Vous êtes sur la page 1sur 16

!!"#$%&'()*+,-(.

/,(01#,2%&'()++
%&$ '()*$ +,-.(&/*&*$ (012'3,+*4$ +,'1-5
-&+'$ 6&*$ 2,-./*'3,+*4$ 7,+'$ 3+'&(8&+3($
69060-&+'$,:;<)+&=$$
>9&*'$?+',3+&$@?ABCDCEF$G/34$6&$H(&-3&(4$1$
I,++0$ 6&$ +,-$ I9J$,:;I1'3,+$K$ L$ /+&$
(012'3,+$ ,M$ /+$ 2,(H*$ *&$ 63&$ 18&2$
69,:;<)+&=$ N13*$ 6&*$ I073+3'3,+*$ I&$
69,:;I1'3,+$ &'$ I&$ 61$ (012'3,+$ 3+8&(*&4$
1HH&60&$ J$(0I/2'3,+$K4$ ,+'$ 08,6/0$ 1/$ 736$
I/$'&-H*$O$29&*'$H,/(G/,3$+,/*$+,/*$3+'0(&**&(,+*$I1+*$2&$2P1H3'(&$0<16&-&+'$
L$ 61$ 2,+2&H'3,+$ H6/*$ -,I&(+&$ I&$ 2&*$ +,'3,+*=$ Q,/*$ 8&((,+*$ &+73+$ G/&$ 2&*$
(012'3,+*$ H&/8&+'$ *&(83($ L$ H(,I/3(&$ I&$ 690+&(<3&$ 06&2'(3G/&4$ I1+*$ I&*$ H36&*4$
2,--&$61$H36&$L$2,-./*'3.6&$/'363*0&$H,/($163-&+'&($6&*$8,3'/(&*$L$P;I(,<)+&=$
$
$
!34! 5-(./67)8+

!3434!9&$&+)$&218:++

@9,:;<&R +&$&*'$6&$'(,3*3&R -&$&S 6&S -&+'$&+$3-H,('1+2&$I&$69T+38&(*$U1H(&R *$


69P;I(,<&R +&$&'$69P&S 63/-V$&'$69&S 6&S -&+'$6&$H6/*$1.,+I1+'$1R $61$*/(712&$I&$61$
W&((&=!
$
@902,(2&$ '&((&*'(&$ &*'$ 2,+*'3'/0&$ I9&+83(,+$ #X$ Y$ &+$ -1**&$ I9,:;<)+&=$
@9,:;<)+&$+&$*9;$'(,/8&$H1*$L$690'1'$H/(4$-13*$&*'$630$L$I91/'(&*$060-&+'*$H,/($
7,(-&($I&*$2,-H,*0*$'&6*$G/&$Z$
!! 6&$I3,:;I&$I&$*36323/-$D3B"$G/3$7,(-&$6&$*1.6&$
!! 6&*$,:;I&*$-0'1663G/&*$U[&"B\4$>/"BV$I&*$-3+0(1/:$$
!! 6&*$21(.,+1'&*$U>1>B\4$N<>B\V$I&*$(,2P&*$216213(&*$

$
@9,:;<)+&$ 2,+*'3'/&$ 0<16&-&+'$ ]^$ Y$ I&$ 61$ -1**&$ I&*$ ,201+*4$
*,/*$7,(-&$I9&1/=$
$
%1+*$691'-,*HP)(&$36$&:3*'&$"$2,(H*$*3-H6&*$I&$69,:;<)+&$Z$
!! 6&$I3,:;<)+&$B"4$(&+7&(-0$I1+*$691'-,*HP)(&$L$(13*,+$
I9&+83(,+$"!$Y$&+$8,6/-&$$

!! 69,_,+&$ B\4$ (&+7&(-0$ &+$ 713.6&$ G/1+'3'0$ I1+*$ 6&*$


P1/'&*$ 2,/2P&*$ I&$ 691'-,*HP)(&$ U2,/2P&$ I9,_,+&$
*3'/0&$L$#X$`$!XX$a-$I916'3'/I&V$

!"#$
%&$ '()*$ +,&-./$ '&,01/$ .)$ .1234+5-/$
&062*'78,19)/$ ,8*)(0/$ ./$ (&$ '7202*4-075*/:$
',2;/**)*$ */(2-$ (/9)/($ (/*$ '(&-0/*$ </,0/*$
&**161(/-0$ (/$ .1234./$ ./$ ;&,=2-/$ /0$ (>/&)$ /0$ /-$
?2-0$./*$+();1./*$/0$.)$.1234+5-/$*2)*$(>1-?()/-;/$
./$(&$()615,/$<1*1=(/@$$
!
!
"#$#%!&'()'*+,+-!)./-*012-!
B/6'8,&0),/$
A),$B/,,/$(/$;2,'*$*16'(/$(/$'()*$,8'&-.)$./$(>234+5-/$/*0$(/$

+&K/)3$
.1234+5-/$C"@$
D)3$;2-.1012-*$-2,6&(/*$./$0/6'8,&0),/$/0$./$',/**12-$
EF$GHI$/0$!$&06J:$(/$.1234+5-/$/*0$$ 08=$$$$$$$$V$!WXHI$

(19)1./$
!! )-$+&K$$
!! 1-;2(2,/:$1-2.2,/$/0$1-*1'1./$E*&-*$*&</),J$
0?)*$$$$$$$V$"!YHI$
!! '/)$*2()=(/$.&-*$(>/&)$L$(/$.1234+/M -/$.1**2)*$'/,6/0$

*2(1./$
-/N &-621-*$./$?&1,/$,/*'1,/,$(/*$&-16&)3$&9)&019)/*$
!
$
"#%! 3+45,*(6-!78(9/7(:'+715,*(6!

"#%#$!;9/74,*(6!2,!'+715,*(6!
4<! ;9/74,*(6!
O/')1*$ (&$ ;(&**/$ ./$ P/$ -2)*$ &<2-*$ ,/-;2-0,8$ )-$ +,&-.$ -26=,/$ ./$ ,8&;012-*$
.>(9/74,*(6$;266/$'@/3@$Q$
!! (&$;26=)*012-$.)$6&+-/N *1)6$
!! (&$;26=)*012-$./$(&$(&1-/$./$?/,$
!! (&$;26=)*012-$./$(>/N 07&-2($
!! (&$;26=)*012-$.)$',2'&-/$.&-*$(/$=,)R (/),$&M $;&,02);7/$$
$

$
!
!
$
$
$
$
$
$
%2,*$./$02)0/*$;/*$,8&;012-*:$)-$;2,'*$*/$(1/$F$(>234+5-/$Q$2-$.10$9)/$;/$;2,'*$/*0$
(9/7+@$B2)0/*$;/*$,8&;012-*$./$;26=)*012-$*2-0$&;;26'&+-8/*$.>)-$.8+&+/S
6/-0$./$;7&(/),:$/((/*$*2-0$.2-;$29(,.2'=*012-@$
$

T-/$ (9/74,*(6$ /*0$ )-/$ ,/N &;012-$ &)$ ;2),*$ ./$ (&9)/((/$ )-$ ;2,'*$ -2! >*2!
4?25$EU13/J!72!>8(9/@A62@$E(9/74,*(6!B!@4*6!78(9/@A62J$
$

!"#$
Exemples Ré actions d’oxydation

Dresser les équations de l’oxydation (combustion)


§ de la laine de fer
§ du propane (C3H8)





b) Réduction
Expérience
Introduisons une petite quantité de pentoxyde de diiode
(I2O5) dans un tube à essai et chauffons la partie infé-
rieure du tube au-dessus de la flamme du brûleur. Après
quelques instants, introduisons un tison incandescent
dans le tube à essai.

Des vapeurs violettes se forment, preuve que du diiode
est libéré au cours de la réaction. Le tison incandescent
se rallume, donc il se forme également du dioxygène.

L’équation de la réaction s’écrit : 2 I2O5 2 I2 + 5 O2

Au cours de cette réaction, le pentoxyde de diiode (I2O5) libère l’oxygène qu’il
renferme et se transforme en diiode. Il s’agit du processus inverse de l’oxyda-
tion décrite précédemment ; une telle réaction est appelée réduction. On dit
que I2O5 est réduit.

Une réduction est une ré action au cours de laquelle un corps libère de
l’oxygène. (réduction = perte d’oxygène)

Notons que la réaction de décomposition du pentoxyde de diiode s’arrête dès
qu’on interrompt le chauffage : un apport d’énergie est nécessaire pour le
déroulement de cette réaction, elle est donc endothermique.


9.2.2 Réactions d’oxydo-réduction
Il n’y a que peu d’oxydes qui peuvent être réduits par simple chauffage comme
c’est le cas de l’exemple précédent. Une autre méthode de réduction consiste à
faire réagir ces oxydes avec le dihydrogène, car celui-ci a une grande affinité
pour l’oxygène et le fixe donc facilement.






127
Expérience
Plaçons de l’oxyde de cuivre(II) dans un tube en
verre résistant à la chaleur et faisons passer un
courant de dihydrogène à travers le tube.
Après avoir vérifié que l’appareil est purgé d’air,
enflammons le dihydrogène à la sortie du tube et
chauffons l’oxyde de cuivre(II).



Nous observons que

- l’oxyde de cuivre(II), noir, est progressivement transformé en cuivre métallique,


rouge.
- des gouttelettes d’eau se forment du côté de la sortie du tube.


oxydation


CuO + H2 Cu + H2O

réduction


Lors de cette réaction,

- le dihydrogène gagne de l’oxygène en formant de l’eau: il est oxydé.


- l’oxyde de cuivre(II) libère de l’oxygène en formant du cuivre: il est réduit.
- les réactions d’oxydation et de réduction se déroulent donc simultané-
ment : une telle réaction est appelée réaction d’oxydo-réduction ou
simplement réaction redox.
- l’oxyde de cuivre(II) fournit l’oxygène au dihydrogène, c.-à-d. qu’il oxyde le
dihydrogène : il joue le rôle d’oxydant.
- le dihydrogène fixe l’oxygène fourni par l’oxyde de cuivre , c.-à-d. qu’il
réduit l’oxyde de cuivre : il joue le rôle de réducteur.

Une ré action au cours de laquelle une ré duction et une oxydation se
dé roulent simultané ment est appelé e ré action d’oxydo-réduction ou
ré action redox. Il y a échange d’oxygène.
Le corps qui fournit l’oxygè ne est l’oxydant.
Le corps qui dixe l’oxygè ne est le réducteur.

Remarque
Lors d’une réaction d’oxydo-réduction, l’oxydant est réduit alors que le réduc-
teur est oxydé.

128
9.3 Conception électronique des réactions redox

9.3.1 Réactions d’oxydo-réduction


Expérience
On enflamme un ruban de magnésium à l’air et on l’introduit rapide-
ment dans une éprouvette remplie de dioxygène.

Le magnésium brûle avec une flamme éblouissante en produisant un


solide blanc : l’oxyde de magnésium.

Le composé obtenu est un composé ionique, qui est formé de cations Mg 2+ et
d’anions O 2-.
Étudions cette réaction d’oxydation d’un point de vue électronique et dressons
les équations correspondant à la formation de ces ions :






La réaction entre le magnésium et l’oxygène est une oxydation selon la
conception classique : une réaction au cours de laquelle un corps fixe de
l’oxygène. Les atomes de magnésium, qui est l’élément oxydé ici, perdent des
électrons et se transforment en cations Mg 2+, alors que les atomes d’oxygène
captent ces électrons et se transforment en anions O 2-.


Expérience
On enflamme un ruban de magnésium à l’air et on l’introduit rapide-
ment dans une éprouvette remplie de vapeurs de dibrome.

Le magnésium brûle, mais moins intensément que dans le dioxygène, en


produisant un solide blanc : le bromure de magnésium.

Le composé obtenu est également un composé ionique, qui est formé de
cations Mg 2+ et d’anions Br -.
Comme précédemment, étudions la réaction d’un point de vue électronique et
dressons les équations correspondant à la formation des ions :






La réaction du magnésium avec le brome est tout à fait semblable à celle du
magnésium avec le dioxygène : les atomes de magnésium perdent des élec-
trons et se transforment en cations Mg 2+, mais dans ce 2e cas, ce sont les
atomes de brome qui captent les électrons pour former des anions Br -.

129
Comme le principe de la réaction est le même, cette 2e réaction peut également
être considérée comme une oxydation du magnésium, même s’il n’y a pas
d’oxygène qui intervient ! Les deux réactions ont un point commun : il y a perte
d’électrons par le magnésium et transfert de ces électrons à l’autre réactif.
C’est ainsi que les chimistes ont élargi la définition de l’oxydation : une oxyda-
tion est dorénavant définie comme une perte d’électrons. Le gain d’électrons
par l’autre réactif (oxygène ou brome) qui est associé à l’oxydation du magné-
sium est alors défini comme une réduction.

Une oxydation est une perte d’électron(s).
Une réduction est un gain d’électron(s).
Un oxydant est une espè ce chimique (atome, ion ou molé cule) capable
de capter un (ou plusieurs) é lectron(s) : c’est un accepteur d’élec-
tron(s).
Un réducteur est une espè ce chimique (atome, ion ou molé cule) ca-
pable de libé rer un (ou plusieurs) é lectron(s) : c’est un donneur d’élec-
tron(s).
Une réaction redox ou réaction d’oxydo-réduction est une ré action
au cours de laquelle se produit un échange (transfert) d’électron(s).


Exemple

Pour la réaction suivante, identifier l’élément oxydé et l’élément réduit, en


représentant la perte et le gain d’électrons par des équations.
Identifier aussi l’oxydant et le réducteur.
2 Cu + + I2 ® 2 Cu 2+ + 2 I -



9.3.2 Nombre d’oxydation
a) Remarque préliminaire
Jusqu’à présent, nous nous sommes limités à l’étude de réactions qui font in-
tervenir des corps à structure ionique formés d’ions simples (Mg 2+, O 2-, Br -).
Dans ces cas particulièrement favorables, l’échange d’électrons se reconnaît
facilement à la variation de la charge électrique.
Si l’oxydo-réduction porte toutefois sur des atomes engagés dans des liaisons
covalentes dans des molécules, il faut appliquer une tactique spéciale basée
sur le nombre d’oxydation pour déduire l’échange d’électrons.

130
C+*3*',+*$*/($6&$713'$G/&$6&$+,-.(&$I9,:;I1'3,+$+9&*'$H1*$L$2,+*3I0(&($2,--&$
/+&$+,'3,+$*23&+'373G/&$+,/8&66&4$-13*$2,--&$/+$*3-H6&$-/,&=*.'*,%2F2&=$H,/($
I(&**&($6&*$0G/1'3,+*$(&I,:=$
$
;<! G#&81@')$&'()+,2+)(@;18+,-(./,$&'()+
>,+*3I0(,+*$6&*$-,602/6&*$I&$2P6,(/(&$I9P;I(,<)+&$&'$I9&1/$Z$
$
$
$
$
$
$
$$$$$$
$
?$21/*&$I&$61$I3770(&+2&$I906&2'(,+0<1'383'0$&+'(&$6&*$1',-&*4$2P1G/&$6313*,+$&*'$
H,61(3*0&4$ &'$ 6&*$ 1',-&*$ ,.'3&++&+'$ I&*$ 2P1(<&*$ H1('3&66&*$ H,*3'38&*$ &'$ +0<15
'38&*=$$
+
@&$ )(@;18+ ,-(./,$&'()$ CF3H3<$ I9/+$ 1',-&$ 3+I3G/&$ 61$ %?$168+ ?/>(0
&?#&'A28$G/&$H(&+I$2&'$1',-&$*'+:-()+*2>>(*8+A28+&(2&8*+:8*+:'$'*()*+
!"#$%&'()'+A2'+:-8)&(218)&+*()&+)*+&,%)-)*+.&"*&'()'+,$)*+:8+*8)*+,8+
:$+>(:$1'*$&'()=$
$
?3+*3$H,/($6&*$1',-&*$G/3$3+'&(83&++&+'$I1+*$6&*$&:&-H6&*$Z$
$

-,602/6&$ c>6$ c"B$


1',-&$ c$ >6$ c$ B$
2P1(<&$H1('3&66&$ $ $ $ $
Q=B=$ $ $ $ $
$
g,/($083'&($I&$I&8,3($I(&**&($61$7,(-/6&$I&$@&k3*$I&$2P1G/&$-,602/6&$H,/($
61G/&66&$ ,+$ 8&/'$ I0'&(-3+&($ 6&*$ +,-.(&*$ I9,:;I1'3,+$ I&*$ 060-&+'*4$ ,+$ 1$
*,/8&+'$(&2,/(*$L$I&*$()<6&*$*3-H6&*$G/3$H&(-&''&+'$I&$6&*$I0'&(-3+&($H6/*$
71236&-&+'=$
$
%<! "76:8*+>1$&'A28*+>(21+%$:%2:81+:8+)(@;18+,-(./,$&'()+

!=! @&$Q=B=$I9/+$1',-&$I9/+$%(1>*+*'@>:8$&*'$0<16$L$I#1(3$

$ H=&:=$ $= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = $
$
"=! @&$Q=B=$I9/+$'()+*'@>:8$&*'$0<16$L$61$%?$168+,8+:-'()3$

$ H=&:=$ $= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = $

$
!\!$
3. Le N.O. de l’oxygène combiné est égal à – 2,
sauf dans les peroxydes (composés renfermant la liaison –O–O–) où il vaut –1.

p.ex. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4. Le N.O. de l’hydrogène combiné vaut +1,

p.ex. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

5. La somme des N.O. des différents atomes dans un composé électrique-
ment neutre est égale à 0.

p.ex. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


6. La somme des N.O. des différents atomes dans un ion polyatomique est
égale à la charge globale de l’ion.

p.ex. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Prises ensemble, les règles 3, 4, 5, et 6 permettent la déduction des N.O.


d’atomes autres que l’hydrogène et l’oxygène.









" 9.1


d) Utilisation des nombres d’oxydation
Pour des réactions où interviennent des corps covalents ou des ions polyato-
miques, il n’est pas toujours évident d’identifier la perte ou le gain d’électrons.
Nous avons alors recours aux nombres d’oxydation pour déterminer quel est
l’élément oxydé et quel est l’élément réduit grâce aux définitions suivantes :


132
Une oxydation correspond à une augmentation du nombre d’oxyda-
tion.
Une réduction correspond à une diminution du nombre d’oxydation.
Une réaction redox est donc une ré action au cours de laquelle les
nombres d’oxydation changent.
Une variation du N.O. d’une unité correspond à 1 électron échangé.
Le nombre total d’é lectrons cé dé s par le ré ducteur est é gal au nombre
total d’é lectrons accepté s par l’oxydant.


Exemple
La réaction entre l’oxyde de cuivre(II) et le dihydrogène est une réaction redox,
puisqu’il y a échange d’oxygène entre les réactifs. Justifier le caractère redox de la
réaction en montrant qu’il y a aussi une variation des nombres d’oxydation des
éléments impliqués.




" 9.2 – 9.7



9.4 Exemple d’un réducteur : Le dihydrogène
L’élément hydrogène a été découvert en 1766 par Henry CAVENDISH, mais c’est
Antoine LAVOISIER qui lui a donné son nom, qui signifie « qui produit de l’eau »
(du grec hudôr, « eau » et gennan, « engendrer »).


9.4.1 État naturel
L’hydrogène est l’élément le plus abondant dans l’Univers. Le Soleil, la plupart
des étoiles et certaines planètes (Jupiter, Saturne) sont formés en grande
partie d’hydrogène.
Sur Terre, on le retrouve surtout sous forme de composés : il est combiné à de
l’oxygène dans l’eau, mais aussi à du carbone dans le pétrole et le gaz naturel.
Il est également présent dans tous les composés organiques (animaux et végé-
taux).
Dans les conditions terrestres ordinaires, l’élément hydrogène est formé de
molécules H2. Il n’y a que très peu de dihydrogène dans l’écorce terrestre et
l’atmosphère, et on n’en trouve qu’un peu dans les gaz émis par les volcans.
L’hydrogène moléculaire est rare, car l’attraction gravitationnelle de la Terre
ne réussit pas à le retenir.

133
!3P3B!S1#>$1$&'()*+
$<+++T2+:$;(1$&('18+
?2'3,+$I9/+$123I&$*/($/+$-0'16$+,+$+,.6&$
!"#$%&'()'***
E2(0*/(*,/9'*:*'002&D*2P-/,-(0*.'*=J2)&.'*0/=</%&1/'*.&=/$*0/%*./*?2H($0&/?A*Q')/'&==-(0*
='* H2R* 1/&* 0'* .$H2H'* .2(0* /(* 2/,%'* ,/9'* ',* 2##%-);-(0* =J-/F'%,/%'* .'* )'* ,/9'* .'* =2*
<=2??'*./*9%@='/%A*G'*H2R*9%@='*2F')*/(*9%/&,*0&<<=2(,*S*)J'0,*./*.&;3.%-HC('A*
G-%01/'*,-/,*='*?2H($0&/?*2*%$2H&D*);2/<<-(0*=2*0-=/,&-(*-9,'(/'*',*$F2#-%-(0*=J'2/A*
T('*)%-@,'*9=2();'*%'0,'*2/*<-(.*.'*=2*)2#0/='*S*)J'0,*./*0/=<2,'*.'*?2H($0&/?A**
*
$$$$$$ N<$$$$$$$$d$$$$$c"DBl$$$ $ $$$$$$$$$$ c"$$$$$$d$$$$$$N<DBl$
$
@9123I&$*/67/(3G/&$H&/'$e'(&$(&-H6120$H1($/+$1/'(&$123I&$&'$6&$-1<+0*3/-$H1($
/+$1/'(&$-0'16$U+,+$+,.6&V=$
$
$
;<+++G$)*+:-'),2*&1'8+
!! ?2'3,+$I&$61$81H&/($I9&1/$*/($6&$<1_$+1'/(&6$
@1$H(3+23H16&$*,/(2&$3+I/*'(3&66&$I&$I3P;I(,<)+&$&*'$61$(012'3,+$I/$-0'P1+&$
18&2$69&1/$L$'()*$P1/'&$'&-H0(1'/(&$&'$L$H(&**3,+$06&80&4$&+$H(0*&+2&$I&$+32a&6=$
$
Q3$
$ >cl$$$$$$$$d$$$$$$$c"B$$$$ $ $
$ >B$$$$$$d$$$$$$\$$c"$ #do$
$ !XXXr>$
$$$$$$$$$$$-0'P1+&$ $$$$$$$$$81H&/($I9&1/$ $ $$$$$$$$$$$$-,+,:;I&$$$$$$$$I3P;I(,<)+&$
$ $ $ $ $ $$$$$$$$$$$I&$21(.,+&$
$
!! Ep 6&2'(,6;*&$I&$69&1/$
@906&2'(,6;*&$I&$69&1/$H&(-&'$I&$H(,I/3(&$I/$I3P;I(,<)+&$'()*$H/(4$-13*$2&''&$
-0'P,I&$&*'$.&1/2,/H$-,3+*$/'363*0&=$E66&$&*'$&+$&77&'$H&/$(&+'1.6&$&+$(13*,+$
I/$2,q'$(&61'38&-&+'$06&80$I&$6906&2'(323'0=$
$
$
$
$ $$$$$$$$"$$c"B$$$$ $ $$$$$$$$$$ "$$c"$$$$$$d$$$$$$B"$ #do$
$$$$$$$$$$$ $$$$$$$$$$$$ $$$$$$$$$$$$$$$&1/$ $ $$$$$$$$$$$$$I3P;I(,<)+&$$$$$$$I3,:;<)+&$
$
$
$
!3P3E!S1(>1'#&#*+>?/*'A28*+ W&-H0(1'/(&$

?/:$2,+I3'3,+*$+,(-16&*$I&$'&-H0(1'/(&$&'$I&$H(&**3,+$UL$Xr>$
<1_&/:$

&'$!$1'-V4$6&$I3P;I(,<)+&$&*'$$
!! /+$<1_$$ '0.$$$$$$$$s$"#"r>$
63G/3I&$

!! 3+2,6,(&4$3+,I,(&$&'$3+*3H3I&$U*1+*$*18&/(V$
!! '(&R *$H&/$*,6/.6&$I1+*$69&1/$
'7/*$$$$$$$s$"#tr>$
!! 6&$<1_$6&$H6/*$6&S <&($
*,63I&$

!! '(&R *$I377/*3.6&$U36$H&/'$'(18&(*&($I&*$H1(,3*$H,(&/*&*V$
$

!\l$
!"#$%&'()'***
Q'?#=&00-(0*)-?#=C,'?'(,*.J'2/*/(*<=2)-(*.'*U--=<*
4<=2)-(* )3=&(.%&1/'* :* .'/"* )-=08A* V'%?-(0* =J/('* .'0* H"
.'/"*-/F'%,/%'0*:*=J2&.'*.J/(*,/9'*)2#&==2&%'*',*%2)>
)-%.-(0* =J2/,%'* -/F'%,/%'* :* /(* F20'* )3=&(.%&1/'* '(*
,'%%'*)/&,'*4:*#2%-&*#-%'/0'8A*Q')-/F%-(0*='*F20'*.J/(*
9$);'%*0-/0*='1/'=*(-/0*<2&0-(0*2%%&F'%*/(*)-/%2(,*.'*
.&;3.%-HC('A*T(*P',*.J'2/*P2&==&,*./*,/9'*)2#&==2&%'=$
$
@&$I3P;I(,<)+&$&'$6913(4$*0H1(0*$H1($61$H1(,3$H,(&/*&4$'&+I&+'$
L$ *&$ -061+<&($ &+$ (13*,+$ I&$ 691<3'1'3,+$ 'P&(-3G/&$ I&*$
-,602/6&*=$ N13*$ 6&$ I3P;I(,<)+&$ &+'(&$ I1+*$ 6&$ 81*&$ H6/*$
71236&-&+'$ G/&$ 6913($ +9&+$ *,('4$ 21($ *&*$ -,602/6&*$ *,+'$ H6/*$
60<)(&*$ G/&$ 2&66&*$ I/$ I3,:;<)+&$ &'$ I31_,'&$ UI&$ 6913(V$ &'$ *&$
I0H612&+'$ I,+2$ H6/*$ (1H3I&-&+'=$ C6$ &+$ (0*/6'&$ /+&$
*/(H(&**3,+$L$693+'0(3&/($I/$81*&4$G/3$H(,8,G/&$6&$m&'$I9&1/=$
$
B+$1HH&66&$,'DD2*'()$6&$>?#)(@7)8+$2+%(21*+,2A28:+,82.+%(1>*+*8+
@#:$)68)&+*>()&$)#@8)&U+,2+*82:+D$'&+,8+:-$6'&$&'()+&?81@'A28+,8*+
>$1&'%2:8*$G/3$2,+*'3'/&+'$2&*$2,(H*=$
$
@1$83'&**&$I&$I377/*3,+$I0H&+I$I&$61$-1**&$I&*$-,602/6&*=$
$
$
!3P3P!S1(>1'#&#*+%?'@'A28*+
$<+++V(@;2*&'()+
!"#$%&'()'*
!(<=2??-(0*./*.&;3.%-HC('*:*=2*0-%,&'*.J/(*,/9'*'(*F'%%'*',*
?2&(,'(-(0*/(*9$);'%*2/>.'00/0*.'*=2*<=2??'A**
G'* .&;3.%-HC('* 9%@='* 2F')* /('* <=2??'* #W='* ',* ='* 9$);'%* 0'*
%')-/F%'*&(,$%&'/%'?'(,*.'*9/$'*S*)J'0,*.'*=2*F2#'/%*.J'2/*1/&*
0'*)-(.'(0'*0/%*='0*#2%-&0*<%-&.'0*.'*F'%%'A*
$
@&$I3P;I(,<&R +&$&*'$/+$<1_$3+u61--1.6&3$$
$

"$$$$c"$$$$$d$$$$$B"$$$ $ $$"$$$c"B$$$$
$
$

;<+++Q.>:(*'()+
!"#$%&'()'**
Q'?#=&00-(0* /(* <=2)-(* '(* #-=3$,;3=C('* .J/(* ?$=2(H'* .'*
.&;3.%-HC('* ',* .'* .&-"3HC('* .2(0* ='0* #%-#-%,&-(0* 0,X);&->
?$,%&1/'0* 4#%-#-%,&-(0* .'* =J$1/2,&-(8A* G-%01/J-(* 2##%-);'*
=J-/F'%,/%'* ./* <=2)-(* .J/('* <=2??'D* &=* 0'* #%-./&,* /('* F&-='(,'*
.$,-(2,&-(A**
$
$
$

!\#$
Contrairement à la combustion (où le dioxygène accède à la flamme à partir du
milieu ambiant), le dioxygène est ici mélangé au dihydrogène, avant l’inflam-
mation. La réaction, exothermique, est alors beaucoup plus rapide et toute la
chaleur est libérée en moins d’un millième de seconde.

Un mé lange de gaz indlammable (p.ex. le dihydrogè ne) avec du dioxy-
gè ne (ou de l’air) peut ê tre explosif.
Un mé lange de dihydrogè ne et de dioxygè ne dans les proportions stœ-
chiomé triques est appelé gaz tonnant.

! ATTENTION !
Avant d’enflammer du dihydrogène à la sortie d’un appareil quelconque, il faut toujours
vérifier au préalable que c’est bien du dihydrogène pur et non plus du gaz tonnant qui
est dégagé. On doit effectuer le « test au gaz tonnant » (all. : Knallgasprobe) : dans un
tube à essai, on prélève une petite quantité de gaz et on approche l’ouverture du tube de
la flamme du brûleur.
Si le gaz brûle avec un bruit sifflant, il s’agit de dihydrogène pur, qui peut être enflammé
sans danger. Si une détonation retentit, le mélange est du gaz tonnant. Dans ce cas, il
faut répéter le test jusqu’à ce que l’on n’entende plus de détonation.


c) Combustion en présence d’un catalyseur
A température ordinaire, le dihydrogène ne réagit pas avec le dioxygène. Un
mélange de gaz tonnant peut ainsi être conservé très longtemps sans
qu’aucune réaction n’ait lieu ! L’échauffement produit par une flamme ou une
étincelle va pouvoir déclencher la réaction.

Expérience
Dirigeons un courant de dihydrogène sur de la mousse de
platine. Nous observons une incandescence du platine, puis le
dihydrogène s’enflamme spontanément. Le platine reste intact
après l’expérience.

En présence de platine, la combustion du dihydrogène peut être déclenchée à
température ordinaire, sans échauffement préalable. Le platine n’est pas altéré
au cours de la réaction, il joue le rôle de catalyseur.

On appelle catalyseur un corps, qui, par sa pré sence, déclenche ou
accélère une réaction chimique, sans être consommé au cours de
la réaction.





136
9.5 La pile à combustible
Une pile est un dispositif dans lequel une réaction redox est utilisée pour
produire un courant électrique. Celui-ci est produit à partir d’une réaction
faisant intervenir un échange d’électrons entre les réactifs, qui sont donc un
oxydant et un réducteur.

Une pile est un dispositif qui transforme de l’énergie chimique
(stockée dans les réactifs) en énergie électrique.

Une pile à combustible (all. : Brennstoffzelle) s’apparente aux autres piles
parce qu’elle produit aussi du courant à partir d’une réaction d’oxydo-
réduction, mais la différence réside dans le fait qu’elle a besoin d’un apport
constant de réactifs.

Une pile à combustible est une pile qui est alimentée de manière
continue en réactifs (un ré ducteur, qui est le combustible et un
oxydant, qui est le comburant).

Nous étudions ici la pile à combustible la plus courante : la pile dihydrogène-
dioxygène. Elle a été découverte par l’allemand Christian Friedrich SCHÖNBEIN
et l’anglais Sir William GROVE en 1839, mais c’est seulement au cours des
années 1960 que son utilisation s’est développée, notamment pour les
missions spatiales de la NASA.
Elle fonctionne grâce à l’oxydation de dihydrogène (le combustible) sur une
électrode, associée à la réduction de dioxygène sur l’autre électrode. Le prin-
cipe de fonctionnement de cette pile à combustible est l’inverse du principe de
l’électrolyse : 2 H2 + O2 2 H2O

Le seul produit formé est donc de l’eau, ce qui fait de cette pile un générateur
d’électricité totalement propre. Ces piles suscitent un grand intérêt en raison
des préoccupations croissantes pour trouver des alternatives aux énergies
fossiles et développer des énergies moins polluantes.
Un certain nombre de véhicules électriques fonctionnant avec une pile à
combustible circulent déjà. Vu qu’il n’y a pas d’émission, ni de dioxyde de
carbone, ni d’oxydes d’azote, ni de particules fines, ces voitures ou ces bus sont
plus écologiques que les véhicules traditionnels.

137
Fonctionnement de la pile à combustible
La pile est formée de deux compartiments, qui sont séparés par une membrane
constituée d’un polymère solide.

anode membrane cathode



1. Les gaz dihydrogè ne et dioxygè ne sont acheminé s sé paré ment jusqu’à
l’anode respectivement la cathode.

2. A} l’anode, le dihydrogè ne est dé composé en protons H+ à l’aide d’un


catalyseur, gé né ralement du platine. Cette ré action d’oxydation libè re
des é lectrons.

3. Les é lectrons libé ré s lors de cette oxydation se dé placent à travers un
circuit externe, de l’anode vers la cathode, cré ant ainsi un courant é lec-
trique.

4. Les protons traversent la membrane et arrivent à la cathode.


5. A} la cathode, les molé cules de dioxygè ne ré agissent avec ces protons et
les é lectrons arrivant par le circuit externe, et produisent des molé cules
d’eau.

Les réactions sont décrites par les équations suivantes :

oxydation (anode) H2 2 H+ + 2 e- |·2


réduction (cathode) O2 + 4 H + + 4 e- 2 H2O

redox 2 H2 + O2 2 H2O

Malgré les avantages cités auparavant, l’utilisation des piles à combustible ne
s’est pas encore généralisée. Leur coût reste pour l’instant relativement élevé,
notamment parce que le platine utilisé comme catalyseur est rare et cher. La
production de dihydrogène est coûteuse aussi ; de plus, si le dihydrogène est
obtenu par électrolyse de l’eau, sa production nécessite davantage d’énergie
que celle libérée plus tard par la pile. Par ailleurs, le transport, la distribution
et le stockage du dihydrogène posent aussi certains problèmes : réservoirs
lourds et encombrants, risques de fuites du gaz très inflammable, …
138
Exercices
9.1 Nombre d’oxydation
Déterminer le nombre d’oxydation de chaque élément dans les corps suivants :
(Conseil : les composés ioniques doivent d’abord être dissociés en ions !)

a. N2O5 d. CO g. KNO3
b. H3PO4 e. MgSO4 h. CF4
c. NaBr f. NH3 i. NH4Cl

9.2 Identi^ication de réactions redox
Déterminer si les réactions suivantes sont des réactions d’oxydo-réduction.
Si oui, identifier l’élément oxydé et l’élément réduit, ainsi que l’oxydant et le
réducteur.
a. CaCO3 ® CaO + CO2
b. Mg + 2 H2O ® Mg(OH)2 + H2
c. HBr + KOH ® KBr + H2O
d. CuO + 2 HCl ® CuCl2 + H2O
e. CH4 + H2O ® CO + 3 H2
f. 4 Al + 3 O2 ® 2 Al2O3 combustion de poudre
d’aluminium

9.3 Étude de réactions redox
Pour les réactions suivantes, montrer grâce au changement du nombre
d’oxydation qu’il s’agit d’une réaction redox. Identifier l’élément oxydé et
l’élément réduit.
Dans l’équation, illustrer par des flèches l’oxydation et la réduction.
a. 3 H2 + N2 ® 2 NH3
b. CH4 + 2 O2 ® CO2 + 2 H2O
c. Fe2O3 + 3 CO ® 2 Fe + 3 CO2
d. SiCl4 + 2 Mg ® 2 MgCl2 + Si
e. CO + 2 H2 ® CH4O

9.4 Action des acides sur les métaux
Au chapitre précédent, nous avons vu que les acides attaquent les métaux non
nobles.
a. Dresser l’é quation globale, ainsi que les é quations ionique et ionique
simplidié e de la ré action entre l’acide chlorhydrique et l’aluminium.
b. Sur base de l’é quation ionique simplidié e, dé montrer qu’il s’agit d’une
ré action redox en identidiant l’é lé ment oxydé et l’é lé ment ré duit, grâ ce au
changement du nombre d’oxydation. Illustrer par des dlè ches l’oxydation et
la ré duction.
c. Dresser les é quations repré sentant la perte, le gain ainsi que le transfert
d’é lectron(s).
139
9.5 Équations redox
Pour les réactions suivantes :
- é tablir l’é quation globale de la ré action
- montrer qu’il s’agit d’une ré action redox en identidiant l’é lé ment oxydé et
l’é lé ment ré duit, grâ ce au changement du nombre d’oxydation
- dresser les é quations repré sentant la perte, le gain ainsi que le transfert
d’é lectron(s)
a. thermolyse du sulfure d’argent
b. synthè se du chlorure de sodium à partir des
corps simples
c. aluminothermie : ré action entre oxyde de
fer(III) et aluminium, produisant du fer liquide
et de l’oxyde d’aluminium

aluminothermie


9.6 Production de titane
Le titane métallique peut être obtenu en faisant réagir de l’oxyde de titane(IV)
avec du carbone ; il se forme également du monoxyde de carbone au cours de
la réaction.
a. Établir l’équation de la réaction.
b. Montrer qu’il s’agit d’une réaction redox en identifiant l’élément oxydé et
l’élément réduit, grâce au changement du nombre d’oxydation.
c. Calculer la masse de carbone nécessaire pour faire réagir complètement
100 kg d’oxyde de titane(IV).
Réponse : m(C) = 30 kg

9.7 Synthèse du diazote
Lorsqu’on fait réagir de l’ammoniac avec de l’oxyde de cuivre(II), il se forme
du diazote, du cuivre métallique et de l’eau.
a. Établir l’équation de la réaction.
b. Montrer qu’il s’agit d’une réaction redox en identifiant l’élément oxydé et
l’élément réduit, grâce au changement du nombre d’oxydation.
c. Calculer la masse de diazote produite si l’on fait réagir 20 L d’ammoniac
(aux CNTP).
Réponse : m(N2) = 12,5 g

140

Vous aimerez peut-être aussi