, une turbidité ou une mauvaise qualité de l’effluent
– Elle se fera 2 fois par semaine au minimum pendant une demi-heure par un agent qui
sera formé à cet effet.

 Entretien du prétraitement
Il permettra de :
– Éviter les mauvaises odeurs
– Empêcher la mise en charge du réseau ou le by-pass des effluents ;
– Les déchets retirés du prétraitement seront évacués à la décharge contrôlée pour éviter
de nouvelles sources de pollutions. L’entretien se fera 2 fois par semaines pendant ¼
heures sur chaque STEP.

 Curage des boues


Le curage des boues va se faire 1 fois par semaine. Cette action vise à limiter le risque de
colmatage au niveau des insufflateurs d’air. Les boues récupérées seront séchées sur les lits de
séchage pendant 1 semaine. Elles seront ensuite transférées sur un autre site loin des
habitations, ce qui va contribuer ainsi à la réduction significative des nuisances olfactives. Le
séchage des boues sur ce nouveau site va se faire pendant sept semaines afin d’augmenter la
siccité des boues. Les boues séchées seront enfin conduire à la décharge contrôlée où elles
seront enfouit ou utilisées pour la fabrication d’engrais biologique.

 Lutte contre les remontées d’odeurs dans la cité


Dans les stations d’épuration des eaux usées, les mauvaises odeurs sont dues à grande partie à
la forte concentration d’hydrogène sulfureux (H2S). Pour pallier à ces nuisances, les STEP
seront construites loin des habitations à au moins 150 m. En effet, les filières de traitement
peuvent connaitre des dysfonctionnements pour des raisons multiples et, au cours des arrêts

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de fonctionnement, on assiste à des remontées d’odeurs nauséabondes qui sont parfois à


l’origine de maladies respiratoires. Une distance de 100 à 200 m est exigée afin de prévenir
ces risques de nuisances olfactives.

Politique de gestion des déchets solides dans la cite


La production des déchets suit la croissance démographique et le développement socio-
économique et leur gestion représente un enjeu majeur pour l’ensemble des agglomérations.
Dans le district d’Abidjan, en particulier, compte tenu de l’urbanisation galopante, la
production des ordures ménagères reste incontrôlée par les acteurs en charge de ce secteur.
il s’agit de réfléchir sur les différentes actions à mettre en place pour inciter chaque citoyen à
être écologue, afin d’optimiser le système de collecte, de traitement et de valorisation des
déchets ménagers dans la cité de Songon.
Nous procéderons pour ce fait à :

 Une caractérisation des déchets solides ménagers produits dans le district d’Abidjan ;

 À la quantification des déchets ménagers produits dans la cité ;

 La mise en place d’une stratégie de réduction des déchets à la source.

– Caractérisation des déchets solides


 Cadre institutionnel et règlementaire
En Côte d’Ivoire, la gestion des ordures ménagères est régie par les textes et lois qui suivants :
 L’ordonnance n° 2007-586 du 4 octobre 2007 abrogeant certaines dispositions de la
loi n° 2003-208 du 7 juillet 2003 portant transfert et répartition de compétences de
l’Etat aux collectivités territoriales ;
 le décret n° 2007-587 du 04 octobre 2007 portant création, attributions, organisation et
fonctionnement d’un établissement public à caractère industriel et commercial
dénommé Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR).
Ces textes et lois assurent la réglementation de la filière et définissent les rôles des
intervenants dans la gestion des ordures ménagères. Les principaux acteurs de la gestion
actuelle des déchets solides ménagers dans le district d’Abidjan, sont le Ministère de la
Jeunesse, du Sport et de la Salubrité, pour la gestion administrative et les opérateurs
techniques intervenants sur le terrain.

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 Caractérisation des déchets


Un rapport publié par Esther Müller et al. En 2010 donne une caractérisation des déchets
ménagers en Côte d’Ivoire, dont Abidjan en particulier.

Tableau XI: caractérisation des déchets solides dans le district d’Abidjan


Type de déchet proportion
Organique 45%
Plastiques 15%
Papiers et carton 5%
métaux 2%
Matériaux divers 33%

Nous remarquons que la fraction organique des déchets ménagers produits dans le district
d’Abidjan est très élevée que les autres éléments. Cela traduit que les déchets ménagers
produits qui seront produits dans la cité de SONGON seront essentiellement biodégradable.
 Evaluation de la quantité d’ordures ménagères produites dans la cité
La production spécifique d’ordures ménagères dans le District d’Abidjan est estimée à 1,06
Kg/habitant/jour (N’GETTIA, 2010).
La population de la cité de SONGON est estimée à 265 000 habitants. Sur la base de la
production spécifique d’ordure par personne, nous nous retrouvons à une production de
280900 Kg/j dans la cité, soit une production de 1,03.105 Tonnes /jr. En admettant un taux de
collecte de 90%, on aura une quantité de déchets égale à 255810 Kg/jr, soit 9,2.104 T/an.

– Stratégie de réduction des déchets solides


La réduction des déchets à la source passe nécessairement par l’information et la
sensibilisation. Un pays ne peut se développer dans un environnement insalubre, avec une
population non sensibilisée à l’hygiène et à l’environnement. De plus, les problèmes
économiques et sociaux politiques que traverse nos pays Africains ne leur permettent pas de
mettre en place une véritable campagne de sensibilisation de la population (aussi bien urbaine
que rurale), et de gérer de façon efficace les déchets.
C’est pour cela qu’il est nécessaire de s’organiser afin de pouvoir agir le plus efficacement
possible et de changer les habitudes. C’est dans ce but qu’il faut créer des journées de
sensibilisation.

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La sensibilisation a pour objectif d’amener la population à réduire la quantité de déchets


générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à
l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant.
Le concept de la sensibilisation est basé sur la prévention des déchets : « le meilleur déchet
est celui que l’on ne produit pas. » c'est-à-dire agir pour ne pas produire les déchets en
consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant
mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits
(réparation et don) et en jetant moins (compostage domestique).
Les journées de sensibilisations et d’informations sur la gestion des déchets se basent sur les
points suivants :
 sensibiliser la population au comportement d’éco-citoyen ;
 créer un cadre de concertation entre la population et les décideurs ;
 conseiller les décideurs de manière à ce qu’ils optent pour des choix judicieux en
faveur de l’environnement
 éducation aux codes de couleurs et les pictogrammes
Toutes ces actions combinées vont contribuer à réduire de façon significative les déchets
depuis la base et limité ainsi la quantité de déchets à transporter à la décharge.
La réduction des déchets doit prendre, également, en compte les déchets solides volumineux
qui arrivent à la station de traitement en transitant par les conduites. Ce sont :
 les ustensiles de cuisine (cuillère, fourchette, louche,…),
 les morceaux de linge,
 les éponges,
 les pneus dans les regards de visite
– différentes voies de valorisation des déchets
Les déchets ménagers, avec une fraction organique biodégradable élevée pourrons être utilisés
pour la fabrication de compost qui sera par la suite utilisé en agriculture. A ces déchets, on
peut adjoindre les boues séchées issues des STEP. Cette initiative est économiquement
rentable et pourrait générer des revenus qui pourront servir à l’entretien des stations
d’épuration.

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Une autre voie d’élimination des déchets est le transfert vers une décharge contrôlée où les
déchets recueillis seront enfouis dans des casiers étanches.

3.3 EVALUATION FINANCIERE DES COÛTS


L’évaluation des coûts sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau XII: évaluation du coût du projet d’assainissement

DES DESIGNATION DES OUVRAGES U QUANT. PRIX TOTAL

PRIX UNIT.

SERIE 000 - INSTALLATION DE CHANTIER

200 000
001 - INSTALLATION DE CHANTIER Ens 1 000 200 000 000

TOTAL SERIE 000 200 000 000

SERIE 100 - CANALISATION

101 - TRANCHEES POUR CANALISATION m3 30 005,000 3 500 105 017 500

102 - LIT DE SABLE m3 1 549,440 7 500 11 620 800

103 - CANALISATION EN TUYAUX PVC - SERIE II

A - Diamètre 160 mm ml 0,00 6 000

B - Diamètre 200 mm ml 25 824,00 1 200 30 988 800

C - Diamètre 200 mm (enrobé de béton) ml 0,00 15 000

D - Diamètre 300 mm ml 3 554,40 17 000 60 424 800

E - Diamètre 400 mm ml 0,00 22 000

104 - CANALISATION EN BUSE BA

A - Diamètre 500 mm ml 0,00 35 000

105 - REGARD DE VISITE 80x80 (profondeur moy=2,00m )

A - Avec tampon fonte série lourde U 150 650 000 97 500 000

B - Avec tampon béton U 0 350 000

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106 - REGARD DE VISITE 100x100 (profondeur moy =3,00m


)

A - Avec tampon fonte série lourde U 305 850 000 259 250 000

B - Avec tampon béton U 0 250 000

106 - PLUS-VALUES AUX PRIX 404 DM 200 150 000 30 000 000

108 - REGARD DE BRANCHEMENT 60 x 60 U 0 150 000

109 - RACCORDEMENT SUR OUVRAGE EXISTANT U 300 000

110 - OUVRAGE DE REJET EN BETON ARME


TOTAL 100 - CANALISATION 594 801 900

SERIE 200 - STATIONS D'EPURATION - STEP

201 STEP 1 : 14 000 équivalents habitants

Genie civil
Beton Q350 m3 329,9244 120 000 39 590 928
Armature kg 49488,66 1 400 69 284 124
Coffrage m² 888,52 6 500 5 775 380
Equipements
Racleur pour le décanteur primaire u 4 40 000 000 160 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 2 50 000 000 100 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 3 40 000 000 120 000 000

Canalisation, robineterie et équipements de protection 100 000


ens 1 000 100 000 000

Passerelles et bouton d'arrêt d'urgence


ens 1 50 000 000 50 000 000
Amenagement du site
Nettoyage, terrassements et Tx divers ens 1 20 000 000 20 000 000
100 000
Electricité et Automatisme
ens 1 000 100 000 000
TOTAL STEP 1 764 650 432

202 STEP 2 : 45 000 équivalents habitants

Genie civil
Beton Q350 m3 1260,9432 120 000 151 313 184
Armature kg 189141,48 1 400 264 798 072
Coffrage m² 1426,45 6 500 9 271 925
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 4 50 000 000 200 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 1 60 000 000 60 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 1 35 000 000 35 000 000

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Canalisation, robineterie et équipements de protection 130 000


ens 1 000 130 000 000
Passerelles et bouton d'arrêt d'urgence ens 1 60 000 000 60 000 000
Amenagement du site

Nettoyage, terrassements et Tx divers ens 1 20 000 000 20 000 000


120 000
Electricité et Automatisme
ens 1 000 120 000 000
TOTAL STEP 2 1 050 383 181

203 STEP 3 : 67 000 équivalents habitants

Genie civil
Beton Q350 m3 2071,9845 120 000 248 638 140
Armature kg 310797,68 1 400 435 116 745
Coffrage m² 1970,84 6 500 12 810 460
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 6 50 000 000 300 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 2 60 000 000 120 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 4 35 000 000 140 000 000

Canalisation, robineterie et équipements de protection 160 000


ens 1 000 160 000 000
Passerelles et bouton d'arrêt d'urgence ens 1 80 000 000 80 000 000
Amenagement du site

Nettoyage, terrassements et Tx divers ens 1 30 000 000 30 000 000


150 000
Electricité et Automatisme
ens 1 000 150 000 000
TOTAL STEP 3 1 676 565 345

204 STEP 4 : 140 000 équivalents habitants

Genie civil
Beton Q350 m3 3579,741 120 000 429 568 920
Armature kg 536961,15 1 400 751 745 610
Coffrage m² 4035,275 6 500 26 229 288
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 10 50 000 000 500 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 4 60 000 000 240 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 4 35 000 000 140 000 000

Canalisation, robineterie et équipements de protection 200 000


ens 1 000 200 000 000
100 000
Passerelles et bouton d'arrêt d'urgence
ens 1 000 100 000 000
Amenagement du site

Nettoyage, terrassements et Tx divers ens 1 60 000 000 60 000 000


200 000
Electricité et Automatisme
ens 1 000 200 000 000

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TOTAL STEP 4 2 647 543 818

205 STATIONS DE REFOULEMENT 450 000


U 4 000 1 800 000 000

TOTAL 200 - STATIONS D'EPURATION 9 128 746 576

RECAPITULATIF

SERIE 000 - INSTALLATION DE CHANTIER 200 000 000


SERIE 100 - CANALISATION 594 801 900
SERIE 200 - STATIONS D'EPURATION - STEP 9 128 746 576

MONTANT TOTAL HT (F CFA) 9 923 548 476


TVA : 18 % (F CFA) 1 786 238 726
MONTANT TOTAL TTC (F CFA) 11 709 787 201

Le coût total du projet est évalué à 11,71 milliards.

3.4 ETABLISSEMENT DE LA NOTICE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL


En Côte d’Ivoire, les projets de développement susceptibles d’impacter directement ou
indirectement l’environnement sont soumis à un avis du ministère chargé de l’environnement
et du développement durable. Cet avis est accordé sur la base d’une étude ou d’une notice
d’impact environnement selon la catégorie du projet. Le présent projet comprend deux volets :
– la collecte et le transport des eaux usées ;
– la mise en place de la station de traitement des eaux usées
Selon la législation de la Cote d’Ivoire, l’assainissement collectif des eaux usées en milieux
urbain et semi-urbain et de gestion des ordures ménagères notamment pour la mise en place
de centre d’enfouissement technique (CET) sont classés dans la catégorie A. Les projets de la
catégorie A sont soumis à une étude d’impact environnemental et social (EIES).

3.4.1 Impacts positifs du projet


La collecte, le transport et le traitement des eaux usées produites dans la cité tels que nous
préconisons, auront pour impacts direct, l’amélioration du cadre de vie des populations, la
réduction de la prolifération de vecteurs de maladies (mouches, moustiques, rongeurs,
cafards); donc une amélioration de la situation sanitaire de la cité de Songon.
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L’amélioration des conditions de vie de la population implique à la fois une stabilité


économique des habitants de la cité.
La construction de la filière de traitement implique la création d’emploi et la valorisation des
boues issues de la station de traitement est créatrice d’activités sources de revenue.
Malgré ses effets positifs, la mise en place de ce plan d’urgence présente aussi des impacts
négatifs que nous décrivons ci-après.

3.4.2 Impacts négatifs du projet


La construction du réseau d’assainissement et de la filière de traitement aura des impacts
négatifs sur les milieux biophysique et socio-économique.
Les principales causes des impacts sont dues à l’installation des bases-vies, au décapage des
sols qui est synonyme de pollution des sols, de la disparition d’espèces rares (plantes
médicinales, extinctions de la faune).
Le mauvaise gestion du réseau d’assainissement et de la station d’épuration pourrait
occasionner des remontées de boues dans les station de traitement, des refoulement d’eaux
usées dans les regards, les remontées d’odeurs et la pollution du cadre de vie de la cité,
prolifération de maladies.
Au vu de ces impacts négatifs potentiels, la proposition de mesures d’atténuations s’avère
nécessaire.

3.4.3 Plan de gestion environnementale et sociale


Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) est un programme qui permet
d’établir un plan détaillé des actions à mettre en œuvre en vue de prévenir, minimiser ou de
réparer les dommages socio-environnementaux que le projet engendrera durant toute sa vie. Il
comprend les mesures d’atténuation, le plan de surveillance et de suivi. Le tableau ci-dessous
donne un aperçu de quelques impacts significatifs, de certaines mesures à prendre et des
indicateurs de suivi.

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Tableau XIII: Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES)


Milieu récepteur impacts mesures Indicateur de suivi
Sol Production de Installer des bacs à S’assurer à chaque
déchets liquides et ordures devant fois de la présence de
solides chaque ménage pour bacs, de l’absence de
la collecte des déchet sur la cité; pas
déchets solides et d’eaux usées
collecter les eaux stagnantes
usées
Pollution des sols Evacuer les déchets Quantité de déchets
de curage vers la évacués à la décharge
décharge contrôlée ou au CTV; aucune
ou vers les centre de trace d’huile usager
valorisation de au sol.
déchet; installer du
matériels étanche
afin d’éviter
l’infiltration ou le
ruissellement des
huiles usagées.
Air Nuisance olfactive Assurer le Absence d’odeur
fonctionnement
continu des stations
de relevage et de
refoulement; des
stations de
traitement; de
l’évacuation des eaux
usées ainsi que des
déchets solides
Economique Expropriation des Choisir Nombre de personne
sites judicieusement les indemnisées

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sites; indemniser les


personnes affectées

3.4.4 Evaluation financière du coût de l’étude


Le coût total de la notice d’impact environnementale est estimé en fonction du coût globale
du projet. Nous avons fixé ce coût à 1% du coût globale du projet, soit un coût estimé à
11 709 872 TTC.

3.5 DIFFICULTES ET LIMITES DE L’ETUDE


La difficulté principale que nous avons rencontrée dans la réalisation de cette étude est
la mauvaise coordination du projet de construction des 60000 logements. En effet, la
répartition des tâches allouées à chaque Bureau d’Etude n’a pas tenu compte de la
chronologie de l’exécution des tâches, dès lors, nous avons attendu plusieurs semaines
avant d’entamer notre étude.
Les levés topographiques qui nous ont été transmis étaient truffés d’erreurs. Les points
topographiques correspondaient à ceux observés sur Google earth, ce qui traduit que
les altitudes observées ne sont pas actualisées. La conséquence de ses actes pourrait
entacher d’erreurs les données que nous avons fournies pour la construction du réseau
de collecte et de transport des eaux usées.
L’insuffisance d’espace sur le site de l’étude ne permet pas de respecter les
prescriptions relatives à l’implantation des stations de traitement. En effet, il est
recommandé de construire la station de traitement à une distance de 150 m, au moins,
des lieux d’habitations. Dans le cadre de cette étude, cette prescription serait difficile à
respecter, voir ignorer.
Les limites de l’étude s’articulent autour de deux points principaux :
La proximité des stations de traitement des lieux d’habitation ne permet pas le séchage
des boues curées sur le site, compte tenu des nuisances olfactives que cela occasionne.
Il faut réfléchir sur la possibilité de trouver un autre site pour le séchage des boues.
Aussi, le temps qui nous a été alloué pour la réalisation de cette étude était très
insuffisant. Dès lors, le volet de l’étude qui était consacré à la valorisation des déchets
issus de la filière n’a pas été approfondi.

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RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES
Ce rapport met en évidence, les problèmes de l’assainissement dans le District d’Abidjan,
de façon générale et dans la cité de Songon Kassemblé, de façon spécifique. Il s’intéresse
de près, à la démarche à suivre pour les choix, la conception et le dimensionnement de
réseaux d’assainissement et de station d’épuration des eaux usées municipales, d’une part.
D’autre part, à la gestion stratégique des produits de la station de traitement, des déchets
solides ménagers et des ouvrages.
Face aux difficultés rencontrées lors de l’exécution de cette étude, nous
recommandons que selon le contexte et en fonction des objectifs que l’Etat ivoirien
veut atteindre, que chaque avants projets détaillés soient établis d’avance. Une telle
initiative, permettra de disposer d’une base de données fiable pour exécuter les projets
dans les délais définis et d’assurer une meilleure coordination dans les différentes
phases d’étude.
Aussi, le choix de site pour l’implantation de la filière de traitement a été une tâche
difficile. Cela est dû au fait que les plan d’aménagement foncier, dans notre pays, ne
prennent pas en compte les sites d’implantation de tels ouvrages. C’est le lieu de
rappeler que l’assainissement est incontournable dans un pays à urbanisation
galopante comme le nôtre, alors il y a lieu de l’intégrer dans tous les projets de
développement.
La gestion et la mise en valeur du réseau d’assainissement doivent associer usagers,
planificateurs et décideurs à tous les échelons. Il importe donc de redéfinir les rôles et
les limites de toutes les parties prenantes. Elaborer les plans d’assainissement pour les
autres agglomérations selon l’acuité des besoins.
Le choix, la conception et le dimensionnement d’une filière de traitement requiert la
présence d’ingénieur expert dans le domaine. Dans la mise en œuvre des projets
d’assainissement, le gouvernement de Côte d’Ivoire et les Bureaux d’Etudes doivent
songer à recruter des ingénieurs de conception et de recherche formés pour cette
cause.
aujourd’hui, face à l’urbanisation que connait les pays, les décideurs doivent de plus
en plus se tourner vers des experts en la matière que sont les ingénieurs de conception

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et de recherche pour faire des choix judicieux dans la gestion optimale des déchets
liquides et solides.
La production de déchets ménagers dans la cité est très importante, il faut clairement
redéfinir les rôles des différents acteurs en charge de la gestion des ordures ménagères
dans le District d’Abidjan, en particulier dans la commune de Songon. Il faut
également mener une étude approfondie sur les différentes voix de valorisation des
déchets ménagers et des boues issues des stations de traitement pour éviter la
prolifération d’ordures ménagères dans la localité.
La présence d’un équipement nouvel et performant d’assainissement n’apporte pas de
façon massive et définitive un accès permanent des habitants aux services
d’assainissement. En effet, choisir, concevoir et dimensionner des ouvrages
d’assainissement et de drainage n’est d’aucune utilité si, aucune action n’est envisagée
et mise en œuvre pour le maintien en état de fonctionnement optimal des ouvrages qui
existent déjà.
Un rapport sur les conclusions du séminaire du 20 au 25 mai 1985, organisé par le
CIEH à Niamey, mentionne que de nouveaux aspects de l’assainissement dans les
pays Africain, notamment, ceux de l’ouest et du centre, nécessitent une approche
spécifique, et ne doivent se satisfaire d’un simple « transfert de technologie ou de
savoir-faire ».Ainsi, faut-il établir un bilan général de l’assainissement urbain dans le
contexte Africain.
La politique de réduction des déchets solides et le programme d’éducation, de
sensibilisation et de communication s’inscrivent dans le contexte Ivoirien. Toutefois,
les choses ne progresseront guère tant que la question n’aura été reconnue et que des
actions pratiques n’auront pas été approuvées au plus haut niveau politique.
Cette initiative demande suffisamment de temps, et est très exigeante en ressources car
elle est très participative et itérative. Elle a conséquemment un coût qu’il faut accepter
de supporter car son succès est un défi en raison des énormes enjeux d’un secteur très
sensible.

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CONCLUSION GENERALE
Sur la base des données recueillies sur le terrain et auprès des collectivités locales, la mise en
place d’un système collectif d’assainissement s’est avérée nécessaire pour la collecte et le
transport des eaux usées dans la cité de SONGON. Les eaux usées collectées seront
transportées jusqu’à l’exutoire par le biais d’un réseau séparatif d’une longueur totale de
5885 m soit 6 Km.
Le choix des sites d’implantation de la filière de traitement a nécessité le découpage du bassin
versant de la localité en quatre sous bassin versant. Sur chacun d’eux, a été implantée une
filière de traitement. Les eaux usées ainsi récupérées sur chaque sous bassin versant seront
drainées vers la filière de traitement implantée à son exutoire. Compte tenu de l’insuffisance
d’espace disponible, nous avons choisi de construire des systèmes intensifs. Le système
intensif choisi est une filière de traitement à boue activée.
Les résultats théoriques obtenus attestent que les eaux traitées issues des filières de traitement
respecteront les normes de rejets en vigueur en Côte d’Ivoire. Les taux d’abattement sont de
80% pour la DCO, de 90% pour la DBO5 et de 95% pour la MES.
Les quatre filières de traitement à boue activée fonctionneront à faible charge, ce qui implique
que les boues issues de ces stations n’ont pas nécessairement besoin de subir un traitement
tertiaire.
Un plan de gestion stratégique des déchets et des ouvrages d’assainissement a été établi pour
le maintien du cadre de vie de la cité saint et assurer la pérennité des réseaux de collecte et des
stations de traitement des eaux usées.
La notice d’impact établi révèle les impacts négatifs et positifs du projet. Un plan de gestion
social a été établir pour mieux contrer les impacts négatifs du projet.
Il ressort de ces observations que l’objectif global du projet est atteint. Cependant, des études
approfondir devraient être entreprises pour définir clairement les différentes démarches à
suivre pour une valorisation des boues de station d’épuration.

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déchets solides dans 4 pays Ouest-africain, 7p.
MONVOIS J., GABERT J., FRENOUX C. et GUILLAUME M., 2010 : Rapport sur le
choix des solutions techniques adaptées pour l’assainissement liquide, 140p.

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Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

N’GETTIA, 2010 : Gestion des ordures ménagères d’Abidjan : diagnostic, mémoire de fin
d’étude pour l’obtention d’un Master spécialisé en génie sanitaire et environnement, 63p.
NF EN 752-4 : Réseau d’évacuation et assainissement à l’extérieur des bâtiments- partie 4 :
conception hydraulique et considérations liées à l’environnement-1997.
NF EN 752 : Réseaux d’évacuation et assainissement à l’extérieur des bâtiments-2007.
RADOUX M., 1995 : qualité et traitement des eaux : note de cours à l’université Senghor
d’Alexandre 1er et 2ème partie, fondation universitaire Luxembourgeoise. 329p.
SADOWSKI, 2002 : rapport sur la méthode de calcul d’une filière de traitement, 103p.
TALLEC G., 2005 : émission d’oxyde nitreux lors du traitement de l’azote en station
d’épuration. Thèse de doctorat, ENPC, EU << ville et environnement >> Paris, 253p.
TASLET J.P, 1979 : Environnements sédimentaires et structuraux quaternaires du littoral du
Golf de guinée (Côte d’Ivoire, Togo, Bénin).

REFERENCE WEB :
Anonyme 1: www.therxcel.com/french/ressouc/evacuations-dimensionnement. Consulté
le 08/05/2014 à 12H30.

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ANNEXES

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xii
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Annexe1 : Paramètres de base pour le dimensionnent des ouvrages


 Paramètres de base de dimensionnement du dégrilleur
Paramètres Symbole Valeur admise Unité
Vitesse de passage V 1,3
entre les grilles
Angle d’inclinaison α 70 si dégrilleur Degré Celsius
manuel;
80 si dégrilleur
mécanique
Ecartement e 0,02 m
Coefficient de c 0,6 -
colmatage
Espacement entre b 0,005 m
grille
Rapport L/ℓ - 2 -

 Paramètres de base de dimensionnement du dessableur


Paramètres Symbole Valeur admise Unité
Vitesse de chute Vc 0,02 m.s-1
Vitesse horizontale Vh 0,3 m.s-1
Rapport L/ℓ - 2 -

 Paramètres de base de dimensionnement du décanteur primaire


Paramètre Symbole Valeur fixée Unité
Hauteur décanteur h 2,5 Mètre (m)
Temps de rétention Tr 7200 Séconde (s)
Débit moyen eaux QmEU à préciser m3.s-1
usées

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 Paramètres de base de dimensionnement du bassin d’aération


Paramètre Symbol Valeur Unité
Débit moyen eaux QmEU à préciser m3.j-1
usées
Equivalent habitant Eq.Hab 40 g de DBO5/hab/j
Charge massique Cm 0,15 Kg DBO5/j/Kg MVS
Concentration en C 3 Kg/m3
MVS
Concentration en Lf 0,218 g/L
DBO5
Hauteur h 3 m

 Paramètres de dimensionnement du clarificateur


Paramètre Symbole Valeur Unité
Débit moyen EU QmEU Voir résultats m3/s
Hauteur clarificateur h 2,25 m
Hauteur de voile de hv 1,5 m
boue
Taux de recirculation Tr 110% -
boue
Volume décantation Vd30 250 ml/L
après 30 minutes
Charge massique Cm 0,15 Kg DBO5/j/Kg MVS
Concentration en C 3 Kg.m-3
MVS
Angle d’inclinaison - 45 Degré Celsius
de la partie conique
de l’ouvrage
Concentration en Lfc Voir résultat Mg/L
DBO5

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xiv
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 Paramètres de dimensionnement de la bâche de recirculation des boues


DONNEES DE BASE VALEURS HYPOTHESES
RETENUES
Débit maximum A préciser (m3/j) -
Côte terrain naturel aval 10 m -
(CTN)
Côte d’arrivée (car) 2,5 m -
Nombre de demarrage( Nd) 10 Valeur fixée
Hauteur manométrique totale m -
(HMT)
Diamètre de la bâche (Db) 3m Valeur fixée
Section de la bâche (Sb) 7,1 m² Valeur fixée
Nombre de pompe (Np) 2 Valeur fixée
Hauteur entre 2 démarrage 0,35 m Valeur fixée
(H2d)
Hauteur donnée dans 0,35 m Valeur fixée
l’installation
Rendement hydraulique (ρ) 0,6 Valeur fixée
Rendement électrique (φ) 0,85 Valeur fixée
Intensité de pesanteur (g) 9,8 Valeur fixée

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Annexes 2 : Différentes caractéristiques des filières de traitement des eaux usées

 RÉSULTATS DE CALCUL DE LA STATION D’ÉPURATION À BOUE ACTIVÉE N°2

 Caractéristiques des ouvrages


Dégrilleur Automatique
Désignation Symbol Valeur Unité
Largeur dégrilleur ℓ 0,5 m
Hauteur h 0,3 m
Longueur immergée de la barre L0 0,3 m
Longueur dégrilleur L 1 m
Dessableur
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 0,3 m
Largeur ℓ 0,6 m
Longueur L 4,5 m
Surface S 2,7 m²
Décanteur primaire circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,5 m
Volume V 339 m3
Surface S 136 m²
Taux d'abattement ƞ 50 %
Quantité de boue produite Qdp 0,22 Kg MS
Longueur racleur mécanique L 7 m
Largeur racleur mécanique ℓ 2 m
Temps de séjour Ts 2 heure
Diamètre décanteur D 13,5 m
Concentration en DBO5 L0 436 mg/l
Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j
Bassin d'aération
Désignation Symbol Valeur Unité
Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j
Kg DBO5/j/Kg
Charge massique Cm 0,15 MVS
Concentration en MVS C 3 Kg/ m3
Concentration en DBO après un abattement de 50% Lf 218 mg/l
Volume bassin V 1971,5 m3
Hauteur bassin h 3 m
Diamètre D 29 m
Surface S 657 m²
Demande journalière en oxygène DJO 1197 Kg d’O2/j
Puissances à fournir Pu 444 KW
Temps de séjour Ts 12 heure

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xvi
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
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Charge volumique Cv 0,45 Kg DBO5/ m3.j


Hauteur de voile de boue H 1,5 m
Longueur brasseur mécanique L 14,5 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 2 m
Concentration en DBO5 à la sortie Lfc 174,31 mg/l
Clarificateur circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,25 m
Volume V 1577,2 m3
Surface S 700,96 m²
Diamètre D 30 m
Temps de séjour Ts 4 heure
Concentration en MES dans le bassin
aération Cba 3,1 g/l
Concentration en MES dans boue
recirculée Cbr 6 g/l
Concentration moyen de boue Clb 4,1 g/l
Masse de boue M 4273,8 Kg
Taux de recirculation de boue Tr 110 %
Débit recirculée Qr 186,6 m3/h
Quantité horaire recirculée Qhr 1111,4 Kg/h
Facteur d'épaississement Fép 1,9 -
Indice d'épaississement IM 168 ml/g
Longueur brasseur mécanique L 15 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 1,5 m
Lits de séchages
Désignation Symbol Valeur Unité
Nombre de lit - 2 lits
Fréquence d'extraction de boue - 1 par semaine
Durée de stockage temporaire - 1 Semaine
Quantité hebdomadaire de boue à
traiter Qhb 82789 Kg Ms
Hauteur maximale h 0,5 m
Surface unitaire de lit S 166 m²
Largeur totale lagune ℓ 18 m
Longueur totale lagune L 36 m
Surface totale des lits St 662 m²
BY-PASS
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 338,4 m3
Surface S 169,2 m²
Hauteur h 2 m
Largeur ℓ 9 m

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xvii
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Longueur L 18 m
BACHE A BOUE
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 83 m3
Surface S 55 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 5 m
Longueur L 11 m

 RÉSULTATS DE CALCUL DE LA STATION D’ÉPURATION À BOUE ACTIVÉE N°3

 Caractéristiques des ouvrages


Dégrilleur Automatique
Désignation Symbol Valeur Unité
Largeur dégrilleur ℓ 0,6 m
Hauteur h 0,3 m
Longeur immergée de la barre L0 0,3 m
Longeur dégrilleur L 1 m
Dessableur
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 0,4 m
Largeur ℓ 0,7 m
Longueur L 5,5 m
Surface S 4 m²
Décanteur primaire circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,5 m
Volume V 511,5 m3
Surface S 205 m²
Taux d'abattement ƞ 50 %
Quantité de boue produite Qdp 0,22 Kg MS
Longueur racleur mécanique L 8 m
Largeur racleur mécanique ℓ 2 m
Temps de séjour Ts 2 heure
Diamètre décanteur D 16,5 m
Concentration en DBO5 L0 436 mg/l
Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j
Bassin d'aération
Désignation Symbol Valeur Unité
Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j
Kg DBO5/j/Kg
Charge massique Cm 0,15 MVS
Concentration en MVS C 3 Kg/ m3

Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par


Thomas AMANVI, Promotion 2012 - 2014
xviii
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Concentration en DBO après un abattement de 50% Lf 218 mg/l


Volume bassin V 2958 m3
Hauteur bassin h 3 m
Diamètre D 35,5 m
Surface S 986 m²
Demande journalière en oxygène DJO 1793 Kg d’O2/j
Puissances à fournir Pu 667 KW
Temps de séjour Ts 12 heure
Charge volumique Cv 0,45 Kg DBO5/ m3.j
Hauteur de voile de boue H 1,5 m
Longueur brasseur mécanique L 17,5 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 2 m
Concentration en DBO5 à la sortie Lfc 174,31 mg/l
Clarificateur circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,25 m
Volume V 2366,4 m3
Surface S 1051,74 m²
Diamètre D 36,6 m
Temps de séjour Ts 4 heure
Concentration en MES dans le bassin
aération Cba 3,1 g/l
Concentration en MES ds boue recirculée Cbr 6 g/l
Concentration moyen de boue Clb 4,1 g/l
Masse de boue M 6412,6 Kg
Taux de recirculation de boue Tr 110 %
Débit recirculé Qr 280 m3/h
Quantité horaire recirculée Qhr 1667,5 Kg/h
Facteur d'épaississement Fép 1,9 -
Indice d'épaississement IM 168 ml/g
Longueur brasseur mécanique L 18,3 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 1,5 m
Lits de séchages
Désignation Symbol Valeur Unité
Nombre de lit - 2 lits
Fréquence d'extraction de boue - 1 par semaine
Durée de stockage temporaire - 1 Semaine
Quantité hebdomadaire de boue à traiter Qhb 124231 Kg Ms
Hauteur maximale h 0,5 m
Surface unitaire de lit S 248 m²
Largeur totale lagune ℓ 22 m
Longueur totale lagune L 45 m
Surface totale des lits St 995 m²

Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par


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xix
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

BY-PASS
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 511,2 m3
Surface S 255,6 m²
Hauteur h 2 m
Largeur ℓ 11 m
Longueur L 23 m
BACHE A BOUE
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 124 m3
Surface S 83 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 6,5 m
Longueur L 13 m

 RÉSULTATS DE CALCUL DE LA STATION D’ÉPURATION À BOUE ACTIVÉE N°4

 Caractéristiques des ouvrages


Dégrilleur Automatique
Désignation Symbol Valeur Unité
Largeur dégrilleur ℓ 1 m
Hauteur h 0,5 m
Longueur immergée de la barre L0 0,5 m
Longueur dégrilleur L 1,5 m
Dessableur
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 0,5 m
Largeur ℓ 1 m
Longueur L 8 m
Surface S 8 m²
Décanteur primaire circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,5 m
Volume V 1073 m3
Surface S 429,5 m²
Taux d'abattement ƞ 50 %
Quantité de boue produite Qdp 0,22 Kg MS
Longueur racleur mécanique L 12 m
Largeur racleur mécanique ℓ 2 m
Temps de séjour Ts 2 heure
Diamètre décanteur D 23 m
Concentration en DBO5 L0 436 mg/l

Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par


Thomas AMANVI, Promotion 2012 - 2014
xx
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j


Bassin d'aération
Désignation Symbol Valeur Unité
Equivalent habitant Eq.hab 40 g/DBO5/hab/j
Kg DBO5/j/Kg
Charge massique Cm 0,15 MVS
Concentration en MVS C 3 Kg/ m3
Concentration en DBO après un abattement de 50% Lf 218 mg/l
Volume bassin V 6252 m3
Hauteur bassin h 3 m
Diamètre D 51,5 m
Surface S 2084 m²
Demande journalière en oxygène DJO 3790 Kg d’O2/j
Puissances à fournir Pu 1407 KW
Temps de séjour Ts 12 heure
Charge volumique Cv 0,45 Kg DBO5/ m3.j
Hauteur de voile de boue H 1,5 m
Longueur brasseur mécanique L 26 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 2 m
Concentration en DBO5 à la sortie Lfc 174,31 mg/l
Clarificateur circulaire
Désignation Symbol Valeur Unité
Hauteur h 2,25 m
Volume V 5001,5 m3
Surface S 2222,9 m²
Diamètre D 53,21 m
Temps de séjour Ts 4 heure
Concentration en MES dans le bassin
aération Cba 3,1 g/l
Concentration en MES ds boue recirculée Cbr 6 g/l
Concentration moyen de boue Clb 4,1 g/l
Masse de boue M 13553,3 Kg
Taux de recirculation de boue Tr 110 %
Débit recirculé Qr 592 m3/h
Quantité horaire recirculée Qhr 3524,4 Kg/h
Facteur d'épaississement Fép 1,9 -
Indice d'épaississement IM 168 ml/g
Longueur brasseur mécanique L 26,6 m
Largeur brasseur mécanique ℓ 1,5 m
Lits de séchages
Désignation Symbol Valeur Unité
Nombre de lit - 2 lits
Fréquence d'extraction de boue - 1 par semaine

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xxi
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Durée de stockage temporaire - 1 Semaine


Quantité hebdomadaire de boue à traiter Qhb 262476 Kg Ms
Hauteur maximale h 0,5 m
Surface unitaire de lit S 525 m²
Largeur totale lagune ℓ 32 m
Longueur totale lagune L 65 m
Surface totale des lits St 2100 m²
BY-PASS
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 1072,8 m3
Surface S 536,4 m²
Hauteur h 2 m
Largeur ℓ 16 m
Longueur L 33 m
BACHE A BOUE
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 262 m3
Surface S 200 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 10 m
Longueur L 20 m

Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par


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xxii
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales :
cas de la promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte
d’Ivoire)

Annexe 3 : Profil en long de tracé de réseau

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xxiii

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