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TOUTE INNOVATION EST UN

EGAREMENT ET TOUT
EGAREMENT MENE EN ENFER.

Rédigé par : MOHAMADOU ESSEWE IMAM A


LA MOSQUEE SORBONNE.

25 MARS 2016
Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

Sommaire

Introduction ------------------------------------------------------- 2
I. Les conditions pour qu’un acte soit valide ----------------------------- 3
II. Les types d'innovations (actuelles chez nous) -------------------------- 6
i. L'innovation réelle [al-bid’at-ul-Haqîqiyyah] ------------------------- 6
ii. L'innovation additive [al-bid‘at-ul-Idâfiyyah] ------------------------ 7
iii. L'innovation au délaissement [al-bid’at-ut-Tarkiyyah] ---------------- 18
III. L’innovation détruit la Sounna ------------------------------------ 19
a. L'innovateur ne pourra se repentir tant qu'il reste dans son innovation --- 19
IV. Le danger de l’innovation --------------------------------------- 20
1- Toute innovation est mauvaise ----------------------------------- 21
2- Il n’existe aucune bonne innovation ------------------------------- 22
V. Le Sabre tranchant contre les gens de l'innovation -------------------- 23
VI. Réponse à une ambiguïté des innovateurs --------------------------- 26
1- Le comportement envers les innovateurs --------------------------- 28
Conclusion -------------------------------------------------------- 32

MOHAMADOU ESSEWE IMAM A LA MOSQUEE


SORBONNE
1
Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

Introduction

Au nom d’Allah l’infiniment miséricordieux, le très miséricordieux. Louange à Allah,


nous le louons nous implorons son aide et son pardon et nous nous mettons sous sa protection
contre notre propre mal et nos mauvaise actions, celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer et
celui qu’Allah égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorer
à part Allah, seul et sans associer et j’atteste que Muhammad est son serviteur et Messager.

Allah l’a envoyé avec la voie droite et la religion de vérité enfin qu’elle triomphe sur toute les
autres religions. Le Prophète (SAÇ)1 a en effet transmis le message et fit parvenir le dépôt et
conseilla la communauté ; que la prière, le salut et la bénédiction d’Allah soient sur lui, sur sa
famille, sur ses compagnons et sur tous ceux qui emprunteront son chemin jusqu’au jour de
résurrection.

Selon l’Imam Muhammad Ibn Abdoulwahhab la Bid’ah signifie Invention ou Innovation en


religion : « Il s’agit de toute croyance ou parole ou bien action inventer après la mort du
Prophète (SAÇ) réaliser dans le but d’adorer ou de se rapprocher d’Allah, et qui ne repose sur
aucune preuve tiré du Coran ou de la Sunnah.»

1 C’est une abréviation de la formule en arabe : Sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam


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Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

I. Les conditions pour qu’un acte soit valide

Pour que l’adoration soit acceptée, il faut obligatoirement réunir deux conditions :
1. La première, l'acte doit être accompli sincèrement pour Allah.
2. La deuxième, un suivi absolu du messager d’Allah dans l'acte accompli.
Il faut obligatoirement une sincérité absolue pour Allah seul, en ne lui associant aucun autre
associé et aucune adoration ne doit être vouée pour autre qu’Allah.
Il faut obligatoirement un suivi absolu du Prophète. Il est donc obligatoire d'adorer Allah en
conformité avec ce qui a été transmis par le noble messager (SAÇ).
Ce qu’on vient de mentionner est ce qu’implique l’attestation : « qu’il n’y a pas de divinité
digne d’être adorer si ce n’est Allah et de l’attestation que Muhammad est le Messager
d’Allah ».
Effectivement, attester « qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorer si ce n’est Allah »
implique que l’action doit être accompli sincèrement pour Allah seul, en ne dédiant aucun
type d’adoration pour autre que lui, car il incombe que toute adoration doit être accomplie
sincèrement pour son visage (qu’il soit glorifié et exalté).
De même l’attestation (que Muhammad est le Messager d’Allah) implique que l’adoration
doit être en conformité avec ce qui a été transmis par le noble Messager (SAÇ) c’est-à-dire
exactement comme il a fait soit en quantité soit en qualité.
Ainsi, on n’adore point Allah par les innovations, les nouveautés et les actes répréhensibles ne
reposant sur aucune preuve légiférée par Allah ni par son Messager (SAÇ).
En somme, tout acte doit être effectué sincèrement pour Allah, autant qu’il doit être en
conformité et en concordance avec la sunna de notre Prophète Mohammad (SAÇ).
En d’autre terme, si l’une des deux conditions de l’acte n’est pas respectée alors il sera rejeté
sur son auteur et ne sera pas accepter auprès d’Allah (AWD)2.
Sans conteste, Allah (AWD) dit au sujet du rejet de l’acte lorsqu’il est dépourvu de sincérité

2 C’est une abréviation de la formule en arabe : Allah-azza-wadjal

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Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

Le noble Messager (SAÇ) dit au sujet du rejet de l’œuvre lorsqu’elle est fondée sur une
innovation

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II. Les types d'innovations (actuelles chez nous)


i. L'innovation réelle [al-bid’at-ul-Haqîqiyyah]

Ach-Châtibi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « L'innovation réelle est celle dont
aucune preuve légale ne témoigne, ni dans le Coran, ni dans la Sunnah, ne prend appui
ni sur le consensus, ni sur aucun type d'argumentation prise en considération chez les
gens de science, que ce soit dans l'ensemble ou dans le détail. C'est la raison pour laquelle
elle fut appelée innovation parce que c'est une chose inventée à partir d'aucun
modèle précédent même si l'innovateur refuse que lui soit attribué le fait de scission avec
la législation islamique puisqu'il prétend en faire partie par ce qu'il a déduit en vertu
des preuves. Mais cette prétention n'est pas valable, ni en elle-même, ni en apparence.
En elle-même, cela apparaît par l'exposition. Quand a l'apparence, ces arguments sont
des présomptions et non des preuves s'il veut argumenter, l'affaire est donc claire. »
[Source : Al-I‘tisâm, tome 1, page 286]

1- Le Maouloud du prophète (SAÇ).


l’Imam Aboû Hafs Tajad-Dîn Al-FAKHÂNÎ (qu’Allah lui fasse Miséricorde) a dit : « Un
groupe de musulman ma plusieurs fois interroger sur le fondement dans la religion de la réunion
faite par certains [musulmans] pendant le mois de Rabi al-Awwal qu’ils appelle « AL-
MAWLID », et mon demandé une réponse claire et ont désiré une explication nette. J’ai dit,
avec l’aide d’Allah : « je ne connais pas des preuves issues du Coran ou de la Sunnah prouvant
la raison d’être de cette fête, et personne parmi les savants exemplaires de cette communauté
comme l’ayant rapporté. Cette fête est donc une innovation de ceux qui profèrent les mensonges
et veulent satisfaire leurs instincts primaires. »

[Source : Rissalat al-Mawrid Fi ‘Amal Al-Mawlid.]

Et le Prophète (SAÇ) dans un hadith d’Umar (qu’Allah l’agrée) rapporté par Boukhari dans
son recueil authentique a dit aussi : « NE ME COUVREZ PAS EXAGÈREMENT D’ÉLOGES
COMME L’ONT FAIT LES CHRÉTIENS AVEC JESUS LE FILS DE MARIE. CAR JE NE
SUIS QU’UN EXCLAVE. DITES : L’EXCLAVE D’ALLAH ET SON MESSAGER. »

De même, aucun de ses quatre califes bien guidés, ne l’a fait, ni aucun compagnon ; ni aucun
de ceux qui les ont suivi ( Tâbi ine) avec perfection parmi les trois ou quatre générations préféré
d’Allah et plus pire que cela le Prophète (SAÇ) en personne lui-même ne l’a jamais fait et n’a
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jamais songé à le faire. Nous en déduisons que c’est une innovation. Notons bien que cette

innovation dans l’histoire a commencé à la fin du VIe siècle de l’hégire. Donc tout ceux-là (le

Prophète (SAÇ) ses califes, ses compagnons, les trois ou quatre générations préférées d’Allah)
ne connaissaient même pas cela. Qu’Allah nous en préserve.

2- Le fait de prier à travers les morts.


3- Le fait d’aller prier dans les cimetières ou sur les tombeaux des saints ou des Prophètes.
D’après Djoun dop Ibn Abdilahi al badjali dit : j’ai entendu le Messager de Dieu (SAÇ) cinq
jours avant sa mort dire : « écoutez-moi ceux qui vous ont précédé prenaient les tombeaux de
leurs Prophètes et de leurs savants comme mosquée ne prenez pas ma tombe pour lieu de prière
car je vous l’interdis » hadith authentique rapporté par Muslim.

ii. L'innovation additive [al-bid‘at-ul-Idâfiyyah]

Ach-Châtibi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Quant à l'innovation additive, c'est
celle qui renferme deux défauts. Le premier est qu'elle a une certaine relation avec les
preuves (al-adillah) et n'est donc pas de ce point de vue une innovation. L'autre est
qu'elle n'a pas de relation avec les preuves tout comme que l'innovation réelle (al-bid’at-
Haqîqiqyyah) parce que ce sont des présomptions conjecturales et non des preuves.
Dès lors que l'acte qui possède deux défauts ne se défait pas d'un des deux bouts, nous
lui avons apposé cette domination qui est : l'innovation additive, c'est-à-dire : qu'elle est
d'un des deux points de vue une Sunnah parce qu'elle repose sur une preuve (mais qui
est générale) ; et que de l'autre point de vue, c'est une innovation parce qu'elle repose
sur une présomption et non sur une preuve ou qu'elle ne repose sur rien. La différence
entre les deux au niveau du sens est que la preuve quant à son origine est fondée, mais
qu'elle ne l'est pas quant aux modalités, circonstances et détails, alors qu'ils nécessitent
une preuve, parce que l'innovation a lieu le plus souvent dans l'adoration et non les
simples habitudes. » [Source : Al-I‘tisâm, tome 1, page 286]

1- Le chapelet. Lorsque l’Eminent savant Cheick Salih as souheymi fut interrogé sur le
jugement du chapelet en Islam et dans l’adoration il répondit : « son jugement est que c’est une
chose vilaine, une abomination, une saleté, une innovation et une pratique contraire à la voie
du Messager d’Allah (SAÇ). elle fait partir des signes des innovateurs et ce genre de pratique

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les caractérise débarrasse-toi en et jette là à la poubelle serviteur d’Allah, jette là à la poubelle,


sort et jette la dans les bidons d’ordure. »
Il n’est pas confirmé du Prophète (SAÇ) qu’il s’en servait, ni qu’il utilisait des pierres pour
faire des adhkars ou qu’il se servait des noyaux des dattes comme mentionné dans un hadith
faible ou il aurait approuvé jouweyriyah qui se servait des noyaux pour le adhkar.
Ce qui vient appuyer l’interdiction du chapelet de façon catégorique est la parole d’un des
grands compagnons du Prophète (SAÇ) nommé Abdallah Ibn Massoud (RA). Effectivement,
Ibn Massoud (RA)3 s’est présenté à des personnes assises en cercle dans la mosquée alors que
chacune d’elles tenaient un nombre de cailloux ou de noyaux de dattes. Parmi elles, un homme
leur criait : « glorifié Allah 100 fois, unifié le 100 fois, magnifié sa grandeur 100 fois » ; dès
lors ces personnes dénombraient leurs invocations à l’aide des cailloux ou des noyaux des dattes
jusqu’à ce qu’ils arrivent au nombre demandé. Abdallah Ibn Massoud (RA) se tint debout face
à eux et leur dit : « Que faites-vous ? » il répondit : « Ô! Abou Abderrahmane ce sont seulement
des cailloux avec lesquelles nous faisons nos tasbihs ». Il rétorqua alors : « comptez plutôt vos
mauvaises actions, je vous garantis que vous ne perdrez alors rien de vos bonnes actions !
Malheur à vous communauté de Muhammad ! Que votre perte fut rapide ! Regardez ! Les
compagnons du Prophète (SAÇ) sont encore nombreux parmi vous ! Les habits du Prophète
(SAÇ) ne sont encore usés et sa vaisselle n’est pas encore endommagée. Je jure par celui qui
détient mon âme entre ses mains, soit vous êtes sur une religion plus droite que celle de
Muhammad (SAÇ) (SUNNAH), soit vous avez ouvert une porte menant à l’égarement (bid’ah
ou innovation ?!) ils rétorquèrent : « Par Allah, Ô Abou Abderrahmane ! Nous ne voulions
qu’accomplir le bien ». Il répliqua alors : « Hélas ! Combien des gens veulent le bien sans
jamais l’obtenir ». Ce récit a été rapporté par Al-Dârimy dans ces "Sounans " (1-p68-69) et Al
albani l’a mentionné dans [Silsilat Alsahiha] (n° 2005)
Tel est l’avis de tous les savants ou érudits en Science Islamique lors de leur fatwas sur le
délaissement du chapelet qui ne fait pas parti de cette religion. Parmi eux nous avons entre
autres Cheikh Al Albani, Saleh al Fawzan, Abdoul-Aziz Ibn Baz …
De plus ce qui est étonnant de nos jours les cœurs des musulmans sont plus durs que les
pierres, ils ne font que reproduire a la lettre ce que leurs parents faisaient aveuglement et
bêtement sans chercher à connaitre la verite,quand les chercheurs de vérité leur exhorte ils ne
les écoutent pas car ces derniers ne parlent pas de ce qu’ils aiment, ils pensent par leur
ignorance qui a obscrue leurs cœurs et qui ne réagit plus au rappel que cette religion est
héréditaire. ALLAH dit :<<Puis, en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis ; ils sont

3 C’est une abréviation de la formule en arabe : RahimahuLlah

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devenus comme les pierres ou même plus durs encore ; car il y a des pierres d’où jaillissent
les ruisseaux, d’autres se fendent pour qu’en surgisse l’eau, d’autres s’affaissent par crainte
D’ALLAH. Et ALLAH n’est certainement pas inattentif de ce que vous faites. »Coran s2 v74
S’adressant à ces musulmans qui pensent que la religion pour nous c’est suivre nos
parents du village et non rechercher la vérité sur leur égarement ALLAH dit : «Et c’est
ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens
aisés n’aient dit :Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs
traces ;il dit :Même si je viens a vous avec une meilleure direction que celle sur laquelle
vous avez trouvé vos ancêtres ?Ils dirent : « Nous ne croyons pas au message avec lequel
vous avez été envoyés »Nous nous vengeâmes d’eux. Regarde ce qu’il est advenu de ceux
qui criaient au mensonge »Coran s43 v23, 24 et 25
QUESTION : Comment le Prophète à faisait le tasbih ?
Réponse : selon Abdillahi Ibn Amr (RA) qui dit « j’ai vu le Prophète (SAÇ) faire le tasbih
en utilisant ses doigts de la main droite ». Hadith authentique rapportés par Abou Dawoud et
Tirmidhî. Authentifié par Cheikh AL Albani dans Sahiha al Djami

2- Le qounoût lors de la prière de Soubh.


le qounoût pendant la prière de l’aube de façon continuelle est une innovation comme
l’ont rapporté les compagnons de Prophète (SAÇ) parmi ceux-là il y a Abi Malik Al ach djayy
qui dit : « j’ai demandé à mon père Ô ! père toi qui a prié derrière le Prophète (SAÇ) et derrière
Abou Bakr et Umar et Ousmane et Ali ici à Koufa (Iraq) pendant cinq ans. Faisaient-ils le
qounoût pendant la prière de l’aube ? le père répondit en souriant : « Ô ! mon fils c’est une
bid’ah » hadith authentique rapporté par Ibn Mâjâh.
3- Les vilaines paroles prononcées par les fidèles musulmans au moment de l’Âdhan.
Il a été rapporté de la Sunna du Prophète (SAÇ) d’après un hadith d’Abou Saïd que le
Prophète (SAÇ) disait : « lorsque vous entendez le Muezzin faire son appel répétez exactement
ce qu’il est entrain de répéter » hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
Et des hadiths similaires ont été rapportés par beaucoup de compagnon comme le calife Umar
et autre (RA) pour plus d’information consulté les recueils authentique de Boukhari et
Mouslim et les [Sounans].
4- Le fait que l’imam ou un autre fidèle fasse une douâ pour l’ensemble des prieurs à
la fin des prières obligatoires chaque fois sans aucune cause quelconque.

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Il a été rapporté dans la Sunna authentique du Prophète (SAÇ) qu’Il disait : « la clef de la
prière est la purification. Ce qui interdit toute parole et tout acte blâmable dans la prière est le
Takbir d’ouverture et ce qui termine la prière et qui rend autorisé la parole et d’autre acte est la
salutation finale. »
Il en ressort de ce hadith, que la fin de la prière est marqué par les salutations final dans la
Sunna du Prophète (SAÇ) et non par la douâ que les gens font en groupe à la fin de ces prières,
en outre, le Prophète (SAÇ) nous a recommander de faire beaucoup de rappel ou dhikrs après
la salutation final de l’imam ; marquant la fin de cette prière et terminez par faire des invocations
individuellement et non en groupe comme cela a été rapporté dans le recueil de l’imam
Mouslim. Mais en cas de nécessité comme la mort d’un des fidèles l’on pourra effectuer cela
mais pas de façon habituelle car cela constitue une nécessité de force majeur.
5- Le fait que les fidèles s’ordonnent après chaque prière obligatoire de répéter les
dhikrs avec un nombre bien déterminé en se disant que le Lamido ou le gouverneur a
ordonné cela pour éloigner les fitnas dans la région ou le pays comme le fait de

répéter « ‫»ﻳﻠ ﺳﻼ ﻢ‬
Cela n’a aucun fondement dans notre religion car, en cas de menace au sein de la population
le Prophète (SAÇ) ordonnait que tout le monde se repentent de ses pêchés. Ces dangers qui
menacent la population sont dus à l’ensemble des désobéissances de cette dernière envers les
lois d’Allah (AWD). Notons qu’Allah n’envoie jamais son cataclysme à un peuple sans que ce
dernier n’ait transgressé les limites imposées par Allah (AWD). Allah (AWD) nous
dit : «Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même ; et quiconque s’égare
ne s’égare qu’à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d’autrui. Et nous n’avons
jamais puni un peuple avant de lui avoir envoyé un messager. » Coran S17 V15. Allah dit
encore : « Si les gens des cités avaient cru et avaient été pieux, nous leur aurions certainement
accordé des bénédiction du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et nous les avons saisis, pour
ce qu’ils avaient acquis. Les gens des cités sont-ils sûrs que notre châtiment rigoureux ne les
atteindra la nuit, pendant qu’ils sont endormis ? Les gens des cités sont-ils sûrs que notre
châtiment rigoureux ne les atteindra pas le jour pendant qu’elles s’amusent ? Sont-ils à l’abri
du stratagème d’Allah ? Seuls les gens perdus se sentent à l’abri du stratagème d’Allah » Coran
S7 V96-99.

En conclusion, le seul issu quand la population est en danger est le retour vers Allah (AWD)
à travers des repentir sincère de nos pêchés et d’adresser beaucoup des invocations à Allah qui

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est le seul à pourvoir repousser cela et de prier. Donc ce sont ces innovations que nous avons
inventé qui au lieu d’être agréer par Allah provoque plutôt son courroux car, cette démarche
n’a aucun fondement dans la Sunna du Prophète (SAÇ) ni dans le livre d’Allah (AWD) le
Coran.

6- Essuyer le visage après avoir effectué une invocation sauf pour le sommeil.
Notons dans cette rubrique, que tous les Hadiths rapportés stipulant que le Prophète (SAÇ)
essuyait le visage comme le font malheureusement certains musulmans de nos jours ignorants
de leur religion, sont faibles et ne doivent donc pas être pris en considération, parmi ces hadiths
faibles nous pouvons citer en guise d’information ce hadith rapportés par Abou Dawoud et
Tirmidhî ayant pris d’un compagnon nommé Muhammad Ibn Kab ou le Prophète (SAÇ) aurait
dit à ses compagnons : « lorsque vous faites vos invocations (douâ) levez vos deux mains en
orientant vos paumes de mains vers le ciel et non le côté opposé. Et lorsque vous terminer cette
invocation essuyez vos visages. » Les rapporteurs de ce hadith énuméré ci-dessus affirment
qu’il est faible. De plus les grands Imams et Savants chercheurs de la vérité de cette
communauté nous confirme cette interdiction d’essuyer le visage après la Dou’as parmi cela ;
nous avons l’Imam Al baihaghi ( Rahima houlla) qui affirme « Le fait de ne pas essuyer le
visage à la fin d’une invocation est le plus authentique » l’Imam An-nawawi allant dans le
même sens affirme : « En ce que nous connaissons dans la science du Hadith, nous n’avons
jamais trouver un Hadith authentique et bon attestant que le Prophète (SAÇ) essuyait son visage
à la fin de ces invocations (douâ) ». Malgré que beaucoup de musulmans par manque de science
le font. Nous tenons à les rappeler une fois de plus qu’il faut deux conditions pour qu’un acte
d’adoration soit accepté en islam : la sincérité et le suivi du Prophète (SAÇ). En outre, comme
nous l’avons énuméré ci-haut le Prophète (SAÇ) quand il s’apprêtait à dormir la nuit, après
avoir fait ses petites ablutions joignaient ses deux mains et récitait les trois derniers sourates du
coran selon le Mushaf, il soufflait et essuyait tout son corps en commençant de la tête et cela
trois fois de suite hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
7- Prononcer l’intention à haute voix.
Il n’est pas du tout légiféré de prononcer l’intention avec les paroles car le Prophète (SAÇ)
n’a jamais prononcé l’intention avec les paroles. Mais plutôt dans ce qui a été rapporté ; quand
le Prophète se levait pour la prière il disait : « Allâhu Akbar » et il ne disait rien avant cela, il
ne prononçait jamais l’intention. Il ne disait jamais : « j’ai l’intention de prier telle prière, en
direction de la Kaaba, comportant quatre rakats en tant que Imam ou quelqu’un qui prie derrière

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un Imam et il ne disait jamais prière à son heure, ni prière de rattrapage, ni prière obligatoire de
telle ou telle heure. Tout ceci sont les dix innovations. Et personne n’a rapporté cela parmi les
Hadiths figurant dans une chaine authentique ni une chaine faible ni une Mousnad [hadith
ou tous les rapports sont présents ; du compagnon ayant pris de la bouche du Prophète
(SAÇ) jusqu’au dernier des rapporteurs] ni Moursal (hadith ou le compagnon est absent).
Aucun mot de tout ce qu’on a cité n’a été rapporté ; ni par un des compagnons du Prophète
(SAÇ), ni par un des Tabi-ine, ni par les quatre Imams ».
Les sources de toutes ces paroles viennent de Tirmidhî et d’Ibn Maja et comme le dit les
Savants « si c’était un bien ils nous aurait devancé ».
8- Le fait de tracer les rangs dans les mosquées avec des rubans adhésifs.
Il faut savoir ici que le Prophète (SAÇ) a son temps avait désigné des compagnons spéciaux
pour l’alignement des rangs des musulmans lors des prières on appelait ces compagnons les
Moussawirines. Tant que ces derniers ne signalaient pas au Prophète (SAÇ) que les rangs sont
bien alignés le Prophète ne lançait pas la prière. Et de tant en tant, le Prophète quittait sa place
après l’Iqama pour toucher les épaules de ses compagnons du premier rang s’assurant qu’ils
sont bien alignés. Or le fil existait au temps du Prophète (SAÇ) mais le Prophète (SAÇ) n’a pas
ordonné à ces compagnons de tracer les rangs avec les fils. Alors qu’il avait cette possibilité.
Donc si nous aujourd’hui nous traçons les mosquées avec les fils au lieu de désigner les
Moussawirines comme au temps du Prophète (SAÇ) nous avons ainsi ouvert une voie menant
à l’égarement, et comme le dit les savants passés avant nous : « si c’était un bien ils nous
aurait devancé ».
9- Lever l’index au moment de l’attestation de foi après les ablutions.
Dans un hadith authentique le Prophète (SAÇ) nous disait : «quiconque fait bien ses
ablutions puis lève ses yeux vers le ciel tout en prononçant l’attestation de fois verra les huit
portes du paradis s’ouvrir devant lui le jour dernier et il entrera par la porte qui lui plaît ».
Ainsi, le Prophète (SAÇ) recommandait sa communauté à travers ce hadith de lever les yeux
vers le ciel lors de l’attestation de foi et non l’index comme le font les musulmans par ignorance
et manque de science de nos jours. Qu’Allah nous en préserve.
10- Le fait que les gens effectuent le Tayamoum en essuyant les avant-bras.
Ammar Ibn yâssir (RA) dit : « j’étais en état de djanaba et je n’ai pas trouvé d’eau. Je me
suis vautrer comme l’âne sur la terre et j’ai prié j’ai informé cela au Prophète (SAÇ) qui m’a
dit : il te suffit de faire ceci, le Prophète (SAÇ) a frappé le sol avec ces deux mains et puis il a
soufflé et puis il a essuyé son visage et ses deux mains. » Hadith authentique rapporté par

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Boukhari et Mouslim. Ce hadith vient interpréter la S5 V6 du coran. Ce hadith et beaucoup


d’autres rapportés, nous décrivent bel et bien que lors du Tayamoum le Prophète (SAÇ)
essuyait le visage et les deux mains jusqu’aux poignets. Même s’il y a divergence des Savants
sur cela, nous devons nous tenir aux paroles du Prophète (SAÇ) qui lorsqu’elles sont
présentes et authentiques, les paroles des savants sont mis à l’écart, car le Prophète comme
Allah le dit dans le coran S53 V3-4 « Il ne prononce rien sur l’effet de sa passion ce n’est rien
d’autre qu’une révélation inspiré ».
11- Effectuer les petites ablutions après le grand lavage avant de prier sans pour autant
avoir perdu cela.
Comme cela nous a été rapporté par Aïcha (Radillahou an ha) : « le Messager de Dieu
(SAÇ) ne faisait pas les Ablutions après le lavage pour la djanaba. » Rapporté par les
compagnons de la Sunna. Telle sont les paroles d’Ibn Maja.
Dans la version d’Abou Dawoud : « le Prophète (SAÇ) se lavait après il priait deux rakats ou
autre prière on ne le voyait pas faire les ablutions encore après le lavage. » hadith authentique.
En outre, nous savons que le Prophète (SAÇ) des fois faisait les petites ablutions pendant son
lavage et des fois il ne faisait pas. Mais cela ne l’empêchait pas d’aller prier immédiatement
après son lavage sans faire de suite des petites ablutions. Comme cela a été rapporté par tous
ses compagnons, les Tabi ines et les savants en science.

12- Les jeunes qui suivent aveuglement la secte nommée Djamâa tabligh.
Notons ici que, cette secte fondé par Muhammad ilyass est née en Inde (Pakistan) et se
caractérise par six piliers qu’il appelle (as siffatou sixt) :
a- La bonne parole (Lâ ilâha illâ l-lâh),
b- Le fait d’accomplir la prière étant concentré et craintif,
c- La science basée sur le rappel,
d- La générosité avec les musulmans,
e- Sincérité,
f- Al hou Rouch (sortir dans le sentier d’Allah) c'est-à-dire une sortie de 3jours ou
1semaine ou 40jours dans les mosquées pour appeler les gens à l’égarement.
Nous vous posons la question de savoir l’Islam est bâti sur combien de pilier ?
Pour plus de détails sur cette secte nous vous renvoyons consulté les livres suivants :
i- Taarraf ala djamaa’at Tabligh al ahbab du Cheikh Sultan Ibn Abderrahmane al
Îd

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ii- Tablighin nissaab du Cheikh Muhammad Ibn Ibrahim al Shaykh


13- Les femmes se lamentant par des cris et des pleurs par tapage lors d’un deuil.
Le Prophète (SAÇ) dit : « le mort souffre des cris et des lamentations que le vivant pousse à
son égard.» rapporté par Boukhari dans la version de Mouslim il dit : « le mort pleuré à haute
voix subit par là des supplices. »
Quand le Prophète (SAÇ) reçut de la part des femmes le serment d’allégeance, dit Oum mou
attia, il recommanda, entre autre de ne jamais pousser des cris à la mort de quelqu’un. Il dit
encore : je dénonce toute femme qui pousse des cris, s’arrache des cheveux ou se déchire les
habits. Rapporté par Boukhari
Néanmoins, il n’est pas interdit de laissé couler ses larmes. A l’occasion de la mort d’Ibrahim
fils du Prophète (SAÇ) celui-ci dit : « les yeux versent des larmes le cœur est gros, mais nous
ne disons rien qui offense Dieu. Nous sommes bien affligés de ta perte Ibrahim ! ». Rapporté
par Boukhari.
Le Prophète (SAÇ) pleura à la mort de sa petite fille, Omama fille de Zaynab. Ses compagnons
lui dirent : « envoyé de Dieu toi aussi tu pleures ? N’as-tu pas interdis de pleurer ? Il répondit :
ce sont les larmes de la compassion que Dieu a placé dans les cœurs de ses serviteurs. Dieu a
pitié se ceux qui ont la pitié ». Rapporté par Boukhari.

14- Le rassemblement des gens au 7èmeet au 40ème jour d’un deuil musulman.
Le deuil d’un musulman ou d’une musulmane ne doit pas dépasser les trois jours, à moins que
le décédé ne soit le mari d’une femme et dans ce cas le deuil observé par la femme dure 4 mois
et 10 jours. Allah (AWD) nous dit : « Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laisse des
épouses : celles –ci doivent observer une période d’attente de 4 mois et 10 jours… » S2 V234.
Le Prophète (SAÇ) dit : « la femme ne doit pas porter le deuil pour un mort plus de trois jours,
sauf pour son mari, elle doit l’observer pendant 4 mois et 10 jours. » rapporté par Boukhari et
Mouslim.
15- Le fait de se rassembler et de réciter sur un mort des sourates Ihlass, YÂSIN et
autres.
Dans Minaj al-Mouslim l’imam Aboubakar djaber al Djazaïri, nous dit : « c’est une
innovation blâmable. » Il n’existait pas du temps des vertueux prédécesseurs de notre
communauté, ni était pratiqué par ceux qui vivaient aux siècles favoris de l’Islam c’est-à-dire
les trois ou quatre première génération qui sont les plus aimés d’Allah (AWD) et les
meilleurs de cette communauté comme nous a mentionné le Prophète (SAÇ) dans un Hadith

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authentique. Tout ce qui n’était pas de la religion de ces générations, ne peut nullement l’être
pour ceux qui le suivent. Et l’Imam Malik Ibn Anas (RahimahuLlah) nous dit : « le succès des
dernières générations de cette communauté ne s’obtiendra qu’avec ce qui a constitué le succès
des premières générations. »

16- D’autres mosquées qu’Allah nous en préserve font deux (02) appels du Muezzin
pendant les prières obligatoires autres que Soubh et Vendredi au lieu d’un appel.
Le fait de faire deux appels, dans les prières obligatoires autre que la prière de Soubh et la
prière du vendredi (suivant la Sunna des quatre califes bien guidés) est une innovation totale
dans cette religion. Il n’a jamais été rapporté dans les Sunna du Prophète (SAÇ), ni parmi ses
Hadiths authentiques, ni faibles, ni Moursal, ni Mousnad que le Prophète (SAÇ) avait ordonné
à ses Muezzins (Abou Mahdhoura, Bilal Ben Rabah, Abdallah Ibn Zaïd, Ibn Umm Maktûm) de
faire deux appels au lieu d’un comme le font d’autre mosquées égarées et éloignées
complètement de la Sunna du Prophète (SAÇ) de nos jours. Allah nous rappel dans le Coran
« Vous avez certes eu en eux un bel exemple à suivre, pour celui qui espère en Allah et au jour
dernier ; mais quiconque se détourne… alors Allah se suffit à lui-même et est Digne de
louange » S60 V6 Allah dit encore : « Et quiconque fait scission ou séparation d’avec le
Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants,
alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’enfer. Et quelle mauvaise
destination ! » S4 V115.
17- Les Soufis et les Tiddjanya qui se servent de certains rites dans les lieux de culte et
utilisant aussi le chapelet pour adorer Allah (AWD).
Parmi les rites effectués par ces gens dans leur mosquée, et que nous voyons dans nos
localités sont : ils étalent au milieu de leur lieu de culte des tissus blancs, se réunissent autour
de ce tissu en formant un cercle et se disent entrain de glorifier Allah en répétant des paroles
telles que : Lâ ilâha illa l-lâh…,
Allah (AWD) dit : « Préoccupés, harassés » Coran S88 V3 nous rappelant qu’il aura des gens
de cette communauté qui ferons des œuvres tout en pensant que cela leur rapproche d’Allah, au
contraire, Allah (AWD) fera de leurs œuvres de la poussière éparpillée. Donc mes frères
éloignons nous le plus loin possible de ces sectes avant que la malédiction Allah ne tombe sur
nous et demandons à Allah (AWD) davantage de nous guider sur le droit chemin comme il a
été cité dans le Coran : « Guide nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblés
de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru ta colère, ni des égarés. » Coran S1 V6-7.

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18- Les innovations sur la récitation coranique.


Allah (AWD) dit dans le Coran : «Lorsque tu lis le coran, demande la protection d’Allah
contre le diable banni ». Coran S16 V98. Ainsi, à travers ce verset Allah nous ordonne avant
chaque récitation de son livre de demander protection contre le diable. Mais de nos jours nous
entendons les gens au début de la récitation coranique demandés protection en plus de cela
contre l’enfer, contre la pluie, contre le mauvais temps etc. ; alors que la parole d’Allah est
véridique. Le fait qu’il nous ordonne de lui demander protection contre le diable regroupe
l’ensemble de tous les maux que ces gens récitent.
Donc sans toutefois beaucoup expliquer reformons-nous et limitons nous seulement à cette
parole d’Allah (AWD).
De plus, il est à noter que le fait de conclure la récitation coranique par les paroles (certes, Allah
dit la vérité) est une très grande Sunna faisant partir de l’ensemble de la bienséance de la
récitation du Coran comme le dit Allah (AWD) : « Dis : c’est Allah qui dit la vérité. Suivez
donc la religion d’Abraham, Musulman droit. Et n’était point des associateurs. » S3 V95. Voir
tafsîr du verset.

19- Le fait de lever la voix derrière l’imam sans nécessité.


Dans un Hadith, Aïcha (Radillahou an ha) dit : « le Prophète (SAÇ) a perdu connaissance
et lorsqu’il s’est remis il a dit : « est-ce que les gens ont prié ? » nous l’avons répondu : non, ils
t’attendent Ô Messager d’Allah.et le Messager dit : « Apportez-moi de l’eau dans un récipient. »
et Aïcha dit : nous lui avons apporté il s’est lavé et il s’est évanoui de nouveau au moment de
s’est lever et puis lorsqu’il a repris connaissance il dit : « est-ce que les gens ont prié. » nous lui
avons dit : non, ils t’attendent Ô messager d’Allah. Et le Messager dit : « apportez-moi de l’eau
dans un récipient » et Aïcha dit : nous lui avons apporté il s’est lavé et au moment où il
s’apprêtait à se lever il s’est évanoui et lorsqu’il a repris connaissance : il demanda « est-ce que
les gens ont priés ? » nous lui avons dit : non, ils t’attendent Ô messager d’Allah… et le
Messager chargea Aboubakar As Siddiq de diriger la prière des compagnons. Ce dernier étant
très sensible dans la récitation du Coran désigna Umar pour être imam mais ce dernier refusa
et répondit à Aboubakar c’est toi qui est digne d’être imam après le Messager de Dieu (SAÇ).
Aboubakar commença à diriger la prière. Lorsque le Messager de Dieu (SAÇ) repris sa santé,
il fut porté par deux compagnons qui lui ont amené à la mosquée et lui ont placé tout près et à
gauche de Aboubakar. Le Prophète (SAÇ) étant assis Aboubakar voulait se retiré pour entrer
dans le premier rang et lui laissé la place de l’imamat mais le Prophète (SAÇ) le retenu tout

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près de lui. Il présida la prière donc la voix se faisait ressentir à peine par les fidèles à cause de
la maladie qui l’a affaiblie c’est alors là qu’Aboubakar étant tout près du Prophète élevait sa
voix pour faire entendre la prière aux autres compagnons et ceci jusqu’à la fin de la prière. »
Hadith authentique rapport par Boukhari et Mouslim.
Il en ressort que ce Hadith est d’une sagesse innombrable parmi ces sagesses c’est le fait de
ne pas élever sa voix derrière l’imam si la voix de ce dernier est entendue par l’ensemble
de ces prieurs car, ici au début de la prière Aboubakar dirigeait tout seul sans aucun compagnon
ne lève sa voix étant donné que la voix d’Aboubakar était entendue. Mais quand le Prophète
(SAÇ) a repris la direction et que la maladie l’avait affaibli il a laissé Aboubakar élevé sa voit
car, la sienne est inaudible.
Qu’Allah nous guide.

20- Innovation en vers les prières djam’oû


Il faut savoir ici que l’intention de cette prière est du ressort de l’imam. De plus, il n’a pas
été rapporté dans la Sunna du Prophète (SAÇ) que le Prophète, ni ces compagnons faisaient
deux appels du Muezzin, donc le deuxième que l’Adhan fait à voix basse dans la mosquée,
après la première prière. Tout Ceci est une innovation des gens qui suivent leurs passions
car, même les quatre Imams non pas rapporté cela. Un exemple illustrant qu’autant du
Prophète (SAÇ) les Muezzins ne faisaient qu’un seul appel en renouvelant seulement de suite
la Iqama pour chaque prière et ce hadith de Ibn Massoud qui dit : « les associateurs ont occupé
le Messager de Dieu (SAÇ) le jour de la bataille des tranchées jusqu’à ce qu’il n’a pas eu à
effectuer à leur temps les prières de Dohr, Asr, Maghreb, Isha jusqu’à ce la nuit est entrée par
la volonté de Dieu. Le Prophète a ordonné à Bilal de faire l’appel du Muezzin. Après Bilal a
fait la Iqama ils ont prié Dohr, puis encore il a fait la Iqama ils ont prié Asr, puis il a fait la
Iqama de suite ils ont prié Maghreb enfin il a fait encore la Iqama de suite ils ont prié Isha.»
Hadith authentique rapporté par At. Tirmidhi et An Nassai.
21- La relation qu’ont les Musulmans de nos jours vis-à-vis du Livre d’Allah et de la
façon dont-ils utilisent.
La relation qu’ont les Musulmans avec le Livre d’Allah est pitoyable. L’on se pose la question
de savoir si ces derniers connaissent réellement leur religion comme elle a été descendue c’est
inadmissible d’entendre venant de la bouche d’un Musulman qu’il veut causer du tort à autrui
avec le Livre de Dieu. Un exemple le plus courant est le fait qu’un musulman dit à son frère
ou à une tierce personne : « je vais t’envoyer Yâsin ». De plus quand on dit à un musulman

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récite le Coran la question qui vient dans sa bouche est : « Quelle sourate veux-tu que je récite ?
Et qu’est-ce que cette sourate va me rapporter ? » On se rend compte que la relation qu’ont les
Musulmans de nos jours avec le Coran est une relation à intérêt mondaine alors que le
principal but de ce Livre est l’obtention du paradis à travers sa récitation, sa
compréhension, ma méditation et enfin sa mise en pratique.
Pire encore, d’autre l’utilise pour écrire sur les ardoises rinçant cela et la boivent pour chasser
le mal. Alors qu’au temps du Prophète (SAÇ) le Coran n’est écrit, rincé et bu que par un
Homme souffrant d’une maladie. Comme nous rapporte l’Imam Malik dans AL-
MOUWATTA d’après Ayyûb (RA) : « j’ai vu Abû Qilâbah écrire le Coran puis le rincer avec
de l’eau et la faire boire à un homme souffrant ».
Moudjahid se basant sur ce hadith dit : « il n’y a aucun mal à écrire le coran, laver l’écriture et
faire boire au malade de son eau » et enfin Ibn Qayyim nous dit : celui que le Coran n’a pas
guérit ne trouvera pas de guérison. Source son livre intitulé Djâdoul Maarid.
22- Le divorce innové
Le divorce innové est le divorce qui comporte les contradictions avec la législation musulmane,
comme le fait :
 De divorcer de sa femme lorsqu’elle a ses menstrues,
 De divorcer d’avec sa femme dans une période où elle est pure mais dans laquelle il a
eu des rapports sexuels avec elle,
 De divorcer d’elle trois fois en prononçant qu’une seule parole ou de le dire dans une
même assise comme le fait de dire : « Je te divorce trois fois » c’est-à-dire je te divorce,
je te divorce, je te divorce.

iii. L'innovation au délaissement [al-bid’at-ut-Tarkiyyah]

Le récit de trois (03) hommes qui sont venus se renseigner sur les adorations du prophète
(SAÇ) à travers ses épouses.

Selon Anas -qu’Allah l’agrée- : « Trois individus se sont rendus aux demeures des épouses
du Prophète pour s'enquérir de son adoration. Lorsqu'ils en furent informés, ce fut
comme s'ils la trouvèrent trop insignifiante et dirent : « Où sommes-nous par rapport au
Prophète ? Dieu lui a pardonné ce qui a précédé de ses péchés et ce qui est venu après. »

L'un d'eux dit : « quant à moi, je prierai toujours de nuit. »

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Un autre dit : « je jeûnerai à jamais et ne romprai pas le jeune. »

Le dernier dit : « je m'écarterai des femmes et ne me marierai jamais. »

Le Messager de Dieu -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- vint alors et dit : « Est-ce vous qui
avez dit telle chose et telle chose ? Par Dieu ! Je suis certainement celui d'entre vous qui
craint le plus Dieu et qui est le plus pieux envers lui. Pourtant je jeûne et je mange, je
prie et je me couche et j'épouse les femmes. Celui qui se détourne donc de ma Sunnah
n'est pas des miens. » [Rapporté par Al-Boukhari et Muslim]
Ibn Rajab -qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit : « Ce que les prédécesseurs se sont accordés
à délaisser, il n'est pas permis de l'appliquer, parce que qu'ils ne l'ont délaissé qu'en
sachant qu'il ne faut pas le faire. » [Source : Fadlu ‘Ilm-is-Salaf ‘alal-Khalaf, page 31]

Ach-Châtibi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « L'innovation de délaissement (al


bid’at-ut-Tarkiyyah) entre dans la généralité de son terme, comme y rentre l'innovation
autre que celle de délaissement". Toute innovation religieuse est mauvaise. »

III. L’innovation détruit la Sounna

Abdullah Ibn Daylami -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « J’ai appris que la fin de la
religion commencera par l’abandon de la Sunna. La religion partira sunna après sunna,
comme la corde s’en va fil après fil »

[Rapporté dans Sunan Ad-Dârimy, tome 1, page 58 ; n° 97]

Hassan Ibn Atiyyah -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Personne n'amène une
innovation dans la religion, sans que son équivalent de la Sounna ne soit retirée loin
d'eux. » [Rapporté dans Ad-Darimi, tome 1, page 45]

a. L'innovateur ne pourra se repentir tant qu'il reste dans son


innovation

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Dieu a privé tout innovateur du
repentir, jusqu'à ce qu'il délaisse son innovation. » [Rapporté par at-Tabarani, Silsila
asSahiha n°1620]

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Soufyân At-Tsawri –qu'Allah lui accorde la miséricorde- a dit : « L’innovation est plus
aimée par le Diable que la désobéissance. On se repent de la désobéissance mais pas de
l’innovation » [Source : Talbîs Iblîs, page 13]

IV. Le danger de l’innovation

Oumar Ibn Al Khattâb -qu’Allâh l’agrée- a dit : « Méfiez-vous des penseurs, car ce
sont les ennemis des sunan qui ont été incapables de mémoriser les hadiths et ont donné
leur propre idée, s'égarant ainsi et égarant autrui »

[Source : Fathoul Bâri, tome 13, page 302]

Ibn ‘Abbas -qu’Allah l’agrée- a dit commentant cette parole d’Allah : « « Au jour où
certains visages s’éclaireront, et que d’autres s’assombriront. À ceux dont les visages
seront assombris (il sera dit) : “avez-vous mécru après avoir eu la foi ? ” Eh bien, goûtez
au châtiment, pour avoir renié la foi, ils seront dans la miséricorde d’Allah, où ils
demeureront éternellement » : l’expression « Et quant à ceux dont les visages
s’éclaireront » désignent les gens de la Sunna et du regroupement communautaire ainsi
que les savants de la religion ; « À ceux dont les visages seront assombris » désigne les
adeptes des innovations et de l’égarement ». » [Source : Oussoul Al I‘tiqâd, tome 1, page 72]

‘Oumar ibn ‘Abdul ‘Aziz -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Le messager d’Allah sallâ
l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et ceux qui lui ont succédé dans la direction des affaires
ont institué des traditions ; les adopter est synonyme d’adhérer au livre d’Allah, de
parfaire l’obéissance à Allah et de consolider la religion d’Allah. Nul n’a le droit de les
remplacer, ni de les changer, ni de regarder ce qui leur est contraire. Celui qui suit leur
voie est bien guidé. Celui qui y cherche son secours sera secouru. Quant à celui qui s’y
oppose et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Allah le laissera dériver, et le
brûlera dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

[Source : Ighâtsatoul Lahfân, tome 1, page 159]

Al Foudaïl ibn Ayyâd -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Si tu vois un innovateur sur
un chemin, engage-toi dans un autre chemin. Aucune oeuvre de l’adepte de l’innovation
n’est élevée vers Allah. Celui qui aide un adepte de l’innovation a en vérité apporté son
aide à la destruction de l’islam » [Source : Talbîs Iblîs, page 14]

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Ibn Al Qayyim -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Lorsque les cœurs sont occupés
par les innovations, ils se détournent des sunan »

[Source : Ighâtsatoul Lahfân, tome 1, page 213]

1- Toute innovation est mauvaise

Allah -Subhânahu wa ta‘âlâ- a dit :

« En ce jour, J'ai parachevé pour vous votre religion, Je vous ai comblés de mon bienfait
et J'ai agréé pour vous l'islam comme religion »

(Sourate al-Ma’idah ; 5-3)

Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait l'habitude de dire chaque fois
qu'il commençait un sermon : « Cela dit, le meilleur discours réside dans le livre de Dieu et
la meilleure direction est celle de Muhammad. Les pires des choses sont les innovations
et toute innovation est une aberration. » [Rapporté par Muslim n°867]

Selon ‘Aicha (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : «
Quiconque introduit dans notre affaire (religion) quelque chose qui lui est étrangère la
verra rejeter. » [Rapporté par Al-Boukhari n°2697 et An-Nasâ’i n°1560]

Dans une autre version de Muslim : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre
religion, on doit rejeter tout ce qu'il fait. »

Abdoullah Ibn ‘Omar (que Dieu l'agrée) a dit : « Toute innovation est un égarement
même si la majorité des gens la voit comme une bonne chose. » [Rapporté par Al-Bayhaqi
dans as-Sunan Al-Madkhal n°191 et Ibn Nasr dans As-Sunna page 24]

Mâlik (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : « Qui produit dans l'islam une innovation
qu'il considère bonne, prétend en fait que Mohammad a trahi le message. »

On retient donc de ceci que l'ensemble des innovations apportées par quiconque est à rejeter,
quand bien même il était sincère dans son intention. Quiconque accomplit un acte vertueux, sur
une base légiférée, mais qu'il l'a accompli d'une manière différente de celle qui lui a été
ordonnée, alors cet acte est rejeté en se basant sur la deuxième version de Muslim. Sur cette
base, quiconque contracte une vente illicite, sa vente est nulle. Et quiconque accomplit une
prière surérogatoire qui n'a pas de base légiférée et sans qu'elle soit prescrite, sa prière devient

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Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

nulle. Quiconque jeûne le jour de al-Aid, alors son jeûne est nul car tout cela ne fait pas partie
de ce que Dieu et Son Messager ont prescrit. Donc, tout ceci est nul et à rejeter.

2- Il n’existe aucune bonne innovation

Et vous devriez être stupéfaits des gens qui reconnaissent les paroles du messager
d'Allah : «Prenez garde des changements (dans la religion), car tout changement est une
Bid’ah et toute Bid’ah est égarement, et tout ce qui est égarement mène en Enfer » et ils
savent que ses mots « ...toute Bid’ah... » sont complets, globaux et généraux, étant entourés
par la particule grammaticale la plus forte employée pour rendre un nom universel, c’est-à-dire,
le « koullu », qui signifie « tout », et ils savent que celui qui a employé ce mot, savait ce que
ce mot signifiait et il était le plus éloquent de tous dans (la langue arabe) et il était la plus sincère
créature envers la création.

Par conséquent il n'emploierait pas un mot à moins que sa signification n'ait été celle qu'il a
prévue. Par conséquent, ils savent que quand le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a
indiqué, « ... toute Bid’ah est égarement... », Il savait ce qu'il disait et il connaissait sa
signification et cette parole de sa part était le résultat d'une sincérité totale et d'un souci pour la
Oummah.

Ils savent que comme ces trois caractéristiques étaient toutes présentes dans ses paroles, c’est-
à-dire, sincérité totale et bonnes intentions, clarté et éloquence ainsi que connaissance et
compréhension totale - alors il est clair que ce qu'il a dit était ce qu'il a voulu dire afin de
transmettre le sens désiré.

Ainsi, vous devriez être stupéfaits, que de tels gens, après avoir reconnu tout ceci, pensent que
la Bid‘ah peut être de trois ou cinq catégories ?

Est-ce que ceci peut être correct ? Certainement pas ! Et concernant le fait que certains
Savants prétendent qu'il existe une bonne innovation, alors ils peuvent seulement se référer à
deux cas :

1. que ce ne soit pas une innovation mais qu'eux la considèrent comme en étant une, ou
2. C’est une innovation, et par conséquent c'est quelque chose de mauvais, mais ils ne le savent
pas. Et ce sont les deux seules possibilités, vu que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-
a dit, « ... toute Bid’ah est égarement... ».

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V. Le Sabre tranchant contre les gens de l'innovation

Donc, pour tous ceux qui ont l'habitude de prétendre qu'il existe une bonne Bid‘ah, la
réponse est tout ce qui précède. Ainsi il n'y aura aucun endroit pour Les Gens de l'Innovation
(Ahlul Bid’ah) pour revendiquer que leurs innovations sont bonnes alors que nous avons dans
notre main l'épée tranchante que le Messager d'Allah -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- nous a
donnée c’est-à-dire, sa parole selon laquelle « ... Toute innovation est égarement ». En effet,
cette épée tranchante a été forgée dans l'aciérie de la Prophétie. Elle n'a pas été forgée dans une
forge quelconque de deuxième classe, mais plutôt dans l'aciérie du Prophète -sallâ l-Lahû
‘aleyhi wa sallam- et il l'a forgée de façon si éloquente, que quiconque aimerait avoir cette épée
dans sa main ne serait jamais convaincu par quelqu'un prétendant que la Bid‘ah est bonne, car
le messager d'Allah -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit que : « ... toute Bid’ah
est égarement. »

Que dire à propos de l'énonciation de Omar -qu’Allah l’agrée- : « Je suis satisfait de cette
Bid’ah » ?

Maintenant je devine qu'il y a dans vos cœurs un doute rampant qui dit: Mais qu'en est-il alors
des mots du Prince des Croyants ‘Omar Ibn-al-Khattab -qu’Allah l’agrée- qui a réussi à réaliser
quelque chose de bon quand il a ordonné à ‘Ubayy ibn Ka'b et Tamime ad-Dari de diriger les
prières pendant le Ramadan. De ce fait, il est parti en ayant uni le peuple derrière un seul Imam,
et a dit à ce propos : «Je suis satisfait de cette innovation (bid‘ah), mais la
partie de la nuit pendant laquelle ils avaient l'habitude de dormir est meilleure que la
partie qu'ils emploient pour prier. » [Rapporté par Al-Bukhari, 3/126 - n° 227]

La réponse à ceci est en deux parties. Premièrement, il n'est pas autorisé, à quiconque, de
s'opposer aux paroles du messager en préférant l'opinion de quelqu'un d'autre - que ce soit
l'opinion d'Abou Bakr -qu’Allah l’agrée- qui est meilleur que n'importe qui d'autre dans cette
Oummah après son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, ou l'opinion de ‘Omar qu’Allâh
l’agrée- qui est le deuxième meilleur après son Prophète, ou de Othmane -qu’Allâh
l’agrée- qui est le troisième meilleur après son Prophète, ou de 'Ali qui est le quatrième meilleur
après son prophète ou celui de n'importe qui d'autre. Comme Allah, l'indique:

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« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement (du Prophète) prennent garde
qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux »

[Sourate An-Nur 24:63]

L'Imam Ahmed a dit : « Savez-vous de quelle épreuve mentionnée s'agit il ici ? L'épreuve
du shirk - peut-être que lorsque quelqu'un s'oppose aux paroles du Prophète -sallâ
lLahû ‘aleyhi wa sallam-, une certaine déviation peut affecter son cœur de telle façon
qu'il sera détruit. »

Et Ibnoul Abbas de dire : « J'ai peur que des pierres tombent du ciel et s'abattent sur vos
têtes ! Je vous ai dit Allah et Son Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- ont dit, et
vous me dites que Abou Bakr et Omar -qu’Allah les agrée- ont dit ? »

Deuxièmement, nous savons de manière certaine que ‘Omar Ibnou al-Khattab -qu’Allah les
agrée- était l'un des plus ardents dans la glorification des mots d'Allah et de son Messager
sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, et il était célèbre pour ne pas dépasser les limites établies par
Allah. A tel point qu'il est considéré comme étant un gardien et un protecteur de la parole
d'Allah.

Et que diriez-vous de l'histoire de cette femme qui s'est opposée à lui, en supposant que ceci
est authentique, lorsqu'il a voulu limiter les dots, par une quantité inconnue ?

Alors une femme s'est opposée à lui en utilisant les paroles d'Allah :

« Et que vous ayez donné à l'une un quintar, n'en reprenez rien »

[Sourate An-Nisa’ 4:20]

Suite à cela, 'Omar abandonna son souhait de limiter les dots. Cependant, l'authenticité de cette
histoire doit être vérifiée. Mais ce qui est clair c'est que 'Omar protégeait les limites établies par
Allah, et ne les transgressait pas. Ainsi il ne conviendrait pas à Omar étant donné qui il était, de
s'opposer aux mots du meilleur homme de l'humanité, Mohammed -sallâ lLahû ‘aleyhi wa
sallam-, en disant 'quelle innovation satisfaisante' au sujet d'une quelconque Bid’ah.

Donc cette innovation peut-elle être celle dont le Messager d'Allah -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa
sallam- parlait quand il a dit que « ...toute innovation est égarement... » ? Non.

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Toute innovation est un égarement et tout égarement mène en enfer.

Plutôt on peut dire avec certitude que cette innovation dont Omar a dit, 'je suis satisfait de
cette innovation... ' Ne fait pas partie de ce que le Messager d'Allah avait prévu quand il a dit,
« ... toute Bid’ah est égarement. ». Ainsi lorsque 'Omar a indiqué, 'je suis satisfait de cette
innovation... '* il se référait au résultat - à savoir que le peuple s'était réuni derrière un Imam
tandis qu'auparavant, ils priaient en groupes séparés.

Et le fait de prier derrière un seul Imam pendant le Ramadhan vient à l'origine du Messager
sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, comme le prouve ce qui est rapporté par Al-Bukhari et
Muslim au sujet de ‘Aichah, selon quoi le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- avait
dirigé les personnes dans la prière pour trois nuits et ensuite hésita à continuer la quatrième
nuit, en disant : « en effet j'ai craint que ceci ne devienne obligatoire pour vous, mais vous
ne pourriez pas y faire face. » [Rapporté par Bukhari volume 1 ; - 696 et Muslim volume 1 ;
1666].

De ce fait l'exécution de la prière de nuit pendant le Ramadan en une seule Jamaa‘ah vient de
la Sunnah du Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, et ‘Omar -qu’Allâh l’agrée- en a
parlé en utilisant le terme Bid’ah car, après que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallamait
cessé de mener la prière, le peuple s'était séparé de telle sorte que tout le monde priait seul (à
part), et ailleurs deux priaient ensemble, et encore ailleurs trois priaient en Jama‘ah. Ainsi
dans toute la mosquée il y avait des gens priant seuls et d'autres en groupes, donc ‘Omar
qu’Allah l’agrée-, le chef des Croyants, a eu l'idée - et cette idée était parfaitement correcte de
regrouper les gens pour prier derrière un seul Imam.

Ainsi cette action était une innovation dans le sens où elle était nouvelle et différente
comparée à la façon dont avant le peuple priait en groupes séparés. Par conséquent cette
Bid‘ah était relative et subjective – et non originelle et absolue, étant instituée par ‘Omar
qu’Allah l’agrée-, puisque cette Sunnah existait à l'époque du Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi
wa sallam-. Donc c'était bien en effet une Sunnah (pas une bid'ah), qui avait été oubliée
depuis l'époque du Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, jusqu' à ce que 'Omar la
rétablisse.

Par conséquent, il ne devrait jamais être possible pour les gens de l'Innovation d'utiliser cette
parole de ‘Omar -qu’Allah l’agrée- pour excuser leur Bid‘ah.

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VI. Réponse à une ambiguïté des innovateurs

On pourrait également dire : Il y a un certain nombre d'innovations que les musulmans


ont approuvées et mises en place, qui n'étaient pas en usage à l'époque du Prophète - tel que les
écoles religieuses et les livres de compilation entre autres. Ces innovations ont été pardonnés
par les musulmans, ils les ont mises en pratique et les ont considérées comme étant parmi les
meilleures idées. Alors comment pouvez-vous concilier ceci - que les musulmans considèrent
presque unanimement ces choses comme bonnes - avec les paroles du Chef et Prophète -sallâ
l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- de tous les Musulmans, le Messager du Seigneur des Mondes ?

Nous répondons que ces choses dans ces circonstances ne sont pas des innovations, mais plutôt
un moyen de parvenir à réaliser ce qui est déjà dans la Shari‘ah. Et ces moyens différeront selon
l'endroit et le temps, mais ils doivent suivre des règles établies. Par exemple, l'une de ces règles
est que ces moyens soient permis en fonction de leur objectif, c-à-d., les moyens qui sont
employés pour atteindre un but prescrit sont eux-mêmes prescrits; les moyens qui sont
employés pour réaliser quelque chose qui n'est pas autorisé ne sont eux-mêmes pas autorisés;
et les moyens qui sont employés pour atteindre un but interdit sont eux-mêmes interdits. Même
quelque chose de bon peut-être mauvais et interdit s'il mène forcément au mal. Écoutez Allah,
lorsqu'il dit :

« N'injuriez pas ceux qu'ils invoquent, en dehors d'Allah, car par agressivité, ils
injurieraient Allah, dans leur ignorance. »

[Sourate Al-Anam 6:108]

Pourtant maudire les dieux des mushriks (polythéistes) n'est pas erroné, au contraire c'est
correct et tout à fait approprié. Toutefois maudire le Seigneur de tous les mondes est en effet
erroné, inexact, hostile et une transgression. Par conséquent, lorsque le fait pourtant louable
d'insulter les dieux des mushriks entraîne qu'Allah soit insulté, ceci devient totalement interdit.
J'ai pris cet exemple pour prouver que les moyens sont à ramener à leur but relatif.

Par conséquent concernant les écoles, le fait d'écrire la connaissance et de compiler des livres,
quoiqu'ils soient des innovations, puisqu'ils n'existaient pas à l'époque du Prophète -sallâ lLahû
‘aleyhi wa sallam-, néanmoins ne sont pas des buts en soi, mais sont des moyens, et les moyens
sont à ramener à leur but relatif. Ainsi, par exemple, si quelqu'un ouvrait une école pour
enseigner des sujets interdits, alors cet acte d'ouvrir cette école serait interdit. Si quelqu'un

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ouvrait une école afin d'enseigner la connaissance de la Shari‘ah, alors cet acte serait bon et
recommandé par l'Islam.

Que dire à propos de la parole du prophète : « Celui qui décrète une bonne Sunnah
(tradition)... » ?

Et si quelqu'un demande : Comment répondez-vous au fait que le Prophète -sallâ l-Lahû


‘aleyhi wa sallam- a dit sur le fait que « Quiconque décrète une bonne Sunnah (tradition)
dans l'Islam, obtiendra la récompense de celle-ci et de tous ceux qui agissent ainsi
jusqu'au Jour du Jugement » avec le verbe Sanna4 signifiant Shara‘a, c’est-à-dire, présenter
ou prescrire ?

Je réponds ceci : Qui est celui qui a dit : « Celui qui décrète une bonne Sunnah dans
l'Islam... » ? C'est le même qui a également indiqué, « ...toute Bid’ah est égarement... ». Il
n'est pas possible que quelqu'un qui est sincère sans l'ombre d'un doute dise quelque chose qui
nierait une autre de ses paroles, et il est absolument impossible pour n'importe quel discours du
messager d'Allah de se contredire, de même qu'il est impossible de réfuter n'importe quelle
signification particulière en prétendant qu'elle est contradictoire à une autre affirmation.

Celui qui pense que les paroles du Messager d'Allah -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- se
contredisent, qu'il réfléchisse mieux, car en effet cette façon de penser vient de quelqu'un qui a
des pensées soit déficientes soit limitées. En effet il est complètement impossible de trouver
une contradiction dans les mots d'Allah, ou dans ceux de Son Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi
wa sallam-.

Donc il devrait être clair que le hadith : « ... toute innovation est égarement... » Ne contredit
pas l'autre hadith ; « Celui qui décrète une bonne Sunnah dans l'Islam... » Car le Prophète
sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Celui qui décrète une bonne Sunnah dans
l'Islam... » Alors que les innovations ne font pas partie de l'Islam. Et il a dit : « ... une bonne
Sunnah... » Alors que l'innovation n'est pas bonne. Ainsi il a fait une distinction entre décréter
une Sunnah d'une part et décréter une innovation de l'autre.

De toute façon, il y a une réponse avec laquelle personne ne devrait avoir un problème « que
celui qui décrète une Sunnah... » Signifie en fait, celui qui rétablit une Sunnah qui existait et
puis a été oubliée. Par conséquent, cela signifie qu'une pratique a été rétablie, et ainsi de cette
façon « ... décréter une Sunnah.. » est relatif et secondaire comme dans le cas

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de ‘Omar, où son utilisation du terme Bid‘ah était relative et secondaire dans le sens où ceci
impliquait le rétablissement d'une Sunnah qui avait été abandonnée.

On peut même donner la réponse suivante: Il faut prendre en compte le contexte de tout le
hadith, car c'est une histoire au sujet de la tribu qui est venue pour voir le Prophète -sallâ lLahû
‘aleyhi wa sallam- alors qu'ils étaient dans des circonstances particulièrement difficiles. Alors
le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a instantanément demandé que des donations leur
soient faites, et par conséquent un homme des Ansar (Médinois) est venu avec un sac d'argent
à la main qui était presque trop lourd pour qu'il le porte. Il l'a placé devant le Messager -sallâ l-
Lahû ‘aleyhi wa sallam-.

Ceci a fait briller le visage du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- de joie et de bonheur,
et de ce fait, il a indiqué, « Quiconque décrète une bonne Sunnah dans l'Islam, obtiendra
la récompense de ceci et de tous ceux qui agissent ainsi jusqu'au Jour du Jugement. » Ainsi
nous voyons ici que la signification de « ... décréter une Sunnah... » Signifie décréter une
action dans le sens de la mettre en pratique et non dans le sens d'instaurer quelque chose de
nouveau dans la Shari‘ah. Par conséquent la signification de sa parole, « celui qui décrète
une bonne Sunnah dans l'Islam... » S’avère être, celui qui pratique une bonne Sunnah dans le
sens de la mettre en application par opposition à innover dans la Shari‘ah, car cela serait interdit
puisqu'il a dit : « … toute Bid’ah est égarement. »

1- Le comportement envers les innovateurs

L'interdiction d'aider un innovateur

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Quiconque innove ou héberge un


innovateur à Médine, a sur lui la malédiction de Dieu, des anges et de toute l'humanité. »
[Rapporté par Al-Boukhari et Muslim].

Ibrahim Ibn Maysara (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : « Quiconque honore un
innovateur a participé à la destruction de l'Islam. » [Source : Al-Lalika'i 1/39].

L’interdiction de fréquenter les innovateurs

Al-Hasan al-Basri -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Ne vous asseyez pas avec les
gens de l'innovation et des passions, ne discutez avec eux, ne les écoutez pas. » [Source :
Rapporté par ad-Dârimi dans ses Sunan 1/121].

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Isma'il At-Tousi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Ibn Al-Moubarak -qu’Allah lui
fasse Miséricorde- m'a dit : « Que ta compagnie sois celle des pauvres et des besogneux. Et
fais attention au fait de t'asseoir avec une personne de l'innovation. ». »

[Source : Al Lalika'i dans Sharh Oussoulil-'Itiqad n°260].

Abdallah Ibn Omar As-Sarkasi -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- le savant de Khazar a dit : «
J'ai mangé avec une personne de l'innovation et cela est parvenu aux oreilles d'Ibn
AlMoubarak -qu’Allah lui fasse Miséricorde- qui a dit : « Je ne lui parlerai plus pendant
30 jours. ». » [Source : Al-Lalika'i dans Sharh Oussoulil-'Itiqad n°274].

Al-Fudayl Ibn ‘Iyaad a dit : « J'ai rencontré les meilleurs des gens, tous étaient des gens de
la Sunnah et ils interdisaient d'accompagner les gens de l'innovation. »

[Souce : alLaalikaa.i n°267].

Al-Foudayl Ibn 'Iyad -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit aussi : « Ne t'assieds pas avec
une personne de l'innovation, car je crains que les malédictions ne tombent sur toi. »
[Source : Al-Lalika'i dans Sharh Oussoulil-'Itiqad n°262].

Il a aussi dit -qu’Allah lui fasse Miséricorde- : « Ne te sens pas en sécurité concernant ta
religion avec une personne de l'innovation. Ne le consulte pas dans tes affaires et ne
t'assieds pas avec lui, car quiconque s'assied avec une personne de l'innovation, Dieu lui
fera hériter l'aveuglement. » [Source : Al-Lalika'i dans Sharh Oussoulil-'Itiqad n°263].

Al-Foudayl Ibn ‘Iyad -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit également : « Quiconque s'assied
avec une personne de l'innovation, fais attention à lui. Quiconque s'assied avec une
personne de l'innovation n'a pas reçu de sagesse. J'aimerai qu'il y ait un mur de fer entre
moi et la personne de l'innovation. Manger avec un juif ou un chrétien m'est préférable
au fait de manger avec une personne de l'innovation. » [Source : Al-Lalika'i n°1149].

L'interdiction de passer le Salam aux innovateurs

Malik -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Quelles mauvaises personnes que les
gens de l'innovation ! Nous ne leur donnons pas le Salam. »

[Source : Sharhou s-Sounna 1/227 de Al-Baghawi].

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Ibn Hani An-Nissabori -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « J'ai vu Abou Abdillah
(signifiant Ahmad Ibn Hanbal) aller à la mosquée et un homme des sceptiques
(innovateurs) lui donna le Salam. Il ne lui rendit pas son Salam, alors l'homme réitéra
son Salam. L'Imam Ahmad (que Dieu lui fasse miséricorde) le repoussa alors et ne lui
rendit pas le Salam. » [Source : Masa'il Imam Ahmad de Ibn Hani An-Nissabori 2/153]

Lorsque que Souleyman At-Taymi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- devint malade, il pleura
intensément et on lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? Est-ce par appréhension de la mort ? »

Il répondit : « Non, mais je suis passé devant un Qadari et je lui ai donné le Salam, et je
crains que mon Seigneur ne m'en tienne rigueur. »

[Rapporté par Abou Nou‘aym dans "Al-Hilya" 3/32 et Ibn Al-Djawzi dans "Talbis-Iblis", page
13-14]

Al-Baghawi -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a aussi dit : « Et le Prophète -sallâ l-Lahû
‘aleyhi wa sallam- nous a informé à propos de la division de la communauté et de
l'apparition des passions et des innovations dans celle-ci. Et il a annoncé que la
délivrance sera pour celui qui suit sa Sounna et la Sounna de ses compagnons. C'est
pourquoi, il est nécessaire pour tout musulman, quand il voit un homme engagé dans les
passions et l'innovation, qui y croit, et qui diminue la moindre chose de la Sounna, il est
nécessaire pour lui de fuir cette personne, de se désolidariser d'elle et de la délaisser,
morte ou vivante. Il ne doit pas lui donner le Salam quand il la rencontre, ni lui
répondre si elle le salue en premier jusqu'à ce que la personne abandonne les
innovations et retourne à la vérité. » [Source : Sharhous-Sounna 1/224]

Sur l’obligation d’avoir de l’animosité envers les gens de l’innovation

Al-Baghawi -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Et les Sahabas, les Tabi'ins,
leurs successeurs et les savants de la Sounna ont vécu et ils étaient d'accord et unis sur
cela, et ils ont unanimement agréé le fait d'avoir de l'animosité envers les gens de
l'innovation et le fait de les fuir. » [Source : Sharhous-Sounna 1/227]

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L’interdiction de débattre avec un innovateur

Soufiyan Ath-Thawri -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Quiconque écoute un


innovateur a quitté la protection de Dieu et est livré à l'innovation. » (Abou Nu'aym dans
"Al-Hilya" 7/26 et Ibn Batta n°444)

Al Bayhaqî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a commenté les propos rapporté d'al-Rabî -
qu’Allâh lui fasse Miséricorde- ainsi : « De même, débattre avec les gens de l'innovation
lorsqu'ils rendent leur hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour
contredire leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est une
innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallamainsi
que certains Compagnons -qu’Allah les agrée- ont été interrogés à propos du
Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se
contentaient des mots du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, ensuite des
narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les innovateurs ne se contentent plus
de telles réponses, pas plus qu'ils ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de
réfuter leurs insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils considèrent
eux-mêmes comme des preuves. Et la réussite vient d'Allah. »

[Source : Manâqib alShâfi`î 1/469]

Ibn Qoudama -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Les Salafs ont interdit le fait de
s'asseoir avec les gens de l'innovation, de lire leurs livres et d'écouter leurs paroles. »

Ne pas donner foi aux illusions des innovateurs

Selon As-Souyouti -qu’Allah lui fasse Miséricorde-, Al-Layth Ibn Sa'd -qu’Allah lui
fasse Miséricorde- a dit : « Si je vois une personne des passions marcher sur l'eau, je
n'accepterai malgré cela rien d'elle. »

Alors l'Imam Ach-Chafi'i -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « Il n'est pas allé assez loin.
Si je la vois voler dans les airs, je n'accepterai rien d'elle. »

[Source : Al-Amr bi l-Ittiba' wa n-Nahi 'ani l-Ibtida]

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Conclusion

 Les innovations sont les fils conducteurs de la mécréance. Ce sont des ajouts à la religion
que ni Allah ni Son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- n’ont légiférés ;
 Les innovations anéantissent les pratiques prophétiques (Sunnan) et font germer dans
les cœurs de leurs auteurs la haine des disciples de la Sunnah et de leurs adorations ;
 Les innovations éloignent le serviteur de son Seigneur, provoque Sa colère et Son
châtiment, et engendre l’égarement et la perversion des cœurs.

Craignons Allah le Très-Haut et éloignons nous des œuvres malsaines et douteuses qui n’ont
aucun fondement dans la religion. Et revenons à l’honorable Sounna de notre bien-aimé qui
nous a dit que le remède de l’ignorance est la recherche du savoir.

Et Allah est plus savant.

Je demande à Allah qu’Il nous accorde une science utile, des œuvres agréées, et une bonne
subsistance, Il est, certes, celui qui entend et exauce les invocations.

Gloire à toi Ô Seigneur et Louange à Toi ! J’atteste qu’il n’y a de Dieu que Toi. Je te demande
pardon et je me repens à Toi.

Et notre dernière prière est de louer Allah ; le Seigneur de l’Univers. Et que La Paix et Le
Salut d'Allah soient sur le Prophète, sa famille et ses compagnons.

MOHAMADOU ESSEWE IMAM A LA MOSQUEE


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