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Economie Générale & statistique S.G.

Partie I : LES CONCEPTS ECONOMIQUES DE BASE

Chapitre I : LE MARCHE

SECTION I : Notion du Marché


A - Au sens concret
C’est un endroit où se rencontrent des acheteurs et des vendeurs échangeant des marchandises. Ce sens
concret se caractérise par une unité de lieu, de temps et d’objet.
B- Au sens abstrait
Lieu abstrait de confrontation des offres et des demandes pour une marchandise ou un produit
particuliers. Dans ce sens abstrait l’unité physique du lieu et du temps n’est pas nécessaire, en effet, il
existe des marché où les vendeurs ne rencontrent pas physiquement des acheteurs (marché des changes)
ou bien les marchandises peuvent même être vendues alors qu’elles ne sont pas encore produites - par
exemple : le marché des métaux, le marché du pétrole, le marché mondial des capitaux.
C- Définition générale
Le marché est le lieu ………………… (Foires Expositions, Salons…) ou …………..…….. (Fictif)
(Internet…) où s’effectuent les échanges, c’est–à–dire où se confrontent l’offre et la demande qui
s’ajustent à un certain prix. Cette confrontation détermine une quantité échangée appelée quantité
d’équilibre (de travail, de production, de monnaie, de titres) et un prix de vente appelé prix d’équilibre
(salaire, prix des biens, taux d'intérêt, cours boursier).

II- Composantes du marché

A- L’Offre
L’Offre d’un bien ou d’un service est la quantité qu’un vendeur est disposé à céder à un prix déterminé.

Exemple d’application : Soit l’évolution des prix des quantités offertes d’un bien économique.

Prix 1 2 3 4 5
Quantités offertes 1 000 2 000 4 000 7 000 10 000
TAF : Tracer la courbe de l’offre

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NB : L’offre est une fonction ………………..……………. des prix : plus les prix …………………………. plus
la quantité offerte ………………………………. et inversement

B- La Demande
La Demande désigne alors …………………………………………………………………………………

Exemple d’application : Soit l’évolution des prix des quantités demandées du même bien économique.

Prix 1 2 3 4 5
Quantités demandées 6 000 5 000 4 000 3 000 1 000

TAF : Tracer la courbe de la demande

NB : La Demande est une fonction ………………………………..des prix :


……………………………………………………………………………………………………………………………

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C- Le prix
Le prix est le montant monétaire échangé contre un bien ou un service lors d'un achat ou d'une vente.

1- Formation du prix dans une économie de marché

Dans une économie de marché, les prix résultent de la libre confrontation de l'offre et de la demande sur
le marché : la rareté fait monter les prix tandis que l'offre excessive les fait descendre (la loi de l'offre et
de la demande).

Exemple d’application : Reprenant l’exemple précèdent


TAF: Tracer les deux courbes de l’offre et de la demande dans un même graphique.

2- La loi de l'offre et de la demande

Sur les marchés concurrentiels, les entreprises sont très nombreuses et elles ne peuvent pas influencer le
prix : il est décidé par le marché en fonction de ……………………. et de la …………………..

Application
Pour un prix donné (p0), si l'offre est supérieure à la demande, les entreprises ne pourront pas vendre toute
leur production à ce prix : elles vont se concurrencer et les plus performantes pourront proposer un prix
plus bas (mais supérieur à leur coût de production). Le prix va donc……………. Ce qui entraînera des
faillites et une …………….de l'offre totale. De leur côté, les consommateurs ……………….leurs achats.

Cette baisse de l'offre et cette hausse de la demande permettront d'arriver à un équilibre, ou le maintien
d'un excédent d'offre peut nécessiter une nouvelle baisse de prix ou la situation inverse peut apparaître :
Au prix p1, l'offre est inférieure à la demande : Ce sont les consommateurs qui se concurrencent pour
acheter un produit devenu rare, ils acceptent donc une …………….des prix. Celle-ci permet aux
entreprises ……………….leurs profits, ce qui attire de nouvelles entreprises dans ce secteur et
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l'offre…………….. Au contraire, les consommateurs vont ………..….leurs achats. Au total, hausse de


l'offre et baisse de la demande, vont permettre d'arriver à un équilibre, ou bien une nouvelle modification
de prix surviendra.
Le prix d'équilibre est représenté sur le graphique par………………….

La loi de l'offre et de la demande est donc un mécanisme régulateur qui, en faisant varier le………………,
permet d'obtenir un …………….entre l'offre et……………………..

TAF : remplir les vides par les mots suivants :


(d’augmenter, augmente, diminue, baisse, augmenteront,le prix, équilibre, la demande, hausse, réduire,
Pe, )

Remarque :
Dans une économie centralement planifiée, les prix sont fixés autoritairement par les pouvoirs
publics, selon qu'ils estiment qu'un produit est utile (le prix est subventionné) ou nuisible à la société (le
produit est renchéri).
Dans certaines situations (comme dans une économie de guerre), ou dans certains systèmes
interventionnistes (économie planifiée), les autorités recourent au « contrôle des prix », ou du moins de
certains prix pratiqués sur le marché, ou encore influent sur l'offre (protectionnisme, subvention...) ou la
demande (rationnement).
D- L’instrument : La Monnaie

La monnaie se définit donc comme un bien spécifique permettant à toute personne qui en est titulaire
d'acquérir à tout moment n'importe quel bien ou service.

SECTION II : Types de marché selon l’objet :


A- Marché des biens et services
Les différents marchés classés selon les catégories des biens et services échangés :
Exemple de biens et services Biens
matériels immatériels De De consommation De consommation finale
production intermédiaire
Coupe de cheveux
Transport de matières
premières
Téléviseur acheté par la
famille Sabri
Machine industrielle à
commande numériques
Boite de petit pois achetée
par un ouvrier pour son
déjeuner
Place pour un cancer ou une
pièce théâtrale
Bois acheté par un fabricant
de meubles
Une bétonneuse achetée par
un employeur
Caisses de raisins achetées
par un restaurant

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1- Définition :
C’est un lieu de rencontre, éventuellement ………………., de l’offre et de …………… de biens et
…………., c’est à dire entre des vendeurs et …………………..en vue de déterminer un prix d’échange.

2- Type de marché des biens et services (voir cours de la première année) :


a- Selon la nature du bien : biens matériels et biens immatériels (services)
b- Selon la destination du bien :
- Marché des biens de production (ou d’équipements)
- Marché des biens de consommation :
*Marché des biens de consommation finale
*Marché des biens de consommation intermédiaire
c- Selon l’étendue géographique : marché local, régional, national et international et mondial.
d- Selon le régime du marché : marché de concurrence parfaite (forte concurrence), marché de
concurrence imparfaite.
e- Selon la nature de l’activité :marché des biens agricoles et assimilés, marché des biens industriels,
marché des services.

B- Marché du Travail

1-Définitions théorique du marché de travail

a- Définition libérale du marché de travail


Est un lieu fictif de rencontre de ……………. et de la …………. où se fixe en conséquence les quantités
échangées (nombre de salariés, heures, journées, compétences…) et le prix (….........…). Selon cette
définition, le travail est une marchandise comme les autres.

b- Définition marxiste du marché de travail


Pour Marx, le salarié, qui est en état de subordination permanente, échange sa force de travail contre une
quantité de moyens de subsistance. L’Etat intervient pour fixer la durée du travail pour éviter l’épuisement
de la force de travail qui n’est pas une marchandise comme les autres.

c- Définition socio-économique du marché de travail


C’est l’ensemble des mécanismes d’affectation des travailleurs à des postes de travail dans des activités
productives et de services.

2- Composantes du marché du travail

a- L’offre du travail : (…………………………………… : ménages et particuliers)


Pour la théorie libérale, l’offre du travail est le volume de travail que les ménages sont disposés à fournir
en contrepartie d’une rémunération. L’offre du travail est une fonction ……………….du salaire mesurée
par jours, par heures, ou par mois…plus le salaire est élevé, plus on est disposé à fournir du travail, il y a
des limites conventionnelles (durée légale du travail et heures supplémentaires) et physiques (tolérance
physique).
On assimilera l’offre de travail à l’ensemble des ressources en travail disponibles à un moment donné dans
un pays, c’est-à-dire la population active.

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b- La demande de travail (……………………………… : exercée essentiellement par les


entreprises et les administrations)
La demande de travail est une demande dérivée de celle des produits s’adressant à l’entreprise (demande
anticipée des produits). C’est un facteur de production complémentaire au capital.Selon la théorie libérale
(néo-classique), la demande de travail est une fonction ……………………. de son prix (salaire).

c- La rencontre de l’offre et de la demande de travail


 Le prix du travail
Le prix du travail est le prix d’équilibre du marché qui est fixé par ………………………. des courbes de
……………………….. et de ……………………………….. de travail.
Cependant, dans la réalité, le salaire n’est pas fixé sur la base d’une libre négociation entre les partenaires
(salarié et employeur) :
- En général, l’employeur est en position de ………… et le salarié en situation de faiblesse. L’employeur
dicte, ainsi, ses conditions ; le contrat de travail est plus un contrat d’adhésion que de gré à gré.
- La négociation entre les partenaires sociaux : souvent, les salaires sont négociés dans le cadre des
conventions collectives sectorielles ou par métiers pointus.
- Il y a aussi la réglementions par la loi de certains : la fixation du salaire minimum par la loi (SMIG et
SMAG) et les salaires dans la fonction publique.

 Le déséquilibre sur le marché du travail


Dans certaines activités ou secteurs, voire pour l’ensemble de la société, il peut y avoir, par moments, ou
de façon structurelle, un déséquilibre entre l’offre et la demande du travail :
- Le déséquilibre qui hante de plus en plus les sociétés modernes est le chômage qui devient structurel.
Dans cette situation, l’offre de travail excède la demande de travail, que la situation soit sectorielle ou
globale.
- L’insuffisance de l’offre de travail ou pénurie de main d’œuvre. En effet, malgré que globalement le
chômage soit la règle, certains secteurs dans certaines régions peinent à trouver les salariés dont ils ont
besoin.

C- Marché des Capitaux

1- Définition
Le marché des capitaux est un lieu de rencontre entre les agents économiques ayant un excédent de
capitaux ou capacité de financement et les agents ayant des besoins de financement.

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Financement

Interne : Externe
autofinancement

Indirect (intermédié) :
Direct : Marché Emprunt bancaire
des capitaux

Emission des titres Constitution ou Emission d’emprunts


de créances augmentation du obligataires
négociables (TCN) capital par émission (EO)
des actions

Marché des capitaux

Marché monétaire (à court Marché financier (à long terme)


et moyen termes)

Marché des titres de Marché Marché des valeurs Marché des produits
créance négociable : Interbancaireest un mobilières (actions et dérivés : C’est un contrat
Sur ce marché tous les marché où les agents obligations) : composé dont la valeur est
agents économiques financiers (les de deux marchés : "dérivée" du prix d'autre
peuvent intervenir, établissements de chose.
s’émettre et crédit, le Trésor
s’échanger des titres Public, la banque Le marché primaire :
de créances centrale) échangent C’est le marché sur
négociables. (Bons du entre elles des actifs lequel les titres
trésor négociables, financiers et «neufs» sont mis en
pour l’Etat, billets de empruntent ou prêtent vente.
trésorerie, pour les à court terme.
entreprises, certificats Exemple : marché des Le marché
de dépôt, pour les changes secondaire ou bourse
banques). des valeurs
mobilières : lieu
d’échange des titres
déjà émis.

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D- Le marché des changes :

1.Définition :
Le marché des changes est un marché où s’achètent et se vendent les devises, c’est-à-dire les monnaies
étrangères convertibles.
La confrontation de l’offre et de la demande de devise permet la détermination du prix d’une devise dans
une autre (cours de change).Les offres et les demandes de devises proviennent des transactions
commerciales et financières. Les transactions sur le marché des changes augmentent beaucoup plus
rapidement que l’activité économique mondiale ou les échanges commerciaux.
Le marché de change fonctionne en continu 24h sur 24h. les opérateurs sur les marchés des changes sont
les combistes des grandes banques à qui sont transmises les demandes d’opérations.

2. Changes fixes et changes flottants


- Le système de changes fixes : pour éviter l’influence des fluctuations de la monnaie sur les relations
commerciales, certains pays adoptent des taux de changes fixes et stables de leurs monnaies à la suite
d’accords internationaux qui définissent un système international, les taux de changes sont déterminés par
référence à un étalon (poids d’or), à une autre devise ou une combinaison de devises (panier). La parité est
ainsi la valeur officielle d’une monnaie par rapport à une autre. La banque centrale intervient, en cas de
baisse de valeur de la monnaie nationale sur le marché en achetant la monnaie nationale pour faire
augmenter sa valeur.
- Le système de change flottant : le taux de change d’une monnaie varie librement sur le marché des
changes au gré des offres et des demandes de cette monnaie. La banque centrale n’est pas obligée
d’intervenir. Ainsi, plus une monnaie est demandée (lorsque le pays connaît des excédents commerciaux)
plus sa valeur augmente. Le dollar, le Yen, l’Euro sont des monnaies qui flottent c’est-à-dire que leurs
taux de change varient régulièrement.
La distinction entre change fixe et flottant permet de comprendre la distinction entre la dévaluation (ou
réévaluation) et dépréciation (ou appréciation) de la monnaie nationale : la dévaluation est une action
officielle consistant à décider du nouveau taux de change, alors que la dépréciation est un fait résultant de
l’évolution du marché. Par exemple, le Maroc a choisi le système de change fixe, et en vertu d’une
appréciation forte de sa monnaie et compétitivité des produits oblige, peut être amené à dévaluer sa
monnaie.

3.Marché de change au comptant et marché à terme :


- Marché de change au comptant : L’chat et la vente de devises se réalisent à un cours déterminé, le
règlement intervenant immédiatement.
- Marché de change à terme : c’est un contrat dans lequel on s’entend sur la quantité de devises, mais le
règlement intervient plus tard et à un cours futur.

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Chapitre II : Le Circuit Economique

Afin d’obtenir une description d’ensemble de l’activité économique, il est possible de représenter les
relations qui s’établissent entre les différents agents économiques à l’aide d’un schéma appelé : circuit
économique.

 Qui sont les agents économiques mis en jeu par un circuit économique ?
 Comment peut-on représenter les échanges entre agents ?
 Comment représente-t-on l’ensemble des flux économiques d’une nation ?

I- Les agents économiques

Un agent économique désigne un ………………. ou ……………………….. d’individus qui effectuent


une activité économique, c'est-à-dire s’organise pour assurer au mieux la ……………… de ses
…………………. On distingue ………………………. grandes catégories d’agents économiques

A- Les Ménages

Catégorie des agents dont l’activité principale économique est ………………………….. Toute personne
physique appartient donc à la catégorie des ménages. Notons que, par convention, un ménage comprend
tous les individus vivant sous ………………………………………..

Ex :…………………………………………………………………………………………………………..
Leurs ressources sont constituées de la rémunération de leur participation au processus de production au
titre de travailleurs et de capitalistes. Ils possèdent ainsi tous les facteurs de production. Ils les louent aux
entreprises et reçoivent en échange salaires, intérêts (rémunération des obligations) et dividendes
(rémunération des actions).

B- Les sociétés non financières ou SNF (appelées communément entreprises) :

Catégorie des agents qui …………………. et ………………….des biens et services ……………………


et non ……………………….. Les entreprises ne ………………………… pas mais transforment les
ressources. Enfin, les bénéfices (chiffres d’affaires moins les coûts) sont leurs ressources.
Ex : ………………………………………………………………………………………………………..

C- Les sociétés financières ou SF (appelées communément banques et intermédiaires financiers) :

Catégorie des agents qui ………………….., transforment et …………………..des moyens de


financement et/ou gèrent des produits financiers. Ils servent d’………………………. entre les agents
bénéficiant d’une capacité de financement et ceux en …………………… de financement. Leurs
ressources correspondent à un autre type de bénéfice: la différence entre les intérêts reçus et les intérêts
versés.

D- Les administrations publiques ou Adm.Pub

Catégorie des agents ayant deux fonctions principales :


(i) Celle de producteur : …………………….. de biens et services ……………………… (leur
prix de vente est inférieur au coût de production) ;
(ii) Une autre qui est absolument spécifique aux Adm.Pub:La ………………. des revenus, à savoir
la collecte des prélèvements obligatoires et le versement de prestations. Leurs ressources
proviennent essentiellement des prélèvements obligatoires.
Ex : ………………………………………………………………………………………………………..
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E- Reste du monde : (extérieur)

Outre ces cinq secteurs institutionnels résidents, on définit un secteur composé de tous les
……………………………. qui ont eu un échange économique avec au moins un secteur résident.
On peut ajouter une catégorie supplémentaire :

F- Les institutions sans but lucratif au service des ménages ou aux (Associations, fondations, etc.)

Catégorie des agents, ni entreprises, ni État, qui fournissent des services ………………………. aux
ménages. Leurs ressources sont constituées des cotisations volontaires des ménages et des subventions des
Adm.Pub.

II- Les Flux

Mouvement de biens, de services, de valeurs, qui se produit en un intervalle de temps déterminé (les
opérations sont des achats, des ventes, des transferts, des prêts, ...).Les flux génèrent des stocks.
On distingue :

A- Flux financier
Mouvements de capitaux à …………………………….
Ex : - Prêts d'argent à plusieurs années.
- Achat de titres boursiers.

B- Flux monétaire
Flux de monnaie, de créances ou de dettes (mouvements de capitaux à …………………………………).
Ex : - retrait de billets à un distributeur.
- paiement des objets achetés dans un supermarché.

C- Flux réel
Flux portant sur des biens et des services.
Ex : - achat de marchandises ou produits quelconques.
- transport de produits par chemin de fer.

III- Opérations des agents économiques

La comptabilité nationale décompose les opérations économiques en 3 grandes catégories :


- Les opérations de biens et services ;
- Les opérations de répartition ;
- Les opérations financières.

A- Les opérations sur les biens et services


Les agents économiques effectuent un certain nombre d’opérations, en se référant à l’égalité suivante :
Production = ………………………………………………………………………………………………..
On peut distinguer cinq types d’opérations sur biens et services :

1- La production
Elle consiste à …… des biens et des services. Cette production peut être ……...……. ou ……………...

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2- La consommation
Consommer consiste à ……………………… à plus au moins long terme des biens et services pour
satisfaire des besoins. On distingue :
- Consommation intermédiaire : destruction …………………… des biens et services pour produire
d’autres biens nécessaires à la satisfaction des besoins.
Ex : ………………………………………………………………………………………………………..
- Consommation finale : utilisation ………………des biens et services pour satisfaire les besoins
Ex : ………………………………………………………………………………………………………….
- Auto-consommation : on parle d’auto-consommation lorsque le producteur,
…………………………………. les biens et les services qu’il produit.

3- Le stock
C’est une partie de la production …………………... Elle est nécessaire pour faire face à une demande
immédiate ainsi, il permet de régulariser l’offre et la demande.

4- Investissement
Opération ayant pour but la production de biens ou services. Il comprend l’ensemble des dépenses
effectuées pour créer, maintenir en état ou développer l’appareil productif.

5- Echange avec l’extérieur


Permet de réaliser l’égalité entre les emplois et les ressources

Production + importation = ……………………………………………………………………………..

Offre globale Demande globale


Ou Ressources ou Emplois

B- Opérations de répartition
Une fois la production obtenue, elle donne lieu à un flux appelé revenu. Celui-ci est plus souvent exprimé
en monnaie. En participant à la production, chacun reçoit un revenu en contre partie de sa participation.
Les entreprises (dividendes), les employés (salaires), l’Etat (impôts) ….etc.

C- Les opérations financières


Elle nous montre d’un côté comment les agents qui ont dépensés moins que les ressources en emplois ces
excédents et comment les secteurs qui ont dépensés plus que leurs ressources se sont endettés.
En somme, les opérations financières décrivent la façon dont est réalisée la compensation entre capacité et
besoin de financement.

IV- Elaboration du Circuit Economique

A- Définition

Les différents acteurs de la vie économique entretiennent des relations (le terme "flux" est souvent utilisé
pour caractériser ces relations) dont l'interdépendance constitue le "circuit économique".

C’est alors que le circuit économique est un ……………………..d’ensemble qui retrace les principales
……………………qui existent entre les ……………………………… au sein d’une économie donnée.

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B- Circuit économique par agent


Le circuit économique le plus simple décrit la manière dont les entreprises créent simultanément des
biens, des services et des revenus. Ces revenus sont perçus par les ménages en contre partie de leur
participation à l’activité économique, puis dépensés pour l’achat de biens produit par les entreprises.

C- Le circuit économique par fonction et l’équilibre économique.

Le circuit économique par fonction met en évidence les 3 grands pôles de l’activité économique : la
production, le revenu et l’épargne.

Demande de bien de C° et de P° Production distribution des revenus

Dépense Revenu
Consommation

Investissement Epargne

Ce circuit permet de faire apparaître certaines relations fondamentales :


- La richesse issue de la production est distribuée aux autres agents économiques sous diverses
formes : salaire au salariés, profits aux apporteurs de capitaux, intérêts aux prêteurs, cotisation
sociale et impôt aux administrations. Ainsi, apparaît une première égalité
Production = ………………………………………

- Le revenu des agents économiques est soit consommé, soit épargné, ce qui nous conduit à une
seconde égalité

Revenu = ………………………………………………………………

- La production répond à la demande de biens et services de consommation et d’équipement


Production = ………………………………………………………….

Le circuit est dit bouclé, si le revenu distribué conduit à l’achat de la totalité des biens produits. Il faut
pour éviter un déséquilibre que le flux d’un investissement soit égal au flux d’épargne c'est-à-dire
Epargne = Investissement

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Chapitre III : Les Agrégats de la Comptabilité Nationale

I- Définition et détermination des agrégats à partir du tableau des entrées- sorties (TES) ou
des comptes des agents économiques

A- Détermination des agrégats à partir du tableau des entrées – sorties (ressources - emplois)
1- Présentation
Tableau des entrées-sorties d’une économie fictive ouverte

Branches ou secteurs Total Total


Total Variation
Produits Agriculture Industrie Services CF FBCF X emplois des
CI de stock
finals emplois
Agricoles 45 98 27 170 249 15 2 62 328 498
Industriels 70 322 74 466 419 145 5 101 670 1 136
Services 33 48 44 125 177 45 - 57 279 404
CI par
branche 148 468 145 761 845 205 7 220 1 277 2 038
consommatrice

C.I 148 468 145 761


Valeur
…………. ………. ………. …….
Ajoutée
Production …………. ……….. ……….. ……..
Importation
78 106 34 218
(M)
Total des
498 1 136 404 2 038
ressources

2- Définition du TES
Le TES est un tableau qui s’attache à décrire toutes les opérations sur
…………….…..et………………..réalisées au sein d’une économie au cours d’une année.
Il décrit, notamment, les ……………………. en biens et services ainsi que les différentes utilisations qui
peuvent en être faites.

Le TES est un tableau à double entrée qui décrit, en colonnes, les différentes ……………………..de la
nomenclature de l’activité économique et en lignes, les produits correspondants.

B- Définition des agrégats

1- Définition générale de l’agrégat

Les agrégats sont des grandeurs caractéristiques mesurant l’activité économique d’une société donnée. Ils
sont obtenus par agrégations d’opérations élémentaires à une fonction économique, réalisées par les divers
secteurs institutionnels. Cette agrégation peut s’obtenir par consolidation ou par cumulation.

2- Agrégat brut ou net

- Agrégat brut : il inclut la consommation du capital fixe (……………………………….) ;


- Agrégat net : il exclut les dotations aux ………………………(Consommation du ……………………) ;
- Agrégat net : agrégat brut –……………………………………………...

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C- Types d’agrégats

1- Les agrégats de produits

a. Le Produit Intérieur Brut (P.I.B)

 PIB au coût des facteurs :

PIB cf = …………………………………………………………………………………………………

 PIB au prix courant ou au prix du marché :

PIB dans l’optique de sa PIB dans l’optique de distribution PIB dans l’optique de son utilisation
constitution
PIB = La somme des valeurs PIB = salaires des résidents et non PIB = consommation finale (ménages et
ajoutées + TV non résidents servis par les employeurs Admin.) + FBCF +/-variation des stocks
déductibles+ droits et taxes sur résidents + les excédents nets des unités + exportations- importations
importations – subventions sur résidentes + consommation du capital
produits fixe (dotations) + impôts indirects et
taxes liées à la production – subventions PIB=CF+FBCF+(X-M)+/-Var Stocks
PIB = ∑VA+TVA+DTI-SP d’exploitation + droits et taxes sur
importations

PIB=Salaires+EBE+I P°+IP – Sub.

Le Produit Intérieur Net (P.I.N) = PIB pm – consommation du capital fixe (……………………………….)

b. Le Produit National Brut (P.N.B)

Cet agrégat mesure le produit réalisé par l’ensemble des facteurs de production résidents.
Pour l’obtenir, on ajoutera au ……………………………, les revenus produits extérieurs nets.

PNB (pm) = ……………………………………………………………………………….


Tel que :
Revenus extérieurs nets = Revenus du travail, de la propriété et de l’entreprise reçus (RTPER) du reste
du monde – Revenus du travail, de la propriété et de l’entreprise versés (RTPEV) au reste du monde
Revenus extérieurs nets = salaires, intérêts et dividendes reçus des non résidents – ceux versés à des non
résidents.

PNB (aux coûts des facteurs) = PNB (pm) – les impôts et taxes liés à la production et à
l’importation + subventions d’exploitation

2- Les agrégats de revenu


Ces agrégats représentent la somme des revenus reçus par les résidents en contrepartie de leur
participation à la fonction de production et des transferts sans contrepartie.

Les principaux agrégats du revenu sont le Revenu National et le Revenu National Disponible Brut.
Accessoirement, deux autres agrégats peuvent être calculés comme indicateurs socio-économiques mais
aussi tant que composantes d’emplois du revenu : La Consommation Nationale et l’Epargne Nationale.

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a- Le Revenu National

Le revenu national mesure le revenu produit par les facteurs primaires de production d’une économie
nationale pendant une période considérée.

Revenu national ou PNN = ∑ VA marchandes et non marchandes + Revenus produits reçus du RDM –
Revenus produits versés au RDM

C’est la rémunération des salariés résidents par les résidents et non-résidents (salaires, cotisations sociales
des employeurs, prestations sociales versées directement aux salariés) + revenus de la propriété et de
l’entreprise nets de la consommation du capital fixe (allant aux actionnaires, ménages et administrations
publiques) + revenus de la propriété et de l’entreprise allant aux entreprises allant aux SNF et SF +
revenus de la propriété et de l’entreprise reçus du RDM nets ( revenus reçus –versés ) allant à l’ensemble
des résidents.

b- Le Revenu National Brut Disponible (RNBD)

Cet agrégat comprend le RN augmenté des transferts de redistribution y compris les impôts liés à la
production et à l’importation nets des subventions d’exploitation et de la consommation du capital fixe.

RNBD = RN + Amortissements + Revenus de transferts courants reçus par les résidents du reste du
monde – Revenus de transferts courants versés par les résidents au reste du monde

3- Les agrégats de la dépense

Ces agrégats bouclent le circuit des flux nationaux significatifs. Ils sont la contrepartie des autres agrégats
ou peuvent faire l’objet d’une détermination directe à partir de leurs composantes.
Le point de départ est la formule suivante :

Dépense nationale = Consommation nationale + l’investissement national


DNB = CF des ménages résidents + CF des Adm. + FBCF +/- variation de stocks

a- Consommation Nationale

Cet agrégat mesure l’ensemble de la consommation finale des résidents (ménages et administrations
publiques) à l’intérieur du territoire économique national et dans le reste du monde.

Augmenté de l’épargne nationale brute, il atteindra le RNBD.

CN = Consommation privée + Consommation publique

C.Privée : Englobe la consommation des agents économiques autre que les administrations publiques ;
C.Publique : Correspond à la consommation des administrations.

b- La Formation Brute du Capital Fixe (FBCF)

Parmi les différentes catégories d’investissements réalisés par les unités de production, le comptable
national ne retient que les investissements matériels. C'est-à-dire, l’ensemble des dépenses consacrées à
l’achat de biens de production durables à l’exception des terrains. Ces dépenses permettent le maintien et
l’accroissement du capital fixe. On parle de formation brute de capital fixe. (FBCF).

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Lorsque l’investissement de remplacement (les amortissements) n’est pas pris en compte, on parle de
formation nette de capital fixe (FNCF).
FBCF = Amortissement + FNCF

L’Investissement National = FBCF + Var. de Stocks

Les économistes et les comptables nationaux ont l’habitude de comparer la FBCF et le PIB.
Le rapport FBCF/ PIB permet de mesurer la part du PIB consacrée à l’investissement, c'est-à-dire l’effort
consenti par la nation pour financer l’investissement. Ce rapport est appelé « Taux d’investissement »

Taux d’investissement = FBCF/ PIB *100

4- Les agrégats de l’épargne

a- L’Epargne national Brut

C’est la somme des épargnes brutes des différents secteurs institutionnels.


Elle sert d’abord au remplacement des équipements (CCF), le reste pourra servir à l’investissement net
ainsi qu’éventuellement à une formation des stocks

L’épargne national brut (ENB) est l’excèdent du Revenu National Brut Disponible (RNBD) par rapport à
la consommation finale (privée et publique)

b- L’Epargne Nationale Nette

ENN = ENB – Amortissements


Taux d’épargne national = ENB/ RNBD

Exercice d’application

Eléments en millions N N+1


Produit Intérieur Brut 522 649 575 271
Revenu de la propriété net en provenance de l’extérieur - 5 760 - 8 206
Revenu National ………….. …………….
Transferts courants nets en provenance de l’extérieur 47 841 55 608
Revenu National Brut Disponible ……………. ………………
Dépenses de Consommation finale (ménages +Adm. Publiques) 396 578 424 334
Epargne Nationale ……………….. ………………..

16
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II- Mesure de l’évolution des agrégats par l’indice simple

A- Exemple de l’évolution d’un ou plusieurs agrégats

Le tableau suivant présente les données de PIB et la dépense de consommation finale marocaine de 2002 à
2006
En millions de DH 2002 2003 2004 2005 2006
PIB 446 044 476 987 500 081 522 649 575 271
Dépenses de consommation finale nationale 340 112 360 180 382 355 396 578 424 334

TAF :
- Calculer l’indice d’évolution des deux grandeurs de 2002 à 2006, date de référence 2002 (base 100) ;
- Calculer les taux d’évolution (par rapport à l’année de base et d’une année à une autre) ;
- Apprécier l’évolution des deux grandeurs.

B- Définition de l’indice simple


L’indice simple est le rapport entre 2 valeurs d’une même grandeur pendant 2 dates différentes. il permet
de mesurer la variation relative de cette grandeur.

It/0 (G) = Gt / G0
Avec la date 0 est la date de base ou date de référence.
Remarque :
Pour interpréter la valeur de l’indice, il est préférable de l’exprimer en pourcentage. Les valeurs trouvées
sont donc multipliées par 100

It/0 (G) = [Gt / G0] * 100

C- Applications
Soit l’évolution de la consommation finale nationale au Maroc en millions de dirhams (au prix courant)
2000 2001 2002 2003
Consommation finale nationale 293 512 308 997 320 570 336 349
TAF :
1- Calculer les indices de l’évolution de la consommation finale nationale (base 100 en 2000).
2- Commenter les résultats

Corrigé :
2000 2001 2002 2003
Consommation finale nationale

………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………..

Produit intérieur brut de la France en volume (milliards d’euros)


Eléments 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
PIB 1 358.6 1 441.4 1 468.1 1 483.2 1 499.3 1 534.1 1 552.3
Indice base 100 en 1999
Taux de variation annuel
en %
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Economie Générale & statistique S.G.C

TAF :
1- Remplir le tableau en faisant les calculs nécessaires.
2- Lisez l’évolution du PIB de la France.

………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………..

III- Les limites de la comptabilité nationale


A- Les limites méthodologiques de la comptabilité nationale

1- Limites universelles
- La comptabilité nationale raisonne en termes de flux et non en termes de stocks ; elle ne
renseigne que sur les opérations d’une année et ignore la richesse accumulée ;
- La comptabilité nationale ne renseigne pas sur le facteur humain ou plutôt sur les producteurs ;
les données sur la population sont élaborées et présentées séparément ;
- La non intégration dans le compte capital des actifs humains et naturels en raison d’une
difficulté de mesure. (coût de l’homme/ressources renouvelables et non renouvelables) ;
- Elle prétend approcher la réalité complexe à partir des conventions et approximations ;
- Exclusion du travail domestique et des loisirs privés ;
- La comptabilité nationale n’est pas neutre, c’est une représentation d’une réalité sur la base
d’une vision du monde déterminée (libérale) ; elle ignore tout rapport de force et tout
antagonisme.
- Elle compte des activités avec effets négatifs positivement (consommation d’alcool, tabacs,
médicaments …) ;
2- Limites de la comptabilité nationale

- L’économie non observée (secteur informel, économie souterraine et activités illicites) pose
des problèmes dans son évaluation ;
- Il n’y a pas de répertoire d’entreprises permettant le suivi de la démographie des entreprises ;
- Il y a aussi indisponibilité des états comptables des entreprises ;
- En absence des statistiques relatives aux institutions privées sans but lucratif au service des
ménages (partis politiques, syndicats, associations ….etc.) ces institutions on été intégrés avec
les ménages.

B- Limite de l’agrégat du PIB


Document 1 : le coût du réchauffement climatique

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique ont légèrement diminué
dans les pays industrialisés entre 1990 et 2004. Mais la tendance est à la hausse pour la période plus récente de
2000 à 2004, révèle un rapport des Nations Unies publié le 30 octobre à Bonn. En effet, les émissions, de GES
ont diminué de 3.3% de 1990 à 2004. Mais cette baisse correspond pour l’essentiel à une réduction de 36.8% des
émissions de GES dans beaucoup de pays d’Europe centrale. Les autres pays ont vu au contraire leurs émissions
progresser de 11%.
Le réchauffement climatique pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 7 trillions de $ (5 500 milliards
d’Euros), si des mesures ne sont pas prises dans les 10 prochaines années. Une étude de Sir Nicolas Stern,
ancien chef économiste à la Banque Mondiale, prévoit également que le nombre de réfugiés victimes de la
sécheresse ou inondations, pourrait s’élever à quelque 200 millions de personnes.

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Economie Générale & statistique S.G.C

TAF :
1- Lisez et interprétez les propos du texte
2- Quel reproche fait-on à la comptabilité eu égard à ce problème

Réponses :

1- …………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………..

2- …………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………….

Conclusion :

La course effrénée à la croissance est une caractéristique des sociétés modernes et fait planer le spectre de
dictature du PIB. Produire à tout prix et n’importe quoi, pourvu que ça rapporte. Ainsi, on a l’impression
que c’est l’homme qui est au service de la croissance et de la production et non l’inverse. Il faut donc
opter pour la bonne voie, la bonne idéologie : celle de mettre l’économie au service de l’homme.

Le PIB ne renseigne pas sur le niveau de développement d’un pays, plus que sur le bien être. Mais les
comptables nationaux n’ont jamais prétendu que le PIB est un indicateur de bien être.

Le PIB global ou par habitant permet des comparaisons dans le temps et dans l’espace, mais cache
beaucoup de dysfonctionnements socio-économiques, la rationalité ou l’efficacité du processus de
production ou du système productif.

19
Economie Générale & statistique S.G.C

Partie II : L’Intervention de l’Etat

Période I : L’insuffisance de l’intervention par le Marché

Chapitre I : La Régularisation par le Marché

I- Notion de régularisation par le marché

Ce sont les libéraux (les classiques, néoclassiques) qui sont partisans de la régularisation de l’économie
par le marché. Le marché permet une allocation optimale. Le but d’une entreprise privée est de maximiser
son profit, cette activité va attirer de nombreux investissements (les capitaux sont investis dans les
activités les plus rentables, celles qui sont les plus capables de générer des richesses, prospérité de
l’économie). En revanche, celles qui ne sont pas rentable sont délaissées. L’importance du marché nous
amène à qualifier nos économies, économie de marché ou économie capitaliste.

II- Les régimes du marché (pour biens et services)

Il existe différents régimes de marchés et ceci, selon le nombre plus au moins important des participants
aux échanges.
On distingue plusieurs structures de marchés classés par les économistes. Le tableau ci-dessous représente
la classification de l’économiste allemand Stackelberg (1905-1946)

Offre Beaucoup de vendeurs Peu de vendeurs Un vendeur


Demande
Beaucoup d’acheteurs Concurrence Oligopole Monopole
Peu d’acheteurs Oligopsone Oligopole bilatéral Monopole contrarié
Un acheteur Monopsone Monopsone contrarié Monopole bilatéral
- Mono : un seul - Oligo : Quelques - Pole : Offre - Bi : Deux - Psone : Demande
- bilatéral: relatif à l’offreet à la demande -Contrarié : exercé sans contrainte

A- Les régimes théoriques


1- Le marché de Concurrence Pure et Parfaite (CPP)

Texte : Les conditions de la concurrence pure et parfaite


La première hypothèse implicite de l’analyse de « loi de l’offre et de la demande » est l’absence de
possibilité pour l’un des intervenants sur le marché à lui seul…il doit y avoir une infinité de vendeurs
ou, en d’autres termes, « atomicité » du marché .cette condition sous-jacente à l’analyse si elle est la
plus visible n’est pas la seule.
Ainsi, il faut que les produits soient homogènes, c’est-à-dire que l’acheteur achète de façon indifférente
le produit de la firme A ou celui de la firme B ; dans le cas contraire il pourra y avoir non pas un prix
mais plusieurs prix… et chaque vendeur pourra à nouveau agir sur le prix de son marché..
L’information doit être complète, chacun doit pouvoir en disposer, le marché doit être transparent, il
faut connaître ce qui est à vendre et à quel prix.
Tout individu doit être capable d’entrer sur le marché s’il décide de créer une entreprise pour vendre le
produit considéré. Le marché doit être fluide : n’importe qui peut constituer son entreprise ou décider
d’entreprendre une activité de production.
L’ensemble de ces diverses conditions (atomicité, homogénéité, fluidité)
Caractérise ce que les économistes ont appelé une situation de concurrence pure et parfaite
Initiation à l’économie 1986
Question : Quelles sont les conditions nécessaires pour que l’on puisse parler de situations de concurrence
pure et parfaite ?
20
Economie Générale & statistique S.G.C

Réponse :
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

a- Définition
Le marché de CPP est caractérisé par l’existence d’un grand nombre de vendeurs et d’acheteurs.

b- Les conditions
Le marché de concurrence pure et parfaite est un marché théorique exige les conditions suivantes :
- Atomicité : existence d’une multitude d’acheteurs et de vendeurs de telle sorte qu’aucune partie ne
peut influencer le marché ;
- Homogénéité : les produits présentés sur le marché sont identiques, même quantité et même
mesure et les acheteurs n’ont pas de préférence pour le produit d’une entreprise ou d’un vendeur ;
- Fluidité du marché : toute entreprise peut intervenir librement sur le marché et donc aucune
barrière réglementaire, technique ou financière à l’entrée des entreprises ;
- Transparence : les informations relatives aux prix pratiqués, aux quantités offertes et demandées
doivent circuler clairement ;
- Mobilité : les facteurs de production peuvent facilement se déplacer d’une zone géographique à
l’autre.

c- Détermination de l’équilibre dans le marché CPP

Il y a deux moments dans cette détermination :


- Equilibre sur le marché du produit
- Et l’équilibre pour l’entreprise

 Equilibre sur le marché du produit


Le prix d’équilibre se détermine par la rencontre de l’offre et de la demande collectives. C’est le prix pour
lequel il y a égalité entre l’offre collective et la demande collective.
Ce prix s’impose à toutes les entreprises. C’est une donnée, qui représente le prix du marché et la recette
moyenne de chaque entreprise.

Application
Le tableau suivant donne la quantité offerte et celle demandée sur un marché local d’un produit ménager

Nombre d’articles offerts Prix Nombre d’articles demandés


1 000 19 7 000
2 000 21 6 000
3 000 23 5 000
4 000 25 4 000
5 000 27 3 000
6 000 29 2 000
7 000 31 1 000

TAF
- Représenter graphiquement l’offre et la demande globale
- Mettre en évidence le prix d’équilibre sur le graphique
- Lire et commenter le prix d’équilibre, lire le comportement de l’offre et de la demande

21
Economie Générale & statistique S.G.C

 Equilibre pour l’entreprise

La quantité optimale est celle pour laquelle il y a égalité entre la recette moyenne (le prix de marché) et le
coût marginal unitaire et par conséquent donne le profit maximum.

Application

Reprenons le même exemple et supposons qu’une entreprise a la situation suivante :


Quantités Coût total Coût moyen Coût Recette Recette Résultat
commercialisables marginal moyenne totale
(nombre d’articles) unitaire
1 000 29 000
2 000 48 000
3 000 60 000
4 000 80 000
5 000 105 000
6 000 132 000
7 000 168 000
NB
- Coût moyen = ………………………………………………………………….
- Coût marginal unitaire = ………………………………………………………..
- La recette moyenne est le prix de marché
- La recette totale = ………………………………………………………………
- La recette marginale = ………………………………………………………….
- Résultat = ……………………………………………………………………….

TAF

1- Compléter le tableau ci-dessus


2- Lisez la quantité optimale à produire. Expliquer
3- Déterminer graphiquement la situation optimale (courbe du coût marginal, celle du coût moyen et
la droite du prix, surface du profit …)
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………..

2- Le régime de monopole

a- Définition
Le monopole est une situation de marché caractérisé par la présence d’un seul offreur et d’un grand
nombre de demandeurs.

22
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b- Types de monopole

 Monopole simple
C’est une entreprise se trouvant seule sur le marché face à beaucoup de demandeurs. Elle fixe un prix
unique et vend une seule nature du produit.

 Monopole discriminant
Le monopoleur offre le même bien à divers acheteurs, à des prix différents, pendant une période donnée.
La discrimination ne peut se réaliser que si le vendeur a la maîtrise ; de plus, il est nécessaire pour qu’elle
soit couronnée de succès, qu’il n’y ait pas de possibilité de revente d’un consommateur à l’autre, c'est-à-
dire qu’il n’y ait pas de communication entre les divers secteurs du marché monopolisé.

 Le monopsone
Il y a monopsone lorsque sur un marché, un grand nombre de vendeurs font face à un seul acheteur. Dans
une telle situation, l’acheteur dispose du pouvoir d’agir sur le prix auquel s’effectuera la transaction. On
peut citer des exemples comme les sous- traitants travaillant pour une entreprise de montage

 Le monopole bilatéral
Un seul vendeur d’un produit ou service font face à un seul acheteur de ce produit. Ce régime caractérise
souvent le marché du travail, où un syndicat ouvrier fait face à un syndicat patronal ; il peut s’appliquer à
de Etats, dirigeant chacun les échanges de leurs propres produits.

c- Détermination du prix d’équilibre

En cas de monopole, l’entreprise a la liberté de fixer le prix elle-même. Cependant, la réaction des
consommateurs l’oblige à fixer un prix et un volume de vente qui lui permettent de maximiser son profit.
Ce volume est déterminé lorsqu’il y a égalité entre recette marginale unitaire et le coût marginale unitaire.

Application

Prix de Quantité Coût total Recette Coût Recette Coût Résultat


vente demandée totale marginal marginale moyen total
unitaire unitaire
9.5 10 000 30 000
9 20 000 50 000
8.5 30 000 60 000
8 40 000 72 000
7.5 50 000 102 000
7 60 000 147 000
6.5 70 000 202 000
6 80 000 270 000
5.5 90 000 380 000
5 100 000 530 000
TAF :
1- Compléter le tableau ci-dessus
2- Mettre en évidence le prix et la quantité commercialisable les plus avantageux pour la firme.
3- Représenter graphiquement les droites de recette moyenne et recette marginale et les courbes du
coût marginal et le coût moyen.
4- Mettre en évidence la zone du profit maximum.

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Economie Générale & statistique S.G.C

………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

3- Les régimes réels du marché

a- La concurrence par le produit : Le régime de la concurrence monopolistique


Désigne une structure de marché où celui-ci est séparé en niches, chacune servie par un monopole local.
Un tel cadre permet l'existence d'une forme de concurrence entre les monopoles; les frontières entre les
différentes niches étant endogènes, déterminées par l'action de chacun des monopoles.
La concurrence monopolistique se rencontre sur des marchés de biens possédant une identité forte (image
de marque, par exemple) qui fait d'un bien donné un substitut imparfait des autres. Cela s'applique ainsi
aux vêtements de marque comme aux consoles de jeux vidéo

b- Le marché d’oligopole
i. Définition

C’est une situation de marché caractérisée par la présence d’un grand nombre de demandeurs face à
quelques offreurs.
Ex : marché d’automobile, marché d’électroménagers…etc.
Remarque : Dans le cas où il y’a seulement 2 vendeurs, on parle de Duopole.

ii. Formation des prix

2 situations peuvent être distinguées à cet égard :


- Oligopole de paix (de coordination) : les entreprises coopèrent pour fixer un prix commun
permettant d’obtenir « le gâteau » le plus grand possible, lequel sera ensuite partagé entre elles. Il y
a donc un comportement d’entente visant une coordination plus ou moins complète (accord sur les
prix, les quantités, la répartition géographique des ventes…etc.). la coordination est alors déclarée,
et les entreprises se constituent sous forme de Cartel.
Dans certains cas, la coordination est seulement tacite, ce qui suppose l’existence d’une firme
leader (c’est-à-dire la plus puissante sur le plan financier) ou une firme baromètre (c’est-à-dire
celle qui réalise la meilleure marge commerciale). Les entreprises vont donc suivre la politique
élaborée par l’entreprise leader ou barométrique.

- Oligopole de combat/guerre (sans coordination) : dans ce cas, il y a rivalité entre les entreprises
qui s’engagent dans le combat de marché en pratiquant une politique de prix agressive pouvant
conduire à une guerre de prix.

iii. Les stratégies d’oligopole


 La stratégie d’adaptation : c’est une stratégie qui consiste d’adopter le prix de l’entreprise
dominante (le leader) ;
 Stratégie d’entente : Cartel ;
 La politique de domination : Le leader cherche à dominer le marché mais à éliminer
complètement les autres concurrents et à parvenir à une situation de monopole.Ex : Coca cola

24
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Chapitre II : Le dysfonctionnement du marché

I- Inflation

A- Mesure de l’inflation
Texte : Méthode de calcul du Coût de la Vie (ICV)
L’indice du coût de la vie mesure la variation relative des prix dans le temps et dans l’espace
d’un panier de produits destinés à la consommation finale de la population à revenus modestes.
La population de référence de l’indice est constituée par les catégories socio-économiques
suivantes : cadres moyens, commerçants, indépendants non agricoles, employés dans les bureaux et les
services et ouvriers non agricoles.
L’indice du coût de la vie est basé sur 385 articles, l’année de base est de 1989. Le choix des
produits retenus dans le panier de l’indice a été opéré selon leur importance dans la dépense totale telle
qu’elle découle de l’enquête de consommation et des dépenses des ménages réalisée par la direction de
la statistique.
Les points d’observation des prix à la consommation ont été choisis dans onze grandes villes du
royaume : Agadir, Casablanca, Fès, Kenitra, Marrakech, Oujda, Rabat, Tétouan, Meknès, Tanger et
Laâyoune.
L’indice du coût de la vie est calculé à partir de la formule de Laspeyres, il est calculé
mensuellement selon les groupes et les sous groupes de produits.
Source : Direction de la statistique

1- Les indices synthétiques

a- Principes de l’indice synthétique


Jusqu’ici, les seuls indices considérés ont été les indices simples, ces indices ne sont relatifs qu’à une seule
grandeur.
Or, pour appréhender une réalité complexe, il faut résumer en un seul indice plusieurs indices simples
(comme c’est le cas de l’ICV, les indices de plusieurs branches de production industrielle).
On parle alors, d’indice synthétique.

b- Les indices de Laspeyres

 Définition
L’indice de Laspeyres correspond à la moyenne arithmétique des indices simples pondérés par les
coefficients à l’époque de base.
 Calcul de l’indice
Soit i = 1,2,…, k un ensemble d’articles
Pio et Qio respectivement les prix et les quantités de l’article i à la date de référence Ao.
Pi1 et Qi1 respectivement les prix et les quantités de l’article i à la date de référence A 1.

On peut calculer l’indice de Laspeyres des prix (Lp) et l’indice de Laspeyres des quantités (Lq)
∑ Pi1 Qio
Lp (1/0) = * 100
∑ PioQio

∑ Qi1 Pi0
Lq (1/0) = * 100
∑ QioPio
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Rappelons que l’ICV se calcule à partir de l’indice de Laspeyres des prix (Lp)

∑ Pi1 Qio
Lp (1/0) = * 100
∑ PioQio

Exemple d’application1 :
Soit la consommation d’un ménage pour 4 biens pendant 2 périodes différentes. L’année de base est la 1 ère période.
Biens Période 0 Période 1
Quantité (Kg) Prix (Dh) Quantité (Kg) Prix (Dh)
Farine 70 3,5 75 3,65
Semoule 15 5,5 12 6
Riz 20 7,5 18,5 8
Blé 35 3,8 35 4
TAF : 1- Calculer l’indice de Laspeyres des prix. Interpréter les résultats
2- Calculer l’indice des quantités. Commenter
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
c- Les indices de Paasche

Soit i = 1,2,…, k un ensemble d’articles


Pio et Qio respectivement les prix et les quantités de l’article i à la date de référence A o.
Pi1 et Qi1 respectivement les prix et les quantités de l’article i à la date de référence A 1.
On peut calculer l’indice de Paasche (Pp) et l’indice de Paasche des quantités (Lq)

∑ Pi1 Qi1
Pp (1/0) = * 100
∑ PioQi1

∑ Qi1Pi1
Pq (1/0) = * 100
∑ Qi0Pi1

Exemple d’application2 :
Reprendre le tableau de l’application 1 et répondre aux questions suivantes :
1- Calculer l’indice de Paasche des prix. Interpréter les résultats
2- Calculer l’indice de Paasche des quantités. Commenter
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

d- L’indice de Fisher
C’est la moyenne géométrique des deux indices Laspeyres et Paasche. C’est la racine carrée du produit
des deux indices :
√L*P
26
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L’indice de Fisher se situe entre les deux : Laspeyres et Paasche

TAF : Calculer pour l’exemple précèdent l’indice Fisher des quantités et des prix
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

Exemple d’application3 :
On suppose que le panier d’un ménage marocain modeste qui sert de référence à la direction des
statistiques (DDS) n’est composé que de 3 produits : pain, viande, pommes de terre. On suppose que ce
ménage-type achète 1 baguette, 1kg de viande et 1 kg de pomme de terre.
Les prix en dirhams de ces 3 produits sont donnés dans le tableau suivant :

Produits Année 2008 Année 2009 Indices simples Coefficient (1)*(2)


(1) budgétaire
Pondération
(2)
Pain 1,4 1,50 …………… 2% ………….
Viande 65 70 ………….. ………… …………..
Pomme de terre 4 5 ………….. ……….. ………….
Indice des prix à la consommation ou indice du coût de la vie ( I.C.V) …………..
Le coefficient budgétaire correspond à la part d’un poste de dépenses dans le total des dépenses par
exemples, le CB de la consommation de pain est de :

………………………………………………………………………………………………………………

Exemple d’application 4 :

Groupe de biens et de services 2010 2011 Variations % Pondérations


Alimentation 168.7 174.4 3.4 41.3
Habillement 170.1 172.0 1.1 4.8
Habitation et énergie 171.8 173.9 1.2 22.1
Equipements ménagers 141.5 144.4 2.0 3.8
Soins médicaux 150.8 152.0 0.8 7.6
Transports et communication 169.0 186.4 10.3 7.5
Enseignement Loisirs et culture 173.5 175.7 1.3 3.6
Autres biens et services 175.6 179.8 2.4 9.3
Indice général 167.9 …….. …………… 100%
Source : Direction de la statistique
TAF :
1- Lire les valeurs soulignées
2- Calculer l’indice général en 2011
3- Calculer la variation de cet indice général
4- Interpréter le résultat obtenu

D’une manière générale


IG = ∑ I1/0* pondération / Total pondération
Taux d’inflation = [IG2 – IG1/ IG1] * 100

27
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B- Définition de l’inflation

L’inflation se défini comme une hausse durable et auto entretenue du niveau général des prix.
L’intérêt de cette définition est de souligner le caractère permanent et généralisé du phénomène. Une
hausse ponctuelle et localisée ne devient une cause d’inflation que si le mouvement de prix se propage
à toute l’économie et se reproduit la période suivante.
Source : Les grandes questions de l’économie

On appelle inflation une « hausse généralisée et durable du niveau général des prix ». Elle est
généralement mesurée par l’Indice des prix à la consommation (IPC).
L'inflation est un phénomène persistant, autoentretenu, qui touche l'ensemble des prix (quoique avec une
amplitude variable).

 Hausse généralisée : La hausse des prix affecte la totalité des produits et non seulement un seul
bien.
 Hausse durable : Elle doit être prolongée dans le temps contrairement à une hausse des prix
saisonnière ou conjoncturelle.
 Hausse autoentretenue : Une hausse qui entraîne une autre hausse.

C- Les types d’inflation

Il existe plusieurs formes d’inflation en fonction de leurs contextes et leurs degrés :

1- Selon le contexte
- Inflation de prospérité : c’est une inflation qui accompagne une économie en croissance
- Inflation de pénurie : c’est la stagflation.

2- Selon le degré (ou le taux d’inflation)

- Inflation rampante : lorsque le taux d’inflation est inférieur à 3% l’an. C’est le minimum
incompressible dans les pays industrialisés. Elle est localisée et maîtrisée par les pouvoirs publics.
- Inflation déclarée ou ouverte : lorsque le taux d’inflation est placé entre 3% et 6%, l’inflation est
généralisée. Dans ce cas, non seulement les prix augmentent, mais les agents économiques agissent
en fonction de la hausse.
- Inflation galopante : c’est entre 6% et 10% par an, l’inflation connaît un mouvement continu. La
hausse des prix dépasse les 10%, la monnaie n’a plus de valeur et de pouvoir.
- Hyper inflation : c’est le cas lorsque le taux d’inflation dépasse 50% par an.

NB : si le taux d’inflation est inférieur à 0%, il s’agit de déflation.

Il est à noter qu’il faut distinguer l’inflation des autres phénomènes qui affectent le niveau général des prix
à savoir :
 Désinflation : c’est la baisse du taux d’inflation (ou ralentissement durable de la hausse des prix),
les prix augmentent toujours mais à un rythme moins important qu’auparavant.
 Déflation : c’est la diminution du niveau général des prix (ou baisse continue du niveau général
des prix). Elle désigne une politique économique restrictive visant à abaisser les coûts de
production et les prix lorsqu’ils ont tendance à augmenter trop rapidement, c'est-à-dire lorsque les
tensions inflationnistes s’exercent sur l’économie.
 Stagflation : situation dans laquelle, il y a coexistence de l’inflation et du chômage.
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Niveau général des prix

Temps

D- Les causes de l’inflation

Les économistes distinguent traditionnellement plusieurs causes qui sont en fait toujours inter reliés

L’inflation par la demande

L’augmentation de la demande de consommation peut prendre une ampleur telle que l’offre soit
incapable de suivre et que des hausses de prix deviennent inévitables. En matière de prix, l’anticipation
joue un rôle très important. Lorsque les pères -et père- au foyer craignent une future hausse des prix, ils
se mettent à accélérer et à avancer leurs achats. Par la suite, la demande s’accroît. Les hausses de prix,
tant appréhendées, interviennent dès lors plus vite que ce que n’eut été normalement le cas. Le public
peut aussi être frappé par la fièvre du stockage par crainte d’un conflit international (par exemple le
déclenchement de la crise pétrolière). Semblables réactions impulsives de la part du public sont
également inflationnistes.
Les réclames, la publicité, les méthodes de vente agressives, si typiques de la société de consommation,
sont évidement de nature à stimuler de façon permanente la demande de biens de consommation et
d’usage. Pont n’est besoin de démontrer qu’elles peuvent dès lors conduire à une surchauffe de la
demande.
Les entrepreneurs peuvent aussi favoriser l’inflation en augmentant fortement leur demande de biens
d’investissement, en machines, en énergie parce qu’ils attendent à une hausse sensible du volume de
leurs ventes ou parce qu’ils craignent une forte augmentation du prix des facteurs de production.
A son tour, la demande de biens d’usage et de consommation est renforcée par les vastes potentialités
que recèle l’octroi de crédits par les établissements financiers.

M.EYSKENS, l’économie pour tous, Editions Labor, 1990

1- Décrivez le mécanisme de l’inflation par la demande.


2- L’excès de demande peut-il être durable dans une économie.

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Economie Générale & statistique S.G.C

1- Les causes conjoncturelles (analyses traditionnelles ou classiques)

a- L’inflation par la demande (explication keynésienne)

Il y a inflation lorsque l’offre des différents produits ne peut pas satisfaire toute la demande, il apparaît un
déséquilibre sur le marché des biens et services qui entrainent une hausse des prix. Donc, il y a
insuffisance de l’offre face à la demande.

 Accroissement de la demande
- Augmentation de la consommation privée et diminution de l’Epargne à cause des mesures fiscales,
désépargne ;
- Augmentation de la quantité de la monnaie dont peuvent disposer les différents agents économiques pour
réaliser leurs dépenses (facilités d’octroi de crédits, déficit budgétaire financé par la création de la
monnaie, baisse du taux d’intérêt …etc.) ;
- Accroissement des dépenses publiques (consommation de l’Etat) à travers la distribution des revenus
(dépenses de fonctionnement + financement des investissements publics) ;
- Accroissement des revenus provenant d’un excèdent de la balance des paiements : si les exportations
sont supérieures aux importations, il a une entrée de devises. Qui constituent un pouvoir d’achat
transformé en monnaie, ce qui peut entraîner l’augmentation des prix et par conséquent l’inflation.

 Insuffisance de l’offre
L’insuffisance de l’offre ou sa rigidité, c'est-à-dire l’impossibilité de répondre à une augmentation de la
demande, peut résulter de plusieurs facteurs :
- Absence de la capacité de production ;
- Insuffisance des stocks ;
- Plein emploi des équipements et de la main d’œuvre ou manque de personnel qualifié ;
- La pénurie due à des facteurs accidentels (sécheresse, inondations…etc.) ;
- Impossibilité d’augmenter le volume des importations à cause des contraintes de financement (manque
de devise).

b- L’inflation par les coûts


L’inflation est due à la répercussion sur les prix de vente de l’augmentation :
- du prix des matières premières ou du coût des consommations intermédiaires ;
- du taux d’intérêt ;
- des impôts ;
- hausses des salaires qui résultent des revendications salariales des différentes catégories
socioprofessionnelles qui veulent améliorer leur revenu réel.
Cette augmentation des prix entrainera de nouvelles revendications des prix. On parle de spirale
inflationniste.

c- L’inflation monétaire (explication monétariste)


Selon le courant monétariste animé par Milton Friedman, la hausse des prix est le résultat d’une croissance
de la masse monétaire en circulation, devenue plus importante par rapport à l’augmentation du volume

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d’activité ou de la production. Il est recommandé que la masse augmente à un taux légèrement supérieur à
celui de la production (PIB).
L’hyperinflation allemande des années 20 du siècle dernier illustre bien ce fait. On met en garde surtout
contre les déficits publics financés par la création monétaire sans contrepartie productive directe.
Cette explication est apparue au départ du 16e siècle lorsque l’afflux des métaux précieux d’Amérique
vers l’Europe provoqua la hausse des prix et a reçu le nom de « théorie quantitative de la monnaie ».

2- Les causes structurelles (analyse moderne)

L’inflation est due à la rigidité des structures économiques :


a - Rigidité de la structure du marché
Développement des monopoles et oligopoles : entente sur les prix par les oligopoles et prix de monopoles
sont des facteurs qui maintiennent les prix élevés (tendance générale), même en cas de hausse de
productivité ; en cas de concurrence, les prix doivent baisser en principe.
b - Les firmes multinationales
Maintiennent les prix élevés pour maintenir ou augmenter leur autofinancement
c - Le marché du travail
Il n’est pas libre, il se compose de deux cartels opposés (syndicats salariés et syndicats de patrons) et les
syndicats salariés arrivent à obtenir des majorations de salaires que les entreprises répercutent sur les prix.
d - Le poids du secteur tertiaire
Ce secteur occupe de plus en plus et partout une place importante dans l’économie. La productivité y est
faible et les prix des services augmentent plus vit que ceux agricoles et industriels.
e - Les structures socioculturelles
La société de consommation impose une vision qui idéalise la consommation, qui lie liberté et
consommation, qui pousse à l’excès de la consommation, parfois injustifié. Ce climat général favorise la
demande et la hausse des prix.
f - Les prix garantis de certains produits agricoles et autres
g - Anticipation des agents économiques
…Etc.

E- Les conséquences de l’inflation

1- L’inflation et la croissance

L’inflation (lorsqu’elle est modérée) peut favoriser la croissance en stimulant et la consommation et


l’investissement.

En effet, l’augmentation des prix, entraine l’accroissement des profits des entreprises, celles-ci qui
investissent davantage pour augmenter leur production, elles créent ainsi de nouveaux emplois et achètent
de nouveau matériel, ce qui entraine une augmentation de la demande et de l’investissement, chose qui
favorise la croissance.
De même, en raison de la dépréciation de la valeur de la monnaie, l’inflation encourage les agents
économiques à s’endetter davantage pour acquérir des biens durables (augmentation des investissements).

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2- L’inflation et l’Etat

En période d’inflation, l’Etat se trouve dans une situation paradoxale :


En effet, elle doit protéger les plus faibles en luttant contre l’inflation, il prendra alors le risque de stopper
la croissance, la production et les revenus.
Soit laisser l’inflation, ce qui entraine une dynamisation de la croissance, l’augmentation de la production
et des revenus.
De même l’inflation est une source de revenus pour l’Etat, puisqu’elle augmente ses recettes (impôts) et
diminue ses dépenses et réduit sa dette extérieure.

3- L’inflation et les revenus


La conséquence première de l’inflation est diminution du pouvoir d’achat de la monnaie : avec la même
somme d’argent, on peut, en moyenne, acheter moins de biens.
Mais cet appauvrissement diffère selon la situation des agents économiques et modifie ainsi la répartition
des revenus :

a- Les titulaires des revenus fixes

Ces revenus ne s’adaptent pas à l’inflation : perte de pouvoir public d’achat est alors irréversible.
L’inflation a ainsi fait disparaître le mécanisme de la rente bien connue au XIX siècle.

b- Les débiteurs

L’inflation allège le poids des dettes et corrélativement, pénalise les créanciers qui se voient remboursée
en monnaie dépréciée.

c- Les détenteurs de monnaie

En période d’inflation, il se produit une « fuite devant la monnaie » ; estimant que s’il conserve sa
monnaie celle-ci va se déprécier plus encore, l’agent va chercher à s’en dessaisir pour acquérir s’il peut,
des « valeurs refuges » : biens durables, métaux précieux, devises fortes, titres …etc.
Ainsi, sont victimes de l’inflation les rentiers, les titulaires de revenus fixes ou non indexés, et les
créanciers, alors qu’inversement gagnent à l’inflation les titulaires de revenus indexés te les débiteurs.

4- L’inflation et la monnaie

L’inflation donne lieu à la dépréciation de la valeur de la monnaie : il faut augmenter la quantité de la


monnaie nécessaire à l’achat d’une même quantité de biens, la monnaie nationale perd alors sa valeur par
rapport aux autres monnaies.

5- L’inflation et l’épargne

L’inflation réduit la propension à épargner parce qu’il y a perte de pouvoir d’achat, de même l’inflation
tend à orienter l’épargne non pas vers le financement d’investissements productifs mais vers des
placements spéculatifs (ex : immobiliers, terrains, bijoux …etc.).

6- L’inflation et les échanges extérieurs

L’inflation à l’intérieur de l’économie rend les biens produits trop chers pour les étrangers. Les
exportations vont connaître une baisse car les produits nationaux seront moins demandés sur le marché
international. En revanche, les produits étrangers peuvent plus facilement pénétrer sur le marché national.
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Les exportations baissent, les importations augmentent, la balance commerciale se détériore et devient
déficitaire.

7- L’inflation et le social

 Une inflation très forte et la stagflation entrainent un phénomène très grave de chômage ;
 Une augmentation du coût de la vie risque de conduire à une détérioration du niveau de vie de la
population. Autrement dit, l’inflation aggrave la pauvreté ;
 L’inflation peut être aussi à l’origine d’une situation d’instabilité et d’inégalités sociales.

Conclusion :

L’augmentation des prix et la dégradation de la valeur de la monnaie ont des conséquences néfastes sur
l’économie nationale.

Ces conséquences économiques de l’inflation ont des effets au niveau social et politique, ce qui pousse
l’Etat à freiner l’inflation par une politique budgétaire (la réduction des dépenses publiques…) et par une
politique monétaire ( contrôle des crédits, fixation des taux d’intérêt…etc.) pour freiner la demande et
limiter le volume de la monnaie en circulation.

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II- Le chômage
Depuis plusieurs années le chômage ne cesse d’augmenter. Mais savons-nous précisément ce qu’est le
chômage ? Et comment il se mesure ?
Toutes les catégories de population sont-elles concernées de la même façon ? Quelles sont les causes de ce
phénomène, ainsi que ses conséquences ?

A- Définition et Mesure du chômage

1- Découpage de la population

L’identification des chômeurs résulte des réponses données à deux questions successives : une
personne occupe-t-elle ou non un emploi ? Si la réponse est non, recherche-t-elle ou non un
emploi ? Sur cette base, la population totale est découpée en trois sous- ensembles selon le schéma
suivant :
Occupe un emploi

Oui Non

Recherche un emploi

Oui Non

……………… . …………….. ……………………..

………………………………………. ……………………..

……………………………………….

2- Définition du chômage

Etre chômeur n’a pas la même signification selon les différents organismes chargés du calcul. Au Maroc,
plusieurs définitions sont utilisées :
 Celle du Bureau International du Travail (BIT)
 Celle du Haut commissariat au Plan (HCP)

Etude des schémas 1 et 2

Réponses :

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3- Mesure du chômage
Dans son rapport sur l’activité, l’emploi et le chômage au Maroc, le haut commissariat au plan définit le
taux du chômage comme suit :

Taux du chômage : renseigne sur le déséquilibre entre l’offre et la demande d’emplois. Il exprime la part
de la population dépourvue d’un emploi, mais qui cherche un travail, parmi la population en âge
d’activité. Ce taux est obtenu comme suit :

Taux du chômage (en %) = (Population en chômage / Population active âgée de 15 ans et plus) * 100

Pour mieux cerner les différents aspects du chômage, ce taux est dégagé selon certaines caractéristiques
telles que le diplôme, l’âge, le sexe, le milieu de résidence et les régions.

Document : Baisse du chômage au Maroc en2006


Pour la première fois depuis 1971, le chômage au Maroc est passé sous la barre de 10%.

Evolution du chômage au Maroc et en Tunisie

2005 2006
Maroc Tunisie Maroc Tunisie

Taux de chômage % 11,3% 14,1% 9,8% 14,3%


Taux de chômage des cadres 21,9% 22,3% 18,6% 24,1%
Taux de chômage des sans diplômes 5,6% 11,2% 5,1% 9,5%

Source : INS et HCP

INS : Institut National Statistique (Tunisie)


HCP : Haut Commissariat au Plan (Maroc)

Fin 2006, il existait au Maroc 1 million de chômeurs et depuis 2004, c’est le secteur privé qui absorbe
la majorité des chômeurs, ce qui traduit un dynamisme économique.
Le Maroc comptait en 2006, 1 million de sans emploi selon le Haut commissariat au plan.
C’est le secteur privé qui absorbe la majorité des emplois, et surtout grâce à la politique des grands
travaux lancée en 2003.
Le Maroc a créé, en 2006, 500.000 postes d’emploi, dont 262.000 dans le milieu urbain. Rien que les
grands chantiers ont prévu de créer 300.000 emplois en 2007, dont 106.000 dans le bâtiment.
Il faut noter que le ministère de l’Equipement et des Transports a mobilisé pour 2007, 4,5 milliards
d’euros.
Pour sa part, le programme touristique «Vision 2010» prévoit la création de 70.000 emplois, vers 2012
avec 10 millions de touristes.
Enfin, la rocade Tanger, avec la frontière algérienne, créera 50.000 emplois.
Pour la Tunisie, malgré une économie saine, une politique d’éducation et de formation d’un niveau
assez élevé en comparaison avec d’autres pays, l’emploi reste plombé. Il y a donc lieu de chercher les
raisons de ce blocage du côté de la politique fiscale et de la ponction sociale opérée auprès des
entreprises.
L’entreprise privée, rechigne à embaucher, car le coût de l’emploi est très élevé et la rentabilité
est faible.

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B- Les inégalités face au chômage

Le chômage est un phénomène pluriel qui n’atteint pas toute la population active de la même façon

Etude du schéma suivant :

Schéma 1 : Le taux de chômage selon le sexe et le milieu de résidence

2009 2010 2011


Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble
Taux de
chômage
13,80% 4,00% 9,10% 13,70% 3,90% 9,10% 13,40 3,90% 8,90%
Selon le sexe
Hommes - - 9,00% - - 8,90% - - 8,40%
Femmes - - 9,50% - - 9,60% - - 10,20%
Selon âge
15-24 - - 17,90% - - 17,60% - - 17,90%
25-34 - - 12,70% - - 12,80% - - 12,90%
35-44 - - 5,40% - - 5,40% - - 5,20%
45 ans et plus - - 1,90% - - 2,10% - - 1,80%

Questions :

1- Les hommes et femmes sont-ils à égalité face au chômage ?


2- Les différents âges sont-ils touchés de la même façon par le chômage ?
3- Comparez le chômage en milieu urbain et en milieu rural.

Réponses :

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…………….

2- ………………………………………………………………………………………………………
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3- ………………………………………………………………………………………………………
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Schéma 2 : Le taux de chômage selon le diplôme


2009 2010 2011
Eléments
Selon le diplôme
Sans diplôme 4.4% 4,5% 4%
Niveau moyen 16,70% 16% 15,40%
Niveau Supérieur 18,30% 18,10% 19,40%
Source : Enquête Nationale sur l’Emploi, Direction de la Statistique

Indicateurs Chômeurs Taux de


Effectifs % chômage
(en %)
Sans diplôme 372 472 31.2 5.0
Niveau moyen 520 005 43.6 20.8
-Diplômes et certificats de l’enseignement fondamental 394 472 33.1 19.2
-Diplômes en qualification professionnelle 107 487 9.0 27.5
- Certificats en spécialisation professionnelle 18 046 1.5 32.3
Niveau supérieur 300 036 25.2 26.9
-Diplômes de l’enseignement secondaire 67 768 5.7 30.9
-Diplômes de l’enseignement supérieur 130 817 11.0 30.4
-Diplômes de techniciens et de cadres moyens 101 451 8.5 21.8
Non déclarés 372 472 0.0 5.0
Total 1 192 513 100.0 10.8
Source : HCP, Emploi, Activité et Chômage, Rapport 2004
Question :
- Comparer le taux de chômage de ceux qui ont un diplôme et ceux qui n’ont aucun diplôme

Réponse :
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Schéma 3 : Les causes de l’entrée en chômage


Sexe
Causes de chômage
Masculin Féminin Ensemble
-Arrêt de l’activité de l’établissement, licenciement 34.7 23.3 31.4
-cessation d’activité indépendante, saisonnière ou perte de revenu 17.5 10.6 15.5
-Fin d’étude ou de formation 34.0 52.0 39.2
-Arrivée de l’âge de travailler 9.9 8.0 9.3
-Autres causes 4.0 6.0 4.6
Total 100.00 100.00 100.00
Source : HCP enquête emploi
Question :
- Quelles sont les principales causes d’entrée en chômage ?

Réponse :
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C- Les causes du chômage


1- Les causes liées au marché du travail
Texte:
La théorie libérale voit dans le chômage le résultat d’entraves sur un marché du travail posé comme
fondamentalement rééquilibrant. Si dans cette perspective, l’emploi résulte des actes individuels
d’agents opérant sur le marché du travail, les uns (les travailleurs) offrant leurs services et les autres
(les entreprises) les recherchant, la confrontation des offres et des demandes devrait, au travers des
variations de salaires, éliminer toute situation de chômage. Telle est en effet la mécanique de base
d’un marché : un excédent de l’offre sur la demande devrait conduire les offreurs à réviser à la baisse
leurs prétentions, et donc les demandeurs à se saisir de l’aubaine, systématiquement, les pénuries de
main-d’œuvre donnent ben lieu à des « flambées » des salaires, les entreprise se disputent la main
d’œuvre ; le chômage persistant s’explique alors par des pressions permanentes, plus au moins
légitimes (existence de salaires minimaux, ententes syndicales, réglementation diverses), sur les
salaires et qui les empêchent de baisser
Source : www.yahoo.com

Questions :
1- Expliquer comment la loi de l’offre et de la demande élimine le chômage sur le marché
2- Comment peut-on expliquer le chômage volontaire

Réponses :

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………………………………………………………………………………………………………………………..

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a- L’inadaptation des offres et des demandes de travail


Il existe toujours, surtout dans les pays en voie de développement un décalage entre la formation, les
qualifications disponibles et celles demandées par le marché du travail. Par exemple : inadaptation des
formations universitaires classiques aux besoins actuels des entreprises. Il en résulte que des diplômés
refusent les emplois qui ne correspondent pas à leur qualification et à leurs diplômes d’où l’aggravation du
chômage.
b- Faible mobilité de la main d’œuvre
Les salariés ne changent pas facilement leurs emplois durant leur vie professionnelle car ils ne veulent pas
quitter leurs régions et milieu même s’il y a offre d’emplois dans d’autres régions. Donc, il y a chômage
non parce qu’il y a excès d’offre de travail par rapport à la demande de travail, mais par insuffisance de
mobilité des travailleurs qui ne veulent pas se déplacer là où il y du travail.
c- Rigidité des salaires
Dans le marché de travail, l’équilibre est réalisé par le pris du travail qui est le salaire. En effet, quand
l’offre de travail est supérieur à la demande du travail : les salaires doivent baisser jusqu’à réalisation de
l’équilibre. Or, dans une situation du marché de travail, les salaires ne baissent que faiblement (à cause des
revendications syndicales) : On ne peut pas baisser les salaires au dessous d’un certain minimum qui
assure la force de travail et la subsistance (SMIG et SMAG).
On préfère donc rester sans travail que de travailler avec un salaire très bas d’où chômage.

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d- Les contraintes juridiques sur le marché du travail


Les réglementations juridiques empêchent souvent la réalisation de l’équilibre sur le marché de travail.
Ainsi, les législations sur le salaire minimum, le droit de travail, les conventions collectives empêchent les
salaires de baisser d’où excès d’offre de travail par rapport à la demande de travail.
2- Les causes liées à des facteurs socio-économiques
L’environnement économique et social d’ensemble influe largement sur les comportements des entreprises
et des ménages et conditionne par là le chômage. 3 causes apparaissent particulièrement importantes :
a- La crise économique
En réduisant la masse des revenus versés aux ménages, la crise provoque une baisse de la demande. Cette
crise des débouchés fait stagner la production et engendre du chômage

b- La pression démographique
La pression démographique influe sur le chômage par l’intérimaire de la population active : besoins en
personnel constants. Plus la population active est abondante, plus le chômage sera élevé.

c- La substitution du capital au travail


La progression rapide des salaires et la montée des charges sociales d’un côté, la baisse du coût du capital
d’un autre côté, ont amené les firmes à substituer du capital au travail, contribuant ainsi à créer du
chômage.

D- Les conséquences du chômage


1. Sur le plan économique
- L’augmentation du chômage génère une diminution de la demande, qui pousse la production à baisser,
les investissements décroissent ce qui empire et aggrave le chômage ;
- Gaspillage des ressources humaines et de la force du travail ;
- Les allocations de chômage dans les pays développés alourdissent les charges de l’Etat et aggravent le
déficit budgétaire.
2. Sur le plan social
- Baisse du pouvoir d’achat et dégradation du niveau de vie des chômeurs ;
- Déqualification professionnelle et la non expérimentation des chômeurs qui oublient tout ce qu’ils ont
appris pendant une longue durée ;
- Amertume et angoisse de l’entourage familial ;
- Détérioration du climat social : les crimes, la délinquance, prolifération des petits métiers, dégradation
sociale, agrandissement des bidonvilles et des constructions anarchiques.
Cependant, le chômage peut présenter des avantages tel que :
- Baisse du coût de la main d’œuvre, ce qui permettra aux entreprises de réaliser un gain de productivité,
entraînant ainsi une augmentation de la marge bénéficiaire les poussant à produire encore plus ;
- Paix et stabilité des entreprises : pas de grève, pas d’arrêt de travail ce qui favorise un climat de
production propice.

Conclusion
La lutte contre le chômage passe nécessairement par la promotion de l’investissement public et privé
notamment dans les secteurs d’activité fort créateurs d’emplois sans oublier la mise en place de structures
adéquates d’intermédiation entre offreurs et demandeurs d’emplois. Seule une croissance économique
forte et durable sera à même de réduire l’intensité de ce grave fléau social qu’est le chômage.

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Partie II : L’Intervention de l’Etat

Période II : Les instruments de l’intervention Etatique

Chapitre I : La politique économique

I- Notion de politique économique

A- La régulation par l’Etat : Etat-Providence

1- Définition de l’Etat-Providence

L’Etat-Providence signifie, dans un sens strict et historique, l’intervention de l’Etat dans le domaine
social, par l’intermédiairedu système de sécurité sociale, lequel vise à garantir un revenu aux personnes
touchées par certains risques sociaux (accidents de travail, maladie, chômage, vieillesse, maternité
…etc.).Les assurances sociales sont apparues à la fin du 19 e siècle (en Allemagne avec Bismarck
notamment).
Si l’Etat-Providence correspond strictement au système de protection sociale, cette notion est de plus en
plus utilisée dans un sens large pour désigner les interventions économiques et sociales de l’Etat. Ces
interventions ont connu un regain d’intérêt avec la crise de 1973avec l’indemnisation du chômage et le
versement des prestataires par exemple.

2- Les fonctions de l’Etat-Providence


Le rôle de l’Etat-Gendarme, correspondant à la conception libérale de l’Etat, est limité aux pouvoirs
publics (police, justice, défense…etc.) chargés d’assurer le respect des libertés individuelles et le libre
fonctionnement du marché.
L’Etat-Providence intervient en matière de production (fonction d’allocation de ressources) : il produit des
biens et services non marchands (services publics) et marchands (entreprises publiques) et réglemente la
production de façon générale (lois) ;
Il modifie la répartition primaire des revenus (fonction de redistribution) : subventions et prestations
sociales ;
Enfin, il met en jeu des actions de politique économique (fonction de régulation) : en vue de rectifier les
abus des marchés (des biens et services, du travail, financier, de changes).

B- Définition de la politique économique

La politique économique est la discipline qui s'occupe des choix stratégiques que l'Etat doit faire et des
instruments qu'il peut employer afin de corriger les déséquilibres conjoncturels et structurels qui peuvent
exister dans une économie. Les politiques conjoncturelles visent les infléchissements des cycles
économiques notamment en matière de croissance, d'emploi et d'inflation tandis que les politiques
structurelles visent à aménager l'économie "en profondeur" et à augmenter son potentiel de croissance.
La politique économique doit également œuvrer pour améliorer les conditions micro-économiques des
acteurs qui y interviennent. Dans ce contexte, les missions du Ministère de l'Economie comprennent d'un
côté la surveillance générale de la situation et de l'évolution économiques au Luxembourg et, d'un autre
côté, la définition de politiques concrètes qui visent à améliorer les conditions des différents secteurs
opérant dans l'économie.
L'objectif d'un développement durable, recherchant un équilibre judicieux entre la croissance
économique, le progrès social et la protection de l'environnement matériel et humain, fournit le cadre de
la politique économique.
www.eco.public.lu
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Questions :
1- Relever du texte la définition et l’approche d’une politique économique ;
2- Dégager du texte les différents objectifs de la politique économique du Luxembourg ;
3- Enumérer les types de politique économique.

1-
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2-
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3-
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La politique économique désigne l’ensemble des décisions prises par les pouvoirs publics afin
d’atteindre, grâce à l’utilisation des différents moyens, certains objectifs concernant la situation
économique générale. Elle est également l’ensemble des décisions qui visent à corriger les déséquilibres
de l’activité économique.
C’est aussi un ensemble de décisions cohérentes, prises par les pouvoirs publics et visant à atteindre
des objectifs relatifs à la situation d’équilibre d’une nation.

C- Typologie des politiques économiques


La politique conjoncturelle : vise à orienter sur du court terme l’activité économique dans le sens souhaité par
les pouvoirs publics dans les domaines de la monnaie, des dépenses publiques, des prix et des salaires, afin de
maintenir ou de rétablir les grands équilibres macroéconomiques. En France, depuis 1983, la priorité a été
donnée à la lutte contre l’inflation et à la politique du franc fort ce qui s’est traduit par une rigueur salariale et
budgétaire. :
La politique structurelle : se préoccupe du long terme et vise à agir sur les structures économiques du pays, le
fonctionnement des différents marchés. Il s’agit donc ici d’agir pour transformer le mode de fonctionnement du
système économique. En France, il s’est agit essentiellement de déréglementer les marchés financiers et de
nombreux secteurs économiques, de libéraliser les prix et d’accroître la flexibilité du marché du travail.
http://geronim.free.fr/ecogene/bts1/partie72.htm

Questions :
1- Déduire les types de politique économique ;
2- Caractériser chacune d’elles ; et dresser un tableau comparatif de ces 2 types de politique économique

1-
………………………………………………………………………………………………………………

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2-
Conjoncturelle Structurelle
Temps et durée

Objectifs

Moyens utilisés

Effets

1- La politique conjoncturelle
Vise à orienter dans le court terme l’activité économique dans le sens souhaité par les pouvoirs publics
dans les domaines de la monnaie, les dépenses publiques, des prix et des salaires, afin de maintenir ou de
rétablir les grands équilibres macroéconomiques.
Exemple :
Suite à des années de sécheresse, l’Etat marocain prend un certain nombre de mesures conjoncturelles
pour atténuer les effets de ce fléau sur les équilibres macroéconomiques. L’Etat importe des céréales, des
aliments de bétails, subventionne les petits agriculteurs …etc.On trouve dans le cadre de la politique
conjoncturelle toute politique monétaire, politique budgétaire, politique des revenus, politique
fiscale…etc.

2- La politique structurelle
Se préoccupe du long terme et vise à agir sur les structures économiques du pays, le fonctionnement des
différents marchés. Il s’agit donc ici d’agir pour transformer le mode de fonctionnement du système
économique.

Exemple :
Les grands projets d’infrastructure (complexe portuaire de Tanger Med, autoroutes, TGV …etc.) ;Les
grands travaux d’équipements touristiques (aménagement de site comme Bouregreg …etc) ;Les grands
travaux pour mettre fin à l’habitat insalubre (projet de 1 millions de logements…) ;

II- Les objectifs de la politique économique conjoncturelle : Le carré magique

Toute politique économique doit viser la sauvegarde des équilibres fondamentaux de l’économie nationale
et préparation des conditions d’une croissance et d’un développement économique durables.
Les buts assignés par l’Etat en matière de politique économique sont très divers. On peut les classer selon
3 catégories :

Les objectifs de la politique économique


Les objectifs économiques purs Les objectifs sociaux Les « quasi-objectifs »
Ce sont les objectifs qui Ce sont les objectifs affectant le Ce sont les objectifs qui
affectent la nature et le niveau bien-être individuel ou collectif n’affectent pas fondamentalement
l’équilibre économique : et du fait de leur coût pour la et directement les agents
- Le plein emploi ; collectivité, ils doivent être économiques individuels :
- La stabilité des prix ; réalisés par l’Etat : - équilibre de la balance des
- Croissance de la production ; - La bonne santé de la paiements ;
- redistribution égalitaire des population ; - l’insertion de l’économie dans le
revenus. - Un haut niveau d’éducation commerce mondial.

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A- Définition du carré magique

Le carré magique de Kaldor est une représentation graphique imaginée par l’économiste N. Kaldor
résumant la situation conjoncturelle d’un pays à partir de 4 indicateurs : Le taux de croissance du PIB, le
taux d’inflation, le solde de la balance des transactions courantes (en % du PIB) et le taux de chômage.
Cas quatre indicateurs, dont la représentation graphique constitue les 4 coins d’un carré, correspondant
aux quatre objectifs fondamentaux de la politique économique conjoncturelle.

B- Elaboration du carré magique

On gradue les axes de manière à montrer que plus on évolue vers l’intérieur du carré, plus les indicateurs
se détériorent (moins les résultats sont bons).

Les axes relatifs à la croissance du PIB et au taux des échanges extérieurs par rapport au PIB sont gradués
dans le sens croissant à partir de l’origine ou du centre du carré. Ainsi, plus on s’éloigne de l’intérieur du
carré, plus les deux taux augmentent, et inversement, ils baissent.

Par contre, les axes représentant le taux de chômage et le taux et le taux d’inflation sont gradués dans le
sens décroissant depuis l’origine. Ce qui fait que plus on s’oriente vers l’intérieur, plus ces taux
augmentent.

Il existe deux grandes politiques conjoncturelles en fonction que l’on donne la priorité au couple
d’objectifs (plein-emploi /croissance) ou au couple (stabilité des prix / balance commerciale excédentaire).
Ces choix sont visibles grâce au carré magique. Donc, il est très difficile d’atteindre simultanément les 4
objectifs.

Croissance

0
0 0
Taux de chômage Equilibre extérieur

0
Taux
d’Inflation

Application :
Soient les données suivantes à la situation économique du Maroc en 2004 et 2005
2004 2005
Taux de croissance du PIB % 5,8 3,1
Taux d’inflation en % 1,5 1,0
Taux de chômage en % 10,8 11
Importations- exportations / PIB -13,4 -15,4

1- Tracer le carré magique du Maroc pour les années 2004 et 2005


2- Que peut-on dire de la situation économique du Maroc de 2004 et 2005
3- Quel est l’intérêt du carré magique

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Chapitre II : la monnaie et la politique monétaire

I- La monnaie
Texte 1 : La nature de l’actif monétaire
L’actif monétaire ressemble aux actifs en ce qu’il est durable. Mais ce trait commun n’interdit pas que l’on
puisse définir chaque actif par opposition à un autre actif. Cela se fait de la façon la plus simple, sur une base
fonctionnelle. Dis-moi à quoi tu sers et je te dirai qui tu es. Un véhicule automobile fournit des services de
transport. La monnaie, elle, remplit une fonction de moyen de paiements. Ainsi, de la même façon qu’est
véhicule tout ce qui transporte, est monnaie tout ce qui permet de régler une créance-dette à l’occasion d’une
vente-achat d’un actif non monétaire.
On voit alors apparaître une dichotomie : actif monétaire – actif non monétaire. Cette division est
fondamentale. D’un côté, se trouve l’ensemble des actifs non monétaires qui font l’objet de transactions. De
l’autre côté, se situe l’ensemble des actifs monétaires qui permettent la réalisation de ces échanges.
A.caineau, op.cit.
Questions :
1- Qu’est ce qui différencie le bien monnaie de tout autre bien ?
2- Y a-t-il des biens qui ont été historiquement utilisés comme monnaie ?
3- Quelle définition pourriez-vous donner de la monnaie ?

Réponses :
1- ……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

2- ……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

3- ……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

A- Définition de la monnaie
La monnaie est un bien particulier permettant de mesurer la valeur des autres biens. Elle est définie
comme un équivalent général accepté par tous dans une communauté de paiement (économie nationale,
groupe de pays…) comme instrument de paiement.

B- Fonctions et formes de la monnaie

1- Les fonctions de la monnaie


Texte 2 :
Dans une économie fondée sur l’échange, le système de Troc s’avère inadapté.
L’utilisation d’un même bien pour régler tous les échanges, accepté par tous, est indispensable. C’est le
rôle que joue la monnaie.
Tous les échanges sont réglés avec une monnaie acceptée par tous ; elle présente un avantage par rapport
au troc, système dans lequel il peut être difficile à des coéchangistes de se rencontrer. Les échanges,
rendus plus simples, peuvent plus facilement se développer. La monnaie permet d’exprimer le prix de ces
produits à échanger dans une unité comprise par tous. Elle permet ainsi de pouvoir comparer les biens par
rapport aux autres.
Si la monnaie peut être utilisée pour acheter un bien, elle peut aussi être conservée, elle permet de différer
les achats et constitue en cela une réserve de pouvoir d’achat.
Economie générale, M.Dupuy, édition Hachette technique.

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Questions :
1- Quelles sont les fonctions de la monnaie citées dans le document ?
2- Expliquer comment la monnaie peut constituer une réserve de pouvoir d’achat ?

Réponses :
1- ………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

2- ………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

2- Les formes de la monnaie

- La monnaiemarchandise
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………….

- La monnaiemétallique
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………..

- La monnaiefiduciaire
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………..

- La monnaie scripturale
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

- La monnaie magnétique
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………….

Remarque

…………………………………………………………………………………………………………………………
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Economie Générale & statistique S.G.C

C- La masse monétaire

1- Les composantes de la masse monétaire


Les pièces de monnaie, appelées également monnaie divisionnaire, car celle-ci ne constitue qu’une division des
billets, ainsi que les billets de banque détenus par le public (particuliers et entreprises non bancaires) constituent ce
qu’on appelle monnaie fiduciaire.

Les comptes de dépôt à vue auprès de Bank Al Maghrib, des banques, du CCP et du trésor constituent ce que
l’on appelle la monnaie scripturale.

Supposons qu’une personne ait déposé auparavant 20 000DH en banque sous forme de dépôts à terme (pour
une durée de 6 mois). Ceci signifie qu’il ne peut disposer de cette somme que dans 6 mois. Par rapport à la monnaie
fiduciaire et la monnaie scripturale, cette monnaie n’est pas disponible immédiatement. C’est pour cela qu’elle est
considérée comme une « presque monnaie » ou quasi-monnaie.
Ainsi donc, la quasi-monnaie est constituée par :
Les dépôts à terme : ce sont les dépôts qu’on ne peut utiliser qu’après une certaine durée et qui sont
producteurs d’intérêts ;
- Les comptes à terme ;
- Les bons à échéances ;
- Et les certificats de dépôt.

Les disponibilités monétaires et la quasi-monnaie forment la masse monétaire, qui peut être définie comme
l’ensemble des moyens de paiement en usage dans un pays déterminé.

2- Définition
La masse monétaire c’est la quantité de monnaie sous toutes ses formes dont dispose une économie
donnée à un moment donné.Elle est l’ensemble des moyens de paiement en circulation dans une
économie, ainsi que des placements facilement transformables en liquidité.

On peut schématiser la masse monétaire comme suit :


Masse monétaire
(DM) ………………………………………………………………………….
(QM) ………………..
(MF) ………………………………………… (MS) ………………………
Billets Monnaie divisionnaire Dépôts à vue Dépôts à termes
à l’institut d’émission * comptes à terme
dans les banques de dépôts * bons à échéance
aux chèques postaux * certificats de dépôts
au trésor

En conséquence on obtient les égalités suivantes :

Masse monétaire (MM) = DM +QM


Avec DM = MF + MS

 Application
Montant en millions de Structure en % Variations en %
dirhams
2009 2010 2011 2009 2010 2011 10/09 11/10
M. Fiduciaire 136 664 144 660 158 430
M. Scripturale 391 831 407 743 411 943
Placement à vue 87 336 94 026 102 206
Placement à terme 246 824 258 117 267 420
Masse monétaire (M3)
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TAF :
 Compléter le tableau
 Interpréter les résultats obtenus
 Représenter graphiquement la structure de la masse monétaire en 2011

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…………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………….

3- Les agrégats monétaires

Les agrégats de monnaie Sept. 2011 Oct. 2011 Nov. 2011


M1
569 010 565 312 570 373
(M. Fiduciaire + M. scripturale)
Placements à vue 100 743 101 088 102 206
M2
……….. ……….. ………..
(M1+placements à vue)
Placements à terme 258 061 262 305 267 420
M3
……………… ……………. ……………
(M2 + placements à terme)
Source: Bank Al Maghrib
TAF:
 Calculer les agrégats M2 et M 3
 Que représente M3 ?
 Selon quel critère peut-on classer les agrégats ?

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4- Les contreparties de la masse monétaire (M3)

Les contreparties de la masse monétaire représentent la source de la création monétaire.


Soit l’évolution des contreparties de la masse monétaire au Maroc entre 2009 et 2011.
Contreparties de M3 Déc. 2009 Déc. 2010 Déc.2011
Avoirs extérieurs nets 192714 192 620 173643
Crédit intérieur global Dont : ………….. ……….. ………….
- Créances sur l'Etat 89 406 91 963 105 946
- Concours à l'économie 648 382 717 953 774 767
Source: Bank Al Maghrib
TAF:
 Distinguer les contreparties de la masse monétaire
 Analyser l’évolution de la composante des contreparties de la monnaie durant la période 09 - 11
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
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a- Les avoirs extérieurs nets


La banque centrale peut être amenée à acheter des devises aux agents économiques notamment à la suite
d’opération d’exportation. En contrepartie de ces devises, elle émet de la monnaie centrale.A l’inverse,
elle détruit de la monnaie lorsque les réserves de devises diminuent.

Avoirs extérieurs nets = entrées en devises –Sorties en devises

b- Créances sur le trésor


Lorsque l’Etat dégage un déficit budgétaire, il peut être amené, pour financer ce déficit, à recourir :
- A emprunter auprès de la banque centrale, celle-ci effectue ses avances par le biais du trésor.
- Aux banques de dépôt : le trésor émet des bons de trésors contre lesquels il reçoit de la monnaie.
- Aux entreprises et ménages : en encourageant les dépôts auprès du trésor.

c- Les crédits accordés à l’économie


C’est en faisant du crédit que les banques créent de la monnaie. La banque centrale prête aux banques
commerciales, en fonction notamment de la demande de billets, et celles-ci prêtent à leur clientèle. Cette
clientèle redépose en banques une partie de l’argent empruntée, dépôts qui peuvent être utilisés pour de
nouveaux crédits. Cet effet multiplicateur est à la base de la création de monnaie par les banques. Le
rapport entre la masse monétaire finale et la masse monétaire initiale est appelé multiplicateur monétaire
http://www.abb-bvb.be/edu/fr/mod001/monnaie_contenu.html

Il y a création de la monnaie chaque fois qu’un dépôt est accompagné d’un octroi de crédits.
Les banques créent de la monnaie lorsqu’elles accordent des crédits en transformant une créance en
moyen de paiement.

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II- Le Système Financier

Dans le système financier marocain, on distingue deux acteurs : Les banques (la finance intermédiée) et la
bourse (marché financier ou finance désintermédiée).

A- La finance indirecte (le système bancaire marocain)

Des intermédiaires financiers interviennent pour emprunter aux agents excédentaires et reprêter
lescapitaux ainsi collectés aux agents déficitaires. On parle alors de financement indirect ouintermédié.

Agents non Prêts Intermédiaires Placements Agents non


financiers à BF (-) financiers financiers à CF (+)

B- La finance directe : marché des capitaux


1- marché monétaire
a- Définition
Le marché monétaire peut être défini comme le marché des capitaux principalement à court et moyen
terme par opposition au marché financier sur lequel sont réalisés les emprunts et placements
essentiellement à long terme.

b- Composantes

Les principales composantes de ce marché sont : Le marché interbancaire et le marché des titres à court
terme.
i. Le marché interbancaire

Il permet aux banques d’équilibrer leur trésorerie en compensant entre elles leurs déficits ou excédents, ou
en empruntant les sommes complémentaires qui leur sont nécessaires auprès des différentes banques
spécialisées.

ii. Le marché des titres à court terme (titres de créances négociables)

Les titres de créance négociables (TCN) peuvent être définis comme ceux émis sous la forme de billets
ou de bons à échéance, matérialisés par des titres ou simplement inscrits en comptes et qui, sans être cotés
en bourse, confèrent à leur porteur un droit de créance, librement négociable et portant intérêt.
On peut classer les titres de créances négociables en 5 catégories principales :
 Les Bons du trésor négociables (BTN) ;
 Les certificats de dépôts Négociables (CDN) ;
 Les Billets de Trésorerie (BT) ;
 Les Bons de Sociétés de Financement (BSF) ;
 Et les Titres des créances Titrisées (TCT).

2- Le marché financier (à long terme)

Les marchés financiers sont les marchés où sont effectuées les transactions sur des actifs financiers et, de
plus en plus, leurs produits dérivés.

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a- La bourse des valeurs mobilières de Casablanca

Sur la bourse de Casablanca, les négociations des valeurs mobilières portent principalement sur les
actions. Les obligations n’y ont pas, comme à l’étranger, le même attrait pour les investisseurs.
La Société de Bourse des Valeurs de Casablanca (SBVC) dénommée par les textes sous l’appellation
« société gestionnaire », est une société anonyme privée. Elle a été transformée d’établissement public en
société privée.
b- Composantes du marché boursier
Les marchés des valeurs mobilières, communément appelés marché financier, sont composés de 2
compartiments bien distincts mais interdépendants :
 Le marché primaire où sont crées et mises les valeurs mobilières ;
 Et le marché secondaire.

i. Marché primaire
Appelé également « marché du neuf », le marché primaire est celui où sont émises pour la première fois
les valeurs mobilières inscrites à la cote officielle. Il s’agit principalement d’actions, des obligations, des
obligations convertibles en actions,…etc.

ii. Le marché secondaire


C’est le lieu de négociation des valeurs qui sont déjà en circulation dans le public. Il constitue un centre de
transactions entre les investisseurs qui souhaitent acheter des titres et ceux qui veulent en vendre. Ainsi, le
marché secondaire assure la liquidité de l’épargne déjà investie.

c- Les intervenants sur le marché financier


Les principaux acteurs et opérateurs du marché boursier sont :

i. Les intermédiaires financiers collecteurs dépositaires

Il s’agit principalement des établissements bancaires. En effet, les banques jouent un rôle actif dans la
collecte des ordres de leur clientèle, et assurent le rôle de dépositaire (qui exécute les règlements d’espèces
et des livraisons de titres résultant des transactions en bourse de sa clientèle) et de conservateur des titres.

ii. Les sociétés de bourse

Les sociétés de bourse ont le monopole des transactions boursières : sont les seules habilitées à exécuter
les transactions sur les valeurs mobilières inscrites à la Bourse des valeurs »Leur rôle consiste en : la
négociation des ordres d’achat et de vente sur le marché boursier, la collecte des ordres directement de la
clientèle, la conservation des titres, le conseil en opérations boursières et la gestion de patrimoines en
valeurs mobilières.
Exemple de sociétés de bourse :Wafa Bourse, uplinesecurities, Sogebourse, Safabourse, Maroc service
intermédiation, ICF Al Wassit

iii. le dépositaire central (Maroclear)

Il est chargé de réaliser tous les actes de conservation adaptés à la nature et à la forme des titres qui lui
sont confiés, d’administrer les comptes courants de valeurs attachés au nom de ses affiliés, de faciliter à
ses affiliés l’exercice des droits attachés aux titres Centraliser la conservation des titres dans des comptes
courants ouverts exclusivement aux noms des professionnels (banques, sociétés de bourse et émetteurs).
Maroclear n'entretient aucune relation avec le grand public.
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iv. Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)

Ce sont des instruments d’épargne collective. En effet, plusieurs épargnants mettent en commun leurs
investissements dans un portefeuille constitué principalement de valeurs mobilières (actions et
obligations).
Descette formes de placement, les épargnants sont détenteurs d’actions ou de parts d’OPCVM elles-
mêmes investies en valeurs mobilières.
Les OPCVM ont pour vocation de contribuer au financement de l’économie par une canalisation de
l’épargne vers la bourse.Ils regroupent les épargnants porteurs d’actions de Sociétés d’Investissement à
Capital Variable (SICAV) ou de parts de Fonds Communs de Placements (FCP) :
SICAV : Personne morale ayant pour seul objet de gérer un portefeuille de titres pour le compte de ses
actionnaires qui peuvent souscrire des parts ou se faire rembourser les parts qu’ils ont souscrites, chaque
jour en fonction de la valeur liquidative du portefeuille.

Le FCP se distingue de la SICAV par son statut juridique. Un FCP est une copropriété de valeurs
mobilières qui émet des parts. Il n'a pas de personnalité morale. Chaque porteur de part dispose d'un droit
de copropriété sur les actifs du fonds, droit proportionnel au nombre de parts possédées.

v. Conseil déontologique des valeurs Mobilières (CDVM)


C’est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qui est placé
sous la tutelle du ministère des Finances. Il a pour mission de veiller au bon fonctionnement, à la
transparence, à l'intégrité et à la pérennité des marchés de valeurs mobilières. Il est également chargé
d'assurer la protection des épargnants. Protéger l'épargne investie en valeurs mobilières ou tous autres
placements réalisés par appel public à l'épargne.

d. Rôle du marché financier

En canalisant l’épargne des investisseurs financiers sur les différentes valeurs mobilières, le marché
financier joue un rôle important sur le plan économique en permettant à l’Etat (Trésor), aux entreprises
publiques et semi-publiques ainsi qu’aux entreprises privées de trouver les ressources longues nécessaires
au financement de leurs programmes de développement : il contribue ainsi à l’investissement et à la
croissance.

e. Mesure de la performance du marché financier : les indices boursiers

Le suivi de la situation de la bourse suppose la définition d’une batterie d’indicateurs pertinents capables
de refléter en permanence les caractéristiques et l’évolution des produits boursiers (valeurs mobilières).
Les indices boursiers qui sont présentés à travers les mas médias, ont pour but d’informer les épargnants
sur l’évolution quotidienne de la Bourse de Casablanca. Ainsi les investisseurs marocains et étrangers
trouveront à travers les indices boursiers, des indicateurs sur la performance de la Bourse de Casablanca.

i. Le MASI (Moroccan All Shares Index)

C’est un indice de capitalisation. Il intègre toutes les valeurs (77 valeurs) de types actions, cotées à la
Bourse de Casablanca. Il est ainsi un indice large, permettant de suivre de façon optimale le
développement de l’ensemble de la population de valeurs de la côte.

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ii. Le MADEX (Moroccan Most Active Shares Index)


C’est un indice compact, composé des valeurs les plus actives de la côte, le terme de liquidité mesurée sur
le semestre précédent, intégrant donc les valeurs cotées en continu sur la place casablancaise. Ce dernier
se révèle ainsi un instrument particulièrement adapté à la gestion de portefeuille.

iii. Interpretation

Séance Clôturée du mercredi 10 mars 2010

Madex Flottant 8 947,59 -0,10 % Masi Flottant 11 011,94 -0,19 %


Veille 8 956,59 Veille 11 032,82
Ouverture 8 938,31 -0,20 % Ouverture 11 011,86 -0,19 %
+ Haut du jour 8 985,06 0,32 % + Haut du jour 11 055,00 0,20 %
+ Bas du jour 8 938,31 -0,20 % + Bas du jour 11 011,86 -0,19 %
Evolution 2010 5,71 % Evolution 2010 5,44 %
Performance quotidienne : Madex : ………………… Masi : ……………………..
Performance depuis le 31/12/2009 : Madex :……………….. Madex :…………………….

TAF :Lisez l'évolution des indicateurs de performance de la BVC.

………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

III- Objectifs et actions de la politique monétaire

A : Notions et Fondements théoriques de la politique monétaire

1- Notion de Politique monétaire

Sur liquidité structurelle moyenne de 5.5 milliards dh. Dans un contexte principalement caractérisé par la
surliquidité, la banque centrale a dû intervenir à deux reprises sur les taux d'intérêt au courant de l'année
2006. Suite à l'engouement qu'ont connu les maturités longues, le Trésor a procédé à l'émission pour la
première fois de maturité 30 ans.

Le marché monétaire marocain se caractérise par une sur liquidité structurelle et c'est en continuité avec les années
précédentes. Cette surliquidité trouve son origine dans l'expansion des avoirs extérieurs (croissance de 14% par
rapport à 2005 avec 21 milliards). Et aussi dans le comportement du trésor. (Ponction inférieure aux levées
antérieures), se trouvant en situation d'aisance financière.

Face à cette situation, BAM agit pour soutenir le loyer de l'argent. Ainsi, elle a décidé d'intervenir sur le marché
monétaire à partir des reprises de liquidités hebdomadaires au taux de 2.5% au détriment des facilités de dépôts au
taux de 2.25%. Le taux de reprise des liquidités passe à 2.75% en décembre, à un moment ou le taux d'inflation
ressortait à 3.3%. La tendance des taux au jour le jour au cours de l'année était donc carrelé au taux de reprises des
liquidités hebdomadaires L'année 2007 devrait connaître une continuité dans l'expansion de la liquidité sur le
marché monétaire. L'expansion des avoirs extérieurs à travers la bonne tenue des recettes touristiques, des transferts
des MRE et des investissements directs étrangers, devait renforcer la liquidité du système.

Dans ce contexte, la banque centrale, hantée par le souci de la stabilité des prix, devrait continuer à éponger la
surliquidité du marché. Ses taux directeurs seraient maintenus stables sauf en cas de maintien de la pression
inflationniste.

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TAF :
1- Expliquez la surliquidité du marché monétaire au Maroc.
2- Relevez l'objectif monétaire intermédiaire et l'objectif final de la politique monétaire marocaine.
3- Relevez les instruments monétaires utilisés.

Corrigé :
1-
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………..

2-
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

3-
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

Définition :La politique monétaire est l'ensemble des actions exercées par les autorités monétaires (Bank
Al Maghrib) aussi bien sur le marché des capitaux que sur le système bancaire, en vue de veiller à la
stabilité de la monnaie et partant de lutter contre l'inflation ou relancer l'économie.
Les actions sont notamment le taux d'intérêt, l'action directe sur le marché (en reprenant les liquidités ou
en les injectant) ou sur la valeur de la monnaie (dévaluation ou réévaluation).
2- La théorie quantitative de la monnaie
La théorie quantitative de la monnaie part du principe que la monnaie n’a pas d’utilité propre, qu’elle est
un simple instrument d’échange. Elle est basée sur la relation entre la quantité de monnaie en circulation
et le niveau général des prix, représentée par l’équation quantitative de la monnaie de I. FISCHER donnée
par la formule suivante :
M*V=P*Q
Avec : P : le niveau des prix
Q : le volume de production d’une économie pendant une période donnée ;
V : la vitesse de circulation de la monnaie ;
M : la quantité de monnaie en circulation dans une économie pendant cette même période.

Pour les économistes classiques, M reste le facteur contrôlable afin de réaliser l’équilibre et stabiliser le
niveau général des prix, d’où l’utilité d’une politique monétaire.
Pour Milton Friedman et les autres monétaristes, tout accroissement de la masse monétaire non justifié se
traduit par l’augmentation du niveau général des prix. Il faut réduire donc le taux d’augmentation de la
MM afin de le rapprocher de celui de la production.

Donc, la politique économique chez les monétaristes est une politique restrictive (réduire la quantité de
monnaie en circulation) dans le but d’éviter l’inflation qui entrave la croissance économique.

3- L’école keynésienne
La théorie keynésienne affirme que la monnaie présente un avantage important : la monnaie est un actif
sans risque présentant l’avantage d’être immédiatement disponible.

53
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Le taux d’intérêt dans l’analyse keynésienne est le prix qu’ils demandent pour renoncer à la liquidité. Plus
le taux d’intérêt est élevé et plus la demande de monnaie correspondant au motif de spéculation (arbitrage
entre liquidité et placement) est faible.

Pour la relation entre taux d’intérêt et investissement, l’analyse keynésienne, par des moyens différents de
l’analyse traditionnelle, obtient les mêmes résultats. L’investissement est favorisé par des taux d’intérêt
faibles et pénalisé lorsque le taux d’intérêt augmente.
Le taux d’intérêt est présent dans les deux mondes que l’analyse traditionnelle séparait :
 Dans le monde monétaire : augmentation du taux d’intérêt entraîne une diminution de la demande
de monnaie.
 Dans le monde réel : une diminution du taux d’intérêt entraîne une augmentation des
investissements et la production.
L’analyse dichotomique est remplacée par celle d’une économie monétaire de production. L’augmentation
de la quantité de monnaie en circulation, toutes choses égales par ailleurs, entraîne une baisse des taux
d’intérêt, ce qui stimule l’investissement, la production et l’emploi. La monnaie n’est plus neutre.

B - Objectifs de la politique monétaire

La politique monétaire est l’action à travers laquelle l’autorité monétaire, particulièrement Bank Al
Maghrib, agit sur l’offre de monnaie afin d’atteindre les objectifs de la politique économique : la
croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur.

On peut distinguer 2 objectifs principaux :

1- Objectifs finals

La politique monétaire doit assurer la croissance économique, le plein emploi et la stabilité des prix. C’est
pourquoi, elle doit mettre à la disposition de l’économie ni trop, ni trop peu de monnaie.
En période de crise, une politique monétaire expansive permet une reprise de l’activité au risque de voir
augmenter l’inflation, tandis qu’en période de surchauffe, une politique monétaire restrictive permet de
réduire les tensions inflationnistes au risque d’inhiber quelque peu la croissance.
Afin d’atteindre ces objectifs, les autorités monétaires cherchent à atteindre des objectifs intermédiaires :
 La maîtrise de la croissance de la masse monétaire : il faut que la croissance de la MM soit
égale au taux de croissance de l’économie réelle afin d’éviter toute tension inflationniste ;
 Le niveau des taux d’intérêts nominaux représente l’instrument privilégié des keynésiens :
une baisse des taux d’intérêts doit conduire à une reprise de l’activité économique. Même si les
banques centrales ne poursuivent pas prioritairement cet objectif, elles prennent en considération le
niveau des taux d’intérêts car il influence le niveau des investissements des entreprises et le
volume des mouvements de capitaux à court terme.

2- Objectifs intermédiaires

La politique monétaire exerce une action sur la valeur externe de la monnaie en agissant sur le taux de
change. En effet, dans une économie ouverte, la stabilité des taux de change est devenue un objectif
intermédiaire fondamental. Il s’agit de ramener le taux de change à son niveau d’équilibre, ce qui n’est
jamais facile :
 Un taux de change faible favorise les exportations mais il est source de tensions inflationnistes et
n’incite pas à l’amélioration des gains de productivité des entreprises nationales protégées de la
concurrence nationale.
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 Un taux de change trop élevé renchérit les exportations et risque de conduire les entreprises les
moins compétitives à la faillite.
Pour réaliser cet équilibre externe, les autorités monétaires peuvent procéder à une dévaluation de la
monnaie nationale. La dévaluation est la diminution du cours de la monnaie nationale (DH) par rapport
aux monnaies étrangères.
Grâce à cette dévaluation, nos produits nationaux coûtent moins cher et deviennent de ce fait compétitifs à
l’extérieur. Ce qui conduit à l’accroissement des exportations, à l’amélioration de la balance des
paiements et à l’équilibre externe.

C - Instruments de la politique monétaire

1- Actions à objectifs internes

a-Action sur les liquidités bancaires : la réserve monétaire

Définition Discussion
La réserve obligatoire est un système Avantages :
obligeant les banques à déposer en comptes
- Action à effet rapide,
non productifs d'intérêts à la banque
- Dépendance des banques à l'égard de la banque centrale
centrale, une fraction déterminée de leurs
dépôts (parfois de leurs encours de crédits)
Inconvénients :
Ce système permet à la banque centrale de
modifier le niveau des liquidités bancaires. - Ne répond pas de façon immédiate aux nécessités de la
conjoncture, du fait qu'on ne peut pas modifier de façon
La réglementation impose aux banques de radicale et infiniment le taux de la réserve ;
maintenir auprès de Bank Al-Maghrib en - Problème de sincérité des déclarations bancaires quant à
dépôts appelés « réserve monétaire », un leurs dépôts et crédits ;
montant égal à 10 % (dix pour cent) au - Pour être efficace, cette action suppose une base
moins de leurs exigibilités à vue libellées en monétaire exogène, or dans une économie d'endettement,
dirhams à l’exception de celles libellées en les banques consentent d'abord les prêts et recherchent les
dirhams convertibles. liquidités ensuite, en s'adressant à la banque centrale, qui
ne peut les refuser de l'étroitesse du marché des capitaux.

b- Actions sur le marché monétaire

 Avances de BAM,
- Les avances à 7 jours sur appel d’offres à l’initiative de Bank Al-Maghrib : Chaque mercredi, la Banque
Centrale arrête l’enveloppe qu’elle décide d’allouer aux banques soumissionnaires, sur la base des facteurs
autonomes de la liquidité bancaire.
- Les avances à 5 jours à l’initiative des banques : Ces avances sont accordées deux fois par semaine par
Bank Al-Maghrib. Elles permettent de corriger les écarts éventuels par rapport aux prévisions des facteurs
autonomes de la liquidité bancaire.
- Les avances à 24 H : Ces avances sont destinées à couvrir en fin de journée, les soldes débiteurs des
comptes des banques tenus sur les livres de Bank Al-Maghrib. Elles sont consenties à la demande des
banques ou à l’initiative de Bank Al-Maghrib.

 Reprises de liquidités
- Les reprises de liquidités : Cet instrument est utilisé en vue d’absorber les excédents de liquidités et
réguler les taux sur le marché monétaire interbancaire.
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 l'Open Market
- Les opérations d’open market : Cet instrument permet le réglage fin des liquidités bancaires par le biais
des opérations de cession ou d’acquisition des bons du Trésor sur le marché secondaire.

 Facilités de dépôts
- Facilité de dépôts à 24 heures : Permettant aux contreparties d'effectuer, auprès d'une banque centrale
nationale, des dépôts à vue rémunérés à un taux d'intérêt prédéterminé.
 Le taux directeur de la banque centrale : C'est le taux fixé par la banque centrale qui sert de
référence pour les banques dans leurs relations monétaires et financières. Le principal taux directeur de
Bank Al Maghrib, le taux appliqué aux avances à 7 jours, est actuellement fixé à 3,25% en 2011. Il est
encadré par le taux des avances à 24 heures de 4,25% et celui des facilités de dépôts à 24 heures de 2,25%.

 les swaps de change : Swaps de change : un contrat de swap (ou d'échange) de devises est un
engagement d'acheter au comptant un certain montant de devises et de revendre à terme ce même montant
ou inversement. Les swaps de change sont courants entre les banques et peuvent avoir lieu entre une
banque et une grande entreprise. Ils nécessitent un contrat au comptant et un autre à terme.

2- Actions à objectifs externes (taux de change)

a- Définition

Le taux de change d'une devise (une monnaie) est le cours (le prix) de cette devise par rapport à une autre.
On parle aussi de la parité d'une monnaie.
Exemple : Le taux de change le 05 mars 2011 de l’euro (EUR) en dirham marocain (MAD) est noté :
1 EUR = 11,371MAD

b- Régimes de change

Ce taux de change d'une monnaie est :


 Soit taux fixe, autrement dit constant par rapport à une monnaie de référence (en général le dollar
US ou l'euro), par décision de l'État qui émet cette monnaie. Le taux ne peut alors être modifié que par une
décision de dévaluation (ou de réévaluation) de cet État. Un État ne peut cependant pas décider d'adopter
n'importe quel taux de change de sa monnaie. S'il fixe ce taux de change à un niveau trop haut ou trop
faible, le taux de change pourra être « attaqué » sur le marché des changes. Si les autorités monétaires
n'arrivent pas à faire face (grâce à leurs réserves de change), elles devront modifier leur parité.

Soit flottant et déterminé à chaque transaction par l'équilibre entre offre et demande sur les
marchés des changes. Il s'agit d'un marché mondial interbancaire des monnaies
c- Action sur le change

Les actions opérées sur le change sont :


 Une dévaluation de la monnaie : qui est décidée et déclenchée par les pouvoirs publics et qui vise
la diminution du taux de change d’une monnaie en régime de parités fixes, selon un pourcentage.

 Causes : déficit de la balance des paiements et donc perte de réserves de change, dû à l’un ou
plusieurs facteurs suivants : Niveau excessif des prix nationaux provoquant un déséquilibre commercial,
poussée de la demande nationale ou chute de l’offre intérieure (déficit commercial), sortie excessive des
capitaux pour causes diverses (investissements à l’étranger, dépenses militaires, dettes extérieures à

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rembourser, perte de confiance dans la monnaie nationale, fuite des capitaux) provocant déficit des
paiements, spéculation sur la monnaie nationale.

 Conséquences :
Avantages : action pouvant mettre fin de la spéculation et fuite des capitaux, relancer les
exportations, freiner les importations, relancer les investissements étrangers et le tourisme…
Inconvénients : le service de la dette extérieure devient plus lourd, risque d’inflation, difficulté à
importer les biens indispensables…
Les conditions de réussite de la dévaluation : Déterminer un taux optimum de dévaluation, en
tenant compte de la réaction des concurrents, la demande extérieure devant être élastique par rapport aux
prix, la baisse des importations nationales doit être possible, la dévaluations doit être accompagnée de
mesures anti-inflationnistes.

 Une réévaluation de la monnaie, c'est-à-dire l’augmentation du cours d’une monnaie (en devises)
décidée par les pouvoirs publics en régime de changes fixes. L’analyse en est la même que celle de la
dévaluation.

 Causes : Excédent durable de la balance de paiement dû à : compétitivité des prix nationaux,


dynamisme industriel et commercial ou la solidité de la monnaie nationale, excédent soudain de la balance
des paiements dû à la spéculation : arrivée de grandes masses de capitaux flottants peut contraindre le pays
à réévaluer.

 Conséquences :
Avantages : Départ de capitaux flottants et spéculatifs, Importations moins chères, service de la
dette devenu moins onéreux, lutte anti-inflationniste.
Inconvénients : Possible freinage des exportations et du tourisme…
Dans un système de changes flexibles. On utilise le terme revalorisation ou appréciation.

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Chapitre III : La Politique Budgétaire

I- Le Budget

A- Evolution de la conception du budget

1- La conception libérale

Les libéraux considèrent le budget comme un simple document administratif et comptable constatant les
opérations de l’Etat.L’équilibre budgétaire doit être la règle de la politique économique de l’Etat, c’est la
philosophie de l’Etat gendarme qui soutient une intervention limitée de l’Etat. Ils sont pour une protection
sociale "allégée" et préconisent l’équilibre budgétaire. Cette théorie a des limites : les libéraux préconisent
une baisse des dépenses sociales donc une aggravation des inégalités : hausse de la pauvreté et de
l’exclusion.

2- La conception keynésienne

Rappelant que Keynes est un défenseur de l’intervention étatique. La « révolution keynésienne » justifie
les objectifs et précise les moyens permettant de les atteindre. Pour lui, il n’y avait que l’État qui pouvait
rétablir une situation économique correcte, par une action sur la demande. La politique budgétaire aurait
donc deux moyens d’agir sur l’économie : tout d’abord, une politique de relance (elle consiste à
augmenter la demande afin de diminuer le chômage et afin d’arriver à une situation de plein-emploi) et
d’autre part une politique de rigueur (qui a pour but de lutter contre l’inflation).

En résumé : En ce sens, la politique budgétaire doit jouer un rôle économique contra cyclique, c’est à
dire ralentir l’activité quand celle-ci est trop forte (budget excédentaire) ou la relancer en cas de
ralentissement (budget déficitaire).

B- La loi de finances

1- Définition
La loi de finances détermine, pour un exercice (une année civile), la nature, le montant et
l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en
résulte".
2- Types de loi de Finances
Il existe plusieurs formes de loi de finances toutes votées par le parlement
Formes Définitions
Loi organique Loi organique est une catégorie de lois, prévues par la Constitution, elle définit
les modes de présentation, de vote et d’exécution du budget de l’Etat
Loi des Finances

Loi des finances Autorise notamment la perception des ressources de l’État et des impositions de
initiale (LFI) toutes natures attribuées à des personnes morales autres que l’État

Modifient en cours d’année les dispositions de la LFI


Loi des finances
rectificatives (LFR)
Elle intervient après l’exécution de la loi de finances annuelle Loi qui constate le
montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de
Loi des finances de dépenses se rapportant à une même année budgétaire et arrête le compte de
règlement résultat de l’année.

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Remarque :

- L'année budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de la même année.


- La loi de fiances est préparée (projet de loi de finances) par le ministère des finances, qui l’établit et
veille à son exécution, et est votée par le parlement.
- Types d’opérations :
* Opérations à caractère définitif : opération de dépense de l’Etat non remboursable
*Opération à caractère temporaire : prêt, avance et toute opération similaire pour laquelle la
dépense pourra être récupérée à terme par remboursement.

3- Composition de la loi de finances

La loi de finance contient quatre parties :


BUDGET DE
L’ETAT

Les comptes SEGMA Le Budget


spéciaux Général

a- Budget général
Compte retraçant les dépenses et les recettes annuelles de l’Etat qui ne font pas l’objet d’une affectation
spéciale prenant la forme d’un budget annexe, de Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome
(SEGMA) ou d’un Compte Spécial du Trésor (CST).

Budget général de l’Etat


Ressources (A) Dépenses (C)
- Fiscales - Dépenses de fonctionnement
* Impôts directs et taxes assimilées * Dépenses de personnel
* Impôts indirects * Dépenses de matériel et dépenses diverses
* Droits de douane * Charges communes
* Droits d'enregistrement et de timbres * Dépenses imprévues et dotations provisionnelles
- Dépenses en intérêts et commissions se
- Produits des cessions de participation de l'Etat
rapportant à la dette publique
- Produits de monopoles, d'exploitation et des
Total des dépenses ordinaires (D)
participations financières de l'Etat
- Dépenses relatives aux amortissements de la
- Produits et revenus du domaine
dette à moyen et long termes
- Recettes diverses - Dépenses d'investissement
Total des ressources définitives (B) Solde ordinaire (B – D)
- Recettes d'emprunt Déficit du budget général (C – A)

(A) : Les ressources du budget général comprennent :


- Les ressources fiscales ;

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- Les ressources non fiscales, mais plus en moins régulière (le produit des amendes, les revenus du
domaine…) ;
- Les ressources d’emprunt : emprunt intérieur et emprunt extérieur.

(B) : Les dépenses du budget général comprennent :


- Les dépenses de fonctionnement ;
- les dépenses d'investissement ;
- les dépenses relatives au service de la dette publique.

b-Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome (SEGMA)

Il s’agit des services de l’Etat qui ne sont pas dotés de la personnalité morale et dont certaines dépenses,
non imputées sur les crédits du budget général, sont couvertes par des ressources propres. Ces services
sont dotés de budgets autonomes.

Les principaux domaines d’action des services de l’Etat gérés de manière autonome couvrent les activités
ci-après : Les prestations d’éducation, de formation professionnelle, de formation de cadres supérieurs
ainsi que la restauration et l’hébergement des étudiants ; Les services de soins au niveau de certaines
formations hospitalières civiles et militaires ainsi que des centres spécialisés de santé ; Les secteurs d’infrastructure,
les activités commerciales ainsi que les centres de documentation et de recherche ; Les manifestations de portée
internationale à caractère économique, culturel et sportif.

Exemple de SEGMA : Les Centres Régionaux d’Investissement (CRI). Le budget du CRI de la région de SOUSS -
MASSA - DRAA pour l’année 2010 est de 4 000 000 dirhams.

c- Comptes Spéciaux du Trésor (CST)

Compte retraçant des opérations qui ne peuvent être incluses dans lebudget général en raison de leur
spécialisation, d’un lien de cause à effet réciproque entre la recette et la dépense ou de leur
continuité dans le temps.

Les six catégories de CST actuellement en vigueur sont les suivantes :

1- Comptes d'affectation spéciale qui retracent les recettes affectées au financement d'une catégorie
déterminée de dépenses et l’emploi donné à ces recettes. Ex : Part des collectivités locales dans le produit
de la TVA, Fonds spécial routier, Fonds de soutien des prix de certains produits alimentaires, Fonds
solidarité habitat.

2-Comptes d'adhésion aux organismes internationaux qui décrivent les versements et les remboursements
au titre dela participation du Maroc aux organismes internationaux. Ex : Adhésion aux organismes de
BrettonWoods, des organismes arabes, islamiques et internationaux …etc.

3- Comptes d’avances qui décrivent les versements, sous forme d’avances remboursables sur une durée
égale ou inférieure à 2 ans, faites par l’Etat

4- Comptes de prêts qui décrivent les versements, sous forme de prêts octroyés sur une durée supérieure à
2 ans, par l’Etat sur les ressources du Trésor et accordés pour des raisons d’intérêt public.

5- Comptes d'opérations monétaires qui décrivent les mouvements de fonds d'origine monétaire qui sont
de différentes natures.

6- Comptes de dépenses sur dotations : Ils retracent les opérations relatives à une catégorie spéciale de
dépenses dont le financement est assuré par des dotations budgétaires.

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d- Budget annexe
Compte décrivant les opérations financières d’un service de l’Etat que la loi n’a pas doté de la personnalité
morale et dont l’activité tend essentiellement à produire des biens ou à rendre des services donnant lieu au
paiement d’un prix. Actuellement au Maroc nous avons deux Budgets annexes : La R.T.M (SNRT) et La
conservation foncière.

d- Solde budgétaire

a- Notion d’équilibre
Pour les financiers classiques, l’Etat doit être « sobre », ce qui suppose que recettes et dépenses
s’équilibrent. Total recettes = total dépenses
- Le grand équilibre : Il est réalisé quand les recettes définitives couvrent l’ensemble des dépenses
définitives et temporaires.
- Le petit équilibre : Il est réalisé lorsque les recettes définitives couvrent seulement les dépenses
définitives.

b- Solde ordinaire
Solde ordinaire = Recettes ordinaires – Dépenses ordinaires
- Recettes ordinaires >dépenses ordinaires : Solde positif : (Excèdent ordinaire) Il y a épargne
publique, l’Etat peut contribuer à l’investissement public.
- Recettes ordinaires < dépenses ordinaires :Solde négatif : (Déficit ordinaire) il n’y a pas d’épargne.
- Recettes ordinaires = dépenses ordinaires : Solde nul

c- Solde budgétaire
Solde budgétaire = Solde ordinaire + Solde CST – Investissement
- Solde nul : Equilibre budgétaire.
- Solde positif : Excédent budgétaire.
- Solde négatif : Déficit budgétaire.

Ce déficit peut être accepté s’il correspond à une politique de relance. Il sera couvert par des emprunts ou
par création monétaire.

e- Impasse budgétaire ou découvert budgétaire

On parle d’impasse budgétaire lorsque le solde budgétaire est négatif (situation dans laquelle les recettes
du budget sont supérieures aux dépenses définitives, mais inférieures à la somme des dépenses définitives
et des dépenses temporaires).Au Maroc, on utilise l’expression « Excédent des charges de l’Etat sur les
ressources », c’est-à-dire l’excédent des charges au titre de la loi des finances sur les ressources au titre
de la même loi.
Dans le rapport de Bank Al Maghrib, dans les opérations annuelles du trésor, le déficit budgétaire est
présenté comme l’insuffisance de l’épargne publique par rapport aux dépenses d’investissements et le
solde des comptes spéciaux du trésor.

II - La régulation par le budget

A- Définition de la politique budgétaire

C'est l'ensemble des mesures ayant des conséquences sur les ressources ou les dépenses inscrites au
budget de l'Etat et visant directement à agir sur la conjoncture.

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B- Politiques de relance et de rigueur

Eléments Politique de relance Politique de stabilisation ou anti-inflationniste


Objectifs Lutter contre le chômage (politique GO) Lutter contre l’inflation (politique STOP)

Instruments -Les recettes : ………………… des impôts sur -Les recettes : ……………………….. les
les revenus pour augmenter la consommation et impôts sur les revenus et sur les entreprises en
par conséquent la production, la baisse des vue de diminuer la demande effective.
impôts sur les entreprises pour augmenter
l’autofinancement et donc hausse de
l’investissement et de la production.

-Les dépenses : ……………………. les - Les dépenses : ……………………. les


investissements publics pour relancer l’emploi dépenses ordinaires et d’investissement publics
et la consommation et donc la production ce qui diminuera la demande effective.
privée…, augmenter les traitements des
fonctionnaires en vue de stimuler la
consommation et partant la production…
Conséquences Les dépenses augmentent, les recettes Les dépenses diminuent, les recettes
diminuent : Déficit budgétaire augmentent : Excédent budgétaire

B- Les limites de la régulation par le budget

1- L’effet d’éviction
La politique de relance budgétaire est inefficace dans la mesure où elle peut provoquer un effet d'éviction.
Cet effet désigne le phénomène qui conduit l'activité économique du secteur public à supplanter (écarter)
celle du secteur privé. Il peut concerner :
- l’éviction par la fiscalité : lorsque l'État augmente le taux d'imposition, les ménages diminuent
leurs dépenses privées d'un montant équivalent ;
- l’éviction par l'emprunt public : l'État a recours à l'emprunt pour financer le déficit budgétaire, ce
qui réduit les possibilités d’emprunt du secteur privé et entraîne une baisse des investissements.

2- L’effet boule de neige


Pour financer son déficit, l’État est obligé d’emprunter. La succession des déficits favorise l’apparition de
nouveaux déficits. En effet, en gonflant la dette, elle provoque un effet "boule de neige". La dette des
administrations publiques s’accroît ainsi selon un processus auto-entretenu, la charge d’intérêt qu’elle
produit conduisant à augmenter le déficit et donc à accroître encore l’endettement de l’État, et la charge
des intérêts.

3- La contrainte extérieure
Dans le cadre d’une politique de relance budgétaire, il existe de fortes probabilités que l’augmentation de
la consommation, induite par celle-ci, se porte en grande partie sur des produits étrangers, limitant la
portée de la relance sur la croissance et entraînant le risque d’une baisse des réserves de change (devises)
au profit des agents économiques étrangers.

4- L’effet dissuasif de l'impôt

"Trop d'impôt tue l'impôt". Un taux élevé d'imposition, les recettes de l'Etat se voient augmenter, mais à
long terme, il y aura apparition de l'informel. En effet, les agents économiques refuseront de payer une
bonne partie de leurs revenus à l'Etat comme impôt, ce qui favorisera le travail en noir. (Voir la courbe de
LAFER)

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Partie III : Les Echanges Extérieurs

Jusqu’à présent, les rôles des divers agents économiques ont été appréhendés dans le cadre limité d’un
pays. Or, de nombreux échanges économiques ont lieu au-delà des frontières. Ces échanges entre Etats
sont anciens et ont fait l’objet de diverses justifications.

Période I : les Fondements Théoriques du Protectionnisme et du Libre Echange

Chapitre I : Les Fondements Théoriques

I- Le Protectionnisme

A- Notion

Une doctrine économique et politique qui recommande de limiter l'entrée des produits (biens et services)
et/ou des capitaux en provenance de l'étranger sur le territoire national par des moyens divers. L'objectif
est toujours de protéger les acteurs économiques nationaux de la concurrence étrangère, soit que l'on
espère ainsi encourager la production nationale et protéger ainsi l'emploi, soit que l'on affirme vouloir
conserver un haut niveau de protection sociale (ce qui contribue à l'élévation des prix et donc à une
moindre compétitivité), soit qu'il s'agisse de productions qualifiées de "sensibles" pour lesquelles on veut
conserver une indépendance nationale.

B- Formes du Protectionnisme

Le protectionnisme peut être avoué, apparent, ou rampant, c'est à dire plus ou moins caché. Il peut ne
concerner que certains produits ou être généralisé.
Les mesures protectionnistes peuvent être financières (droits de douane plus ou moins élevés), radicales
(interdiction totale de l'importation de tel ou tel produit ou contingentement, c'est-à-dire limitation
quantitative), ou indirectes (établissement de normes pour l'entrée de certains produits, subventions aux
produits nationaux, campagne de soutien aux produits nationaux, etc.).
Instruments Objectifs
L’augmentation des tarifs douaniers a pour
Le protectionnisme tarifaire :
objectifs d’entraîner une réduction des
*Droits de douane ou tarifs douaniers, importations, favoriser la compétitivité des
*Subventions à l’exportation et à l’importation. produits nationaux exportés et interdire ou
limiter l’accès pour les produits étrangers.
Le protectionnisme non tarifaire :
L’objectif « affiché » : protection du
* Les prohibitions : Ce sont les interdictions de sortie ou consommateur mais visée protectionniste
d’entrée de marchandises possible si seuls les produits nationaux
satisfont aux normes.
* Les contingentements : Ce sont les restrictions quantitatives
sur les importations telles que : les quotas, les accords
d’autolimitation des exportations
Le protectionnisme gris ou administratif: Une dévaluation a des effets similaires à
Mesures administratives : normes de qualité, normes l’établissement d’un tarif douanier sur les
sanitaires de sécurité, antipollution… importations et d’une subvention aux
Le protectionnisme monétaire : exportations
Il s’agit de la manipulation du taux de change : la dévaluation
ou la dépréciation en est un exemple

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C- Apport de Friedrich List


Friedrich List prône un protectionnisme éducateur, défenseur des jeunes industries. Le protectionnisme est
alors conçu comme une phase transitoire permettant à une nation d’atteindre les stades les plus élaborés de
son développement. Cette vision se trouve reprise aujourd’hui par ceux qui recommandent la mise en
place de mesures protectionnistes dans les pays en développement.
D- Appréciation du protectionnisme
Le protectionnisme garantit :
- La protection des industries jeunes ou naissantes de la concurrence étrangère.
- L’indépendance économique à travers le maintien des équilibres extérieurs (ralentir les importations et
encourager les exportations)
Mais : -Mesure de représailles des pays étrangers ce qui peut entraîner l’isolement de l’économie.
- L’augmentation des prix du fait de l’augmentation des tarifs.
- La limitation de la concurrence étrangère a pour effet : des retards dans l’application du progrès
technique, un frein, voire absence de compétitivité aussi bien au niveau des prix qu’au niveau de la qualité

II- Le libre échange


A- Notion
Le libre échange est une politique commerciale externe qui consiste à ouvrir les frontières. Dans son état
pur, le libre échange se caractérise par la libre circulation des marchandises entre les pays. Toute entrave à
la circulation des biens est supprimée ou réduite.
B- Apports et limites de différentes théories
Fondement Apport Limites
théorique
*Les théories C’est l’apport d’Adam Smith qui montre à Un tel apport a vite montré des limites :
classiques travers la théorie de l’avantage absolu, qu’un A moyen terme certains pays vont se retrouver
pays doit se spécialiser dans les productions dans une situation de simples consommateurs. Ils
- Loi des qu’il peut obtenir au coût le plus faible. Cette seront vulnérables face aux fluctuations de la
spécialisation permet donc la réalisation d’une demande mondiale : cas de dépendance extrême.
avantages
production optimale et met en place une
absolus division internationale du travail entre les
différentes nations
Selon Ricardo, l’échange international favorise
C’est l’apport de David Ricardo qui démontre la croissance économique grâce à une allocation
- Lois des que même un pays est moins bien placé que les optimale des ressources. Mais son analyse
avantages autres pour tous les biens à produire, il doit néglige :
comparatifs néanmoins se spécialiser dans la production - Les effets à long terme de la spécialisation sur
pour laquelle son désavantage est moindre. La les structures productives ce qui fragilise
spécialisation et l’insertion dans division l’économie qui devient vulnérable face aux
internationale du travail (DIT) constituent la évolutions de la demande mondiale, ainsi que sur
meilleure façon d’utiliser rationnellement des les rythmes de croissance qui deviennent
ressources inégaux ;
-Les rapports de force et les effets de domination
entre Etats.
*Les théories C’est l’apport des économistes Heckscher, Le développement des échanges interbranches
néo-classiques Ohlin et Samuelson. Qui ont cherché à rend le théorème HOS inopératoire. Il faut mettre
expliquer les différences de coûts de au centre de l’analyse le consommateur, sensible
(Loi des production entre les nations par la disponibilité à la diversité des choix qui lui sont proposés (la
des facteurs de production dont elles sont différenciation du produit) et le producteur, à la
dotations
dotées. Chaque pays a intérêt à se spécialiser recherche des économies d’échelle que procure
factorielles) dans les productions utilisant le facteur le plus la production pour un très large marché.
abondant donc le moins cher.
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Chapitre II : Mesure et Analyse des Echanges Extérieurs

I- Outil de Mesure : la Balance des Paiements


A- Notion
C’est un document comptable qui enregistre pour une période déterminée (généralement une année)
l’ensemble des opérations effectuées entre un pays et le reste du monde : il s’agit des opérations de biens
(imports et exports) de service (transport, assurance…) et de capitaux (prêts, emprunts…).

B- Principe de construction

BALANCE COMMERCIALE BALANCE DES INVISIBLES


Mouvements de marchandises avec le reste du ENREGISTREMENT DES ECHANGES DES
monde (IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS), SERVICES, DES REVENUS ET DES TRANSFERTS
indicateur de la vitalité des échanges

BALANCE DES CAPITAUX


BALANCE DES TRANSACTIONS COURANTES Comprend l’ensemble des échanges de
Comprend l’ensemble des échanges de BIENS, de financements à long terme (BALANCE DES
SERVICES, de revenus et de transferts avec CAPITAUX A LONGTERME) et à court terme
l’extérieur (BALANCE DES CAPITAUX A COURT TERME)

BALANCE DES PAIEMENTS


DOCUMENT DE SYNTHESE QUI ENREGISTRE L’ENSEMBLE DES OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS, LES
SERVICES, LES REVENUS, LES TRANSFERTS et LES CAPITAUX réalisés avec l’EXTERIEUR

C- Présentation (voir annexe)

1- Balance des Opérations Courantes

a- Balance commerciale

i. Définition
La balance commerciale est un document statistique ou comptable qui enregistre pour une période
déterminée (en général une année), les importations et exportations de marchandises d’un pays déterminé.

ii. Enregistrement des importations et des exportations

Les importations sont enregistrées dans la balance commerciale en CAF (coût, assurance, fret : le prix des
marchandises importées comporte les frais d’assurance et les frais de transport nécessaire à leur
acheminement du port du pays expéditeur aux frontières du pays destinataire).
Les exportations sont évaluées en FOB (franco à bord : ce qui correspond seulement à leur prix de vente y
compris les frais de transport jusqu’à frontière).

b- Balance des invisibles

La balance des invisibles est un document statistique ou comptable qui enregistre pour une période
déterminée (en général une année), les achats de services et transferts de fonds à l’étranger et les ventes de
services et transferts de fonds de l’étranger d’un pays déterminé.
65
Economie Générale & statistique S.G.C

c- Détails du compte des transactions courantes


 Les opérations sur les biens ou marchandises
Il s’agit des exportations et des importations qui forment la balance commerciale.
 Les opérations sur les services
 Les revenus
La rubrique des revenus enregistre les rémunérations perçues ou versées au titre des revenus des
investissements : investissement direct, de portefeuille et autres investissements.
Pour le secteur public, on reprend en dépense les intérêts de la dette extérieure, et en recette le produit des
placements publics à l’étranger.
 Les transferts courants
La rubrique des transferts courants se caractérise structurellement par un solde excédentaire qui constitue
la première source de financement de la balance des paiements.Ils correspondent à des flux non liés à des
échanges de biens ou de services, c'est-à-dire qu’aucune contre partie n’a été reçue ou donnée.

2- Balance de Capital et d’Opérations Financières


Le compte capital et opérations financières regroupent :
a- Le Compte Capital
Ce compte recense les transactions relatives aux transferts de capital. Ces opérations ne peuvent être
enregistrées, ni parmi les opérations courantes ni parmi les opérations financières. Depuis plusieurs années
ce compte n’enregistre que les dépenses relatives au départ définitives des étrangers ayant résidés au
Maroc.
b- Le compte d’opérations financières
 Opérations financières du secteur privé
 Opérations financières du secteur public
Ce poste enregistre en recette les financements extérieurs mobilisés par le secteur public (trésor et
établissements publics), et en dépense, les remboursements en principal au titre de la dette extérieure
publique.

II- Indicateurs du Commerce Extérieur

A- Indicateurs descriptifs

1- Solde Commercial

Il est représenté par la différence entre la valeur des exportations et celles des importations

Solde de la balance commerciale = valeur des exportations – valeur des importations

- Si la valeur des exportations = V. des importations => Equilibre de la balance commerciale


- Si la valeur des exportations < V. des importations => (-) Déficit de la balance commerciale
- Si la valeur des exportations > V. des importations => (+) Excèdent de la balance commerciale

66
Economie Générale & statistique S.G.C

2007 2008* Evolution


MDH %
Importations CAF 39 562,5 50 773,3 +11 210,8
Exportations FOB 33 736,7 35 481,6 +5,2
Transactions totales +12 955,7
Solde 162,5
Taux de couverture (%) - -
*Chiffres provisoires
Commentaire :
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………..

2- Taux de couverture
Il permet de mesurer le degré de couverture des importations par les exportations
Taux de couverture = [exportations (en valeurs) / importations (en valeurs)] * 100

Commentaire :
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

Conclusion : 3 situations peuvent être envisagées :


Solde commerciale Taux de couverture Etat de la balance
Valeur Signification Valeur Signification commerciale
SC = 0 Solde nul TC = 100 Balance équilibrée
SC > 0 . TC > 100 Les X couvrent largement les M
SC < 0 Déficit TC < 100 Balance déficitaire

B- Indicateurs analytiques (termes d’échange)

1- Définition

Les termes de l’échange sont définis comme les conditions dans lesquelles les importations d’un pays
s’échangent contre ses exportations.

2- Les catégories des termes de l’échange

Catégories Formule Cas possibles Signification


TER TER = 100 On vend à l’étranger au même prix auquel
Terme on achète : échange équitable
d’échange Prix tonne exportée *100 TER < 100 On vend à l’étranger moins cher qu’on ne lui
Réel Prix tonne importée achète : en défaveur du vendeur.
TER > 100 On vend à l’étranger plus cher qu’on ne lui
achète : en faveur du vendeur.

67
Economie Générale & statistique S.G.C

TEN TEN = 100 On tend à vendre à l’étranger au même prix


Terme auquel on lui achète. Il y a une stabilisation
d’échange des termes de l’échange car le prix de la
Net tonne exportée augmente au même rythme
que celui de la tonne importée.
TEN < 100 On tend à vendre à l’étranger moins cher
Indice prix tonne exportée qu’on ne lui achète. Il y a détérioration des
Indice prix tonne importée* 100 termes de l’échange car le prix de la tonne
exportée croît moins vite, voire inférieur à
celui de la tonne importée.
TEN > 100 On tend à vendre à l’étranger plus cher
qu’on ne lui achète il y a amélioration des
termes de l’échange car le prix de la tonne
exportée augmente plus vite que celui de la
tonne importée qui peut également diminuer.

Remarque :
Sont également calculés, les termes de l’échange brut (TEB) à partir de la formule suivante :

(Indice du volume des exportations / indice du volume des importations)*100

Application 1:
Balance commerciale du Maroc
En millions de dirhams 2007
Exportations FOB 94 358
Importations CAF 180 294

TAF :
1- Calculer le solde commercial et le taux de couverture en %
2- Lisez et interprétez les résultats obtenus
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………..

Application 2:
Evolution des prix de la tonne exportée et de la tonne importée en dhs
2000 2001 2002 2003 2004
Prix de la tonne exportée 1 842 3 808 3 732 3 966 ………..
Prix de la tonne importée 3 532 4 347 4 159 4 301 …………
TAF :
1- Compléter le tableau ci-dessus à partir des informations complémentaires (ci-dessous).
2- Reproduire et compléter le tableau suivant :

2000 2001 2002 2003 2004


Termes de l’échange réels TER …………….
Indice du prix de la tonne exportée …………….
Indice du prix de la tonne importée …………….
Termes de l’échange nets TEN …………….

68
Economie Générale & statistique S.G.C

3- Lire les résultats soulignés


4- interpréter les résultats obtenus.

Informations complémentaires
Année 2004 Poids (en 1000 tonnes) Valeur (en millions de dh)
Importation 28 848 136 070
Exportation 20 851 83 887

……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………….

Application 3:

2005 2006
Poids Valeur Poids Valeur
(en 1000 tonnes) (en millions de dh) (en 1000 tonnes) (en millions de dh)
Importation 31 073.7 157 921.2 34 879.4 184 379.5
Exportation 23 267.2 87 896.5 24 989.5 99 265.2

TAF :
1- Calculer le T.E pour 2005 et 2006
2- Interpréter les résultats

………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………

69
Economie Générale & statistique S.G.C

Chapitre III : L’ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés

A- Principe
Pour cette méthode chaque élément statistique a une valeur xidu caractère X et une valeur yidu
caractère Y (valeur réelle) et une valeur théorique yi’ du caractère Y. Cette dernière valeur appartient à la
droite d’ajustement et sera la valeur normale du caractère Y qu’on avait constaté. Après calcul et
simplification on obtient les paramètres (a) et (b) de l’équation de la droite d’ajustement : Y = a X + b

B- Détermination de l’équation de la droite d’ajustement


Cas de série chronologique (série ordonnée en fonction du temps)
Evolution de la part de l’agriculture dans le PIB au Maroc :
Années Parts relatives en %
1999 20
2000 21
2001 20
2002 21
2003 17
2004 21
TAF : 1- Déterminer l’équation de la droite de la forme Y = a X + b avec :

a
 xi  x    yi  y 
 xi  x 
2

b  y  ax

a
 Xi  Yi avec _ X  xi  x  _ et _ Y   yi  y 
 Xi 2

xi Yi Xi=xi-^x Yi=yi-^y Xi² Xi. Yi


1 20
2 21
3 20
4 21
5 17
6 21
….. ……
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

2- Calculer la part prévisionnelle pour 2009.


………………………………………………………………………………………………………………

Remarque : La droite d’ajustement linéaire permet de dégager la tendance des observations effectuées au
cours d’une période suffisamment longue.
Si a > 0 : l’évolution vers la hausse et Si a< 0 : l’évolution vers la baisse
Commentaire : ……………………………………………………………………………………………….
On peut également trouver les paramètres a et b, à partir de la formule suivante :
On a Y = a X + b

Tel que : a 
 xi yi  nxy Et b = Moy (y) – a.Moy(x)
 xi  nx 2
2

70
Economie Générale & statistique S.G.C

Période II : L’Ouverture de l’Economie

Chapitre I : L’Economie Mondiale (Aspect commercial)

I- Nature et évolution des échanges internationaux


Les échanges internationaux sont un phénomène très ancien. Mais, depuis les années 50 on constate une
intensification des échanges, aussi bien économiques, financiers, commerciaux que culturels. Ceséchanges
ne se limitent plus à quelques pays, mais concernentmaintenant différentes régions géographiques de la
planète.On parle de mondialisation lorsque les enjeux qui étaientauparavant limités à des régions ou des
nations prennent unedimension mondiale.
A- Nature des échanges internationaux
Les échanges concernent :
• Les marchandises : les importations etles exportations de biens existent depuis longtemps,
maisaujourd’hui elles prennent une place trèsimportante dans l’économie mondiale. Il s’agitsurtout de
produits agricoles, deproduits des industries extractives et deproduits manufacturés.
• Les services : l’échangeinternational de services constitue un des éléments marquants de
lamondialisation. Essentiellement : letransport, les voyages, lesservices téléphoniques, etc.
• Les capitaux : concernent desflux de capitaux à long terme, c’est-à-diredes investissements
directs à l’étranger (IDE).
Ils peuvent prendre plusieurs formes : création d’uneentreprise à l’étranger, prise de
contrôled’au moins 10% du capital social d’uneentreprise, etc.
B- Evolution des échanges internationaux

L’évolution du commerce mondial peut s’analyser du point de vue de son volume et de sa structure.

1- Le volume des échanges de biens et services

La croissance des échanges à l’échelle mondiale (en milliers de dollars courants)


1967 1984 1992 2001 2005
Echanges de marchandises 216 1 923 3 700 5 990 10 120
Echanges de services 44 390 960 1 440 2 415
Total commerce mondial ………… ………….. …………. …………. …………..
Part des services …………. ………… ………….. ………….. .…………
Source : rapports annuels de l’O.M.C
Questions :
1- Compléter le tableau ;
2- Interpréter les résultats de la dernière ligne.
3- Représenter graphiquement la part des services.

Réponses :

1- ………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………
2- Représentation graphique des parts des services

71
Economie Générale & statistique S.G.C

2- La structure des échanges par produits


Composition des exportations mondiales en % du Total *
1963 1973 1978 1980 1985 1992 2005
Produits agricoles 29 21 16 15 14 12.2 8.4
Produits minéraux 16 17 21 29 22 12.2 17.2
Produits manufacturés 52 61 60 55 62 72.8 71.9
* Les totaux ne sont pas égaux à 100, car des produits n’ont pas pu être classés dans les 3 catégories
Source : rapports annuels de l’O.M.C
TAF : Interpréter les données chiffrées du tableau
………………………………………………………………………………………………………………
….

II- Pôles et zones d’intégration régionale


La nécessité de créer de grands marchés intérieurs et la difficulté d’obtenir l’abaissement des tarifs
douaniers étrangers a poussé un certain nombre de nations à conclure des arrangements entre elles.
On distingue :
 Les accords de libre échange ;
 L’union douanière ;
 L’union économique.

Types d'union régionale Définition


Zone de libre- échange Ensemble de pays pour lesquels un accord permet une libre circulation
des marchandises dans la zone, et ce en réduisant ou en abolissant les
barrières douanières et les restrictions quantitatives. mais chaque pays dispose
de la maîtrise de sa politique douanière à l'égard des pays tiers.
(l’Accord de libre-échange nord-américain : ALENA) (L’Association des
nations du Sud-Est asiatique : ASEAN) (Le Maroc et les U.S.A en 2006).
Union douanière Accord qui supprime les barrières douanières internes à un espace
économiques et établit un tarif extérieur commun.
(Zollverein) (MERCOSUR) (L'Union européenne)
Marché commun Formule d'organisation des relations économiques internationales beaucoup
plus ambitieuse, car elle ajoute trois éléments à l'union douanière : la libre
circulation des capitaux, des personnes et la liberté d'implantation des
entreprise sur l'ensemble du territoire du marché commun.
Union Economique Accord visant à approfondir un marché commun par la mise en œuvre d'un
processus de politiques économique communes telles que la politique
monétaire par exemple (l'Union européenne, zone euro : union éco
monétaire)
TAF :
1-Les différents types d'union régionale représentent les formes d'une intégration économique; expliquez.
2- Quelle est la forme la plus engageante pour les pays concernés ? Argumentez.
3- Quels sont les objectifs visés par l'intégration économique ?

……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

72
Economie Générale & statistique S.G.C

III- Institution de Régulation des Echanges Internationaux : L’OMC


A- Du GATT à L’OMC
Document 1
En 1947, 23 pays signent un accord sur la réduction des tarifs douaniers et le commerce : le Général
Agreements on tarifs and trade (GATT). De 1947 à 1994, le rôle du GATT fut d'organiser des cycles
(ou Rounds) de négociations commerciales multilatérales (NCM) visant à libéraliser le commerce
international. Simple accord, le GATT ne constituait pas une organisation internationale permanente.
Les accords de Marrakech ont donné naissance, en 1994, à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
qui a pris la suite du GATT avec des objectifs élargis; c'est la plus jeune des grandes organisations
internationales. Elle regroupe depuis fin Juillet 2008, 153 membres, certaines grandes économies ont
récemment adhéré à l’organisation comme la Chine depuis 2003, et l'Arabie Saoudite depuis 2005 et
l’Ukraine en 2008 représentant ainsi plus de 90% du commerce mondial.
TAF : Quel était l'objectif général du GATT ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
…..
Document 2
Les cycles (ou rounds) de négociations multilatérales du GATT
Les cinq premiers cycles de négociation commerciales multilatérales (ou rounds) (entre 1947 et 1994)
ont été essentiellement consacrés à la négociation de la baisse des droits de douane.
- Le Kennedy Round (1964-12967) a décidé une baisse de 35% des droits de douane, ainsi que des
mesures anti-dumping (pratique commerciale déloyale visant à commercialiser des produits à des prix de
vente inférieurs à leurs coûts de revient).
- Le Tokyo Round et le Nixon Round (1973-1979) ont poursuivi dans le même sens.
- L'Uruguay Round (1986-1994) : ce cycle a élargi le champ des secteurs couverts par le GATT à
l'agriculture, au textile et aux services et a intégré la protection de la propriété intellectuelle. Il s'est
conclu avec les accords de Marrakech en 1994, qui donnèrent naissance à l'OMC.
Source : Option citée
TAF : Comparez les différents cycles de négociation du GATT
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
…..

B- Fiche signalétique de l’OMC


Document 3
Siège : Genève (Suisse)
Création : 1/1/1995 (héritière du GATT)
Membres : 153 pays du 23-07-08
Président : Pascal Lamy (français) nommé en mai 2005 pour quatre ans. Son mandat a été
reporté en avril 2009 pour quatre années.
L'Organisation mondiale du commerce (OMC, ou World Trade Organization, WTO) est une organisation
internationale qui s'occupe des règles régissant le commerce international entre les pays. Au cœur de
l'organisation se trouvent les Accords de l'OMC, négociés et signés (à Marrakech) par la majeure partie
des puissances commerciales du monde et ratifiés par leurs parlements. Le but est d'aider, par la réduction
d'obstacles au libre-échange, les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les
importateurs à mener leurs activités.
C- Principes de l’OMC

Les accords commerciaux multilatéraux de l’OMC sont basés sur 3 grands principes, les mêmes qui
guidaient les négociations commerciales du GATT :
73
Economie Générale & statistique S.G.C

- Libre concurrence : prohibition des pratiques anti-concurrentielles comme Dumping ;


- Libre échange : limitation des entraves à libre circulation des biens et services ;
- Multilatéralisme : principe garantissant l’absence de discrimination entre partenaires de l’OMC. Tout
avantage accordé à un partenaire doit être étendu à tous les autres. Ce principe est appelé « traitement de
la clause de la nation la plus favorisé ».
Il est important de noter que ces trois principes connaissent de nombreuses exceptions, spécialement dans
le secteur de l’agriculture.

Les missions importantes de l’OMC sont les suivantes:

 administrer les accords commerciaux


 servir de cadre aux négociations commerciales
 régler les différends commerciaux
 examiner les politiques commerciales nationales
 aider les pays en développement dans le domaine de la politique commerciale par le biais de
l'assistance technique et des programmes de formation
 coopérer avec d'autres organisations internationales

D- Les principaux organes et fonctions de l’OMC

Conférence ministérielle

Conseil général réuni en tant Conseil général réuni en tant


qu’Organe de règlement Conseil général qu’Organe d’examen des
des différends politiques commerciales

Conseil du commerce Conseil des aspects des droits Conseil du commerce


Comités des marchandises de propriété intellectuelle qui des services
- Commerce et touche le commerce
environnement
- Commerce et Comités
développement - Evaluation en douane
- Accords régionaux - Accès aux marchés
commerciaux- Agriculture
- budgets finances - mesures sanitaires et phytosanitaires
et administration - subventions et mesures compensatoires
- pratiques anti-dumping

-L’OMC est dotée d’une structure permanente qui lui assure une grande stabilité ; elle comporte entre
autres :

-La conférence ministérielle : autorité suprême de l’OMC, composée de responsables de tous les
membres, réunion tous les deux ans, compétence en matière de prise de décision relatives aux accords
commerciaux multilatéraux.

-Le conseil général : exercice des fonctions de la conférence entre les membres de celle-ci, réunions
autant que nécessaires et également sous forme spéciale en tant qu’organe de règlement des différends
(ORD).

74
Economie Générale & statistique S.G.C

Chapitre II : L’Economie Marocaine


A- Constat et analyse
1- Etat des échanges commerciaux extérieurs du Maroc
a- Répartition par produits
Structure des importations (M) et des exportations (X) (en %) :
80 - 89 90 - 95 96 - 04
Postes
M X M X M X
Alimentation, boissons et tabacs 13.2 24.4 10.7 21.2 10.9 20.2
Energie et lubrifiants 20.7 3.1 13.3 2.1 14.9 2.3
Produits bruts 13.5 25.7 10.3 11.3 7.3 9.8
Demi-produits 21.6 22.9 23.4 22.0 22.1 22.2
Biens d'équipement 20.8 1.9 24.4 5.3 21.6 7.1
Biens de consommation 10.2 22.0 17.9 38.1 23.2 38.4
Total 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.00
Source : Rapport annuel de la Direction de la Politique Economique Générale Année 2006 .

TAF : Commentez les données du tableau.


…………………………………………………………………………………………………………

b- Répartition géographique

Structure géographique des échanges Janvier-mars 2010*


Continent Total des Part Importations Part Exportations Part Solde TC
échanges % MDH % MDH % MDH %
Europe 68 580,4 65,6 42 752,2 60,2 25 828,2 77,1 -16 924,0 60,4
Asie 18 422,2 17,6 16 449,0 23,2 1 973,2 5,9 -14 475,8 12,0
Amérique 11 262,1 10,8 8 556,0 12,1 2 706,1 8,1 -5 849,9 31,6
Afrique 5 416,7 5,2 3 086,2 4,3 2 330,5 7,0 -755,7 75,5
Océanie 805,8 0,8 164,6 0,2 641,2 1,9 +476,6 389,6
Total 104 487,2 100,0 71 008,0 100 ,0 33 479,2 100,0 -37 528,8 47,1
* Données provisoires

Principaux partenaires commerciaux


Importations Exportations
Fournisseurs Valeur MDH Part % Clients Valeur MDH Part %
France 10 177,5 14,3 France 10 107,7 30,2
Espagne 7 148,2 10,1 Espagne 7 385,7 22,1
Arabie Saoudite 5 276,9 7,4 Italie 1 670,7 5,0
Italie 5 271,0 7,4 Grande-Bretagne 1 612,9 4,8
Etats-Unis 4 528,8 6,4 Brésil 1 422,1 4,2
Chine 3 771,6 5,3 Etats-Unis 956,0 2,8
Allemagne 3 387,7 4,8 Russie 766,3 2,3
Russie 3 228,3 4,6 Allemagne 750,0 2,2
Grande-Bretagne 2 508,4 3,5 U.E.B.L 686,9 2,1
Turquie 1 773,3 2,5 Nouvelle-Zélande 686,9 1,5
Irak 1 538,4 2,2 Portugal 487,9 1,5
Pays-Bas 1 361,3 1,9 Sénégal 437,0 1,3
Brésil 1 307,6 1,8 Inde 415,0 1,2
Iran 1 290,5 1,8 Pays-Bas 364,3 1,1
Japon 1 289,9 1,8 Turquie 362,4 1,1
Sous total 53 859,4 75,8 Sous total 27 932,1 83,4

Autres pays 17 148,6 24,2 Autres pays 5 547,1 16,6


TOTAL 71 008,0 100,0 TOTAL 33 479,2 100,0
75
Economie Générale & statistique S.G.C

Interprétations :
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………

2- Analyse à travers
a- Taux de couverture

Taux de couverture = [exportations (en valeurs) / importations (en valeurs)] * 100


Mesure dans quel degré les importations sont financées par les exportations.Permet la comparaison dans le
temps
b- Le taux d’ouverture

Le taux d’ouverture = {[(Exportation + Importation)/2]/PIB}*100


Mesure de la part ducommerceinternational (moyennedes exportations et desimportations) du pays dans
son PIB
c- Taux (degré) de pénétration
Taux de pénétration = (Importations / Marché intérieur) * 100

Tel que Marché intérieur = Production (PIB) +Importations –Exportations


C’est la mesure de la dépendance (globale ou par produit) du pays vis-à-vis de l’extérieur.

B- Les perspectives

1- Les handicaps du commerce extérieur marocain

Le commerce extérieur marocain se caractérise par :


 Les exportations sont de plus en plus compromises, avec la monté des asiatiques notamment la
chine plus compétitifs;
 Une forte dépendance vis-à-vis de l’U.E : Plus de 77% des exportations marocains sont réalisés
avec l’Europe avec une concentration sur des partenaires traditionnels comme la France et
l’Espagne ;
 Un déficit commercial chronique et qui s’aggrave d’une année à l’autre
 Les exportations marocaines sont dominées par des biens à faible valeur ajoutée (produits
agricoles) alors que les importations sont dominées par des biens à forte valeur ajoutée (biens
d’équipement).
 L’importance de la facture énergétique.

2- Les solutions possibles pour améliorer le solde commercial

a- Multiplications et diversification des accords de libre-échange et des partenaires

Pour cela le Maroc doit diversifier et rechercher de nouveaux marchés et valoriser ses produits exportés,
dynamiser les échanges avec les pays du Maghreb, le monde Arabe et surtout d’Afrique.
Multiplierles accords de libres échanges avec pleins de pays et de groupes, comme c’est le cas avec la
Turquie, les Etats-Unis, Accords avec les Etats du Monde Arabe (Tunisie, Egypte, Jordanie…etc.).

76
Economie Générale & statistique S.G.C

b- Développement de la diplomatie économique de la logistique et des actions


promotionnelles

Il s’agit de revoir l’offre exportable, augmenter sa compétitivité et diversifier ses marchés:

- Le rapprochement de l’offre marocaine avec la demande mondiale : diversification et adaptation aux


mutations qui caractérisent les échanges mondiaux ;
- Les exportations marocaines doivent être présentes dans tous les pays du monde et cibler l’offre et les
clients ou partenaires;
- Augmenter la valeur ajoutée des produits exportés à l’état brut ;
- Les associations professionnelles sont invitées à encadrer les entreprises et à les aider à mutualiser leurs
coûts et leurs risques afin de faciliter leur accès au marché international. Les consortiums d’exportations
constitués en sont un bon exemple.
- L’entreprise est appelée à se moderniser, en accédant à l’économie du savoir, en utilisant les nouvelles
technologies de l’information et de la communication qui transforment les conditions de production et
d’organisation des entreprises.
- L’entreprise est appelée à diversifier ses débouchés.

Par ailleurs, les missions d’hommes d’affaires seront mieux préparéeset mieux ciblées.Un travail
préliminaire de préparation est nécessairepour n’associer que les opérateurs des secteurs où existe un
potentield’exportation réel à développer avec les pays prospectés (textile, agriculture, artisanat et sous-
traitance).

c- La mise en place d’une stratégie en matière du commerce extérieur

Les orientations de la stratégie 2015 pour développement du commerce extérieur peuvent être résumées en
points suivants:

- La réalisation d’un taux de croissance des exportations de plus de 11,15 % par an, à même de réduire de
moitié le déficit commercial à l’horizon 2015, tel que prévu par le plan émergence ;
- Identification des activités et des marchés prioritaires ainsi que les actions relatives aux différents axes
de la politique commerciale extérieure ;
- La mise en place d’un système d’encouragement et de promotion des exportations, d’une politique
tarifaire, de défense commerciale et la simplification des procédures.

d- L’engagement des pouvoirs publics dans le renforcement de la compétitivité de


l’économie marocaine

- La stabilisation du cadre macroéconomique ;


- L’organisation des conditions de la compétitivité globale: La construction d’équipement et
d’infrastructures de base: routes, autoroutes, complexes portuaires, lignes ferroviaires, infrastructures des
télécommunications, énergétiques, technopoles, etc.
- Dynamiser la diplomatie économique, simplifier les procédures, ….

77

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