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PLAN DU COURS

INTRODUCTION GENERALE

1. Définition
a. La législationminière
b. La Fiscalité
2. Intérêt et objectif du cours
3. Bibliographie
4.Plan sommaire 2
parties
1 ere partie: LA LEGISLATION MINIERE

CHAPITRE 1. LA THEORIE GENERALE DE LA LEGISLATION MINIERE

CHAPITRE II. LA PROCEDURE D'OBTENTION DE TITRES MINIERS

CHAPITRE III.LES DROITS MI NIERS ET DE CARRIERES


).- Définition
>- Sorte
>- Caractère

2C'C LE REGIME FISCALE ET DOUANIER APPLICABLE AU SECTEUR MINIER

CHAPITRE LTHEORIE GENERi\LE DE L'IMPOT

,... Définition de l'impôt


~ SOIte d'impôt

CHAPITRE II. LA PROCEDURE FISCALE

CHAPITRE rn. LES INS"rITUTION FISCALES


Section D.G.I

DGDA

DGRAD

DRKAT
CHAPITRE IV. STRUCTURE FISCALE DU SECTEUR MINIER DE LA REPUBLIQUE DEMOCRA
TIQUE DU CONGO

BIOGRA.PHIE
Tim /2

1. EMERY MUKENDI W AFW ANA, Droit Minier, Vol1 principes de Gestion du


domaine minier, éd, Brulant, 2005

2. VINCENT ZKANE, La nouvelle LégislationMinière du Burkina Faso in revue


Burkinabé du droit N° 38,2e semestre 2000
3. Jean PERSONNA W, Droit des mines, LIFEC, paris 1958
4. TIBER GHIEN, Manuel de Droit Fiscal, ed .Larcier, Bruxelle 2000
5. BUABUA WA KA YEMBE, Traite de Droit Fiscal, PUZ, KIN 1993
6. Journal Officiel de la RDC in Loi N° 00712002 Du Il Juillet 2002 Portant
code Minier
7. Le code Larcier Droit Fiscal
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INTERET ET OBJECTIF DU COURS

La législation et Fiscalité Minière est un cours inscrit au programme d'étude en premier licence
science Géologie. Pour des raisons en d'andragogique ce cours poursuit les objectifs suivants

Faire découvrir aux étudiants les lois de la RDe qui régissent le secteur minier et son système
fiscal y afférent

Conduire les étudiants; chercheurs et contribuables gestionnaire à connaitre leurs droits et


leurs devoirs comme acteurs du secteur minier, en vue de les exercer et de savoir les
revendiquer

Faire savoir la structure et les différents types d'impôt applicables au secteur minier et leurs
modes de calcul

Savoir les différents droits miruers et de carrières garanties par la loi congolaise, l'étendue et
leurs limites d'avantages

Ce cours étant fondé sur l'aspect information et non de formation lestechniques et


méthodesapplicables sont simplifiées de manière à permettre à tout étudiantrégulier et ponctuel de
découvrir les lois minières et la particularité de sa fiscalité qui se fonde sur les taux applicables au
calcul d'impôt, la procédure de ses prélèvement, où et quand payer l'impôt: d'autant plus que, toutes les
activités économiques sont en principe assujetties aux règlesd'impositionprévues par le droit Fiscal et
douanier général. Mais l'importanceattachée au développement des activitésminières fait que celle-ci
bénéficient des règlesd' impositionspéciales, c'est pourquoi l'intérêt particulier de ce cours consiste
àdécouvrir non seulement les droit et devoirs des investisseurs miniers mais aussi le caractère
etprivilège de son régime fiscal.
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CHAPITRE I. LA LEGISLATION MINIERE

1.1. DEFINITION

Par législation on entend l'ensemble de lois qui régissent une matière bien déterminée LA
LEGISLATION MINIERE est l'ensemble des règles de droit applicable a la recherche et a
l'exploitation des substance minérales VINCENT la considère comme l'ensemble des règles juridique
applicable a l'activité miniers dans un Etat donne

Par activitéMinièretousles services fournitures ou travaux de l'article de mme directement


lies a la prospection a la recherche ,a 1 exploitation minière et aux substances minérales, y compris
les travaux de développement de construction et d'infrastructureminière

Le droit minier porte l'étude des règles juridique régissant la prospection, la recherche,
l'exploitation, le traitement, la transformation et la commercialisation et la commercialisation des
substances minéral el 'activitéminière.

Il porte également sur le régime juridique fiscal, douaniers et de change ainsi que les
règlesrelativesà la protection de l'environnement applicable al' activitéminière

CHAPITRE 1. THEORIE GENERALES DE LA LEGISLATION MINIERE EN RDC


-
L'activitéminière a une nature particulièreliée" la fois aux substances minérale et aux
opérations, minières. Le particularisme des substances minérales tient à des raisons bien connues;
leur importance pour l'économie nationale comme sources de recettes publiques ainsi que leur rareté
relative due au fait qu'elles ne se reproduisent pas

Au sujet des opérationsminières, ce particularisme provient de la nature des travaux


d'exploitation, en généralsouterrains et qui exposent le personnel, la population et l'environnement
dans lequel elles s exercent a des dangers spéciaux

Section 1. SPECIFICITE DES REGLES JURIDIQUES MINIERES

Le droit minier est composite, situé aux confins des droit prive et public.

Les règlesde droit privénotamment celles de droit civil régissent les rapports juridiques des
titulaires miniers entre eux et avec les tiers

Tandis que celle de droit public, notamment celles du droit administratif, régissent le régime
minier ainsi que les rapports juridiques entre les titulaires de droits miniers et l'Etat
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Dans les rapports avec d' autresdisciplines juridiques les règles du droit minier garde son
autonomie par rapport au droit foncier, droit commercial, droit fiscal, droit cambiaire.

$1 L'autonomie du droit Minier face au droit foncier

Cela s'observed'abord dans l'application du principe de la propriété de l'Etat sur le sol et sur le sous -sol.
II n'existe pas d'appropriation privative du sol et des gites minéraux au profit du concessionnairefoncière
et mimer, ce principe est d'application rigide en droit foncier (voir intégrale) mais en droit minier, un
tempérament lie aux considérationsd'ordreéconomiqueattachées aux gites minéraux. Le concessionnaire
minier est autorités aux termes de la loi mi~ièred'acquérir la pro minéraux constituant le sous -sol

L'autonomie du droit minier par rapport au droit foncier se remarque également au travers de la
distinction faite entre le domaine minier de l'État et son domaine foncier en ce

que les règles juridiques constituant le droit foncier ne suffisent pas a celles -rnêmes a conférer au
concessionnaire foncier perpétuel et ordinaire de droit de procéder aux activitésminières sur les gites des
substances minérales que sa concession renfermerait. Pour s'y livrer ce concessionnaire est tenu de
solliciter et d'obtenir des droit miniers on des carrières correspondance aux activitésminièresqu'ildésire
entreprendre sur la concession qu'il occupe en vertu de son titre immobilier

La particularité du droit minier par rapport au droit foncier s'apprécie du point de vue de l'étalon de valeur.
Le droit minierrégit un domaine économiquementsupérieur au domaine foncier en raison des richesses
qu'il renferme dont l'exploitation se fait au profit de la communauté nationale. C'est pourquoi un titulaire
des droit miniers on des carrièresest autoriséà Occuper, en vertu de son seul titre minier certains terrains
foncier se trouvant dans son périmètre a extérieur de celui-ci pour des activitésminières en vue d'yétablir
des voies de communication. Le concessionnaire foncier est par conséquent tenu d'accepter cette
occupation à titre de servitude fonciers légaled'intérêt public

$2 L'autonomie du droit minier face au droit fiscal

Toutes les activitéséconomiques sont en prtncipe assujetties aux


règlesd'impositionprévues par le droit fiscal et douanier général. Mais l'importanceattachée au
développement des règlesd'impositionspéciales

Les activitésminières sont généralement soumises a un régime fiscal et douanier privilégies


tenant le plus souvent compte des différentsétapesopérationsminières: la
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prospection; sa recherche et l' exploitationminière: ce régimes' écarte de celui justifie le présent


cours

Le droit minier contient certaines règlesparticulièresd'imposition qui n'existe pas en droit


fiscal et douanier général il s'agit par exemple: de la redevanceminier. Dontl' assiette, le taux et les
modalités de recouvrement sont prévues dans le code et applicables aux amortissements et report
déficitaire a la déductibilité de certaines dépenseparticulières a l'activitéminière telles que celles
relativement dune mine.

$3.Spécificité par rapport au droit cambiaire bien que se servant des règles juridique
\
régissantles activités de change. se droit minier contient des règles de change particulières
aux activités y relatives celle-ci concerne par exemple les règles particuliers régissant le rapatriement
des recettes déportation des produit marchands, la gestion du copte principal en devises a l'étranger,
les convention d'emprunt avec les bailleur de fonds étrangers et le contrôle des transfert de fonds en
faveur des sociétéaffiIiées

$.4 Spécificité face au droit Commercial

Les règles générales applicable aux personnes physique aux entreprises industrielles, aux sociétés, aux
ASBL et autres groupement d'intérêtéconomique sont applicables aux personnes morale se livrant aux
activitésminièrescependant le droit minier contient en cette matières des règlespécifique ou
particuliers. C'est par exemple en matière de tenues de comptes ou l'article 268 De la loi n 007/2002 du
Il juillet 2002Le titulaire qui exporte les produits des mines peut ouvrir et détenir un compte ou un
groupe de comptes en devises étrangères auprès des banques commerciales agréées, dont le siège
social est en République Démocratique du Congo, pour gérer les recettes et les dépenses en devises du
projet qu'il exploite à bien en vertu de son droit minier. II bénéficie de la liberté de garder en devises
toutes les recettes des ventes à l'exportation des produits du projet sans obligation de les convertir en
monnaie nationale.

S'il a ouvert plusieurs comptes, le titulaire d'un droit mimer a l'obligation de désigner le
compte réputé « compte National Principal» qui doit recevoir préalablement, toutes sommes et
recettes d'exportation.
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CHAPITRE II. PROCEDURE D'OBTENTION DES TITRE MINIER

Ce chapitre est consacré à l'étude processuelle de savoir qui délivre les titres miniers qui peut
obtenir titres et comment les obtenir.

Section 1 : LES AUTORITES COMPETENTES DANS LE DOMAINE MINIER

L'Etat étant le seul propriétaire du sol sous-sol et les mines sur lesquels exerce sa souveraineté
permanente. II assure la mise en valeur des substances minérales dont il dont il dispose un rôle important
de promouvoir et de réguler le développement du secteur minier par initiative privée. L'Etat entrepreneur
peut se livrer a travers des organismes spécialises
\

crées à cet effet, à des activités d'investigation du sol ou du sous-sol dans le seul but
d'améliorer la connaissance géologique du territoire national sans obtenir un droit minier ou de carrières.
Mais il faut arriver que L'Etat crée des organismes spéciaux crée seul ou en association avec des tiers dans
ces cas les personnes morales publiques et les organismes spécialises de l'Etat a vocation minière sont
soumis aux conditions légales du code minier. Les autorités qui interviennent dans les secteurs sont:

~ le président de la république
~ le ministre
~ le gouverneur de province

~ le chef de division provinciale de mines


~ la direction de géologie
~ le cadastre minier
~ la direction de géologie
~ la direction de mine

$1 .LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Etant le garant de la nation, il édicté le règlement minier. II confirme la réservation d'un


gisement soumis à l'appel d'appel d'offre faite par arrêté du ministre.

II classe, de classe ou reclasse les substances minérales en mines on en produits des carrières et
inversement;

II déclare, classe ou déclasse une substance minérale en substance réservée

Le président agit par voie d'ordonnance prise sur initiative propre ou sur proposition du ministre
après avis de la direction de Géologie ou du cadastre minier
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2. LE MINISTRE

Il autorise les exportations des minerais à l'Etat brut.

Il octroie ou refuse, retire le droits miniers on de carrières.


II institue les zones d'exploitation artisanale.

Il agrée et retire l'agrément des comptoirs d'achat des produits de l'exploitation artisanale.

Il établit une zone d'interdiction et agrée les mandataires en mines et carrière


Il réservé le gisement à soumettre à l'appel d'offres.
\

Il délivre les autorisations de traitement ou de transformation des


produits d'exploitation artisanale.

Il approuve la constitution des hypothèques: notons que le ministre agit par VOle d'arrêté
ministériel

3. LE GOUVERNEUR ET CHEF DE DIVISION PRONVINCIALE DE MINE

./ Le gouverneur est compétent pour de livrer la carte de négociants de produit d'exploitation


artisanale et décide découverture de carrières pour les travaux d'utilité publique sur les terrains
domaniaux .
./ le chef de division provincial de mine est comptant pour:

déli vrer les cartes d'exploitation artisanale

octroyer les droits de recherche de produits des carrières d'exploitation de carrières


permanentes ou temporaires pour les matériaux de construction a usage courant.

Il conserve le titre minier ou de carrières et tient régulièrement ses registres et carte de retombes
minières ouvert à la consultation publique

Il est l'autorité de décision en matière de mutation et d'amodiation de droit miniers et


de carrières et procède à l'inscription

Il authentifier les actes d'hypothèque d'amodiation et de mutation de droit minier et de


carrières

II inscrit;

.~ Les demandes d'octroi des droits miniers et de carrière ainsi que leurs décisions
inhérentes

.• le retraits les annulations et les déchéances de droit miniers ou de carrière


.• Les suretés minières, les mutations et les amodiations des droits miniers
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5. LA DIRECTION DE GEOLOGIE

Elle est chargée:

.:. De l'investigation du sol et du sous-sol l'identification des indices de gites minéraux de


ressources hydrologique et structures de la terre vulnérables à l'activité séismique; les études
géologiques de base qui portent notamment sur :

. la géologie générale
~ la cartographie

•• la géochimie

•• la géophysique

••• la photogéologie et télé détection

•• la géotechnique

•• 1 'hydro géologie
d'émettre les avis en cas de :
.:.
Classement; de classement ou reclassement de substances minérales en mines ou en produits
de carrières et inversement;

Ouverture et fermeture d'une zone d'exploitation artisanale;


Classement ou déclassement d'une substance déclarée) ;

De compilation d'archivage; l'étude de et la conservation des échantillons témoins des sols des
roches et de minerais déposes par le prospecteurs et droits miniers et de carrière.

5. DIRECTION CHARGEE DE LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT MINIER

Elle assure l'instruction des demandes d'agrément des bureaux


d'étude
environnementales ;

« Assurer l'instruction environnementale du plan d'atténuation


réhabilitation « PAR» ; et de

Le président agit par voie d'ordonnances prise sur initiative propre ou sur proposition du

ministre après avis de la direction de géologie ou du cadastre minier.


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§4. CADASTRE MINIER

5.1. DE LA CREATION ET DE LA DENOMINATION

Dans le cadre de la nouvelle politique minière de la République Démocratique du Congo (RDC)


telle que définie par le nouveau Code Minier (loi n° 007/2002du Il juillet 2002) et le Règlement
Minier (Décret n? 038/2003 du 26 mars 2003), il a été créé, aux termes desdispositions de l'article 12
alinéa 1er duditCode Minier, un Service Public de l'Etat dénommé CADASTRE MINIER, en abrégé
« CAMI ». Ses statuts, son organisation et son fonctionnement sont fixés par le Décret n° 068/2003
du 03 avril 2003.

5.2. DU ST A TUT JURIDIQUE

Le CAMI est un Etablissement Public è caractère administratif et technique doté de la personnalité


juridique et jouissante de l'autonomie administrative et financière. II est placé sous la tutelle des
Ministres ayant les Mines et les Finances dans leurs attributions, chacun y intervenant dans la sphère
de ses attributions.

III. DES MISSIONS

Les missions du CAMI telles que définies dans le Code Minier, le Règlement Minier et le Décret
portant statuts, organisation et fonctionnement du CAMI comprennent:

L'inscription ou l'enregistrement dans les registres y afférents et/ou les cartes de retombes
minières des actes ci-après prévus par le Code Minier:
les déclarations et les attestations de prospection;

les demandes ou déclarations d'octroi, d'extension, de transformation,


derenouvellement ou de renonciation des droits miniers et/ou de carrièresainsi que
les demandes d'approbation et d'enregistrement deshypothèques et les demandes
d'enregistrement des amodiations etmutations y afférents;

les droits miniers ou de carrières octroyés, étendus,transformés ou renouvelés


ainsi que les décisions de refus;

les cas de retrait, d'annulation et de déchéance des droitsminiers ou de carrières;

les mutations ou les amodiations des droits miniers ou de carrières;


les hypothèques minières ;la tenue régulière des registres et des cartes de retombes
minièresouverts à la consultation du public ;la localisation, sur les cartes de retombes
r, rn Il_!

minières, des zones interdites etprotégées non ouvertes à l'exploitation minière ou de carrières
enindiquant leur situation légale et géographique;
l'instruction cadastrale des demandes ou déclaration d'octroi,d'extension, de transformation,
de renouvellement ou de renonciationdes droits miniers et/ou de carrières ainsi que des
demandes d'actesadministratifs y relatifs, de mutation ou d'amodiation, la coordination del
'instruction technique et environnementale desdites demandes et lanotification des avis des
instructions minières aux requérants;
iii) la certification de la capacité financière minimum des requérants dedroits miniers et/ou
de carrières de recherches;

iv) La notification des décisions des autorités compétentes relatives aux droits miniers et/ou de
carrières aux requérants intéressés;

v) La conservation des titres miniers et de carrières;

vi) L'inscription ou la radiation des périmètres miniers ou de carrières sur la Carte cadastrale vii)

L"authentification des actes d'hypothèques, d'amodiation ou de mutation de droits miniers et de


carrières, ainsi que l'exercice du pouvoir de notaire en la matière;

viii) L'émission d'es avis en cas de classement, de déclassement ou de reclassement d'une zone
interdite;

ix) La perception, la gestion et, le cas échéant, la répartition des frais de dépôt et des droits
supérficiaires annuels par carré aux différents Services et Organismes publics bénéficiaires;

x) Toutes autres opérations connexes ou accessoires aux activités ci-dessus et nécessaires à la


réalisation de son objet social.

LE CADASTRE MINIER (CAMI)

Par sa nature le cadastre minier est un service public dote de la personnalité juridique et de
l'autonomie financière. Il est chargé de l'instruction cadastral des demandes de droit minier et ou de
carrières de leur extension la coordination de l'instruction technique et environnemental de demandes
et des droit miniers ou de carrières ainsi que de la délivrance de L'ATTESTATION DE
PROSPECTION.

IV. DU SIEGE SOCIAL ET DES ANTENNES D'EXPLOITATION

Le Cadastre Minier a son siège social et administratif à Kinshasa, dans l'immeuble GECAMINES ex
SOZACOM, au Seme étage, aile Ouest, sis sur le Boulevard du 30 juin, à
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Kinshasa/Gombe. Les Services Techniques du Cadastre Minier Central sont situés sur l'Avenue de la
Justice, n0239, à Kinshasa/Gombe, téléphone n01398707, E-mail: cami@ic.cd.

Des Cadastres Miniers Provinciaux et Locaux seront installés dans les chefs-lieux de Provinces et dans
les Villes à forte activité minière. Avant l'ouverture de cescadastres, les opérateurs miniers sont invités à
traiter avec le Cadastre Minier Central.

V. DES STRUCTURES ET DU FONCTIONNEMENT

Les structures du CAMI sont:

A. Le Conseil du Cadastre Minier, organe d'administration comprenant 9membres dont:


le Secrétaire Général des Mines;
le Directeur Général du CAMI
le Directeur Général Adjoint du CAMI;

deux délégués du Cabinet du Président de la République dont un juriste; un


délégué du Ministère des Mines;
un délégué du Ministère des Finances;
un délégué du Ministère de l'Environnement; un
délègue de la Chambre des Mines du Congo;

B. Le Comté de Direction, organe de gestion, qui comprend, outre lereprésentant du


personnel,
le Directeur Général ;

le Directeur Général Adjoint; le


Directeur Technique;
le Directeur Administratif; le
Directeur Financier;

C. Le Collège des Auditeurs Externes, organe de contrôle des opérations financières du CAMI est
constitué de deux Auditeurs Externes aumoins.

NB : jusqu'à ce jour, seul le Comité de Direction est opérationnel

VI. DES REGIMES DE PROSPECTION MINIERE ET DES DROITS MINIERS ET/OU DE


CARRIERES ORGANISES PAR LE NOUVEAU CODE MINIER,

Outre le régime de prospection minière prévoyant l'accès libre à la prospection minière sur toute l'étendue
du territoire national, moyennant déclaration préalable auprès du CAMI et obtention d'une Attestation de
Prospection qui n'est ni un droit minier ou de carrières ni un
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titre minier ou de carrières ainsi que le régime d'exploitation artisanale réservée aux seules personnes
physiques de nationalité congolaise, aux personnes physiques de nationalité étrangère ayant élu domicile
en RDC et aux personnes morales de droit congolais ayant leur siège social au Congo et dont l'objet social
se rapporte à l'achat et à la vente des substances minérales d'exploitation artisanale, le nouveau Code
Minier organise un seul et unique régime de droit commun donnant accès à la recherche minière, à
l'exploitation minière, à l'exploitation minière à petite échelle, à l'exploitation des rejets, à la recherche des
produits de carrières, à l'exploitation des carrières temporaire et à l'exploitation des carrières permanente.
Les droits miniers et/ou de carrières ci-après ont été institués par le Code Minier; le Permis
\

de Recherches, le Permis d'Exploitation, le Permis d'Exploitation de la Petite Mine, le Permis


d'Exploitation des Rejets, l'Autorisation de Recherches des Produits de Carrières, l'Autorisation
d'Exploitation de Carrières Temporaire et Autorisation d'Exploitation de
,

Carrières Permanente. Ces droits miniers ou de carrières sont constatés respectivement par le Certificat
de Recherches, le Certificat d'Exploitation, le Certificat d'Exploitation de Petites Mines, le Certificat
d'Exploitation des Rejets, le Certificat de Recherches des Produits de Carrières, le Certificat
d'Exploitation des Produits de Carrières Temporaire et le Certificat d'Exploitation de Carrières
Permanente.

VII. DES MODALITES ET DES PROCEDURES D'OCTROI DES DROITS

MINIERS ET/OU DE CARRIERES

7.1. Des modalités d'octroi

Les droits miniers ou de carrières sont octroyés : En général sur demande établie sur un formulaire ad hoc,
moyennant payement des frais de dépôt et des droits supérficiaires annuels par carré prorata temporise dans
les 30 jours ouvrables à dater de la décision d'octroi des droits sollicites exceptionnellement sur appel
d'offres ouvert ou restreint, lorsque les droits miniers et/ou de carrières sollicités portent sur un gisement
étudié, documenté ou travaillé par l'Etat ou ses services et qui est considéré comme un actif d'une valeur
importante connue, et ce, moyennant paiement du bonus de signature et des droits supérficiaires annuels
dans les 30 jours ouvrables à compter de la date de la décision d'octroi des droits miniers ou de carrières
adjugés.

72. De la procédure d'octroi par demande

La procédure d'octroi des droits miniers et/ou de carrières sur demande est soutenue par les principes
fondamentaux ci-après:
Ti rn 114

1) les principes de transparence, d'objectivité, d'efficacité et de rapidité dans le processus de


réception, d'instruction, de décision et de notification des droitsminiers ou de carrières ainsi que dans
la délivrance des titres y afférents, àtravers notamment l'imposition des délaisbutoirs à tous les
niveaux, le mécanisme d'octroi d'office à l'expiration de délais de prise de décision, le mécanisme
d'inscription par voie judiciaire ou la motivation de tout refus. Ainsi, en cas d'avis favorable et à
défaut de décision dans le délai imparti pour chaque type de droit minier ou de carrières, le droit
soIIicité est réputé octroyé et le Cadastre doit procéder à l'inscription dudit droit. A défaut
d'inscription, le requérant peut obtenir l'inscription par voie judiciaire. En cas d'avis défavorable,
l'autorité compétente
"
doit prendre sa décision de refus motivée dans le
,
délai prescrit pour chaque type de droit minier ou de carrière sollicité.
2) le principe de la priorité d'instruction

En vertu de ce ptincipe de « Premier venu, premier servi », le droit minier ou de carrières est accordé
au premier arrivé qui réunit les conditions d'éligibilité au droit sollicité. Une fois déclarées
recevables, les demandes des droits miniers ou de carrières font l'objet d'une instruction cadastrale
suivie le cas échéant, des instructions techniques et environnementales.
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CHAPITRE III. LES DROITS MI NIERS ET DES CARRIERES

DEFINITION

Le législateurdéfinit distinctement le droit minier et le droit de carrière. Retenons qu'il sont


des prérogatives reconnues par la loi a toute personne physique ou morale de droit ou de nationalité
congolaise ou étrangersd' effectuer la recherche et l'exploitation des substances minérales classes en
mine ou en carriers sont considère comme droit les droits miniers sont:

••. Le permis de recherches


~ Le permis d'exploitation de la petite mine
4.. Le permisd'exploitation de rejets

Tandis que l'autorisation de recherche des produits des carrières, l' autorisationd'
exploitation des carrières temporaires et l' autorisationd' exploitation des carrièrespermanentes sont
des droits de carrière

Section 1 PERIMETRES MINIERS

Les droit miniers et des carrières octroyés par l'autoritécompétentes'exerce sur les
substances minérales, situées dans un périmètredétermine qui défini par le législateur comme étant
(une superficie délimite en surface et indéfiniment en profondeur sur la quelle porte un droit minier
ou un droit de carrières

Aux termes de l'article 28 du code minier, le périmètre est en forme de polygone il peut s'agird'un
polygone régulier ou irrégulier. Ce polygone est compose des carres entiers et contigus. Le carré donc
est l'unité cadastrale de base dont les périmètres miniers ou des carrières sont composes. Chaque carré
est censé couvrir une superficie de 84,955 hectares. Il représente donc la base d'un volume en forme de
pyramide inverse de quatre cotes dont la sommet se trouve au centre de la terre àl' intérieur duquel se
reforment les substances minérales sur lesquelles portent les droits minier ou de carrières
l' 1 rn /16

Section 2. CARECTERISTIQUES DES DROITS MINIERS

Les droits miniers et de carrières sont:

'.... Des droitsréels.


4 des droits exclusifs
'.... des droits immobiliers
••. des droits cessibles
.• des transmissibles et amodiables
a) Droit Réel

Le droit réel est un droit qui porte directement sur une chose. Il traduit un rapport juridique
immédiat et direct entre un personne et une chose, une faculté opposable a tout le monde donnant a
une personne un pouvoir juridique direct et immédiat sur une chose déterminée

Le caractèredes droits réels attachés aux droits miniers implique que le titulaire d'un tel droit détient:

Un droit absolu: le titulaire peut l'opposer à toute personne

Un droit de suite: il peut poursuivre les substances minérales ayant le caractère des produits
quelques mains quelles se trouvent

Un droit de préférence: qui lui permet en cas de mise en concours avec d autre personne, qui
soitdésintéressé le premier
b) Droit immobilier

Les biens immobiliers sont des droits réels qui ont pour objet des immeubles ainsi que les droits de
créances tendant àacquérir ou à recouvrir un droit réel sur un immeuble. Le sol et les mine sont
immeubles par nature, il s'agit desgites minéraux on des gisements c'està dire tout gite minéral naturel
exploitation de manière rentable dans les conditions économiques du moment. Mais les
substancesminérales extraites ou abattues ayant le caractère des marchands, les approvisionnements
et autres objet mobiliers ainsi que les actions, parts et intérêts dans une société pour la recherche et
l'exploitationminière sont des biens mobiliers

c) Droit exclusif

Ils appartiennent au seul titulaire en faveur de qui ils ont été octroyés. Aucun autre titulaire
de droit de nature foncière ou minière ne peut se superposer sur le périmètre couvert
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par le droit minier ou des carrièresoctroyées sauf en cas de certains empiétements ou servitude de
passage. Notons aussi que le caractère est reconnu également a la zone d'exploitation artisanale qui
n est pas un droit minier

d) Droit cessible et transmissible

Les droit miniers sont de marner généralesusceptible de transaction civiles et


commerciales à ce titre àl'exception de l'autorisation de recherche des produit des carrièresils
peuvent faire l'objet de cession totale ou partielle. Ils sont aussi transmissibles partiellement ou
totalement en vertu d'un contrat de fusion et pour cause des décès
e) Droit amodi<lble

Le titulaire d'un droit miniers peut louer pour une durée fixe ou détermine. Sans faculté de
sous-louer, le tout ou partie de ses droit au tiers moyennant une rémunération mensuelle ou annuelle
c----- de droit miniers et de carrièresd'exploitation est appelél' amodiation

NB le permis de recherche et autorisation de recherches des produits des carrières ne sont pas
amodiables car il ne porte pas sur un gisement exploitable susceptible d'être mise en location au
profit d'un tiers exigible.

LES OBLIGATIONS DE TITULAIRES DE DROITS MINIERS

La protection de l'environnement

La protection de l'environnement et la conservation de la nature deviennent à l'heure actuelle un facteur


non négligeable dans la recherche d'un développement durable. Les activés minières eu égard aux
différentes techniques appliquées figurent parmi les activités qui polluent la nature. Le législateur du
code minier de 2002 a mis un accent particulier sur la protection de l'environnement car parmi les
dommages causés à l'environnement figurent notamment la diminution de la diversité biologique, la
pollution du sol, de l'air et de l'eau, la destruction de la couche d'ozone, la diminution de la fertilité du
sol, la désertification, l'épuisement des ressources halieutiques et la détérioration du patrimoine naturel
et culturel. C'est pourquoi en dépit des principes généraux qui servent de taxe secteur de
l'environnement à savoir la n° 11/009 du 09 juillet 20 Il, loi portant code minier fait obligation au
titulaire de droit minier de présenter pendant la phase de recherches son plan d'atténuation et de
réhabilitation « PAR» et son approbation par les autorités compétentes, avant le commencement des
travaux de recherches. Et pendant la phase d'exploitation, le titulaire du
"l'lm /18

permis d'exploitation est tenu de présenter son Etude d'Impact Environnemental « EIE » et son Plan de
Gestion Environnementale du Projet « PGEP ».

a) PAR (Plan d'atténuation et de réhabilitation)

Ce plan consiste à l'engagement du titulaire d'un permis de recherche en droit minier ou de


carrières de réaliser certaines mesures d'atténuation des impacts de son activité sur l'environnement ainsi
que des mesures de réhabilitation du lieu de leur implantation, y compris l'engagement du titulaire de
fournir ou de constituer une sureté financière pour assurer ou garantir le coût d'atténuation et de
réhabilitation de l'environnement, ce plan doit
"
être approuvé par la Direction Chargé de la protection de l'environnement.

Dans les 15 jours suivant l'approbation de son plan d'atténuation et de réhabilitation, le titulaire du
permis de recherches dépose au cadastre minier provincial du ressort où se trouvent les carrés faisant
partie de son périmètre, deux exemplaires dudit plan, dont l'un est destiné à la consultation publique et
l'autre est conservé aux archives. Et cela doit faire l'objet d'information à la population locale.

b) EIE (Etude d'Impact Environnement) et PGEP

Il s'agit d'étude purement scientifique préalable des impacts potentiels prévisibles d'une activité donnée
sur l'environnement ainsi que l'examen de l'acceptabilité de leur niveau et des mesures d'atténuation
permettant d'assurer l'intégrité de l'environnement dans les limites des meilleures technologies
disponibles à un coût économique viable.

L'article 204 du code Minier fait obligation à toutes les opérations d'exploitation hormis
l'exploitation de carrières temporaire, de présenter une EIE accompagné d'un plan de gestion
environnementale du projet et d'en obtenir l'approbation.

Le P.G.E.P constitue le plan de la mise en œuvre des mesures d'atténuation et de réhabilitation


face aux opérateurs minières, résultant d'une activité intégrée, y compris les opérations de concentration,
de trai tement, et de transport font partie de la même étude d'impact environnemental du projet.

L'E.I.E présente une description de l'écosystème avant les opérations minières, y compris la.
faune et la flore, les sols et la topographie: la qualité de l'air, des eaux souterraines et. de surfaces. Elle
précise les aspects qui peuvent être affecté qualitativement et quantitativement par l'activité minière.
TI rn 119

Au cours de l'élaboration de l'E.I.E la consultation au public est exigée pour permettre la


participation active des populations locales affectées par le projet de mines ou de carrières.

Le programme de consultation du public au Cours de l'élaboration l'E.I.E doit prévoir la présentation et


l'explication du programme des travaux d'exploitation, des impacts négatifs et positifs produits le projet et
des mesures d'atténuations de réhabilitations aux populations locales affectées et recueillir leurs réactions,
questions et préoccupations. Le représentant de la société minière chargé des relations publiques avec la
population locale devra transmettre aussitôt que possible à l'Administrateur du Territoire et aux
représentants de chaque communauté concernée un résumé écrit de l'E.I.E dans la langue locale,

Sur le plan procédural, le requérant d'un droit minier d'exploitation pour lequel une étude d'impact
environnemental est exigée peut demander par lettre adressée à la Direction chargée de la protection de
l'environnement minier une clarification de l'envergure de l'E.I.E à préparer pour son projet. La lettre de
demande de clarification préalable est déposée au cadastre Minier central. Au moment du dépôt le
requérant paie les frais de dépôts et le CAMI lui délivre un récépissé signé indiquant son nom, la date, la
nature de la demande, le montant et le lieu du paiement. Le CAMI central transmet la lettre à la Direction
Chargée de la protection de l'environnement minier.

Pour un contrôle efficace, dans les cents jours qui suivent la date anniversaire de l'approbation
de l'E.I.E du projet et du plan de Gestion Environnementale du projet, le titulaire est tenu de déposer
chaque année, un rapport auprès de la direction chargée de la protection de l'environnement minier.

Ce rapport doit résumer:

Les travaux d'exploitations réalisés et leur impact sur l'environnement;


Les travaux d'atténuations et de la réhabilitation qui ont été réalisés;

L'état d'avancement des mesures d'atténuation et de réhabilitation par rapport à celles prévues dans
le P.G.E.P approuvé;

Les frais engagés en relation avec la mise en œuvre de ces travaux d'atténuations et de
réhabilitations;

L'état d'avancement et des résultats de la mise en œuvre du plan de développement durable.


Ti 111 /20

Tous les deux ans à partir de la date d'approbation de l'E.LE du projet mitral, le titulaire d'un doit minier
ou de carrières est tenu de faire réaliser à ses propres frais un audit par un bureau d'Etude
environnemental du projet ou le P.G.E.P. L'audit rédige un rapport et en transmet une copie à la direction
chargée de la protection de l'environnement minier

Notons que l'E.LE du projet et le P.G.E.P sont susceptibles de révision:

Tous les cinq ans ;


Lors du renouvellement de son droit;
Lorsqu'un rapport de contrôle
\
• En cas de changement des activités minières.
§ 1. LE PERMIS DE RECHERCHE

1. NOTION

Par recherche on entend toute activité par laquelle le titulaire d'un droit minier ou de carrière; se livre à
partir d'indice de l'existenced'un gite minéral, et ou moyen des travaux de surface on en profondeur; en
utilisant notamment des techniqueGéophysiques et Géochimique et Géologique y compris diverses
méthodes telles que la télégestion, a mettre en évidencel'existenced'un gisement des
substancesminérales a le délimiter et a évaluer la qualité et la quantité des réservés ainsi que les
possibilités techniques et sociales de leur exploitation tandis que la prospection c'est toute active par
laquelle une personne se livre a des investigations, au moyen de l'étude de l'information disponible,
des observation de près ou à a distance de la prise et de l'analyse des échantillons trouves superficiels
on les cours d'eau en utilisant notamment des technique précitées

Le permis de recherches confère a son titulaire le droit exclusif d'effectuer a l'intérieur du durée de sa
validité les travaux de recherches des substance minérales classées en mines pour lesquelles le permis
est accorde et des substances associées, si le titulaire demande l'extension du permis a ces substances

Les devoirs

Le titulaire du permis de recherche ne peut initier des travaux sur le terrain sans avoir obtenir au
préalable l'approbation de son PAR (plan d'atténuation des impactes de son activité sur
l'environnement ainsi que du lieu de leur implantation

Le titulaire qui désire envoyer les échantillonsprélevés al' étranger pour essaie doit
préalable reprenant leur nombres volume et poids auprès de la Direction de
"li rn /21

Géologie du ministère de mines et obtenir le visa de ce service sur une copie de la description qui
vaut laisser passer pour les échantillonsprélevés

Le titulaire ne doit pas dégénérer les travaux recherche en travaux d'exploitation

Il al' obligation de déposer les éChantillonstémoinsprélevés dans le périmètre couvert


son titre à la direction de Géologie du Ministère des mines.

LES DROITS

Tant qu'un périmètre fait l'objetd'un permis de recherche aucune autre demande de droit muuer
hormis la demande de permis d'exploitation du titulaire dudit permis de recherche le droit de recherche
est constate par un titre minier dénomme certificat de recherche

DUREE

La durée du permis de recherche est:

4 ans renouvelable deux fois pour une période de 2 ans pour les pierres précieuses telle

que:
./ Diamant
./ Emeraude
./ Rubis
./ Saphir
./ Chrysobéryl
./ topaze

5 Ans renouvelable deux fois pour une durée de 5 Ans à chaque renouvellement pour les autres
substances minérales

LIMITATION

La superficie du périmètre faisant l'objet d'un permis de recherche ne peut dépasser au


maximum 400km2 une personne et ses sociétésaffiliées ne peuvent détenir plus de cinquante permis de
recherches. Dans tous les cas la superficie leur accordée ne peut dépasser 20.000 km2 sur l'ensemble du
territoire national
TI ln /22

Les recherches prennent fin

Al' expiration du permis de recherche

A la renonciation du titulaire. cette renonciation se fait par une déclarationadressée au


Ministre de mines
Section 2 :LE PERMIS D'EXPLOITATION

Il est un droit réel immobilier, exclusif, cessible transmissible et amodiable, ce droit est
constaté par un titre minier dénommé 1 certificat d'exploitation selon l'article 64 du code minier de 2002,
le permis d'exploitation confère à son titulaire les prérogatives ci-après

Effectuer à l'intérieur du périmètre sur lequel il est établi et pendant la durée de sa validité les
travaux de recherche et de développement

Faire les travaux de construction et d'exploitation des substances minérales pour lesquelles le
permis est établi et les substances associées s'il en a demandé l'extension D'entrer dans le périmètre
d'exploitationpour précéder aux opérations minières Construire les installations et infrastructures
nécessaire à l'exploitation minière

Utiliser les ressources d'eau et du bois se trouvant à l'intérieur du périmètre minier pour les besoins
de l'exploitation minière s'en conforment aux normes d'étude d'impact environnemental (EIE) et le
plan de gestion environnementale du projet (PGEM) Disposer, transporter, et commercialiser
librement ses produits marchands issus de l'exploitation

Procéder aux opérations de concentration, de traitement métallurgique ou technique ainsi que


transformation des substances minérales extraites du gisement à l'intérieur du périmètre
d'exploitation

Les permis d'exploitation étant un droit réel, il est exclusif car tant qu'un périmètre fait l'objet de ce droit
minier, aucune autre demande ne peut être instruite sur le mêmepérimètre. Toute fois le titulaire du permis
d'exploitation qui refuse de mauvaise fois à la demande du périmètre qui fait l'objet du permis
d'exploitation mais qui n'est pas utilisé pour les opérations minières, peut se voir impliqué dans une
procédurecontentieuse administrative, à laquelle la demande sera instruite.

1. ETENDUE, DUREE ET LIMITATION DU PERMIS D'EXPLOITATION

Le permis d'exploitation donne droit à l'exploitation des substances minérales identifiées par
son titulaire, et dont il a démontré l'existence d'un gisement économiquement
T lm 123

exploitable. Il peut s'étendre aux substances associées ou non associées. Cette extension porte sur les
substances pour lesquelles leur extraction doit nécessairementêtre simultanée. Si le titulaire ne le
sollicite pas volontairement, la direction de mines peut le mettre en demeure de la solliciter dans un
délai de 60 jours. Quant aux substances non associées, le titulaire du permis, d'exploitation qui
désire, doit suivre la procédurerequise pour l'institution de son permis d'exploitation en cours de
validité.

Le titre délivré par le ministre de mine qui constate le permis d'exploitation s'appelé «
certificat d'exploitation ». La durée de sa validité est de trente ans (30) ans renouvelable plusieurs
fois pour une durée de Quinze (15) ans.

Quant à la superficie du périmètre faisant objet du permis d'exploitation est celle du pernus
de recherches dont, il découle la partie du périmètre du permis de recherches transformées en permis
d'exploitation. Et un titulaire et ses associées affiliées ne peuvent détenir plus de (50) cinquante
permis d'exploitation

2. REGLES PARTIULIERES A LA PROCEDURE

Au-delà de conditions évoquées dans la procédure d'obtention du titre minier, relevons le


requérant du permis d'exploitation doit joindre à sa requêteles documents ciaprès:

1. Le rapport de résultat de recherches: nature, volume, situation géographique et ressource


minérale (identifiées)

2. Une copie du certificat derecherche en cours de validité s'il ne répond pas l'appel
d'offre)

3. Une conclusion de son étude de faisabilité de l'exploitation du gisement


4. Le plan du projet au développement des communautés environnantes

5. Le rapport de consultations avec les autorités des entités administratives et des représentants
de communautés environnantes

6. Le rapport d'étude d'impact environnemental et son programme de gestion environnementale


du projet

7. Le plan de financement avec identification des ressources de financement visé


8. La preuve de paiement des frais de dépôt.

Lorsque la demande est introduite, l'instruction se fait conformément aux principes évoqués
précédemmentnéanmoins l'octroi du permis d'exploitation est subordonné aux conditions suivantes:
Ti m /24

La preuve d'un gisement économiquement exploitable accompagné de son plan d'encadrement


technique des travaux de développement et de construction de la mine
La preuve de l'existence des ressources financières capables de répondre aux travaux
L'approbation de l'étude d'impact environnementale du plan de gestion environnementale du
projet

Céder à l'Etat congolais cinq (5) pourcent des parts du capital social de la société requérante. Ces
parts sont libres de toutes charges et non diluables.

L'autorité compétente pour délivrer le permis d'exploitation reste le MINISTRE des MINES sauf en cas
de contentieux pour non -inscription du droit minier ou de carrières par le cadastre minier où l'on voit
l'intervention du pouvoir judiciaire. Le président du tribunal de grande instance, territorialement
compétentpouvant rendre un jugement valant titre minier ou de carrières selon le cas, tout refus d'octroi
du permis d'exploitation doit être motivé et des voie de recours sont ouvertes au requérant.

Les permis d'exploitation ne peut être refusé que si ;

l'étude de faisabilité est rejetée;

la capacité financière du requérant est insuffisante;

l'EIE a été rejetée de façon définitiveconformément aux dispositions CI-

après.»

Pour éviter tout arbitraire, le législateur a cherché à encadrerIes motifs de refus en donnant des détails sur
chaque casinvoqué. L'étude de faisabilité ne peut être rejetée que pour les motifs suivants

Sa non-conformité à la directive du Ministre des Mines précisant son contenu


conformément reconnue
La présence d'une erreur manifeste

Sa non-conformité à l'étude d'impact environnemental.

De même la preuve de la capacité financière du requérant ne peut être rejetée que pour l'un des
motifs suivants:

• La non-conformité du plan de financement avec l'étude de faisabilité

.• L'insuffisance manifeste des justifications de la disponibilité probable du financement


qui est obtenu auprès des sources identifiées par le requérant.

Par ailleurs,les preuves de la capacité financière ne peut être rejetée si le requérant a produit, en
cas de financement externe, des attestations des ressources de financement
T J m 125

identifiées pouvant la faisabilité du financement dans les paramètres envisagés par le requérant, et
en cas de financement interne, les états financier de la personne ou de la société certifié par un
expert-comptable ou un comptable agréé par les tribunaux démontrant sa, capacité financière.

3. DELAI D'INSCRIPTION DE L'AUTORITE COMPETENTE

L'instruction technique de la demande du permis d'exploitation déclarée recevable est réalisée dans
un délai qui ne peut excéder soixante jours ouvrables à compter de la date de réception du dossier de
demande transmis par le cadastre Minier.

L'instrument environnementale de l'étude d'impact environnemental, et du plan de gestion


environnementale du projet afférentedéclarée recevable est réalisée dans un délai qui ne peut exercer
cent quatre-vingt jours ouvrables (80) à compter de la date de transmission du dossier de demande
par la direction du cadastre Minier au service chargé de la protection de l'environnement Minier du
Ministre des Mines

4. LE RENOUVELLEMENT DU PERMIS D'EXPLOITATION

Le titulaire d'un permis d'exploitation en voie d'expiration doit adresser sa demande de


renouvellement au cadastre Minier au moins un an et, pas plus que cinq ans avant la date
d'expiration. A cette requête, il y joint le permis en cours de validité et la preuve de paiement des frais
de dépôt

5. LA FIN DU PERMIS D'EXPLOITATION


Le droit minier d'exploitation prend fin
Al' expiration du terme,
La renonciation au permis
La déchéance ;
L'épuisement du gisement.
5.1 L'expiration du permis d'exploitation

Le permis d'exploitation expire à la fin d'une période de validité, non suivie de


renouvellement conformément aux dispositions de l'article 80 de la loi n0007/2002 du 21 Juillet 2002
portant code minier, c'est-à-dire après 30 ans (pour la première fois) après 15 ans de renouvellement,
ou lorsque le gisement est épuisé.

Al' expiration du permis d'exploitation, le cadastre minier notifié immédiatement au


titulaire l'expiration de son titre en réservant copie à la direction des mines. Dans ce cas, le
cr 1 Ill. /26
périmètre qui était COuvert par ce titre devient libre de tout droit, à compter de la date de l'expiration du
permis d'exploitation.

5.2 La renonciation au permis d'exploitation

Il s'agit d'un droit reconnu à chaque titulaire d'un droit mmier, qUI peut, par déclaration
adressée au Ministre, renoncer à tout moment en tout ou partie au droit couvrant son périmètre.

Cette déclaration est expresse et, doit préciser les coordonnées de la partie du périmètre à
laquelle il est renoncé et celles de la partie retenue. Elle prend effet au jour du donner acte du ministre ou
dans tous les cas, dans les trois mois à compter du dépôt de la déclaration.

La renonciation est faite sur un formulaire qui comporte notamment les mentions suivantes:

a) Les références du permis d'exploitation: le numéro de l'arrêté d'octroi, la date d'octroi, la


localisation administrative, territoire, district, province, la superficie;

b) Les coordonnées géographiques de sommets du périmètre retenu et le nombre des carrés y compns
;

c) Les données géographiques des sommets du périmètre retenu et le nombre des carrés y compris en
cas de renonciation partielle.

Dès la réception de la déclaration de renonciation du permis d'exploitation, le cadastre central ou


provincial vérifie si les éléments requis sont réunis pour délivrer au titulaire un récépissé indiquant son
nom et adresse la date du dépôt, les références du permis d'exploitation et les codes des carrés renoncés. En
cas d'irrecevabilité de la demande de cadastre Minier restitue on renvoie le dossier au titulaire en lui
donnant le motif. La vérification et l'instruction de la déclaration prend dix jours. Le CAMI transmet le
dossier au Ministre de mine qui prend acte dans le délai de trois mois à compter de la date de son dépôt, la
déclaration de renonciation est réputée acceptée.

La renonciation totale ou partielle ne donne doit à aucun remboursement des droits et taxes ou
frais payés à l'Etat pour l'octroi ou le maintien du permis. Elle ne dégage par le titulaire de sa
responsabilité relative à la protection de l'environnement et de ses engagements envers la communauté
locale.
Ti m /27

5.3 LA DECHEANCE

L'Etat qui octroie le titre peut lorsque le bénéficiaire se montre indigne, en déchoir le titulaire ou le
lui retirer. Le manquement aux devoirs ou obligations administratives ci-après:

Le non-paiement de droits supérficiaires annuels;

Le défaut de commencer les travaux dans le délai légal : entraine la déchéance, que le
cadastre Minier notifie au titulaire. La déchéance peut entrainer l'annulation du droit
minier.

Section 3: LE PERMIS D'EXPLOIT ~TION DE REJET 1.


NOTION

Par rejets des mmes nous entendons les stériles ou les remblais provenant de l'exploitation
minière ou tout résidu solide ou liquide provenant du traitement minéralogique ou métallurgique

Le principe est que le permis d'exploitation peut céder le droit d'exploiter les gisements
artificiels situés dans le périmètre minier ouvert par le permis, a moins que ce permis d'exploitation
n'exclus expressément l'exploitation des gisements artificiels

Le titulaire d'un permis d'exploitation peut céder le droit d'exploiter des gisements artificiel
situés dans son périmètre aux tiers tout en gardant ses droits sur le sous-sol. Dans ce cas il sollicite la
transformation partielle de son permis d'exploitation en permis d'exploitation de rejets des mines
ainsi que le transfert de ce permis au concessionnaire.

Le ministre de mine peut également octroyer un permis d'exploitation des rejets sur un
gisement artificiel qui ne fait pas l'objet de l'exploitation.

2. Portée, nature et durée de permis d'exploitation des rejets

La superficie constituant le périmètre sur lequel porte le permis d'exploitation des rejets
doit se conformer aux dispositions de l'article 28 du code minier qui précise que ce périmètre est en
forme de polygone composés de carré contigus, sous réserve des limites imposables par les frontières
du territoire naturelles et celles relatives aux zones interdites et protégées;

Le permis d'exploitation de rejets se limite à la surface qu'il couvre et ne s'étend pas en


profondeur. il confera son titulaire toutes les prérogativesénumérés et garantie a tout titulaire du
permis d'exploitation, sans oublier qu'il s'agit d'un droit réel immobilier, exclusif,
Ti III /28

cessible transmissible et amodiable, ce droit minier est constaté par un titre (minier) appelé certificat
d'exploitation de rejets, qui est accorder pour une durée de CINQ ANS renouvelables plusieurs fois
pour la même durée.

Quant à la procédure, relevons que tous, ce qui a été dit précédemment s'appliquent;
précisonsnéanmoins que le requérant cessionnaire partiel d'un permis d'exploitation doit présenter
l'acte de cession partielle au cadastre minier pour enregistrement auquel doit être jointe sa demande
de permis d'exploitation de rejets.

L'exploitation, le renouvellement et la renonciation suivent la mê~eprocédure que celle du


permis d «' exploitation

3. PERMIS D'EXPLOITATION A PETITE ECHELLE


1. NOTION

C'est aussi un droit réel, immobilier, exclusif, cessible, amodiable et transmissible, qUI se
prouve par un instrumentum appelé CERTIFICAT D'EXPLOITATION A PETITE MINE,

Ce droit est octroyé lorsque les conditions techniques caractérisant certains gisements de substances
minérales ne peuvent ou ne permettent pas d'y exploiter à grande échelle, mais permettent une
exploitation minière de petite taille avec un minimum d'installations fixes utilisant des procédés
semi-industriels ou industriel. Cela est souvent l'issue de recherche entrepris par le titulaire d'un
permis de recherche ou encore par l'Etat luimême qui lance souvent l'appel d'affaire.

2. Portée, nature et durée du permis d'exploitation àpetite échelle

Le permis d'exploitation de petite mine confèrea son titulaire toutes les prérogatives
reconnues à titulaire d'un permis d'exploitation c'est-à-dire il peut exercer les activités de recherche,
d'extraction, de traitement, de commercialisation, de construction, de transporter les substances
minérales,

La durée de validité du permis d'exploitation de petite mine est variable.Elle ne peut


cependant pas excéder dix ans en ce y compris les renouvellements, toutefois moyennant l'avis de [a
direction des mines le ministre peut proroger le permis d'exploitation de petites mines suivant le cas et
pour les substances dont l'exploitation dépasse dix ans.

Il confère à son titulaire le droit d'exploiter les substances minérales pour lesquelles il est
spécialementétabli et dont le titulaire a identifié et démontré l'existence d'un gisement.
'li ln 129

Il peut s'étendre aux substances associées ou non associées en confonnité de toutes les conditions
relatives à l'extension à d'autres substances tel que analysé les rejets permis d'exploitation.

Quant à la procédure de l'octroi du permis d'exploitation, de petite mine, relevons que,


l'établissement, le dépôt, la recevabilité et l'instruction de la demande répondent aux mêmes
conditions que celles établi pour le permis d'exploitations aborder précédemment. au sujet des
conditions d'octroi, celles-ci devaient inclure les facteurs techniques ne pennettent pas une
exploitation industrielle rentable sur base d'une étude de faisabilité, il est en sus exigé des étrangers
l'obligation de créer des sociétés des droits congolais en association avec une ou plusieurs personnes
de nationalité congolaise dont la participation ne peut êtreinférieure à 25% du capital social. Le
renouvellement, la renonciation et le refus se font

5. L'EXPLOITATION MINIERE ARTISANALE

1. définition

C'est toute activité par laquelle une personne physique de nationalité congolaise se livre, dans une
zone d'exploitation artisanale délimitée en surface et en profondeur jusqu'à 30 m au minimum, a
extraire et. a concentrer des substances minérales en utilisant des outils, des méthodes et des
procédés non industriels;

L'exploitation artisanale n'est possible que lorsque les facteurs techniques et économiques qui
caractérises certains gite d'or, de diamant ou de tout autres substance minérale ne pennettent pas
d'assurer une exploitation industrielle ou semi-industrielle. D'où l'institution d'une zone
spécialeréserver al' exploitation artisanale.

L'institution d'une zone d'exploitation artisanale est faite par voie d'arrêté de ministre, après avis de
la direction des mines et du gouvernement de la province concernée.

Un périmètre minier faisant l'objet d'un titre minier en cours de validité ne peut pas être
transfonné en zone d'exploitation artisanale.

2 L'OUVERFTURE D'UNE ZONE D'EXPLOITATION ARTISANALE

L'institution d'une zone d'exploitation artisanale est notifiée au cadastre minier qui la porte 'sur les
cartes de retombées minières. Tant qu'une zone d'exploitation artisanale existe, aucun titre minier
ne peut y êtreoctroyé à l'exception d'un permis de recherche demandé par un groupement des
exploitants artisanaux qui travaillent dans la zone.
r . rn /30

Toutefois, la direction de la géologie peut à tout moment procéder aux travaux de prospections et de
recherche dans les zones d'exploitation artisanale.

Les groupements d'exploitations artisanaux qui doivent procéder a la recherche de substances


minérales classées en mines en mines à l'intérieur de la zone d'exploitation artisanale al' aide de la
procéder industriels sont tenus de se constituer en coopération et solliciter auprès du ministre ayant
les mines dans ses attributions l'agrément au titre de coopérationminière.

2e• partie LE REGIME FISCALE ET DOUANIER APPLICABLE AUX ACTIVITES


MINIERES
r, m /31

CHAPITRE 1 : THEORIES GENERALES DE L'IMPOT


Section 1 : DEFINITION

Le mot "FISC" d'où est tiré l'adjectif "FISCAL" vient du latin FISCUS qui signifier " Panier". A Rome
Antique, il désignait une sorte de panier ou de corbeille, dans lequel on récoltait l'argent que les
citoyens romains devraient verser pour le compte du Roi. A ce jour il désigne" l'administration
chargée de la perception des impôts ou se trésors public. Parle de la fiscalité c'est parIer des impôts qui
constituent de nos jours la ressource principale de beaucoup d'Etats. Mais pour éviter l'anarchie dans
le prélèvement des impôts, il existe dans chaque pays un ensemble, des lois et règlements qui régissent
ce domaine et de cours de la Fiscalité minière a pour objet d'élucider cette réglementation applicable
aux operateurs miniers dune manière plus favorisée dont la technicité est de notoriété publique. La
fiscalité c'est donc l'ensemble des lois règlements procédure et pratiques administratives relative à
l'impôt

Section 2 : HISTORIQUE

La notion d'impôt date de longtemps sa naissance est liée à une certaine forme de société étatique le
texte le plus ancien traitant de l'impôt est situe au troisième millénaire avant Jésus Christ à l'époque
SUMERIENE BAByLONIENNE ....

Dans le temps antique l'impôt était considère comme un attribut de la puissance du prince fondé sur
les droits Régaliens. Cette notion a évolué en même temps que celle de l'Etat

Exemple: sous l'empire romain et sous la 2eme Dynastie de Pharaon en Egypte, l'impôt a été utilise
surtout dans un but militaire, c'est à dire pour supporter les dépense des armées.

Depuis la fin des 19 siècles avec le passage de l'Etat Gendarme al' Etat Providence ; l'impôt n'a plus
seulement une puissance financière et politique mais aussi économique et sociale cette irruption de la
fiscalité dans les domaines économique et social n'est accompagnée non seulement de l'évolution de
la notion d'impôt. Mais aussi d'un perfectionnement l'outil fiscal, si bien qu'on a débouche sur des
véritables systèmes fiscaux dune grande complicité
3. DEFINITION DE L'IMPOT

BARILA~I et DRAPE, considèrent l'impôt comme un prélèvement, en général pécuniaire effectue


d'autorité, a titre définitif et sans contre partie immédiate afin de couvrir les charges publiques et plus
accessoirement de servir d'instrument d'intervention économique et social
Tl ln 132

C'est pourquoi pour permettre aux habitants d'un pays, comme "procède de répartition des charge
budgétaire entre les individus en fonction de leur facultés contributives"

L'impôt revêt les caractéristiques suivantes:

• Une prestation pécuniaire: paye en argent


• Effectue d'autorité: L'Etat peut exerce des contraintes l'Etat impose Perçu
• à titre définitif: sans restitution sauf double imposition erreur Perçu sans
• contrepartie immédiate: la contre partie n'est pas direct
• Prélève sur les ressources des individus, membr~s de la collectivité selon leurs
facultés contributives

• Un instrument d'intervention économique et sociale

L'établissement de l'impôt doit respecter certains principe traditionnels dont:

La justice, l'impôt d'un citoyen contribue aux dépenses publiques doit être proportionnée a ses
facultés contributives c'est à dire quelle doit être proportionnée aux revenu dont il jouit sans la
protection de l'Etat

La certitude: .... Doit être certain et non arbitraire, ce qui veut dire que l'époque, le mode de
perception et le taux doivent être détermines à l'avance

La commodité: l'impôt est commode lorsqu'il est prélevé a l'époque et suivant les modalités les
plus favorable pour le contribuable.

L'économie l'impôt doit être établie de manière à retirer des proche des contribuables aussi peu
que possible au delà de ce qu'ils gagent

L'impôt se différencie des autres sources de l'état

a. L'impôt et taxe

Le terme taxe est fréquemment employée dans un sens impropre. On parle de la parfois de la
taxe sur la valeur ajoutée ( T.V.A) alors qu'il s'agit des impôts en fait la taxe est le prix paye
par un usager pour un service précis et détermine qui lui est rendu par la collectivité publique
ou tout au moins mis a la disposition du redevable Exemple: Taxe sur les ordures

C'est aussi une rémunération pour service rendu d'où le surnom de taxe rémunératoire.
r: rn /33

1. CARACTERISTIQUES COMMUNE ENTRE L'IMPOT ET TAXE:


o 1 Ils sont sous des prélèvements pécuniaires opère sur les individus
pour le besoin intérêt public

Les deux prélèvements sont perçus par voie de contrainte


L'un comme l'autre est normalement établi par loi

Les deux ont un caractère commun: le caractère unilatéral c'est à dire aucun
consentement n'est demande ni au contribuable ni a l'usager
2. DIFFERENCE ENTRE L'IMPOT ET TAXE

- La taxe est liée à la prestation d'une contrepartie; de ce fait son important doit
normalement être proportionnel à celle du service rendu

- Le caractère parfois non obligatoire de la taxe donne au redevable la liberté d'utiliser ou


non le service qui lui est offert

3. DIFFERENCE ENTRE L'IMPOT ET TAXE PARAFISCALE

Si la taxe parafiscale est le prélèvement opère sur les usages par certain organisme public ou semi
publics, économiques et sociaux en vue d'assurer entre autre le financement autonome. Exemple:
LN.P.P. , SYNDICAT. Elle a un caractère absolument obligatoire en ce sens que tout redevable ne
peut s'y soustraire (il n'y a pas de proportionnalité entre la redevance payée et le service rendu. Les
avantages sociaux ne sont pas donnés en '" en fonction du montant de cotisation payée; mais de
besoins exprimes. Les taxes parafiscales; sont celles qui sont profit d'une personne morale de droit
privé ou public autre que l'état, ou privés par voie réglementaire;

4. DIFFERENCE ENTRE L'IMPOT ET LA REDEVANCE

La redevance est la rémunération pour service rendu mais qui n'est due que si la contre prestation est
effectivement misà sa disposition

Exemple: la redevance téléphonique; le droit d'inscription dans les universités


Publiques.

Section 3 : PRINCIPES FONDAMENTAUX DU DROIT FISCAL INTERNE

De la légalité fiscale

Dans toutes constitutions, il est connu que la loi établit l'impôt d'où le principe il n'ya pas d'impôt sans
loi. Cette loi est d'ordre public car il est interdit a l'administration de transiger
-1' 1 III 134

sauf disposition spéciale et expresse du droit l'impôt se perçoit annuellement sur autorisation de l'autorité
législative.

De l'interprétation de la loi Fiscale

Elle est dominée par un principe fondamental à savoir celui de l'autonomie du droit Fiscal cette notion
d'autonomie revêt deux aspects complémentaire.

• Les situations juridiques sont définies en droit fiscal de façon particulière et


non par référence aux définitions Générales du droit

• Ces définitions particulières sont orientées dans le sens des intérêts de fisc
Section 4 SORTES D'IMPOT

Plusieurs critères peuvent être retenus pour catégoriser les impôts: on distingue généralement:

~ Impôt direct et impôt indirect

~ Impôt général ou universel et impôt spécial ou particulier

~ Impôt sur les revenus; impôt sur la dépense et impôt sur la fortune
~ Impôt spécifique et impôt ad valorem
a) IMPOT DIRECT ET IMPOT INDIRECT

L'impôt direct est celui dont la charge demeure définitivement supportée par celui qui en est
assujetti c'est à dire le contribuable. Celui- ci n a en principe pas possibilité de le répercuter sur autrui

Exemple les impôts réels et impôts cédulaires sur les revenus

L'impôt indirect est celui dont la charge est répercutée sur autrui. Cet impôt fait intervenir 3
personnes :

L'administration chargée de la réception, le redevable légal, qui paie l'impôt pour compte du
contribuable réel c'est à dire la personne sur qui; par le mécanisme de la translation, la charge fiscale est
répercutée a travers le prix de la marchandise ou service rendu.

Exemple les droit de douane: droit de consommation T.V.A


Tim /35
b) IMPOT GENERAL ET IMPOT PARTICULIER

L'impôt général: tend à atteindre une situation dans son ensemble exemple impôt sur les revenu cet
impôt tend à frapper tout ce qui est revenu au sens général (intérêt, profit, loyer). L'impôt spécial: est
plus tôt sélectif et frappe la circulation ou la consommation

Exemple l'impôt sur le chiffre d'affaire; T.V.A droit consommation

C) IMPOT SUR LES REVENUS, IMPOT SUR LA DEPENSE, IMPOT SUR LA FORTUNE

L'impôt sur les revenus est une ponction un prélèvement sur une catégorie particulière de richesse
individu.

Exemple:

impôt sur les revenus locatifs -


impôt sur les revenus mobilier

- impôt sur les revenus professionnels

Impôt sur la dépense frappe les opérations d'achat ou de vente de certains biens et service
Exemple T.V.A

LIMPOT SUR LA FORTUNE (impôt de solidarité sur la fortune c'est un impôt sur le patrimoine de
personnes physique il n'existe pas en RDC seulement mais il existe a l'étranger (Allemagne France
Belgique)

D) IMPOT SPECIFIQUE ET IMPOT AD VALOREM

L'impôt spécifique: est établi, non en fonction de la valeur de la matière imposable, mais en
fonction de la quantité de celle-ci il est exprime en unîtes monétaires, par quantité de matière
imposable

Exemple : droit de consommation sur la bière de production locale est fixe en autant de franc
congolais par hectolitre.

L'impôt av valorem : frappe le produit taxable exprime en pourcentagt: de la valeur de la


matière imposable

Exemple :.La T.V.A


Ti Dl /36

Section 5 :TECHNIQUE DE L'IMPOT

La technique de l'impôt est l'ensemble des opérations par lesquelles l'impôt est établi et
perçu c'est donc une description des différentes opérations établissement et de perception de l'impôt

Cette technique porte essentiellement sur quatre préoccupations :

choix de la matière imposable


l'évaluation de la matière imposable le
recouvrement de l'impôt
§ 1. LE CHOIX DE LA MA TIERE IMPOSABLE

Pour pouvoir établir un impôt il faut avant tout choisir et cerner la matière imposable c'est a
dire élément sur lequel est assis impôt en d'outre terme il s'agit de cerne ce qui peut être impose
assujetti a l'impôt capitale, revenu; dépense)

La détermination de la matière imposable est opérée suivant trois système

le système d'impôt unique


le système d'impôt initial
le système d'impôt synthétique

matière imposable est l'élément économique qui est frappe par l'impôt

L'assiette c'est la valeur (de la matière imposable) sur laquelle se calcule l'impôt

le système de l'impôt unique a existe dans histoire où les physiocrates considéraient


uniquement la terre c'est à dire seuls les propriétaires terrains devraient payer l'impôt sur
l'énergie: le charbon, électricité, produit pétrolier sur le revenu

le système de la pluralité d'impôts il est plus applique dans plusieurs pays, l'impôt vise soit un
élément du patrimoine du contribuable: les biens mobiliers et immobiliers soit la mise en
consommation ou les revenus

le système de l'impôt synthétique; c'est un impôt global qui trappe ..... de revenu d'un
contribuable et même des membres de son foyer ce système a conduità l'éclatement de la
structure de la DGI en direction général de grandes entreprise et centre d'impôt synthétique
sous patente.
Tim 137

§2 l'évaluation de l'assiette imposable

C'est déterminer la consistance ou la base sur laquelle sera effectue la fonction de l'impôt
asseoir l'impôt c'est déterminer la matière imposable et mesurer dans chaque cas la quantité de
matière imposable a laquelle doit s'appliquer l'impôt 4 technique sont utilisées pour déterminer
l'assiette fiscale à savoir:

la déclaration contrôlée

L'impôt est établi d'après les déclarés par le contribuable, la déclaration permet de faire
connaitre au fisc, la matière imposable, son montant, les éléments nécessaires au calcul et ou
contrôle a posteriori est sincérité aux déclarations

la méthode forfaitaire

S'applique avec ou sans accord du contribuable lorsqu'une évaluation exacte apparait


comme pratiquement impossible ou trop difficile qu'une évaluation moyenne cette technique
s'applique a l'égard des petites activités qui évoluent dans le secteur informel. Elle peut être injuste au
contribuable
Ti rn 138

CHAPITRE 4. REGIME FISCALE DU SECTEUR MINIER

Conformément à la loi n0007/200 et de 111 juillet 2002 portant code minier, il est institue
un régime fiscal dérogatoire au régime de droit commun dont les grandes lignes tant pour la fiscalité
directe et indirecte que pour les taxes et redevances

Section l. REGIME DOUANIER

1.1. A L'exploitation

Le titulaire du titre minier est exonère a la sortie pour ses exploitations régulières en rapport
avec le projet minier de tous droit tax~s et impôts de quelque nature que ce soit
Il ne paye au titre de redevance et frais en rémunération de services rendus à l'exportation des
produits marchands ou de biens d'exportation temporaire pour perfectionnement ne peuvent
excéder 1 % de leur valeur
1.2. A l'importation

Tous le droit et produit a vacation strictement minière figurant sur la liste préalable approuvée
et importe par le titulaire, ses affilies ou sous traitants sont soumis a un droit d'entrée au taux
de 2%

Tous les biens et produits a vocation strictement minière, figurant sur la liste préalablement
approuvée et importes a partir du commencement de l'exploitation effective par le titulaire, ses
affilies et sous traitants sont soumis au taux unique de 5%
Le carburants lubrifiant, réactifs et consommation destines aux activités minières sont soumis
a un droit d'entrée unique de 3% pendant toute la durée du projet (article 232 alinéa 3)

Les carburant et lubrifiants dessiné et exclusivement lies à l'activité minière sont exonères les
droits de consommation et d'accises (article 235)
Section 2 REGIME FISCAL
A. LES IMPOTS REELS

1. Exonération de l'impôt foncier sur les immeuble couverts par un permis de recherche ou par un
permis d'exploitation: Etude comparative du régime de change du droit commun du, droit
minier

2. Exonération de l'impôt sur les véhicules de transport de personne ou de matériaux, de


manutention ou de traction utilisée exclusivement dans l'enceinte du projet minier:
3. Paiement de l'impôtsuperficie des concessions minières et hydrocarbures aux taux en francs
congolais équivalant a :
Ti !TI 139

0,02$/ha pour la lere année


0,03$/ha pour la 2eme année
0,35$/ha pour la 3eannée
0,04$/ha pour les autres années suivantes

Titulaire d'un permis d'exploitation

0,04$/ha pour la lere année

0,06$/ha pour la 2eme année


0,07$/ha pour la 3eannée
0,08$/ha pour les autres années suivantes

Le paiement par le titulaire, de la taxe spéciale de circulation routière se faitconformément


au droit commun.

LA REDEVANCE MINIERE (Article 240-242) concerne le titre d'exploitation assiette: valeur des
ventes réalisées des frais de transport des frais d'analyse, des frais de commercialisation

Redevable: titulaire du permis d'exploitation

TAUX:

0,5% pour les métaux ferreux


2% pour les métaux non ferreux
2,5% pour les métauxprécieux
4% pour les pierres précieuses

1 % pour les minéraux industriels, les hydrocarbures solides et autres substances non citées

0% pour les matériaux de construction d'usage courant

REPARTITION

60% pour le gouvernement central


25%pour la province ou se trouve le projet
15% pour la ville ou le territoire ou s' opèrel' exploitation
Ti m 140

CREDIT D'IMPOT

Le titulaire bénéficed'uncréditd'impôtégal a un tiers de la redevance minièrepayée sur les


produits vendus à une unité de transformation établie en RDC.

IMPOTS SUR LES REVENUS article 244-247

1. Le titulaire demeure le redevable légal de 1 IPR a la charge de ses emploies au taux de droit
commun
2. Paiement de l'impôt sur revenu locatif au taux de droit commun
3. IMPOT MOBILIER:

Exonération sur les intérêtspayés par le titulaire en vertu des emprunts contractes en
devises al' étranger

De 10% sur les dividendes et autres distributions verses par le titulaires a ses actionnaires
4. Impôt sur les bénéfices aux taux de 30%

5. Paiement de l'impôt exceptionnel sur le revenu des expatrie au taux de 10%/22% de droit commun

6. Exemption de Licaàl'intérieur sur les ventes des produits à une entité de transformation situe en
RDC

ICA a l'intérieur sur les autres ventes de produits aux de 10%

Acquisition par le titulaire des biens produits localement au taux de 3% (ICA) pour les biens lies a
les activitésminières

Paiement de Lica au taux de 5% pour les services lui rendu lies a son objet social

De la détermination du bénéfice imposable (Article 248-258)

a) Le titulaire peut tenir sa comptabilité en monnaie étrangercottee par la banque centrale congolaise

b) Amortissement selon le système exceptionnel (60% pour la 1 ere annute amortissement dégressif
pour chacune des annuités suivantes;

c) Les amonissements effectues en périodedéficitaire sont réputesdiffères dans le temps sur les
exercices subséquents jusqu'à concurrence du revenu imposable
d) Les' pertes professionnelles d'un exercice comptable peuvent être déduites des bénéficesréalisés au
cours des exercices suivants jusqu'au cinquième
e) Le titulaire d'un titre minier intègrelaplus-value ou la moins-valueréaliséeà l'occasion de la cession
d'un titre minier dans l'assiette de l'impôt professionnelle sur les bénéfices
r j rn 141

f) Le titulaire est autorise a constituer en franchise de l'impôt sur le bénéfices une provision pour
reconstitution de gisement d'un montant égal a 5% maximum de bénéfice de l'exercice u cours
duquel elle est constituée
g) La redevance minière versée par le titulaire est déductible de la base imposable à
l'impôt professionnel sur les bénéfices

h) Le titulaire est tenu de constituer, en franchise de l'impôt sur les bénéfices, une provision pour
réhabilitation miniers. Le montant maximal est égal à 0,5%. du chiffre
1
d'affaires aux titres de l'exercice au cours duquel elle est constituée

LE REGIME FISCAL ET DOUANIER APPLICABLE L'EXPLOITATION


..
~.
ARTISALE ET L'EXPLOITATION MINIERE A PETITE ECHELLE

Les exploitations artisanaux, les négociant et les comptoirs agrées ont un régime fiscal et
douanier détermine par l'arrête du ministre de finance, l'exploitation minière à petite échelle est
soumise :

Pour les impôts dont elle est redevable a la taxation unique de 10% du chiffre d'affaires
résultant de la valeur de vente des produits marchands. L'imposition forfaitaire est due au
moment de la vente

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