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COURS DE TRAVAUX MINIERS ET FORAGES

Destiné aux étudiants de G3 Géologie


Ière Partie : TRAVAUX MINIERS

CHAPITRE I. GENERALITES

I.1. QUELQUES DEFINITIONS

JOUR (DAY)

En travaux miniers, jour ou day signifie l’ensemble des ouvrages ou installations de


surface.

FOND

C’est l’ensemble des ouvrages et installations souterrains et les travaux exercés en


souterrain.

PUITS

C’est une excavation verticale ou inclinée généralement stérile permettant d’atteindre


ou d’extraire des minerais.

CARREAUX

Un carreau est l’espace dont on dispose à la surface autour du puits.

SIEGE

Ensemble de puits, galeries et chantiers interconnectés.

CHAMP D’EXPLOITATION D’UN PUITS

C’est l’ensemble de galeries et chantiers desservis par le puits.


TRAVERS-BANC

C’est une galerie dans le stérile généralement transversale à la minéralisation reliant


les minerais à un puits ou au jour

Recoupe

Travers banc

DESCENDERIE

Une descenderie est une galerie inclinée dans le minerai. Il sert à l’exploration.

Niveau

Puits

Accrochage

Hauteur

Panneau descenderie
NIVEAU

C’est un plan horizontal passant par l’accrochage.

UN ACCROCHAGE

Ou recette est un point de jonction des galeries et particulièrement des travers-bancs


avec les puits.

ETAGE (Gorofa)

C’est une partie du gisement comprise entre deux niveaux (ou deux galeries
horizontales).

HAUTEUR

C’est la distance entre deux niveaux consécutifs.

RELEVE D’UN ETAGE

C’est la distance entre deux niveaux mesurée suivant la ligne de plus grande pente de
la couche exploitée.

INCLINAISON

L’inclinaison d’une couche est la direction de la plus grande pente dite pendage.

PANNEAU

C’est le volume de minerais compris entre deux niveaux.

DIRECTION
D’une couche est l’intersection de la couche avec un plan horizontal.

SOUS-ETAGE

C’est la subdivision d’un étage en tranches horizontales moins hautes.

Voie de tête

Cheminée Sous-étage

Voie de base

VOIE DE TETE

C’est la galerie qui forme la limite supérieure d’un panneau et la limite inférieure
s’appelle voie de base ou de fond.

GALERIE D’EXPLOITATION

Galerie qui permet l’exploitation du minerai.

CHEMINEE

C’est une galerie très inclinée tracée généralement dans le minerai reliant deux
niveaux.

UN PLAN

Est une galerie moins inclinée que la cheminée reliant deux niveaux successifs.

PUITS BORGNE (ou puits aveugle ou bure)


C’est un puits intérieur souvent à l’amorce d’une cheminée creusée de haut en bas.

MONTAGE

C’est l’amorce d’une cheminée creusée de bas en haut.

FRONT DE TAILLE

C’est le point d’attaque du chantier.

CHANTIER

C’est le lieu d’abattage du minerai.

MINERAI

Agrégat minéral solide d’intérêt économique dont on peut extraire par traitement
approprié un ou plusieurs éléments. Dans cette définition on exclut les matériaux de
construction.

PARAGENESE

Ensemble de minéraux constituant une roche et plus particulièrement un minerai


ayant été formé dans les mêmes conditions.

GANGUE

Les minerais sont généralement composés des minéraux ayant une valeur
déterminée, et dont on extrait un ou plusieurs métaux et des minéraux sans valeur
constituant des rejets. Ces derniers constituent la gangue.

Les minéraux utiles sont généralement métalliques tandis que des minéraux de la
gangue sont généralement transparents.

UN MINERAIS SIMPLE
Est un minerai dans lequel on extrait un seul métal.

GITE

Pour définir un gisement, on doit préciser plusieurs dimensions, entre autres l’aspect
géochimique, pétrographique et économique. S’agissant de l’aspect géochimique, on
retiendra qu’un gîte, gisement ou ore-body (corps minéralisé) est une anomalie
géochimique positive ou une concentration anormalement élevée en un élément
chimique à l’intérieur certain volume d’écorce terrestre.

❖ Le Clarke est la concentration normale d’un élément chimique dans l’écorce


terrestre.

Selon l’aspect pétrographique, un minerai peut être considéré comme une roche
caractérisée par une abondance anormalement élevée d’un ou des plusieurs
minéraux.

Quant à l’aspect économique, un gite est une concentration des substances


minérales pouvant être exploitées avec bénéfice.

I.2. NOTION DES GITES

I.2.1. Classification des gites

1. Classification structurale

La classification structurale est très ancienne et utile du point de vue structural.


Fondée sur la structurologie du corps des minerais ou de la masse minéralisée, elle
dépend en bonne partie de la structurologie de la masse encaissante et on y
distingue les grands types suivants :

☞ Un gisement à une dimension prépondérante, c’est le cas d’un gisement


filonien, pipe kimberlitique.
☞ C’est un corps à deux dimensions prépondérantes. C’est le cas d’une couche,
d’un lit, d’une lentille, d’une veine.
☞ C’est un corps qui a trois dimensions prépondérantes. C’est le cas d’une
sphère où on peut avoir trois dimensions qui équivalent : a = b = c.

En réalité, on rencontre des formes différentes, donc un mélange de deux ou trois


types.

2. Classification liée aux affinités géochimiques des éléments chimiques

Dans la nature, les éléments chimiques ont tendance à se regrouper selon leur
affinité ou intimité. Ils ont tendance à former des groupes déterminés par leurs
affinités géochimiques.

☞ Les éléments chimiques sidérophiles : ce sont des éléments qui ont une
grande affinité pour le fer. Ils se retrouvent souvent dans le noyau terrestre
(NiFe). Parmi ces éléments, on a : Fe, Ni, Co, Pt.
☞ Les éléments chimiques chalcophiles : il s’agit des éléments qui ont une
grande affinité pour le soufre. On peut citer : Ge, Se, Cu, Zn, Pb, As, Mo, Bi (Se =
Selenium).
☞ Les éléments chimiques lithophiles : ces éléments ont une grande affinité
pour l’oxygène. Ils sont très présents dans l’écorce terrestre et dans les
roches. Ce sont par exemple : O, Si, Ti, Zr, Ce, F, Na, K, Li, Mg, Ca, Cr.
☞ Les éléments chimiques atmophiles : on a : O, N, C, Actinium, He, Tripton,
Argon (donc les gaz rares).

3. Critères génétiques

Dans la genèse de la plupart des gîtes, un métal est mobilisé, concentré, transporté
et enfin déposé.

On distingue :

❖ Le mode de mobilisation qui peut être une roche en fusion, une


pseudostratification ;
❖ Le mode de transport peut être le gaz magmatique, la gravité et le chenal de
transport, les fissures, les pores ;
❖ Le lieu de dépôt pour le gisement primaire est la roche mère, c'est-à-dire la
roche encaissante.

On retiendra ici que les relations entre la roche mère et le gîte sont très importantes.
On distingue le gîte syngénétique et le gîte épigénétique.

Un gisement est syngénétique lorsque les minéralisations se sont déposées au


même moment que la roche encaissante. Il est épigénétique lorsque la
minéralisation est postérieure à l’encaissant.

▪ Classification génétique

La classification la plus employée fait intervenir plusieurs critères mentionnés


ci-haut. En général les gisements sont répartis en deux groupes :

o Les gisements endogènes ;


o Les gisements exogènes.

1°. Les gisements endogènes

Ce sont des gisements qui se forment à l’intérieur du globe terrestre ; on en retrouve


deux types :

1er type : gisements magmatiques

Ce sont des gisements qui sont liés au refroidissement du magma et/ou à leur
remontée. Dans ces gisements, on a des gisements orthomagmatiques (exemple :
gisement du diamant), le gisement pegmatitique (exemple : cassitérite,
colombo-tantalite, Or, wolframite, spodumène), les gisements pneumatolitiques,
pyrométasomatiques et hydrothermaux.

2è type : les gisements métamorphiques

Exemple : skarns (roches métamorphiques souvent minéralisées)


2°. Les gisements exogènes

Ce sont des gisements qui se forment à la surface terrestre. Il s’agit des gisements
résiduels d’enrichissement supergène lié à une précipitation chimique ou biologique.

I. 2.2. Divers stades d’exploitation d’un gîte

Un gîte peut être exploité à ciel ouvert ou à mine souterraine. Un gîte ayant été
découvert à la suite des travaux de prospection, sa mise en œuvre nécessite une
série de travaux préliminaires comprenant :

▪ Les travaux d’accès pour atteindre ce gisement : il nécessite le creusement


des puits, des galeries, des travers-bancs. On pourra exécuter : les travaux
d’exploration qui nous permettront de déterminer la forme, la direction, la
teneur, la dimension et le pendage ;
▪ Les travaux préparatoires proprement dits : c’est la préparation immédiate
d’abattage. Pour accéder à l’abattage on doit avoir des ouvrages tels que les
galeries et le plan recoupant le corps minéralisé.
▪ L’exploitation proprement dite : cette étape comporte les points suivants :
l’abattage, le chargement et soutènement des vides laissés.

Les services généraux de la mine comportent le transport des minerais et


éventuellement des stériles, le traitement définitif, l’exploitation, la ventilation, la
distribution de l’énergie et enfin le transport des machines, du matériel et du
personnel.

I.3. Les puits

Le puits appelé encore force constitue une voie d’accès au gisement. Il sert à
l’évacuation du minerai et du stérile, à l’amenée du remblai, au mouvement du
personnel, du matériel, à l’aération, à l’exhaure (évacuation d’eau). Elle joue un rôle
important dans la sécurité. Les puits diffèrent entre eux par leur inclinaison. On a les
puits qui arrivent au jour et les puits borgnes ou buées. On peut aussi avoir des puits
verticaux et des puits inclinés.

L’avantage d’un puits vertical est que l’investissement est moindre, la distance
d’extraction est courte et la vitesse d’extraction est grande.

L’avantage d’un puits incliné est que les travers-bancs sont moins longs.

Le stade productif est plus vite atteint et nécessite une moins grande puissance
d’extraction.

Les puits borgnes sont nécessaires si le gisement est très profond et si le puits
vertical initial est endommagé. L’association d’un puits vertical et d’un puits borgne
est appelée composition.

On appelle extraction à deux étapes, une association d’un puits vertical et d’un (puits
borgne) incliné borgne.

Les facteurs qui justifient le choix d’un puits plus qu’un autre sont le plongement du
gisement, le fait que le gisement affleure ou n’affleure pas, la profondeur minimum à
laquelle le gisement est atteint et le désir à une production plus ou moins facile.

Nombre et situation des puits

Le nombre de puits exécutés sur une concession minière dépendra de divers


facteurs :

▪ La profondeur à atteindre ;
▪ Le tonnage à exploiter ;
▪ La concession que couvre le gisement ;
▪ La ventilation et la sécurité.

Quant à la situation des puits, elle dépendra :


☞ De la forme du gisement, de son pendage, de sa profondeur générale et des
piliers de protection.
☞ En outre, il est souhaitable que le puits soit centrale et que les piliers de
protection dans le minerais soient petits.
☞ De la roche encaissante : les puits ne doivent pas être forés dans les
formations tendres, sur de failles ou dans les aquifères.
☞ Des conditions au jour c’est à dire à surface : il faudra éviter des dépressions
pour ne pas noyer la mine.
Il faudra que le puits soit proche du moyen de transport.
☞ De la forme de la section du puits : les puits inclinés et les puits verticaux des
différentes sections sont généralement rectangulaires.
Dans les autres cas, les puits sont rectangulaires, circulaires ou elliptiques.
Le choix de la forme dépendra de nombreux facteurs. Toutefois, les puits
circulaires et elliptiques sont les plus solides. Ils permettent une aération
facile ; leur coût de fonçage, d’équipement et d’entretien est plus faible. Les
puits carrés ou rectangulaires ont une capacité très grande, leur
aménagement est plus facile. Les puits allongés (rectangulaires et elliptiques)
doivent avoir leur axe parallèle au pendage du gîte.

❖ Aménagement et taille du puits

Un puits est équipé d’une cage ou skipe, de conduits divers pour l’aération et pour
l’exhaure. La taille d’un puits doit permettre de transporter des quantités journalières
des minerais et des stériles extraits et les équipes des mineurs nécessaires.

Plus le puits est profond, plus les niveaux sont nombreux.

❖ Soutènement d’un puits


Sauf dans les roches très solides et sèches, les parois des puits sont couvertes d’un
revêtement assurant la résistance de terrain. Dans certains terrains, le revêtement
peut être un boisage, un maçonnage de briques ou de béton, un blindage métallique
ou un cuvelage dans le terrain aquifère.

❖ Fonçage d’un puits

Les techniques de fonçage dépendent de la taille, de la forme et de la profondeur


maximale que devra atteindre le puits. Elles dépendent également de la consistance
des roches et des venues d’eau.

Un cas de terrain solide

L’abattage se fait par l’explosif et l’équipement par skipe.

Cas d’un terrain aquifère

L’équipement se fait par les pombes soit on peut congeler le terrain.

Cas d’un terrain meuble

Ici, on devra utiliser la trousse coupante ou des caissons à air comprimé.

❖ Vitesse et coût de fonçage du puits

La vitesse et le coût de fonçage dépendent du diamètre du puits, de la consistance


de la roche, de la forme du puits et des venues aquifères.

a) Vitesse

En moyenne, la vitesse est de 20 à 80 m par mois avec un minimum de 7 à 8 m par


mois lorsque le terrain est très aquifère et un maximum de 80 à 120 m par mois.

Le record a été atteint avec une vitesse de 241 m par mois pour un puits de 7 m de
diamètre et de 1016 m de profondeur dans la mine de DONETZ en Allemagne. Mais
en Afrique du Sud, on a atteint une vitesse de 245 m par mois pour un diamètre de
8,4 m.

b) Coût de fonçage de puits

Il est exprimé en mètres ou en pieds, ou parfois en m3 ou en ft3. On retiendra qu’en


France par exemple, pour un diamètre de 6 m, le prix varie entre 1166,6 et 1850 $.

I.4. LES GALERIES

I.4.1. Nomenclature des galeries

On peut classer les galeries selon :

▪ Leur emplacement : on a les galeries d’exploitation (situées dans les gîtes), les
galeries au rocher (dans l’encaissant) et les galeries de fond (placées à la
limite du minerais et du stérile).
▪ Leur orientation par rapport à celles du gisement et de la roche encaissante :
elles sont appelées galeries à direction, galeries horizontales ou parallèles au
gisement. On peut aussi avoir des travers-bancs qui sont des galeries
horizontales et toujours parallèles ou perpendiculaires à la direction du
gisement. On peut également avoir des travers-bancs dans les stériles. On a
aussi des plans inclinés qui sont des galeries parallèles au pendage du
gisement.
On peut aussi avoir les mi-pentes qui sont des galeries inclinées selon une
direction quelconque par rapport à la direction du pendage.
▪ Leur utilisation : ce sont de galeries servant à l’exploitation telles que les
galeries de roulage (galeries sur lesquelles tout le transport s’effectue).
On a encore des galeries de voie de fond ou de base.
On nomme tunnels, certaines galeries de grande section.
Une cheminée est un passage très incliné ou vertical permettant l’évacuation
du minerai du chantier à la voie de fond.
I.4.2. Creusement des galeries

On utilise les marteaux perforateurs qui sont soit à injection de fluide, de l’eau le plus
souvent. Le fluide transite à travers la tuyauterie qui le conduit à l’intérieur du fleuret.
Cette eau refroidit l’outil et évacue les cuttings (débris) par injection d’eau surtout
pour le but d’éliminer les poussières et le risque de silicose pour les mineurs. Le
fleuret s’use vite et il est nécessaire de la remettre à l’aide des meules spécialisées.

On distingue les termes suivants :

➢ travers-banc : une galerie recoupant le banc au contact de la zone


minéralisée ;
➢ traçage : une galerie tracée dans la zone minéralisée ;
➢ chassage : un traçage qui longe la minéralisation par sa base ;
➢ les recoupes sont des galeries dressées de part et d’autre du traçage pour
préciser la puissance de la minéralisation.

Le font de taille de la galerie : c’est un endroit où est arrivée la galerie à un moment


donné avant creusement d’un nouvel avancement.

Les parements : ce sont les surfaces latérales de la galerie qui sont appelées aussi
parois.

Couronne ou toit : correspond au plafond de la galerie.

Sole ou daine : il correspond au sol ou mur de la galerie. C’est là où on piétine.

Abattage : c’est le fait d’abattre le minerai à l’aide du marteau piqueur ou du marteau


pneumatique. En terrain dur, l’abattage devient difficile au marteau piqueur. Dans ce
cas, il se fait à l’explosif.

Creusement du puits et galeries inclinés

Par galerie inclinée, on entend toute galerie de pente comprise entre 10 et 45°
pour laquelle les dispositions de sécurité particulières sont requises pour le matériel
y évoluant. Au delà de 45°, il s’agit du puits.

Les méthodes utilisées pour le creusement des puits sont très diverses. Elles
varient en fonction de la nature de terrain, de la présence ou non des venues d’eau,
de la profondeur des ouvrages, de leur géométrie (section, inclinaison), de
l’équipement.

On peut les regrouper en trois familles :

1°. Les méthodes directes de creusement en puits ;

2°. Les méthodes de creusement en cheminée ; et

3°. Les méthodes mixtes utilisant un avant trou.

Les méthodes directes de creusement de puits comportent toutes le


creusement du puits en pleine section du haut vers le bas.

Les déblais étant remontés à la surface au moyen d’une machine d’extraction à partir
d’une certaine profondeur. Le puits doit être excavé et déblayé au fur et à mesure de
l’avancement. L’excavation est effectuée manuellement ou à l’aide d’un engin dans le
sol et au moyen d’explosif dans le rocher.

Dans le terrain rocheux, l’excavation peut également être exécutée par forage au
trépan à molettes jusqu’à un diamètre de 2 m environ ou dans certaines conditions à
l’aide d’une machine foreuse pleine section de configuration spéciale jusqu’à 9 m de
diamètre équipée d’un dispositif de remontée hydraulique des déblais.

Dans les terrains meubles, il est nécessaire d’assurer la stabilité au moyen de


blindage (palplanches) ou de parois blindées (berlinoises), parois moulées, colonnes
jointives de jet telles qu’utilisées et décrites dans les tranchées couvertes.

Avec la technique des parois moulées, les enceintes étanches de 50 à 100 m de


profondeur sont maintenant réalisables.
Dans les formations aquifères, on peut recourir à la congélation ou au traitement par
injection suivant l’épaisseur de la zone aquifère et les caractéristiques de terrain.

Le soutènement est mis en place au fur et à mesure de l’avancement. Son


importance est variable selon la nature de terrain. Il peut comporter en particulier
l’exécution d’un pré revêtement en béton auquel est adjoint un dispositif d’étanchéité.
Le revêtement définitif est exécuté soit de façon continue de bas en haut après
l’achèvement du creusement (dans ce cas, il est monolithique), soit en suivant
l’avancement avec un certain retard par tronçons successifs.

Il peut être éventuellement armé. Il doit comporter en particulier des appuis logés
dans les parois du puits suffisant pour assurer son ancrage dans le terrain.

❖ Méthodes de creusement en cheminée des puits ou galeries

Dans ces méthodes, on s’efforce d’utiliser au mur la gravité pour assurer l’évacuation
des déblais. Elle nécessite l’exécution préalable d’une galerie de pied de puits pour
l’accès au chantier et évacuation de marinage (l’exécution de puits est souvent
conditionnée par l’état d’avancement de type principaux. Elles sont adaptées à
l’exécution de puits verticaux ou inclinés. Une exécution d’inclinaison inférieure à 30°
est nécessaire pour assurer le transport.

Pour les pentes plus faibles, les déblais doivent être évacués par scrapage
(=raclage).

I.4.3. Aménagement des recettes

L’accrochage est l’endroit où un travers-banc se raccorde au puits. Il désigne


parfois la chambre aménagée pour les opérations d’engagement et de
désengagement. On distingue les types suivants d’accrochage :

▪ Accrochage ordinaire : c’est le puits ou le terminus;


▪ Recettes à tiroir : ce sont des galeries qui traversent le puits ;
▪ Recettes passantes : il s’agit d’un accrochage à une ou deux directions. Ces
recettes sont conçues pour de grandes exploitations ;
▪ Accrochages à plusieurs étages de chargement : ces accrochages sont munis
des dispositifs de sécurité et de communication avec le jour.

I.4.4. Aménagement des puits

Le moyen de transport dans le puits est la cage et l’ascenseur. La cage apporte


la berline (petit train) au jour. Ici, il n’y a pas de transport aux accrochages parce que
la cage est déjà pleine. La capacité d’une cage dépend des berlines. Les berlines sont
calées sur du rail. Les cages sont guidées dans le puits au moyen des mains
courantes ou de sabots glissants sur des rails métalliques ou des câbles tendus. Les
cages sont munies de cales de sécurité. Elles sont suspendues à un câble au moyen
d’un attelage. Le point d’attache de la cage se nomme patte

Patte

Cage

Enlevage

La partie inférieure restant sur la molette se nomme enlevage. Les câbles sont
formés de toiles enroulées en hélice autour d’une lame métallique ductile. Un bon
câble doit avoir une bonne résistance à la rupture et étanche. On distingue les câbles
ordinaires, des câbles longs qui sont constitués des câbles aplatis enroulés dans le
même sens et les câbles nufflex constitués par de nombreux torons.

I.4.5. Chevalement
C’est une superstructure en bois, en métal ou en béton armé qui sert de point d’appui
pour le guidage. Il doit résister au poids des cages et à la tension latérale du Bennet
attaché à la machine d’extraction.

I.5. MACHINE D’EXTRACTION

a) Système d’enroulement des câbles

Variation de la force d’inertie par suite de la variation de la longueur du câble. Plus le


câble est long, plus son poids est important. Il faut qu’il y ait un câble fixe sous la
cage, ce qui constitue un contrepoids dans le compartiment spatial du puits. Il faut
qu’il y ait aussi un tambour d’enroulement de forme particulière. Ces tambours sont
généralement de forme cylindrique ou conique. Il y a aussi des tambours
cylindro-coniques utilisés pour des puits de plus grande profondeur.

b) Machine d’extraction proprement dite

Le moteur doit s’accommoder au couple moteur d’enroulement. Ce dernier est très


variable au cours de la remontée. Il doit faire face au moment d’inertie de la masse à
mouvoir. On emploie de moins en moins les machines à vapeur remplacées par les
machines électriques à courant continu avec un rendement efficace.

c) Puissance et vitesse des machines

Les machines d’extraction sont généralement puissantes et peuvent dépasser 7000


KW. En ce qui concerne la vitesse, elle est d’autant plus grande que les puits est
profond. Pour un puits moyen plus profond, la vitesse est de 370 m/minute et pour
les puits de plus de 1 Km, la vitesse est supérieure à 1000 m/minute.

d) Extraction par skip

Le skip est une caisse métallique dont la capacité varie d’une tonne à 17 tonnes,
dans laquelle on verse le minerai à l’accrochage. Il est souvent rempli par
l’intermédiaire d’une trémie et vidé à la recette du jour par renversement ou ouverture
du fond dans les accumulateurs de minerai. Ce moyen qui s’est développé aux USA
est très répandu et peut être utilisé sur les puits verticaux ou inclinés.

Les avantages du skipe sont :

▪ Plus grande contenance dans le puits de faible section ;


▪ Déchargement au jour simplifié ;
▪ Moins de pourcentage de poids mort ;
▪ Possibilité d’utilisation au fond des berlines très larges.

Comme inconvénients, le minerai est mélangé au stérile et dans les mines de


charbon, les petits morceaux de charbon sont brisés.

CHAPITRE II. ENERGIE DANS LA MINE

II.1. GENERALITES

a) Une mine a besoin d’une forte quantité d’énergie. En 1960 dans le


charbonnage, l’énergie électrique se répartissait de la manière suivante :
▪ Exploitation minière : 11 %
▪ Ventilation : 6.5 %
▪ Exhaure : 9.7 %
▪ Préparation de minerais : 13 %
▪ Atelier et divers : 23 %
▪ Travaux de fond : 7.5 %
▪ Compresseur : 24.7 %

L’énergie pré

b) L’énergie primaire est l’électricité.

Elle représente au moins 96 % et les 4 % étant assurés par le gaz et gaz oil.

II.2. ELECTRICITE

L’énergie électrique est de plus en plus utilisée non seulement comme énergie
primaire, mais également comme énergie secondaire. Le rendement est bon et elle
se prête bien à la mécanisation et à l’automatisation dans la mine. Le courant à
haute tension est soit acheté au réseau soit produit sur place par contrôle
hydroélectrique ou thermique. Le courant est transformé en courant à moyenne
tension égale à environ 6600 volts au jour. Il est transformé au fond à basse tension
d’environ 500 V ; il peut aussi être réduit à 220 ou 110 V pour certains moteurs et le
plus souvent on utilise un courant alternatif. Ces installations électriques
souterraines doivent obéir à certaines conditions de sécurité (mine grisouteuse)
(=mines qui dégagent à certains niveaux du gaz méthane). Elles doivent être simples,
utilisables par tout le monde et offrir des possibilités d’être utilisées malgré un
éclairage mauvais.

II.3. AIR COMPRIME, PRODUCTION

L’air comprimé est très souple et très compressible. Il est très sûr et améliore la
ventilation. Son rendement est mauvais de 8 à 10 fois moins que celui de l’électricité.
Il est utilisé à basse pression (5 à 7 atm) pour les machines comme le marteau
pneumatique. On peut aussi utiliser l’air comprimé à haute pression (300 à 500 atm)
pour les locomotives. Enfin, l’air comprimé à très haute pression (800 atm) pour des
machines pneumatiques d’exploitation.

Les différents types de compresseurs utilisés sont :

▪ Les compresseurs à piston ;


▪ Les compresseurs rotatifs ; et
▪ Les turbo-compresseurs.

III.4. AIR COMPRIME, TRANSMISSION, UTILISATION, ET REPARTITION

Il est conduit au chantier par les tubes en acier dont le diamètre diminue au fur et à
mesure que l’on s’écarte du compresseur. La pression baisse par perte de charge.
Lorsque la pression diminue trop, on emploie des compresseurs auxiliaires à
proximité du chantier. Les moteurs à air comprimé sont généralement les moteurs à
piston. La production et la consommation sont données en m3. Les grands
compresseurs produisent des millions de m3 à l’heure.

Un marteau pneumatique, par exemple, consomme 80 à 200 m3/h d’air comprimé.

II.5. ECLAIRAGE

Le problème de l’éclairage dans la mine est conditionné par le déplacement du


chantier au cours de l’exploitation. Cela est conditionné également par le pouvoir
réfléchissant des minéraux. L’amélioration de l’éclairage augmente le rendement des
ouvriers. Lorsque l’éclairage est suffisant, il y a amélioration du travail et de la
qualité du produit. Pour cela on devra augmenter les sources lumineuses ainsi que
leur intensité et il faut éviter les éblouissements. Au début on a utilisé des lampes à
des lampes à acétylène (gaz produit lorsqu’on met l’eau sur le bromure de calcium)
qui ont longtemps éclairés les mineurs.

Les lampes sont légères, pratiques et donnent une intensité lumineuse importante à
un prix de revient réduit. Mais sa marche est irrégulière. Cette lampe, répandue
autrefois, est en voie de disparition. Elle est toutefois utilisée pour détecter des zones
à faible taux d’oxygène. Actuellement on utilise des lampes électriques. La source
d’électricité est un accumulateur placé dans une enveloppe de métal de matière
plastique porté à la ceinture. L’accumulateur est rechargé après quelques postes de
travail. Il existe deux sortes d’accumulateur : les accumulateurs à H2SO4 et les
accumulateurs alcalins.

II.6. ABATTAGE DANS LA MINE

L’abattage est l’opération qui consiste à séparer du massif en place le minerais du


stérile.

On distingue les techniques suivantes :

▪ L’abattage à explosif : utilisée pour des roches dures ;


▪ L’abattage par scie ;
▪ L’abattage par dislocation ;
▪ L’abattage par tarière ;
▪ L’abattage au feu ;
▪ L’abattage par liquéfaction ;
▪ L’abattage par pelle à main ou mécanique ou par une méthode hydraulique.

☞ Abattage à l’explosif

Pour la foration d’un trou on utilise les dispositifs suivants :

On peut avoir la foration qui peut être soit manuelle si la roche n’est pas trop dure,
soit mécanique. Pour le procédé manuel on utilise les barres à mine, burets, tarrière.
Mécaniquement on utilise le marteau perforateur (souvent à l’air comprimé ou
encore à l’eau). On peut aussi utiliser un procédé rotatif. On peut aussi utiliser une
machine pneumatique.

On peut également utiliser une technique couplée c'est-à-dire on a une percussion


d’une pointe et une rotation. Cette technique favorise un forage rapide.

Forme et disposition des trous de mine

Leur longueur varie de 1.5 à 3 m. Elle peut aller jusqu’à 20 m dans certaines
conditions. Les trous de minage peuvent avoir des diamètres variant entre 50 et 60
mm. Il y a trois types de trou de minage :

▪ Des trous verticaux montants ;


▪ Des trous horizontaux ;
▪ Des trous descendants.

Pour leur disposition, on leur préfère une disposition en quinconce.

Les types de dispositif

Les qualités requises pour un bon explosif sont :

▪ La densité doit être élevée ;


▪ Grande force d’explosion ;
▪ La plasticité ;
▪ La résistance à l’eau ;
▪ L’aptitude à la détonation ;
▪ La sécurité de maniement ;
▪ Stabilité physique et chimique ;
▪ Il ne doit pas être toxique

Certains explosifs déflagrent à 560 m/s dans l’air

On distingue les catégories suivantes d’explosifs :


1°. Poudre : c’est un mélange charbon de soufre et de salpêtre de Chili (nitrate de
potassium KNO3). Cet explosif est moins cher et ne peut pas être utilisé dans les
mines de charbon (il brule le charbon).

2°. La dynamite à la base de nitroglycérine : cet explosif est à base de nitrate de


sodium, de NH4NO3 et de perchlorate de potassium KClO4.

3°. Les explosifs nitrates, chlorate et oxygène liquides.

4°. Pour les mines de charbon, on utilise souvent les grisous clinamates qui sont des
mélanges de clinamate et de nitrate d’ammonium.

Tire de coup de mine

On distingue l’allumage à la mèche et l’allumage électrique. Ces dispositifs sont


détachés au détonateur placé à 100 m. Le chargement de l’explosif est d’abord
accompagné par l’aménagement du trou. Après on place le produit et l’explosif
lui-même. On prévoit aussi une sorte d’amorce pour comprimer le

Le schéma de tir comporte la et la direction du trou, leur nombre et leur charge, le


choix du type d’amorçage, l’ordre et de mise en feu. Le choix du schéma de tir est
aussi dicté par la nature de la roche. Pour obtenir un rendement correct des
explosifs, il faut créer des surfaces de dégagement. C’est le but du bouchon qui n’est
autre chose que le vide créé au centre du front de taille...

Zone de taille (= victime de la sollicitation normale des mineurs) par un tir précédent
celui des autres mines (explosifs). La réussite du tir du bouchon est primordiale pour
le déroulement normal du tir. Les bouchons les plus courants sont :

▪ Les bouchons convergents ou coniques ;


▪ Les bouchons canadiens à trou appelés burn cut.
Pour l’abattage on peut utiliser des tirs sans explosif et dans ce cas on emploie des
cartouches CO2 liquide. C’est ce qu’on appelle le procédé cardox. On peut également
procéder par Hydrox qui est un mélange :

NaNO2 + NH4Cl 2H20 + NaCl + N2

On peut aussi utiliser les procédés à l’air comprimé pour activer le marteau
pneumatique.

II.7. LE RENDEMENT

Il correspond au poids des roches ou minerais abattus par poids d’explosif. C’est le
volume de roche par quantité d’explosif. En carrière on admet d’admettre 8.75
tonnes/Kg en quantité d’explosif.

☞ Abattage d’un terrain tendre

Pour un terrain tendre on n’a pas besoin d’explosif.

En terrain tendre charbonneux, gypseux ou potassique, la roche est abattue par


divers moyens :

▪ Par pique ;
▪ Par pioche ;
▪ Ou au moyen d’un marteau piqueur (actionné par l’air comprimé.

II.8. LE TRANSPORT

a) Généralités

Le déplacement souterrain comporte tous les déplacements des minerais, des


stériles, des machines, des fournitures et également d’hommes entre le chantier et
les carreaux. Le transport au sens large comporte deux phases principales : le
chargement et le transport.

Ce dernier se subdivise en transport en taille, roulage et extraction. Certains de ces


stades peuvent être supprimés suivant les conditions. Il convient de noter toutefois
que les anciens moyens de transport étaient le partage à des hommes, le muletage à
trainage d’hommes dans les paniers, le bouquetage, l’emploi des chiens de mine, le
transport par eau, bref, le roulage avec traction animale.

b) Le chargement

Le chargement est souvent lié au transport à taille (au fond de l’abattage). Le


procédé le plus ancien est le pelletage. Ici on travaille sur un terrain incliné de sorte
que les minerais puissent glisser par gravité et être récupérables. Actuellement on
utilise des chargeuses et parfois des pelles pivotantes.

c) Le transport en taille

Entre les moyens déjà mentionnés dans le paragraphe précédent, on utilise des
scrapers (Macloirs) ; ce sont des pelles tirées d’un câble et munies d’un treuil.

Le tas est attaqué du haut vers le bas et la pelle a la forme d’un raton et permet le
transport de plusieurs tonnes de minerais. Par tas, on entend les minerais abattus.

On peut aussi utiliser des trémies (wagonnet plat) (métalliques ou en bois).

Les convoyeurs ou transporteurs sont utilisés non seulement pour le transport en


taille, mais aussi pour le transport secondaire. Ils permettent un transport continu.

▪ Convoyeurs en bande

On a une tête motrice actionnée électriquement ou par air comprimé et cela amène à
une adhérence d’une bande sans fin, des boutons supportent la tête. La bande
transporteuse peut être en toile ou en bande métallique.
Le coton peut être remplacé par le nylon.

La bande aboutit à une trémie ou à une autre bande ou encore à une berline.

▪ Le roulage

C’est un transport du point de chargement à la recette (accrochage). Il conditionne le


rendement de la mine. Ici la voie est légèrement pentée et étroite et les matériels
transportés sont les minerais et les stériles. On utilise des berlines qui sont formées
d’une caisse soudée sur un châssis reposant sur un terrain de roulement. Le
déchargement se fait par culbuteurs ordinaires ou automatiques qui peuvent être des
portes permettant les déchargements des minerais.

Pour les hommes, on met des wagons appropriés.

La traction en câble nécessite un moteur fixe pour tirer le câble. Les différents types
de locomotives utilisées sont :

o Les locomotives diesel ;


o Les locomotives électriques.

▪ Organisation de roulage

Le roulage dans une mine doit tenir compte d’un certain nombre de facteurs
généralement de nature technique ou de sécurité.

▪ Types de roulage
a) Roulage en toile

Dans ce roulage, chaque locomotive part d’un chantier à la recette.

b) Roulage par navette

Chaque locomotive part d’une bifurcation vers une autre bifurcation. (Ce type de
roulage a comme inconvénient la dépense en carburant). La sécurité est grande,
mais c’est un moyen qui est moins économique car on dépense beaucoup.

c) Roulage par dispatching

Dans ce mode de roulage, on doit disposer d’un dispatcheur et d’un réseau


téléphonique pour éviter des déviations.

▪ Mode de roulage

Le mode de roulage dépend de la composition du terrain et de l’horaire.

1°. Le roulage à l’horaire

L’horaire est invalidable, il y a le principe de symétrie c'est-à-dire autant de berlines


vides au retour que les berlines pleines à l’allée. La composition d’une ram est
fonction de la production.

2°. Le roulage à la capacité

Dans le roulage à la capacité, la composition de la ram est rigoureusement


constante. L’horaire doit être variable s’adaptant au rythme de la production.

On distingue l’organisation de roulage qui comprend le champ d’exploitation déjà


existant au projet et le roulage comportant le champ d’exploitation neuf.

II.9. L’EXTRACTION

C’est le dernier stade du transport souterrain. Elle s’effectue par le puits, liaison entre
la recette et le jour. Elle dépend de l’organisation des recettes, de l’équipement de
puits et de la nature d’exploitation. Dans différentes mines, le problème d’extraction
se pose aussi en fonction de l’emmagasinement de la mine.

Ex : mine à plis inclinés

II.10. LE SOUTENEMENT
C’est l’ensemble des procédés et plus précisément le matériel artificiel permettant le
maintien des vides de la formation.

On peut distinguer divers types de soutènement selon les matériaux utilisés : les
bois, le métal et la maçonnerie souvent conçue en béton armé. Le choix de ces
différents types dépend des caractéristiques de la roche minéralisée, du type
d’excavation et des conduites de terrain.

1. Le boisage

L’élément principal de boisage est le cadre. Ce cadre est constitué d’un chapeau
reposant sur deux montants. Ce type de soutènement est adapté pour le terrain très
fissuré. Son inconvénient est qu’il est très sensible au feu. Le bois utilisé doit être
solide, résistant et ne pas céder brusquement, ses ennemis sont le feu et les
termites. Le bois utilisé en mine souterraine est souvent imprégné de goudron, de
sulfate de sodium, du cuivre pour augmenter la résistance. Le bois le plus utilisé est
le pin, le picea, le chêne. Dans certains pays on utilise l’Acacia, l’eucalyptus. Le bois
connait présentement un recul par rapport au soutènement métallique.

2. Soutènement métallique

Il se développe au détriment du boisage. Il est plus fort, plus résistant, pourrissant


difficilement, souvent réutilisable, plus flexible, moins volumineux mais son
inconvénient est de rouiller, très coûteux et son ajustement est moins facile que
pour le bois.

On distingue des cadres trapézoïdaux, des cadres coulissants ou articulés qui se


déforment moins. On peut aussi utiliser des boulons d’ancrage. On distingue des
boulons à ancrage ponctuel et des boulons à ancrage continu.

Le choix entre ces deux types de boulons est essentiellement lié à la nature du
terrain. Le boulon à ancrage ponctuel plus rapidement mis en place et moins coûteux
nécessite un terrain suffisamment résistant au niveau de l’ancrage. Le boulon à
ancrage continu peut être à effet immédiat ou différé, provisoire ou permanent.

3. La maçonnerie

Elle est souvent employée pour les puits, les galeries de grande section en terrain
tendre ainsi que dans les salles de machine. On emploie les divers matériaux, des
pierres de mine grossièrement taillées, des briques, du béton armé et de revêtement
de maintien.

Forme de la maçonnerie

On peut avoir une voûte en V ou encore une voûte en 1, comme aussi on peut avoir
une voûte en forme elliptique incomplète 1 ou encore une forme elliptique complète
0.

II.11. L’EXHAURE

Origine de l’eau dans la mine

L’eau de la mine peut provenir de l’infiltration en dessous du lit d’une rivière ou au


fond d’un lac, de ruissellement des eaux de pluie par le puits ou galerie et enfin elles
peuvent aussi venir des eaux profondes des nappes profondes se trouvant dans la
partie souterraine.

Les facteurs les plus importants est l’alternance des couches perméables et
imperméables de même que la présence des cassures naturelles : failles et diaclases
et artificielles provoquées par les minages.

Afin d’éviter que les travaux à cours ne se trouvent noyés par une montée verticale
des eaux, il y a un moyen approprié pour évacuer les eaux de l’intérieur à la surface
afin de ne pas nuire à la marche normale des travaux.

Par définition l’exhaure désigne l’épuisement des eaux d’infiltration principalement


employée dans les mines souterraines.
Mesure de protection contre la venue d’eau

Il faut éviter de creuser les puits sur le creux (car en cas de précipitations, les eaux se
dirigent vers...) besoin il faudrait construire un barrage de protection en surface. Il
faut aussi colmater les lits des rivières ou les détourner. On doit aussi assurer les
étangs (d’eau) qui sont à côté du puits, capter les venues d’eau.

Mesures à prendre au fond

▪ Au fond il faut rendre le terrain imperméable par cimentation ou par


maçonnerie. Lorsqu’un puits est creusé dans un aquifère on procède par
cuvelage ;
▪ Construction dans les mines des barrages imperméables ;
▪ On peut également détourner les eaux des mines au moyen des sondages.

Problèmes généraux posés par l’exhaure

L’eau de la mine gène l’exploitation minière. Les travaux s’effectuent péniblement et il


y a risque de perdre le matériel ou d’inonder la mine. D’où la nécessité de l’évacuation
de l’eau s’impose. L’exhaure comporte deux phases : il y a l’exhaure secondaire qui
consiste en une collecte des nombreuses venues d’eau dans des réservoirs ou dans
des décanteurs. Dans une mine souterrain, ces réservoirs sont appelés albraques
(galeries relativement de grande dimension) et l’exhaure primaire en l’évacuation des
eaux du réservoir vers la surface. L’évacuation de la quantité d’eau doit être
supérieure aux venues pour ne pas inonder la mine. Pour cette évacuation, on
emploie des pompes qui sont des deux types :

▪ Les pompes à air comprimé qui sont aussi utilisées pour les eaux chargées.
Parmi ces pompes, les plus employées sont des pompes à turbine entrainées
par un moteur à palette fonctionnant à air comprimé. Cet air comprimé, par
l’intermédiaire d’un rotor muni de palette entraine une turbine. On peut citer les
modèles Inge sol, Renault, Atlas-Copco. Un tuyau rigide ou souple est branché
sur le refoulement mais à débit supérieur à la venue d’eau. Au cas où la
pompe ne serait pas assez puissante pour refouler à hauteur voulue, on peut
en brancher deux ou trois en série. Le débit est ainsi maintenu et la hauteur
multipliée par deux ou trois. On a aussi des pompes électriques immergées.
Ces pompes sont à axe vertical et se composent d’un moteur électrique
entrainant une turbine.
▪ On a aussi des pompes flottantes sur radeau qui sont des pompes à axe
horizontal et pouvant être actionnées à l’air comprimé.

L’extraction des eaux se fait à deux étapes :

1°. Le cheminement des eaux jusqu’aux albraques. L’eau s’écoule dans les rigoles
creusées le long des galeries. La légère inclinaison du sous-sol permet un
transport de l’eau assez rapide et continu. Mais l’eau ne doit pas contenir trop de
particules lourdes car celles-ci ont tendances à s’y dépose et à s’opposer au
mouvement de l’eau. L’écoulement peut aussi se faire par tuyaux.

2°. Stockage de l’eau au niveau des albraques

Les albraques sont des galeries qui rassemblent l’eau venant des rigoles avant
leur pompage. Ces albraques permettent de stocker des grandes quantités d’eau
pour éviter que les pompes ne fonctionnent tout le temps.

L’eau déposant des particules, des nettoyages d’albraques sont indispensables.


C’est pourquoi les mines possèdent le plus souvent une deuxième albraque.
Souvent une albraque contient un volume d’eau égal à 24 heures de venues d’eau.

3°. Salle de pompes

Le pompage s’effectue alors dans les salles de pompe. Vers 1880, les mineurs
utilisent la pompe à « manège », simple ou double actionnée par un cheval qui
doit tourner en rond dans une salle spécialement aménagée.

En 1885, apparaissent les premières pompes à air comprimé. Mais ces pompes
ne nécessitent pas des albraques. Plus tard vers 1895 on fonde le premier puits
d’extraction et d’exhaure, en même temps apparaissent des pompes à vapeur qui
sont beaucoup plus puissantes. Enfin vers 1900, des pompes électriques dont le
rendement est encore meilleur apparaissent. Les salles doivent être bien aérées
parce que le moteur dégage de la chaleur.

Implication économique de l’exhaure

Les venues d’eau se chiffrent à plus de 10 m3/s dans les mines. L’exhaure est un
poste important au budget d’une mine et elle exige de gros investissements :
achat des pompes, creusement des salles de pompe, aménagement des
canalisations et les frais de consommation élevées en électricité. L’eau n’est pas
toujours un élément nuisible. L’eau de la mine peut aussi être utilisée pour le
traitement des minerais. Elle porte également certains métaux qui peuvent être
récupérés par des procédés secondaires.

II.12. AERAGE D’UNE MINE OU VENTILATION

L’aérage ou la ventilation d’une mine a pour but de contrôler l’atmosphère de la


mine afin d’assurer la sécurité, la santé et le rendement du personnel. Dans ce
but, il faut maintenir la teneur en oxygène élevée, éliminer les gaz toxiques et
maintenir la température en dessous d’une valeur donnée. La quantité d’oxygène
requise doit être de 16 % dans l’air. Les gaz toxiques dans la mine sont l’N2, le gaz
carbonique, le grisou est moins toxique mais très explosif. (CH4).

Il est détecté par un grisoumètre. L’oxyde carbonique avec une teneur de 0,2%,
l’hydrogène sulfuré, le radon, l’oxyde d’N. La composition de l’air ordinaire est de
20,03% d’oxygène, 78,10% d’azote, 0,03% de CO2 et H2O variable. La densité de
l’air ou la masse volumique de l’air est de 1,9 g/m3.

Pour la respiration du personnel, il faut 25 litres d’air par minute pour une
personne. L’air rejeté par les ouvriers contient 0,4% de CO2 et sert à la respiration
d’ouvriers situés à l’aval. Une ventilation suffisante et stable ne peut être obtenue
dans une mine que par des ventilateurs.

On distingue deux types de ventilateur :

1°. Les ventilateurs centrifuges et les

2°. Les ventilateurs hélicoïdaux

Actuellement le ventilateur hélicoïdal est le seul pratiquement employé pour


l’aérage des ouvrages souterrains.

II.13. LE GRISOU

Le grisou est un gaz inflammable dans l’exploitation minière. Il est rencontré dans
le charbon, surtout dans les vides.

N.B.

Plus le charbon est vieux plus il a de pores.

Le grisou peut également se trouver dans les couches stériles et dans ce cas il
est d’origine primaire c'est-à-dire provenant des restes des plantes mêlées aux
sédiments, soit secondaire lorsqu’il a migré à partir du charbon. Au cours de
l’exploitation, le grisou qui est sous pression a tendance à se dégager. Il y a trois
sortes de dégagement :

▪ Dégagement normal
Il est lent et continu et il est important quand le charbon est vieux. Ce
dégagement est important lorsque la tectonique dans la mine est
importante et aussi lorsque l’exploitation est jeune.
▪ Dégagement soufflard
Ce sont des émanations (dégagements) qui viennent des failles ou des
diaclases.
▪ Dégagement instantané (DI)
Il a un caractère catastrophique, il est accompagné des projections de
charbon. Le dégagement instantané se développe le plus souvent là où il y
a des pressions anormales ou au voisinage des perturbations tectoniques.
Ils sont dangereux pour des raisons suivantes :
o Asphyxié possible du fait que le méthane chasse l’air ;
o Asphyxié possible à partir des poussières de charbon ;
o Projection et ensevelissement des mineurs soit directement par
projection du charbon, soit par éboulement.

Les conditions pour qu’il y ait grisoutage sont les suivantes :

o Présence du grisou dans la roche ;


o Inflammation du gaz c'est-à-dire CH4 +2O2 CO2 +2H2O ;
o Propagation de la flamme ;
o La vitesse d’intrusion est lente, de l’ordre de 0,2% à 0,6 m/s mais elle peut,
dans certaines circonstances, atteindre 10 m/s.

Causes de l’inflammation

Elles sont nombreuses :

o Les explosifs lors du minage ;


o Une flamme libre, par exemple un briquet, les allumettes ;
o Les incendies spontanés.

Les dangers de coup de grisou sont les suivants :

o Des brûlures à une température de 2000°C ;


o Des éboulements dus à la consumation ou transformation du charbon ;
o L’asphyxie par le CO2 ;
o L’incendie.

Pour lutter contre le grisoutage, il faut que l’aérage soit intense pour diluer le grisou, il
faut éviter les explosions intempestives, il faut encore travailler en descenderie et
non en montage. Il faut aussi détecter le grison dans la mine, cela se fait par les
instruments suivants : lampe de sécurité, grisonmètre et le grisoumètre à
infrarouges.

II.14. REMBLAYAGE OU EFFET DES VIDES DANS LES MINES SOUTERRAINES

La création des vides lors d’une exploitation minière perturbe la répartition uniforme
des pressions. Il est à noter qu’aux alentours d’une galerie cette perturbation est
symétrique par rapport à l’axe de la galerie et crée trois zones concentriques :

o Une zone de détente ;


o Une zone de surpression et;
o Une zone de pression normale.

Si la profondeur est suffisante, la perturbation n’atteindra pas la surface du fait du


foisonnement ou dislocation des roches. Certains vides souterrains, surtout en
terrain très résistant peuvent subsister indéfiniment.

L’effondrement peut s’effectuer de diverses manières suivant la nature du terrain.

a) Un bloc limité par les failles

Cela s’est déjà produit dans les mines de l’Afrique du Sud et aux Etats Unis.

b) En coulant dans les roches meubles, en particulier dans le sable.


c) En se brisant par stades successifs.

Les affaissements sont soit lents soit brutaux.


Les affaissements lents occasionnent des dégâts aux édifices, aux routes, aux
chemins de fer. Ces effondrements s’appellent des effondrements de réisme et
peuvent donner lieu à des véritables catastrophes avec destruction des édifices et
nombreuses pertes en vies humaines.

▪ Traitement définitif des vides dans une mine souterraine

Dans cette méthode, on laisse une partie du minerai sous forme de piliers dans le but
de soutenir indéfiniment l’excavation.

En fait, à la longue, la plupart des excavations s’effondrent.

Dans la méthode d’exploitation où on laisse des piliers, il faut distinguer deux cas :

o Les piliers ne sont que temporaires : les piliers sont exploités ;


o Les piliers sont définitivement abandonnés : c’est la méthode dite méthode
chambre et piliers ou room and pillars.

▪ Traitement des vides : foudroyage

Dans le foudroyage, on sacrifie l’excavation en laissant les toits s’effondrer. Le


foudroyage est appliqué au toit stérile d’une couche ou au minerai. Le foudroyage est
un effondrement dirigé dont on peut, dans une certaine mesure, contrôler les effets.

On peut ainsi le considérer comme un autre remblayage. Ici, la roche après


effondrement n’occupe plus la place qu’elle occupait.

Les conditions favorables pour combler les vides sont :

o Le toit doit présenter une solidité moyenne ;


o Le remblayage est le remplacement du minerai enlevé par la terre (ou la
roche stérile).

Cette terre peut être de pierres diverses (blocs ou graviers), le sable ou matériau
argileux, le résidu de traitement, les scories.
On évite les matériaux combustibles comme les schistes bitumineux. Le remblai
provient soit du fond soit du jour. Au fond il s’agit du stérile abattu au même moment
que le minerai. Les stériles provenant des travaux miniers ou au jour, il s’agit des
résidus de l’aciérie, des résidus d’usines métallurgiques, des matériaux de
découverte, des produits d’exploitation en carrière. Le remblai est introduit par le haut
au moyen des berlines, convoyeurs ou cheminées. Le remblayage peut s’effectuer
également à la main.

Il y a aussi le remblayage mécanique :

Ici, on utilise des véhicules de remblais qui transportent la terre et la rejette dans les
mines. On a deux types de remblayage : le remblayage hydraulique et le remblayage
en sec.

Les avantages du soutènement sont les suivants :

▪ Pour les piliers, le coût est moindre et la méthode présente comme


inconvénient la perte de minerai. Cette méthode est dangereuse à la
longueur car elle peut provoquer des effondrements en chaîne.
Le taux de récupération varie entre 25 et 80%.
▪ Pour les méthodes de foudroyage, il y a peu d’effets, on a une bonne
récupération des minerais. Comme inconvénient, elle est dangereuse pour
les mineurs car provoquant souvent les affaissements en surface et
présente des difficultés d’aération. En ce qui concerne le remblayage, elle
représente comme avantage la récupération maximum de minerais, il y a
sécurité. Ce qui fait diminuer les risques de dégâts en surface. Comme
désavantage elle est trop couteuse.

CHAPITRE III. EXPLOITATION DES MINES PROPREMENT DITE

III.1. EXPLOITATION DES MINES METALLIQUES SOUTERRAINES


1.1. Particularités des mines
métalliques souterraines

On entend par mines métalliques, les mines des métaux non ferreux. Les gisements
métalliques sont soit des filons, des filons couches, soit des amas, soit encore des
lentilles.

Du point de vue tectonique, ces gisements ont des particularités suivantes :

▪ La minéralisation est souvent très irrégulière avec des épontes peu nets
(éponte = contact entre stérile et minerais). Ceci nécessitera un
échantillonnage périodique.
▪ Le toit et le mur souvent de bonne qualité pour tolérer un soutènement
réduit. Le danger de grisou est rare. Les poussières inflammables
n’existent pas.

Au point de vue économique, les réserves sont généralement faibles ou modérés. La


durée de vie est courte (10 à 20 ans). Les mines présentent une sensibilité
(économique) plus grande aux fluctuations économiques car le coût des métaux non
ferreux varie rapidement et en grande proportion.

1.2. Les travaux miniers préparatoires

Parmi les travaux miniers préparatoires, on a l’ossature. Elle consiste en une


utilisation fréquente de puits, galeries, descenderies creusés généralement au mur
du gisement ;

L’exécution de cheminée servant à l’évacuation des minerais depuis le chantier


jusqu’au niveau inférieur. Elle peut être parfois utilisée pour le cheminement des
remblais du niveau inférieur au niveau supérieur.

On distingue : la cheminée au transport des minerais, des remblais, à la circulation du


personnel et aérage.
L’entonnoir est une cheminée évasée vers le haut servant dans certaines méthodes
d’exploitation au soutirage des minerais.

1.3. Exploitation des mines métalliques


a) Caractères principaux

L’abattage se fait par forage et tir. Le forage est un problème essentiel pour le
transport on utilisera le skip, les berlines.

b) Méthodes d’exploitation

La méthode d’exploitation sera caractérisée par plusieurs paramètres mais le


paramètre déterminant est le front de taille : le déplacement peut se faire
horizontalement ou en montant ou encore en descendant.

L’importance du front de taille dépend du volume de roche abattue à chaque tir.

1.4. Classification des méthodes


d’exploitation

L’exploitation ou le dépilage d’un gisement métallique crée des vides. La manière


dont on traite ces vides permet de classer les méthodes d’exploitation. Il y a plus ou
moins quatre grandes classes d’exploitation.

1°. La méthode de dépilage par chambre vide

Ici, on laisse les vides sans soutènement pendant le dépilage et parfois en


aménageant de piliers de minerais.

2°. La méthode de chambre charpentée ou boisée

Le support des vides est assuré par un soutènement artificiel généralement en bois.
Cette méthode est parfois considérée comme une variante de la première.

3°. La méthode de dépilage par chambre remblayée

Dans cette méthode, le vide est comblé de remblais au fur et à mesure de


l’exploitation.

4°. La méthode de dépilage par chambre magasin

Ici, on laisse la majeure partie du minerai dans la chambre. Elle joue le rôle d’un
remblai temporaire, il est soutiré à la fin d’exploitation du panneau. La chambre peut
être alors remblayée ou foudroyée.

5°. Méthode par chambre foudroyée

Ou méthode de sous niveau foudroyée. Ici, le vide est rempli par l’effondrement de
terrain pendant le dépilage. Cette méthode a deux variantes :

▪ La méthode de tranches unies descendantes foudroyées : c’est la méthode


dite de Top slicing : elle consiste à exploiter un panneau par tranches
nécessaires prises en descendant avec effondrement du toit au fur et à
mesure de l’exploitation.
Les conditions d’emploi de cette méthode sont :
o Il faut que le gisement soit grand ;
o Il faut qu’il soit aussi incliné ;
o Il faut que la minéralisation soit régulière ;
o Le toit doit être tendre ;
o Le minerai doit être à haute teneur et
o Le foudroyage doit être facile.
La méthode présente les avantages suivants :
o Le rendement élevé ;
o La dilution faible : inférieure à 10% (diminution de la teneur en ajoutant
du stérile au minerai ;
o Elle offre une grande sécurité.
Les désavantages de la méthode :
o La ventilation est compliquée ;
o Elle présente des risques de subsidence ou affaissement des terres.
▪ Le foudroyage par sous étage ou méthode par sous niveau foudroyé ou
encore sublevel caving : elle dérive de la précédente mais ici une tranche sur
deux par explosif et la tranche intermédiaire s’effondre sous son propre poids.
Ses conditions d’application sont :
o Le minerais doit avoir une dureté moyenne ;
o La roche encaissante doit s’effondrer facilement.

Le résultat est bon lorsque le gisement est fortement incliné.

Le minerai n’exige pas une sélectivité (dilution faible).

Le minerai a une certaine valeur car, il n’y a pas de perte importante.

Le sublevel caving est moins couteux, l’extraction est plus grande, la ventilation est
simple. L’inconvénient de la méthode est que la dilution du minerai est importante, ...

Une impossibilité de trier en chantier et moindre sécurité.

6°. La méthode de bloc foudroyé

Cette méthode est dérivée du sublevel caving par l’augmentation de la puissance de


la masse à abattre. Jusqu’à ce que cette puissance atteigne celle de l’étage. Les
conditions d’application sont :

▪ Le gîte doit être massif avec une grande section horizontale ;


▪ Le gîte doit être puissant et le minerai pauvre est tendre.

Les avantages sont :

o Elle offre une grande économie aux travaux préparatoires ;


o L’utilisation du boisage et d’explosif est moindre ;
o La productivité journalière est importante ;
o La concentration du chantier à quelques points de l’étage ;
o Le contrôle d’extraction est facile ;
o La possibilité de stocker, de régler et de diriger l’extraction selon les
besoins.

Inconvénients :

o Dilution importante ;
o Impossibilité de triage et
o Perte importante des minerais.

Les considérations déterminant le choix d’une méthode de dépilage sont les


suivantes :

a) Le prix de revient de l’extraction : il dépend des travaux préparatoires, de la


main d’œuvre employée, de la quantité d’explosifs et même de l’utilisation du
bois.
b) Le taux de récupération : c’est le rapport pourcentage du minerai extrait par
rapport au minerai présent.
c) Le taux de dilution : c’est la proportion de stérile mélangé au minerai.
d) La possibilité de l’abattage sélectif qui laisse au fond des parties très pauvre
du minerai.
e) La sécurité.
f) La productivité espérée.

D’autres paramètres déterminant le choix des méthodes sont :

▪ Les réserves du gîte ;


▪ Le coût des machines, de l’explosif ou du bois ;
▪ La dureté du minerai et celle des épontes ;
▪ La charge du terrain ;
▪ La puissance de la formation minéralisée et
▪ Le degré de répartition du minerai.

On peut aussi ajouter la géométrie du gîte, le pendage, épaisseur de la couche, la


profondeur du gîte, les propriétés métalliques et la teneur du minerai, ses relations
avec les épontes (toit et mur du gisement), la tenue des épontes, la valeur du minerai
et les métaux contenu dans le minerai, la distribution des teneurs, les réserves, etc.

On peut aussi citer les facteurs divers :

▪ L’expérience acquise antérieurement, les capitaux à disposition, les conditions


de surface, l’électricité à surface doit être proche, dans le cas contraire, on
crée son propre barrage, les routes doivent exister en permanence.

III.2. EXPLOITATION EN CARRIERE (A ciel ouvert)

Ce type d’exploitation est nécessaire lorsque le gisement est très étendu, localisé
près de la surface et recouvert d’une couche relativement mince de mort-terrain ou
de roche stérile.

Le développement des moyens techniques et la nécessité d’exploitation de gisement


de plus en plus pauvre contribue à multiplier les exploitations à ciel ouvert.

Notons que l’exploitation en carrière ou en découverte (en anglais open pit or open
cut) comporte l’abattage, le chargement et le transport du minerai et des mort-terrain
ainsi que la disposition générale de la carrière. L’abattage s’effectue à l’explosif pour
des roches et les minerais consolidés. Lorsque la roche est meuble, on utilise les
moyens suivants pour l’abattage :

▪ Pelles mécaniques et pelles électriques (avec godet)


La capacité du godet varie de 10 à 100 m3.

Les types d’exploitation en carrière :

1°. Travaux préparatoires

Parmi ces travaux, on a :

Le déboisement, le défrichage ou dessouchage, le drainage, le rabattement des


nappes, l’aménagement des voies pour les engins, la découverture, l’exploitation des
minerais, l’abattage, le chargement et le transport.

Forme générale d’une exploitation en carrière

On a :

▪ La carrière en fer à cheval : c’est une carrière ouverte sur une pente ;
▪ La carrière sous forme de dépression : on a deux cas :
o Une carrière dont la longueur est plus importante que la largeur ;
o Une carrière en entonnoir dont la longueur est égale à la largeur ;
▪ La carrière en gradins :
La nécessité d’exploiter en plusieurs gradins dépendra d’une part de
l’épaisseur de terrain à prendre et d’autre part de la hauteur possible pour le
front de taille.
Dans une carrière en gradins, chaque gradin peut être considéré comme une
unité à part et indépendante et correspond à un étage dans une mine
souterraine. La hauteur d’un gradin dépendra des facteurs ci-après :
o La nature de la roche (puissance de la roche, sa fissuration, sa
cohésion) ;
o Le moyen d’abattage : pelle mécanique ou marteau ;
o Les considérations de sécurité.

Pour les mines de fer, on prévoit un gradin de 10 m, même pour le zinc. Dans le
calcaire, on peut aller jusqu’à 70 m de gradin.

Pente du talus d’un gradin


Cet angle varie en fonction de la nature et du pendage de la roche ; plus la roche est
dure, plus la pente est forte.

Les considérations de sécurité sont dictées par la nature de la roche et son pendage.
La pente naturelle des roches est très variable. La pente du talus est donnée par la
tangente de l’angle du talus. Pour le sable fin, cette pente est de 0,3. Pour l’argile : 0,7,
pour le terrain consolidé : 1,3, calcaire : 2. On considère souvent que la pente
moyenne de la carrière donnée par le plan passant par le bord du gradin ne doit pas
dépasser la pente naturelle.

En France, la législation minière fixe cet angle à 45° (pente = 1). La largeur de la
baguette c'est-à-dire surface au dessus du gradin où il y a mobilité du matériel et du
personnel est assez variable mais elle doit être suffisante pour la circulation des
machines de traçage des routes, des voies ferrées. En général elle doit être de 15 m.

Evacuation des minerais

Dans les carrières en fer de cheval, il n’y a pas de problème particulier (suite i de
pentes). Dans une exploitation dans des carrières à dépression, le problème le plus
important est l’évacuation du minerai. Ce problème peut être résolu de plusieurs
manières : par bandes convoyeuses (transporteuses), par trains, par route (véhicules,
bennes) ou par plan incliné.

Exploitation des alluvions

Les exploitations des alluvions peuvent entrer dans la catégorie d’exploitations des
terrains peu ou pas consolidés. Les alluvions sont exploitées soit d’abord pour
l’obtention de graviers et de sable et pour l’obtention des minéraux lourds de volume
(métaux et pierres précieuses). Lorsqu’on exploite ces alluvions pour en extraire un
minerai lourd, des pierres précieuses, cette exploitation s’effectue dans un courant
d’eau. A cet effet on utilise des dragues flottantes qui permettent la récupération
facile de l’or, de la cassitérite ou du diamant. La capacité d’une drague flottante peut
atteindre 16. 103 m3 par jour. La plus grande drague du monde est en service en
Sibérie, elle mesure 235 m de longueur contre 50 m de largeur et 50 m de hauteur ;
elle a la capacité de 600 m3 par heure.

Aspect économique d’une exploitation à découverte

La rentabilité dans ce type dépend en premier lieu du problème de l’enlèvement de


mort-terrain. Plus la quantité de mort-terrain à enlever est importante, plus le prix de
ce minéral est élevé d’une manière générale. Le rapport de la découverture est
exprimé de différentes manières :

1°. Epaisseur de la couche du mort-terrain sur l’épaisseur de la couche du minerai. Il


sied de retenir que cette expression est valable lorsque le mort-terrain et la couche
de minerai sont des couches régulières et constantes.

2°. Le volume du stérile sur le volume du minéral.

3°. Le tonnage du stérile sur le tonnage du minerai.

4°. Le volume du stérile sur le tonnage du minerai.

Les trois dernières expressions tiennent compte de la variation de la profondeur et


des réserves du minerai.

Si nous désignons par T la quantité de m3 de stérile à enlever pour exploiter M m3 de


minerais, on aura alors :

L = T/M = rapport de découverture

Si P est le prix de revient des m3 déplacés et Po = P total de m3 de minerais de


l’exploitation à ciel ouvert, Ps = prix de revient total de m3 de minerai en exploitation
en mine souterraine et V le prix de vente du minerais, on aura alors :

Po = P (T +M) = P (1 + L)

Et l’exploitation à ciel ouvert sera rentable lorsque Po est inférieur à V. L’exploitation


à ciel ouvert sera plus rentable que l’exploitation souterraine si Po est inférieur à Ps
ou si P (1 + L) est inférieur à Ps.

Deuxième PARTIE : FORAGES, SONDAGES

I. GENERALITES
1. DEFINITION

On appelle forage, une excavation ou mieux encore un ouvrage vertical, oblique ou


horizontal de forme cylindrique de diamètre variable, en général quelques dizaines de
mm, destiné à fournir des informations géologiques d’une formation quelconque
minéralisée ou nom.

Le sondage est un moyen de prélever des échantillons à des profondeurs plus ou


moins importantes, a des faibles profondeurs, les engins légers utilisés sont portés
par des véhicules . le sondage peut être fait par un prospecteur, tandis que pour des
profondeurs plus importantes, cela est fait par des sondeuse plus spécialisées, le
rôle du prospecteur consistant seulement à contrôler la récupération, la mise en
place, le transport, la description, l’établissement d’une log stratigraphique et
l’échantillonnage selon le but poursuivi par la mission. Quant au forage, il présente un
moyen de référence directe de sous-sol par des mesures et surtout par prélèvement
des échantillons. le forage sert éventuellement aussi à l’extraction des variables
minérales naturelles liquides ou gazeuses ou même de même variables.

Par exemple pompage de soumures ($ très concentrées souvent saturées, salées


obtenues par dissolution in situe des gisement de sels profonds).le langage courant
utilise abusivement parfois le mot sondage (sondage sismique ou sondage
géochimique au sens de l’anglais souding, détection à distance(pour des ondes
électriques ou sismiques qui pénètrent dans le sous –sol lors d’une telle opération
alors que le mot forage évoque sans ambiguïté le creusement d’un trou .ce mot est
usuellement associé en outre à la notion de l’extraction(comme l’eau et le pétrole)
tandis que le mot sondage est moins précis et s’applique préférentiellement aux
ouvrages de référence minière.

2. CLASSSIFCATION DES FORAGES

On peut classer selon le but poursuivi :

Sondages géotechniques : qui visent la différence de la donne stratigraphique pour


l’implantation des ouvrages d’art.

Lorsque le forage sert à l’exploration ou à l’exploitation minière, il ne dépasse pas


1000m.d’une manière générale, il dépasse des 50m.

Un sondage est dit pétrolier lorsqu’il a pour un but l’exploitation ou l’exploitation


pétrolière. Ces sondages sont très profonds, ils peuvent aller à plus de 1000m ou
même atteindre 10000m.

En plus de ces trois types de sondages,il ya des sondages qui sont effectués dans le
but purement scientifique.selon la source d’xie ,on retiendras qu’il existe 2 types de
sondage :

Un sondage manuel :réalisé par la tarriere (±15m)

Le sondage mécanique :

Les possblités d’un forage manuel sont limitées et ce type de sondage est reserver
aux terrains meubles comme les alluvions,les argiles,leur profondeur maximale est
de 10 à 15 m.
Le sondage mécanique offre beaucoup de possibilités ;on en distingue deux types :

- Sondage mécanique rotatif et


- Sondage mécanique par battage
Le sondage rotatif donne des carottes ou des cutting tricône et des sondages
par battage donnent des cutting (=débris de forage)
2.1. sondage par battage

Ils constituent en un concassage de la roche dans le trou de forage au moyen d’un


instrument de grand poids armé à son extrémité d’un trépan (tricône) qu’on laisse
tombe régulièrement.

Le forage par battage se fait à la tige ou au câble .le sondage à câble est le plus
répandu car le travail avec les tiges prend beaucoup de temps surtout à la descente
tout comme à la tige ou au câble. Le sondage à câble est le plus répandu car le
travail avec les tiges prend beaucoup de temps surtout à la descente tout comme à
la remontée du trépan et il nécessite le vissage et dévissage des tiges et en plus les
tiges s’usent vite. La roche broyée au fond du forage est remontée tous les 25 ou 50
Cm à l’aide d’une cuillère. Avec ce type de sondage o peut arriver jusqu’à 200 m. les
forages à câble a été surtout utilisé l’invention des eaux souterraines, le marteau
fond de trou pour la prospection et l’exploitation. Le sondage à câble permet un
échantillonnage sûr que le sondage carottant. Par ailleurs, l’avantage du sondage par
battage réside dans le fait qu’il ne nécessite par beaucoup d’eau mais son
inconvénient c’est l’impossibilité d’obtenir des carottes. Dans en terrain non
consolidé (alluvions), les principaux outils de sondage sont le tube et la soupape ; le
tube servant à isoler le terrain à excaver et la soupape servant de trépan.

La remontée de terrain à la surface est effectuée à l’aide d’une soupape ou d’une


cuillère dans certains cas lorsque le tubage ne peut pas être enfoncé du fait de
l’indifférence de gros blocs dans la roche meuble, on doit le casser à l’aide du trépan.

2.2. Sondages rotatifs ou carottant


Comme le nom l’identique, l’instrument de coupe se trouve au fond du trou et il est
soumis à une rotation provoquant la coupe et l’usure de la roche. On procède au
forage rotatif par abattage annulaire. La partie centrale contenue dans cet instrument
est appelé carotte. Le forage en anneau se nomme carottant puisque les roches sont
extraites du trou sous forme des carottes.

Pendant la campagne d’exploration, on utilise assez régulièrement le sondage


carottant car il permet d’étudier le minéral utile et les roches encaissantes. On utilise
également des sondages carottant au cours des travaux de géotechnique, car pour la
plupart des cas on utilise à besoin d’échantillon pour déterminer la carotte du
sous-sol et d’autre part pour effectuer des essais mécaniques.

Il convient de souligner que le sondage en mode destructif s’effectue rapidement car


il n’acquiert pas beaucoup d’arrêts nécessaires par rapport au mode one demande,
de sondage carottant qui nécessite beaucoup d’arrêts du fait de la remontée des
carottes. De ce fait le sondage carottant est plus cher. Cependant en sondage
destructif, les roches sont réduites en une masse finement moulue qui ne permettra
pas de déterminer la lithologie des roches, leur pendage ainsi que leur direction.
Toute fois il est possible de déterminer ces données en recourant aux procédés
trigonométriques à partir de trois sondages non alignés en ligne droite. Le forage
destructif est le mode exclusif de forage pétrolier. Il est souvent utilisé pour la
prospection et l’exploration des eaux souterraines.

Un bon sondage carottant est celui qui permet de récupérer le plus de carottes
possibles c'est-à-dire la carotte la plus longue possible. Pour éviter le fractionnement
de la carotte pendant le forage par les fluides, on emploie le tube carottier doux de la
sorte que la circulation des fluides de forage se fait entre l’espace annulaire des deux
tubes et ne touche pas la carotte se trouvant à l’intérieur.

Il y a des différences des tubes doubles fixes et solidaires et les tubes carottiers
doubles indépendants. Le 1er protège la carotte seulement contre le fluide de forage
et contre l’usure due au frottement pendant la rotation. Le mouvement de rotation est
transmis au tube carottier et à la couronne par l’intermédiaire des tiges creuses (qui
portent de carottier et le couronne). La longueur et la hauteur des tiges sont
variables. Le fluide de forage est injecté dans le forage par l’intermédiaire des tiges et
l’ensemble de tiges est appelé train de tige

Le fluide dans un forage est un autre élément clé car c’est lui qui évacue les débris
qui s’accumulent au fond du trou. Il stabilise les parois du trou lorsque celui-ci est
encore nu (c’est-à-dire sans cuvelage ou tubage) et qui peut aussi d’une certaine
manière lubrifier l’outil en activité. Le choix du fluide ne s’arrête pas la : les eaux
souterraines (parfois potables) peuvent être contaminées par certains fluides
utilisés. Pour évaluer les débris, soit le fluide doit circuler très vite (air comprimé),
soit le fluide, alors liquide, doit posséder une densité et une viscosité qui est
contrôlée régulièrement par les sondeurs. L’ajustement de ce paramètre se fait par
ajout de bentonite et de polymères pour la viscosité, la bentonite est une sorte
d’argile activée et qui est biodégradable.

Les divers fluides de forage : l’air comprimé, la bentonite, l’eau, le gel de polymère. La
circulation de l’air se fera par un compresseur pour l’air comprimé et la puissance du
compresseur dépendra de la capacité de forage à descendre plus profond. La boue
est, quant à elle, circulée au moyen des pompes spécifiques. On appelle le fluide en
circulation directe celui qi descend par le train de tige et la circulation inverse celui
qui descend par l’espace annulaire.

La circulation inverse possède plusieurs avantages :

- si lors de la circulation du fluide les parois nus du forage boulent, l’éboulis est
directement repris par la circulation. Dans le cas contraire l’éboulis pourrait
s’accumuler plus facilement.
- Les échantillons de sol et d’eau prélevés pour analyse ne sont pas contaminés
par les parois nues du forage
Une perte de fluide indique habituellement la présence des fractures ou autres vides
dans le terrain traversé. La perte de fluide amène habituellement à une diminution de
la pression ce qui peut poser des problèmes majeurs aux foreurs.

Le forage mécanique rotatif est effectué à l’aide des machines de forage spéciales
composées d’une foreuse, d’une pompe servant au refoulement des fluides de forage
(pompe à boue) et un moteur qui actionne la foreuse. La pompe et le moteur
peuvent être électriques. La foreuse set souvent entrainée par l’intermédiaire d’un
système hydraulique.

Les foreuses électriques ont l’avantage d’être silencieuses et moins couteuses ; leur
emploi est cependant très limité aux aires ayant une distribution électrique.

L’étude des sondages

L’étude des sondages commence sur le terrain avec les interventions ayant
trait :

- A la vitesse de pénétration de l’outil c'est-à-dire à la vitesse de forage. Elle est


mesurée en fonction de la longueur atteinte par unité de temps. Cette vitesse
dépend de la qualité des équipements et la dureté de la roche.

Etude sur la carotte

La carotte, lorsqu’elle est extraite du carottier, peut se présenter en une pièce


unique de longueur égale à la hauteur du carottier, mais en principe elle se présente
en petites portions de quelque cm à 0,5 cm. Le sondeur place la carotte dans une
caisse métallique ou en bois en compartiments longitudinaux, des longueurs
correspondantes aux diamètres de la carotte. La longueur de la caisse est
généralement de 1 m. chaque passe (longueur lithologique bien identifiée) est limitée
par un morceau de bois sur lequel on marque la profondeur du trou ; la longueur de la
passe et en fin la longueur de la carotte récupérée.

Chaque caisse doit porter le numéro du sondage et une indication du lieu


auquel le sondage a été effectué. La caisse doit également comporter la profondeur
à laquelle les carottes ont été prélevées. Notons que le rapport longueur de la
carotte /longueur de la passe définit le degré de récupération de la carotte.

Le rapport est également exprimé en pourcentage, en d’autres termes plus le


degré est élevé, plus le forage est fiable. La carotte est sciée en deux morceaux
(longitudinalement) dont l’un est conservé comme échantillon témoin et l’autre est
envoyé au laboratoire pour les analyses chimiques ou minéralogiques. Il est toujours
nécessaire de se référer à l’échantillon témoin. Le géologue examine soigneusement
la carotte avant son sciage et comme certaines caractéristiques apparaissent bien
sur une surface cassée, il l’éliminera aussi après son sciage. Notons que la structure
de la roche apparait clairement lorsqu’on mouille la roche.

L’identification de la roche ne doit pas être laissée aux sondeurs, toutes fois le
log du sondeur doit contenir la carotte qui a les indications sur la dureté de la roche
déduite de la vitesse de pénétration. Le log stratigraphique du géologue est une
description détaillée écrite dans cahier ou mieux dans une fiche. En plus de la nature
et de l’aspect de la roche, les descriptions doivent comporter le pourcentage de
récupération de chaque passe, la granulométrie des grains, les minéraux
reconnaissables à l’œil nu, le degré d’altération, l’angle entre la surface structurale et
l’axe de la carotte, le plan de stratification, les joints, les fissures, la localisation de la
partie où la carotte est broyée ou fragmentée. Ces zones sont indicatrices de la
présence des failles. En plus de ces caractéristiques, la carotte peut être
photographiée en couleur

Le rendement et l’efficacité d’un forage dépendent d’un certains nombre de


paramétrés. Toutes fois la vitesse de pénétration n’informe en rien sur l’efficacité
d’une campagne de forage. La vitesse de pénétration dépend par exemple : de la
composition ou de la nature de la roche en place, de la profondeur, de la direction de
forage par rapport ou pendage des formations traversées, des outils utilisés, de
m’expérience de l’équipe, etc.
Débris de forage

Pendant le sondage carottant l’eau est injectée dans le forage à travers les
tiges de sondage et en ressort par l’espace entre le carottier, le train de tige et la
paroi de trou, si ce dernier n’est pas encore tubé ou le tubage est le trou déjà tubé.

Les fragments des roches de tailles diverses qu’elles ramènent sont recueillis dans
des bacs de décantation. Si le degré de récupération est de 100%, les débris de
forage ne sont pas analysés à moins que la passe soit dans le gîte. (bien que)Dans
les mines des métaux précieux, il est de bonne pratique d’analyser toutes les boues.
Lorsque le taux de récupération est médiocre, les boues de forage deviennent
doublement précieuses

Beaucoup d’opérateurs ont tendance à négliger les boues de forage parce


que dans leur expérience, les résultats d’analyse des boues de forage ne concordent
pas ceux des carottes. Cette dis concordance est due à :

- Un lavage incomplet après chaque passe


- La perte des boues de forages
- La dilution par les matériaux provenant plus haut dans le trou
- La perte de particules fines qui débordent du bac de décantation

Fluide de forage

Suivant la nature de terrain, les fluides suivant sont utilisés :

- L’aire : utilisé souvent pour le terrain de bonne tenue, sec ou faiblement


aquifère. Dans les zones légèrement aquifères, on utilise les déshydratants
comme le silicagel ou des savons. L’air n’est pas utilisé dans les sondages
carottants.
- L’eau : elle est généralement employée dans les terrains consolidés, des
formations argileuses et dans les zones à perte (zones fissurées), l’utilisation
de l’eau salée peut dépendre des conditions d’approvisionnement surtout
dans les forages offshores.
- Les suspensions colloïdales : généralement on utilise la bentonite. Le type de
fluide est utilisé dans les terrains hétérogènes non consolidés et
imperméables.
- Des fluides de récupération : ce type de fluide provient d’un autre forage. Cette
utilisation est une utilisation exceptionnelle à raison de problème de transport.
- Le fluide de forage élaboré : ce type de fluide est utilisé pour des cas
particuliers. Ainsi o utilise souvent les argiles gonflantes dans les terrains très
plus consolidés.

Composition des boues de forage

Les boues de forage sont regroupées en deux types :

1er les boues dont la phase importante est l’eau

2ième les boues dont la phase importante est l’huile.

a) Les boues composées essentiellement de l’eau

Cette boue est constituée de trois phases distinctes : l’eau est la plus
importante en volume ; l’huile : le produit chimique soluble ; l’argile est ajoutée
volontairement ou provient des formations forées. Dans cette argile, on peut
retrouver les colloïdes organiques ou les produits solubles en sursaturation. On peut
aussi retrouver les solides inertes insensibles à l’action chimique (c’est-à-dire les
réfractaires). Il s’agit de sables, calcaires, dolomies.

Les caractéristiques de l’eau utilisée dans le forage :

- L’eau utilisée dans les forages peut être douce c'est-à-dire contenant peu ou
pas de sels. Plus l’eau contiendra de Mg et de la (eau dure), elle sera dite dure.
Une eau dure diminue le rendement des argiles et des produits chimiques.
(plus, elle devient magnésienne, elle acquiert en caractère laxative c'est-à-dire
elle cause la diarrhée). Pour adoucir cette eau, on y ajoute un ou deux kilos de
soude caustique (NaOH). Cela favorise la précipitation du Ca et du Mg.
- L’eau utilisée en forage peut être aussi plus au moins salée, la salinité d’une
eau peut être diminuée par dilution d’eau de mer. Il est cependant facile de
fabriquer des boues à l’aide d’eau salée mais malheureusement le prix de
revient augmente car il y a beaucoup de produits chimiques à y ajouter.
Desavantages des boues d’eau salée sont :
• Consommation accrue des colloïdes minéraux pour obtenir la viscosité
• Action corrosive ion, on la combat en utilisant le chromate ou le
bichromate de potassium et de sodium.
• Difficulté d’interpréter des mesures électriques.

Les argiles sont employées dans les boues à base de l’eau pour donner la viscosité
et réduire le filtrant. Lors de la mise en solution d’argile dans l’eau d’argile gonfle en
absorbant une quantité importante du liquide, il en résulte une certaine viscosité de
mélange plus au moins élevée suivant la quantité de l’argile et la composition
électrolytique de l’eau. Les argiles les plus souvent utilisés sont :

- La montmorillonite (ou bentonite non commercial) : cette bentonite gonfle peu


ou pas en milieu salé. Dans ce cas on utilise les argiles spéciales comme
l’attapulgite et la sépiolite. Les solides inertes sont insolubles dans l’eau et ne
réagissent pas chimiquement. Ils s’agissent que par l’effet de masse. Ainsi la
barytone (sulfure de baryum BaS) est souvent utilisée pour augmenter la
densité mais les autres produits alourdissant sont : le calcaire, la dolomie et
galène (Pbs).

b) Boues composées essentiellement d’huile

Ce sont des boues dont la phase principale est l’huile on distingue des boues
à huile contenant 5 à 15% d’eau au maximum et des boues à émulsion pouvant
contenir jusqu’à 60% d’eau. (Aérosol, fumée)
Tout comme les boues à base d’eau, les boues à base d’huile sont constituées de
trois phases distinctes :

- L’huile qui peut être une huile raffinée (mazout) ou une huile plus au moins
asphaltique suivant la nature des additifs et des eaux d’émulsion qui peuvent
être douces, salées ou salées saturantes. Le savon ou agent émulsionnant et
les argiles organophiles qui confèrent la viscosité à la boue. Hormis les argiles
arganophiles, d’autres agents plastifiants sont : l’asphalte, l’acétylène, le
pétrole.
- Les produits inertes : ce sont les argiles, la baryline, le calcaire, la dolomie,
etc...

Les principales fonctions des fluides de forage sont :

- Le nettoyage du trou : la boue doit débarrasser le trou des cuttings pour un


sondage destructif. Dans un sondage carottant, les boues débarrassent du
trou les derniers éléments produits par la couronne. Si le fluide doit
transporter ces débris du trou jusqu’à la surface, il doit être aussi capable de
les maintenir en suspension lors des arrêts assez longs de la circulation. Il est
utile de noter que l’aptitude du fluide à entrainer les cuttings dépendra ; de sa
viscosité, de sa densité mais aussi de sa vitesse de circulation dans l’espace
annulaire. Cette vitesse envoisine 350 m/min pour les trous peu profonds et
1000 m/min pour les sondages profonds. La viscosité et la densité dépendent
des produits employés alors que la vitesse de remontée est fonction du débit
de la pompe.
- Refroidissement et lubrification des outils
- Prévenir le lavage et le resserrement des parois

Le fluide qu’on appelle aussi boue doit posséder des caractéristiques physiques et
chimiques telles que le trou conserve le diamètre voisin du diamètre normal. Le
lavage est causé par les éboulements, et la dissolution des sels si le fluide n’est pas
saturé en sels. Il est aussi causé par la dispersion des argiles si l’alcalinité est
exagérément élevée. Les resserrements ont pour cause une insuffisance de la
pression hydrostatique de la colonne des fluides. Certains resserrements sont dus à
la présence des argiles gonflantes ; et le remède consiste à réduire ce filtrant
(c’est-à-dire cette dispersion de l’argile et de modifier la composition électrolytique
de la phase gazeuse).

- S’opposer aux venues d’eaux ou de gaz : la pression hydrostatique des boues


doit contrebalancer la pression exercée par le fluide liquide ou gazeux contenu
dans les formations forées. Toutefois cette pression ne doit pas être très
élevée au point de provoquer la perte de boues dans le terrain par fracturation.

En effet, la pression étant élevée, il y a fracturation de la roche et les boues vont


entrer dans ces fissures. La pression exercée par la boue sur la paroi du puits est
donnée est donnée par la formule :

P=d.h
10

h= profondeur de l’endroit où l’on désire mesurer la pression

d= (densité) ou masse spécifique de la boue g/cm »

P= pression exprimé e, g/cm²

Exemple : une boue de densité 1,3 exercerait à une profondeur de 1250m une
pression de
P=1,3. 1250 =162,5 g
10 cm²

Les densités utilisées en forage varient entre 0,9 et 0,4. Les boues ayant une densité
de 2,4 sont généralement rares. Les autres caractéristiques des boues sont les
suivantes :

- Les boues ne doivent pas être corrosives


- Il ne faut pas non plus que la boue ou fluide utilisé puisse modifier la nature
des cuttings.
- Il ne faudra pas que la boue soit abrasive (ou a des éléments assez durs qui
peuvent provoquer une rayure sur un autre matériel. A la longue on peut avoir
un trou + corrosion)

La présence du sable dans une boue a une action abrasive sur toutes les pièces en
mouvement

Exemple d’un forage horizontal : drains horizontaux

Principe d’installation des drains horizontaux

Les drains :- diminuent la pression de l’eau pour ne pas déséquilibrer les talus, l’eau
s’écoule par gravité et ne va plus entrainer avec elle les particules du talus.

Dans une mine à ciel ouvert, le terme drains horizontaux sous-entend le sondage aux
eaux forées à partir du talus des gradins et faisant un angle de 2 à 25° avec
l’horizontale. Les ouvrages servent à dénoyer les flancs des carrières dans le but
primordial d’améliorer la stabilité de talus. Les sondages sont exécutés à l’aide des
machines utilisant le principe de rotary (rotation). La séquence des opérations au
cours de forage se présente comme suit :

1er étape : aménagement de la plateforme de travail et introduction de la tige de


forage munie d’un outil au bout

2ième étape : - introduction du tube lisse et crépine sur toute la longueur de l’ouvrage
(diamètre du tube inférieur au diamètre de la tige.

3ième étape : insertion d’un bouchon empêchant l’eau de jaillir et mise hors du trou de
la tige avec perte de l’outil au fond le tube reste en place.

4ième étape : retrait du bouchon et sortie d’eau dirigée vers un point bas (puisard) pour
pompage.
PRINCIPAUX TYPES D’APPAREILS DE SONDAGE

Deux types essentiels seront cités :

- Les appareils dits destructifs et


- Les sondeuses carottières ou carottantes
a) Sondages destructifs

En prospection minière, lors des phases initiales, on préfère souvent des


sondages destructifs avant de passer au sondage carottant tout simplement à cause
de la rapidité, du oindre coût et de la mobilité des équipes lors de l’identification de
l’origine des anomalies géochimiques ou géophysiques découvertes à la surface
quand il s’agit surtout de vérifier l’expansion en profondeur de la minéralisation.

Les engins utilisés sont des machines à outils percutants qui désagrègent, la roche
qu’ils réduisent en éclats des débris ou en poudre que l’on nomme techniquement
des cuttings sont remontés du trou.

Il existe deux types d’engins :

1er type A: WAGOND DRILLS (W.D):

Ce sont des marteaux perforateurs de mines de type classique montées sur


une glissière assurant la translation verticale. Cette glissière est elle-même montée
pour la plupart de temps sur u charriot à roues ou sur une machine à chenille (qui
roule sur des chaînes). Les marteaux frappant sur un train de tiges vissées les unes
sur les autres et qui portent à leurs extrémités basses un taillant en plaquette de
carbure de tungstène. Ces engins à avancement rapide ont l’inconvénient de ne
fournir que relativement peu de cuttings par mètre (5kg/m) et favorisent une
contamination. Les profondeurs utiles atteintes varient de 30 à 80 m ; ne peuvent
atteindre ou dépasser 100m pour des machines particulièrement puissantes. Parmi
d’autres avantages, on cite aussi la mobilité et le faible prix de revient du mètre.

2ième B : Le marteau fond de trou (MFT)


Contrairement au W.D, dans le système marteau fond de trou appelé aussi
Down the hale (DHT), le marteau perforateur rigoureusement cylindrique et lisse se
situe au fond du trou avec une portée de 100 à 1000 m selon le modèle. Le diamètre
du trou est supérieur à celui du wagon Drill et la représentativité de l’échantillon est
donc relativement meilleure avec un rendement de l’ordre de 60 m par poste 8
heures. Quand les sédiments récupérés sont humides et qu’ils collent aux parois, les
marteaux sont prévues pour laisser passer ou pour injecter le fluide (eau) qui lessive
ces parois et remonte les sédiments. Lorsqu’il ya une venue d’eau importante ou très
forte, par ex 100 litres par mètre, la récupération est facile mais les particules fines
s’échappent et la représentation possible vite est fausse. Son prix au mètre fluctue
autour de 65$ tandis qu’il tend vers 200 $ pour le forage diamanté.

Applications du forage

- Eau souterraine : on peut agrandir le puits ou le forage existant pour en


augmenter la productivité.
On peut aussi faire des ouvrages en gros diamètre dans le socle cristallin
permettant d’adapter les moyens manuels de pompage.
- Pétrole : réalisation des forages en gros diamètres dans les roches dures.
- Recherche minière : échantillon comblé sous forme de cuttings de dimension
centimétrique fournissant des informations géologiques continuer et précises.
- Génie civil : réalisation des pieux forés.
b) Sondeuses carottières

Ce sont des machines capables de prélever dans la roche des cylindres


appelé carotte. Les machines les plus couramment utilisées sont celles à couronnes
diamantées, outils qui par rotation et pression découpent la carotte.

• Sondeuse

Les sondeuses carottières comportent une tête de rotation munie d’une


broche creuse dans laquelle passent les tiges qui entrainent celle en rotation au
moyen de mandrin à vis. La poussée sur l’outil est donnée dans la majorité des cas
par des vérins hydrauliques. Elles sont munies d’un treuil de manœuvre pour la
remontée et la descente des tiges.

La gamme des sondeuses carottières est très variée, leur rendement dépend
essentiellement des terrains traversés. Le rendement varie de 6 à 8m par poste de 8
heures.

Type :

- Types légères portables à dos d’hommes : ce sont des sondeuses winkie de


plus au moins 50 m de professeur.
- Sondeuses moyennes : jusqu’à des profondeurs de 100 à 500 m en moyenne.
Comme marque, on a le Longyear, Boyles Bros, Stlas, Graelius, Acker, etc.
- Machines entièrement hydrauliques : Bonne espérance, Longyeur, Smith
- Machines mixtes : jugesoll.
• Tiges (Drill rods)

Ils permettent d’éviter les éboulements et la contamination.

• Outils :
- Couronnes : elles comportent soit des pierres d’environ 1mm de diamètre
serties à la superficie d’une matière résistant à l’abrasion, soit des pierres plus
fines uniformément réparties dans une matière qui s’use lors du travail de la
couronne. La couronne est en général surmontée d’un manchot aléseur
(aléser = agrandir) qui joue le rôle de stabiliser.
- Carottiers : l’ensemble couronne-manchon se visse sur le carottier, tube
faisant office de réceptacle des carottes. On distingue : les carottiers simples,
les carottiers à câble ou wire line. Ce dernier se présente comme un
ascenseur dans une cage. Il existe un carottier triple mais le troisième tube qui
est le plus à l’intérieur n’est pas réellement un tube mais ces sont deux
coquilles qui contiennent la carotte. Ce carottier est soit utilisé lorsqu’on a des
roches meubles.

Dimension des carottes

Les dimensions des carottes pour un sondage carottant universellement


reconnues sont PQ pour les roches meubles, HQ pour les roches et NQ pour
les roches les plus dures.

ф de la
Code ф du trou
carotte

90 à 120
PQ -
mm

60 à 64
HQ 96 mm
mm

47 à 50
NQ 76 mm
mm

36 à 42
BQ 60 mm
mm

AQ 45 mm 27 mm

D’autres dimensions inférieures sont aussi d’usage mais ne sont pas


couramment employées notamment celles allant jusqu’à 18,3 mm pour la carotte
correspondant de 30 mm pour le trou.

PROBLEMES ET ACCIDENTS

- Perte de fluide

Il existe deux types de perte de fluide : les pertes partielles dues à de petites
fissures provoquant la perte du fluide de circulation. Cette perte peut être modifiée
en ajoutant des additifs à la bentonite pour alourdir le fluide maitrisée. On a aussi les
pertes totales :dues aux grandes fisures qui peuvent depasser largement 500m
horizontalement,cette perte provoque la perte totale de boue de forage à l’eau claire
pour limiter les pertes.un produit utilisés pour la fabrication des boues de forage.on
peut aussi envisager une cimentation partielle de la partie fissurée.les pertes
proviennent essentiellement des fissures (formations compétentes fracturées)et
cavités(karst)rencontrée au cours du forage.

- Coincement des tiges dans le trou

La non verticalité du trou ,des eboulements et des tubes brisés ou de boiteés sont
des originespossibles de coincement des tiges de sondage dans le trou.dès objets
qui tomben dans le trou et des éléments fragiles de la colonne qui se brisent peuvent
également conduire au coincement des tiges.

Des cas pareils sont fréquents l’orsqu’il s’agit de changer la taille des tubes,passage
du PQ ou HQ ou NQ (meme BQ).des précautions seront prises lors du mélange du
fluide de forage e le contrôle de regulier des formations transversées sera de routine
de manière à améiorer le rendement du travail.

- Devissage impossible,vissage trop serré

Un pat de vis male et un pat de vis femelle peuvent rester coincés l’un dans
l’autre.alors il faut faire appel a des machines particulierement puissantes utilisant
des verrous hydrauliques pour dévisser les deux éléments.

- Déviation d’un forage vertical

Souvent due fait des formations géologiques ayant un certain pendage et à la


profondeur, la déviation des trou de forage est assez fréquente .en tout 1er lieu il faut
s’assurer de la verticalité du mat peut au besoin etre adaptée pour corriger une
déviation.la non verticalité d’un forage est peu souhaitable sauf dans le cadre des
forages miniers dirigés, le carottage et la géotechnique.(carottage géophysique).

- Détachement d’une partie de la colonne de forage


Intentionnellement ou non, le foreur peut perdre 1 partie de la colonne de forage.

Les causes peuvent etre diverses :

Une tige peut etre dévissée ou cassée pour etre remontée,les outils de repechage
servent à accrocher et remonter le train de tige au autres morceaux qui se sont
décrochés et sont tombés ou coincés dans le trou de forage.(de tels outils peuvent
etre appélés poissons)

- SECURITE DU PERSONNEL ET ACCIDENTS FREQUENTS


• Sécurité du personnel
La sécurité du personnel passe par une très bonne connaissance des
machines, l’organisation du chantier, la prise en compte des risques liés à
l’objectif du forage et bien entendue la protection individuelle (casques
protégées oreilles, chaussure de protection, gants, masque anti-poussière,
lunette de sécurité).un forage incluse habituellement la manipulation d’objets
extrêmement lourd (train de tiges, outils forants, pompe submersible,
etc..),de possibles travaux à hauteur du fait du mat de forage, de la soudure
,de la mécanique(moteur, pompe, compresseur ...)et débranchement
électriques.

Un forage peut être bruyant, créer des poussiere.il n’est pas non plus
anecdotique de mentionner le stress qui tombe sur les accélérées
fatigues ?ce stress doit être pris en compte par le superviseur et le chef
d’équipe.
• Accidents fréquents

Voici la liste des accidents : on peut citer

✓ Présence des lignes électriques à hauteur et risque de contact


✓ Avec certains éléments hauts du forage (mat, grue)
✓ Présence des lignes électriques, canalisation des gaz ou d’eau, des cuves à
mazout dans le sous-sol pouvant être forées
✓ Pièces lourdes qui tombent d’une certaine hauteur créant de potentiels
accidents (blessures, décrochage d’une tige, éboulement d’un amas de tige,
renversement d’un outil posé à la verticale....)
✓ Nervosité des opérateurs, injures, bagarres
✓ Assourdissement, pincement des doigts, des bras
✓ Emanation des acides sulfhydriques (qui sentent comme des œufs pourris).

QUELQUES DESCRIPTIONS UTILES EFECTUEES SUR LES CAROTTES

1. L’orientation des carottes

Toutes les carottes seront orientées dans le but d’une reconstruction de l’état initiale
et permanent des formations en profondeur. deux principaux systèmes sont
remarquables du fait des résultats obtenues :

- Celui qui considère un toit au diamètre du trou, soit un tour de 360°


- Celui qui considère la base du trou, soit un tour de 180°

Dans le second système, plus couramment utilisé que le premier, l’orientation est
effectuée par la méthode de spear ou une autre méthode basée sur la gravité telle
que le système d’¨EZYMARK¨

La fréquence de levé de l’orientation dépendra de la qualité de la carotte (dureté et


taux de fracturation).

Les orientations des carottes seront effectuées après chaque série de zones ciblées.
les signe d’orientation des carottes doivent être vérifiées par le géologue après
chaque passe et le fond du trou de forage indiqué clairement sur la 1er partie de la
carotte par un stylo marqueur.

Si la trace d’orientation n’est pas claire et le fond du trou ne peut pas être extrapolé à
partir de la passe précédente de foreur devra être recommandé d’effectuer le forage
d’une courte passe et de répéter l’orientation.

2. Description lithologique

Il s’agit de décrire chaque unité lithologique interceptée par le forage en vue de


s’assure d’une standardisation des données lithologiques pendant que les travaux
de forage continuent, des échantillons témoins de différentes roches décrites seront
récoltés et en cas de confusion sur la nature d’une nouvelle roche interceptée, il sera
utile d’effectuer des lames minces afin de comparer les échantillons témoins et leur
résultat de laboratoire seront placés dans une lithologique pour exposition au sein
même du lieu de description des carottes.

Les éléments utiles pour effectuer cette description sont ; le nom de la roche, les
couleurs de la roche, la dimension des grains, la texture ou fabrique et le type de
contact(intrusif ou normal, claire ou gradationnel, planaire, ondulé au irrégulier)

3. DESCRIPTION DE L’OXYDATION

Il s’agit de déterminer le degré d’oxydation de la roche, ici représenté par la carotte et


de définir la base de la zone totale d’oxydée et le dessus de la roche complétement
saine càd l’équivalent de la zone de sulfure.

4. Description structurale

Les structures planaires à décrire comprennent le contact lithologique, les surfaces


de stratification, la foliation, les joints, les failles les zones de cisaillement ou de tout
autre élément de déformation de la roche.

Les angles α et β sont mesurés, α étant l’angle entre le plan de la structure et l’axe
principal de la carotte et β est l’angle entre le plan de structure et la ligne
d’orientation de la carotte lu ici à la circonférence.

La prise des mesures s’effectuera de différentes manières :

- En utilisant un appareil appelé Kénometer idéalement fait pour cette fin


- En utilisant un rapporteur et un ruban
- En matérialisation la position initiale du rocheux à l’aide d’un dispositif mobile
préfabriqué connaissant le sommet ou la base de la carotte, l’azimut et
l’inclinaison du trou.

Les mesures sont directement prises à l’aide d’une boussole.

Les 2 prémières méthodes donneront des éléments α et β qui seront a leur tour
convertis pour donner la direction et le pendage des couches.la 3er méthode donne
direct une direction et un pendage utilisable comme vrais.

5. Description de l’altération

Il s’agit d’une altération hydrothermale portant sur le style et la composition


minéralogique ayant affecté toute la roche. Cette phase décrira le type de minéral et
son intensité le long des passes du trou.

Un ou plusieurs types d’altérations peuvent affecter une même passe de la carotte


(ex : une altération diffuse recoupée par des filons de quartz irréguliers. Les minéraux
doivent être signalés, dans le cas des sulfures, l’estimation du volume en
pourcentage est attribuée à chaque type

6 .les intervalles d’échantillonnage

L’échantillonnage sera effectué géologiquement càd les intervalles entre les


échantillons seront déterminés à partir des caractéristiques géologiques.

Les zones fortement minéralisées seront échantillonnées avec soin différemment


des zones non minéralisées afin d’établir un model métallogénique raisonnable
approprié au secteur. Des contacts lithologiques seront pris en considération lors de
l’échantillonnage.

AUTRES TYPES DE FORAGE

1. forage pétrolier
Le forage pétrolier a au départ un but de prospection mais il peut se transformer en
forage d’exploitation.il est exécuté au rotary au moyen d’un trépan à trois cones qui
détruit la roche.

Ses debris sont rémontrés sous forme de cutting par la circulation des boues.des
carottes sont possibles avec un carrottier spéciale mais par zones fracturées.il s’agit
d’une méthode de forage beaucoup puissante que le forage minier ;de grand
diamètre,elle peut atteindre de grandes profondeurs(de plusieurs milliers de metres).

La superstrustructure qui est dréssée pour assurer la rotation des tiges s’appelle le
derrick.le trou est utilisé en continu pour la mesure des parametres
physiques(notament des déographie) qui completent la connaissance apportée par
l’échantillon.les microfossiles reccueillis dans les boues et les lutting sont
détérminés en continu de façon à dater le secteur traversé et indiquer ainsi au
géologue si la structure ciblée a été eu ou pas.

2. Forage géothermique

Le forage géothermique procéde par rotary comme le forage pétrolier.il ya pour but
d’intercepter un reservoir profond de vapeur ou d’eau chaude sous pression qui
pourra sait faire tourner des turbunes à surface pour la production d’xie,soit fournir
du chauffage industriel ou domestique.

Les profondeurs de forage usuels sont de 500 à 2000m,mais certaines peuvent


avoissinner 4000m

L’inconvenient majeur de forage géothermique d’exploitation est la vitesse


d’exploitation (2000Km/h souvent).la vitesse de la circulation de la vapeur et sa très
haute temperature qui provoque la dilatation des conduits ainsi que le caractère
corrosif et fortement minséralisé qui détériorent rapidement les tuyauteries. D’où un
cout de maintenance élvé.

3. FORAGE GEOTECHNIQUE
Les programmes sont effectués pour les investigations de génie civil ou de travaux
miniers. De petits puits seront forés dans le saprolite pour le test de portance, de la
pénétration de l’échantillonnage des sols ; utile pour des ouvrages légers et vont de
quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres. Des forages profonds sont
importants pour l’érection d’ouvrages lourds (usines, centrale nucléaire, tunnel, mine,
...) l’objectif étant d’avoir une idée sur les propriétés géo mécaniques des matériaux
rocheux en place.

Des investigations profondes iront jusqu’à plusieurs centaines de mètres, voir un


millier de mètres pour des tunnels ou mines profondes. Il est pourtant possible de
passer aussi par des descriptions lors d’un programme d’exploration minière
moyennant une certaine adaptation d’outillage, tandis que des forages
géotechniques, pendant le développement de la mine ; aura pour objectif le contrôle
de la stabilité de l’ouvrage.

4. Forage profond

Les forages profonds étant beaucoup plus couteux que les forages de
prospection, ils ne sont effectués que suivant les objectifs d’ordre scientifique
majeurs, lorsqu’ils apparaissent comme les seuls moyens d’accès à des informations
qu’il est impossible d’obtenir à la surface afin notamment :

- De préciser les connaissances géologiques en y ajoutant la troisième


dimension (profondeur) ;
- De clarifier les connaissances sur les racines des objets géologiques d’intérêt
universellement reconnu ;
- De valider les modèles géophysiques déterminés par les campagnes de
mesure de surface ou sub surface et interprétés seulement par déduction
géologique.
- De mesurer en continu en profondeur au moyen d’équipements descendus
dans le trou de forage, les propriétés spécifiques magnétiques ou électriques
des roches, leur composition chimique, la matière organique, leur parasite, des
isotopes de soufre, d’oxygène, la répartition discontinue de l’eau dans croute
et la nature autres fluides rencontrés, le plus de chaleur et tout paramètre dont
les déterminations ne sont significatives que dans les conditions de l’in situ.
- De colleter en échantillonnage complet d’une série géologique continue de
grande valeur en vue d’une étude scientifique exhaustive nécessitant un degré
de qualité non réalisant à surface par suite des lacunes d’observations ou
d’altération des roches

Le but du forage de basalte de la rivière Columbia à l’ouest des Etats Unis a


été en outre la recherche d’un site favorable à l’enfouissement des déchets
radioactifs de haute intensité et à longue durée de vie longtemps réservés aux seuls
objectifs des caractères économiques, les forages continentaux ont depuis peu mis
à la disposition des motivations essentiellement scientifiques suivant l’exemple des
forages océanique. L’objectif des forages profonds comme celui du forage KTB
(Kontinental Tiefbohr programm der Bundes republick) qui atteint 9800 m sous
l’Allemagne et du trou Sg3 de 12 Km dans la péninsule de Kola en Russie, est de
mieux connaître la lithosphère et d’atteindre la zone de transition entre celle-ci et le
manteau supérieur : le Moho. Si ces forages ont permis de confirmer la structure et
la composition de la croute ou de tracer des profils sismiques régionaux, ils n’ont
malheureusement pas permis d’atteindre à ces jours la couche subjacente tant
convoitée.

On a ou ainsi mesurer par exemple que la t° des roches atteint environ 300°c à 100
km de profondeur. Comme la croute océanique est plus mince que la plaque
continentale, plusieurs projets ont vu le jour pour tenter une percée à ce niveau. C’est
le cas du projet MOHOLE puis le projet JOIDES aux USA et des programmes
internationaux : IPOD ou ODP, DSDP. Hélas, aucun navire n’a encore réussi à forer
jusqu’à la discontinuité de MOHO.

5. Les forages océaniques


Initier en 1956 par l’éphemère projet MOHOLE, les forages océaniques du
programme DSDP ( Deep Sea Drilling project) et IPOD (International phase of ocean
Drilling) élaboré par JOIDES (joint oceanographie institution for Deep Earth sampling)
se sont concrétisés de 1968 à 1984 par 1092 puis forés sur 624 sites avec des
navires océaniques GlomarChallunger.

Après quelques compagnes des navires explorer plusieurs se sont poursuivi


depuis 1985 par Lotian ODP avec plus de 70 campagnes depuis 1996 par les navires
Sedco 471. Les forages ont produit révlution totale dans les connaissances et
chaque nouveau forage apporte encore des découvertes précieux sur l’axe
médio-océanique.

Exemple : depuis le puits 504B du log ODP (Ocean Drilling programm) a dépassé la
profondeur record de 2100 m dans la croute océanique. La particularité de ce forage
est la haute technologie mise en œuvre puisqu’il s’agit de manier en distance un train
de tige capable de descendre à 10 km de la surface à partir d’un navire de 15500
tonnes, sujet aux vagues, aux vents et aux marrés. Il arrive souvent que le forage soit
interrompu au niveau de la croûte océanique puis repris après quelques années et
prolongé de plusieurs centaines de mètres. Une promesse technique fut ainsi
réalisée en 1951. La réalisation du puits 504B ODP nécessitant une parfaite maitrise
de la structure de guidage est nécessaire tant à surface (moteur auxiliaire pour
maintenir le navire dans l’axe du trou) qu’au niveau du cône d’entrée du train de tige
qui est fixé sur le plancher océanique (technique du Hard Rock Drilling) (=technique
de forage en roche dure).

RECHERCHE DE L’INDICE MINIER ET EXPLOITABILITE

1. Introduction

La recherche et l’examen des indices constituent la première phase de la


prospection. Le prospecteur découvre les indices soit directement par prospection
dite « au marteau », soit indirectement. La localisation des filons, des amas ou
dissimilation des minerais ou des roches et des failles qui sont des pièges possibles
pour ceux-ci commence par l’examen des cartes géologiques quand elles existent.
Leur étude et celle des photos aériennes permettent de localiser des zones
potentielles. L’utilisation des photos prises par satellites se généralise, les
enregistrements sont traités au labo par ordinateurs. Ils peuvent révéler des
linéaments (grandes failles plurikilométriques selon lesquelles peuvent s’aligner des
gisements métallifères et leur point de croisement avec d’autres structures
favorables.

2. Vocabulaire du prospecteur

Un indice est une occurrence des minéraux de taille à priori modeste. En


étudiant la distribution des indices et en concentrant les recherches sur les plus
prometteurs, le géologue délimite les zones cibles plus restreints, les prospecte,
parmi lesquelles se relèvera peut-être un gisement.

Cette focalisation s’opère aujourd’hui suivant une approche intégrée en


combinant les données fournies par de diverses techniques. Le traitement
informatique des données tient une grande place dans cette démarche notamment
par la modélisation qualitative, quantitative et géométrique (modèle bi et
tridimensionnel : 2D et 3D).

Quand les gisements ne se manifestent pas à surface par les indices, on parle
de gîte caché. C’est la géophysique qui, par sa profondeur d’investigation, est le
meilleur outil pour leur détection. Mais toute une panoplie d’autres techniques
sophistiquées et développées par de grandes compagnies d’exploitation minière
depuis quelques décennies. Les techniques ont révéler l’indifférence de grandes
ceintures géochimiques, de corps minéralisés dans leur roche encaissante, des
signaux d’anomalies et des zones proche d’un gisement caché, recherche des n°
traceurs, mesure des gaz comme le radon ou du co2 (atmogéochimie),
mercurométrie des sols.
La phase de sondage parachève l’identification des gisements et des limites
de volume. Les carottes de terrain sou des cuttings sont en effet analysés, ce qui
permet de calculer le tonnage de la minéralisation. Les compagnies minières
appellent aujourd’hui ressources, l’ensemble des minéralisations identifiées ou
hypothétiques dans les prospects (=puits de prospection). Divers degrés de ces
tolérances sont attribués à ces tonnages : ressources prouvées, probables,
possibles, spéculatives.

La méthode géochimique

Cette méthode indirecte consiste à détecter d’abord les anomalies par


des campagnes systématiques d’analyse chimique d’échantillons ou de mesure des
paramètres physique sur le terrain. Après traitement et report des résultats sur la
carte topographique, ces mesures mettent en évidence des anomalies qui sont
ensuite contrôlées au marteau, à ma pelle ou par sondage. On distingue ainsi
diverses techniques de prospection durant cette phase:

- La prospection alluvionnaire à la batée qui permet de distinguer les métaux


lourds dans le sable.
- Campagne de géochimie des sols ou des roches ou des sédiments des
rivières (stream sediment) d’abord à l’échelle stratégique avec une maille de
prélèvement lâche (à grande dimension) et irrégulière, puis à
l’échelle « tactique » avec maille serrée et régulière par le système on
échantillonne le sol et les sédiments de rivière par de plus au moins petits
puits à la surface. On peut aussi échantillonner les galeries et les tranchées.
- Campagne de sondage destructif et ou carottant.

La méthode géophysique

Les mesures de gravité permettent de délimiter à partir de la surface les zones


de densités différentes existantes en profondeur. Le gravimètre mesure les
contrastes de densité les plus petits (en prospection) et le pendule mesure le g.
Le magnétisme permet de repérer le gisement de fer qui peut comprendre d’autres
métaux (Co, Ni)

La prospection géophysique du sol combine diverses mesures : le divers


gravimétrique, radiométrique (pour le repérage de l’uranium et d’autres substances
radioactives. On utilise ici des scintiométal , électrique pour la localisation des zones
de différentes résistivités.

TRAVAUX MINIERS ET FORAGES

Ière PARTIE : FORAGES (OU SONDAGES)

CHAP I : INTRODUCTION

I.1. DEFINITION

Le forage correspond à l’ensemble des procédés permettant de creuser un


trou.
D’une manière générale, les forages sont réalisés pour :
• Trouver et exploiter les ressources naturelles enfouies (eau, pétrole,
ressources minérales).
• La géothermie (énergie du sous-sol)
• La géotechnique (dans la construction des routes ou des tunnels).

Les machines de forages peuvent être :


o Petites et portables tels que celles utilisées pour l’exploration des
ressources minérales, puits d’eau et de recherche environnementale.
o Grandes et capables de forer à des grandes profondeurs de la croute
terrestre.
I.2. MOBILITES DES MACHINES DE FORAGE

Lors des premières années d’explorations pétrolières, les machines de


forage étaient semi-permanentes en nature et les derricks étaient très souvent
montés sur place et abandonnés après les travaux.
Actuellement les machines de forage sont très chères et sont déplaçables d’un
trou de forage à l’autre. Certaines machines de forage sont mobiles et sont
montées sur des camions monte-charge ou des chars.

I.3. CLASSIFICATION DES MACHINES DE FORAGE

Il existe plusieurs de modèles des machines de forage.

a. Classification basée sur la force motrice.


• Du point de vue mécanique : Machines de forage utilisant le moteur
diesel.
• Du point de vue électrique : machine à moteur électrique
• Du point de vue hydraulique : à moteur hydraulique
• Du point de vue pneumatique : machine travaillant avec la pression d’air.
• Du point de vue vapeur : machines fonctionnant à l’aide des forces de
vapeur et des pompes à vapeur.

b. Classification basée sur les types de tuyaux (tubes) ou tiges


• Câble (machine) : pour faire monter et descendre le tuyau ou trépan.
• Machine de type conventionnel : c-à-d utilisant des tuyaux métalliques.
• Rouleau des tuyaux : il s’agit des machines qui utilisent des grands
rouleaux des tuyaux et un moteur de forage au fond du trou de forage.

c. Classification basée sur la taille


Les machines de forage sont aussi différenciées à partir du nombre de
tuyau que peut porter un derrick lorsque le besoin se présente.
Ceci apparait lorsqu’on veut changer le trépan ou lorsqu’on veut faire la
description du puits de forage.
Ainsi, on a :
o Machines de forage simples. Ce sont des machines qui sont munies
d’un seul tube servant à la fois de prolongement de la couronne et du
réceptacle de la carotte.
o Les machines de forage double dont les tubes inférieurs, montés sur le
roulement sert de réceptacle immobile de la carotte tandis que le tube
extérieur tourne en entrainant la couronne.
o Machines triples qui peuvent retenir des tuyaux sur le derrick consistant
en trois groupes de tubes liés appelés « triple stand »

d. Classification basée sur le système de rotation ou la méthode de forage


o Machines de forage sans rotation lors de l’envoi ou le retrait des tubes ;
o Machines à table de rotation : la rotation s’effectue en tournant la tige
carrée ou hexagonale (Kelly) au niveau de la plate-forme de forme de
forage.
o Machines à piston : dans ce cas la rotation et la circulation sont
réalisées au niveau supérieur de piston de forage sur le moteur qui se
déplace le long du derrick
o Machines soniques : utilisant l’énergie de vibration pour faire déplacer le
piston de forage.
o Machine à marteau correspondant aux machines qui utilisent la force de
percussion (choc) et la rotation au fond du trou de forage.

e. Classification basée sur la position du derrick


o Machines conventionnelles : ce sont des machines à derrick vertical
o Machines inclinées : correspondant aux machines à derrick incliné à 45°
pour faciliter le forage horizontal.

I.4. Types de forage


Il existe une variété de système de forage qui peut être utilisée. Chaque type de
forage possède ses avantages et ses désavantages en termes de profondeur à
forer, types d’échantillon à prélever, les coûts des opérations et le taux de
pénétration.

Il existe deux grandes catégories de forage : le forage destructif et le


forage carottier.

Parmi les appareils de forage, on a :

▪ Auger drilling (tarière)


▪ Percussion rotary air blast drilling (R.A.B.) (Forage destructif utilisant de l’air et
la rotation).
▪ Air core drilling (forage carottier utilisant l’air)
▪ Reverse circulation drilling (RC) (Forage en circulation inversée)
▪ Diamond core drilling (Forage diamanté)
▪ Hydraulic rotary drilling (forage hydraulique)
▪ Sonic drilling (vibration)
CHAP II. DESCRIPTION DE LA MACHINE DE FORAGE

II.1. EQUIPEMENTS DE LA MACHINE DE FORAGE

La machine de forage comprend les outils ci-dessous :


a. Crown block: (bloc-couronne) Assemblage de poulies placées sur des
poutres en haut de la tour (derrick). Le câble de forage parcourt les
poulies et rejoint le dispositif d'extraction.
b. Derrick: (tour) une grande structure porteuse constituant la charpente
qui supporte le système de forage, habituellement construite à partir de
poutres métalliques boulonnées entre elles. Lors du forage, le derrick
standard a quatre pieds se tenant aux coins de la sous-structure et est
surmonté d'un bloc-couronne (crown block). La sous-structure est un
échafaudage de poutres métalliques utilisées pour élever le derrick et
donner assez d'espace pour installer l'obturateur d'expulsion (blowout
preventer), le cylindre interne (casing head), et d'autres équipements.

c. Traveling block: (bloc-mobile) un montage de poulies, à travers lequel


passe le câble de forage qui est enroulé au rotor (rotary drive), et
descend ou monte dans la tour.

d. Swivel: (pivot) un dispositif mécanique qui supporte le poids du tuyau de


forage, qui rend possible avec sa partie inférieure la rotation de ce tuyau
de forage tout en laissant sa partie supérieure stationnaire, et permet
d'évacuer la boue obtenue lors du forage par la colonne
d'assainissement (standpipe) sans aucune fuite.

e. Standpipe: (colonne d'assainissement) conduit métallique rigide qui


fournit une voie pour la boue du forage afin d'en évacuer environ un tiers
en dehors de la tour, il est relié à un tuyau flexible (Kelly hose), lequel est
connecté au pivot.

f. Kelly: (tige d'extraction) Tige hexagonale en acier attachée au pivot ainsi


qu'au plateau tournant (turntable) et connecté à la partie la plus élevée
du tuyau du forage pour le faire tourner en même temps que la table
rotative.
g. Rotary drive (rotor) : la machine utilisée pour donner la puissance de
rotation au Kelly et permettant des mouvements verticaux au tuyau
perforateur. Les rotors modernes ont un composant spécial, le disque
rotatif principal, pour tourner le disque du Kelly, lequel permet un
mouvement du haut vers le bas du Kelly pendant que le tuyau perforateur
tourne.

h. Draw works: (dispositif d'extraction) mécanisme de levier sur une


plate-forme (rig) de forage. C'est un grand treuil autour du quel est
embobiné le câble de forage, qui soulèvent ou abaissent le tuyau
perforateur et son foret.

i. Blowout prevention equipment (équipement d'obturateur d'expulsion):


équipement de contrôle du puits incluant l'obturateur, les bobines, les
valves connectés en haut du puits pour empêcher le dégagement
incontrôlé de pétrole ou de gaz durant les opérations de forage.

j. Mud pump (pompe-boue): une large pompe à haute pression qui permet
d'évacuer la boue récupérée lors du forage.

k. Engines (moteurs): diverses unités d'alimentation telles que des moteurs


hydrauliques, électriques, à air qui génèrent de l'énergie et/ou permettent
la rotation des machines présentes sur la plate-forme.

l. Mud pit (réservoir de boue): à l'origine, un réservoir ouvert creusé dans la


terre pour contenir la boue du forage ou encore des déchets divers et
d'autres sédiments. De nos jours, on utilise plutôt des réservoirs en acier.

m. Casing (cylindre interne): tuyau en acier lourd qui frotte les parois du
puits pour le rendre cylindrique.

n. Cement (ciment): utilisé pour remplir l'espace entre les murs du puits et
le cylindre interne. Avec le cylindre interne, il empêche les mouvements
éventuels de fluides (eau, pétrole, ou gaz) entre les diverses couches de
roche.

o. Drill bit (foret perforateur): élément denté qui perfore le puits. Un foret
est composé d'éléments de découpage et d'éléments circulaires. Les
éléments circulaires permettent le passage de fluide de forage et utilise
la force hydraulique de la boue pour améliorer les performances du
forage.

p. Drill pipe (tuyau perforateur): tuyauterie en acier permettant à la fois de


faire tourner le foret et d'aspirer la boue. Les tuyaux font 9 mètres (30
pieds) de
longueur et sont lourdement joints entre eux de manière à atteindre la
poche de gaz/pétrole.
Les tuyaux de forage diffèrent en diamètre, leurs dimensions qui suivent
les normes internationales se présentent de la manière suivante :

Nom Diamètre Diamètre Remarque


externe interne

mm Pouce mm Pouce

AQ 47,6 1,88 26,97 1,06 Roche

BQ 59,6 2,35 36,4 1,43 très

NQ 75,3 2,97 47,6 1,88 dures

HQ 95,58 3,77 63,55 2,5


PQ 122 4,8 84,96 3,35

Roche
friables

Les tuyaux de forage sont capables de traverser une gamme de


formations géologiques portant des plus faibles ou plus durs. Les tuyaux
PQ sont destinés à forer les roches meubles alors que les roches dures
sont destinées être forées par les tuyaux HQ, NQ,…

q. Outils de forage
Correspondent aux outils qui se trouvent au bout du sol et du
sous-sol. L’outil de forage doit être choisi dans un catalogue aussi varié
que peut être la lithologie rencontrée.
Si l’outil de type marteau peut briser une roche compacte, il aura
du mal à creuser une argile comme le ferait mieux une tarière et les
outils de type tri-lame.
On distingue plusieurs types des outils de forage.
✓ Couronnes : ce sont des tiges améliorées ou non munies des
dents ou des picots reformées.
✓ Diamants synthétiques polycristallins : ce sont des outils de
formes peu variées dont l’utilisation est restreinte à l’industrie
pétrolière, minière du fait du coût d’exploitation très élevé.
✓ Tricônes : outils montés par trois cônes rotatifs ou libres munis
des picots pour des terrains durs et des dents pour des terrains
moins durs comme calcaires à argile. On trouve également des
tricônes à pastilles faites des matériaux ultra-résistants (diamant
et carbures de tungstène).
✓ Trillames : outils montés par trois lames en chevron pour les
terrains les plus argileux et en gradins ou en escaliers pour les
terrains plus durs.
✓ Marteau fond du trou (MFT) ou Down The Hole(DTH). Ce sont les
outils à percussion destinés au sol dur et cassant.

II.2. PRINCIPES DE FORAGE DIAMANTE

II.2.1. Opérations préparatoires

La planification des trous de forage constitue la première phase en


exploration des mines à ciel ouvert, les mines souterraines en forage d’exploration
et en forage de production. Les travaux de forage succèdent ceux de surface ayant
aboutit à circonscrire les zones minéralisées.

Ainsi, ces travaux de forage ont pour objet de déterminer l’extension verticale et
horizontale de ces zones minéralisées, ainsi dons, établir des réserves minérales de
secteurs considérés en vue d’une exploitation industrielle.

II.2.1.1. Travaux de bureau

• Détermination des zones minéralisées par :


✓ Exploitation des cartes géologiques réalisées par des travaux
antérieurs (Géochimie alluvionnaire, géochimie du sol, tranchée et
cartographie de surface).
✓ Exploitation des sections géologiques et topographiques établies en
fonction des cartes géologiques et topographiques du secteur
concerné.
✓ Circonscrire la superficie des zones minéralisées.
✓ Détermination de la grille de forage. Ex : 80×40m
On peut réduire la grille à 40×40m pour avoir des amples détails de la
continuité de la minéralisation entre deux sections.
✓ Détermination des paramètres de tous les trous de forage et section :
les paramètres du trou de forage sont azimuth, inclinaison et
profondeur à atteindre.
Une section de forage comprend un certain nombre de trous de
forage dont l’objectif est de montrer leurs localisations et les cibles
interceptées.

II.2.1.2. Travaux de sites de forage

A. Préparation des sites de forage.


• Prélèvement des coordonnées géographiques (UTM) de tous les
puits de forage.

section N° UTM UTM,


Nord Est

1 1 9662850 623520
2 9662770 623520
3 9662610

2 4
5

• Photographie du site de forage avant et après l’excavation.


• Excavation du site de forage dans le cas d’un terrain montagneux
• Fixation des piquets sur le point de forage. Ce piquet doit comporter
les paramètres du trou de forage.

B. Installation de la machine de forage.


o Fixation de la base de la machine en fonction de l’azimuth du trou de
forage.
o Vérification de l’inclinaison du trou de forage
o Vérification des matériels de forage :
✓ Boite à carottes
✓ Table de description.
✓ Marqueur et crayon.
✓ Latte (50cm).
✓ Carburant (Diesel).
✓ Casque (PPE), équipement de protection personnel.
✓ Matériels géologiques
✓ Fiches de description
✓ PPE.

II.2.2. Travaux réalisés pendant le forage

II.2.2.1. Travaux liés à l’activité de la machine

a. Enregistrement du taux de récupération des carottes.


Enregistrement du taux de récupération de la carotte

N° du trou date

DC A Intervall Mesur Perte de Remarqu


(m) e (m) é (m) carotte e
(m)

0 1 1 0,60 0,40

1 2 1 0,80 0,20

2 3 1 0,85 0,15

3 4 2 1,90 0,10

Total 5 4,15 0,85 %

Signature Signature
(Machiniste) (Géologue)

b. Vérification du changement de tube de forage en fonction de l’étude des


roches forées
• Utilisation de PQ quand la roche est meuble.
• Utilisation de HQ quand la roche devient un peu consolidée.
• Utilisation de NQ quand la roche devient très dure ou consolidée.

c. Vérification de l’orientation des carottes de forage


L’orientation du trou de forage s’effectue soit par la méthode de
« spear » ou par le système d’Ezi mark (crayon de couleur).
La réalisation de l’orientation des carottes est en fonction de la qualité
de la roche. Généralement, l’orientation s’effectue après trois passes de
forages ; dans le cas des roches fractionnées, elle s’effectue après
chaque passe.
L’objectif de l’orientation des carottes est de permettre d’effectuer des
mesures structurales, planaires et linéaires.

d. Lever du trou de forage

40m 65°

100m 66°

130m 73°

150m 68°

180m

210m 65° 210m

L’orientation de l’inclinaison du trou de forage n’est pas toujours


respectée de 0m jusqu’à la fin du trou ; elle varie en fonction de la compétence
des formations géologiques traversées.

Ainsi, pour connaitre ce changement d’inclinaison du trou de forage, il est


recommandé au machiniste d’effectuer le lever de trou de forage après la fin du
forage. Ce lever s’effectue à un intervalle de 30 m du trou de forage.

e. Tubage

Le tubage s’effectue pour éviter l’effondrement du trou. On pose un gros


cylindre creux en acier sur la longueur concernée du trou.

f. Etiquetage des boites à carottes


Les boites sont préparées aux sites de forage avant le début de forage. Ces
boites sont numérotées suivant les prescriptions de l’entreprise.
Exemple : GCM 001
Box 001
0.00 – 3.00m

g. Transport des boites à carottes


Après la description préliminaire des carottes qui s’effectue aux sites de
forage, toutes les boites à carottes sont déposées dans une grande boite (core
bin) afin d’être transportée à l’atelier où elles seront décrites en détails.

II.2.2.2. Description préliminaire des carottes

a. Traçage de la ligne du fond de trou (BOHL : Bore Hole Line). Cette ligne est
tracée en fonction de lever d’orientation effectué lors du forage. Lorsque le
lever d’orientation n’existe pas, cette ligne est indiquée en trait discontinu.

Traçage de l’orientation du trou BOHL

b. Marques métriques : sont tracées à partir de 0m jusqu’à la profondeur


totale du trou de forage. Chaque profondeur est écrite sur les deux cotés
du BOHL.
c. Description lithologique des carottes.
Le géologue travaillant au site de forage identifie les types de roches à
partir de ses caractéristiques pétrographiques et minéralogiques.

d. Description de l’altération : il faut déterminer le style et la composition


minéralogique de toute altération.
• Minéraux d’altération : albite, actinote, biotite, calcite, carbonate,
chlorite, épidote, goethite, graphite, gypse, hématite, feldspath
alcalin, kaolinite, limonite, magnétite, oxyde de manganèse,
séricite, talc...
• Types d’altérations :
i. Disséminée :

ii. Veines irrégulière :

iii. Veines massives :

iv. Altération patch :

v. Veines parallèles à la stratification S0

vi. Stockwerk

Venules de quartz
• Sulfures
Arsénopyrite, chalcosine, chalcopyrite, covelline, galène,
marcassite, pyrite, pyrrhotite, sphalérite, etc.

• Types d’altérations des sulfures


✓ Grains disséminés

✓ Veinules (filonets)

✓ blebs

✓ vugs

✓ Boxwork

✓ Crystal

Exemple d’altération :

- une altération diffuse des limonites à partir de 0m jusqu’à 6m


associée avec une très petite quantité des filonets des quartz.

- dissémination des pyrites (environ 3%) de 65 à 80m plus les veines


de quartz parallèles à la foliation.
e. Description de l’oxydation
Il s’agit de déterminer le degré d’oxydation de la carotte et de définir les
horizons ci-après :

▪ La base de l’oxydation complète (Back of Complete


oxidation : BOCO).

▪ Le niveau supérieur de la roche fraiche (Top Of Fresh Rock) :


TOFR.

TDD813 sol

TDD811 TDD812 zone d’oxydation

Zone intermédiaire

BOCO

TOFR Zone fraiche

215m 220m

II.2.3. Travaux réalisés dans l’atelier

a. Vérification des marques métriques en vue de s’assurer de ce qui a été


fait au site de forage.
b. Photographie des boites à carottes qui s’effectue par un appareil
numérique.
c. Description systématique des carottes.
- Description de l’oxydation : on détermine avec précision de
l’oxydation complète de la roche et le taux de la roche fraiche.
Pour TOFR, on cherche l’endroit où apparaissent les premiers
sulfures car les sulfures sont altérés complètement dans la zone
d’oxydation et laissent apparaitre des structures telles que boxwork
ou vugs.
- Description de la lithologie.
Il faut déterminer avec détails possibles les différents types des
roches du trou de forage.

10m@4g/t

11m@15g/t

- Description structurale
On prélève les mesures structurales des éléments planaires (surface
de stratification S0, foliation, schistosité, faille, filon de quartz, plan
de cisaillement) et les éléments linéaires (linéations minérales). Ces
éléments sont mesurés en fonction des méthodes spécifiques
d’études de carottes.

E᾽
Ligne d’ori-

E 90-α P
entation

α:0-90° β β :0-360

Vers le bas du trou vers le bas du trou.

Les mesures structurales portent sur les déterminations des angles


α et β. Ces mesures sont uniquement effectuées sur les carottes
orientées.
Pour les roches stratifiées ou foliées, il est insensé de mesurer tous
les plans. Ces mesures structurales permettent d’effectuer une
bonne interprétation de la minéralisation.
- Description de l’altération
Cette description consiste à déterminer le type d’altération, sa
profondeur et son intensité (cfr point précédent).
- Description géotechnique
Elle porte sur le taux de récupération de la carotte, le R.Q.D, la dureté
de la carotte et la décomposition.
Elle décrit aussi les caractéristiques des fractures.
- Echantillonnage des carottes
i.

ii.
L’échantillonnage se fait géologiquement et non pas
seulement mètre par mètre. Il se fait donc en fonction de la
lithologie et de l’altération. La longueur maximale de
l’échantillon est de 1m et la longueur minimale 0,30m.
L’échantillonnage se fait sur la carotte. Il existe des machines
spécifiques pour scier les carottes.
L’emballage et la numérotation des échantillons s’effectuent
suivant les critères de chaque société industrielle.
TRAVAIL PRATIQUE

I. Calcul de la puissance d’une couche à partir des données observées à


l’affleurement.
1. Cas d’un terrain horizontal

La puissance est prise perpendiculairement au toit et au mur.

A l B l= largeur de l’affleurement
α
p p AC=p ; AB=l
C
c α=pendage

AC = sinα AC= AB sinα


AB
p= l sinα
2. Cas d’un terrain incliné
• Pente et pendage du terrain convergents

l
α
Horizontal
α
γ
p I=α-γ

P= l sin (α-γ)

• Pente et pendage du terrain divergents

Topo

p α P= l sin (α+γ)

I=α+γ γ
γ

l α
p

LΦ L L=l’sinΦ → P=l sin (α+γ)


Φ L=l’cos Φ’ P=l cosΦ or Φ=90-(α+γ)
P=l cos [90-(α+γ)]

EXERCICES

1. Calculez la puissance d’une couche lorsque la pente est de 25° et le pendage


de 55° en considérant la pente et le pendage inferses.la largeur de
l’affleurement étant de 200m.
RESOLUTION
P=l sin (α+Φ) = 200 Sin(25+55)m = 196,96 m
2.Calculez la puissance d’une couche qui affleure sur une colline;la pente est de
15° et le pendage des couches de 27°.la direction de cette couche est N125°E.la
larger de l’affleurement mésurée à N105°E est de 575m.
1er cas : pente et pendage convergents
2er cas : pente et pendage divergents

RESOLUTION
L’=575m → L=l sin Φ or direction N125°E
L mesure N105°E

L=575 Sin (125-105)=196,66m


1er p=196,66 Sin(27-15)=40,88 m
2er P=196,66 Sin(27+15)=131,59 m

II. calcul de la profondeur d’un sondage à la couche


1er cas d’un terrain horizontal

d l

S
α
tgα= h →H
= d tgα
α d

H
P= l sinx

ev α
α
cosα= p →ev= p
ev cosα

P= ev cosα
2. cas d’un terrain incliné
• pente et pendage divergents

X=d sin γ or H=dtgα


d x Z=y tg α

H=dsin γ+ytgα or y= d cosγ


γ
H H=d sin γ+d cos γ tgα
α
H=d(sinγ+d cosγtgα
z
H=d(sinγ+cos γtgα)

ev
p

• pente et pendage convergents


Y=d cosγ

x =tgα→x=y tgα
y
Y

d γ x=dcosγtgα
α
z
X z =tgγ→z=ytgγ
y

H
z=dcosγtgγ

or H=x-z

Exercice =dcosγtgγ-dcosγtgγ→H=dcosγ(tgα-tgγ)

1. Calculez la profondeur d’un sondage


verticale qui a été implanté à 350 d’une couche de direction N97°E/25°SW. La
largeur de l’affleurement mesuré à N125°E est 215m. la pente et le pendage
sont inverses. La pente est de 15°. NB : on demande la profondeur du mur de la
couche au droit du sondage.

γ=125-97→γ=28° p=lsin α+γ =215sin28sin40=64m

a=dsinγ=350sin15°=90,58m '
H= p = 64,88 m=71,58m
cosα cos25
b=dcosγ=350cos15°=338m
'
tgα= c →c=btgα=338tg25=157,61m →H=a+c+H = 90,58+338+71,58 m
b
H=319,77m

Résolution

b γ

H
c
π -α
2

t
π -α
2 H’

2. Un sondage vertical a été exécuté à 1050m d’altitude sur le flanc occidental de


la vallée de la rivière Kasaï. On demande de calculer :
a) La profondeur de celui-ci au mur d’une couche de direction
N125°E/27°SW qui affleure à 825m et à 750m d’altitude, la pente est
de 12°.
b) La longueur de la carotte récupérée dans cette couche lorsque le
RQD est de 85° (=taux de récupération de la carotte) pente et
pendage inverses.
Résolution

1050

b γ 825 l
α Z=7
p
H 750
c

αt p=lsin α+γ =360,7sin39°=227m


a) z=lsin12°=360,73m d
d= p = 227 =254,76m
a=1050-825=225m cosα cos27°

a =tgγ→b= a = 225 =1058,54m →H=a+c+d= 225+539+254,76 m=1018m


b tgγ tg12°

c =tgα→c=btgα= 225 tg27°=539m


b tg12°

b) RDQ= longueur carotte =85%=0,85


longueur couche d

longueur carotte=RDQ.d=0,85.254,76m=216,546m

Reconstitution de la question : quelle est la longueur totale des carottes récupérées


dans cette couche ?(car passe mesure 1ou 1,5m).

3. Un sondage oblique est exécute sur le flanc oriental de la vallée du fleuve Congo
au niveau de la province orientale. Le dernier faisant un angle droit avec la
surface topographique est implanté à 500m d’un filon aurifère affleurant à 2300
et 2150m d’altitude. Calculez :
a) La profondeur de ce sondage au mur
b) La puissance de ce filon aurifère sachant que la direction est N75°E/30°SE. La
pente est de 15°
• Pendage et pente divergents
• Pendage et pente convergents
Résolution
• Convergents
2300

Z=15 a) l= z = 150 m
2150 γ α-γ sinγ sin15°

00m γ p
d= 5 →H= d+l sin α-γ = 500+579,5 sin15°

α H=279,395m
α-γ
b) p=lsin α-γ = 150 sin15°=150m
sin15°

L
H

• Divergents

e= z
sinγ

H =tg α+γ →H= l+d tg(α+γ)


l+d

l=Hsin 75° l=Hcos15°

15°
l 230

215

L
90° 75°

4. Un point A est situé à 1350m d’altitude sur un terrain de pente moyenne 15°. Le
point B est situé à 75m plus bas que A à 45° de la ligne de plus grande pente de
terrain passant le toit d’une couche à 1150m et à 1000m. on demande :
a) Le pendage de la couche
b) Son épaisseur si l’épaisseur à l’affleurement suivant une perpendiculaire
au toit et au mur est de 115m.
c) Son épaisseur dans la direction AB.

Résolution

A
B ά=7,5 75m ά

a) άά H= 75 =574,59m
ά sin7,5°
56

CA=cosα.H=cos7,5. 75 =569,67m
sin7,5

tgά=0,263310337→ ά=14,75°
b) p=lsin α-γ =115sin 30-15 m=29,76m
c)
5. Trois sondages sont implantés à 3 points A, B, C de coordonnées respectives
A(2,17,1627), B(7,10,1650) et C(15,15,1660) le 1er sondage a atteint le toit de la
couche à 97m, le 2ième à 150 m et le 3ième à 100m de profondeur. On demande de
trouver la direction et le pendage de la couche.

METHODE ANAYTIQUE DE LA DERETMINATION DE LA PROFONDEUR,


D’IDENTIFICZTION D’UNE COUCHE A PARTIR D’UN TROU DE FORAGE

P0 P1
OX
O
γ α

Affleurement
P2

OZ
Trou de forage

Il est possible de déterminer la profondeur d’interconnexion d’une formation


minéralisée connaissant son point d’affleurement et son azimut ou son pendage à
partir d’un trou de forage donné. Soit une formation minéralisée qui affleure en un
point déterminé suivant une direction et un pendage donné et un trou de forage
orienté de sorte qu’il recoupe cette formation en profondeur. Considérons d’abord les
coordonnées du trou de forage P0(x0, y0, z0) situé à une distance quelconque du point
d’affleurement P1(x1, y1, z1) pour connaitre le point d’intersection P2(x2, y2, z2), faisons
recourt à la notion de géométrie analytique, celle de l’intersection entre deux droites
qui ont chacune un coefficient angulaire et passant par un point donné.

Si la direction du forage est perpendiculaire à l’azimut de la formation, on utilisera


son pendage vrai α dans les calculs. Dans le cas du pendage apparent, on utilisera
l’angle ά

ψ
Trou de forage d’azimut ψ

Le pendage apparent d’une couche est obtenu par l’équation suivante !

tgά=tgα.sinψ
ά= pendage apparent sur un plan vertical (ici parallèle à l’azimut du trou de forage).

α= pendage vrai.

Le pendage apparent ne sera pas toujours parallèle à l’azimut du trou de forage. Ψ


est l’angle entre l’azimut de la couche et la direction du pendage apparent.

Un digramme peut être utilisé à cette fin avec une suffisante précision. Par
définition, l’équation générale d’une droite passant par deux points est donnée par
l’équation (relation) suivante :

y-y0 = x-x0 ↔y-y0= y1-y0 x-xo


y1-y0 x1-x0 x1-x0

y-y0=m x-x0 →y=m x-x0 +y0

x0 et y0 sont les coordonnées du point P0

x1 et y1 sont les coordonnées du point P1

m= coefficient angulaire de la droite

Si la droite passe par l’origine, on a : y=mx

Considérons maintenant un exemple où nous avons un état à trois dimensions


x, y, z. le trou du forage a une inclinaison d’affleurement d’une couche orientée δ=
57° et son azimut est de 70° et est placé à 40m du point d’affleurement d’une couche
orientée N160°/70° et que la dénivellation est de 15m (c'est-à-dire ΔZ=15m). Faisons
passer une de nos droites (trou de forage par exemple) par l’origine des axes. Ici
nous allons considérer le plan xz et l’équation d’une droite passant par l’origine des
axes est z=mx.

Pour une droite ne passant pas par l’origine, l’équation sera : Z=m(x-x0)+z0

Soit une première droite de l’équation : Z=m1(x-x0)+z0 et une deuxième droite de


l’équation : Z=m2(x-x1)+z1.
L’intersection de ces droites nous donne le point recherché et la distance du point P0
à ce point P1 sera calculée par :

2 2 2 2
(x1-x0) + (y1-y0) → (x1-x0) + (z1-z0)

Prenons le cas général de deux droites les équations respectives sont :

(1)  : z=m1(x-x0) + z0
z=tgδ(x-x0) + z0

(2)  : z=m2(x-x1) + z1
Z=-tgα(x-x1) + z1

(1)=(2)
z=z→tgδ x-x0 +z0= -tgα x-x1 +z1
tgδ x-x0 +z0+tgα x-x1 +z1
x tgδ+tgα =z1-z0+x0tgδ+x1tgα

x=z1-z0+x0tgδ+x1tgα
tgδ+tgα

Pour notre exemple, z0=0, z1=-15, x0=0, x1=40


x=-15+40tg70=22,13m Z1=-15
tg57+tg70

x dans (1) : z=-tg70 22,13-40 -15=34,097m

→P2 (22,13 ; 34,09)


La distance P0 P2 sera donnée par :
1
2 2 2
P0P2= ( 22,13 + 34,09 ] =40,643m
On retiendra que les valeurs de x, y et z sont équivalentes aux coordonnées
UTME (longitude), UTMM (latitude), UTML (altitude) selon que les valeurs des
latitudes ou des longitudes varient, on peut choisir un plan que l’on considère dans
les calculs :
Soit le plan x, z ; soit le plan y, z avec des valeurs de x négatives vers l’Ouest et
positives vers l’Est, des valeurs de y négatives vers le sud et positives vers le Nord et
les valeurs de z négatives vers le (haut) zénith et positives vers le Nadir.

Exercices ou TP
1. Soient trois points A, B, et C de cotes respectives A(4,10, 1457), B(7, 15, 1410), et
C(14, 5, 1390). Trois forages ont été réalisés en ces points. Le toit de la couche
a été rencontré :
A : 67m de profondeur
B : 50m
C : 70m
On demande la direction et le pendage de cette couche.
2. Calculez H par la méthode analytique et par la méthode trigonométrique et
comparez ?

100m
S X
60°
45°

Z
I.4. METHODES D’EXPLOITATION

La mine à ciel ouvert de KOV utilise soit la méthode dite par tranches
successives, soit la méthode par fosses emboitées ou encore une combinaison de
ces deux méthodes. Le choix de la méthode dépend de plusieurs facteurs dont la
profondeur du gisement, le pendage et la forme du gisement.

I.5. FORAGE

Le forage est une opération qui consiste a réaliser les trous des mines dans une
roche enfin d’y loger les explosifs.

I.5.1. TYPES DES MACHINES

➢ Pit viper (PV) 271 : employé pour le forage des coups des mines ;
➢ Pantera DP 800 : utilisé pour le forage des sondages à partir desquels nous
obtenons des carottes qui nous renseignent sur la résistance, qualité et
description de la roche (RQD), la déformation des couches sédimentaires, la
géologie structurale, les formes structurales, la minéralisation de la roche.

I.5.2. TYPES DE FORAGE

Il existe deux types de forage à savoir :

- Le forage primaire qui consiste à forer dans un lot dont la maille est connue,
et est fonction de la nature du terrain, du diamètre des trous. Les terrains sont
classifiés comme suite (tableau 2):

Tableau 2. Catégorisation des opérations de forage primaire en fonction des


caractéristiques mécaniques des terrains

Types de terrain Catégorisation Opération

2 Très tendue Excavé sans minage

2D Tendre Idem

2D - 3 Terrain de transition Tir d’ébranlement

3 Dure Foré et miné

3 – 3D Terrain de transition Idem

3D Très dure Idem

3D* Extra dure Idem

Généralement les stériles (RAT) sont tendres et ne demandent pas une


fragmentation, ce qui facilite l’excavation, transport et stockage au remblai
stérile et une réduction du cout d’exploitation. Par contre la RSC, dure et souvent
non minéralisée, augmente les frais d’exploitation de la mine. Elle peut nous
servir de ballast.

- Le forage secondaire a lieu lorsque le minage proprement dit présente des


gros blocs résiduels et pieds appelés monuments ou encore lorsqu’on
rencontre dans les CMN, RGS et RSC les collenias. Ces derniers nécessitent
d’être forés à la mine afin de faciliter leur chargement, transport et stockage.

Dans la mine à ciel ouvert de KOV, le forage au niveau 1320 de la roche


siliceuse cellulaire s’est fait à l’aide de la sondeuse PV 271 dont l’outil de forage
est une tige munie à son extrémité d’un tricône qui sert de taillant de la roche. Le
tricône est en alliage de carbure de tungstène pour être plus dur et résistant, et
est relié à la tige via un adaptateur. La tige reçoit un mouvement de rotation
venant d’un moteur diesel par l’intermédiaire d’un réducteur de vitesse. Suite à
une poussée et percussion s’exerçant sur la tige, les trois cônes entrent contact
avec la roche et percent celle-ci ; de l’air à haute pression (4-5,5) et de l’eau sont
injectés à travers les nosels de chaque cône pour permettre respectivement
l’évacuation des cuttings et la lubrification, et éviter le colmatage de l’outil. Les
trous sont forés selon une maille déterminée à la planification du forage et
l’opération s’appelle le piquetage.

I.5.3. Piquetage

Le piquetage est une opération qui consiste à marquer les trous à forer à l’aide
des plaques cônes sur un lot de minage bien défini par le géologue et implanté
par la topographie avant forage.

Dans la roche siliceuse cellulaire, la maille est carrée et à 7 mètres de coté pour
commencer le piquetage. Il est nécessaire de tracer d’abord la diagonale dans le
sens du gisement (Est-ouest cas de l’écaille de Virgule). A partir du pied de la
butte, on mesure 10 mètres de largeur : c’est la banquette. On y ajoute 5 mètres
de largeur qui permettront le trimage, ce qui délimite la zone de piquetage d’une
part et de l’autre part la crête implantée par la topographie ou le bord de la
carrière.

Calcul de la diagonale dans la RSC :


A2+B2=C2

B A=B=7m

=C2=72+72=98
C
C= 98=9,8m
A
B

A l’aide du triple décamètre, mesurer 9,8m ; c’est la diagonale. A partir de ses


extrémités, on trace les arcs de cercle qui se coupent en un point. On relie ce point
aux extrémités de la diagonale et on obtient la moitie du carré. On reprend cette
opération sur toute la surface à forer (lot). On a ainsi une maille de 7m2 avec des
trous de 12m de profondeur et 25cm de diamètre. A l’aide d’un lit à plomb, s’assurer
d’avoir atteint 12m de profondeur du trou avant de déplacer la PV ???EXPLIQUER
PV ???.
Lors du forage de trous d’abattage, un échantillon est prélevé sur chaque 5m de
profondeur du trou pour analyser le cuivre et cobalt afin prévoir le jalonnement
lorsqu’on fera le changement du minerai après minage.

I.5.4. Problématique de forage et recommandations

Les points ci – après doivent faire l’objet d’une attention particulière lorsqu’on
réalise le forage :
➢ Aménager la piste ferme pour faciliter le déplacement sur chenille de la
PV 207 ;
➢ Respecter le diamètre de trous ;
➢ Prendre en considération la maille déterminée à la planification forage ;
➢ Utiliser l’eau de lubrification dans roche dure ou une roche ayant des
poches afin de permettre la moitié en surface des cuttings. Il en découle
que lorsqu’on fore rapidement, il y a risque de ne pas atteindre la
profondeur du trou, d’où la nécessité de forer lentement sur une roche
dure jusqu’à la traversée, car le non respect de la profondeur du trou
conduit à l’obtention des monuments et des gros blocs résiduels après
minage.

I.6. LE MINAGE

Le minage est une opération qui consiste à équiper d’explosifs les trous forés sur
un lot donné.

I.6.1. Matériels et supports utilisés

➢ Explosifs : produits chimiques qui se décomposent en libérant en un


temps très court des gaz à la température élevée provoquant ainsi une
importante augmentation de pression. On a utilisé à KOV les explosifs
suivants :
• ANFO, explosif solide à base de nitrate d’ammonium ;
• Emulsion, produit fluide, facile à transporter et composé de
gassing, de solution à base de nitrate de sodium et de l’eau ;
➢ Véhicules : un camion pour transport d’explosifs solides et un autre pour celui
d’une unité de changement émulsif AEL (Africa explosifs limited).

➢ Artifices :
• Détonateurs non électriques, Bench master de fond de trou,
constitué de pentolite, tetranipentaerytritol (pentolite),
d’observation PTN en anglais a des propriétés voisines de celles
de l’hexagone et mélange avec TNT, donne un explosif appelé
pentolite. Il constitue également le cœur des cordeaux détonants
des charges de démolitions et des charges amplificatrices pour
les explosions. Les pentolites de 400grammes sont utilisés dans
les trous de diamètre de 25cm et ceux de 150grammes dans les
trous de 4 pouces. La vitesse de détonation est de l’ordre de 500
millième de seconde. Ces détonateurs fond trou sont reliés aux
détonateurs surfaces par des tubes nonels de transmission
d’ordre non électrique.
• Détonateurs non électrique de surface, il y en a de plusieurs
retards 17,25, 42 millisecondes et des instantanés.

Charge primaire

Charge secondaire Tète allumeuse Charge relais

Tube contenant d’une charge


réactive

➢ Bench connotor, reliant les tubes de transmission d’ondes de détonateurs


surfaces d’un schéma de minage et portant une mèche qui sert
d’amorçage d’un minage à l’extrémité son tube de transmission d’ondes.
Selon le retard de détonateurs surfaces, il y a sur le schéma de minage une ligne qui
explose en premier (ligne de moindre résistance par ou se fait le dégagement des
produits fracassés).

I.6.2. Problématique de recommandations


Vu qu’il y a projection des blocs dans toutes les directions lors du minage, un
périmètre de sécurité est établi en tenant compte que les engins sont placés à une
distance minimum de 300m et des agents à 800m. Toutes les issues donnant accès
à la zone de minage sont barrées tout en s’assurant qu’aucun agent n’a évacué la
zone concernée en donnant un signal d’alarme avant minage. L’équipe de tir signale
la fin du minage pour libération de toutes issues.
Pour que le minage réussisse, les points suivants requièrent une attention
particulière :
• Soigner les trous et le raccordement des tubes de transmission
d’ondes de choc car le trou mal soigné et un mauvais
raccordement conduisent à des ratés ;
• Faire en sorte qu’il n’y ait pas de surcharge ;
• Eviter la sous charge qui conduit aussi à des ratés.
Un calcul de charge d’explosif est fait en tenant compte des paramètres suivants :
➢ Nature de la roche ;
➢ Profondeur du trou ;
➢ Diamètre du trou ;
➢ Ecartement entre trou (maille)(tableau no ???).

Tableau ????. Charge spécifique en fonction de la nature du terrain dans un trou de


25cm de diamètre et de 12m de profondeur.

Nature de la roche Maille Quantité ANFO (g/m3)

2 9*9 ou 10*10 < 200

2D 8*8 200 – 350

2D – 3 7,5*7,5 350 - 500

3 7*7 500 - 650

3 – 3D 6,5*6,5 650 - 750

3D 6*6 750 - 800

3D* 5*5 800 - 1000


Calcul de charge effectuée à KOV lors du minage dans un terrain du type 3 avec une
maille 7*7*12 = 588m 3
Charge spécifique : 550g/m3
➢ Charge totale : 588*0,55 = 323,4kg
➢ Densité linéaire ANFEX = 40kg/m
➢ Densité linéaire émulsion = 60 kg/m
➢ Hauteur de charge = 323,4/40 = 8,085m
➢ Dmax = ø.ρ= 0,102*30 = 3,06m
➢ Hauteur de bourre = 1*1,27*Dmax = 4,0m
➢ Sur forage butte (H butte)= 10m, profondeur trou= H butte + sur forage =
10 + 2 = 12m
Le bourrage est un bouchon réalisé avec cuttings et sert à maintenir en place la
charge de l’explosif.
Le bourrage sur forage permet d’atteindre le niveau voulu après minage ; le
dégagement des produits minés se fait suivant le cône de sautage. L’intersection de
ces cônes sur un bloc de minage donne que le dégagement des produits est effectif
sur 5m de profondeur.

I.7. Chargement, transport et terrassement

Dans la chaine de production de la mine à ciel ouvert KOV, le chargement,


transport et terrassement sont des étapes importantes car elles permettent une
continuité d’exploitation. Le produit de minage et autres doivent chargés, transportés
et mis en terril.
Pour maximiser l’utilisation de ces engins et avoir une production élevée, les
points suivants méritent une attention particulière de la part du chef chantier et
signaleur :
a) Positionnement de l’excavateur et de la benne
L’excavateur doit être positionné perpendiculairement à la butte et la benne
parallèlement à la chenille de l’excavateur pour qu’on ait un angle maximum de
giration de cette dernière de 45° au chargement. Dans le cas d’une chargeuse, la
benne se place parallèlement à celle-ci. Le chargement s’effectue alors latéralement
et le chantier doit être spacieux pour faciliter les manœuvres de la chargeuse tenant
compte de son encombrement qui est de ±9m en longueur.
b) Etat du chantier
Le chantier doit être propre, qu’il n’y ait pas de blocs jonchant le sol. Il faut le
nettoyer à contre temps, c’est-à- dire pendant le temps mort : manque de benne à
la pelle, visite de la pelle, ballastage de la piste. Un dozer pousse les blocs
tombant des bennes lors du chargement vers le front de taille et aménage le
chantier.
c) Etat de la piste
La piste doit répondre aux exigences suivantes : suffisamment large pour
permettre le croisement des bennes, bien reprofilé (bombé ou possédant un
devers vers la butte), être bien assurée pour supprimer les poussières qui peuvent
être la cause des accidents. A KOV, la largeur des pistes est de 16 à 17 m pour les
bennes TERAX 745 et 36 à 40m pour les CAT 793D. La pente maximale est de 8%.
Quant à la ridelle, elle a 2m. Un drain en maçonnerie (mur en pierres superposées
et assemblées par gunitage) de 1m de profondeur et de 10% de perte muni des
exutoires (barbes à canne pour extraire l’eau entre la paroi et le mur des pierres)
en PVC le long de drain collecte les eaux d’infiltration latérales et les déverse dans
ce dernier. Ce drain est en construction au niveau 1430 à l’ouest, lequel permettra
la collecte des eaux de pluie qui, par infiltration et en présence d’une roche argilo
talqueuse, ont été la cause du glissement de terrain. Signalons encore par cette
occasion que dans le même ordre d’idées de palier à l’éboulement, un récurage
s’observe afin d’éliminer cette zone argilo talqueuse au nord-ouest de KOV. Cette
fois-ci la hauteur des buttes est de 10m, les banquettes ont 10m de largeur et le
trimage réduit de 75° à 65°.
d) Etat de remblai
L’aire de stockage doit avoir les limites, les remblais doivent être propres. A KOV,
il y a trois sortes de remblais à savoir : le remblai cuivre ou on distingue le remblai
riche ou pauvre en cuivre, le remblai cobalt et enfin le remblai stérile ou une partie
est faite de la RSC pour ballastage. Les conducteurs des bennes devraient suivre
attentivement les instructions de la géologie pour savoir à quel remblai déverser
les produits et non courrir derrière la prime fonction du nombre de voyages
effectués, les signaleurs aux remblais devraient être attentifs à cet effet.
e) Dextérité de l’opérateur
L’opérateur doit être bien formé, bien entendu, il manipule des engins onéreux. Par
exemple, lors du chargement, commencer le chargement par des produits prêts de
la benne et manipuler les produits pendant le temps de manque des bennes à la
pelle pour gagner en temps de chargement.
f) Attelage
Après avoir prélevé à plusieurs reprises le temps du cycle complet de la benne,
vient ensuite le calcul du temps moyen du cycle complet moyen de chargement.
L’attelage se détermine par le rapport du temps moyen du cycle complet par le
temps moyen chargement. On a ainsi le nombre de bennes à atteler à l’excavatrice
pour que celle-ci ne chôme pas et qu’il n’y ait pas un fil d’attente aux bennes. Pour
deux chantiers se situant au même niveau, les bennes peuvent être chargées dans
un système à lendem sous l’ordonnancement du chef chantier.

I.8. Topographie
Le service de topographie est en collaboration avec la service de planification de
géologie et d’exploitation de la mine pour matérialiser le projet minier et a pour
but de:
- Déterminer le cubage avant et après l’exploitation ;
- Procéder au nivellement ;
- Implanter les crêtes ;
- Faire le levé des ouvrages.
Les matériels utilisés à ces fins sont les suivants :
- Logiciel GCOM ;
- Niveau à la lunette LEICA ;
- Théodolite électronique ;
- Un global positioning (GPS) ;
- Réflecteur à canne.

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