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Jean

CONSEILS : LE GUIDE ULTIME POUR CHOISIR ET PORTER UN JEAN DE QUALITÉ

Temps de lecture : 15 minutes

Publié par Romain Rousseau le 17 novembre 2015832

Mis à jour le 9 avril 2020

Pssst : On a tourné une vidéo sur le jean et son histoire rocambolesque. Prenez une chaise et
appuyez sur le bouton "play". 😉

NDLR : cet article a été revu et actualisé par Lucas en mars 2020.

Nos précédents guides sur le jean dataient respectivement de 2007 et de 2011... Des années plus
tard, nous avons donc jugé utile de synthétiser l'essentiel sur ce vêtement si important. En treize ans,
l'offre et la qualité des jeans ont bien évolué, vos attentes aussi. C'est donc un tout nouveau guide
sur le jean que nous vous proposons ici.

SOMMAIRE DU DOSSIER

 Le jean pour homme, son histoire, sa vie, son oeuvre

 Les différents types de toiles denim

 Le délavage naturel de la toile selvedge

 Comment évaluer la qualité de la matière du jean ?


 Le montage et les détails d'un bon jean pour homme

 Les détails qui font la différence sur un jean

 Quelle coupe de jean choisir ?

 Comment bien choisir sa taille de jean ?

 Sélection shopping de jeans homme

 Ce qu'il faut retenir

LE JEAN POUR HOMME, SON HISTOIRE, SA VIE, SON OEUVRE

Les hommes ont toujours eu une affinité particulière avec ce pantalon, en témoigne un langage
publicitaire, à peine vétuste, l'érigeant en emblème de virilité.

"Robustes, comme les hommes qui les portent". Crédits : Levi's.

Plus d'un siècle après sa création, le jean s'adapte à son temps et reste le basique intemporel que
nous aimons tant. Pour revenir rapidement sur son histoire, il faut remonter au début du XIXème
siècle. Le mot jean est une déformation de "Genova", soit Gênes, la  fameuse ville italienne.

C'est là-bas que des bâches de transport en toile ultra solide voient le jour, les tous premiers jeans
furent taillés à partir d'elles. Nîmes, alors haut lieu du textile, retravaille cette toile pour lui apporter
plus de souplesse et l'adapte aux exigences de la confection. Plusieurs hypothèses sur l'origine du
jean existent, mais celle-ci est la plus communément retenue.

Le tissu "de Nîmes" devient le "denim". En 1873, Levi Strauss et Jacob Davis l'utilisent pour proposer
aux mineurs des pantalons à l’épreuve des déchirures, en y ajoutant des rivets.
Crédits : Levi Strauss & Co

LES DIFFÉRENTS TYPES DE TOILES DENIM

Le schéma ci-dessus montre comment obtenir la texture si reconnaissable du jean : les fils de trame
sont entrelacés avec les fils de chaîne, blancs.

C'est pour cette raison que l'endroit et l'envers du denim n'ont pas la même teinte !

1. DIFFÉRENCE ENTRE LE DENIM CLASSIQUE ET LE SELVEDGE

Comme le montre le schéma ci-dessus, sur un selvedge le fil de trame n'est pas coupé aux
extrémités, offrant des bords parfaitement finis et solides. Ce tissage est obtenu grâce aux métiers à
jet de navette 1 permettant de lancer un même fil d'un bord à l'autre.
Sur un métier ancien, la navette part de gauche à droite, puis revient en arrière, ce qui est moins
productif. Plus concrètement, je vous propose de découvrir la navette en question sur cette vidéo, où
on voit très rapidement la navette qui glisse à l'horizontal entre les fils :

2. LE SENS DE TISSAGE DES FILS

RIGHT HAND TWILL

Les diagonales créées par le tissage partent habituellement de la gauche puis remontent vers la


droite, on les dit "droitières". Ce sont les toiles les plus communes.

On parle de twill en Z.

LEFT HAND TWILL

Si, en revanche, le sens de la diagonale est inversé, celle-ci remonte vers la gauche et vous avez alors
une toile gauchère, nécessitant deux fils de chaîne au lieu d'un seul.
On parle de twill en S sur un denim en toile gauchère.

Au-delà d'une particularité esthétique, ces deux toiles se différencient par leur texture : la droitière
est réputée plus lisse, alors que l'on prête à la gauchère un toucher plus doux.

BROKEN TWILL

Enfin, Wrangler a inventé par la suite le broken twill. Pas de diagonales, mais une orientation du
tissage aléatoire d'où son nom de "twill cassé".

Il combine les avantages des tissus droitiers et gauchers pour éviter les torsions...

Autrement dit, il est censé éviter au jean de se déformer sous la tension qu'il subit chaque jour.
Un broken twill selvedge à la texture originale dont l'envers ressemble à de petits chevrons.

3. LE TISSAGE, UN GAGE DE QUALITÉ ?

Le denim classique droitier est ultra dominant dans l'offre de jean car il est peu cher et rapide à
produire : les métiers à tisser à jets d'air le fabriquent presque dix fois plus vite que les métiers
traditionnels.

Le denim selvedge reprend peu à peu sa place dans le prêt à porter moyen et haut de gamme, en
parallèle d'un regain d'intérêt pour les vêtements solides et durables.

Très concrètement, en plus de ses bords finis vus plus haut, le self finished edge est une méthode de
fabrication du denim qui suppose un tissage plus serré - plus de matière au m2, un tissu plus lourd,
plus épais, donc plus résistant. Pour simplifier, c'est un denim fabriqué avec plus de soin.

La couleur du liseré n'a aucune importance, il peut y avoir des liserés bleus ou verts par exemple.
Les anciens fabricants de toile de jean 2 utilisaient des couleurs de liseré différentes selon la
destination de la toile. Ainsi, le selvedge était rouge quand la toile devait être livrée pour Levi's,
orange pour Lee, etc.
Ce genre de délavage naturel et magnifique n'est possible qu'avec une toile selvedge.

LE DÉLAVAGE NATUREL DE LA TOILE SELVEDGE

Un beau travail de teinte donne une superbe pièce prête à vous suivre dans toutes vos aventures.
L'intérêt d'acheter un jean brut est de voir la toile se délaver avec le temps. Pourquoi ? Tout
simplement parce que cela rend votre jean absolument uniquepuisque les marques dépendent de
votre morphologie, de votre démarche, de vos activités...

Cette question du délavage est fondamentale pour comprendre l'attrait des toiles selvedge : Heddels,
anciennement appelé Rawr Denim (le BonneGueule du workwear), a d'ailleurs créé une rubrique
dédiée aux délavages de jeans.
Avec le temps, votre jean se parera d'une patine unique.

N'oubliez pas que Benoît a aussi abordé l'histoire du selvedge japonais dans  l'article de présentation
du jean Kurabo, et que Milone a fait un dossier très complet sur l'indigo :  partie 1,  partie 2.

Acheter un jean brut en espérant qu'il ne se délave pas vous mènera forcément à d'immenses
déceptions. Non, si votre toile selvedge "perd" son bleu nuit, ce n'est pas signe de mauvaise qualité,
bien au contraire !

1. COMMENT ÉVITER DE SE TÂCHER AVEC UN JEAN NEUF ?

Vous venez d'acheter votre jean, tout beau tout neuf, et commencez à le porter. C'est à ce moment
là que vous vous dites :

Mais c'est nul un jean qui se délave, j'en ai partout sur mes chaussures en daim ou mes sacs en
besace qui frottent contre la toile !

Certains puristes considèrent que l'indigo qui se délave un peu partout fait partie du plaisir de
porter un jean neuf. Néanmoins, si vous n'êtes pas fan de l'idée, n'hésitez pas à le faire tremper 20
minutes dans l'eau tiède, une ou deux fois, pour atténuer ce phénomène... mais sachez que le
délavage sera moins contrasté.

Pour les cuirs velours, vous auriez effectivement raison de ne pas trop les mettre au contact d'un jean
neuf qui laissera des traces pas toujours faciles à enlever. Pour les chaussures en cuirs lisses, un petit
coup d'éponge humide de temps en temps, un lait nettoyant 3 ou du Jason Markk seront d'une aide
précieuse.

Mais après avoir porté personnellement et intensivement nombre de jeans neufs, je vous assure que
bien rares sont les fois où ça pose réellement problème.
(Photo by Darren Gerrish/WireImage for Belstaff)

2. LES DIFFÉRENTS POIDS DE TOILE DE JEAN

On peut établir une dernière classification du jean grâce à... son poids ! L'unité de mesure est l'oz 4,
et il pèse environ 28 grammes. L'indication de poids est calculée pour 1m² de toile. Pour vous donner
une idée :

 9 à 11 Oz : toile légère, jeans d’été ;

 11 à 13 Oz : toile courante, jeans quatre saisons ;

 13 à 16 Oz : toile épaisse : pour la mi-saison, l’hiver, et ceux qui cassent vite leurs jeans ;

 16 Oz et + : toile très lourde (peu courante) ;

 22 Oz : toile pour les plus courageux d'entre vous (son épaisseur et son aspect très cartonné
rendent la marche inconfortable les premiers jours). L'offre se raréfie dans ces poids là, mais
on en trouve encore ;

 32 Oz : la toile est si épaisse que le jean tient debout tout seul ! Benoît en a parlé lors de sa
visite chez Naked and Famous. Cela dit, les puristes du jean trouvent que les délavages sont
encore plus beaux sur de telles épaisseurs. Attention au confort, l'acheteur d'un 32 oz
explique même qu'il a eu l'arrière des genoux en sang !

La toile la plus épaisse au monde. Crédits : Naked & Famous.

COMMENT ÉVALUER LA QUALITÉ DE LA MATIÈRE DU JEAN ?

Sans équivoque et depuis toujours, nous vous recommandons le selvedge pour sa durabilité et sa
capacité à s'embellir avec le temps.

Le denim classique est-il pour autant à oublier ? Evidemment, non, mais il y a toujours quelques
points à vérifier pour bien acheter.

1. D'ABORD, UNE TOILE BIEN FABRIQUÉE...


Un bon jean classique, par sa fabrication industrielle, devrait avoir un aspect régulier et lisse.

Si elle n'est pas assez serrée, la matière paraît plus hétéroclite à la lumière... On ne donne alors pas
cher de l'entrejambe qui, parfois, se déchire après quelques mois de port seulement. Cet élément de
tissage homogène et serré de la matière est important, il suffit de jeter un oeil sur l'envers de la
toile à l'intérieur du jean pour qu'il livre certains de ses secrets...

Gauche : un denim classique au tissage irrégulier. Droite : un denim classique bien mieux fabriqué.

Vigilance également quant au fil utilisé pour fabriquer la toile. Il y a des signes qui ne trompent pas,
comme les effilochages, les fils trop irréguliers/grossiers... Sur une toile dite "slack" (non selvedge),
vous ne devriez pas voir la moindre strie verticale.
La toile est si rigide qu'elle forme des ondulations : une vraie promesse de robustesse.

Si un denim industriel de qualité se doit être régulier, un selvedge devrait presque obligatoirement
avoir des irrégularités d'aspect. Elles témoignent d'un travail réalisé à partir de métiers plus
traditionnels, offrant une meilleure qualité. L'aspect brut, le touché «cartonné» et l'apparente
robustesse de la toile selvedge résultent d'un savoir-faire particulier, dont résulte un tissage dense
et bien serré.

2. PETIT ENCART SUR LES TOILES SLUBBY...

Attention, certaines marques de jean selvedge pointues (Paul Rose, Oni, Pure Blue Japan entre
autres) font des toiles dites "slubby" ou "neppy", à l'aspect très granuleux, parfois généreusement
striées, qu'on pourrait prendre pour de la toile bas de gamme. Il n'en est rien, et certains
«denimophiles» adorent l'aspect "neigeux" du délavage d'une toile aussi irrégulière et duveteuse.

Les profanes ont du mal à comprendre (je me compte dedans), et les puristes adorent ! Crédits :
Naked & Famous

3. RECONNAÎTRE UNE BONNE TEINTURE DE JEAN

Le dernier point pour jauger la qualité d'une toile de jean est la couleur. Et là, je me vois contraint de
vous embarquer dans quelque chose d'un peu plus abstrait : une belle teinture, ça se sent avec
l'expérience (mais ça se ressent très vite) !
Une couleur intense, de beaux reflets, et des nuances flirtant avec le turquoise... Amen.

La belle couleur passe par :

 un jeu entre la matière et la lumière, avec des reflets presque métalliques ;

 des nuances de couleur ;

 une profonde intensité.

Regardez éventuellement ces jeans fades et ternes que l'on trouve dans les enseignes des grandes
surfaces : le contraste avec un beau produit apparaîtra tout de suite.

4. QUE PENSER DES DÉLAVAGES ARTIFICIELS ?

Évidemment, il n'est pas interdit de se laisser tenter par un jean dont la teinte a déjà été travaillée,
même s'ils sont moins plébiscités ces temps-ci.

 Faites attention à ce que la toile n'ait pas été trop endommagée lors de l'opération, et
qu'elle n'apparaisse pas jaunie ou pire, verte ! Évitez aussi les délavages trop nets et
réguliers, à l'aspect bien trop artificiels.

 Le délavage, ou blanchiment, peut avoir été réalisé à l'aide de produits chimiques, au


brossage ou encore au sablage, techniques décriées notamment en raison de la quantité
d'eau requise 5 et de leur nocivité.

On dénombre plusieurs cas de décès aux suites d'infections pulmonaires directement liées aux
activités de sablage... Heureusement, certaines marques ont su innover, et de nouvelles technologies
se mettent en place.
On voit par exemple ce qu'autorise le wattwash, plus élaboré qu'un simple délavage. Crédits : MFG.

Marithé+François Girbaud a véritablement révolutionné l'industrie du jean. Nous leur devons les
premiers délavages qu'ils obtenaient en frottant des pierres ponces 6 sur les jeans.

Avec l'essor de cette technique, mais surtout à cause de la toxicité des procédés industriels mis en
place, ils mettent au point le Wattwash  mêlant un travail au laser et un traitement à l'ozone. Résulat
: 97,5% d'eau économisée par rapport à la méthode classique. J'ai écrit un article sur cette maison et
ses nombreuses innovations 7 si vous voulez en savoir plus.
Pour terminer sur le sujet, un beau jean délavé coûte cher ! Si l'on veut réaliser un beau délavage, il
faut beaucoup de minutie, de savoir-faire et de dextérité... Cela étant, la différence se voit vite :

Crédits : Kuro.

Sur la photo ci-dessus, on ne croirait pas qu'il s'agisse d'un délavage artificiel... et pourtant ! La
marque Kuro affiche régulièrement un savoir-faire unique dans ce type de traitement. Cela se paye
néanmoins au prix fort : comptez au moins 300 euros pour un jean...
En comparaison, le délavage d'un jean en entrée de gamme est beaucoup moins subtil et intéressant.

LE MONTAGE ET LES DÉTAILS D'UN BON JEAN POUR HOMME

En plus d'une toile de qualité, l'assemblage du jean se doit d'être irréprochable si on veut le
conserver longtemps.

Ce n'est pas parce que le jean est confectionné en selvedge que la réalisation est bonne, surtout sur
les produits d'entrée de gamme. On va donc voir tous ces petits détails justifiant un prix élevé.

1. COUTURES ET ASSEMBLAGE D'UN BON JEAN

Des points bien serrés, pas trop fins et alignés révèlent un travail régulier et soigné : en matière de
confection, ce sont souvent les mêmes critères qui reviennent. A l'inverse, on voit sur des jeans bas
de gamme des points de tailles différentes, cousus de travers et grossiers, ce qui est incompatible
avec la durabilité d'un pantalon.

Votre jean en main, vous pouvez tirer légèrement de part et d'autre d'une couture pour en apprécier
le serrage. C'est mauvais signe lorsque les deux empiècements s'écartent et que la lumière passe à
travers les points de couture...

A savoir également : des marques old school comme Real McCoys ou Flat Head proposent des jeans
avec un nombre de points au centimètre relativement bas, tout simplement car c'est ainsi qu'on
fabriquait les jeans vintage. Mais ce ne sont pas celles que vous retrouverez dans la plupart des
boutiques !
Tolérance zéro pour les effilochages du fil : si certains puristes préfèrent le fil 100% coton,
il est moins résistant qu'un fil en polycoton (un mélange de polyester et de coton) utilisé par la
majorité des marques. Encore une fois, Heddels explique très bien ce point. Mais je reconnais que
ces derniers éléments, assez techniques, sont très rarement connus par les vendeurs et encore moins
précisés sur les étiquettes.

L'intérieur du jean livre de nombreux indices lui aussi. Les coutures y apparaissent plus nettement.
On regardera à l'intérieur des cuisses, plus exposées aux frottements et à l'usure.

 Surveillez aussi la jointure arrière au niveau du fessier et la braguette, très régulièrement


sollicitée !

 Ainsi que les coutures le long de jambe à l'extérieur de la cuisse, les ourlets, les poches etc.

2. LES DÉTAILS QUI FONT LA DIFFÉRENCE SUR UN JEAN

LE POINT D'ARRÊT

Grâce à lui, les frottements, tensions et autres portefeuilles trop chargés n'auront pas raison des
coins de poche, souvent fragiles. Ce type de renfort peut être exécuté par un bon retoucheur.
LES DOUBLURES DE POCHES

Elles accueillent nos clés, portables et une multitude d'autres choses. Une toile épaisse et régulière
est donc bienvenue. Attention à son assemblage, qui peut l'endommager s'il est mal réalisé. Avec un
produit haut de gamme, on retrouve cette doublure sur les poches arrières.
L'OURLET EN POINT DE CHAÎNETTE

C'est un cas particulier en matière de finitions. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le point
de chaînette est moins résistant qu'un point classique, mais c'est plus joli et c'est ainsi qu'étaient
confectionnés les jeans vintage dans le temps. Il s'avère que c'est beaucoup plus simple à réaliser
qu'il n'y paraît, même à la main !
Un point de chaînette très régulier, sur une toile "slubby". Les puristes sont aux anges !

LES RIVETS EN CUIVRE

Cette teinte rosée est jolie et donne de la noblesse au vêtement. Cela étant, j'ai aussi vu de
nombreux jeans où ces petits poinçons de métal étaient personnalisés par chaque griffe.

Dans ce cas, cela peut être intéressant, surtout lorsqu'il y a un travail supplémentaire et donc un soin
particulier apporté aux détails. On les voit principalement sur la face extérieure du jean, mais ils sont
bienvenus à l'intérieur notamment au niveau des poches arrières.
(Photo by Robert Alexander/Getty Images)

LES COUTURES INTÉRIEURES ET LA BRAGUETTE GANSÉES

Recouvertes d'une bande de tissu aux extrémités, évitant à la toile de s'effilocher lors des lavages.
Ici nous avons carrément une braguette doublée en cuir !

Enfin, il y a bien sûr la petite poche à monnaie selvedge...


QUELLE COUPE DE JEAN CHOISIR ?

Même si l'on peut trouver quelques spécificités d'une marque à l'autre, on dénombre globalement
cinq coupes, chacune adaptée à une silhouette et à un style bien spécifique.

1. LA COUPE DE JEAN BOOTCUT

Le bootcut, c'est un peu la version denim du patte d'éléphant. À moins d'être très grand et costaud,
je vous déconseille cette coupe qui déséquilibre vite la silhouette.
Il s'agit d'une coupe largement désuète aujourd'hui. Crédits : Nudie Jeans.

2. LA COUPE DE JEAN DROITE

Faux ami des personnes minces, le jean droit se destine surtout à ceux qui ont les cuisses bien
musclées. Autrement, vous donnez l'impression de nager dedans, sans mettre votre silhouette en
valeur.
(Photo by BG017/Bauer-Griffin/GC Images)

3. LA COUPE DE JEAN TAPERED

La coupe tapered est particulière. Elle est confortable jusqu'au genou, puis se fuselle. On est donc
proche d'une coupe carotte, sans pour autant avoir une fourche aussi basse. Je vous conseille d'avoir
déjà de bons basiques en denim avant de tenter ce genre de coupe, plus pointue niveau style.

(Photo by Edward Berthelot/Getty Images)

4. LA COUPE DE JEAN SLIM

Le slim peut être connoté "adolescent". Quoi qu'il en soit, il flatte davantage les silhouettes graciles
et minces, s'insérant plus facilement dans des looks d'inspiration rock 8.

Il en est de même pour sa petite sœur, la coupe skinny, plus serrée encore. Attention à l'effet cuisse
de grenouille qui n'est jamais bien loin.
Le modèle Cure de chez A.P.C. Crédits : APC.

5. LA COUPE DE JEAN SEMI-SLIM (OU "COUPE DROITE AJUSTÉE")

C'est LA coupe dont nous vous avons le plus parlé. Les cuisses sont ajustées, mais le bas de la jambe
garde une ouverte décente (= au-dessus de 17cm d’ouverture).

Cela lui permet de :

 affiner votre silhouette tout en évitant l'effet "cuisses de grenouille" ;

 mettre juste ce qu'il faut les fesses en valeur ;

 convenir à un maximum de morphologie.


(Photo by Michael Ochs Archives/Getty Images)

L'appellation "semi-slim" n'est pas systématiquement utilisée, on la désigne parfois comme coupe


straight, voire "slim" chez Uniqlo. Dans tous les cas, n'hésitez pas à interroger la marque à ce sujet
pour qu'elle vous oriente.

COMMENT BIEN CHOISIR SA TAILLE DE JEAN ?


Le meilleur jean du monde acheté trop grand sera, au mieux, quelconque. Il doit donc être serré
(vraiment serré) :

 à la taille

 aux cuisses

Si vous fermez trop facilement le dernier bouton du jean à l'achat, c'est qu'il est encore une taille trop
grand.

Par contre, au moment de fermer le pantalon, peut-être aurez-vous l'impression que la "ceinture" du
jean est lâche à l'arrière : pas d'inquiétude. Selon votre cambrure, le galbe des fesses a besoin de se
faire.

1. LE TOMBÉ DU JEAN SUR VOS CHAUSSURES

Il est rare de tomber sur un jean pile à votre longueur de jambe. Puisque certaines boutiques
proposent elles-mêmes de faire la retouche, autant s'assurer que le vendeur qui marque l'ourlet à
l'aiguille ne se plante pas.

Pour info, les couturiers recommandent souvent de laver une première fois les vêtements en coton
et en lin. Ces matières tendent à rétrécir au lavage, même si les toiles fines ou de qualité médiocre
risquent plus que les autres.

(Photo by Monica Schipper/WireImage)

Vu que le jean n'est pas aussi fluide ni aussi habillé qu'un pantalon en flanelle, je vous conseille de
laisser une bonne cassure, voire deux, sur la chaussure. Il n'y a rien de pire qu'un jean trop court
remontant avec insolence au dessus des chevilles lorsque vous vous asseyez.
Un ourlet feu de plancher (ou 7/8ème) est envisageable, mais un peu dangereux. Roulottez plutôt le
pantalon au-dessus de la cheville en été si besoin.

2. L'OUVERTURE DE JAMBE (LEG OPENING)

On termine avec l'ouverture de jambe, plus ou moins grande selon votre volume de mollet et votre
morphologie. L'idée est de choisir une ouverture de jambe qui accompagne votre mollet sans le
mouler.

En général, on est entre 17 et 19 cm pour les morphologies classiques (ce qui correspond à la plupart
des jeans semi-slims).

SÉLECTION SHOPPING DE JEANS HOMME

Pour faciliter vos recherches, on vous a fait une petite sélection de bonnes marques de jeans. Du
denim selvedge correct d'entrée de gamme aux trésors de perfectionnisme, il y a de quoi répondre à
toutes vos attentes !

1. JEANS ENTRÉE DE GAMME (40 - 100 EUROS)

 Uniqlo propose des jeans selvedge à partir de 40 euros.


Uniqlo est la seule marque à proposer du selvedge à moins de 40€... Crédits : Uniqlo

 Edwin, autour d'une centaine d'euros

 The Unbranded Brand 100 euros

 Carhartt propose pléthore de jeans (coupes, toiles) à moins de 100€

2. JEANS MILIEU DE GAMME (100 - 200 EUROS)

 APC (145 euros, toile selvedge / attention, jamais soldés)

 Naked and famous : des puristes du jean à l'excellent rapport qualité / prix (180 euros)
Leur gamme "Made in Japan" est tout bonnement superbe. Crédits : Naked&Famous

 Nudie 180 euros

 Atelier de la Venise Normande 160 euros

3. JEANS HAUT DE GAMME / POUR LES PURISTES (200 EUROS ET PLUS)

 Paulrose et son brut workwear rugueux (230 dollars)

 Flat Head, marque adoubée par les puristes (235 dollars)

 Phi, une marque franco-japonaise qui vous propose de récupérer votre jean au bout de six
mois pour le faire tremper dans de l'eau de mer afin de magnifier le délavage (240 euros)

4. JEANS DÉLAVÉS

 La marque Rick Owens DRKSHDW

 Kuro

CE QU'IL FAUT RETENIR

N'essayez pas de retrouver tous les détails de puristes : ils ont l'importance que vous leur donnez.

Cependant, soyez intransigeants sur la qualité de la confection, de la toile et surtout, apprenez à


choisir les jeans à votre taille.

Enfin, vous pouvez retrouver nos conseils en vidéo pour choisir un jean :

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