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Compte-Rendu

Modélisation

Présentation : Jadi Dan Baki Magagi Badamassi


Formateur : Rafik
Date : 08/09/2021
I. Introduction
La modélisation en informatique décisionnelle est un processus de description
simplifié de la structure, des associations et des relations liés à des données mis
à disposition afin d’extraire une information selon le besoin d’une entreprise.
Deux grands types de modèle d’analyse sont utilisés. UML et merise. En France
on utilise la méthode merise

II. Méthode Merise


C’est une méthode d’analyse et de conception des systèmes d’informations
développée en France dans les années 1970 par Tardieu Rochfeld à la demande
du ministère de l’industrie. Elle se base sur le principe de la séparation des
données et de traitements. Elle possède un certain nombre de principes
décomposés en plusieurs trois principaux niveaux tels que : Le modèle
conceptuel, le modèle logique et le modèle physique.

1. Modèle conceptuel des données MCD :


Il a pour but de représenter les données qui seront utilisées par le système
d'information de façon structurée. Le concept de base fait ressortir les entités,
les associations et les règles de cardinalités qui relient chaque entité à une
association.
Par ailleurs :
- Une entité représente un objet du système d'information (acteur,
document, concept, …), ou plus exactement un ensemble d’objets ayant
les mêmes caractéristiques. on met les informations nécessaires et
suffisantes pour caractériser cette entité. Ces informations sont appelées
propriétés.
- Une association représente le lien entre deux entités (ou plus). On doit
lui donner un nom. Une association possède parfois des propriétés.
- La cardinalité est le nombre de fois au minimum et au maximum où le
lien entre 2 entités peut se produire. Il y a trois valeurs typiques : 0, 1 et
N (plusieurs).
1.1 Règle de base pour la construction d’un MCD
1.1.1 Règle sur les propriétés
- Une Propriété Ne Peut Pas Apparaître Plusieurs Fois Dans Un MCD
(Toutes Les Propriétés D’un MCD Doivent Être Différentes Les Unes Des
Autres.)
- Toute Propriété Ne Doit Avoir À Un Moment Donné Qu’une Seule Valeur
Pour Une Occurrence. Par Conséquent, Un Nom De Propriété Doit
Toujours Être Au Singulier

1.1.2 Règles concernant les entités

- Toute Entité Doit Comporter Un Identifiant Qui Permet De Distinguer


Entre Elles Toutes Les Occurrences D’une Même Entité.
- Pour Chaque Occurrence D’une Entité, Il Doit Avoir Une Seule Valeur
Pour Chacune Des Propriétés À Un Instant Donné.

1.1.3 Règles concernant les associations

- Deux Occurrences D’association Ne Peuvent Pas Avoir Le Même


Identifiant. Pour Une Occurrence, L’identifiant Ne Doit Jamais Changer
De Valeur (L’identifiant Est Une Propriété Constante).
- Une Association Peut Avoir Des Propriétés, Mais Ce N’est Pas Obligatoire.

1.2 Les étapes de la construction d’un MCD :


La conception d’un MCD passe par plusieurs étapes qui consistent à :
- Recueillir les informations sur le besoin de l’entreprise à travers des
interviews avec les acteurs concernés, et la production d’un document
qui servira de base pour la conception. Il faut dans ce cas prendre soins
de recueillir les contraintes sur les données.
- Constituer un dictionnaire de données. Cette étape consiste à définir les
informations, entité et attributs issue du document de l’interview.
- Etablir les modèles en identifiant les entités issues du dictionnaire,
attribuer à chaque entité un ID ou le créer s’il n’existe pas et compléter
le dictionnaire des donner. Il faut aussi placer à chaque entité ses
propriétés et les relations qui les lient à d’autres.
- Valider après un contrôle des règles telles que : les règles de
normalisation, les règles de vérifications, les cardinalités etc.
- Transformer le modèle établi en schéma relationnel.

Comment établir un dictionnaire des données  ?


- Après le recueil des informations sur le besoin, l’élaboration du
dictionnaire de données doit être rigoureuse. Elle consiste à :
- Etablir une liste des données figurant sur le document de base (mis à
jour en fonction des entités sur lesquelles on crée un ID) en prenant soin
d’éviter les synonymes entre les mots.
- Eliminer les données calculées
- Eclater les données entités composées en propriétés élémentaires

Comment établir le Modèle après mise en place du Dictionnaire  ?


Après la mise en place du dictionnaire, la construction du modèle consiste à
repérer les entités en répondant selon le besoin et les objets de gestion, puis
attribuer des ID aux entités ou en créer lorsqu’elles n’existent, placer les
propriétés de chaque entité ( en vérifiant les règles de dépendances etc.),
placer les dépendances fonctionnelles entre entités
SUITE COMPTE RENDU (09/09/2021)

Passage au modèle logique (ou relationnel) :


Après la mise en place du MCD (recueil des besoins, dictionnaire de données,
vérification des différentes règles de conception, schéma relationnel), on passe
au modèle relationnel.
Le modèle relationnel représente une base de donnée comme un ensemble de
relation (ou tables a deux dimensions) qui contiennent un ensemble de tuples
(ou lignes) et des attributs (colonnes).

Dépendances fonctionnelles :
….

Passage du modèle entité relation au modèle relationnel :


Lorsque toutes les conditions et les règles de validation du modèle
entité/relation sont respectées, c’est à dire que l’entité/relation est à la 3FN ,
la transformation du modèle entité/relation au modèle relationnel se fait
suivant un ordre de règles bien établie à savoir :

- Transformer toutes les dépendances


- Transformer toutes les relations (n,n)
- Transformer les relations en entités (les entités sans propriétés peuvent
être supprimées)

Objectifs et contraintes :
Chaque entreprise a sa manière de gérer et d’exploiter des données en interne,
ce processus implique une contrainte ou des objectifs lié à l’activité de
l’entreprise. Il est impératif avant tout de connaitre et dégager les différentes
règles de l’entreprise afin d’atteindre les objectifs assignés en tenant compte
des contraintes qui s’imposent.
Pour cela il est important de dégager quelques règles importantes à savoir :

- Les règles de gestion : Associée au Niveau conceptuel, elles répondent


au quoi de l’entreprise.
C’est la traduction conceptuelle des objectifs choisis et des contraintes (liées
aux réglementations internes et externes) acceptées par l’entreprise. Elle
définit l’action à accomplir et la manière des calculs sur les données suivant
l’activité de l’entreprise.

- Les règles d’organisations : Pour atteindre un objectif, chaque entreprise


possède une manière de s’organiser selon son activité et selon les
prestations extérieures ce qui implique une organisation adaptée à ses
besoins qu’il ne faut pas perdre de vue

- Les règles techniques : expriment les conditions techniques de mise en


œuvre des taches suivant les règles d’organisations
D’une manière pratique l’idéal c’est de :

- Recenser des règles : à travers une fiche descriptive en langage courant


- Recenser les taches : chaque tâche comprend un descriptif des éléments
tels que le libellé de tâche, les conditions de déclenchement, résultats
produits, fréquence des tâches, durée de la tâche, règles associées et
commentaires. L’idéal c’est de répertorier dans un tableau pour être plus
visible

- Recenser les données : dresser une fiche descriptive le nom de la


donnée, sa définition, la structure, le type la quantification, les exemples
de valeurs, les commentaires, le niveau (Conceptuelle, organisationnelle,
physique), date de création.

Domaine d’activités :
Dans ce contexte il ‘agit de découper et regrouper les idées selon les
similitudes et les objectifs qu’elles visent, le but à atteindre et les données
qu’elles manipulent.
Isoler les un domaine d’activité en regroupant des actions cohérentes entre
elles.
Modélisation des traitements :
Le modèle conceptuel des traitements ou MCT permet de représenter de façon
schématique l'activité d'un système d'information sans faire référence à des
choix organisationnels ou des moyens d'exécution, c'est-à-dire qu'il permet de
définir simplement ce qui doit être fait, mais il ne dit pas quand, par quel
moyen ni à quel endroit de l'organisation

LES CARDINALITES ET LES DIFFERENTS TYPES D’ASSOCIATIONS :


De manière générale, les cardinalités d’une entité dans une association
expriment le nombre de fois qu’une occurrence de cette entité peut être
impliquée dans une occurrence de l'association, au minimum et au maximum.
C’est des règles qui traduisent la gestion propre à chaque entreprise. Elle fixe
les objectifs et les contraintes selon le mode d’organisation et le besoin de
chaque entreprise.
Les cardinalités prennent généralement les valeurs 0,1 ou N et se traduisent
0,1 au plus un(e)
1,1 un(e) et un(e) seul(e)
1, n un(e) ou plusieurs
0, n zéro ou plusieurs
SUITE COMPTE RENDU (10/09/2021)

Rappel sur les dépendances fonctionnelles et les fromes normaux


Dépendances fonctionnelles (DF)
Les dépendances fonctionnelles expriment la relation qui existe entre les
propriétés.
On dit d’une propriété B d’une entité E2 dépend fonctionnellement d’une
propriété A d’une entité E1, si pour chaque valeur A déterminé une seule
valeur de B.
Notation : A-->B et on lit A déterminé B ou B dépend fonctionnellement de A.
Rôle des dépendances :
Les dépendances fonctionnelles sont des techniques qui permettent de vérifier
la validité d’un modèle entité association
Lorsqu’on élabore un modèle entité association, le choix des propriétés n’est
pas une tâche automatique, c’est-à-dire que c’est à nous de placer ces
propriétés, donc la DF viennent nous aider à valider ou infirmer le modèle
qu’on a élaboré.
Pour valider le modèle E/A deux règles s’imposent :

- R1 : cette règle dit que chaque propriété non identifiant de l’entité, doit
dépendre fonctionnellement de l’identifiant de cette entité. En d’autres
termes l’identifiant doit déterminer toutes les propriétés de l’entité.
Lorsque cette règle n’est pas respectée, il faut soit écarter la propriété qui
ne vérifie pas cette règle, ou de trouver (changer) un nouvel identifiant
qui vérifier la R1.
- R2 : Une propriété dans une association (relation) doit dépendre
fonctionnellement des identifiants des entités qui participent à la
relation. En d’autres termes le couple d’identifiants des entités reliés par
une association doit déterminer ensemble la propriété de l’association.
Normalisation (formes normales):
Rappel :
Il existe deux manières de créer une base de données, soit à partir de :

- La modélisation ou élaboration du modèle entité association sur lequel


faut vérifier les règles de dépendances fonctionnelles.
- La décomposition de la table mère en sous table. Vérifier également les
DF entre les attributs de la table mère.
Une table est constituée de tuples (lignes) et des attributs ou colonne.
Définition :
La normalisation est un processus qui consiste à partir d’une table mère (ou
table universelle) composée de la totalité des attributs, sur laquelle on
applique un algorithme de normalisation pour avoir plusieurs tables. Cet
algorithme est tout simplement un ensemble d’étapes qui vérifient si les tables
sont dans des états bien définies. Ces états sont appelés les formes normales
(FN).
Processus de Normalisation :

Pour comprendre ce processus il est important de savoir ce que sont les formes
normales.
Formes Normales:
Il existe plusieurs formes normales dans le processus, mais les plus
fréquemment utilisé sont la 1FN, 2FN et 3FN.

- 1FN : la première forme normale a pour objet d’éliminer les groupes


répétitifs dans une table (appelée aussi relation).
Donc tous les attributs contiennent une valeur atomique.
Le processus de mise en première forme normale consiste à identifier le
groupe répétitif, c’est-à-dire un ensemble de propriétés qui ne
dépendent pas fonctionnellement de la table (ou entité mère).
Ensuite transformer le groupe répétitif de la table initiale en une
nouvelle table en ajoutant dans la clé (identifiant) de cette nouvelle table
la clé de la table mère (on aura donc une clé composée).
- 2FN : Pour que cette forme s’applique il faut obligatoirement être dans le
cas de la 1FN. Ensuite la 2FN ne concerne que les tables de la clé
composée.
Ainsi cette règle précise qu’il faut regrouper dans une table les champs
dépendant de la totalité de la clé, et dans une autre table regrouper les
champs dépendants d’une partie de la clé et faire de cette partie la clé
primaire de la nouvelle table.
- 3FN : elle ne s’applique sur les tables déjà en 2FN. Elle à pour objet
l’élimination des dépendances transitives.
Le processus de mise en place vise à conserver dans la table initiale les
champs dépendants directement de la clé.
Regrouper dans une table les champs dépendants transitivement de la
clé. Le champ de transition reste dupliqué dans la table initiale et dévient
la clé primaire de la nouvelle table

Règle de transformation du MCD au MRD


La transformation du MCD en MLD en premier lieu par la
transformation des entités. Ainsi toute entité est transformée en
table. Les propriétés de l’entité deviennent les attributs de la table, et
l’identifiant de l’entité devient la clé primaire de la table (la Notation
devient en majuscule.
Il existe 4 règles de transformation des E/A en relation qui sont
basées sur les cardinalités entre E/A.
- R1 : transformation des rélations de types (x,n)-(x,1)
Cette règle dit que toute entité est transformée en table, et les
propriétés deviennent des champs de la table. Afin de représenter
la relation, on duplique la clé primaire de l’entité (x,n) dans la table
de l’entité a cardinalité (x,1). On appel cet attribut clé étrangère.
Les deux tables sont jointes par une flèche nommée selon la
relation, qui pointe de la table à clé étrangère vers la table qui
contient la clé primaire correspondante.
- R2 : Transformations des relations binaires du type (x, 1)-(x-1)
Lorsque la relation est binaire de type (0,1)-(1,1), on duplique la
clé de la table basée sur la cardinalité (0,1) dans la table de l’entité
(1,1). Donc la clé de (0,1) devient clé étrangère dans la clé (1,1).
Lorsque la relation est binaire de type (0,1)-(1,1), on duplique la
clé primaire de l’une des tables et on l’ajoute comme clé étrangère
dans la seconde table. Dans le cas où l’association (relation).
Lorsque la relation est binaire de type (0, n)-(1,n)
- R3: Transformation des relations ternaires
On crée une table supplémentaire ayant comme clé primaire une
clé composée des clés primaires de toutes les tables reliées. Cette
règle s'applique de façon indépendante des différentes
cardinalités. Lorsque la relation contient elle-même des
propriétés, celles-ci deviennent attributs de la table
supplémentaire. Une propriété de la relation qui est soulignée
devra appartenir à la clé primaire composée de la table
supplémentaire.
SUITE COMPTE RENDU (13/09/2021)

Pourquoi modéliser les données ?


La modélisation a pour but d’éviter les redondances tout en
minimisant les espaces de stockage et surtout les risques
d’incohérences (anomalies transactionnelles). Elle facilite la
manipulation des données et évite les anomalies.
Qu’est-ce que la redondance ?
De façon générale la redondance désigne la répétition d’une
information sous différentes formes ou non, sans que cela ne soit
véritablement nécessaire. En informatique de données elle est
utilisée pour qualifier la duplication des données essentielles d’un
système. Elle est utile que lorsqu’elle est voulue dans un traitement.
Mais en bases de données relationnelles elle est mentionnée pour
éviter les problèmes en ajouts, en modification ou en suppression.

Travaux dirigés :
Exercice 1 :
Modèle conceptuel de données
- Dictionnaire des données
Entité Données Type de
données
Id_agence Entier
Agence Nom_agence Caractère
Directeur_agence caractère
Commune Id_commune Entier
Nom_commune Caractère
Id_comptable Entier
comptable Nom_comptable Caractère
Date_naissance Date
Num_tel Entier
Id_exploitation Entier
Exploitation Nom_exploitation Caractère
SAU_exploitation caractère

MCD :

Remarque : les cardinalités maximales des branches de l’association


sont toutes de types [1, n], ce qui signifie que toutes les associations
répondent à la 1 de la normalisation.
Passage au MLD :

Remarque :
Les cardinalités entres les entités étant de types [1, n], cela implique
que les clés primaire des entités père (n) deviennent des clés
étrangères dans les entités fils(1).

Exercice 2 : Gestion des logements dans une agence immobilière.


Dictionnaire des données
Entité Données Type de données
Id_logement Entier
Add_logement Caractère
Logement Superficie Caractère
Prix_loyer
Id_locataire Entier
Nom_locataire Caractère
Locataires Prenom_locataire Caractère
Date_naissance Date
Num_tel Entier
Id_type Entier
Type logement Charge_forfaitaire entier
Insee_commune Entier
commune Nom_commune Caractère
Distance_agence Caractère
Nombre_habitant Caractère
Quartier Insee_quartier
Nom_quartier

MCD
MLD

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