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DOSSIER PÉDAGOGIQUE

Musée de Géologie Pierre Vetter


Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

Sommaire

1. Présentation de l’exposition - Objectifs pédagogiques

2. Les grecs, inventeurs de la science moderne


2.1. Les savoirs de l’ère préscientifique
2.2. La science selon les grecs
2.3. Transmission des savoirs

3. Les ingénieurs de la Renaissance


3.1. Une riche communauté de techniciens
3.2. Léonard de Vinci
3.3. Les alchimistes

4. Des Hommes à la recherche de science et d’inventions – Grand cabinet de curiosités

5. Le meeting d’aéronautique
5.1. Les débuts : être plus léger que l’air
5.2. Une évolution vers des systèmes plus lourds

6. Un grand pas pour l’humanité : l’astronautique

7. Bibliographie

8. Liens avec les programmes


3

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

1. Présentation de l’exposition - Objectifs pédagogiques


Le musée est un lieu de ressources pédagogiques qu’il convient d’intégrer dans le parcours
de formation de l’élève. La visite du musée avec une classe, moment privilégié, devrait
idéalement s’inscrire dans un projet pédagogique qui commence en amont de la visite par des
séquences de préparation et qui débouche en aval sur des activités réalisées en classe. La
préparation de la visite est particulièrement importante, puisqu’elle suscite des attentes qui
seront, pendant la visite elle-même, source et moteur de l’intérêt de l’élève. Les expositions
proposées par le musée sont toujours présentées par un animateur qui guide également les
élèves au cours des ateliers.

L’exposition « Inventeurs & Découvreurs » est une production du Musée Vivant du Roman
d’Aventures. Elle a été imaginée par une équipe de scientifiques, d’artistes et d’illustrateurs qui
travaillent depuis 15 ans pour de nombreux musées faisant vivre les sciences et l’imaginaire.

A travers des notions simples et des exemples concrets (résultats d’expériences, faits
historiques, anecdotes…), cette exposition fera voyager les élèves à travers l’Histoire des
sciences et des techniques. Une occasion pour eux d’apprendre des choses surprenantes dans un
parcours qui multiplie les curiosités. Les nombreux objets exposés étonnent tant le génie,
l’originalité mais aussi parfois la naïveté de leurs inventeurs frappent dès le premier regard.
Archimède, Galilée, Volta, Newton, Vaucanson, les frères Montgolfier, Louis Blériot… côtoient
des personnages méconnus qu’il faut absolument découvrir ! Dans le cadre d’une approche
valorisant le génie technique, l’exposition n’hésite pas à mettre en évidence certains engins de
guerre, car hélas, bien avant le monde moderne, tous les grands ingénieurs ont été impliqués
dans des inventions et des actions militaires.

Sans les Grecs, dont on connaît souvent les noms sans pouvoir dire quelles furent leurs
plus grandes inventions, la science moderne n’existerait pas. Cette exposition leur rend
hommage, d’Aristote à Socrate, de Pythagore à Archimède. Dans l’atelier d’un savant de la
Renaissance, les élèves retrouveront les projets de Léonard de Vinci : l’hélicoptère, le
parachute, le tank, la grue mobile, mais aussi les bombes à fragmentation, le roulement à billes,
et d’autres engins et machines bien plus bizarres… Dans un cabinet de physique étonnant, les
élèves découvriront certains aspects des mesures de l’énergie, de la chimie, de la première pile
au moulin à vent sans oublier l’aventure controversée de l’énergie atomique. Enfin dans la partie
consacrée à l’aéronautique, ils croiseront ballons, dirigeables, avions et autres engins intrigants.

L’exposition s’adresse à tous les publics et aux scolaires à partir du CP. Ce dossier
pédagogique a pour but de donner à l’enseignant des pistes de travail pour pouvoir exploiter au
mieux toutes les possibilités offertes par cette exposition, en cohérence avec les objectifs
d’enseignement.

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

Dans le Secondaire, la visite de cette exposition permet d’aborder des thèmes évoqués
dans plusieurs disciplines, et peut ainsi faire l’objet de convergences et d’intéressantes
relations entre l’histoire, la physique-chimie, la technologie, l’histoire des arts, les
mathématiques… La perspective historique contribue à donner une vision cohérente des sciences
et des techniques ainsi que leur développement conjoint.

Au lycée, l’exposition peut également intéresser les enseignants de certaines séries de la


voie technologique et de la voie professionnelle.

Contenu de l’exposition :

Cette exposition présente de nombreuses maquettes de différentes dimensions, réalistes,


créées à partir d’engins ayant existé ou réalisées d’après des dessins, gravures ou projets de
brevets (chariot à Eolipyle, nombreuses inventions de Léonard de Vinci, avions, etc.).
Elle contient aussi des vitrines d’objets et documents plus petits et fragiles (microscope,
thermoscope, balance à poids, sablier, pile, etc.), des toiles imprimées comportant de grandes
images souvent réalisées à partir de documents d’époque ainsi que des explications et une
iconographie riche et variée, des fresques et des accessoires de décors.
Enfin l’exposition propose un dessin animé et des diaporamas courts permettant d’avoir des
explications et une iconographie complémentaires.

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


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1 octobre – 10 décembre 2011
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2. Les Grecs, inventeurs de la science moderne


2.1. Les savoirs de l’ère préscientifique

La roue

« Organe de forme circulaire, destiné à tourner autour d'un axe passant par son
centre, et qui permet à un véhicule de reposer sur le sol et de s'y mouvoir »
(Larousse).
Cette invention majeure date d’environ 3500 av. J.-C. en Mésopotamie, ses
premières utilisations furent le transport (terrestre) et le tour (poteries, etc.).
Elle permet de déplacer des charges qui, en roulant au lieu de glisser, subissent
très peu de forces de frottement. Archimède l’étudia et la déclina en créant la
roue dentée et la poulie.

Le cheval de Troie

Tout le monde connaît l’histoire de la construction de ce cheval géant en


bois, réalisé par Epéios sur les conseils de la déesse Athéna. Il fut au
cœur d’une ruse qui signa la perte de Troie et de ses habitants sous les
coups d’Ulysse et de ses soldats. Cet engin
mythique rendu célèbre par Homère dans
« l’Odyssée » (fin VIIIème siècle av. J.-C.) est
surtout considéré comme la dernière machine de l’ère pré-
scientifique, avant que les penseurs grecs n’inventent la science
rationnelle.

2.2. Les grecs, inventeurs de la science moderne

La science selon les grecs

On parle d’invention de la science car auparavant il y avait des savoirs, et de grands savants,
mais ce n’était pas réellement de la science.
Ainsi par exemple lorsque les égyptiens, qui possédaient de nombreux savoirs, se trouvaient
face à un problème tel que l’origine des eaux du Nil, ils disaient que c’était grâce aux dieux : en
fait ils inventaient la réponse.
Les grecs aussi étaient croyants, mais selon eux les dieux ne les empêchent pas de comprendre
les fonctionnements mécaniques du monde. Ainsi devant le même problème que les égyptiens, ils
seraient allés voir et auraient donc montés une expédition « scientifique ».
De très nombreux savants grecs ont participé à la construction de la science et à l’accumulation
et la création de connaissances formant la base de tout le savoir scientifique occidental
d’aujourd’hui. Pour résumer, on considère que tout le monde s’est inspiré par la suite de leur
travail.
Exposition « Inventeurs & Découvreurs »
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1 octobre – 10 décembre 2011
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Les inventeurs grecs

Leur plus grande invention : la science


Entre le IXème siècle avant J.-C. (à l’époque
d’HOMERE, l’un des derniers écrivains de l’ère pré-
scientifique) jusqu’au IVème siècle après J.-C., le
monde grec rassemblait des savants, des philosophes
et des ingénieurs de tout le pourtour méditerranéen,
bâtissant leur culture commune sur un vaste réseau
d’échanges d’informations.
Nous avons largement puisé dans ce que les Grecs
avaient inventé ou collecté avec soin parfois auprès
d’autres civilisations, y compris sans doute l’Inde et la
Chine.
Philosophiquement, leurs dieux ne les empêchaient pas de connaître l’origine des choses et, en
observant la nature et ses fonctionnements, ils cherchaient à en comprendre les plus fines
mécaniques. Cette étude rationnelle du monde est la plus belle invention des Grecs, appelée
communément « la science moderne ».

Archimède et Héron, figures emblématiques.


ARCHIMEDE et HERON, ingénieurs et mathématiciens, devinrent des
véritables figures mythiques. Le premier, vers le IIIème siècle avant J.-C.,
découvrit différents principes célèbres sur les corps, les poids, l’hydraulique.
Une machine, comme la vis d’ARCHIMEDE, est à l’origine d’innombrables
applications techniques qui dépassent de loin sa fonction première, qui était de
remonter l’eau d’un niveau à un autre.
Plus mystérieuse est l’œuvre d’Héron qui, au Ier siècle après J.-C., assurait la
continuation de l’école d’ARCHIMEDE en inventant les automates, voire des
moteurs qui fonctionnaient… Des moteurs, il y a 2000 ans ? Mais, oui ! Sa
turbine à vapeur mise sous pression était capable d’entraîner un système.
Dans ses chefs d’œuvre de mécanique, des circulations de poids et d’eau pouvaient faire avancer
un animal de bois et de terre, mettre en marche automatiquement une fontaine ou la fermeture
d’une porte…
ARISTARQUE, ARISTOTE, DEMOCRITE, PTOLEMEE, HIPPOCRATE, GALIEN, HYPATHIE,
SOCRATE, PLATON, HERACLIDE, ANAXIMANDRE, EPICURE, ZENON, PARMENIDE… ont
construit également les bases de notre monde.

Les mathématiques, une machine à inventer


Les Grecs ont inventé une vision particulière des la
démonstration mathématique. Elle permet d’obtenir
« des énoncés exacts et valables dans tous les cas
imaginables où sont vérifiées les hypothèses
admises ».

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Ainsi, les objets mathématiques sont relativement détachés du monde sensible. Ce sont les
machines, des constructions qui s’inspirent des pratiques humaines. De même, la géométrie est
née des pratiques des arpenteurs, des architectes et des potiers grecs.

Nombre de textes grecs perdus durant le Moyen-âge


ont été fort heureusement redécouverts dans les
bibliothèques arabes, et ont pu circuler à nouveau.
Les deux plus grands noms des mathématiques grecques
sont sans doute PYTHAGORE (VIe s. avant J.-C.) et
EUCLIDE (IVe-IIIe s. avant J.-C.). Chacun d’eux créa
une véritable école de pensée qui influence encore
notre monde moderne.

Les savants grecs

Thalès de Milet (env. 625-547 av. J.-C.)


Considéré comme le premier philosophe, scientifique et mathématicien, c’est l’un des créateurs
de la physique, la géométrie et l’astronomie. Il fait partie des « Sept Sages de la Grèce ».
Auteur de 5 théorèmes de géométrie élémentaire, il ne l’est pourtant pas de celui qui porte son
nom mais il l’utilisa pour mesurer la hauteur de la pyramide de Khéops.

Pythagore (env. 569-494 av. J.-C.)


Mathématicien, théoricien du « nombre », il est connu particulièrement pour le théorème de
géométrie qui porte son nom. C’est aussi un philosophe (un « amoureux de la sagesse » :
l’expression est de lui), et un astronome (il a été le premier à dire que la Terre est ronde, et que
l’étoile du soir et du matin est la même : Vénus).

Empédocle (env. 490-435 av. J.-C.)


Cet ingénieur, guérisseur, poète, philosophe, et défenseur de la démocratie, croyait en la
transmigration des âmes. Selon sa cosmologie, les quatre éléments (eau, terre, feu, air)
composent toute chose et deux forces les régissent : Amour et Haine.

Hérodote (env. 484-425 av. J.-C.)


Un des premiers explorateurs, il écrivit les « Histoires » (Historiai, c’est-à-dire enquêtes,
recherches, explorations) « afin que le temps n'abolisse pas le souvenir des actions des hommes
et que les grands exploits accomplis soit par les Grecs, soit par les Barbares, ne tombent pas
dans l'oubli ». Il est ainsi devenu le père de l’Histoire.

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Hippocrate (env. 460-370 av. J.-C.)


Ce médecin a marqué l’Histoire de la médecine, en la dissociant de
la philosophie et des disciplines liées aux croyances, mais aussi
menant systématiquement l’étude et la caractérisation des
maladies. Il est le premier chirurgien thoracique connu, et son
« serment » fonde l’éthique de la pratique médicale.

Démocrite d’Abdère (env. 460-370 av. J.-C.)


Ce philosophe matérialiste développa l’idée de son maître Leucippe,
selon laquelle la matière est discontinue, l’Univers est constitué de
minuscules particules élémentaires, dites « atomes »
(« indivisible » en grec), et de vide. Démocrite pensait que les
particules sont en perpétuel mouvement dans le vide, s’associant
pour former la matière selon des possibilités infinies de
combinaisons, de vitesses, de tailles et de poids. Cette théorie
atomiste sera supplantée par celle d’Aristote et laissées de coté
pendant 2000 ans.

Socrate (469-399 av. J.-C.)


Le père de la philosophie occidentale et l’un des inventeurs de la philosophie morale passait ses
journées à essayer de faire réfléchir et progresser ses concitoyens, avec une liberté
impudente : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Sa méthode fondée sur le dialogue,
consistait à « accoucher » les esprits (« la maïeutique »).

Platon (427-346 av. J.-C.)


Disciple de Socrate, considéré comme l’un des grands philosophes occidentaux, particulièrement
pour la connaissance rationnelle du monde. Son travail est tellement riche qu’il est communément
admis qu’il a soulevé toutes les questions et qu’il nous reste à y répondre…

Aristote (384-322 av. J.-C.)


Philosophe, élève de Platon, précepteur d’Alexandre le Grand, il plaça au premier plan (ou
privilégia) l’apport de l’expérience et travailla sur de nombreux sujets tels que la politique, la
Cité mais aussi la cosmologie, la biologie et l’observation de la nature. Il posa les fondements de
la théologie dans La Métaphysique.

Archimède de Syracuse (287-212 av. J.-C.)


Mathématicien et surtout géomètre (méthode et approximation de π), père de la mécanique
statique et du célèbre principe de la « poussée d’Archimède », indissociable de son fameux
« Eurêka ! ». On sait moins qu’il inventa la roue dentée, la poulie et le levier.

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


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Aristarque de Samos (env. 310-230 av. J.-C.)


Astronome et mathématicien, il est le père de l’héliocentrisme, argumentant de nombreuses
observations pour défendre la théorie d’un Terre tournant sur elle-même et autour du Soleil. Il
a aussi travaillé sur les diamètres et les distances de la Lune et du Soleil, avec imprécision mais
par des méthodes très intéressantes.

Eratosthène (env. 276-194 av. J.-C.)


Directeur de la bibliothèque d’Alexandrie, en perpétuel désir d’apprendre, ses apports ne se
comptent plus, en mathématiques (il créa la méthode du crible portant son nom, inventa le
mésolabe), en astronomie (tables d’éclipses, inclinaison de l’écliptique de l’équateur, construction
du premier observatoire), en géographie (dont le nom même lui est attribué). Son nom est
attaché à la mesure de la circonférence de la Terre.

Ptolémée (env. 90-160 après J.-C.)


Ce touche-à-tout a énoncé un théorème de géométrie, fait une excellente approximation de π,
posé les bases de la trigonométrie, justifié les hypothèses de départ en astronomie, étudié le
Soleil, la Lune et ses mouvements, et influencé pendant 1500 ans le monde scientifique en
imposant l’idée erronée du géocentrisme.

Le colympha d’Aristote
Pour rappel de la cloche de plongée inventée par Aristote via un tonneau
ouvert, testé plus tard par Alexandre le Grand.
C’est simplement un tonneau ouvert à l'extrémité inférieure qui, une fois
immergé, conserve un certain volume d'air comprimé du fait de la
pression, permettant au plongeur de respirer.

La légende des miroirs ardents


L’histoire raconte que lors du siège de la ville, Archimède aurait créé des miroirs géants afin
d’utiliser les rayons du soleil pour enflammer les voiles des navires les assiégeant. Si la légende
est belle, plusieurs scientifiques s’accordent à dire que les faits sont peu vraisemblables : les
preuves historiques sont fragiles et les moyens nécessaires peu probables à cette époque. En
effet les miroirs étaient en bronze poli, donc peu efficaces, et les voiles par leur couleur
blanche renvoyaient les rayons, à la place de les concentrer.
Toutefois en 1973, l’ingénieur grec Loannis Sakkas tenta l’expérience pour prouver le contraire.
Pour ne pas trop s’éloigner des données historiques, il prit
soin de recouvrir d’une pellicule de bronze les surface des
boucliers-miroir. Il concentra ensuite les rayons solaires
sur un modèle réduit de galère (3,60m de longueur) qui
flottait à une cinquantaine de mètres. En deux minutes, la
cible prit feu et de façon assez intense. De quoi semer le
doute !

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


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La baignoire d’Archimède
Cette image illustre une anecdote célèbre, marquant la découverte de la « poussée
d’Archimède » : alors qu’il était aux bains publics (et non dans une baignoire), Archimède
observa qu’un corps plongé dans l’eau subissait une force orientée du bas vers le haut. Selon la
légende, il serait sorti nu dans la rue en criant le fameux « Eurêka ! » (J’ai trouvé !). Ce principe
dit « d’Archimède » s’applique aux fluides dans un environnement
soumis à la gravité.
Son traité « Des corps flottants » précise que cette force est liée
au poids du volume de fluide déplacé, cette observation lui permit
de vérifier si la couronne du roi était bien toute en or. Archimède
pose dans cet écrit les bases de l’hydrostatique, mettant
notamment en évidence la notion connue aujourd’hui sous le nom de
masse volumique.

Le système géocentrique de Ptolémée


Dans L'Almageste, Claude Ptolémée (IIe siècle) considère la Terre
comme le centre du monde, autour duquel évoluent le Soleil, la
Lune et des planètes selon des trajectoires circulaires, purement
géométriques (de ce point de vue, le système de Copernic ne
permettra pas d’avancée).
Ce système géocentrique est en phase avec l’explication biblique
mais ne permet pas d’expliquer, par exemple, la position de Vénus
(qui se trouve tantôt devant, tantôt derrière le Soleil).
Il faut attendre le début du XVIIe s. pour que Galilée réfute cette thèse, prouvant par
l’observation à qui voulait bien l’entendre que la Terre n’est pas immobile, qu’elle n’est pas
au centre de l’univers et que le soleil ne tourne pas autour d’elle.

La vis d’Archimède
La vis, comme la roue, existait déjà mais le dispositif et ses proportions
ont été mathématisés (ou théorisés) par Archimède, au IIIe siècle av. J.-
C., afin de concevoir un système facilitant l’irrigation alors qu’il était un
Egypte. Cette vis, en tournant, permet de faire remonter de l’eau (du Nil
dans ce cas) mais aussi du grain, etc. Les proportions sont définies
précisément : diamètre de la vis (1/16e du module), pas de l’hélice (1/8e),
etc. et l’inclinaison correspond à un triangle pythagoricien !
Aujourd’hui de nombreuses entreprises ont pour objet la fabrication de pompes et autres outils
utilisant la vis d’Archimède.

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Engrenages
Héron, suite aux inventions de la roue dentée et de la poulie d’Archimède, a particulièrement
travaillé sur les systèmes de démultiplication des forces. Il créa plusieurs automates dont un
canard mécanique mettant en jeu des engrenages et des systèmes de contrepoids. Il est
également à l’origine de nombreuses machines hydrauliques.

La lyre
Dans la Grèce Antique, musique et mathématiques sont considérées comme
des sciences proches : l’écart des notes est une valeur mathématique et
l’harmonie prend un double sens.
Pythagore (env. 569-494 av. J.-C.) s’intéressant à la musique aurait amélioré
le principe de la lyre. De plus, quand il attribue aux mathématiques une valeur
universelle et leur applique une lecture du monde, l’univers prend un aspect
« musical ».
Ce rapprochement de toutes les sciences dans une logique commune, ajouté
aux faits que Pythagore passe pour avoir été un initié des rites égyptiens (il
fut entouré de disciples) le classe souvent dans l’ésotérisme.

Le rêve d’envol d’Icare


Dédale est peut-être le premier héros – imaginaire - de la science…
Fait prisonnier avec son fils Icare par le roi Minos de Crète dans le
terrible labyrinthe du palais qu’il lui a construit, Dédale - père de
l’architecture et de la statuaire grecques –fabriqua des ailes de fortune à
son fils pour tenter de s’échapper par les airs. Il fixa des plumes d’oiseau
sur une structure de bois grâce à des attaches de lin et de cire et fit
s’envoler son fils en battant ces fausses ailes, à la manière d’un oiseau.
Icare réussit dans un premier temps à s’échapper mais s’approcha trop
près du soleil, malgré les conseils de son père, la cire fondit sous la chaleur et il disparut dans
les profondeurs de la mer.

L’ostrakon
En inventant différentes techniques d’organisation de la
société et de législation qui vont déboucher sur le concept de
démocratie, les Grecs font un premier pas vers la
généralisation des savoirs, à tous ceux qui étaient reconnus
comme citoyens. Ici un ostrakon, tesson de poterie qui servait
de bulletin de vote.

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Eolipyle
Ce premier « moteur » est pneumatique : une sphère métallique contenant de
l’eau est fixée sur un axe horizontal et au dessus d’un feu, la vapeur d’eau se
dégage par deux tubes coudés situés sur la sphère à l’opposé l’un de l’autre et
fait ainsi tourner la sphère autour de l’axe.
Pourtant Héron ne l’a pas utilisé pour entraîner un mouvement mécanique, il n’a
pas pensé à l’associer à un de ses automates ce qui aurait pu lui permettre de
créer la voiture il y a 2000 ans !

Chariot actionné par éolipyle


Il ne fut inventé qu’en 1687 par le père Ferdinand Verbiest,
président du Bureau impérial des mathématiques en Chine.
Le foyer est contenu dans un bac sous la sphère, et la
vapeur d’eau se dégage par un conduit unique dirigé vers une
roue à aubes, qui en tournant actionne des engrenages fixés
à l’axe des roues.
Le modèle présenté est plus simple : en sortant le gaz provoque une poussée, faisant de ce
chariot un véhicule à propulsion.

2.3. Transmission des savoirs

Saint Thomas d’Aquin (1225 env.- 1274)


Membre de l’ordre dominicain, il était avant tout philosophe et l’un
des principaux maîtres de la théologie et surtout de la scolastique,
visant à concilier l’étude de la foi chrétienne avec les savoirs
philosophiques et scientifiques grecs.
En effet les textes grecs avaient été « perdus » pendant le Moyen
Age, limités à des foyers de connaissances. Mais des traductions
latines commencent à circuler telles celles du philosophe arabe
Averroès, célèbre partisan d’Aristote, lui-même travaillant sur les
traductions arabes des Araméens. Pour beaucoup c’était introduire le
paganisme, mais Thomas d’Aquin devint à son tour un ardent défenseur du réalisme, qu’il intègre
dans le corpus théologique. Selon lui, la foi et la raison ne s’opposent pas et concourent à une
même fin. Les sens, auparavant considérés comme trompeurs, sont les sources de la
connaissance : « Rien n'est dans l'intelligence qui n'ait été auparavant dans les sens ».

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3. Les ingénieurs de la Renaissance


3.1. Une riche communauté de techniciens

Lorsqu’on évoque les meilleurs techniciens de la


Renaissance, on pense surtout au glorieux
Léonard de Vinci et à l’instable Jérôme Cardan
(savant perturbé, s’il en est, et inventeur entre
autres d’importantes techniques de
transmissions mécaniques). Pourtant, avant eux,
quelle exceptionnelle succession de génies :
Brunelleschi, rénove la perspective et en établit
des règles correctes ; Taccola, se voit baptiser
«Archimède de Sienne » ; ses travaux en
hydraulique lui font imaginer d’exceptionnels
réseaux d’aqueducs ; dans le domaine militaire il
excelle aussi par des machines de guerre
terrifiantes ; son héritier, Di Giorgio, dessine
sous-marins et bateaux à aube et devient
architecte civil et militaire ; son système pour
déplacer colonnes et obélisques, s’il est
compliqué, montre un degré de haute technicité… On pourrait en citer d’autres encore, dont
Tartaglia…
Tous savent réaliser des croquis scientifiques avec peut-être moins d’art mais tout autant de
maîtrise que Léonard. On a dit de Léonard qu’il était comme un homme qui s’était réveillé trop
tôt dans le noir avant tous les autres et cette exagération a créé son mythe.

Quelques grandes dates de la Renaissance


1420 : Fabrication des premières caravelles au Portugal
1440 : La typographie à caractères mobiles est inventée par Gutenberg
1492 : Parti sur des calculs de la circonférence terrestre bien trop petits et vieux de quatorze
siècles, Christophe Colomb aborde sans le savoir un nouveau continent.
1505 : Léonard de Vinci étudie le vol des oiseaux et imagine des machines volantes.
1508 : Léonard de Vinci travaille sur l’urbanisme et l’hydraulique.
1517 : La première fabrique d’arquebuses voit le jour. Cette arme est si puissante qu’elle perce
les armures.
1520 : Durant son tour du monde, Magellan observe que l’océan est beaucoup plus profond
qu’Aristote l’avait imaginé.
Vers 1530 : Copernic calcule que le Soleil doit être au centre du système, et non la Terre.
1550 : Bernard Palissy perfectionne les techniques de céramique.
1559 : La projection de Mercator améliore considérablement les représentations géographiques.

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Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

Vers 1560 : Ambroise Paré invente des techniques d’asepsie et de prothèse.


1608 : Invention de la longue-vue.
1609 : Invention du microscope.
1628 : William Harvey redécouvre la circulation sanguine
… mais le savoir ne se diffuse pas aussi rapidement : William Shakespeare, à la fin de la
Renaissance, ne connaît pas la circulation sanguine et croit toujours la Terre au centre de
l’univers !

3.2 Léonard de Vinci

Le célèbre artiste et savant italien s’intéressa à tous les domaines qui


concernaient la communauté intellectuelle de son temps. Initié dans
l’atelier de Verrocchio, à la géométrie et à la perspective, il nous a légué
des carnets d’étude et des croquis de très grande qualité qui complètent
son œuvre picturale, d’une importance majeure dans l’histoire de l’art.
Touchant à tout de l’astronomie à la géologie, de la mécanique à
l’hydraulique, de l’optique à l’acoustique, pourtant on le remarque plus par
ses géniales inventions et prévisions (le tank, l’hélicoptère, le parachute, le
sous-marin, le scaphandre, l’automobile…) que par ses découvertes
déterminantes qui, comme celles d’un Copernic ou d’un Newton, auraient
révolutionné durablement un domaine. Cependant, il fut avant Vésale un
excellent anatomiste qui sut disséquer et décrire avec minutie des corps
humains. Un siècle et demi avant Kircher, il travaille une géologie qui lui
permet de découvrir l’existence de la Préhistoire, comme le fera un autre
savant de la Renaissance, Bernard Palissy. On peut supposer que sa plus
grande importance fut sa contribution à l’amélioration des techniques d’hydraulique et de levage,
qui lui permirent par exemple de réaliser des mises en place de monuments et de sculptures tout
à fait spectaculaires. En cela, il est le continuateur d’un siècle d’ingénieurs italiens
exceptionnels.

Ce génie touche-à-tout s’est justement beaucoup penché sur les textes des grecs. Mais son
intelligence, peut-être son apparence particulière avec sa chevelure et sa longue barbe, et bien
entendu ses penchants d’alchimistes lui valaient aussi une réputation de magicien.

De Vinci l’artiste

Ce touche-à-tout, génie universel, est reconnu en qualité de peintre avant tout, le scientifique
et l’inventeur ayant été admirés plus tardivement. Peu d’œuvres nous sont parvenues, moins de
vingt, mais elles sont incontournables telles la Joconde ou la Cène. Cet artiste est un des plus
grands peintres de tous les temps, par son utilisation des ombres et lumières, le rendu des
émotions et de la gestuelle, ou la mise au point de techniques comme le sfumato (« fumée », sans
contours pour un effet de profondeur) et le travail de perspective.

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


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Son œuvre se caractérise aussi par l’abondance des dessins, à


vocation artistique avec de nombreux portraits féminins, et même
des têtes grotesques (!) ; à but scientifique par les études
anatomiques (proportions tel L’homme de Vitruve, musculatures,
appareil cardio-vasculaire, cerveau, squelette… dont certaines
d’après dissections) ou naturalistes ; et bien entendu techniques,
dans le cadre de ses inventions dans ses célèbres carnets.

L’homme de Vitruve
Le célèbre croquis de Léonard de Vinci est
une étude des proportions du corps humain
selon un texte de l’architecte romain Vitruve, décrivant les
proportions d’un corps humain idéal. L’ouvrage de Vitruve fut suivi de
plusieurs tentatives d’illustrations au cours de la Renaissance avec des
résultats variés. Par son don d’observation et une étude
anthropométrique (prises de mesures), Léonard de Vinci corrigea les
indications de Vitruve et représenta par son dessin le modèle
géométrique d’un homme normal et non théorique.

Architecte
Outre ses nombreuses réalisations artistiques et scientifiques, Léonard de Vinci
exerça les métiers d’ingénieur hydraulicien et d’architecte. Il conçu notamment
une ville théorique parfaite, basée sur la fonctionnalité (via une meilleure
organisation des voies de circulation par exemple) et non les distinctions
sociales, cherchant à optimiser la qualité de vie. Influencés par l’architecte de
l’école florentine Filippo Brunelleschi et ses innovations techniques, ses
bâtiments religieux aux formes octogonales, ou
circulaires pour les militaires sont célèbres. Ils
révèlent sa maîtrise de connaissances en
géométrie, alliées à celles des matériaux et son sens de
l’ingénierie. Il créa notamment des ouvrages tels que ce pont.

Les machines volantes extraordinaires de Léonard de Vinci

Léonard de Vinci cherche toute sa vie à percer le mystère du vol : on a recensé plus de 150
croquis de machines volantes, sur 400 relevant du domaine de l’aéronautique dessinés par le
génial italien.
Le modèle sur lequel il concentre presque tous ses efforts est celui de la chauve-souris. La
structure de ses ailes, ses articulations : tout l’intéresse. Et il faut croire qu’il avait raison de
s’acharner ainsi car c’est en étudiant de nouveau cette extraordinaire mécanique que Clément
Ader parvient à faire s’envoler son « Eole » 400 ans plus tard !

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


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De Vinci n’est pas un expérimentateur et ne parviendra pas à faire voler ses machines, mais il
travaille en véritable scientifique. Il tient compte de la notion de centre de gravité et comprend
que la seule force musculaire de l’Homme ne peut vaincre la résistance de l’air. Il croit pouvoir
obtenir l’énergie nécessaire au mouvement en utilisant des poulies, ressorts, manivelles et
pédales… mais n’y parviendra pas.
Il réfléchit à la manière de s’élever « mécaniquement » dans les airs en s’appuyant sur le
mouvement d’ailes artificielles actionnées par un homme.
Avec son projet d’hélice aérienne - dont on peut dire qu’elle préfigure le système de rotor de
l’hélicoptère, véritablement mis au point en 1939 - il aurait pu aller plus loin. Mais la base de son
système reste une gigantesque vis fixée sur un axe vertical mue par la seule force humaine,
même si elle est démultipliée.

L’hélicoptère
L’engin est magnifique, les proportions sont bonnes, il aurait pu voler… à
condition d’utiliser un moteur, qui sera inventé quelques siècles plus tard. Au
début de la Renaissance, le génial inventeur ne pouvait compter que sur
l’énergie d’hommes courant autour de l’axe le plus vite possible. Ce qui est bien
insuffisant pour faire tourner l’hélice au point d’avoir la force d’arracher
l’engin du sol.
Au contraire des pales des hélicoptères d’aujourd’hui,
Léonard de Vinci utilisait le système hélicoïdal, en
reprenant le concept de « vis sans fin » d’Archimède : il vissait
l’air !
Plus tard, après l’hélice et le moteur, une dernière idée est venue
finaliser l’hélicoptère : mettre une seconde hélice, plus petite et
verticale, permet de stabiliser l’appareil afin qu’il ne tourne pas sur lui-
même, sinon nausées garanties !

Léonard de Vinci et le parachute


Le 26 avril 2008 un suisse a sauté de 650m de haut avec une
réplique (en matériaux légers) du parachute décrit par Léonard
de Vinci. Ses calculs étaient donc justes, avec un parachute de
forme pyramidale d’environ 7m de haut sur 7m de large, ainsi
que d’autres indications notée en 1485. Toutefois cette
invention présente des inconvénients majeurs : il est impossible de
contrôler la direction et il est très instable.
En effet le parachute sert à ralentir (« parer ») la chute d’un corps et
fonctionne avec le frottement de l’air circulant dans la voile. Il est donc
nécessaire de laisser une ouverture au centre de la voile, sinon l’air
s’échappera par un coté, renversant le parachute…

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Le mot a été inventé par Sébastien Lenormand, physicien ayant sauté du premier étage d’une
maison avec un parasol dans chaque main ! Toutefois l’invention du parachute est datée du dépôt
du brevet de Jacques Garnerin en 1802.

L’inventeur Léonard de Vinci

Connu de prime abord pour sa peinture, Léonard de Vinci est de nos jours très admiré pour son
immense talent d’ingénieur, notamment pour la construction de machines : véhicules et armes
principalement, mais aussi mécanismes (engrenages, systèmes de levage, moteurs et même
instruments de mesure ou machines hydrauliques).

Le Père du dessin technique


Homme pluridisciplinaire, de Vinci utilisait beaucoup son talent d’artiste pour dessiner ses
projets d’invention, faire des études de mécanismes, ou expliquer le résultat final, en faisant
des allers-retours avec l’expérimentation.
Plus que des croquis, ce sont de vrais dessins dits aujourd’hui
« techniques » ou « industriels », détaillant les mécanismes,
soignant les échelles et les proportions. Ainsi il semble qu’il n’ait
pas construit et expérimenté toutes ses inventions, mais
plusieurs ont essayé de suivre ses indications au cours de
l’Histoire. L’exemple le plus célèbre est le char automoteur,
ancêtre de la voiture.
Son don d’observation de la nature a également beaucoup
contribué à la qualité de ses idées : machines volantes dont le
fonctionnement des ailes s’appuie sur celles des oiseaux, copiées
sur l’anatomie de la chauve-souris, coques de bateaux d’après le
corps des poissons, ou évolution des projectiles ronds (boulets)
vers d’autres plus allongés (obus) suite à l’étude de la
déformation de jets d’eau en fonction du vent, de la résistance à
l’air.

L'ancêtre de la voiture, une énigme résolue au bout de 500 ans


Les dessins du char automoteur, réalisés en 1478, sont rassemblés sur le feuillet 812 du Codex
Atlanticus, avec les dessins scientifiques et techniques. Sans légende, ils montrent le véhicule
dans son ensemble, et plusieurs vues du mécanisme (côté, dessus et en coupe). Cette automobile
apparaît comme un cadre en bois sur trois roues disposées en tricycle (pour tourner), une corde
en part et contrôle le frein à distance. Cette attraction créée pour une fête était probablement
habillée d’un décor.

Toutes les tentatives de reconstructions ont échoué, comme celle de 1953 exposée au Musée du
Clos Lucé. Beaucoup ont ajouté des pièces supposées manquantes, imaginant la propulsion issue
des arbalètes, alors qu’elle provenait de ressorts à lame presque invisibles sur le dessin, comme
l’imagina Carlo Pedretti en 1975. Aidé par un expert en robotique, Mark Rosheim, la réalisation
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de modélisations en 3D permit de découvrir le fonctionnement complet puis de valider par une


maquette. Proche d’un mécanisme d’horlogerie, il faut remonter les ressorts comme pour une
montre ancienne, et libérer l’énergie en décoinçant le frein.

L’engrenage, outil d’organisation de la vie sociale !


Un engrenage permet de transmettre un mouvement de rotation d’une roue
dentée à une seconde imbriquée, qu’elle entraîne.
Le plus ancien mécanisme connu utilisant l’engrenage semble être un outil de
localisation des astres ou une horloge, nommée « machine d’Anticythère »
du nom de l’île proche de l’épave dans laquelle elle a été trouvée. Elle met en
œuvre l’invention d’Archimède ainsi que le travail d’Hipparque de Nicée,
mais son inventeur reste inconnu. Il faudra attendre le XIVe siècle pour
qu’apparaisse et se diffuse un système mécanique aussi complexe, une
machine incontournable dans notre société : l’horloge…
Mais il existe de nombreux autres domaines d’utilisation, comme le
montrent les pistes de travail explorées par Léonard de Vinci et ses études
d’engrenages complexes : moteurs, automobile, grues, pont tournant, canons
et char circulaire…
Il y a des engrenages quasiment partout !

Mètre à roue d’arpentage


La circonférence de la roue fait un mètre, une bille tombe à chaque tour !

Les systèmes de levage


Aujourd’hui nos chantiers utilisent des moyens basés sur les principes et
inventions grecques, d’Archimède notamment, tels la poulie, la roue dentée et
bien entendu le levier. L’association de ces inventions permit de créer le palan,
le treuil, la grue ou la technique romaine utilisée pour les cathédrales dite de
la « cage d’écureuil ». Puis ce sont les ingénieurs militaires qui font de grandes
avancées, comme le travail de Léonard de Vinci sur les grues rotatives.
L’évolution reposera ensuite sur le matériau et l’énergie, puis la structure
devient creuse en treillis, et c’est maintenant sur le pilotage que les
ingénieurs portent leurs efforts.

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Le multiple-engrenage

Léonard de Vinci avait conçu ce triple-engrenage pour qu’un seul


homme puisse contrôler en même temps 3 cordes agissant sur 3
éléments situés à des distances différentes.

Le broyeur, père du roulement à billes (XVe siècle)


Léonard de Vinci testa différentes techniques destinées à
réduire les forces de frottement en mécanique. Lors de
l’invention de ce broyeur, pouvant écraser des noix (ou
autres) en faisant rouler dessus les boules, il fit une
nouvelle découverte. De Vinci réalisa qu’un mouvement
effectué par des boules libres entre deux éléments fixes
produisait très peu de frottements entre les pièces,
comparé aux procédés existants.
Ainsi son dessin, particulièrement précis et rigoureux, est
très proche du roulement moderne.

L’étude de la gravité
Leonard de Vinci continue les études des grecs qui s’étonnaient des lois
régissant le mouvement des objets dans l’espace : ce que l’on appelle l’étude
de la gravité. Beaucoup plus tard (200 ans après de Vinci), Newton reprenant
les calculs de Galilée, comprendra l’une des influences majeures : l’attraction
terrestre. De son temps, de Vinci effectuait de nombreuses expériences mais
fut encore parfois encombré du mélange entre l’étude expérimental et le
mysticisme. Il écrit par exemple : « La force naît de la pénurie ou de
l’abondance ; elle est fille du mouvement matériel et petite-fille du
mouvement spirituel, mère et origine de la gravité. »
Cette machine étudie l’influence de la vitesse donnée à des corps (ou « graves ») reliés à un axe.

Le marteau mécanique
Cette invention traduit bien l’esprit pratique de Léonard de Vinci.
Via un essieu actionné par un engrenage, une roue excentrique (en forme de
virgule) agit sur le marteau qui frappe ainsi sur une enclume de manière
rythmée et régulière. L’énergie pouvait être fournie par un homme via une
manivelle, une roue hydraulique, un animal harnaché tel un âne… et cet outil
facilitait ainsi le travail pénible du forgeron par exemple.

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Le bateau à aubes de Léonard de Vinci


A partir de 1499, Léonard de Vinci est au service des Vénitiens et
cherche à mettre au point des systèmes de défense contre les
attaques navales probables des Turcs. Pour éloigner les envahisseurs
depuis la terre ferme, il projette d’inonder la plaine environnante en
haussant le niveau des cours d’eau alentours à l’aide d’un système
d’écluses. Il est devenu ingénieur hydraulicien à part entière et la
maîtrise du mouvement de l’eau, tout autant que celle du mouvement
dans les airs, restera l’une de ses préoccupations majeures.

Il mettra au point le principe du bateau à aubes - toutefois avec


l’impossibilité technique de pouvoir avancer sur l’eau (on peut en voir
une reproduction en grandeur nature sur le ruisseau du Manoir du
Clos Lucé à Amboise). Comme souvent, Léonard de Vinci lance une
idée très ingénieuse que d’autres, beaucoup plus tard, pourront
mettre en pratique.

La guerre

La bombarde à dispersion
Ce dessin marque une des redoutables inventions militaires de Léonard de
Vinci, dont l’efficacité a été malheureusement vérifiée.
Cette bombarde, complétée du système d’affût réglable en hauteur de sa
création, projetait des boulets explosifs produisant une multitude de
fragments lors de l’impact. Cela permettait d’accroître la densité en
jetant « de la pierraille quasiment comme la
tempête, dont la fumée provoque la terreur parmi
l’ennemi, un grand nombre de pertes et la
confusion. ».
Léonard de Vinci a inventé les armes à fragmentation.

Tanks, chars d’assaut et autres canonnières


Léonard de Vinci commence à imaginer des machines de guerre pour le
duc de Milan, Laurent Sforza puis développe ses projets, notamment
après avoir rencontré en 1490 l’architecte et
ingénieur militaire Francesco di Giorgio
Martini qui coucha sur le papier avant lui de
nombreux projets de machines étonnantes.
Ainsi, Léonard de Vinci imagine un char
d’assaut reconnaissable entre tous par sa forme circulaire et ses
canons permettant de tirer dans toutes les directions et montre
tout l’intérêt de ce type de matériel, qui ne fut pas utilisé avant la
première guerre mondiale : « Je construirai des chars couverts,

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sûrs, à l'abri de toute attaque, lesquels, pénétrant dans les rangs ennemis avec leurs artilleries,
il n'est si grande multitude d'hommes armés qu'ils ne rompront. Et derrière ceux-ci, l'infanterie
pourra suivre sans subir de dommages ni rencontrer d'obstacles », écrivait-il.

3.3. Les alchimistes

Apparue, vraisemblablement, dans l’Egypte hellénistique, l’alchimie s’est


développée dans le monde arabe et européen au cours du Moyen-Age et de la
Renaissance. Cette science, également considérée comme une discipline
ésotérique, avait pour objectif principal « le grand œuvre », c'est-à-dire la
réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation de métaux
« vils » (plomb, étain, cuivre…) en or ou en argent. Un autre objectif était la
recherche de la panacée (remède universel) ou d’un élixir de jeunesse que
l’alchimiste Nicolas Flamel aurait découvert et utilisé sur lui et son épouse
Pernelle.

D’Aristote à Merlin l’Enchanteur

Dans l’imagerie populaire, le magicien du Moyen Âge,


inventeur aux savoirs multiples usant de formules et de
potions pour maîtriser les forces de la Terre et de la vie,
se confond avec l’alchimiste. Comme Merlin l’Enchanteur,
l’alchimiste est accompagné d’un rapace nocturne (la
chouette de la sagesse trônant sur l’épaule d’Athéna,
déesse de la mythologie grecque). Dans son fourneau, il
tente de transformer le cuivre ou le plomb en or et -
comme dans les aventures du héros bien-aimé des enfants
d’aujourd’hui, Harry Potter - il est à la recherche de la
pierre philosophale censée donner la vie éternelle…
Les textes fondateurs de l’alchimie, attribués au
légendaire Hermes Trimegiste, dateraient du IV e siècle après J.-C. Ils rassemblent tout autant
de savoirs cohérents que de « délires ésotériques », emprunt d’une volonté de puissance
mystique sur la vie et les éléments.

Les véritables découvertes des alchimistes

Dans leurs mélanges et affinages des métaux, les alchimistes ont effectivement réalisé des
cuivres dont l’apparence était très fortement proche de celle de l’or… une véritable prouesse de
la physique.
Nombre de leurs potions sont à l’origine de molécules qui entrent dans la composition de nos
médicaments aujourd’hui.

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Plus spectaculaire encore : la phosphorescence… quand en mélangeant des liquides froids les
alchimistes créaient une lumière vive sans chaleur dans leur antre, baignée de la faible lumière
des lampes à huile.
L’alchimie avait séduit de grands savants comme Isaac Newton, qui consacra la fin de sa vie à
vérifier si la nature des éléments métalliques pouvaient expliquer sa théorie de la gravitation.

La différence entre alchimie et science

Les alchimistes étaient capables de préparer de l’acide chlorhydrique, de réaliser la coupellation


des métaux, d’effectuer distillation et sublimation chimiques, et leur pharmacopée utilisait des
extraits alcooliques de plantes… De leurs travaux, effectués souvent avec soin, naquirent les
rudiments de sciences nouvelles et leurs tentatives de métamorphose des éléments ont pu être
effectuées plus tard par les physiciens grâce à des techniques rationnelles sophistiquées. Ils
contribuèrent à la naissance de la chimie, des biotechnologies, de la psychanalyse…
Mais souvent les résultats des alchimistes étaient plus dus au hasard sur le nombre des
manipulations effectuées qu’au succès d’expériences cohérentes et rationnelles. A l’inverse, La
science d’aujourd’hui tire sa principale valeur du fait que ses productions peuvent être
reproduites, analysées, discutées et subir des contre-épreuves.

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4. Des hommes à la recherche de science et


d’inventions – Grand cabinet de curiosités

Cette partie de l’exposition présente un cabinet de physique


étonnant, où l’on peut découvrir certains aspects des mesures
de l’énergie, de la chimie, de la première pile au moulin à vent
sans oublier l’aventure si controversée de l’énergie atomique.

La longue-vue : cherchez l’erreur !

Galilée réalisa en 1609 la lunette à oculaire divergent, et put


commencer l’étude des astres : il mesura la hauteur des
montagnes de la lune, trouva les satellites de Jupiter, l’anneau de
Saturne, observa le Soleil, Vénus… ce qui lui permit de confirmer
les hypothèses du système copernicien et annoncer que la Terre
tourne bien autour du Soleil… ce pourquoi il sera condamné par
l’Inquisition. Hans Lippershey (1570-1619), opticien hollandais,
aurait inventé la longue-vue en 1608. On attribue parfois cette
invention à Zacharias Jansen… Isaac Newton construisit le
premier télescope en 1672 et, grâce à des télescopes de plus en puissants (jusqu’à 120 m de
diamètre) qu’il réalisa à partir de 1773, William Herschel (1738-1822) fit de nouvelles
découvertes majeures dans le domaine de l’astronomie.

Le baromètre et le principe de Torricelli

À l'époque de Galilée, vers 1635, les ingénieurs et fontainiers de


Florence sont chargés de construire de gigantesques installations
hydrauliques dans les jardins des palais. Ils installent des pompes
aspirantes mais découvrent avec stupéfaction qu'elles sont incapables
d'élever l'eau de plus de 18 brasses, soit une dizaine de mètres.
Galilée est sollicité mais il meurt en 1642 sans avoir eu le temps de
résoudre ce problème : pourquoi ne peut-on pas aspirer l'eau au-delà
d'une certaine hauteur ? On retrouva plus tard, dans ses notes, qu'il
avait songé que l'air devait avoir un poids mais il n'en avait tiré
aucune conclusion. L'idée que le liquide n'est pas aspiré par la pompe
mais refoulé vers elle par l'effet d'une pression extérieure était en
totale contradiction avec les dogmes admis à cette époque, qui voulaient que l'eau s'élève dans
les tubes parce que la nature a horreur du vide.
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Torricelli succède à Galilée comme physicien à la cour du Duc de Toscane. Reprenant les notes
de son prédécesseur, il fait des expériences pour prouver que la pression atmosphérique est
responsable de la montée de l'eau dans un espace vide. Pour éviter d'utiliser des colonnes d'eau
d'une dizaine de mètres de hauteur, il a l'idée de faire des essais avec du mercure (hydrargyre,
vif-argent…) qui est 13,6 fois plus dense. Il en remplit un long tube de verre, le bouche avec le
doigt et le retourne sur un bassin rempli, lui aussi, de mercure. Il observe que le tube ne se vide
que partiellement dans le bassin et qu'il y reste toujours une colonne de mercure d'environ
76 cm de hauteur, quel que soit l'enfoncement du tube dans le bassin. Il en déduit que la
pression de l'air sur la surface du bassin contrebalance le poids de la colonne de mercure et que
c'est elle qui permet de faire monter l'eau dans les pompes d'une hauteur d'environ 10 m, mais
pas davantage. C'est ainsi que Torricelli invente le baromètre en 1643. Il remarque également
que la hauteur du mercure dans le tube varie avec les changements climatiques et qu'une baisse
précède généralement une période de mauvais temps (pluie).
Le réservoir ouvert n'est cependant pas très pratique si l'on veut transporter l'instrument.
Diverses solutions sont imaginées par la suite.

Le microscope

Le premier microscope aurait été inventé à la fin du XVIe s. par l’opticien


hollandais Hans Jansen et fut décrit par Galilée. Au XVII e s. le grossissement
était inférieur à 200 et les premiers microscopes modernes furent construits
à partir de 1880.
Le microscope électronique, mis au point par ERNST RUSKA en 1933, est une
véritable révolution permettant un grossissement de l’ordre de 200.000 fois…
Le microscope à effet tunnel permet d’observer aujourd’hui la surface d’un
échantillon, atome par atome, avec un grossissement de 100 millions de fois et, avec l’ère des
nanotechnologies, des moteurs, ordinateurs et lasers sont conçus à l’échelle du milliardième pour
équiper des microfusées !

Thermoscope de Galilée

Un thermomètre de Galilée (du nom du physicien italien Galileo Galilei), est un


thermomètre constitué d'un cylindre de verre scellé contenant un liquide transparent
et une série d'objets dont les densités sont conçues pour qu'ils coulent un à un, à
mesure que le liquide est chauffé et que sa densité diminue.
Il est probable que Galilée ait effectivement inventé cet instrument — ou un
instrument approchant[1] — dans les dernières années du XVIe siècle[2].
Le thermomètre de Galilée fonctionne en raison du principe de flottabilité, qui
détermine si un objet flotte ou bien coule dans un liquide, et fait que même des
bateaux en acier peuvent flotter. Le seul facteur qui détermine si un grand objet flotte
ou coule dans un liquide est la densité de l'objet par rapport à la densité du liquide dans lequel il
est placé.

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Disque de Newton

Un disque de Newton est un disque composé de secteurs aux couleurs de l'arc-


en-ciel. Une fois en rotation rapide, le disque semble blanc.
Isaac Newton a démontré ainsi que la lumière blanche est une combinaison des
couleurs de l'arc-en-ciel.
Cette expérience est complémentaire de celle au cours de laquelle, à l'aide
d'un prisme, on sépare la lumière blanche en ses différentes composantes
(voir analyse spectrale).

La balance à poids

Une balance, du latin bis (2 fois) et lanx (plateau), est un


instrument de mesure qui sert à évaluer des masses. Pour
effectuer cette mesure, on utilise des « poids », cette appellation
est celle que l'on emploie dans le langage courant; en termes
scientifiques, on utilise l'appellation « masses marquées ».
Les balances existent depuis l’Antiquité. La balance nécessitant
l’utilisation de poids, elle obligea à réglementer le pesage avec le
plus grand soin. Les balances ne sont devenues de véritables
instruments de précision qu’au XIXe siècle.
Au XVIIe siècle, l’invention de Roberval révolutionne le pesage. C’est la première fois que l’on a
l’idée de poser les plateaux au-dessus du fléau et non plus en dessous. Au XVIIIe siècle,
Lavoisier perfectionne la balance et les principes de pesage. Il en généralise l’usage dans les
laboratoires, après avoir conçu une balance très sensible. La balance Roberval est perfectionnée
par Béranger qui parvient à réduire les forces latérales et les frottements en utilisant des
petits fléaux secondaires qui remplacent les tiges de force. Au XXe siècle,
les balances « Roberval » et « Béranger » sont sur tous les comptoirs des
commerçants lorsqu'apparaît, à la fin du XIXe siècle, la «balance
automatique» constituée d’un cadran gradué, circulaire ou en forme
d’éventail où l’on peut directement lire la masse de l’objet pesé indiqué par
une aiguille, et sans avoir à déplacer de poids manuellement. Les dernières
évolutions sont dues à l'électronique. Dorénavant les balances électroniques
affichent ou impriment directement la masse et bien souvent calculent
même le prix correspondant.
Une « bonne » balance doit être juste, sensible, et fidèle.

Machine de Wimhurst

La machine de Wimshurst est une machine électrostatique inventée en 1882 par l'anglais James
Wimshurst.
Cette machine fut historiquement utilisée pour illustrer de nombreux phénomènes d'électricité
statique ou la production d'ozone (à l'odeur caractéristique) dans un arc électrique. Elle est
encore présente dans de nombreuses écoles.
Exposition « Inventeurs & Découvreurs »
er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

La machine de Wimshurst a une apparence caractéristique ; Elle


est équipée de deux larges disques constitués de matériaux
isolants et recouverts de secteurs métalliques. Les deux disques
tournent en sens opposé l'un par rapport à l'autre dans un plan
vertical, les connexions se font à l'aide d'un dispositif de balais à
friction permettant ainsi de récupérer la charge et
d'emmagasiner l'énergie dans les bouteilles de charges (principe
du condensateur). Au voisinage de pointes métalliques
adéquatement connectées, et reliées à deux sphères convenablement disposées à une distance
pouvant provoquer un étincelage, ce dispositif se nomme : éclateurs.

Le sablier

Un sablier est un instrument qui permet de mesurer un intervalle de


temps par écoulement de sable ou quelconque matière solide
fractionnée. Le mécanisme similaire pour les liquides est la clepsydre.
Bien que l'on ne sache pas exactement quand le sablier a été inventé,
son utilisation est avérée à partir du Xe siècle. A l'origine il était
constitué de deux bulbes de verre placés l'un sur l'autre et reliés par
un tuyau fin. Les progrès du soufflage du verre ont permis par la suite
de les réaliser d'une seule pièce. Le bulbe rempli de sable fin, ou d'un
corps similaire, est placé en haut et par l'effet de la gravité, le sable
s'écoule lentement et régulièrement dans l'autre. Une fois que tout le
sable est dans le bulbe du bas, on peut retourner le sablier pour
mesurer une autre période de temps. L’histoire de la mesure du temps par l'Homme remonte à
ses origines. La mesure du temps a toujours été une de ses préoccupations majeures, notamment
pour organiser la vie sociale, religieuse et économique des sociétés. Les Égyptiens utilisaient la
clepsydre, grand vase percé à sa base, gradué à l'intérieur et qui laisse échapper un mince filet
d'eau. Les Grecs l'ont perfectionnée pour la rendre plus précise. Ils lui ont ajouté un cadran et
une aiguille, la transformant en un véritable instrument de mesure. D'origine inconnue, le sablier
est basé sur le même principe que la clepsydre, excepté que l'eau est remplacée par du sable. Il
sert plus à mesurer des intervalles de temps qu'à indiquer l'heure. Une anecdote couramment
citée est celle de Christophe Colomb qui, en 1492, lors de son voyage vers l'Amérique, utilisait
pour faire le point un sablier qu'il retournait depuis son départ toutes les demi-heures. Ces
outils devenant peu précis sur de longues périodes et les écarts de temps s'accumulant, il
devenait urgent que les scientifiques trouvent une solution.

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Le boulier

Le boulier est un abaque (outil servant à calculer) formé d’un cadre


rectangulaire muni de tiges sur lesquelles coulissent des boules. « Cet
instrument était utilisé par des peuples très largement séparés comme les
Étrusques, les Grecs, les Égyptiens, les Indiens, les Chinois et les
Mexicains et l'on peut penser qu'il a été inventé indépendamment dans
différents endroits1. » n conséquence la datation des découvertes reste
aléatoire.
Le boulier est sans doute une des plus vieilles machines à calculer de l’histoire de l’humanité.
• Les Grecs utilisaient des tablettes recouvertes de sable ou de poussière, les « abaques ».
• Le boulier chinois ou suan pan. On en trouve une illustration de sa forme définitive sur un
ouvrage datant du XIIe siècle. Sur chaque tige, on trouve cinq boules représentant une
unité et deux boules représentant cinq unités, séparées par une barre centrale.
Il est surprenant de remarquer, à l’ère de la calculatrice électronique, la grande importance que
conserve cet instrument de calcul dans toute l’Asie.
Il n’est pas rare de voir des commerçants russes ou asiatiques effectuer un calcul à l’aide d’une
calculatrice et en vérifier le résultat à l’aide du boulier. Dans des mains expertes, celui-ci est
d’une redoutable efficacité. En 1945, un match opposant un comptable japonais muni d’un
soroban et un opérateur de calculatrice électrique (Matsuzaki contre Woods) fut gagné par le
soroban par un score de 4 à 1.

Le Canard de Vaucanson

Célèbre créateur d’automates du 18ème siècle, Jacques de Vaucanson se


passionne très vite pour la reproduction d’êtres vivants. En 1739, il
invente un canard mécanique qui marquera l’histoire de la robotique :
celui-ci avait la faculté de battre des ailes grâce à des centaines de
pièces articulées, de manger du grain et de rejeter ses excréments par
les voies naturelles.

La pile Volta

La pile à colonne de Volta (pile voltaïque ou encore pile Volta) en 1801, VOLTA
montrait sa découverte à Napoléon 1er. Sa pile constitue une véritable
révolution dans l’histoire des sciences et des techniques. Il s’agit en effet de
la première source continue d’électricité. Elle a permis l’essor de l’électricité
et de l’électromagnétisme et d’aboutir à la dynamo de Gramme en 1871… qui
permet maintenant de recharger les accumulateurs !
En 1800, le physicien italien Alessandro Volta (1745-1827) invente la
première pile électrique.

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La découverte de l'électricité animale par Luigi Galvani (1737-1798) avait conduit Volta à
étudier, dès 1792, les conditions d'excitation des muscles d'une grenouille et à mettre l'accent
sur la nécessité d'un circuit électrique fermé constitué de métaux. En mars 1800, Volta publie,
dans une lettre au président de la Royal Society, l'invention de sa pile, empilement de couples de
disques zinc-cuivre en contact direct, chaque couple étant séparé du suivant par un carton
humide. Il souligne le fait que, lorsqu'on les sépare, la lame de cuivre prend une charge négative
et celle de zinc une charge positive. En novembre 1801, Volta présente sa pile devant l'Institut
de France et y énonce la loi des tensions ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux.

La théorie douteuse de Franz Gall

Le médecin allemand est un précurseur des neurosciences cognitives à la fin du


XIXème siècle, avançant l’idée d’une relation entre l’anatomie du cerveau et
l’esprit humain, ce que l’église catholique réfute. Il va plus loin en exposant en
1800 les bases de la « phrénologie », selon laquelle le relief du cerveau est
divisé en des zones correspondant à des comportements (amitié, violence, etc.).
Son travail sera mal utilisé, notamment pour justifier l’infériorité des peuples
colonisés.

La bombe A

La bombe A, communément appelée bombe atomique, bombe à fission


ou bombe nucléaire, est basée sur le principe de la fission nucléaire et
utilise des éléments fissibles comme l'uranium 235 ou le plutonium 239.
Les bombes à fission furent les premières armes nucléaires
développées et les seules utilisées contre des populations humaines. En
effet, au cours de la Seconde Guerre mondiale, deux bombes A,
baptisées respectivement Little Boy et Fat Man, furent utilisées par
l'armée américaine pour les bombardements des villes de Hiroshima et
Nagasaki.

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5. Le meeting d’aéronautique
5.1. Les débuts : être plus léger que l’air (les aérostiers)

Le « parachute » de Lenormand

Depuis toujours l’Homme a souhaité voler comme les oiseaux, ou du moins


tenté de s’en approcher. Et le parachute, qui comme son nom l’indique
permet de ralentir la chute, est un des moyens testés très tôt comme le
témoignent des mentions tirées de l’Antiquité et de l’Histoire chinoise.
C’est lui, Louis-Sébastien Lenormand, qui est l’inventeur du mot par
comparaison avec le « parasol ». En effet le physicien s’en inspire pour
son engin, il a d’ailleurs sauté du premier étage d’une maison avec un
parasol dans chaque main ! Il utilise son invention, présentant de solides
armatures en bois et expérimentée dans le but de pouvoir s’échapper
d’un bâtiment en flammes, pour sauter de l’observatoire de Montpellier le
26 décembre 1783.

La montgolfière, une histoire avec des hauts et des bas

Cette invention date de 1782 grâce aux frères Montgolfier. Lorsque


Joseph vît sa chemise se gonfler au dessus du feu de la cheminée, il
transmît son idée à Etienne pour aboutir au premier vol reconnu
officiellement par l’Académie des Sciences le 4 juin 1783. Il fut suivi du
premier vol habité le 19 septembre avec un canard, un cochon et un
mouton à son bord, puis le 21 novembre avec notamment Pilâtre de Rozier
comme passager.
Parallèlement un concurrent à cet aérostat à air chaud avait vu le jour : un
ballon fermé à hydrogène, également plus léger que l’air, conçu par
Jacques Charles, aidé des frères Robert.

L’engouement pour les aérostats devin énorme, source de rêves plus ou moins farfelus, et une
course à la traversée de la Manche s’était engagée.
Ce développement était également craint d’une partie de la population. L’envol abolissait les
frontières, les limites de propriété, et rendait vulnérable aux intrusions comme les voleurs, sans
parler des applications militaires. Il y avait une frontière religieuse : l’homme na pas été pourvu
d’ailes, le ciel est le domaine de Dieu et les oiseaux.

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Jean-Pierre Blanchard arriva le premier


de l’autre coté de la Manche en utilisant
l’hydrogène, créant un navire à rames
volant ! Tentant de réaliser la traversée
dans l’autre sens, plus difficile, Pilâtre de
Rozier mourut dans la chute de son ballon
en feu. Outre le danger, l’autonomie était
aussi très limitée et le système à
hydrogène fut privilégié. De plus les
dirigeables permettaient de traverser
l’océan.
L’invention du brûleur à propane, alliée aux
nouveaux matériaux tels que celui de la
toile passant du papier et de la soie au
nylon ou polyester enduits, a permit le renouveau de la montgolfière à air chaud.

Les ballons de l’ingénieux Giffard (1852)

Le français Henri Jacques Giffard mit au point le


premier ballon à moteur : il adjoignit à son engin
fusiforme une petite machine à vapeur, et réussit à
parcourir à son bord 28 kilomètres à une vitesse de 6
km/h en 1852. Il inventa par la suite un système de
pompe à moteur pour alimenter en eau la chaudière des
locomotives, grâce auquel il fit fortune et pu revenir à ses premiers amours, l’aérostat, en
tentant toujours d’en perfectionner la dirigeabilité. L'Impératrice Eugénie expérimenta son
modèle conçu pour l’Exposition Universelle de Paris de 1867 et 35.000 personnes volèrent au-
dessus de Paris à l’Expo de 1878 dans un immense ballon captif de forme sphérique accueillant
50 personnes à la fois : ce fut la consécration.

Le ballon, une aventure scientifique

Le ballon n’a été utilisé qu’exceptionnellement comme véhicule. Il a surtout servi de poste
d’observation militaire et a aussi permis des travaux scientifiques. On pense bien sûr aux
expériences du physicien français LOUIS JOSEPH GAY-LUSSAC. Le 24 août 1804, il
entreprend avec Jean-Baptiste BIOT, autre scientifique français, une ascension en aérostat
pour étudier les variations du magnétisme terrestre. Trois semaines après, lors d’une autre
ascension qu’il effectue seul jusqu’à 7.016 mètres, il prélève de l’air et montre la constance de
sa composition. Son nouveau record d’altitude resta inégalé jusqu’en 1850. En 1858, le célèbre
photographe et aérostier français NADAR (de son vrai nom GASPARD-FELIX TOURNACHON)
invente quant à lui la photographie aérienne. En 1865, il fait construire pour pouvoir s’adonner à
son travail un ballon immense, haut de 45 mètres, baptisé « Le géant ». Une autre ascension à
caractère scientifique d’importance eut lieu en 1931 par le physicien suisse AUGUSTE PICCARD,
qui parvient à s’élever jusqu’à 15.781 mètres… On approche aujourd’hui les 35.000 mètres !
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Les zeppelins

On a pris abusivement l’habitude d’appeler « zeppelins » tous les dirigeables à carcasse rigide
fonctionnelle. Cette idée était à l’origine celle du baron
allemand Ferdinand von Zeppelin, qui la réalisa en 1908.
En tant qu’observateur de la guerre de sécession
américaine, le militaire allemand Ferdinand von
Zeppelin (1838-1917) monte pour la première fois dans
un ballon captif. De retour en Allemagne, son rêve est
de construire une sorte de grand navire volant : il
devient réalité en 1900. En effet, il réussit un essai
très prometteur à bord de son « Zeppelin I ».
L'empereur Guillaume est séduit et l’ère des
dirigeables rigides peut commencer. Malheureusement,
plusieurs accidents, dus au fait que de l’hydrogène hautement inflammable soit utilisé, viendront
entacher la légende de Zeppelin et mettre un terme à l’aventure quelques décennies plus tard.
Mais la première traversée aller-retour de l’Atlantique fut effectuée par le dirigeable anglais
« R34 », et en 1923 le « Shenandoah » américain résout enfin le problème le plus grave en
utilisant un hélium ininflammable qui réduisit les dangers de manière conséquente. En 1928 est
lancé le « Graf Zeppelin », son succès est considérable. Entre 1900 et 1939 plus de 52.000
personnes ont été transportées en Zeppelins sur 2 millions de Km en service régulier. Hélas, en
1937, une catastrophe spectaculaire remit en cause son utilisation : le zeppelin « Hindenburg »,
qui mesurait 245m (trois fois plus long qu’un Jumbo Jet), explose rempli de passagers à son
arrivée à New-York.

Quelques dates :

1657 : Savinien Cyrano de Bergerac imagine que son héros s’envole « à la Lune » dans une cabine
soulevée par une voile gonflée de chaleur.
1783 : Dans l’énorme ballon de papier à air chaud des frères Montgolfier, Pilâtre de Rozier et le
marquis d’Arlandes s’élèvent au-dessus de Paris. Quinze jours plus tard, Jacques Charles et
Nicolas Robert, autres aérostiers français, effectuent le même vol plus efficacement dans un
ballon en soie caoutchoutée gonflé d’hydrogène.
1852 : Henri Giffard invente un dirigeable en forme de cigare. Il est propulsé par une machine à
vapeur.
1863 : Le premier grand roman des « Voyages extraordinaires » de Jules Verne s’intitule « Cinq
semaines en ballon ».
1892 : L’humoriste Albert Robida imagine dans « Le vingtième siècle » que tout le monde se
promènera en ballon dans Paris en 1950 ; les femmes faisant sponsoriser leurs véhicules en y
accrochant des publicités de grands magasins.
1937 : Le « Hindenburg » de Zeppelin est détruit dans les flammes.

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5.2. Une évolution vers des systèmes plus lourds (les avionneurs)

Est-il possible de voler ?

S’envoler : une aventure psychologique, autant que technique. L’Homme est fait pour ce rêve de
liberté totale de mouvement. Pourtant, à la poésie, à l’esprit d’aventure, s’opposait une réalité
contradictoire : il fallait s’alourdir de matériels pour tenter d’échapper au sol !
A cette aberration qui semblait contraire aux lois de la physique, Léonard de Vinci, par exemple,
avait répondu par une étude du vol des espèces animales. L’avantage du vol à ailes, est qu’il peut
permettre à l’Homme à terme de diriger l’appareil, d’avoir un véritable pouvoir sur les éléments
naturels.

Prouesses de pionniers

Retenons d’abord, dans cette quête, les travaux d’Otto Lilienthal : passionné d’aérodynamique, il
choisit d’abord de travailler correctement le vol plané, avant d’y associer des moteurs. Ses très
nombreuses expériences permirent d’acquérir de nombreuses connaissances. Ce sont les frères
Wright qui réussiront la motorisation d’un planeur (question de délai, plus que d’inventivité). Ils
perfectionneront le vol motorisé avec une efficacité remarquable. Avant eux, certains avaient
réussi, comme Ader, à créer des machines à moteur mais leurs performances restaient très
limitées. Durant plus de quarante ans ceux que l’on appelait encore les « avionneurs » mirent au
point les plus excentriques des machines, essayant toutes sortes d’ailes, d’hélices, de matériaux,
de moteurs… Certains étaient d’habiles mécaniciens, améliorant par des innovations des
performances précédentes, d’autres, de véritables théoriciens qui rassemblèrent les données
pour créer l’aviation moderne. N’oublions pas que voler sur ces drôles de machines était l’une des
activités les plus dangereuses qui soient et les dégâts humains furent tout aussi
impressionnants que la casse des matériels.
Le véritable métier de pilote d’essai en était à ses balbutiements.

Quelques dates :

Entre 1891 et 1896 : Otto Lilienthal (Allemagne) se tue au cours de son deux millième vol plané,
après avoir inventé le moteur à vapeur, la chaudière à tube, etc.
1890 : Clément Ader (France) fait un bond de 50 mètres à 15 cm du sol à bord de « l’Eole »,
véritable chauve-souris.
1897 : L’ «Avion » n°3 de Ader se soulève sur 300 mètres.
1903 : Les frères Wright (Etats-Unis) réussissent un vol contrôlé de 36,60 M en 12 secondes.
Au quatrième vol, Wilbur Wright réalise 284 mètres en 59 secondes.
1909 : La même année, le français Louis Blériot franchit la Manche et Alberto Santos Dumont
(Brésil) lance son monoplan « La demoiselle », premier avion de tourisme.
1913 : Roland Garros traverse la Méditerranée.
1927 : Charles Lindbergh (Etats-Unis) traverse l’Atlantique sur le « Spirit of Saint-Louis ».
L’avion est désormais véritablement un mode de transport.

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Otto Lilienthal : l’homme volant

Otto Lilienthal s’amusait déjà en 1861, à l’âge de 13 ans, à fabriquer des cerfs-volants et des
ailes en grandeur nature avec son frère.
Il réalisa son rêve en devenant le premier
homme volant avec des structures ailées « plus
lourdes que l’air » à partir de 1891. Il accomplit
plus de 2500 tentatives réussies et une
photographie de lui en plein vol, la première
jamais réalisée, fit le tour du monde. Mais c’est
aussi au cours d’un essai qu’il finit tragiquement
sa vie en 1896, la colonne vertébrale brisée.
On lui doit surtout le fait d’avoir défini tous les
grands concepts qui amenèrent les frères
Wright à mettre au point leur aéroplane qui
effectua en décembre 1903 le premier vol
mécanique de l’histoire.

L’Albatros de Le Bris (1868)

Capitaine de marine ayant parcouru les mers du monde, Jean-Marie Le Bris (1817 – 1872)
construisit un grand planeur à ailes mobiles imitant la forme de l’albatros qui, pour s’envoler,
devait être tiré sur une charrette par des chevaux. Il réussit en 1857 le premier décollage d’un
aéroplane suivi d’une ascension (de 100 mètres environ).
Dix ans plus tard, cherchant toujours à perfectionner son appareil, il construisit un prototype
abouti de plus grande taille qui devait être tiré par une trentaine de personnes. Lors d’un essai,
fort heureusement sans pilote à son bord, l’engin fut réduit à néant. De dépit, Le Bris mit fin à
sa carrière.

L’avion des frères Wright

Orville et Wilbur Wright, fabricants de bicyclettes, équipèrent un planeur copiant la libellule


(quatre ailes soit deux superposées de chaque coté) d’un moteur, et réussirent finalement à
mettre au point le premier avion opérationnel, c’est la série des « Flyer ».
Les premiers vols eurent lieu le 17 décembre 1903. Le Flyer II fut lui le premier avion à réaliser
un virage contrôlé (15 septembre 1904) mais les décollages étaient encore difficiles. Le Flyer
III (1905) pouvait voler plus de 39 minutes, et prendre des virages tout en étant plus fiable
même si la qualité de vol restait à améliorer.

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Le « 14bis » de Santos Dumont

Héritier d’un « roi du café » brésilien, Alberto Santos Dumont (1873-


1932) mit sa fortune et son ingéniosité au service de la conquête de
l’air. Il découvre lors d’un voyage en France en 1891 les possibilités du
moteur à explosion et se lance dans un premier temps dans la
construction d’aérostats.
Ce dandy séduit rapidement le tout Paris par ses essais excentriques
et finit par réussir, le 12 novembre 1906 au parc de Bagatelle, le
premier vol homologué d’un avion au monde sur 220m à bord de son
« 14bis » : un « canard » (doté de
gouvernes à l’avant) dont les ailes de
12m d’envergure sont constituées chacune de trois cellules
cubiques en bambou et roseau tendus de soie, la nacelle en osier
étant placée près du moteur à hélice en aluminium, le tout pesant
160kg.

La « Demoiselle » de Santos Dumont

Le brésilien Alberto Santos Dumont (1873-1932) conçut à la fin de l’année 1907 un petit
monoplan, fait de toile et de bambou et d’à peine 106 Kg, baptisé « La Demoiselle ».
Il s’agissait d’un avion de tourisme très maniable, à la portée de presque toutes les bourses, qu’il
pensait commercialiser à grande échelle. La réussite financière ne fut pas à la hauteur de ses
ambitions, sans doute parce qu’il était trop en avance sur son temps. L’engin n’était pas sans
rappeler l’un des modèles des frères Wright : le pilote était harnaché assis sous l’appareil ce qui
lui permettait de commander le contrôle latéral par le gauchissement des ailes, et il vole la
queue en avant.

Blériot traverse la Manche (1909)

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot traverse la Manche de Calais à


Douvres dans un monoplan conçu en collaboration avec l’ingénieur
Raymond Saulnier, le Blériot XI.
La structure est en frêne, bambou et tubes d'acier. Les ailes,
recouvertes de tissu caoutchouté, mesurent environ 2 mètres et
il est dirigé à l'aide d'un volant. Le moteur à 3 cylindres de 25
chevaux, conçu par Alessandro Anzani, est refroidi par air et fait
tourner une hélice en bois à plus de 1700 tours/minute.

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A bord de son frêle appareil – de 400 Kg - il réussit le


premier l’exploit de parcourir la distance qui relie la
France à l’Angleterre en 37 minutes. En se posant, son
train d'atterrissage et son hélice sont endommagés mais
ce ne sont que de petits déboires après avoir brisé dans
le passé plusieurs appareils au péril de sa vie, comme
nombre de ses concurrents. Un journaliste du Matin de
Paris est présent sur place et participe à créer
l’événement que l’on sait.

Leçon de vol

Aujourd’hui, voler est avant tout l’affaire des entreprises de voyage ou


de transport, contrairement à l’époque de ses pionniers et au début de
son développement. Ces exploits étaient fascinants et provoquaient de
nombreuses vocations et un grand engouement du public, soutenu pas
les relais médiatiques. C’était ainsi plutôt un monde d’amateurs, telle ici
la princesse Ludwig de Löwenstein-Werthein qui apprend à voler dans
un biplan à double commande : vive la conduite accompagnée !

L’hélicoptère de Maurice Léger

Cet ingénieur de l’Ecole centrale des arts de Paris a réalisé


plusieurs maquettes d’hélicoptères, soutenu par Albert Ier
de Monaco, et aurait réussi selon ce dernier des
« expériences d’enlèvement » (sans aller jusqu’au vol). Il
annonce en 1905 que son nouvel appareil a soulevé un
homme, et se lance dans un modèle grandeur nature. Lors du
test de cette impressionnante machine, photographiée en
juin 1906, il semble qu’il se soit bien soulevé mais l’essai d’un
mouvement latéral fit que le rotor (immense et fragile)
provoqua la destruction de l’appareil. La véracité et les détails restent peu connus, l’échec ayant
été encadré de silence.

L’Autogire

L’autogire, ou gyrocoptère, est un aéronef à voilure tournante


libre, inventé par l’espagnol Juan de la Cierva en 1923.
Il est tracté ou propulsé comme un avion, et la mise en
mouvement de sa voilure (rotor) est assurée par le vent. Ainsi
les distances de décollage et d’atterrissage sont-elles très
courtes.

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Il s’apparente aux étranges machines volantes des célèbres séries télévisées « Les faucheurs
de marguerites » ou « Satanas et Diabolo ». Mais les autogires d’aujourd’hui ressemblent
davantage à des ULM qu’à ce modèle sorti tout droit du passé !

Biplans contre monoplans

Les avantages de la deuxième paire


d’ailes du biplan, rattachée par des
haubans à la première paire, est de
diminuer l'envergure, réduire
l’intensité de flexion et avoir une
bonne rigidité en torsion malgré
des ailes à profils minces. C’est aussi pour gagner en vitesse, à
une époque où les moteurs étaient lourds et peu puissants,
qu’on a cherché avec le biplan à réduire la masse tout en
bénéficiant d’un maximum de surface de voilure. Mais le monoplan a finit par l’emporter, avec
l’avènement de moteurs puissants et de systèmes de volets hypersustentateurs, augmentant la
rigidité en torsion et équilibrant les masses mobiles (les ailerons, excitateurs de vibration).

Le Spirit of Saint Louis

Il s’agit de l’avion utilisé pour accomplir la première traversée aérienne de l’Océan Atlantique.
L’aviateur américain Charles Lindbergh effectua ce vol sans escale et en solitaire les 20 et 21
mai 1927 de New York à Paris. Ce monoplan parcourut en moins d’une journée et demie presque
60000 kilomètres !
Pour emporter le maximum de carburant et ne pas alourdir l’avion, cet audacieux aviateur ne dû
prendre que le strict minimum en se passant de parachute et de radio. Par manque de visibilité
dans l’appareil dû à la surcharge, Lindbergh utilisa un périscope pour voir devant lui en plus des
autres instruments de bord !

L’hydravion, des débuts difficiles

Henri Fabre réussit le 28 mars 1910 depuis l'étang de Berre le premier vol autonome de
l’Histoire à bord d’un « hydro-aéroplane » (nom donné à l’hydravion jusqu’en 1913). Certains
hydravions devinrent véritablement mythiques, tels le Macchi MC 72 à la ligne pure et à la
superbe couleur rouge.
Doté d’un moteur de 1500 CV, l’engin de l'ingénieur italien Castoldi Macchi s’abîme à cause de la
rupture d'un roulement d'hélice lors d’un essai au dessus du lac de Denzano en 1931, tuant le
pilote. Une série d’autres accidents mortels entache l’avancée des italiens dans le domaine
jusqu’à ce qu’en 1933 Bona résolve le problème de retours de flammes dû au vent engendré par
la vitesse de l’avion et que Francesco Agello. Il remporte le record du monde de vitesse à près
de700 km/h.

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

Hélène Dutrieu

Cette intrépide belge n’a pas froid aux yeux. A fond sur son vélo, cette
« Flèche humaine » comme on la surnommera remporta plusieurs records du
monde féminin de route. Aussi à l’aise sur une bicyclette que sur sa moto, cette
cascadeuse réalisa des numéros d’acrobaties en 1903 à l’Olympia exceptionnels
et terriblement risqués, qui seront par la suite interdits car considérés comme
trop dangereux. Enfin, son domaine de prédilection, l’aviation ! Elle accomplira
dans ce domaine de nombreux exploits féminins ainsi qu’une course fantastique,
la Coupe du roi d’Italie, où seule femme parmi les hommes, elle gagnera en les
dominants du début à la fin. Après un tragique accident de la route, la « femme
épervier » ne remontra plus dans un avion. A la mort de son mari, elle devint
femme d’affaire en reprenant son groupe de presse.

Harriet Quimby

Pourtant déjà célèbre comme journaliste américaine dans


plusieurs journaux du pays dans les années 1900, cette femme
d’exception se passionna pour l’aviation. L’aisance qu’elle avait
pour le vol lui permit d’obtenir le premier brevet de pilote
d’aviateur octroyé à une femme. Très coquette, elle se conçut un
manteau de vol fait en soie et laine. « L’aviatrice en porcelaine
de Saxe », surnommée ainsi par la finesse de ses traits,
enchaina les exploits.
Elle fut la première femme à voler de nuit mais surtout à traverser la Manche de l’Angleterre à
la France en mars 1912 à bord du Blériot. Malheureusement, sa prouesse ne fit pas à la Une à
cause de la terrible catastrophe du Titanic qui frappait l’Angleterre. Peu de temps après, elle
mourut avec son passager à Boston lors d’un tragique accident où ils furent éjectés de leur
appareil. A cette époque, les ceintures de sécurité n’existaient pas…

L’avion Paulhan-Tatin

C’est un avion à air comprimé, autrement nommé l’aérotorpille ». Remarquez surtout sa forme
très moderne pour l’époque, comparez aux avions de Wright
ou Santos Dumont très anguleux et « troués », contre celui-ci
très fuselé et en un seul tenant. De plus les ailes sont
recourbées aux extrémités : une grande innovation, de plus en
plus reprise actuellement mais n’a été comprise qu’il y a
quelques années ! Il a élaboré cette forme aérodynamique,
sans la comprendre, grâce à aux essais qu’il a pu faire
gratuitement avec ses maquettes dans la soufflerie de
Gustave Eiffel.

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Observez un rapace en vol : les dernières grandes plumes sont


écartées et relevées au bout. En effet sur un avion comme sur
un oiseau le courant aérien se rompt à la fin des ailes, créant
des tourbillons qui augmentent la résistance aérodynamique. Le
flux d’une face de l’aile (l'intrados) est en surpression, et passe
sur le flux de l’autre coté (extrados), qui est en dépression.
Avec ces écarts de pression, un tourbillon dit marginal se
forme. La solution se trouvait effectivement dans la nature.
Ingo Rechenberg, chercheur reconnu par ses pairs, peut se targuer d'une belle trouvaille en
observant la cigogne, et la particularité de l'éventail que forment ses plumes au bout de l'aile.
Sa mise en condition de vol dans un tunnel aérodynamique révéla le rôle de ces rémiges : plus le
courant est fort, plus l'extrémité des ailes s'écarte, et se courbe. Cela fait diminuer la
résistance aérodynamique. Pour imiter cette conformation avantageuse, les ingénieurs placèrent
ainsi des winglets aux extrémités des ailes de leur avion.
Ceux-ci agissent comme des murs qui réduisent le flux d'air
passant de l'intrados à l'extrados. Les tourbillons
marginaux sont limités, et par cela, la trainée est moins
importante, le but ultime étant de diminuer la consommation
de carburant.

Louis Paulhan

Cet Héraultais, né à Pézenas était un véritable pionner de l’aviation. Son talent de maquettiste
lui fit remporter lors d’un concours, un véritable avion « le Voisin » (sans moteur) Grâce à ce
cadeau et l’aide d’amis et de fans qui lui fabriquèrent le moteur manquant, il apprit à voler et
obtenu ce rare brevet de pilote comme d’autres grands aviateurs tels que Farman, Latham… Les
brevets des pilotes sont donnés par ordre alphabétique, c’est pour cela que Blériot à le numéro 1
Paulhan : le numéro 10 et les frères Wright, les numéros 14 et 15. Entre 1909 et 1910, ce
courageux aviateur remportera de nombreux records dans le monde entier comme celui de
distance et d’altitude volant à plus de 1200m. Lors d’une tournée aux Etats-Unis, « le
merveilleux petit français » refusa un baptême de l’air à un certain William Boeing. Il conçut par
la suite des avions et hydravions qui n’eurent pas de grand succès.

Qu’est ce qui fait qu’un avion vole ?

Ce n’est pas l’aile qui s’appuie sur l’air, contrairement à ce que nous supposons en toute
« logique ». Quand l’avion accélère la forme de l’aile fait que l’air circule autour de l’aile en une
courbe, qui à partir d’une certaine vitesse crée une dépression au dessus de l’aile qui
« ventouse » l’appareil en l’air !

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Il faut d'abord rappeler qu'un avion vole grâce au vent relatif (l'écoulement d'air que subit
l'aéronef s'il a de la vitesse). On peut d'ailleurs simuler ce vent relatif en soufflerie grâce à de
puissants ventilateurs.
Quand le vent relatif passe au-dessus et au-dessous de l'aile, l'air qui passe sur l'extrados va
plus vite que l'air qui passe sur l'intrados, obéissant ainsi à la condition de Kutta. La pression à
l'extrados va être plus faible que celle à l'intrados. La dépression sur l'extrados et la pression
sur l'intrados engendrent une force sur l'aile appelée portance.
Plus l'angle formé entre l'aile et le vent relatif (angle appelé incidence) est important, plus la
résultante aérodynamique sera grande. Ceci reste vrai jusqu'au point de décrochage, où la
portance commence à décroître à cause de la séparation des flux d'air.
La résultante aérodynamique est orientée vers le haut et
légèrement vers l'arrière. La résultante aérodynamique Ra
est décomposée conventionnellement en deux forces
correspondant à ces deux effets :
• la portance, perpendiculaire au vent relatif,
• la traînée, parallèle au vent relatif.

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6. Un grand pas pour l’humanité : l’astronautique


Sans les travaux de KEPLER (1571-1630) et NEWTON (1642-1727), l’astronautique d’aujourd’hui
ne pourrait être ce qu’elle est. Leurs découvertes sont les principales sources de réflexion qui
ont permis à de nombreuses inventions de voir le jour. Tout est né de la balistique et des
problèmes que connaissaient les artilleurs de la Renaissance, ne comprenant pas le vol de leurs
boulets de canon. En étudiant le déplacement des objets dans l’espace, on a compris la gravité
universelle, le mouvement des planètes et étudié les forces qui nous régissent. Il fallait en plus
connaître l’existence de l’atmosphère et de sa pression pour avoir les plus importantes
données… et l’Homme put inventer des bombes encore plus néfastes, encore plus puissantes, de
la grosse Berta aux fusées V2 ! Un jour, de manière presque inattendue, le rêve de certains
rejoint la réalité technique des autres. Le physicien russe TSIOLKOVSKY avait dit en
substance « la Terre est le berceau de l’humanité ; mais qui a envie de passer toute sa vie dans
son berceau ? » . Son idole, monsieur JULES VERNE, avait écrit : « ce qu’un homme a rêvé, un
autre homme peut le faire ». L’allemand WERNHER VON BRAUN, le génie de l’astronautique
moderne, lecteur assidu des journaux de science-fiction américains des années 1920, sera le
principal ingénieur de la balistique du III° Reich… puis, absout de son erreur, devient dès la
naissance de la Nasa américaine l’un des pères des programmes Apollo, le créateur de la fusée
Saturne V (celle qui permit à l’Homme de marcher sur la Lune) et l’un des principaux théoriciens
ayant travaillé sur les stations spatiales et les projets de vols habités pour d’autres planètes.

Quelques dates :

1865 : Parution en périodiques de « De la Terre à la Lune » de JULES VERNE.


1869 : Parution en périodiques de « Autour de la Lune » de JULES VERNE.
1895 : KONSTANTIN TSIOLKOVSKY (Russie) élabore la théorie de la fusée à étages,
fonctionnant par réaction.
1926 : ROBERT GODDARD (Etats-Unis) envoie la première fusée moderne à propergols liquides
à 12,50 M d’altitude en 2,5 secondes.
1937 : WERNHER VON BRAUN met au point pour l’Allemagne en guerre les fusées V1 et V2.
1953-54 : TINTIN commence son aventure lunaire à travers « Objectif Lune » et « On a
marché sur la Lune » d’HERGE.
1957 : Lancement de Spoutnik I, premier satellite artificiel, par l’U.R.S.S..
1959 : La sonde soviétique « Luna III » transmet des images de la face cachée de la Lune.
1961 : Le cosmonaute soviétique YOURI GAGARINE effectue un vol en orbite autour de la
Terre, à bord de « Vostok 1 », de 108 minutes.
1969 : Lancement de Saturne V, fusée du programme « Apollo XI » qui dépose NEIL
ARMSTRONG sur la Lune, à l’aide du module lunaire « Eagle ».
1981 : Premier vol de la navette spatiale « Columbia » (Etats-Unis).

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Le canon de Mersenne

Cette expérience traduit un problème de mécanique classique énoncé par


Marin Mersenne en 1634. Il consiste à considérer un boulet de canon lancé
verticalement et à imaginer l'endroit où il retombera : dans le fût du canon, à
l'Est ou à l'Ouest de celui-ci, compte tenu de la rotation de la Terre ?
Indications: un objet lancé verticalement vers le ciel est décalé vers l'Ouest,
celui qui tombe va vers l'Est, mais attention ! La Terre tourne vers l'Est
pendant ce temps ...

Galilée, ou Galileo Galilei (1564-1642)

Lorsque l'astronome et physicien italien Galilée oblige ses élèves à l'usage des mathématiques
pour les problèmes de physique, il prépare ainsi « la méthode expérimentale » : observations,
expériences et calculs sont désormais un tout indissociable. Il affirme de
plus le caractère imprévisible et inépuisable du monde naturel, et sa
conviction de l'aspect forcément incomplet de toute connaissance
scientifique, fondant la science moderne.
En 1609, il réalise sa lunette astronomique, plus tard améliorée par
Kepler, et mesure la hauteur des montagnes de la Lune, puis il observe les
satellites de Jupiter, l'anneau de Saturne, la rotation du Soleil sur son
axe, etc. Ses travaux, non seulement confirment la vision de Copernic qui
situe le Soleil au centre du système, mais ils préparent déjà de manière significative les
découvertes réalisées plus tard par Newton.

Konstantin Tsiolkovsky (1857-1935)

Les fusées étaient la seule voie possible pour atteindre l'espace et ce


visionnaire l'avait compris. Cet enseignant russe écrivait avec enthousiasme
des livres sur de lointains projets de vols spatiaux, bien avant que l'idée ne
soit prise au sérieux !
Il présenta en 1883 les concepts fondamentaux pour la construction de
fusées à réaction comme unique moyen de quitter la gravité.
Ses idées stimuleront grandement l'imaginaire des ingénieurs qui, cinquante
ans plus tard, construiront les premiers vaisseaux spatiaux ...

Saturne V

Cette fusée spatiale a été utilisée par la NASA pour les programmes Apollo et Skylab entre
1967 et 1972, en pleine course à l’espace entre américains et soviétiques. Le premier décollage
de ce lanceur eut lieu le 11 septembre 1967, avec Apollo IV à son bord. Ce vol d'essai préparait
les futures missions habitées à destination de la Lune. Elle fut utilisée jusqu'en 1973 et
effectua ainsi 13 lancements sans que la NASA ait à déplorer la moindre perte de charge utile.

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Elle reste encore aujourd’hui le plus puissant lanceur spatial qui ait été
utilisé en opération, que ce soit du point de vue de la hauteur, de la
masse au décollage ou de la masse de la charge utile injectée en orbite.
Elle mesurait en effet plus de 110m de haut, pour un poids dépassant les
3 000 tonnes !

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7. Bibliographie
HISTOIRE DES TECHNIQUES

Des techniques et des hommes : l'histoire à la lumière du présent / JACOMY,


Bruno ; LETTE, Michel. - Paris : la Documentation française, 2005. - 63 p. : Ill. en noir et
en coul. ; In-4. - (Les dossiers de la Documentation photographique ; 8046). - Bibliogr.
Ce dossier invite à réfléchir sur la place et le rôle des techniques au travers une sélection d'images,
d'objets et de textes. De l'outil le plus simple aux machines les plus sophistiquées, comment ne pas être
fasciné par l'ingéniosité des hommes, mais également comment ne pas s'interroger sur les usages de
ces techniques et leurs conséquences ?

De la machine au système : histoire des techniques depuis 1800 / BAUDET, Jean.


- Paris : Vuibert, 2004. - 600 p. : Ill. ; In-8. - (Culture scientifique)
En parcourant deux siècles d'histoire des techniques, l'auteur nous montre quelle fut la génèse de notre
actuelle technologie. De la machine à vapeur à Internet, on trouvera ici une description des inventions
dans l'ordre où elles sont apparues, doublée d'explications sur leurs rapports mutuels.

De l'outil à la machine : histoire des techniques jusqu'en 1800 / BAUDET, Jean;


HALLEUX, Robert. Préf. - Paris : Vuibert, 2003. - 346 p. : Ill. ; In-8. - (Culture
scientifique). - Bibliogr.; index des ingénieurs, des inventeurs et des historiens des
techniques, index des notions, concordance des notions anciennes avec les
conceptions actuelles
Véritable chronologie des techniques, cet ouvrage de vulgarisation nous raconte comment, jusqu'en
1800, les techniques restèrent organisées en arts et métiers relativement indépendants les uns des
autres. Un second volume traite du 19ème au début du XXIème siècles.

Vu inventions et technologies : dictionnaire complet des grandes inventions /


JACOMY, Bruno. Préf. - Paris : Gallimard ; Musée des arts et métiers, 2001. - 511 p. :
Ill. en coul. ; In-8. - Index ; notices biographiques
Avec plus de 5 000 illustrations et schémas et 3 000 termes techniques indexés, le dictionnaire visuel des
grandes inventions dévoile en détail et au fil des innovations technologiques le secret des objets et le
fonctionnement des machines. Après une histoire générale des techniques, 11 grands secteurs sont
traités systématiquement : l'agriculture, les matériaux, les procédés chimiques, l'architecture, l'énergie,
l'électrotechnique, les machines, les transports, l'optique, la communication et l'information, les
techniques médicales.

L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ou Dictionnaire raisonné des sciences,


des arts et des métiers. - Redon, 1999. - Cédérom
En texte intégral, 17 volumes de texte, 4 suppléments, 2 volumes de tables et 2800 planches

Le Monde des techniques. - Jériko, 1997. - Cédérom


Pour découvrir "le monde des techniques" de l'antiquité au futur proche, quatre thèmes sont proposés : le
transport, le temps, l'éclairage et la cuisson, à travers plusieurs scénarios possibles.

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Histoire générale des techniques : 5 volumes / DAUMAS, Maurice, dir. - Paris :


Presses Universitaires de France, 1996. - Ill. N/B ; in-16. - (Quadrige). - Index des
noms ; index des matières ; table des figures et tableaux
Des origines au XVème siècle ; les premières étapes du machinisme : XVè-XVIIIème siècle ; l'expansion
du machinisme : 1725-1860 ; les techniques de la civilisation industrielle : énergie et matériaux ; les
techniques de la civilisation industrielle : transformation - communication - facteur humain

Histoire des techniques: de l'an mil à nos jours / DRYE, Elisabeth. - Paris : Hatier,
1992. - 128 p. : Musée : Ill. ; index ; chrono ; 32 cm.

Une Histoire des techniques / JACOMY, Bruno. - Paris : Ed. du Seuil, 1990. - 366 p. :
In-8. - (Points sciences). - Bibliogr. ; index
Une histoire culturelle des techniques, avec à chaque fois un panorama, un homme, un objet.

INVENTIONS

Inventions et découvertes au Moyen Âge dans le monde / SADAUNE, Samuel. -


Paris : Ed. Ouest France, 2006. - 142 p. : Ill. en coul. ; In-4. - Bibliogr.
Contrairement aux idées reçues, le Moyen Âge fut une ère prolixe dans le domaine des découvertes et
des progrès scientifiques. Réhabilitant une époque souvent méconnue, l'auteur opère, en parallèle, une
réhabilitation de la civilisation orientale qui fut le principal creuset des plus importantes découvertes du
Moyen Âge.

Aventuriers de la science / BERTHON, Maurice-Edouard. - Paris : Publication


Universitaire, diff. Tec & Doc, 2006. - 394 p. : In-8. - Index
Ils sont vingt et un savants, chercheurs, figures de la science qui s'échelonnent de la Renaissance au
XIXe siècle et qui ont, chacun dans leur domaine, laissé un prodigieux héritage à l'humanité. L'auteur leur
consacre à chacun, un chapitre.

Histoires de sciences : inventions, découvertes et savants / BREZINSKI, Claude. -


Paris : L'Harmattan, 2006. - 278 p. : In-8. - (Les Acteurs de la science) ; - Bibliogr.;
biographies
Voici l'histoire d'un certain nombre de découvertes scientifiques, suivies dans la seconde partie de
l'ouvrage d'une biographie pour chacun des acteurs de ces découvertes ou inventions.

Les Grandes inventions de l’humanité / RIVAL, Michel. - Paris : Larousse, 2005. -


320 p. : P.Obj. ; Ill. ; in-4. - Index
Dans un classement chronologique sont présentées les grandes inventions de l'humanité : circonstances
de l'invention, expériences qui l'on vu naître, perfectionnements que les prototypes ont connus,
biographie de l'auteur.

Histoire des inventions / COSTELLE, Daniel ; JACOMY, Bruno (collab.) – Paris : TF1
Vidéo, 2005. – Coffret de 3 DVD, 6 x 52 mn.
Le réalisateur nous invite à découvrir les inventions qui bouleversèrent le monde ainsi que leurs
inventeurs. Tous les sujets sont illustrés d’interviews de spécialistes, d’images d’archives.
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Inventeurs et inventions / BENDER, Lionel. – Paris : Gallimard jeunesse, 2004. – 71


p. ; ill. – (Les yeux de la découverte)

Inventions et découvertes / KOHLER, Pierre. – Paris : Fleurus, 2004. – 207 p. ; ill. –


(Encyclopédie Fleurus junior)
Une encyclopédie pour tout savoir sur les inventions d'hier, imaginer celles de demain, rencontrer des
génies, décortiquer des machines, s'amuser des ratés et des idées folles... Richement illustré, ce livre
passe en revue l'histoire des techniques et des découvreurs, de l'invention de la roue à celle du
téléphone portable, en passant par la machine à vapeur, le savon, l'IRM, le side-car, la bombe atomique,
la voiture solaire, le stylo bille et des centaines d'autres.

Comment tout marche / WRIGHT, Michael.Dir. ; PATEL, Mukul.Dir. - Paris : Gründ,


2001. - 288 p. : Ill. ; schémas ; In-4. - Trad. de l'anglais : "How Things Work Today" ;
annexes (bases scientifiques, glossaire, index)
Cet ouvrage propose d'explorer les enjeux des technologies actuelles et grâce à une riche iconographie,
permet de comprendre le fonctionnement des machines ou procédés.

Terre d'inventeurs II : de Gutenberg à Bill Gates / FREREJEAN, Alain; KLEIN,


Charles-Armand. - Paris : Tallandier, 2001. - 318 p. : In-8. - (Raconter l'histoire). -
Bibliogr.
Ce second tome de Terre d'inventeurs raconte le destin de 12 inventeurs qui ont transformé la façon de
communiquer et d'apprendre, d'informer et de savoir (imprimerie, télégraphe, téléphone, carte à puce, ...)

Terre d'inventeurs I : Conté, Niepce, Thimonnier, Lumière, Renault... /


FREREJEAN, Alain. - Paris : Tallandier, 2000. - 354 p. : In-8. - (Raconter l'histoire); -
Bibliogr.
Dix portraits d'inventeurs : autant d'histoires sur les objets les plus communs.

Inventions & inventeurs : encyclopédie multimédia. - Paris : Hachette, 1997. -


Cédérom
133 inventions, 81 portraits d'inventeurs.

Dictionnaire des inventeurs et inventions / Galiana De Thomas ; Rival Michel. - Paris


: Larousse, 1996. - 822 p. - (In extenso). - Dictionnaire

Comment ça marche ? Le très savant Professeur Mammouth vous guide dans le


monde magique des machines, des inventions et de la technique / MACAULAY,
David. - Paris : Nathan, 1996. - Cédérom
Le très savant professeur Mammouth vous guide dans le monde magique des machines, des inventions
et de la technique.

Les Découvreurs: d'Hérodote à Copernic, de Christophe Colomb à Einstein,


l'aventure de ces hommes qui inventèrent le monde / BOORSTIN, Daniel. - Paris :
R. Laffont, 1990. - 762 p. : In-16. - (Bouquins). - Bibliogr. ; index ; traduit de : "The
Discoverers"
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Comment ça marche: du levier au laser, de la vis à l'ordinateur, le guide des


grandes inventions / MACAULAY, David ; ARDLEY, Neil, collab. - Paris : Larousse,
1988. - 383 p. : Ill. ; Schémas ; in-4. - Glossaire ; index

CHRONOLOGIES

Les Grandes inventions de la préhistoire à nos jours / BLONDET, A.; BOUTON, L.;
BALLADUR, C.; ELBAZ, D. - Paris : Play Bac, 2005. - Ill. en coul. ; In-8. - (Déplimémo
des Incollables)
Frise chronologique et visuelle pour comprendre l'essentiel sur les grandes inventions et leurs
découvreurs de la préhistoire à nos jours. Au recto, des textes précis et simples présentent les inventions
les plus marquantes de chaque période historique. Au verso, on trouve une chronologie illustrée.

Sciences et techniques : essai d'une chronologie de -8000 à nos jours /


GNESOTTO, Gabriel. - Le Cannet : Ed. T.S.H., 2005. – 40 p. : Folio. - (Les
Chronologies de Maurice Griffe). - Ouvrage constitué de tableaux dépliants
Cette chronologie présente les principales disciplines scientifiques ainsi que des réalisations techniques
depuis le néolithique jusqu'à nos jours. Ses objectifs sont d'établir une relation entre ces différentes
découvertes et une mise en contexte avec les autres événements historiques.

Chronologie des sciences et des techniques / CRDP de Bretagne, 1997. - 48 p. : in-


8. - (Documents, actes et rapports pour l'éducation). - Bibliographie
Conçu pour fournir des repères chronologiques, ce fascicule présente des chronologies par spécialité,
des références bibliographiques et un tableau chronologique général situant les travaux de la science et
les objets techniques parmi les grands événements et les courants de pensée.

Chronologie d'histoire des sciences : le temps déployé, 12 000 ans d'histoire /


WAHICHE, Dominique. Ed. – Paris : Larousse-Bordas, 1997. – 96 p. : In-4. – index

Inventions : une chronologie visuelle. De la pierre taillée aux satellites et aux


ordinateurs / PLATT, Richard ; WITKOWSKI, Nicolas, trad. – Paris : Ed. du Seuil,
1995. - 64 p. : Ill. en coul. ; in-4. - Index des inventions ; index des inventeurs
Présente, par date, et dans leur contexte historique, les objets qui ont bouleversé la vie quotidienne des
hommes depuis la préhistoire jusqu'à l’ère de l'information.

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Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

8. LIENS AVEC LES PROGRAMMES


8.1 ÉCOLE PRIMAIRE

Cycle des apprentissages fondamentaux :

DECOUVRIR LE MONDE

« De l’espace familier aux espaces lointains »


Se repérer dans l’espace et le temps

« La matière »
L’eau, l’air

« Les objets et les matériaux »


Découvrir les objets, leur usage, leur maniement, propriétés de quelques matériaux usuels,
intérêt pour un usage donné

Cycle des approfondissements :

PARTIE HISTOIRE ET GEOGRAPHIE

Histoire : « les temps modernes »


Les arts et les découvertes scientifiques de la Renaissance, les progrès techniques du 18ème
siècle…

PARTIE SCIENCES EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE :

« La matière »
L’air, mélanges et solutions

« Le ciel et la Terre »
Le système solaire et l’univers, mesure des données, unités

« Les objets techniques »


Leviers et balances, équilibres ; Objets mécaniques, transmission de mouvement

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

8.2 COLLÈGE et LYCEE

La visite de cette exposition peut faire l’objet de convergences et d’intéressantes relations


entre plusieurs disciplines enseignées au collège et au lycée. Il convient donc de rechercher
les liens entre les sciences (physique, chimie, mathématiques, technologie) et les disciplines
non scientifiques (histoire, géographie, histoire de l’art...).

« La science a été élaborée par des hommes et des femmes, vivant dans un contexte temporel,
géographique et sociétal donné. En remettant en cause les conceptions du monde et la place de
l’Homme, son progrès s’est souvent heurté aux conservatismes, aux traditions, aux arguments
d’autorité, aux obscurantismes de toutes sortes. En ce sens, faire connaître à l’élève l’histoire
de la construction de la connaissance scientifique est source d’inspiration pour la liberté
intellectuelle, l’esprit critique et la volonté de persévérer. Elle est également une école
d’humilité et de patience dans la mesure où cette histoire s’est accompagnée d’un
impressionnant cortège d’hypothèses fausses, de notions erronées autant que de controverses
passionnées. L’approche historique montre que la science moderne, qui transcende les
différences culturelles, est universelle et qu’elle est désormais le bien de l’humanité tout
entière ».

Technologie
Eléments de mathématiques et de culture scientifique et technologique (socle commun).

Physique – Chimie
Tous les niveaux sont susceptibles d’être intéressés par les thèmes développés dans cette
exposition.

Histoire

Classe de 6ème :
Partie 2 : « La civilisation grecque »

Thème 3 : La Grèce des savants

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011
Musée de Géologie Pierre Vetter
Avenue Paul Ramadier 12300 Decazeville
Tél. : 05 65 43 30 08 museevetter.decazeville@wanadoo.fr www.decazeville.fr www.musees-midi-pyrenees.fr

Classe de 5ème :
Partie 4 : « Vers la modernité, fin 15ème – 17ème siècles »

Thème 1 : Les bouleversements culturels et intellectuels

La vie et l’œuvre d’un artiste de la Renaissance (Léonard de Vinci)


Un savant du 16ème ou 17ème siècle
Histoire des arts : un cabinet de curiosités pour illustrer le développement de l’esprit
scientifique

Classe de 2nde :
« Les européens dans l’histoire du monde »

Thème 4 : Nouveaux horizons géographiques et culturels des européens à l’époque moderne.

Les hommes de la Renaissance


L’essor d’un nouvel esprit scientifique et technique (16ème – 18ème siècles)

Exposition « Inventeurs & Découvreurs »


er
1 octobre – 10 décembre 2011

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