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IFRS 9

Mehdi BEN KRAM


MBA Accounting, Certif IFRS ACCA
IFRS Trainer, ECC Mazars Tunisia 1
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation
3 Dépréciation des actifs financiers
Sommaire
4 Comptabilité de couverture
5 Modalités de transition
6 Informations à fournir
Définition des instruments financiers
Il s'agit de tout contrat qui donne lieu à un actif financier pour l'une des parties et à un
passif financier ou à un instrument de capitaux propres pour l'autre partie.

Illustration 1 :

Selon la définition de la norme IAS 32 instruments financiers, quel est l’élément


qui n’est pas considéré comme un instrument financier :
A- de la trésorerie chez la banque
B- Traite (lettre de change)
C- assurance payé d’avance ( prepaid insurance)*
D- Contrat d’échange forward

* Les charges payées d’avance et les produits reçus d’avance ne sont pas des actifs financiers ➔
l’extinction ne s’effectuera pas par la remise d’espèces ou d’autres actifs financiers mais par la livraison
de biens ou de services.

3
Champ d’application IFRS 9 Bancaire
Product/service Fee/compensation received Generally in scope of:
IFRS 15 IFRS 9

Credit cards – Interchange fees


– Annual fees
– Interest
– Loyalty schemes
– Balance transfer fees
Broking fees (courtage) – Trade execution

Commission – Insurance commission

Credit facilities – Interest


– Origination fees
– Commitment fees
– Early redemption fees
Savings and current accounts – Interest
– Account and transaction fees
Investment banking – Underwriting fees (souscription)
– Advisory fees
– Syndication fees
Private banking – Management fee
– Performance fees
– Administration fees
– Trade execution fees

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Vue d’ensemble - IFRS 9
IFRS 9 s’applique à compter du 1er janvier 2018

Enjeux Enjeux
Phases IFRS 9
Corporates banques (*)

Phase I
Classement et évaluation Nouveau modèle

Phase II
Dépréciation des actifs Nouveau modèle
financiers

Amélioration du
modèle général
Phase III
Comptabilité de couverture
Macro couverture
Projet en cours

Modéré Moyen Fort * Y compris les filiales bancaires des Corporates

5
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation
3 Dépréciation des actifs financiers
Sommaire 4 Comptabilité de couverture
5 Modalités de transition
6 Informations à fournir
7 Projet d’implémentation IFRS 9
Classement et évaluation – Actifs financiers
IAS 39 IFRS 9
Catégorie Evaluation Catégorie Evaluation

Actifs à la JV Actifs à la JV
JV par résultat JV par résultat
par le résultat par résultat

JV par OCI (actions) – sur


option
JV par OCI + dépréciation Actifs à la JV
AFS par résultat par OCI
JV par OCI (instruments
de dette)

Coût amorti selon TIE +


HTM
dépréciation par résultat Coût amorti selon TIE +
Actifs au coût
amorti dépréciation par résultat
Prêts et Coût amorti selon TIE +
créances dépréciation par résultat

Coût amorti : 2 critères à respecter


• Instrument détenu dans le but de recevoir des flux
contractuels (« Business Model Test »)
• Instrument ayant des caractéristiques de base d’un prêt
(« Cash Flows Characteristics Test »)

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Divergences de classification des titres et créances en système
bancaire Tunisien (NCT 21 à NCT 25)
NCT 21 NCT 25

AC3 - Créances sur Créances, liées à des Principal et intérêts


la clientèle prêts ou avances courus

Négociable sur
A- Titre de transaction CBMP à la date d’arrêté un marché
(Liquide, avenir proche) (Δ Rt) liquide à très
AC4- PTF court terme
Commercial B- Titres de placement VM* (TC) ou JV** (TNC)
(Autres qu’AC5 et qu’AC4- -value (Rt), +Value non
A) constatée
Exp : Obligations
A- Titre d’investissement M. Actuarielle ou détenues jusqu’à
(Revenu fixe) M. Linéaire l’échéance

B- Titres de participations VM* (TC)ou JV** (TNC)


AC5- PTF
(Actions et autres à -value (Rt), +Value non
d’investissement revenus variables) constatée
VM* (TC)ou JV** (TNC)
C&D- Parts dans les coE,
-value (Rt), +Value non
E associées et E liées,)
constatée

(*) Une décôte est possible en fonction de VM, rendement, …)


(**) Valeur probable de négociation, transaction récente, VM

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instruments de dette en JV par OCI

Comptabilisation de la
OCI différence entre la JV et
le coût amorti
Certains instruments
Dépréciation
de dette
Gain / perte

Juste valeur par OCI de change

(IAS 21)

Compte de résultat

❑ Comptabilisation obligatoire de certains instruments de dette en JV par OCI


❑ Conditions à respecter. Les actifs financiers concernés doivent :
✓ respecter le test des caractéristiques des cash flows contractuels ; et
✓ être gérés à la fois pour en collecter les cash flows contractuels et dans une
optique de cession

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instruments de capitaux propres (selon IAS 32)

 Classification par défaut en JV en P&L


 Option OCI pour les instruments de capitaux propres autres que les instruments de trading
▪ Choix irrévocable lors de la première comptabilisation
▪ Dividendes comptabilisés directement en résultat
▪ Pas de recyclage en cas de cession/dépréciation du titre

IAS 39 IFRS 9
Comptabilisation des Comptabilisation
variations de JV des variations de JV
OPTION IFRS 9
OCI OCI
Mesure des titres
Evaluation des
actions - AFS Gains / pertes
titres actions
réalisés
Juste valeur Juste valeur
Dépréciation
avec option OCI
Compte de Compte de
résultat résultat

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Classement et évaluation – Actifs financiers

IAS 39 IFRS 9

• Séparation du dérivé incorporé lorsque les • Instruments financiers actifs


critères sont respectés et que l’instrument
n’est pas à la JV par le résultat

Coût amorti Instrument


Contrat hôte Analyse dans son ensemble pour
financier déterminer son classement en
hybride coût amorti ou JV par le résultat
Evaluation à la JV
Dérivé incorporé
par le résultat

Plus de séparation
du dérivé incorporé
pour les actifs
financiers hybrides

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instrument de dette – Test SPPI

Exemples d’évaluation respect SPPI test pour actifs financiers*

Actifs respectant le test SPPI sur la base de l'analyse qualitative

▪ Créances clients à court terme


▪ Créances clients LT ou prêts à une société mise en équivalence, à taux fixe
▪ Investissement rémunéré selon des taux règlementés
▪ Investissement rémunéré sur la base d'un taux variable (taux Euribor, taux LIBOR, taux TMM etc.)
▪ Titre obligataire simple coté sur un marché actif ou indexé sur l’inflation
▪ Obligations à taux variable « capé »
▪ Obligation basique émise dans un environnement réglementaire particulier
▪ Prêt avec recours sécurisé par une garantie
▪ Prêt acquis avec une décôte due à son risque de crédit « distress debt »
▪ Réinitialisation d’un taux d’intérêt à la hausse suite non paiement de mensualités (avec jugement)
▪ Un prêt contenant une combinaison d’un taux fixe et un taux variable plafonnée à un taux bien
déterminée.

*Le principe fondamental pour satisfaire le critère SPPI est qu’un actif financier ne doit pas contenir des
termes contractuelles qui l’expose au risque et volatilité non lié à un mécanisme de prêt basique. En
d’autres termes le principal doit être la JV de l’actif à la date initiale et les flux doivent être dû
uniquement au passage du temps, risque de crédit associé, frais de gestion et une marge commerciale.
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Classement et évaluation des actifs financiers
Instrument de dette – Test SPPI

Exemples d’évaluation SPPI avec Benchmark test

Actifs pour lesquels le test qualitatif ne peut pas être conclusif – Nécessité de réaliser le
benchmark test

▪ Investissement à taux variable dont la date de refixation ne correspond pas à la maturité de


l'index (ex : LIBOR 3M refixé chaque mois)
▪ Parts de fonds de titrisation

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Les défis: test SPPI - des caractéristiques à vérifier
Ce sont des indicateurs où l'actif doit être évalué à la juste valeur

Caractéristiques Description

Taux d'intérêt non standard Conditions contractuelles modifiant le calendrier ou le montant des flux de trésorerie

Effet de levier Durée contractuelle augmentant la variabilité des flux de trésorerie contractuels

Termes contractuels permettant à l’émetteur de payer à l’avance avant échéance. Les options de prépaiement
Options de paiements n'excluent pas la catégorie Coût amorti ou JV selon OCI tant que ces caractéristiques sont cohérentes avec le
anticipés
critère SPPI (compensation raisonnable du principal et intérêts restants dû)
Termes contractuels permettant à l’émetteur ou au titulaire de prolonger la durée de l’actif financier. Les
Options d’extension options d'extension n'empêchent pas la catégorie de coût amorti ou FVOCI tant que ces fonctionnalités sont
cohérentes avec le concept SPPI (compensation additionnel raisonnable sur la durée restante)
Durée contractuelle dans laquelle les réclamations d'un créancier sont limitées à des actifs déterminés, qui
Prêt sans recours
peuvent être des actifs financiers ou non financiers

Le droit de paiement sur des tranches moins importantes (c’est-à-dire exposées à un risque de crédit plus
Instruments liés
élevé) dépend de la génération par l’émetteur de flux de trésorerie suffisants pour payer des tranches plus
contractuellement
anciennes. Une approche transparente est nécessaire pour déterminer si le critère SPPI est rempli.

Instrument hybride Existence dans le contrat d'une composante dérivée incorporée

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instrument de dette – Test SPPI

Test du caractère SPPI de l’instrument de dette


 Dans un financement simple, l’intérêt représente : coût du passage du temps + prix
du risque de crédit et de liquidité sur la période + autres composantes (ex : coûts
administratifs…)
 Démarche pour déterminer si un actif respecte le test SPPI : (niveau d’instrument)
▪ Analyse qualitative réalisée (caractéristiques de l’instrument)
▪ Si analyse qualitative non conclusive, analyse quantitative (ou Benchmark test) effectuée

EURIBOR 3M
révisé Benchmark Test EURIBOR 1M
révisé
mensuellement mensuellement Si la différence est jugée
significative, le test échoue et l’actif
Instrument à Différence entre les flux de Instrument est comptabilisé à la juste valeur
trésorerie futurs (non
évaluer actualisés) de référence par résultat

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instrument de dette – Test SPPI (amendement 2017 remboursement
anticipé avec compensation négative)

Test du caractère SPPI de l’instrument de dette


qui inclut une clause de remboursement anticipé

 Démarche pour déterminer si cet actif respecte le test SPPI :


▪ (Benchmark test) effectuée sur la différence entre la somme des paiements restants et la compensation
➔différence raisonnable ( jugement professionnel ) >>>> évaluation au coût amorti.

Les amendements à l'IFRS 9 ont supprimé le mot «supplémentaire»


de l'IFRS 9.B4.1.11 (b) et permettent à une compensation négative
de satisfaire à SPPI, c'est-à-dire qu'une compensation négative
échoue avant que les amendements ne soient appliqués. Si la différence est jugée
significative, le test échoue et l’actif
est comptabilisé à la juste valeur
Du coté emprunteur ,en cas de probabilité d’exercice de la clause de par résultat
remboursement, la valeur initiale de la dette doit être ajustée à la
clôture de l’exercice.
➢ La dette demeure être classée en passif non courant

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illustration 2 test SPPI

L'entité Gamma prête à l'entité Omega 250 millions DT pour cinq ans à un taux de 4%. L'entité
Omega est un promoteur immobilier qui utilisera les fonds pour acheter un terrain et
construire des appartements résidentiels à vendre. En plus des 4% d’intérêts, l’entité Gamma
aura droit à 7% supplémentaires des bénéfices nets finaux du projet.

Question: Le prêt répond-il au critère des flux de trésorerie contractuels «SPPI » ?

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illustration 3 test SPPI

L'entité X prête à l'entité Y, 3 millions DT pour une période de sept ans, sous réserve des
conditions suivantes :
- L’intérêt est basé sur le taux d’intérêt du marché variable en vigueur
- Le taux d'intérêt variable est plafonné à 6%
- Remboursable dans sept ans.

Question: Le prêt répond-il au test des caractéristiques des flux de trésorerie contractuels de
SPPI ?

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L’impact de l’échec du Test SPPI sur la juste valeur
des instruments de dette

A titre d’exemple, une créance client indexé sur le rendement de l’emprunteur impacte la valeur
d’utilité de la créance (Somme des CF (principal + intérêt variable) actualisés) d’une année à une autre
ce qui détermine une juste valeur variable qui doit être imputé au compte de résultat ➔ la méthode
du coût amorti n’est plus fiable pour la détermination de la valeur de la créance.

19
La notion du Business model (modèle économique)

➢ Les modalités de gestion d’un groupe d’instruments de dette (prêts, créances ou obligations) dont les
objectifs ont été fixés par les principaux dirigeants de l’entité. (KMP IAS 24)

➢ Ne dépend pas de l'intention de la direction pour un instrument individuel

➢ Appréciation à un niveau d’agrégation plus élevé que l’instrument (portefeuille ou activité) selon les
indicateurs cumulatifs suivants :

✓ À un niveau reflétant la gestion d’actifs financiers pour atteindre l’objectif défini (perceptions de flux de
trésorerie et/ou réalisation de ventes)

✓ Sur la base de faits observables.

❖ Rq : Possibilité d’affecter un actif financier à plusieurs business model ( exp du crédit syndiqué)

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Classement et évaluation des actifs financiers
Instrument de dette - Business Model (l’évaluation
agrégé)

Business model Caractéristiques clé Traitement

▪ Objectif: détenir des actifs pour collecter leur flux


contractuels
▪ Collecte des flux
▪ Les ventes sont secondaires à l’objectif Coût amorti
contractuels
▪ Généralement les ventes les plus faibles (fréquence
et volume)

▪ Collecte des flux ▪ La collecte des flux contractuels et la revente des


contractuels et actifs font partie intégrante de l’objectif
revente JV par OCI *
▪ Généralement les ventes les plus importantes
(fréquence et volume)

▪ Autre ▪ Aucun des autres objectifs JV par P&L**

* Si test SPPI atteint et critères d’option de JV


** Pas d’analyse SPPI nécessaire
21
Les défis: évaluation du modèle d'entreprise -
facteurs clés
Facteurs à prendre en compte: Description

Mesure de la performance du Si les rapports de gestion et les indicateurs de performance clés sur la performance du portefeuille sont
portefeuille liés à la juste valeur, cela peut indiquer un modèle d'entreprise différent de celui de détenir en vue de
collecter.

Si la stratégie de placement vise à réaliser des gains sur les variations de juste valeur plutôt que de gagner
Stratégie d’investissement des intérêts contractuels, cela peut être un indicateur d'un modèle d'entreprise différent de celui de
détenir en vue de collecter

Les ventes passées fournissent des éléments liés à la manière dont l'objectif déclaré de détention des
actifs financiers est atteint et à la manière dont les flux de trésorerie sont réalisés.
Certaines ventes ou cessions d’instruments financiers avant leur échéance peuvent être compatibles avec
La valeur, la fréquence, et le timing le modèle économique «Détenir en vue de collecter» si elles sont peu fréquentes (même si leur valeur est
des ventes significative) ou insignifiantes, individuellement ou globalement (même si elles sont fréquentes).
Les ventes réalisées près de l'échéance et dont le produit correspond à peu près au recouvrement des flux
de trésorerie contractuels restants peuvent être compatibles avec le modèle économique en vue de
collecter.

Une augmentation de la fréquence ou de la valeur des ventes n'est pas nécessairement incompatible avec
Les raisons de vente un modèle d'entreprise détenu en vue de collecter si une entité peut expliquer les raisons des ventes et
pourquoi ces ventes ne reflètent pas une modification de l'objectif du modèle d'entreprise.

L'utilisation de la CDS pour gérer et transférer activement le risque de crédit n'est pas compatible avec un
modèle d'entreprise «Détenir pour collecter».
Gestion du risqué de crédit Dans le cadre de la détention de portefeuille, l’utilisation de la CDS pour la gestion du risque global peut
déclencher la mesure de la juste valeur par le biais du résultat net du prêt pendant la période de
couverture 22
Les défis: évaluation du modèle économique -
facteurs clés
Le modèle économique est un fait et non une affirmation

Facteurs à prendre en compte Description

Vue prospective la stratégie future attendue aura un impact

Si les placements en titres de créance vendus devraient être conservés pendant une longue période par
Période de détention
rapport à leur échéance contractuelle

Politiques de placement déclarées / documentées de la direction et objectifs pour le portefeuille et le


Représentation de la direction fonctionnement de ces politiques

Rémunération de la direction Comment la direction est-elle rémunérée (par exemple, si la compensation est basée sur la juste
valeur des actifs gérés ou sur les flux de trésorerie contractuels collectés)

Un reclassement est nécessaire si l’objectif du modèle économique de l’entité pour la gestion de la


Reclassification
variation de ces actifs financiers.

23
Classification et évaluation des instruments financiers (arbre de décision)

24
La hiérarchie pour déterminer la juste valeur (cf. FRS 13)
L'IFRS 13 classe les entrées dans une hiérarchie à trois niveaux:

❑ Niveau 1: prix cotés pour des actifs ou des passifs identiques sur des marchés
actifs avec une fréquence et un volume de négociation suffisants pour fournir
des informations de prix continues

❑ Niveau 2: entrées directement ou indirectement observables autres que celles


incluses dans le niveau 1
ex: prix cotés pour des actifs similaires sur des marchés actifs

❑ Niveau 3: entrées non observables:


par exemple. par exemple: les propres données de l'entité, les données historiques
du marché, etc.

➢ Le niveau de la juste valeur est déterminé par le niveau d'intrants le plus bas
utilisé; Exemple: si un modèle d'évaluation utilise trois entrées de niveau 1 et
une entrée de niveau 3, l'évaluation entière sera normalement de niveau 3

25
Quel serait le modèle économique de ces actifs financiers et
le traitement comptable adéquat dans les cas suivants ?

Illustration 4 :

Le 31 Décembre 2018, Epsilon a prêté 30 millions de dinars à une autre entité. Epsilon a
engagé des coûts directs de 250 000 dinars pour la mise en place de ce prêt. Le taux d’intérêt
annuel implicite dans cet arrangement est d’environ 10%. Epsilon n'a aucune intention de
céder ce prêt à un tiers à aucun moment.

26
Quel serait le modèle économique de ces actifs
financiers et le traitement comptable adéquat dans les
cas suivants ?
Illustration 5 :

Le 31 Décembre 2015, Kappa a accordé un prêt de 10 millions de TND sur trois ans à l'entité X.
Le taux d'intérêt payable sur l'emprunt était de 8% par an et était payable à terme échu. Le 31
Décembre 2018, Kappa recevra un nombre fixe d'actions de l'entité X en règlement intégral du
prêt. L'entité X a payé l'intérêt dû de 800 000 TND le 31 Décembre 2016 et l'entité X n'a pas de
problème de liquidité. Après le paiement de cet intérêt, la juste valeur au 30 Décembre 2016,
l’actif de cet emprunt était estimé à 10,5 millions de dinars.

27
Quel serait le modèle économique de ces actifs
financiers et le traitement comptable adéquat dans les
cas suivants ?

Illustration 6 :

Le 1er janvier 2018, Kappa a acheté une participation dans l'entité Y pour 12 millions de dinars.
L’investissement n’a pas permis à Kappa d’exercer un contrôle ou une influence notable sur
l’entité Y, mais l’investissement est perçu comme un investissement à long terme.

Le 30 Décembre 2019, Kappa o opté pour la juste valeur par le biais des autre éléments du
résultat global.

La juste valeur de la participation dans l’entité Y est estimée à cette date à 13 millions de
dinars.

28
Quel serait le modèle économique de ces actifs
financiers et le traitement comptable adéquat dans les
cas suivants ?

Illustration 7 :

Le 1er avril 2018, Epsilon a acheté 500 000 actions d’un fournisseur clé, l’entité X. Ces actions
ont été achetées dans le but de protéger l’approvisionnement d’Epsilon et Epsilon n’a pas
l’intention de spéculer sur ces actions. Les actions coûtent 2 dinars par action et les coûts
directs d'achat des actions s'élèvent à 100 000 Dinars. Le 1er Mai 2019, le fournisseur a versé
un dividende de 0.5 dinars par action. Au 31 décembre 2019, la juste valeur d’une action de
l’entité X était de 2,25 Dinars.

29
Quel serait le modèle économique de ces actifs
financiers et le traitement comptable adéquat dans les
cas suivants ?

Illustration 8 :

Le 1er janvier 2018, Epsilon a acheté 100 000 options* d'achat pour acheter des actions de
l'entité Y - un tiers non connecté. Chaque option permettait à Epsilon d’acheter des actions de
l’entité Y le 31 décembre 2018 pour 6 Dinars par action. Le 1er janvier 2018, Epsilon a payé
1,25 Dinars par option. Au 31 mars 2018, la juste valeur d'une action de l'entité Y était de 8
Dinars et la juste valeur d'une option d'achat d'actions achetée par Epsilon était de 1,60
Dinars. Cet achat d'options d'achat ne fait pas partie d'un accord de couverture.

30
Quel serait le modèle économique de ces actifs
financiers et le traitement comptable adéquat dans les
cas suivants ?

Illustration 9 :

Une entité détient des placements afin d'en percevoir les flux de trésorerie contractuels. Ses besoins de
financement sont prévisibles et l'échéance de ses actifs financiers concorde avec ses besoins de
financement estimés. L'entité effectue des activités de gestion du risque de crédit dans le but de minimiser
les pertes de crédit. Par le passé, l'entité a généralement procédé à des ventes lorsque le risque de crédit
d'actifs financiers avait augmenté de telle façon que ces actifs ne respectaient plus les critères en matière
de crédit spécifiés dans l'énoncé de la politique de placement de l'entité. De plus, des ventes, non
fréquentes, ont eu lieu en raison de besoins de financement imprévus.

Les rapports présentés aux principaux dirigeants sont axés sur la qualité de crédit des actifs financiers et
sur le rendement contractuel. L'entité surveille également, entre autres informations, la juste valeur des
actifs financiers.

31
Classement et évaluation des passifs financiers

 Peu de modifications par IFRS 9 des


dispositions d’IAS 39 pour les passifs Passifs au coût Coût amorti selon
financiers amorti TIE

▪ Maintien des catégories comptables, des cas


d’application de l’option juste valeur, de la Passifs à la JV
JV par résultat
séparation des dérivés incorporés… par résultat

 Seule nouveauté notable : les variations de valeur des dettes à la juste valeur sur
option liées au spread émetteur seront comptabilisées en OCI
▪ 2 exceptions à ce principe :
1. Si cela crée ou accentue une distorsion comptable
2. Si le passif financier concerne un engagement de financement ou une garantie
financière
▪ Pas de recyclage en résultat de la réserve OCI même en cas de rachat de la dette mais
montant d’OCI « réalisé » en cas de décomptabilisation du passif à indiquer en annexe

32
Classement et évaluation
Principaux changements

Ce qui ne change pas Ce qui change Enjeux

■ Critères de classement différents


notamment sur les instruments
de dettes pour le coût amorti
− Coût amorti ■ Actions FV to OCI - les gains et
Actifs − Juste valeur par pertes, ainsi que la dépréciation
financiers résultat ne sont pas recyclés en résultat
− Juste valeur par OCI ■ Plus de possibilité de séparation
des dérivés incorporés (après
analyse des caractéristiques
économiques)

■ Pour les passif à la JV par


− Coût amorti résultat, comptabilisation du
Passifs − Option de Juste valeur risque de crédit propre par OCI
financiers (cas limités pour les corporates)
− Bifurcation des dérivés
incorporés dans les ■ Impact en cas de renégociation
dettes des emprunts

33
les catégories de titres obligataires
Catégories d’instruments
financiers obligataires*

Obligation classique

Obligation composé

Obligation Obligation Obligation Obligation avec bon Obligation avec bon


convertible en échangeable en remboursable en de souscription de souscription
actions OCA action OEA action ORA d’actions (warrants) d’obligations

Le droit de Option d’échange en Augmentation de Le droit de souscription est un


conversion est titre coté dans le capital à terme bon détaché du contrat hôte
un dérivé portefeuille actions chez l’émetteur (action potentielle chez
incorporé souscripteur)

* Le traitement comptable se diffère d’une catégorie à une autre selon les modalités du contrat
34
illustration 10 Passif financier au coût amorti (cas OBSA)

Le 31 décembre N-1, la société Matrix a émis un emprunt obligataire dont les caractéristiques sont les suivantes :
- 20000 Obligations de 1000 DT
- Prix d’émission : 1000 DT
- Taux d’intérêt : 4% les intérêts sont payés en fin de période le 31 décembre de chaque année.
- Remboursement au pair le 31 décembre N+4

Chaque obligation est accompagnée de 2 bons de souscription d’actions (warrants). Chaque bon permet
d’acquérir pour 400 DT une action de la société. Ce droit peut être exercé à tout moment pendant la durée de
l’emprunt. Les actions nécessaires seront créées en fonction des demandes de souscription.
Au 31.12.N-1, on estimait que si l’entreprise avait émis des obligations ordinaires de même durée, le taux d’intérêt
de ces obligations aurait été de 5%.
Au 31/12/N, 5000 bons de souscription ont été exercés.
La valeur nominale des actions de la société est de 100 DT

Comptabiliser toutes les écritures concernant l’emprunt pour les exercices N-1 et N.
35
Illustration 11 Passif financier à la juste valeur par le
résultat net
Un établissement de crédit hypothécaire accorde des prêts à des consommateurs et finance ces prêts en
vendant sur le marché des obligations ayant des caractéristiques équivalentes (par exemple : Montant de
l’encours, plan de remboursement, échéance, monnaie). Les conditions du contrat de prêt permettent à
l’emprunteur de rembourser se dette (c’est-à-dire de satisfaire à son obligation vis-à-vis de l’établissement
de crédit) par anticipation en achetant l’obligation correspondante à sa juste valeur sur le marché et en
remettant cette obligation à l’établissement de crédit.
En raison de l’existence du droit de remboursement anticipé, toute détérioration de la qualité de crédit de
l’obligation (et par conséquent, toute diminution de la juste valeur du passif de l’établissement de crédit)
entraine pour l’établissement de crédit une détérioration de la juste valeur de son prêt.
La variation de la juste valeur de cet actif reflète le droit contractuel qu’a l’emprunteur de procéder au
remboursement anticipé de sa dette en achetant l’obligation sous jacente à sa juste valeur ( celle-ci ayant,
dans le présent exemple, diminué) pour la remettre à l’établissement de crédit. Les effets des variations du
risque de crédit du passif (l’obligation) seront par conséquent compensés en résultat net par une variation
correspondante de la juste valeur d’un actif financier (le prêt).
Présenter dans les autres éléments du résultat global les effets des variations du risque de crédit du passif
donnerait alors lieu à une non concordance comptable au niveau du résultat net. L’établissement de crédit
est donc tenu de présenter en résultat net toutes les variations de la juste valeur du passif ( Y compris les
effets des variations du risque de crédit qu’il comporte).

36
Cas des passifs financiers détenues à des fins de
transaction (trading liabilities )

Passifs à des fins de


transaction ➔ JV par résultat

 Un passif financier encouru à des fins de transaction est identifié dans les 3 cas suivants :

1. Un passif encouru principalement en vue d’être racheté à court terme


2. Un passif faisant partie d’un portefeuille d’instruments financiers gérés ensemble et
dans une perspective récente de prise de bénéfices à court terme.
3. Un dérivé passif ( de spéculation et non qualifié de couverture)

37
Illustration 12 (passif financier détenu à des fins de
transaction)

Une entité SFC émet quelques jours avant la clôture de son exercice un emprunt obligatoire de
100 000 000 DT (1 000 000 d’obligations de 100 DT) rémunéré au taux annuel de 2,5 % et remboursable en bloc
dans 5 ans.

Elle espère une hausse rapide du taux du marché pour des obligations similaires ( par exemple à 3 % ), ce qui
ferait baisser le cours des obligations qu’elles a émises à 97,71 DT ( 2.5/1.03
+2.5/1.03^2+2.5/1.03^3+2.5/1.03^4+102.5^5. )

Comment SFC doit traiter l’impact de cette hausse du taux du marché des obligations ?

38
Restructuration d’une dette cf. FRS 9

Si l’entité révise ses estimations de décaissements ou d’encaissements, elle doit


ajuster la valeur comptable brute de l’actif financier ou le coût amorti du passif
financier (ou du groupe d’instruments financiers) de manière à refléter les flux de
trésorerie contractuels réels et les flux de trésorerie contractuels estimés révisés.
➔ L’entité recalcule la valeur comptable brute de l’actif financier ou le coût amorti
du passif financier en déterminant la valeur actualisée des flux de trésorerie
contractuels futurs estimatifs au moyen du taux d’intérêt effectif initial de
l’instrument financier (ou du taux d’intérêt effectif ajusté en fonction de la qualité
de crédit dans le cas des actifs financiers dépréciés dès leur acquisition ou leur
création) ou, s’il y a lieu, du taux d’intérêt effectif révisé.

➔ L’ajustement est comptabilisé en résultat net à titre de produit ou de charge.


(contrairement à IAS 39, où la différence doit être amorti sur la durée restante de
l’actif au taux d’intérêt effectif).

39
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation

3 Dépréciation des actifs financiers


et réglementation bancaire Tunisienne
Sommaire 4 Comptabilité de couverture
5 Modalités de transition
6 Informations à fournir
7 Projet d’implémentation IFRS 9
Partie 3.1 dépréciation au secteur
Sommaire financier
Aperçu général - Réglementation bancaire en Tunisie

Critères fondamentaux de classification

La classe 5 concerne les relations faisant l’objet d’actions contentieuses et sont provisionnées à 100%.

La classification en créances douteuses d’un seul concours à un client, entraîne le transfert de l’intégralité
des engagements à l’encontre de ce client, même sain, vers les classes d’encours douteux.
==> C’est le principe de contagion.

42
Aperçu général - Réglementation bancaire en Tunisie

Critères secondaires de classification

- Situation financière : Confirmer par des EF certifiés : Selon l’article 7 de la circulaire N°91-24 :
« Chaque Etablissement de crédit doit exiger, pour le suivi de ses concours financiers aux
entreprises ayant auprès d'elle des risques tels que définis à l'article 6 ci-dessus dépassant 10 %
de ses fonds propres, un rapport d'audit externe.
Les Etablissements de crédit doivent, avant tout engagement, exiger de leurs clientèles dont les
engagements auprès du système financier dépassent cinq (5) millions de dinars, les états
financiers de l'exercice précédant l'année de l'octroi de crédit, certifiés par un commissaire aux
comptes légalement habilité. Elles doivent, également, exiger les états financiers des exercices
qui suivent l'année de l'octroi de crédit, certifiés par un commissaire aux comptes légalement
habilité.
Les Etablissements de crédit doivent également, avant tout engagement, demander à leurs
clientèles non cotées en Bourse et dont les engagements auprès du système financier dépassent
vingt cinq (25) millions de dinars, de fournir une notation récente attribuée par une agence de
notation. »
- Perspectives d’activité du client.
- Existence de problèmes de gestion ou de litiges entre associés.
- Existence de difficultés d'ordre technique, de commercialisation ou d'approvisionnement.
- Détérioration du cash flow.
- La forme et le volume des concours ne sont plus compatibles avec leur activité principale.

43
Aperçu général - Réglementation bancaire en Tunisie

Le provisionnement des créances à la clientèle

➢ La provision individuelle : Couvre les créances classées en classe 2, 3 & 4 avec des taux de
provisionnement respectifs de 20%, 50% & 100%

44
Réglementation bancaire en Tunisie (provision individuelle EAD)

Calcul de la base de provisionnement

+ Engagement Hors Bilan (HB crédit, HB lettre de crédit, HB Caution et aval)


+ Principal restant dû
+ Encours Principal échu impayé
+ intérêts courus non échus = censure = Actif transitoire intérêts à recevoir) = abonnement =
créances rattachés
+ intérêts courus échus impayés
- Intérêts et agios réservées ( couverture des intérêts échus impayés à partir de la classe 2)
= Exposition Brute (déduire éventuellement le remboursement futur espéré par les cash flow)
- Garantie admise par la BCT
= Exposition nette ( Base de provisionnement)

➔ Provision = Exposition nette * taux de provision selon classification

45
Aperçu général - Réglementation bancaire en Tunisie

Circulaire BCT N°2016-06 Système de notation des contreparties

➢ Objet : Edicter un certain nombre de principes inspirés du cadre bâlois relatifs à la conception, à la
structure, à la mise à jour, à l’utilisation et au contrôle du système de notation qui constituent des
exigences minimales à respecter par les établissements afin de pouvoir attribuer une note à
chaque contrepartie.

➢ Cibles : Souverains, Banques, Etablissements financiers et Entreprises.

➢ Paramètres :
- Facteurs spécifiques à la contrepartie.
- Facteurs spécifiques à la transaction.

Défaut : Une situation où un établissement estime improbable que la contrepartie rembourse en


totalité son engagement sans qu’elle ait besoin de prendre des mesures appropriées telles que la
réalisation d’une garantie ou lorsque l’arriéré de la contrepartie sur l’un de ses engagements
significatifs dû à l’établissement dépasse 90 jours.

46
Dépréciation des actifs financiers en IFRS 9
Un nouveau paradigme

Evénements passés
 Nouvelle approche fondée sur un modèle Modèle de +
de dépréciation des pertes attendues pertes Conditions actuelles
avérées +
(≠ IAS 39 fondée sur les pertes avérées) Prévision des conditions
économiques futures

 Pertes de crédit attendues = valeur actuelle des insuffisances de paiements, déterminées


sur une base probabilisée, qui seront générées par des défauts attendus :
▪ au cours des 12 prochains mois ; ou
Ratio de solvabilité Bale 2 (ECL)
▪ sur la durée de vie totale de l’actif financier

 Champ d’application :
▪ Actifs financiers au coût amorti et à la JV par OCI (pour les titres de taux),
engagements de prêts, garanties financières, créances clients et locatives et actifs
de contrat IFRS 15

47
Indicateurs de dépréciation d’un actif financier

➢ Un actif financier est déprécié lorsque se sont produits un ou plusieurs événements qui ont
un effet néfaste sur les flux de trésorerie futurs estimés de cet actif financier. Les indications
de dépréciation sont les suivantes:

(a) des difficultés financières importantes de l’émetteur ou de l’emprunteur ;


(b) un manquement à un contrat (breach of contract), tel qu’une défaillance ou un paiement
en souffrance ;
(c) l’octroi, par le ou les prêteurs à l’emprunteur, pour des raisons économiques ou
contractuelles liées aux difficultés financières de l’emprunteur, d’une ou de plusieurs faveurs
que le ou les prêteurs n’auraient pas envisagées dans d’autres circonstances ;
(d) la probabilité croissante de faillite ou de restructuration financière de l’emprunteur ;
(e) la disparition d’un marché actif pour l’actif financier en raison de difficultés financières ;
(f) l’achat ou la création d’un actif financier avec une forte décote (sous évaluation par rapport
à sa juste valeur), qui reflète les pertes de crédit subies.

48
Dépréciation des actifs financiers – approche générale Augmentation
significative du risque Indicateurs de
Comptabilisation de crédit dépréciation (i.e.
initiale (sans perte avérée) avec perte avérée)
Présomption Présomption
réfutable si 30 réfutable si 90
jours de retard de jours de retard de
paiement paiement

IFRS 9 Bucket 1 Bucket 2 Bucket 3

Pertes de crédit attendues sur


Dès la comptabilisation 12 mois Pertes de crédit attendues sur la Pertes de crédit attendues
initiale, dépréciation à Pas de dégradation significative du
durée de vie totale sur la durée de vie totale
comptabiliser, risque de crédit ou si le niveau de risque
correspondant à la est faible
probabilité que la
contrepartie fasse défaut
dans les 12 mois TIE* calculé sur la TIE* calculé sur la TIE* calculé sur la valeur
valeur brute valeur brute nette des dépréciations
Impact niveau
et timing de
dépréciation
vs IAS 39
Impact fonction du modèle actuel Peu d’impacts
attendus
▪ Plus la durée de vie de l’instrument est longue, plus le risque est élevé. Divergence avec Basel AIRB
▪ En règle générale en phase 3, l’évaluation du risque s’effectue au niveau de chaque
instrument alors que sur les phases 1 et 2, l’approche s’effectue au niveau d’un Un point de divergence avec l’approche
avancé de bâle est que le calcule porte sur
portefeuille d’instruments homogènes.
expected credit losses (ECL) and unexpected
▪ L’évaluation de l’augmentation significative du risque de crédit nécessite un credit losses (UCL) ≠ IFRS 9 (ECL
jugement important uniquement)
▪ La ECL pour les actifs en défaut dès leur acquisition (POCI) est calculé toujours à
maturité. 49
Précisions sur la mesure de risque de crédit et l’évaluation SICR
➢ Une PD de 12-mois n’est pas autorisée dans le cas de bullet loans (principal et/ou intérêt
encaissés à la fin de la durée de l’instrument financier.

➢ L’importance d’une variation du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale s’apprécie sur
la base du risque de défaillance établi lors de la comptabilisation initiale;

➢ Tenir en compte des circonstances conjoncturelles sur l’évaluation du degré du risque de crédit
(exemple de l’impact Coronavirus sur le secteur touristique ou export VS pharmaceutique ).

➢ des changements défavorables avérés ou prévus touchant la conjoncture commerciale, financière


ou économique et susceptibles d’entraîner un changement important dans la capacité de
l’emprunteur d’honorer ses dettes. ➔ augmentation significative du risque de crédit

➢ un changement important, avéré ou attendu, des résultats d’exploitation de l’emprunteur, par


exemple une baisse avérée ou attendue du chiffre d’affaires ou des marges, un accroissement des
risques d’exploitation, une insuffisance du fonds de roulement, une baisse de la qualité des actifs,
un accroissement de la dette au bilan, des problèmes de liquidité ou de gestion, ou encore des
changements touchant le périmètre de l’entreprise ou la structure organisationnelle (par
exemple, l’abandon d’un secteur de l’entreprise) et entraînant un changement important dans la
capacité de l’emprunteur d’honorer ses dettes ➔ augmentation significative du risque de crédit.

50
ECL approche de modélisation (Ratio de solvabilité Bale 2)

Le calcul de la ECL sur 12 mois est basé sur les paramètres de risque PD, LGD et EAD Exemple :

Expected Credit Loss = Probabiliy of Default x Exposure at Default x Loss Given Default x DF*

Exemple: PD EAD LGD


294 UM = 7% x 7000 x (1- 40%)

*Le montant de la ECL doit être actualisée (Discount factor), soit à 12 mois, soit à maturité en fonction SICR
* Le stock de provision ECL au bilan augmente du fait de la prise en compte de la date d’origine.

PD : quelle est la probabilité que l’emprunteur fait défaut


EAD: le montant exposé à risque de défaut = ( (Nominal non utilisé (undrawn) de l’engagement hors bilan *
Credit conversion Factor) + Encours (outstanding) + intérêts non payés .
LGD: à combien vont s’élever les pertes, lié aux caractéristiques du crédit: (EAD -recovery)/ EAD

L’entité doit tenir compte de la valeur de garantie pour calculer la ECL (non pas pour évaluer l’augmentation significative du
risque de crédit ➔ ECL = provision + coût d’obtention de la garantie – prix de vente de la garantie
51
Les déterminants pour chaque composante du calcul de la perte
attendue

PD EAD LGD

➢ Notation interne ➢ Evaluation des


montants du ➢ Evaluation des
➢ Notation externe
principal et des montants du principal
➢ Données historiques sur le intérêts impayées et des intérêts
retard de paiement ➢ Analyse des taux impayées
historiques ➢ garanties en tenant
➢ Incorporation des données ➢ Valeur temps de compte du coût
prévisionnelles (facteurs l’argent
➢ Estimation du CCF
macro ➔ (forward looking pour le calcul de
info) l’engagement hors
bilan
➢ Politique d’augmentation
du risque de crédit

52
les exigences minimales en fonds propres (Basel III )
BCT (Tier 2)

Art.3 cir. 2018-06 Art.4 cir. 2018-06

Fonds propres nets (fonds propres nets de base + fonds propres complémentaires 1 et 2)
≥ 10%
Risque de crédit pondéré + Exigence FP en + Exigence FP au titre Ou 10,5%
par les actifs (RWA) titre du risque de du risque
marché (RWA) opérationnel (RWA)

Bale III
(2010)

3 méthodes de calcul ( Bale II ): 2 méthodes de calcul : 3 méthodes de calcul :


- Approche standard - Approche standard - Approche indicateur de
- Approche IRB Foundation* - Approche par les base
- Approche IRB Avancé** modèles internes - Approche standardisée
- Approche interne

53
Les variables déterminant un modèle SNI pour la PD
Financier comportemental qualitative
(quantitative)
➢ Ratio d’endettement ➢ Croissance chiffre d’affaires ➢ Forme juridique (SA, SARL)
:Dettes/Capitaux propres
➢ Endettement croisé ➢ Management de la relation
➢ Ratio de liquidité générale:
actifs courants/Passifs ➢ Historique des impayés ➢ Note groupe
courants
➢ Présence de gel ➢ Secteur de l’émetteur
➢ Ratio d’exploitation: :Cyclicité, stabilité. etc
EBITDA/Actif total ➢ Présence de restructuration
➢ Vétusté des immobilisations
➢ Rentabilité de l’actif corporelles
:Bénéfice/Actif
total ➢ Cotation en bourse

54
conversion PD TTC (Basel ) to PD PIT (IFRS 9) en cas de crise
financière (exemple ; cas le la crise COVID-19)
* La PD Through the cycle (TTC) selon règles baloises doit être ajustée en IFRS 9 pour arriver à la PD point in time
(PIT) à travers les facteurs macroéconomiques environ sur 5 ans ( Taux de chômage, taux d’inflation, indice de
prix à la consommation (IPC), House Price Index (HPI), produit intérieur brut (Gross Domestic Product GDP ; etc.)

En vertu d'IFRS 9, les estimations de la PD changeront au fur et à mesure que l'entité évoluera dans le cycle
économique, de sorte qu'une PD (PiT) sera inférieure à la PD réglementaire (TTC), tandis que l'ajustement
sera le contraire pendant une crise financière (en l’occurrence voir impact de COVID-19)

55
divergence PD TTC (Basel ) vs PD PIT (IFRS 9)

TTC PD ❑ ne comprend que des facteurs idiosyncratiques


❑ Les scores générés par les modèles TTC ne changent pas (en grande partie)
avec les changements des facteurs macroéconomiques; c'est-à-dire que
les scores restent stables tout au long du cycle économique
❑ Les PD TTC diffèrent des taux de défaut observés; en particulier autour des
pics et des creux économiques

PIT PD ❑ Les scores des modèles suivent le cycle économique; avec PIT PD montrant une
forte corrélation avec les PD observés
❑ Comprend des facteurs idiosyncratiques et macroéconomiques

PD PIT = PD TTC + Ajustement cycle de crédit

❖L'exigence de PIT PD en vertu d'IFRS 9 n'implique pas la nécessité de modifier les modèles de notation
existants. L’output modèle peut être ajustée pour dériver les PIT PD

56
Les paramètres de détermination de la LGD

➢ Déterminé par:
▪ Niveau de subordination
▪ Les garanties
➢ Taux de récupération: % du
crédit qui peut encore être
récupéré.
➢ LGD = 100% - Taux de
récupération

✓ Garantie financière (dépôt affecté)


✓ Garantie réelle ( hypothèque (mortgage), gage (pledge), ou nantissement immo incorporelle (collateral)
✓ Garantie auprès de l’état ou auprès d’une autre institution financière au profit du client de la banque
➔ Vérifier toujours quelles sont les garanties admises pour le calcul de la provision ECL

57
illustration ECL à 12 mois et lifetime
Prêt accordé à 7,9% par amortissement constant :

échéance Flux de trésorerie EAD PD (marginal) PD(cumulative) LGD TIE Marginal ECL

31/12/20X1 (100 000) 100 000 3% 3% 80% 7,9% …………….

31/12/20X2 25 000 ……….. 3% 6% 80% 7,9% ……………

31/12/20X3 25 000 ……….. 3% 9% 80% 7,9% …………….

31/12/20X4 25 000 ……….. 4% 13% 80% 7,9% ……………

31/12/20X5 25 000 ……...... 4% 17% 80% 7,9% ……………

31/12/20X6 25 000 = ……………

Question : Calculer la provision ECL à 12 mois et à maturité ?

58
illustration impairement

—La société X investit dans une obligation d’entreprise émise par la société Y. Elle présente
les caractéristiques suivantes:
- Valeur principale de 50 000 000 DT
—Coupon de 3,875%
—échéance le 28 janvier 2020
—La cote de l’émetteur est A3 (Moody's).
—La date de l'investissement est le 1er janvier 2016
Question 1: Quels sont les PD et les LGD appropriés pour cet investissement, en utilisant les
données historiques de Moody's comme point de référence (et en ignorant les ajustements
pour les scénarios macroéconomiques attendus)
Question 2: Quelle est la perte de crédit attendue sur 12 mois pour cet investissement?

59
illustration impairement avec notation
PD can be derived from Moody’s LGD can be derived from Moody’s average
average cumulative issuer-weighted senior unsecured bond recovery rates
global default rates based on Company’s assigned rating- A3.
Company A’s assigned rating- A3 Note the LGD is the inverse of the recovery
rate
Average Cum ulative Issuer-Weighted Global Default Rates By Alphanum
eric Rating, 1998-2016 (%) (ie. 100%-recovery rate* = LGD).
Rating/Year 1 2 3 4 5
Aaa 0.00 0.03 0.03 0.03 0.03 Average Sr. Unsecured Bond Recovery Rates By Year Prior To Default, 1983-2016 (%)
Aa1 0.00 0.00 0.00 0.00 0.03
Aa2 0.00 0.01 0.15 0.29 0.39 Rating/Year 1 2 3 4 5
Aa3 0.05 0.14 0.19 0.26 0.40 Aaa 3.33 3.33 61.88 69.58
A1 0.12 0.26 0.45 0.67 0.94 Aa 37.24 39.02 38.08 43.95 43.18
A2 0.07 0.21 0.41 0.62 0.90 A 30.36 42.57 44.97 44.49 44.17
A3 0.07 0.20 0.44 0.67 1.02
Baa 42.89 44.16 43.99 43.79 43.52
Baa1 0.16 0.41 0.69 0.98 1.18
Baa2 0.20 0.47 0.75 1.05 1.31 Ba 44.07 42.80 41.65 41.15 41.16
Baa3 0.27 0.64 1.04 1.46 1.97 B 37.70 36.59 36.87 37.26 37.86
Ba1 0.33 1.24 2.24 3.15 4.32 Caa-C 36.85 37.12 37.12 37.41 37.46
Ba2 0.71 1.67 2.96 4.29 5.41 Investment Grade 40.04 43.33 43.96 44.11 43.86
Ba3 1.00 2.77 4.81 7.05 8.63 Speculative Grade 37.58 37.40 37.49 37.81 38.16
B1 1.39 4.26 7.41 10.56 13.44 All Rated 37.68 37.74 37.96 38.35 38.72
B2 2.91 7.58 12.43 17.11 20.68
B3 4.03 9.76 15.92 20.94 25.43
Caa1 5.15 11.92 18.22 23.51 28.05
Caa2
Caa3
10.22
20.39
19.18
31.98
26.92
39.79
33.53
44.71
38.69
49.34
*Taux de recouvrement = Montant de
Ca-C 32.71 43.20 50.58 54.94 57.41 recouvrement / Montant de l’exposition EAD

Source: Moody's Investors Service, Inc's publication titled "Annual Default Study: Corporate Default and
Recovery Rates, 1920-2016"

60
Illustration : pertes de crédit attendues sur 12 mois
VS pertes de crédit à maturité
La date de reporting de l'entité ABC est le 31 décembre. Le 1 er juillet N, l’entité ABC a avancé à
l’entité Y un prêt portant intérêt de 2 000 000 DT sur 3 ans. La direction évalue les risques de
défaillance et de perte suivants, qui résulteraient d’une défaillance au 1 er juillet N et aux 31
décembre N et N+1 :

A B C
Date Risque de Risque de (A+B)*C perte de crédit
défaut défaut EAD (Montant attendue à maturité
à 12 mois* ( 13 mois à exposé au
36 mois)* risque)
1/7/N 2.5% 5.0% 800 000 60 000

31/12/N 3% 10.0% 700 000 91 000

31/12/N+1 1.0% 2.0% 500 000 15 000

Quelle provision pour pertes de crédit l’entité B devrait-elle constater à


(i) 1er juillet N
(ii) 31 décembre N
(iii) 31 décembre N+1
* Les évaluations du niveau de risque à 12 mois ou à maturité se réalisent sur la période glissante à
chaque date de reporting
61
illustration : Comptabilisation des pertes de crédit
attendues

Le 1/05/N, une banque accorde un prêt de 1000 Dinars à une entreprise afin de financer l'acquisition

d'une immobilisation. Le prêt est classé en actifs financiers au coût amorti. Au 31/12/N, la banque ne
Comptabilisation de la dépréciation pour pertes de crédit attendues en diminution de la valeur comptable de l'actif
financier Le 1/05/N, une banque accorde un prêt de 1 000 € à une entreprise afin de financer l'acquisition d'une
constate pas une augmentation
immobilisation. significative
Le prêt est classé en duau
actifs financiers risque de crédit
coût amorti. sur le laprêt
Au 31/12/N, et, ne
banque parconstate
conséquent,
pas une évalue
augmentation significative du risque de crédit sur le prêt et, par conséquent, évalue le montant des pertes de crédit
attendues sur 12 mois à 100 €.
le montant des pertes de crédit attendues sur 12 mois à 100 Dinars.

Comptabiliser l’écriture comptable de dépréciation du prêt ?

62
illustration Comptabilisation des pertes de
crédit attendues

Le 15/12/N, une société acquiert un instrument de dette à 1 000 dinars ayant une durée de
vie de 10 ans. L'instrument est classé en actif financier évalué à la juste valeur par OCI. Par
ailleurs, la sociétédenela considère
Comptabilisation dépréciation pas
pour l'instrument
pertes de crédit financier comme
attendues en unde
diminution actif en défaut
la valeur dèsdeson
comptable l'actif
financier Le 1/05/N, une banque accorde un prêt de 1 000 € à une entreprise afin de financer l'acquisition d'une
acquisition ou saLecréation.
immobilisation. Au en
prêt est classé 31/12/N, la juste
actifs financiers valeur
au coût de Au
amorti. l'instrument de dette
31/12/N, la banque baissepas
ne constate à 950
une
augmentation significative du risque de crédit sur le prêt et, par conséquent, évalue le montant des pertes de crédit
attendues
dinars du faitsurde
12changements
mois à 100 €. intervenus sur les taux d'intérêt du marché. La société ne
constate pas une augmentation significative du risque de crédit et de ce fait détermine un
montant de pertes de crédit attendues à 12 mois s'élevant à 30 dinars. Au 1/01/N+1, la
société décide de vendre l'actif à sa juste valeur, soit 950 dinars. Quelles sont les écritures à
passer (hors intérêts par souci de simplification) ?

63
Partie 3.1 dépréciation au secteur
Sommaire commercial et industriel
Dépréciation des actifs financiers (corporate)
Quelle approche pour les créances clients et de location
(Approche générale ou simplifié)?
Créances clients et actifs de Créances clients et actifs de
contrat selon IFRS 15 avec contrat selon IFRS 15 sans
Créances de location
une composante financière composante financière
significative significative

Modèle simplifié

Application du modèle générale ou estimation, Estimation, dès la


dès la comptabilisation de la créance, de la comptabilisation de la créance,
perte de crédit sur la durée de vie totale de la de la perte de crédit sur la durée
créance de vie totale de la créance

(choix comptable) (modèle simplifié obligatoire)

65
illustration provision créances clients
▪ L’entité M a une créance commerciale de 1 000 UM échue dans 3 mois.

▪ M s'attend à ce que le scénario le plus probable soit que le montant total soit payé à
temps.

▪ M estime qu'il y a 1% de probabilité que le débiteur ne paie rien; et Probabilité de 99%


que le montant total sera payé à l'échéance.

M mesure les pertes attendues comme 1% du manque à gagner de 1 000 UM. Les créances à
court terme n'ayant pas de taux d'intérêt contractuel, cela implique un EIR de zéro et une
actualisation n'est généralement pas requise.

Expected loss = (1,000 UM x 1%) + (0 UM x 99%) = 10 UM

66
Illustration provision créances clients

▪ L’entité X investit dans une obligation d’entreprise pour une valeur de 1 000 000
remboursable en bloc dans 10 ans. Coupon payé annuellement à 5%.l’entité a estimé
que la PD à 12 mois est égale à 0,5% et la LGD à 25%.

ECL à 12 mois = (1 000 000 + 50 000) * 5% * 25% = 1250 U.M

67
illustration : Matrice de provision créance client

Le 1/6/N, Kredo a vendu des marchandises à crédit pour Detco pour 300 000 DT. Detco à une limite de crédit
à 60 jours. Kredo applique IFRS 9 et utilise une matrice prédéterminée pour le calcul des provisions sur la
clientèle comme suit :

Période de retard Taux de provision attendue


Nul 1%
1 à 30 J 5%
31 à 60 J 15%
61 à 90 J 20%
Plus de 90 J 25%

Detco n’a pas encore payé au 31/7/N, et Kredo ait l’information que son client a de sérieuses difficultés
financières. Le financier de Detco a informé Kredo que le paiement va être effectuée.

Passer les écritures comptables au 1 Juin et au 31 juillet N ?

68
Les étapes d’application de la matrice de provision
collective en approche simplifié (pas de guide spécifique
en IFRS 9)
Étape 1 : Déterminez les groupes appropriés de créances en catégories de caractéristiques de risque de crédit

partagées. (Type de produit, notation client, zone géographique…)

Étape 2 : Déterminez la période sur laquelle les taux de perte historiques sont obtenus afin de développer

des estimations des taux de pertes futurs prévus. (généralement de 2 à 5 ans)

Étape 3 : Déterminez les taux de perte historiques.

Étape 4 : Tenez compte des facteurs macro-économiques prospectifs (forward-looking information ) afin

d’ajustez les taux de perte historiques pour refléter les conditions économiques futures.

Étape 5 : Calculez les pertes de crédit attendues (en fonction des taux de perte attendues)

Étape 6 : Back Testing & Reporting


Step 6
Step 5
Step 4
Step 3
Step 2
Step 1

69
illustration Modèle simplifié pour les créances client
(sans financement– Matrice de provision)
– La société M a un portefeuille de créances de 30 MIO Dinars au 31 décembre 2018
– La base des créanciers est constituée d’un grand nombre de petits clients Utilisation possible d’un
modèle statistique pour
– Les créances ont des caractéristiques de risque communes calculer les pertes de crédit
– Les créances n’ont pas de composante de financement significative attendues à partie de la
balance âgée (« matrice »)
– M utilise une matrice de calcul pour calculer la dépréciation
Provision matrix estimate*:
Current 1–30 days 31–60 days past 61–90 days More than 90 days
past due due past due past due

Default rate 0.3% 1.6% 3.6% 6.6% 10.6%

Encours brut Taux de perte attendues Dépréciation pour


sur la durée de vie pertes de crédit
(A) (B) attendues
(A x B)
En cours 15,000,000 DT 0.3% 45,000 DT
1–30 j. retard 7,500,000 DT 1.6% 120,000 DT
31–60 j. retard 4,000,000 DT 3.6% 144,000 DT
61–90 j. retard 2,500,000 DT 6.6% 165,000 DT
>90 j. retard 1,000,000 DT 10.6% 106,000 DT
30,000,000 DT 580,000 DT
*La matrice de calcul est basée sur :
- les taux historiques de défaut sur la durée attendue des créances clients 70
- un ajustement pour prendre en compte des estimations projetées
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation
3 Dépréciation des actifs financiers
4 Comptabilité de couverture
Sommaire
5 Informations à fournir
6 Modalités de transition
1 Principaux changements

2 Comptabilisation et suivi des relations


Comptabilité de couverture
de
couverture 3 Eléments couverts
4 Autres nouveautés
Comptabilité de couverture
Principaux changements
IAS 39 IFRS 9

Approche fondée sur des principes


Approche fondée
applicables aux éléments financiers et
sur des règles
non financiers

Ne reflète pas toujours Vise à intégrer les pratiques actuelles


la stratégie de gestion des entreprises en matière de gestion
des risques des entreprises des risques

Principaux changements :
▪ Elargissement des conditions d’éligibilité des instruments de couverture et des éléments couverts
▪ Des critères de test d’efficacité assouplis
▪ De nouveaux principes de comptabilisation qui doivent conduire à moins de volatilité dans le résultat
▪ Des informations complémentaires à fournir sur la gestion des risques et les activités de couverture

73
Principaux changements de la comptabilité de
couverture
Qu’est-ce qui ne change pas ? Qu’est-ce qui change (positivement)?

La comptabilité de couverture est toujours Des critères d’éligibilité plus souples (plus
une option de 80-125)

3 types de comptabilité de couverture : Plus d’instruments de couverture


FVH, CFH, NIH admissibles et de comptabilité de
couverture basés sur RM
Des critères d’admissibilité pour les Possibilité de couvrir des composants pour
éléments couverts et les instruments de les contrats non-financiers
couverture

Les produits dérivés sont toujours Volatilité en raison de la valeur temps/


considérés en tant que FV dans le bilan Points de Forward enregistrés dans l’OCI

Possibilité de couvrir des expositions


La documentation est toujours obligatoire
cumulatives

La partie inefficace sera toujours au P&L Rééquilibrage

Spot actualisé

74
1 Principaux changements

2 Comptabilisation et suivi des


Comptabilité relations de couverture
de 3 Eléments couverts
couverture
4 Autres nouveautés
Comptabilité de couverture
illustration : les expositions agrégées

 Une entité souscrit une dette à taux fixe (TF) en $ d’une durée de 12 ans. Elle couvre la dette par un
contrat de cross currency swap sur 12 ans qui transforme la dette à TF en $ en dette à taux variable
(TV) en € (FVH). Au bout de 7 ans, elle signe un contrat de swap permettant de figer le taux d’intérêt
sur les 5 prochaines années
 Quelles sont les conséquences de la mise en place du nouveau swap ?

IAS 39 IFRS 9

Rupture du FVH initial Maintien du FVH initial

Nouvelle relation de couverture (CFH) Couverture de la position agrégée (CFH)

Elément couvert : Elément couvert :


dette initiale TF en $ dette à TV en €

Instrument de couverture : Instrument de couverture :


la combinaison des 2 swaps le nouveau swap souscrit sur 5 ans

76
Comptabilité de couverture
Les relations de couverture et leur comptabilisation

Les 3 types actuels


Mais quelques changements pour la
de relations de
comptabilisation de celles-ci
couverture
maintenus

Couverture de juste Modèle comptable inchangé Nouvelle approche pour


valeur (FVH) comptabiliser :
- la valeur temps des
options,
Modèle comptable quasi inchangé - la composante
Couverture de flux de
trésorerie (CFH) Basis adjustment obligatoire pour les
report/déport d’un
actifs et passifs non financiers contrat à terme
- le basis spread des
cross-currency swaps
Couverture d’un
Modèle comptable inchangé utilisés comme instrument
investissement net
de couverture

77
illustration fair value hedge

 L’entité ABC possède 1000 actions* de l’entité Y. Ces actions sont évaluées à leur juste valeur de

800 DT. Pour se couvrir contre la baisse du cours, l’entité ABC a acquis 1000 options de vente de

l’action Y au prix d’exercice de 780 DT. Au 31/12/N, le cours de l’action Y baisse au prix 750 DT.

Comptabiliser les écritures au 31 décembre N.

* Une Option est le droit d’acheter (call) ou de vendre (put), et peut être exercée à tout moment (Option
Américaine), ou à une date donnée (option Européenne), un élément (le sous jacent) à un prix fixé à
l’avance (prix d’exercice).

78
illustration fair value hedge
 Début N, l’entité Matrix a accordé un prêt de 100 000 DT à taux variable (TMM+2%)

remboursable dans deux ans. Anticipant la baisse du TMM, elle a conclu un contrat
d’échange du taux variable contre un taux fixe de 8%.à cette date le TMM est de 6%.

 Fin N, le taux variable est de 7,8%. Fin N+1, il est de 7%.

Comptabiliser la couverture du SWAP.

Un SWAP est un contrat par lequel deux parties s ’engagent à échanger des actifs financiers ou des
montants d’intérêts à une date déterminée. (risque de marché)

79
L’outil CCIRS (cross currency interest rate
SWAP)
Le SWAP peut être utilisé pour se couvrir contre la variation du taux d’intérêt ou contre
la variation du taux de change, ou bien les 2 à la fois , et dans ce dernier cas on utilise
un swap de devise et de taux d’intérêt fixe variable (CCIRS).

➔ Échanger la dette à taux fixe en monnaie étrangère contre une exposition à un


taux variable en monnaie fonctionnelle.

80
illustration Cash flow hedge
 L’entité Américaine Matrix (dont la comptabilité est tenue en $) a reçu d’un client en

Espagne une commande dont le montant est de 1 000 000 Euro. La transaction doit être
réalisée le 31/3/N+1. Pour se protéger contre le risque de change, l’entité a vendu à
terme 1000 000 Euro à 1,3 $. Le cours de l’euro au 31/12/N est de 1,15 $. Au 31/03/N+1 1
Euro cote 1,18 $.

 Comptabiliser la couverture des flux de trésorerie à encaisser.

(Un contrat Forward est un contrat à terme qui permet d’acheter ou de vendre un montant en
monnaie étrangère selon un cours à terme fixé et à une échéance prédéterminée).

81
Couverture d’un investissement net dans une activité à l’étranger

Une entité est titulaire d’une créance en monnaie étrangère de 200 000 ME qui
doit être encaissée dans 18 mois, sa juste aujourd’hui étant de 100 000 DT. Si
le cours de change évolue défavorablement, la juste valeur de la créance ( et
donc le montant finalement encaissé) risque de diminuer. Pour se couvrir
contre cette variation de la juste valeur de la créance, l’entité peut acquérir une
option de vente 200 000 ME au cours de 1 DT pour 2 ME. Elle va payer une
prime, définitivement acquise par le vendeur de l’option, et aura le choix, lors
de l’encaissement de la créance, de convertir les ME encaissés au cours du
jour ou au cours prévu par le contrat d’option. Si le cours du jour de
l’encaissement est moins favorable (par exemple, 1 DT pour 2,5 ME) que le
cours prévu au contrat, la baisse de valeur de la créance de 20 000 DT (100
000 – 80 000) sera couverte par l’exercice de l’option.

82
Comptabilité de couverture
CFH ( cash flow hedge ) et basis adjustment

Que devient la réserve de CFH lorsque la transaction couverte conduit à


reconnaître un actif ou passif non financier au bilan ?

Deux méthodes possibles sous IAS 39


Aujourd’hui
 Réserve de CFH recyclée en P&L lorsque l’élément
couvert impacte le résultat

ou

 Réserve de CFH transférée dans le coût d’entrée de


IFRS 9 l’actif/passif (« Basis adjustment »)

Une seule méthode possible sous IFRS 9

IFRS 9 n’apporte pas de changement par rapport à IAS 39 lorsque la transaction couverte conduit à reconnaître un
actif ou passif financier : seule la méthode  sera possible, comme aujourd’hui

83
Comptabilité de couverture 
Valeur temps d’une option achetée, composante forward d’un contrat à terme ou
basis spread d’un cross-currency swap

Traitement obligatoire pour la valeur temps et optionnel pour la composante forward et le basis
spread dans l’hypothèse où ces éléments sont exclus de la relation de couverture

Variations de la JV de la valeur temps (prime), de la composante forward ou du basis spread


comptabilisée en OCI

Modalités de « recyclage » des montants d’OCI selon la nature de l’élément couvert

Lié à une transaction (option = Lié au temps


coût de transaction) (option = achat de protection)
Transaction couverte Transaction couverte
conduit à reconnaître un conduit à reconnaître un
actif/passif non financier actif/passif financier
« Recyclage » en P&L
Prime sortie des capitaux propres et « Recyclage » en P&L au fur et à afin d’amortir la prime
transférée dans le coût d’entrée de mesure que l’élément couvert sur la durée de la
l’actif/passif non financier impacte le P&L couverture

84
Valeur temps des options : illustration
Transaction couverte conduit à reconnaître un actif/passif non financier

L’entreprise E achète une option de change USD/ € afin de couvrir une immobilisation (machine) qui interviendra en
T3. La prime payée est de 15 (correspondant à la valeur temps).
Période t0 t1 t2 t3
JV de la valeur temps actuelle 15 13 8 0

Bilan T0 T1 T2 T3

Actif financier (option) 15 13 8 0


Les 15 seront
Résultat (perte/profit) 0 0 0 0 comptabilisés
dans le coût
d’acquisition de
Réserve OCI (cumulé) Variation VT 0 33
2 7 15 l’immobilisation
(inclus dans
Réserve OCI Coût de transaction 0 0 0 -15 l’évaluation initiale
de l’élément
couvert, la VT
impactera le P&L
en même temps
Résultat global que l’élément
couvert)
Résultat (perte/profit) 0 0 0 0

111
Réserve OCI (variation) 0 2 5 0
11

85
Valeur temps des options : illustration
L’entreprise E achète un CAP en T0 qui vient couvrir les flux variables d’une dette sur la période T2 et T3. La prime
payée est de 10 (correspondant à la valeur temps).
Période t0 t1 t2 t3
JV de la valeur temps actuelle 10 13 6 0

Périodes couvertes :
Bilan T0 T1 T2 T3
T2 et T3

Actif financier (option) 10 13 6 0

Résultat (perte/profit) 0 0 5 10

Réserve OCI (cumulé) Variation VT 0 33


(3) 4 10

Réserve OCI (amortissement en 0 0 (5) (10)


P&L)
Total réserve OCI (cumulé) 0 33
(3) (1) 0

Résultat global

Résultat (perte/profit) 0 0 5 5

111
Réserve OCI (variation) 0 (3) 2 1
11

86
Comptabilité de couverture
Rééquilibrage et arrêt de la couverture

L’objectif de gestion des risques est-il Non Arrêt de la comptabilité de


toujours le même ? couverture

Oui
Rééquilibrage
(ajustement des quantités de
Le ratio de couverture reflète-t-il encore de Non l’élément couvert ou de
façon appropriée la relation attendue entre l’instrument de couverture afin
de maintenir un ratio de
l’instrument de couverture et l’élément couverture assurant l’efficacité
couvert ? de la couverture) Le résultat ne doit
pas être en
contradiction avec
Oui
l’objectif de la
comptabilité de
couverture

Continuer la comptabilité de couverture


Pas d’arrêt
volontaire possible

87
Comptabilité de couverture
Tests d’efficacité

Out Nouveau
Test prospectif
Fourchette 80% – 125% (approche qualitative ou
quantitative)

Suppression de l’Intervalle d’efficacité 80%‐125% contraires aux pratiques en


matière de gestion des risques et exposées aux défaillances techniques
(plutôt qu’une défaillance dans l’aspect économique de la couverture).
Suppression également de l’évaluation rétrospective de l’efficacité de la
couverture

88
Comptabilité de couverture
Tests d’efficacité

 Existence d’une relation économique entre l’élément couvert et l’instrument de couverture


 Effet du risque de crédit non disproportionné par rapport à la variation de valeur résultant de la
relation économique
 Ratio de couverture égal à celui effectivement utilisé pour la gestion des risques

 Il est toujours nécessaire de quantifier l’inefficacité de la période pour la comptabiliser au


P&L
 L’évaluation de l’inefficacité de la couverture doit tenir compte de la valeur temps de l’argent

89
1 Principaux changements

2 Comptabilisation et suivi des relations


Comptabilité de couverture
de 3 Eléments couverts
couverture
4 Autres nouveautés

Comptabilité de couverture
Eléments couverts – Couverture d’un groupe d’éléments

■ Modifications des conditions pour désigner un groupe


✓ Suppression du critère de proportionnalité (JV de chaque élément varie selon la
même proportion que la variation de JV du portefeuille)

■ Mais trois nouveaux critères :


✓ Chaque élément est éligible individuellement
✓ Les éléments sont gérés sur la base d’un portefeuille (ou d’une position nette) dans le
cadre de la gestion des risques de l’entreprise
✓ Dans le cas d’un CFH d’éléments dont les positions de risque sont compensées :
▪ Le risque couvert ne peut être que le risque de change
▪ La documentation de couverture doit spécifier la nature et le volume des
transactions futures, et dans quelle période comptable elles vont affecter le
P&L

91

Comptabilité de couverture
Illustration : couverture d’un groupe d’éléments
Exemple : ventes futures de 100 M$ et achats futurs de 60 M$ sur les 3 prochains mois, couverts pour le
risque de change

Sous IFRS 9 (2014)


Sous IAS 39 En termes de présentation ?
Eléments
Elément couverts : Les variations de JV de
40 couvert : 100 de ventes et l’instrument de couverture
40 de 60 d’achats qui comptabilisées en OCI seraient,
100 ventes dans cet exemple, recyclées sur
Ventes forment
ensemble la une ligne distincte du P&L (i.e.
position nette. pas de possibilité de présenter les
On ne pourra pas ventes au cours couvert).
désigner
directement la Si la couverture portait sur des
60 Achats positon nette de ventes futures uniquement (i.e.
40 pas de couverture d’une
exposition nette), les OCI seraient
recyclés sur les lignes du P&L
affectées par les ventes.

92
Comptabilité de couverture
Couverture d’une composante de risque

La couverture de composantes de risque est étendue aux instruments non financiers

Décomposition (par risque) du prix du kérozène

Prix du pétrole Coût du


Divers
BRENT raffinage

Le kérozène (stock, achat ou vente futur) ne peut Seuls les composantes du risque des
IAS 39 être couvert que pour la totalité de ses instruments financiers peuvent être
couvertes séparément sous IAS 39
composantes (à l’exception du risque de change)

La variabilité Composante Critère présumé rempli pour toute


liée à la séparément identifiable composante contractuelle (indexation, prix
IFRS 9 composante
Conditions formule,…)
« prix du et Prise en compte des particularités de la
requises
pétrole » peut Composante structure de marché pour les
être couverte mesurable de façon composantes non contractuelles (marché
séparément du pétrole, taux d’intérêt de référence,…)
fiable

93
Comptabilité de couverture
Les expositions agrégées

Exposition agrégée = une exposition non dérivée + un dérivé

Relation de couverture
Exposition agrégée

Evaluation de
Exposition non l’efficacité
dérivée
Instrument de
Vs. couverture
(dérivé) Mesure de
Dérivé l’inefficacité

 Si la position agrégée est déjà une relation de couverture, l’évaluation et la mesure


seront aussi réalisées à ce niveau

94
Comptabilité de couverture
Illustration : les expositions agrégées

 Une entité souscrit une dette à taux fixe (TF) en $ d’une durée de 12 ans. Elle couvre la dette par un
contrat de cross currency swap sur 12 ans qui transforme la dette à TF en $ en dette à taux variable
(TV) en € (FVH). Au bout de 7 ans, elle signe un contrat de swap permettant de figer le taux d’intérêt
sur les 5 prochaines années
 Quelles sont les conséquences de la mise en place du nouveau swap ?

IAS 39 IFRS 9

Rupture du FVH initial Maintien du FVH initial

Nouvelle relation de couverture (CFH) Couverture de la position agrégée (CFH)

Elément couvert : Elément couvert :


dette initiale TF en $ dette à TV en €

Instrument de couverture : Instrument de couverture :


la combinaison des 2 swaps le nouveau swap souscrit sur 5 ans

95
Comptabilité de couverture
Actions évaluées en FVTOCI*

Instruments de capitaux propres évalués en FVTOCI


variation de juste valeur en OCI

Instrument de couverture – variation de juste valeur en OCI

Inefficacité en OCI

Les montants ne seront jamais reclassés en résultat

* FVTOCI : juste valeur par les autres éléments du résultat global

96
1 Principaux changements

2 Comptabilisation et suivi des relations


Comptabilité de couverture
de 3 Eléments couverts
couverture
4 Autres nouveautés

Comptabilité de couverture
Option juste valeur : les contrats à usage propre
Le contrat peut-il être réglé sur une base nette en cash ou Non Contrat
autre instrument financier ? exécutoire

Oui
Le contrat est-il conclu pour répondre aux besoins de Non Le contrat est
l’entité en matière d’achat, de vente ou d’utilisation et
un dérivé
répond-il toujours à ces besoins ?
Oui
La comptabilité du contrat en FVTPL éliminerait-elle ou Non
réduirait-elle de façon significative un mismatch
comptable?
Oui
Non
L’entité a-t-elle opté pour la juste valeur ?
Oui
FVTPL *

* FVTPL : juste valeur par résultat


98 98
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation
Sommaire 3 Dépréciation des actifs financiers
4 Comptabilité de couverture
5 Modalités de transition
6 Infos à fournir
Modalités de transition
Date de
Date effective Comptes annuels
publication
1er janvier 2018 31 décembre 2018
24 juillet 2014

2014 2015 2016 2017 Mar Juin Sep Déc.

Transition
■ Classement & évaluation et dépréciation :
✓ application rétrospective avec quelques exceptions
✓ Possibilité de ne pas retraiter l’exercice comparatif (impact à comptabiliser en
capitaux propres au 1er janvier 2018 dans ce cas)

■ Comptabilité de couverture :
✓ application prospective (pas d’impact dans les capitaux propres d’ouverture)
✓ exceptions : Valeur temps, R/D (forward) et basis spread à retraiter de façon
rétrospective avec retraitement de l’exercice comparatif

100
illustration 21

Au 31 décembre N, l'entité Z détient un investissement noté AA de 10 000 DT en obligations


d'État. L'entité Z passe à IFRS 9
le 1 er janvier N+1 et les obligations sont classées à la juste valeur par le biais des résultats.

Comment l'entité Z doit-elle comptabiliser l'obligation au moment de la transition à IFRS 9 ?

101
illustration 22
Le solde de la provision de la société M pour perte sur créances au 31 décembre 2018, basé sur le
référentiel local, s'élève à 405 000 DT.
Lors du passage à IFRS 9, la société M estime sur la base de la matrice de provisions pour les créances
clients (sur la base des taux de défaut observables historiques et ajustée pour les estimations
prospectives) que la nouvelle provision de crédit au 1er Janvier 2019 s'élève à 580 000 DT.

Comment traiter l’impact de la transition de la provision aux comptes de la société M ?

102
1 Vue d’ensemble de la norme IFRS 9
2 Classement et évaluation
3 Dépréciation des actifs financiers
Sommaire
4 Comptabilité de couverture
5 Modalités de transition

6 Infos à fournir et projet


d’implémentation IFRS 9
Règles de divulgation sous IFRS 7

Risque de crédit Risque de liquidité


Risque de marché
( Risque de monnaie
Et de taux d’intérêt)

Nature des divulgations à faire


✓ Des informations à fournir d’ordre qualitatif et quantitatif
✓ Traduction de la vision du management
✓ Des divulgations minimales à faire

104
Informations exigées sous IFRS 7
IFRS 7 exige des informations sur :

➢ L'importance des instruments financiers pour la situation financière et la


performance.
➢ La nature et l'étendue des risques découlant d'un instrument financier.
➢ IFRS 7 exige des informations qualitatives et quantitatives sur le risque de crédit,
de liquidité et de marché.
➢ Des exigences spécifiques s'appliquent aux informations à fournir concernant la
comptabilité de couverture, la dépréciation, la compensation et les transferts d'actifs
financiers.
➢ Les justes valeurs doivent généralement être divulguées pour les instruments
financiers évalués au coût amorti.

105
Divulgations minimales en matière d’actifs financiers

Absence d’impayés ou de
Impayés Dépréciation
dépréciation

Valeur comptable – exposition maximale

Description des garanties détenues

Analyse individuelle des


Qualité du crédit Analyse des antériorité
actifs dépréciés

Renégociation des actifs


Juste valeur des garanties détenues
financiers

Réconciliation du compte
de la provision

Garanties possédées

106
Project d’implémentation IFRS 9

IFRS 9

— Provisions and capital — Communication challenges


requirements will increase
— Volatility will be increased, — Tax benefits could be deferred
IFRS 9 is pro-cyclical
— Loan impairment triggered by
— Change BAU — Business model a bigger driver on
relative movements in risk — High
performance accounting classification (sell vs
(not absolute) programme
Indicators collect)
— Business planning, costs
capital and profit — Need to educate and
forecast processes position business for
need to change — Impairment governance
impacts
— Pricing models model and credit risk
— Drives a different
need to be management framework to
data/systems model
revisited be adapted
— Funding implications

— Product selection
revisited — Linkages to other activities
(stress testing etc.)

107
Des
Questions?