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UHPFRC 2009 – November 17 & 18 – Marseille, France

Bétons Fibrés Ultra Performant (BFUP)


Les nouvelles recommandations AFGC chapitre 3 durabilité des BFUP

Myriam CARCASSES
Professeur d’université
Université de Toulouse,
UPS, INSA,
LMDC (Laboratoire
Matériaux et Durabilité des
Constructions), France

Résumé
Huit ans après la publication des recommandations AFGC-SETRA sur les Bétons Fibrés
à Ultra hautes Performances (BFUP) [1], cet article fait le point sur les recherches et
réalisations récentes concernant la durabilité des BFUP, et présente le chapitre 3 des
nouvelles recommandations AFGC.
L’article rappelle les principales caractéristiques des BFUP en terme de durabilité par le
biais des indicateurs de durabilité classiques puis des indicateurs particuliers liés à la
nature même de ces matériaux. Les résultats montrent le très bon comportement des
BFUP lié essentiellement à une structure poreuse particulière caractérisée par une
absence de porosité capillaire et une porosité à très petite échelle non interconnectée .
La deuxième partie présente ensuite les principales évolutions des recommandations
AFGC, à savoir l’étude du comportement en température des BFUP: résistance au gel
puis au feu. La porométrie très fine des BFUP alliée à leur grande résistance mécanique
en font des matériaux très résistants aux cycles de gel-dégel.
Quant à la résistance des BFUP en conditions d’incendie, elle a amenée les fabricants à
développer des formules spécifiques anti-feu, obtenues principalement par l’ajout de.
fibres polypropylène. A partir des résultats d’études effectuées sur ces formulations, les
nouvelles recommandations donnent des éléments permettant de prédimensionner en
amont un projet soumis à des spécifications précises de Stabilité, Isolation et Étanchéité.

Mots clefs : Béton Fibré Ultra Performant, BFUP, durabilité, résistance au feu.

1. INTRODUCTION
Les BFUP sont des matériaux très différents de ceux que l’on rencontre habituellement
dans le Génie Civil. Outre des résistances mécaniques largement supérieures à celles des
bétons « classiques », ces matériaux présentent des caractéristiques remarquables en
terme de durabilité comme le montrent les résultats expérimentaux dont on dispose à
l’heure actuelle [2]. En outre, les premiers essais ainsi que les premiers ouvrages réalisés
avec ces matériaux remontent à une quinzaine d’années et permettent de valider ces
qualités. Ces performances en terme de durabilité sont liées à la formulation des BFUP.
En effet, les BFUP sont des matériaux très homogènes obtenus en supprimant les gros
aggrégats : le diamètre maximal utilisé est de l’ordre de quelques centaines de µm à
quelques mm. De plus la compacité est améliorée d’une part grâce à des rapports E/C
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inférieur à 0,25 et grâce à l’utilisation de particules ultrafines telles que la fumée de


silice, de la silice de synthèse ultra-fine. D’autres ultrafines peuvent également être
utilisées, notamment des microfillers siliceux ou calcaire, la phonolite micronisée,
certains métakaolins, micro-cendres volantes, laitiers micronisés [3], [4]. Dans certains
cas le matériau est pressé et/ou chauffé après sa fabrication.
Ces caractéristiques conduisent à une durabilité globale du matériau importante. En effet
la quasi absence de porosité assure la protection des fibres, permettant ainsi la
conservation des caractéristiques mécaniques en traction. Ces performances ouvrent la
voie à des applications particulières telles que des ouvrages en ambiance très agressive,
le stockage de déchets [5] ou des ouvrages pour l’industrie nucléaire [6] et permettent
d’envisager des éléments de structure avec une grande durée de service sans entretien, ni
réparation. D’autre part les propriétés des BFUP rendent possible la fabrication
d’éléments de structure de faible épaisseur : le gain de durabilité de ces matériaux doit
compenser l’effet de réduction des épaisseurs. Ces résultats ont permis de diminuer les
épaisseurs d’enrobage au titre de la durabilité, et de fixer des prescriptions d’enrobage
dans le chapitre 2 des nouvelles recommandations cohérentes par rapport à la
philosophie de l’eurocode 2.
La durabilité envisagée dans les recommandations est celle du matériau et non pas celle
des ouvrages.
Après une première partie consacrée à la comparaison des caractéristiques de durabilité
des BFUP avec celles des autres classes de bétons, nous ferons un état des connaissances
concernant les agressions particulières liées à la nature même des BFUP. Pour terminer,
une dernière partie sera consacrée à certaines dégradations particulières pour lesquelles
les BFUP possèdent des performances particulièrement élevées telle que la résistance
aux cycles de gel/dégel, à l’abrasion et leur tenue au feu. Cette dernière agression ne
fait pas partie de la durabilité telle qu’envisagée dans les présentes recommandations,
mais représente un aspect important qui mérite d’être évoqué. Cette dernière partie
constitue une avancée majeure depuis les dernières recommandations.

2. INDICATEURS DE DURABILITE DES BFUP


2.1. INDICATEURS DE DURABILITE « CLASSIQUES »
Pour évaluer la durabilité d’un matériau, il convient d’identifier les mécanismes
agresseurs potentiels en situation d’exploitation normale. Dans cette optique, les
mécanismes possibles de dégradation sont globalement soit des processus à effets
mécaniques sous forme d’efforts ou de déformations imposées (fluage, retrait, fatigue,
abrasion, déplacements imposés et températures, donc incendie et gel), soit des
mécanismes physico-chimiques (agents biologiques, chimiques, irradiation …).
Les mécanismes physicochimiques dépendent :
D’une part des propriétés de transfert du matériau (porosité, perméabilité, diffusivité).
Le tableau 1 présente les caractéristiques des BFUP à partir d’indicateurs de durabilité «
classiques » tels qu’ils ont été définis dans le groupe AFGC « Indicateurs de durabilité »
animé par V. Baroghel-Bouny [7], cette partie permet de comparer les BFUP aux bétons
plus courants. Les paramètres sont mesurés à partir d’essais en laboratoire sur
éprouvettes ou sur prélèvements.

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D’autre part de la réactivité des différents composants (portlandite, adjuvants, anhydres


résiduels, fibres …) qui peuvent avoir une action de dégradation du matériau, mais
peuvent aussi intervenir sur des éléments plus subjectifs tel que l’aspect.

Les résultats présentés ci-dessous (tableau 1) confirment la position des BFUP par
rapport aux autres types de bétons : pour l’ensemble des indicateurs de durabilité «
classiques », les valeurs obtenues pour les BFUP vont dans le sens d’une nette
amélioration de la durabilité. Ceci peut s’expliquer par une structure poreuse particulière
caractérisée par une absence de porosité capillaire et une porosité à très petite échelle
non interconnectée : les résultats de porosimétrie au mercure présentée figure 1
confirment cette hypothèse.
BO BHP BTHP BFUP
Porosité à l’eau (%) 14 - 20 10 - 13 6–9 1,5 - 5
Perméabilité à l’oxygène (m²) 10-16 10-17 10-18 <10-19
Coefficient de diffusion des
2.10-11 2.10-12 10-13 2.10-14
ions chlore (m²/s)
Teneur en portlandite (kg/m3) 76 86 66 0

Tableau 1 : Indicateurs de durabilité des BFUP comparés à d’autres familles de bétons

700

600

C80/95
500

C100/115
400
Dv/log(dr)

BFUP
300

200

100

0
1 10 100 1000
Diamètre des pores (nm)

Figure 1 : Distribution de la taille des pores pour différents bétons, source CERIB

2.2. INDICATEURS PARTICULIERS LIES A LA NATURE DES BFUP


- Les BFUP, outre les mécanismes classiques de dégradation auxquels ils pourraient
être soumis, peuvent-ils présenter des dégradations liées à leur nature particulière ?
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Par exemple, les questions suivantes sont souvent posées :La stabilité dans le
temps des adjuvants présents en grande quantité
- La réhydratation éventuelle : du fait de la limitation des réactions d’hydratation par
la faible teneur en eau, on constate la présence d’anhydres et de gypse résiduels. Ces
grains anhydres peuvent-ils entraîner à long terme des phénomènes de gonflement et
de microfissuration ?
- la corrosion des fibres métalliques,
- le risque de RSI lié au traitement thermique utilisé pour certains BFUP.
L’ensemble de ces points a été étudié et ne présente pas de risque pour la durabilité des
BFUP. En particulier la reprise d’hydratation a même un effet favorable. Le clinker
résiduel constitue un atout incontestable pour les BFUP, et permet :
- d’augmenter le module d’Young moyen de la pâte de ciment,
- de cicatriser les microfissures, par condensation capillaire et formation d’hydrates.
Des études ont montré l’effet bénéfique de cet effet de cicatrisation vis-à-vis d’un
reconfinement structurel et de l’arrêt de toute pénétration d’agents agressifs au droit
de la fissure cicatrisée. Par contre, les produits de cicatrisation n’ont pas les mêmes
performances mécaniques que la matrice initiale
- de lutter contre les agressions chimiques en maintenant le niveau de pH alcalin et de
concentrations ioniques nécessaires à la stabilité des hydrates, jusqu’à une distance
proche de l’interface avec le milieu extérieur.

3. COMPORTEMENT EN TEMPERATURE DES BFUP


3.1. COMPORTEMENT AU GEL DES BFUP
Comme pour les indicateurs de durabilité classiques, les BFUP montrent une grande
résistance au gel/dégel comparés aux bétons courants et au BHP quelle que soit la nature
des fibres utilisées et même sans fibre. Cette résistance peut s’expliquer par la
concomitance de plusieurs facteurs favorables :
- la teneur en eau résiduelle des BFUP nulle du fait des très faibles rapports E/C utilisés,
- leurs très faibles propriétés de transfert qui rendent très difficile la pénétration d’eau
extérieure,
- et leur grande résistance mécanique.

3.2. COMPORTEMENT AU FEU DES BFUP


Les BFUP :
sont incombustibles,
n’ont aucune contribution au développement d’un feu,
ont une conductivité thermique sensiblement deux fois plus fortes que la courbe
Eurocode. La présence des fibres explique sans doute cette propriété de conductivité.
En l’absence de formulation spécifique incluant l’ajout d’éléments aptes à limiter les
pressions internes sous haute température (fibres polypropylènes), les BFUP sont sujets
à un écaillage très important voire explosif.

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Par contre, dès que l’on rajoute des fibres polypropylène, on obtient des formulations
anti-feu très stables et résistantes aptes à résister au problème d’écaillage.
Comme tous les bétons, les performances mécaniques des BFUP évoluent au cours d’un
feuet deux aspects doivent être vérifiés pour répondre à des critères de stabilité au feu. :
- l’évolution de la résistance mécanique, qui dépend de l’historique de montée en
température et peut être obtenue par l’intermédiaire d’essais de résistance à la
compression en fonction de la température selon les recommandations RILEM en
vigueur [9].
- la propension à l’écaillage qui doit être étudiée sur des éléments de dimensions et de
géométrie représentatives de la pièce en service. En effet l’écaillage conduit à une
réduction de la section active, donc de la capacité portante des éléments porteurs.

Lorsqu’un ouvrage construit en BFUP fait l’objet de spécifications précises liées au


risque d’incendie (une telle spécification doit définir les fonctions de stabilité R,
d’isolation I et d’étanchéité E qui doivent être assurées pendant une durée de
d’exposition à une courbe de montée en température donnée), la vérification de son
comportement au feu à l’échelle 1 peut alors être effectuée expérimentalement selon un
état de chargement défini dans un laboratoire de résistance au feu.
Pour des formules dont les caractéristiques physiques (conductivité thermique, chaleur
spécifique, dilatation…) et mécaniques (compression, traction, module d’Young…) en
température ont été définies expérimentalement et pour lesquelles on a vérifié qu’il
n’existait pas de risque d’éclatement, le dimensionnement peut-être effectué sur la base
de simulation numériques.
Afin de répondre aux besoins en terme de résistance aux incendies, des formules
spécifiques « anti-feu » ont été développées pour les BFUP et des essais de validation
ont été réalisés par le CSTB [9] et le CERIB [10] notamment. La principale modification
de ces BFUP résistant au feu consiste à utiliser des fibres polypropylène. En effet ce type
de fibres fondent à environ 170 °C et se vaporisent à environ 340°C, ce qui provoque
une augmentation de la perméabilité du matériau permettant la réduction de la pression
au sein des pores et diminuant ainsi le risque d'écaillage. Un dosage de 2 à 3 kg/m3 de
fibres est habituellement utilisé.
Les recommandations présentent les principales caractéristiques obtenues pour ces
formulations anti-feu et donnent des éléments permettant d’effectuer un
prédimensionnement en amont d’une structure quelconque, sachant que le
dimensionnement devra être vérifié sur la base des performances réelles du BFUP
utilisé :
- Concernant l’influence de la température sur la résistance en compression,
l’ensemble des essais effectués sur les formulations anti-feu connues montrent des
courbes de variation de la résistance en fonction de la température proche de la
courbe de l’EN1992-1-2 pour du C55/67 ou C70/85. ; courbe que l’on peut ainsi
adopter pour un premier prédimensionnement,
- Concernant la variation de résistance en traction en fonction de la température, les
résultats d’essais montrent que la courbe proposée par l’EN1992-1-2 place
généralement en sécurité,

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- Concernant la déformation thermique, on note des différences sensibles entre les


matériaux probablement liées aux différences de nature de granulats. Certains BFUP
ont un coefficient de dilatation thermique qui s'annule et devient négatif à partir de
200°C. D'autres suivent à peu près la courbe Eurocode pour béton avec granulats
siliceux. On peut donc adopter en première approche la courbe Eurocode,
- Module élastique : on constate une diminution du module de 50 à 80% à 600°C. Les
courbes pour les BFUP restent sensiblement au dessus des valeurs Eurocode. La
courbe de l’Eurocode est ainsi très défavorable si l’on cherche à minimiser le module
d’Young. On peut l’adopter pour un prédimensionnement sécuritaire sur ce point, ou
prendre une variation linéaire avec une diminution du module de 50 à 80% à 600°C,
- Evolution de la masse volumique : on peut prendre en premier approche la courbe
Eurocode,
- Conductivité thermique : les résultats sur les BFUP montrent des résultats qui varient
pour la conductivité thermique de 3 à 2 ou de 2,5 à 1,8 (courbe décroissante en
fonction de T). Pour un prédimensionnement on peut prendre une valeur de l'ordre
de 2 à 3 W/m/K,
- Chaleur spécifique : les résultats montrent des valeurs de chaleur spécifique
avoisinant 900 J/kg/K avec des variations fonction des changements de phase. Pour
un prédimensionnement on peut prendre un C(T) de l'ordre de 900 J/kg/K.

3.3. BFUP ET RSI


La réaction sulfatique interne est une pathologie susceptible d’affecter certains
matériaux cimentaires lorsqu’ils sont soumis, au jeune âge lors de la prise, ou à un stade
ultérieur, à un échauffement conduisant au maintien d’une température élevée (à partir
de 65 °C environ) pendant une durée significative (plusieurs heures à plusieurs dizaines
d’heures). La dégradation consiste en une déstabilisation de l’ettringite primaire lors de
cette phase à haute température, puis en une remobilisation des sulfates ainsi formés
pour reconstituer une ettringite dite différée (sans apport d’ions sulfates par le milieu
extérieur ou par les granulats). La néoformation d’ettringite (qui semble d’abord diffuse
dans la pâte de ciment, puis principalement observée sous forme d’ettringite comprimée
autour des granulats et dans les fissures) produit une pression de gonflement importante
au sein du matériau durci, entraînant des fissurations et une expansion dont l’amplitude
peut atteindre 1,5 à 2,5 % dans les conditions « favorables », sans qu’on connaisse
actuellement de traitement inhibiteur d’efficacité garantie pour les ouvrages.
Les principaux facteurs connus favorisant ou aggravant les effets de la réaction sont :
- pour la phase de déstabilisation de l’ettringite primaire : l’intensité et la durée de
l’élévation de la température (associées à la nature du ciment (teneur en sulfates et
aluminates notamment), et aux conditions aux limites thermiques du phénomène
d’échauffement) et la quantité d’alcalins,
- pour la phase de néoformation de l’ettringite : la quantité d’eau présente au sein du
réseau poreux du matériau, souvent due à un apport d’eau liquide (immersion,
intempéries), comme le traduisent les classes « XH » des Recommandations de
prévention des désordres dus à la RSI [LCP,07], et la possible lixiviation des
alcalins.

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La forte compacité des BFUP liée à l’utilisation de fumée de silice, induisant une intense
auto-dessiccation, la permanence de ciment anhydre, et une très faible perméabilité à
l’eau, sont de nature à limiter fortement les risques de RSI et à en ralentir l’éventuel
développement. L’effet d’autres additions minérales peut aussi être bénéfique,
néanmoins les conditions quantitatives de ces effets favorables (diminution des sulfates
et aluminates, modification de la nature et de la texture des hydrates) sont encore mal
connues. Bien qu’à ce jour aucune réaction de RSI n’a été constatée, y compris pour des
éléments soumis à une très forte humidité (Cattenom, voir route du Littoral, …), on ne
peut à ce jour complètement écarter le risque de formation différée d’ettringite dans des
pièces immergées, à cause de leur teneur élevée en ciment, du traitement thermique
éventuellement subi et de la quantité d’alcalins apportés par les adjuvants.
Les recommandations préconisent ainsi la démarche de prévention suivante :
1. Limiter la température maximale atteinte au jeune âge de façon à avoir des pièces
« non critiques » au sens des Recommandations de prévention des désordres dus à la RSI
[LCP,07]. Cet objectif ne demande généralement pas de précautions difficiles à mettre
en œuvre ou onéreuses parce que les pièces concernées sont en général suffisamment
minces. L’objectif est également cohérent avec une attention de toute façon nécessaire à
la prévention des effets du retrait thermique empêché, qui passe notamment par l’usage
de coffrages appropriés en termes de souplesse et de propriétés d’échange thermique.
2. Si la géométrie ou la destination de l’élément, ou le traitement thermique associé au
protocole de fabrication et maturation du BFUP choisi, ne permettent pas d’écarter au
cours de la vie de la pièce une température élevée maintenue assez longtemps (par
exemple cure thermique de 48 h à une température de 70 à 90 °C), on peut s’affranchir
de tout risque de RSI pour des parties d’ouvrage en contact durable avec l’eau sur la
base d’une vérification de performance conformément à la méthode d'essai LPC66 avec
un durée d’essai ajustée pour l’application au BFUP.

1. Références

[1] « Bétons Fibrés à Ultra-Hautes Performances », Recommandations provisoires, Association


Francaise de Genie Civil, Janvier 2002.
[2] C. VERNET, J. LUKASIK, E. PRAT « Nanostructure, porosity, permeability and diffusivity
of UHPC », International symposium on high-performance and reactive powder concretes,
Sherbrooke (Canada), August 2000.
[3] LONG G., WANG X. et XIE Y (2002) Very high performance concrete with ultrafine pouders.
Cement and Concrete Research, vol. 32, pp. 601-605.
[4] P. ROUGEAU et B. BORYS Ultra High Performance Concrete with ultrafine particles other
than silica fume. Conférence Internationale de Kassel, 2004.
[5] V. MATTE « Durabilité des bétons à ultra hautes performances : rôle de la matrice cimentaire
» Thèse de doctorat en Génie Civil, ENS Cachan, Université de Sherbrooke, 20 Sept. 99.
[6] G. BIRELLI, G. CADORET, F. DUTALLOIR, T. THIBAUD « A new, very high performance
concrete », International symposium on high-performance and reactive powder concretes,
Sherbrooke (Canada), August 2000
[7] « Conception des bétons pour une durée de vie donnée des ouvrages » Association Francaise
de Genie Civil, Janvier 2002.
7
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[8] « Méthode de prévision par le calcul du comportement au feu des structures en béton », DTU
P 92-701, AFNOR
[9] Committee TC 129 «Test methods for Mechanical Properties of Concrete at High
Temperatures», Part 3: Compressive Strength. Materials and structures, 1995, 28, 410-414.
[10] J.C. MINDEGUIA, P. PIMIENTA, A. SIMON, N. ATIF, “Experimental and numerical study
of an UHPFRC AT VERY HIGH TEMPERATURE », CONSEC’07 Tours, France.